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Série : Castle
Création : 11.12.2011 à 14h45
Auteur : Lilou004
Statut : Abandonnée
« Une histoire Caskett où Beckett ne ressemble pas vraiment à la Beckett de la série... » Lilou004
Cette fanfic compte déjà 188 paragraphes
Chapitre 66 : Bisous
Le lendemain, en fin de matinée, tous les membres de la famille élargie pénétrèrent dans la chambre pour trouver Castle seul dans son lit, comme assommé.
-« Oh Richard Darling ! » s’exclama Martha en se méprenant sur l’attitude de son fils. « Vous allez trouver une solution Kate et toi, j’en suis sûre ! »
-« Hein ? Mais de quoi parles-tu Mère ? »
-« Eh bien… » commença la rouquine en observant la pièce autour d’elle.
Il restait quelques vestiges de la soirée de la veille : le bouquet de roses sur la table de nuit de Castle, les immenses sacs contenant les différentes fournitures qu’ils avaient apporté pas plus tard que la veille. C’est alors que la porte de la salle de bain s’ouvrit sur une Beckett resplendissante.
-« Rick ! Ne me dis pas que tu continues à penser à ce qui a failli se passer hier ? » soupira la jeune femme en s’approchant du lit.
-« Et qu’a-t-il failli se passer hier Katie ? » demanda Jim inquiet de connaitre la réponse qu’ils attendaient tous.
-« Maman ! » s’exclama Sarah en se précipitant vers la jeune femme. « Câlin ? »
-« Hey Princesse, c’est vrai que je ne t’ai pas trop vu hier après notre promenade. Tu as passé une bonne soirée ? »
-« Vi ! Gros câlin à Papa triste. Va mieux aujourd’hui ? » s’inquiéta la fillette en jetant un regard à Castle.
-« Ne t’en fais pas ma Princesse, Papa et Maman ont beaucoup parlé hier soir, » sourit Beckett en caressant la joue de sa fille pour la rassurer.
-« Oh ! » s’exclama alors Sarah en ouvrant de grands yeux émerveillés. « Joli ! »
-« Tu trouves ? » demanda Beckett un immense sourire aux lèvres et jetant un regard plein de tendresse à Castle. « C’est Papa qui me l’a offert. »
Sarah prit la main gauche de la jeune femme dans la sienne et commença à examiner son annulaire sous toutes ses coutures.
-« Oh mon Dieu Darling ! Elle est magnifique ! » s’exclama à son tour Martha en posant un main sur son cœur. « Je peux la voir ? »
-« Mère ! Laisse Kate respirer veux-tu ? » sourit Castle en la voyant se précipiter vers sa toute nouvelle fiancée.
-« Richard ! Ça fait des mois que je sais où elle est rangée et je n’ai pas craqué alors, maintenant qu’elle est publique, laisse-moi au moins la voir ! » répliqua Martha exaspérée par l’attitude de son fils. « Oh mon Dieu mon fils ! Tu n’as pas fait les choses à moitié ! Cette bague est magnifique ! Bienvenue dans la famille Kate ! »
Martha prit la jeune femme dans ses bras et la serra comme une mère avec sa fille.
-« Tu rends mon petit heureux et c’est le plus important. Tu es celle qui est faite pour lui mais aussi pour Alexis. Tu as passé plus de temps avec elle, pour elle, ces quatre dernières années que sa propre mère au cours de toute sa vie… Je te les confie sans aucune peur. Prends soin d’eux… »
-« C’est promis Martha, » répondit Beckett émue et embrassant à son tour la rouquine. « Et merci pour tout ce que vous faites pour moi également… »
Tout le monde s’embrassa chaleureusement jusqu’à ce que Rick ne se tourne vers Esposito.
-« Et dis-moi Bro… En un an, Ryan et moi nous sommes passés la corde au cou et toi tu t’es rapproché qu’une certaine médecin légiste… Cela t’aurait-il donné quelques idées ? » sourit Castle fier de lui.
-« Rick ! Lâche-les un peu ! Ils n’ont pas le même passif que nous, » sourit Beckett en le blottissant dans les bras de son fiancé.
-« Moi il y a une chose qui me tracasse, » intervint alors Alexis qui était restée bien silencieuse depuis leur arrivée dans la chambre. « Maman porte une belle bague et tout le monde est content mais… »
-« Oui ma Grande ? »
-« Je suis inquiète… Tout le monde s’est embrassé sauf vous deux et Papa faisait vraiment une drôle de tête quand on est arrivés… »
-« Oh vi ! Bisou ! Bisou ! » s’exclama Sarah en sautant sur place.
-« S’il n’y a que ça pour vous faire plaisir les filles mais n’allez pas vous plaindre ensuite si nous en profitons… » répondit Castle au tac au tac en approchant le visage de la jeune femme du sien pour y déposer un tendre baiser.
Heureuse et se sentant libre, Beckett prit l’initiative d’approfondir leur baiser et le couple s’y perdit avec bonheur. Ce furent les sifflets de Ryan et Esposito qui les ramenèrent à la réalité.
-« Wow ! Ok ! Je ne dirai plus rien, » sourit Alexis. « Ça fait plaisir de te voir comme ça Maman. Tu m’as fait peur hier… »
-« Dis donc Pumpkin, depuis quand tu appelles Kate Maman ? Je veux dire de manière aussi exclusive. »
-« Depuis que j’ai réalisé que, depuis qu’elle était entrée dans ta vie, elle était plus présente pour moi que ma propre mère. Pour moi, elle mérite plus ce titre que Maman. »
-« Je suis fier de toi Lex… »
-« Pas autant que moi Papa. Maman et toi vous mérites d’être heureux. »
L’adolescente se blottit dans les bras de son père avant de rejoindre celui valide de Beckett. Sarah en profita pour monter sur le lit avec l’aide d’Alexandre et prit sa place contre son père.
-« Dis Pops, quand est-ce que Papa et Maman vont pouvoir sortir d’ici ? »
-« Le kiné qui est passé ce matin a été plus que satisfait de son bon rétablissement. Etant donné que je vais prendre un peu de congés pour vous aider, votre sortie va être avancée à demain, en fin de matinée. »
-« C’est super ! » s’exclama Alexis. « Mais il faut qu’on se dépêche de tout organiser alors. »
-« Comme si la maison avait besoin de quoi que ce soit, » sourit Beckett en empêchant la jeune fille de quitter le cocon de ses bras.
-« Sans que ce soit le capharnaüm, un bon coup de rangement me paraît nécessaire avant votre retour, » sourit Martha. « Et puis il va falloir s’organiser un peu mieux si on veut tous rester… »
-« Vous dormez encore tous les deux au loft ? » questionna Castle à l’intention de son père et de son beau-père.
-« C’était plus simple comme ça mais, maintenant que vous rentrez à la maison, je vais reprendre le chemin de chez moi, » sourit Jim.
-« En fait, j’aimerai bien que tu restes un peu avec nous Papa… J’aimerai pouvoir discuter avec toi de ton mariage avec Maman… Tu sais… »
-« Je répondrai à toutes tes questions du mieux que je pourrai ma Katie, je te le promets. Et j’ai aussi quelques petites choses que ta mère a gardées pour toi… »
-« Vraiment ? » s’étonna Beckett surprise.
-« Oui, j’ai un carton bien caché à mon appartement. Jo m’en aurait voulu si tu étais tombée dessus avant le moment opportun. C’est la seule chose que j’ai réussi à bien faire après son décès… »
-« Tu as réussi plein d’autres choses Papa alors cesse de te culpabiliser et viens m’embrasser, » répondit Beckett émue. « Et j’ai hâte de découvrir ce que Maman et toi me réserviez comme surprise… »
Passé ce moment de pure émotion, tout le monde se mit à discuter de tout et de rien, passant un très agréable moment ensemble. Mais, bien trop tôt vint le moment pour tout le monde de partir.
-« Veux pas rentrer ! » s’exclama Sarah dès qu’elle comprit qu’ils allaient partir.
-« Princesse, regarde-moi. Ce soir c’est la dernière fois que tu pars d’ici sans nous. Demain, Maman et moi nous rentrons à la maison. »
-« Vrai ? » demanda la fillette les yeux pétillant de joie.
-« Oui Sarah, c’est vrai. Demain midi nous serons tous à la maison pour déjeuner mais sache que Papa et moi serons un peu fatigués. D’accord ? »
La fillette hocha vivement la tête en tendant ses bras en direction de Martha. La joie de Sarah était communicative et tout le monde quitta le couple dans la joie et la bonne humeur.
Chapitre 67 : Réflexions
Une fois seuls dans la chambre, Beckett se blottit dans les bras de Castle.
-« Dis-moi Rick, j’aimerai que tu me fasses une promesse. »
-« Tout ce que tu veux… »
-« J’aimerai que tu arrêtes de culpabiliser, tout comme moi, et qu’on commence à vivre notre vie de couple et de famille sereinement. »
-« Pourquoi dis-tu ça ? » s’étonna Castle en se tournant légèrement pour regarder sa fiancée dans les yeux.
-« Peut-être parce que tout le monde a cru en arrivant tout à l’heure que rien ne s’était bien terminé ! Rien qu’en voyant ton air coupable ! Je t’aime Rick et je ne veux plus que personne n’ait de doutes sur nous et notre amour. Je veux qu’on soit guider par l’amour que l’on ressent l’un pour l’autre… »
-« Oh ! Mais où est passé la Kate Beckett que je connais ? Qu’as-tu fait d’elle ? »
-« Elle est toujours là mais elle a décidé qu’elle avait le droit au bonheur et que ce bonheur ne signifiait pas trahir ou abandonner sa mère, » répondit Beckett avec émotion.
-« Je suis fier de toi Kate, tellement fier de la femme que tu es… »
Le couple échangea alors un tendre baiser puis Beckett posa son menton sur l’épaule de Castle.
-« Comment vois-tu notre mariage ? »
-« Je n’ai pas envie de quelque chose d’immense. Juste toi et moi et nos familles… Mais tu as peut-être imaginé ton mariage autrement toi…C’est différent pour toi, tu n’as jamais vécu ça. »
-« C’est vrai qu’avec Maman, on discutait mariage de princesse et tout le tralala… Comme toutes les petites filles et leur maman je pense… »
-« Dis donc Mademoiselle Beckett, je croyais que vous n’aviez jamais fait ça ? » la taquina gentiment Castle.
-« Tu veux savoir oui ou non ? » lança la jeune femme avec un regard noir. « Parce que je ne pouvais pas te dévoiler tous mes secrets non plus ! »
-« Tous tes secrets ? Parce qu’il y en a d’autres ? »
-« Castle ? » intima Beckett en le regardant droit dans les yeux. « Tu veux vraiment savoir ou je me tais définitivement ? »
-« Ok ! Ok ! Alors qu’imaginiez-vous exactement dans ces moment-là ? » demanda Castle curieux.
-« Une immense salle pleine de monde et moi dans la même robe que Sissi… Tu sais la princesse autrichienne… Mon père me guidait jusqu’à l’autel et mon prince charmant dans son beau costume m’y attendait tout sourire… Après il y avait une immense réception et surtout un bal sans fin… »
-« Je ne te connaissais pas ce côté… Fleur bleue ? »
-« Rick ! » s’exclama la jeune femme en le frappant doucement. « Je ne te permets pas de te moquer de mes rêves de petite fille ! »
-« Je ne me moque pas ! Je découvre une autre facette de la personnalité de ma magnifique fiancée… »
-« Hum… Bien rattrapé… » sourit légèrement Beckett avant de poursuivre, sérieuse. « Après le décès de Maman, tout a changé… Mes rêves se sont effondrés et je n’ai plus les mêmes envies qu’à l’époque. »
-« Alors de quoi as-tu envie exactement ? »
-« Rien de fastueux. Quelque chose de simple et d’intime… Avec uniquement les personnes qui comptent pour nous… Toi, moi, les filles, nos parents et nos amis les plus proches… »
-« Je suis d’accord avec toi là-dessus. J’ai eu mon lot de mariages gigantesques et ce n’est pas ce qui compte. Ce qui compte c’est la profondeur de nos sentiments. Tu es ma ‘one and done’ Kate et je ne veux pas gâcher les choses entre nous. »
-« Je ne veux pas non plus gâcher ce que nous avons. D’autant que je sais au plus profond de moi que tu es aussi mon ‘one and done’ Rick… Mes peurs et mes angoisses nous ont déjà fait perdre assez de temps comme ça. Quand voudrais-tu que nous nous marions ? »
-« Ça fait déjà presque quatre ans que nous jouons au chat et à la souris… Je n’ai pas envie d’attendre encore des années… »
-« Et moi je n’ai pas envie d’attendre ne serait-ce que la nouvelle année… » avoua Beckett rougissante.
-« Pardon ? » s’étonna Castle en se redressant brusquement ce qui lui arracha un léger gémissement de douleur.
-« Je n’ai pas envie d’attendre la nouvelle année, » répéta Beckett en obligeant son fiancé à se détendre. « Lorsque ces connards ont fait irruption dans le Old Haunt et t’ont tiré dessus, j’ai cru que mon cœur avait cessé de battre. Je veux vivre le bonheur d’être ta femme, je veux tout avec toi… J’ai eu tellement peur de n’avoir jamais l’occasion de te dire à quel point je t’aime, à quel point tu es important pour moi, à quel point tu me rends meilleure… »
-« Je crois que j’ai une petite idée sur la profondeur de tes sentiments… D’autant que, sinon, tu ne porterais pas cette bague à ton doigt et je ne pourrais pas clamer haut et fort que tu es ma fiancée, ma future femme ! »
-« Je t’aime tellement Rick, » répondit Beckett en embrassant l’écrivain avec passion.
Le baiser s’intensifia jusqu’à ce que l’oxygène ne devienne rare et que le manque ne les oblige à se séparer. Ils restèrent front contre front un long moment jusqu’à ce que Castle ne reprenne la parole pensant à quelque chose…
-« Kate, je suis plus que d’accord pour qu’on se marie rapidement mais il y a une chose qu’il faut qu’on fasse rapidement. »
-« Laquelle ? »
-« On ne peut pas se marier sans demander à Ryan et Jenny si ça les dérange. Ce sont eux qui sont censés se marier d’ici quelques semaines… Pas nous… »
-« Tu as raison, » répondit Beckett en se mordillant la lèvre inférieure. « On ne peut pas gâcher leur moment… »
-« Mais si on fait quelque chose de totalement différent et qu’on a leur accord, on se marie avant la fin de cette année ? » demanda Castle plein d’espoir.
-« Oui ! Oui, oui, oui ! Oh mon Dieu ! Je vais commencer 2012 en tant que femme mariée ! » exulta la jeune femme rayonnante de joie. « As-tu des nouvelles en ce qui concerne notre demande d’adoption ? »
-« Pas encore mais nous n’allons pas tarder à avoir la visite d’une assistante sociale je pense… Tu es prête pour ça ? »
-« Plus que jamais ! Que penses-tu du samedi 31 décembre pour notre mariage ? Comme ça on commencerait l’année en beauté ? »
-« Oh ma Kate… Si on se marie à cette date, on commencera notre vie de couple marié en étant séparé… » soupira Castle déçu.
-« Pourquoi donc ? »
-« Gina a prévu dix jours de promotion début janvier… Je dois partir dès le 1erjanvier au soir pour une tournée promotionnelle qui ne me fera revenir à New York que pour le mariage de Ryan et Jenny… »
-« Quoi ? Mais tu ne peux rien y changer ? »
-« Non. C’était la condition pour que je puisse revenir travailler avec toi en septembre. Ma tournée n’était pas terminée à ce moment-là, » expliqua Castle avant de reprendre en la voyant à deux doigts de dire quelque chose. « Mais c’est ce que je voulais faire ! C’était important pour moi de revenir malgré la colère que je ressentais alors pour toi. Et j’ai bien fait, non ? »
-« Je t’aime tellement Rick… Qu’est-ce que j’ai fait pour te mériter… »
-« Tu es toi, c’est tout. Mais, pour le mariage, ça nous ramène au samedi 24 décembre… Ça ne fait pas un peu cliché ? »
-« Je m’en fiche et ça rendra la fête encore plus belle, non ? » fit Beckett taquine avant de reprendre son sérieux. « Donc on part là-dessus ? Si Ryan et Jenny n’y voient aucun inconvénient, on se mare à Noël ? »
-« Adjugé ! Je suis un homme heureux, si tu savais à quel point ! »
-« Pas autant que moi Rick… Pas autant que moi… Dormons maintenant. Il faut que nous soyons en forme pour le grand retour à la maison demain… »
Avec un immense sourire aux lèvres, le couple s’endormit dans les bras l’un de l’autre, leurs rêves peuplés de leur vie commune future…
Chapitre 68 : Home Sweet Home !
-« Allez, courage Papa ! Plus que quelques pas et tu seras au canapé ! » encouragea Alexis alors que son père perdait quelque peu de ses couleurs. « Tu y es presque ! »
-« Que puis-je faire pour toi Richard ? » s’enquit Martha inquiète.
-« Rien Mère, » grogna Castle se concentrant sur la distance qui lui restait à parcourir.
Après quelques secondes d’efforts supplémentaires, Alexandre aida son fils à s’assoir doucement. L’écrivain était à bout de force mais rapidement un sourire illumina son visage.
-« Ca va Rick ? » demanda Beckett en se blottissant dans ses bras.
-« Mieux maintenant que je suis chez moi, dans mon canapé, avec ma famille autour de moi et ma fiancée dans mes bras… »
-« Tu es bien éloquent tout d’un coup… » marmonna Martha.
-« Je suis désolé Mère, je n’aurai pas dû te parler comme ça… » s’excusa Castle auprès de sa mère. « Mais ce n’était pas trop le moment… »
-« Ne t’en fais pas Richard Darling, je comprends, » répondit Martha en glissant une main dans les cheveux de son fils. « Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous deux en attendant le déjeuner ? »
-« Si ça ne te dérange pas Mère, » fit Castle en étouffant un bâillement. « Je vais essayer de me reposer un peu. Le retour a été plus éprouvant que je pensais… »
-« Et pour toi Maman ? » demanda Alexis en se tournant vers la jeune femme blottie dans les bras de son père. « Je peux faire quelque chose pour toi ? »
-« Non ma Grande ! Tout va bien, ne t’en fais pas. »
Alexis s’assit alors précautionneusement à droite de son père et se blottit contre lui.
-« Tu me dis si je te fais mal, hein Papa ? »
-« Ne t’en fais pas Pumpkin. Tu sais comment te positionner de sorte à ne pas appuyer sur mon ventre donc tout va bien. Et j’aime t’avoir dans mes bras… »
Alexis attrapa le plaid qui reposait à côté d’elle puis recouvrit avec les jambes de Castle et Beckett avant de glisser sa tête sous le bras droit de son père.
-« Ça fait du bien de vous savoir tous les deux suffisamment en forme pour être avec nous à la maison. Vous m’avez manqué… » soupira l’adolescente en écoutant attentivement les battements forts et réguliers du cœur de son père.
Martha, Jim et Alexandre observèrent un instant la petite famille avec un sourire attendri puis, sans un mot, se dirigèrent vers la cuisine pour finir de préparer le déjeuner. Le médecin remarqua tout de suite que la rouquine était préoccupée par l’état de faiblesse de son fils, aussi s’approcha-t-il d’elle et la prit dans ses bras.
-« Ne t’en fais pas Martha. C’est normal ce qui lui arrive. Richard et Kate sont sortis un peu plus tôt que prévu de l’hôpital car je suis présent auprès d’eux. Et pour notre fils, c’est la première fois qu’il sortait de sa chambre. Alors le retour jusqu’au loft lui fait l’effet d’un véritable marathon. Mais il va vite récupérer. Il est en forme. »
-« Merci Alexandre, » soupira Martha en se blottissant contre le médecin. « Je suis heureuse de ne pas être seule pour faire face à tout ça… »
Jim sourit en voyant la proximité des parents de Castle avant de se tourner vers le frigidaire pour en sortir tout ce qu’il fallait pour le repas de fête qu’ils avaient prévu.
Pendant ce temps, Sarah avait disparu depuis qu’Alexis avait pris sa place dans les bras de leur père et personne ne s’en était vraiment rendu compte jusqu’à ce que Castle et Beckett ne la sente se glisser sous le plaid entre eux. Après quelques contorsions, sa petite tête de chipie sortit bientôt avec un regard de chien battu digne des plus grands moments de Castle.
-« Câlin ? »
-« Allez, viens-là Princesse, » sourit Beckett en se décalant légèrement pour faire de la place à la fillette avant de reprendre plus sérieusement. « Mais tu sais que Papa et moi sommes encore très fatigués donc il faut que tu sois sage et que tu fasses attention à ne pas nous faire mal. On est bien d’accord ? »
-« Vi ! » murmura Sarah en trouvant sa place au milieu d’eux.
Castle sourit en se rendant compte que leur retour à la maison avait également été éprouvant pour les filles. En effet, Alexis somnolait doucement sur son épaule et Sarah venait de s’endormir profondément entre eux à peine avait-elle glissé son pouce dans sa bouche.
-« Je crois que certaines personnes se sont fait du soucis… » sourit l’écrivain en caressant doucement les cheveux des filles.
-« Il est vrai que, depuis quelques semaines, rien ne nous est épargné… J’espère qu’on va pouvoir inverser la tendance pour que tout le monde se sente mieux et que Sarah redevienne une petite fille comme toutes les autres de son âge… »
-« En tout cas, on va tout faire pour Kate, je te le promets, » affirma Castle avant de déposer un baiser sur les lèvres de sa promise.
-« Ça fait du bien de rentrer chez soi en tout cas. Et je dois dire que les quelques aménagements qu’ils ont fait ici sont de très bon goût. »
-« J’aime voir tes affaires au milieu des miennes. Je me sens encore plus chez nous et à ma place. J’espère de tout mon cœur que c’est définitif… Je ne veux plus te perdre Kate, plus jamais… »
-« Moi non plus Rick. Je t’aime. »
Pendant de longues minutes, le couple discuta jusqu’à ce que Morphée ne vienne les prendre par surprise, un fin sourire sur leurs lèvres. C’est blottis les uns contre les autres que Jim les découvrit une heure plus tard en allant ouvrir la porte d’entrée du loft à leurs amis.
-« Bonjour Jim ! Alors ? Comment vont-ils ? » s’empressa de demander Gates en pénétrant dans la pièce aussitôt suivie par Esposito, Ryan, Lanie et Jenny.
-« Shh… Ils vont bien. Ils se sont juste endormis dans les bras les uns des autres. Je pense que ça leur fait du bien à tous les quatre, » sourit Jim attendri.
-« Et on va manger quand alors ? » demanda Esposito.
-« Javi ! » s’exclama Lanie en frappant légèrement le latino. « Tu ne penses vraiment qu’à ton estomac ! Ce n’est pas possible ! »
-« Bah quoi ! C’est important non ? »
-« Espo ! Cabrón ! » grogna la voix éraillée de Beckett depuis le salon. « Tu n’es pas au self ici : Si tu n’es pas content et que tu ne peux pas attendre, va au restaurant mais… Fiche-nous la paix ! »
Tout le monde éclata de rire et pénétra dans le salon après s’être débarrassé de leurs vêtements. Gates, Lanie et Jenny se rendirent à la cuisine aider Martha et Alexandre vint rejoindre le groupe pour discuter un moment.
-« Bon, ce n’est pas tout mais, si on veut manger, il va falloir mettre la table ! » annonça alors Jim se levant en claquant ses mains l’une contre l’autre. « Allez, si on s’y met tous, on aura plus vite terminé. »
-« Ryan, tu peux rester un instant s’il te plait ? » demanda alors Beckett décidant de saisir l’occasion qui se présentait. « Je voudrai voir un truc avec toi. »
-« Bien sûr, » sourit l’Irlandais en restant en arrière.
-« Pff ! C’est toujours les mêmes qui sont privilégiés ! » râla Esposito.
-« Tu connais la direction de la sortie Espo si ça ne te plait pas ! » lança la jeune femme avec un sourire en coin. « Oh et pendant que tu vas à la cuisine, tu peux demander à Jenny de nous rejoindre ? Merci ! »
-« T’aider Baby ! » fit alors la voix fluette de Sarah en glissant sa petite main dans celle d’Esposito. « Viens ! »
Le latino quitta le salon en râlant pour la forme et fut bientôt remplacé par la silhouette de Jenny.
-« Vous n’avez faite demandé ? »
-« Approche Jenny, Rick et moi on aurait quelque chose à vous demander… » fit Beckett en se mordant la lèvre inférieure.
Chapitre 69 : Permission
-« Il y a un problème Boss ? » demanda Ryan en s’asseyant avec Jenny face au couple.
-« Kevin, je ne suis pas sûre que ce soit à titre professionnel qu’ils nous aient demandé de rester… Sinon c’est Javier qui serait à tes côtés et non moi, » sourit Jenny avant de plonger son regard dans celui de Beckett. « Déjà des angoisses de jeunes fiancés ? »
-« Jen’ » intervint Ryan avant même que quiconque ouvre la bouche dans la pièce. « Laisse-moi te rappeler que ça fait quatre ans qu’ils se tournent autour, qu’ils jouent au chat et à la souris et se disent ‘je t’aime, moi non plus’ alors laisse-moi te dire que ce n’est pas un titre officiel de ‘fiancés’ qui va faire flipper ‘Mom and Dad’ ! »
-« Mon and Dad ? » s’étonna la jeune femme en foudroyant l’Irlandais du regard.
-« Quoi ? Comme si vous ne le saviez pas depuis le temps ! » tenta de se justifier Ryan en jetant un regard d’appel au secours à sa fiancée.
-« Peut-être ont-ils besoin de pistes ou d’informations pour les préparatifs de mariage ? Je peux vous mettre en contact avec notre organisatrice de mariage si vous voulez, c’est une perle ! »
-« Je te rappelle qu’ils viennent juste de sauter le pas ! Laisse-les un peu respirer ! Ils ont bien le temps de penser à tout ça, voyons ! »
Castle se tourna alors vers Beckett, un sourire espiègle sur le visage.
-« On pourrait peut-être vous expliquer… » fit alors l’écrivain plein de malice en resserrant son étreinte autour de sa fiancée. « Mais c’est vraiment plus drôle de vous laisser chercher comme ça ! »
-« Rick… » sourit Beckett avant de regarder Jenny et Ryan avec une légère gêne. « C’est très gentil à toi de nous proposer de contacter ton organisatrice de mariage mais… »
-« Mais ? » s’impatienta Ryan surpris de voir Beckett ainsi.
-« Ryan, tu veux savoir ou pas ? » demanda Castle. « Parce que sinon, tu peux toujours aider à mettre la table vu que tu connais le chemin de la cuisine… »
-« En fait, » lâcha Beckett brusquement en un souffle. « Ça risque d’être un peu court pour faire les choses normalement… »
-« Pardon ? » s’exclamèrent Ryan et Jenny d’une seule et même voix en ouvrant de grands yeux.
Gênés, Beckett et Castle ne dirent rien et attendirent la suite des questions qui allaient inévitablement suivre.
-« Comment ça ‘un peu court’ ? »
Castle prit une profonde inspiration et raffermit la pression de sa main sur Beckett avant de se lancer en regardant le couple.
-« Voilà. Kate et moi avons déjà commencé à parler un peu de notre mariage et il y a une chose qu’on aimerait mais qu’on ne pourra pas faire sans votre accord. »
-« Notre accord ? Mais pourquoi ? Je ne comprends pas… » s’étonna Ryan.
-« Nous avons tous les deux émis le souhait de nous marier rapidement, » avoua Beckett.
-« Qu’entendez-vous par ‘rapidement’ ? » demanda Jenny en fronçant les sourcils.
-« Que diriez-vous si nous vous annoncions que nous aimerions nous marier cette année ? »
-« En 2012 ? »
-« Non, cette année. Entre maintenant et le 31 décembre… » lâcha Castle incertain.
-« Et comme votre mariage est prévu depuis pas mal de temps, » s’empressa d’ajouter Beckett mal à l’aise. « Nous ne voudrions pas que vous preniez mal la chose… »
-« On ne veut pas vous couper l’herbe sous le pied soyez en certain. C’est juste qu’on n’a pas envie d’attendre… »
-« Mais on comprendrait que vous ne souhaiteriez rien changer. »
-« Quoiqu’il arrive, on respectera votre choix, c’est promis… »
Ryan et Jenny échangèrent un regard avant d’exploser de rire devant l’angoisse évidente du couple.
-« Laissez-nous récapituler… Vous êtes en train de nous dire que vous souhaitez vous marier d’ici au Nouvel An et vous voulez notre permission pour ça ? »
-« En gros… Oui, » marmonna Beckett en s’agrippant désespérément à la main de Castle sous la couverture.
-« Vous savez que vous me faites rire ! C’est adorable ! » s’exclama Jenny avant de s’approcher pour s’assoir à côté de la jeune femme. « Comme si cela nous dérangeait ! Depuis que je connais Ryan, je n’entends parler que de votre couple ! Pas vrai Kevin ? »
-« Qu’est-ce que ça changerait que vous vous mariez une semaine ou deux avant nous, sérieux ? » détourna l’Irlandais en rougissant légèrement. « L’essentiel c’est que vous soyez heureux ! Vous nous auriez demandé si vous pouviez vous marier en même temps que nous je ne dis pas mais là ! Qu’est-ce qu’on en a à faire ! »
Les visages de Beckett et Castle s’illuminèrent d’un immense sourire alors que des larmes de bonheur emplirent les yeux de la jeune femme.
-« Merci… » souffla le couple plein d’émotion.
-« Et vous avez déjà une date en tête ? Une idée ? » demanda Jenny avide de réponse.
-« On a déjà choisi une date mais c’est tout. On a encore pas mal de choses à voir en peu de temps mais on aimerait pouvoir le faire entre nous deux… Vous comprenez ? » demanda Beckett inquiète de leur réaction.
-« Ne vous en faites pas, on sait ce que c’est que les membres de la famille impatient de tout savoir et de tout connaitre, » sourit Ryan. « Avec nous, votre secret sera bien gardé jusqu’à ce que vous décidiez de le révéler à tous. »
-« Merci Ryan, » sourit Beckett, détendue pour la première fois depuis le début de leur conversation.
-« Pas de problème Boss. Je suis ravi pour vous deux. Vous méritez de connaitre ce bonheur. »
C’est alors que de légers coups se firent entendre et qu’Alexandre arriva vers eux.
-« Le déjeuner est prêt. Vous avez terminé ? »
-« Bien sûr Père. Tu veux bien m’aider à rejoindre la table s’il te plait ? »
-« Bien sûr fiston, » répondit Alexandre avec un sourire. « Ryan, vous voulez bien aider Kate ? Je ne voudrai pas qu’elle ait un problème avant de manger. »
-« Alexandre ! » râla Beckett en roulant des yeux.
-« Ah non hein ! Tu m’as déjà fait un malaise, tu ne m’en feras pas un deuxième ! Je suis responsable de vous ! »
-« Père ! Laisse-la tranquille ! »
-« Ah oui ? Et qui va me remonter les bretelles si sa belle tourne de l’œil encore une fois ? Toi ! Alors maintenant vous m’écoutez tous les deux ! »
La petite troupe arriva doucement mais surement autour de la table et s’installa au milieu de la famille et des amis.
-« Bon alors, c’est quoi toutes ces cachotteries ? » lança Esposito en guise de toast.
-« Shut up Espo et mange ! » répondit Beckett avec un regard noir ce qui fit rire tout le monde.
Chapitre 70 : Un lieu
Ce soir-là, après une après-midi éprouvante et émouvante pour le jeune couple de fiancés, Beckett et Castle retrouvèrent avec bonheur l’intimité de leur chambre.
-« C’était épique, » soupira la jeune femme en s’asseyant à côté de l’écrivain.
-« A qui le dis-tu ! » sourit l’homme en faisant glisser sa main le long de la joue de sa fiancée. « Alors c’est parti ? On se marie le 24 décembre ? »
-« Si tu es toujours d’accord… »
-« Katherine Louise Beckett, je t’interdis de commencer à douter ! Je t’aime et je veux vraiment que tu deviennes ma femme. Tu me fais peur quand tu me parles comme ça… »
-« Je t’aime aussi Rick, de tout mon cœur. C’est juste que… J’ai encore un peu de mal à réaliser que ce n’est pas un rêve merveilleux mais la réalité ! »
-« Et si on rentrait dans le concret, ça t’aiderait ? » demanda Castle en observant la jeune femme se déshabiller pour se préparer doucement pour la nuit.
-« As-tu en tête ? demanda la jeune femme en lui faisant face. « Tu veux bien m’aider à enfiler mon t-shirt ? »
-« Approche. Dieu que tu es belle… »
-« Rick ! »
-« Bon d’accord, je me tais ! » sourit l’écrivain avant de se reprendre. « Alors, y a-t-il un endroit où tu aimerais que nous nous marions ? »
-« Etant donné le peu de temps qu’il nous reste que six petites semaines avant la date fatidique, il faut que ce soit un endroit assez grand pour nous accueillir tous mais qui reste aussi discret pour ne pas qu’on ait tous ces vautours de la presse à nos trousses… »
-« Rien qu’à voir ton expression, je peux dire que tu penses à un endroit en particulier, je me trompe ? »
-« Aussi bizarre que cela puisse te paraitre et malgré tous les sentiments contraires que je ressens vis-à-vis de ce lieu, je pensais qu’on pourrait passer les fêtes de fin d’année dans ta maison des Hamptons, » risqua Beckett avec une petite grimace.
Castle ouvrit de grands yeux surpris mais ne dit rien, attendant de voir ce que sa fiancée allait encore lui dévoiler.
-« Tu comprends, je n’ai pas envie de me marier ici, à New York… J’ai envie de calme et de romantisme… Après tout, ce sera mon unique expérience de mariage… »
-« Et ma maison au bord de la plage est en effet un endroit idéal ! D’autant que c’est libre et plutôt désertique en cette période de l’année…, » sourit l’écrivain en la voyant s’installer à côté de lui dans le lit avant de poursuivre, bien décidé de la taquiner un peu. « Et puis, le lit y est très confortable… »
-« Richard Edgar Castle ! Tu as de la chance que mon Glot soit bien sagement rangé dans le coffre-fort ! » s’emballa Beckett en se redressant pour lui faire face, le regard noir de fureur et de jalousie.
-« Bah quoi ? Qu’est-ce que j’ai dit ? » demanda innocemment l’écrivain.
-« Si jamais ce lit est encore présent dans la chambre principale, mariée ou pas, je refuse de pénétrer dans cette pièce ! Je refuse de passer après ton ex-femme ! »
-« Serais-tu jalouse ma Chérie ? »
-« Rick ! On est en train de parler de notre mariage et toi, tout ce que tu trouves à me lancer à la figure, c’est ta dernière escapade avec ton ex-femme ! »
Castle réagit alors rapidement quand il vit la jeune femme commencer à s’éloigner de lui. Faisant fi de la douleur dans son ventre, il la rattrapa et la plaqua contre lui.
-« Kate, regarde-moi, » intima l’écrivain en écartant les cheveux du visage de la jeune femme. « Sache que les Hamptons avec toi n’aura jamais rien à voir avec les ce que j’y ai vécu en compagnie de Gina ou de Meredith. Je ne vais pas te mentir, cette maison je l’ai acheté quand Alexis n’avait que quelques mois. Que ce soit avec l’une ou avec l’autre, passer du temps là-bas n’a jamais été une partie de plaisir. Avec toi, je sais que je pourrai profiter de la vie, des magnifiques paysages et des couchers de soleil… Avec toi, ce sera enfin romantique… »
Castle vit le visage de Beckett se décomposer alors que des larmes inondaient ses beaux yeux verts.
-« Il y a une chose que je ne t’ai jamais dite à propos de mon dernier séjour là-bas… Je veux que tu m’écoutes et, si j’ai tout gâché, c’est moi qui te laisserai et irai dormir ailleurs… »
-« Je ne veux pas qui tu dormes ailleurs Rick. Je t’aime et nous avons tous les deux un passé. Je dois juste l’accepter mais si ça me rend folle de jalousie de t’imaginer avec d’autres… »
-« C’est bon à savoir ça… Je me sens moins seul… Mais revenons-en à ce que je te disais, » ajouta Castle soufflant un bon coup. « Au bout de deux jours là-bas, Gina me tapait déjà sur le système. Je savais qu’elle voulait refaire la décoration de son bureau alors je lui ai proposé de profiter de ses vacances pour superviser les travaux… J’avais vraiment besoin d’air et mon astuce a bien fonctionné. Gina n’a pas passé l’ensemble de mon séjour avec moi dans les Hamptons mais n’est venue m’y rejoindre que de manière épisodique… Et une fois que j’ai eu rompu avec elle de manière définitive en comprenant mon erreur, je me suis tout de suite débarrassé de ce lit pour en racheter un neuf… Une neuf dans lequel personne n’a dormi à part moi depuis. Je te le promets. »
-« Oh Rick, je suis désolée… » murmura Beckett en se blottissant dans ses bras.
-« Tu n’as pas à être désolée Kate. C’est moi qui n’aurai pas dû jouer avec tes nerfs… »
-« Tu me promets que tu as jeté ce lit ? »
-« Je te le jure Kate. Si tu veux, on peut encore en changer. Je me fiche complètement du lit+ mais je veux que tu te sentes bien chez nous, dans les Hamptons. Tu es la seule et l’unique femme qui importe dans ma vie depuis presque quatre ans et la seule avec laquelle j’ai envie de construire un avenir. Tu sais pourquoi j’ai rompu avec Gina et pourquoi il n’y a eu personne dans ma vie depuis ? »
-« Personne ? »
-« Oui Kate. Je n’ai connu aucune femme intimement depuis que j’ai rompu avec Gina il y a presque deux ans. Et tu sais pourquoi ? »
Beckett hocha négativement la tête incapable d’articuler un mot alors qu’elle lisait toute la sincérité de son fiancé dans ses yeux bleue.
-« Parce que j’ai réalisé qu’aucune femme ne me rendrait aussi heureux que toi. Je veux qu’entre nous les choses soient simples et sincère. »
-« Je t’aime tellement Rick, » s’exclama Beckett avant d’embrasser passionnément son fiancé.
L’oxygène venant à leur manquer, le couple se sépara à regret avant de se réinstaller confortablement dans le lit.
-« Rick, je peux te demander quelque chose ? » demanda timidement Beckett en caressant tendrement la poitrine de l’écrivain.
-« Tout ce que tu veux. »
-« Tu crois qu’on peut faire en sorte d’installer mon ancien lit dans notre future chambre des Hamptons ? »
-« Adjugé, » sourit Castle un immense sourire dans la voix. « Alors on a la date et le lieu pour notre mariage ? »
-« On dirait bien oui… Il fera trop froid pour un mariage pieds nus, sur la plage et les pieds dans l’eau mais… Au coin du feu, entourés par l’esprit de Noël et nos plus proches amis… Ce sera magnifique, » rêva Beckett à haute voix.
-« J’ai hâte d’y être… Une idée sur le type de robe que tu souhaiterais avoir ? »
-« N’essaye pas d’aller à la pêche de ce type d’informations tu n’en seras rien avant que le moment soit venu pour toi de me voir, » sourit la jeune femme. « Tu vas découvrir un nouveau côté de ma personnalité… Un côté très ‘traditionnel’… »
-« En parlant de traditionalisme… » fit Castle mal à l’aise tout à coup.
-« Oui ? » demanda Beckett intriguée.
-« J’aimerai une chose… Ça risque de te paraitre bizarre et so not like me mais… » commença Caslte en prenant une profonde inspiration. « J’aimerai qu’on attende notre nuit de noce… D’autant que nous ne pourrons rien faire avant quelques semaines alors qu’est-ce qu’une semaine ou deux de plus ? »
-« Vraiment ? » s’étonna Beckett heureuse en voyant l’écrivain hocher la tête. « Rick, tu m’as attendu des mois… Des années même ! Je peux bien attendre quelques semaines ! Je t’aime ! Always… »
Chapitre 71 : Moment de normalité
Le lendemain de leur retour à la maison, le couple fut réveillé par les cris de joie de Sarah en provenance du salon.
-« Hum… Ça fait du bien de se réveiller dans sa maison, dans son lit… » savoura Castle en s’étirant doucement tel un félin. « Et auprès de sa future épouse… »
-« Sérieusement ? Dès le matin ? » sourit Beckett en roulant des yeux alors que l’écrivain enveloppait la jeune femme dans ses bras.
-« Il va falloir t’y habiter Kate car, d’ici six semaines, tu seras liée à moi pour la vie entière ! Et de ton plein gré en plus, » fanfaronna l’écrivain avant d’embrasser sa fiancée avec passion. « Tu veux bien m’aider à me lever ? J’aimerai reprendre un peu d’autonomie… »
-« Pas envie de demander à Papa Alexandre de t’aider comme hier soir ? » le taquina gentiment Beckett.
Castle grogna pour toute réponse et, avec l’aide de la jeune femme, se dirigea doucement mais sûrement vers la salle de bain. Pendant la demi-heure qui suivit, ils se préparèrent palliant mutuellement aux handicaps de l’autre.
-« Tu te rends compte qu’on a l’air d’un vieux couple comme ça ? » sourit Castle alors qu’il observait la jeune femme terminer d’appliquer son traditionnel maquillage.
-« Si tu arrêtais un peu de me dévisager, on aurait peut-être l’air moins pathétique, » répondit Beckett en roulant des yeux.
-« Ce n’est pas de ma faute si la future madame Castle est superbe… »
L’écrivain s’approcha de la jeune femme et la prit délicatement dans ses bras pour un baiser plein d’amour. C’est alors qu’ils entendirent du mouvement de l’autre côté de la porte de la salle de bain.
-« Pops ! Maman et Papa ne sont pas dans leur chambre ! » fit la voix d’Alexis.
-« Comment ça ‘ils ne sont pas dans leur chambre’ ? »
-« Eh bien j’apportais le plateau du petit déjeuner mais… Il n’y a personne ! »
-« Tu as pensé à la salle de bain ? » demanda alors Martha avec humour.
-« Oh… Oups ? »
La porte de la salle de bain s’ouvrit alors sur Castle et Beckett habillés relax pour la journée et affichant d’immense sourire sur leurs visages.
-« Vous savez les gars, on ne va pas faire un marathon avant quelques mois mais je pense qu’on peut se débrouiller dans une salle de bain… »
-« Mais vous étiez seuls, debout et sans rien dans le ventre depuis hier soir ! » accusa Alexis inquiète qu’il arrive de nouveau quelque chose.
-« Pumpkin, viens me voir un instant » intervint Castle en ouvrant ses bras pour que sa fille s’y blottisse. « Je te promets que ni Kate ni moi n’allons faire quoi que ce soit qui puisse compromettre notre rétablissement. Nous avons des projets et nous ne voulons surtout pas risquer d’avoir à les remettre. »
-« Ah oui ? » demanda Martha curieuse. « Et on peut en savoir un peu plus ? »
-« Laissez-nous un peu de temps et vous saurez tout. C’est promis… » sourit Beckett.
-« Ouh ! » s’enthousiasma Martha. « Je sens du mariage dans l’air ! »
-« Mère ! »
-« Je n’ai rien dit ! Je n’ai rien dit, » chantonna la rouquine en tapotant le lit. « Allez Darling, allongez-vous un peu. Le petit déjeuner familial ne va pas attendre ! »
-« Le petit déjeuner familial ? Qu’est-ce que c’est ? »
-« Bienvenue dans la tradition Castle Kate Darling ! Il s’agit d’un immense petit déjeuner au lit rassemblant tous les membres de la famille après une séparation plus ou moins longue… Et comme tout est prêt, c’est parti ! »
En deux temps trois mouvements, la chambre prit des allures de véritable salle à manger et un festin prit place sur le lit. Pendant près de trois heures, tout le monde se détendit et beaucoup d’anecdotes furent échangées jusqu’à ce que Castle ne se rendent compte que Sarah s’était endormie tout contre lui.
-« Je vais m’occuper de la coucher dans son lit. Elle y sera mieux, » sourit Jim en prenant la fillette dans ses bras. « Et si tu aidais Martha à tout ranger Pumpkin ? »
-« Pas de problème, » sourit l’adolescente en s’extirpant du lit et en ramassant les restes de leur repas.
-« Bon, vous êtes prêts pour un peu d’exercices ? » demanda Alexandre avec un sourire une fois les autres partis.
-« Pour la torture oui, » ironisa Beckett alors que le médecin s’approchait d’elle. « Et en plus, tu commences par moi ! Youpi ! »
-« Oh arrête de râler un peu, c’est pour ton bien ! » sourit Alexandre. « Et puis, si tu veux recevoir rapidement le ‘all clear’ de la police, il faut commencer la rééducation dès à présent. Allez mademoiselle, un peu de motivation ! »
Pendant une bonne demi-heure, Alexandre mobilisa le bras de la jeune femme, lui arrachant par moment des grimaces pendant que Castle écrivait sur son ordinateur.
-« Tu es conscient que c’est ton tour ensuite, »dit Beckett alors que son sourire s’agrandit en voyant l’écrivain grimacer. « Ça te pose un problème ? »
-« Non ! Je suis sûr que Père saura patienter, » sourit Castle sans lever son nez de son écran.
-« Non mais je rêve là ! » s’exclama Beckett. « Alors toi, tu as le temps d’écrire mais moi je dois subir la torture sans broncher ? »
-« Mais je dois terminer mon chapitre moi ! » râla Castle faisant rouler les yeux de la jeune femme d’exaspération.
-« Comme si je n’avais que ça à faire moi ! Ce ne sont que des excuses Rick ! Alors tu ramènes tes fesses et plus vite que ça ! »
Mais Castle continua à taper sur les touches de son clavier, imperturbable. Alexandre observait le match entre son fils et sa fiancée avec attention.
-« Je te préviens Castle, je suis debout et je connais le code de ton coffre-fort. Il ne me faudra que quelques minutes pour aller chercher mon Glot ! »
-« Hum, une minute… »
-« Tu as besoin de cette rééducation si tu veux continuer à me suivre sur le terrain ! » insista Beckett en posant sa main valide sur sa hanche.
-« Oui, oui, pas de problème… J’arrive, » marmonna l’écrivain sans même regarder la jeune femme et éludant ainsi en beauté ses responsabilités.
-« Non mais tu te moques de moi, c’est ça ? Allez ! Debout feignasse ! Et regarde-moi quand je te parle aussi ! Tu dois faire tes exercices ! »
-« Tout ce que tu veux ma Chérie, » répondit Castle en bougeant légèrement histoire de calmer sa belle. « Juste deux petites minutes. Comme ça je termine mon idée et on peut… »
Mais Castle n’eut pas le temps de terminer sa phrase que son ordinateur disparut de son champ de vision.
-« Hey ! » s’exclama l’écrivain en relevant son visage vers celui noir de la jeune femme.
-« Tout compte fait j’abandonne l’idée du Glot car je veux vraiment devenir ta femme mais je peux toujours te confisquer ton ordinateur… Ne t’en fais pas, je vais sauvegarder ce que tu as écrit et tu retrouveras ton cher fichier sur ton bureau, à la fin de ta séance de kiné ! »
-« Mais… » fit Castle penaud en se tournant vers son père à la recherche de soutien.
-« Je ne me mettrai pas entre vous deux ! » fit Alexandre en relevant ses deux mains devant lui. « Mais sur ce coup-là, Kate a raison. Il est vraiment important que tu fasses régulièrement tes exercices… Surtout si tu veux danser comme un cabri à ton mariage ! »
-« Bon, ça va… J’ai compris… » bougonna l’écrivain alors que Beckett quitta la chambre en emportant son précieux ordinateur avec elle.
Chapitre 72 : Père et fils
-« Quoi ? » demanda Castle en voyant le regard dubitatif de son père.
-« Oh rien… Vous me rappelez juste ta mère et moi à notre grande époque… »
-« Ah oui ? Raconte ! » sourit l’écrivain avide d’anecdotes sur ses parents.
-« Eh bien, lorsque j’ai rencontré ta mère, je pouvais passer des heures plongé dans mes livres de médecine en oubliant tout… Manger, dormir… Mais ta mère arrivait tel un bulldozer dans ma bulle et envoyait tout valser, m’obligeant à faire ce que je n’avais pas envie de faire sur le coup… Un peu comme ta Kate à l’instant. »
-« J’imagine bien Mère dans ce rôle, » sourit Castle alors qu’il se levait, aidé de son père et commençait ses exercices sans plus broncher.
-« On dirait que Kate a le même pouvoir sur toi que ta mère sur moi… »
-« Tu parles au passé ou au présent ? » fit l’écrivain intrigué.
-« Du passé… » marmonna le médecin avant d’ajouter mal à l’aise. « Mêlé à beaucoup de nostalgie… »
-« Tu tiens énormément à elle, n’est-ce pas ? Encore aujourd’hui je veux dire… »
-« Oui, » avoua Alexandre. « Mais tellement de choses ont changé… Et puis on n’est plus seul. Il y a toi, Kate et les enfants… »
-« Mais elle te manque ? »
-« J’aime la revoir, apprendre à la connaitre à nouveau… Mais je donnerai tout ce que j’ai pour revenir en arrière… Retrouver cette complicité qui nous unissait… »
-« Tu sais, je trouve Mère plus rayonnante depuis que tu es réapparu dans notre vie. Elle fait plaisir à voir ! Et j’aimerai beaucoup la voir en tornade autoritaire comme tu la décris ! Ça ne te dirait pas de te plonger dans la lecture d’un de tes ouvrages et d’oublier le monde un peu que j’observe Mère en action ? »
-« Richard ! » s’exclama Alexandre. « Arrête un peu de faire le pitre et continuons tes exercices, veux-tu ! »
-« Oh ! Père ! » râla Castle alors que ce dernier ne relâchait pas ses efforts. « Ça fait mal ! »
-« Mama Mia ! Rassure-moi, tu n’étais pas comme ça enfant ? »
-« Selon Mère, j’étais pire que ça ! » sourit l’écrivain avant de redevenir sérieux. « Tu as connu beaucoup de femmes après Maman ? Je veux dire… Tu m’as déjà avoué que tu n’avais jamais réussi à l’oublier mais… »
-« Mes collègues de promotion m’ont surnommé l’ermite après le départ de ta mère… Comme je n’avais plus personne pour me sortir de mes livres, j’ai laissé passer plein d’occasions mais je ne le regrette pas non plus… Je suis heureux de la vie que j’ai vécue. »
-« Et tu as connu… Tu sais… Le ‘Grand Amour’, celui qui fait battre le cœur plus vite… Enfin, si tu ne veux pas répondre, je comprendrai… » s’empressa d’ajouter l’écrivain mal à l’aise.
-« Je l’ai connu et je l’ai laissé partir sans me battre… C’est l’un de mes plus grands regrets alors ne fait pas la même bêtise que moi et ne laissa jamais ta Kate s’éloigner de toi sans exiger une explication. »
-« Sois en assuré Père. Je me battrai bec et ongles pour elle, » sourit Castle en posant une main réconfortante sur l’épaule de son père. « Et, en ce qui concerne Mère, je pense qu’elle n’a jamais vraiment refait sa vie… Les hommes qui sont passés dans sa vie étaient là pour essayer de me donner une figure paternelle mais je pense qu’inconsciemment elle espérait toujours te retrouver… »
-« Essayerais-tu de me remettre avec ta mère ? » sourit Alexandre dubitatif.
-« Moi ? » fit l’écrivain innocemment. « Ce n’est pas mon rôle mais je peux te dire quelque chose… Mère est plus heureuse depuis que tu es là et moi j’aime t’avoir autour de moi aussi… A toi de voir ce que tu veux vraiment car je suis conscient que de se retrouver avec une famille comme la nôtre n’est pas évident… »
-« Richard, regarde-moi, » intima alors le médecin en prenant le visage de son fils dans la coupe de ses mains. « Retrouver la femme qui malgré les années fait toujours battre mon cœur, rencontrer mon fils et me découvrir une famille a fait de moi le plus heureux des hommes ! Je resterai aussi longtemps que tu le souhaiteras et je ne m’imposerai jamais. »
-« Je veux que tu restes dans ma vie et dans celle de mes enfants. Je veux aussi que tu sois heureux, tout comme Mère. J’ai remarqué à quel point vous étiez proche et complice et… Ecoute, je vais être franc, je ne me mettrai jamais entre vous et je veux que vous soyez heureux. Si c’est ensemble alors tant mieux. Si non, essayez juste de rester en bons termes… »
-« Richard, » sourit Alexandre en prenant son fils dans ses bras. « Merci d’être l’homme que tu es. Allez, maintenant, terminons ces exercices car, si ta Kate retourne travailler sans toi, elle va te faire une tête au carré et à moi aussi pendant qu’elle y est ! »
-« Je saurai l’amadouer, » tenta Castle avec un sourire.
-« Kate peut-être mais pas Martha et je peux te dire que je n’ai pas envie de passer dans le rouleau compresseur Martha ! »
-« Tu as peur de Mère ? »
-« On voit qu’elle ne t’a jamais tiré par l’oreille ! »
-« Ouch ! Je compatis… » répondit l’écrivain en se frottant l’oreille au souvenir de certains moments passés avec une certaine détective de son cœur…
Pendant la demi-heure qui suivit, le père et le fils s’attelèrent à faire l’ensemble des exercices prescrit par le kiné de l’hôpital puis ils sortirent bras dessus bras dessous de la chambre pour trouver Kate et Alexis tranquillement installées dans les fauteuils du bureau en train de discuter.
-« Ca va les filles ? Mon ordinateur est sauf ? »
-« Oui Papa ! » répondit Alexis exaspérée par l’attitude de son père. « Comme si Maman pouvait mettre ton métier en péril ! N’empêche, tu as fait sacrément fort ! Lui qu’il faut supplier pour écrire tellement ils passent son temps à être en retard… Tu lui confisques son ordinateur au moment où il se lance dans l’écriture ! »
-« Attends Lexis ! C’est un peu comme si il se mettait à écrire au milieu d’un interrogatoire ! Ce n’est absolument pas le moment quand c’est l’heure de sa rééducation ! »
L’adolescente et le grand-père éclatèrent de rire puis quittèrent le bureau pour rejoindre un Jim et une Martha curieux de savoir ce qui se passait… Castle rejoint alors Beckett et s’assit à côté d’elle.
-« Ca va toi ? » demanda la jeune femme en remarquant quelque chose sur le visage de l’écrivain.
-« Maintenant oui. Merci de nous avoir laissé seuls… Tu sais… Entre Père et fils… »
-« Je sais que tu en mourrais d’envie. Tout s’est bien passé ? »
-« Oui… » répondit Castle en embrassant la jeune femme.
Beckett répondit à son étreinte et le baiser grandit en intensité jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent, à court d’oxygène.
-« Alors, qui veux-tu voir autour de nous pour notre mariage ? »
Chapitre 73 : Dernière mise au point
-« Qui je veux autour de nous ? » demanda Beckett en se blottissant dans ses bras. « Toi, nos filles, nos parents et nos amis… »
-« J’aime quand tu parles d’Alexis et de Sarah comme de nos filles. »
-« Je l’espère vraiment en tout cas. Tu as des nouvelles de Kyle ? »
-« Toujours pas mais ne t’en fait pas, ça ne devrait plus tarder. Ne t’en fais pas, » la rassura alors l’écrivain. « Tu veux que j’appelle Kyle pour voir où ça en est ? »
-« Non, je lui fait confiance puisque tu lui fait confiance… C’est juste que je suis impatiente… »
-« Tu as hâte d’être une Maman officielle… »
-« Oui et j’ai hâte aussi d’agrandir la famille… Il y a une chose que je voulais te demander… » fit Beckett en regardant Castle sérieusement.
-« Dis-moi tout. »
-« Je sais qu’on est tous les deux d’accord pour avoir des enfants mais je me demandais quand tu voulais qu’on commence à les mettre en route ces petits Castle… » demanda Beckett mal à l’aise.
-« Pas avant que tu sois prête ma Chérie. Moi, tu me dirais demain, je signe tout de suite mais je suis conscient que c’est un grand changement pour toi… »
-« Et si je te dis que j’ai envie de sentir grandir en moi la vie demain justement… »
Les yeux de Castle s’illuminèrent de bonheur alors qu’il posait une de ses mains sur le ventre plat de la jeune femme.
-« J’ai peur de comprendre… »
-« J’ai envie d’arrêter la pilule et, quand le moment sera enfin venu, de laisser faire la nature… Tu en penses quoi ? »
-« J’en pense que c’est génial ! Oh ma chérie ! » s’écria Castle fou de bonheur.
-« Hey ! Du calme là-dedans ! On n’est pas obligé de savoir quand vous faites un test de grossesse et qu’il est positif ! Enfin pas tout de suite ! » cria une Martha goguenard depuis la salon.
-« Grand-Mère ! » fit la voix offusquée d’Alexis.
-« Si seulement ils savaient, » murmura Beckett à l’oreille de Castle avant de se lever.
-« ‘Hey ! Tu vas où ? »
-« Suis-moi et tu verras… » répondit la jeune femme en invitant son fiancé à la suivre jusqu’à la salle de bain.
Castle la vit alors Beckett sortir une plaquette de comprimés de son tiroir et, en le regardant dans les yeux, la jeter dans la poubelle. Penchant la tête sur le côté, elle observa les yeux de l’écrivain se remplir de larmes.
-« Hey ! Je n’ai pas fait ça pour te faire pleurer Rick ! » s’étonna la jeune femme en s’approchant de l’écrivain et se blottissant dans ses bras.
-« Je sais c’est juste que je viens de t’imaginer avec un joli ventre arrondi… Et j’ai hâte en fait, » sourit Castle en caressant tendrement et amoureusement son ventre.
-« Il va falloir attendre encore un peu… Surtout qu’un certain monsieur souhaite qu’on attende jusqu’au mariage ! En parlant de ça… Je peux te demander pourquoi c’est si important pour toi ? »
-« Parce que je veux faire les choses bien Kate. Lors de mes deux premiers mariages, j’ai franchi le pas pour de mauvaises raisons… Meredith était enceinte et, pour Gina, je voulais donner un semblant de vie normale à Alexis… Alors, avec toi, je ne veux rien gâcher. Je veux faire les choses dans l’ordre, tu comprends ? »
-« Oui, je comprends, » sourit Beckett en caressant doucement son visage. « Je t’aime Rick Castle. »
-« Je t’aime Kate Beckett ! »
Le couple échangea un nouveau baiser avant de se diriger vers la chambre et leur lit.
-« Alors, pour en revenir au mariage, si on est bien d’accord, il y aura douze personnes sans compter le prêtre. C’est bien ça ? »
-« Je voulais justement te demander quelque chose… J’avais envie de proposer à Père d’inviter sa sœur et son mari… Tu sais, ce sont les seuls soutiens qu’il ait eu après le départ de Mère et j’aimerai les rencontrer… Enfin si tu es d’accord bien sûr… »
-« C’est ta famille alors je serai honorée par leur présence. Surtout s’ils sont aussi gentils que ton père ! »
-« Ma future épouse est vraiment une femme merveilleuse… Dis-moi, tu l’aimes bien mon père… » demanda Castle taquin.
-« On va dire qu’il me rappelle beaucoup son fils… Ressemblance physique, humour proche… Il a un certain charme malgré son âge ! Si mon cœur n’avait pas été déjà pris, je pense que j’aurai un véritable faible pour lui ! »
-« Kate ! » s’offusqua l’écrivain. « C’est mon père ! »
-« J’aime te faire enrager, » rigola Beckett en déposant un tendre baiser sur ce petit coin sensible, derrière l’oreille de son fiancé.
-« Et si, au lieu de me faire enrager, tu me disais qui tu aimerais avoir comme témoin… » bouda Castle en glissant sa main sous le t-shirt de la jeune femme.
-« Une chose est sûre, il y aura Lanie mais je pense aussi demander à ta mère… »
-« Ma mère ? Pourquoi ? »
-« Parce que je sais que tu n’as pas envie de choisir entre Ryan et Esposito et que ta mère a fait beaucoup pour moi au cours de ces quatre années… »
-« En tout cas, tu me connais bien et tu as raison. Je n’ai pas envie de choisir entre les deux membres de la fine équipe ! »
La jeune femme sourit avant qu’elle ne sente que son fiancé semblait préoccupé par quelque chose.
-« Quoi ? Qu’est-ce qui te tracasse ? »
-« Lorsque tu t’es enfuie à l’hôpital, Alexis t’a retrouvée dans la chapelle. »
-« C’est vrai… Mais pourquoi cette question ? »
-« Je me demandais si tu ne préfèrerais pas que ce soit un prêtre qui nous unisse plutôt qu’un juge… »
-« C’est vrai que j’aimerai beaucoup que le prêtre de ma famille nous marie mais, étant donné la date, je ne veux pas faire ma difficile non plus… »
-« Et si tu me laissais voir ce que je peux faire ? »
-« Et me faire un miracle Castle ? »
-« Et te faire un miracle Castle, oui… Si je peux du moins. Sur ce coup-là, je ne peux rien te promettre mais je vais essayer. »
-« Merci… Ca me touche beaucoup. »
-« Pas de problème ma Chérie, » répondit Castle avant de l’embrasser. « Comme je te l’ai dit, je ferai tout pour toi. Je t’aime. »
-« Pas autant que moi Rick… Pas autant que moi… » répondit Beckett avant de prendre à nouveau possession de ses lèvres.
-« Il va falloir qu’on leur dise tu sais… »
-« Hum… » râla la jeune femme. « J’aimais bien le fait que ce soit notre petit secret… Rien qu’à nous deux… »
-« Mais si on veut que le mariage ait lieu comme prévu, il va nous falloir du renfort ! Surtout si on veut que tout reste discret pour que ce soit notre moment et non celui des choux gras de la presse ! »
-« Tu as raison… »
-« J’aime quand tu me dis que j’ai raison… »
-« Papa, Maman ? » appela alors Alexis depuis la porte de la chambre.
-« Oui ma Grande ? »
-« On a de la visite… »
Chapitre 74 : L’annonce
Lorsque Beckett et Castle pénétrèrent quelques minutes plus tard dans le salon, ils sourirent en voyant la fine équipe réunit.
-« Décidément, ma maison devient votre maison, » sourit Castle. « Qu’est-ce qui vous amène ? L’enquête ? »
-« Oh arrête ! Ne m’en parle pas ! A cause de votre agression, les grands pontes de la police nous ont retiré l’affaire ! Il a fallu qu’on donne tout à l’équipe du 16th… » s’enflamma Esposito.
-« Quoi ? » s’exclama Beckett en s’avançant doucement. « Mais c’est dégueulasse ! C’est notre enquête ! »
-« Plus maintenant malheureusement, » soupira Gates avant d’ajouter. « Et ce n’est pas faute d’avoir bataillé pour ne pas ce que ça arrive… »
-« Merci d’avoir essayé Sir, » fit la jeune femme en se dirigeant vers la cuisine.
-« Tu vas où comme ça Katie ? » demanda Jim inquiet pour sa fille.
-« Papa ! Je vais juste me servir un verre d’eau, » sourit gentiment Beckett en jetant un coup d’œil par-dessus son épaule.
Castle la suivit et glissa ses bras autour de sa taille pendant que la jeune femme se servait un verre.
-« Prête ? » souffla l’écrivain à l’oreille de sa fiancée qui acquiesça malgré sa nervosité. « Détend-toi, ils ne vont pas nous manger ! »
-« Ça c’est toi qui le dit… » répondit la jeune femme avant de lui voler un baiser avant de demander à l’intention de leur assistance. « Quoi ? »
-« Pitié, dites-moi que vous serez un peu moins ‘chessy’ dans quelques semaines quand vous reviendrez travailler ! » se lamenta Esposito.
-« Ils ont plutôt intérêt en fait sinon je ne pourrais pas garder Monsieur Castle avec nous, » fit remarquer Gates assez froidement avant d’ajouter plus doucement. « Et je pense que ce serait une perte pour notre poste de police. »
-« Je vous rappelle que vous êtes chez nous et qu’ici nous sommes libres de faire tout ce que nous voulons ! » répliqua Beckett au tac au tac.
-« Nous voudrions d’ailleurs profiter de votre présence à tous ici pour vous faire part de quelque chose si vous avez un peu de temps… » ajouta mystérieusement Castle piquant la curiosité de tous.
-« Moi je vous le dis, » chatonna Martha. « Il y a du mariage dans l’air ! »
-« Martha ! Laissez-les respirer un peu ! Ils viennent juste de se fiancer ! » sourit Jim.
-« En fait Papa, Martha n’a pas tord… » répondit Beckett avant de jeter un regard amoureux à son fiancé. « Il y a effectivement du mariage dans l’air… Vous faites quoi pour Noël ? »
-« Pour Noël ? Mais pourquoi tu nous parles de Noël Maman ? »
-« Parce que Kate et moi avons décidé de nous marier le 24 décembre prochain et que vous êtes tous cordialement invités à participer à ce moment important pour nous. »
Pendant quelques instants, le silence se fit dans la pièce avant qu’une véritable explosion de joie ne se fasse entendre. Lanie se précipita dans les bras de sa meilleure amie pendant qu’Esposito et Ryan échangeaient un ‘hi five’ tonitruant.
-« Je suis tellement fière de toi ma belle ! Tu mérites d’être heureuse et, avec Writer Boy, je sais que ce sera le cas… »
-« Merci, » répondit Beckett émue en jetant un œil à son fiancé qui serrait sa fille dans ses bras.
La jeune femme aperçut alors Martha entrainer Alexandre dans une danse digne de l’actrice puis se jeter dans ses bras pour une franche accolade.
-« Notre petit va enfin épouser la femme qui lui était destiné depuis le premier jour ! Tu te rends compte ? »
Jenny vint alors à son tour féliciter la jeune femme comme si elle n’avait jamais su que ce moment arriverait aussi vite ce qui fit énormément sourire la jeune femme.
-« Je ne te connaissais pas ce talent d’actrice, » glissa la jeune inspectrice à la fiancée de son collègue et ami.
-« Je ne veux surtout pas trahir votre secret. Tu seras une superbe mariée. »
Les congratulations se poursuivaient dans la joie et la bonne humeur quand Beckett remarqua que son père n’avait toujours pas bougé d’un iota depuis l’annonce de la date de leur mariage. Jim restait en effet prostré, les yeux écarquillés et la bouche bée. Quittant les bras de sa future belle-mère, la jeune femme se dirigea vers son père et remarqua une larme solitaire couler le long de sa joue.
-« Papa ? Ça va ? » s’inquiéta Beckett. « Qu’est-ce qui se passe ? »
-« Mon bébé… Mon bébé va se marier… » fit alors la voix éraillée de Jim.
-« Oh Papa ! » sourit la jeune femme en se blottissant dans les bras de son père. « Ce n’est pas parce que je vais me marier que je ne serai plus ta petite fille… »
« J’ai gâché tellement de temps auprès de toi et maintenant tu vas te marier… »
-« Arrête de t’en vouloir. Le plus important pour moi c’est que tu sois là pour le conduire jusqu’à Rick dans quelques semaines. »
-« Oh je serai là ! Tu peux en être certaine ! Je ne manquerai ça pour rien au monde ! Tout comme te faire découvrir le carton que ta mère avait préparé pour toi en prévision de ce grand jour ! Elle serait tellement fière de toi aujourd’hui… »
-« Merci Papa… » répondit Beckett la gorge nouée en enfouissant son visage dans le cou de sn père. « Ça compte énormément pour moi… »
-« Moi je dis qu’il faut fêter ça ! Et en beauté ! » s’exclama Martha en se dirigeant vers la cuisine. « Alors ? Où ça aura lieu et qui sera présent à part nous ? »
Tout le monde s’installa autour de la table pendant qu’Alexis partit à la recherche de Sarah qui avait été réveillée par le bruit des félicitations. La fillette prit place sur les genoux de Beckett qui ouvrit de grands yeux en voyant chacune des personnes présentes sortirent leurs porte-monnaie.
-« Bon alors moi je dis… 100 dollar sur un mariage de folie à l’autre bout du monde ! Le soleil, la mer et le sable chaud… » lança Martha.
-« Je suis, » s’exclama Alexis. « Et je rajoute 50 dollar pour le folklore local ! »
Castle et Beckett échangèrent un regard incrédule avant d’entendre la voix d’Esposito se fit entendre.
-« Moi je dirai à la Grande Eglise de Central Park avec tout le gratin New Yorkais ! »
-« Bro, je te signale qu’ils n’ont que six semaines pour tout organiser ! Et puis, je te rappelle que Beckett n’aime pas la presse… Qu’en penses-tu Jenny ? »
-« Moi je dis que ce sera quelque chose de simple mais luxueux… Un peu comme ces cottages à la sortie de la ville… Tu sais, on les avait visités au début de nos préparatifs de mariage. »
-« Oh oui ! Je suis sûr que ça plairait beaucoup ! »
Alexandre ouvrait toutes grandes ses oreilles pendant que Jim réfléchissait.
-« Je pense que ce sera quelque chose de complètement différent, » intervint alors le père de Beckett. « Ma fille n’est pas quelqu’un de fastueux et j’ai comme l’impression que Rick a pas mal changé à son contact… Je tablerai plus sur quelque chose de simple et d’intime. Je ne sais pas où, je ne sais pas comment mais j’en ai l’intime conviction… »
Les billets s’amoncelaient sur la table quand y Gates ajouta une épaisse liasse.
-« Moi je vote pour le poste de police ! Castle l’aime trop pour imaginer un mariage ailleurs ! »
-« Vous semblez tous avoir une sacré opinion de mon fils tous autant que vous êtes ! Je le savais extravagant mais à ce point ? Vraiment ? »
Tout le monde sourit avant de se tourner vers Lanie qui n’avait pas encore parlé.
-« Moi je pense à un mariage qui ferait ressortir le côté rebelle de Beckett ! Pourquoi pas quelque chose autour de la moto… »
-« Du moment qu’il n’y a pas Josh dans l’équation… » marmonna Castle.
-« Rick ! » sourit Beckett en posant sa tête contre l’épaule de l’écrivain. « Et sinon, il se passe quoi avec l’argent si personne ne trouve ? »
Chapitre 75 : Détails pratiques
-« Quoi ? Personne ne s’en approche ne serait-ce qu’un peu ? » s’étonna Martha.
-« On va dire qu’il y a du vrai dans ce qu’a pu proposer Papa mais là encore ça reste très vague… »
-« Alors c’est à Gramps de décider ce qu’il veut faire du pactole, » sourit Alexis. « Mais il n’empêche… On veut tout savoir ! »
-« Comme nous vous disions, nous allons nous marier le 24 décembre. La cérémonie aura lieu dans le salon de notre maison des Hamptons en présence de vous tous, du prêtre mais également de ta sœur et son mari Père, s’ils veulent bien se joindre à nous... J’ai envie de les rencontrer mais aussi de les remercier pour le soutien qu’ils t’ont apporté… »
-« Waouh ! Euh… Je vais l’appeler oui et lui demander… Mais il va falloir que je lui explique que j’ai retrouvé la femme de ma vie et qu’elle m’a donné un fils et que ce fils va se marier et qu’il voudrait que nous soyons présent… Oh et aussi que son neveu n’est autre que son écrivain préféré ! J’entends déjà son cri strident d’ici… »
-« Si tu as besoin, je peux t’aider, » proposa Castle mais son père était plongé dans son monologue et ne l’entendait pas.
-« Et alors quand je vais lui dire que son neveu va se marier avec la vraie Nikki Heat ! Elle ne voudra jamais me croire et risque même de s’évanouir ! »
-« Euh… Alexandre… Nous aimerions que notre mariage ne finisse pas à la une des tabloïd alors il va falloir trouver une solution pour que ta sœur ne trahisse pas notre petit secret, » s’inquiéta Beckett en regardant son fiancé.
-« Pas de presse ? » demanda Martha surprise.
-« Pas de presse en effet, » confirma son fils avec un sourire. « Une fois que nous aurons regardé l’ensemble des photos que nous aurons fait pendant cette magnifique journée, nous la communiquerons à Paula pour que ces vautours soient satisfaits mais je refuse de remettre ma famille en danger ! »
-« Alors il vaut mieux que j’aille voir ma sœur chez elle pour tout lui expliquer calmement. En tout cas, je suis très touché que vous souhaitiez la présence de ma famille. »
-« Ta famille c’est aussi ma famille, » sourit Castle. « Et si tu veux que je t’accompagne, je le ferai avec plaisir. »
-« On va trouver une solution mon grand, » sourit Alexandre. « Mais dis-nous tout. Je suis sûr que vous avez d’autres idées en tête pour ce grand jour qui sera le vôtre. »
-« En effet… » répondit Beckett avant de se tourner timidement vers Lanie et Martha. « Que diriez-vous d’être mes témoins ? »
-« Je… Mais bien sûr ! » s’écria alors la médecin légiste en se levant pour serrer son amie dans ses bras.
-« Merci Lanie… Martha ? »
-« Je… Euh… » essaya de répondre Martha.
-« Wow ! Ça c’est une première ! Mère est sans voix ! »
-« Tu es sûre Kate ? » demanda timidement la rouquine.
-« Martha, depuis que je connais ton fils, tu m’as accueilli dans ta famille à bras ouvert. Tu as toujours été là pour moi avec plus ou moins de discrétion et surtout, surtout, tu as été un pilier pour Rick alors que j’enchainai les bêtises vis-à-vis de lui… »
-« Alors ce serait un immense honneur Darling, » sourit l’actrice émue aux larmes.
-« Oh Martha ! Je n’ai pas dit ça pour te faire pleurer ! D’abord Papa, maintenant toi… » s’exclama la jeune femme en se dégageant de Lanie pour prendre sa future belle-mère dans le creux de son bras valide.
-« Et sinon Bro, » intervint Esposito en bombant le torse. « Quand est-il de ton côté ? Une idée sur qui sera ton témoin ? »
-« Javi ! Mais tu ne changeras donc jamais ! » s’exclama Lanie faussement outrée par l’attitude du latino.
-« Bah quoi ? Il faut bien que je me positionne car j’ai comme l’intuition qu’il n’y aura plus de nouveau mariage Castle après le 24 décembre ! »
-« Rassure-toi Bro, Ryan et toi aurez une place de choix à mes côtés si vous êtes d’accord, » sourit Castle.
-« Bien sûr qu’on est d’accord ! » s’enflamma Esposito.
-« Cool ! Chérie, nous avons trouvé les volontaires pour la mise en place du buffet pendant la cérémonie. »
-« Qu… Quoi ?! » fit le latino en ouvrant de grands yeux surpris.
Son expression estomaquée fit rire tout le monde autour de la table et Sarah quitta doucement sa place pour rejoindre Esposito et glisser sa petite main dans celle de son grand copain.
-« Câlin ? » demanda la fillette.
-« Toi au moins tu me comprends Princesse, » soupira le latino en prenant Sarah dans ses bras. « C’est pas comme ton père ! »
La fillette se blottit contre le latino et lui tapota la joue avec compassion.
-« Comme c’est mignon ! » ironisa Castle. « Et arrête un peu de râler Espo ! Bien sûr que je vous veux Ryan et toi comme mes témoins ! Pas le Pape ! »
-« Vrai de vrai ? »
-« Non Espo je me moque de toi ! » fit Castle exaspéré avant de se tourner vers Beckett. « Mais il est pire que moi ! »
-« Désolée mon Chéri mais il ne peut pas y avoir pire que toi ! Même si Esposito fait tout pour essayer de t’égaliser, il en est encore loin… »
-« En tout cas, » intervint alors Ryan alors que Castle lançait un regard noir à sa fiancée. « Je serai honoré de tenir le rôle de ton témoin Bro. »
-« Hey ! Arrête un peu de faire ton fayot ! Moi aussi je suis content d’être ton témoin, » s’empressa d’ajouter Esposito.
-« Il faut vraiment qu’Espo arrête de trainer avec Castle, » souffla alors Lanie à l’oreille de Beckett.
-« Ça va être un peu difficile maintenant qu’il va devenir mon mari, » sourit la jeune femme. « J’ai encore du mal à me faire à l’idée quand dans six semaines… »
-« Il va falloir t’y faire ma grande ! »
-« Te faire à quoi ma belle ? » demanda Castle en prenant sa fiancée dans ses bras.
-« A devenir Madame Castle dans six petites semaines. J’ai encore du mal à réaliser parfois… » sourit Beckett en volant un baiser à son écrivain.
-« Oh pitié ! Il existe des chambres pour ça ! »
Pendant près d’une heure, tout le monde discuta des préparatifs des mariages à venir car Beckett veillait à ce que l’union de Ryan et Jenny ne passe pas complètement à la trappe. Cela toucha beaucoup le jeune couple et la jeune blondinette prit la brunette à part.
-« Tu as déjà une robe ? »
-« Non mais, avant de chercher, je veux savoir ce que ma mère a précieusement conservé de son mariage avec Papa pour moi. »
-« Tu as bien raison. Si tu as besoin de quoique ce soit, n’hésite pas à me contacter. »
-« Merci Jenny. Tu es une merveilleuse jeune femme et Ryan a beaucoup de chance de te connaitre et de t’avoir dans sa vie. »
Voyant sa fiancée occupée, Castle prit Jim à l’écart et ce dernier comprit que ce qu’avait son futur gendre à lui dire était important.
-« Qu’y a-t-il Rick ? »
-« Je sais que votre fille et vous êtes catholiques et Kate a émis le souhait que le prêtre de son enfance nous unisse. Vous pensez que ce serait possible ? »
-« Oh Rick ! Si je ne savais pas déjà à quel point vous aimez ma fille, je pense que cette attention aurait achevé de m’en convaincre, » s’exclama Jim en prenant l’écrivain dans une étreinte toute paternel. « Vous permettez que je m’occupe de ce souhait de ma Katie ? »
-« Ce serait un honneur Jim, un véritable honneur, » répondit Castle ému par la confiance que lui témoignait son futur beau-père.