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Meurtre au petit matin

Série : Castle
Création : 10.01.2012 à 12h08
Auteur : Lolotte39 
Statut : Abandonnée

« Ma première fiction, un meurtre, une enquete et du caskett ;) » Lolotte39 

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Chapitre 30

 

 

Au petit matin, Beckett découvrit à nouveau son lit vide à son réveil. Elle s’assit cherchant du regard si Castle ne se trouvait pas dans la pièce mais en vain. Les habits qu’il avait enlevés la veille ne se trouvaient plus sur le sol de sa chambre et l’inquiétude gagna Beckett. Etait-il déjà parti ? Sans même dire au revoir ? Elle sortit du lit et s’apprêtait à passer dans le salon quand elle reconnu le tintement de l’eau contre la baignoire. Il n’avait pas disparu, il était simplement allé prendre une douche. Lentement les battements de son cœur ralentirent pour retrouver un rythme normal et une fois calmée et soulagée, elle alla préparer le petit déjeuner le temps qu’il termine de se doucher. Le temps d'enfiler sa robe de chambre, de relever ses cheveux et elle passa dans la cuisine. Elle venait à peine de sortir les ingrédients nécessaires à l'élaboration de pancakes que la sonnette de la porte d'entrée retentit. Elle marqua une pause et consulta l’horloge, elle n'attendait. Elle referma d'avantage sa robe de chambre avant d'aller entre-ouvrir la porte d’entrée.

 

- « Salut chérie, ça va? » lança gaiement Lanie avant d'entrer machinalement dans l'appartement de sa meilleure amie.

 

- « Euh… Oui, » répondit Beckett sans cacher sa surprise tout en la suivant du regard.

 

- « Je suis venue aux nouvelles. »

 

- « C'est-à-dire ? » demanda Beckett.

 

Elle ne savait pas à quel sujet son amie faisait allusion, Castle, le déroulement de la soirée, son état de santé. Ne souhaitant pas se trahir elle préféra rester dans le vague attendant la réponse de son amie.

 

- « Ton bras ! » lâcha Lanie. « A moins que tu es autre chose à me raconter... » continua-t-elle avec un sourire en coin.

 

Beckett rejoignit Lanie qui avait déjà investie la cuisine de tout son matériel médical. Elle s’assit sur l’un des tabourets et lui tendit son bras afin qu'elle réalise les contrôles de routines et refasse plus précautionneusement son bandage.

 

- « Hum, » émit Lanie en prenant le bras de son amie en main.

 

- « Castle l’a refait hier soir, » ne cacha pas Beckett constant que Lanie avait remarqué le nouveau bandage.

 

Beckett savait qu’en étant honnête avec Lanie, elle limiterait ses soupçons plutôt que d’essayer de cacher l’évidence, celle-ci du moins.

 

- « Ok. Notre cher Castle n’est pas médecin et ça se voit, » sourit la légiste en se moquant du pansement de l’écrivain. « Regarde moi ça. »

 

- « Il a pourtant fait de son mieux. »

 

Lanie utilisa l’ensemble des instruments qu’elle avait sortis et refit parfaitement le bandage de Beckett, après avoir contrôlé l’état de la plaie et désinfecter le tout. Elle rendit son bras à son amie qui en guise de remerciement lui proposa à boire. Il était encore tôt aussi opta-t-elle pour une bonne tasse de café frais tout en entamant la discussion. Après les banalités, elle était désormais avide de nouvelles et voulait tout savoir sur la soirée de la vieille questionnant son amie du regard.

 

- « Alors raconte, » s'impatienta Lanie.

 

- « Il n’y a rien n’a raconté, » fit Beckett. « Une soirée entre amis, simplement. »

 

- « Entre amis, hein, » répéta Lanie la voix chargée de suspicions.

 

Beckett cherchait un moyen de détourner la conversation mais c’était sans compter sur son partenaire. Castle qui n'avait pas entendu l'arrivée de la doctoresse fit irruption dans la pièce, torse nu tout en épongeant l'eau qui coulait de ses cheveux.

 

- « Kate, tu sais où est ma chemi...se. » La serviette qui lui servait à sécher ses cheveux lui masquait partiellement la vue et lorsqu'il aperçu Lanie, l’effet de surprise fit qu’il avait ralenti le débit de sa phrase pour hacher le dernier mot.

 

- « Castle, Lanie est là, » informa inutilement Beckett.

 

- « Oui, c'est ce que je constate. Je ne suis pas vraiment présentable, si vous voulez bien m'accorder une seconde, mes dames, » continua-t-il avant de disparaître dans la chambre de la jeune femme.

 

- « Sur le radiateur, » lança Beckett pour répondre à la question de l'écrivain afin qu'il puisse se vêtir convenablement.

 

A peine Castle avait-il quitté la pièce que Lanie se retourna vers Beckett, un immense sourire sur le visage et le regard lourd de sous entendus.

 

- « Alors Mademoiselle Beckett, qu'avez-vous à dire pour votre défense? Souhaitez-vous modifier votre version des faits ? »

 

- « Lanie arrête un peu, tu veux bien. »

 

- « Quoi ! Ca semble être un succès, » sourit la métisse.

 

Beckett lui envoya un regard blasé par les bêtises qu'elle racontait avant de faire quelques pas.

 

- « Aller, donne-moi des détails, » reprit Lanie à la poursuite de Beckett.

 

- « On n'a pas... » répondit Beckett en roulant des yeux pour accéder à la requête de Lanie sans pour autant lui dire qu'ils s'étaient avoués leurs sentiments respectifs.

 

- « Attends, » dit-elle en posant une main sur le bras valide de son amie. « Tu veux dire que vous passez la soirée tous les deux et tu vas me faire croire qu'il ne s'est rien passé. Rien de rien ? Kate, je t'ai connue moins sage ! » s'amusa Lanie.

 

- « Disons qu'avec le malaise que j'ai eu, la soirée à été... » commença Beckett certaine que sa santé retiendrait d'avantage l'attention de son amie médecin lui permettant d'éluder ainsi la fatidique question.

 

- « Malaise ! » répéta Lanie inquiète.

 

- « Juste une grosse montée de fièvre mais Castle à prit la situation en main. »

 

Et pas que la situation pensa-t-elle rêveuse des bras de son partenaire qu'elle sentait encore autour d'elle.

 

- « Tiens, je veux que tu prennes ça et ça, » dit Lanie avec détermination en trainant Beckett qui ne cessait de râler par le bras jusqu’à la cuisine où elle sortit deux flacons de sa trousses de médecin. « Un comprimé de chaque maintenant et à nouveau dans quatre heures. »

 

- « C'est bon je vais bien maintenant, » affirma Beckett.

 

Cependant, Lanie ne souhaitait prendre aucun risque et insista pour qu'elle avale immédiatement les deux comprimés qu'elle venait de sortir des flacons qu'elle rangea ensuite dans la cuisine de la jeune femme.

 

- « Bon et à part ce malaise, rien à ajouter sur cette soirée et matinée, » insista-t-elle pour en savoir plus.

 

- « Castle est un gentleman, il n'a pas abusé de la situation si c'est ce que tu sous entends. C'est plutôt... »

 

Beckett s'était interrompu au moment où elle avait vu arriver Castle. Elle ne voulait donner de détails à Lanie alors qu'il se trouvait là. Elle ne savait pas comment il régirait d’autant plus qu’ils n’avaient pas prit le temps de parler tous les deux depuis la vieille.

 

- « Lanie, comment vas-tu ? » demanda poliment l’écrivain maintenant qu’il était convenablement vêtu.

 

- « Bien merci. Et toi, tu as passé une bonne nuit ? » revint la légiste à la charge espérant de lui qu’il se vente de ses éventuels exploits.

 

- « Très bien, » dit-il en souriant furtivement à Beckett. « Comme tu es là Lanie, je pense que je peux y aller, Kate est entre de bonnes mains. »

 

Beckett lui lança un regard interrogateur. Elle ne comprenait pas pourquoi il se sauvait si vite et aurait bien aimé qu’il reste encore un peu avec elle à profiter de leur toute nouvelle relation. Mais Castle ne sembla pas relever ce regard et se dirigea vers la porte d’entrée.

 

- « Ah, au fait Lanie, » reprit-il en se retournant. « Connaissant Kate je préfère te prévenir au cas où elle ne l’aurait pas fait. Elle a fait une montée de fièvre importante hier soir et a perdue connaissance quelques secondes. »

 

- « Oui, elle m’a parlé de la fièvre, » répondit Lanie.

 

- « A vraiment ? » dit-il avec étonnement. « Bien, tant mieux. Sur ce je vous laisse. Bonne journée. » Et il ferma la porte derrière lui.

 

Beckett se tourna faisant mine de chercher quelque chose dans la cuisine pour ne pas que Lanie s’aperçoive de sa déception.

 

- « Alors comme ça en plus de la fièvre, tu as perdue connaissance ! » reprit Lanie après quelques secondes.

 

- « Quelques secondes à peine. Et je te rappelle que quand tu perds connaissance par définition tu n’es plus consciente, » tenta-t-elle de minimiser son omission.

 

Après plusieurs longues minutes de discussion au cours de laquelle Lanie revint à la charge, la métisse due quitter son amie suite à un coup de téléphone de la morgue.

 

- « Ne crois pas t’en sortir comme ça ma belle. Il faudra que tu me raconte ! » lança-t-elle avant de disparaitre de son appartement.


Lolotte39  (05.05.2012 à 15:33)

Chapitre 31

 

Le lendemain, après presque vingt-quatre heures sans avoir vu Castle, Beckett constatant l’état de son appartement, se décida de faire un peu de rangement. Une demi-heure et un petit déjeuner plus tard, un passage par la salle de bain s’imposa. Une fois propre et habillée, Beckett se trouva seule, assise dans un fauteuil ne sachant plus quoi faire. Cela faisait une éternité qu’elle n’avait pas prise de congés et ne savait plus vraiment comment occuper son temps soudainement libre. Elle commençait à tourner en rond, cherchant de quoi s’occuper et vérifiant son téléphone trop souvent à son goût. Castle lui avait envoyé un message plus tôt dans la journée l’informant qu’il devait passer du temps avec Alexis et qu’il lui ferait savoir quand il serait libre. En attendant son appel, elle commença à remettre bout à bout les derniers événements de son enquête en cours, cherchant une explication à la présence de son agresseur dans l’appartement de leur suspecte. Mais rapidement, elle fut à court d’idée et sans le dossier sous les yeux, ni d’informations sur l’interrogatoire de son agresseur, elle ne pouvait qu’émettre des spéculations, ce dont elle ne pouvait se satisfaire. Elle enfila ses talons, récupéra son arme et son badge avant de prendre la direction du commissariat.

Une fois que l’ascenseur l’eut conduite à l’étage demandé, elle passa discrètement la tête entre les portes pour localiser ses partenaires qu’elle ne souhaitait pas croiser. Elle savait pertinemment que si elle avait le malheur de tomber nez à nez avec Esposito au poste, il la reverrait directement chez elle sans chercher à savoir la raison de sa venue, puisqu’il lui avait formellement interdit de venir avant lundi matin. Elle vérifia sa montre, il était dimanche et la fin de l’après midi approchait, du coup elle espérait fortement que sans nouvelles pistes, ses collègues auraient décidé de rentrer tôt chez eux. Par chance elle constata que la voie était libre, elle s’engagea donc doucement en scrutant chaque recoin de l’étage tout en se dirigeant vers les bureaux d’Esposito et Ryan, en quête d’informations.

Une fois arrivée à son but, elle se mit à fouiller dans les nombreuses pilles de dossiers qui couvraient le bureau de Ryan. Après en avoir ouvert plusieurs d’entre eux, elle y découvrit enfin celui qu’elle cherchait. Elle vérifia une fois encore que la voix était libre, prit le dossier entre les mains et commença à le feuilleter pour en prendre rapidement connaissance, le but étant de retenir un maximum d’informations avant que quelqu’un ne la découvre. Elle relut donc très rapidement les premières pages qui relataient les premiers indices qu’elle connaissait déjà à propos de la scène de crime d’Ellen. Elle lut en diagonal, les pages qui suivirent et marqua une pause pour s’arrêter sur la déposition de l’agent de la victime : Sophia Tork.

- « Tu devrais en faire une copie. »

Elle manqua de sursauter lorsqu’il prononça cette phrase, elle ne l’avait absolument pas entendu arriver.

- « Castle ! Comment savais-tu que je serais là ? » chuchota Beckett en rassemblant toutes les pièces du dossier telle une enfant prise sur le faite.

- « Très simple, » sourit Castle en asseyant sur coin libre du bureau. « Je suis passé chez toi mais tu n’y étais pas. A quel autre endroit pouvais-tu être ? »

- « Je suis si prévisible ? » dit-elle dans un haussement de sourcil.

- « Pas toujours, » sourit à nouveau Castle en plongeant dans les yeux de sa belle. « C’est juste que je commence à te connaitre. Bon, aller, c’est parti. »

- « Quoi ? Non, je ne risque pas de partir aussi vite ! »

- « Qui te parle de partir ? » Devant le regard interrogateur de la jeune femme, il reprit. « D’après le dossier que tu cache, j’imagine que tu n’as pas pu patienter jusqu’à lundi et que tu es venue chercher des informations sur ton enquête. »

- « Mon enquête ? » demanda-t-elle quelque peu déçue.

- « C'est-à-dire que je n’ai pas suivis grande chose de l’affaire en cours… Peut importe, je disais donc que tu es certainement venue ici pour fouiner dans le dossier, pour savoir ce qu’il sait passer pendant que tu n’étais pas là… Je me trompe ? »

- « Nan, » avoua-t-elle avec le sourire car bien qu’il l’avait démasqué, elle était ravie qu’il puisse si bien la connaitre.

- « Bien, je ne pense pas que tu puisse retenir tout ce qu’il y a là dedans en si peu de temps. Même moi qui lis énormément j’en serais incapable, » dit-il voyant qu’elle allait le contre dire. « Et donc, si tu ne veux pas qu’on nous surprenne entrain de fouiller dans les documents de tes collègues, il faudrait peut-être qu’on se bouge. »

- « Tu veux piquer le dossier ? » murmura Beckett les yeux complètement écarquillés mais considérant tout de même la chose elle leva un doigt en direction de Castle comme si elle se tenait prête à expliquer un plan d’attaque.

- « Non, je pense qu’ils s’en rendraient compte, » dit Castle pour la ramener à la raison faisant baisser le doigt de sa partenaire. « Par contre, on peut en faire une copie ! » déclara-t-il fièrement.

- « Brillant, » lâcha-t-elle en arquant l’un de ses sourcils.

Afin de presser d’avantage sa partenaire, Castle attrapa le dossier qui se trouvait sous les mains de Beckett avant de se diriger vers la photocopieuse, certain qu’elle emboiterait le pas, ce qu’elle fit sans se faire se faire prier. Une fois, tous deux arrivés devant la porte de la salle de reprographie, ils s’arrêtèrent une seconde.

- « Tu fais le gaie, je copie le dossier, » déclara Castle en posant une main sur la poignée de la porte.

- « Hors de question, tu fais le gaie, je photocopie ! » corrigea Beckett en appuyant nettement sur les pronoms de sa phrase et en agrippant les feuilles de papiers qu’il tenait dans la main.

- « Et si quelqu’un arrive, je fais quoi ? » demanda-t-il désemparé.

- « Tu es écrivain, pas vrai ? Sers-toi de ton imagination, » sourit Beckett avant de disparaitre dans la pièce.

Ecoutant Beckett, Castle prit place devant la porte de la pièce, tentant de prendre une pause décontractée et innocente, alors qu’elle fermait dernière elle. Dans la pénombre, elle avait quelques difficultés à progresser d’autant plus qu’elle n’était pas coutumière de ce genre de tâche qu’elle laissait volontiers à ses collègues. A la lumière de son téléphone, elle arriva jusqu’à la machine et commença sa tâche.

Alors qu’elle arrivait plus de la moitié du dossier et que Castle patientait depuis plusieurs minutes, elle l’entendit toquer doucement à la porte.

- « Kate, un officier arrive, » signala Castle à demi-voix alors qu’une silhouette se dessinait au bout du couloir.

- « J’ai presque fini, » répondit-elle en se pressant d’avantage.

Elle leva la tête de la photocopieuse un instant afin d’observer ce qu’il se passait au dehors. Elle vit, au travers des stores vénitiens qui recouvraient les vitres de la pièce, Castle sortir son téléphone feignant d’être occupé dans l’espoir de passer inaperçu aux yeux du jeune homme. Grâce aux fins murs qui l’entouraient elle pouvait clairement entendre ce qu’il se passait à l’extérieur. Elle contrôlait régulièrement du regard, la position des deux hommes.


Lolotte39  (09.05.2012 à 20:46)

Chapitre 32

 

Beckett se trouvait toujours à l’intérieur de la reprographie et constata que la silhouette de l’officier ne se tenait plus qu’à quelques mètres de Castle qui montait la garde devant la porte.

- « Monsieur Castle, » entendit-elle poliment lancer le jeune homme en uniforme qui arrivait à sa hauteur les bras chargés de dossiers.

L’officier pivota et à travers les stores elle reconnu Thomas Feller, un jeune officier bodybuildé qui souvent avait des suggestions logiques très appréciées de ses collègues durant leurs enquête, mais se sachant perspicace et sûr de son physique, il souffrait d’une arrogance sans bornes et avait la langue bien pendue, aux dires des collègues de Beckett. Et les rares fois où il avait travaillé sur l’un de ses enquête, il avait toujours été à la hauteur de sa réputation, elle savait donc que s’il la prenait entrain de réaliser une copie d’un dossier, il était certain qu’elle aurait droit à une réflexion et qu’Esposito finirait par en être informé.

- « Bonsoir officier, » finit par répondre Castle sans bouger de la porte qu’elle l’avait chargé de surveiller et à laquelle il s’était adossé en bloquant complètement l’accès

Castle espérait ne pas avoir retenu l’attention de Feller qu’il n’appréciait gère et que ce dernier passerait sa route sans plus de questions.

- « Pardon mais… » commença Feller esquissant un signe de tête en direction de là où elle se trouvait.

Beckett comprit immédiatement qu’il voulait entrer et, à en croire pas la pile de dossiers qu’il portait à bout de bras, il souhaitait les ranger, pensa-t-elle. Castle fit la même déduction et chercha un moyen de faire diversion pour laisser à Beckett le temps de terminer ses copies.

- « Oh naturellement, je vais vous aider, » entendit-elle Castle proposer son aide au jeune officier.

A ce moment, elle aperçue l’écrivain amorcer un geste pour saisir la totalité des documents des mains de Feller qui, d’un geste fort habille il faut bien le reconnaitre, esquiva la prise de Castle. Il ne restait à Beckett que les deux dernières pages du dossier, deux malheureuses pages, elle n’avait besoin que d’une petite minute, quand elle vit Feller devant la porte.

Lorsque celui-ci ouvrit la porte de la salle de reprographie, Castle le suivit à l’intérieur espérant trouver une diversion de dernière minutes ou une histoire expliquant la présence de Beckett mais il resta sans voix quand Feller alluma la pièce et qu’ils ne trouvèrent personne.

- « Et voilà, » souffla Feller en terminant sa mission. « Vous voyez ça n’a pris que quelques secondes. Après vous, » proposa-t-il à Castle de sortir de la pièce.

L’écrivain fit mine de s’en aller et au moment où il fut hors de vue de l’officier, il retourna dans la pièce.

- « Kate ? » interrogea-t-il en la cherchant dans la pièce.

- « Par ici. »

- « Ici où ? »

- « Là, Castle. »

- « Mais qu’est-ce que tu fais là haut ? »

- « A ton avis ! » répondit Beckett devant la stupidité de sa question. « Un coup de main de serait pas de refus. »

Elle s’était cachée de la vue de Feller en escaladant les étagères de rangement pour se coller contre le plafond, trois mètres cinquante plus haut. Elle se trouvait dans une position peu confortable mais surtout très peu stable.

- « Bien-sûr, attends. »

Il ferma la porte derrière lui, s’approcha de l’endroit où elle s’était réfugiée et monta sur une chaise pour se trouver plus proche d’elle. Il tendit un bras en sa direction et entoura la cheville de Beckett de sa main lui proposant de se laisser guider dans la descente afin de lui fournir des prises. Elle acquiesça et entama sa descente. Après qu’elle fut descendue d’un mètre, Castle remit les pieds au sol et tendit ses bras.

- « Quoi tu veux que je saute ? » demanda-t-elle perplexe.

- « Serais-tu effrayée par un peu d’action ? 

- « C’est pas l’action qui me dérange… »

- « T’en fais pas, j’amortirais ta chute, » sourit l’écrivain.

- « Sure ? »

- « A mon décompte. 3… 2… 1… Saute. »

Comme demandé par Castle mais non sans une certaine appréhension, elle lâcha prise et se laissa tomber dans ses bras et, comme il l’avait promis, il la réceptionna doucement et amortie considérablement sa chute. Elle se trouvait toute proche de lui et il ne cessait de l’entourer de ses bras en lui souriant. Le risque de se faire surprendre, dans les bras de Castle par l’un de ses collègues, augmenta le désir qu’elle éprouvait et l’embrassa sans aucune retenue. Quelques minutes plus tard, ils reprirent le contrôle d’eux-mêmes et optèrent pour une sortie discrète du commissariat. Une fois avoir vérifié que personne ne se trouvait dans le couloir, ils sortirent de la reprographie. Beckett se dirigea vers le bureau de Ryan afin d’y ranger le dossier original.

Quelques secondes plus tard, elle se rendit compte qu’elle se trouvait seule et que Castle ne l’avait pas suivis. Elle passa devant une porte et se fit pousser de l’autre côté. Une fois la porte refermée, elle se fit plaquer contre un mur et au moment où elle ouvrit la bouche pour crier sa surprise, elle fut interrompue par la main de Castle qui vint couvrir ses lèvres.

- « Chute… »

Lorsqu’elle se trouva face à lui, elle se détendit et s’immobilisa sous le corps de son partenaire.

- « Il suffisait de demander, » sourit Beckett une fois qu’il eut retiré sa main de sa bouche et elle embrassa l’écrivain.

- « Tu n’as pas entendu ? » demanda Castle après avoir profiter de ce baiser. Visiblement non, elle le questionnait du regard. « Esposito est là, il allait passer dans le couloir, c’est pour ça que je t’ai fais rentrer ici. »

- « Seulement pour ça ? » taquina la jeune femme.

Il lui sourit amoureusement, il n’aurait jamais osé penser qu’elle serait aussi proche de lui sur son lieu de travail et profitait de ça.

- « Je ne pensais pas qu’il se trouverait au poste à cette heure, » reprit Beckett en consultant sa montre.

- « On a eu de la chance, le timing était serré. »

- « Ouais, plus que ça, j’ai à peine eu le temps de remettre le dossier en place. »

- « En tout cas tu peux me remercier. »

- « Te remercier ? » répéta la jeune femme feignant de ne pas comprendre.

- « Hé, » s’indigna Castle. « Sans moi, tu ne serais pas allée faire de photocopies et il t’aurait certainement surprise devant le bureau de Ryan en pleine lecture. »

- « Ou alors, j’aurais déjà eu le temps de tout mémoriser et je serais déjà rentrée. » Devant le regard incrédule qu’affichait Castle, elle avoua que sa théorie ne tenait pas la route et qu’il avait raison, elle se serait sans doute fait surprendre.

- « Et je n’aurais pas aimé me faire prendre sur le fait pas Espo, » dit Castle en s’imaginant à la place de Beckett.

- « Il m’aurait passé un sacré savon ! »

- « C’est rien de le dire, on dirait un véritable grand frère. C’est mignon. »

- « Hum, c’est vrai qu’on s’entend bien, » répondit Beckett. « Hé, bien joué Castle, » reprit-elle en regardant autour d’elle.

La porte que Castle avait ouverte était la cage d’escalier, aussi il disposait là d’un formidable moyen de sortie en toute discrétion.

- « Qu’est-ce que je disais, je suis indispensable. Indispensable. »

- « Oui oui, c’est sûr, » se moqua Beckett en lui tapotant l’épaule avant de descendre les escaliers.

Castle resta une seconde sur le palier à s’auto-congratuler avant de presque courir pour la rattraper.

- « Au fait, Kate, le dossier ? » s’inquiéta Castle après avoir descendu plusieurs étages.

- « Tada. »

Elle venait de le sortir, sous les yeux étonnés de Castle, du dessous de sa chemise où elle l’avait camouflée.

- « Hum, hum, » émit-il coquinement. « Je savais que tu étais pleine de ressources. »

- « Tu n’a pas idée, » taquina Beckett en lui rendant un immense sourire.

Tous les deux quittèrent le commissariat en direction de la voiture de Beckett qu’elle avait garé précautionneusement à deux rues de l’entrée.


Lolotte39  (14.05.2012 à 14:58)

********************  NC-17  ********************

 

ATTENTION :

Le chapitre qui suit contient des passages qui pourraient choquer les plus jeunes.

Merci de respecter cet avertissement.

 

********************  NC-17  ********************

 

 

 

Chapitre 33

 

Le temps que Beckett et Castle avaient passé au poste avait changé la manière dont Castle la percevait. Il pensait que sur son lieu de travail, en présence de ses collègues, elle serait distance et froide mais la réalité était toute autre. Elle n’avait eu de cesse de profiter de lui à chaque fois qu’elle en avait eut l’occasion et il restait perturbé par les baisers passionnés qu’ils avaient échangés et la complicité qui grandissait encore d’avantage entre eux.

Sur le trajet qui les conduisait jusque chez Beckett, il devenait difficile pour Castle de rester concentré sur leur affaire. Alors que Beckett élaborait continuellement de nouvelles théories en attendant de lire les dernières informations récoltées par Esposito et Ryan, Castle détaillait chacune des expressions qui s’affichaient sur les traits de la jeune oubliant totalement d’écouter les paroles qu’elle prononçait. Il se plaisait à penser que cette jeune femme si charmante et si agréable était sienne et qu’il pouvait profiter de ses courbes et de ses lèvres quand bon lui semblait.

Elle gara la voiture devant son immeuble et en rien de temps, ils gravirent les marches et arrivèrent dans son appartement. Une fois entrée, elle se dirigea directement dans la salle à manger où elle étala toutes les pièces du dossier sur la table avant de prendre place sur l’une des chaises. Avide de nouveaux faits pour étalier les idées qui lui passaient par la tête, elle attaqua sans attendre sa recherche. Castle s’approcha mais lui n’était pas vraiment d’humeur à entamer une longue lecture, aussi il s’assit en face d’elle et la dévora des yeux pendant qu’elle parcourait une première page.

- « Castle, concentre-toi, » dit Beckett qui avait sentit les yeux de Castle qui la déshabillaient.

- « Je le suis. »

- « Sur l’affaire. »

- « Evidemment. »

Malgré cet échange et les remarques de Beckett, il resta adossé sur sa chaise à la détailler du regard, loin des pages de papier qui recouvraient la table.

- « Castle, sérieusement, » commença à s’impatienter la jeune femme.

- « Je suis vraiment très concentré, je t’assure, » insista Castle sur les derniers mots de sa phrase.

- « Sur l’affaire ? » demanda-t-elle en relevant la tête pour le fixer du regard.

- « Ca dépend de quelle affaire tu parle, » sourit l’écrivain dans un haussement de sourcil.

Elle fit semblant d’être mécontente mais en réalité le fait qu’il ne puisse plus détacher son regard d’elle la satisfaisait beaucoup et ses joues rougirent malgré elle, la trahissant. Fort de cet indice, Castle se leva, contourna la table pour s’approcher de la jeune femme qui ne bougea pas pensant qu’il allait chercher quelque chose à boire. Mais, après avoir tout fait pour garder son attention sur les pages qu’elle avait sous les yeux, elle fondit lorsqu’il l’enlaça et déposa un tendre et amoureux baiser dans son coup.

- « On a du boulot, » réprimanda doucement la jeune femme alors qu’elle venait de lâcher un soupire de plaisir.

- « Ton suspect est derrière les barreaux jusqu’à demain, il ne risque pas de s’enfuir… » assura Castle sans stopper d’embrasser le coup de Beckett.

Elle finit par se laisser convaincre et lorsqu’il glissa sur ses lèvres, il lui devint impossible de lutter d’avantage aussi elle se laissa aller à ces nouvelles sensations qui l’emportaient.

Désireuse de profiter d’avantage de leur échange, elle se leva de sa chaise pour lui faire face, collant son corps contre le sien. Il déposa de tendres caresses le long de la colonne de la jeune femme alors qu’il ne cessait de l’embrasser. Elle sentit ses mains glisser sur ses fesses et elle se rapprocha encore de lui à la recherche de plus de contact entre leurs deux corps. Son désir pour lui grandissait à mesure que leur échange se prolongeait et, contrôlée par la passion et la chaleur qui s’emparaient d’elle, les baisers qu’il lui proposait ne lui suffisant plus, elle s’écarta doucement de lui pour faire un pas en direction de sa chambre.

Castle la rattrapa par le poignet la forçant à lui faire face. Bien qu’il fût habituellement très sûr de lui avec les femmes, cette situation était particulière parce qu’elle était particulière à ses yeux, il ne voulait pas forcer les choses et avait besoin d’être convaincu que c’était bien là ce qu’elle souhaitait. D’un regard sûr et profond elle lui confirma que c’était réellement ce qu’elle voulait et elle se colla à lui avant d’entrer dans un baiser si sensuel qu’il ne laissa plus de place au doute dans l’esprit de l’écrivain.

Une fois qu’il fût rassuré, elle reprit son chemin en direction de sa chambre l’entrainant avec elle. Il l’enlaça à l’entrée de la pièce comme s’il lui demandait son autorisation pour pénétrer dans son intimité de cette façon. Elle passa une main sous le t-shirt de Castle parcourant son torse et lui faisant comprendre que ce tissu était de trop, aussi il ne se fit pas prier plus longtemps avant de l’enlever. Elle dévora son corps des yeux et ne put s’empêche de le caresser. La tendresse de sa peau sous la sienne fit encore monter le désir qu’elle éprouvait et, comme s’il avait lut en elle, il commença à la dévêtir.

- « J’ai envie de toi, » lui susurra-t-elle à l’oreille.

Il fit disparaitre son haut ainsi que son pantalon et la découvrit, pour la seconde fois, presque nue. Mais cette fois les choses étaient différentes et il pouvait se laisser aller à ses passions.

- « Tu es trop sexy, » lui dit il en la serrant contre lui.

Tout en l’embrassant, il la faisait lentement reculer pour atteindre le lit et lorsque les jambes de Beckett touchèrent le matelas, il la fit lentement basculer. Alors qu’elle perdait l’équilibre, elle resserra son étreinte autour du corps de Castle l’entrainant avec elle dans sa chute. Elle était à moitié nue et, sa respiration de plus en plus profonde fit ressortir sa poitrine lorsqu’il glissa sa main le long de ses seins. Ils étaient allongés l’un contre l’autre, si proches qu’elle pouvait sentir la chaleur qui se dégageait de son corps. Elle se trouvait désormais sous Castle qui la maintenait allongée. Elle ne put retenir son corps de se cambrer au moment où les lèvres de Castle descendirent le long de son cou et son cœur s’accéléra d’avantage quand il la caressa. Elle se laissait désormais entièrement guider par lui.

Alors qu’elle se cambrait à nouveau pour augmenter le contact entre leurs corps, il en profita pour passer une main dans son dos et détacher son soutien-gorge. C’est alors qu’elle sentit la paume de sa main remonter lentement le long de sa hanche donnant le temps à Castle de profiter pleinement ses courbes, pour venir ensuite épouser le galbe de son sein lui laissant échapper un gémissement de plaisir. Elle n’y tenait plus et le lui fit rapidement comprendre en faisant sauter le bouton de son jean qu’il enleva en même temps que son boxer. Il n’hésita pas une seconde de plus pour faire glisser le long de ses cuisses le dernier morceau de dentelle qui les séparait.

Désormais nus, ils profitèrent allégrement du corps de l’autre et un jeu de caresses se mit rapidement en place. Castle avait envie de profiter au maximum des sensations qu’ils partageaient aussi il décida de faire monter encore plus le désir. Il embrassa la jeune femme tout en laissant descendre une main sur le bas de son ventre pour atteindre ses cuisses et lui donner un maximum de plaisir. A mesure que Castle accélérait ses caresses, la respiration de Beckett de faisait plus en plus rapide et de plus en plus audible. Il la sentit de tendre, elle n’arrêtait pas de pousser de petits cris et quand elle parvint enfin à l’orgasme, elle avait encore plus envie de lui.

En un mouvement de rein, elle le fit basculer sur elle. Il avait un immense sourire qui traduisait tout le bonheur et le plaisir qu’il ressentait. Elle lui rendit son sourire et l’embrassa tout en exerçant une pression sur ses fesses afin qu’il entre en elle, et tous les deux émirent un même gémissement de plaisir. Ils se laissèrent porter par la passion qui les animait et n’ayant de cesse de vouloir satisfaire l’autre, ils entrèrent dans un moment de fougue et d’ardeur qu’aucun d’eux n’avait ressentit avec un autre partenaire.


Lolotte39  (19.05.2012 à 13:49)

Chapitre 34

 

Les draps complètement défais étaient en boule aux pieds du lit. Beckett et Castle n’en pouvaient plus et bien que ce fût à regret, ils se séparèrent, en sueur, la respiration haletante et le cœur battant à tout rompre. Beckett se trouvait allongée sur le dos les bras écartés à la recherche de fraicheur. Après quelques secondes de répit, elle tourna la tête en direction de Castle qui était resté sur le côté à la regarder.

- « Wah, c’était… »

Elle ne trouvait pas les mots pour décrire les sensations qu’elle avait ressenties.

- « On aurait du faire ça plus tôt, » taquina Castle.

- « Oh oui ! » avoua Beckett. « Si j’avais imaginé que se serait aussi bon, on aurait fait ça plus tôt, » répliqua-t-elle en sortant du lit.

- « Tu vas où ? »

- « Je me rhabille. C’était bien mais il est tant de partir Monsieur Castle. »

- « Tu vas voir ! » grogna Castle en sautant hors du lit pour la poursuivre.

Elle tenta de fuir en direction du salon mais ce fut cause perdue, en moins de deux secondes, il l’avait rejointe et l’attrapa dans ses bras. Alors qu’elle ne touchait plus terre, il la hissa une peu plus sur son épaule alors qu’elle essayait de se débattre. Arrivé dans la chambre, il se jeta sur le lit, Beckett se trouvant toujours dans ses bras ne put ralentir sa chute et rebondit sur le matelas. Elle n’arrêtait pas de rigoler et de se débattre gentiment jusqu’à ce qu’elle réussisse enfin à s’extirper de l’étreinte de Castle et à prendre le dessus pour monter sur lui et l’embrasser passionnément.

Après plusieurs baisers, ce fut au tour de Castle devenir taquin, il la poussa sur le côté et elle s’étala à nouveau sur le lit.

- « Bon aller cette fois, je vais à la douche, » lança-t-il en joignant le geste à la parole.

- « Fais chauffer l’eau, j’arrive. »

Pendant que Castle se trouvait dans la salle de bain, elle avala une longue gorgée de la bouteille d’eau et prit le temps de reprendre ces esprits. Mon dieu ce que le sexe avec lui pouvait être bon, se dit-elle.

- « Kate ? » entendit-elle provenir de la salle de bain.

- « J’arrive. »

Après plusieurs minutes de détente, de caresses et de tendresse sous l’eau chaude, ils étaient entrain de sécher et Beckett profitait de ces tous nouveaux moments à deux.

- « Kate ? » appela doucement Castle.

- « Hum ? » émit-elle tout en essuyant ses cheveux.

- « Qu’est-ce qu’on fait ? »

- « Comment ça qu’est-ce qu’on fait, on se rhabille avant d’aller éplucher le dossier, » répondit-elle comme si c’était une évidence.

- « Nan, je veux dire, tous les deux… Qu’est-ce qu’on fait ? »

Sentant que la conversation prenait un nouveau tournant, elle entoura son corps dans une serviette de bain avant de lui faire face.

- « On est bien pour le moment, non ? »

- « C’est sûr mais… »

Il se rapprocha d’elle. Il avait besoin de mettre les choses au point, de mettre des mots sur leur relation pour s’assurer que tout ce qu’ils vivaient était bien réel et qu’ils avançaient dans la même direction.

- « Alors pourquoi tant de questions ? » demanda Beckett avant de l’embrasser.

Castle hésita un instant. C’est vrai qu’ils étaient bien tous les deux dans son appartement à profiter mais il voulait plus, il voulait surtout savoir comment elle se comporterait le lendemain au 12th et quelle attitude lui-même devait adopter.

- « On est bien parce qu’on est seuls, dans notre bulle, mais une fois de retour au poste… Kate, est-ce qu’on est un couple ou non ? »

Ces mots résonnèrent dans la tête de Beckett et elle avait du mal à les assimiler. Un couple. Un couple avec Richard Castle, son partenaire, son ami. Etait-ce là ce qu’elle souhaitait vraiment ? Comment allait-elle pouvoir gérer cette nouvelle donnée ?

- « Je… Je crois que j’ai besoin d’un peu de temps, » articula Beckett en quittant la pièce.

Castle ne voulait pas être en reste et maintenant qu’il avait engagé cette conversation changeant radicalement l’ambiance, il savait que le reste de la soirée serait étrange s’ils s’en tenaient là, du coup il fallait qu’il trouve un moyen pour qu’ils terminent cette conversation, qu’il réussisse à lui faire accepter cette relation qu’ils étaient déjà entrain de bâtir et qu’ils définissent des règles et limites. Elle s’était réfugiée dans sa chambre et il la trouva debout devant la fenêtre fixant les lumières de la ville. Il s’approcha d’elle et l’entoura de ses bras.

- « Ce n’est pas pour te faire peur que je t’ai demandé ça, » murmura-t-il à son oreille.

Malgré la peur et les doutes qui l’envahirent, Castle avait raison, il était temps de définir leur relation.

- « Je sais Rick. Et tu as raison, il faut qu’on en parle mais je ne sais pas quoi dire… »

- « Écoute-moi, » lui proposa-t-il en la retournant pour qu’elle lui fasse face. « C’est très simple. Est-ce que je te rends heureuse ? » Elle le regarda avec un sourire qu’elle tentait de dissimuler. « Bien on est déjà sur de ça, » sourit Castle en l’enlaçant et en déposant un tendre baiser sur le front de jeune femme.

Ils restèrent ainsi dans le noir plusieurs minutes ; Rick ne voulant pas brusquer la jeune femme, Kate cherchant du réconfort.

- « Tu ne me laisseras pas ? » demanda d’une faible voix la jeune femme qui s’était écartée de l’écrivain pour voir son visage au moment de sa réponse.

- « Bien-sûr que non. Jamais. Pourquoi penses-tu ça ? »

Beckett faisait parti de ces gens capables de canaliser leurs émotions et de les enfermer dans un coin de leur esprit pour ne pas avoir à subir les conséquences qu’elles pourraient avoir sur eux. Elle avait appris à faire ça dès son plus jeune âge avec la mort de sa mère et avec les années les barrières entre ces deux aspects de sa personnalité avaient grandis facilitant sa capacité à rester gérer les moments difficiles de sa vie. Mais avec l’arrivée de Rick dans sa vie cette séparation entre ses émotions et rationalité n’était plus très nette et elle était entrain de se laisser envahir par ses peurs les moins rationnelles, sans savoir quoi faire pour arrêter ça.

Castle qui assistait impuissant à la perte de contrôle de Beckett sur elle-même ouvrit ses bras pour qu’elle puisse se laisser aller.

Elle venait, momentanément, de perdre cette capacité au moment où elle se rendit compte de l’importance qu’il avait dans sa vie et à l’idée de le perdre les larmes commençaient à monter sans qu’elle ne parvienne à les réfréner.

Elle savait pertinemment que Castle serait toujours là pour elle comme il l’avait toujours été depuis ces quatre années où il l’attendait, mais elle avait besoin de mettre des mots sur ses doutes et de les partager avec son écrivain. Elle avait besoin d’être rassurée et d’être aimée.

- « Je… J’ai peur Rick. J’ai peur de ce que devenir un couple veux dire. J’ai peur de m’ouvrir et de devenir vulnérable. J’ai peur de souffrir à nouveau comme j’ai déjà souffert par le passé. »

- « Jamais, Kate. Tu entends ? Chaque jour, je ferais tout ce que je peux pour être présent pour toi et pour prendre soin de toi. Je ferais tout pour ne pas te blesser et pour te prouver à chaque instant combien tu comptes et combien tu es importante pour moi. »

Elle se logea un peu plus dans ses bras, posant sa tête dans le cou de Castle.

- « Je t’aime Rick, » susurra Beckett qui s’était soudain sentie prête dans ses bras.

Il resserra son étreinte autour d’elle puis la regarda dans les yeux.

- « Je t’aime, » répéta-t-elle. « Je t’aime, je t’aime. »

- « Tu ne pouvais pas me rendre plus heureux Kate, » dit-il avant de l’embrasser.

- « Mais je n’ai pas envie que tout le monde le sache pour le moment. Profitons des ces moments rien qu’à nous. »

- « Promis, ça reste entre nous, pour le moment » répondit-il avant de l’embrasser de nouveau. »

- «Oui parce que je n’ai pas envie de devoir me justifier après de tout le monde et surtout pas auprès de Gates. Pour le moment je n’ai qu’une envie, profiter de toi, de nous. »

- « Ok, je te laisse un peu de temps pour te sentir prête et quand tu le seras, on l’annoncera ensemble. » Ils l’enlacèrent encore comme s’ils avaient un besoin insatiable de sentir l’autre. « Aller, il est temps d’enfiler quelque chose ! » commenta Castle sur un ton léger après de longues minutes.

Il retourna dans la salle de bain pour récupérer les habits qu’il avait laissé au sol tandis que Beckett ouvrit l’armoire de sa chambre pour prendre un legging et un débardeur, histoire d’être à l’aise.


Lolotte39  (21.05.2012 à 17:30)

Chapitre 35

 

Quand elle entra dans le salon, elle fut surprise de trouver Castle debout autour de la table de la salle à manger, entrain de faire plusieurs tas avec l’ensemble des comptes rendus. Vu le peu de motivation qu’il avait montré la veille à l’égare de cette tâche, elle pensait le trouver sur son téléphone entrain de vérifier ses e-mails ou sur internet mais certainement pas déjà assis avec des rapports dans les mains.

- « Hey, » lança la jeune femme en s’approchant de lui.

- « Hey. Je tente de reconstituer tant bien que mal une sorte de Murder Board mais comme tu le vois tu n’as pas de tableau alors j’ai opté pour la table. »

- « Je vois ça, en effet, » dit-elle d’une voix douce.

- « On aurait du aller chez moi, on aurait eu tout ce qu’il nous fallait. »

- « Oserais-tu critiquer mon appartement ? »

- « Ecoute, moi au moins j’ai un tableau, » assura Castle en se redressant pour lui faire face. « C’est quand même la moindre des choses pour une enq… »

- « N’oublis pas que je suis armée, je modérerais mes propos à ta place, » coupa Beckett sur le ton de la plaisanterie.

Après un regard inquiet en sa direction, voyant qu’elle ne pensait pas ce qu’elle disait, Castle explosa de rire et fût rapidement rejoint par Beckett. Après avoir repris leur sérieux, elle disparut dans le bureau, laissant Castle en plan dans le salon sans plus d’explications.

- « Qu’est-ce que c’est ? » s’intéressa l’écrivain à son retour.

- « De la pâte à fix. On n’a pas de tableau, qu’à cela ne tienne, regarde un peu. »

En l’espace de quelques secondes, elle fit le tour de la table saisissant une à une toutes les photos contenues dans le dossier, déposa un peu de pâte collante dans les coins puis suspendit tous éléments de l’enquête sur le mur de son salon.

Comme l’enquête pouvait se séparer en deux grandes lignes, d’une part le meurtre du top modèle et de l’autre la disparition de son agent avec l’effraction de ces deux hommes dans son appartement. Ainsi commença par le meurtre découvert quelques jours plus tôt. Elle accrocha sur le mur les informations relatives au meurtre d’Ellen Clarson – soit les photos de la scène de crime, celles des pièces à conviction ainsi qu’un portrait de chacune des personnes connectées à ce crime – une fois toutes les photos mise en place, elle nota, sous leur portrait, le nom de chacun d’entre eux ainsi que leur rôle dans l’affaire à l’aide d’un Velléda. Elle ajouta également tous les éléments de l’enquête déjà en sa possession soit : la découverte du sac à main de la victime deux rues plus loin, l’heure de la mort entre 1 :45 et 2 :00 am, la plaie sur la crâne de la victime, la présence de sang sur le muret et la grossesse.

Puis ayant mit tout ce qu’elle savait sur ce premier aspect de l’enquête, elle afficha, de manière séparée, tous les renseignements qu’elle possédait jusqu’à maintenant, à savoir pas grand-chose, sur la présence des deux hommes de type caucasien dans l’appartement de Sophia Tork. Elle accrocha la photo de son agresseur sous laquelle elle nota les lettres ‘ID ?’ pour notifier à Castle que son identité était encore inconnue. Elle ajouta un point d’interrogation sous lequel elle marqua le mot ‘Complice ?’ et termina son œuvre en déposant une photo de Sophia Tork sur la ligne qu’elle avait tracé pour séparer sous-enquêtes.

Elle venait de remboiter le capuchon sur le Velléda et recula de quelques pas pour admirer son travail.

- « Qu’est-ce que tu en penses ? »

- « Ca ressemble plus à un Murder Wall. D’ailleurs, au passage, tu es entrain d’écrire sur le mur… »

- « Oups… » lâcha Beckett. Elle ne s’était pas rendu compte de ce qu’elle avait fait. Elle avait machinalement pris le Velléda comme elle l’aurait fait au 12th. « Tant pis ! » dit-elle avant de poursuivre.

N’ayant pas été au courant des avancées de l’enquête depuis sa dispute avec la jeune femme, Castle se trouvait en pleine lecture prêtant attention aux moindres détails pendant qu’elle terminait de peaufiner son mur mais très vite cette lecture devint un véritable supplice pour l’écrivain habitué à tout autre style que celui qu’utilisaient les policiers pour rendre compte de leurs avancées.

- « Tu ne voudrais pas me raconter ce qu’il s’est passé depuis… »

Il n’osa pas finir sa phrase ne souhaitant pas raviver les vieilles blessures et risquer de passer un autre moment étrange.

- « Si tu veux, ça me permettra de terminer le Murder Wall, » dit-elle en reprenant l’expression de l’écrivain tout en lui adressant un regard taquin. « Alors, pour résumé, on est parti sur la piste du petit ami : Edouard Boney, » commença Beckett en pointant le visage du jeune homme du bout de son Velléda alors que Castle écoutait d’une oreille attentive dévorant son instructrice des yeux. « Il se trouvait au Soho Grand ce soir là sans pour autant figuré sur la liste des invités. »

- « Hum, intéressant. »

- « Donc Ryan l’a convoqué au poste pour un interrogatoire. »

- « Quel était son mobile ? »

- « En réalité, je n’y avais pas pensé jusque là, » avoua Beckett. Cette remarque sur l’absence de mobile fit tiquer Castle, cette procédure ne lui ressemblait pas, elle qui d’ordinaire avait tant besoin de savoir pourquoi le coupable était passé à l’acte. « Après plusieurs questions, il est devenu de plus en plus mal à l’aise et fit par admettre l’avoir poussée sur le muret à côté de là où on a retrouvé le corps. Donc on l’a inculpé, » expliqua Beckett.

- « Tu l’as interrogé ? »

- « Oui pourquoi ? »

Elle était surprise par cette question mais Castle l’était encore plus par la réponse qu’elle venait de fournir. En effet, parmi la pile de documents qui restaient sur la table, se trouvait le compte rendu de cet interrogatoire et il le tenait dans ses mains. Il prit un moment pour vérifier qu’il n’avait pas rêvé et relu le bas de la dernière page.

- « Ce n’est pas la signature d’Espo ? » se risqua Castle en lui montrant la signature.

Ca lui était complètement sortit de la tête, elle n’avait pas terminée cet interrogatoire puisqu’à cause de son comportement elle avait été mise dehors. Elle tenta de noyé le poisson avec une explication moyenne que Castle fit mine d’accepter ne souhaitant pas creuser cette piste dès à présent. Le voyant lâcher prise, elle reprit le résumé de l’affaire, ravie de ne pas s’attarder sur le sujet de peur qu’il n’apprenne l’état dans lequel leur dispute l’avait mise.

- « Ensuite, pour notre plus grand désarrois, Lanie nous a certifié que la chute d’Ellen, qui avait fait la blessure située à la base de son crâne, n’était pas la cause de la mort. En effet, après des analyses poussées, elle a retrouvé des traces de poison dans l’estomac de la victime. »

- « Et comme la plupart des meurtriers qui ont recours à un empoissonnement son des femmes, vous avez relâché le petit ami, » suggéra Castle.

- « Non en réalité on l’a relâché parce qu’on a trouvé aucune trace de poison dans ses affaires et qu’il avait avoué l’avoir poussé. On a commencé à creuser la piste de l’agent, Sophia Tork. »

- « Huh, logique. Et qu’avez-vous trouvé ? »

- « Une commande pour des baies dont on peut extraire le poison dont a été victime Ellen, c’est pourquoi on est allé tous les trois à son appartement pour avoir une explication avec elle et l’embarquer au poste… »

- « Et c’est là que notre ami t’est tombé dessus. »

- « C’est un peu raccourci, vu que je lui ai mis un coup ou deux, mais oui c’est l’idée. » Castle sourit quand elle se mit sur la défensive pour expliquer qu’elle n’avait pas jeté les armes et simplement attendu que l’on vienne à son secours. « Voilà où on en est maintenant. »

- « Donc, » dit-il en se levant et en prenant le crayon de mains de Beckett, lui volant un baiser sur la joue au passage. « Il nous faut trouver : qui est ce type mais aussi, » ajouta-t-il en mettant un nouveau tiret sur le mur juste en dessus de l’endroit où Beckett avait noté ‘ID ?’. « Ce qu’il pouvait bien faire dans cet appartement, sans oublier, » continua-t-il avec un nouveau tiret à la suite duquel il nota ‘pourquoi ?’ « De trouver où pourrait être notre suspecte, » résuma Castle en terminant d’écrire ‘Tork ?’. « Trois fois rien quoi. »

- « J’aime ton côté calme et décontracté, je pense qu’une fois qu’on aura répondu à ces questions, l’affaire sera bouclée. » Elle s’assit sur l’une des chaises et groupa toutes les pages du rapport dans ses mains. « Ok Monsieur Castle, il est l’heure de se mettre au boulot, » dit-elle en lui tendant un paquet de feuilles.


Lolotte39  (28.05.2012 à 17:12)

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