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Série : Castle
Création : 10.08.2012 à 16h53
Auteur : judy1
Statut : Terminée
« suite de "neuf mois".... quatre ans plus tard » judy1
Cette fanfic compte déjà 28 paragraphes
Chapitre 11.
Rick se rendit chez Connelly comme c’était convenu depuis des semaines. Étant donné qu’il avait annulé, ses amis avaient trouvé un remplaçant, néanmoins, sa présence parmi eux était la bienvenue. Il prit une chaise en s’assit à la table. Ils parlèrent de Charlie et de l’affaire en cours, de leurs livres, de tout, de rien… Mais Castle n’arrivait pas penser à autre chose qu’à Charlie, à Kate… Il ne resta pas plus d’une heure avec eux et après les avoir salué, il s’en alla tout aussi discrètement qu’il était arrivé.
Lorsque Rick rentra chez lui, il était près de minuit. Il constata que toutes les lumières étaient éteintes, rien n’avait changé de place. Visiblement Beckett avait dû refuser sa proposition. Il se risqua tout de même à monter à l’étage, il frappa légèrement à la porte de la chambre d’ami avant de l’ouvrir. La pièce était vide, le lit toujours impeccablement fait ! Castle ne put s’empêcher de penser que cette femme était vraiment trop têtue. Il redescendit et se décida à prendre une douche. Comme il était seul dans l’appartement, il sortit de la salle de bain avec juste une serviette, bien nouée autour de la taille. Il passa dans la pièce principale et se servit un verre de Scotch, qu’il comptait aller boire confortablement assis dans son canapé, tout en regardant le résumé du match de base-ball qui avait eu la veille.
Au moment où il se servait, il n’entendit pas la clé dans la serrure. Il n’entendit pas non plus la porte s’ouvrir. Ce n’est qu’en voulant se retourner pour prendre un sous verre à la cuisine qu’il se retrouva nez à nez avec Kate.
Elle qui voulait passer inaperçue, c’était plutôt raté ! Elle sentit ses joues rosirent à la vue de l’écrivain aussi légèrement vêtu. Elle se contenta de le regarder des pieds à la tête en se pinçant les lèvres. Rick resta figé un moment. Quand il se rendit compte du regard de Kate et de la manière dont il était habillé, il ne put s’empêcher de se sentir mal à l’aise.
-« Euh… Oui… Euh… Je devrais peut être aller m’habiller. » articula-t-il, tant bien que mal.
-« Mmm Mmm… » se contenta de répondre Kate tout en continuant de le regarder.
Rick lui tendit son verre, lui dit de mettre à son aise, qu’il allait juste passer un short et un T-shirt, qu’il n’en avait pas pour longtemps. Bien qu’ils aient été tout aussi gêné l’un que l’autre de la situation, Beckett ne put s’empêcher de se dire qu’au moins pendant quelques seconde, elle était arrivé à penser à autre chose qu’à la disparition de son fils. Elle but d’une traite la moitié du verre que Castle lui avait tendu, avant de le poser sur l’ilot de la cuisine. Ensuite, elle monta dans la chambre d’ami. Elle n’attendit pas le retour de Castle, elle avait bien trop peur de se retrouver seule face à lui. Une fois dans la chambre, elle s’étendit sur le lit et essaya de fermer les yeux.
Rick ne mit pas plus de 2 minutes pour se changer, mais quand il revint dans la pièce principale, il ne trouva que son verre à moitié vide à la cuisine, et la veste de Kate posée sur la chaise. Il se dit qu’au moins elle était restée et qu’elle se reposait ! Il s’installa comme il l’avait prévu devant la T.V. Une demi-heure plus tard, le résumé était terminé, mais Castle ne voulait pas se coucher. Il se leva et alla chercher des albums photos dans son bureau. Il prit la photo de Charlie et Kate dans sa veste et se remit sur le canapé.
En haut, dans la chambre d’ami, Kate n’avait pu fermer les yeux que quelques instants. Des images horribles envahissaient sa tête. Elle resta un long moment étendue sur le lit, les yeux ouverts. Il devait être près de 2 heures du matin, elle se décida à descendre pour boire un verre d’eau. Des escaliers, elle aperçut Rick, assis sur le canapé, occupé à regarder des photos. Elle se servit un verre d’eau, pour faire un peu de bruit et ne pas lui faire peur.
-« Qu’est ce que tu fais ? Je croyais qu’on était sensé se reposer ? » dit elle en s’approchant du divan.
-« Je n’ai pas sommeil. Alors je regarde des photos. » Il ne releva pas la tête et continuait d’observer Alexis en tenue de danseuse. Kate allait s’en aller lorsque Rick se décida à poursuivre. « J’essayais de trouver des airs de famille entre Charlie et Alexis. » dit il en montrant l’unique photo qu’il avait de son fils.
-« Où as-tu eu cette photo ? » demanda t elle surprise.
-« J’ai été voir ton père ce matin. J’avais besoin de réponses… Il est vraiment mignon ! » pensa-t-il à voix haute.
Kate s’éloigna du divan, posa son verre à la cuisine et remonta dans la chambre. Rick la regarda monter les escaliers en se disant qu’ils étaient de vrais idiots tous les deux. Il se remit à admirer les photos et ne se rendit même pas compte qu’elle redescendait. Il ne releva la tête qu’au moment où elle lui tendit son portable. Il la regarda sans trop comprendre ce qu’elle voulait.
-« Il y a au moins une centaine de photos de Charlie. » affirma-t-elle avec un léger sourire.
-« Tu viens t’asseoir ? » demanda Rick en prenant le G.S.M de la jeune femme.
Rick posa les albums sur le sol, à côté du divan et Kate s’installa juste à côté de lui pour regarder et commenter certaines images. Elle n’était pas vraiment assise, elle s’était installée confortablement, les jambes sur le canapé. Sur le moment, ça fit sourire Rick que Kate s’installe de cette manière, comme elle le faisait avant. Après une petite dizaine de photos sans commentaires, Rick prit la parole.
-« Je ne compte pas te le reprendre. »
Kate le regardait gênée. Visiblement, il avait entendu bien plus qu’une petite partie de l’interrogatoire que les garçons lui avaient fait passer.
-« J’aimerais juste le voir de temps en temps… Qu’il porte mon nom…. J’aimerais juste être son père. »
Il voulait la regarder droit dans les yeux, mais Kate essayait de ne pas croiser son regard.
-« Tu es son père Rick… Je sais que j’ai eu tort. Je t’assure que je m’en veux ! » dit elle à voix basse. Rick s’était remis à regarder les photos pendant que Kate l’observait lui. « Je t’ai appelé. Le jour où il est né… J’avais envie d’entendre ta voix. J’avais besoin de toi ! Mais quand tu as décroché, je n’ai pas osé. Je n’ai rien dit et j’ai attendu que tu raccroches. » avoua-t-elle, les yeux plein de larmes.
-« Je serais venu. » affirma-t-il en lui faisant un petit sourire. « Rien qu’un seul mot et je serais venu tout de suite. » répondit il avant de regarder à nouveau les photos.
Plusieurs clichés et plusieurs commentaires plus tard, Castle fonça les sourcils.
-« Pourquoi est-ce que ce gamin me dit quelques chose ? » demanda-t-il en parlant de l’autre garçon sur la photo.
-« Il s’appelle Cameron Strugatsky, lui aussi a été enlevé au musée. C’est le meilleur ami de Charlie. Ils habitent dans le même immeuble que nous. D’ailleurs, quand mon père ne peut pas aller le rechercher à l’école, Charlie rentre avec eux. C’est chez eux que je le dépose aussi quand je suis rappelée pour le travail et que je ne peux pas me permettre d’attendre papa. » expliqua Kate.
-« Wahh… Ils sont sympas. »
-« Ca doit les ennuyer de temps en temps… Souvent même, mais ils sont sympas, oui. »
Rick continua à regarder les photos et sourit en sentant Kate poser la tête sur son épaule. Il ne dit rien et ne la regarda pas, de peur qu’elle se relève. Il continua à regarder les photos.
-« Qui c’est le type là, avec Charlie ? » demanda-t-il quelques minutes plus tard, avec une petite pointe de jalousie, dont il avait soudain conscience.
Kate resta muette, alors il tourna légèrement la tête pour se rendre compte qu’elle s’était endormie. Il se souvenait qu’elle avait le sommeil lourd quand elle était fatiguée, alors il espérait qu’elle soit suffisamment épuisée pour se laisser faire sans broncher. Il se mit légèrement sur le côté, mit ses jambes à côté de celle de Beckett, qui était à moitié allongée à ses côtés. Complètement endormie, Beckett s’installa encore plus confortablement contre Rick, si bien qu’elle se retrouvait dans ses bras.
Rick lui caressa le visage et déposa un baiser dans ses cheveux. Il venait de se rendre compte qu’il n’était plus du tout en colère contre elle. Qu’il était toujours aussi amoureux qu’auparavant. Qu’il voulait juste retrouver Charlie, qu’ils arrangeraient tout entre eux et que tout redeviendrait comme ça aurait dû être depuis le début.
-« Je t’aime Kate. » murmura-t-il à son oreille.
Elle avait la tête posée sur son cœur. Rick lui caressait les épaules tout en repensant à toutes ses années où ils avaient travaillé ensemble, à toutes ces fois où ils avaient failli mourir dans les bras l’un de l’autre. Sous l’effet des caresses, et inconsciemment puisqu’elle dormait, Kate releva sa main et la posa sur la poitrine de l’écrivain. Rick laissa échapper une larme en pensant aux mois qu’ils avaient passés ensemble, à la manière dont ils s’étaient quittés. Il continua à caresser son bras tout en déposant de petits baisers dans ses cheveux et sur son front.
-« Je t’aime Kate… Ne t’en vas plus jamais ! »
Il la serra une dernière fois contre lui avant de fermer les yeux et de s’endormir.
Chapitre 12.
Samedi 27 mai, très tôt le matin…
C’est Alexis, en rentrant, qui découvrit le couple installé dans le divan. Elle avait eu son père au téléphone un peu plus tôt dans la journée, et elle savait ce qui passait. C’est pour cette raison qu’elle avait passé la nuit chez son ami. Elle aussi avait eu besoin de discuter avec quelqu’un de neutre, de se faire rassurer. Et voir son père et Kate, ainsi dans les bras l’un de l’autre, elle se sentait à la fois en colère et heureuse. Elle avait assisté au départ de Kate, elle avait vu son père plus malheureux que jamais c’est dernières années, et au fond, elle savait que le retour de la jeune femme serait une bonne chose pour lui, alors si cette enquête, aussi tragique soit elle, pouvait les réunir et bien se terminer…
Alexis avait abandonné sa chambre sur le campus et était revenue vivre avec son père. Elle continuait ses études et avait accepté un job d’étudiant à la morgue. Lanie lui avait offert une chance de rester dans ce service et de continuer à apprendre en restant sur le terrain. Seulement, elle devait travailler presque tous les week-ends et n’avait pas beaucoup de temps libre. Etant donné qu’elle avait dormit chez son ami, elle venait se changer avant son travail.
Alexis tapota doucement le bras de son père pour le réveiller. Elle déposa un baiser sur sa joue dès qu’il ouvrit les yeux.
-« Rassures toi, je ne poserais aucune question, mais il est déjà plus de 7h ! » se contenta-t-elle de lui dire avec un regard lourd de sous-entendus. « Je viens de rentrer, mais je vous prépare un petit déjeuner rapide. Je te laisse le soin de la réveiller ! » Alexis ne voulait pas se mêler de leur histoire. Mais elle voulait voir Kate, lui faire comprendre qu’elle était en colère pour tout ce qu’elle avait osé faire à son père. C’est pour cette raison qu’elle ne monta pas se changer tout de suite et se proposa pour préparer un petit déjeuner.
Rick caressa la joue de Kate tout en déposant de petits baisers dans ses cheveux. Elle se mit à gémir. Il s’arrêta aussitôt et se contenta de lui dire qu’il était temps de se lever. Elle ouvrit les yeux et regarda Castle embarrassée, constatant qu’elle avait passé la nuit dans ses bras.
-« Excuses-moi… Euh, je suis désolé !! » bafouilla-t-elle en se levant.
Kate se dirigea vers la salle de bain, à l’étage, pour prendre une douche en quatrième vitesse. Elle dû se résoudre à remettre ses habits de la veille car elle n’avait rien pour se changer. Elle redescendit et se retrouva face à Alexis, à la cuisine. Rick, lui, prenait un peu plus son temps pour se préparer.
Kate était déjà devant la porte lorsqu’Alexis se manifesta.
-« Je me doutais que tu te passerais de petit déjeuner pour m’éviter, mais tu pourrais au moins reprendre ta veste ! »
Kate se retourna et dévisagea la jeune femme. Elle était toujours aussi jolie, mais apparemment, son caractère s’était largement amplifié. Elle regardait Beckett avec un regard furieux, plein de reproches et d’interrogations.
-« J’étais là le jour où tu es partie. Je t’ai vu poser la clé sur l’ilot, je t’ai entendu… Si tu l’aimais à ce point-là pourquoi tu es partie ? » demanda Alexis en haussant la voix.
-« Alexis… » soupira Kate.
-« Je sais que ça ne me regarde pas, mais j’ai entendu mon père pleurer toute les nuits, pendant 4 ans. Je l’ai vu se lever avec les yeux tout rougis… Et ça, sans jamais avoir la moindre réponse. Alors pourquoi l’avoir fait souffrir autant ? » Alexis était toujours en colère, et Kate n’avait pas trop le choix. La jeune rouquine attendait des explications et il n’était pas question qu’elle se défile.
-« Si je pouvais revenir en arrière, je ferais les choses autrement. Je lui parlerais au lieu de faire mes valises. On se serait certainement engueulé une fois de plus, ça n’aurait peut être pas suffit pour arranger les choses entre nous… ça n’aurait peut être rien changé au final, mais au moins, Charlie aurait eu la vie qu’il devait avoir ! Ton père aussi… »
-« Il ne t’aurait jamais laissé partir. Il t’aimait. Même si ces mots étaient maladroits, il n’a jamais voulu que tu t’en ailles. Je ne l’avais jamais vu aussi heureux avec une autre femme. Il a pardonné à grand-mère. Il a pardonné les 35 années de mensonges ! » expliqua Alexis pour faire réfléchir Kate.
-« Je ne m’attends pas à ce qu’il me pardonne. Et encore moins à avoir une seconde chance. » Kate prit sa veste et se décidait à partir.
-« En tout cas, cette fois-ci, tu n’as pas intérêt à partir sans rien dire. » ajouta Alexis pour terminer cette conversation. Elle lui tendit un toast tout en ajoutant. « J’aurais été ravie d’avoir un petit frère. Je suis certaine que j’aurais été jusqu’à me lever au milieu de la nuit pour vous donner un coup de main. » son regard s’était légèrement adouci.
-« Tu n’aurais certainement plus dit ça après 6 mois ! Mais on va le retrouver. Et je te promets que tu auras tout le temps de te rattraper et de jouer à la grande sœur. »
Kate sortit du loft en grignotant son toast et se dépêcha de se rendre au 12 th, où l’équipe ne devait plus tarder à arriver. Au moment où Kate refermait la porte, Alexis se rendit compte que son père était debout, adossé à la porte de son bureau ? Il devait les écouter depuis un petit bout de temps déjà.
-« Je croyais qu’on ne devait pas écouter aux portes ! » fit la jeune femme faussement surprise.
-« C’est le meilleur moyen d’apprendre plein de choses. » affirma-t-il en se servant un peu d’omelette. « Qu’est ce qui s’est passé le jour de son départ ? Tu ne m’as jamais rien dit ! » demanda-t-il en parlant la bouche pleine mais faisant d’incroyables efforts pour articuler.
-« Son départ te faisait déjà bien assez mal, je n’avais pas envie d’en rajouter. » fit Alexis en se servant à son tour et venant s’asseoir à ses côtés. Elle lui raconta tout ce qu’elle avait vu et entendu avant de déclarer : « J’aurais dû te le dire, hein ? Tu aurais été la rechercher… » fit-elle en réfléchissant.
-« Ce n’était pas ton rôle d’arranger les choses entre nous. Peut être que j’aurais essayé de la revoir ! Ou peut être pas… En tout cas, ce n’était pas ton rôle. Tu n’as rien à te reprocher. Je l’ai laissé partir parce que je pensais qu’elle ne voulait plus de moi ! »
-« En fait, c’est très romantique ! » s’exclama la jeune femme. Devant le regard peu convaincu que lui lançait son père, elle s’expliqua. « Elle est partie par amour, pour ne rien t’imposer. Et toi, tu l’as laissé partir car tu pensais qu’elle ne t’aimait plus assez pour rester. Je trouve ça romantique moi ! » affirma t elle en se levant et déposant ses affaires dans le lave-vaisselle. « Bien sûr, vous vous êtes comporté comme de vrais ados, c’était stupide et complètement immature, mais que vous vous retrouviez 4 ans plus tard et que vous arrivez à recoller les morceaux… Oui, je trouve ça romantique … »
-« Sauf que c’est loin d’être arrangé ! Et tu oublies Charlie. » répondit Rick en le levant à son tour et tendant son assiette et sa fourchette à sa fille.
-« Charlie est ton fils… Je suis certaine qu’il doit être aussi adorable que toi. » elle embrassa son père et monta quelques marches des escaliers avant de se retourner pour ajouter. « Je sais que tu l’aime toujours. Et c’est dans tes bras qu’elle s’est endormie…Alors je suis sûre que ça va s’arranger... Bon, faut que je me dépêche maintenant. J’avais juste envie de vous parler un peu. » arrivée en haut des escaliers, elle fit demi tour, redescendit en courant et rattrapa son père avant qu’il ne referme la porte.
-« Papa… » cria-t-elle pour qu’il attende un peu. « Vous allez le retrouver, hein ? » demanda-t-elle avec crainte.
Son père déposa un baiser sur son front. Elle avait beau avoir 22 ans, c’était toujours sa petite fille.
-« Oui… On ne s’arrêtera pas sans l’avoir retrouvé ! »
Kate arriva au poste aux alentours de 8h et constata que toute l’équipe était déjà en action. Le lieutenant Jerald relisait ses notes tout en apportant quelques petites modifications, Clarck et Hodgins continuaient leurs recherches et essayaient encore de contacter quelques ami(e)s de Clara Russell. Esposito était au téléphone, elle n’avait aucune idée de son interlocuteur mais il se dépêcha de raccrocher en la voyant arriver. Ryan, Lui, sortait de la salle de réunion où tout était prêt pour leur petite mise au point.
Beckett resta figée un instant en observant la scène. Esposito se mit derrière elle.
-« Ton père a appelé tout à l’heure, il était inquiet pour toi. Il m’a chargé de te dire que Jameson va très bien. » il la regarda avec un petit air moqueur. « Tu devais penser un peu trop à Castle le jour où tu lui as trouvé son nom ! »
-« La ferme Espo ! Je te rappelle que mon fils a disparu… Tu n’as rien d’autre à faire ! » répondit-elle furieuse.
-« C’est bon, on se calme. » intervint Jerald en tendant à Beckett un dossier d’une quinzaine de pages. « Un petit résumé de ce qu’on sait à propos des enfants, de leur famille et de la victime. On termine encore quelques petites choses, on attend Castle et on pourra commencer à faire le point. »
-« Wah… Mais à quelle heure vous êtes arrivé ? » Demanda-t-elle en regardant le dossier qu’elle avait en mains et tous ceux qui trainaient sur les bureaux qu’ils occupaient.
-« Je suis arrivé à 6h et Esposito était déjà entrain d’encoder les résultats de la légiste. » affirma Hodgins en tendant un papier à Jerald.
Kate fronça les sourcils en se demandant ce qu’il pouvait bien y avoir sur ce bout de papier. Ensuite, elle se retourna vers le latino en le questionnant du regard.
-« Lanie est rentrée à 5h. Elle m’a réveillé en me disant qu’elle venait de terminer toutes ses analyses. Elle m’a tendu son rapport en me disant qu’on avait intérêt à ramener Charlie ! Tu la connais… Quand elle te fusille du regard, tu n’as plus qu’à obéir. » expliqua-t-il comme si cette histoire ne le touchait pas.
Beckett n’avait pas coupé les ponts avec Lanie. Même si Kate savait que son amie n’était pas d’accord avec ses choix et qu’elles se disputaient souvent à propos de Castle, la légiste lui rendait souvent visite. Elle était, comme toujours, un soutien infaillible.
-« Je suis désolé Esposito… » dit-elle en observant encore tout ce qui se passait autour d’elle.
-« Voilà Castle… On peut commencer. » fit Clarck en passant à côté d’eux.
Chapitre 13.
Tout le monde s’installa autour le la table dans la salle de réunion, le tableau blanc toujours à portée de mains. Clarck et Hodgins commencèrent avec leurs découvertes sur la victime, Clara Russell.
-« On a découvert qu’elle avait porté plainte plusieurs fois pour agressions verbales et physiques au cours de l’année dernière. L’une des affaires a été réglée à l’amiable : elle a reçu une indemnisation. Elle a retiré ses plaintes à deux reprise, et 3 affaires étaient toujours en cours. » commença Hodgins.
-« Contre qui était toutes ces plaintes ? » demanda Castle
-« Contre des parents d’élèves, lorsqu’elle travaillait dans un autre établissement. » expliqua l’enquêteur.
-« Pourquoi les avoir retirées ? » demanda Beckett en relisant le rapport pour essayer d’y trouver la réponse.
-« D’après une de ses amies, c’est à cause des pressions exercées par le directeur de l’établissement. J’ai essayé de le contacter, mais il a refusé de faire les moindres commentaires en prétextant que ces affaires étaient classées et qu’il n’avait aucune obligation de nous répondre. »
-« Le manque de commentaires suffit à prouver que c’est tout à fait plausible ! » pensa Castle à voix haute.
-« Autre chose d’intéressant ? » demanda Beckett qui essayait de mener cette réunion sans penser à son fils.
-« On à interrogé plusieurs de ses amies. Chacune nous a fait le même genre de résumé de sa vie : Elle se consacrait à son travail pour garder cette place en or, comme elle disait. Elle ne sortait presque plus. Une de ses amies nous a dit qu’elle avait même rompu avec son petit ami. Rassures-toi, on l’a contacté. » dit Clarck en faisant un clin d’œil à Beckett qui avait déjà ouvert la bouche pour poser la question.
Castle les dévisagea tous les deux en levant les sourcils.
-« 4 ans qu’on travail ensemble, même si c’est la première fois que je me retrouve sous ses ordres, je la connais un peu ! » se défendit-il en voyant la tête de Castle.
Cette petite pointe de jalousie fit sourire Esposito et Ryan qui connaissaient assez bien l’auteur pour savoir ce qu’il était capable de penser.
-« Il s’appelle Jason Houks et nous a bien confirmé leur rupture. Il dit qu’il ne lui en voulait pas, pour la seule raison qu’il attendait avec impatience le renouvellement de son contrat pour revenir vers elle. » osa expliquer les collègues de Beckett en la regardant, elle et Castle. « Par contre, toujours aucun Connor dans son entourage. Et rien ne faisait penser qu’elle puisse avoir de gros problèmes avec une personne en particulier. »
-« Merci les garçons. » dit Beckett aux enquêteurs qui s’asseyaient pour laisser la place au suivant.
Ryan se leva, ses notes en mains, et se dirigea vers le tableau. Les enquêteurs avaient réorganisé le tableau en le séparant en 6 colonnes. Celle de Clara étant remplie, Ryan mit une photo d’un enfant au-dessus de la suivante et commença son résumé.
-« Ruben Hudson. Il a une grande sœur de 8 ans, elle s’appelle Rosy et est dans la même école que son frère, une petite fille aux résultats scolaires excélents. Sa mère, Tia, travaille comme serveuse dans un resto hyper chic. Son père Thomas, est livreur de colis. Ce sont des gens courageux, d’après leurs patrons respectifs et leurs collègues. Ils ont acheté une petite maison l’année dernière sur Newport street. Ils y ont mis toutes leurs économies et on fait un emprunt à la TD Bank, ils n’ont aucun retard de payement, et d’après leurs comptes, ils ne manquent pas d’argent. Les voisins disent qu’une voiture rodait autour de chez eux les derniers jours. J’ai essayé d’en savoir un peu plus, mais je n’ai encore rien trouvé. Peut être qu’ils pourront nous aider, ils ont acceptés de venir. Ils seront là vers 15h. Rien d’autre à dire, mis à part qu’ils n’ont reçu aucun appel suspect ni avant, ni après l’enlèvement de leur fils.»
Ryan se rassit et Espo prit sa place.
-« C’est dingue ça, les Strugatsky eux aussi ont arrangé leur emplois du temps pour venir ! Ils seront là vers 16h. Comment tu savais qu’ils viendraient ? » fit il en regardant Beckett.
-« Je te rappelle que c’est leur fils qui à été enlevé. LEUR enfant. Peu importe ce qu’ils avaient prévu, ça ne doit plus avoir d’importance ! » répondit Castle, surprenant tout le monde ! « Quoi ? Je vous rappelle que MON fils aussi a été enlevé ! » se défendit-il. Beckett plongea la tête dans les notes qu’elle avait sous la main pour ne pas croiser son regard.
-« Euh…Ok ! » fit le latino, mal à l’aise par la réponse de Castle. « Donc, Kim et Milo Strugatsky se sont mariés il y a un peu plus d’un an. D’après l’état civil, Milo a adopté officiellement Cameron juste après le mariage. Elle est secrétaire médicale, lui ouvrier en bâtiment... »
-« Attends un peu… » interrompis Beckett. « Cameron n’est pas le fils biologique de Monsieur Strugatsky ? »
-« Ca, je l’ignore. Tout ce que j’ai dit, c’est qu’il ne portait pas son nom à la naissance ! Mais tu pourras leur demander en personne tout à l’heure si tu veux ? »
-« Sans façon ! » devant les regards surpris, elle s’expliqua. « Ce sont mes voisins de palier. Je n’ai pas envie de me retrouver face à eux pour les interroger sur leur vie privée. La version résumée me suffira amplement. Continue. »
-« Et avant leur mariage ? » fit Castle, l’air intéressé.
-« Apparemment, ils habitaient déjà ensemble depuis plus de deux ans. Avant ça, Kim et Cameron Lewis venaient de Stamford. J’attends encore quelques confirmations de leur état civil, mais ça doit être le bordel dans leur archives, ils ont un peu de mal à me répondre avec certitude ! »
Beckett fronça les sourcils mais le laissa terminer.
« D’après une de leurs amis communs, ils se seraient rencontrés à une petite fête. Le genre de soirée bien classique où on essaye de caser un de ses pots célibataire. » fit il en soupirant. Visiblement, il savait de quoi il parlait. « Ils font compte à part, et chacun d’eux est plutôt limite. Mais toutes leur factures sont payés dans les temps et au point de vue de leurs appels, ils se contentent de s’appeler l’un l’autre, plusieurs fois par jour. » il regarda Ryan, qui appelait toujours Jenny a chacune de ses pauses. « Mais aucun appel suspect, tous concerne des amis ou des membres de leur famille. Je les ai tous vérifié. »
-« Super… Bah il te reste jusqu’à 16h pour tout connaitre de la vie des Lewis. » ajouta-t-elle en se levant à son tour pour faire part de ses découvertes.
-« Malcolm Brown, ses deux grands frères s’appelle Chase et Neil, 7 et 9 ans. Ce sont les fils de Michael et Jennifer Brown. Le père est médecin au ‘Wyckoff Heights Medical Center ‘, la mère est femme au foyer. Ils habitent sur St Marks Avenue et ne sont pas du genre à avoir besoin d’emprunter de l’argent à des gens bizarres. Il leur suffit d’aller dans n’importe quelle banque. Sinon, Michael est un excellent médecin, aucune erreur de diagnostic et aucun problème particulier à signaler. La seule chose que sa femme ait à se reprocher, ce sont plusieurs amandes pour excès de vitesses ou stationnement interdit. »
-« C’est ce qui s’appelle une petite vie bien tranquille ça » fit remarquer Ryan.
-« Mise à part l’enlèvement de leur fils, une vie de rêve tu veux dire. Toujours est-il, aucun Connor dans leur famille proche, aucune demande de rançon et pas d’appels inexpliqués reçus à leur domicile ou sur leurs portables. »
Pendant tout le temps que Beckett parlait, Castle ne pouvait s’empêcher de la dévisager, il ne cessait de l’imaginer enceinte, avec leur fils dans les bras… Il avait envie de cette vie là, en encore plus maintenant. Il fallait vraiment qu’il arrête un peu de la fixer de cette manière et qu’il arrive à se concentrer sur les vies des familles. Heureusement pour lui, Kate venait de terminer et se remettait assise à sa place, pendant que Jerald lui aussi faisait part de ses découvertes.
-« Voici Wesley Matthews, il est enfant unique et vit avec sa mère, Vivian Plets. Ils vivent dans un petit appartement sur MacDougal Street. Elle est secrétaire à ‘Brownsville Academy High School’, c’est d’ailleurs là qu’elle a rencontré le père de Wesley. C’est le sous-directeur de l’établissement. Il est marié et père de 3 autres enfants. »
-« Wah… Sa femme doit être ravie ! » laissa échapper Castle.
-« C’est probablement pour cette raison qu’elle a demandé le divorce peu de temps après la naissance de Wesley. Mais étant donné que la procédure n’est pas encore terminée, juridiquement, ils sont toujours mariés. »
-« 3 ans de procédures, c’est long pour un divorce ! Euh... Il va falloir l’interroger elle aussi. » dit- elle en s’adressant au Lieutenant.
-« Ils se disputent à propos de la garde des enfants et de leur maison. C’est pour cette raison que ça traine. Et oui, je sais qu’il faut l’interroger, ça sera la première a arriver, je pense. Elle a dit qu’elle viendrait pendant sa pause déjeuné, entre 12 et 13h. » l’informa-t-il en se rasseyant.
Castle prit le dossier des mains de Ryan et se mit à passer les pages en revue.
-« Un problème ? » demanda Beckett alors que tous le regardaient sans comprendre.
-« Il n’y a rien sur toi ! »
Beckett soupira tout en se demandant s’il était sérieux ou si la situation l’amusait vraiment.
-« Ryan et Espo se sont déjà bien amusé à fouiller dans ma vie. Et encore plus en m’interrogeant. Mais vu que tu étais dans la pièce d’à côté, tu ne vas pas me faire croire que tu n’as pas tout entendu ! »
-« Ils ont oublié de te poser une question : Il y a des gens qui t’en veulent ? » demanda-t-il en la fixant. Il voulait l’affronter encore une fois. Même s’il était toujours amoureux d’elle, la situation lui faisait mal, et c’est sur elle qu’il décida de passer ses nerfs.
-« Quoi… ? Mais tu plaisantes ? Je suis flic Castle. Des tas de gens m’en veulent. »
-« Je parlais de ta vie privée et de tous tes petits secrets… Tu en as encore beaucoup d’autres en fait ? Alors, il y à beaucoup de gens qui t’en veulent ? »
-« Mise à part toi tu veux dire ? » dit elle ne le regardant à la fois agacé et en colère. « Ma vie privée se résume à Charlie ! Alors oui, il doit bien y avoir le livreur de pizzas à qui Charlie ferme la porte au nez sans le payer. Les voisins du dessous qui n’apprécie certainement pas qu’il passe ses soirées à sauter du divan ou de son lit en jouant. Le gardien aussi ne doit pas trop apprécier quand il joue avec des avions en papiers et qu’il les laisse trainer dans le couloir… Je dois vraiment continuer, parce que ça pourrait encore être long, mais pas forcement très utile. Et je croyais qu’on mettait ça de côté jusqu’au retour de Charlie !»
-«Oh… Mais ne t’inquiète pas, on règlera ça plus tard ! Je voulais juste m’assurer que MON fils n’avait pas été enlevé par TA faute.» dit il en quittant la pièce tout en plaquant le dossier contre Ryan qui était debout.
Kate se prit la tête une fois de plus entre les mains tandis que tous les inspecteurs quittaient la pièce, préférant la laisser seule un moment.
Chapitre 14.
Kate resta seule un instant en se remémorant la nuit qu’ils avaient passée. Certes, elle ne s’imaginait pas que Castle puisse lui pardonner, mais il était tellement doux la veille. Elle avait un peu de mal avec le décalage de ces deux scènes. Elle se ressaisit en se disant que la priorité était de retrouver Charlie, et qu’ils auraient tout le temps de régler leurs problèmes plus tard. Elle sortit de la salle de réunion et s’adressa aux enquêteurs qui avaient repris leur place.
-« Espo, trouves moi ce que Kim et Cameron faisait à Stamford avant de rencontrer Milo Strugatsky. Je veux tout savoir de leur passé. Ryan, tu m’as parlé d’une voiture qui rôdait, essayes d’avoir une description un peu plus précise et voit avec les caméras de sécurité aux alentours. Clarck et Hodgins, vous allez encore faire équipe. La femme de Monsieur Matthews arrive dans moins de deux heures, trouvez moi tout ce que vous pourrez. »
Jerald la regarda se diriger vers la salle de repos et s’assit à côté de Ryan et Esposito.
-« Il est vraiment furieux contre elle, hein ? » demanda-t-il pour en savoir un peu plus.
-« Castle est complètement fou de cette femme. Il lui en veut et étant donné les circonstances, on ne peut pas lui en vouloir. Mais le connaissant, il finira par se calmer » expliqua calmement le latino tout en répondant au téléphone qui sonnait.
Après seulement 2 minutes au téléphone, Esposito mit sa main sur le bras du lieutenant qui s’apprêtait à s’éloigner, pour lui demander de rester un peu.
Castle avait quitté la pièce et s’était réfugié au bout du couloir, hors de leur portée de vue. Il ne comprenait pas lui même ce qui venait de se passer. Le veille au soir, il aurait été prêt à lui pardonner n’importe quoi. Mais ce matin, voir les photos de ces enfants sur le tableau, voir la photo et le nom de son fils parmi les autres, et Beckett, qui faisait son travail comme si de rien n’était. Il avait envie d’exploser, et c’était elle qui avait tout prit. Les sentiments contradictoires continuaient de se bousculer dans sa tête, même si c’était les mauvais qui venaient de prendre le dessus, ils étaient pourtant de moins en moins présent. Il préférait se calmer un peu avant de les retrouver.
Beckett revint à peine quelques minutes plus tard, un café à la main. Elle aida Clarck et Hodgins dans leurs recherches pendant que Jerald et Esposito faisaient équipe sur le passé des Lewis. Ryan, lui, était devant un écran et visionnait les caméras de surveillances de la circulation. Il s’était débrouillé pour obtenir rapidement la marque et la couleur de la voiture en questionnant rapidement quelques voisins par téléphone. Kate vit Castle arriver. Après avoir regardé tout autour de lui, il adressa un regard vers Beckett qui préféra tourner la tête pour ne pas à avoir à l’affronter encore une fois. Il se dirigea alors vers Ryan pour lui prêter main forte.
Lorsque Madame Matthews arriva, Beckett était prête et la fit entrer dans l’une des salles de repos. Beckett et Hodgins lui posèrent tout un tas de questions. Il était évident que cette femme en voulait à son mari. Elle avoua faire trainer la procédure de divorce au maximum rien que pour l’ennuyer. Elle avait été furieuse d’apprendre qu’il la trompait, et elle l’avait été encore plus en apprenant qu’il allait avoir un enfant avec une autre, mais elle n’avait rien contre le petit. Comme beaucoup de mamans, elle était révoltée qu’une telle chose puisse se produire. Beckett ne parla pas du prénom utilisé pour designer l’enfant qui était recherché par le ravisseur et ne donna aucun détail. Les inspecteurs la laissèrent partir après une petite demi-heure. De toute évidence, elle n’était ni suffisamment en colère contre son mari, ni suffisamment folle pour s’en prendre à des enfants.
Les parents de Malcolm Brown arrivèrent vers 14h alors que personne ne les attendait aussitôt. Mais le père s’était arrangé pour arriver au plus vite en annulant plusieurs rendez-vous, et ils s’étaient organisés pour faire garder les deux plus grands. Ces gens étaient complètement anéantis, sauf qu’à la différence des autres parents, ils n’essayaient même pas de faire semblant de garder la tête hors de l’eau. Ils étaient tellement habitués à leur petite vie parfaite que ce coup là était dure à encaisser, vraiment très dur. Beckett et Hodgins restèrent presque une heure avec eux, mais ils n’apprirent absolument rien d’utile. Les Brown repartirent tandis que Kate était en train de se demander si elle allait réussir à retrouver son fils à temps.
Beckett était à peine sortie avec les parents de Malcolm que les parents de Ruben Hudson venaient juste d’arriver. Elle les fit entrer dans la salle de repos qu’elle occupait jusque maintenant et les fit patienter un instant, le temps d’aller demander des nouvelles de la voiture qui rodait auprès de Ryan et Castle. Ils avaient réussis à avoir une image bien nette de la voiture et du conducteur, le couple reconnut sans hésiter l’un de leur cousin, il était de passage en ville et n’était pas très sûr de leur adresse, c’est pour cette raison qu’il était resté une journée à les observer. Voila, donc le plus gros mystère autour de leur vie venait d’être résolu, encore une impasse. Des parents détruits, en larmes, mais aucune réponse à donner.
Les Strugatsky arrivèrent alors que Beckett étaient toujours avec les parents de Ruben, mais vu qu’elle préférait ne pas les interroger elle-même, Esposito et Ryan les installèrent dans une salle d’interrogatoire. Ils s’installèrent face à eux et commencèrent à engager la conversation quand Beckett arriva près de Hodgins en demandant où étaient les autres. Il lui répondit simplement que lui faisait une pause pendant que Espo et Ryan interrogeaient ses voisins, que Castle les écoutaient avec Clarck dans la pièce d’à côté et que Jerald terminait juste une petite chose. Lorsque Beckett entra, Clarck stoppa la petite discussion qu’il avait avec Castle et sortit de la pièce en faisant un clin d’œil à Kate. N’osant pas trop se regarder l’un l’autre, ils se concentrèrent sur ce qui se passait dans la pièce d’à côté.
Ryan et Esposito avaient déjà passé pas mal de choses en revue : leur travail, leurs amis, leur façon de vivre, mais quand venaient les questions à propos de la famille ou du passé, les réponses étaient tout de suite beaucoup plus évasives.
-« Je ne comprends pas ce que vous cherchez ? » demanda Kim qui ne savait pas ce qu’elle faisait là, elle voulait juste retrouver son fils, comme tous les parents qui avaient défilés ici avant eux.
-« Est-ce que vous avez l’impression que vous étiez suivis ? Quelque chose d’inhabituel ses derniers jours ? » les inspecteurs posaient des questions tout ce qu’il y avait d’ordinaire et ils se demandaient ce que le manque de clarté de leur réponses pouvait bien cacher.
-« Mais qu’est ce que vous voulez à la fin ? Notre fils a disparu et vous, vous restez là à nous poser des questions tout aussi stupides les unes que les autres ! Vous ne devriez pas le rechercher plutôt ? »
-« On cherche les raisons pour lesquels votre fils et ses copains ont été enlevés, alors le moindre petit truc qui paraît bizarre nous intéresse, vous voyez ! » affirma très calmement Esposito.
-« Vous voulez un truc bizarre, très bien, alors commencez par interroger ma voisine. La femme dans l’autre pièce là-bas, celle avec le chemisier blanc et les hauts talons ! »
-« Milo ! » interrompit la femme.
-« Je sais que c’est ton amie. Mais cette femme vit seule, elle se balade avec un flingue et part travailler au milieu de la nuit ! Vous pouvez me dire dans quel genre de job on s’absente à n’importe quelle heure du jour et de la nuit ? Et il est où le père de son gamin ? » dit monsieur Strugatsky avec une pointe de colère et d’indignation dans la voix.
-« Vous avez l’air bien au courant de ce qui se passe chez votre voisine ! Et porter une arme n’a rien d’illégale, mais rassurez vous, on vérifiera ça avec elle. » fit Ryan avec un petit air moqueur. A cet instant, il souhaitait que Beckett soit derrière le miroir pour entendre ça.
-« Ouais… mais quand on n’a rien à se reprocher, on n’en n’a pas besoin ! Et si on est au courant de tout ça, c’est parce que c’est nous qui gardons son môme en attendant que son ‘soi-disant’ grand père arrive. » l’homme se calmait un peu et attendait la réaction des enquêteurs. « Cette femme est là-bas, avec les parents du petit Ruben, vous n’avez qu’à lui demander. » il pointait son doigt vers la salle repos où Beckett était peu de temps avant.
De l’autre côté du miroir sans teint, Castle et Beckett échangèrent un regard. Kate était plutôt gênée de la situation. Elle aurait largement préféré que Rick n’assiste pas à ce genre de scène et pouvoir garder un petit peu de dignité face à lui.
-« Tu devrais peut-être aller les aider ! A moins que tu n’aies envie que ton voisin continue à se défouler sur toi ? » suggéra l’auteur en relevant les sourcils, sentant tout à fait le malaise de Kate.
Kate sortit de la pièce et entra dans la salle d’interrogatoire. Au même moment, Jerald entra dans la pièce où Castle était désormais seul, et aperçut Beckett à travers le miroir.
-« ZUT » s’énerva-t-il. « Trop tard… J’avais des infos importantes pour elle ! »
-« Ben... Je suis là moi ! Vous n’avez qu’à me mettre au courant, et quand j’entrerais dans la salle, je m’arrangerais pour faire comprendre à Beckett que j’en sais plus qu’elle » affrima-t-il.
Jerald n’avait pas vraiment le choix. Il savait que Beckett lui ferait confiance et d’après ce que sa femme lui avait déjà raconté, il avait envie de les voir travailler ensemble. Ces deux-là devaient être imbattables quand ils faisaient équipe.
Chapitre 15.
Kate entra dans la salle d’interrogatoire en ouvrant la porte et en avançant d’un pas sûr. Milo Strugatsky essaya de protester en disant que c’était chacun son tour et qu’elle n’avait pas à se trouver là.
-« Lieutenant Kate Beckett, N.Y.P.D. » dit en elle posant son badge juste sous le nez de son voisin.
Elle fit comprendre à Ryan de se bouger et de lui laisser la chaise, pour bien montrer que c’était elle, le chef. Elle regarda son portable, qui venait juste d’annoncer un message. C’était Lanie, elle voulait juste prendre des nouvelles, mais ce texto lui donna une idée pour tenter un coup de bluff. Ce couple était marié depuis 18 mois seulement et ils vivaient à des dizaines de kilomètres l’un de l’autre 4 ans auparavant. Il était donc peu probable que cet homme soit le père du petit garçon, d’autant plus que chacun d’eux essayait de ne pas répondre à certaines questions faisant allusion au passé.
-« Où est le père de Cameron ? » demanda-t-elle en regardant sa voisine dans les yeux.
-« HEY… » protesta l’homme. « JE suis la père de Cameron ! »
-« Tout à l’heure, vous avez accepté un verre d’eau. Vous avez remis le gobelet à l’un des inspecteurs. On en a profité pour faire un petit test A.D.N. Alors je repose la question, où est le père de Cameron ? » Il est évident que ce genre de test prend un certains temps, mais ces gens là n’étaient pas sensé le savoir, elle tentait le coup.
Le couple échangea un regard, Milo lui faisait signe de ne rien dire. Kim baissa la tête.
-« Ecoutez, je suis là pour retrouver ces enfants. Le vôtre, le mien… Mais je n’y arriverais pas toute seule. Aidez-moi. »
-« En prison. » marmonna madame Strugatsky après un moment de silence.
-« Je vous demande pardon ? » fit Beckett surprise. Elle s’attendait à tout un tas de réponse, mais pas à celle là.
-« Il a été condamné à 4 ans de prison. Vous devriez le retrouver rapidement ! »
-« Son nom ! » ordonna l’inspectrice.
-« Josh Devlin » répondit Kim d’un air résigné à enfin coopérer.
Kate la dévisagea un instant et se tourna vers ses coéquipiers.
-« Ryan, trouves-moi tout ce que je dois savoir sur ce type. Espo, je veux son visage. Regardes dans les fichiers, si les photos ne sont pas récentes, voit avec le dessinateur. Je VEUX voir à quoi il ressemble aujourd’hui. Et tant que tu y es, trouves le sur les enregistrements du musée. Demande un coup de mains à Clarck et Hodgins ! »
Pendant que, dans l’autre pièce, 5 inspecteurs et un romancier recueillaient un maximum d’informations pour arriver à combler tous les vides de leurs histoires. Beckett continuait de les interroger sur la vie du couple Devlin, sur la raison de la condamnation de Josh et sur la manière dont Kim et Milo Strugatsky s’étaient rencontrés.
Une demi-heure plus tard, Beckett en savait déjà beaucoup sur leurs vies, et savait également que ce Josh avait été condamné pour destruction de bien privée, trouble à l’ordre public et violences conjugales mais ça n’empêcha pas Castle d’arriver brusquement lui aussi dans la pièce, un dossier et un stylo bille en main.
-« C’est une blague ? » s’exclama Milo Strugatsky. « D’abord notre voisine nous fait passer un interrogatoire et maintenant c’est l’écrivain avec lequel ma femme me bassine à chaque nouvelle sortie de roman qui vient s’en mêler… Vous vous moquez de nous ? »
-«Vous lui demanderez un autographe une autre fois. Castle ! Mais qu’est ce que tu fais ? » demanda Beckett, surprise de le voir s’asseoir.
-« J’ai une petite histoire à te raconter ! » fit-il innocemment en haussant les épaules.
-« Je ne sais pas si tu te souviens, mais 5 enfants ont disparu… Je n’ai peut-être pas envie de plaisanter. » dit-elle en le regardant du coin de l’œil.
-« Je ne sais pas si tu te souviens, mais mon fils fait partie de ces 5 enfants ! » répondit-il du tac au tac en reprenant un air sérieux. « Je te présente Kim et Cameron Lewis. » affirma-t-il en plaquant deux photos sur la table. « Ils sont mort dans l’incendie de leur maison le 18 novembre 1997. »
Beckett le regarda l’air de dire : « Sérieux ? », puis elle regarda son amie qui pâlit d’un coup.
Devant le regard interrogateur de Kate, Castle poursuivit.
-« Maintenant, je te présente Josh Devlin. » il plaça une troisième photo sur la table. « La photo date un peu… En fait, c’était à l’époque où tout allait bien. Il était comptable pour la société ‘FTG Logistic’, elle a fait faillite en 2013. C’est à ce moment là que les choses ont commencé à dégénérer ? » demanda-t-il en regardant celle qui avait usurpé l’identité de Kim Lewis.
-« Il ne retrouvait pas de travail, après quelques mois seulement, il a cessé de chercher. Il a commencé à boire, à sortir de plus en plus tard… Quand il rentrait ivre, il nous frappait. Notre fils, qui n’avait que quelques mois, et moi…. Lorsque le petit a dû être hospitalisé, j’ai porté plainte. J’ai demandé le divorce. J’ai obtenu la garde exclusive de notre fils, et je suis partie. »
-« Mais ça n’a pas suffit ! N’est ce pas ? » continua l’écrivain. « Voici Patricia et Connor Devlin » annonça Rick en plaçant deux nouvelles photos sur la table. « Patricia à demandé une injonction d’éloignement pour elle et son fils, à l’encontre de son ex-mari. » expliqua l’auteur. « C’est aussi à ce moment là que Patricia et Connor ont disparu, pour réapparaitre à Stamford sous l’identité de Kim et Cameron Lewis. Ensuite…»
-« Ensuite, c’est bon, je connais la fin de l’histoire ! » réfléchit Beckett. « Quel âge avait Cameron… Connor… Enfin bref ! Quel âge avait-il la dernière fois que son père l’a vu ? »
-« Il avait 6 mois quand nous avons divorcé. Nous sommes partis mais il nous a retrouvés, il disait avoir changé. Je lui ai laissé une seconde chance… Mais rien n’avait changé, il buvait de plus en plus et frappait de plus en plus fort. Il était dans un bar, juste à côté de chez nous. J’ai appelé la police, puisqu’il ne respectait pas l’injonction d’éloignement, j’en avais le droit. Il a tout démolit dans le bar en voyant la police. Il a essayé de s’enfuir, mais ils l’ont vite rattrapé. Et il a été condamné à 4 ans. Connor avait à peine un an.» termina d’expliquer madame Strugatsky.
-« Il a été libéré. Il y a 6 mois, pour bonne conduite ! » intervint l’auteur.
-« Comment un homme condamné pour faits de violence peut être libéré pour bonne conduite ? » demanda Beckett qui avait bien du mal à suivre.
-« Surpopulation carcérale je suppose ! » réfléchit l’auteur à voix haute.
-« Beckett ? Je peux te voir un moment ? » demanda Ryan qui venait de passer la tête par la porte.
Beckett s’excusa une minute et sortit. Elle croisa les parents de Wesley Matthews, et les salua brièvement.
-« Le dessinateur nous a fait plusieurs portraits robots en vieillissants les traits, changeant la coupe de cheveux, avec lunettes ou sans… » tentait d’expliquer l’inspecteur.
-« Ryan, s’il te plaît… Abrèges ! » ordonna Beckett.
-« Les parents du petit Wesley Matthews l’ont reconnu ! » Beckett le dévisagea, elle ne comprenait plus rien tout d’un coup. « L’école a demandé à une entreprise de refaire plusieurs locaux. Ils ont commencé avant les vacances pour que tout soit terminé pour la rentrée. Josh Devlin fait partie des ouvrier. Ils l’ont reconnu d’après l’un des portraits, et il apparaît sur les caméras du musée, avec deux autres types dont on cherche l’identité. On attend juste la confirmation de l’entreprise en question, mais il n’y a pas beaucoup de doute possible. C’est lui ! »
Beckett avait l’air d’avoir reçu un coup sur la tête. Elle se redirigea vers la salle d’interrogatoire, prenant une feuille blanche au passage sur un bureau. Elle entra dans la pièce et plaqua la feuille devant Kim Strugatsky.
-« Il nous faut les noms de personnes qu’il aurait pu contacter à sa sortie de prison, et des endroits où il pourrait se cacher, se sentir en sécurité. » affirma-t-elle. Elle se souvint que Castle avait un stylo en mains en entrant. Il était en train de jouer avec, mais elle le lui arracha des mains pour le donner à la femme.
-« Quoi ? » demanda Beckett en se rendant compte que ses voisins la dévisageait elle et Castle.
-« Charlie fait la même tête que Monsieur Castle, quand il est prit sur le fait. » affirma Monsieur Strugatsky, légèrement gêné.
Beckett se retourna pour regarder Rick et un léger sourire apparu, malgré elle, sur ses lèvres.
-« Euh… Oui ! Je sais ! » reprit-elle en s’asseyant et attendant que Kim termine la liste.
Castle et Beckett restèrent encore un bon moment à discuter à propos de Josh Devlin et de ses habitudes, de ce qu’était leurs vies lorsque tout allait bien au sein du couple. Beckett cherchait la moindre petite chose qui aurait pu faire en sorte que cet homme se sente en sécurité. Kim expliqua alors qu’ils avaient une belle maison dans un quartier très chic, mais qu’ils avaient dû la vendre car ils n’avaient plus les moyens de rembourser l’emprunt. Ensuite, ils avaient déménagé pour se retrouver dans un appartement minuscule avec des murs tellement fins qu’ils entendaient tout ce qui se passait chez les voisins. Elle parla de sa passion pour la nature, la pêche et le petit chalet où ils avaient été en vacances, juste avant la perte de son emploi.
Chapitre 16.
Samedi 27 mai, un peu après 18 heures.
Le couple Strugatsky sortait enfin de la salle d’interrogatoire, après avoir fourni toute une liste de contacts et d’adresses pour les enquêteurs. Il était évident qu’il leur avait été demandé de ne surtout rien ébruiter de tout ce qui venait de se dire, moins il y avait d’informations qui circulaient, plus les chances de retrouver les enfants en vie étaient élevées. Mais le temps commençait à jouer contre eux.
Ils passèrent du temps à examiner la liste fournie par l’ex-femme du suspect. Hodgins et Clarck se chargeaient des 10 noms répertoriés. Ils devaient essayer de retrouver leurs traces et d’avoir des photos récentes. Pour l’instant, ils ne disposaient que des caméras du musée pour faire les comparaisons.
Tous les autres devaient se concentrer sur les lieux indiqués. Il y en avait plus d’une quinzaine, et Gates ne pouvait pas se permettre d’envoyer des équipes dans chaque lieu, au même moment pour éviter les fuites. Il fallait cibler un maximum pour n’en retenir que deux ou trois. La maison que le couple Devlin avait acheté lors des jours heureux avait été rachetée par un couple de personnes à la retraite, mais Beckett pensait judicieux d’y aller faire un petit tour juste pour s’assurer que ces gens n’avaient pas de problème. Quelques uns des lieux répertoriés étaient à l’époque de vieux immeubles à l’abandon. Aujourd’hui, 3 d’entres eux étaient rasés et transformés en terrain vague, en attente d’un projet et 2 avaient été transformé en immeubles à appartements de luxes, avec garages dans le sous sol et gardiens à l’entrée… Il restait encore beaucoup trop à vérifier. Le lieutenant Jerald proposa alors une toute autre approche. Les ravisseurs retenaient 5 enfants, ils devaient donc être dans un endroit bruyant, où les cris et les gémissements pourraient passer inaperçus. Ils devaient également se trouver à proximité d’un lieu de ravitaillement. Etant donné que cet homme cherchait son fils, il était obligé de bien traiter tous les enfants, leur donner suffisamment à boire et à manger et ne pas les effrayer davantage. Jerald proposait donc un lieu facile d’accès, peut être même à proximité du métro, en tous cas, dans un coin fort animé de la ville. Il avait remarqué qu’une des cachettes préférées de Josh Devlin se trouvait sur ‘Surf Avenue’ à proximité de deux parcs d’attractions L’endroit idéal pour passer inaperçu avec des enfants.
Esposito remarqua aussi qu’un immeuble abandonné se trouvait tout près de central Park, tout près du lieu de l’enlèvement, dans le centre ville. Le genre d’endroit où personne ne pose de questions…
Gates trancha : ils n’avaient pas droit à l’erreur et elle le savait. Elle allait s’arranger avec le central pour qu’une patrouille soit envoyée à l’ancienne adresse des Devlin, sur ‘Jewel avenue’. Ryan, Esposito et elle-même iraient à l’immeuble proposé par Esposito, un peu plus tôt. Jerald, Clark et Hodgins iraient sur ‘Surf Avenue’, étant donné que ça se trouvaient dans Brooklyn, ils étaient un peu plus chez eux.
Castle et Beckett protestèrent, il n’était pas question qu’ils restent à attendre au commissariat.
-« Si c’était vos petits enfants, Capitaine ! » supplia Kate.
-« Il faudrait m’attacher à mon bureau pour que je reste assise ! Vous voulez vraiment que j’en vienne là ? » demanda-t-elle en la menaçant avec les menottes.
Beckett comprit le message cinq sur cinq et préféra s’asseoir en les regardant quitter le service et mettent tout en place pour l’opération.
Le temps parut une éternité à Rick et Kate qui tournaient en rond en attendant des nouvelles.
Vers 21h30, le téléphone sonna dans le bureau de Gates. Beckett ne réfléchit pas une seconde et fonça pour répondre. C’était la patrouille que le centrale avait envoyé sur ‘jewel avenue’, l’officié qui se présenta fesait juste son rapport comme ça lui avait été demandé.
-« Nous avons fait le tour de la maison, rien à signaler. Comme personne n’a répondu, on a été voir un voisin qui nous a expliqué que les propriétaires étaient en vacances en Europe. Il a ajouté que leur fils et leurs petits enfants étaient venu jeudi, vus qu’ils avaient la clé, tout étaient normal. Ils sont repartit ce matin d’après lui. » Beckett le remercia et raccrocha.
Elle croisa le regard de Castle et foncèrent tous les deux sur le dossier à la recherche de la même information. Le couple n’avait qu’une fille, chez laquelle ils étaient, en Europe. Ils n’avaient même pas de petits enfants. En en pleine semaine, qu’est ce qu’ils seraient bien venus faire ?
Beckett appela immédiatement Jerald pour le prévenir pendant que Castle se chargeait d’appeler Ryan. Tout deux se précipitèrent vers le parking car aucun des deux ne comptait rester à attendre bien sagement.
L’équipe de Jerald arrivèrent sur les lieux en premier, ils frappèrent à la porte, et n’obtenant aucune réponse, ils cassèrent une vitre pour entrer. Étant donné qu’ils pensaient que des criminels avaient envahis la maison, ils étaient tout à fait en droit d’agir de cette manière. Et qui sait, peut être que les enfants étaient à l’intérieur ! Ils savaient pertinemment que les autres n’allaient pas tarder à arriver, et que par conséquent, les renforts étaient assurés en cas de problèmes. Ils étaient et train de faire le tour de la maison, à la recherche des enfants, ou d’une preuve quelconque que les hommes et les enfants qu’ils recherchaient étaient bien les squatteurs de cette maison. Beckett et Castle arrivèrent juste après l’équipe de Gates.
Kate et Rick entraient dans la maison et découvraient, à leur tour, une maison calme. Les occupants avaient visiblement plié bagages, après avoir mis un sacré désordre. Gates et Jerald discutaient en bas des escaliers, pendant que les 4 autres inspecteurs fouillaient la maison.
-« Capitaine ! » cria l’inspecteur Hodgins, peut habitué par ce genre d’exercice et impressionné par sa découverte. « Vous croyez que c’est à l’un des enfants du musée ? » demanda-t-il en montrant un pull Spiderman couvert de sang.
-« Oh NON… NON ! » sanglota Beckett que personne n’avait encore vu entrer.
-« Beckett, Castle ?? Mais qu’est ce que vous faites ici ? Non de Dieu, vous n’écoutez jamais rien ! » hurlait Gates pour la réprimander.
-« C’est à Charlie ! C’est le pull qu’il avait Jeudi. » continua-t-elle, sans prêter attention à sa supérieure.
Beckett imaginait déjà le pire, tout ce sang sur le pull de son fils ne pouvait dire qu’une seule chose, il devait être blessé, et vu la grosseur de la tâche, ça devait être plutôt grave.
Rick restait figé sur place. Il n’en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles… Son fils, ça ne pouvait pas être possible, pas lui. Ça ne pouvait pas être le pull de Charlie, Kate devait faire erreur. Il voulait le connaître, le serrer dans ses bras… Alors ça ne pouvait pas être le sien !
Tout se passait à une vitesse incroyable, Gates n’avait pas encore eut le temps de mettre les parents dehors qu’en haut des escaliers, c’est Esposito qui venait d’apparaître.
-« Capitaine ? Venez voir, il y a… » il s’arrêta en voyant Beckett et Castle, en état de choc, au milieu du hall d’entrée. « Vous devriez monter » se rajusta-t-il à l’attention de Gates.
-« Pas vous ! » ordonna-t-elle sèchement aux parents de Charlie. Elle fit signe à Jerald de rester avec eux et de les faire sortir si possible, et adressa un regard noir à Hodgins pour qu’il éloigne le pull ensanglanté de la vue de Castle et Beckett.
Jerald passa plus de ¾ d’heure avec Castle et Beckett. Il était hors de question de les laisser partir dans cet état, et il n’était pas question non plus qu’ils entrent à nouveau dans cette maison. Les inspecteurs avaient trouvé tout un tas d’effets personnels des enfants, ce qui prouvaient que c’étaient bien le ravisseur qui c’était réfugié dans son ancienne maison. Il y avait un sac, une veste, 2 pulls et même un pantalon souillé que l’un des ravisseurs avait du enlever à l’un des enfants pour des raisons de confort et d’hygiène. Bien qu’ils fussent loin de leurs lieux d’investigation, c’était leur enquête et donc, leurs équipes qui étaient appelés sur place. Ce qui explique que Beckett s’écroula littéralement en voyant Lanie et Alexis Arriver.
-« Pas Charlie… Pitié, non, pas ça !! » Kate s’effondra dans les bras de Rick qui était dans le même état en regardant Lanie et sa fille, les yeux remplis de larmes et le regard suppliant.
La légiste, émue par ce spectacle et terrifiée à l’idée de ce qui l’attendait, dévisagea Kate. Elle ordonna à Alexis de rester dehors et se résigna à faire son travail. Mais c’est avec une terrible boule au ventre et les larmes aux yeux qu’elle arriva près de corps.
Chapitre 17.
Lanie ressortit de la maison une dizaine de minutes plus tard. Elle adressa un léger sourire à Alexis, qui était dans les bras de son père et se dirigea vers Kate qui était à quelques mètres d’eux.
-« Ce n’est pas Charlie. » dit elle en prenant Kate dans ses bras et en regardant Rick et Alexis. « Il s’agit d’un homme d’une quarantaine d’années. » affirma-t-elle.
Elle demanda ensuite à Alexis de venir avec elle pour l’aider et elles repartirent toutes les deux à l’intérieur. Gates s’avança à son tour et leur ordonna de rentrer. Elle affirma qu’il y avait bien assez d’inspecteurs très qualifiés à l’intérieur et que leurs présences étaient loin d’être la meilleure des choses. Elle se proposa elle-même pour les raccompagner au poste.
Il était presque minuit quand Esposito et Ryan réapparurent au poste. Ils venaient juste rechercher leurs affaires afin de rentrer chez eux pour se reposer, mais Kate et Rick étaient toujours là, à attendre des nouvelles.
-« Rentrez chez vous. On n’aura rien de plus pour l’instant. » conseilla Ryan en donnant une tape amicale sur l’épaule de Castle.
-« Lanie a renvoyé Alexis chez elle, il y a déjà plus d’une demi-heure. Elle va probablement passé la nuit à la morgue pour qu’on ait un maximum d’infos demain matin. » dit Esposito pour les décider à rentrer se reposer.
Rick regarda Kate mais n’osait pas lui demander si elle allait rentrer chez elle ou si elle voulait passer une seconde nuit au loft. Kate dût lire dans ses yeux, car elle lui répondit sans même qu’il n’ai eu à préciser quoi que ce soit.
-« Je vais rester ici ! Ca va aller. Ne t’inquiète pas. Occupes-toi d’Alexis, je crois que ça doit être dur pour elle aussi. »
Castle lui adressa un petit sourire et rentra chez lui. Au loft, Alexis l’attendait. Elle avait trouvé la photo de Charlie sur le bureau de son père. Elle s’était assise sur son fauteuil et la regardait avec beaucoup de tendresse. Rick déposa un baiser sur le front de sa fille. Alexis se leva et il la serra dans ses bras en lui répétant que les meilleurs policiers de New-York étaient sur l’affaire et que même Gates n’abandonnerait pas. Alexis lui fit un sourire crispé. Elle lui rendit la photo et monta se coucher.
Alexis se réveilla de très bonne heure. Elle n’avait pas très envie d’aller en cours et aurait même préféré se rendre à la morgue pour pouvoir aider Lanie à avancer, mais elle savait très bien que ni son père, ni la légiste ne l’aurait laissé faire. En arrivant dans la cuisine, elle fut surprise de constater que son père n’était toujours pas levé. Elle ouvrit légèrement la porte de son bureau et constata qu’il s’était endormi, la tête posée sur un tas de photos vieilles de quelques années et sa main posée sur une petite boite ouverte, serrant une dague entre le pouce et l’index. Ce n’était pas la première fois qu’elle le retrouvait comme ça au petit matin, mais c’était bien la première fois qu’elle n’en voulait pas à Beckett. Elle le réveilla tout en douceur et lui prépara un petit déjeuner rapide pendant qu’il se préparait. Ensuite, elle s’en alla à son cours, tout en sachant que son esprit serait ailleurs aujourd’hui encore.
Au commissariat, Lanie arriva dans le service de la criminelle vers 8 heures. Tous les inspecteurs attendaient son rapport avec impatience tout en cherchant l’identité de la victime et son lien avec Josh Devlin. Lanie trouva son amie, endormie, la tête posée sur son bureau. Elle avait dû s’endormir en relisant une fois de plus, les comptes rendus de l’affaire. Elle la réveilla en lui tapotant sur l’épaule. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle posa deux cafés, bien en évidences sur le bureau et lui tendit un pull Spiderman, identique à celui qui avait été retrouvé la veille.
-« Je sais que c’est son préféré. J’ai du découper dedans pour analyser le sang. Alors j’ai été en chercher un neuf ! » expliqua la légiste. « Tant qu’à faire, j’ai prit la taille au dessus, il grandit trop vite ! » continua-t-elle avec un léger sourire.
Kate, encore à moitié endormie, prit le pull tandis que ses yeux commencèrent à s’humidifier.
-« Ce n’était pas son sang ! J’ai fait un test A.D.N mais on n’aura pas le résultat avant demain. Par contre, je l’ai comparé à celui de l’homme qu’on a retrouvé dans la maison, et ça correspond. Charlie va bien. » essaya de rassurer Lanie.
-« Il va bien ? » dit Kate sans croire une seconde à ces quelques mots. « Il a été enlevé. Il a probablement assisté à l’assassinat de ce type … Et tu me dis qu’il va bien ? » demanda-t-elle les yeux pleins de larmes.
-« Kate… Je sais que c’est dur. Je n’ai pas d’enfant, mais j’adore Charlie. Cette affaire me rend dingue moi aussi. Ce que je voulais dire, c’est qu’il n’est pas blessé, et tout cas, pas grièvement. Alors oui, je dis qu’il va bien. » elle fit les gros yeux à Kate qui ouvrait la bouche pour parler. « Peut être qu’il a assisté à ça, ou peut être que son pull traînait juste là où il ne fallait pas … Je ne sais pas ce qui c’est passé là-bas. »
-« Comment il va faire pour vivre avec ça ? Il est si petit encore. » dit Kate en regardant son amie dans les yeux.
-« Je sais qu’on n’a pas souvent été d’accord ces dernières années, mais tu es une maman formidable, et Charlie est un petit garçon vraiment exceptionnel. Je suis certaine qu’avec ses parents et toute une famille pour l’entourer, il s’en sortira. » affirma-t-elle avec conviction. « Et puis, qui sait, peut-être finira-t-il lieutenant à la criminelle, ou écrivain ? » plaisanta-t-elle avec un grand sourire.
Cette remarque fit à peine sourire Kate, elle se prit la tête entre les mains, une fois de plus et soupira en se demandant quand ce cauchemar allait se terminer. Lanie approcha les deux cafés un peu plus près, pour les mettre en évidences.
-« Javi m’a envoyé un SMS pour me dire que Castle est sur une marche, à l’entrée du parking du commissariat. » voyant le regard surprit de Kate, elle rectifia. « Bon, c’est vrai, il m’a envoyé une photo pour me faire culpabiliser de n’avoir rien dit à propos de Charlie. » elle expliqua en prenant son portable et montrant la photo a Beckett. « Le café, c’est bien votre moyen de communication ? Non ? » elle lui fit un petit clin d’œil avant de s’éloigner. Elle voulait la laisser réfléchir en espérant qu’elle aille le retrouver. En passant à côté d’Esposito, il la retint par le bras.
-« Je n’en reviens pas que tu ne m’ais jamais rien dit ! » reprocha une fois de plus le latino à sa petite amie.
-« Tu savais que j’allais voir Kate, je ne te l’ai jamais caché. » essaya-t-elle de se défiler.
-« Mais tu t’es bien gardée de ma parler de Charlie. Enfin, si, tu m’en a parlé une fois. Mais je croyais que c’était son petit ami. Pas son fils ! Pourquoi tu ne me l’as jamais dit ? »
-« Tu l’aurais dit à Castle ? » demanda-t-elle en continuant à lui tenir tête.
-« Evidemment que je lui aurais dit ! » fit il, surpris de cette question qui lui semblait stupide.
-« Et ben voilà, pourquoi je ne te l’ai pas dit. Ça t’aurait plu à toi qu’elle vienne te dire ce que tu devais faire à propos de ta vie sentimentale ? »
-« Mais tu exagère là. Castle DEVAIT savoir. »
-« Tout à fait d’accord. Mais c’était à elle de régler ça, pas à toi. Crois-moi, elle regrette d’être partie, elle s’en veut déjà bien assez. Elle aurait fini par revenir, elle l’aurait fait pour Charlie. Il pose de plus en plus de question sur son père, et elle ne lui a jamais menti. » expliqua Lanie. « Tu crois que ça m’amusait de regarder Castle souffrir sans rien dire. Tu crois que je n’ai jamais eu envie d’en parler à Alexis ! » termina-t-elle en regardant Esposito droit dans les yeux. « Si j’avais fait ça, elle ne m’aurait jamais pardonné, et ça n’aurait rien arrangé, bien au contraire ! »
Lanie se retourna pour regarder son amie et constata que pendant leur petite discussion, Kate était partie, emportant les deux cafés avec elle.
-« Par contre, je crois que pour une fois, elle s’est décidée à enfin écouter mes conseils. Bon, puisque vous n’avez plus besoin de moi, je vais aller m’allonger une heure ou deux, avant que le reste des résultats n’arrivent. » dit elle en partant.
Chapitre 18.
Kate trouva Rick exactement au même endroit que sur la photo. Assis sur une marche à la sortie du parking, il était plongé dans ses pensées et sursauta en voyant le café que quelqu’un lui tendait.
Kate s’assit juste à côté de lui, il prit le gobelet en la dévisageant.
-« Ce n’est pas le sang de Charlie ! » affirma-t-elle. « Sur le pull. Le sang correspond à celui de la victime. Ce n’est pas le sien. » précisa-t-elle en buvant une gorgée.
Le regard de Castle suffisait à la remercier pour cette information. Il avait envie de la prendre dans ses bras et de l’embrasser tellement il se sentait soulagé. Mais il se contenta de poser une main sur celle de Kate.
-« Alors c’est à toi qu’Espo a envoyé la photo qu’il a essayé de prendre discrètement ? » se contenta-t-il de dire en retirant sa main.
-« Non, c’est à Lanie ! Mais elle ne s’est pas privée de me faire remarquer une fois de plus le désastre que j’avais causé. »
-« Solidarité féminine, comme toujours ! » affirma-t-il ne comprenant pas ce que Kate venait de dire. « J’en reviens pas qu’elle ne m’ait jamais rien dit, elle non plus. Tout le monde t’a laissé faire en me regardant dans les yeux. » dit il avec une pointe de rancune dans la voix. « Comment ils ont pu me faire ça ? »
-« Il n’y a que Lanie qui était au courant. Je n’ai jamais rien dit aux autres, et je doute que Lanie en ait parlé. » elle laissa quelques minutes à Castle avant de continuer. « Si tu l’avais apprit autrement… Je veux dire, si c’est Lanie et l’un des garçons qui t’avait parlé de Charlie, comment aurais-tu réagit ? » demanda Kate, voulant connaitre la réponse, mais craignant la suite.
Il prit le temps de réfléchir tout en buvant son café.
-« J’aurais été fou de rage. Encore plus que l’autre jour ! » précisa-t-il en la regardant. Kate détourna son regard et but une gorgée de café pour ne pas se sentir obligée de le regarder dans les yeux. « Je pense que j’aurais foncé chez mon avocat. J’aurais probablement fait en sorte de te l’enlever, mais légalement. » avoua Castle sans oser la regarder.
Une longue minute de silence s’installa entre eux, avant que Rick ne termine.
« Tout compte fait, heureusement que personne d’autre ne m’ait rien dit. » affirma-t-il en la regardant avec un très léger sourire. « Ton père doit m’en vouloir, de ne pas être venu te rechercher. De ne pas m’être battu pour te récupérer. Je lui avais promis de prendre soin de toi et de te rendre heureuse. »
-« Je ne crois pas. Ce n’était pas vraiment toi qu’il ait eu envie de tuer ces dernières années. » rectifia Kate en le regardant dans les yeux pour la première fois depuis qu’elle l’avait rejoint. « Mon père et Lanie n’ont pas arrêté de me dire que je me trompais. Et aujourd’hui encore, c’est Lanie qui me fait comprendre que j’ai tout faux depuis 4 ans ! »
Ils restèrent assis l’un à côté de l’autre, en silence, pendant quelques minutes encore.
Rick avait des questions plein la tête et ne savait pas par où commencer. Il avait peur de la faire fuir, peur de la brusquer. Mais il ignorait tout de son fils et estimait qu’il avait tout de même droit à certaines réponses. Kate ne savait pas quoi dire de plus. Elle avait envie de lui raconter tellement de choses qu’elle ne savait pas par où commencer. Elle avait peur que cette discussion tourne au cauchemar et qu’ils se disputent une fois de plus, elle ne savait vraiment pas quoi faire.
-« Tu lui as déjà parlé de moi ? A Charlie ? Il te pose des questions des fois ? »
-« Tu te souviens de la photo qui était sur ton bureau ? »
-« Tu parles de celle que j’avais jetée ? Celle que j’ai cherché pendant 3 jours avant de me dire que c’était peut-être toi qui l’avais prise ? »
-« Elle est dans sa chambre, sur sa table de nuit. Il te parle souvent, tous les jours en fait. Des fois, quand il est fâché contre moi, il se réfugie dans sa chambre et je l’entends te parler, te raconter tout ce qui le tracasse. Et rien que ça, ça suffit à le calmer, et il s’endort en serrant la photo dans ses bras.
-« Wah… Alors même à distance je suis un super papa ! » dit-il pour plaisanter. Kate lui fit un petit sourire car de toute évidence, elle n’avait pas l’intention de le contredire. « Qu’est ce que tu lui a dit pour expliquer mon absence ? » demanda Rick plus sérieusement.
-« La vérité ! Qu’on s’est disputé et que je suis partie. »
-« Alors il doit penser que je suis du genre insupportable… » fit-il en réfléchissant à voix haute.
-« Non, je lui ai dit que tu es quelqu’un de super. Très gentil et drôle. Je lui ai même dit que tu travaillais avec la police : que tu arrêtes les méchants et que tu sauves des vies. » expliqua Kate pour le rassurer. Elle ne l’avait jamais fait passer pour quelqu’un d’horrible et elle avait toujours dit la vérité à son fils.
-« Il doit imaginer que je suis une sorte de super héros, alors. Avec des pouvoirs spéciaux et tout un tas de petits gadgets ! »
Cette remarque fit sourire Kate qui appréciait vraiment ce moment de sincérité, si on ne tenait pas compte de l’enquête dramatique qui les réunissait.
-« Connaissant Charlie, ça ne m’étonnerait même pas ! »
-« Qu’est ce que tu lui as dit pour expliquer que je ne vienne jamais le voir ? »
-« En fait, il ne m’a jamais posé la question. Mais il est encore petit, alors soit il n’a pas réfléchit jusque là, soit il préfère ne pas demander. » avoua-t-elle mal à l’aise, se rendant compte que Charlie devait souffrir de cette absence tout autant qu’elle. « Je ne sais pas ce que je lui aurais répondu, mais je ne t’aurais pas donné le mauvais rôle. Il m’aurait probablement détesté pendant un moment, et mon père m’en aurait peut être voulu encore un peu plus, mais je crois que j’aurais continué à lui dire la vérité. Que si tu ne venais pas le voir, c’est juste que tu ignorais que tu avais un fils. »
-« Tu aurais osé lui dire ça ? » demanda Castle admiratif de sa franchise.
-« Je n’aurais pas pu lui dire que tu étais mort ou un truc dans le genre. Et je n’avais pas envie de lui mentir et de te faire passer pour un monstre. »
-« Alors en fait… Même sans toute cette histoire, tu aurais fini par revenir me voir ? » demanda-t-il avec son petit air enfantin.
-« Oui… Un jour ou l’autre. Il aurait probablement voulu te rencontrer, et j’aurais bien été obligé de venir te voir ! »
Castle se risqua à passer son bras autour de la taille de Kate, pour se rapprocher un peu d’elle. A sa grande surprise, elle se laissa faire et posa la tête sur son épaule.
-« On y était presque… On va le retrouver ! » affirma Kate.
-« On est juste arrivé avec quelques heures de retard. Mais on va trouver le nom de son complice, on va trouver leur cachette, et ils vont regretter d’avoir osé s’en prendre à notre fils. »
Kate se leva et adressa un grand sourire à Rick. Elle se sentait apaisée d’avoir eu une discussion calme et sereine avec lui. Elle n’aurait pas imaginé, quelques jours auparavant, pouvoir lui dire toutes ces choses, mais ça lui semblait tellement important qu’il sache tout ça. Elle lui tendit la main pour l’aider à se relever.
Rick se sentit soulagé que Kate soit venue lui parler. Il savait que ces années de séparations n’avaient pas été facile pour elle non plus, mais il était loin d’imaginer que même face à son fils elle se sentait coupable. Il était content de savoir que son fils connaissait au moins son visage et qu’il n’était pas totalement un étranger pour lui, Kate était vraiment formidable. Il saisit la main qu’elle lui tendait pour se relever. Une fois qu’il fut debout, il l’attira à lui et la serra dans ses bras. L’étreinte ne dura que quelques secondes, mais il en profita pour déposer un baiser dans le creux de son cou.
-« Merci. » dit il en la regardant dans les yeux. Devant le regard perplexe de Kate, il ajouta. « Pour le café ! » Il se contenta de lui sourire. « On devrait peut-être remonter. Je connais deux inspecteurs qui vont encore râler que ce sont eux qui font tout le boulot ! »
Rick commençait à monter les escaliers tout en se retournant légèrement pour observer Kate. Elle était restée figée sur place et avait visiblement du mal à se remettre de cette étreinte, à moins que ce ne soit le petit baiser qui lui ait fait tant d’effet.
En fait, elle repensait à la nuit qu'ils avaient passée dans les bras l'un de l'autre. Elle ne dormait pas encore au moment où Rick l'avait fait basculer pour l'allonger à ses côtés. Elle s'était laissé faire car elle savait qu'elle n'arriverait pas à s'endormir sans ses bras. Elle avait profité des caresses et des baisers, tout autant que lui. Elle avait senti ses larmes couler sur son front, mais elle n'avait pas osé bouger, elle avait eu peur de sa réaction. Et en entendant sa déclaration, elle n'avait pu s'empêcher de se demander s'il était vraiment sincère ou pas, mais ce petit baiser, déposé tendrement, lui donnait une raison supplémentaire de penser qu'elle avait encore une chance qu'il puisse lui pardonner et lui laisser une seconde chance.
Chapitre 19.
Lorsque Rick arriva seul dans le service, tous les autres se retournèrent vers lui. Sachant que Kate était partie le chercher, le voir remonter seul leur semblait bien étrange, et tous craignaient une nouvelle querelle.
-« Rassurez-vous, elle arrive. » les rassura-t-il en regardant le tableau blanc pour voir ce qu’il y avait de nouveau.
Kate arriva environ 5 minutes après Castle et fit exactement la même chose, vérifier l’avancé de l’enquête. Elle était devant le tableau blanc et Ryan vint à sa rencontre pour lui faire part des dernières découvertes. Il se souvenait qu’elle préférait les résumés oraux à la relecture des notes.
-« La victime de ‘jewel avenue’ s’appelle Kurt Alyn. C’était l’un de ses complices, lui aussi était au musée. On suppose qu’ils ont dû se disputer et qu’il a perdu la bataille. Lanie dit qu’il s’est prit une balle en plein ventre. La balle a traversé l’estomac et est allée se loger dans le foie, il n’avait aucune chance de s’en sortir. Mais il a dû souffrir et agoniser pendant un long moment. » se rendant compte que cette description ne devait guère la rassurer, il s’errêta là et passa à la suite. « On a réussi à identifier le troisième homme. Il s’agit de Mack Lawford. C’est un petit escroc condamnés à plusieurs reprises pour des petits vols. Il n’est pas réputé pour être violent. Ce n’est pas un leader non plus. En général, il se contente de suivre. Je ne pense pas qu’il soit une véritable menace pour les enfants. »
-« Cette histoire a été hyper médiatisée, les photos des enfants ont même été utilisées par certains journaux. Comment ce fait il qu’aucun voisin n’ait donné l’alerte ? » demanda Rick, perdu par le manque de civisme de ces gens.
-« Ils sont arrivés jeudi dans la matinée, la plupart des voisins travaillent et ils ne se sont rendus compte que la maison était habitée en voyant de la lumières et des ombres aux fenêtres. Aucun d’eux n’a fait le rapprochement. Personne n’a aperçu distinctement les enfants, et même les hommes se faisaient le plus discrets possible. On n’imagine jamais qu’un truc pareil peut se produire aussi près de chez nous ! Les propriétaires de la maison sont des gens très discrets et très généreux. Ça n’a étonné personne que des gens y vivent en leur absence, apparemment, prêter leur maison est une chose tout à fait normale pour ces gens. » expliqua Esposito qui s’était chargé d’interroger les voisins avec Clark et Hodgins.
Tout le monde continuait à chercher le lien entre les ravisseurs, afin de découvrir comment ils avaient pu se rencontrer et une planque dans laquelle ils pourraient s’être réfugiés. Il était à peu près 11 heures quand le téléphone de Castle se mit à sonner.
-« Un message d’Alexis. » dit il à Kate qui le regardait avec curiosité. « Elle me propose de la rejoindre pour déjeuner ! On a du travail, je vais lui dire pas aujourd’hui. » il commençait à écrire le texte pour répondre quand Kate posa sa main sur la sienne pour lui dire d’arrêter.
-« Au contraire, tu devrais y aller. Je pense qu’elle a besoin de parler, d’être rassurée. Prends tout ton temps »
Rick effaça le texto qu’il avait commencé à écrire et répondit juste : « J’arrive ». Il se leva et s’adressa à Ryan en partant.
-« S’il y a du nouveau, vous me tenez au courant hein ? »
-« Je pense que Beckett nous prendra de vitesse pour t’appeler ! » répondit Esposito du tac au tac.
Cette réponse fit sourire Beckett qui était assise à son bureau, juste devant le leur.
Rick passa prendre sa fille et ils se retrouvèrent dans un petit resto à proximité de l'université. Comme l'avait justement supposé Beckett, Alexis avait juste envie de discuter et d'être rassurer. Ils parlèrent de la peur qu'elle avait eu la veille en les voyant tous les deux en larmes, et sachant qu'un corps se trouvait dans la maison. Elle avait vraiment eu peur pour son petit frère. Ensuite, ils parlèrent de ce qui se passerait quand l'enquête serait terminée.
- « Qu'est ce qui va se passer après, avec Kate ? Vous allez vous remettre ensemble ? » demanda Alexis, connaissant parfaitement les sentiments de son père.
- « Tu sais, ça ne dépend pas que de moi ! On verra bien. » dit-il en essayant de donner le change. C'est sûr que si ça ne tenait que de lui, ils seraient déjà ensemble.
- « Et pour Charlie? Comment ça va se passer? » continua-t elle de s'interroger, soucieuse de savoir si elle pourrait aussi faire connaissance de son petit frère et profiter de lui.
- « On va commencer par le retrouver. Et ensuite, je verrais ça avec Kate. »
- « Tu crois qu'elle te laissera le voir de temps en temps? »
- « Bah... C'est mon fils. Elle ne peut pas vraiment m'en empêcher. Je n'hésiterais pas à aller voir un avocat qu'il le fallait, mais je doute qu'on en arrive là... » assura-t-il en souriant.
- « Qu'est ce que tu fera en premier avec Charlie? » Alexis préférait penser que son père avait raison et que tout se passerait bien. Elle pensait déjà à toutes les soirées pyjama qu’ils pourraient faire en passant la soirée à regarder des cartoons. Elle savait qu’elle était trop grande pour tout ça, mais elle s’en fichait. Elle avait un petit frère et comptait bien en profiter.
Castle réfléchit quelques minutes avant de répondre.
- « Je lui apprendrais à jouer au Laser-Game. » Alexis sourit en entendant ça, elle savait qu'il y ferait allusion. « J'irais au parc avec lui, comme je le faisais avec toi à son âge. D'ici deux ou trois ans, on pourra jouer au base-ball. Je l'emmènerais dans les Hamptons, on fera des châteaux de sable, on fera la course avec les vagues... » Tout ça faisait remonter des tas de souvenirs, aussi bien chez le père que chez la fille.
Après quelques minutes à rêver des vacances au soleil, Rick bondit de sa chaise en s'écriant : « Mais bien sûr ! C'est évident ! » il lança un billet sur la table pour régler l'addition, embrassa sa fille sur le front tout en écrivant un rapide texto. Il courut vers sa voiture et démarra à toute vitesse.
Alexis resta bouche bée, assise sur sa chaise. Elle avait beau se repasser la conversation dans sa tête, elle ne comprenait toujours pas ce qui venait de se passer. N'ayant aucune idée de ce dont il était capable de faire, elle se dit que la meilleure chose à faire était encore de retourner au poste et d'en parler avec Ryan, Esposito, ou n'importe qui d'autre de concerné par cette affaire.
Alexis arriva au commissariat en 20 minutes à peine, ils n’étaient vraiment pas très loin. Elle monta à l’étage de la criminelle, mais ne trouva que Beckett, assise à son bureau. La jeune femme regardait partout autour d’elle, visiblement, elle aurait préféré parler à quelqu’un d’autre.
-« Alexis ? Où est ton père ? » s’étonna Beckett en voyant la rouquine. « Il est partit te rejoindre ! Ça fait un moment déjà. » dit Kate en se levant et se rapprochant d’Alexis.
-« Euh… Oui, je sais… Il n’y a personne d’autres ? » demanda-t-elle en continuant à regarder partout autour d’elle.
-« Ils sont partis déjeuner ! Alexis, qu’est ce qui se passe ? Où est ton père ? » demanda-t-elle en commençant à s’inquiéter.
Alexis était embêtée. Elle ne savait pas comment parler de ça avec Kate, mais elle avait trop peur pour son père pour continuer à sa taire, elle se lança.
-« On était en train de discuter. On parlait de ce qui se passerait quand vous auriez retrouvé Charlie, de ce qu’il ferait avec lui. Et d’un coup, il s’est levé. Il avait l’air d’avoir découvert quelque chose d’important. Je l’ai vu envoyer un SMS, mais j’ignore à qui. »Kate regarda son portable, mais aucun message. « Il est monté dans la voiture et est partit comme un fou. Mais je ne sais pas où ! Il n’a rien dit… J’ai peur Kate. »
-« Alexis ! Calme-toi… » la raisonna Kate. « De quoi vous parliez ? Qu’est ce qu’il disait ? »
-« Je ne sais plus… Il disait qu’ils iraient au parc, qu’ils joueraient au base-ball, que Charlie viendrait avec nous, dans les Hamptons, et qu’ils joueraient dans le sable… » Alexis s’arrêta car elle voyait le regard de Kate changé. Avait-elle dit quelque-chose qu’il ne fallait pas ou avait-elle, elle aussi, eu la même idée que son père.
Kate se retourna et se précipita vers son bureau, elle expédia, 1, 2, 3 dossier avant de trouver celui qu’elle voulait. Elle le feuilleta en vitesse et s’arrêta à la page que visiblement, elle cherchait. Elle la lut, retourna à la page précédente, prit son portable et envoya elle aussi un texto. Elle s’approcha d’Alexis et lui dit de ne pas s’inquiéter, qu’elle savait où ils étaient.
Kate appuya sur le bouton de l’ascenseur pour l’appeler, mais vu qu’il prenait trop de temps au goût de l’inspectrice, elle descendit en courant par les escaliers. Kate n’était pas encore descendue que les portes de l’ascenseur s’ouvrirent et le reste de l’équipe arriva.
-« Mademoiselle Castle ? » demanda Gates « Un problème ? »
Ryan, Esposito et Jerald regardèrent leur GSM au même moment. Apparemment, ils venaient tous de recevoir le même message. Esposito s’aperçut même que Castle, lui aussi, lui en avait envié un, un peu plus tôt.
Alexis expliqua encore une fois ce qui venait de se passer avec Kate et son père et tous les inspecteurs disparurent aussi vite.
Chapitre 20.
Beckett avait descendu les escaliers quatre à quatre et se retrouva dans le parking en un rien de temps, elle ne se rendait même pas compte de l’essoufflement, elle cherchait déjà le GPS dans sa boite à gant et le brancha tout en démarrant la voiture, elle savait plus ou moins où elle devait de rendre, mais préféra se faire indiquer l’itinéraire le plus rapide.
En entendant Alexis parler des projets que Castle, elle se rappela que Kim avait parlé d’un petit chalet au bord d’un lac. Ce type adorait la nature et la pêche, il devait probablement rêver de partager ça avec son fils. Comme tous les papas dans la même situation, il devait avoir fait plein de projets de ce qu’il ferait avec son fils en sortant de prison. C’est sûr qu’ils étaient là-bas. Et Rick aussi avait dû penser la même chose en planifiant ses prochaines vacances avec ses enfants.
Le GPS avait enfin trouvé un signal. Il indiquait une toute autre voie plus rapide pour se rendre à l’adresse indiqué. C’était dans le nord de la ville, près du lac Van Cortlandt. Pour rejoindre la route principale qui était indiquée, Beckett prit plusieurs rue à sens unique, à contre sens. Au loin, elle avait repéré que le conducteur juste devant elle respectait scrupuleusement le code de la route, le feu passa à l’orange, il s’arrêta. Beckett le doubla en passant sur la bande à côté et passa au rouge, deux autres voitures venant dans l’autre sens l’évitèrent de justesse. Beckett n’avait jamais conduit de cette manière. Elle n’avait qu’une envie, rattraper Castle avant qu’il ne fasse une bêtise. Ce Josh Devlin était dangereux, et non seulement, il risquait de se faire descendre, mais en plus, il mettait la vie des 5 enfants en danger.
Beckett n’avait pas de voiture de fonction, et pas de gyrophare dans sa voiture personnelle. Elle savait qu’elle avait déjà dû se faire flasher à plusieurs reprises par les radars fixes, mais à présent, c’était une voiture de police qui venait de la prendre en chasse. Sans ralentir, elle fouilla dans sa veste pour prendre sa plaque et la colla à la vitre pour montrer qu’elle faisait partie de la ‘maison’. Elle leur fit des signes pour leur demander d’éteindre leur gyrophare et de la suivre. Les deux policiers dans l’autre voiture s’exécutèrent et eurent même quelques difficultés pour arriver à suivre Beckett.
Le trajet entre le commissariat et le chalet devait prendre 45 minutes, en temps normal et en tenant compte de la circulation. Il en fallut à peine 30 à Beckett pour arriver. Mais Castle devait être là depuis déjà pas mal de temps.
Kate s’arrêta à plusieurs dizaines de mètres du chalet, pour ne pas se faire trop remarquer. Elle savait que le reste de l’équipe ne tarderait certainement pas à arriver. Elle leur avait envoyé l’adresse et elle se doutait bien qu’ils ne perdraient pas de temps avec tout un tas de vérifications. La voiture de police qui avait prit Beckett en chasse arriva quelques minutes après elle. Elle se présenta brièvement et leur demanda de rester là, en précisant que les renforts allaient arriver.
Les deux inspecteurs de la route eurent à peine le temps de se regarder et de se concerter que déjà Beckett s’était approchée de la maison et passait par derrière pour essayer d’entrer discrètement.
Il n’y avait pas de porte à l’arrière, mais une fenêtre était suffisamment ouverte pour que Beckett arrive à se faufiler. Elle se retrouvait dans une pièce qui devait servir de remise, il y avait un désordre incroyable. Elle entendait des voix, 2 voix d’hommes qu’elle ne connaissait pas, et la voix de Castle.
-« Hey Josh… Regardes ce que j’ai trouvé ? »
-« Qu’est ce que tu fous là toi ? »
-« Je viens rechercher les enfants ! » Beckett reconnut la voix de Castle et se demandait à quoi il jouait. S’il continuait, il allait se prendre une balle en pleine tête.
-« Oh… Alors on a un héros ! Super. Mais tu vois, aujourd’hui… Tu ne vas pas gagner. »
-« Déconnes pas Josh… c’est un flic ! »
De là où elle était, Beckett ne les voyait pas, mais elle entendait distinctement les voix, et le second ravisseur flippait déjà à mort.
-« Du calme Mack ! Respire. Regardes le, il a rien d’un flic. J’suis sûr que c’est qu’un fouineur. Fout le dehors et occupes toi en. »
-« Vous ne devriez pas faire ça. » Objecta Castle, d’un ton qu’il essaya de faire décontracter. « La police va arriver d’un instant à l’autre ! »
-« Ferme là pauvre con ! »
Beckett entendit une main claquée. Visiblement, Rick venait de prendre un coup.
« Si les flics étaient sur le point de rappliquer, on entendrait les sirènes d’ici… Et tu vois…. Non, j’entends rien. On va prendre ta voiture et se casser d’ici ! »
-« Non… J’attends ma maman ! » intervint Charlie. Il avait reprit courage en voyant le héros de sa photo arriver. Il savait que sa maman, elle aussi, allait venir et que bientôt il rentrerait chez lui et retrouverait Jameson.
Dans l’autre pièce, en entendant la voix de son fils, Beckett frissonna. Elle murmurait « Charlie, tais toi… Castle… Je t’assure que je vais te tuer ! »
-« C’était pas prévu… ça ne devait pas se passer comme ça. Josh arrête, les flics arrivent. On devait juste faire peur à la femme et n’en prendre qu’un seul. TU avais dit... »
-« Mack… Ta gueule » Hurla Josh.
Dehors, les choses s’accéléraient aussi. Désormais, on entendait les sirènes au loin. Mais dans le chalet, dans l’autre pièce, Kate avait entendu l’homme gifler à nouveau et hurler sur son fils.
-« Ferme la morveux. On va se barrer d’ici, et ta mère, elle te retrouvera au fond du lac. »
Kate était à l’entrée de la pièce principale, de là, elle voyait les enfants rassemblés dans un coin. Rick était assis à terre. Il serrait Charlie dans ses bras ; visiblement pour le protéger. Charlie se tenait la joue, apparemment, c’était lui qui s’était prit la seconde claque. L’autre type venait d’ouvrir la porte et de sortir de la maison.
Josh Devlin était debout face à Rick et Charlie, il avait son arme posé sur le front de Castle et continuait à les menacer. Beckett avançait prudemment derrière lui, son arme à la main et un doigt sur sa bouche, pour faire comprendre aux enfants de se taire.
Sans bruit, elle posa le canon de son Glock juste derrière la tête de Josh.
-« Après le héros, je suppose que c’est le flic courageux. TROP TARD. Je vais tirer. » Menaçait-il.
-« J’ai les yeux rivés sur vos doigts. Vous bougez, ne serait ce que d’un millimètre, je vous explose la tête. » Affirma-t-elle en se forçant à garder la tête froide.
L’homme sourit tout en continuant à menacer Rick et son fils. Il se fichait complètement de cette inspectrice derrière lui.
-« Vous ne tirerez pas. » Riait-il. «Vos collègues me veulent certainement vivant... Alors je vais tous vous descendre. Je ne retournerais pas en prison. »
-« Les renforts seront là d’ici une minutes ou deux. C’est fini ! »
-« Ca sera eux ou moi… Mais si vous me tuez, vous serez suspendue, inspecteur ! »
-« Vous avez frappé mon fils, vous menacez l’homme que j’aime… Alors je me fiche de ma plaque. Vous avez 3 secondes pour baisser votre arme. »
Kate avait prononcé ces mots sans trop se rendre compte de ce qu’elle venait de dire. Elle voulait gagner du temps pour que les autres arrivent, elle voulait rester convaincante pour que ce type ne pense pas à presser la détente… Elle gardait son ton menaçant et s’efforçait de ne pas trembler, mais à l’intérieur, elle était morte de trouille et priait pour que les autres arrivent avant qu’elle ne soit obligée de tirer.
Beckett appuya un peu plus l’arme sur la tête de l’homme pour bien faire sentir qu’elle ne plaisantait pas.
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