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Série : Castle
Création : 29.08.2012 à 16h31
Auteur : Milka
Statut : Terminée
« Histoire qui commence début saison 4, écrite pendant la sortie de la saison 4. Vous allez retrouvez des passages réels, puis mon imagination prend le relais... Bonne lecture :) » Milka
Cette fanfic compte déjà 49 paragraphes
1. L’hôpital
Kate Beckett, inspecteur de police à New York, avait perdu connaissance depuis quelques heures suite à une blessure par balle reçue en pleine poitrine. Sa famille, ses collègues et amis ainsi que son petit ami Josh attendaient terrifiés de ses nouvelles. Richard Castle, le partenaire de Kate, se blottit dans les bras de sa mère, inquiet pour son amie ou plutôt son amour de toujours.
Castle, qui avait bondi sur Kate afin d’essayer de la sauver, se remémora encore et encore la scène. Comment cela avait-il pu se produire alors que les plus grands policiers de la ville étaient réunis pour l’enterrement du Capitaine Montgomery ? Comment Kate avait-elle pu être la cible d’un assassin ? Mais surtout, Castle se repassait en boucle cette phrase qu’il avait dite à Kate alors qu’elle était allongée sur le sol et perdait son sang. Cette phrase qu’il avait toujours rêvé de lui dire, mais en aucun cas dans ces circonstances ! Trois petits mots, sept lettres… Il lui avait ouvert son cœur avant qu’elle ne parte dans un sommeil douloureux.
Martha, la mère de Castle, vit que celui-ci était désorienté et impuissant face à la scène qu’il venait de vivre.
-« Elle est forte, ne t’en fais pas. » tenta de le rassurer Martha.
-« Je sais, mais je ne sais pas si ça suffira… » murmura Castle. « Tu sais, je… je lui ai dit ce que je ressentais… Je lui ai dit que je l’aimais... »
-« Tu as eu raison Chéri. Il ne faut jamais repousser à demain les choses que l’on peut dire maintenant. » assura Martha.
-« Je lui ai dit que je l’aimais alors qu’elle était allongée une balle dans la poitrine Mère. Si elle se réveille que va-t-elle penser ? »
-« Que tu as eu peur de ne plus jamais pouvoir lui dire ce que tu ressentais et que ton amour envers elle est vrai et sincère.»
-« Et c’est vrai. Mon Dieu, comme j’ai peur de la perdre Mère ! » soupira Castle.
-« Je sais, viens là, » dit Martha en prenant son fils dans ses bras et faisant un signe à Alexis, la fille de Castle, afin que celle-ci les rejoigne pour rassurer son père.
C’est à ce moment-là que le médecin chargé de Kate arriva.
-« Comment va-t-elle Docteur ? » demanda Jim Beckett inquiet de la réponse car il ne voulait pas perdre sa fille unique dans les mêmes circonstances que sa femme douze ans plus tôt.
-« Elle est sortie du bloc opératoire. L’opération a été très délicate et votre fille a fait un arrêt cardiaque, mais nous avons réussi à la réanimer. Ses jours ne devraient plus être en danger mais nous devons la surveiller de très près. » expliqua le médecin.
-« Quand pourrais-je la voir ? » demanda Jim un peu plus soulagé.
-« Elle n’est pas encore réveillée mais une infirmière va vous conduire dans sa chambre. » répondit le médecin en prenant l’épaule de Jim pour l’emmener avec lui.
Le docteur se retourna alors vers Castle, sa famille et les collègues de Beckett, à savoir Lanie sa meilleure amie, Ryan et Esposito.
-« Vous devriez rentrer chez vous. La nuit va être longue et Mademoiselle Beckett ne pourra voir aucun d’entre vous avant quelques jours, » dit-il à leur attention.
C’est alors que le médecin et Jim partirent pour rejoindre Kate. Ryan et Esposito n’avaient aucune envie de rentrer dans leurs foyers respectifs tant que l’homme qui avait tiré sur Beckett n’était pas sous les verrous. Castle regarda sa mère qui lui fit alors un signe de la tête pour lui dire qu’elle s’occuperait d’Alexis et ainsi, il pouvait aller rejoindre et aider les Gars.
2. Confidence et réveil
Voilà maintenant trois heures que Jim tenait la main de sa fille toujours endormie. C’est alors que Josh entra dans la chambre. Confus, il voulut ressortir dès qu’il aperçut le père de Kate.
-« Entrez Josh, Kate m’a parlé de vous. Je sais que ce n’est pas l’endroit idéal pour faire connaissance mais vous pouvez venir au chevet de ma fille et attendre son réveil avec moi. »
-« Avec plaisir Monsieur Beckett. »
-« Appelez-moi Jim. Vous être médecin dans cet hôpital, n’est-ce pas ? »
-« Oui, c’est exacte. Je suis chirurgien cardiaque, » répondit fièrement Josh.
-« Et votre relation avec ma fille dure depuis longtemps ? »
-« Bientôt six mois. Mais je la sens distante depuis un certain temps... »
-« Pourquoi dites-vous cela ? »
-« C’est une impression. Elle parle beaucoup de son travail et je le conçois parfaitement. Elle est passionnée. Mais elle parle encore plus de son partenariat avec Castle et je vous avouerai qu’il a été le sujet principal dans un grand nombre de nos disputes. Comme juste avant qu’elle ne parte pour l’enterrement du Capitaine par exemple… »
-« Vous culpabilisez d’avoir comme dernier souvenir de Kate une dispute à propos de Castle ? » demanda Jim.
-« Oui… Je ne suis pas sûr d’être assez fort pour elle… Je sais qu’elle l’aime au plus profond d’elle mais que, pour le moment, elle ne veut pas se l’avouer. Je sais également que lui aussi est fou d’elle. C’est dur de rivaliser face à ce genre de situation et je ne pense pas pouvoir faire le poids. Mais je n’ai pas envie de la quitter… J’aimerais qu’elle se rende compte par elle-même qu’elle m’aime, certes, mais qu’elle ne ressent pas pour moi ce qu’elle ressent pour Castle. »
Jim ne savait pas quoi lui répondre, il était lui-même conscient que Castle était le grand ‘Amour’ de Kate mais que celle-ci se refusait encore à le croire et s’obstinait à lutter contre ses sentiments.
Ni Jim ni Josh n’avaient remarqué que Kate s’était réveillée. Elle n’avait pas ouvert les yeux et écoutait pleinement la conversation entre son petit ami et son père. Elle ne savait pas quoi penser. Josh voulait-il la quitter sans en avoir le courage ? Mais, au fond d’elle-même, elle était d’accord avec ce qu’il venait de dire. Elle l’aimait vraiment mais ce n’était pas suffisant…
Le bip d’urgence de Josh se mit alors à sonner. Il s’excusa auprès de Jim et partit en courant. Kate profita alors de ce moment pour ouvrir les yeux et se retrouver seule avec son père.
-« Katie, ma chérie, tu es réveillée ! » chuchota Jim très ému.
-« Salut Papa. »
-« Comment te sens-tu ? »
-« Fatiguée et désorientée… »
-« Repose-toi ma Katie. Reprends des forces, je reste auprès de toi. »
Kate se rendormit en pensant qu’à la seule chose qui la faisait se sentir bien : Castle !
3. Le coup de fil
Toujours au chevet de sa fille, Jim venait de s’endormir. Le médecin entrouvrit la porte et, doucement, pour ne pas réveiller Jim, se dirigea vers Kate. Il voulait s’assurer que tout allait bien et qu’elle n’avait besoin d’aucuns de ses services.
Kate ne demanda qu’une chose au médecin à savoir si elle pouvait passer un coup de fil. Le médecin lui accorda et approcha le téléphone sur sa table de nuit pour lui éviter tous mouvements qui lui provoqueraient des douleurs. Kate le remercia et tapa un numéro qu’elle connaissait par cœur.
-« Allo ? »
-« Castle ? C’est Kate... »
-« Oh mon Dieu, Kate vous allez bien ? »
-« Je suis exténuée… »
-« Reposer vous et récupérer pleinement ! »
-« Castle ? »
-« Oui ? » interrogeât l’écrivain stressé, pensant que Kate allait lui parler des sentiments qu’il éprouvait à son égard et qui lui avait avoué.
-« Je … heu … » commença-t-elle avant de s’arrêter un temps, incertaine, puis elle continua. « Avez-vous avancez sur l’affaire du sniper avec Ryan et Esposito ? »
-« Humm, le tireur a laissé son arme derrière une tombe mais nous n’avons trouvé aucune empreinte. Nous n’avons pas de réelles pistes pour le moment. Je suis désolé Kate. »
-« D’accord… »
-« Kate, vous êtes sûre que ça va ? »
-« Oui, enfin… Non, pas vraiment… Je me suis réveillée avec des flashs de la fusillade en mémoire. Mais… Je n’arrive pas à me remémorer la scène en entier. On me l’a expliqué mais tout me paraît chamboulé. Il y a des trous noirs, des moments d’affolements, de la peur mais rien de très clair… »
-« Vous ne vous souvenez pas ??? » questionna Castle stupéfait.
-« Non… Écoutez Castle, je suis épuisée. Je vous laisse, je vous rappellerai quand j’irai mieux… »
-« D’accord. Bonne nuit Détective. »
Kate raccrocha et se tourna vers son père réveillé.
-« Tu le rappelleras quand tu iras mieux ? Qu’est-ce que tu entends par là ? »
-« Que je ne suis pas prête à le revoir pour le moment, que j’ai envie de prendre un peu de distance par rapport à tout ça. J’en ai besoin, il s’est passé beaucoup de choses ces derniers temps, entre ma fusillade, le meurtre du Capitaine, j’ai besoin d’un peu de temps pour m’en remettre… » répondit Beckett
-« Entre nous, ma Katie, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Tu sais très bien que seul lui peut te faire oublier ce genre de situations si pénibles. Il sait te faire rire, il sait te faire sourire, et te distraire pour oublier certaines choses à oublier. »
-« Ce n’est pas mon prince charmant arrivant sur son fidèle destrier tel un compte de fée Papa. Je peux très bien m’en sortir toute seule et traverser cette période sans lui. Après tout il s’agit de ma vie, pas de son terrain de jeu ! » s’énerva Beckett
-« Je te connais bien Katie, ne le laisse pas s’éloigner, ne refuse pas son aide… »
-« Bonne nuit Papa, je suis fatiguée. »
Beckett tourna le dos à son père et s’endormit. Elle savait qu’il avait raison, mais elle ne voulait pas se l’avouer. Elle ne voulait pas d’aide. Après tout elle était Kate Beckett, grande détective, la meilleure de New York City ! Ce n’est pas le genre de femme à demander de l’aide et à être secourue…
4. Un retour mouvementé
Après trois semaines à l’hôpital, Beckett était enfin libre de quitter ses lieux pleins de mauvais souvenirs. Elle fît ses valises, seule, et rentra passer le week-end chez son père. Elle avait rompu avec Josh deux semaines auparavant, lui expliquant qu’elle avait besoin d’être seule et que son amour pour lui ne suffisait pas pour traverser cette période difficile qu’elle était en train de vivre. Josh avait parfaitement compris où elle voulait en venir et lui avait souhaité tout le bonheur qu’elle pourrait trouver, peut-être même avec son écrivain, Richard Castle. En entendant cela, Kate, peu surprise, se souvenant de la discussion que Josh avait eue avec son père, leva les yeux au ciel. Mais tous les deux s’étaient quittés en de bons termes.
Voilà maintenant un mois que l’incident a eu lieu. Kate venait à peine de rentrer chez elle après un week-end prolongé chez son père. Elle découvrit à son arrivée un bouquet de fleurs devant sa porte d’entrée. Une petite carte y était coincée et indiquait : « Rétablissez-vous vite, vous nous manquez à tous au poste. » Elle était signée au nom du commissariat du 12th mais elle reconnut immédiatement l’écriture de Castle. C’était ses fleurs préférées et Kate fût touchée par cette intention de l’écrivain alors qu’elle ne l’avait toujours pas rappelé.
Kate commanda à manger chez le chinois tout près de chez elle. Elle se fit couler un bain chaud pour se détendre et passer une bonne nuit. Elle se prépara ensuite pour aller se coucher. Elle décida pour se mettre complètement à l’aise de lire le premier roman de Castle. Ce livre qui lui rappelait tellement de souvenirs. Avant d’être son partenaire, Castle était son écrivain préféré, celui qui arrivait au travers de ses écrits à lui faire oublier le meurtre de sa mère, les moments douloureux qui avaient suivi et, tout simplement, à la faire se sentir bien !
Épuisée, Kate s’endormit. La lumière resta allumée et son livre ouvert. Le silence régnait dans l’appartement. Mais ce ne fut que pour un court instant. En effet, Kate se pliait de douleur dans son lit, une douleur non pas physique mais morale. Dans son sommeil, elle était en train de revivre toute la scène de la fusillade : le coup de feu, Castle qui se jette sur elle pour la plaquer au sol, la douleur ressentie, la sensation de froid, la vie qui s’échappe de son corps... Elle revivait tout dans les moindres détails et souffrait autant que ce jour-là. Elle avait mal, horriblement mal au point que cette atroce douleur la réveille. Elle était en sueur dans son lit, impuissante face à ce qui venait de se produire. Kate se sentait mal. La dernière fois qu’elle avait le souvenir d’avoir vécu cela avait été après le décès de sa mère. Elle essaya alors de penser à autre chose mais seuls les souvenirs de cette journée lui venaient à l’esprit.
Puis vint le souvenir de Castle au-dessus d’elle, lui maintenant la tête et appuyant sur sa blessure pour ne pas qu’elle perde trop de sang. Le regard de Castle, désarmé face à la situation, horrifié par la peur de perdre la femme qui l’aime et cette phrase qu’il lui avait murmuré… « Je t’aime… »
Au souvenir de cette phrase si puissante Kate se calma. Oui elle se souvenait de tout, absolument tout. Mais elle ne savait pas comment elle pouvait en informer Castle. Comment devait-elle réagir face à cette situation ? Elle ne se sentait pas prête encore pour se lancer dans une relation avec l’homme qu’elle aimait malgré tout. Mais si elle venait à dire à Castle qu’elle se souvenait de tout, celui-ci pourrait penser que ses sentiments n’étaient pas réciproques. Et elle ne voulait pas qu’il pense ça ! C’était faux mais tellement compliqué à expliquer pour la jeune femme à cette période de sa vie. Elle ne savait plus quoi faire et le mensonge pour le moment semblait être la meilleure solution. Du moins elle fit tout pour s’en convaincre.
Apaisée et repensant à l’amour que Castle éprouvait pour elle, Kate réussit à se rendormir paisiblement jusqu’au matin…
5. De sages décisions
Le lendemain matin, on sonna à la porte de Kate. C’était son père et il voulait savoir comment le retour chez elle s’était déroulé. Malgré le fait qu’elle ait pu se rendormir, Kate avait un visage très fatigué et son père le remarqua immédiatement.
-« Encore les cauchemars ? » lui demanda-t-il, l’ayant entendu plus d’une fois s’agiter dans son sommeil lorsqu’elle avait passé ces quelques jours chez lui.
-« Ce n’est rien de grave Papa. Cesse de t’inquiéter, veux-tu ? »
-« Arrête de me dire ça Katie. Je ne t’ai jamais vu dans un tel état, tant physique que moral… Même pas après la mort de ta mère… »
-« Je vais bien ! »
-« Non tu ne vas pas bien et tu ne peux pas me le cacher ! Pas à moi Katie ! Je suis passé par là après la mort de ta mère et je me reconnais en toi à cet instant précis. Alors ne me soutiens pas que tu vas bien ! »
Les larmes de Kate apparurent et inondèrent ses magnifiques yeux verts. Devant l’insistance de son père qui ne la lâchait pas du regard, la jeune femme s’effondra complètement. Son père avait touché un point sensible qui était en train de la détruire à petit feu… Kate s’installa dans son canapé. Son père la suivit et s’assit à ses côtés. Il resta silencieux, ne voulant pas brusquer sa fille. Les larmes ruisselaient sur ses joues rosées et Jim en essuya quelques-unes du bout de son pouce…
-« Oui, je fais des cauchemars… Enfin toujours le même… »
-« C’est à propos de la fusillade ? »
-« Oui, comment suis-je supposée vivre avec ça ? Le fait de ne pas savoir qui a planifié la mort de Maman était déjà trop dur… Mais maintenant je dois aussi vivre avec le fait que quelqu’un, dehors, souhaite toujours ma mort. Comment suis-je supposée avancer, me projeter dans le futur alors qu’aucun acte dans mon passé n’est résolu et que ma vie est sur la sellette ? »
-« Je comprends que ça puisse t’empêcher d’avancer. Je peux t’écouter, te conseiller, je serais toujours là pour toi ma fille. Mais je ne pense pas pouvoir t’être d’une grande aide…»
-« Alors que dois-je faire ? »
-« Ce que tu as toujours fait après le meurtre de ta mère. Ce qui t’as permis de surmonter au maximum cette épreuve… »
Kate savait exactement ce qu’elle avait besoin de faire. Elle embrassa son père. C’était un bisou mouillé par les larmes qui continuaient de ruisseler. Jim comprit rapidement que sa fille avait une idée en tête et qu’elle avait quelque chose à faire. Il ne tarda donc pas à faire une bise à sa fille chérie et quitta l’appartement.
Dans l’après-midi, Kate décida de retourner voir le psychologue qui l’avait suivie juste après la fusillade. Assise sur un fauteuil, les jambes recroquevillées sur elle comme pour se protéger, Kate avait l’air perdu.
-« A quoi pensez-vous Kate ? » interrogea Carter Burke.
-« A une infinité de choses mais je ne sais pas par où commencer… »
-« Eh bien… Pourquoi ne commencerions-nous pas par la fusillade ? Vous souvenez de vous de quelque chose maintenant ? »
Kate avait menti lors de ses premiers rendez-vous avec Carter. Elle s’était confortée dans sa version et, comme à Castle, elle lui avait dit qu’elle ne se souvenait de rien.
-« J’ai menti… avant… »
-« Que voulez-vous dire ? »
-« Je me souviens de tout. Je m’en suis toujours souvenue… »
-« Que s’est-il passé au point que cela vous terrifie ainsi ? » interrogea Carter.
-« Humm… Castle… » hésita Kate.
-« Kate, vous pouvez vous confier ici. Il n’y aura aucun jugement donc aucune crainte à avoir… » dit Carter se voulant rassurant.
-« Castle m’a avoué qu’il m’aimait… »
-« Et ses sentiments sont-ils réciproques ? »
-« C’est plus compliqué que ça, » esquiva Kate ne voulant pas s’avouer amoureuse.
-« Qu’est-ce qui est compliqué ? De quoi avez-vous peur Kate ? »
-« J’ai ce mur en moi et je ne peux pas avancer. »
-« Parce que vous n’avez pas compris entièrement ce qui vous est arrivé… »
-« Non, c’est là depuis bien plus longtemps que la fusillade… Je pense que ça a toujours été là depuis… » commença Kate mais ne réussissant pas à finir sa phrase.
-« Depuis le décès de votre mère ? »
-« Hum-humm…Ça a contrôlé ma vie, c’est ce qui m’a construit, c’est ce qui fait qui je suis, mais maintenant… »
-« Mais maintenant ? »
-« Mais maintenant ça me détruit plus qu’autre chose. Ça m’empêche d’avancer, d’avoir le genre de relations que je voudrais avoir, d’être la femme que je voudrais devenir… »
Kate regarda par la fenêtre tandis que les larmes lui montaient aux yeux. Pour la première fois, elle arrivait enfin à mettre des mots sur ce qu’elle ressentait.
-« Je ne sais pas comment faire sans abandonner ma mère et tirer un trait sur les milliers de questions que je me pose encore… »
-« Votre mère est morte Kate, vous ne pouvez pas la laisser tomber. Et toute question a sa réponse. Il faut juste attendre et être patiente. »
Kate s’essuya les joues mouillées par les larmes qui ruisselaient sur son visage.
-« Vous êtes en train de vous faire du mal Kate, vous vous plongez dans votre passé. Sa mort et votre fusillade font partie de vous mais vous allez devoir faire la paix avec cela. »
Kate lança un petit sourire en coin de lèvre et détourna son regard de celui de Carter.
-« Comment suis-je supposée faire ? »
-« En mettant de côté votre passé sans pour autant l’oublier. En vous laissant guider par votre cœur et en agissant tel que vous avez envie d’avancer sans être freinée par vos peurs. Je peux vous aider. Mais la véritable question est : êtes-vous prête ? Le voulez-vous vraiment ? »
Kate ne répondit pas tout de suite. Elle se laissa quelques secondes, le temps de vouloir dire ce qu’elle souhaitait réellement.
-« Il est temps, oui ! Je suis prête, » affirma-t-elle finalement.
6. Les retrouvailles
Kate sortit alors du bureau du docteur Burke un peu plus soulagée qu’à son arrivée. Il allait l’aider et elle s’avouait enfin prête à devenir quelqu’un de nouveau. Après quelques séances, Kate se sentait déjà beaucoup mieux. Elle progressait afin de détruire ce mur au fond d’elle qui l’empêchait d’avancer et d’être la personne qu’elle souhaitait vraiment être.
Voilà maintenant trois mois que Kate s’était fait tirer dessus, trois mois sans appel ni nouvelles de Castle. Elle décida qu’il était temps pour elle de retrouver son partenaire. Elle s’arrêta dans un coffee shop et commanda deux cafés. Elle prit un taxi et une fois à l’intérieur donna l’adresse de Castle au chauffeur. Dix minutes plus tard, elle se retrouvait en bas de chez lui. Elle avançait dans l’immeuble avec une boule au ventre. Généralement, quand elle se sentait stressée de cette manière, c’était parce qu’elle se trouvait au milieu d’une fusillade. Mais là, le simple fait de revoir Castle après trois mois de silence la mettait dans un état de stress et de crainte impressionnant. Comment allait-il réagir ? Il allait forcément lui en vouloir. Mais pour combien de temps ? Encore temps de questions qu’elle se posait… Mais Kate se rappela les dires de Carter selon lesquelles « toute question a sa réponse. » Elle était alors plus que jamais décidée et s’avança d’un pas sûr à l’intérieur de l’ascenseur. Elle se touchait les mains nerveusement et, une fois sortie de l’ascenseur, se dirigea vers la porte d’entrée de Castle. Elle toqua trois petits coups secs et rapides pour montrer sa fermeté. Elle attendit quelques secondes puis la porte s’entrouvrit doucement…
Castle se tenait devant la porte, plongé la tête la première dans un livre. Quand il la releva et tomba nez à nez avec Kate. Il se figea, ne s’attendant pas à la voir débarquer chez lui après trois mois d’absence. Il la fixa quelques secondes sans rien dire. Quelques secondes qui parurent une éternité pour Kate qui attendait que l’écrivain la laisse entrer. Mais rien ne se passa comme elle l’aurait voulu ni comme elle le pensait. Car en effet jamais elle n’aurait pu imaginer ce qui était en train de se produire : après l’avoir regardé droit dans les yeux sans que sa main ne quitte la poignée de la porte, Castle referma cette dernière sur Kate, sans un mot, la laissant dans le couloir les deux cafés à la main...
La jeune femme pensait avoir imaginé tous les scénarios possibles traduisant la colère de son partenaire mais la scène qu’elle venait de vivre lui était inimaginable. Elle se rendit alors compte à quel point Castle était furieux contre elle. Elle s’en voulait énormément. La boule de stress qu’elle avait au ventre devint énorme, aussi important que son anxiété. Elle se sentait si mal…
-« Castle ? S’il vous plait… » dit faiblement Kate en toquant à nouveau.
-« Allez-vous-en Kate. S’il vous plait ! »
-« C’est hors de question, je ne partirais pas avant d’avoir pu discuter avec vous… Et s’il le faut, j’attendrais que vous soyez prêt à m’ouvrir. »
Castle laissa quelques secondes s’écouler puis ouvrit à nouveau la porte. Kate captura ses yeux et ne put détacher son regard du sien. Elle avait les yeux humides à cause de son envie de pleurer causée par la réaction de Castle… L’écrivain se tenait toujours face à la porte et bouchait au trois quart de l’ouverture permettant l’accès à l’appartement. Kate voulait lui donner des explications et refusait pertinemment de rester sur le palier pour les lui donner aussi força-t-elle le passage sous le regard étonné de Castle.
-« Écoutez, je sais que vous êtes en colère… » commença Kate avant d’être interrompue.
-« Oh ça oui ! Je suis en colère ! »
Kate baissa la tête et se toucha à nouveau les mains nerveusement. Quand elle releva la tête, elle voulut éviter le regard de l’écrivain tellement elle était honteuse. Elle regarda donc derrière Castle en direction de son bureau et découvrit l’endroit ravagé. En effet, Castle s’était laissé aller pendant ces trois derniers mois. Le bureau était dans un tel désordre que Kate avait du mal à se le remémorer tel qu’il était avant. Elle réussit même à apercevoir deux bouteilles de scotchs qui traînaient, vides. Elle se demanda alors si elle était responsable de ce changement d’attitude et de la descente aux enfers de Castle. Mais elle connaissait très bien la réponse. Évidemment qu’elle en était la cause, il lui avait dit qu’il l’aimait et elle l’avait laissé trois mois sans nouvelle alors que, durant ces trois dernières années, ils ne s’étaient presque pas quittés.
-« Et je vous en prie, faites comme chez vous, » continua Castle.
Kate ne réagit pas à la remarque de l’écrivain sur son entrée forcée. Elle voulait s’expliquer avec lui et c’est tout ce à quoi elle pensait…
-« Bon, vous, vous faites comme vous voulez mais, moi, je dois finir ce que j’avais commencé… » poursuivit Castle en tournant le dos à Kate et en prenant la direction de son bureau.
-« Castle, attendez ! »
-« Comme si je ne l’avais pas déjà fait… »
-« Je tiens à m’excuser Castle, j’avais besoin de temps… »
-« Et bah vous en avez vu du temps et je vous en laisse encore avec plaisir ! » lâcha furieux Castle.
Kate s’obstina malgré le rejet de Castle. Elle voulait aller au bout de ses explications et regagner la confiance de son partenaire.
-« Je ne pouvais pas vous appeler. Ok ? Pas sans me replonger dans… dans tout ce avec quoi j’essayais de prendre de la distance. J’ai passé trois mois affreux et j’aurais tellement voulu vous avoir à mes côtés mais il m’était impossible de tout gérer. »
Voyant que l’écrivain l’écoutait enfin, elle poursuivit sans attendre.
-« Je ne m’attends pas à des excuses de votre part. Je sais que je vous ai fait souffrir et que j’en suis la seule responsable. Je vous demande juste d’essayer de me comprendre… »
Castle acquiesça. Certes il avait été blessé qu’elle le mette autant à l’écart mais, après tout, c’est elle qui avait reçu une balle. De plus, ce sniper était toujours en liberté…
-« Comment vivre avec cela ? » se demanda-t-il.
Il devint alors un peu plus clément et laissa Kate s’expliquer. Après un long moment, Kate avait déballé tout ce qu’il lui tenait à cœur. Elle était passée du meurtre de sa mère à sa fusillade, en passant par ses inquiétudes, ses peurs et ses volontés. Elle s’était confiée à lui comme si elle se tenait devant le docteur Burke. Mais, bien sûr, elle n’avait pas avoué son secret et avait gardé pour elle ses sentiments…
7. Retour au commissariat.
Voilà maintenant plus d’une heure que Kate était arrivée chez Castle. Elle avait fait le tour de ses explications et avait regagné en partie la confiance du bel écrivain. Elle sortit de l’appartement et se retourna vers Castle avant de claquer la porte. Elle lui fit son plus beau sourire. Un sourire magique qui en disait bien plus que des mots. Elle prit l’ascenseur et monta dans le premier taxi en direction du poste de police. Avant même que le taxi ne démarre, Kate vit Castle courir dans sa direction. Elle fit stopper le taxi et attendit que l’écrivain arrive à sa hauteur pour ouvrir la fenêtre.
-« Vous allez au commissariat ? » demanda Castle.
-« Oui, pourquoi ? »
-« Je peux venir ? »
-« Montez Castle. » sourit Beckett en se décalant pour laisser une place à son partenaire.
Les deux partenaires se rendirent au commissariat. C’était la première fois que Kate y remettait les pieds depuis la fusillade. Quant à Castle, il n’y était pas retourné depuis que le nouveau capitaine Victoria Gates, alias Iron Gates, l’avait viré. Il espérait se faire réintégré au sein de l’équipe de Beckett. Mais quasiment certain qu’il ne retrouverait pas sa place, Castle décida de mettre toutes les chances de son côté. Il appela donc son ami le Maire. De ce faite, il avait un appuie haut placé qu’il pouvait utilisé contre Gates. Ce qui marcha…
Lorsque Beckett et Castle sortirent de l’ascenseur, un tonnerre d’applaudissement fit trembler les murs pour accueillir leur meilleure détective. Castle s’effaça discrètement laissant Kate, émue, remerciait tout le personnel qui venait la saluer. Le calme revint quelques minutes plus tard. Ryan et Esposito, qui avaient été les premiers à applaudir, allèrent féliciter leur boss pour son retour remarqué. Ils lui firent un petit topo sur la nouvelle situation du commissariat maintenant dirigé par Gates.
-« Elle est pas aussi commode que Montgomery… » commença Ryan.
-« Sur ce point on est d’accord, mon frère. Elle a des règles bien précises, et il ne faut pas la contre dire. Professionnellement parlant elle s’investit énormément dans son travail. Humainement parlant, elle pourrait gagner facilement des points en cote de popularité. »
-« Lieutenant Beckett, Castle ? Dans mon bureau ! Immédiatement ! » Intervient Gates, coupant Espo sur son débriefing.
Furieuse que Castle est utilisé le Maire contre elle, Gates s’acharna sur lui une fois celui-ci entré dans son bureau. Elle lui promit qu’au premier faux pas de sa part, elle n’hésiterait pas à le foutre à la porte et tirer des sanctions pénales. Mais Castle se fichait des conséquences qu’il pouvait subir. Maintenant qu’il était réuni avec Kate, rien ne lui faisait peur. Il sortit du bureau de Gates, laissant Beckett régler les derniers détails administratifs de son retour au sein du commissariat.
Ryan et Esposito venaient d’être appelés pour un homicide. Une jeune femme avait été abattue, dans une chambre d’hôtel, d’une balle dans la poitrine. Ils attendirent Beckett pour se rendre sur la scène de crime, mais la jeune femme déclina l’offre et laissa ses deux partenaires se charger de cette enquête. Elle s’assit à son bureau et se replongea dans les dossiers sur l’enquête de sa mère et de sa fusillade. Elle cherchait des nouveaux indices qui pourraient l’amener à son sniper. Elle prit bien soin de traiter ces deux affaires hors de la vue de Gates qui les avait classé toutes les deux sans suite faute de preuves insuffisantes et ne menant à aucunes pistes. Elle se perdit alors dans une documentation sans fin et ne s’aperçut pas que les Gars étaient revenus de la scène de crime. Les trois acolytes, voyant Beckett tel qu’ils l’avaient vu avant de partir, se rendirent à la morgue où ils avaient rendez-vous avec Lanie. Cette dernière leur avait demandé de descendre afin de parler de Kate et du risque qu’elle encourait si elle continuait à travailler sur l’enquête de sa mère alors que son sniper était toujours en liberté. Espo, Ryan et Lanie étaient très inquiets pour leur amie mais ils savaient pertinemment qu’ils ne pouvaient rien faire pour l’arrêter…
-« Elle va attirer l’attention du sniper si elle continue… Elle ne sera pas en sécurité tant qu’elle n’aura pas arrêté d’enquêter sur l’affaire de sa mère. » s’inquiéta Lanie.
-« C’est vrai, toi seul Bro peut lui faire comprendre qu’elle ne peut pas résoudre cette affaire sans que sa vie ne lui soit prise. Du moins pour le moment… » poursuivit Espo en se tournant vers Castle.
-« Que voulez-vous que je fasse ? La dernière fois elle m’en a tellement voulu… »
-« L’inciter, trouver les mots qui feront qu’elle comprendra que cette affaire va finir par la tuer. » répondit Ryan.
-« Tu es le seul qui peut la convaincre. Elle n’écoute que toi » ajouta Lanie.
-« Je vais voir ce que je peux faire, mais je ne vous promet rien. Je tiens à elle certes mais je tiens aussi à notre partenariat qui vient d’ailleurs tout juste de se reformer… »
-« Faite de votre mieux Castle. Maintenant remontez avant que Beckett ou Gates ne s’aperçoivent de votre absence. » ordonna Lanie.
Les trois hommes s’exécutèrent et quittèrent la morgue. Castle remonta au poste en compagnie de Ryan et Espo. Tous les trois virent que Beckett n’avait pas bougé depuis leurs départs. Elle avait toujours la tête dans les dossiers qui la relier au meurtre de sa mère. Espo et Ryan firent un signe de tête dans sa direction à Castle pour inciter ce dernier à aller lui parler. Castle prit alors son courage à deux mains. Il marchait dans sa direction la peur au ventre. Il était effrayé à l’idée de blesser Kate, de devoir lui demander de renoncer à ses recherches car cela n’en valait pas la peine. La peur que cette dernière, qui venait de se confier à lui quelques heures auparavant, lui en veuille et décide de mettre fin à leur partenariat pour de bon cette fois-ci. Cette peur le submerger mais il se lança une fois arrivé à sa hauteur.
-« Vous vous souvenez ce que vous m’avez dit la première fois que j’ai mentionné l’affaire de votre mère ? Qu’une fois lancée vous ne pouviez plus vous arrêter. Souvenez-vous la première fois que vous avez repris ce dossier Kate. Ca vous à détruit et ca vous détruira à nouveau si vous persister. »
-« À l’époque, je n’avais aucunes pistes. Maintenant c’est différent ! »
-« Non, nous n’en avons toujours aucunes Kate, certes nous avons pu recoller certains morceaux mais nous n’avons pas de pistes à proprement dits. »
-« Écoutez Castle, je … Je vais bien. »
-« Non, vous n’allez pas bien… Et vous le savez. »
Le regard de Kate qui ne quittait pas celui de l’écrivain, commença à s’humidifier.
-« Vous êtes de retour depuis quelques heures et vous n’avez prêter aucune attention à ce qui vous entoure. Je ne vous dis pas d’arrêter. Je pense juste… qu’il faut vous laissez du temps. »
-« Comment suis-je supposé me laisser du temps alors que quelqu’un dehors souhaite ma mort ? » interrompit Kate
Un point pour Kate se dit Castle qui se posait intérieurement la même question. Mais il ne faillit pas à sa mission et poursuivit :
-« En ne les laissant pas avoir ce qu’ils veulent. En l’occurrence vous ! Vous savez pertinemment que votre fusillade est liée à la mort de Montgomery, de votre mère et de tous les autres. Vous savez également qu’au premier faux pas de votre part, vous serez la suivante sur la liste. Alors attendez, prenez votre temps. Laissez nous avoir des preuves fiables, complète et sûres pour vous relancez dans ce dossier. On les aura, ceux qui on fait ça. Je vous le promets… mais pas aujourd’hui… »
De longues secondes interrompues le dialogue entre eux puis Beckett poursuivit :
-« Mais, Castle, si je ne fais pas ça, je ne sais pas qui je suis… »
-« Vous êtes celle que vous avez toujours été. L’incroyable flic que j’ai rencontré, celle qui m’a tant inspiré. Vous êtes celle qui honore les victimes, celle qui rend justice et qui peut apporter des réponses et un soulagement aux familles, comme celle d’Ania… » fit Castle en jetant un coup d’œil à la famille de la victime de Ryan et Esposito. Beckett compris où Castle voulait en venir. Elle ferma le dossier qu’elle tenait fermement dans sa main et se tourna vers Ryan et Esposito :
-« Hey, les Gars ! Vous avez du nouveau ? »
Esposito fit un clin d’œil discret à Castle pour le remercier tandis que Ryan s’approchait de sa boss pour répondre à sa question :
-« Ania a été drogué avant d’être tué, et d’après nos information la seule personnes qui été avec elle au moment du fait était son petit copain. »
-« Allez me le chercher, et interrogez le. Je veux des aveux ! »
Kate se leva de son bureau et s’arrêta face au tableau. Elle regarda la photo d’Ania et se plongea dans l’affaire. Elle voulait à tout prix résoudre cette affaire pour la famille de la victime… Elle la résolu en un après-midi obtenant des aveux clairs et précis. Elle put alors satisfaire sa journée en annonçant aux proches d’Ania que justice avait été faite. En fin de journée, elle rejoignit Castle qui était assis comme à son habitude à côté de son bureau.
-« Merci. » dit-elle
Castle l’interrogeât du regarde ne comprenant pas pourquoi elle le remerciait.
-« De m’avoir soutenue et de m’avoir ouvert les yeux. »
-« Toujours. » répondit Castle
Kate sourit et souhaita une bonne nuit à Castle avant de quitter le poste, épuisée par sa première journée au travail…
8. Discussions
Kate qui venait de quitter le commissariat rentra chez elle, pendant que Castle interpela un taxi.
Arrivé chez lui, Alexis inquiète de le voir rentrer si tard, lui demanda comment sa journée s’était déroulait. Castle lui expliqua alors en détails ce qui s’était passé : les retrouvailles avec Beckett et son retour au poste de police. La rouquine était fière que son père ait pu pardonner à Beckett les trois mois d’absence qu’elle lui avait fait subir. Mais même si son père lui avait pardonné, Alexis en voulait toujours à Kate d’avoir rendu autant malheureux son père. La jeune fille était très protectrice, elle voulut donc s’assurer que son père souhaitait vraiment retourner au poste et travailler à nouveau avec Beckett. Elle voulait savoir si il n’avait pas peur que cette scène se reproduise et qu’il du à nouveau revivre les trois mois qui venaient tout juste de s’achever et qui avaient été particulièrement difficile pour lui. Il lui expliqua que malgré son comportement de gamin, il allait toujours vers les décisions qui lui tenaient à cœur et qui le rendaient heureux. Puis il lui fit comprendre qu’il était un grand garçon et même l’homme de la maison et que de ce fait, c’était à lui de s’inquiéter pour sa fille et non l’inverse. Alexis rigola en entendant son père, mais toujours pas rassurée, elle voulu s’assurer que son père était heureux :
-« Kate te rend t-elle heureux ? »
-« Oui, je suis heureux Lexis. »
-« Même si il ne se passe rien entre vous ? »
-« Pour le moment cette situation me convient. Arrête de t’inquiéter veux-tu ? C’est la première fois que je me sens bien depuis trois mois alors profitons de cette soirée. D’accord. »
-« Ok papa, on commande à manger ? »
-« C’est toi qui choisit le repas mais pour le désert je t’impose une glace ! »
-« Ca me va ! Ce n’est pas comme si c’était une contrainte de manger une glace avec toi papa. » répondit Alexis en l’en lassant.
Castle en profita pour déposer un tendre bisou sur le front de sa fille lorsque Martha rentra au loft. Tous les trois dinèrent calmement en se racontant mutuellement leur journée et quelques anecdotes. À la fin du repas, Castle ordonna à Lexis d’aller se coucher, ce qu’elle fit immédiatement. Martha la suivie quelques minutes plus tard. Castle, se retrouvant seul, se dirigea alors vers son bureau. Il s’installa confortablement et ouvrit son ordinateur. Il avait l’intention d’écrire quelques lignes, mais la fatigue ne l’atteignant pas ces quelques lignes se transformèrent rapidement en quelques pages puis cela donna rapidement plusieurs chapitres et ainsi la nuit passa sans qu’il ne sent rende compte.
Pendant ce temps, Kate qui lisait un livre entendit frapper à sa porte. C’était Lanie lui souriant et tenant une bouteille de vin à la main. La jeune femme lui avait fait la surprise de venir chez elle et voulait passer un peu de temps avec sa meilleure amie. Kate l’a fit alors entrer dans son appartement et les deux jeunes femmes s’installèrent confortablement sur le canapé après s’être chacune servit un verre. Une soirée entre fille allait débuter et cette soirée risquait d’être mémorable…
Les deux jeunes femmes commencèrent à parler du travail. Mais Lanie mit très rapidement fin à cette discussion. Elle qui passait des heures et des heures à s’occuper de cadavres souhaitait entreprendre une discussion bien vivante lorsqu’elle avait un peu de temps libre, surtout avec sa meilleure amie.
-« Alors ma Belle, j’ai vu Castle aujourd’hui au commissariat. » entama Lanie.
-« Oui, je lui ai parlé. Il était temps, enfin je crois… »
-« Tu n’avais vraiment pas eu de ses nouvelles pendant trois mois ? »
-« Non, j’avais besoin de temps pour… oublier ce qui m’étais arrivé. »
-« Et il t’a laissé pendant trois mois ? Je n’aurais jamais pensé cela de lui. » fit Lanie étonnée.
-« Je lui avait dit que j’avais besoin de temps. Tu sais il est très compréhensif, enfin… »
-« Enfin quoi ? »
-« Il m’en a voulu, il m’en veux toujours je pense... »
-« Ne t’inquiète pas, il t’aime. Il ne t’en voudra pas éternellement. Il lui faut juste un peu de temps. »
Kate surprise que Lanie lui parle des sentiments de Castle lui fit un regard interrogatoire.
-« Quoi ? Ne me dit pas que tu n’as pas vu qu’il était fou amoureux de toi Kate ! »
-« Je… »
Kate en avait marre de mentir à sa meilleure amie. Elle en avait longtemps parlé avec Carter et se sentait prête à lui parler de son secret. Elle savait que Lanie ne l’a jugerait pas et que celle-ci pouvait lui apporter de très bons conseils.
-« Je n’ai pas eu besoin de m’en rendre compte… » commença Kate.
-« Que veux-tu dire par là ? » demanda impatiemment Lanie.
-« Après mon coup de feu, lorsque j’étais par terre… Castle m’a pris dans ses bras et … il m’a avoué qu’il m’aimait… »
Lanie fit son plus beau regard d’étonnement face à la déclaration que son amie venait de lui faire. Elle ne pouvait pas s’empêcher de laisser apparaître un énorme sourire sur son visage mais elle ne put parler immédiatement.
-« Dit quelque chose Lanie ! » s’énerva Kate
-« Je… OUAH ! Et… et qu’as-tu répondu ? »
-« Sur le coup rien puisque je me suis évanouie dans la seconde qui a suivit. Après j’ai… je lui ai menti. À mon réveil, j’ai fait croire à une amnésie. » réussit péniblement à dire Kate
-« Mais pourquoi ?? »
-« C’est la seule issue de secours que j’ai trouvé… »
-« Issue de secours ? Tu ne ressens rien pour lui ? Tu as carrément besoin d’une issue de secours ? » interrogea Lanie étonnée de si mal connaître son amie si celle-ci n’avait aucuns sentiments pour l’écrivain.
-« Si, enfin c’est compliqué Lanie. »
-« C’est toi qui rend ça compliqué Kate. »
-« Et si il m’avait dit ça uniquement sur le coup de l’émotion, parce que je venais de recevoir une balle ? Et si il ne ressentait pas la même chose que moi ? Et si je n’étais qu’un but de conquête à ses yeux ? Et si… »
Lanie l’interrompît :
-« Et si et si… Arrête un peu ! De un, tout le monde sait que tu aimes Castle et que Castle est fou amoureux de toi. Vous êtes les deux seules personnes à ne par vous en rendre compte. De deux, je pense que ses sentiments sont bien plus forts que tu ne l’imagines Kate. Quel écrivain prendrait autant de risques pour écrire un roman. Honnêtement, dis moi ? Il faut que tu te rendes à l’évidence que Castle ne fait plus ça pour ses recherches depuis longtemps Kate, mais uniquement parce qu’il ne peut pas passer une journée loin de toi. »
-« Tu penses vraiment qu’il est ce genre d’homme ? »
-« Il n’y a plus aucun doute à ce sujet Kate. »
-« Alors je devrais lui dire ce que je ressens ? »
-« Je pense que c’est ce que tu veux faire depuis longtemps mais que tu n’avais à présent par trouver la force de te l’avouer. »
-« C’est vrai, je dois cela en grande partie à Roger et toi Lanie. Merci ! »
Les deux femmes continuèrent leurs discussions au sujet de Castle, et la soirée passa à leurs yeux extrêmement rapidement. Lanie regarda sa montre quand celle-ci indiquée 3h23. Elle fit signe à Kate qu’elle allait rentrer. Sur le pallier de la porte Lanie lui glissa à l’oreille :
-« Je veux que tu sois heureuse Kate, tu le mérite vraiment. Suis ton cœur pour une fois, ne réfléchis pas. Fait ce qui te passe par la tête, ce que te dicte ton cœur tout simplement… Mais n’oublie pas de tout me raconter »
Kate fit un signe de la tête en guise de compréhension. Puis elle embrassa son amie pour la remercier et ferma la porte derrière elle. Beckett ne voulait qu’une chose, voire Castle ! Mais il était tard. Elle prit une douche, enfila un vieux tee-shirt de Stanford et se mis au lit avec « Niki Heat ». Elle s’endormie quelques minutes plus tard, paisiblement et avec un sourire au lèvre. Elle devait sûrement penser à Castle…
9. Un début de journée tranquille
7 :00, le réveil de Beckett se mit à sonner. Fatiguée par le peu d’heures qu’elle avait dormi, la jeune femme sortit difficilement de son lit. Elle quitta la chaleur de sa couette pour se diriger vers la salle de bain. Elle prit une douche brûlante pendant quelques minutes puis sortit. Elle choisit ensuite une tenue décontractée mais toujours très élégante et classe pour s’affirmer dans ce travail dirigé par la testostérone. Elle enfila ses escarpins, prit sa veste et quitta son appartement. Elle récupéra sa voiture garée une rue plus loin et se rendit au commissariat. Kate n’avait pas reçu d’appel de la part de Ryan ou d’Esposito. Il n’y avait donc aucune affaire en cours. Arrivée au poste de police, la jeune femme s’installa à son bureau et commença la paperasse qui s’était accumulée depuis son hospitalisation. Ryan et Esposito arrivèrent à 8 :00 tapante. Sachant qu’ils n’avaient aucunes affaires en cours, ils commencèrent leurs journées par la lecture de magasines. Beckett se leva alors de son bureau et s’arrêta à leur niveau :
-« Vous n’avez pas de boulot à faire ? »
-« Non c’est calme. » répondirent-ils en cœur.
Beckett retourna à son bureau, prit un paquet de dossier et les lança sur leurs bureaux
-« Allez hop ! Au boulot ! Après tout c’est moi la chef. » dit-elle en leur faisant un clin d’œil et en claquant du doigt.
Ryan et Esposito se regardèrent, ironiquement ravi d’avoir autant de paperasse à faire et prièrent secrètement pour qu’un meurtre est été commis dans la seconde qui venait de s’écouler.
-« Et pourquoi Castle est toujours privé de paperasse ? » se moqua Ryan.
-« Si tu lui demandes, je suis quasiment certaine qu’il te répondra qu’il n’est pas flic et qu’il laisse ce travail aux meilleurs… » répondit Beckett en souriant discrètement.
-« Et elle a tout à fait raison les Gars ! » se fit entendre une petite voix qui sortait de l’ascenseur.
C’était Castle, deux gobelets de café à la main, qui se dirigeait vers le bureau de Kate. Il tendit un café à la jeune femme, qui le remercia en lui faisant un magnifique sourire qui ne lui échappa pas. Il s’assit sur sa chaise, comme à son habitude, et regarda Kate remplir ses dossiers. « Qu’elle était belle, » se dit-il. Il rigolait intérieurement aux mimiques que la jeune femme faisait lorsqu’elle se concentrait et réfléchissait. Il trouvait cela tellement mignon et craquant. Elle était tellement belle que Castle n’arrivait pas à détourner son regard d’elle. Ce qui ne gênait pas Kate qui le regardait de temps en temps pour lui faire un sourire charmeur. Castle remarquait tous ces petits gestes que Beckett lui faisait maintenant et que jamais auparavant elle ne laissait paraitre. Il se demandait ce qui avait bien pu changer. Mais quel qu’en soit la réponse, il en était ravi. Kate finit le dernier dossier qui resté sur sa table. Il était 11 :57 et elle en avait mare. Elle commençait à avoir faim, alors elle se tourna vers Ryan et Esposito et les stoppa dans leurs tâches. Elle leurs autorisa une pause de deux heures pour aller manger. Puis elle se tourna vers Castle qui lisait un magasine :
-« Je vous offre un hot-dog ? »
-« Va pour le hot-dog mais c’est moi qui vous l’offre. » répondit Castle.
Kate se leva, attrapa son manteau et prit l’ascenseur suivi par Castle. Ils arrivèrent chez Bobby, le vendeur de hot-dogs qu’ils connaissaient très bien. Castle paya et tous les deux se dirigèrent vers le parc quelques rues plus loin et s’installèrent sur un banc…
Une fois leurs repas terminé ainsi que la discussion qui les avait accompagné, Kate ne put s’empêcher de dévorer des yeux son partenaire. Il était entrain d’aider une petite fille qui venait de tomber en vélo à ses pieds. Kate voyait en lui à cet instant précis, toute la maturité du père de famille qu’il était. Ce côté de sa personnalité faisait complètement craquer Beckett. Castle s’aperçut du regard de la jeune femme, et fut charmer. Intérieurement Kate avait très envie de lui dire qu’elle l’aimait. Mais elle ne savait pas comment aborder sa fausse amnésie et comment Castle allait prendre la chose. Sans vraiment s’en rendre compte, Kate déposa sa tête sur l’épaule de l’écrivain. Signe de fatigue après le repas ou réelle envie ? Elle ne savait pas, c’était comme si elle n’avait pas pu contrôler sa tête et l’avait laissé tomber. Elle se rappela alors les dires de Lanie qui lui avait conseillé de faire ce qui lui tenait à cœur. C’était sûrement ce qu’elle venait de faire, ce qui ne déplut pas à l’écrivain. Celui-ci content, ne put s’empêcher d’afficher un sourire après le contact de sa belle sur son épaule. Kate releva la tête quelques minutes plus tard. Elle plongea son regard dans les yeux couleur océan de son partenaire. Elle cherchait la force de lui avouer son secret. Elle pensa alors à ses séances avec Roger et sa soirée avec Lanie ce qui l’a décida à se lancer…
-« Castle ? »
-« Oui ? »
-« J’ai… Il faut que je vous avoue quelque chose… »
Rick vit que Beckett était stressée et ne voulu pas faire durer le suspense plus longtemps.
-« Qu’est ce qui se passe Kate ? »
-« J’ai besoin d’être sincère envers vous, j’ai… » Kate avait du mal à s’exprimer et à faire sortir ce secret qui l’a rongeait. Elle avait tellement peur…
-« Vous pouvez tout me dire Kate. »
-« Non, pas sans que vous me détestiez… »
-« Jamais ! Vous m’entendez ? Jamais je pourrais vous détester ! »
Castle souleva de son index le visage de sa Belle afin que celle-ci plonge son regard dans le sien. Il posa ensuite sa main sur le genou de Beckett en signe de compassion. C’est alors qu’il aperçut les yeux mouillés de sa muse. C’était la première fois qu’il l’a voyait aussi désarmée ce qui lui fendit le cœur mais l’inquiéta encore plus.
-« Je vous ai menti Castle, je suis désolée, sincèrement. »
-« À quel sujet ? » interrogea Castle.
-« Je me souviens de tout… »
10. Un après midi orageux
-« Oh… » fit Castle, comprenant immédiatement de quoi elle parlait et retirant instinctivement sa main du genou de Beckett…
Un court temps s’écoula où Kate ne put empêcher l’angoisse de montait en elle.
-« Donc vous vous souvenez de tout… » répéta machinalement Castle, ne sachant pas quoi ajouter à cette déclaration.
Kate vit son partenaire se décomposer face à la révélation qu’elle venait de lui faire. Elle avait l’impression de le revoir quelques jours plutôt lorsqu’elle avait débarqué chez lui. Il avait le regard dans le vide, attristé par la nouvelle. Kate avait le cœur en mille morceaux de le voir dans cet état. Elle se sentait tellement honteuse et s’en voulait horriblement d’être la seule responsable de sa tristesse.
-« Oui… » confirma timidement Beckett, confuse.
-« Pourquoi ? Pourquoi m’avoir caché cela ? »
-« Je… » débuta Kate avant que Castle ne l’interrompe dans son élan.
-« Non, ne dite rien ! Je ne veux pas savoir. Je ne préfère pas connaître vos raisons, enfin les entendre serait plus juste parce que je pense savoir pourquoi. »
À cet instant précis, Castle pensait que les sentiments de Kate n’étaient pas réciproques. Mais il se trompait. Elle voulait lui avouer tous les sentiments qui la submergeaient depuis quelques temps. Mais la jeune femme n’eut pas le temps de lui faire part de ses profondes pensées, de ses réelles raisons… Castle se leva et partit ! Kate essaya de le rattraper mais en vain. L’écrivain l’empêcha de la suivre et disparut deux ruelles plus loin. La jeune femme, meurtrit, ressentait le même désarroi qu’au moment où Castle lui avait refermé la porte au nez. Elle était en colère, contre elle même bien sûr. Elle resta, un instant, assise sur le banc où ils avaient mangé pour reprendre ses esprits. La jeune femme retourna au poste de police et s’occupa désespérément l’esprit avec le reste de paperasse. Mais ayant la tête dans ses pensées, la détective était très loin d’être productrice comme à ses habitudes. Ryan et Esposito virent immédiatement, en rentrant de leurs pause déjeuner, que quelque chose n’allait pas. Ils se rendirent compte de l’absence de Castle et des yeux rougis de leur boss. Mais comme à leurs habitudes et connaissant Beckett, ils ne posèrent pas de questions et s’attelèrent à leurs travails. Esposito, qui malgré sa récente séparation avec Lanie, avait gardé de très bonnes relations avec cette dernière. Il descendit alors à la morgue pour lui faire part de son inquiétude face au comportement de Beckett. Lanie, toujours heureuse de le voir, le remercia pour ses informations. Elle lui demanda si Castle était en haut avec sa meilleure amie mais lorsqu’elle vit sur le visage d’Esposito un signe négatif, l’incompréhension monta en elle. Elle fit comprendre au latino qu’il pouvait retourner travailler et qu’elle s’occuperait de Beckett plus tard.
De son côté, Castle venait tout juste de rentrer chez lui. Martha était assise sur un tabouret devant le plan de travail de la cuisine. Elle lisait un nouveau script qu’elle comptait intégrer dans sa nouvelle pièce de théâtre. Castle passa devant elle et sèchement lui dit bonjour. Le comportement adopté par l’écrivain fit comprendre à la rouquine que quelque chose n’allait pas. Elle regarda son fils, pensant qu’il viendrait se confier mais ce dernier alla s’enfermer dans son bureau. Il se servit un verre de scotch et s’assit dans son fauteuil. Il cherchait au plus profond de lui l’envie d’écrire, de lire ou de faire quoique se soit d’autre pour lui changer les idées. Mais rien, il voulait boire. Boire et oublier ! Martha entra dans le bureau sans frapper, ce qui mit Castle en rogne. Mais la rouquine ne prêta pas attention au regard noir que son fils venait de lui lancer. Elle s’assit à ses côtés et attendit qu’il se décide à lui raconter ce qui avait bien pu se passer. Castle ne dit rien pendant un lapse de temps, puis lorsqu’il se tourna vers sa mère il trouva la force d’extérioriser ce qu’il ressentait.
-« Elle m’a mentit Mère ! »
-« À quel sujet Chéri ? »
-« Elle n’avait pas perdu la mémoire, elle se souvient de chaque détails de la fusillade, de chaque petites secondes ! Je pensais qu’un jour elle serait prête. Que je pourrais construire quelque chose avec elle. Mais tout n’a été que mensonge, jeu et plaisanterie pour elle. »
-« Ne dit pas ça, je suis sûre que ce n’est pas vrai. »
-« Trouve moi des arguments alors Mère ! »
-« Et elle, quels arguments t’a t-elle donné pour expliquer son comportement envers toi ? »
-« Je ne sais pas. Je ne lui ai pas laissé le temps de m’en parler. Je ne voulais pas entendre qu’elle n’avait aucuns sentiments pour moi alors que j’aurais tout donné pour elle. »
-« Tu aurais dû la laisser s’expliquer. Maintenant tu es dans le doute le plus profond. À ne pas savoir quoi penser, à ne pas savoir quelle est réellement la vérité. En agissant comme tel, tu ne peux que broyer du noir, t’imaginais les pires scénarios possibles alors que tu n’en sais rien. Tu ne sais pas Richard, ce qui a pu lui traverser l’esprit quand elle a décidé de te mentir. Tu ne sais pas les raisons qu’ils l’ont poussés à le faire, quelles soient bonnes ou mauvaises tu ne les connais pas alors tu ne peux pas tirer tes propres conclusions ! »
-« Pourquoi est-ce que tu la défends tout d’un coup ? »
-« Parce que je sais que tu es fou amoureux d’elle et que tu vas regretter le fait de ne pas l’avoir laissé s’expliquer. Je veux juste savoir quelque chose même si je suis presque sûre de la réponse. J’aimerai savoir comment était-elle lorsqu’elle t’a avoué son secret ? »
Castle réfléchit deux minutes. Il cherchait à la fois une réponse à donné et le pourquoi sa mère lui demandé cela. Où voulait t-elle en venir ?
-« Troublée, en réalité… Au point même d’en avoir les larmes aux yeux. La seule chose que je lui ai laissé le temps de me dire c’est qu’il fallait qu’elle soit sincère envers moi. »
Martha fit un signe de compréhension de la tête comme si elle savait que Kate avait été bouleversée de devoir annoncer cette nouvelle à Castle. Elle savait qu’ils étaient fait l’un pour l’autre et que Kate avait voulu être sincère envers son fils pour envisager un avenir futur avec lui. Cependant elle réussit difficilement à le faire comprendre à son fils.
-« Tu sais Richard, quel courage elle a du prendre pour pouvoir t’avouer ce secret ? Quel cran elle a eu pour te reparler de cette journée qui a dû être la plus douloureuse et la plus affreuse à vivre depuis la mort de sa mère ? Et tu ne l’as même pas laissé s’expliquer ?? Tu es juste parti. Je ne t’ai pas élevé comme ça Richard ! Je sais que tu meurs d’envie de connaître ses raisons. Tu l’aimes, comme jamais tu as aimé quelqu’un et ne me contredis pas, une mère voit ses choses là. Tu peux surmonter cela. Prend ton courage à deux mains comme elle l’a fait et demande lui des explications. Après seulement tu pourras aviser ce que tu veux faire. Mais pour le moment tu n’es pas en mesure de prendre une décision vis à vis d’elle et de toi même. » expliqua théâtralement Martha comme elle savait si bien le faire.
Pour la première fois, Castle avait eu un vrai conseil de sa mère. Un conseil argumenté, appuyé avec son cœur. C’était la première fois que Castle la voyait mettre autant d’énergie pour le convaincre. Il fut touché par ses quelques mots qui lui avaient permis de se sentir mieux et à la fois stupide d’avoir laissé Kate comme ça.
-« J’irais lui parler demain, c’est promis Mère, mais pour le moment il me faut juste un peu de temps pour digérer la nouvelle. »
Castle finit d’une traite son verre de scotch, embrassa sa mère et monta se coucher. Plus vite il dormirait plus vite cette journée empirique serait terminée se dit-il.