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Série : Castle
Création : 26.05.2012 à 20h38
Auteur : judy1
Statut : Terminée
« Pas de bébé après une seule nuit. A vous de découvrir la signification du titre. Histoire juste impossible a résumer en 200 mots! » judy1
Cette fanfic compte déjà 72 paragraphes
Chapitre 31
Alors que Beckett s’assit à son bureau pour commencer de nouvelles recherches, Castle apparut pour lui demander quelques petites explications.
-« Pourquoi est ce que tu m’as fait sortir ? »
-« Il profitait de ta présence pour jouer au malin en divulguant ma vie privée, c’était très gênant ! »
-« Ah oui ? Bah tu vois, se faire éjecter comme ça aussi c’est gênant… Et en plus, il a eu ce qu’il voulait : rester seul avec toi. » S’énerva l’auteur.
-« Quoi ??? Mais ça ne va pas la tête ! Tu crois vraiment que c’est à lui que je m’intéressais »
-« Et tout cas, tu n’as pas démenti quand il t’a demandé s’il pourrait avoir une autre chance »il était très en colère et ne cherchait même pas à le cacher.
-« Non mais tu plaisantes là ? Ecoute Rick, crois ce que tu veux, mais je t’assure que tu te trompes. Ce que je voulais, c’était juste quelques infos. Mais vu que tu es trop têtu pour comprendre ça, excuse moi, mais j’ai du travail. » Elle le laissa tout seul debout devant le bureau et partie dans la salle de réunion pour se passer les nerfs en maltraitant les dossiers et les touches de l’ordinateur.
Lorsqu’elle aperçut Ryan et Esposito, elle les envoya faire le tour des hôpitaux de la ville pour savoir si cette Nicole Scala avait l’habitude de passer ses soirées dans les services des urgences. De son côté, elle voulait vérifier si la police était déjà intervenue à leur domicile pour violence conjugale. Rick était tellement énervé qu’il sortit pour prendre l’air et réfléchir tout en marchant dans les rues.
Kate passa plus d’une heure à lire et relire les mêmes phrases tout en étant incapable d’enregistrer quoi que ce soit. Lorsque les enquêteurs rentrèrent au bureau, Kate s’était suffisamment calmée pour pouvoir réfléchir correctement. Elle venait de découvrir que la victime avait déjà été mariée une fois et qu’après le divorce, son ex femme avait obtenue une injonction d’éloignement contre lui.
–« J’ai beau relire les déclarations de ses collègues, de ses amis, de sa future femme. A part cette histoire de violence, je ne vois rien de particulier qui pourrait expliquer sa mort. »
-« Bah de notre côté, on a de quoi confirmer que ce type avait tendance à avoir la main plutôt légère vis-à-vis de sa future femme. Depuis plus de 2 ans, Nicole Scala s’est présentée à plusieurs reprises dans les différents services des urgences de tous les hôpitaux, sauf évidemment là où elle travaillait. Et ce, à chaque fois pour des blessures allant de simples ecchymoses au poing cassé, sans compter tous les points de sutures bien sûr… Enfin bref, à chaque fois elle refusait qu’un médecin prévienne la police ou qui que ce soit d’autre. »
-« Tu veux dire qu’elle ne s’est jamais fait accompagner, qu’elle n’a jamais demandé à qui que ce soit de venir la chercher ? »
-« Tu as dit toi-même que les victimes de violences conjugales avaient tendance à se taire et à prendre tout sur eux. »
-« Oui, je sais » soupira Beckett. « Mais là, ça veut dire qu’on a aucune preuve que quelqu’un était au courant. Et par conséquent, peu de suspects, à part la future femme elle-même. A moins qu’on ait loupé quelque chose et que le mobile ne soit pas celui auquel on pense. »
-« Ca te dérangerais que ce soit elle la coupable ? »
-« Oh que oui ça m’embêterait ! Aucune femme ne devrait avoir à subir ce genre de choses. Alors qu’elle ait fini par se venger, je comprendrais… » Dit la jeune femme pensive.
-« Et si le mobile était simplement au niveau professionnel » proposa Castle que personne n’avait vu revenir. Rick tendit un café à Beckett qui sourit plus que légèrement : Depuis quelques temps, Rick prenait l’habitude de dessiner des petits cœurs ou de noter discrètement des petits mots doux sur le carton qui permettait de ne pas se brûler les doigts, mais cette fois-ci, un simple petit « sorry » avait été discrètement ajouté. Comme toujours, Kate s’empressa de mettre son doigt sur le message et remercia Rick pour le café, pendant que Ryan était déjà occupé à vérifier ’idée de Castle.
-« Si le mobile était de le faire disparaitre pour obtenir sa place, le suspect numéro 1 serait le Dr Davidson » dit timidement Ryan en vérifiant une dernière fois ses notes. Kate regarda Rick de manière à lui faire comprendre qu’il exagérait quand même.
-« Tu as vraiment envie qu’il soit coupable, hein ? »
-« Tu m’expliques pourquoi quand ce sont mes amis qui se retrouvent mêlés à un crime, ils sont d’office les suspects numéros 1, et quand c’est ton ex, il n’a certainement rien avoir là-dedans ? »
-« Tu ne vas pas me refaire une scène enfin… Josh n’est pas d’un naturel violent, je le vois mal étrangler quelqu’un. Et je ne suis pas sûr que ce poste l’intéresse, avec toutes les responsabilités que ça implique, fini l’humanitaire… Je ne le vois pas renoncer à ça! Et puis, il nous a dis des choses intéressantes pendant l’interrogatoire ! » Ajouta-t-elle sans trop réfléchir.
-« C’est vrai que pour être intéressant, c’était plutôt intéressant » ricana Esposito.
-« Bah… Je vous rappelle que je me suis fait virer, donc j’ai dû louper le principal ! » Râla Rick.
-« ça, je te le confirme » dit Ryan en lui donnant une tape dans le dos.
-« Bon les gars, ça suffit maintenant ? » Kate essayait de calmer le jeu. Elle n’avait pas vraiment envie que Castle en entende trop. Mais les garçons avaient trop envie d’en profiter, pour une fois que c’était de la vie privée de Beckett qu’ils pouvaient se moquer. Ils continuaient donc leur petit jeu en se parlant l’un l’autre comme s’ils étaient seuls.
-« Tu vois, je savais qu’il s’était passé quelques chose entre eux. Et je te parie 50$ qu’il n’a pas fallu plus de deux jours avant que Beckett ne le largue ! »
-« 2 jours ?? Wah…Tu es dur avec lui là quand même ! Moi je te parie 50 $ qu’elle a au moins attendu une semaine avant de le virer. Mais maintenant qu’il est hors circuit, le petit Docteur va pouvoir retenter sa chance. »
Beckett s’approcha des deux collègues qui prenaient un malin plaisir à se payer sa tête. Elle leur arracha les billets des mains.
-« Vous vous gourez tous les deux ! Bon un peu de sérieux… Espo, tu me vérifies sa liste des médecins qui auraient pu prétendre à cette place de chirurgien en chef. Ryan… tu essayes de trouver les raisons précises de son premier divorce. Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de ces 100$ ? »
-« Sans compter que la moitié me revient… Tu pourrais m’inviter au resto ? » Proposa Castle, comme si c’était tout naturel.
-« Tiens donc, c’est nouveau ça ! » rigola Kate. Elle réfléchit quelques minutes avant de déclarer que comme ils n’avaient pas de piste sérieuse, les recherches pourraient encore attendre.
-« Et on peut savoir ce que tu comptes faire de notre argent ? » demanda Esposito.
Kate s’approcha de l’ordinateur du latino et fit une recherche rapide sur le Net. Elle tapa le nom d’un restaurant que visiblement elle connaissait, prit son portable et chercha un numéro dans son répertoire.
-« Bonsoir Maddy, tu vas bien ? »
-« Oh Beck ! Salut. Qu’est ce que je peux faire pour toi ? »
-« J’aimerais beaucoup pouvoir goûter au menu spécial ‘ romantique ’ de ton menu. »
-« Pas de problème. Je te réserve la même table que l’autre jour, pour toi et ton petit auteur préféré ? »
-« C’est gentil…Mais en fait, j’aimerais pouvoir déguster ça chez moi ! »
-« Beck, tu plaisantes là ? Nous ne livrons pas à domicile tu sais ! »
-« Bah, c’est justement pour ça que je m’adresse directement à la patronne. Allez, s’il te plait…En souvenir du bon vieux temps »
-« Si je te livre moi-même, j’ai des chances de voir le beau Castle en caleçon ? »
-« Non mais ça ne va pas la tête ? »
-« En ce qui concerne tes petits amis, tu étais beaucoup plus drôle à la fac tu sais ! »
-« Sauf que là tu vois, tu peux toujours courir. »
-« Tant pis. Paul sera chez toi dans 1h avec ta commande. Tu n’auras plus qu’à faire réchauffer un peu avant de dîner. Ca te va ça ? »
-« Parfait, merci Maddy. » Beckett raccrocha et regarda les garçons d’un air malicieux. « Vos 100$ ne payeront pas l’entièreté de l’addition, mais ça fera diminuer la note, merci. A demain, j’ai une soirée … Euh… Romantique à préparer. » Dit-elle avec un immense sourie.
Les 3 garçons se regardèrent tout pénaux et surpris de voir Beckett aussi joyeuse.
-« Je rêve ou elle vient de parvenir à se faire livrer par un resto 3 étoiles ? »
-« Ce type a vraiment de la chance, moi je vous le dis !» dit Castle en se levant. « Moi aussi je rentre. Avec un peu de chance, ma petite amie ne ramènera pas de travail à la maison ce soir ! A demain. »
Puisque Beckett leur avait elle-même donné le feu vert, les enquêteurs partirent eux aussi.
ATTENTION..... Chapitre interdit aux moins de 17 ans...s'il vous plait...respecter les consignes. Merci.
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Chapitre 32
Castle rentra chez lui pour prendre une douche et se changer avant de se rendre chez Beckett. Il sonna donc à la porte de son amie vers 19 H et attendit sagement que sa bien aimée vienne ouvrir.
Kate elle aussi s’était changée. Elle était simplement vêtue d’une très jolie nuisette et d’un petit peignoir très léger et suffisamment ouvert pour que Rick puisse savoir tout de suite à quoi s’attendre.
Lorsqu’elle ouvrit la porte, Castle en eut le souffle coupé. Il prit le sourire le plus malicieux qu’il puisse faire et contempla la jeune femme avant de trouver les mots.
-« Wahl… Toi aussi tu t’es changée à ce que je vois. Rassure moi, il est partie le livreur hein ? »
-« Il est parti depuis plus d’une demi heure, et je te promets que j’étais habillée décemment pour lui ouvrir. » répondit elle en l’embrassant tendrement.
-« Et ben il n’a vraiment pas de chance lui » plaisanta t il.
Il laissa Kate l’entrainer à l’intérieur de l’appartement tout en le couvrant de baisers.
-« Dites donc Mademoiselle Beckett, je pensais que c’était pour un petit diner romantique que j’étais invité ? »
-« Bah c’est le cas… Mais on n’est pas obligé de commencer à manger tout de suite. Il est encore tôt. »
Surpris par l’attitude de la jeune femme, Rick se laissait faire tout en se disant que jamais il ne l’aurait imaginé comme ça. Il défit la ceinture qui fermait légèrement le peignoir et fit glisser celui-ci afin que la jeune femme ne se retrouve vêtue que de la nuisette. Vu qu’elle ne s’attendait pas à ce qu’il réagisse aussi vite, il l’a regarda dans les yeux avant de déposer un baiser sur sa joue tout en lui murmurant à l’oreille.
-« J’ai rêvé ou l’autre jour tu t’es plaintes de ne pas avoir assez de préliminaires ? »
-« Ce n’est pas toi que je visais tu sais. »
-« Ah ouais !… Ben je vais quand même te montrer ce qu’un homme est capable de faire. Et je t’assure que c’est toi qui va me supplier d’arrêter. »
-« Je doute que tu y arrives ! » rigola Kate en commençant à lui déboutonner la chemise.
Rick la stoppa tout de suite et profita de cet effet de surprise pour lui plaquer les mains derrière le dos. Il la maintenait dans cette position tout en l’embrassant et la dirigeant vers le salon.
Lorsqu’elle sentit ses jambes butter contre le canapé, elle se laissa tomber entraînant Rick avec elle dans sa chute.
Il profita de l’avantage que lui donnait cette position pour continuer à embrasser la jeune femme tout en commençant à lui caresser délicatement les cuisses.
Il pouvait sentir la jeune femme fondre sous l’effet de chacune de ses caresses. Il se déplaça légèrement sur le côté, afin de pouvoir profiter de l’entièreté de son corps tout en la couvrant toujours de baisers.
Toutes les tentatives de Kate, afin de pouvoir prendre le dessus da la situation, étaient à chaque fois contrecarrées par Rick qui ne se lassait pas de redécouvrir ce corps qu’il trouvait parfait et la douceur de sa peau le rendait complètement fou. Après plusieurs plaintes de la jeune femme, Rick consentit tout de même à enlever sa chemise et son pantalon, et ne se priva pas par la même occasion d’enlever sa nuisette à la jeune femme.
Malgré le fait qu’elle le suppliait depuis pas mal de temps, les mains expertes du jeune homme continuaient inlassablement leurs caresses. Et bien que Kate appréciait ce moment de pure douceur, elle avait trop envie de passer à l’étape suivante. D’un geste brusque, elle poussa alors Rick en bas du divan, et lui enleva son caleçon avant même qu’il n’ait eu le temps de se redresser. Ensuite, elle s’installa sur lui sans plus attendre. Rick essayait de ralentir ses mouvements car il avait vraiment envie de la faire patienter jusqu’au bout. Mais elle protesta tellement qu’il n’eut pas le choix et lui donna enfin ce qu’elle voulait.
Il fallut tout de même un moment avant que Beckett ne soit pleinement satisfait, et c’est complètement épuisé que Rick s’allongea sur le divan. Kate prit place à ses côtés et s’installa si confortablement qu’elle finit par s’assoupir. Rick la couvrit d’un plaid pour ne pas qu’elle prenne froid et se leva sans la réveiller pour se diriger vers la salle de bain afin de se rafraîchir. Comme à son retour Kate dormait toujours, il commença à réchauffer les petits plats qu’elle avait eu la bonne idée de se faire livrer.
Réveillée par les bruits et les délicieuses odeurs provenant de la cuisine, Kate ouvrit les yeux et sourit en voyant Rick, en caleçon, préparant le repas. Elle se leva sans bruit, ramassa ses affaires et se dirigea à son tour vers la salle de bain.
Lorsqu’elle redescendit, Rick ne pouvait s’empêcher de l’admirer et de se demander si elle était nue sous le léger peignoir ou si elle avait prit la peine de remettre sa nuisette. Kate le rejoint dans la cuisine et commença à l’embrasser dans le cou pendant qu’il lui demandait de prendre place à table. Kate s’était donné du mal plus tôt dans la soirée, de dresser une superbe table : elle l’avait décorée de quelques pétales de fleurs et de petites bougies.
C’est donc en tenues très légères qu’ils dégustèrent le festin en partie offert par leurs collègues. Ils en profitèrent pour discuter de tout et de rien, comme pour n’importe quel dîner romantique. Quand les assiettes furent vides depuis un moment, Kate se leva pour débarrasser pendant que Rick la suivit dans la cuisine pour amener les petites choses qu’elle n’avait pas su prendre.
-« Il reste encore le dessert » Souffla-t-elle à l’oreille de son ami qui essayait déjà de lui retirer le peignoir.
-« Je ne crois pas avoir encore assez faim pour le ‘sablé aux fraises ‘ de Madison. Même si je ne doute pas qu’il soit aussi délicieux que le reste. » Essaya-t-il de répondre pour la convaincre.
-« Mais moi, je pensais à un tout autre dessert ! » ajouta t elle en sortant la bombe de crème fraiche du frigo.
Rick la regarda quelques secondes pour être certain d’avoir bien compris le message. Et quand elle l’entraîna vers sa chambre, il n’eut plus le moindre doute.
-« Oh mon Dieu Kate… Tu es vraiment diabolique… » Murmura t il tout en se laissant faire.
Le reste de la soirée ainsi que le début de la nuit furent assez mouvementé et ce n’est qu’aux petites heures du matin que le couple finit tout de même par s’endormir.
Il devait être presque 7H lorsque la sonnerie du réveil parvint enfin à tirer Rick de son sommeil. Il essaya de réveiller Kate par de petits baisers et des petits mots doux, mais rien n’y faisait, la belle ne comptait pas se lever. Elle se contenta de lui répondre encore endormie :
-« Laisse-moi juste encore un peu… »
Il se leva donc sans faire trop de bruit, prit une douche rapide et prépara un petit déjeuner qu’elle pourrait manger en se lavant. Il retourna dans la chambre, l’embrassa à nouveau en lui signalant qu’elle serait en retard si elle ne se levait pas très vite. Mais toujours endormie, Kate l’embrassa et se colla contre lui. Il ne put s’empêcher de sourire en lui caressant le visage.
Pour ne pas arriver lui aussi en retard, il s’en alla et laissa la jeune femme se réveiller à son rythme.
A 9h30, Kate sursauta dans son lit. Elle attrapa son réveil pour vérifier l’heure et s’y reprit même à deux reprises pour être certaine de ce qu’elle voyait. Elle bondit du lit et descendit les escaliers en criant après Rick, mais pour toute réponse, elle trouva un petit déjeuner et un petit mot sur la table de la cuisine.
« Etant donné que de toute façon tu seras en retard, prend au moins le temps de déjeuner. Je suis certain qu’Espo et Ryan se chargeront de te trouver une excuse valable pour Gates. Je t’aime. Rick. »
Elle s’assit sur une chaise se mit à sourire en se disant que cet homme était vraiment formidable. Elle savoura donc les toasts préparés avec soin par son amoureux et but le café qu’il avait pris la peine de mettre dans un thermos.
Et étant donné qu’elle avait tout son temps, elle en profita pour prendre une douche avant de se préparer à partir.
Chapitre 33:
Kate arriva avec vraiment beaucoup de retard au travail ce matin là…A peine eut elle le temps de sortir de l’ascenseur que déjà elle dût affronter le regard de sa supérieure.
-« Alors, vous avez vu l’ex femme de votre victime ? Vous avez appris des choses intéressantes au moins ? »
-« Heu… Oui. » Bafouilla Beckett en ignorant complètement de quoi parlait Gates.
Celle-ci la regarda d’un air amusée, avant de se rapprocher un peu de sorte que personne d’autre n’entende ce qu’elle avait à lui dire.
-« La prochaine fois, à moins que vous ayez vraiment envie d’avoir de gros problèmes avec vos supérieurs, arrangez vous pour que ce soit Castle qui arrive avec près de 3H de retard. Et remerciez vos coéquipiers pour leur originalité en ce qui concerne les excuses bidons. » Elle était prête à partir, mais se retourna pour ajouter « Au fait, vous avez de la visite ! »
Kate se retourna alors pour faire face aux bureaux et vit Josh avec un énorme bouquet de fleurs à la main. Elle regarde partout aux alentours, cherchant désespérément Castle, mais il était retenu par Ryan et Esposito dans la salle de repos. Elle n’avait donc pas d’autre choix que d’affronter son ex.
-« Josh ? Mais qu’est ce que tu fais là ? »
-« Bah… Je t’apporte des fleurs. J’ai cru comprendre que Castle était enfin sorti de ta tête, alors peut-être que maintenant je pourrais avoir une chance ? »
-« Je suis désolée… Je suis désolée, mais maintenant, je suis avec un homme que j’aime vraiment beaucoup. »
-« Serait ce ta manière de me dire que tu ne m’aimais pas vraiment… ? » demanda-t-il, bien qu’il connaissait déjà la réponse. Le silence de Kate suffit d’ailleurs à lui enlever les derniers doutes qu’il lui restait.
-« Je suis vraiment désolée tu sais. Mais... » Essaya-t-elle de se justifier.
-« Tu n’as pas à t’excuser. Mais rassures moi, l’homme dont tu es amoureuse à ce point, ce n’est pas lui tout de même » dit-il à voix basse en regardant Castle du coin de l’œil.
Kate se mit à rire et cette réponse suffisait à Josh pour savoir que si.
-« Tu voulais savoir ce qu’il a de plus que toi ? Ben tu vois, il aurait remarqué les bleus lui, à chaque fois. Il aurait été présent pour écouter. Il aurait su trouver les mots pour la convaincre à se dévoiler un peu et ceux qui auraient été capable de soulager les blessures. Voilà ce qu’il a de plus, il est simplement présent. »
-« Ce n’est pas vraiment de Nicole dont tu parlais là hein ? Ben, j’espère qu’il est conscient de la chance qu’il a au moins. »
-« Etant donné tout le mal que je lui ai fait, je pense que c’est moi qui ai de la chance qu’il soit toujours là. »
-« Je suppose qu’il va le prendre mal si je me permets de t’offrir ces quelques fleurs. »
Beckett ne put se retenir d’exploser de rire en lui affirmant qu’effectivement, ce n’était pas une très bonne idée.
Josh prit alors la tête d’un homme résigné en se disant que même s’il ne comprenait pas pourquoi il ne faisait pas le poids contre Castle, et il ne pouvait pas forcer Kate à l’aimer. Il ne lui restait donc plus qu’à s’incliner face à Richard Castle.
-« Bon, et bien tant pis… Je trouverais bien quelqu’un d’autre que ça intéresse. » Dit-il en s’en allant. Il donna les fleurs à la première femme qu’il rencontra, à savoir… Gates.
En revenant, les garçons n’en pouvaient plus de se tordre de rire, la Capitaine avait sourit en recevant les fleurs et était en train de les installer dans son bureau comme si elle ignorait les avoir reçu par hasard. Et surtout le fait de voir Beckett arriver sur la pointe des pieds avec 3 H de retard et se faire surprendre pas Gates dés la sortie du l’ascenseur. .
-« Alors, il n’a pas eu droit à sa seconde chance le beau Docteur ? » demanda curieusement Ryan.
-« Il en a déjà eu beaucoup des secondes chances… Et je vous rappelle que je sors avec un homme que j’aime et que je ne compte pas laisser partir. »
-« Tu es vraiment sérieuse là ? Le dîner romantique c’est bien passé alors ? J’espère que vous avez bien profité de notre générosité ?» demanda Espo pour la charrier.
-« Tu ne le laisserais même pas tomber pour un homme plus riche, plus célèbre et peut être… heu un peu plus mignon ? » ajouta-t-il en faisant un clin d’œil a Castle.
-« La soirée était parfaite et je vous remercie d’y avoir contribué. Mais vous êtes de vrais gamins vous savez… Je vais vous prouver que je suis vraiment très sérieuse et que j’aime cet homme plus que tout. Comme ça, on pourra peut être arrêté de parler de ma vie privée et se remettre au travail. »
-« Tu va lui sauter dans les bras et lui faire une superbe déclaration devant tout le monde » demanda déjà Ryan en regardant qui se trouvait autour d’eux.
-« Tout à fait, je vais faire le genre de déclaration que j’aurais déjà dû faire depuis pas mal de temps. » dit-elle mystérieusement.
-« Vraiment » s’exclama Castle surpris et déjà tout heureux.
Beckett prit son G.S.M et composa un numéro qu’elle connaissait par cœur.
-« Bonjour Papa. »
-« Katie ma chérie, tu vas bien ? »
-« Oui, très bien, ne t’inquiète pas. En fait, j’aurais aimé t’inviter à dîner. »
-« Désolé ma chérie, mais je ne suis pas libre avant samedi. J’ai promis à Sonia de l’aider pour la soirée qu’elle organise. Mais si tu veux, je peux m’arranger pour décaler et venir ce soir. »
-« Non, pas du tout. C’est parfait. Je voulais juste heu… »
-« Katherine ? Tout va bien ? »
-« Oui, oui. Je voulais te présenter quelqu’un. Mais samedi, ça sera parfait. »
Kate était très gênée de devoir annoncé ça, de cette manière à son père, mais elle en avait assez que ses collègues se payent sa tête et elle voulait leur clouer le bec une bonne fois pour toute.
-« Oh ma petite fille aurait elle enfin fini par ouvrir les yeux » dit-il en rigolant.
-« Oui. C’est tout à fait ça. »
Jim se mit à rire de plus belle avant de terminer la conversation.
-« A samedi alors. 20H chez Monsieur Castle ! »
-« Tu as tout compris. Je t’adore papa. A samedi. »
Kate raccrocha et regarda les Garçons à tour de rôle. Espo était trop content de lui. Il avait réussi à faire sortir Kate de ses gonds. Ryan n’en revenait pas qu’elle puisse enfin avoir trouvé un homme dont elle était vraiment amoureuse et Castle ne savait déjà plus où se mettre.
-« Voilà ! Vous êtes rassurés ? On peut travailler maintenant ? »
-« C’est du sérieux à ce point là alors… Quand Jenny m’a présenté à ses parents, j’ai cru que j’allais mourir tellement j’étais mort de peur. »
Cette remarque ne rassura pas du tout Castle qui se sentait déjà très mal à l’aise tout d’un coup.
Elle laissa ensuite les deux enquêteurs relire les déclarations qu’ils venaient d’ajouter au dossier et partit se servir un café.
-« Tu es sûr que c’était une bonne idée de faire ça ? » lui demanda Castle à voix basse. « Ton père va probablement me détester ! »
Elle lui fit un petit sourire, lui tendit une tasse et le rassura.
-« Je n’ai même pas eu besoin de lui dire qui je voulais lui présenter. Il s’est tout de suite invité chez toi samedi à 20H. »
Cette phrase non plus ne rassura pas du tout l’écrivain. Il ne lui restait que trois jours pour se préparer à rencontrer le père de la femme qu’il aimait plus que tout. Et en repensant à tout ce qu’il aimait faire subir aux petits amis de sa fille, il se demandait ce que le père de Kate pourrait bien lui réserver.
Chapitre 34:
Castle et Beckett étaient de nouveau seuls à réfléchir devant le tableau blanc à peine rempli de quelques indications. Ryan et Esposito ayant été envoyés fouiner encore un peu dans la vie de la victime.
-« Tu aurais pu me réveiller ce matin. Juste pour m’éviter la honte d’arriver au travail avec plus de 2H de retard. »
-« J’ai essayé » s’indigna t il. « Ce n’est pas ma faute si tu es très douée pour jouer à la marmotte ! »
Kate sourit mais prit très vite un air inquiet, elle le voyait pâlir d’un coup et s’asseoir sur sa chaise. Elle s’approcha pour se mettre à sa hauteur.
-« Rick ? Qu’est ce qui se passe ? »
-« Non… Ca va. » Elle se releva en le voyant reprendre un peu de couleur. « J’ai juste mal au ventre. J’ai dû abuser de la chantilly hier soir ! »
Beckett explosa de rire juste sous les yeux de Ryan qui arrivait une photo à la main.
-« Je vous dérange peut-être ? »
-« Non » répondit Beckett
-« Oui » répondirent Castle au même moment.
-« Bien » continua l’inspecteur. « Alors ça va probablement vous intéresser de savoir que le véhicule de mademoiselle Scala s’est fait flasher à 2 pâtés de maisons du ‘Ace Hôtel’, aux alentours de 00H30 »
-« La petite cachotière… Elle est sortie en douce pour retrouver son prince charmant. Elle le rejoint dans sa chambre d’hôtel, mais la soirée vire au cauchemar. Elle se rend compte qu’il n’en a rien à faire d’elle et tout finit très mal pour l’un des deux. » Se mit à raconter l’écrivain.
-« Sauf que ce prince n’était pas vraiment charmant. Et quand tu commets un meurtre, tu évites de te faire flasher à proximité du lieu du crime. »
-« Sauf si tu es pressée ! » les deux inspecteurs le regardaient visiblement peu convaincu. « Elle ne voulait peut être pas que ses parents apprennent sa petite escapade nocturne pour qu’ils puissent témoigner avoir été auprès d’elle toute la soirée. »
-« Ce sont ces parents Castle ! Alors c’est évident qu’ils auraient quand même mentis pour lui assurer un bon alibi. Elle n’avait pas besoin de leur cacher quoi que ce soit. Qu’est ce que vous en pensez ? Vous croyez vraiment qu’elle a fini par tuer celui qu’elle s’apprêtait à épouser ?» dit Beckett en s’adressant a Castle et Ryan.
-« Ca se tient après tout : ils se disputent et donc il la frappe comme à chaque fois. Elle le suit pour peut être se faire pardonner et là, elle le voit en train de faire la fête et de draguer d’autres filles. Elle attend qu’il remonte et l’étrangle avec la première chose qu’elle trouve. » Proposa Castle.
-« Lanie a bien dit qu’il était ivre. Donc pas besoin d’avoir une force énorme, il n’a pas dû se débattre très longtemps. » Compléta Ryan.
-« Je ne comprends pas pourquoi ça t’ennuie à ce point-là qu’elle soit coupable ! »
-« Parce que ça faisait 4 ans qu’ils étaient ensemble, et on sait que depuis 2 ans, elle se faisait très régulièrement soigner pour des faits de maltraitance. Alors pourquoi ne pas simplement lui dire ‘non’ et s’en aller ? Pourquoi en venir jusqu’au meurtre et ne pas juste refaire sa vie sans lui ? Et qu’est ce qui l’aurait poussé à se rebeller maintenant, après 2 années ? Qu’est ce qui a bien pu changer ? »
Bref, il restait encore tellement de questions sans réponses, sans compter que aucun d’eux n’était certain que le mobile du meurtre soit bien la violence conjugale. Peut-être faisaient-ils complètement fausse route.
-« Espo ? Tu as du nouveau toi aussi ? »
Tous se retournèrent vers le latino.
-« J’ai trouvé à quoi correspond le fil de soie bleu retrouvé par Lanie. Le couturier a été assez sympa pour nous faire parvenir les photos des différentes tenues achetées pour la cérémonie. Et admirer un peu la cravate du marié. »
-« J’ai la même ! » s’exclama Castle « on ne peut pas lui reprocher d’être radin en tout cas. Elle m’avait couté une fortune, mais quelle qualité… »
Pendant que Castle continuait à venter toute la qualité de cette cravate hors de prix, les inspecteurs continuaient leur travail.
-« Je me demande bien où elle est ? » s’interrogea Beckett en s’approchant des photos de la scène de crime.
-« Dans le tiroir avec les autres ! » répondit Castle avec un naturel incroyable.
-« Celle de la victime Castle ! Il n’y a aucune cravate près du corps et les hommes qui ont fouillé les alentours n’ont rien remarqué de ce style. Alors où est elle ? »
-« A priori ce crime n’aurait pas été planifié. Il est possible que sous le choc, l’assassin l’ai empoté avec lui. Si c’est cette femme qui a tué son futur époux, il est possible que la cravate soit toujours chez elle. Il suffit de fouiller la maison, et on finira bien par la retrouver. »
-« Je ne sais pas comment ça se passe dans tes bouquins, mais dans la vrai vie, il faut un mandat pour ça » fit remarquer Esposito.
-« Sauf si on demande la permission. »
-« Mais bien sûr Castle. On sonne à la porte et on demande poliment la permission de tout retourner afin de trouver la cravate avec laquelle elle a étranglé son homme. Je suis certaine qu’elle va beaucoup coopérer ! » Soupira ironiquement Beckett.
-« Faut reconnaitre qu’on a rien d’autre… » Intervint Ryan. « Si elle refuse, ça nous donnera au moins une raison d’aller voir un juge pour demander une autorisation en donne et due forme. Et si elle accepte, avec un peu de chance, on trouvera des choses intéressants genres photos, dossiers médicaux falsifiés… enfin, je ne sais pas moi, n’importe quoi qui puisse nous mettre sur une autre piste. »
-« C’est pas bête ça Ryan ! Vous croyez vraiment qu’on peut réussir à la convaincre ? »
-« C’est toi la reine du bluff, non ? » Demanda Espo. « En tout cas, pour tenter le coup, on a besoin de l’accord de Gates. »
-« Super ! Alors il ne me reste plus qu’à entrer dans son bureau et lui demander de me laisser faire un truc totalement stupide sous prétexte qu’on n’a aucune preuve solide et qu’on tourne en rond. Je suis certaine qu’elle ne va pas apprécier du tout ! »
Il fallut 45 minutes à Beckett pour arriver à convaincre la Capitaine que c’était le seul moyen pour eux d’avoir un début de réponse. Soit ils trouvaient la cravate et arrêtaient le meurtrier, soit ils continuaient à creuser pour trouver une chose qui leur a échappée jusqu’à présent.
Après avoir beaucoup négocié, Gates fini par accepter à la seule condition de bien informer cette Nicole Scala que ce n’était que la suite normale de l’enquête et qu’elle était tout à fait en droit de refuser la fouille de son domicile.
Chapitre 35:
C’est escorté par Ryan, Esposito, Castle et deux autres officiers en uniforme que Becket arriva devant la maison du couple Khilman-Scala. Elle sonna à la porte et s’excusa de venir bousculer leur soirée.
-« Excusez nous de débarquer ainsi chez vous, mais nous avons besoin de votre aide. »
-« Et vous êtes obligé d’être aussi nombreux pour ça ? » demanda-t-elle sous l’effet de la surprise.
-« Je suis désolée si cela vous effraie. Mais nous, il nous manque un élément essentiel afin de comprendre pourquoi votre futur mari a été assassiné. Et j’aimerais que vous coopériez en me laissant fouiller votre maison. » Kate essaya d’en dire le moins possible pour ne pas trahir le peu qu’elle savait et pour ne pas l’effrayer d’avantage.
-« Comme je vous l’ai dit l’autre jour, je n’ai rien à cacher. Vous pouvez vider toutes les armoires si vous n’avez que ça à faire, vous pouvez tout retourner, je n’ai rien à cacher ! » Elle les laissa alors entrer et se dirigea vers ses parents pour leur expliquer la situation.
-« Soit c’est une actrice digne d’un Oscar » murmura Castle à l’oreille de Kate.
-« Soit on est complètement à côté de la plaque » répondit-elle peu assurée.
Beckett ordonna ensuite aux inspecteurs de fouiller chacune des pièces. Ryan devait s’occuper du bureau et des chambres des amis. Esposito se chargeait de la chambre principale et de la salle de bain pendant que les deux policiers se chargeaient de la cuisine, du salon et de l’entrée. Kate et Rick se retrouvaient donc seul avec Nicole et ses parents. Ils les observaient attentivement pour remarquer un regard apeuré ou une attitude un peu trop stressée, mais rien de tel.
Esposito revint quelques minutes plus tard et demanda discrètement à Beckett de le suivre à l’étage.
-« Dans le bac à linge, à la salle de bain, j’ai trouvé une robe tachée de sang. Il y a aussi des chemisiers déchirés, et dans la chambre, le miroir de la commode est brisé. »
-« Et ben… Voilà qui prouve les faits de maltraitances. »
Alors qu’elle allait redescendre, Ryan l’appela dans le bureau.
-« J’ai trouvé un dossier médical qui semble bien loin de l’hôpital ! Il essayait peut être de couvrir une erreur médicale ? Il y avait aussi ces photos dans le tiroir du haut » il montra un paquet d’une trentaine de clichés. « Ce sont toutes les filatures de son ex femme, sur les 10 derniers mois. »
-« OK, ce type ne respectaient visiblement pas grand monde, mais il ne méritait probablement pas de mourir pour autant. Merci Ryan, si on ne trouve rien d’autre, tu vérifieras cette histoire. Au moins, on ne sera pas venus pour rien ! »
Kate retourna près de la famille Scala et fit signe à Castle que rien de bien concluant n’avait été trouvé jusqu'à maintenant.
Après plus de 30 minutes, un policier entra dans la pièce en montrant l’une des vestes qui était accroché au porte manteau.
-« Lieutenant Beckett ? » Kate se retourna pour lui faire face pendant que l’homme en uniforme retirait une cravate bleue négligemment enfouie dans la poche intérieure. »
Nicole et sa mère se retournèrent alors vers Monsieur Scala qui ne cherchait même pas à s’enfuir ni à trouver la moindre excuse.
-« Pourquoi ai-je l’impression que cette cravate n’est pas la vôtre ? » demanda-t-elle pour essayer d’avoir une réaction.
-« Peut être parce qu’elle n’aurait pas été avec la couleur de ses yeux » répondit Castle à voix basse à l’oreille de l’enquêtrice.
Etant donné que personne d’autre ne bougeait, Beckett était obligé de suivre la procédure et de les emmener au poste.
-« Monsieur Scala, veuillez me suivre s’il vous plait. »
Au poste de police, pendant que Beckett et son équipe réunissaient les quelques preuves qu’ils avaient en leur possession, Nicole Scala et sa mère arrivèrent en trombe près de leur bureau pour leur expliquer qu’ils avaient tout faut.
-« Vous faites fausse route Lieutenant. Mon père n’a rien avoir avec la mort de Jack. Il est resté avec nous toute la soirée. Et pourquoi l’aurait-il tué ? »
-« Nous n’en savons encore rien, mais comment expliquez-vous que cette cravate ait pu se retrouver dans la veste de votre père, c’était bien celle de Jack n’est ce pas ? »
-« Oui, mais il doit y avoir une autre explication mademoiselle. Mon mari n’a pas quitté la maison. Nous avons passé toute la soirée avec notre fille. »
-« Donc, vous êtes en train de me dire que vous étiez tous les 3 dans cette maison et qu’aucun de nous ne s’est absenté ? »
-« Même pas pour faire une petite course » insista volontairement Castle.
-« Si aucun de vous n’est sorti, il va falloir nous expliquer comment votre voiture a pu se faire flasher au carrefour entre Broadway et la W17 th ST. » dit Ryan en montrant la photo prise grâce à la caméra de la circulation.
-« Quand le feu est rouge, il faut s’arrêter. » intervint de nouveau l’écrivain.
-« Castle ! » Beckett le regarda du coin de l’œil pour lui faire comprendre de se taire 5 minutes. « Il y avait quelqu’un d’autre avec vous ? »
-« Non, nous avons prit le dîner tous les 4 dans la salle à manger. Ensuite, mon mari et moi nous sommes éclipsés pour les laisser un peu tous les deux. Et vers 20H nous avons entendu la voiture de Jack s’éloigner, donc nous avons été retrouvé notre fille. »
-« Mademoiselle Scala, vous vous êtes disputé n’est ce pas ? C’est vous-même qui m’en avez parlé. »
-« C’est exact. Mais j’ai également ajouté que tout était arrangé avant son départ. Ce n’était rien du tout. »
-« Bien. Si vous n’avez rien à vous reprocher, laissez-moi faire mon travail. J’ai juste besoin de comprendre comment la cravate de la victime a pu se retrouver dans la veste de votre père. Et j’aimerais aussi savoir qui conduisait cette voiture. » Beckett parlait tout en les observant, elle guettait n’importe quoi qui aurait pu les trahir, mais elles avaient vraiment l’air de n’avoir rien à se reprocher.
Esposito raccrocha le téléphone et se précipita près de Beckett, il se permit d’interrompre leur conversation car ce qu’il venait d’apprendre en valait la peine.
-« Lanie vient de me confirmer que les traces laissées par la cravate correspond tout à fait avec celles sur le corps de la victime. Et le fil de soie recueilli sous les ongles de Jack Khilman provient lui aussi de cette même cravate. »
-« Excusez moi Madame Scala, mais je crois que j’ai quelques questions à poser à votre mari. »
Chapitre 36:
Beckett et Castle entrèrent dans la pièce d’interrogatoire où les attendait Monsieur Scala. Il était assis sur cette chaise depuis pas mal de temps et pourtant, il n’avait pas bougé et ne se plaignait même pas d’avoir du attendre si longtemps.
-« Monsieur Scala, excusez-nous de vous avoir fait attendre. »
-« Ne vous inquiétez pas pour ça. Si vous me disiez tout de suite ce que vous avez contre moi, vous pourriez rentrer plus tôt. »
Beckett parut très surprise de cette remarque, elle referma le dossier qu’elle venait d’entrouvrir et se croisa les bras face à lui.
-« Ok. Si vous commenciez par me dire ce que la cravate de votre gendre faisait dans la poche de votre veste ? »
-« Il a dû l’oublier à la maison. Je l’aurais ramassée et mise dans ma poche pour ne pas l’oublier par la suite. »
-« Est-ce que vous vous rendez compte que si vous continuer à me mentir, je ne pourrais rien faire pour vous aider ? On sait que cette cravate a servi à étrangler Monsieur Khilman. » Elle déposa la cravate bien en évidence sur la table.
-« On sait également que le véhicule de votre fille se trouvait très précisément à 2 pâtés de maisons du Ace Hotel à l’heure du crime. » Elle déposa le cliché des caméras de circulation juste à côté de la cravate. « Votre femme et votre fille prétendent ne rien savoir et jure avoir passé la soirée en votre compagnie, chez votre fille. Je pourrais les inculper elle aussi pour faux témoignages. C’est ce que vous voulez ? » Kate bluffait, mise à part la présence de la cravate, rien ne les reliait à Jack ce soir-là, mais elle voulait tout savoir, et avant que leur avocat n’arrive pour lui demander de se taire.
-« C’est la vérité Lieutenant, elles ne savent rien ! »
-« Dans ce cas, dites moi ce qui c’est passé ! »
-« Ce type battait ma fille lieutenant ! Vous saviez ça ? »
-« Oui Monsieur, nous avons découvert ça en menant notre enquête. »
Cette déclaration venait de le stopper net : alors quelqu’un connaissait la vérité et il était le seul à avoir décidé d’agir, il ne comprenait même pas qu’une chose puisse être possible. »
-« Vous avez des enfants ? Vous laisseriez quelqu’un leur faire du mal ? »
-« Si quelqu’un osait toucher à ma fille… Je crois que je le tuerais ! » Déclara Castle.
Beckett soupira profondément avant de le foudroyer du regard.
-« Merci Castle, dehors ! »
-« Quoi ? Mais qu’est ce que j’ai encore fait ? »
-« Tu viens de reconnaître devant un suspect, que dans les mêmes circonstances, tu serais capable de commettre un meurtre. Alors tu vois, ça, ça ne m’aide pas du tout. Dehors ! » murmura Beckett a l’oreille de Castle pour que le suspect n’entende rien.
Beckett attendit que Castle ait quitté la pièce pour continuer.
-« Dites-moi ce qui s’est passé. »
-« Après le dîner, on les a laissé un moment tous les 2 pour qu’ils puissent se retrouver tranquilles un moment. Pendant ce temps là, ma femme et moi sommes allés dans le salon à l’autre bout de la maison. Je me suis rendu dans la cuisine pour me servir à boire lorsque j’ai entendu des cris venants de l’étage. Je suis allé voir. Et j’ai vu cet homme lui donner une claque, tellement violement que sa tête en a heurté le mur. Je suis resté pétrifié sur place, regardant ma petite fille s’écrouler sur le sol. Quand elle s’est relevée, elle s’est jetée dans ses bras pour s’excuser. Lui, il l’a juste repoussé encore une fois, et il est parti. Je me suis précipité sur elle et c’est là que j’ai vu les bleus sur ses bras. »
-« Je suis sincèrement désolée de vous faire revivre ce moment.. »
-« Il battait ma fille… Je ne pouvais pas le laisser faire J’ai supplié ma fille de renoncer à ce mariage, je lui ai demandé de faire sa valise, mais elle a refusé, elle m’a dit qu’il ne la laisserait jamais partir, qu’elle ne pourrait jamais avoir la paix. »
-« Et votre femme ? »
-« Elle est montée après avoir entendu la voiture de Jack s’éloigner. Nicole pleurait mais on lui a dit que c’était à cause du stress. Elles sont restées à l’étage toutes les deux pendant que je suis redescendu. »
-« Une fois en bas, qu’est ce qui c’est passé ? »
-« J’ai repensé au jour où il est venu me demander ma fille en mariage. Après avoir pris notre retraite, nous avons vendu notre maison et tout ce que nous possédions. Nous sommes allés nous installer en Floride, et j’étais persuadé qu’il prendrait soin d’elle, qu’il serait présent à ses côtés pour l’aider à traverser les épreuves de la vie. Mais lui, il allait juste la détruire. Alors j’ai emprunté la voiture de Nicole, et je suis allé à son hôtel. C’était à 5 minutes de leur maison. Là, je l’ai vu faire la fête avec ses amis. Je l’ai vu aux bras de toutes ces filles. Ca me rendait malade de savoir que mon bébé allait passer le reste de sa vie avec un homme pareil. J’ai attendu qu’il monte dans sa chambre, et quand il a été enfin seul, j’ai été le voir. Il était complètement sou. Il n’arrêtait pas de se moquer de Nicole, de se moquer de notre famille. Alors j’ai perdu mon sang froid. J’ai pris la cravate posée sur le meuble, et je l’ai étranglé. Quand il a cessé de bouger, j’ai enlevé la cravate de son cou, je l’ai laissé là, et je suis parti à toute vitesse. Je ne me suis même pas rendu compte que je tenais toujours cette cravate entre mes mains. J’ai dû la mettre machinalement dans ma poche pour que personne ne la remarque. Je suis remonté à l’étage, et Nicole venait juste de s’endormir. J’ai dit à ma femme que j’étais au salon et que je lisais. Elle n’a même pas cherché à vérifier. Mais qui m’aurait cru ? Qui aurait écouté ma Nicole ? »
-« Moi Monsieur Scala ! Moi je vous aurais écouté. Jack Khilman avait déjà été marié, vous le saviez ? »
-« Non… »
-« Son ex-femme, elle aussi, avait été victime de maltraitance. Et elle avait réussi à obtenir le divorce et à faire en sorte qu’il reste loin d’elle. Cet homme s’est comporté comme un salaud avec votre fille, c’est vrai, et je ne compte pas minimiser ses torts, mais vous n’étiez pas obligé de le tuer. Votre fille avait le droit de dire ‘NON’, elle aurait pu s’en aller et refaire sa vie ailleurs. »
Beckett se leva et un autre inspecteur entra pour l’emmener en cellule. Elle s’approcha de son bureau et vit Rick assis sur sa chaise. Il avait l’air d’être dans un autre univers. Elle lui posa la main sur son bras pour lui faire remarquer qu’elle était de retour.
-« Il a avoué ? » demanda-t-il boudeur.
-« Absolument tout. Dans les moindres détails. »
-« Si Alexis tombait amoureuse d’un homme qui ne la mérite pas, tu me laisserais aller en prison pour avoir eu le courage de la défendre ? »
-« Ta fille est trop intelligeant pour ça. Elle se mariera certainement avec un homme doux, intelligeant, bourré de charme et d’humour. »
-« On dit que les filles épousent souvent un homme qui ressemble à leur père » dit-il en bombant le torse.
-« C’est tout à fait ce que je voulais dire. » répondit-elle avec un léger sourire.
-« Mais si…. »
-« Si tu devais quand même en arriver là ? Je t’aiderais probablement à appuyer sur la détente. Et je suis certaine qu’à nous deux, on arriverait encore à convaincre Lanie que c’était une mort naturelle…Ou accidentelle ! »
Chapitre 37
Le samedi soir arriva bien trop tôt aux yeux de Castle, il était littéralement mort de peur à l'idée de rencontrer officiellement Monsieur Beckett. Kate avait beau essayer de le rassurer, mais rien n'y faisait. Il avait été jusqu'à inviter sa fille et sa mère à se joindre au repas pour être certain de n’avoir rien à craindre.
- « Je ne comprends pas pourquoi tu as absolument tenu à cuisiner, on aurait pu commander un repas tout prêt, tu n'aurais rien eu à préparer. »
- « Parce que mon père préfère les petit plats maisons. Et que j'ai vraiment envie qu'il apprécie cette soirée. » Dit-elle en déposant un baiser sur ses lèvres en passant à côté de lui. « Je suis ravie que Martha et Alexis aient pu se joindre à nous, je suis certaine que mon père sera très heureux de les rencontrer.
- « Moi aussi je suis content qu'elles soient là » dit-il peu rassuré. « Au moins, il y aura des témoins s’il finit par me tuer ! »
- « Rick! » dit elle en s'approchant de lui et en le prenant dans ses bras. « Je sais que tu as déjà rencontré mon père, je sais que tu lui as déjà parlé. Alors calme-toi, ça va bien se passer. D’autant plus que je te rappelle que je l’ai invité pour clouer le bec d’Espo et Ryan, je n’aurais jamais imaginé que le fait de te le présenter puisse te mettre dans un tel état.»
Lorsque Jim sonna à la porte, Kate avait toujours les mains occupées à préparer les quelques toasts de l’apéritif, c'est donc Rick qui fut obligé de se dévouer pour lui ouvrir la porte.
- « Monsieur Castle. » dit Jim en lui serrant amicalement la main.
- « Entrez je vous en prie, Kate a presque fini dans la cuisine, elle arrive. Et appelez moi Rick !»
Kate se dépêcha de terminer et se précipita dans les bras de son père pour l'embrasser. Elle en profita pour lui présenter Alexis et Martha qui venaient juste d'arriver dans la pièce.
Ils s'assirent tous au salon et commencèrent à discuter de tout et de rien, jusqu'à ce que Rick remarque l'absence du cocktail sans alcool fait maison ainsi que des verres. Il se leva donc et se dirigea vers la cuisine. Jim en profita pour se lever lui aussi et le suivre pour lui apporter un peu d’aide.
- « Kate est rayonnante. Je ne l'ai pas vu comme ça depuis… depuis près de 15 ans! Puis-je vous demander depuis combien de temps ma fille s'est enfin décidé à vous ouvrir son cœur? » Demanda Jim avec un petit sourire. Dès qu’il l’avait vu, il avait tout de suite remarqué que cet homme était fou d'elle depuis le premier jour, et il connaissait suffisamment sa fille pour savoir qu'entre ce qu’elle ressentait et ce qu’elle était capable d’admettre, il y avait une différence de taille.
- « Depuis près de 6 mois. » répondit simplement Rick.
- « Presque 6 mois? »
- « Depuis 5 mois, 3 semaines et 6 jours, plus exactement. » compléta l'auteur avec un petit sourire.
- « Voila une réponse moins étonnante venant de votre part. » lui dit-il avec un petite sourire et un regard rieur. « Ma Katie est tout ce qu'il me reste vous savez. Et je serai près à tout pour elle Monsieur Castle, j'espère que vous ne comptez pas uniquement l’ajouter à la liste de vos conquêtes? »
-« Kate est une femme charmante, douce, intelligente, … Enfin bref, je ne vais pas vous faire un résumé de toutes ces qualités, je la trouve simplement merveilleuse. »
-« Ainsi que très jalouse, têtue à un point incroyable… »
-« Sans oublier perfectionniste, capable de s’énerver sur un coup de tête et sans parler de son sens de l’humour… ! » continua Rick sur la même lancée que Jim.
Celui-ci se mit à sourire à l’écrivain tout en le regardant préparer les verres.
-« Vous la connaissez vraiment très bien à ce que je vois. Alors vous me promettez d’être sincère avec elle ? Et jusqu'à quel point en êtes-vous amoureux ? »
-« Au point de l'épouser si vous me laissiez le lui demander » cette réponse échappa complètement à Rick qui ne se rendit compte que trop tard de ce qu'il était en train d'avouer à Jim.
Celui-ci dissimila son sourire et prit un air des plus sérieux pour parler droit dans les yeux du jeune homme qui venait de lui demander sa fille en mariage.
- « J'espère que vous aviez conscience que tout comme ma femme, j'ai été avocat pendant de très longues années. »
- « Beaucoup de couples se rencontrent au travail! » essaya t-il de plaisanter pour se rassurer lui même.
- « Je voulais juste dire, jeune homme,... » Jim approcha son visage a quelques centimètres de celui et Rick et le regardait droit dans les yeux, faisant attention de ne pas parler trop fort pour que personne d'autre que lui ne puisse comprendre. « ... que je connais suffisamment les lois pour pouvoir faire de votre vie un enfer sans même avoir à en enfreindre une seule. Et si par mégarde j'allais un peu trop loin, sachez que moi aussi j'ai beaucoup d'amis influents et bien placés, Monsieur Castle. Peu importe votre nom et votre prestige, je ne n'hésiterais pas à vous écraser si vous osez vous moquez de ces sentiments ou si vous osez la rendre malheureuse une seule fois. Et si vous voulez vraiment l’épouser, c’est à elle qui va falloir le demander.»
Jim termina sa phrase à toute vitesse et se redressa car il avait vu sa fille se lever et venir au secours de son bien-aimé.
- « Rick? Tout va bien? »
- « Hein? » il sursauta et manqua de casser les verres qui étaient posés juste à côté de ses mains. Kate regarda son père avec un petit regard suspect pendant que celui-ci retournait s'asseoir tranquillement au salon après avoir posé la carafe sur la table.
- « Tu es sûr que ça va? »
- « Oui. Oui, tout va très bien. » Répondit-il en prenant les verres et en retournant auprès du reste de la famille.
Le reste de la soirée se passe beaucoup plus calmement. Ils s’installèrent à table et chacun se chargeait à tour de rôle de faire le service, pour ne pas que ce soit à chaque fois Kate qui se charge de tout. Rick fit tout de même attention à ne plus se retrouver seul avec Jim car la petite conversation du début de soirée lui avait largement suffit.
Alexis qui n’appréciait pas que son père soit du genre à terroriser chacun des garçons qu’elle ramenait à la maison, s’amusait à regarder son père fuir le regard de Jim et essayer de maitriser ses paroles au maximum. Elle n’avait aucune idée de ce que les hommes avaient bien pu se dire, mais visiblement le père de Kate était encore bien plus doué que lui à ce petit jeu.
De son côté, Jim n’en revenait pas d’avoir réussi aussi facilement à troubler le jeune homme. Il était suffisamment amoureux de sa fille pour faire comme si de rien n’était et essayait tant bien que mal de dissimuler ses mains qui continuaient de trembler. Et à chaque fois que leur regard se croisaient, Rick faisait semblant d’avoir oublié une chose dans la cuisine pour pouvoir s'éclipser ‘discrètement’. A table, Jim avait fait un clin d’œil à Martha pour l’assurer que son fils allait bien, et il retint Kate qui aurait aimé aller le rassurer. Il leur assura que tout était sous contrôle, qu’il avait juste envie de s’amuser encore un peu. Seule Alexis ne put se retenir de rire aux éclats au moment où son père se remit à table pour la 8°fois.
Au moment de partir, Jim salua Alexis et Martha et s’avança de Castle en lui tendant la main.
- « Monsieur Castle.! » la main de Rick tremblait toujours, tandis que Jim s'approcha à nouveau son oreille. « Prenez soin de ma Katie. »
En repartant, il fait un énorme sourire à Kate qui ne put s'empêcher d'exploser de rire en voyant la tête perplexe de Castle. Elle prit les mains de Rick entre les siennes avant de le serrer dans sas bras tout en l’embrassant.
Chapitre 38
Une fois Jim parti, Rick se servit un grand verre de Whisky, sûr qu’il ne risquait pas d’oublier cette soirée de si tôt.
-« Si ça peux te rassurer Papa, tu n’es resté avec lui que 10 minutes dans la cuisine. Kate a eu droit à toute une soirée seule en tête 0 tête avec moi. » Rick bu une grande gorgée en se disant qu’il n’aurait certainement pas survécu à plus.
-« Sans parler de toutes les horreurs que je lui ai dites quand tu t’es retrouvé à l’hôpital ! »
-« Martha ! » soupira Kate. « On en a déjà parlé, je sais que tu ne le pensais pas vraiment. Rick était dans un tel état qu’on a toutes complètement perdu la tête ce jour là. »
-« Quoi qu’il en soit, je l’ai trouvé très sympa ce Jim ! Tu as eu de la chance je trouve fiston. »
Rick avait bien du mal à savoir si elles étaient sérieuses toutes les 3. Kate s’avança près de Martha pour lui réexpliquer encore une fois qu’elle savait à quel point elle était désolée que les mots aient dépassé sa pensée. Elle savait qu’elle n’en pensait pas un seul mot et qu’elle avait désormais sa place au sein de cette famille.
-« Tu as vraiment survécu à toute une soirée avec ma fille ? » dit Rick en enroulant un bras tout autour de la taille de Kate.
-« En fait, c’était plutôt drôle. Très gênant par moment, mais on s’est bien amusé. » Dit-elle avec un sourire en regardant la jeune fille.
-« C’est vrai que j’ai appris plein de choses cette soirée là ! Mais c’est quoi cette histoire avec ton père ? »
-« Quoi ? » demanda Rick tout paniqué. « De quoi vous parlez ? »
-« Oh Richard. Que tu peux être naïf des fois. Jim s’est amusé toute la soirée à te faire trembler et tu pensais vraiment qu’on serait aveugles à ce point là ? »
-« Vous auriez au moins pu me prévenir. » dit-il boudeur.
-« Ca aurait été moins dôle » pouffa Alexis.
-« Et toi, tu l’as laissé faire ? » demanda t-il à Kate qui avait du mal à se retenir de rire.
Martha prit elle aussi un verre et entraîna la jeune femme par la main pour aller s’asseoir confortablement sur le canapé.
-« Alors… Tu nous expliques? » Alexis aussi s’était jointe à elles. Et bien-sûr, Rick s’intercala entre Kate et sa mère pour écouter les explications.
-« Ok, je vous raconte. » dit-elle en posant une main réconfortante dans celle de Rick.
-« C’était quelques années après la mort de maman. Comme vous le savez, mon père et moi avons eu énormément de mal à faire face. Un jour, alors que j’étais complètement perdue et en grande partie livrée à moi-même, j’ai voulu tester mon père. Je voulais savoir jusqu’où il me laisserait aller. Jusqu’où je pourrai pousser le bouchon avant qu’il ne réagisse. »
-« Qu’est ce que tu as bien pu lui faire de si terrible? » demanda Alexis toute excitée.
-« J’ai invité un garçon à dîner, totalement à l’improviste. C’était le plus prétentieux et le plus égocentrique de la classe. Ce type était d’une telle arrogance que j’en avais moi-même du mal à le supporter. Je me souviens avoir passé la moitié de la soirée dans la cuisine à me demander comment mon père pouvait rester dans cette pièce à l’écouter avec autant d’intérêt. »
-« Et combien de temps a mis ton père avant de le jeter à la porte ? » demanda Castle, ne voyant aucun rapport entre lui et ce type.
-« Il ne l’a pas mis dehors. En fait, il a été des plus charmants : il a écouté chacun de ses exploits comme s’il s’agissait des dernières nouvelles des jours. Il a fait semblant de rire à chacune de ses blagues idiotes ; Et quand enfin il s'est décidé à s’en aller, alors que je pensais que mon père n’en avait plus rien à faire de moi, il m’a serré dans ses bras en me faisant promettre de ne plus jamais faire entrer ce garçon chez nous. »
Ils explosèrent tous de rire, sauf Rick qui ne comprenait toujours pas la raison pour laquelle Jim s’en était donné à cœur joie pour le faire suer a grosses goûtes.
-« Ensuite… » Continua Kate. « Il m’a affirmé que peu importe le nombre de garçons tous aussi stupides et arrogants que je pourrais lui présenter, il ne s’amuserait à traumatiser que celui avec lequel il me sentirait en sécurité. » avoua-t-elle tout en rougissant.
Cette fois, Rick étira enfin un sourire, il venait de comprendre que les menaces et le petit jeu de Jim n’étaient en fait qu’une manière de prouver à sa fille qu’il était entièrement d’accord avec son choix.
-« Tu vois Papa… En fait, tu t’en es très bien sorti ! » Lui sourit Alexis, en le voyant enfin se détendre.
-« J’ignore ce que vous vous êtes dit, mais en tout cas, il t’a adoré. Et je suis persuadé qu’il s’est amusé bien plus que tu ne l’imagines. » Kate se blottit dans ses bras tout en déposant un baiser sur ses lèvres.
-« En tout cas, ton père a plus d’humour que je ne l’imaginais… » Dit-il enfin en respirant calmement.
-« Ne te fais pas trop d’illusions Richard ! Je suis certaine que chacune de ces menaces étaient sérieuses. » Ajouta Martha en se levant en en leur souhaitant une bonne nuit. Alexis explosa de rire à nouveau, elle adorait voir sa grand-mère lui remettre les pieds sur terre en un rien de temps.
Alexis se leva à son tour pour aller se coucher et le couple resta seul au salon. Kate en profitait alors pour se serrer tout contre Rick en l’embrassant passionnément.
-« Tu sais, heureusement que ton père m’aime bien ! Parce que tu n’as aucune idée de ce qui m’attend si je n’arrivais pas à te rendre heureuse… » Avoua t-il tout pensif. « Tu as vraiment survécu à toute une soirée avec Alexis ? Qu’est ce qu’elle te voulait ? »
-« Tu n’as rien à craindre Rick. Je n’ai jamais été aussi heureuse qu’en ce moment. Et pour ce qui est d’Alexis, bah elle voulait s’assurer que je n’avais pas trop l’intention de jouer avec ton cœur. Elle a du juger que j’avais déjà fait assez de dégâts comme ça. Et avoue qu’elle n’a pas tout à fait tort sur ce coup là. »
-« Ma fille t’a vraiment fait passer un interrogatoire à toi ? Je n’en reviens pas. »
-« Ne te fâche pas. Ce n’était pas méchant tu sais. Elle a été très gentille : on a discuté tout en mangeant de la pizza et en buvant un verre de vin. Et puis, je n’avais pas les mains qui tremblaient moi. » Dit-elle en lui souriant.
-« Ne te moque pas. Je t’assure qu’il m’a fichu la trouille. Et d’ailleurs, la prochaine fois qu’Alexis nous présentera un ami, rappelle moi d’être moins cool avec lui. »
Rick se leva et souleva la jeune femme dans ses bras pour l’entraîner jusqu’à sa chambre. Il essaya de la porter jusqu’au lit, mais à mi-chemin, son équilibre commençait à lui faire défaut. Kate se remit donc sur ses deux pieds, mais leurs lèvres restèrent collées l’une à l’autre jusqu’à ce qu’ils s’écroulent sur le lit.
Alors qu’ils mettaient leurs pyjama, Beckett se faufila derrière Rick qui venait de se mettre torse nu et entreprit un petit massage pour qu’il puisse se détendre. Après la soirée que son père venait de lui infliger, elle se sentait vraiment coupable.
Chapitre 39 :
Il était à peine 5H du matin, les températures avoisinaient les 0° et Rick aurait fait n’importe quoi pour pouvoir rester bien au chaud dans son lit avec la femme de sa vie. Et pourtant, Beckett et toute son équipe se retrouvaient déjà en pleine rue avec un homme abattu de plusieurs flèches dans le corps.
-« Il pleut des flèches ou Cupidon est en avance cette année ? » demanda Castle en regardant le ciel.
-« On est en décembre Castle ! Alors je ne crois pas que Cupidon soit passé par ici. Lanie, qu’est-ce que tu as à nous apprendre ? »
Beckett se mit à hauteur de la légiste pour lui parler et regarda son amie pour lui faire signe qu’elle attendait ses observations.
-« C’est un homme de 45 ans environ, je dirais. Son dos a servi de cible pour ces 3 flèches et, à première vue, ça me parait évident que ce soit la cause du décès. Elles n’ont pas l’air d’être très grandes, je dirais entre 20 et 30 centimètres tout au plus. »
-« Qui a découvert le corps ? »
-« Des voisins qui rentraient chez eux. Ils l’ont aperçu qui titubait dans leur direction. Ensuite, ils ont vu 2 flèches passer à côté de lui et enfin il s’est écroulé. Les deux autres flèches sont là-bas, de l’autre côté de la route. »
-« Je pensais que c’était un quartier assez calme ici… »
-« C’est le cas Castle, enfin, d’habitude ! »
-« Ryan ? Qu’est-ce que tu sais de la victime ? »
-« Il s’appelait Max Wails. Il habite dans cette maison. »
Il se retourne et montre la maison la plus proche
-« Depuis plus de 20 ans. Sa femme et ses enfants sont à l’intérieur avec l’un des agents qui est arrivé en premier. C’était un homme plutôt calme et discret. »
-« Merci Ryan. Espo, tu as une idée d’où les flèches sont parties ? »
-« Les voisins n’ont apparemment rien vu de particulier mais je suppose que le ou les tireurs devaient se trouver à proximité. Ils devaient être à une centaine de mètres tout au plus. »
-« Se trimbaler en pleine nuit avec tout ce matériel, c’est vrai qu’on est en hiver et que les gens restent bien au chaud chez eux mais bon, on ne passe pas inaperçu quand on joue aux indiens. Comment se fait-il que personne n’ai rien vu ? »
-« Bah, il y avait énormément de nuages la nuit dernière et, ce quartier n’étant pas fort éclairé, il suffit d’être vêtu de vêtements sombres et de rester dans la pénombre pour ne pas être vu. On peut dire que le ou les coupables se sont donnés du mal. Tout était bien préparé ou ils ont eu de la chance que le temps leur soit favorable. »
Lanie emmena le corps à la morgue pendant que Beckett et Castle se rendaient à l’intérieur de la maison pour interroger la femme de la victime. Ryan et Esposito, eux, continuaient d’interroger les voisins et les curieux.
-« Madame Wails, je suis le Lieutenant Beckett, » dit-elle en s’approchant de la femme. « Je suis sincèrement désolée de ce qui est arrivé à votre mari. Je vous assure qu’on trouvera ce qui s’est passé. »
-« Mon mari est mort ! On lui a tiré dessus avec des flèches ! Comment est-ce possible qu’une chose aussi affreuse puisse arriver dans un quartier comme le nôtre ? »
Beckett mit sa main sur l’épaule de la femme pour lui prouver son soutien et l’assurer qu’elle allait faire son possible pour découvrir la vérité. La femme s’assit sur une chaise et invita les inspecteurs à en faire autant. Etant donné qu’ils avaient des questions à lui poser, autant qu’ils se mettent un peu à leurs aises.
-« Madame Wails, était-il habituel pour votre mari de rentrer aussi tard ? »
-« Ses derniers temps, oui. Il avait l’air complètement ailleurs. Il faisait des tas d’heures supplémentaires et passait même des journées entières sans donner de nouvelles. Et parfois, il sortait se promener en pleine nuit. »
-« Est-ce qu’il se pourrait que votre mari ait la tête ailleurs pour autre chose que le travail ? » demanda Castle.
Beckett, qui savait pertinemment de quoi il voulait parler, lui lançait déjà des regards noirs pour le faire taire.
-« J’imagine ce que vous devez penser… Un homme qui rentre chez lui à une heure aussi tardive ne pouvait être qu’en charmante compagnie… »
-« Excusez mon collègue. Il n’a pas pour habitude de se faire très discret. Je suis vraiment désolée. »
Kate était obligée de présenter des excuses pour ce manque de tact dans un tel moment mais, d’un autre côté, elle mourrait d’envie d’entendre la réponse.
-« Je me fiche de ce que vous pensez, » dit-elle en pleurant. « Mon mari n’avait pas de maitresse. J’en suis certaine. Il était très malade depuis des mois, il se battait contre un cancer, il était au bout du tunnel. Il allait s’en sortir. Alors je suis certaine qu’il ne me trompait pas. Il était bien trop préoccupé par sa santé, par son travail, par sa famille… »
Elle continuait à sangloter et à essuyer ses larmes tandis que Castle ne savait vraiment plus où se mettre tellement il se sentait stupide.
-« Excusez-moi Madame mais je dois encore vous poser quelques petites questions si vous permettez… »
-« Allez-y, » dit elle en s’essuyant les yeux encore une fois. « Je sais que vous ne faites que votre travail. »
-« Pouvez-vous me dire ce qu’il faisait comme travail ? »
-« Il travaillait à son propre compte : son frère et lui avaient réussi à monter une affaire et étaient patrons d’un petit café en ville, ‘The Paks’. Nous ne faisions pas fortune mais ça nous suffisait largement. Et, pour les mois difficiles, mon salaire de comptable arrivait à payer quelques factures. »
-« Je suis vraiment désolée de vous imposer ça mais avez-vous remarqué des gens étranges tourner autour de votre maison ces derniers jours ? Avez-vous eu l’impression d’être suivie ? Avez-vous vu ou entendu quelque chose d’inhabituel ce soir ? »
-« Non Lieutenant. Je suis rentrée vers 18h30 comme tous les soirs. J’ai récupéré les enfants à la garderie, nous sommes rentrés, nous avons dîné puis nous avons regardé un vieux Disney à la TV. J’étais très fatiguée ce soir alors je suis montée me coucher vers 20h, en même temps que les enfants. Max m’avait téléphoné dans l’après-midi pour me dire de ne pas l’attendre, qu’il rentrerait certainement très tard ce soir. Et ce sont les policiers qui nous ont réveillés tout à l’heure pour nous apprendre que… »
-« Merci beaucoup pour votre aide Madame Wails. Je vous promets qu’on va faire tout notre possible pour trouver le ou les coupables. »
Après l’énorme erreur qu’il avait commise, Castle n’avait plus osé ouvrir la bouche. Il a préféré laisser Kate et sa sensibilité féminine faire le travail et se contenter d’écouter et d’observer.
-« Vu l’état de cette femme, je dirais qu’elle n’y est probablement pour rien dans la mort de son mari ! »
-« Quelle perspicacité Monsieur Castle ! » se moqua Beckett. « C’est clair que je pense déjà pouvoir la rayer de ma liste. Elle est complètement sous le choc. Pauvre femme, son mari venait de vaincre une maladie atroce pour se faire assassiner d’une manière vraiment bizarre. »
-« Et on commence par quoi : faire des ronds de fumée, danser autour d’un feu de camp pour faire venir les indiens ? »
Kate sourit légèrement à cette proposition. Il essayait de dédramatiser la situation du mieux qu’il pouvait.
-« Je pensais plutôt aller boire un verre au Paks et voir ce que son associé a à nous apprendre mais, si tu te proposes pour une petite démonstration de la danse de la pluie, je suis tout à fait d’accord aussi, » se moqua Kate.
Chapitre 40 :
Beckett et Castle sortaient juste de chez les Wails et se retrouvèrent juste en face du couple de voisins qui avait découvert le corps. Ils avaient probablement déjà dit tout ce qu’ils avaient vu mais Beckett n’avait aucune envie de relire les notes de Ryan et, vu qu’ils étaient juste face à elle, elle préféra leur parler directement.
-« Monsieur et Madame Jones ? Excusez-moi, je suis le Lieutenant Beckett et voici… »
-« Richard Castle !! »
Kate dévisagea Rick qui était surpris tout autant qu’elle.
-« J’étais totalement fan de Derrick Storm ! Mais cette Nikky Heat… Wah ! Où allez-vous chercher toutes ces histoires ? »
Le fait de rencontrer l’auteur et cette opportunité de pouvoir discuter avec lui permit de détendre l’atmosphère et rendit la situation bien moins dramatique aux yeux de ce monsieur Jones. Beckett se disait qu'après tout elle pourrait en profiter.
-« Monsieur Castle nous suit sur certaines enquêtes… Et pour que ses bouquins se vendent, il lui suffi juste d’en rajouter un peu, » expliqua-t-elle en le regardant du coin de l’œil.
Rien qu’au regard qu’il lui jeta, elle se rendit compte qu’il n’appréciait guère l’idée de jouer les intermédiaires et de servir d’appât pour que ces braves gens racontent une fois de plus cette nuit qui avait dû être affreuse. Mais bon, après tout, ça ne pouvait pas être pire que de faire pleurer une fois de plus cette pauvre veuve en insinuant que son mari la trompait alors, pour se faire ‘pardonner’, il accepta de jouer le petit jeu.
-« Vous pourriez me raconter ce que vous avez vu en rentrant chez vous ? » se contenta-t-il de demander à contrecœur.
-« Nous avions passé la soirée chez notre fils. Il nous avait invités pour nous remercier de l’avoir soutenu ces dernier temps… Bon, on ne reste jamais aussi tard d’habitude mais là le repas était particulièrement réussi pour une fois et… »
Tout d’un coup, Beckett regrettait d’avoir eu cette idée et aurait aimé remonter le temps pour se contenter d’essayer de déchiffrer les pattes de mouches de Ryan. Elle leva les yeux au ciel et dut penser vraiment très fort que tout ceci était vraiment ennuyeux car même Castle finit par perdre patience et interrompit l’homme.
-« Et quand vous êtes rentrés, Monsieur Wails était où exactement ? » précisa-t-il.
-« Oh oui, bien sûr. Excusez-moi. Oh pauvre Max. C’est horrible cette histoire tout de même… »
Kate ferma les yeux 2 secondes pour manifester son agacement et, de loin, elle voyait ses collègues se moquer gentiment d’elle en lui agitant leur carnet de notes. En ce moment, elle aurait donné n’importe quoi pour faire celle qui n’en a rien à faire et s’éclipser en laissant Rick se débrouiller avec ce type. Mais l’auteur n’aurait certainement pas apprécié cette indélicatesse étant donné que c’est elle qui les avait mis dans cette situation.
-« Et donc Monsieur Wails rentrait à pied ? » s’impatientait Beckett.
-« Pardonnez-moi, je m’égare… Oui, Max était à pied. Il est apparu au coin de la rue alors qu’on descendait de la voiture. Ca lui arrivait souvent ces derniers temps de faire des balades nocturnes. Une fois, il m’a expliqué qu’il souffrait d’insomnie et qu’il ne craignait pas grand-chose étant donné que nous vivions dans un quartier paisible. Il disait que les promenades l’aidaient à réfléchir. Enfin bref, il n’avait pas l’air bien. On aurait dit qu’il trainait les pieds, il avait l’air d’avoir bien du mal à avancer alors j’ai dit à Lisa, Lisa c’est ma femme, je lui ai dit de rentrer, que j’allais attendre Max et discuter un peu avec lui. J’ai fait 2 pas en sa direction et là une flèche est passée à côté de moi puis une autre est venue atterrir juste devant mes pieds. Je me suis baissé pour la ramasser et, le temps que je me redresse et que je comprenne ce qui se passait, j’ai vu Max s’effondrer sur le sol. J’ai couru vers lui, je voulais l’aider à se relever et c’est là que j’ai vu les flèches dans son dos. J’ai compris qu’il ne s’en sortirait pas alors j’ai couru vers la maison et j’ai appelé la police. »
-« Et vous n’avez rien vu d’autre ? Même pas une ombre ou une camionnette au loin ? » demanda Beckett.
-« J’ai vu 2 ombres. Deux personnes se tenaient debout au bout de la rue. Ils étaient face à moi. J’ai pris peur. C’est pour ça que je me suis enfui en courant. »
-« Vous les avez vu ? » demandèrent ils en même temps.
-« Il faisait très sombre, je n’ai vu que 2 silhouettes au loin. Je ne saurais rien vous dire de plus. J’ai eu tellement peur, vous comprenez ? Est-ce que je vais avoir des problèmes pour avoir fui ? »
-« Non. Rassurez-vous, vous n’aurez pas de problèmes. Vous avez sauvé votre vie, c’est naturel, et puis vous avez prévenu les secours. Vous avez fait ce qu’il fallait Monsieur Jones. »
-« Je suis désolé de ne pas pouvoir vous aider plus. J’ai déjà dit le peu que je savais aux deux autres inspecteurs tout à l’heure, » dit-il pour se donner bonne conscience.
-« Merci, » s’empressa d’ajouter Kate. « Merci beaucoup. Si vous permettez, on va vous laisser tranquille et je crois que je vais me contenter d’aller lire leurs notes. »
Kate attrapa Rick par le bras en l’entraîna suffisamment loin pour que l’homme ne puisse pas entendre ce qu’elle avait à lui dire.
-« Je te promets de ne plus jamais profiter de ta notoriété pour parler à des témoins ! »
Ensuite, elle se dirigea vers Ryan qui lui tendait déjà son carnet avec un petit sourire au coin.
-« J’ai horreur de devoir te relire ! Fais-moi un résumé, » demanda-t-elle suffisamment sèchement pour que ça ressemble à un ordre.
-« Alors… Tu veux la description de la soirée chez le fils, la marque du vin ou le dessert ? » plaisanta l’Irlandais.
-« Ryan ! Les silhouettes au bout de la rue. S’il te plait, je me contenterais de ça ! »
-« Tu n’es pas drôle tu sais ! » soupira-t-il face à Espo et Castle qui eux aussi se moquaient du manque d’humour de l’inspectrice.
-« Bon alors… Je dois deviner ou il n’a vraiment rien vu ? »
-« Il n’a pas vu grand-chose. Entre le ciel nuageux et le brouillard, il n’a pas eu l’occasion de voir grand-chose. Sans compter qu’avec ce froid, ils devaient être bien trop couverts pour pouvoir distinguer quoi que ce soit. »
-« D’ailleurs avec Ryan on a essayé de tenter l’expérience, on s’est placé plus ou moins à la même distance et on ne voyait pas grand-chose l’un de l’autre. Donc cette version est tout à fait cohérente avec les déclarations du couple. »
-« Super, alors on cherche 2 personnes qui se baladent avec des arcs et des flèches… Voila qui va restreindre les recherches, » dit Castle tout à fait ironiquement.
-« Merci pour ce récapitulatif Castle. Avec toutes ces infos, c’est sûr que c’était nécessaire ! » répondit Beckett en repartant déjà vers la voiture.
A mi-chemin, elle se retourna en se rendant compte qu’elle n’avait donné aucune instruction et que le reste de son équipe attendait les directives.
-« Ryan : essaye de trouver d’où il pouvait bien venir, peut-être qu’il a rencontré une bande de voyous ou, avec plus de chance, peut-être que quelqu’un l’aura aperçu pendant sa promenade. Mais bon, étant donné l’heure, faut quand même pas trop espérer. Espo : renseigne-toi auprès des archives pour voir s’il n y a pas d’agression similaires dans d’autres quartiers ou bien s’il y a des bandes un peu louches qui traineraient dans les environs. »
Elle fit encore quelques pas en direction de la voiture avant de se rendre compte que Castle ne bougeait pas.
-« Castle ? Tu viens ? »
Il ne se le fit pas dire deux fois. Il ne savait pas où ils allaient mais, pour se retrouver seul avec Kate, il serait prêt à aller n’importe où.
-« Un petit déjeuner au ‘Paks’, ça t’intéresse ? »
-« Sérieux ? » se réjouissait déjà Rick.
Kate se mit à sourire en pensant qu’il ne changerait jamais et qu’elle pourrait vraiment lui faire croire n’importe quoi.
-« Mais non ! On va aller poser quelques questions à son associé. Sa femme nous a bien dit qu’il était préoccupé en ce moment. Peut-être que ça a un rapport avec son travail. »
Chapitre 41
En arrivant au ‘The Paks’ Rick se mit dans la file pour attendre sagement son tour, mais Beckett passa devant tout le monde en mettant son badge bien en évidence. Une fois devant le serveur, elle prit son air autoritaire et sûre d’elle-même.
-« Lieutenant Kate Beckett, N.Y.P.D. j’aurais aimé parler au patron s’il vous plait. »
Le serveur regarda tout autour de lui en ouvrant de grands yeux, le pauvre garçon était terrifié rien que par l’assurance de Kate.
-« Un instant. » parvint il tout de même à articuler.
Il se dirigea vers l’arrière du café et revient environ 5 minutes plus tard avec un petit plateau de beignets. Il les tendit à Rick en leur demandant de s’installer à une table et de patienter un instant en leur assurant que le responsable n’allait pas tarder. Pendant que Beckett choisissait une table d’où elle pouvait voir l’ensemble de la salle et d’où elle pouvait continuer à observer le personnel, Castle commanda deux cafés et rejoignit la jeune femme pour profiter de ce petit déjeuner.
Dix minutes plus tard, les clients continuaient de défiler et toujours aucune nouvelle du patron. Le serveur palissait un peu plus à chaque fois que Beckett regardait en sa direction.
-« Mmm… Ch’est gélichiou ! ku gevrais ô moins goûker ! ch’est krô bon…. »
-« Et ben tant mieux. Profites-en. Mais évite de parler la bouche pleine, juste pour paraître un petit peu sérieux au cas où quelqu’un se déciderait enfin à venir nous parler. »
-« Lieutenant Beckett ? C’est bien ça ? Excusez moi de vous avoir fait attendre, j’ai pas mal de papiers à régler ce matin. Je suis Parker Wails. Je suppose que vous êtes là pour me parler de Max ! Nadine m’avais prévenu que vous ne tarderiez pas à venir me questionner. »
-« Je suis désolée si nos manières vous paraissent déplacées, mais nous devons faire notre travail. Nous comprenons que la situation puisse être délicate, et nous pouvons revenir si vous préférez? »
-« Je comprends. Allez-y, je vous écoute. Que voulez vous savoir ? »
-« Vous vous entendiez bien avec votre frère ? »
-« Suffisamment pour travailler ensemble ! On arrivait à se supporter 8H par jour, et on arrivait à trouver un accord lorsqu’on se trouvait face a des différences de point de vue. Alors oui, je suppose qu’on peut dire qu’on s’entendait bien. »
-« Et ben, on peut dire que vous n’avez pas l’air très convaincu ! » fit remarquer Castle.
-« C’était très tendu en ce moment… On était face à un choix délicat et on n’avait du mal à se mettre d’accord. Ca arrive, non ? »
-« Sa femme avait remarqué qu’il était très préoccupé. Vous pouvez nous en dire un peu plus ? » Demanda Beckett en faisant preuve d’empathie.
-« Max avait envie de vendre, il ne se sentait plus capable d’assumer cette affaire. Il disait qu’on pouvait sans problème récupérer notre investissement et même faire un petit bénéfice. Mais je n’avais pas envie de vendre. »
-« Pourquoi voulait-il vendre ? »
-« Il était malade vous savez ! Vraiment très malade. Il voulait peut être s’épargner une source de soucis. Seulement pour moi, c’est mon job, c’est tout ce que je sais faire. Alors je ne voulais pas vendre. »
-« Sa femme prétend qu’il allait s’en sortir. Que sa santé allait mieux. »
-« Max ne voulait pas qu’elle sache la vérité. Mais il n’allait pas s’en sortir. Un jour, il a fait un malaise, alors je l’ai obligé à m'expliquer : il m’a alors avoué qu’il avait fait une rechute et que son état se dégradait très rapidement. D’après ses médecins, il n’en avait plus que pour quelques mois. Mais il ne voulait pas mourir à l’hôpital, il refusait les derniers soins, il ne voulait pas non plus que Nadine et les enfants soient au courant, il disait qu’il ne supporterait pas l’idée qu’ils puissent le regarder comme un condamné. Il voulait juste continuer à vivre comme avant. »
-« Dans ce cas, vous auriez pu racheter sa part ? » proposa Castle.
-« Les banques ne m’auraient pas fait assez confiance, pour pouvoir continuer avec les mêmes fournisseurs, il ne fallait de bonnes garanties, et seul, je n’y serais pas arrivé. » Etant donné que Beckett et Castle ne semblait pas comprendre, il continua ses explications. « Vous devez penser que du café et des donuts, on en trouve à tous les coins de rue, n’est-ce-pas ?
-« Je dois vous avouer que c’est un peu ce que je pensais » avoua Beckett un peu mal à l’aise.
-« Je ne peux pas vous en vouloir » dit-il en souriant. « Mais les donuts que votre collègue à dévorer en un rien de temps.. »
-« Un vrai délice. Excellent » coupa Castle avec plein d’enthousiasme.
-« Merci, mais s’ils sont aussi bons, c’est parce qu’ils sont fabriqués par un petit artisanat. Nous sommes pratiquement ces seuls clients. Ce n’est peut être très rentable pour lui, mais ça l’est pour nous. Les gens reviennent principalement pour nos pâtisseries bien moins grasses et plus légères que ce qu’on trouve ailleurs. Et notre café » dit-il en pointant les gobelets de Beckett et Castle. « J’ai travaillé de nombreuses années au Brésil, et j’y ai beaucoup d’amis et de connaissances, ce café vient directement d’un petit producteur avec lequel je traite directement. »
-« Wahh.. » Castle était vraiment impressionné par ces explications.
-« Alors la mort de Max ne va pas arranger vos problèmes ? »
-« Non, loin de là. Je savais qu’il allait mourir, donc on peut dire que pour les affaires, je m’y préparais. Seulement, je pensais avoir un peu plus de temps. Là, je suis au pied du mur, et je vais juste essayer de ne pas couler. »
-« Je suis sincèrement navré Monsieur Wails »
-« C’était mon frère, et je l’aimais bien. On a monté cette petite entreprise ensemble car on n’arrivait pas à trouver un travail qui nous plaise. Et je ne lui en voulais pas de ne plus trop venir ces derniers temps, je savais qu’il avait bien d’autres problèmes, seulement, maintenant, il ne viendra plus du tout. »
-« Il ne venait plus ? » demanda Beckett très surprise.
-« Non, il y a deux mois encore, il venait de temps en temps pour m’aider à faire le service et discuter un peu avec les habitués, mais depuis 4 semaines, il ne venait presque plus. C’est pour ça qu’on a engagé Jason » il montra alors le jeune serveur derrière le comptoir.
-« Merci beaucoup pour votre aide Monsieur Wails. »
Beckett et Castle terminèrent leur petit déjeuner et repartirent au poste pour retrouver Esposito et Ryan et faire le point avec eux.
Une fois rentrés au 12 th, ils retrouvèrent Esposito et Ryan qui les attendaient avec bien peu d’informations.
-« Alors, vous en avez mis du temps ! Vous étiez où encore ? »
-« Les donuts du ‘The Paks’ sont de pures merveilles et leur café, vraiment un délice. » Castle en profitait très largement pour leur donner l’eau à la bouche.
-« Pourquoi ce sont toujours eux qui se la coulent douce pendant que les autres bossent? » râla Espo.
-« Bon les gars, qu’est ce que vous avez découvert pendant votre longue et pénible matinée de travail » continua Beckett pour se moquer d’Espo qui passait son temps à rouspéter.
Ryan ouvrit son petit carnet de note et s’avança de Beckett pour lui faire part de ses découvertes.
-« Je n’ai trouvé personne qui l’aurait rencontré pendant sa petite balade, mais étant donné l’heure, il n’y a rien de surprenant. J’ai essayé de savoir d’où il venait, je suis donc allé dans la direction d’où les Jones disent l’avoir vu venir, mais il n’y a rien par là, juste une vieille maison abandonnée qui tombe en ruine… Je ne vois pas pourquoi il aimait particulièrement y aller, ça fichait la trouille ! »
-« Bah il n’était peut être pas froussard lui » répliqua Espo pour le taquiner.
Cette remarque fit également sourire Castle et Beckett qui essayèrent de masquer leur mine ravie en baissant la tête.
-« Il n'y a pas de squatteurs dans cette vieille demeure ? »
-« Il faisait noir… Et il n'y avait pas d’éclairage… Ca pourrait être dangereux ! » Essaya t-il de se justifier.
Kate lui fit un grand sourire et avec un petit clin d’œil à Espo, lui demanda d’y retourner en pleine journée et faire attention où il mettrait les pieds.
-« Espo ? Pour l’arme, tu as quelque chose ? »
-« Rien du tout, aucune agression similaire et personne ne s’est plaint d’une quelconque bande de voyous dans les environs. Par contre, en fouillant dans les archives, j’ai trouvé l’arme : en fait, c’est un jouet, commercialisé dans les années 80’ mais retiré de la vente après que plusieurs enfants se soient retrouvés à l’hôpital pour des blessures assez sérieuses. »
-« Le retour des indiens… La vengeance du jouet maudit… Sans compter que cet homme faisait semblant d’être en pleine forme…ça ferait une histoire vraiment trop bizarre, même pour moi ! »
-« Oui, et bien ça tombe bien, on n’est pas dans une de tes histoires. Ryan, trouve moi ce qu’il faisait de ces journées puisqu’il n’allait plus a son travail mais que sa femme affirme qu’il y passait tout son temps, trouve moi son emploi du temps. Espo, trouve-moi la liste des médecins qu’il avait consultés récemment et trouve le moyen d’obtenir son dossier médical. »
Pendant que les garçons se mettaient tout de suite au travail, Beckett se chargeait de noter au tableau tout ce qu’elle savait de cette affaire.