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Série : Castle
Création : 10.08.2012 à 16h53
Auteur : judy1
Statut : Terminée
« suite de "neuf mois".... quatre ans plus tard » judy1
Cette fanfic compte déjà 28 paragraphes
Chapitre 21.
-« 3 - 2 - 1 »
-« Ok, c’est bon ma jolie. » dit l’homme en voyant 5 autres policiers arriver en courant, pointant eux aussi leur arme vers lui. Cet abruti de Mack avait laissé la porte brande ouverte en sortant pour se rendre.
Mais Josh n’avait visiblement pas l’intention de se laisser faire. Au moment où Beckett relâcha la garde. Pensant que c’était gagné, l’homme se retourna brusquement vers elle et pointa son arme sur sa tempe.
-« MAMAN !!! » hurla Charlie, complètement paniqué.
-« Alors lui, j’aurais vraiment dû le noyer ! » dit-il sèchement en lançant un regard noir à Charlie.
Il était prêt à appuyer sur la détente. Les policiers, aussi entrainés étaient-ils, savaient très bien qu’ils avaient peu de chance de toucher l’homme sans blesser Beckett, et aucun n’avait envie de prendre se risque.
La scène ne dura qu’une minute. Castle regardait Kate, Esposito, Ryan, Gates… Personne n’osa bouger. D’un bond, il se redressa, et s’élança sur le type qui menaçait Kate. Sous l’effet de la surprise, l’homme bascula et tomba. L’arme vola en l’air avant de retomber sur le sol, bien loin d’eux, et Rick lui envoya son poing en pleine figure.
-« Ne touche plus JAMAIS à ma famille ! »
Pendant ce court laps de temps, Charlie s’était réfugié dans les bras de sa maman. Et une fois que le type fût mis KO par Castle, Ryan et Esposito se précipitèrent pour le relever et lui passer les menottes.
Beckett serrait son fils dans ses bras tout en l’embrassant et vérifiant qu’il n’ait rien.
-« Oh… Charlie, mon bébé ! Tu n’as rien ! Rien du tout… » constata-t-elle soulagée.
-« J’suis pas un bébé !!! »
-« Je sais mon bébé, je sais… »
Kate tourna la tête pour regarder Rick, il se tenait la main tout en les regardant tous les deux.
-« T’as vu… Il est venu me chercher ! » affirma Charlie en regardant son père.
Gates, Jerald, Clarck et Hodgins s’occupèrent de rassurer les enfants en leur expliquant qu’ils allaient bientôt retrouver leurs parents et qu’ils dormiraient dans leur lit ce soir.
Esposito et Ryan se chargèrent de lire ses droits à Josh Devlin et de le conduire jusqu’à la voiture, où attendait Mack Lawford.
Kate prit son fils dans ses bras et s’approcha de Rick tout en parlant à Charlie.
Castle se tenait le poing, comme pour faire diminuer la douleur. Il les regardait tous les deux et un bonheur immense l’envahit. Son fils était sa réplique en miniature : la couleur de ses cheveux, ses yeux bleus et y compris cette incroyable inconscience à intervenir au pire moment. Il était déjà sous le charme. Et Kate… ses mots raisonnaient encore dans sa tête : « L’homme que j’aime… ». Elle ne semblait pas avoir réalisé ce qu’elle venait de dire, mais lui, n’étai pas prêt de l’oublier.
-« Tu vois, je t’avais dit qu’il travaillait avec la police et qu’il sauvait les gens ! »
-« Wah… Il est trop fort ! »
Rick passa sa main sur la joue de son fils et lui fit un immense sourire. Ensuite, il regarda Kate droit dans les yeux.
-« Merci… Merci d’être arrivé à temps ! »
Il ne voulait pas s’éterniser et s’apprêtait déjà à repartir quand il entendit la réponse de Kate.
-« Always… Merci à toi. Merci de les avoir retrouvés ! »
-« Always. » répondit Castle avec un grand sourire tout en regardant Kate dans les yeux.
-« Si vous nous faisiez l’honneur de nous rejoindre au poste, on pourrait peut-être prendre les différents dépositions… Au lieu de vous regarder dans le blanc des yeux. » ordonna Gates en passant à côté de Castle et Beckett.
Tout ce petit monde se retrouva donc au poste. Ryan et Esposito se chargèrent d’appeler les parents qui bien entendu, ne tardèrent pas à arriver. Une fois que chaque enfant aurait retrouvé ses parents, ils devraient être interrogés par les inspecteurs, afin d’enregistrer leurs déclarations et de pouvoir définir les rôles de chacun des ravisseurs. Pour ne pas retenir ce petit monde trop longtemps dans les locaux de la police, les inspecteurs se répartirent le travail.
En attendant que toutes les familles arrivent, Gates et Jerald se chargèrent d’interroger Charlie, en présence de Kate et Rick, bien entendu. Quand tous les parents furent arrivés et que chacun eu le temps de reprendre un peu ses esprits, les interrogatoires commencèrent.
Ryan et Esposito s’occupèrent de Cameron Strugatsky. Clarck et Hodgins de Ruben Hudson et de Malcolm Brown. Jerald et Beckett de Wesley Matthews.
Gerald aurait bien donné le reste de la journée à Beckett, mais Gates lui fit remarquer qu’une personne en plus pour les interrogatoires et la paperasse, ça ne serait pas de refus. Libre à lui de lui donner des vacances par la suite.
Deux heures plus tard, les dépositions des enfants étaient enregistrées et chacun était sur le point de repartir en compagnie de ses parents. Kim et Milo Strugatsky attendait Beckett, ils tenaient vraiment à la remercier pour leur avoir retrouvé leur enfant.
-« Lieutenant Beckett ! » dit Monsieur Strugatsky en tendant la main à Kate. « Merci. »
-« Je n’était pas seule à les chercher. Vous devriez remercier l’ensemble de l’équipe pour toute les heures sup’ qu’ils ont fait ces derniers jours. »
-« MAMAN… Regarde… C’est moi l’avion » criait Charlie qui jouait avec Rick.
Castle le tenait couché dans ses bras et s’amusait à le faire virevolter dans tous les sens. La scène était magnifique à voir, mais pas forcément très appréciée par tout le monde en plein commissariat.
-« Vous devriez aussi remercier Monsieur Castle, c’est lui qui a trouvé la cachette de Devlin ! »
Rick et Charlie arrivaient à leur rencontre. Rick s’arrêta en voyant le regard que lui lançait Kate. Elle le dévisageait avec ce regard blasé, celui qu’elle lui lançait d’ordinaire pour qu’il arrête ses pitreries.
Castle stoppa juste en face d’elle, à côté de Milo et Kim. Il releva Charlie tout en le gardant dans ses bras et regarda Kate avec son air enfantin.
-« Quoi ? » demanda-t-il le plus naturellement du monde.
Kate les regardait tous les deux et explosa de rire en voyant qu’ils faisaient exactement la même tête.
-« Rien… Essayez de ne pas tout casser ! » se contenta-t-elle de répondre avec un petit sourire.
-« Wah… Je ne t’avais jamais entendu rire comma ça ! » admira Kim Strugatsky. « Et toi qui pensait que la présence d’un père calmerait ce petit. » dit elle en riant en s’adressant à son mari. En se rendant compte de se qu’elle venait de dire devant Kate, elle se sentit légèrement mal à l’aise tout de même. Mais ça lui était sortit tout seul, tellement son mari avait l’habitude de se plaindre du comportement de Charlie.
-« Oui… Je pense aussi que la présence de son père lui fera beaucoup de bien ! » admit Kate en sentant le malaise. « Mais pas sûr que ça le calme ! » dit elle avec un grand sourire en s’éloignant d’eux pour les laisser repartir.
-« Est-ce qu’il s’agit de Monsieur Castle comme Richard Castle ! L’écrivain ? » demanda Kim avec une légère excitation dans la voix. « Je pourrais avoir un autographe ? » demanda-t-elle à Kate en lui tendant une feuille.
-« Je te demande Pardon ? » elle ne comprenait pas très bien pourquoi c’est à elle qu’elle tendait la feuille si elle voulait un autographe de Richard Castle.
-« Oui, un de Monsieur Castle et de toi… Tu es bien Nikky Heat, n’est-ce pas ? »
Rick avait posé Charlie et revint vers Beckett avec deux cafés en mains. Il en tendit un à Beckett qui avait son regard désespéré et qui soupirait, et signa la feuille en faisant un magnifique sourire.
-« Vous devriez éviter de l’appeler Nikky Heat. Elle est armée. » fit Castle avec un petit air moqueur.
-« C’est toi que je vais finir par tuer Castle ! »
Chapitre 22.
Jerald, Clarck et Hodgins étaient repartis vers le 88th dès la fin des derniers interrogatoires. Il ne restait donc plus que Beckett, Ryan et Esposito pour terminer de tout taper et de tout classer.
Castle était resté bien qu’il n’y ait plus que de la paperasse à faire. Il avait bien évidemment pensé à téléphoner à sa mère et à sa fille pour les rassurer, mais rester au poste lui donnait l’occasion de rester encore un peu auprès de Kate et Charlie. Il n’osait pas les brusquer en proposant de rentrer avec Charlie ou de l’emmener se balader jusqu’à ce que Kate ait fini. Il resta dans le service et essaya de rendre quelques petits services, en plus de jouer avec Charlie.
Après avoir réussis à rendre Esposito complètement fou avec leurs avions en papier, père et fils dessinaient plus ou moins calmement sur le tableau blanc. Un homme s’approcha du bureau de Kate. Lorsque Charlie l’aperçut, il fonça dans ses bras.
-« Oncle Mickey… »
Beckett leva les yeux et regarda l’homme en question avec un regard soupçonneux. Tandis que Castle resta quelques pas en retrait pour assister à la scène. Il venait de reconnaître l’homme sur la photo, celle du portable de Kate. Il sentait de nouveau la jalousie l’envahir petit à petit.
-« Michaël, mais qu’est ce que tu fais là ? » demanda Beckett sans même se lever de sa chaise.
-« Tu m’a appelé tout à l’heure, tu voulais des papiers. Je te les amène ! » dit il avec un petit sourire. Il embrassa Charlie et commença à la chatouiller tout en le gardant dans les bras.
-« Tu te fiches de moi. Tu pouvais me les envoyer, ou demander à ta secrétaire de s’en charger. Ce n’était pas si urgent tu sais ! » l’homme tendit les papiers à Kate. « J’ai fais vite pour être sûr que tu ne change pas d’avis. » et il s’avança de Rick pour lui tendre la main. « Michaël Ellis. Je suis l’ami de Kate. » dit-il en reposant Charlie qui se remit à dessiner.
-« Oh… Vous êtes euh… Ensemble ? » demanda Castle visiblement ennuyé par cette révélation.
-« Bah oui… Elle ne vous a pas parlé de moi ? » dit le type avec un sourire au coin des lèvres.
-« Même pas en rêve Mickey ! » intervint Kate en voyant le teint de Rick pâlir à vu d’œil.
-« Non… C’est vrai, je plaisante. C’était il y a longtemps. De toute façon, il n’y en a que pour le père de Charlie ! Je suis juste un ami. »
-« Michaël ! » s’écria Kate en se levant d’un bond de sa chaise.
Ryan et Esposito, qui assistaient à la scène depuis leur bureau, se cachèrent la tête derrière les dossiers pour ne pas exploser de rire. Castle se pinça les lèvres pour ne pas montrer trop de joie.
-« Quoi ? Qu’est ce que j’ai dit ? » demanda-t-il l’air de rien.
-« Si tu me disais ce que tu veux ! » affirma Kate, très gênée. « Tu es l’un des avocats les mieux côtés de New-York, ne me dis pas que tu n’as rien d’autre à faire que de jouer au coursier ! »
-« Ok, c’est vrai. J’avais envie de voir Charlie. » devant le regard peu convaincue de Kate il continua. « J’avais envie de rencontrer Monsieur Castle, j’avoue ! Mais tu devrais vraiment nous présenter avant qu’il ne pense que je suis ton petit ami. » lui souffla-t-il à voix basse.
-« Débrouille-toi ! » répondit Kate à voix basse en lui tournant le dos et se s’asseyant à son bureau..
L’homme sourit en pensant : comme tu veux, mais tu vas le regretter.
-« On a rompu il y a deux ans. Après qu’elle ait passé toute une nuit à pleurer dans mes bras. »
-« Michaël ! »
-« Quoi ? Tu m’as dis de me débrouiller… Et je ne pouvais pas deviner que t’offrir un bouquin allait déclencher un vrai raz-de-marée ! » essaya-t-il de se défendre. « Enfin, on est quand même resté amis après ça. Juste des amis. » affirma-t-il en regardant Castle.
-« MICHAËL… Au revoir ! » Kate le fusillait du regard.
Esposito et Ryan étaient morts de rire et Castle avait de plus en plus de mal à cacher sa joie. Mais Kate ne savait plus où se mettre, tellement elle était gênée. L’homme embrassa Charlie pour lui dire au revoir et serra la main de Rick.
-« Monsieur Castle ! C’est un plaisir de vous rencontrer. Depuis le temps que j’entends parler de vous ! A bientôt Kate ...» lui fit il avec un petit clin d’œil.
Kate, toujours assise à son bureau, leva les yeux au ciel en soupirant pendant que Michaël repartait, très fier de lui.
Rick s’assit sur la chaise à côté de Beckett et essayait de ne pas se montrer trop heureux par la situation. Beckett faisait semblant d’être absorbée par ce qu’elle lisait sur son PC, mais ne pouvait s’empêcher de se mordiller les lèvres.
-« Un avocat… Tu n’as pas de problème au moins ? » demanda-t-il en s’inquiétant de ce que pouvait contenir l’enveloppe qu’il était venu lui apporter.
-« Non Castle, je n’ai pas de problème. Ce sont les papiers pour que tu puisses reconnaitre Charlie légalement. » dit elle en lui tendant l’enveloppe.
Il l’ouvrit et découvrit plusieurs petits fascicules. Le premier ne faisait que deux pages, mais les deux suivant en faisaient près d’une dizaine.
-« Vraiment ? » demanda Castle en commençant à lire.
-« Etant donné qu’on n’est pas marié, Michaël m’a conseillé de mettre toute les conditions par écrit pour que tout soit bien clair. Il y a un exemplaire pour chacun d’entre nous. Tu n’as plus qu’à signer. »
-« Wah… Alors c’est vraiment un bon avocat hein ? »
-« Probablement l’un des meilleurs. Mais ne lui dis pas que c’est moi qui te l’ai dit. » affirma-t-elle en le laissant lire à son aise. Elle se dirigea vers la salle de repos.
-« No comment… » dit elle sèchement en passant à côté des garçons qui pouffaient de rire.
Une dizaine de minutes plus tard, Castle arriva près de Beckett, qui n’avait pas encore osé sortir de la pièce pour l’affronter.
-« Tu l’as lu… Enfin, je veux dire… Je peux vraiment signer ça, »
-« Je vais le relire si ça peux te rassurer, mais Michaël sait à quoi il peut s’attendre s’il ose me faire un coup tordu. » répondit elle avec un léger sourire.
-« Enfin, moi ça ne pas pose pas de problème… C’est juste que tu aurais pu demander une pension alimentaire, ou… »
-« Charlie a besoin d’un père, et je n’ai pas besoin d’argent ! » dit elle un peu mal à l’aise en repensant au 5000 $ qu’il avait payé à sa place.
-« Je pourrais vraiment le voir quand et autant que je veux ? » demanda-t-il surpris de cette close.
-« On habite au 883 Franklin Avenue. 2°étage, appartement numéro 2. Tu seras le bienvenu, aussi souvent que tu voudras. » affirma-t-elle avec un sourire.
Le téléphone de Castle se mit à sonner et il s’excusa pour sortir répondre. Ensuite, il se précipita vers l’ascenseur. Il fit demi-tour et revint signer les papiers que Beckett lui avait donnés, ce qui fit sourire tout le monde, y compris Kate. Et il disparut.
A 18 heures pile, Beckett referma les dossiers qui étaient devant elle et appelait Charlie pour lui expliquer qu’ils allaient aller chercher Jameson chez son grand-père avant de rentrer à la maison.
-« Lieutenant Beckett ? » interrompit Gates en rappelant Kate avant qu’elle ne s’en aille. « Je sais que vous avez déjà un travail, mais il manque toujours un Lieutenant dans cette équipe, alors si vous aviez envie de revenir parmi nous… »
-« Merci Capitaine… » Kate regarda vers les garçons qui se retournèrent vers leur bureau, faisant semblant de ne pas écouter. Elle regarda la chaise de Castle et se mordit la lèvre en regardant son fils. « Je vais y réfléchir ! »
Chapitre 23.
Dimanche soir, après 20 heures.
Kate et Charlie venaient juste de passer le pas de la porte de leur appartement, enfin, juste après Jameson qui lui aussi était tout heureux de rentrer chez lui.
-« T’as pas nettoyé ? s’exclama le petit en voyant l’état de la cuisine.
Kate leva les jeux au ciel avant de lui répondre.
-« J’ai passé les quatre derniers jours à te chercher ! Je ne suis même pas rentré à la maison. »
-« Oh… » se contenta de répondre Charlie en passant au dessus des céréales et du chocolat qui avaient séché sur le sol. « Tu fais de la tarte aux pommes... Et de la crème au chocolat… J’ai tout mangé chez grand-père ! Allez maman... » comme à son habitude, il était tout excité et passait sa commande à sa mère tout en se roulant à terre avec son chien.
-« Et si on commençait par un bain ? » répliqua Kate en souriant et en l’attrapant.
En entendant le mot « Bain », Jameson se faufila entre le divan et le mur et essayait de se faire tout petit pour y échapper. Charlie, lui, courut vers la salle de bain tout en enlevant et lançant son T-shirt, son pantalon et ses chaussettes. Kate regarda le chien en riant et rattrapa son fils en ramassant les habits au passage. Elle avait juste eu le temps d’arriver dans la pièce et de poser les habits dans le panier à linges que quelqu’un sonna à la porte.
-« Restes là ! J’arrive. » ordonna-t-elle.
Kate essaya de regarder par le judas, mais la personne était hors de vue. Kate ouvrit la porte avec précaution, son arme à porté de main.
-« Castle ! » demanda-t-elle surprise.
-« Tu as bien dit que je pouvais passer quand je voulais. Je te dérange peut être ? »
-« Euh… Non… Enfin… » bafouillait-elle en repensant à l’état de son appartement.
-« Je repasserais une autre fois alors. » fit Castle en s’apprêtant à repartir.
-« Non ! Heu… Entre. C’est juste que … Que je n’ai pas encore eu le temps de ranger. » fit elle mal à l’aise.
Castle entra et resta bouche bée devant le désordre qui régnait.
-« Wah… C’est vrai que ton appart était mieux rangé, il y a quelques années. » fit il remarquer avec un sourire.
-« Oui, mais il y a quelques années, je ne vivais pas avec une petite tornade ! » répondit elle du tac au tac.
Rick tendit un sachet rempli de plats à emporter.
-« J’ai pensé à vous amener le repas ! »
-« Oh… C’est gentil… Mais… »
-« PAPA … » cria Charlie en courant dans ses bras.
Castle et Beckett échangèrent un regard. Castle était heureux que son fils l’appelle « papa », mais il craignait la réaction de Kate et ne voulait pas tout bousculer dans sa vie. Beckett était juste surprise que se soit Charlie qui prenne les choses en mains pour définir très clairement le rôle que Rick allait prendre dans sa vie.
-« On a déjà dîné chez mon père… » avoua Beckett, sans rien relever au « papa » prononcé par Charlie. « Et j’allais le mettre en bain. » continua-t-elle pour expliquer le fait que le garçon se promène en slip.
-« Mais maman a promis qu’elle allait faire de la crème au chocolat et de la tarte comme dessert ! » ajouta Charlie tout excité.
-« Je n’ai rien promis, j’ai juste dit : au bain ! » rectifia Kate en fronçant les sourcils.
-« Tant pis… Je prendrais une double ration de dessert. » affirma Rick en faisant un clin d’œil a Charlie pour prendre sa défense.
Après une petite discussion dans la bonne humeur, il fut convenu que Rick donnerait le bain à son fils pendant que Kate se chargerait de ranger, nettoyer un petit peu et préparerait la crème au chocolat et la tarte qu’elle ne se souvenait absolument pas avoir promis à son fils. Une heure et demie plus tard, les garçons étaient toujours dans la salle de bain alors que Kate venait juste de tout terminer.
-« Alors, vous vous amusez bien ? » demanda Kate en passant la tête par la porte.
-« Ils sont super rigolos ces petits canards ! Tu les as eu où ? » Rick montrait les jouets. Les canards étaient totalement en plastique, mais décorés avec des tenue de policiers, de cow-boys, de pompiers…
-« C’est mon père qui les a offerts à Charlie, je ne sais pas d’où ils viennent. Oh... Au fait, son nez va beaucoup mieux ! »
-« Il m’a dénoncé ? » demanda Rick en se tournant vers Charlie pour éviter le regard de Kate.
-« Non… Mais tu viens d’avouer ! » fit-elle avec un sourire.
-« On peut pas mentir à ma maman, elle devine tout… » souffla Charlie pour prévenir son père.
-« Je sais… Mais je me fais avoir à chaque fois ! » répondit-il à voix basse.
Elle passa sa main dans le dos de Rick pour lui assurer qu’elle ne lui en voulait pas, elle fit sortir Charlie de l’eau et tendit une serviette à Castle qui admirait toujours les jouets.
-« Tu n’auras qu’à les mettre dans ton bain la prochaine fois que tu viendras. » lui glissa-t-elle à l’oreille.
-« Oh… Serais-ce une invitation Mademoiselle Beckett ? » demanda-t-il d’un air coquin.
-« Je suis certaine que Charlie sera ravi d’avoir un compagnon de jeu… Même dans le bain ! » répondit Kate avec un grand sourire.
-« Je me disais aussi. » fit il en prenant sa tête d’enfants déçu. Il fit un clin d’œil à Charlie et un grand sourire tout en continuant à l’essuyer.
-« Tu l’aimes toujours ma maman ? » demanda Charlie, comme si cette question était la plus banale qui soit.
Rick et Kate le dévisagèrent avant de se regarder, tout aussi embarrassés l’un que l’autre. Kate prétexta devoir mettre la table pour s’éclipser et ne pas entendre la réponse qu’il lui donnerait. Rick et Charlie restèrent encore une dizaine de minutes dans la salle de bain avant de ressortir. Charlie semblait content des réponses qu’il venait d’obtenir et Kate ne demanda aucune explication à aucun des deux. Elle changea de sujet en faisant remarquer que Jameson avait attendu leur retour pour oser sortir de sa cachette.
Ils s’installèrent autour de la table. Charlie était vraiment fier d’avoir enfin son papa à la maison. Et Kate ne s’était jamais sentie aussi bien et aussi heureuse depuis bien longtemps. Rick et Charlie en profitèrent pour mettre une tonne de crème fraiche avec leur crème au chocolat. Kate sourit en constatant que le fils ressemblait vraiment trop à son père. Ils passèrent une soirée très agréable, et au moment d’aller se coucher, Charlie rouspéta uniquement pour que se soit son papa qui lui lise l’histoire.
Kate commença donc par débarrasser la table, faire la vaisselle et continua encore un peu à ranger en attendant que Rick termine son histoire. Elle était occupée à ranger les livres dans l’étagère, elle tournait le dos à l’ensemble de l’appartement, mais elle entendit clairement la porte d’entrée se refermer. Elle sursauta et regarda partout autour d’elle. Elle se dirigea vers la chambre de Charlie, et tout était calme. Elle se contenta d’avancer doucement vers le lit de son fils et lui souhaita une bonne nuit en déposant un baiser sur son front.
Elle revint dans la pièce principale avec une boule dans le ventre. Certes, elle savait bien que Rick n’était venu que pour son fils et que le dîner qu’il avait apporté n’était qu’une excuse pour ne pas arriver les mains vides, mais elle aurait quand même aimé qu’il reste un moment et qu’ils puissent discuter calmement, de ce qui venait de se passer et de la manière dont ils allaient s’organiser avec Charlie.
Chapitre 24.
Kate était assise dans le canapé, la tête de Jameson sur ses genoux, il profitait des caresses de sa maîtresse. Elle repensait à cette enquête, à la peur qu’elle avait eu pour Charlie, à ce qu’elle avait ressenti en revoyant Castle après autant de temps. Elle repensait à la nuit qu’elle avait passé dans ses bras, à ses caresses, aux baisers déposés dans son cou, à sa déclaration, et à la soirée qu’ils venaient de passer tous les trois. Voir Rick jouer et chahuter avec Charlie, ça lui semblait presque irréel, c’était tellement merveilleux.
Complètement absorbée par ses pensés, elle ne sentit pas le chien descendre du divan, ni l’entendre faire la fête à la personne qui venait d’entrer. Elle ne sursauta qu’en entendant le bruit des clés qu’on reposait sur le meuble. Tellement triste par le départ précipité de Castle, elle n’avait même pas remarqué qu’il les avait empruntées afin de revenir discrètement quelques minutes plus tard. Kate se leva et un sourire radieux illumina son visage quand elle aperçut Rick essayer de se débrouiller avec une chose assez volumineuse d’un côté, et le chien de l’autre.
-« Rick ? »
Se rendant compte que Kate était vraiment surprise de le revoir, il la contempla tout en caressant le chien et se frayant un passage pour entrer.
-« Tu ne pensais quand même pas que j’étais parti sans rien dire ? »
Kate se contenta de lui faire un immense sourire. Constatant avec surprise, qu’une fois de plus, Castle s’était donné du mal pour lui faire plaisir.
-« j’ai réussi à récupérer ta guitare ! » dit il, tout fier.
-« Rick… Mais ! Mais elle était vendue ! »
-« Oui, je sais. Je l’ai rachetée. Non, en fait, je l’ai échangée… Le type qui l’avait a été vraiment super. Je lui ai expliqué que c’était une erreur, qu’elle n’aurait pas dû être mise en vente. Je lui en ai offert une nouvelle, et j’ai pu reprendre la tienne. » expliqua-t-il. Devant la tête de Beckett, il ajouta. « Tu aurais préféré la nouvelle peut-être ? »
-« Non… Euh… Rick ! C’est vraiment très gentil, mais… »
Rick la laissait se débrouiller en bafouillant avec ses explications. Il se contentait de l’admirer. Elle était sublime et semblait vraiment touchée par son geste. Il avait posé la guitare contre un mur et s’approchait de Kate tout en cherchant quelque chose dans sa veste.
-« J’ai aussi réussi à récupérer ceci. »
Rick était très heureux d’avoir pu récupérer les objets mis en vente par Kate. Il était toujours fou amoureux d’elle et savait à présent que ce sentiment était partagé. Elle avait fait un énorme pas vers lui en lui donnant l’occasion de pouvoir reconnaître son fils. Alors à son tour, il désirait lui prouver à sa manière qu’il tenait à elle. Et voir ce sourire magnifique envahir son visage, rien que pour ça, il serait capable de faire n’importe quoi.
Kate, elle, avait presque oublié tout ce dont Rick était capable de faire pour elle. Elle était vraiment très touchée par sa gentillesse et par toute l’attention qu’il lui manifestait. Cet homme était incroyablement attentif et généreux, et Kate ne cessait de se rappeler intérieurement à quel point elle l’aimait.
-« Rick… » Kate n’en revenait pas, il avait même réussit à récupérer le livre qu’elle avait mis en vente sur le net. « Mais comment ? » demanda-t-elle avec les larmes aux jeux.
-« Tu l’as mis en vente sur mon site… » commençait il à expliquer.
-« C’est là que j’avais le plus de chance de trouver des fans… » explica-t-elle tout en prenant en mains le précieux objet.
Cette remarque fit sourire l’auteur qui mourait d’envie de prendre Kate dans ses bras. Mais il se contenta du frôlement de leurs mains lorsque Kate prit le livre.
-« Je n’ai eu aucun mal à contacter la personne en lui laissant un message privé. C’était ça l’appel de tout à l’heure. La dame me donnait rendez-vous pour me remettre le livre. »
-« Et qu’est-ce que tu as dû lui donner un échange ? » demanda-t-elle avec un petit sourire gêné.
-«J’ai commencé par le lui racheter. Ensuite elle a eu droit à un autographe, une petite information privilégiée sur mon prochain livre que j’ai promis de lui envoyer avant sa sortie officielle, et accompagné d’une jolie dédicace. J’ai dû subir une séance photos aussi… En fait, ça n’était pas si terrible ! »
-« Oh… Rick ! C’est… C’est vraiment adorable. Je te rembourserais tu sais, même les… » Rick posa un doigt sur les lèvres de Kate pour la faire taire.
-« Je t’interdis d’y penser ! Et je t’interdis de vendre tes affaires pour payer tes factures. Je suis son père, et je serais toujours là, pour vous deux. » Rick l’embrassa sur la joue, juste parce qu’il en mourait d’envie et qu’il n’en pouvait plus de se retenir. Ensuite, il caressa Jameson qui cherchait toujours à se faire cajoler.
-« Il aime les caresses dis donc ton chien ! » fit il remarquer pour changer de sujet.
-« Oui. » souri-t-elle. « Il est toujours comme ça. » répondit Kate, toujours sur son petit nuage, relisant la dédicace que Castle lui avait faites plus de 15 ans auparavant.
-« Qu’est ce qu’il a de si spéciale ce livre, pour valoir plus de 1200 $ ? » il voulait surtout savoir pour quelles raisons elle avait l’air d’y tenir à ce point là.
-« Alors tu ne te souviens pas de l’histoire de ce livre ? » demanda Kate en lui servant un verre de vin et en l’invitant à s’asseoir.
-« Si je ne me trompe pas, c’est une affaire de drogue et de trafic d’œuvres d’art… Non ? »
Kate se mit à rire.
-« Je ne parlais pas de l’histoire en elle-même, mais du livre. Et du procès qu’a intenté la société de transport dont tu avais utilisé le nom et décris le logo suffisamment pour que personne n’ait aucun doute sur l’identité. » elle prit un verre, elle aussi, et s’assit dans un fauteuil, juste en face de lui.
-« A peine deux jours après sa sortie, tous les exemplaires ont été retirés de la vente. Ça a couté une fortune pour changer juste quelques petits passages… Mais malgré ça, il s’est quand même bien vendu. » expliqua l’auteur avec une pointe de nostalgie.
-« Ca t’a fait une pub d’enfer tu veux dire. » explosa de rire Kate. « Ce qui fait que ce livre est hors du commun, c’est que c’est l’un de ceux vendu lors des deux premiers jours. » avoua-t-elle.
-« Alors tu es vraiment fan depuis très longtemps on dirait ! » dit il avec un sourire.
Tous les deux était très souriants. Ils passaient une excellente soirée, et Rick découvrait tout un tas de petites choses qu’il ignorait encore à propos de Kate.
-« Et qu’est ce qui lui est arrivé pour être dans cet état ? Il est tombé dans ton bain ? » continuait il à plaisanter sachant que c’est surtout lors de ce moment de détente qu’elle aimait lire.
-« Non. » explosa-t-elle de rire encore une fois. « J’ai passé plus de 3 heures sous la pluie avant de me retrouver en face de toi, lors d’une séance de dédicace. » confia Kate en le regardant avec beaucoup de sincérité dans le regard.
-« Wah… Tu sais, si tu veux, je te les dédicace tous. » il resta silencieux un moment avant de continuer. « 3 heures sous la pluie… Ben dis donc, je ne me suis même jamais rendu compte de ce que pouvaient faire mes fans rien que pour une signature. J’ai été gentil au moins… J’ai noté un petit mot, un truc bien ? »
-« Tu as été adorable. On a plaisanté pendant que tu écrivais. Et j’ai eu droit à un message vraiment super et avec un magnifique sourire en plus. » se souvenait-elle.
-« Dis donc, j’en apprends des choses ce soir. Tu ne m’avais jamais raconté ça ! » dit il en se levant tout en la regardant avec son regard charmeur.
-« Je ne vois plus trop l’intérêt de te cacher ce genre de choses à présent ! »
-« En tout cas, j’ai bien fait de revenir. C’était sympa. J’ai passé une très bonne soirée. Mais je vais y aller, sinon, Alexis risque de s’inquiéter. » prétexta-t-il.
Kate se leva à son tour et le remercia encore une fois pour avoir retrouvé sa guitare et son livre. Rick la serra dans ses bras quelques secondes avant de lui souhaiter une bonne nuit et de repartir. Ils avaient été si proches que pendant une fraction de secondes, leur bouche avait été côte à côte. Ils en mouraient d’envie, mais aucun des deux n’osa faire le premier pas. Kate se contenta de le laisser partir et referma la porte à clé derrière lui.
Après le départ de Rick, Kate joua un petit morceau de musique sur sa guitare avant de la ranger à sa place, là où elle était encore deux semaines plus tôt. Elle ramassa les verres de vins et les mit sur l’évier. En passant à côté de sa chambre, elle admira une fois encore son fils qui dormait paisiblement. Elle passa rapidement à la salle de bain pour se rafraîchir et se changer, et complètement exténuée, elle s’allongea sur son lit et s’endormit en un rien de temps.
Chapitre 25.
Kate se réveilla en sursaut le lendemain matin. Il était à peine 7h et son portable sonnait, juste à côté d’elle. Elle regarda l’écran et reconnut le numéro du poste. Ensuite, elle regarda l’heure et pensa que ça devait être son patron pour lui passer un savon.
-« Beckett. » répondit-elle encore un peu endormie.
-« Ah, enfin, lieutenant. Ça fait une demi-heure que j’essaye de vous joindre. Ici le Capitaine Hudson. Je voulais juste vous appeler afin que vous ne veniez pas pour rien. » elle ouvrit la bouche pour essayer de parler, car elle ne comprenait pas. Etait elle virée ? « Je voulais vous signaler qu’étant donné les circonstances, vos supérieurs ont décidé de vous imposer une semaine de congé. Je vous conseille vivement de profiter de cette période pour profiter de votre fils et réfléchir sérieusement à la proposition du Capitaine Gates. » Il raccrocha sans rien ajouter de plus.
Kate regarda à nouveau l’heure qu’il était, un geste reflexe, une habitude. Elle se passa la main sur son visage et regarda à nouveau son GSM pour s’assurer qu’elle ne rêvait pas… Son patron venait vraiment de lui accorder une semaine de congé, alors que quelques semaines auparavant il passait des heures à la sermonner pour toutes ses arrivées tardives. Elle vérifia les appels reçus et téléphona même à Jerald pour être certaine de ce qu’elle venait d’entendre. Le lieutenant lui rit au nez en lui disant de retourner se coucher et de profiter de ces quelques jours, car après ça, elle devrait attendre longtemps avant de prendre du repos.
Etant donné qu’elle était réveillée, elle se leva. En passant devant la chambre de son fils, elle constata qu’il dormait paisiblement, Jameson au pied de son lit, comme à son habitude. Elle sourit en le regardant, se demandant comment il pouvait dormir aussi calmement étant donné tout ce qu’il venait de vivre Elle se rassura en se disant que cet homme, ce Josh Devlin, cherchait son fils et que par conséquent, il avait probablement fait bonne figure devant eux, et que par conséquent, Charlie et les autres enfants ne devaient pas avoir eu trop peur.
Elle voulut préparer un bon petit déjeuner pour Charlie, mais en ouvrant le réfrigérateur et les armoires, elle dût vite se rendre compte que mis à part les petits plats apportés la veille par Castle et une boite de céréales au ¾ vide, il ne lui restait pas grand-chose.
Kate profita que Charlie soit encore endormi pour prendre un bain et se détendre. Une fois qu’il fut réveillée, elle lui prépara son bol de céréales et dressa la liste des courses. Quand il eut fini de manger, elle se décida à l’habiller. Elle comprit se que voulait dire Lanie avec son pull, l’autre jour. Kate dût lui essayer 3 pantalons et 2 pulls avant de trouver des habits qui ne soient pas trop petits… Elle décida donc de passer par les magasins de vêtements tant qu’elle y était. Après tout, elle avait tout son temps.
On était Lundi, beaucoup de gens dévisagea Charlie en le voyant profiter de sa journée avec sa maman, mais après ce qu’il avait vécu ces derniers jours, Kate n’avait pas envie de le conduire à l’école ce matin. Et étant donné qu’il était toujours chez les petits, personne n’allait demander de justificatif. Ils pouvaient donc faire les magasins, se balader main dans la main et se rendre au parc en toute tranquillité.
Ils déjeunèrent au parc, avec des sandwichs et des jus achetés dans une petite épicerie. Il faisait très beau et aucun d’eux n’avait envie de continuer leurs achats et de rentrer. Ce qui expliqua qu’il fallut que Jameson attende 15 heures avant de revoir ses maîtres rentrer enfin, les bras chargés de paquets.
Kate autorisa Charlie à allumer la télévision pendant qu’elle continuait à rentrer les courses et qu’elle commençait à ranger. A un moment, il était tellement calme, qu’elle s’approcha pour aller vérifier que tout allait bien. Elle se rendit compte qu’il regardait une rediffusion d’une interview de son père, il avait les larmes qui coulaient sur ses joues, et ne pouvait détacher son regard de l’écran. Cette vision lui brisait le cœur. Elle se mit à genoux devant lui et essuya ses larmes. Charlie la regarda, avec son regard triste.
-« Qu’est ce qui se passe mon chéri ? » s’inquiétait-elle.
Il regarda à nouveau l’écran, mais l’émission était terminée, et Richard Castle avait disparu de l’écran. Il regarda à nouveau sa mère tout en continuant à pleurer.
-« Charlie ! » appelait-elle pour le faire réagir. « Qu’est ce qui se passe ? Qu’est ce que tu as vu ? »
-« PAPA… » arriva-t-il enfin à articuler. « Il va revenir hein ? Je vais le voir encore ? »
-« Oh Charlie… »
Kate le serra dans ses bras en lui expliquant que plus jamais ils ne resteraient longtemps sans aller le voir, et que, lui aussi, viendrait très souvent leur rendre visite. Elle lui expliqua qu’il pourrait lui téléphoner. Elle prit son portable, composa son numéro et laissa Charlie lui parler librement, sans même écouter se qu’ils se disaient.
Cette discussion avait réussi à le calmer, mais visiblement, Charlie était toujours très inquiet. Deux heures plus tard, elle le retrouva dans sa chambre. Jameson était couché au pied du lit, Charlie installé tout contre le chien, se servant de lui comme d’un coussin géant, et serrant la photo de ces parents entre ses mains. Elle admira le tableau avec un petit pincement au cœur avant de prendre son portable pour immortaliser le moment. Ensuite, elle alla chercher sa veste et celle de son fils.
-« Allez Charlie… On y va ? » cria-t-elle de la pièce principale.
Charlie arriva sans se presser, trainant les pieds : « On va où ? »
-« Voir ton papa ! » lui répondit-elle tout naturellement, avec un léger sourire.
-« OUAISSSS…. » hurla Charlie en arrachant sa veste des mains de sa maman.
Une heure plus tard, Kate sonnait à la porte de Castle. Il était près de 19 heures. Il devait être chez lui, en train de dîner… Et en plus, elle arrivait les mains vides. Sur le moment, elle se sentait ridicule. Après tout, elle aurait très bien pu essayer de discuter encore avec Charlie au lieu de céder aussi vite. Tout son raisonnement cessa quand elle entendit des pas de l’autre côté de la porte et que quelqu’un se décida enfin à ouvrir.
-« Kate ! » s’exclama Alexis, heureuse et surprise de la voir. « Et… Et toi, tu dois être Charlie ? » elle voulut s’approcher de lui, mais intimidé, il se cacha derrière les jambes de sa maman.
Ce n’était pas son genre, mais il s’attendait à voir son papa, pas une autre femme. Qui était-elle ? Que faisait-elle chez son papa ? Et comment elle connaissait son nom ?
-« Entrés. Papa n’est pas encore là, il allait boire un verre avec Ryan et Esposito. Mais je vais l’appeler, il sera là dans moins de 20 minutes à mon avis. » Alexis était tout excitée, elle parlait tout en appelant son père. Elle lui laissa un message très vague, disant juste qu’il avait de la visite et qu’il devrait se dépêcher à rentrer.
-« Papa ? » dit timidement Charlie en regardant tour à tour sa maman et la jeune femme.
Kate était assise sur l’une des chaises de la cuisine. Elle suréleva son fils pour l’asseoir sur le comptoir, juste entre elle et Alexis. Elle essaya ensuite de lui expliquer que son papa avait été marié avec une autre femme, il y a très longtemps et qu’il avait eu une fille avec cette autre femme.
-« Elle est où ta maman ? » demanda timidement Charlie à Alexis.
-« Je pense qu’elle est à Los Angeles. Je ne la vois pas très souvent. Mais je lui téléphone de temps en temps. » expliqua la jeune femme très patiemment.
-« Elle habite pas ici ? Elle aussi s’est disputée avec papa ? » Charlie essayait de comprendre, mais ça lui semblait tellement compliqué toutes ces histoires de grands.
-« Oui, ma maman aussi s’est disputé avec papa. Mais c’était il y a longtemps. Bien avant que ta maman ne le rencontre. »
-« Il a pas de chance avec les filles ! » dit il tout naturellement.
Alexis et Kate éclatèrent de rire en entendant la réponse de Charlie, et la tête qu’il faisait, encore une fois, la même que son père.
-« Il lui ressemble vraiment trop… » dit Alexis en le serrant dans ses bras. « Et non, papa n’a pas de chance avec les filles… Mais je suis contente d’être ta grande sœur. » dit elle en l’embrassant sur la joue.
Charlie, Kate et Alexis discutèrent encore un petit moment avant que la porte du loft ne s’entrouvre et que la voix de Castle se fasse entendre.
-« Alors ma chérie, qu’est ce qu’il y avait de si urgent ? » dit il en entrant, il regardait vers le salon, et n’avait pas encore vu ses invités surprise.
-« PAPA…. » Charlie sauta du meuble et courut dans les bras de son père qui le fit voler dans les airs.
Alexis et Kate échangèrent un regard et se mirent à sourire en voyant père et fils se retrouver avec autant de plaisir.
-« Lequel est le plus heureux tu penses ? » demanda Alexis en regardant Kate. « Tu vois papa, tu n’avais pas besoin de t’inquiéter, visiblement, tu manquais à au moins un des deux. » dit elle pour le taquiner. « Il n’osait pas aller chez toi pour une seconde soirée consécutive. Il avait peur d’en faire un peu trop. » expliqua la jeune femme en regardant Kate.
-« Alexis… » fit son père pour lui dire de se taire. Il garda Charlie dans ses bras et se dirigea vers Kate pour la saluer en déposant un baiser sur sa joue.
Pour la toute première fois, les Castle purent passer une soirée en famille, enfin tous réunis.
Chapitre 26.
Quinze jours plus tard, Rick Castle était aux anges : il avait passé tellement de temps à contacter l’ensemble de ses amis avocats et juges, que l’officialisation du nom de Charlie Castle ne devrait plus tarder. Kate avait finalement accepté la proposition de Gates, après avoir passé deux soirées entières à en discuter avec lui. Et pour couronner le tout, elle allait revenir vivre à Manhattan, bien plus près de chez lui. Il pourrait les voir, tous les deux, tous les jours, sans avoir besoin d’inventer une excuse bidon afin d’expliquer qu’il fasse une heure de trajet juste pour pouvoir profiter d’eux un petit moment.
Pour célébrer toutes ces bonnes nouvelles, il voulait profiter que Kate ne soit pas encore surchargée de travail pour organiser un repas de famille. Il avait invité ses parents et Alexis, bien évidemment, mais également Jim. Il aurait bien invité Lanie, Esposito, Ryan et Jenny, mais pour ce premier repas, il voulait juste être en famille. Et il n’avait même pas encore réussi à convaincre Kate d’y participer.
En effet : même si Kate avait passé du temps avec Castle afin de prendre sa décision, personne ne les avait jamais vu profiter d’un petit moment ensemble, rien qu’eux deux. Et bien que de petits gestes de tendresses étaient souvent visibles, personne ne savait réellement s’ils avaient décidé de se remettre ensemble ou pas. La vérité, en fait, c’est qu’eux même ignoraient où ils en étaient. Ils avaient envie l’un de l’autre, mais craignant trop la réaction de l’autre, aucun n’osait faire le premier pas. Il fallut toute la semaine et plusieurs conversations en tête à tête pour la convaincre.
Le samedi matin en question, Rick vint chez elle pour passer la journée avec son fils avant de l’amener chez lui pour le dîner en famille, pendant que Kate faisait sa dernière journée au 88th.
Lorsque Jim arriva chez Castle, aux alentours de 20 heures, il fut surpris de constater que sa fille n’était pas encore là.
-« Ne me dites pas que Katie sera la seule absente ce soir. » dit-il à Rick en prenant un air désespéré.
-« Non… Elle m’a promis de venir. Alors elle ne devrait pas tarder. » répondit Rick en souriant. Bien qu’il était tout de même inquiet qu’elle ne soit pas encore arrivée.
Au 88th, Kate était retenue par ses collègues qui s’étaient donné du mal pour lui préparer une petite fête surprise. Quand elle se rendit compte de l’heure, elle s’excusa en expliquant que Charlie l’attendait et qu’elle devrait déjà être rentrée.
-« Lequel es tu le plus pressé de retrouver ? Charlie ? ou son père ? » taquinait Clarck qui n’était pas dupe.
-« Arrête de l’embêter… Tout le monde sait que c’est Castle qu’elle est pressée de retrouver. » affirma Jerald.
-« Très drôle. Mais ce sont tous les deux des Castle. Ça aussi tout le monde le sait. » se contenta de répondre Kate pour éviter de répondre à cette question piège.
Elle les remercia encore pour leur accueil, les quatre années qu’ils avaient passé à travailler ensemble et la grande tolérance du chef d’équipe faisant allusion à toutes ses arrivées tardives et toutes les fois où elle avait dû partir avant l’heure..
Elle était tellement pressée de rentrer et de retrouver les deux hommes de sa vie, qu’elle ne fit même pas le détour par chez elle pour se changer. Elle arriva chez Rick, à presque 21 heures. Alexis lui ouvrit la porte et la serra dans ses bras, expliquant qu’elle aussi avait fini par pensé qu’elle ne viendrait plus. Kate serra ensuite la main de Bob, embrassa Martha et son père qui lui fit les gros yeux.
-« Tu exagères, tu sais. Tu aurais pu arriver à l’heure ! Rick ne savait plus quoi dire pour se convaincre que tu viendrais. »
-« Je suis désolée, Clarck et Jerald avaient prévu une petite fête pour mon départ. Je n’allais pas partir sans prendre un verre avec eux. » s’excusa-t-elle en embrassant son père.
-« De toute façon, tu n’aura aucune excuse à donner à Rick. Il sera trop heureux de te voir pour te demander quoi que ce soit. » dit il avec un grand sourire.
-« Où sont-ils ? »
-« Ils sont en haut ! » Jim ne donna aucune autre précision, ignorant si elle était au courant de la surprise de Rick pour son fils. Mais connaissant sa fille, il savait qu’elle allait monter pour les retrouver.
Comme il l’avait justement prédit, Kate monta les escaliers et suivit la voix de Rick et les rires de Charlie pour les retrouver.
-« Alors les garçons, qu’est ce que… » Kate s’arrêta brusquement, regarda tout autour d’elle et resta sans voix devant le spectacle.
-« T’as vu… C’est MA chambre. » affirma Charlie, tout fier et tout heureux.
Charlie la tirait par le bras pour la faire entrer dans la pièce, pendant que Rick murmurait à son oreille :
-« Tu n’es pas fâchée ? Hein… » s’inquiétait il subitement.
-« Non mais tu plaisantes ?... Rick ! C’est super… » dit elle en lui prenant la main pour le rassurer.
Les murs étaient peints en rouge ou en blanc, sur l’un des murs, on pouvait voir une toile d’araignée gigantesque, avec Spiderman au milieu. Sur deux autres murs, il s’agissait d’un dessin, probablement fait par un dessinateur. Toujours sur un fond rouge ou blanc, des immeubles, et Spiderman, et Wolverine, mais c’était hallucinant… Les meubles étaient tout ce qu’il y avait de plus classique, mais tout ce dont un petit garçon avait besoin était là, du panier de basket, jusqu’à la maquette d’avion. Castle avait pensé à tout, y compris la photo sur la table de nuit. Ce n’était pas la même que celle qu’il avait chez sa maman, c’était une plus récente, prise à l’insu de Beckett. Ils étaient tous les deux, l’un contre l’autre, comme un vrai couple.
-« Regardes… » Charlie lui tendait la dernière figurine Spiderman qui venait juste de sortir.
Il disparut dans le couloir et on l’entendit courir dans les escaliers pour descendre retrouver le reste de la famille.
-« Ca y est ! Ma maman est là…. »
Même à l’étage, Rick et Kate avait entendu l’explosion de joie du petit garçon annonçant l’arrivée de la seule personne qu’ils attendaient encore. Ils échangèrent un regard avant de descendre eux aussi.
Le reste de la soirée se passa dans la joie et la bonne humeur. Rick était heureux d’avoir réussi ce pari de réunir toute sa famille et que chacun y mette un peu du sien pour mettre tous leurs différents de côté et passer une bonne soirée.
Après le repas, Rick proposa une petite soirée Poker pour continuer dans la bonne humeur.
Il distribua les cartes pendant que Kate et Martha terminaient de ranger à la cuisine. Quand elles vinrent près de la table pour s’asseoir toutes les deux, elles remarquèrent que Rick avait distribué pour elles aussi.
-« Et oui, mesdames, j’ai pensé à vous aussi… Je suis vraiment trop bien, hein ? »
Kate passa derrière lui à ce moment là et lui mit la main dans le dos tout en lui répondant du tac au tac, sans même réfléchir aux mots qu’elle employait.
-« Mais oui Rick, tu es génial. C’est pour ça que je t’aime. »
C’est en voyant la tête réjouie de son père et de Martha qu’elle prit conscience de ce qu’elle venait de dire. Charlie qui était sur les genoux d’Alexis se contenta de regarder sa maman car il ne comprenait pas ce qu’elle avait dit de si bizarre.
-« Ben ça au moins, c’est clair… ! » se contenta d’ajouter Alexis en prenant et regardant ses cartes.
Kate n’osa pas regarder Rick, elle ne savait plus où se mettre.
-« Euh… Jouez sans moi ! Je … Euh… Je vais aller ranger ça ! » dit elle en prenant une pile de photos que tout le monde avait déjà pu admirer toute la soirée.
Elle se réfugia dans le bureau de Rick, referma la porte derrière elle et se colla contre un mur, en larmes. Elle aimait cet homme, mais elle savait qu’elle lui avait fait beaucoup de mal. Elle avait peur que ces mots, prononcés sans réfléchir viennent tous gâcher. Elle savait qu’elle ne pourrait pas se cacher indéfiniment et qu’à un moment ou à un autre, elle devrait sortir et affronter le regard de Rick. Mais là, elle se sentait perdue et avait juste envie de rester seule un moment.
Chapitre 27.
Puisqu’elle était dans le bureau de Rick et qu’elle avait toutes ces photos en mains, autant les ranger, pensa-t-elle en essayant de remettre un peu d’ordre dans ses idées. Elle s’approcha, ouvrit le tiroir et y posa le paquet de photos qu’elle avait en main. Elle remarqua l’écrin de la bijouterie, et intrigué, elle le prit et l’ouvrit.
-« Tu ne crois pas qu’il serait temps qu’on en parle sincèrement ? » la voix de Castle, juste derrière elle, la fit sursauter. Elle se retrouva face à Rick, tenant l’écrin entre ses mains.
« J’avais demandé ta main à ton père. Mais je n’ai même pas osé te le demander à toi. » osa-t-il dire pour commencer cette discussion.
Rick s’approcha d’elle et elle lui rendit le précieux bijou en se mordillant les lèvres.
-« Je l’ignorais. Il ne m’a jamais rien dit ! »
-« Tu m’aurais dit ‘Oui’, il y a 4 ans ? » demanda Rick en admirant la bague.
Kate réfléchit un instant à ce qu’elle allait répondre. Mais Rick voulait de la sincérité, une conversation à cœur ouvert, alors elle répondit : « Oui… Sans hésiter une seconde. J’aurais dit oui ! » elle n’osait pas le regarder dans les yeux, sa voix trahissait sa peine et traduisait son angoisse de le perdre. Kate de retourna vers le bureau pour ne pas lui faire face. Il fit de nouveau un pas dans sa direction et la prit dans ses bras.
-« Tu le pensais ? Le petit ‘je t’aime’, tout à l’heure… Tu le pensais ? » demanda-t-il malicieusement en lui murmurant à l’oreille.
-« Et toi, tu le pensais ? » Elle tourna la tête et vit le regard interrogateur de Rick. « Quand on s’est endormis sur le canapé, dans les bras l’un de l’autre, l’autre nuit ? » demanda-t-elle pour éviter de lui répondre.
-« Tu ne dormais pas ? » fit-il surpris. « Et tu t’es laissé faire ? » demanda-t-il encore plus surpris, mais ravi.
Kate sourit en constatant que ça le rendait heureux.
-« J’avais besoin de toi, de tes bras. J’avais envie que tu me rassures. »
Rick avait l’impression de rêver. Il ne résista plus à la tentation. Il déposa de tendres baisers dans le cou de Kate qui ne se cachait pas pour montrer qu’elle appréciait vraiment. Elle ferma les yeux et laissa son cœur parler.
-« Je n’ai jamais cessé de t’aimer Rick. Je n’ai jamais pu t’oublier ! » murmura-t-elle pendant que Rick continuait ses baisers.
Il cessa ses caresses et fit en sorte qu’elle se retourne pour pouvoir la regarder dans les yeux.
-« Je le pensais Kate. Je t’aime. Je t’aime autant qu’il y a 4 ans, et tu me manques. J’ai juste envie que tu reviennes. »
Kate en avait les larmes aux yeux.
-« Rick… » dit-elle à voix basse. « Après tout ce que je t’ai fait. Comment peux-tu me pardonner ? »
Une larme coula sur sa joue. Rick l’essuya avec la paume de sa main et regardait Kate avec beaucoup de tendresse. Il ne voulait surtout pas détacher ses yeux de ce regard.
-« J’ai passé 4 ans à me demander pourquoi tu étais partie ? Quatre ans à essayer de comprendre ce que j’avais dit, ou fait de travers… »
-« Mais tu n’as rien fait ! » lui coupa-t-elle la parole pour le rassurer. « C’est moi. Juste à cause de moi ! Je m’en veux. Si je pouvais retourner en arrière, je te parlerais, je t’expliquerais tout… »
-« Si je pouvais retourner en arrière, je ne te laisserais pas partir. J’irais te rechercher. Je te forcerais à me parler, à répondre à mes questions. »
-« Mais je t’ai fait tellement de mal ! Je sais que je t’ai fait souffrir, et je regrette… Si je connaissais un mot plus fort, je te le dirais, un milliard de fois au moins, tellement je suis désolée. »
-« Je te pardonne parce que je sais que toi aussi tu as souffert, autant que moi. Je te pardonne, parce que j’ai besoin de toi pour être heureux. Parce que je t’aime. Et que je ne veux pas d’autre femme. Je te veux toi ! »
Les larmes coulaient sur les joues de Kate, tellement elle était émue par ce que lui disait Rick. Il se pencha vers elle et l’embrassa passionnément. Kate n’essaya pas de résister. Elle en avait envie autant que lui. Le baiser était intense, Kate passa ses mains derrière la tête de Rick pendant que lui, serrait ses bras autour d’elle. Une fois que leur lèvres se décolèrent l’une de l’autre, ils continuèrent à se regarder dans les yeux pendant un long moment avant que Kate ne se décide à l’embrasser à nouveau. Un sourire radieux se dessinait sur son visage, pendant que Rick ne pouvait s’empêcher de l’admirer, encore.
Il la serra dans ses bras. Il était heureux de pouvoir enfin la serrer contre lui et de l’embrasser. Il ne s’écarta d’elle qu’après plusieurs minutes, pour lui passer la bague au doigt.
-« Non Rick ! » protesta Kate.
Rick la regarda surpris, et déçu.
-« Je ne te demande pas en mariage tu sais ! » dit-il pour se défendre. « Elle est dans mon tiroir depuis si longtemps, qu’elle sera bien mieux à ta main ! Elle ne te plait pas ? » s’expliqua-t-il, confus.
-«Tu plaisantes ? Elle est magnifique. Mais je ne peux pas accepter. Pas après tout ce que j’ai fait. J’ai tout gâché ! » soupira Kate en enlevant la bague à contrecœur et en la rendant à Rick.
-« Arrêtes de t’en vouloir. C’est vrai que c’est un énorme gâchis, mais on en est responsable tous les deux. Je suis aussi fautif que toi. » la rassura-t-il avec un petit sourire.
Un moment de silence régna, Kate était toujours blottie dans les bras de Rick et n’avait aucune envie de bouger.
-« Si on arrive à s’en sortir, tous les deux, et si j’ose te le demander un jour, je t’en offrirais une autre encore plus belle ! » pensa-t-il à voix haute.
Kate le regarda droit dans les yeux et sourit en se rendant compte qu’il était sérieux.
-« Si on arrive vraiment à tout arranger entre nous, et que tu oses me le demander, c’est celle-là que je veux ! » affirma Kate en l’embrassant à nouveau.
Ils se regardèrent dans les yeux, en souriant. Ils étaient vraiment très heureux de se retrouver. Rick rangea le petit écrin dans son tiroir et serra Kate encore une foi dans ses bras.
-« Merci. » lui fit-il avec un grand sourire. Kate se contenta de le regarder, très surprise. « Pour Charlie. Il est génial, je l’adore. Et tu es une maman fantastique. » affirma-t-il en déposant un baiser sur ses lèvres. Ensuite, il la prit par la main pour sortir de cette pièce et retrouver leur famille.
Les voyant sortir tous les deux, main dans la main, et rayonnant de bonheur, personne n’avait le moindre doute. Cette fois, ça y était, enfin. Ils avaient réussi à s’expliquer et à mettre les choses à plats.
-« Maman va pas pleurer cette nuit je crois ? » dit Charlie en regardant sa grande sœur.
Cette réflexion fit sourire tout le monde autour de la table, surtout quand Alexis ajouta :
-« Non. Et papa non plus… »
Kate et Rick se regardèrent légèrement mal à l’aise. Mais Rick changea bien vite de sujet en se dirigeant vers ses enfants. Il embrassa sa fille et attrapa Charlie qui, debout sur les genoux d’Alexis, lui sauta dans les bras en se tenant à son cou.
-« Allez, toi ! Au lit Monsieur Castle ! » dit-il tout heureux à son fils.
Père et fils s’avancèrent de Kate. Charlie, toujours dans les bras de son père, embrassa sa maman qui lui souhaita une bonne nuit. Rick profita de l’occasion pour, lui aussi, voler un petit baiser à la femme qu’il aimait avant de monter les escaliers.
Kate les regarda, attendrit, avant de s’asseoir à la table, auprès des autres.
-« Ne t’endors pas avec Charlie cette fois ! » lança Alexis, dévoilant au passage le côté ‘papa poule’ de son père.
-« Non, ne t’inquiète pas, ce soir, ça ne risque pas d’arriver ! » répondit l’auteur en faisant un petit clin d’œil à Kate.
-« Qui est-ce qui gagne ? » demanda-t-elle l’air de rien, essayant de dissimuler son sourire.
-« Ton père… Mais il triche ! » répondit Martha tout naturellement, ce qui lui valut un regard surpris de Jim, qui visiblement, ne comprenait pas ce qui venait de lui arriver.
Kate explosa de rire. Jim la regarda en souriant. Il n’avait pas vu sa fille aussi heureuse depuis tellement longtemps, qu’il était juste content que tout s’arrange enfin pour elle.
Chapitre 28.
17 novembre 2017.
Presque 6 mois que Rick et Kate étaient ensemble. Elle passait de plus en plus de nuits à dormir chez lui. Et ce matin encore, elle se réveilla dans le lit de son amant. Seulement, ce matin, elle était seule. Rick avait dû se lever très tôt car il avait une séance de dédicace très importante, et le propriétaire de la librairie avait insisté pour qu’il soit prêt dès l’ouverture, à 7 heures. Son dernier livre avait eu un tel succès, qu’il n’avait pas pu refuser ça, même si la date ne lui convenait pas du tout. C’était le jour de l’anniversaire de Kate, et elle avait plutôt mal prit le fait de devoir se passer de lui toute la journée. Mais le retour de Nikky Heat avait tellement de succès !
Kate se leva donc et prépara le petit déjeuner pour Charlie et Alexis. Elle n’avait guère de motivation. Elle ne s’attendait pas spécialement à trouver un cadeau ou un énorme bouquet de fleurs pour l’occasion, mais juste un petit mot lui aurait suffi, juste pour dire qu’il y avait au moins pensé… Mais non, rien. Il avait tellement de choses en tête en ce moment qu’il devait avoir complètement oublié la date. Mais au fond, ce n’était pas bien grave. Ce soir, il serait là rien que pour elle et elle pourrait largement en profiter.
Kate déposa Charlie à l’école et se rendit au commissariat ; Ryan et Esposito étaient déjà là et la regardèrent malicieusement à son arrivée.
-« Bon anniversaire ! » souffla un agent en passant à côté d’elle.
Elle avait horreur que ce genre de chose s’ébruite, et elle fusillait les garçons du regard pour avoir osé vendre la mèche.
-« Ne nous regarde pas comme ça, c’est Castle qui est venu déposer un paquet sur ton bureau tout à l’heure. » dit Ryan pour expliquer que pour une fois, ce n’était pas de leur faute.
Kate regarda sur son bureau, et effectivement, un petit paquet y était déposé. Ainsi qu’une rose à laquelle une enveloppe était accrochée. Rick connaissait suffisamment la curiosité de ses collègues pour écrire « joyeux anniversaire » et fermer l’enveloppe. Kate l’ouvrit et lu le message tout en souriant.
" Tu ne pensais tout de même pas que j’aurais pu oublier ton
anniversaire. Je t’assure que j’ai essayé de changer la date
de cette dédicace, mais je n’y suis pas arrivé. Je t’ai déposé
ton cadeau ici, car je savais que tu aurais plus de temps pour
en profiter.
Une petite histoire rien que pour toi, je doute que tu
m’autorise un jour à la publier. Mais j’ai quand même
besoin de ton aide pour la terminer."
Je t’aime
Rick.
Kate venait d’ouvrir le paquet et découvrit un petit roman. Rien que pour avoir réussi à convaincre une maison d’édition de lui fournir un exemplaire unique, ça avait dû lui prendre pas mal de temps.
-« Non mais je rêve ! On va encore être les seuls à travailler aujourd’hui. » râlait Esposito en regardant Kate.
-« Arrête de râler Espo, ce livre ne contient même pas 50 pages. Ça ne va pas me prendre la journée. Je vous aiderais à terminer cette paperasse quand j’aurais fini. » répondit-il en commençant la lecture.
Kate n’en revenait pas. Ce livre était un condensé des pensés et des sentiments ressentis par Rick. Bien sûr, il utilisait les patronymes de Jameson Rook et de Nikky Heat, mais c’était leur histoire qu’il racontait :
Le départ de Kate, la manière dont il avait essayé de soigner ses blessures pendant ces 4 années. Puis le retour de Kate au commissariat, la découverte de sa paternité, la discussion avec Jim, celles qui avaient suivis avec Martha et Alexis… Tout y était. Kate découvrait la souffrance et de la vulnérabilité de cet homme, encore bien plus qu’elle ne l’imaginait. Ce qu’elle lisait était incroyable. Elle savait que lui aussi s’en voulait, mais ignorait à quel point. Quand elle lut le passage avec la découverte de Charlie dans le chalet, elle revivait la scène d’une toute autre manière. Son envie de sauver son fils, de prouver qu’il était là pour lui. Sa crainte au moment où Charlie s’était interposé pour tenir tête au ravisseur, l’envie de tuer ce type quand il avait osé gifler son fils et l’angoisse qui l’avait envahit au moment où c’était elle qui s’était soudain retrouvée en danger en une fraction de seconde. Ensuite, Rick parlait de sa déclaration, de la phrase qu’elle avait prononcée : « Vous menacez l’homme que j’aime… ». Elle ne se souvenait pas l’avoir prononcée, mais à en croire les sentiments de Rick, s’il n’avait pas déjà été à terre, il se serait écroulé.
Dans sa lettre, Rick disait qu’il avait besoin de son aide pour le terminer, mais elle ne comprenait en quoi elle pouvait lui être utile. C’était un vrai petit chef d’œuvre, elle n’avait rien à y redire. Elle ne comprit qu’en lisant le dernier chapitre. A ce moment là, elle se rendait compte que dans le livre, Rook expliquait tout ça à Nikky lors d’une petite soirée en tête à tête, un petit moment d’intimité. Ça la faisait sourire de penser que Rick avait dû espérer vivre ce genre de moment avec elle, mais sans osé se livrer aussi entièrement. Rook terminait en disant à sa belle :
« Plus jamais de secret ! Je ne veux plus JAMAIS te perdre. »
Rien qu’en lisant ces mots, Kate entendait la voix de Rick, et les larmes lui montèrent aux yeux. Quand aux quelques lignes qui terminait le chapitre, Kate dût les lire au moins 5 fois avant de comprendre que c’était bel et bien à elle qu’il s’adressait, qu’il avait volontairement mit les bons prénoms pour être certain d’obtenir une réponse.
« Je t’aime Kate. Et je crois que jamais je ne pourrais te dire à quel point tu m’as manqué. A quel point je m’en veux de t’avoir laissé me quitter. Je ne veux plus jamais avoir à vivre ne serait-ce qu’une journée sans toi.
Katherine Beckett, veux-tu m’épouser ? »
Lorsqu’elle comprit enfin, des frissons l’envahirent. Un immense sourire aux lèvres, elle bondit de sa chaise et quitta le 12th à toute vitesse, sans donner aucune explication.
Kate arriva enfin devant la librairie où Richard Castle devait passer la journée à signer des autographes. Elle n’en revenait pas du monde. Les fans attendaient depuis tellement longtemps qu’il se reprenne en mains et qu’ils leur écrivent enfin un nouveau Nikky Heat, qu’ils s’étaient déplacés en nombre pour ce grand retour.
Elle n’avait aucune envie de passer des heures à faire la queue, elle était debout, son livre à la main et cherchait une solution pour pouvoir passer devant tout ce monde sans créer d’émeute. Elle sortit son insigne et commença à bousculer les gens légèrement pour arriver à se faufiler entre eux. A chaque fois que quelqu’un protestait, elle faisait son regard ‘noir’, montrait son insigne en disant
-« N.Y.P.D laisser moi passer ! »
Il était évident que personne n’allait chercher des ennuies à la police et qu’il ne lui fallut pas longtemps pour se retrouver devant son homme. Il ne restait plus qu’une personne. Mais cette dame n’avait pas l’air impressionnable et était bien déterminé à rencontrer l’auteur.
-« Je me suis levée à 5 heures du matin ! Juste pour voir mon auteur préféré, pour me faire belle et ne pas arriver trop tard. Et malgré ça, ça fait quand même plus de 2 heures que j’attends. Vous étiez où vous à 5 heures ? Hein ? »
Kate réfléchit deux secondes avant de lui répondre.
-« Chez moi. Dans mon lit. Avec votre auteur préféré ! » dit elle avec un grand sourire avant de lui passer devant le nez, voyant que Rick terminait avec le fan précédent.
Elle se planta juste devant la table où Rick s’était installé. Il n’avait pas relevé la tête mais en voyant l’exemplaire que lui tendait le fan, il la dévisagea, surpris qu’elle soit là, aussi vite.
-« Kate… » murmura-t-il en se levant et en s’approchant d’elle.
Kate lui fit un énorme sourire et commençait à lui répondre avant même qu’il ne soit à côté d’elle.
-« Je ne sais pas ce que Nikky va répondre… Mais moi, je dis ‘Oui’. »
Rick l’embrassa et la serra dans ses bras.
-« Sérieuse ? »
-« Demandes le moi si tu veux que je te réponde encore. » dit elle malicieusement.
-« Devant tout le monde ? » fit il surpris de cette requête.
-« J’attends ce moment depuis des années Rick. Alors je m’en fiche qu’ils nous regardent. »
-« Kate, veux-tu devenir ma femme ? » lui demanda-t-il tout bas, dans le creux de l’oreille, déposant un baiser dans son cou.
-« OUI… Oui Rick, je le veux. » explosa Kate en l’embrassant à nouveau.
Les fans étaient ravis du spectacle auquel ils avaient droit. Après plusieurs minutes, la femme devant laquelle Kate s’était glissée, en dernier, tenta un petit brin d’humour pour les faire revenir sur terre et avoir l’autographe tant convoité.
-« J’aurais droit à un baiser comme ça moi aussi ? » demanda-t-elle innocemment.
Kate lui lança un regard qui aurait pu la foudroyer sur place. Ce qui fit exploser de rire Rick et les fans aux alentours.
-« Elle n’a pas d’humour ? Hein ? » osa-t-elle à peine demander à Castle.
-« Non… Pas beaucoup ! » répondit-il avec un sourire tout en embrassant sa fiancée.
Il fut très difficile par la suite pour ce petit couple de continuer la journée et de retourner à leurs occupations respectives.
11 mois et 15 heures de souffrance plus tard…
Rick poussa doucement la porte d’une chambre d’hôpital. Il se doutait bien que son épouse ne s’était pas endormie, mais il ne voulait pas l’effrayer. Il tenait son nouveau-né dans les bras, encore emmailloté dans l’une des couvertures de l’hôpital et le déposa délicatement sur le ventre de Kate.
-« Les médecins ont terminé de l’examiner. Elle est en parfaite santé. »
Kate sourit, tout en déposant un baiser sur la tête de sa fille. Elle attendait avec impatience que Rick lui dise le prénom qu’il avait choisit de lui donner. Etant donné qu’elle avait choisi seule le prénom de Charlie, elle lui avait laissé carte blanche pour leur second enfant.
-« Je te présente Mademoiselle Johanna, Martha, Katherine, Castle ! » Dit il en embrassant sa femme.
-« Rick… » Kate pensa à sa mère, avec beaucoup de nostalgie, et remerciait Rick rien qu’en le regardant. « Elle est magnifique… »
-« Elle est déjà aussi jolie que sa maman. J’espère juste qu’elle sera un peu moins têtue ! » plaisanta-t-il.
Kate le foudroya du regard, tout en pensant que c’était la femme la plus heureuse du monde.