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Série : Castle
Création : 11.12.2011 à 14h45
Auteur : Lilou004
Statut : Abandonnée
« Une histoire Caskett où Beckett ne ressemble pas vraiment à la Beckett de la série... » Lilou004
Cette fanfic compte déjà 188 paragraphes
Chapitre 86 : La lettre
Pendant ce temps, à l’appartement, la sonnette de la porte d’entrée tira Beckett de sa lecture. Elle posa son livre sur la petite table à côté d’elle après y avoir inséré un marque page, se leva et s’étira avant de rejoindre le salon. Lorsqu’elle ouvrit la porte d’entrée, elle fut surprise de découvrir Franck derrière Jim avec une grande malle entre eux.
-« Bonjour Papa. Franck. Je peux vous aider à quelque chose ? »
-« Dis-nous où tu veux qu’on s’installe ma Katie. Comme ça, Franck m’aidera à y transporter ta malle. »
-« C’est… C’est le ‘carton’ dont tu m’as parlé ? Celui de Maman ? » demanda timidement Beckett en observant l’objet.
-« En effet… »
-« Alors mets-là dans notre chambre à Rick et moi. Comme ça, si quelqu’un rentre, on sera toujours protégé des regards… »
Sans en attendre plus, Jim et Franck transportèrent l’objet dans la chambre et la posèrent à côté du lit puis le portier s’excusa.
-« Bonne journée Monsieur Beckett, Mademoiselle Beckett. »
-« Bonne journée à vous aussi Franck et merci pour votre aide. »
-« C’est mon rôle Monsieur, » répondit l’homme avant de disparaitre.
Jim se retourna alors vers sa fille et la vit un peu perdue aussi s’approcha-t-il d’elle et la prit-il dans ses bras.
-« Ça va aller ma Katie ? »
-« Oui, » souffla la jeune femme après avoir pris une profonde inspiration. « Tu sais ce qu’il y a dans cette malle ? »
-« Oui. Ta mère et moi l’avons fait ensemble. Viens, tu vas comprendre, » sourit Jim en entrainant sa fille par la main vers sa chambre.
Père et fille s’installèrent sur le lit côte à côte et le silence s’installa jusqu’à ce que Beckett le brise.
-« Comment vous en êtes arrivés à faire cette malle ? » demanda-t-elle curieuse.
-« Lorsque nous avons découvert que Johanna était enceinte, elle est entrée dans une véritable ferveur. Elle voulait absolument rassembler toute notre histoire dans une malle pour la transmettre à l’enfant qu’elle portait… Toi en l’occurrence. »
-« Vraiment ? »
-« Oui, vraiment. Et avant d’ouvrir la malle, j’aimerai que tu lises la lettre qu’elle a écrite en revenant d’une échographie… » répondit Jim en tendant une lettre à sa fille.
Prenant une grande inspiration, Beckett prit l’enveloppe dans sa main tremblante et observa l’écriture ronde de sa mère. Emue, elle fit glisser le bout de son doigt sur les lettres qui formait le nom du destinataire : « A ma fille ».
-« Papa, je… Je ne suis pas sure d’y arriver… » souffla Beckett en relevant ses yeux brillant de larmes vers son père.
-« Prends ton temps ma Belle. On a toute la journée si tu veux. »
-« Tu ne pourrais pas… Tu sais… Me la lire toi ? »
-« D’accord, » répondit Jim en reprenant la missive des mains de sa fille.
Sous le regard de la jeune femme, Jim ouvrit l’enveloppe en faisant bien attention à ne pas la déchirer outre mesure puis il s’assit plus confortablement sur le lit et déplia la lettre avec précaution. Une larme s’échappa doucement lorsqu’il reconnut l’écriture de sa défunte femme et une boule se forma dans sa gorge. Jim jeta un regard à sa fille et vit qu’elle s’était recroquevillée sur elle-même. Sans rien dire, il déplia la lettre et commença sa lecture.
« A toi, ce bébé que j’attends,
Aujourd’hui Jim ton papa et moi avions rendez-vous chez le médecin pour vérifier que tout allait bien pour toi. Et tu sais ce que nous avons découvert ? Que tu étais en pleine forme ! Un bébé plein de vie nous a dit le médecin avec un immense sourire. Et ensuite il nous a demandé si nous souhaitions savoir si tu étais une petite fille ou un petit garçon parce qu’il a dit que tu étais un bébé plutôt gentil. Je n’avais pas vraiment envie de savoir mais, lorsque j’ai vu les yeux de ton père se mettre à briller à l’idée de savoir, j’ai donné mon accord au médecin. Et tu sais quoi ? Tu es une petite fille ! On va avoir une petite fille ! Oh mon Dieu, j’ai encore du mal à contenir mon émotion tellement je suis heureuse ! J’ai tellement de chose à te dire, à t’apprendre aussi ! Et Jim… J’ai cru qu’il allait fondre en larmes… Il refusera toujours de l’admettre mais j’ai bien vu une larme ou deux qui s’échappaient de ses magnifiques yeux ! »
La voix de Jim se cassa dans sa gorge. Elle-même émue, Beckett se déplaça pour s’installer derrière son père, se plaqua contre lui, l’entoura de ses bras et enfouit son visage dans le creux de son cou.
-« Merci ma Katie… »
-« Elle me manque aussi Papa… »
Père et Fille restèrent dans les bras l’un de l’autre pendant un moment avant que Jim ne se soit suffisamment ressaisi pour continuer sa lecture.
« Si tu savais à quel point j’aime ton père ! Le jour où je l’ai rencontré reste gravé dans ma mémoire comme si c’était hier… C’était le premier jour de mon nouveau travail et mon nouveau patron voulait me présenter ce collègue avec qui j’allais travailler, un certain Jim Beckett. Lorsque j’ai pénétré dans son bureau, je… Je suis tombée sous le charme mais les choses n’ont pas été simples entre nous. J’ai même failli abandonner à plusieurs reprises… Et puis, au bout de trois longues années de patience, ton père a enfin ouvert les yeux. Mais j’ai décidé qu’il n’allait pas obtenir tout d’un coup, je l’ai fait mariner à mon tour. Il a fallu qu’il n’offre des cafés puis j’ai accepté ses invitations à diner… Non mais ! Je ne l’avais pas attendu pendant trois ans pour lui faciliter la tâche… »
Jim sourit doucement en se remémorant ces moments.
-« Alors comme ça tu as mis trois longues années avant de te rendre compte que tu aimais Maman ? » s’étonna Beckett.
-« Oui… Et aujourd’hui je donnerai tout ce que j’ai pour revenir en arrière et profiter de chaque instant de ces trois années… La vie est trop courte pour en gâcher une seconde de bonheur Kate, crois-moi… »
-« Je l’ai compris récemment… Ne t’en fais pas Papa, quand j’ai vu Rick étendu sur le sol, j’ai cru que mon cœur cessait de battre. Je… Je crois même que c’était pire que quand ce policier nous a dit pour Maman… »
-« C’est parce que Rick détient ton cœur depuis longtemps… Et ne me dis pas le contraire, je te connais Kate. »
Kate sourit alors que ses joues prenaient une légère teinte rouge.
-« Tu sais, le bonheur et la vie de famille te vont bien ma Katie. »
-« Ils me rendent heureuse… Tu continues la lecture ? »
Jim déposa un baiser sur la joue de sa fille avant de reprendre.
« Mais passons. L’essentiel c’est qu’aujourd’hui nous sommes heureux et mariés mais surtout que toi, notre petite fille, tu grandis en moi… Je n’arrête pas de caresser mon ventre, juste au-dessus de l’endroit où tu te caches encore. Et comme tu es une petite fille, je veux absolument préparer pour toi la même chose que ce que ma mère avait fait pour moi… Je vais donc embêter ton père jusqu’à ce qu’il prenne tout le temps nécessaire pour rassembler l’ensemble des trésors de notre mariage afin que tu les découvres une fois que tu seras toi-même fiancée… Je vais rajouter quelques petites choses que j’aurai également aimé trouver dans le carton que Maman, enfin ta Grand-Mère, avait fait pour moi. J’espère que tu aimeras comme j’ai aimé quand ce fut mon tour et je suis presque persuadée que je verrai dans tes yeux ma fille les mêmes larmes de bonheur et d’émotions que celles que j’ai moi-même laissé couler ce jour-là… En attendant de te rencontrer, voilà qui va m’occuper. A bientôt ma fille, tu es mon trésor le plus précieux à ce jour avec ton père… Je t’aime déjà, Johanna. »
-« Oh Maman, » murmura Beckett au travers du torrent de larmes qui dévalait le long de ses joues. « Moi aussi j’aurai tellement aimé que tu sois là, avec nous, aujourd’hui… »
-« Ma Katie… » souffla Jim en se tournant pour prendre sa fille dans ses bras. « Tu sais, même si Johanna n’est pas physiquement avec nous, je suis persuadé qu’elle nous regarde de là où elle est et qu’elle est fière de toi et de la femme que tu es devenue. Et à mon avis, la connaissant, elle doit trépigner d’impatience depuis que nous sommes tous les deux dans cette chambre avec cette malle ! »
Cette dernière remarque fit sourire le père et la fille malgré leurs larmes.
-« On l’ouvre alors ? » demanda Beckett en regardant son père droit dans les yeux.
-« Non, tu l’ouvres. Moi je sais déjà ce qui se cache à l’intérieur. »
Chapitre 87 : La malle
Beckett regarda son père avec intérêt puis sortit de ses bras pour s’assoir face à la malle, son père à ses côtés. Prenant une profonde inspiration, elle se pencha et en caressa le dessus avec émotion.
-« J’ai peur Papa… »
-« De quoi ma Katie ? » s’étonna Jim.
-« Et si je n’étais pas prête à recevoir son cadeau ? Et si je ne savais pas comment gérer tout ça ? Je vais découvrir les trésors de votre mariage mais je sais… » commença Beckett avant de prendre une profonde inspiration. « Je sais qu’elle ne sera pas là pour partager ce moment important de ma vie… Pour répondre à toutes les questions que je me pose… Pour calmer mes angoisses… Je ne veux pas tout foutre en l’air avec Rick… »
-« Regarde-moi Katie, » fit alors Jim en prenant le visage baigné de larmes pour le relever et plonger son regard dans le sien. « Rick t’aime depuis des années et il est prêt à tout pour toi. N’oublie pas qu’il a patienté pendant près de quatre années. Et toi ma fille, je ne t’ai jamais vu aussi prête dans ta vie pour quelque chose. Et ce quelque chose c’est Rick, l’homme que tu aimes avec ta tête, avec ton cœur, avec ton corps et avec ton âme ! C’est le bon. Je le sais et, plus important, tu le sais. Quand à cette malle, si tu as si peur que ça de l’ouvrir, elle peut attendre. Tu n’es pas obligée de l’ouvrir aujourd’hui… »
-« Non, je veux s’avoir ce qu’il y a dedans. Tu restes à côté de moi ? »
-« Je ne comptais aller nulle part ma Chérie, » sourit Jim face à l’incertitude de sa fille.
Après avoir embrassé son père et pris une profonde inspiration, Kate posa ses mains sur les loquets de la malle et fut surprise de les trouver fermés à clé.
-« Papa ? Où est la clé pour ouvrir la malle ? » demanda-t-elle intriguée.
-« Ta mère te l’a donnée quand tu étais encore une toute petite fille. Si mes souvenirs sont exacts, tu lui demandais souvent ce que la clé ouvrait et Johanna te répondait… »
-« Tu comprendras le moment venu. Alors c’était ça ? Vraiment ? » demanda Beckett excitée par l’idée qui s’offrait à elle.
-« Oui, vraiment. Tu as toujours la clé avec toi ou bien faut-il que j’aille chercher le double à la maison ? »
-« Je n’ai jamais pu me défaire de cette clé, donne-moi juste une minute pour aller la récupérer dans mon coffret à bijoux. »
Deux minutes plus tard, Beckett était de retour à côté de son père et déverrouilla la malle. Une fois cela effectué, elle enclencha les mécanismes et l’ouvrit doucement, faisant grincer ses gonds.
-« Oh ! Je reconnais bien Maman dans la manière dont les choses sont organisées, » sourit la jeune femme en faisant courir ses doigts sur les objets soigneusement emballés avant de regarder son père. « Je n’ose pas déranger… »
-« Il n’y a rien à casser, ne t’en fait pas. »
Timidement, Beckett prit le premier objet qui lui faisait face et le posa délicatement sur ses genoux. Il s’agissait d’un immense album photos entouré de papier de soie crème. Elle retira avec soin le papier et découvrit une photo de ses parents en tenue de mariés, photo qui avait dû être prise juste à la sortie de l’église.
-« Oh mon Dieu ! Tu étais tellement belle Maman… » murmura Beckett avant de fondre en larmes.
-« Oh Katie ! Tu seras tout aussi magnifique qu’elle, j’en suis persuadé, » s’exclama Jim en reprenant sa fille dans ses bras. « Laisse-moi te montrer ce que cet album renferme. »
-« Parce que tu le sais ? » s’étonna Beckett en regardant son père.
-« Ta mère et moi avons fait cet album ensemble, spécialement pour toi. On a choisi chaque photo avec un grand soin. Tu vas tout retrouver dedans, depuis notre première rencontre à ta mère et à moi jusqu’à la première photo de nous trois, à la maternité, juste après ta naissance. »
Beckett commença à feuilleter l’album avant de s’arrêter sur une photo de ses parents tout ce qu’il y a de plus naturel.
-« Tu m’expliques l’histoire de cette photo Papa ? » demanda Beckett intriguée.
-« C’est ta mère qui a insisté pour qu’on la mette celle-là… Je savais qu’on aurait dû insister plus pour ne pas qu’elle y figure… » rougit Jim mal à l’aise.
-« Non ! Ça aurait été un sacrilège ! Cette photo est magnifique ! On peut voir dans tes yeux tout l’amour que tu lui portes ! »
-« Cette photo a été prise juste après ma demande en mariage. Ta mère venait de faire de moi le plus heureux des hommes en disant oui. J’avais tellement peur qu’elle refuse ma demande que, lorsque j’ai entendu ce petit mot, je me suis relevé, j’ai saisi Johanna par la taille et je l’ai entrainé dans une folle danse ! Cette photo a été prise par un collègue et ami qui passait par là par hasard avec sa famille au moment où j’accédais enfin à la requête de ta mère en arrêtant de la faire tourner… »
-« Alors cette photo est d’autant plus précieuse… »
Beckett et Jim feuilletèrent l’ensemble de l’album pendant un long moment, le père expliquant à la fille le contexte de certaines photos. Près d’une heure plus tard et beaucoup de larmes versées, la jeune femme enveloppa précieusement l’album dans le papier de soie et le posa sur le lit, à côté d’elle.
-« C’est quoi ces deux petits paquets ? » demanda alors Beckett en regardant à nouveau dans la malle.
-« Ta mère a absolument tenu à ce qu’on t’achète chacun un cadeau avant même ta naissance pour le jour où tu te fiancerais. »
-« Quoi ? »
-« Je ne te raconte pas l’enfer qu’elle m’a fait vivre car je ne parvenais pas à trouver quelque chose pour les fiançailles de ma fille qui n’était pas encore née ! Plus les semaines passaient et plus elle me mettait la pression mais, le jour où j’ai enfin déposé mon paquet dans cette malle, je suis devenu le ‘meilleur futur papa du monde’ ! Et là je cite ta mère… »
Beckett explosa de rire en prenant son père dans ses bras.
-« Le plus drôle c’est que, deux jours plus tard, je n’étais qu’un salaud pour l’avoir mise dans cette état. Ca faisait plus de douze heures que le travail avait commencées et, malgré les contractions, une certaine jeune fille ne semblait pas décidée à pointer le bout de son nez… »
-« Douze heures ? »
-« Et ce n’était que le début ! Ta mère m’a broyé la main pendant encore plusieurs heures avant qu’un magnifique bébé ne pointe enfin le bout de son nez ! »
-« Dis-moi Papa, pourquoi Maman était-elle aussi pâle sur notre première photo de famille ? Je n’ai pas osé te le demander tout à l’heure mais, maintenant que tu parles de son accouchement… »
-« Johanna a fait une hémorragie juste après la délivrance mais heureusement les médecins ont réagi à temps et l’ont sauvée. »
-« C’est pour ça que vous n’avez pas eu d’autres enfants Maman et toi ? » demanda timidement Beckett.
-« C’est l’une des raisons oui. Ta mère voulait une véritable tribu mais cela aurait mis sa vie en danger et elle voulait être présente pour ses enfants… Si nous avions eu le bonheur d’avoir plus d’enfants, il y aurait eu deux présents pour chacun de vous et l’album aurait accueilli d’autres photos d’échographie et de famille… »
-« Mais on a quand même été heureux tous les trois… Non ? » demanda Beckett incertaine.
-« Tu as comblé chaque instant de notre vie Kate, n’en doute pas ! Ta mère et moi avons été heureux de te voir grandir et puis… Si tous nos enfants avaient été comme toi, je ne sais pas si on aurait pu s’en sortir ! »
-« Papa ! » s’exclama Beckett en se redressant vivement. « Dis tout de suite que j’étais un monstre ! »
-« Non… Pas un monstre mais… Je suis content que Sarah te ressemble… » répondit Jim en souriant. « Si tu savais le cirque que tu nous faisais à son âge quand tu étais malade… La vie est bien faite ! Allez, ouvre tes cadeaux maintenant… »
Chapitre 88 : De magnifiques surprises
Beckett regarda de nouveau l’intérieur de la malle et hésita.
-« Qu’est-ce qu’il y a encore ? »
-« Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je vais encore pleurer… Tu sais ce qu’il y a dans le cadeau de Maman ? »
-« Je n’en ai aucune idée. Elle voulait que ça reste secret jusqu’à ce que le moment soit venu de les ouvrir. Désolée ma Katie mais pour savoir, il va falloir te lancer. »
-« Merci Papa, tu es d’un immense secours. »
-« De rien, c’est un plaisir. »
Père et Fille se mirent alors à rire de bon cœur puis Beckett se pencha et attrapa le paquet sur lequel figurait l’écriture de Johanna. Prenant une profonde inspiration, elle dénoua le ruban blanc qui entourait un superbe écrin rectangulaire. Elle retira avec soin le couvercle et découvrit du papier de soie qu’elle souleva avec attention pour découvrir un magnifique bracelet ancien reposant sur une rose séchée.
-« Oh mon Dieu ! C’est magnifique ! Mais ça a l’air ancien… Tu sais ce que c’est ? »
-« Ta mère portait ce bracelet tous les jours et puis, un jour, il a disparu. Je me demandais où, maintenant j’ai trouvé, » sourit Jim en faisant glisser ses doigts sur le bijou. « Tu sais, c’est un héritage de famille. »
-« Ah oui ? Dis m’en plus… » demanda Beckett en s’asseyant en tailleur face à son père, avide d’en apprendre toujours plus sur sa famille et sa mère en particulier.
-« Eh bien, je ne sais pas quand l’histoire de ce bracelet a commencé exactement mais c’est un bijou qui se transmet de mère en fille ainée… Tu dois être au moins la troisième ou la quatrième génération à recevoir ce bracelet. »
-« Et la rose ? »
-« Ça, je ne sais pas mais je suis sûr que Johanna doit te l’expliquer. Regarde, on dirait une feuille de papier soigneusement pliée sous la rose. »
Beckett prit et déplia la feuille pour découvrir un mot de l’écriture de sa mère puis elle se mit lire le message à haute voix.
« A toi mon bébé qui grandit en moi, Si tu as ouvert ce paquet, c’est que tu te prépares à vivre l’un des plus grands moments de ta vie. Ce bracelet provient de mon arrière-grand-mère donc de ton arrière-arrière-grand-mère… Ça en fait des générations tu vas me dire mais c’est le premier cadeau qu’a pu offrir avec son salaire ton arrière-arrière-grand-père. Depuis, chaque mère l’a transmise à sa première fille. Donc, à mon tour, je te la transmets pour qu’à ton tour tu puisses te le transmettre à ta fille ainée… Quant à la rose, tu dois vraiment te demander ce qu’elle fait là… Eh bien il s’agit de la rose que ton père m’a offerte le jour où il m’a demandé en mariage. Je l’ai gardé précieusement sous un livre jusqu’au jour où j’ai su pourquoi je l’avais conservée tout ce temps… Pour toi, pour que tu saches à quel point j’aime ton père… Et toi aussi je t’aime ma fille. Ta maman qui t’aime, Johanna. »
-« Oh Jo… Tu me manques tellement… » soupira Jim avant d’accueillir sa fille dans ses bras. « Ça va aller ma Katie, ne t’en fais pas. »
-« Tu m’aides à mettre le bracelet de Maman ? »
-« C’est ton bracelet maintenant, » sourit Jim en refermant le précieux bijou autour de son poignet.
-« Pas pour très longtemps étant donné qu’Alexis a déjà 18 ans. »
-« Tu… Alexis ? »
-« Elle m’appelle Maman depuis quelque temps et je l’aime autant que Sarah alors pourquoi faire une différence. Tu crois que Maman m’en voudrait ? »
-« Elle serait très fière de toi au contraire, » répondit Jim avec un sourire en s’essuyant une larme qui s’était échappée de son œil.
-« Passons à ton cadeau maintenant, » sourit Beckett en changeant de sujet et prenant le second paquet.
-« Tu sais, ça n’a rien à voir avec ce que Johanna a prévu pour toi… C’est… »
-« Oh ! Papa c’est superbe ! Mais ça a dû te couter une fortune ! »
-« Rien n’était trop beau pour ma petite fille et, si c’était à refaire, je le referai sans hésiter. Tu aimes ? »
-« Tu rigoles ? Je n’aime pas, j’adore ! En plus, elles vont à la perfection avec ma bague de fiançailles ! C’est de l’or blanc, n’est-ce pas ? »
-« Oui et sur chacune d’elle, tu as douze petits diamants… »
-« Oh Papa ! C’est superbe ! » s’exclama Beckett en se jetant dans les bras de son père. « Merci ! Merci beaucoup Papa ! »
-« De rien ma Diablotine ! »
-« Papa ! » râla Beckett. « Ne m’appelle plus comme ça ! Je n’ai plus cinq ans… »
-« Peut-être mais tu resteras toujours ma Katie, ma petite diablotine à moi, et ce même quand tu seras vieille et Grand-Mère ! »
-« Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre… » soupira la jeune femme.
-« Et si, au lieu de râler, tu lisais le petit mot que je t’avais écrit à l’époque ? »
-« Tu m’as écris un mot ? » s’étonna Beckett surtout connaissant son père. « Alors dis-moi ? Combien de temps Maman a-t-elle dû te harceler pour que tu parviennes à écrire ce petit mot qu’elle réclamait ? »
-« Encore plus longtemps que tu ne l’imagines ! J’ai fini de le rédiger juste avant qu’elle ne me dise que le travail avait commencé et qu’il fallait que nous nous rendions à l’hôpital. J’ai juste eu le temps de le glisser dans la malla avant de prendre la voiture. »
Beckett lui sourit en prenant le petit papier au fond de la boite.
-« Tu sais, tu n’es pas obligée de la lire. Je peux encore te la réciter mot à mot… »
-« Vraiment ? »
C’est alors que Jim commença à réciter le message en même temps que Beckett le lisait.
« A toi ma fille que Jo refuse de nommer avant que tu pointes le bout de son nez, Si tu savais comme j’ai hâte de te voir et de te tenir dans mes bras. Plus que quelques jours et tu seras là normalement… Mais, dans le même temps, je suis mort de trouille… Et si je n’étais pas à la hauteur ? Jo n’arrête pas de me dire que je serai un père merveilleux mais je n’arrive pas à calmer mes angoisses… Je serai responsable de l’avenir d’un petit être que nous avons créé par amour et c’est une énorme responsabilité ! Il faut que j’y arrive, c’est trop important. Alors voilà, aujourd’hui, je t’offre cette paire de boucles d’oreille en vue de ton mariage… Mon Dieu ! Tu n’es même pas encore née que ta mère m’oblige à penser à ton mariage ! Tout ce que je veux pour toi ma petite fille, c’est que tu sois heureuse et que l’homme que tu as choisi soit quelqu’un de bien. Sinon, il aura affaire à moi, je peux te l’assurer. Je t’embrasse très fort mon petit bébé qui grandit encore au chaud dans le ventre de sa maman. Papa »
-« Oh Papa ! C’est superbe ! Je n’en reviens pas que tu te souviennes de chaque mot du message que tu m’as écrit il y a un peu plus de trente ans ! » fit Beckett émue aux larmes.
-« Je suis heureux que ça te plaise. »
-« Tu veux rire ? C’est… Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens ! Je t’aime Papa ! Je t’aime tellement ! »
Père et Fille se blottirent dans les bras l’un de l’autre pendant un long moment avant que Jim ne se sépare doucement de Beckett.
-« Tu n’as pas envie de savoir ce que cette malle contient de plus ? »
-« Si, tu as raison mais j’avais aussi un grand besoin de te faire un énorme câlin pour te remercier pour tout ce que Maman et toi avez fait pour moi. »
Jim sourit à sa fille et l’embrassa sur la joue avant de l’inciter à se tourner à nouveau vers la malle. Beckett prit alors un nouvel album entouré de papier de soie et l’ouvrit. Sur le dessus, elle put y lire d la main de Johanna : « Pour t’aider à préparer ton propre mariage. » A l’intérieur se trouvaient différents exemplaires du faire-part de mariage, du menu du diner, du déroulement de la messe de mariage mais aussi et surtout l’ensemble des photos ayant été prise lors de la préparation de Johanna depuis les premiers essais chez le couturier jusqu’à la dernière photo de la jeune femme dans la voiture qui la menait à l’Eglise.
-« C’est magnifique ! Maman avait beaucoup de talent… A ton avis, qui a-t-il d’autre au fond de cette malle ? »
-« Regarde et tu sauras… » répondit Jim de manière énigmatique.
Chapitre 89 : La robe
-« Toi tu sais ce que cache derrière cet épaisse couche de papier de soie, je me trompe ? » sourit Beckett.
-« Je ne te dirai rien. Je te laisse découvrir par toi-même Diablotine ! »
-« Papa ! » râla Beckett avant de soulever la première couche de papier de soie. « Un costume ? »
-« Pas n’importe lequel… Celui que je portais le jour de notre mariage. »
-« Tu es en train de me dire que vous avez gardé vos tenues ? Pour moi ? »
-« C’était une idée de ta mère. »
-« Il y a sa robe aussi ? »
-« Regarde au lieu de poser des questions, » sourit Jim face à l’impatience de sa fille.
Beckett se leva alors et prit délicatement la fine cravate noire pour la poser sur le lit. Puis elle sortit la chemise blanche amidonnée et la déplia pour l’examiner avec attention, essayant d’imaginer son père dedans même si elle avait vu les photos. Elle la posa à son tour sur le lit et positionna la cravate de sorte à ce qu’elle trouve sa place, sur la chemise et jugea de son effet.
-« Mais qu’est-ce que tu fais ? » s’étonna Jim.
-« Les photos, c’est bien mais la vue et le touché du tissu lui-même permettent d’imaginer vraiment le réel rendu… »
-« Et peut-on savoir d’où tu tiens ça ? »
-« Un vieux truc que Madison m’avait appris à l’époque… Je m’en sers rarement mais là je trouve que c’est important… C’est le mariage de mes parents quand même… »
Jim sourit avec tendresse. Il retrouvait sa petite fille intrépide aux idées farfelues, celle qui avait brutalement disparue à la mort de sa mère mais qui réapparaissait un peu au contact de son fiancé. Il la vit ensuite sortir son pantalon et sa veste de costume et, toujours avec un immense soin, les positionner pour reformer sa tenue de mariage.
-« Alors ? Verdict ? »
-« Tu devais vraiment avoir une de ces allures Papa ! C’est très simple comme costume mais le tissu était de grande qualité. »
-« Merci ma Katie mais attend de découvrir la robe de ta mère. Je suis persuadée que tu auras la même réaction que moi… »
-« Et ce fut ? »
-« Je suis restée sans voix. Au point que le prêtre et ton grand-père maternel ont dû me rappeler à l’ordre ! Mais ce n’était pas ma faute, ta mère ressemblait à une déesse, une déesse qui avait jeté son dévolu sur moi ! »
Beckett explosa de rire en imaginant son père se faire rappeler à l’ordre par son grand-père, un homme costaud et austère.
-« Ça va ? Tu n’as pas eu trop peur que Gramps te fasse une tête au carré ? »
-« J’avais déjà eu le droit au couplet selon lequel, si je faisais du mal à son bébé, j’aurai affaire à lui et à ses poings… »
-« Rassure-moi, tu ne vas pas lancer le même couplet à Rick ? »
-« Euh… Et si je te dis que c’est déjà fait ? » demanda Jim en se mordant la lèvre.
-« Papa ! Tu n’as pas osé ? » s’offusqua la jeune femme avant de voir son père acquiescer. « Tu es conscient que de Rick ou de moi, c’est moi qui l’ai plus fait souffrir ? »
-« Peut-être mais, comme je te l’ai dit un peu plus tôt, tu es et tu resteras toujours ma petite fille. Et je te protègerai toujours Katie. »
Une nouvelle vague de larmes monta aux yeux de Beckett qu’elle parvint pour la première fois depuis que son père était arrivé à maitriser.
-« Et si je passais à la suite ? » détourna la jeune femme en regardant la nouvelle couche de papier de soie qui cachait la suite de la malle.
Beckett se pencha alors et la retira avec précaution pour découvrir une jarretière bleue, bien en évidence.
-« Euh… Papa ? »
-« Ta mère a insisté pour que je la récupère… Ce ne fut pas sans mal d’ailleurs… »
-« Et auprès de qui as-tu dû user de tes charmes pour récupérer ce charmant petit bout de tissu ? »
-« Ton oncle Ronald… »
Beckett ne put se retenir et éclata de rire en imaginant son père réclamer la jarretière de son épouse au vieux garçon de la famille.
-« C’est ça, rigole ! En attendant ça m’a couté un bon paquet de dollars cette histoire ! Ah ! Les femmes enceintes… »
-« Dis-toi que c’était pour la bonne cause Papa, » sourit la jeune femme en l’enveloppant dans ses bras et en déposant un affectueux baiser sur sa joue.
-« Oui, ma plus belle réussite… »
-« Merci Papa, » souffla Beckett émue. « Il en reste beaucoup dans cette malle ? »
-« Le plus important selon moi… Va voir. »
La brunette se leva alors timidement et s’approcha alors une dernière fois de la malle pour soulever une dernière couche de papier de soie. C’est alors qu’elle découvrit la robe de sa mère soigneusement pliée et sur laquelle reposait son voile.
-« Oh Maman, » souffla Beckett en fondant en larme. « Elle est superbe… »
Alors que la jeune femme faisait courir délicatement le bout tremblant de ses doigts sur le tissu, son père s’approcha d’elle et l’enveloppa à son tour dans ses bras.
-« Johanna était une magnifique mariée mais je suis persuadée que toi aussi tu en feras une superbe, » murmura Jim à l’oreille de sa fille et touché par l’émotion qui se dégageait d’elle.
-« Mais elle ne sera pas là pour m’accompagner… »
-« Elle sera là, » affirma le père en appuyant sur le cœur de sa fille avant de l’obliger à lui faire face et de poser ses mains sur son propre cœur. « Et là aussi. C’est le plus important. »
-« Merci Papa, » sourit Beckett au travers de ses larmes. « Merci d’être là, avec moi. »
-« Tant que je pourrais, je serai là. Je te le promets. J’ai gâché trop de temps avec toi… » soupira Jim en baissant la tête mais rapidement sa fille l’en empêcha.
-« Je t’aime Papa et chacun réagit à la souffrance à sa manière. L’essentiel, c’est que tu sois guéri aujourd’hui et présent pour moi et ma famille, pour tes petites filles aussi. C’est important. »
-« Je ne sais pas ce que j’ai fait pour avoir une fille comme toi. Allez, sors la robe de son écrin maintenant. Elle t’attend depuis des années… »
Soufflant un bon coup, Beckett prit délicatement le voile et le posa sur le lit avant de se tourner pour prendre avec le plus grand soin la robe de mariée de sa mère.
-« Quand je pense que Maman l’a portée… Elle est de toute beauté… »
Se mettant debout pour avoir une meilleure vue de la robe, elle commença à l’examiner sous toutes les coutures. Elle était simple mais superbement travaillée : un bustier finement brodé et piqué de perles moulait le buste de la mariée avant de s’évaser à partir de la taille. La jeune femme se décala pour sortir complètement la tenue de sa malle et fit quelques pas pour découvrir une légère traine. Le même motif de broderie et de perles que le bustier se répétait à proximité du sol tout autour de la jupe. Enfin les bras et le décolleté étaient recouvert d’un fin tulle collant à la peau et lui aussi travaillé de broderie et de perles. Elle la serra alors contre son cœur avant de l’étendre délicatement pour observer plus attentivement les broderies et les perles qui faisaient le contour de la fine pièce de tulle.
-« C’est superbe… » murmura Beckett n’osant plus toucher à rien.
-« Je suis persuadée qu’elle t’irait. Tu ressembles tellement à ta mère… »
-« Tu crois ? »
Jim se leva alors et prit délicatement la robe dans ses bras avant de se diriger vers le miroir en pied de la chambre.
-« Viens voir, » invita alors Jim en tendant une main à sa fille.
Chapitre 90 : Un moment magique
Beckett s’approcha timidement de son père et se laissa placer devant le miroir. Puis son père positionna la robe de mariée de Johanna devant sa fille et observa son reflet dans le miroir. Jim vit alors les mains de sa fille hésiter à toucher ladite robe et lui sourit.
-« Tu sais, tu as le droit de toucher et d’imaginer ce que tu veux. »
De nouvelles larmes inondèrent le visage de la jeune femme alors qu’elle posait délicatement ses mains sur la robe pour la plaquer sur elle.
-« Maman devait vraiment ressembler à un ange… »
-« Je te l’ai déjà dit, c’était une vraie déesse… » fit Jim rêveur.
Il s’écarta de Beckett pour un peu mieux admirer sa fille. Cette dernière avait les joues rosies et les yeux pétillants. Ses mains lissaient le tissu de la robe, tentant de la plaquer un peu plus contre elle pour imaginer son effet. C’est alors qu’une idée frappa Jim de plein fouet.
-« Tu devrais l’essayer… » remarqua-t-il doucement faisant se tourner brusquement la jeune femme vers lui.
-« Tu… Tu crois ? »
-« Tu en meurs d’envie et, en plus, tu as la même morphologie que Johanna. Alors disparais dans ta salle de bain et passe-la. Je veux voir ce qu’elle donne sur toi… »
-« Je t’adore Papa ! » s’exclama Beckett en se précipitant vers son père pour lui déposer un rapide baiser sur la joue avant de se diriger vers son tiroir à sous-vêtements.
-« Ce n’est pourtant pas la salle de bain… » ironisa Jim.
-« Parce que tu veux vraiment que les bretelles de mon soutien-gorge viennent tout gâcher ? Si je passe la robe de Maman, je veux que ce soit parfait ! » lâcha la jeune femme avant de s’enfermer avec la robe de mariée de sa mère et un soutien-gorge bandeau blanc dans la salle de bain.
Dans la chambre, Jim était nerveux et décida d’aller dans la cuisine leur chercher quelque chose à boire. Il venait à peine de pénétrer à nouveau dans la chambre quand il entendit la porte d’entrée se refermer.
-« Maman ? Papa ? Vous êtes là ? » appela la voix d’Alexis avant qu’elle ne prenne une tonalité plus inquiète en n’obtenant aucune réponse. « Il y a quelqu’un ? »
-« Dans la chambre de tes parents Lex. »
-« Gramps ? Il y a un problème ? » demanda la rouquine en se précipitant dans la pièce pour découvrir la malle, des vêtements masculins et une pile de papier de soie.
-« Papa, je vais avoir besoin d’aide pour fermer la rob… Alexis ? Tout va bien ? »
-« Oh Maman ! Tu es magnifique ! » s’exclama Alexis avant de se rendre compte qu’elle interrompait un moment intime entre un père et sa fille. « Pardon, je dérange… Je vais dans ma chambre… »
L’adolescente commençait à faire marche arrière, gênée d’avoir aperçue celle qu’elle considérait comme sa mère dans cette superbe robe de mariée, mais Jim fit comprendre d’un regard à sa fille que ça ne le dérangeait pas.
-« Attends Alexis, reste s’il te plait, » sourit Beckett. « Ça ne me dérange absolument pas que tu me vois dans cette robe qui fut celle de ma Maman. Et, si tu veux bien, j’aimerai que tu m’aides à la fermer car c’est plein de tous petits boutons dans le dos… »
-« Ah ça je m’en souviens de ces boutons ! J’ai cru devenir fou à les enlever un par un… » marmonna Jim perdu dans ses pensées.
-« Papa ! Je te rappelle que ta petite fille se trouve dans la même pièce que nous ! »
Alexis sourit en s’approchant de Beckett qui lui tourna le dos pour qu’elle s’attaque à la ribambelle de petits boutons. Au bout de quelques minutes d’effort, Alexis releva la tête de sa tâche.
-« Tu es peut-être parvenu à être patient Gramps mais je doute que Papa ait la même que toi si Maman porte cette robe. »
Beckett pouffa un instant avant de se ressaisir ayant saisit ce que la jeune fille venait de sous-entendre. Inquiète, elle regarda son père.
-« J’ai dit une bêtise ? » demanda Alexis du bout des lèvres ayant senti le brusque changement d’ambiance.
-« Non, » sourit Jim. « Au contraire, je trouve que tu as eu une merveilleuse idée. Qu’en penses-tu Kate ? »
-« Je… Tu… Mais… »
Ayant terminé sa tâche, la rouquine fit le tour de la jeune femme pour observer avec attention.
-« Je suis sûr que Johanna a conservé tout ce qui se trouvait dans cette malle dans l’espoir que, peut-être, tu te maries un jour dans sa robe… » fit Jim émue aux larmes. « Robe qui d’ailleurs te va comme un gant ma Katie… Ta mère aurait été très fière si c’est ce que tu veux. »
Beckett s’approcha alors du miroir en pied et s’observa sous toutes les coutures, laissant courir ses mains sur son corps parfaitement mis en valeur dans la tenue de sa mère.
-« Tu crois ? » demanda alors la jeune femme en se retournant vers son père.
-« J’en suis certain. Tu es magnifique Katie… »
-« Et toi Lexie ? Qu’en penses-tu ? »
-« J’en pense que Papa va être fou quand il te verra dans cette superbe robe ! »
-« Tu veux bien m’apporter le voile ? » demanda la jeune femme, les yeux pétillant de bonheur. « Je voudrais essayer quelque chose… »
Alexis s’apprêtait à accéder à sa demande quand Jim l’arrêta pour prendre lui-même le voile et le positionner dans les cheveux de sa fille. La rouquine attrapa alors son portable pour immortaliser la scène.
-« Parfait, » souffla Jim émue à l’oreille de sa fille.
-« Une chose est certaine, » affirma Beckett en se regardant dans le miroir. « Rick a intérêt à faire très attention à chaque millimètre carré de cette robe quand il me la retira. »
-« Eh ben… Ce n’est pas gagné… » lâcha Alexis avant de voir les regards surpris des deux Beckett. « Bon quoi ? Comme si vous n’aviez jamais remarqué comment Papa regarde Maman ! »
Tout le monde éclata de rire puis Jim serra sa fille dans ses bras et cette dernière invita Alexis à les rejoindre. Au bout de quelques minutes, Beckett prit conscience d’une chose et se tourna vers l’adolescente.
-« Dis-moi ma Grande, si tu es déjà de retour, ça veut dire qu’il est quelle heure exactement ? »
-« Presque quatorze heures. Et où sont Papa, Sarah et Pops ? »
-« Ils sont partis il y a plus de quatre heures rejoindre Martha au studio. »
-« Pops est encore au studio ? Il y a anguille sous roche ! Enfin moi je dis ça, je dis rien… »
-« Bon, moi je vais aller préparer le repas car, quand ils rentreront, ils auront aussi faim que nous, » fit Jim pour changer de sujet. « Alexis, tu veux bien aider Kate à retirer sa robe et surtout à la cacher car je refuse que mon futur gendre voit la robe que ma fille portera le jour de sa noce ! »
-« C’est ça, change de sujet Papa, » lança Beckett en voyant son père disparaitre de la chambre. « Et toi, que sais-tu exactement ? »
-« Moi ? » tenta de faire diversion Alexis en s’attaquant aux boutons de la robe.
-« Alexis Castle, je te rappelle que je suis inspecteur de police ! »
-« On va dire qu’ils se rapprochent beaucoup Grand-Mère et Pops… Pour tout te dire, je les ai surpris il y a quelques jours cachés derrière le rideau du théâtre du studio et qu’on aurait dit deux adolescents ! Presque pire que Papa et toi… »
Les deux femmes éclatèrent de rire et continuèrent leur tâche en discutant de Johanna et de la malle.
Chapitre 91 : Partager son expérience
A peine Beckett et Alexis avaient terminé de ranger la malle et dissimuler la robe ainsi que le costume dans un petit coin de la penderie de la jeune fille que les voix du rester de la famille se firent entendre depuis le rez-de-chaussée.
-« Dépêche-toi Maman ! Papa va se douter de quelque chose ! »
La jeune femme et l’adolescente redescendirent rapidement en rigolant pour accueillir le reste de la famille. Castle remarqua tout de suite que, comme son père, sa fiancée avait les yeux légèrement rougis aussi s’approcha-t-il d’elle et la prit-il dans ses bras.
-« Ça va ton père et toi ? »
-« Oui, ne t’en fais pas. La matinée a été riche en émotions mais je te raconterai ce soir. » promit Beckett en lui volant un baiser. « Alors Princesse, qu’as-tu fait de beau ce matin avec Papa et Pops au studio de Grand-Mère ? »
-« Théat’ » répondit fièrement la fillette avec des yeux malicieux.
-« Tu as vu du théâtre ? »
-« Non, elle nous a fait son show… Tu veux voir ? »
-« Richard Alexandre Rodgers, ne me dis pas que tu as filmé tout ça ? » s’exclama Martha.
-« Bah quoi ? Et sinon à quoi servent ces petits bijoux de la technologie que sont les iPhone Mère ? Qui veut voir ? »
-« Bon et si on commençait par manger ? Qu’en dites-vous ? » intervint Jim. « J’ai faim moi ! »
Tout le monde explosa de rire et suivit le mouvement. Après le déjeuner et comme promis, Castle organisa une véritable projection sur grand écran avec les exploits du matin de Sarah.
-« Oh ! Moi ! » s’exclama fièrement en se découvrant sur l’écran. « Maman ! Maman ! Moi là ! »
-« Oui Princesse. Tu as sacrément fait ton show dis-moi, » sourit Beckett en prenant la fillette sur ses genoux. « On dirait qu’on a une future actrice dans la famille. »
-« Pauvre de nous… »
-« Tu te répètes Richard, » lança Martha amère.
-« Oh Mère ! Pitié ! Tu sais bien que je t’adore mais… »
-« Rick, tais-toi ! Je crois que tu ne ferais que t’enfoncer, » sourit Beckett en déposant un doigt sur les lèvres de l’écrivain avant de se tourner vers la comédienne de la famille. « Quant à toi Martha, tu sais très bien qu’il dit ça pour te faire enrager et qu’il est fier de toi. »
-« Pourquoi faut-il que la nouvelle venue dans la famille soit si sérieuse… » répondit dramatiquement Martha.
Sarah regarda attentivement sa Grand-Mère puis se redressa et l’imita à nouveau. Tout le monde, y compris Martha explosa de rire.
-« Il faut avouer qu’elle a un indéniable talent ! » parvient à articuler Beckett entre deux éclats de rire.
-« Moi bien ? » demanda Sarah en regardant Castle.
-« C’était parfait ma Princesse ! Tu viens me voir un moment ? » demanda l’écrivain en ouvrant ses bras.
La fillette vient s’y blottir avec grand plaisir et Castle la berça doucement tout en continuant à discuter avec le reste de la famille jusqu’à ce que Sarah finisse par s’endormir.
-« Le marchand de sable est passé on dirait, » sourit Beckett au bout d’un moment. « Ça va ? Elle n’appuie pas trop sur ton ventre ? »
-« Ne t’en fais pas Kate, tout va bien. »
Près de vingt minutes plus tard, Alexandre se leva et prit Sarah des bras de son fils pour la porter dans son lit afin qu’elle soit plus à l’aise pour la sieste. Le reste de la journée se passa calmement et, après avoir couché la petite, Beckett et Castle s’excusèrent, épuisés par les évènements qu’ils avaient vécus pendant cette journée plus que riche en émotion. Une fois dans leur lit, la jeune femme se blottit tout contre l’écrivain, recherchant sa chaleur.
-« Ca va toi ? » demanda Castle inquiet.
-« La journée fut longue mais tellement belle. C’était comme si je retrouvais une partie de ma mère à travers ses mots, ses cadeaux, la façon dont elle a rassemblé cette malle pour moi… »
-« Tu veux en parler ? »
-« Maman m’a laissé ce bracelet, » expliqua Beckett en soulevant son bracelet pour le montrer à Castle. « C’est un bijou qui se passe de mère en fille ainée depuis mon arrière-arrière-Grand-mère. Le jour où Alexis se fiancera, il lui reviendra. »
-« Tu… Tu envisages de transmettre ce bijou de ta famille à ma fille ? »
-« Je te signale au cas où tu ne l’aurais pas encore remarqué mais ‘ta’ fille m’appelle ‘Maman’ depuis quelques semaines maintenant ! »
-« Merci… » répondit Castle ému en resserrant son étreinte autour de la jeune femme. « Je… Merci. »
-« Tu n’as pas à me remercier Rick. J’aime ta fille comme si c’était le mienne, » affirma Beckett avec un sourire avant d’embrasser l’écrivain. « Dans la boite avec le bracelet, il y avait la rose que Papa avait offert à Maman quand il l’a demandé en mariage et qu’elle avait précieusement fait sécher. »
-« Je trouve ça très romantique ! » sourit Castle en resserrant son étreinte autour de Beckett avant de continuer, nostalgique. « C’est dommage que nous ne puissions pas faire ça à notre tour… »
La jeune femme embrassa son fiancé avant de s’extirper de ses bras.
-« Hey ! Tu vas où comme ça ? » demanda Castle non heureux de la voir quitter le lit.
-« Donne-moi une minute que je te montre quelque chose, » sourit Beckett avant de disparaitre dans son dressing.
Elle en ressortit quelques minutes plus tard avec les mains derrière son dos et un sourire malicieux sur les lèvres et s’approcha pour s’assoir sur le rebord du lit à côté de lui.
-« Qu’est-ce que tu me caches comme ça ? » fit l’écrivain curieux en se redressant pour s’assoir sur le lit.
-« Tu te souviens de la première fois où tu m’as offert des fleurs ? »
-« C’était un bouquet tout simple que je t’ai offert en venant chez toi après que Roy t’avait renvoyé de l’enquête sur l’assassinat de John Raglan. »
-« C’est ça. Un bouquet composé de lys et de gerberas dans les tons jaune/orangé, » sourit Beckett en sortant ses mains de son dos pour dévoiler ledit bouquet séché. « Je sais que j’étais déjà avec Josh à ce moment-là mais ton geste m’a énormément touché et j’ai éprouvé le besoin de le conserver. J’ai même appelé une amie fleuriste pour lui demander conseil… »
-« Je ne te savais pas aussi romantique mademoiselle Katherine Beckett… »
-« Et tu n’as encore rien vu, » sourit la jeune femme en se relevant. Elle fit le tour de lit et sortit du tiroir de sa table de chevet le premier tome de la série des Nikki Heat.
Reprenant sa place à côté de son écrivain dans le lit, elle l’ouvrit au milieu et Castle découvrit une rose rouge en court de séchage. Intrigué, il lui posa une question silencieuse comme eux seuls en avaient le secret.
-« Il s’agit qu’une des roses dont tu as rempli notre chambre d’hôpital le soir où tu m’as demandé de devenir ta femme. »
-« Mais comment ? »
-« Le lendemain matin, pendant que tu étais occupé avec le kiné, j’en ai subtilisé une et l’ai glissé au milieu du livre que m’avait apporté Lanie. Quand je suis rentrée, j’ai choisi de la glisser dans le livre qui découle de notre rencontre, » expliqua Beckett en rougissant.
-« Moi aussi j’ai conservé les premières fleurs que tu m’as offertes… »
-« Mais je ne t’en ai jamais offert, » fit Beckett surprise.
Castle sourit et sortit de l’un de ses tiroirs le bouquet de fleurs artificielles qu’elle lui avait donné après les avoir fait sortir de nulle part dans l’ascenseur du poste de police à la fin de l’enquête sur le meurtre du magicien.
-« Tu les as conservées ? » s’exclama Beckett émue aux larmes.
-« Always… » répondit Castle en déposant un baiser sur ses lèvres.
-« Rick, il faudra vraiment qu’on fasse la même chose que mes parents, une malle pour le mariage de nos enfants. Et il va falloir qu’on se rattrape en y mettant les cadeaux pour Alexis et pour Sarah… »
-« Je suis d’accord avec toi ma chérie. C’est une tradition merveilleuse qu’il faut continuer, » sourit Castle. « Dormons maintenant. »
Le couple s’allongea et, une fois blotti dans les bras l’un de l’autre, s’endormit rapidement.
Chapitre 92 : Des nouvelles
Pendant les jours qui suivirent, Beckett et Castle s’occupèrent l’esprit avec l’organisation de leur mariage tout s’occupant au mieux de Sarah. Après une journée particulièrement éprouvante passée à canaliser une fillette débordante d’énergie, le couple se retrouva avec Alexis au salon, Martha étant sortie.
-« Maman, tu penses qu’on pourra bientôt faire notre journée de shopping entre filles ou il est encore trop tôt à cause de ton bras ? »
-« Ne t’en fais pas pour mon épaule ma Grande, elle va beaucoup mieux mais il faudra que tu t’arranges pour porter tout ce qu’on achètera… Tu penses pouvoir ? »
-« Si vous voulez, je peux vous accompagner ? » proposa Castle avec un fin sourire.
-« Papa, ce ne serait pas une journée entre filles si tu venais avec nous par contre, tu crois que tu pourrais voir avec Tommy pour qu’ils nous suivent avec le SUV ? »
-« Mais dis-moi jeune fille, Tommy est un homme pourtant ? »
-« Mais il ne sortira pas de la voiture Papa ! Comme lors de nos virées avec Grand-Mère ! » pouffa Alexis. « Alors, tu veux bien Maman ? »
-« Bien sûr ! Une question cependant. Est-ce une virée juste toi et moi ou bien tu accepterais la présence de Sarah avec nous ? »
-« Bien sûr que Princesse peut venir ! » répondit Alexis comme si c’était une évidence.
C’est alors que le téléphone se mit à sonner. Etant la plus proche du combiné, l’adolescente décrocha avec un sourire.
-« Castle. »
-« Euh… Alexis ? »
-« Oui et à qui ai-je l’honneur ? »
-« C’est Kyle, l’avocat de ton père. Est-ce que Rick est là ? »
-« Bien sûr Kyle, je vous le passe tout de suite, » répondit l’adolescente avant de tendre le combiné à son père.
-« Kyle ? Des nouvelles ? »
-« Kate est auprès de toi ? Ça vous concerne tous les deux. »
-« Oui, je nous mets en haut-parleur. »
-« Bien, j’ai enfin réussi à vous obtenir un rendez-vous avec le juge des Affaires Familiales en charge du dossier d’adoption de la petite Sarah Matthews. »
-« Et ? C’est quand ? » demanda Beckett impatiente de pouvoir défendre son opinion devant la personne détenant la clé de son bonheur.
-« Après-demain. Le juge Paxton vous attend à quatorze heures dans son bureau. Je vous retrouverai un quart d’heure avant devant le Palais. Ça vous va ? »
-« Parfait Kyle, merci. On se voit dans deux jours alors, » sourit Castle avant de raccrocher et de souffler en reprenant Beckett dans ses bras. « Eh bien voilà une bonne chose de faite. Ça va toi ? »
-« Aussi bien que quelqu’un qui va jouer l’avenir de sa fille dans deux jours. Je ne veux pas qu’on la perde… »
-« Oh Maman, » s’exclama Alexis en se levant pour s’assoir de l’autre côté de Beckett pour se blottir contre elle. « Je suis persuadée que tout va bien se passer. Papa et toi vous êtes de supers parents ! »
-« Merci ma Grande, » sourit la jeune femme touchée par les paroles de l’adolescente. « Je vais aller me reposer un peu si ça ne vous dérange pas. Je suis un peu fatiguée… »
-« Pas de problème Maman, » sourit Alexis avant de se tourner timidement vers Castle. « Papa, je peux te parler un instant ? »
-« Bien sûr Pumpkin. Ça ne te dérange pas Kate ? »
-« Pas de problème. Prenez votre temps tous les deux, » dit la jeune femme avant de se tourner vers l’adolescente. « Bonne nuit ma Grande. Fais de beaux rêves et ne veille pas trop tard. Demain on part en virée shopping et je ne voudrais pas que tu sois trop fatiguée pour en profiter ! »
Beckett embrassa tendrement Alexis avant de se blottir une dernière fois dans les bras de Castle.
-« A tout à l’heure si je suis encore réveillée. Sinon à demain Rick, » glissa la jeune femme à l’oreille de son homme.
-« Repose-toi bien ma Chérie. Je te rejoins au plus vite. »
-« Comme je l’ai déjà dit, prenez votre temps, » sourit Beckett avant de disparaitre en direction de leur chambre.
-« Alors, de quoi voulais-tu me parler Pumpkin ? » demanda Castle en se rapprochant de sa fille. « Tu as l’air préoccupée. »
Alexis prit une profonde inspiration et s’assit de manière à regarder son père dans les yeux. Comprenant que c’était plus que sérieux, Castle lui fit face et attendit qu’elle se décide à parler, quand elle serait prête.
-« Je voudrai demander quelque chose et je sais que ça risque de choquer plusieurs personnes mais je veux que tu saches que j’y réfléchis depuis des jours maintenant. Je passe tous mes moments seule à tourner et retourner le problème dans tous les sens. Mais c’est vraiment ce que je veux… »
-« Ok, jusque-là je te suis. Dis-moi tout. »
-« Je voudrai que Kate m’adopte en même temps que Sarah, je voudrai devenir sa fille… Officiellement je veux dire… »
-« Euh… Je… Mais… »
-« Je sais, tu penses à Meredith, enfin Maman, et tu as parfaitement raison. Je suis sûre que ça ne va pas être facile de lui expliquer mais, avant que je l’appelle, j’aimerai que tu me dises ce que toi tu en penses… Et surtout, est-ce que Maman, enfin Kate, serait d’accord avec l’idée d’avoir une fille de dix-huit ans… »
-« En ce qui concerne Kate, je peux t’assurer qu’elle parle déjà de toi comme étant sa fille. Elle t’adore depuis le premier jour et a même quelques projets vis-à-vis de toi. »
-« C’est vrai ? » demanda Alexis surprise malgré tout.
-« Oui ! Bien sûr que c’est vrai ! Mais je ne te dirai rien de plus à propos de ce que je sais car ce serait trahir sa confiance, » sourit Castle en prenant sa fille dans ses bras. « Si c’est vraiment ce que tu souhaites Pumpkin, alors je te soutiendrai mais avant tout tu dois vraiment en parler avec ta mère. »
-« Je sais… Tu crois qu’elle va le prendre comment ? »
-« Ça ne va pas être une partie de plaisir Lex. Malgré ses défauts, Meredith t’aime à sa manière et tient à toi comme à la prunelle de ses yeux. »
-« Je sais tout ça et je n’arrêterai pas de l’aimer et de la voir quand elle passera en ville. Je continuerai à aller passer quelques jours de temps en temps en Californie entre deux tournages mais… Tu comprends, tout ce qui concerne ma vie de tous les jours, la femme en devenir que je suis, je fais plus confiance à Kate qu’à ma mère biologique… Elle était là pour moi avant même qu’il se passe quelque chose entre elle et toi… Je sais que je n’ai pas toujours été agréable avec elle mais, quand j’ai eu besoin d’elle, elle a toujours répondu présente… »
-« Et elle répondra toujours présente. Quoiqu’il arrive entre elle et moi… »
-« Ne me dis pas que tu as l’intention de tout gâcher avec elle ? » s’offusqua Alexis.
-« Jamais ! Ou en tout cas, jamais intentionnellement. Elle m’est bien trop précieuse. »
-« Et tu as intérêt ! » répondit l’adolescente en lui faisant les gros yeux.
-« Always. »
Père et Fille partagèrent un tendre moment ensemble puis Castle se sépara doucement d’Alexis pour plonger son regard dans le sien.
-« Il faut que tu en parles à Meredith Lex et le plus tôt sera le mieux. »
-« Tu veux bien rester avec moi pendant que je l’appelle ? Je ne me sens pas de le faire seule… »
-« Bien sûr Pumpkin. Anytime. »
-« Par contre Papa, ne dis rien à Maman. Je ne veux pas lui donner de faux espoirs ou quoi que ce soit. L’incertitude à propos de Sarah la fait déjà suffisamment souffrir et je ne veux pas en rajouter. »
-« Merci pour elle ma Grande. »
-« C’est comme ça que Maman m’appelle… Ma Grande… Je me sens importante pour elle et je sais qu’elle ferait n’importe quoi pour m’aider et me protéger. Tout comme toi. Merci. »
-« Allez, il est temps pour toi de passer ce coup de fil à Meredith… »
Chapitre 93: Le choix d’Alexis
Soufflant un bon coup, Alexis prit le combiné tendu par son père et composa le numéro du portable de sa mère.
-« Portable de Meredith Castle bonjour ? » répondit une voix inconnue au bout de quelques sonneries.
-« Euh, bonjour. Je souhaiterai parler à Meredith s’il vous plait. »
-« Elle est actuellement en tournage, je peux prendre un message ? »
-« C’est Alexis, sa fille. Je voudrai lui parler urgemment. »
-« Je suis désolée mais pourriez-vous s’il vous plait rappeler dans trois heures ? Il y aura une pause à ce moment-là et elle pourra vous parler si elle ne fait pas autre chose… »
-« Dans trois heures, il sera une heure du matin ici ! C’est ma mère et je voudrai lui parler ! » s’énerva Alexis.
-« Je comprends bien mais elle a été très claire. Quand elle est sur le tournage, il est interdit de la déranger ! »
-« Même pour sa fille ? »
-« Comprenez-moi Mademoiselle, rien ne me prouve qu’il s’agisse vraiment de vous. Je ne vais pas risquer de perdre mon emploi. Surtout si c’est un canular… »
-« Papa, tu peux faire quelque chose ? » demanda Alexis en tendant le combiné à Castle. « Je n’arrive pas à passer le nouveau cerbère de Maman. »
-« Ici Richard Castle, pourrais-je avoir votre nom s’il vous plait ? »
-« Maria, » répondit la femme à l’autre bout de la ligne. « Mais j’ai déjà expliquer à vote fille que je ne pouvais rien faire pour elle. »
-« Laissez-moi vous proposer quelque chose avant que je ne fasse appeler Meredith par mon avocat. Regardez l’identifiant qui s’est affiché sur l’écran et allez chercher mon ex-femme pour qu’elle parle à sa fille. Maintenant ! »
-« Je… Un instant je vous prie… » répondit Maria mal à l’aise.
Quelques minutes plus tard, la voix de Meredith retentit alors.
-« Rick ! Tu n’es pas obligé de menacer mon assistante pour me parler, » se plaignit la jeune femme comme si tout ce qui venait de se passer était normal.
-« Bah écoute Meredith, ta fille t’appelle et ton assistante n’a pas la jugeote de te passer l’appel. Il fallait bien que je trouve une solution. Je te passe Lex. »
-« Bonjour Maman. »
-« Hey ! Alexis, comment vas-tu ma chérie ? »
-« Ça va mais j’aimerai te demander quelque chose d’important. Tu aurais du temps à me consacrer ? Je veux dire, du temps de qualité, sans interruption… »
-« Bien sûr. Donne-moi une minute que je m’enferme dans ma caravane, » répondit Meredith avant de poursuivre quelques minutes plus tard. « Voilà, je suis toute à toi. Que me vaut l’honneur de ton appel ? »
-« Je… » commença Alexis avant de prendre une profonde inspiration en puisant le courage de poursuivre dans les yeux de son père. « J’ai beaucoup réfléchi ces dernières semaines et j’aimerai que tu fasses quelque chose pour moi… »
-« Tout ce que tu veux Alexis dans la mesure où je suis en mesure de le faire pour toi. Dis-moi tout. »
-« J’aimerai beaucoup que Kate puisse m’adopter, » lâcha Alexis dans un souffle.
-« Non ! » répondit Meredith d’une voix ferme. « Tu es ma fille et je ne laisserai personne me voler la chair de ma chair ! »
-« Maman, ce n’est pas une histoire de vol ou de quoique ce soit de ce genre. J’aime Kate et elle est présente pour moi au quotidien… Elle est devenue ma seconde mère et je suis fière de l’appeler Maman. »
-« C’est ton père qui t’a mis ça dans la tête pour me punir, c’est ça ? Je vais le tuer ! »
-« Maman ! Papa n’a rien à voir dans cette histoire ! C’est mon choix et personne ne m’a influencée ! »
-« Comment ? Comment peux-tu me faire ça ? »
-« Laisse-moi te poser quelques questions, tu veux bien ? »
-« Je t’écoute. »
-« Comment s’appelait mon dernier petit-ami ? Et pourquoi avons-nous rompu exactement ? »
-« Euh… Laisse-moi réfléchir… Joe ? Non… Ashton ? ... Enfin quelque chose comme ça en tout cas et vous avez rompu car… Tu en avais marre ? » tenta Meredith.
-« Ashley Maman, il s’appelait Ashley et nous avons rompu parce que… Oh et puis zut ! Ce n’est pas comme si je ne t’en avais jamais parlé ! Autre question, sais-tu depuis quand je prends la pilule et qui m’a accompagnée dans les démarches auprès d’un gynécologue ? »
-« Quoi ? Tu prends la pilule ? Mais… »
-« Maman, j’ai dix-huit ans et j’avais un petit ami il n’y a encore pas si longtemps de ça je te signale ! »
-« C'est... Ton père ? » tenta Meredith perdue.
-« Non Maman, je n’osais pas aborder le sujet avec Papa malgré le fait que nous soyons très proche tous les deux et Grand-Mère était très occupée à ce moment-là. Alors, comme Kate m’avait laissé son numéro en cas de besoin, je l’ai appelé et elle m’a proposé de passer la voir chez elle pour qu’on en discute calmement. »
-« Mais tu sais pourtant que tu peux toujours me joindre ! »
-« J’ai aussi essayé de t’appeler à plusieurs reprises à cette période et je t’ai laissé plusieurs messages mais tu étais tout le temps occupée et, quand tu m’as enfin rappelée, tu n’as pas écouté ce que j’avais à te dire… Tu n’as fait que me parler de ton dernier rôle et de tes auditions… Je dois presque toujours batailler pendant de longues minutes avant de t’avoir en ligne. Aujourd’hui n’était pas une exception pour moi et, si Papa n’avait pas été là, j’aurai dû attendre jusqu’à une heure du matin pour te rappeler et espérer te parler… »
-« Je… Je suis désolée Alexis… » marmonna Meredith. « Je… Je vais me rattraper, je te le promets. »
-« Maman, je t’aime mais, à chaque fois que tu débarques, c’est pour m’embarquer dans une de tes virées et m’acheter des vêtements hors de prix dont je n’ai pas franchement l’utilité… Mais je le fais parce que je t’aime. Ce n’est pas parce que je veux que Kate devienne officiellement ma mère que je ne veux plus avoir aucun contact avec toi. Je viendrai toujours te voir ou partirai en virée avec toi quand tu seras en ville. Mais Kate aide Papa à m’élever depuis presque quatre ans et, même s’ils ne me l’ont jamais dit, je sais qu’ils parlaient de moi ensemble… »
-« Mais ce ne sera plus pareil… »
-« Maman, c’est vraiment important pour moi, » tenta d’argumenter Alexis.
-« Alexis, tu ne peux pas me demander ça… »
-« Tu sais, si tu n’acceptes pas, tu resteras peut-être officiellement ma mère mais ça ne voudra plus rien dire pour moi… Je continuerai à appeler Kate Maman quoi qu’il arrive. Que ça te plaise ou non. »
-« Alors pourquoi tu me demandes ? »
-« Parce que je ne veux pas faire ça derrière ton dos. Parce que je ne veux pas que tu reçoives une demande officielle. Et parce que c’est important pour moi Maman. »
Le silence se fit à l’autre bout de la ligne. Au bout de quelques minutes, Alexis s’inquiéta et jeta un regard interrogateur à son père qui haussa les épaules.
-« Maman ? Tu es toujours là ? »
-« Oui Alexis, je suis toujours là, » soupira Meredith. « Tu me promets que, si je signe les papiers permettant à Kate de devenir officiellement ta mère, je pourrai toujours te voir et t’appeler comme je veux ? »
-« Oui Maman. Je te le promets. »
-« Que dois-je faire exactement ? »
-« Je me suis renseignée un peu. Si tu veux, je peux demander à Papa de voir avec Kyle pour qu’il t’envoie l’ensemble des papiers demain. »
-« Alors faisons ça. Je t’aime Alexis même si je sais que ce n’est pas la meilleure des manières… »
-« Je le sais Maman et je t’aime aussi comme tu es. On se parle demain ? »
-« Je t’appelle dès que j’ai les papiers et je te les renvoie au plus vite. Je veux juste ton bonheur Alexis, c’est ce que j’ai toujours voulu. Bonne nuit Alexis. »
-« Bonne nuit Maman. A demain au téléphone, » répondit l’adolescente avant de raccrocher.
Chapitre 94 : Petit moment à deux
Après avoir reposé le combiné sur son socle, Alexis se blottit dans les bras de son père, épuisée et émue par cette conversation.
-« Pumpkin, tu es vraiment allée voir Kate pour… Tu sais… »
-« Oui et elle a été géniale. On a beaucoup discuté pas seulement de contraception mais aussi de relations amoureuses et de plein de choses de femmes. Elle a répondu à beaucoup de mes questions sans même que j'ai à les lui poser. Au bout de deux heures, elle m'a proposé d'appeler son gynécologue pour prendre un rendez-vous pour moi et, comme je n'avais pas envie d'y aller seule, elle m'a dit de prendre le rendez-vous lors d'un de ses jours de congés. »
-« Tu es en train de me dire qu'elle t'a accompagnée ? »
-« Oui et ensuite elle m'a offert à déjeuner. Nous sommes allées chez elle et nous avons encore discuté pendant un long moment. »
-« Je suis heureux qu'elle ait été là pour toi Pumpkin, » fit remarquer Castle ému en prenant sa fille étroitement dans ses doigts.
-« Et je sais que, quoi qu'il arrive entre elle et toi, elle sera toujours là pour moi, » affirma Alexis avant d'étouffer un bâillement. « Si ça ne te dérange pas, je vais aller me coucher maintenant. Bonne nuit Papa et merci. »
-« Bonne nuit ma Grande, » sourit Castle en embrassant sa fille.
Quelques minutes plus tard, lorsque l'écrivain pénétra dans sa chambre, il s'arrêta sur le pas de la porte et observa un long moment Beckett dormir. Au bout d'un certain temps, la jeune femme bougea et ouvrit un œil, un fin sourire sur le visage.
-« Rick ! Arrête de mater ! » râla Beckett à moitié endormie.
-« Je n'y peux rien si tu es magnifique… » répondit Castle en s'approchant pour s'assoir à côté d'elle sur lui.
-« Rick ! Il est tard… » souffla la jeune femme en bâillant. « Tout s'est bien passé avec Alexis ? »
-« J'ai appris des choses intéressantes en fait sur ta relation avec ma fille et ça me rend encore plus amoureux et fier de toi. »
-« Qu'entends-tu par là ? » demanda Beckett en se redressant.
-« Je sais pour la discussion que tu as eu avec elle à propos de contraception. Je sais aussi que tu l'as accompagnée chez ton gynécologue et qu'ensuite tu as passé du temps avec elle, chez toi et tout ça pendant ton seul jour de congés de la semaine, » répondit Castle en enlaçant la jeune femme.
-« Elle avait besoin d'aide et de soutien. Je suis heureuse d'avoir été là pour elle au moment où elle en avait besoin et, si c'était à refaire, je le referais. »
-« C'est ce qui te rend encore plus précieuse à mes yeux. »
-« Je t'aime Rick et j'aime Alexis parce que c'est une magnifique et talentueuse jeune fille et qu'elle mérite le meilleur. J'espère que Sarah et nos enfants seront aussi bien élevés. »
-« Ils le seront parce qu'ils nous ont toi et moi. Je t'aime Kate, je t'aime tellement. »
Castle se pencha et captura ses lèvres dans un baiser passionné auquel répondit Beckett en se blottissant un peu plus dans les bras de son fiancé. Lorsque le besoin d'air se fit ressentir, ils se séparèrent à regret, conservant le contact de leurs fronts.
-« Je trouve que vous êtes un peu trop habillé Monsieur Castle, » sourit la jeune femme taquine en glissant ses mains sous la chemise, recherchant son contact.
-« Mademoiselle Beckett aurait-elle quelques idées derrière la tête ? » répondit l'écrivain en s'attaquant à sa nuque.
-« Les mêmes que vous visiblement, » sourit Beckett en s'agrippant à ses épaules avant de laisser échapper un gémissement. « Rick, si tu continues comme ça, je ne suis pas sûre de tenir jusqu'à notre mariage et… Humm… Rick ! C'est aussi important pour moi que ça l'est pour toi ! »
-« Mais rien ne dis que nous n'avons pas le droit de nous amuser un peu Kate… »
-« Rick ! Je te rappelle que je dois être en forme pour demain ma virée shopping avec nos filles… »
-« J'aime quand tu parles de 'nos' filles. Et ne t'en fais pas, tu seras en forme, » ajouta Castle en retirant le top de la jeune femme et en s'attaquant à sa poitrine.
Ne voulant pas être en reste, elle lui retira sa chemise d'un mouvement fluide et s'attaqua à son tour à son torse y faisant courir ses mains en jouant sur la pression impliquée à ses touchés.
-« Tu me rends dingue Kate, » souffla Castle dans le cou de la jeune femme lui arrachant un long frisson d'anticipation.
-« Sache que tu as le même effet sur moi Rick… » répondit Beckett avant de le voir grimacer. « Je te fais mal ? »
-« C'est sensible mais ne t'en fais pas, » tenta de la rassurer Castle avant de l'embrasser mais l'inquiétude avait empli Beckett. « Hey ! Je vais bien, je te le promets. »
-« Rick, je veux que notre nuit de noce soit magique et, si tu ne prends pas soin de toi, nous ne pourrons pas en profiter pleinement… Je te propose donc de rester encore un peu sage pour qu'on ait toute notre énergie pour tenter de mettre en route notre troisième enfant. »
-« Vous avez de la suite dans les idées Détective Beckett… »
-« C'est que je veux vraiment mon fils, » minauda la jeune femme avant d'ajouter de manière séductrice. « Surtout si vous en êtes le père Monsieur Castle… »
-« Sachez future Madame Castle que ce n'est que partie remise et que je vais tout faire pour vous donner ce petit garçon dont vous rêvez. »
-« Alors ça me va. Maintenant, prépare-toi et viens me rejoindre au lit ! Il est froid sans toi… »
-« A tes ordres Détective de mon cœur. »
Pendant que Castle se déshabillait avant de se glisser sous les couvertures, Beckett le dévora du regard, savourant la vue du corps de l'homme qui lui avait ravi son cœur.
-« Et après tu me reproches de te mâter ! Toi au moins tu étais couverte, » sourit Castle en s'allongeant dans leur lit uniquement vêtu de son boxer. « Le spectacle t'a plu au moins ? »
-« Beaucoup, » répondit Beckett féline en se collant à lui et mêlant leurs jambes. « Je ne sais vraiment pas comment je vais faire pour dormir lorsque tu seras à cette fichue tournée de promotion… Tu ne pourrais vraiment pas la déplacer ? »
-« J'ai déjà essayé mais ce sont des dates qui ont déjà été déplacées parce que je suis revenu auprès de toi un peu en avance… Paula m'a dit que mes fans ne me le pardonneront pas d'autant que l'évènement a déjà été annoncé dans toutes ces villes… »
-« Je sais bien. Il faut juste que j'apprenne à partager mon futur mari avec une horde de groupies… »
-« Mais il n'y a que toi qui compte dans mon cœur et cela depuis des années Kate. Toutes ces femmes ne sont rien pour moi. »
-« Mais tu leur signes des autographes sur la poitrine, » souffla Beckett jalouse.
-« Plus depuis que j'ai compris la profondeur de mes sentiment pour toi. Certaines essayent toujours et je ne peux pas leur en vouloir sachant que je l'ai fait pendant des années mais je décline l'invitation… Always. »
-« Merci Rick, je t'aime tellement tu sais… »
-« J'en ai une petite idée, ne t'en fais pas, » sourit Castle en resserrant son étreinte autour de la jeune femme.
Après un dernier baiser, le couple commença à se laisser gagner par le sommeil quand soudain une idée traversa l'esprit de Castle.
-« Chérie, tu dors ? »
-« Pas encore pourquoi ? » répondit la jeune femme à moitié endormie.
-« Fais-moi penser que j'ai une chose à te donner demain pour ta virée entre filles. »
-« Ok. Bonne nuit Rick. »
-« Bonne nuit Kate. I love you. »
-« Love you to Rick. »
Chapitre 95 : Entre filles
Le lendemain matin, vers dix heures, Castle appela Beckett. Les filles étaient prêtes à partir quand la jeune femme se rappela que son fiancé souhaitait qu’elle lui rappelle qu’il voulait la voir, aussi le prit-elle à part.
-« Tu voulais que je te rappelle quelque chose… »
-« Ah oui ! Merci Kate. Je voudrai que tu prennes ceci, » dit Castle en lui tendant une carte de crédit. « Je sais que tu gagnes suffisamment ta vie pour être heureuse mais nous sommes fiancés et nous allons nous marier. J’ai fait mettre mes comptes à nos deux noms et j’ai également ouvert un compte pour les études de Sarah, tout comme je l’avais fait à la naissance d’Alexis… Ce n’est plus mon argent mais le nôtre. »
-« Rick ! Mais… »
-« Je sais ce que tu vas me dire mais je t’aime Kate et j’ai confiance en toi. Prends-la et fais-en ce que tu veux cependant j’aimerai que tu l’utilises. »
-« Maman ! On est prête nous ! » s’impatienta Alexis.
-« Vi ! Maman ! » ajouta Sarah en imitant sa sœur.
-« J’arrive ! Une minute les filles ! » répondit Beckett avant de se retrouver vers Castle. « Je la prends mais je ne te promets pas de l’utiliser. J’ai suffisamment sur mon compte pour me faire plaisir et faire plaisir à nos filles… »
-« Maman ! Tommy est arrivé et nous attend ! »
-« J’arrive ! » répondit la jeune femme avant de souffler avec un sourire. « On dirait qu’elles sont pressées. »
-« En même temps, elles vont passer un super moment avec leur maman, » sourit Castle en prenant Beckett dans ses bras. « Promets-moi une chose : fais attention à ton épaule. Tu veux que je sois en un seul morceau à notre mariage autant que toi. Je t’aime Kate. Passe une bonne journée ma Chérie. »
-« Toi aussi et écris bien, » sourit la jeune femme avant d’embrasser son fiancé jusqu’à en perdre son souffle. « Je t’aime. A ce soir. »
Beckett quitta le bureau et rejoignit les filles près de la porte.
-« Enfin ! » s’exclama Alexis. « Bye Papa ! A ce soir ! »
-« ‘voir Papa ! Ze t’aime ! »
-« Moi aussi Princesse ! A ce soir les filles et prenez soin de vous. »
Une fois dans la voiture, Beckett se tourna vers Alexis avec un sourire.
-« Alors ? Où veux-tu aller ? »
-« Je me disais que ça pourrait être sympa de rechercher nos tenues à Sarah et à moi pour le mariage. Qu’en penses-tu ? »
-« Alors c’est parti ! Une idée de ce que vous voulez porter les filles ? »
-« Je n’ai pas d’idée précise mais j’ai envie de porter quelque chose d’assorti à ce que Sarah portera… Qu’en penses-tu Princesse ? »
-« Vi, » sourit la fillette en réfléchissant intensément.
-« Quelque chose te tracasse Sarah ? »
-« Lesis robe princesse ? »
-« Oui et Maman aussi ! Sa robe est magnifique mais elle est bien cachée car Papa ne doit pas la voir… »
-« Pou’quoi ? »
-« Parce que ça doit être une surprise pour Papa le jour de leur mariage. »
-« Moi voir ? »
-« Pas tout de suite Princesse mais revenons à nos achats de la journée ! Vous êtes prêtes ? J’espère parce qu’on est arrivées ! »
Les filles sortirent de la voiture et pénétrèrent dans l’un des plus grands magasins de tenues de soirée de New York pour tout âge, homme ou femme. Rapidement, elles furent abordées par une vendeuse.
-« Bonjour Madame, Mesdemoiselles et bienvenue. Je suis Lucy. Puis-je vous être utile à quelque chose ? »
-« Avec plaisir. Nous sommes à la recherche de deux robes qui pourraient s’assortir pour mes filles. »
-« Une raison particulière ? »
-« Maman et Papa vont enfin se marier, » annonça Alexis en prenant Beckett par la taille. « Alors on a décidé de faire une virée entre filles pour choisir nos robes. »
-« Oh ! » s’exclama la jeune femme en comprenant l’importance du moment. « Si vous voulez bien me suivre. Je sais parfaitement où vous conduire. »
-« Je vais vous demander quelque chose en échange, » fit Beckett fermement. « Rien ne doit filtrer d’ici, nous sommes bien d’accord ? »
-« Très bien Madame. Nous voici dans la partie des tenues de cérémonies en tout genre par contre, pour votre robe Madame, il faudra se diriger vers la partie Mariage du magasin. »
-« Ne vous en faites pas Lucy, j’ai déjà ma tenue. Nous sommes juste venues pour celles des filles, » répondit gentiment Beckett avant de sourire en voyant Alexis entrainer Sarah vers les rayons. « Et visiblement elles ont l’air de n’attendre que ça ! »
-« Souhaitez-vous que je fasse une première sélection ? » proposa la vendeuse.
-« Pourquoi pas mais je vais aller les rejoindre pour qu’on fasse aussi notre propre sélection. Après tout, on est là pour s’amuser, non ? »
-« Maman ! Lesis pas vouloir ‘obe de princesse ! » fit alors Sarah en boudant.
-« Montre-moi ce que tu entends par robe de princesse mon Cœur et je verrais ce que je peux ou non faire, » sourit la jeune femme en se dirigeant vers les filles.
Un superbe sourire apparut sur les lèvres de la vendeuse devant le touchant tableau de cette mère avec ses deux filles. Toutes les trois semblaient tellement unies et, malgré la faible différence d’âge entre l’aînée et sa mère, une véritable complicité mère-filles transparaissait.
-« Alors Princesse, montre-moi la robe que tu as vu, » demanda Beckett en se mettant à la hauteur de la petite fille.
Sarah se tourna vers le présentoir à sa hauteur avec des robes spécialement conçues pour les petites filles et attrapa la jupe d’une robe.
-« ‘egarde ! ‘obe de princesse ! Et moi Princesse ! » fit fièrement Sarah.
Beckett décrocha ladite robe du présentoir et la regarda attentivement. Faite de taffetas blanc et rose, elle ressemblait en tout point à la robe que Cendrillon portait pour le bal du Prince dans le dessin animé du même nom. Un fin sourire s’étira et elle retint un fou rire en imaginant Alexis dans une robe similaire.
-« N’y pense même pas Maman ! » grimaça Alexis.
-« Oh voyons ma Grande ! On est là pour trouver les deux tenues parfaites. Il faut donc ‘tout’ essayer afin de faire plaisir à tout le monde… »
-« Mais… »
-« Pas de ‘mais’ qui tienne Lex. Il faut aussi tenter de voir ce qu’elle aime. Je suis sûre que certain de tes choix ne conviendront pas à Sarah. Il va falloir faire des compromis pour trouver ce qui vous plait à toutes les deux. »
-« D’accord Maman, » dit Alexis en prenant la robe jumelle à celle de Sarah sur le présentoir à sa taille avant de s’exclamer en sortant une seconde robe. « Oh ! Regarde celle-là ! Elle est superbe ! »
Droite et simple, elle était cependant finement travaillée au niveau du buste. La robe était en effet magnifique.
-« Qu’en penses-tu Princesse ? » demanda Beckett en sortant la robe jumelle adaptée à la fillette.
La grimace de Sarah valut son pesant d’or : elle fronça son petit nez et fit une mimique de dégoût.
-« Que tu aimes ou pas jeune fille, il va falloir que tu essayes, comme ta sœur avec l’autre robe, » expliqua Beckett avec un sourire.
-« Mais pas princesse… » bougonna Sarah en croisant ses bras sur sa poitrine.
-« Et l’autre est ‘trop’ princesse pour ta sœur Sarah, » sourit Beckett en posant les deux robe sur le présentoir que la vendeuse venait de discrètement laisser auprès d’eux. « Allez, continuons notre sélection avant d’aller déjeuner à la cafétéria du magasin. »
Pendant près de deux heures, les filles remplirent le portant dans la joie et la bonne humeur jusqu’à ce qu’Alexis note des signes de fatigue de la part de Beckett.
-« Et si on mangeait ! J’ai faim moi, pas toi Princesse ? » lança l’adolescente avec un clin d’œil à la jeune femme.