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Série : Castle
Création : 11.12.2011 à 14h45
Auteur : Lilou004
Statut : Abandonnée
« Une histoire Caskett où Beckett ne ressemble pas vraiment à la Beckett de la série... » Lilou004
Cette fanfic compte déjà 188 paragraphes
Chapitre 27 : Confrontation
Après le déjeuner, Jim s’excusa auprès de sa fille et de Castle et quitta le loft en direction des bureaux du 12e District bien décidé à se battre pour le bonheur de sa Katie et de son écrivain. Moins de vingt minutes plus tard, il pénétrait dans l’open space et se dirigeait sans la moins hésitation vers le bureau du capitaine de sa fille. Après avoir frappé, il pénétra dans le bureau et dévisagea celle qui était surnommée ‘Iron’.
-« Je peux vous aider Monsieur ? » demanda froidement Gates.
-« Vous êtes bien le Capitaine Victoria Gates ? »
-« Oui. »
-« Alors plutôt deux fois qu’une ! » répondit au tac au tac Jim.
-« Et vous êtes ? »
-« Jim Beckett, le père de Kate Beckett. »
-« Que puis-je faire pour vous ? »
-« Je voudrais vous parler de ma fille et de son partenariat avec Rick. »
Le visage de Gates se referma légèrement car Jim venait d’aborder 'le' sujet qu’elle voulait absolument éviter aussi chercha-t-elle à l'éviter…
-« Puis-je vous rappeler que votre fille n’est plus à la maternelle ? »
-« Vous n’avez aucunement besoin de le faire mais vous allez quand même m’écouter. Que ça vous plaise ou non ! » dit Jim en gardant un calme olympien.
-« Puisque visiblement vous ne me laissez pas le choix, je vous écoute, » soupira Gates en retirant ses lunettes pour s’appuyer contre son siège de bureau.
-« Je sais que vous pensez avoir la science infuse et qu’ici vous êtes Dieu mais il y a une chose que vous allez regretter si vous mettez votre menace à exécution, je peux vous l’assurer ! Pour l’instant, vous avez LA meilleure équipe et vous ne vous en rendez même pas compte ! Ce n’est pas parce que vous n’aimez pas les civils que vous devez séparer un partenariat qui fonctionne depuis le premier jour ! »
-« Je ne vous permets pas ! »
-« Mais moi je me permets ‘Sir’, puisque c’est comme ça que vous exigez qu’on vous appelle ! Richard Castle et ma fille entretiennent une relation ambigüe depuis le premier jour ! Jusqu’à présent, tout le monde le voyait sauf eux ! Ils ont enfin ouvert les yeux et, selon moi, ils en seront encore plus forts ! »
-« Comme si je ne savais pas que ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils se sautent dessus ! Mais combien de partenaires se sont mis en danger après avoir franchi la ligne ? Combien ? »
-« Pas eux ! Les séparer conduira à un drame, pas le contraire ! »
-« Voir votre fille entre la vie et la mort une fois ne vous a pas suffi ? »
-« Je vous interdit ! Vous n’étiez pas là ! Vous n’avez pas vu Rick comprendre avant tout le monde ce qui allait se passer ! Vous n’avez pas vu Rick se jeter sur ma fille et la pousser du bout des doigts ! Vous n’avez pas vu Rick sauver ma fille tout simplement en l’écartant suffisamment de la balle pour qu’elle n’atteigne pas son cœur ! Et n’avez pas entendu Rick avouer son amour à ma fille mourante ! »
-« Je reconnais qu'ils forment une bonne équipe, contre toute attentes d'ailleurs, mais je ne reviendrait pas sur ma décision ! »
-« Je vous certifie que vous allez changer d'avis d'une manière ou d'une autre… »
-« Est-ce que c'est une menace ? »
-« Prenez ça comme vous le voudrez mais je ne suis pas le seul à dire que ces deux-là sont les meilleurs ensemble et qu'ils résolvent presque toutes leurs affaires ! Ils ont le plus haut taux d'affaires classées de la ville de New York ! Donc on verra si le commissaire principal est du même avis que vous… Surtout que c'est un vieil ami de la famille... Ensuite, je ne crois pas que Monsieur le Maire sera content d'apprendre que vous ennuyez son protégé. Sur ce, je vous dis au revoir ‘Sir’ ! »
Gates resta estomaquée face à ce qu'elle vient d'entendre alors que Jim lui tournait le dos pour sortir de la pièce. Il referma la porte derrière lui et se trouva face à Ryan et Esposito qui le questionnait du regard. D’un geste, il les invita à le suivre avant de quitter le poste de police et de rejoindre le café non loin. Jim était installé à une petite table depuis moins d’une minute lorsque Ryan et Esposito le rejoignirent.
-« Monsieur Beckett ? »
-« Appelez-moi Jim, » sourit le père de Beckett.
-« Avec plaisir. Qu’est-ce qui se passe ? »
Jim sortit alors l’exemplaire du tabloïd qui avait fait sa couverture sur sa fille, Castle et leur protégée.
-« Oh les cons ! » lâcha Ryan avant de se reprendre. « Pas votre fille Mons… Jim ! Mais ces paparazzis qui font leurs choux gras à partir de la vie des autres ! »
-« Mais pourquoi êtes-vous venu voir Gates ? »
-« Parce qu’elle a débarqué chez Rick ce matin et qu’elle leur a annoncé que cette enquête sur le meurtre des parents de Sarah serait leur dernière ensemble… »
-« Quoi ? » s’exclamèrent les deux inspecteurs.
-« Mais c’est pas vrai ! Il faut qu’ils se battent ! On n’a jamais aussi bien travaillé que depuis l’arrivée de Rick ! »
-« Essayez de les convaincre, moi je n’ai pas réussi… Pour le moment, ils sont résignés et souffrent… »
-« Merci de nous avoir prévenu ! Il faut malheureusement qu’on y retourne avant qu’Iron ne nous cloue au pilori… Mais on vous tient au courant ! Au revoir Jim ! »
-« Au revoir et faites attention à vous. »
Ryan et Esposito quittèrent le café, le latino occupé à envoyer un texto à Lanie.

Je tiens à préciser que le chapitre suivant contient un passage explicite plus connu sous le nom de NC-17. Le contenu pourrait donc choquer les plus jeunes.
Par avance merci de respecter cet avertissement si nécessaire.
Chapitre 28 : Un pas en avant
Alors que Sarah dormait à l’étage, Castle et Beckett étaient blottis l’un contre l’autre sur le canapé tentant de faire face aux conséquences de l’article.
-« Je ne veux pas que ça change entre nous… »
-« Moi non plus, » soupira Castle. « J’aime passer mes journée avec toi. »
-« Même pour la paperasse ? » ironisa Beckett.
-« J’en suis arrivé apprécier ces moments… Tu fais plein de petites mimiques sans t’en rendre compte… »
-« Alors c’est pour ça que tu restes aussi à me regarder pendant ces moments-là ! Pauvre de moi… »
-« Ce n’est pas de ma faute si tu es si… Sexy… »
-« Ah parce que je suis sexy ? » sourit Beckett en se mordant la lèvre inférieure.
La jeune femme déposa alors un tendre baiser dans le cou de Castle, lui arrachant un gémissement de bien-être alors qu’elle s’attardait sur la peau si sensible de son cou. L’écrivain, ne voulant pas être en reste, glissa ses mains sous le top de la jeune femme et entreprit de dessiner des arabesques sur son dos en détachant au passage l’attache de son sous vêtement.
-« Rick… » gémit la jeune femme alors que le bout des doigts de l’écrivain effleurait les côtés de ses seins.
-« Si tu savais comme je t’aime Kate… » souffla Castle avant de prendre possession des lèvres de sa compagne pour un baiser passionné auquel elle répondit sans aucune hésitation.
D’un habile mouvement de rein, Castle inversa leurs positions sur l’étroit canapé pendant que Beckett glissait ses mains sous sa chemise pour continuer son exploration des dessins des muscles du dos de l’écrivain. Ce dernier finit par rompre leur baiser à bout de souffle et entreprit de faire disparaitre le t-shirt de la jeune femme.
-« Ta fille ? » parvint à articuler Beckett à bout de souffle.
-« En cours jusqu’à dix-huit heures. »
-« Ta mère ? »
-« Dans son école de théâtre… » sourit Castle avant de dénuder complètement la poitrine de la jeune femme. « Définitivement sexy… »
L’air frais de la pièce aidant, les tétons de la jeune femme se dressèrent fièrement et Castle ne put résister à l’invitation silencieuse. Il captura donc l’un des bourgeons entre ses lèvres affamées. Désireuse de sentir la peau de Castle contre elle sienne, la brunette tira d’un coup sec sur les pans de la chemise de l’écrivain, arrachant l’ensemble des boutons pour son plus grand plaisir.
-« Rick… » gémit une nouvelle fois Beckett en s’arquant vers lui.
Mais Castle entreprit alors un voyage plus au sud la débarrassant au passage de son pantalon. Il caressa ses longues jambes, la touchant partout sauf où elle le souhaitait le plus, jusqu’à ce que Beckett ne l’invite à retirer son dernier rempart en soulevant son bassin.
-« Tu es sûre ? »
-« Oui… J’ai confiance en toi, » répondit la jeune femme en plongeant son regard émeraude dans celui bleu nuit de son partenaire.
Ne pouvant et ne voulant dissimuler son sourire, Castle y mit tout son amour pour elle avant de plonger vers son centre pour la conduire, à l’aide de sa bouche experte et de ses doigts agiles, jusqu’au plaisir ultime.
-« Richard ! » hurla Beckett se laissant complètement emporter par ce qu’elle vivait.
Fier de lui, Castle la prit délicatement dans ses bras pour s’allonger sous elle, déposant au passage un baiser dans ses cheveux. Il la laissa récupérer un instant mais ne put s’empêcher de lui poser une question…
-« Richard ? Sérieusement ? »
-« Euh… » répondit Beckett rougissante en se mordillant la lèvre inférieure. « Je t’avouerai que ce n’est pas quelque chose que je contrôle… »
-« Et je fais comment pour rester stoïque la prochaine fois que Mère me parle ? Pour ne pas te revoir hurler pendant ton plaisir ? »
-« Ça, c’est ton problème… » sourit la jeune femme en s’assaillant à califourchon sur lui et commençant à embrasser son torse dénudé. « Par contre, vous êtes beaucoup trop habillé à mon goût Monsieur Castle. »
Mutine, elle s’attaqua à sa ceinture et fit glisser d’un seul geste jean et caleçon jusqu’à ce qu’ils tombent au sol. Beckett humecta ses lèvres d’anticipation avant de se pencher pour déposer un baiser sur son gland gorgé de sang. Castle gémit de bonheur mais réussit à se maitriser pour inviter la brunette à le regarder.
-« Tu n’es pas obligée de faire ça Kate… »
-« Mais j’en ai envie Rick, » répondit Beckett avant de faire ce qu’elle mourrait d’envie de faire depuis un moment déjà.
La jeune femme entreprit à son tour d’amener son partenaire au bord de la jouissance avec la même ferveur que lui avait mis pour lui procurer du plaisir.
-« Kate ! Non ! Pas comme ça... »
Beckett comprit son souhait, le prit en main avant de l’accompagner jusqu’à la jouissance en le regardant droit dans les yeux.
-« Oh God ! Kate ! » cria Castle alors qu’il ne pouvait garder les yeux ouverts tant son plaisir était fort.
Beckett se blottit contre Castle qui rabattit le plaid du canapé sur eux.
-« Je t’aime Rick. »
-« Je t’aime Kate… »
Chapitre 29 : Ouvrir son cœur
Bien dans les bras l’un de l’autre, détendus, ils laissèrent la respiration de l’autre les bercer et une douce torpeur les enveloppa. Beckett semblait complètement ailleurs…
-« Un penny pour tes pensées… »
-« Je n’ai jamais connu ce que je découvre avec toi… »
-« A quel sujet ? »
-« Tu me réconcilies avec certaines parties de mon corps… » souffla la jeune femme avant de poser une de ses mains sur la récente cicatrice au creux de ses seins.
-« Pour moi, elles font parties de toi et je t’aime comme tu es Kate. »
-« Je le sais et je t’aime encore plus pour ça. »
Le silence se fit pendant un instant, chacun cherchant à rassembler ses émotions.
-« Je n’ai jamais été très à l’aise dans les bras d’un homme avant toi… Je n’aurais jamais cru me sentir aussi bien un jour… »
-« Ni moi dans ceux d’une femme… »
Beckett redressa alors la tête, jetant un regard septique à Castle.
-« Hey ! Ce n’est pas parce que j’ai multiplié les conquêtes à une époque que j’ai forcément eu une réelle intimité avec toute, » se défendit l’écrivain avant de continuer voyant la jeune femme baisser les yeux et se mordiller la lèvre inférieure. « En fait, je n’ai jamais connu de moments intimes aussi naturels et dépouillés de double sens avant que tu ne te réfugies chez moi il y a quelques jours… Tu es spéciale Kate… Et ça je le sais depuis le premier jour. »
-« Je t’aime Rick, » sourit Beckett avant d’embrasser tendrement Castle. « Sache que tu es le seul à avoir réussi à franchir ces murs que j’avais érigé autour de moi pour me protéger… »
-« C’est que ça devait être ainsi. »
Le couple resta un moment silencieux, heureux de s’être un peu plus dévoilé l’un à l’autre.
-« Dis ? Tu as déjà pensé à avoir d’autres enfants ? » murmura Beckett tout contre le cœur de Castle.
-« Tu veux dire en plus de Sarah et Alexis ? »
-« Es-tu en train de me dire que tu considères Sarah comme ta fille ? » demanda la jeune femme pleine d’espoir en relevant le visage pour pouvoir plonger son regard dans celui de l’écrivain.
-« Je sais que c’est fou mais… Je ne vais pas pouvoir la laisser partir avec une quelconque assistante sociale quand tout ça sera terminé… Elle a ravi mon cœur… »
-« Moi aussi… Je pensais que, peut-être, je pourrais faire une demande d’adoption officielle mais… »
-« Mais ? » demanda Castle intéressé par le cheminement de Beckett.
-« Je ne sais pas si je serai capable de l’élever seule… »
-« Moi je suis persuadé que si, » assura l’écrivain touché par ses doutes. « Mais dis-moi… Qu’est-ce qui te ferait choisir de tenter le coup avec Sarah ? »
Beckett croisa ses mains sur sa poitrine et posa son menton dessus pour ainsi pouvoir voir l’ensemble de ses réactions à ce qu’elle allait dire…
-« Toi. »
-« Moi ? Comment ça moi ? »
-« Je… Je serai prête à franchir le pas si tu m’accompagnais dans ma démarche… Si tu m’aidais à élever Sarah… Tu es un père formidable ! »
Un sourire immense fendit le visage de Castle et ses yeux se mirent à pétiller de bonheur.
-« Tu es sûre que c’est ce que tu veux ? »
-« Certaine. »
-« Alors je vais prendre contact avec mon avocat dès aujourd’hui. Je t’aime Kate. »
-« Pas autant que moi je t’aime… »
-« Dis… Si Sarah devient notre fille, tu voudrais quand même avoir d’autres enfants ? » demanda Castle inquiet de la réponse qui allait lui être donnée.
-« A une condition… »
-« Laquelle ? »
-« Que tu me donnes un fils… Un fils qui te ressemble… »
-« On va avoir un petit problème alors… »
-« Pourquoi ? »
-« Parce que moi je veux une fille… »
-« Encore une ? Tu n’as pas encore assez de filles autour de toi ? Martha, Alexis, Sarah… »
-« Toi… Mais je veux aussi une réplique miniature de la femme la plus merveilleuse qu’il soit. De la femme qui fait battre mon cœur. Une mini toi en somme… »
-« Deal ! » déclara la jeune femme avant d’embrasser Castle passionnément.
-« Kate Beckett vient juste d’accepter de me donner au moins deux enfants supplémentaires… » rêvassa Castle. « Je sens que je vais adorer la partie création… »
-« Rick ! » s’exclama Beckett en le frappant doucement avant d’attraper tant bien que mal son portable qui venait de sonner.
-« Qu’est-ce qui se passe ? » demanda Castle la voyant froncer les sourcils.
-« Lanie veut me voir tout de suite chez Remy et seule… Je me demande ce qui se passe… »
Chapitre 30 : Sentiments d’abandon
Voyant l’inquiétude sur le visage de Beckett, Castle l’embrassa doucement.
-« File la rejoindre. »
-« Mais… Et Sarah ? »
-« Va lui faire un bisou avant de partir et explique-lui que tu n’en as pas pour longtemps et que tu reviens. Visiblement Lanie veut une conversation entre filles de toute urgence. Je vais m’occuper de Princesse, ne t’en fais pas. »
-« Tu es sûr ? »
-« File avant que je ne change d’avis ! » sourit Castle en chatouillant la taille svelte de la jeune femme qui se leva d’un bond, emportant le plaid avec elle. « Hey ! Et moi alors ? »
-« Débrouille-toi ! » fit Beckett taquine en ramassant à la va-vite ses vêtements sur le sol avant de disparaitre à l’étage.
Castle se leva et s’habilla rapidement avant de filer dans la cuisine préparer le goûter de Sarah. A l’étage, Beckett disparut sans un bruit dans la salle de bain et décida de prendre une rapide douche. Une fois habillée, elle revint dans la chambre pour découvrir la petite fille en train de se réveiller.
-« Hey Princesse ! Tu as bien dormi ? »
Sarah acquiesça en se frottant les yeux avant de tendre ses petites mains vers la jeune femme. Beckett la prit dans ses bras et s’assit avec elle sur ses genoux sur le lit qu’elle partageait avec Castle depuis quelques jours maintenant.
-« Princesse, tu te souviens de Lanie ? Tu sais, mon amie qui fait beaucoup de bruit… Et bien elle me demande de la retrouver de toute urgence. Toi, tu vas rester avec Rick à la maison pendant que moi j’irai la rejoindre, d’accord ? »
La lèvre inférieure de la fillette se mit à trembler et ses yeux se remplirent de larmes alors qu’elle s’agrippait désespérément à la veste de la jeune femme.
-« Chut… Tout va bien se passer… » la berça doucement Beckett. « Tu as confiance en moi, hein ? »
-« Humm. »
-« Je te jure que je reviendrai très vite. Pendant ce temps, tu vas t’amuser avec Rick mais aussi Martha et Alexis quand elles reviendront à la maison après leur journée. »
Sarah acquiesça alors mais non sans se mettre à bouder. Elle se détacha de Beckett et descendit du lit pour s’approcher de son berceau. Elle extirpa son doudou de son petit lit et le serra tout contre elle.
-« Princesse, » dit Beckett en s’approchant de l’enfant le cœur serré.
La fillette releva son petit minois boudeur vers la jeune femme et croisa ses bras contre elle avant de se diriger vers la porte d’entrée de la chambre. Une boule se forma dans la gorge de Beckett qui suivit la fillette le cœur lourd.
-« Attends-moi ! Tu ne peux pas descendre les escaliers toute seule, ils sont trop dangereux, » dit Beckett en prenant l’enfant dans ses bras.
Elles descendirent et la jeune femme confia une Sarah plus que boudeuse à Castle qui fit voyager son regard de l’une à l’autre.
-« Qu’est-ce qui se passe ? »
-« Elle n’est pas contente parce que je m’absente pendant quelques heures… » répondit Beckett la gorge nouée.
Caste vit la douleur dans le regard émeraude de sa belle et l’angoisse dans celui bleu de la fillette.
-« Ne t’en fait pas, Kate va revenir, » dit Castle en tentant de rassurer Sarah alors qu’une larme coulait le long de la joue de la fillette. « Hey ! Ne pleure pas Princesse ! »
Le cœur de la jeune femme se brisa à la vue des larmes sur le visage de la petite. Elle se mit à réfléchir à ce que ses parents faisaient pour elle quand elle était dans cet état et soudain une idée germa dans sa tête.
-« Attends je sais… » dit Beckett avant d’attirer le regard de l’enfant. « Sarah, tu as peur que je ne revienne pas, c’est bien ça ? »
La fillette acquiesça timidement, des larmes aux yeux et un sanglot s’échappant de sa gorge nouée.
-« Je vais te confier quelque chose de très précieux pour moi. C’est la bague de ma maman à moi et je ne pourrais jamais m’en séparer définitivement, » expliqua Beckett en sortant de sa poche la précieuse chaine. « Pendant mon absence, je voudrais te la confier, tu veux bien ? »
Sarah ouvrit de grands yeux surpris et Beckett lui passa la chaine autour du cou.
-« Je te promets que je reviens le plus vite possible à la maison. »
L’enfant se jeta alors sur Beckett, glissant ses petits bras autour du cou de la jeune femme qui l’enferma dans son cocon.
-« Moi aussi je t’aime Princesse. Tu vas rester auprès de Rick et moi je fais vite ! Aussi vite que je le peux. C’est promis ! »
Après un dernier baiser à Sarah, Beckett la déposa au sol et la petite alla jouer un peu plus loin, ayant repris un confiance. La jeune femme se blottit alors dans les bras de Castle y cherchant la force de s’en aller.
-« Tout va bien se passer Kate. Elle est en sécurité avec moi et elle a compris que tu reviendrais quoi qu’il arrive. »
-« A ton avis, qu’est-ce qu’elle me veut Lanie ? »
-« Tu ne le sauras qu’en allant la rejoindre. File avant que je ne change d’avis. »
Après un dernier baiser à Castle et à Sarah, Beckett quitta le loft pour rejoindre son amie mais put empêcher le sentiment d’abandon qui l’assaillait.
Chapitre 31 : Conversations croisées
Vingt minutes plus tard, Beckett pénétra chez Remy et découvrit Lanie attablée dans un coin de la salle, visiblement morte d’impatience. Soufflant un bon coup, la jeune femme se dirigea vers son amie et s’assit face à elle, ne sachant pas que Ryan et Esposito venaient de montrer le bout de leurs nez chez Castle pour avoir exactement la même conversation qu’elle et Lanie...
-« Salut, alors tu as un problème ? »
-« Hey. Et non, en fait, si mes sources sont bonnes, c’est toi qui a un problème ! Que comptes-tu faire ? »
-« De quoi tu parles ? »
-« Arrête de me prendre pour une idiote. Je sais ce qui s’est passé ce matin avec Gates. »
-« Ah… Ça… »
-« Kate ! Je sais que sa décision arbitraire te touche plus que tu ne l’admets… Que comptez-vous faire Rick et toi ? »
-« Il n’y a rien à faire Lanie.. » soupira Beckett.
-« Vous n’allez rien faire ? » s’exclama Esposito en colère contre ses amis. « Mais vous avez perdu la parole la Boss et vous ! »
-« Espo… » tenta Castle pour arrêter le flot de paroles de ses deux amis.
-« Javi a raison Bro ! » insista Ryan. « Merde ! Vous ne pouvez pas rester les bras croisés à ne rien faire ! Réveillez-vous ! Bougez-vous ! »
-« Parce que tu crois que c’est facile Lanie, » s’énerva Beckett. « J’aime Rick et je n’ai pas envie de faire une croix sur notre relation naissante ! »
-« Je le comprends bien ma chérie mais tu te rends compte que tu vas perdre la plus belle chose qui te soit arrivée depuis des années, à savoir un partenaire génial ! » insista Lanie.
-« Elle sera toujours présente à mes côtés ! » fit valoir Caste.
-« Mais ce ne sera pas pareil ! Ce ne sera plus Beckett et Castle ! Le duo de choc pour le triomphe de la justice ! »
-« Ryan… » râla Castle. « Cesse de dire des âneries ! Kate a toujours été excellente et elle fera toujours tout pour faire triompher la justice ! Tu les sais aussi bien que moi. »
-« Arrête de te cacher derrière de fausses vérités ! » tenta de le secouer Esposito. « Notre taux de réussite crève le plafond depuis que tu es là Bro ! Et ça c’est une preuve scientifique ! »
-« Si tu le dis ; » bougonna l’écrivain.
-« Il faut que tu fasses entendre raison à Gates ! Castle et toi avez le droit au bonheur ! Ce n’est quand même pas si terrible ! Et puis il ne fait même pas parti des forces de polices ! » dit Lanie en se penchant vers son amie.
-« Et bien toi qui es si intelligente ! Vas-y ! Dis-moi ce que je fois faire ! » s’énerva Beckett.
-« Toi je ne sais pas mais, avec les gars, on pourrait aller parler à Iron ? » proposa Lanie. « Ou alors au commissaire divisionnaire ? »
-« Même le Maire n’y pourrait rien. Depuis le début, c’est au commissaire qui détient le pouvoir de me laisser ou non hanter le 12e District… » soupira Castle.
-« Quoi ? » s’exclamèrent les deux acolytes.
-« Tu m’as bien entendu Lanie alors, s’il te plait, ne faites rien ! Ni toi ni les gars ! » insista Beckett.
-« Alors faites quelque chose ! » s’emporta Lanie faisant se retourner quelques têtes autour d’elles.
-« Espo, je te signale que Sarah est avec nous donc évite de crier s’il te plait ! » fit remarquer Castle alors que la fillette quittait ses jouets pour rejoindre les genoux de l’écrivain. « Tout va bien Princesse, ce n’est que Javi. »
-« Mais faites quelque chose aussi ! Je sais pas moi ! Battez-vous ! Sinon, nous, on ira voir Iron et ce, même si tu ne le souhaites pas ! » menaça Ryan.
-« Cette histoire ne regarde que Kate et moi et nous trouverons une solution ensemble, » affirma Castle en resserrant son étreinte autour de Sarah.
-« Alors trouvez-la vite car, en attendant, vous souffrez tous les deux de cette situation où vous ne pouvez pas vivre réellement votre amour en plus de votre relation professionnelle habituelle… » dit Esposito avant de se lever. « Nous allons te laisser Bro, Beckett ne devrait plus trop tarder. »
-« Juste une question les gars, comment avez-vous su pour la décision de Gates ? » demanda Castle curieux.
-« Nous avons rencontré par hasard le père de Beckett. »
-« Par hasard ? Vous êtes sûrs ? » fit l’écrivain sceptique.
-« Bon allez, on te laisse pouponner ! Nous on a des témoins à interroger pour retrouver les monstres qui ont fait du mal aux parents de votre Princesse. »
Sans demander leur reste, Ryan et Esposito quittèrent le loft laissant un Castle songeur alors que Sarah jouait tranquillement avec la bague de Beckett. La jeune femme les trouva ainsi lorsqu’elle poussa la porte de l’appartement. Dès qu’elle l’aperçut, Sarah descendit des genoux de l’écrivain pour se précipiter dans les bras de la jeune femme.
-« Hey Princesse ! Toi aussi tu m’as manqué ! » s’exclama Beckett en serrant la fillette contre son cœur.
Castle les rejoint et les prit dans ses bras au moment où la fillette tendait sa chaine à Beckett qui lui sourit. Sarah glissa la chaine autour de son cou et déposa un baiser sur la joue de la jeune femme.
-« Ça a été aussi dure pour toi que pour moi… » affirma Castle alors que Beckett acquiesçait doucement.
Chapitre 32 : Procédure
Après une agréable soirée et une nuit sans cauchemars, la petite famille attaqua une nouvelle journée à cinq par un petit déjeuner ensemble.
-« Mère, Alexis, Kate et moi aurions une idée à vous soumettre. »
-« Tu nous intrigues là mais vas-y Papa, nous sommes toute ouïe ! »
-« Voilà, Kate et moi nous sommes énormément attachés à Sarah et nous savons qu’elle n’a aucune famille. Nous aimerions donc faire d’elle notre fille. »
-« Vous voulez l’adopter ? » s’exclama Martha ravie de la nouvelle.
-« Oui, » répondit Beckett doucement. « Mais nous voulons votre avis auparavant car cela va changer pas mal de chose dans vos vies également… »
-« Moi je suis pour ! » s’exclama Alexis. « J’ai toujours voulu avoir des petits frères ou sœurs ! Et Sarah est juste adorable ! »
-« Je suis d’accord avec toi Lexis ! J’ai juste hâte qu’elle devienne officiellement une Castle. »
-« Grand-Mère, Sarah serait peut-être une Beckett… »
-« Non, » intervint Beckett. « Je veux qu’elle porte le nom de son père. Enfin, si tout le monde est d’accord bien sûr… »
-« Un peu oui ! » s’exclama Castle avant de se diriger vers la porte d’entrée dont la sonnette venait de retentir. « Ce doit être Kyle, mon avocat. Hey ! Salut vous ! Ça faisait un sacré temps ! »
-« C’est toujours un plaisir de te revoir Rick. Martha, Alexis. Et vous devez être Kate, je me trompe ? »
-« Enchantée, » répondit Beckett. « Laissez-moi vous présenter Sarah qui se cache derrière Martha. Elle reste très craintive, veuillez l’en excuser. »
-« Aucun problème. Rick m’a informé de son histoire. Où pouvons-nous nous installer pour discuter tranquillement ? »
-« Allons dans mon bureau, nous y serons plus à notre aise. »
Les deux rouquines partirent pour leur journée pendant que Beckett rassemblait les jouets de la fillette pour les installer dans le bureau du Castle. Une fois tout en place, le couple s’installa sur le canapé pendant que l’avocat prenait place dans l’un des fauteuils du bureau.
-« Alors, je me suis renseignée auprès des services sociaux sur la situation de votre protégée et, comme vous le saviez déjà, elle n’a aucune famille. Si personne ne se propose pour la recueillir ou l’adopter, elle irait dans un foyer d’accueil une fois l’enquête close. »
-« Kyle, nous souhaitons l’adopter Kate et moi. »
-« Vous êtes conscients que votre situation personnelle ne vous aide pas ? »
-« Nous sommes un couple, certes pas marié mais avec de bonnes situations professionnelles et un soutien familial. Nous pouvons également vous fournir toute sorte d’attestations de personnes de confiance. Mais comprenez Kyle, nous souhaitons vraiment faire de Sarah notre fille légitime. »
-« Je vous trouve bien silencieuse Kate. Qu’en dites-vous de ce projet d’adoption ? »
-« Je n’imagine plus ma vie sans Sarah et ce, même si cela ne fait que quelques jours qu’elle est avec nous. »
-« Très bien. Je vais lancer la procédure alors mais il faut que vous me remplissiez quelques papiers. »
-« Très bien, » répondirent Beckett et Castle d’une seule et même voix.
Pendant l’heure qui suivit, le couple remplit tout un tas de formulaires avant que Beckett n’appelle Lanie pour qu’elle passe chercher les documents qui lui manquaient pour compléter le dossier. La médecin légiste ne tarda pas à arriver avec les pièces demandées.
-« Hey Girl ! Voici ce que tu m’as demandé. »
-« Merci Lanie. »
-« Tu as besoin d’autre chose ? » demanda la jeune femme sans vouloir entrer dans les détails sachant que son amie lui parlerait quand elle serait prête.
-« Non merci. C’est gentil de demander. »
-« Bon allez, je vous laisse. Je suis d’astreinte aujourd’hui. A plus. »
Une fois Lanie partie, ils rassemblèrent toutes les pièces de la demande d’adoption dans un dossier unique.
-« Je vous laisse. Je vais déposer votre demande au service des affaires familiales. Par contre, comme je vous l’expliquais, le fait que vous ayez toujours votre logement Kate peut jouer en votre défaveur. D’autant qu’il est trop petit pour contenir une chambre d’enfant d’après ce que j’ai compris… »
-« Nous allons y réfléchir ; » sourit Beckett souhaitant mettre toutes les chances de leur côté pour faire de Sarah leur fille.
-« Très bien. Il faudrait aussi que vous fassiez une chambre pour la petite dans laquelle il y aurait tout ce dont une petite fille de deux ans a besoin pour son développement et son épanouissement. Ça montrera votre implication dans la vie de Sarah pour quand l’assistante sociale viendra vous rendre visite. »
-« Combien de temps va durer la procédure à votre avis Kyle ? »
-« Plusieurs semaines à plusieurs mois selon l’exigence de la juge en charge. »
-« Si longtemps que ça ? »
-« Malheureusement oui. Mais si l’assistante sociale juge que Sarah est entre de bonnes mains, elle la laissera avec vous le temps d'officialiser la chose. Je vous tiens au courant. »
-« D’accord et merci Kyle, » le salua Castle en le raccompagnant à la porte du loft.
Chapitre 33 : Décision
Lorsque Castle revint auprès de Beckett et Sarah dans le bureau, il trouva la petite en train de jouer sagement sur sa couverture pendant que la jeune femme regardait par la fenêtre, visiblement perdue dans ses pensées. L’écrivain s’approcha de la jeune femme et la prit délicatement par la taille, plaquant son dos sur son torse masculin.
-« Je sais que nous venons juste de faire évoluer notre relation mais… »
-« Mais ? »
-« Je veux mettre toutes les chances de notre côté pour l’adoption de Sarah Rick, » dit Beckett en se tournant dans les bras de Castle pour lui faire face.
-« Et donc ? »
Beckett soupira un bon coup ne sachant pas comment amener son idée sur le tapis.
-« Tu sais que tu peux tout me dire Kate. »
-« Je repensais à ce que Kyle a dit à propos de mon appartement je me disais que… »
Castle avait deviné ce que la jeune femme voulait lui dire mais décida d’attendre que ce soit elle qui formule les mots.
-« Je me disais que je pourrais peut-être rendre les clés de mon appartement et venir vivre ici, de manière permanente, » souffla Beckett en détournant le regard ayant peur de ce qu’elle allait y lire.
-« Kate, regarde-moi, » invita Castle en glissant un doigt sous son menton pour relever son visage vers lui. « Je trouve que c’est une excellente idée mais je ne te pousserai pas à faire quelque chose pour lequel tu n’es pas prête… »
-« Je le sais ça Rick, » sourit Beckett avant d’embrasser son homme. « Et c’est pour ça que je t’aime. »
-« Moi aussi je t’aime Kate. »
C’est alors que Castle sentit une petite main tirer sur son pantalon.
-« Oui Sarah ? » sourit l’écrivain en prenant la fillette dans ses bras alors que cette dernière se frottait le ventre en faisant un air de chien battu.
-« Je dirai que cette jeune demoiselle a faim ! En même temps, il est déjà midi ! Occupe-toi d’elle pendant que je fais à manger rapidement. »
-« D’accord. »
Trois heures plus tard, le couple profita de la sieste de la petite pour reprendre leur discussion interrompue. Castle était assis dans le canapé, Beckett blottie contre lui.
-« Donc tu serais d’accord pour que j’emménage avec vous ? »
-« J’en serais plus que ravi en fait. »
-« Mais que diraient ta mère et ta fille ? »
-« Kate ! » râla Castle. « Je te signale qu’elles sont aussi heureuses que moi de t’avoir à la maison ! Tu me rends heureux comme jamais et tu le sais… »
-« Je veux qu’on ait l’accord de ta famille avant de faire quoi que ce soit avec… »
Mais Beckett ne put aller plus loin dans sa phrase car Castle la coupa en l’embrassant passionnément lui arrachant un gémissement de bonheur. Ni l’un ni l’autre n’entendit la porte d’entrée du loft s’ouvrir.
-« Vous savez qu’il y a des chambres pour ça ? » fit Alexis en riant.
-« Pumpkin ! Déjà de retour ? »
-« On est vendredi Papa. Grand-Mère et moi rentrons toujours de bonne heure le vendredi. »
-« Alexis a raison Richard… »
-« En tout cas, ça tombe bien que vous soyez là toutes les deux. Nous avons quelque chose à vous demander. »
-« Encore ? »
-« Vous allez vous marier ? » demanda Alexis à brûle pour point.
Beckett ferma ses yeux et enfouit son visage dans le creux du cou de Castle qui lui déposa un baiser dans ses cheveux.
-« Non Alexis, nous n’allons pas nous marier… Enfin pas pour le moment. »
-« En fait, dans notre dossier d’adoption de Sarah, » expliqua Beckett sans relever le commentaire de Castle, « il y a plusieurs points noirs comme le fait que l’on ne soit pas marié mais surtout qu’on n’habite pas ensemble. »
-« Et bien tu n’as qu’à venir habiter ici de manière permanente ! Je ne vois pas où est le problème, » fit Alexis tout sourire. « De toute manière tu fais déjà partie de la famille donc un peu plus ou un peu moins… »
-« Tu es sûre que ça ne te dérange pas ? » insista Beckett incertaine.
-« Quoi ? Tu n’habitais pas déjà ici ? Moi je croyais… » taquina Alexis en faisant un clin d’œil à son père et à Beckett.
-« Mais puisqu’on vous le dit Darling ! » sourit Martha en s’asseyant sur le canapé à côté du couple. « Bon alors, on le fait quand ce déménagement ? »
-« Oh là ! Doucement Mère ! Il faut qu’on s’organise un minimum. Je ne veux pas que Kate ramène juste ses vêtements mais qu’elle apporte sa touche à cet appartement, tu comprends ? »
-« Comme s’il fallait des semaines ! Richard, tu me déçois… Et d’ailleurs, qu’est-ce que tu as à rougir à chaque fois que je te parle, hein ? »
Devant le regard de Castle, Beckett explosa de rire pour la plus grande surprise des deux rouquines. L’écrivain se saisit de la jeune femme et se mit à la chatouiller en signe de revanche. Le couple mit quelques minutes à se calmer puis se tourna vers Martha et Alexis.
-« Tu as raison Mère ! On commence le déménagement de Kate dès demain ! » s’exclama Castle avant d’embrasser de nouveau Beckett.
Chapitre 34 : Confidences
Le lendemain, Beckett, Castle, Martha, Jim, Alexis et Sarah se retrouvaient dès huit heures à l’appartement de la jeune femme avec tout un stock de cartons, papier bulle et scotch.
-« Bon et bien on n’a plus qu’à se remonter les manches… » souffla Beckett en regardant autour d’elle. « Vous pensez qu’on va réussir à tout faire aujourd’hui ? »
-« Pas sans des renforts en tout cas, » sourit Martha.
-« Que mijotes-tu Mère ? » demanda Castle suspicieux.
-« Moi ? Rien du tout ! »
A peine avait-elle terminé sa phrase que des coups furent frappés à la porte.
-« On attend quelqu’un ? » s’étonna Alexis.
-« Oui ! » sourit Jim en se dirigeant vers la porte pour l’ouvrir en grand dévoilant Esposito, Lanie, Ryan et Jenny, tous les quatre avec d’immenses sourires.
-« Yo Bro ! Beckett ! On nous a laissé entendre qu’un coup de main serait apprécié… »
-« Mais comment ? Qui ? »
-« Martha m’a appelé et je suis passé au commissariat pour les prévenir, » sourit Jim.
-« Bon alors, qui fait quoi ? » demanda Ryan avec un sourire.
Après s’être réparti les tâches, tout le monde se mit au travail dans la joie et la bonne humeur. Au bout d’une heure, n’y tenant plus, Lanie agrippa le bras de Beckett pour la tirer à l’écart du groupe.
-« On va chercher du vrai café ! » lança la médecin légiste en attrapant son manteau et celui de sa meilleure amie.
Beckett lança un regard désespéré à Castle qui ne put que lui envoyer un regard de soutien avant de la voir disparaitre de l’appartement. Lanie tint jusqu’à ce que la porte de l’ascenseur se referme sur elles avant de poser ‘la’ question qui lui brûlait les lèvres.
-« Tu veux bien m’expliquer ce qui se passe ? »
-« A quel sujet ? » demanda Beckett décidant de feindre l’innocence.
-« Kate ! Heureusement que je savais que tu sortais avec Castle sinon j’aurais juste eu une crise cardiaque en découvrant les photos de ce torchon ! Vous étiez adorable tous les trois ! »
-« Euh… Merci… »
-« Alors comme ça tu emménages avec Castle ? J’ai cru tomber à la renverse quand Javi m’a dit pour l’appel de ton père ! Je m’attendais à un appel de ta part d’autant que tu m’as demandé d’aller te chercher des documents personnels chez toi sans que je ne demande rien en échange… Mais rien ! Rien de chez rien… Tu m’expliques ou tu me laisses mourir à petit feu ? »
-« On t’a déjà dit que tu aurais du faire une carrière de comédienne à la place de médecine ? » sourit Beckett.
-« Très drôle, » fit dramatiquement Lanie avant de reprendre à brûle pour point. « Non mais sérieusement, c’est quoi cette histoire ? »
-« Rick et moi avons décidé de tenter d’adopter ensemble Sarah… »
-« Quoi ! » s’écria la médecin légiste. « Mais… OH MON DIEU ! Kate ! Tu te rends comptes qu’un engagement pareil c’est aussi sérieux qu’un mariage ! D’ailleurs, elle est où ta bague ? »
-« Ma bague ? Mais quelle bague ? »
-« Ne me dis pas que vous allez adopter Sarah mais pas vous marier ? » demanda la jeune femme déconfite.
-« Lanie, laisse-nous prendre notre temps… Nous venons à peine de devenir un couple et nous adoptons déjà une fillette ensemble. La décision de vivre ensemble de manière permanente vient du fait que ce sera un point positif pour le juge des Affaires Familiales, » expliqua Beckett en omettant exprès leur conversation sur d’éventuels autres petits Castle.
Entre temps, les deux jeunes femmes étaient arrivées au café et faisaient la queue tranquillement.
-« En tout cas, je suis ravie pour vous, » reprit Lanie. « Vous méritez d’être heureux tous les deux même si je n’en reviens toujours pas de te voir emménager si vite avec Writer-Boy ! »
-« Je pense que tu peux oublier le ‘Boy’ Lanie… C’est un vrai Writer-Man… » sourit Beckett en se mordant la lèvre inférieure. « He is all man… »
-« Oh mon Dieu ! Tu as couché avec lui ! »
-« Lanie ! Je te rappelle que nous sommes dans un lieu public ! » s’exclama Beckett en ouvrant de grands yeux.
-« Et ? » fit Lanie entre le ‘je ne vois pas où est le problème’ et le ‘je peux la suite’.
-«Je n’ai pas franchi le cap avec Rick mais nous nous en sommes approchés et c’était divin… » finit par avouer la jeune femme en rougissant.
-« Et tous ces changements ne te font pas peur ? »
-« Je suis terrifiée au contraire… J’ai tellement peur de tout faire foirer… Ils comptent tous tellement pour moi… »
-« Tout va bien se passer Kate, » la rassura Lanie avec un sourire.
-« Que puis-je faire pour vous mesdames ? »
Après avoir récupéré leur commande, les deux jeunes femmes reprirent la direction de l’appartement de Beckett chargées des précieuses boissons. Lorsqu’elles arrivèrent, tout le monde prit une pause bien méritée en discutant de tout et de rien. Castle sourit lorsque Sarah vint se blottir dans ses bras alors qu’Alexis faisait de même contre Beckett.
-« Une vraie petite famille, » murmura Martha à l’oreille de Jim.
Chapitre 35 : Beckett intime
Une fois la pause-café terminée, tout le monde reprit son poste à l’emballage des effets de la jeune femme à l’exception de Beckett qui retient Castle près d’elle, la mine sérieuse.
-« Rick, tu peux venir m’aider un instant ? »
-« Bien sûr. »
Castle suivit Beckett jusque devant les volets intérieurs qui renfermaient toutes les pièces rassemblées par la jeune femme sur le meurtre de sa mère.
-« Ne t’en fais pas. Elles trouveront une place à l’appartement… »
-« Auprès de ton propre tableau ? » sourit la jeune femme.
-« Comment tu ? »
-« En ramassant une des pièces du dossier sur les parents de Sarah, je me suis cognée la tête sur le tableau qui a légèrement bougé. »
-« Tu m’en veux… ? »
-« Oui… Non… Je ne sais pas… C’est un sentiment bizarre… En fait, » dit Beckett en se mordant la lèvre inférieure. « Je trouve ça… Horripilent et en même temps je ne peux pas m’empêcher de trouver ça… Mignon ! Par contre, je ne veux pas que tu risques ta vie en cherchant la justice pour ma mère… Tu m’as demandé de lever le pied pour ma propre sécurité alors je veux que tu lèves le pied pour ta propre sécurité… Tu as une famille et maintenant j’en fais partie. Je refuse de te perdre parce que tu as voulu faire justice pour ma mère. »
-« Je te le promets Kate. Je ferai tout pour toi et notre famille. Je t’aime, » dit Castle en prenant la joue de la jeune femme dans la coupe de sa main.
Beckett rechercha son contact avant de déposer un tendre baiser sur sa paume.
-« Je t’aime. »
Ils rangèrent donc précieusement les documents avant de s’attaquer à la bibliothèque de la jeune femme. Sarah les avait rejoint et les observait, assise juste à côté des cartons qui se remplissaient à vue d’œil. Castle attrapa le livre suivant et haussa un sourcil en direction de Beckett.
-« Tu as un exemplaire original de mon premier roman ? »
-« Entre autre oui, » répondit la jeune femme en attrapant rapidement toute la rangée de livres devant Castle pour les déposer rapidement dans le carton.
Intriguée par le comportement de sa protectrice, Sarah se mit à genoux et commença à en sortir les derniers livres jetés en vrac par Beckett un à un pendant que l’écrivain observait la jeune femme passer plus calmement à l’étagère suivante.
-« Tu m’expliques pourquoi tu ne veux pas que je vois ces livres ? Qu’ont-ils de si particulier ? » s’étonna Castle.
-« Rien ! » répondit Beckett trop vite avant de se tourner vers le carton ouvert pour déposer les livres qu’elle avait dans les bras. « Sarah ! Mais qu’est-ce que tu fais ? »
La fillette éclata de rire, très fière d’elle. Castle regarda alors l’œuvre de l’enfant et ne put retenir le rictus d’apparaitre sur ses lèvres. En effet, autour de l’enfant s’étalait sur le sol les 26 best-sellers de l’auteur favori de Beckett dont certains en plusieurs exemplaires…
-« Kate ? » demanda Castle en s’accroupissant à côté de Sarah pour prendre un ouvrage dans ses mains.
-« Oui je les ai tous Rick, » soupira Beckett confuse en aidant Rick à les remettre dans le carton. « Et comme tu le vois, j’ai des éditions originales, des collectors et certains sont dédicacés… Beaucoup sont dédicacés en fait… »
-« Et tous ont été sacrément lus, lus et relus à en juger par les tranches. »
-« Tu as toujours été mon auteur préféré… Depuis la sortie de ton premier roman. »
-« Mais… » commença Castle avant de se prendre la tête entre les mains en découvrant les œuvres de Sarah. « Hey, dis donc Princesse ! Je te signale qu’on essaye de tout ranger dans les cartons, pas le contraire ! »
Sarah inclina sa tête sur le côté et fit un immense sourire charmeur à Castle qui ne put s’empêcher d’éclater de rire, bientôt suivi par Beckett.
-« Et ça ne fait que quelques jours qu’elle est avec nous… Elle apprend vite, pas vrai Rick ? » ironisa Beckett. « A croire qu’elle est ta fille ! »
-« Elle le sera bientôt si tout va bien, » rêva Castle en prenant la petite dans ses bras. « Et toi, Petit Monstre, dis-moi, il est où ton Lapin ? Ça fait un moment que je ne l’ai pas vu et, tu sais, si tu ne le mets pas dans un carton, on risque de l’oublier ici… »
A peine Castle avait-il fini sa phrase que Sarah se leva d’un coup et fila dans le salon à la recherche du précieux doudou.
-« Rick ! C’est mon père qui l’a son Lapin et tu le sais très bien ! »
-« C’était le but. Comme ça, on peut finir de tout ranger. »
Beckett éclata de rire et ils finirent rapidement leur tâche en discutant des séances de dédicaces avant de rejoindre les autres pour un pique-nique convivial. Une fois le repas pris, Sarah vint se lover dans les bras de Beckett et s’endormit rapidement. Il fut alors décidé que Martha rentrerait avec elle au loft pour permettre à la fillette de faire sa sieste correctement, dans son lit. Après leur départ, tout le monde se remit à sa tâche mais Jim retint sa fille un moment en arrière.
-« Oui ? »
-« Je suis heureux pour toi ma fille. Tu mérites le bonheur que tu découvres avec Rick et Sarah. Je suis fière de toi, tu le sais ça ? »
-« Merci Papa, » répondit Beckett émue. « Tu crois que je ferai une bonne mère pour notre Princesse ? »
-« Bien sûr ! Tu tiens de ta mère et tu es instinctive. Sarah ne pouvait pas trouver meilleurs parents que Rick et toi. D’ailleurs elle le sait puisqu’elle vous a tout de suite fait confiance à tous les deux. »
Une larme solitaire coula le long de la joue de la jeune femme qui Jim s’empressa d’essuyer de son pouce.
-« Je suis persuadé que Jo serait très fière de la jeune femme que tu es devenue mais aussi de la mère que tu apprends à être et de l’épouse que tu seras un jour. »
-« Je ne suis pas faite du bois dont on fait les épouses Papa… »
-« N’est-ce pas toi qui me disais il n’y a pas si longtemps que ça que tu n’étais absolument pas douée avec les enfants ? » ironisa Jim avec un fin sourire.
-« Ça va, c’est bon, j’ai compris ! Merci Papa… » bougonna Beckett.
-« Bon et bien il ne reste plus qu’à charger le camion et à rendre les clés au loueur, » annonça Castle depuis la porte de la chambre.
-« Alors c’est parti ! »