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Neuf mois

Série : Castle
Création : 26.05.2012 à 20h38
Auteur : judy1 
Statut : Terminée

« Pas de bébé après une seule nuit. A vous de découvrir la signification du titre. Histoire juste impossible a résumer en 200 mots! » judy1 

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Chapitre 11 :

Vu que Lanie ne leur apprit pas grand-chose, les garçons rentrèrent au bureau en se moquant de Beckett et insinuant largement que ses rendez-vous à la morgue ne devaient être que de petits prétextes pour discuter entre filles.

De son côté, Kate avait réussi à joindre les parents de Nathalie Wilman, la victime, et attendait leur arrivée. L’équipe commença donc par faire un petit résumé de tout ce qu’ils savaient et commencèrent à remplir leur tableau. Cette jeune femme était secrétaire chez ‘Barnie et Co’, elle habitait seule dans ce 3 pièces depuis 6 mois environ et sa vie privée était quasiment inexistante. Grâce aux voisins, ils savaient qu’elle avait reçu la visite d’un type le jour avant sa mort et qu’une dispute avait éclatée. C’est le propriétaire qui l’avait découverte le soir même en venant chercher le loyer. Lorsque les parents de la victime se présentèrent près de leur bureau, Ryan se précipita pour retirer la photo du tableau, évitant ainsi aux parents la vision de la scène de crime, pendant que Beckett leur indiquait de prendre place sur les chaises.

-« Monsieur et Madame Wilman, merci d’être venu. Je suis le Lieutenant Beckett et voici mes coéquipiers, les inspecteurs Esposito et Ryan. C’est nous qui sommes chargés d’enquêter sur le décès de votre fille. »

Kate les observait attentivement. Ils étaient totalement effondrés mais essayaient de garder la tête haute pour ne pas fondre en larmes.

-« Je sais que c’est un moment difficile et je suis sincèrement désolée mais j’aimerais vous poser quelques questions si vous permettez ? »

Kate s’assit sur une chaise face à eux et leur laissa tout le temps nécessaire pour réfléchir.

-« Nous savons que vous faites votre travail mademoiselle. Allez-y, on vous écoute. »

-« Savez-vous pour qu’elle raison votre fille est venue vivre à New-York ? »

-« Parce qu’on lui a proposé un travail très bien payé. Et puis ça lui permettait aussi de s’éloigner de son petit ami. »

-« Elle avait envie de s’éloigner de lui ? » demanda Kate très surprise sachant que, pour elle, passer 2 semaines loin de son homme était un véritable supplice.

-« Ils venaient de rompre mais il continuait à l’appeler et à passer à l’improviste à la maison. »

-« Vous souvenez vous d’autre chose de particulier ? »

-« Non, c’était un type quelconque mais il apportait toujours de très jolies fleurs. »

-« Des fleurs ? »

-« Oui, de magnifiques roses rouges. »

Les inspecteurs échangèrent un regard.

-« Vous souvenez vous de son nom ? »

-« John Martinez. »

-« Non, lui c’était un gentil garçon ! » intervint Madame Wilman. « Celui qui apportait les roses, c’était… Oh non, je ne me souviens plus, désolée Lieutenant. »

-« Ce n’est pas grave, merci beaucoup pour votre aide, » dit-elle en posant une main sur celle de la mère de la victime.

Ce petit geste réconfortant fit comprendre aux parents que cette équipe de policiers allait tout faire pour découvrir la vérité. Alors ils se levèrent et repartirent. Beckett notait les nouveaux éléments au tableau et essayait encore de réfléchir.

-« Si Castle étai là, on aurait déjà une dizaine de théories, » fit Esposito en râlant.

-« Oui… Ben il n’est pas là ! Alors essayons au moins de résoudre une affaire sans lui, » lui répondit Kate en essayant surtout de se convaincre elle-même. « Et imagine un peu la grosse tête qu’il attraperait s’il savait qu’il est devenu indispensable. »

Cette réflexion motiva Ryan et Esposito bien qu’eux aussi savait qu’au milieu de toutes les histoires stupides que Castle aurait trouvées, il aurait quand même trouvé le moyen de dire un truc qui les pousseraient vers la bonne direction. Quelques minutes plus tard, Beckett se décida à reprendre son rôle de chef et donna les instructions.

-« Retournez sur la scène de crime. On a forcément loupé quelque chose. Réinterrogez les voisins. Puisqu’elle s’est disputée avec un homme, quelqu’un l’a peut-être vu… Alors obtenez une description. Moi, je vais éplucher ses comptes et ses appels téléphoniques. »

3 Heures plus tard, en voyant les garçons revenir les bras chargés de cartons, elle les dévisagea.

-« Dites-moi que vous avez trouvé des choses intéressantes car, d’après ses relevés de banque, sa vie devait être très monotone et ennuyeuse. »

-« Laisse-moi deviner : tout était réglé comme du papier à musique, jamais de petite folie, jamais rien d’extraordinaire. »

Ryan se chargea d’expliquer à Beckett que la vision de cet appartement hyper rangé et organisé leur avait donné la chair de poule.

-« Les voisins nous ont donné une très vague description du type avec lequel elle s’engueulait : homme blanc, une vingtaine d’années, 1,70m environ, cheveux brun très courts ‘coiffés en brosse’ et des traits du visage assez fins, un peu comme une fille. »

-« Et c’est tout ? »

-« Son appart’ était tellement bien rangé qu’on a eu du mal à se décider à déplacer quoi que ce soit ! »

-«  Ca m’étonne vraiment de toi ça Espo ! Bon… Il y a quoi dans ces cartons ? »

-« On a remarqué que ses murs étaient couverts de photos. Elle a immortalisé chaque moment de sa vie. Alors on s’est dit que son ex devait bien se trouver quelque part, » expliqua le latino en montrant les albums.

-« Wahh… Brillante comme idée ! »

-« Il ne reste plus qu’à passer en revue les albums, sélectionner les hommes qui correspondent au type qu’on cherche… Et ensuite, on pourra demander confirmations aux parents. »

-« Pour ce qui est de son identité, il faudra prier pour qu’il soit dans la base de données, » compléta Ryan.

-« Si ce n’est pas le cas, on fera appel aux médias en disant juste qu’on recherche un témoin, on obtiendra peut-être un peu d’aide, » proposa Beckett.

-« Prête pour une petite soirée photos ? »

-« Vu le nombre d’albums, on va en avoir pour la nuit ! Rentrez chez vous. Ca attendra demain. »

Les deux inspecteurs se regardèrent surpris. Ils étaient habitués aux heures sup’ et, ces derniers temps, Kate les forçait même à rentrer chez eux de bonne heure !

-« Tout va bien ? » s’inquiéta Esposito.

-« La nuit dernière a déjà été très courte. Alors je pense que tout le monde a bien mérité de se reposer, on a fait du bon boulot. Sans compter que, pour trouver une personne dans tous ces albums, il nous faudra être en pleine forme ! »

Les garçons étaient sur le point de partir lorsqu’Esposito eut envie de plaisanter un peu.

-« Elle a bien dit ‘à ce soir’ à son petit ami mystérieux ? Qu’est-ce qu’on fait ? On attend qu’elle sorte et on la suit ? »

-« Vous savez que je vous entends ! »

-« Vu que notre couverture est à l’eau, je vais rentrer chez moi. Jenny sera contente de me voir. Fais comme tu veux Bro et tiens-moi au courant si tu trouves. » répondit Ryan en tapant sur l’épaule de son collègue.


judy1  (06.06.2012 à 18:19)

Chapitre 12 :

Le lendemain matin, lorsque Ryan et Esposito arrivèrent au poste, Beckett était déjà installée et regardait les albums photos.

-« Je pense que, quand on aura trouvé son visage, on aura aucun mal à trouver son identité, » dit-elle en apercevant ses coéquipiers.

Elle retourna alors l’album de manière à leur montrer l’intérieur. Non seulement chaque photo était soigneusement collée mais, à chaque fois, un petit descriptif comprenant noms, lieux et circonstances accompagnait l’image.

-« Mais cette femme était vraiment dingue ! »

-« Arrête un peu de râler Esposito ! Elle nous simplifie le travail. Il ne reste plus qu’à le retrouver maintenant. »

Il leur fallut la matinée et une partie de l’après-midi pour passer tous les albums photos en revue en prenant soin de bien observer chaque personnage. Quand ce fut fait, les inspecteurs se retrouvèrent encore avec 5 personnes correspondantes à la description.

-« Voilà, il reste plus qu’à rappeler les parents pour savoir lequel est l’ex un peu trop envahissant. »

-« Je n’ai pas vraiment envie de leur infliger ça ! D’autant plus qu’on n’est pas certain que ce soit le meurtrier. S’il est innocent, ils risquent de penser qu’on laisse l’assassin de leur fille s’en sortir facilement, » réfléchit Beckett.

-« Alors qu’est-ce que tu proposes ? Tu as une idée ? »

-« Il n’y a que 5 identités à vérifier. De petites recherches sur 5 personnes devraient nous prendre moins de temps que l’analyse de tous ces albums ! »

Chaque inspecteur prit un nom et commença par vérifier le lieu de résidence ainsi que l’emploi du temps de ces derniers jours. Après plusieurs appels téléphoniques et quelques infos recueillis grâce aux données de la police, l’un de ces types sortit enfin du lot.

-« Je crois que je l’ai, écoutez ça ! » s’écria Ryan. « Dean Parker. 25 ans. Il a quitté son job de fleuriste il y a 3 mois pour venir faire le livreur ici, à New-York. Il a été interpelé le mois dernier pour avoir menacé l’un de ses collègues. Son patron l’a quand même gardé mais il m’a confirmé qu’il ne l’a pas revu depuis hier après-midi. »

Kate était embêtée, elle n’avait absolument rien contre lui, aucune preuve… Et, mis à part le fait qu’il apparaissait sur plusieurs photos datant de l’année dernière, rien ne le reliait à la victime. Mais bon, peut-être qu’ils en apprendraient un peu plus en lui parlant…

-« OK… Allez le chercher. Je sais qu’on a rien du tout mais peut-être qu’il se montrera bavard. Faites-le venir sans lui expliquer que ce sont juste quelques questions de routine. »

-« Tu ne viens pas ? » interrogea Ryan.

-« Tu oublies que je ne suis pas sensé m’éloigner d’ici… » répondit-elle avec un léger sourire forcé.

-« Tu es sérieuse là ? » continua Espo.

Kate regarda en direction du bureau de Gates avec un air désespéré.

-« Je crois que j’ai fait assez d’erreurs ces derniers temps. Je vais aller voir aux archives si son dossier est encore là. Juste pour lui montrer qu’on a fait quelques recherches sur lui. Et puis… Il faut bien que quelqu’un se dévoue pour ranger tout ça, » dit-elle en regardant la table sur laquelle les albums photos étaient toujours éparpillés.

Kate commença par aller chercher le dossier le concernant. Grâce au système de classement très méthodique, elle trouva rapidement ce qu’elle cherchait dans la salle des archives. Ensuite, elle entreprit de remettre un peu d’ordre dans la salle ‘de réunion’ qu’il avait squatté pour leurs recherches. En admirant une photo de la victime et d’un de ses amis, elle eut un petit pincement au cœur. Elle sortit son GSM et composa le numéro de Castle. Comme personne ne répondit, elle laissa un message.

-« Je sais que tu es occupé mais je voulais juste entendre ta voix. Tu me manques… Rappelle-moi quand tu auras le temps s’il te plait… »

Sa voix était plaintive et elle avait beaucoup de mal à retenir ses larmes. Lorsqu’elle se remit à ranger ce désordre, elle aperçut Gates qui l’observait depuis le pas de la porte.

-« Vous savez que les appels personnels sont interdits pendant les heures de service ? » dit le Capitaine assez sèchement.

-« Alors je suppose que vous allez me confisquer mon portable aussi ? » rétorqua la jeune femme en le lançant sur la table.

Aucune des deux ne baissa le regard, elles continuaient à s’affronter mais Gates ne pouvait qu’admirer la force de caractère dont la jeune femme faisait preuve.

-« En fait… Non. Je venais simplement vous rendre ceci, » dit-elle avec un petit sourire en posant l’insigne de Kate juste à côté du portable.

-« Et mon arme ? »

-« Vu qu’elle vous a été retirée depuis près de 2 mois, vous devez vous requalifier. Mais si je me souviens bien de votre dernière feuille de tir, ça ne devrait être qu’une simple formalité. »

Beckett la remercia du regard et s’empressa de reprendre sa plaque.

-« Kate ? »

Surprise que sa chef l’appelle par son prénom, Beckett sursauta.

-« Vous êtes un bon flic, probablement l’un des meilleurs de ce service. Ça aurait été dommage si vous aviez choisi de démissionner. »

-« Merci Sir. »

-« Cependant !... Les règles sont faites pour être respectées et pour TOUT le monde. »

-« Bien chef. »

-« Oh, encore une chose. Monsieur Castle ! »

Kate déglutit avec difficulté, se demandant ce qu’elle allait bien pourvoir trouver à lui reprocher cette fois.

-« En vous voyant tous les deux la première fois, j’étais persuadée que vous étiez déjà ensemble et j’apprécie que vous soyez capable de faire abstraction de vos sentiments lors de vos enquêtes. Tant que vous saurez garder cette sorte de ‘frontière’ entre votre travail et votre vie privée, je ne pourrais que tolérer sa présence. Mais je vous préviens qu’à la première erreur, je n’hésiterais pas à le mettre dehors. Est-ce bien clair ? »

-« Tout à fait Sir, » dit-elle en essayant de dissimuler un petit sourire.

-« Et puis, en plus de mettre un peu de bonne humeur dans votre équipe, ses petites histoires farfelues se révèlent parfois bien utiles. »

Elle marqua une petite pause avant de continuer.

-« Il va de soi que cette conversation doit rester entre nous bien sûr ! »

-« Rassurez Sir. Même si je lui répétais ça, il ne me croirait sans doute pas. »

-« Au fait Lieutenant, il devrait bientôt rentrer, n’est-ce pas ? »

Kate confirma par un petit hochement de la tête.

-« Bon. Alors souriez. 3semaines, ce n’est quand même pas la fin du monde ! »

Un peu plus tard, les garçons rentrèrent bredouilles : aucune trace de ce Dean Parker ! Mais, vu qu’ils n’avaient pas d’autres pistes, Kate et ses coéquipiers passèrent le reste de la journée à essayer de retrouver sa trace.


judy1  (07.06.2012 à 20:33)

Chapitre 13 :

Lorsque Kate put enfin rentrer chez elle, elle était toujours en train de penser à Rick et à l’énorme vide qu’elle ressentait depuis 2 semaines. Elle était totalement absorbée par ses pensées et agissait par habitude si bien que, quand elle refit surface, elle se retrouva juste devant la porte des Castle. Elle se sentit alors totalement ridicule et s’apprêtait à faire demi-tour lorsqu’Alexis ouvrit la porte.

-« Kate ? Tout va bien ? »

-« Heu… Oui. Excuse-moi, tu allais sortir. Je reviendrais plus tard. »

-« Non. Entre. Je devais rejoindre des amies mais je vais les appeler et leur dire que j’ai changé d’avis. »

-« Mais non, certainement pas… »

-« Tu plaisantes ! Ca fait des semaines que j’attends de pouvoir te parler seule a seule alors entre. Mes amies seront toujours là demain. »

Kate entra donc mais était vraiment très mal à l’aise rien qu’à l’idée de se retrouver seule avec Alexis. Que pouvait-elle bien lui vouloir ?

-« Des pizzas pour dîner, ça te va ? Je vais juste passer la commande et je suis à toi. »

-« Heu… Oui, parfait, » dit-elle encore moins rassurée.

-« Tu sais, tu peux t’assoir. Je ne vais pas te manger, » sourit l’adolescente.

Alexis lui proposa de prendre place dans le canapé et lui apporta un rafraichissement.

-« Désolée, tu préférais peut-être un café ou un verre d’alcool… »

-« Merci Alexis, c’est parfait. Alors, si tu me disais ce que tu veux savoir ? »

-« Rassure-toi, avec la petite scène de jalousie à laquelle j’ai assisté lors de mon stage, j’ai vite compris que vous étiez plus que des partenaires. Et, même si je n’ai pas vraiment compris ce qui se passait ces derniers temps, je suis contente que tu te sois enfin décidée. »

-« Je sais que j’aurais dû lui parler depuis longtemps mais j’av… »

-« Tu n’as pas à te justifier. Ce qui s’est passé entre vous ne regarde que vous. Je n’ai pas à juger et je ne comptais pas me mêler de vos affaires. En fait, j’aimerais savoir depuis quand tu es amoureuse de lui et ce qui a fini par te faire craquer et comment vous… »

-« OK, j’ai compris. Tu es vraiment certaine que tu as envie de savoir ce genre de choses ? »

-« Oh que oui j’ai envie de savoir ! Je sais qu’il s’agit de mon père, donc je ne veux pas connaitre tous les détails. Mais si, globalement, je veux savoir ! Alors depuis combien de temps tu craques pour lui ? Lanie dit que vous êtes inséparables depuis qu’il s’est incrusté dans ta vie. C’est vrai ? »

Les yeux d’Alexis pétillaient de malice. Cette jeune fille était incroyable. En ce moment, elle ressemblait énormément à son père d’ailleurs. Kate n’en revenait pas qu’elle allait avoir ce genre de conversation avec elle.

-« Lanie t’a vraiment dit ça hein ? » demanda-t-elle en observant Alexis. « Si nous étions inséparables, c’était juste parce que ton père ne pouvait pas s’empêcher de me suivre et, comme c’était les ordres, j’ai bien dû m’y résoudre. Mais je t’assure que j’aurais vraiment aimé pouvoir le menotter à mon bureau et ne le détacher que le soir venu ! »

-« C’était aussi insupportable que ça ? »

-« Tu as déjà vu un gamin de 5 ans dans un magasin de bonbons ? » demanda-t-elle en laissant le temps à la jeune fille de se représenter la scène. « Alors imagine ton père comme ça sur une scène de crimes ! »

-« C’était vraiment à ce point-là ? Pourtant tu as bien fini par tomber amoureuse… »

-« J’ai simplement appris à le connaitre. Je me suis rendue compte qu’il n’était pas aussi superficiel et égocentrique que ça et que l’image que donnait la presse à scandale ne collait pas avec l’homme qu’il est. En fait, il est vraiment très sensible, généreux et il peut même être drôle par moment. J’adore quand il parle de toi, il est vraiment très fier de sa petite fille. En fait il est juste adorable… » dit-elle toute rêveuse.

Alexis l’observait et se mit à sourire en voyant Kate rougir légèrement.

-« Excuse-moi, je voulais juste dire que j’ai fini par m’apercevoir que c’est quelqu’un de bien. »

-« Ne t’inquiète pas, je te promets de ne rien lui répéter. Il a l’air de beaucoup te manquer dis donc ! »

-« Il ne te manque pas à toi ? » demanda-t-elle pour essayer de ne pas répondre à cette question piège.

-« Quand j’étais petite, il s’arrangeait toujours pour que je puisse être avec maman quand il partait en promotion. Comme ça, je ne remarquais même pas son absence. Je me souviens qu’une fois j’ai fait semblant d’être malade pour qu’il revienne plus vite. »

-« Et ça a marché ? » demanda-t-elle déjà très intéressée.

-« Oui, il est revenu 1 semaine plus tôt et s’est vite aperçu que je n’avais rien. Il a quand même continué à me dorloter comme une petite princesse. C’était encore pire, j’avais beau lui répéter que j’allais bien et que je n’avais rien, il continuait à s’inquiéter pour moi. »

Kate était morte de rire en imaginant Rick en mode papa poule en train de se plier en 4 pour la fillette qui ne devait pas se priver d’être exigeante. C’est alors qu’on sonna à la porte. Alexis se leva pour aller répondre.

-« Les pizzas sont arrivées ! »

Alexis servit deux assiettes, deux verres de vin blanc et fit signe à Kate de la rejoindre et de prendre place à côté d’elle dans la cuisine. Kate se dit qu’après tout cette soirée était plus agréable qu’elle ne l’aurait pensé. Elle s’assit donc en se disant qu’en mangeant au moins elle ne poserait plus de questions embarrassantes.

-« Quel est le truc le plus stupide que tu aies déjà fait pour mon père sans même qu’il ne soit au courant ? » lança la rouquine tandis que Kate essayait de ne pas s’étouffer en avalant ce qu’elle avait en bouche.

Décidément, ça amusait beaucoup la jeune fille de pouvoir ‘torturer’ la petite amie de son père en étaient certaine que personne ne viendrait à son secours mais Beckett décida de jouer le jeu…

-« Je crois que c’est…. »

Elle continua de réfléchir encore quelques secondes.

-« Oui, ça c’était vraiment trop bête ! J’ai plaqué un garçon vraiment sympa pour donner une chance à ton père et je n’ai même pas su trouver les mots pour le lui dire. C’est vraiment pathétique hein ? » dit Kate en enfouissant alors sa tête dans ses mains. « Mon Dieu… Je n’arrive même pas à croire que je te raconte ça à toi ! »

Alexis explosa de rire en lui expliquant que c’était plutôt t mignon.

-« C’était Josh ? »

-« Heu… Oui, lui aussi en fait ! » répondit-elle surprise qu’Alexis en sache autant sur sa vie privée. « En fait, je parlais d’un autre mais, avant que j’ai su trouver les mots pour lui parler, Gina est arrivée et ils sont partis ensemble. »

-« Gina ? Mais c’était il y a plus de 2ans ça ! » s’écria Alexis. « Tu es en train de me dire que tu es amoureuse de mon père depuis tout ce temps et que tu ne lui as jamais rien dit ? Wouah, il va être dingue quand il saura qu’il a ramé comme un fou alors que tu n’attendais que lui ! »

-« Tu as promis de ne rien dire ! »

-« Ne t’inquiète pas, je garderais le secret mais je suis certaine qu’il finira par le savoir de toute manière. »

Les deux jeunes femmes explosèrent de rire et continuèrent de bavarder pendant le reste de la soirée. Alexis ne s’était jamais imaginé que Kate Beckett puisse être aussi sensible et aussi sympathique. Et, lorsqu’elle fut complètement rassurée sur les sentiments que cette dernière éprouvait pour son père, elle cessa son interrogatoire quelque peu embarrassant et entama des sujets de conversation plus banals. Kate rentra chez elle très tard ce soir-là. Elle était épuisée par cette longue journée mais très satisfaite de cette soirée en tête à tête avec Alexis.


judy1  (09.06.2012 à 19:24)

Chapitre 14 :

Beckett et son équipe tournaient toujours en rond lorsque le patron d’un bar appela pour signaler la présence de l’homme qu’ils recherchaient. En arrivant dans l'établissement en question, Kate se présenta au barman qui lui indiqua Dean Parker en le désignant du doigt. Kate s’avança alors de l’homme.

-« Dean Parker ? N.YP.D. nous aimerions… »

Elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase que l’homme la bouscula violement et essaya de s’enfuir en courant. Ryan et Espo, restés en retrait jusque-là, se chargèrent de l'intercepter et de lui passer les menottes. Une fois au commissariat, les inspecteurs installèrent le jeune homme en salle d’interrogatoire et le laissèrent patienter un moment avant de commencer à le questionner. Beckett entra seule dans le box.

-« Monsieur Parker, comme je voulais vous le dire tout à l’heure, je suis le lieutenant Beckett et j’aimerais vous poser quelques questions, » affirma Kate en entrant et s’asseyant face à lui tout en posant son dossiers sur la table.

-« Je n’ai rien à vous dire. Je n’ai rien fait. Et de toute façon vous ne trouverez rien. »

La dernière partie de cette déclaration sonnait presque comme une confession. Même s'il n'avait pas commis de meurtre, cet homme ne devait pas être très clair.

-« Très bien mais, puisque vous n'avez rien à vous reprocher, pourquoi vous êtes-vous enfui ? »

-« Parce qu’avec vous les flics, on est toujours coupable de quelque chose. »

-« C’est sûr que maintenant je pourrais vous inculper pour coups et blessures sur un agent de police ainsi qu’obstruction à la justice. »

-« Non, sérieux… Juste pour vous avoir fait courir un peu ? »

-« Je n’avais que quelques questions de routine à vous poser. On aurait très bien pu régler ça là-bas si vous n’aviez pas essayé de nous fausser compagnie. »

-« Si c’est encore à propos de ce pauvre type, je vous ai déjà dit que ce n’était pas ma faute. Je n’ai fait que me défendre ! » essaya-t-il de se justifier en regardant le dossier toujours fermé.

-« Rassurez-vous, je ne vous ai pas fait venir pour parler de ce petit incident. Moi, je voulais savoir ce que vous pouvez m’apprendre sur Nathalie Wilman… »

-« Nathalie ? C’était une gentille fille. Je l’aimais vraiment beaucoup mais on s’est séparé l’année dernière. »

-« Je peux vous demander pourquoi vous parler d’elle au passé ? »

-« Je viens de vous dire qu'on s'est séparé. Je ne l'ai pas revue depuis près d'un an ! » commença-t-il en s'énervant.

-« Ah oui ? C'est bizarre ça… Moi j'ai plusieurs personnes qui affirment qu'ils vous ont vu il y a 2 jours à son domicile. Il parait même que vous étiez en train de vous disputer. Pouvez-vous m'expliquer la raison de cette querelle? »

-« Oui, ok. C’est vrai, je suis allé la voir. Mais pour le reste, ça ne vous regarde pas. »

-« J’enquête sur une affaire de meurtre monsieur Parker ! Alors quoi que vous en pensiez, le sujet de votre dispute m’intéresse beaucoup au contraire. »

-« Je voulais juste savoir pourquoi elle m'évitait. Pourquoi elle était partie loin de moi ! »

Beckett ne put s'empêcher de sourire légèrement en constatant que ce type ne demanda même pas qui était mort. Ce simple 'oubli' de sa part était presque un aveu pour l'enquêtrice mais elle préférait continuer sans le faire remarquer.

-« Et c'est pour ça que vous avez quitté votre boutique de fleurs il y a 3 mois ? »

-« Je suis venu m’installer à New-York pour la revoir. Je voulais juste des explications, juste une seconde chance. Est-ce un crime ? »

-« Espérer une seconde chance, non. Mais le harcèlement et le meurtre eux sont punis par la loi vous savez. Mais bon, puisque vous avez été la voir, dites-moi ce qui s’est passé... »

-« J’ai tout plaqué pour elle, ma famille, mon travail. Et qu’est-ce qu’elle fait elle, elle me menace avec son couteau de cuisine ! Qu’est-ce que je devais faire ? »

-« Bah… Peut-être que vous auriez juste dû partir !» dit-elle ironiquement.

-« Toutes les même les femmes ! Vous pensez que vous pouvez allumer un gars et dire ‘tchao je me tire’, comme ça ? Sans raison ? Elle m’a menacé avec un couteau de cuisine ! Je le lui ai simplement repris des mains. »

Kate n’en revenait pas. Ce type était complètement dingue ! Il était en train de lui avouer le meurtre de cette femme comme si c’était la chose la plus logique qui soit.

-« Donc vous lui avez retiré le couteau des mains ??? Et qu’est-ce que vous en avez fait ? »

-« Elle m’a brisé le cœur ! Alors j’ai fait pareil avec le sien ! »

Il mimait la scène en même temps qu’il donnait les explications. Beckett était horrifiée devant cet individu. Elle lui tendit une feuille et un stylo pour qu’il puisse rédiger sa déclaration puis sortit de la pièce en demandant à Esposito de le surveiller et de le mettre en cellule quand il aurait terminé. Un peu plus tard, alors que Beckett était occupée à taper la déclaration de ce Dean Parker et que sa concentration était au maximum, la sonnerie de son portable lui arracha un sourire.

-« Hey, salut toi ! »

-« Bonjour mon amour. Tout va bien ? »

-« Beaucoup mieux maintenant. Je suis heureuse de t’entendre surtout ! »

-« Je sais ! Désolé pour le retard, mais je ne pouvais vraiment pas t’appeler plus tôt…. Ou alors, je t’aurais réveillée en pleine nuit. »

-« Bah j’ai l’habitude de ça tu sais. Tu aurais pu, je n’aurais même pas râlé… »

-« C’est bon à savoir ! Mais je te promets que je vais me rattraper. Là, il faut encore que je te laisse. Je t’aime Kate. »

Comme à son habitude, il raccrocha sans attendre de réponse. Quelques secondes plus tard, la vision d’un café que quelqu’un lui tendait la fit sursauter.

-« CASTLE ??? »

Elle ne pouvait rien dire d’autre sur le moment. Rick se contentait de sourire en déposant le café sur le bureau.

-« Alors, quoi de neuf ? On a une affaire intéressante ? »

Esposito et Ryan s’empressèrent de faire les malins en expliquant qu’ils s’en étaient très bien sortis sans lui alors que Beckett ne le quittait pas du regard.

-« Mais qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne devais pas revenir que dans 3 jours ? »

-« Je m’ennuyais alors je suis rentré plus tôt que prévus ! »

-« Comment peux-tu t’ennuyer au milieu de superbes réceptions et en étant entouré de sublimes actrices ? » demanda Ryan.

-« Etant donné que mon cœur est pris et que je n’ai pas cessé de penser à ma petite amie, oui, je vous assure que je me suis ennuyé à mourir ! » dit-il en se laissant tomber sur la chaise à côté de Kate.

-« Puisque tu es aussi amoureux que ça, tu ne devrais pas être avec elle plutôt que de venir nous voir ? » demanda le latino pour faire comprendre à l’écrivain que sa présence n’était pas vraiment indispensable.

-« Mais bien sûr Espo, vous aussi vous m’avez manqué. Rassure-toi, ma bien-aimée sait déjà que je suis rentré. »


judy1  (10.06.2012 à 20:04)

Attention: Ce chapitre contient un passage interdit au moins de 17 ans.... si vous ne pouvez pas lire ce genre texte, je propose de l'envoyer par MP sans le passage un peu plus "hot" 

merci

                                                                                                                              

Chapitre 15 :

Kate n’en pouvait plus. Rick était enfin de retour ! Après plus de 2 semaines passées loin d’un de l’autre, il était juste à côté d’elle et elle ne pouvait même pas l’embrasser ! Elle mourait d’envie de se jeter dans ses bras et n’attendait qu’une chose : qu’ils se retrouvent enfin seuls ! De son bureau, Gates les observait et admirait les performances du jeune couple pour éviter que leurs regards ne se croisent trop souvent. Le capitaine était amusée de la situation et se demandait quelle excuse Beckett allait bien pourvoir trouver pour rentrer chez elle plus tôt que prévu. C’est alors que la jeune femme prit le dossier qui se trouvait devant elle.

-« Bon, puisqu’on n’en a plus besoin, je vais aller le reporter dans la salle des archives. Ça ne sert à rien qu’il reste là à encombrer mon bureau. »

-« Attends-moi ! » lui cria Castle.

-« Tu sais Castle, elle a été le chercher elle-même alors je suis certain qu’elle n’aura pas besoin de ton aide pour le rapporter.»

-« Ah oui ? Et si elle ouvre d’autres cartons et fouille dans certaines affaires qu’elle ne peut même pas approcher, c’est toi qui te chargeras de la paperasserie pour Gates ? » trouva-t-il comme excuse.

Castle dut attendre l’ascenseur suivant et retrouva Beckett au -1. A peine eut-il le temps de refermer la porte de la salle des archives que Kate se précipita sur lui et l’embrassa.

-« Avoue que tu m’attendais, » lui dit-il en souriant.

-« C’est la seule excuse que j’ai trouvé pour m’éloigner du bureau et t’avoir rien que pour moi ! »

-« Ah oui, et imagine que, tout compte fait, tu aies encore besoin de ce dossier. Tu seras bien embête quand même... » plaisanta-t-il.

-« Ne t’inquiète pas, on reviendra le chercher, » répondit-elle tout en continuant à l’embrasser.

-« Kate, enfin… On ne peut pas faire ça ici ! »

-« Et qu’est-ce qui va m’en empêcher dis-moi ? »

-« Imagine que quelqu’un entre. »

Kate n’écoutait pas un seul mot de ce que Castle disait. Elle était déjà occupée à déboutonner sa chemise.

-« J’en ai envie Rick. Là maintenant. »

-« Et si quelqu’un vient consulter un dossier ? »

-« Dans ce cas, il suffit de bloquer la porte, » répondit-elle en le regardant avec un petit air malicieux, tout en se mordillant les lèvres.

Elle lui avait déjà retiré sa chemise et commençait à s’occuper de son pantalon. Il comprit qu’il n’y avait pas moyen de la raisonner. Kate qui jusqu'à maintenant se contentait de caresser le torse de son partenaire laissa une de ses mains s’occuper de l’entrejambe de celui-ci.

-« Mais tu en a envie autant que moi en fait ! » dit-elle en le regardant dans les yeux.

A cet instant, Rick n’essayait même plus de résister, il lui enleva son tee-shirt et ses mains commencèrent à caresser délicatement ses seins et son ventre. Il fit sauter la pression du pantalon et  la jeune femme se chargea elle-même de retirer ce qui lui restait de vêtements. Ils continuèrent leurs caresses et leurs baisers jusqu'à ce que Rick passe ses mains sous les fesses de Kate et la soulève légèrement. Il la plaqua contre la porte tandis qu’elle s’accrochait à lui en passant ses jambes autour de sa taille. De légers soupirs de plaisir se firent entendre au moment où leur corps ne firent plus qu’un. Malgré le plaisir intense qu’ils éprouvaient, chacun essayait de rester silencieux afin de ne pas trop attirer l’attention. Kate avait enfoui sa tête dans le cou de Rick et se mordait les lèvres pour se retenir de hurler. Rick essayait lui aussi de garder un minimum de contrôle et ne cessait d’embrasser la jeune femme pour ne pas crier. Les mouvements de Rick qui étaient assez lents au début commencèrent à s’accélérer tandis que leurs baisers restaient toujours aussi passionnés. De l’extérieur de la pièce, seuls de petits soupirs auraient pu être entendus. Mais, fort heureusement pour le couple, personne ne passa par-là à ce moment-là. Quand enfin ils semblaient tous les 2 être calmés, Kate reposa les pieds sur le sol tout en laissant son corps collé contre celui de son amant et continua à le couvrir de baisers.

-« Oh mon Dieu… Je n’imaginais même pas que tu puisses être aussi coquine. »

-« Mais tu n’as encore rien vu ! » répondit-elle tout en l’embrassant passionnément.

-« Je t’aime Kate, » souffla-t-il doucement à son oreille.

-« Tu n’imagines même pas à quel point tu as pu me manquer… »

-« Vu ce que tu viens de me faire, si, je crois que je peux, » dit-il tout sourire en lui caressant la joue.

-« 2 semaines sans toi, c’était une torture ! Ne me quitte jamais Rick ! »

-« Je te promets de toujours rester à tes côtés. Quoiqu’il arrive. Always. »

Rick continuait à la couvrir de baisers tout en la serrant dans ses bras. Ce n’est qu’après de longues minutes à la câliner qu’il se décida de rompre le silence.

-« Au fait, tu n’avais pas un truc à venir classer ici ? »

-« Si mais ça ne prend que 2 minutes. »

Ils se rhabillèrent rapidement puis elle se dirigea vers un carton bien précis et y déposa le fameux dossier.

-« Dans ce cas, il va falloir être convainquant pour expliquer notre absence… »

-« C’est toi l’écrivain, non ? »

Rick et Kate reprirent l’ascenseur et la jeune femme ne put s’empêcher de voler un dernier baiser à son amoureux avant que les portes ne s’ouvrent.

-« Eh ben, vous voilà quand même ! Une heure pour ranger quelques feuilles dans un carton… On peut savoir ce que vous faisiez ? »

-« Il y a un sacré désordre là-bas. Il faudrait que quelqu’un se décide à ranger un peu quand même, »prétexta Castle en essayant d’être sérieux.

Devant le regard plus que suspicieux d’Esposito, Beckett se chargea d’inventer une histoire plausible.

-« On a été au ‘Copper coffee’. »

-« Vous vous foutez de nous ? Alors on se tape le boulot et vous vous discutez bien tranquilles ! Les privilèges d’être chef je suppose… » lança Ryan pour la taquiner.

-« Et oui les gars, on a bien droit à une petite pause de temps en temps quand même. Et puis tu aurais vraiment aimé entendre Castle t’énumérer la liste des acteurs qu’il a rencontré ces derniers jours et de toutes les émissions TV auxquelles il a assisté ? »

Kate lança un regard à son ami et dut se retenir de rire en voyant son air de chien battu.

-« Merci de te sacrifier Beckett ! » lança Ryan.

-« Quel énorme corvée ça a dû être, » dit l’écrivain à voix basse en regardant la jeune femme.

Le portable de Beckett l’avertit d’un message. La jeune femme regarda et se mit à rougir tout en souriant.

-« Non mais c’est pas vrai ! » râla Espo. « ‘Monsieur Beckett’… Le retour ! »

-« Monsieur Beckett ? » s’étonna Rick.

-« Mais comment tu fais ça ? » écrivit la jeune femme sur un coin de sa feuille pour ne pas que les garçons puissent entendre quoi que ce soit.

Castle se contenta de hausser les sourcils avec un regard malicieux pendant que les garçons se justifièrent.

-« Eh oui Castle, mademoiselle Beckett a un amoureux mystère. Vu qu’elle ne veut pas nous dire qui c’est, on a décidé de l’appeler ‘Monsieur Beckett’ juste pour l’embêter. »

-« Mais tu verras, c’est très drôle de la voir rougir en décrochant le téléphone. Et c’est tellement mignon de l’entendre dire ‘je t’aime’. »

Rick s’approcha des inspecteurs car il voulait en savoir plus sur le comportement de la jeune femme. Il voulait également savoir ce que les garçons avait découvert sur le nouveau petit ami de Beckett.


judy1  (11.06.2012 à 18:45)

Chapitre 16 :

Les semaines passèrent, tout comme les enquêtes d’ailleurs. Beckett et Castle se trouvaient en salle d’interrogatoire face à un suspect. Il était sur le point de tout avouer et de donner les raisons de ce meurtre lorsque Gates fit irruption dans la pièce.

-« Beckett ! Suivez-moi. L’inspecteur Jones va se charger de terminer cette affaire. »

Kate les regardait complètement incrédule. Qu’avait-elle pu avoir encore fait pour mériter que Gates lui retire cette affaire alors qu’elle était sur le point de la résoudre ? Elle se leva, laissa la place au jeune inspecteur pour se diriger tout droit vers le bureau de la Capitaine pour avoir des explications. Après un bref regard en direction de ses collègues et toujours suivie par Castle, elle entra dans le bureau sans même frapper à la porte et commença tout de suite à manifester son mécontentement.

-« Mais qu’est-ce que j’ai encore fait cette fois ? »

-« Rien du tout… A moins que je ne sois pas au courant de tout ! » dit-elle en regardant Castle.

-« Alors pourquoi vous me retirez cette affaire ? Il était à deux doigts d’avouer ! »

-« Oh ben dans ce cas Jones devrait s’en sortir assez facilement. Plus sérieusement, vous avez certainement entendu parler de l’explosion sur Lexington Avenue.»

-« Si je ne me trompe pas, ce sont des hangars désaffectés qui ont été visés. Et d’après la presse, il n’y a même pas de blessés bien que les dégâts soient conséquents. Alors pourquoi cette histoire devrait me concerner ? »

-« Effectivement, cette fois, il n’y avait pas de victimes. Mais la prochaine fois, ça risque d’être différent. »

-« Je croyais que c’était le F.B.I. qui s’occupait des explosions… » demanda Castle essayant de comprendre.

-« Et qu’est-ce qui vous fait croire qu’il y aura d’autres explosions similaires ? »

-« C’était l’affaire du F.B.I. jusque maintenant. Mais après avoir reçu cette lettre, ils nous demandent un petit coup de mains. »

Gates montra une simple feuille de papier qui visiblement avait déjà été manipulée pas mal de fois.

-« Alors je n’ai pas vraiment le choix. Je vous charge de cette affaire parce que vous êtes l’une de mes meilleures équipes. Mais j’attire votre attention sur le fait que je ne serais pas la seule à vous surveiller. Alors faites en sorte de ne pas vous plantez sur ce coup-là. »

Gates donna à l’enquêtrice toutes les infos dont elle disposait et se mit à lire à voix haute la lettre reçue pas les fédéraux.

« Une explosion a eu lieux il y a 3 ans presque jour pour jour, tuant 5 personnes et en blessant 12 autres. 5 morts, 5 familles en deuil, des dizaines de vies anéanties par la douleur et le chagrin. Et après une enquête trop vite bâclée, toujours rien. Aucun responsable, personne pour se justifier d’une telle injustice. Les grosses entreprises pensent pouvoir tout acheter avec l’argent… Mais dites-moi combien coute une vie perdue ? Tant que je n’aurais pas de réponse, tant que personne ne m’écoutera, les explosions continueront à faire beaucoup de grabuge dans la ville… »

-« Commencez par trouver de quelle explosion il s’agit et découvrez ce qui a bien pu se passer. Apporter un peu de réponses calmera peut-être ce malade. »

-« Bien chef, on s’y met tout de suite, » répondit Beckett en prenant le dossier et en se dirigeant déjà vers Ryan et Esposito pour leur faire un petit résumé de la situation.

Avec tous les renseignements dont ils disposaient, trouver l’explosion en question n’était pas vraiment très difficile. Par contre, ils devaient se rendre à l’évidence : aucune erreur ne fut commise lors de l’enquête. Il s’agissait vraisemblablement d’un simple accident de circulation : un camion transportant des produits chimiques avait grillé un feu rouge et percuté deux voitures au milieu d’un carrefour. Tous les occupants des véhicules avaient été tués sur le coup tandis que les personnes les plus proches de l’accident avaient été de légèrement à très sévèrement blessées. Certes le camion n’avait rien à faire en plein centre-ville à cette heure de la journée mais la firme responsable du transport avait expliqué qu’il s’agissait d’une erreur de planning et paya de très grosses sommes d’argent à chacune des victimes en guise de dédommagement. Et effectivement, il n’y avait eu qu’un procès très rapide et, étant donné que le chauffer était mort, personne ne fut condamné pour une quelconque faute. Kate se débrouilla tout de même pour pouvoir parler à l’enquêteur responsable de cette enquête. Celui-ci lui confirma que tous les témoignages allaient dans le même sens. Le chauffeur du camion téléphonait en conduisant et ne s’était pas arrêté au feu rouge. Il n’a eu ni le temps ni la possibilité d’éviter les voitures. Le seul problème dans cette histoire, c’est qu’il n’aurait jamais dû se trouver sur cette route. Beckett n’eut pas le temps d’approfondir toutes ses recherches que déjà elle était appelée sur les lieux d’une seconde explosion. Cette fois, la cible était les bureaux de la ‘C.N.Y.Transport’. L’explosion avait ravagé l’ensemble de l’étage que cette société occupait, ne provoquant aucun dégât au reste du bâtiment qui fut tout de même évacué par précaution. En arrivant sur les lieux, Beckett et son équipes ne purent qu’admirer l’ampleur des dégâts : le souffle de l’explosion avait littéralement ‘balayé’ l’ensemble des bureaux. Malheureusement un vigil qui faisait sa ronde se trouvait à cet étage et avait été projeté tellement violemment contre un mur qu’il avait succombé à ses blessures.

-« Et qu’est ce qui prouve que cette explosion a un rapport avec notre enquête ? » demanda Beckett à l’inspecteur du F.B.I. qui l’attendait sur les lieux.

-« Mis à part que cette société de transport est responsable de l’accident ? Ainsi que le fait que cette bombe ait été placée pour faire bien plus de dégâts que de victime. »

En effet, les locaux étaient vides pour cause de congé de l’entreprise et l’agent de sécurité était la seule victime. De retour au 12th, Beckett constata que le F.B.I avait pris soin de leur faire parvenir la lettre du poseur de bombe. Les enquêteurs ne pouvaient qu’admirer la rapidité des services scientifiques des fédéraux. L’analyse qui accompagnait la lettre stipulait qu’aucune empreinte, même partielle, n’avait été trouvée et un graphologue affirmait que l’écriture était très probablement celle d’une femme ou d’un adolescent droitier. Il fit aussi remarqué que le style de l’écriture indiquait un état d’esprit très colérique.

-« Wouah, une analyse graphologique ! On se croirait presque dans ‘Les experts’ » s’exclama Castle enthousiaste.

-« Ouais. Tu parles d’une analyse ! ‘Probablement une femme droitière et en colère’… Je suis certain que même toi tu aurais pu trouver mieux ! » râla Esposito.

-« Merci Espo. Mais pour l’instant, je me contenterais juste de dire qu’elle doit avoir un tempérament plutôt explosif. »

-« Si la situation n’était pas aussi dramatique, ça me ferait presque rire Castle. Mais pour le moment, rien ne nous dit que cette personne est bien une femme. Et le plus important est de lui confirmer qu’on a bien entendu sa revendication et qu’on enquête sur l’accident d’il y a trois ans, » soupira Kate.

-« Le problème, c’est que c’était réellement un simple accident de la route et qu’il n’y a rien de plus à dire, » fit remarquer Ryan.

-« Bah nous on le sait mais on n’est pas obligé de lui dire tout de suite. Elle veut qu’on résolve cette enquête ? Très bien, il suffit de lui faire croire qu’on est sur une piste intéressante et, pendant ce temps-là, on cherche le poseur de bombes avant qu’il ne fasse d’autres victimes. »

Beckett se rendit alors dans le bureau de la Capitaine pour lui demander de faire un communiqué de presse annonçant la réouverture de l’enquête et en profita pour lui exposer sa stratégie.


judy1  (12.06.2012 à 20:56)

Chapitre 17 :

Le communiqué de presse de la police annonçant la réouverture de l’enquête sur ce soi-disant accident de la route fut diffusé après le journal ainsi qu’à deux reprise au cours de la nuit. Un article fut même écrit pour paraître dans la presse écrite. Puisque le poseur de bombe attendait que la police réagisse, il devait forcement se tenir au courant en regardant le journal télévisé ou en lisant les journaux. Le lendemain, pendant la matinée, Beckett reçut un appel l’informant qu’ils disposaient d’une semaine pour trouver un début de réponse, sans quoi les explosions reprendraient. Avant même que Kate ne commence à donner ses instructions, Castle arriva avec ses petites théories et les découvertes faites grâce au message envoyé par ce poseur de bombe.

-« Tu avais tout à fait raison Espo ! En relisant attentivement les lettres du poseur de bombes, j’ai fait bien mieux que le graphologue. »

-« Sérieux ? Tu n’as vraiment rien d’autre à faire de tes soirées ? » demanda Ryan en lui tapant amicalement dans le dos.

-« Ma petite amie était fort occupée hier soir alors non, je n’avais rien d’autre à faire, » répondit Castle a l’intention de Beckett qui avait passé une bonne partie de la soirée à relire ses notes.

-« Bon Castle, qu’est-ce que tu as découvert d’extraordinaire ? » demanda Kate afin qu’il n’en dise pas trop.

-« Tout d’abord, les mots utilisés sont très simples certes mais ils n’ont rien avoir avec le vocabulaire d’un adolescent. Les termes employés ont été choisis avec soins pour exprimer les sentiments… Et bien que l’écriture trahisse une certaine colère, le texte lui parle de ‘peine’ et de ‘douleur’ alors je dirais que c’est effectivement une femme qui a écrit ça. »

Les deux inspecteurs se tournèrent alors vers Beckett qui leur confirma que la voix au téléphone était effectivement celle d’une femme.

-« Vous auriez pu me dire que vous saviez déjà que c’est une femme. Si vous voulez, j’arrête ! » râla Castle.

-« Mais non ! On voulait juste vérifier que ton raisonnement est un peu logique avant de te laisser continuer. Alors Castle, qu’est-ce que tu as d’autre ? »

-« Mouais, bon…. » bougonna-t-il en leur lançant un regard peu approbateur avant de poursuivre. « L’auteur demande également combien peut bien couter une vie perdue. Ça me fait dire qu’il a dû perdre quelqu’un d’important dans cet accident. Et juste avant, elle parle d’une injustice et insiste sur le fait que personne n’ait été reconnu coupable. Donc elle n’a pas apprécié le jugement rendu. Peut-être même qu’elle a continué à s’acharner contre cette société ? »

-« Wouah, tout ça avec seulement quelques lignes ? Impressionnant ! » fit remarquer Ryan.

-« Une dernière chose encore. Très peu de femmes s’y connaissent en explosifs mais la bombe dans les bureaux de la société de transports a été conçue pour faire plus de bruits que de dégâts. Selon l’expert du F.B.I., celui qui l’a fabriqué n’a pas fait ça au hasard. Ce qui implique que c’est un professionnel qui l’a fabriquée. »

-« Tu sais, aujourd’hui avec internet on peut tout apprendre. »

-« Et les délinquants capable de maitriser les explosifs ne font pas de pubs dans les petits journaux ! » fit remarquer le latino.

-« Mais peut-être qu’elle le connaissait déjà ou peut-être qu’elle a pris l’habitude de trainer dans des endroits pas très recommandés…. » se défendit l’auteur.

-« Bon, ok les gars. Merci pour cette petite analyse Castle. Donc Espo, vois avec la scientifique tout ce que tu peux trouver sur la fabrication de cette bombe. Essaye de trouver des similitudes avec d’autres affaires. On aura peut-être de la chance. Ryan, concentre-toi sur les familles des 5 personnes décédées et trouve-moi tout ce que tu peux. Euh… Si tu as le temps, vois aussi ce que tu as sur les 12 personnes blessées, juste au cas où… On n’a pas vraiment le droit à l’erreur. On doit vraiment retrouver cette femme. Non seulement pour que les explosions cessent mais également pour la famille de ce vigil. Ils ont le droit de connaitre la vérité. Ils ont droit à la justice eux aussi.»

Beckett donna ses ordres de son bureau puis passa un rapide appel après avoir vérifié le numéro dans le dossier.

-« Lieutenant Kate Beckett. J’aimerais parler à votre directeur s’il vous plait. »

-« Désolé Madame. Il est en réunion. Mais je peux prendre un message si vous voulez. »

Il n’y avait rien qui énervait plus Beckett que les petites standardistes qui lui mettaient des bâtons dans les roues. Elle roula les yeux tout en soupirant.

-« Comme vous voulez. Je voulais juste parler de l’explosion qui a ravagé vos bureaux hier. Mais si vous préférez, je rappellerais la prochaine fois que vous serez pris pour cible ! » lança-t-elle d’un air complètement blasé.

-« Ne quittez pas. Je vais le chercher, » s’empressa de répondre la secrétaire.

Pendant que Beckett attendait, les garçons plaisantaient.

-« Dis donc, ce n’est pas interdit de faire peur aux témoins pour obtenir des infos ? » plaisanta Esposito

-« Tu devrais peut-être déjà commencé le rapport… » renchérit Ryan.

Castle qui approchait sa main du stylo de Kate se retrouva avec la main plaquée contre le bureau et dut affronter le regard noir de sa collègue.

-« Tu fais ça et je te promets que je te le fais manger ! »

-« Ok… Si Gates en entend parler, je dirais que je n’étais pas là, » dit-il en se levant et en éloignant pour être sûr de ne plus rien entendre de compromettant.

-« Paul Varan, directeur de ‘C.N.Y. Transport’. Que puis-je faire pour vous aider ? »

-« Lieutenant Kate Beckett. J’aimerais beaucoup pouvoir vous parler d’un accident qui a eu lieu il y a 3 ans et dans lequel un de vos véhicules était impliqué. »

-« S’il s’agit d’une histoire qui a déjà été jugée. Je crains de ne rien à vous dire de plus. »

-« Et si je vous dis qu’il est possible que le responsable de l’explosion de vos locaux soit une des victimes mécontentes par le jugement. Vous n’avez toujours rien à me dire ? Je voudrais juste quelques renseignements, rien de plus. »

-« Je dois d’abord en parler avec l’avocat de la société. Je vous recontacte pour vous donner une heure et un lieu de rendez-vous. »

-« J’espère que vous êtes conscient que, tant que cette personne ne sera pas sous les verrous, vous êtes toujours susceptible d’être sa cible. »

-« Nous en sommes tout à fait conscient et nous sommes disposés à vous aider autant que nous le pourrons. »

-« Je vous remercie et j’attends vraiment votre appel. »

Le directeur de ‘C.N.Y. Transport’ retéléphona une demi-heure plus tard pour lui donner l’adresse du cabinet d’avocats en précisant qu’elle y était attendu. Kate fit signe à Castle qu’elle était prête à s’en aller.

-« Et où va-t-on ? »

-« Interroger des témoins loin des oreilles de Gates. De cette manière, tu n’auras pas trop de rapports à rédiger, » répondit-elle en souriant.

En arrivant, l’avocat fit tout de suite comprendre à Beckett qu’ils étaient disposés à confier à la police tous les éléments dont ils auraient besoin mais il insista sur le fait que, cette affaire ayant déjà été jugée, rien d’autre ne serait ajouté au dossier à moins de très solide preuves. Kate leur affirma que le but de cette visite était essentiellement d’en savoir plus sur les victimes et les dédommagements payés par la firme.


judy1  (13.06.2012 à 19:31)

Chapitre 18 :

Bien que ce Paul Varan soit soi-disant disposé à aider la police et à fournir toutes les informations nécessaires pour l’enquête, il fallut tout de même beaucoup de persuasion de la part de Beckett pour obtenir une copie complète du jugement ainsi que la liste de toutes les personnes indemnisées et le montant versé à chacune par la société de transport. Par contre, l’avocat n’hésita pas une seconde à fournir la liste de tous ceux qui avaient porté plainte contre ‘C.N.Y. Transport au cours des trois dernières années.

-« Il aurait été plus simple d’obtenir la copie de ce jugement en allant fouiller un peu dans les archives de la cour de commerce, » proposa Castle avec un petit regard en coin.

Kate se contenta de lui sourire, comprenant tout à fait ce à quoi il faisait allusion.

-« Mais même pour aller fouiller dans leurs archives, il m’aurait fallu l’aval d’un juge. Ce qui n’aurait fait que retarder d’avantage l’enquête. Tandis que là, on avait tout à portée de main. Et puis, affronter un avocat droit dans les yeux et arriver à le faire trembler rien qu’avec de simples promesses, c’est beaucoup plus drôle, non ? »

Kate et Rick ne rentrèrent au 12th qu’en fin d’après-midi. Ryan et Esposito se précipitèrent pour faire le point sur l’enquête et partager leurs découvertes. C’est Ryan qui eut l’honneur de commencer en dévoilant ce qu’il avait réussi à obtenir sur les familles des 5 victimes de l’accident.

-« j’ai commencé par le chauffeur du camion. C’est lui qui a été reconnu seul responsable de l’accident bien que la société qui l’employait ait tout de même indemnisé les victimes. Après le procès, sa femme et leurs 3 enfants sont partis vivre à Seattle. Elle avait de la famille là-bas et a pu compter sur leur soutien pour tenter d’oublier cette histoire et refaire sa vie. L’une des deux voitures était occupée par un couple d’une cinquantaine d’années. Ils avaient deux enfants et, actuellement, leur fils est en Europe pour suivre ses études en informatique tandis que leur fille habite la région de Washington. Rien n’indique que l’un d’entre eux soit venu récemment à New-York. Je n’ai trouvé aucune réservation et aucun billet d’avion à leur nom.

-« La fille qui habite Washington a très bien pu prendre un bus ou venir en voiture… » proposa Castle.

-« Merci Rick !! J’ai vérifié pour les billets de bus, rien non plus. Par contre, si elle est venue en voiture, je ne suis pas capable de la retrouver pour l’instant. »

-« Merci Ryan. C’est du bon travail, continue, » l’encouragea Beckett.

-« La seconde voiture était conduite par une femme accompagnée de son fils âgé de 10 ans. J’ai parlé au patron de son mari. Il me certifie que c’est un employé modèle et qu’il n’a aucun jour d’absence à lui reprocher. Il a été totalement effondré après le décès de sa femme et de son fils. Il a tout de même réussi à faire son deuil et à repartir sur des bases saines. Apparemment, il utiliserait l’argent de l’indemnisation pour s’assurer que le fils qui lui reste puisse suivre une scolarité dans les meilleures écoles. »

-« Perdre sa femme et son fils dans de telles circonstances, ça ne doit pas être facile de surmonter ! Et pour les 12 blessés, tu as réussi à trouver quelques choses ? »

-« Je n’ai pas encore eu le temps de beaucoup fouiller. Mais il semblerait que, pour la plupart en tout cas, l’argent versé par la compagnie ait été utilisé pour payer les frais médicaux et pour garder le même train de vie qu’auparavant. »

-« Je ne vois qu’une seule femme qui ait des raisons d’être en colère, » s’exclama l’écrivain.

-« Merci Ryan. Castle ? A quoi tu penses ? »

-« Le chauffeur du camion a été reconnu responsable. Mais ce n’était qu’un accident Peut-être que sa femme a voulu défendre sa mémoire. Peut-être qu’elle fait tout ça pour sauver l’honneur de leur nom. »

-« Dans ce cas, pourquoi attendre 3 ans ? Elle aurait très bien pu rendre ‘justice ‘ bien plus tôt ou harceler la compagnie en continuant à porter plainte ! Mais rien de tout ça, elle est partie vivre à Seattle. Elle essaye de continuer sa vie et faire son deuil tout simplement. De plus, elle a de la famille sur qui compter et trois enfants à élever seule. »

-« Quelque chose a peut-être changé dans sa vie. Elle n’a peut-être jamais accepté l’idée que son mari puisse avoir tué involontairement 5 personnes. Elle a peut-être continué à chercher et fini par trouver un élément qui innocenterait son mari, » proposa Rick.

-« Et nous on serait simplement passé à côté ? On est vraiment trop bête alors ! »

 -«  Ne le prend pas mal Ryan. Après tout, ce n’est pas si nul. On est peut-être passé à côté d’un truc important. On ne va pas écarter cette piste tout de suite. Esposito, qu’est-ce que tu as sur les explosifs ? »

-« Le mécanisme était très simple. Le genre de truc qu’on trouve sur le Net. Bref, pas le genre des professionnels. En plus, même le matériel était tout ce qui a de plus banal. Tous les composants utilisés sont en vente libre. Il suffit juste de savoir où chercher. »

-« Super ! Nous voilà avec une femme complètement dingue et désespérée qui a appris à manier les explosifs grâce à internet. Ça ne va pas vraiment réduire notre liste de suspect ça… »

-« En fait, si. Ça nous aide bien plus que vous ne pensez. »

Ils se tournèrent vers Espo espérant qu’il précise son raisonnement.

-« En fait, il y a 4 mois environs, une bande de petits crétins a été surpris avec exactement ce style d’explosifs. La police s’en est mêlée car l’un d’entre eux s’est retrouvé aux urgences. D’après le rapport de l’agent chargé de l’affaire, ces sales gosses essayaient simplement de mettre en pratique ce qu’un professeur venaient de leur expliquer en théorie. »

-« Wouah… Super ce prof. Vive l’enseignement moderne… »

-« Comme tu dis Castle mais tout le monde n’a pas les moyens d’inscrire ses enfants dans une école privée. En tout cas, vu que ceux-là sont mineurs, on n’aura pas plus d’infos. Tout ça est classé secret défense. »

-« Comment l’une des victimes de cet accident a pu rencontrer un de ces petits voyous ? Et pourquoi embarquer un gamin dans une telle histoire de vengeance personnelle ? »

Tous se posaient certainement les mêmes questions. Cependant, seul Castle avait l’habitude de réfléchir à voix haute.

-« Bon les gars. Je sais qu’il commence à être tard mais j’aimerais qu’on avance encore un peu ce soir. Espo, trouve-moi les noms de ces petits voyous. Tu fais comme tu veux et tu supplies qui tu veux je m’en fiche. Il me faut l’identité de ces gamins ! Commence par l’officier qui a rédigé le rapport et demande de l’aide aux services des urgences. On verra bien ce que tu peux obtenir sans injonction de la cour. »

Le latino commença tout de suite à se mettre au travail.

-« Ryan, Je veux la liste complète des 12 blessés ainsi que de leur famille la plus proche. Trouve-moi tout ce qu’ils ont fait ces 3 derniers jours : déplacements, travail et dépenses. »

Beckett quant à elle passa son temps à chercher l’emploi du temps de la femme du chauffeur. Elle vérifia que cette femme était bien restée à Seattle à s’occuper de ses enfants. Elle vérifia ses comptes et se permis même d’appeler son patron pour vérifier qu’elle ne s’était pas absentée récemment. 2heures plus tard, Espo luttait toujours avec les services des urgences qui ne voulaient pas donner de renseignements aussi précis sur des mineurs. Il avait déjà essayé de contacter le responsable de l’enquête mais son chef devait être plus souple que le sien étant donné qu’il était déjà rentré et injoignable avant le lendemain. Du côté de Ryan, la liste des suspects restait inchangée. Personne ne semblait avoir de réelles motivations pour devenir poseur de bombes. Malgré le peu de résultats, Beckett consentit tout de même à les laisser rentrer chez eux en leur rappelant tout de même qu’ils étaient loin d’avoir fini et qu’il serait bien utile qu’ils arrivent en forme le lendemain matin. Elle rentra elle aussi pour se reposer et Castle lui interdit formellement de reprendre le moindre élément du dossier ou même de faire allusion au travail pendant ce qui leur restait de soirée.


judy1  (14.06.2012 à 19:48)

Chapitre 19 :

Le lendemain, Beckett s’apprêtait à passer une nouvelle journée à faire des recherches mais fut bien vite interrompue. Un employé de la ‘C.N.Y. Transport’ avait parlé à un journaliste pour démentir la rumeur selon laquelle la société serait suspectée d’homicides par négligence. Il affirmait également que cette enquête n’était qu’une illusion pour pouvoir enquêter sur autre chose de bien plus ‘gros’. Cet article était ce qu’il y avait de plus mauvais pour eux : ils étaient sensé avoir une semaine mais il était plus qu’évident que la femme qui s’amusait à faire exploser n’importe quoi n’allait pas tarder à manifester sa colère. La seule chose positive était qu’Esposito avait enfin réussit à obtenir l’identité des 3 adolescents qui passaient leur temps libre à fabriquer des bombes. C’est donc avec le renfort de plusieurs autres policiers que Beckett et son équipe débarquèrent dans l’établissement qui apprenait aux adolescents à fabriquer des explosifs. Beckett ne leur infligea pas l’humiliation de se faire menotter en public mais leur conseilla très fortement de contacter leurs parents et de les suivre au poste de police.

Kate dut attendre que les parents arrivent avant d’interroger séparément les adolescents. Ils se retrouvaient avec 3 garçons âgés de 16 à 17 ans et les gardaient dans des pièces séparées afin qu’ils ne puissent pas communiquer entre eux. Beckett et Castle commencèrent à interroger Bryan, un garçon prétentieux et très sûr de lui. Malgré l’insistance de ses parents, il continuait à affirmer qu’il ne savait absolument rien et qu’il ne pouvait rien dire pour aider la police.  Pendant ce temps-là, Espo et Ryan étaient dans l’autre salle d’interrogatoire avec Martin. Ce jeune garçon reçut une petite claque de son père qui lui fit remarquer qu’avec toutes ses conneries, il ne pourrait probablement jamais entrer dans une bonne université et que le seul moyen de ne pas ‘couler’ avec ses amis était de dire la vérité. Il ne mit pas deux minutes à réfléchir. Il raconta aux inspecteurs que ce n’était qu’un petit jeu entre eux au début mais qu’ils avaient arrêté après que John se soit retrouvé à l’hôpital. Il affirma également que, 10 jours auparavant, Bryan s’était vanté d’avoir trouvé le moyen de se faire de l’argent facile avec les bombes qui leur restaient mais qu’il avait beaucoup changé ces deux derniers jours. Etant donné que les versions étaient totalement contradictoires, les inspecteurs s’arrangèrent pour que les adolescents ne se croisent pas et se retrouvèrent tous les 4 pour interroger ce John. Les parents de ce jeune homme avaient l’air de connaître un peu mieux leurs droits e s’exclamèrent en disant que leur fils ne dirait rien sans la présence de leur avocat.

-« Très bien appelez-le. Mais sachez que pour l’instant votre fils n’est accusé de rien du tout. »

La femme reposa son téléphone et regarda le lieutenant Beckett d’air air totalement perdu.

-« Vous n’avez rien à reprocher à mon fils ? Mais ça ne vous empêche pas de débarquer dans son école et de l’emmener devant tous ces petits camarades. Expliquez-vous au moins ! »

Cette mère était en colère et visiblement indignée que son fils ait eu droit à un traitement aussi dur.

-« Votre fils et ses petits copains se sont amusés à manier les explosifs et à faire exploser des trucs sans importance dans votre jardin… »

-« Et qu’est-ce que ça peut vous faire ? Il s’est retrouvé à l’hôpital pour ça, je pense que ça lui a servi de leçon. Et ça ne vous regarde en rien ! »

-« Effectivement madame, qu’il se fasse exploser les jambes en voulant maltraiter vos nains de jardin, ça n’est complètement égal ! »

Beckett elle aussi commençait à s’énerver. Ils voulaient juste connaitre la version de cet ado que déjà sa petite maman criait au scandale et réclamait son avocat.

-« Mon problème vous voyez, c’est qu’une femme est en train de faire exploser des immeubles avec exactement les mêmes explosifs que ceux fabriqués par votre fils et ses amis. Il y a déjà eu un mort. Alors, si vous n’avez rien à vous reprocher, répondez simplement à mes questions. Cette femme sait qu’on la recherche à présent, je ne sais pas qui sera sa prochaine cible ni même le nombre de ses victimes mais le temps presse. »

Le petit speech de Kate eut un effet dévastateur sur la femme qui se contenta de regarder son fils en lui disant qu’il avait intérêt à dire TOUTE la vérité en lui assurant que, peu importe ce qu’il avait fait, ils seraient là pour l’aider. Le gamin réfléchit un petit moment avant de commencer ses explications.

-« On voulait juste rigoler. Le prof de chimie nous a simplement expliquer ce que pouvait provoquer le mélange de…. et de… »

-« Et pour le mécanisme ? » demanda Esposito.

-« Je vous signale qu’on est inscrit dans un lycée où on enseigne tous ce qui touche à la mécanique. Fabriquer un automate, c’est un jeu d’enfant pour nous. On a juste voulu essayer pour se marrer. »

-« Ca a dû être très drôle de se retrouver clouer sur un lit pendant 2 semaines, » dit ironiquement Castle.

-« Ca l’était au début puis Bryan a commencé à changer les dosages. Il voulait savoir aussi si ça marcherait avec d’autres produits. Seulement, là on ne contrôlait plus la situation et c’est comme ça que je me suis retrouvé à l’hosto. »

-« Et après, vous avez arrête bien sagement ? » demanda Ryan.

-« J’ai failli perdre ma jambe ! Alors oui, j’ai arrêté. Mais il restait encore 5 bombes. Je leur ai dit que je ne voulais rien savoir, qu’ils pouvaient en faire ce qu’il voulait ! »

-« 5 !! » s’exclamèrent les policiers.

-« Tu sais où elles sont ? » demanda Beckett en essayant de rester calme.

-« Martin et Bryan ont dit qu’ils s’en chargeraient. Je ne voulais pas savoir alors je n’ai rien demandé. »

Le temps pressait et ils n’avaient toujours rien de bien concluant. En réfléchissant un peu, Espo en arriva à la conclusion que le moyen qu’avait trouvé Bryan pour se faire de l’argent était peut-être de revendre leurs ‘jouets’… Mais il ne disposait pas de suffisamment de temps pour recommencer les interrogatoires alors Beckett proposa de réunir tout ce petit monde dans la salle de conférence et de confronter les différentes versions. A la grande surprise générale, les parents furent d’accord avec cette proposition, chacun étant certainement persuadé de n’avoir rien à se reprocher. Toutefois, la présence d’un supérieur fut tout de même exigée. Tous attendaient l’arrivée du capitaine Gates lorsqu’un officier entra en trombe annonçant un appel très urgent pour le Lieutenant Beckett. Elle prit donc son portable des mains de cet officier tout en faisant signe a ses collègues de la rejoindre près de leur bureaux.

-« Beckett. »

-« Vous m’avez beaucoup déçue Lieutenant ! »

Le regard que Kate lança à Ryan lui fit comprendre que l’interlocuteur était bien le poseur de bombes. Il passa donc un rapide coup de fil pour demander à ce que l’appel de Beckett soit localisé.

-« Vous deviez enquêter sur ce soi-disant accident. Pas sur moi ! »

-« Vous avez tué une personne. Je ne peux pas vraiment faire autrement. »

-« Les locaux devaient être vide. Je ne pouvais pas savoir qu’un vigil ferait une ronde. »

-« Que vous ayez pu le prévoir ou pas, cet homme est mort. Sa famille aussi a le droit d’avoir des réponses. Vous ne m’avez pas laissé d’autres choix. »

-« Je ne voulais pas faire de victimes… Mais puisque vous me traiter comme une criminelle, je vais agir en tant que tel. »

-« Il vous suffit de vous rendre, prouvez-moi que j’ai tort. »

-« Trop tard Lieutenant. Je suis devant un immeuble d’appartements et je vais déposer les explosifs à l’intérieur. »

-« Ne faites pas ça ! »

-« Vous n’avez qu’à venir m’arrêter. A moins que vous préfériez sauver quelques vies avant. »

La femme se mit à rire et raccrocha. Les policiers échangèrent un rapide regard vers Ryan qui leur indiqua que l’appel provenait du ‘211 East 28th Street’. Espo se chargea d’appeler la brigade de démineurs. Ryan se chargea de prévenir les pompiers qu’un bâtiment devait être évacué au plus vite et Beckett contacta le gardien de l’immeuble pour lui expliquer que tous les habitants devaient sortir en vitesse et que les secours arrivaient pour l’aider. Elle courut ensuite chercher Gates et lui expliquer le bref appel du poseur de bombe. Gates demanda à ce qu’un officier place les 3 adolescents en préventive en attendant leur retour et appela le central pour disposer d’unité de renfort à l’adresse qu’elle renseigna.


judy1  (15.06.2012 à 20:48)

Chapitre 20 :

Lorsque Kate arriva sur les lieux, les pompiers étaient occupés à évacuer les dernières personnes et les services de déminages étaient déjà en train de désamorcer la bombe. Les policiers appelés en renfort avaient délimité un paramètre de sécurité à l’intérieur duquel seuls les pompiers et l’équipe de déminage étaient admis. La presse et la télévision, toujours prévenues par on ne sait quel moyen, ne tarda pas non plus à arriver. Kate et Rick passèrent sous le cordon de sécurité et allèrent directement s’adresser au Capitaine Hobbs qui dirigeait l’équipe de déminage.

-« La bombe était déposée juste à l’entrée. Mes hommes ont remarqué le colis suspect posé au-dessus des boites aux lettres. Ils ont utilisé une caméra infrarouge pour pourvoir ouvrir le paquet sans risque. »

-« Merci Capitaine. »

-« Du travail d’amateur : un simple petit bricolage d’après la description de l’équipe sur place. »

-« Oui, on sait déjà. Mais on ignore qui a bien pu la placer là. »

Beckett s’éloigna du Capitaine Hobbs pour se diriger vers le responsable des secours.

-« Tous les appartements ont été vidés. Il ne reste plus personne à l’intérieur. Et le gardien assure qu’il prévient lui-même les locataires qui ne sont pas chez eux.  »

-« Merci pour votre aide. »

Une dizaine de minutes plus tard, Hobbs revient trouver Beckett pour l’informer que la bombe était désamorcée mais qu’il préférait tout de même inspecter le reste de l’immeuble pour s’assurer que le danger soit totalement écarté. Beckett appela ses coéquipiers. Elle essayait de comprendre pourquoi placer un tel explosif dans l’entrée. Ça n’avait pas vraiment de sens.

-« Les adolescents affirment que eux-mêmes ignore les dégâts potentiels. Après tout, cette femme veut juste attirer l’attention, pas forcément faire de victimes. »

-« Mais son appel disait clairement qu’il y en aurait cette fois. Alors pourquoi ne pas placer l’explosif à l’intérieur d’un appartement ou au milieu des escaliers. Juste devant l’entrée, c’est ridicule. »

-« Elle avait peut-être trop peur de se faire remarquer ? » intervint Ryan. « Cet immeuble est surveillé par un gardien donc toute personne avec un colis est forcément obligé de signer dans un registre. »

-« Mais le gardien a très bien pu s’absenter. Il ne passe pas son temps à attendre que quelqu’un débarque avec une livraison, » fit remarquer Espo. « Si tu viens livrer une bombe, tu te fais discret tu ne demandes pas à signer quoi que ce soit. »

-« Dans ce cas, elle aurait juste dit ça pour nous faire peur, » proposa Castle rassuré que ce soit terminé.

Alors qu’ils prévenaient les locataires qu’il serait préférable de trouver un autre endroit pour passer la nuit en attendant d’être certains que tout risque soit écarté, l’attention de Castle fut attiré par une maman qui essayait de faire comprendre à son petit garçon qu’ils ne pouvaient pas rentrer tout de suite. Il s’approcha d’eux et fut très touché par cet enfant en larmes.

-« Mais maman, on ne peut pas le laisser. Il va avoir peur si je ne reviens pas. »

A ces mots, Castle comprit qu’il restait une personne dans le bâtiment et les interrompit.

-« Excusez-moi Madame… Je fais partie de la police, » dit-il en pointant de lieutenant Beckett. « Il y a encore quelqu’un dans le bâtiment ? »

-« Non Monsieur. Mon fils parle de son doudou. Nous étions partis faire une balade avant que tout ça n’arrive. Nous n’étions pas chez nous quand les pompiers ont fait évacuer l’immeuble. »

-« Mais maman… Paco est tout seul là-haut… Je l’entends déjà pleurer !! » se lamentait le petit garçon avec des yeux remplis de larmes.

-« On va aller chez Mamie ce soir et tu retrouveras Paco demain, c’est promis. Tu verras, il sera toujours là où tu l’as laissé. »

L’instinct paternel de Castle prit le dessus, il fit un clin d’œil au garçon avant de s’adresser à sa mère.

-« Je vais voir ce que je peux faire, je ne promets rien. Mais donnez-moi le numéro de votre appartement s’il vous plaît. »

-« C’est le 5C Monsieur, » répondit-elle avec un sourire.

-« Paco est endormi sur le canapé ! » cria l’enfant à Castle qui discutait avec le Capitaine Hobbs.

Lorsqu’il eut l’accord de Hobbs et du responsable des pompiers, Castle se retourna vers l’enfant et lui fit signe que tout était ‘OK’ et qu’il pouvait aller chercher Paco. Beckett qui n’avait pas tout suivi s’approcha de la jeune femme et du petit garçon pour savoir ce qui se passait.

-« Le monsieur, il est très gentil. Il va chercher Paco pour qu’il ne reste pas tout seul. »

La maman expliqua que Paco était le doudou de son fils et la remercia pour toute la gentillesse de son équipier. Beckett lui répondit simplement par un petit sourire tout en décrochant son portable qui venait de se mettre à sonner.

-« Vous avez trouvé la bombe à temps Lieutenant ? »

-« Elle est désamorcée et bientôt c’est vous qu’on va trouver. »

-« Oh… Alors vous avez vraiment fait votre travail pour une fois ou bien vous avez juste fait au plus simple comme d’habitude ? » dit la femme tout en rigolant.

-« C’est fini ! Cet immeuble n’explosera pas. »

-« Si vous le dites… Au fait Lieutenant, vous avez également trouvé la bombe que j’ai réussi à me procurer ce matin ? »

-« Quoi ?? » répondit elle sachant que les adolescents étaient dans leurs locaux depuis le début de la journée.

-«  C’est fou tout ce qu’on peut acheter en rencontrant les bonnes personnes… » dit la femme en éclatant de rire. «  5, 4, 3, … »

Beckett lâcha son téléphone et courut en direction de l’immeuble en hurlant.

-« CASTLE !! NON !! »

Esposito l’attrapa de justesse au moment où elle passait à côté de lui. Alors qu’il lui encerclait le bras, la ralentissant ainsi dans son élan, une énorme explosion ravagea plusieurs étages de l’immeuble.

-« Castle !!! » cria Beckett en larmes. « Laisse-moi Espo, laisse-moi y aller ! »

-« Non Kate, il n’en est pas question, » répondit fermement le latino.

-« Castle est là-dedans ! Tu comprends ça ??? » hurlait la jeune femme.

-« Oui je comprends. Mais ça ne sert à rien que toi tu y ailles. »

Le commandant des pompiers dévisagea l’enquêtrice tout en scrutant les alentours, cherchant Castle du regard. Il se tourna vers les autres pompiers.

-« J’ai autorisé ce type à entrer. Je vais le chercher. Il y des volontaires pour m’accompagner ? »

2 autres hommes se joignirent à lui et ils pénétrèrent tant bien que mal dans ce qu’il restait de l’immeuble. Kate était toujours en larmes, maintenue par Esposito qui n’en revenait pas lui-même. Toute l’équipe de Beckett était sous le choc. Et les 15 minutes qu’il fallut aux pompiers pour revenir avec Castle leur parurent une éternité.

 Les pompiers installèrent Rick sur une civière. Il était inanimé. Les services de secours le manipulaient tel un pantin. Il n’avait plus aucune réaction. Personne ne remarqua le petit garçon se faufiler entre les secouristes pour récupérer le précieux doudou pour lequel Rick venait de risquer sa vie. Kate était pétrifiée, elle ne pouvait plus détacher son regard de cet homme qui se laissait complètement aller. Le commandant assura à la jeune femme qu’il était en vie mais que son état était tout de même très préoccupant. Ils le transportaient d’urgence au ‘Saint Vincent Hospital


judy1  (17.06.2012 à 19:59)

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