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Série : Castle
Création : 11.01.2013 à 16h04
Auteur : judy1
Statut : Terminée
« Lorsque Beckett et Gates se font enlever et sequestrer par le suspect numéro un de l'enquete en cours..... » judy1
Cette fanfic compte déjà 16 paragraphes
Confidences pour confidences.
Chapitre 1.
Beckett était debout devant son tableau blanc. Elle regardait encore sa ligne du temps, les photos, les interactions entres les différentes victimes. Elle n’arrivait pas à comprendre comment elle pouvait être certaine de l’identité du tueur sans en avoir la moindre preuve.
-« Vous devriez rentrer chez vous et oublier un peu cette histoire » Fit Gates, son café à la main et divers documents dans l’autre.
-« Capitaine ? » Sursauta Kate. « Je pensais que vous étiez rentrée depuis longtemps ! »
-« Mais je l’étais… Jusqu’à ce qu’un avocat arrive à me joindre sur mon numéro personnel pour me dire que l’un de mes lieutenants s’acharnait et menaçait son client ! »
-« Oh… » Fit Beckett un peu mal à l’aise. « Alors il se cache derrière son avocat maintenant ! »
-« Ca ne fait pas de lui un coupable pour autant. Enfin, grâce à vous, ma soirée est fichue ! Visiblement, ce n’est pas ce soir que je pourrais gouter la cuisine de Daniel Boulud… »
Gates posa les papiers qu’elle avait en main sur le bureau de Kate, but une gorgée de café se planta juste à côté de Beckett.
« Alors… Qu’est ce qui vous fait dire que c’est lui le coupable ? » Demanda-elle en soupirant.
8 heures plus tôt :
Castle et Beckett étaient dans la voiture, garés juste devant chez Kurt Gilman. Ils n’essayaient même pas d’être discrets, Beckett voulait juste le pousser à bout.
-« Kate ! Ça fait deux jours déjà qu’on le suit partout… On ne pourrait pas juste rentrer ? On ne sait même pas s’il est vraiment coupable ! » Fit Rick, qui n’en pouvait plus d’attendre dans cette voiture, tellement il avait froid.
-« Non mais tu plaisantes là ? La dernière fois que les gars l’ont perdu de vue, on a retrouvé le corps d’une femme à peine une heure plus tard ! Je sais que c’est le coupable. Il finira bien par faire un faux pas, et ça là qu’on le coincera. »
-« Si on continue à le suivre de manière aussi flagrance, c’est porter plainte qu’il finira par faire ! »
-« On est dans un pays libre que je sache. J’ai bien le droit de me promener en voiture et de m’arrêter où bon me semble… » Fit remarquer Kate en adressant un regard furieux à Rick qui n’arrêtait pas de la contredire.
Castle baissa les yeux et soupira. Il entreprit ensuite de se réchauffer les mains en soufflant dessus.
-« Bon… Je vais essayer de nous trouver du café, ça nous réchauffera au moins. »
Castle ouvrit la portière et se retrouva nez à nez avec le suspect qu’ils filaient depuis pas mal de temps déjà.
-« Lieutenant Beckett ! Quel plaisir de se revoir n’est ce pas ? » Assura-t-il avec un sourire forcé.
Kate sortit de la voiture et s’approcha du type.
-« Je comptais me rendre à la salle de musculation, vous comptez me suivre jusque là-bas aussi ? »
-« Un peu de sport ne ferait pas de mal à une certaine personne ! » Plaisanta Kate en regardant Rick, tout en suivant l’homme qui s’approchait de sa voiture.
L’homme ouvrit sa portière, dévisagea Kate qui inspectait l’intérieur de son véhicule, malgré la distance qui les séparaient, et s’adressa à elle une dernière fois.
-« Vous m’avez déjà interrogé à 3 reprises, dans vos locaux. Vous avez perquisitionné ma maison, interrogé tous mes voisins… Vous n’avez rien contre moi, alors arrêtez de me suivre si vous ne voulez pas que je contacte une fois de plus mon avocat pour que vous vous fassiez remonter les bretelles par votre supérieure »
-« C’est pas la peine » Assura Kate avec un petit sourire de victoire au coin des lèvres. « Je viens de voir une preuve que vous ne pourrez pas réfuter cette fois. » Kate sortit son portable et s’avança un peu pour prendre une photo de l’intérieure de la voiture. « Nos techniciens sont toujours occupés avec les vidéo qu’on a trouvé dans votre bureau, mais ils devraient avoir fini ce soir… Je sais déjà ce que je vais y trouver, alors profiter bien de votre petite leçon de musculation, parce que là où je vais vous envoyer vous en aurez bien besoin… »
-« Si vous aviez la moindre preuve, vous m’arrêteriez là, tout de suite, ça ne marche pas avec moi… » Fit l’homme nerveusement en montant dans sa voiture.
-« Ce n’est plus qu’une question d’heures. Demain matin, je serais là, avec un mandat d’arrêt … » Affirma Kate avant qu’il ne ferma la portière et démarre à toute vitesse.
Castle et Beckett le regardèrent quitter la rue. Rick se retourna vers Kate et vit un immense sourire envahir son visage.
-« Pourquoi tu l’as laissé partir si tu as une preuve en béton contre lui ? » Demanda Castle.
-« Parce que je bluffais ! » Répondit Kate, plus que ravie de son petit coup de poker.
-« Quoi... mais... Et… Et la photo ? » Castle bafouillait, il essayait de suivre Beckett pour la rejoindre à la voiture, mais n’arrêtait pas de se retourner, regardant l’endroit où le suspect était encore quelques minutes plus tôt.
-« Tu as vu comme il a inspecté l’intérieur de sa voiture ? Il est loin d’être innocent et il paniquait un peu trop pour un type qui n’a rien à se reprocher… Tu ne trouves pas ? »
Kate démarra la voiture et prit la direction du 12th. Elle remarqua tout de suite le regard interrogateur de son partenaire.
-« Quoi ? Tu préférerais une séance de muscu' toi aussi ? » Demanda-t-elle malicieusement.
-« Non… Mais on ne devrait pas rentrer ? Tu oublies que tu as fini ton service et qu’on a un dîner ce soir ! »
-« Je suis désolée Castle ! » Mentie Kate pour ne pas vexer Rick « Je ne pense pas que je pourrais rester assise attendant ma commande, discutant tranquillement tout en me demandant constamment à quel moment mon portable se mettra à sonner. Tu n’auras qu’à y aller sans moi. »
Rick, blessé par son refus, la laissa conduire et ne fit plus aucune remarque avant d’arriver au poste. Une fois près du reste de l’équipe, et avant que Kate ne les renvoi chez eux, il tenta sa chance une dernière fois.
-« Tu ne pourrais pas lâcher prise… Juste pour une fois ! C’est juste un repas avec Meredith, Max et Alexis… Je ne te demande pas la lune. »
-« Excuses moi Castle, mais j’ai du travail ! De toute façon, c’est à ses parents qu’Alexis veut présenter son petit ami … » Kate s’approcha du tableau et résuma en quelques mots la scène qu’ils venaient de vivre avec le suspect.
-« Super… Pour la Saint valentin, fais moi penser à contacter tous les journaux locaux pour qu’ils écrivent en gros caractère, un truc du genre : ‘S’il vous plait, j’aimerais passer un moment avec ma petite amie, alors pas de meurtre ces prochains jours. Merci !’ » Plaisanta Castle en partant, parlant suffisamment fort pour que l’ensemble du service profite de cette réflexion.
Kate leva les yeux au ciel et poursuivit ses annotations comme si elle n’avait rien entendu.
-« Il n’a pas tout à fait tort tu sais ! » Fit Esposito en prenant sa veste. Sous le regard menaçant de Beckett, il ajouta. « Moi, j’y vais, parce que si j’arrive encore une seule fois en retard cette semaine, c’est Lanie qui va me tuer ! »
Le suspect de Beckett avait vérifié à plusieurs reprises qu’elle ne le suivait plus. Et quand il comprit enfin qu’il avait réussit à s’en débarrasser, il fit demi-tour, traversa la moitie de la ville et fonça rejoindre son complice qui était de garde pour surveiller la maison et préparant déjà tout le nécessaire pour accueillir une nouvelle victime. Il s’avança sur le chemin de cailloux. Son complice attendait à l’intérieur de la vieille bâtisse en ruine.
-« Espèce que p’tit con ! » Hurla-t-il en lui lançant une chaussure de femme à la tête. « T’as laissé ça dans la bagnole. Je te jure que si cette petite fliquette me coffre, t’es mort ! Je ne retournerais en taule, t’as compris ! » Continua-t-il de hurler en lui plaquant son arme sur la tempe.
Chapitre 2.
Kate venait de terminer ses explications et devait faire face à un capitaine des plus septiques. Beckett échappait aux remontrances uniquement parce que deux agents de la maintenance venaient d’arriver à leur étage. Beckett et Gates échangèrent un regard de surprise au vu de l’heure plus que tardive pour la réparation d’un fax en panne depuis plus de 10 jours.
-« Veuillez nous excuser mesdames. Nous n’en auront pas pour bien longtemps.»
Les deux hommes s’expliquaient assez bruyamment dans le local où se trouvait le fax. Il n’était pas sensé y avoir quelqu’un à cette heure-ci dans les locaux, et la présence des deux inspectrices leur compliquait la tâche. Même si l’un des deux hommes avait reconnu le Lieutenant Beckett, il ignorait qui était l’autre personne à ses côtés. Le temps pressait pour eux, ils ne devaient pas s’attarder ici trop longtemps et devaient agir vite. Ils en étaient encore à se demander ce qu’ils allaient faire lorsque Gates vint les voir pour s’assurer que la réparation serait efficace cette fois.
Gates, en entrant dans la pièce, remarqua tout de suite que le coffre à outils que les techniciens avaient emporté n’était même pas encore ouvert. Elle fronça les sourcils et s’apprêtait à leur demander des explications quand elle reçut un coup violent à la tête et s’écroula.
-« Non mais t’es fou ! Qu’est ce qui te prend ! Maintenant, l’autre va rappliquer. On ne sortira jamais d’ici… » Fit le plus craintif des deux.
-« T’inquiètes pas ! » Répondit l’autre, confiant.
Intriguée par le fait que Gates ne revenait pas, et n’entendant pas le moindre bruit, Kate se dirigea elle aussi vers le local où se trouvait le fax. Apercevant, sans réaction, Gates se faire ligoter. Beckett, son portable à la main, entreprit de retourner chercher son arme, mais elle n’eut pas le temps d’y arriver, l’un des deux hommes l’avait déjà assommée.
Beckett s’écroula et se retrouva elle aussi, menottée et bâillonnée. Pendant que les deux policières étaient encore inanimées, les deux types retournaient le bureau, saccageant tout sur leur passage. Ils s’arrêtèrent devant le tableau de Beckett et effacèrent tout, vite fait, en passant avec leurs mains. Ensuite, ils retournèrent tous les dossiers sur le bureau de Kate, déchirant les pages concernant l’enquête en cours.
Kurt avait bien insisté, tout ce que les inspecteurs avaient trouvé devait disparaitre. Y comprit les photos, les rapports... Absolument tout.
-« Qu’est ce qu’on fait d’elles ? » Demanda le plus jeune, après avoir tout détruit et bousillé tous les ordinateurs.
-« On ne peut pas les laisser là… Elles ont vu non têtes ! On va les embarquer, Kurt n’aura qu’à décider, c’est lui le boss. »
-« Tu déconnes ? Il va nous descendre oui ? » Commença à paniquer le pauvre garçon qui regrettait vraiment de s’être fait embarquer dans cette histoire.
-« Il en a de bonne lui ! Saccager le bureau des flics ! S’il n’est pas content, il n’avait qu’à le faire lui-même. » Rétorqua l’autre en attrapant Kate par le bras. « Allez-toi… On bouge » Fit-il sèchement alors qu’elle n’avait même pas encore repris connaissance. « On va descendre jusqu’au moins deux. On passera par le parking. » Continua-t-il d’affirmer en prenant les clés dans la veste de Beckett.
Le plus sûr des deux types embarqua tout le monde vers la voiture de Beckett. Il n’eut pas de mal à la reconnaitre, c’était la plus pourrie de toute. Il fit monter de force les deux femmes qui reprenaient peu à peu connaissance.
-« Toi, tu remontes et tu ressors pas l’entrée principale. Essaye d’avoir l’air normal. Le gardien, lui, ne devrait pas faire sa ronde avant encore une bonne dizaine de minutes, alors grouille-toi ! » Ordonna-t-il à son jeune complice. « On se retrouve à la planque, si tu te fais repérer, soit tu les sèmes, soit tu les emmènes à l’autre bout de la ville, mais t’as pas intérêt à jouer au con ! »
Il n’avait aucune confiance en ce gamin. C’est Kurt qui l’avait amené ce matin et qui avait dit qu’il était partant pour filer un coup de main. Mais ce môme avait la trouille, la peur se lisait sur son visage, c’était le pire boulet qu’il n’ait jamais eu pour faire équipe.
La voiture de Beckett sortait normalement du parking, tandis que le complice avait salué nerveusement le gardien de l’entrée avant de partir. Leur camionnette était garée deux rues plus loin. Il essayait de rester calme, pourtant il mourrait d’envie de courir jusqu’au véhicule, de se rendre à l’aéroport le plus proche et de disparaitre au plus vite. Mais il n’avait pas le choix, s’il faisait une telle chose, nul doute que Kurt le retrouverait, ou alors, il se contenterait d’aller mettre une balle dans la tête de sa mère.
La voiture de Beckett arrivait à proximité de se terrain vague où ils avaient l’habitude de se garer, la vieille maison qu’ils squattaient avait une porte à l’arrière, donnant sur cette allée caillouteuse.
L’homme entra dans la maison et trouva le fameux Kurt, attendant de savoir si ‘le travail’ était fait.
-« Mieux que ça encore, on t’a ramené un souvenir. » Rigola le type avant de voir le regard assassin lancé par son chef.
Le commanditaire de cette opération « destruction » sortit de la maison et regarda l’intérieur de la voiture, imaginant y trouver plusieurs cartons remplis de dossiers à brûler.
-« Mais qu’est ce que c’est que ce bordel ? Tu ne crois pas que j’ai déjà assez de problèmes ! »
-« Mais elles étaient dans le service, elle nous ont vu… On n’avait pas vraiment le choix… »
-« Putain Yan, mais t’es encore plus con que j’le pensais... Et Lee, il est où lui ? » Hurla Kurt.
-« Il ramène la camionnette, il arrive. » Bafouilla-t-il.
-« Et les documents, et les photos…Vous avez tout détruits ? » Demanda-t-il en essayant de revenir au calme.
-« On a foutu un tel bordel qu’il va leur falloir des siècles pour retrouver quoi que ce soit… Sans compter le budget de la police qui risque d’être bien entamé rien que pour remplacer les ordis qu’on a… »
-« Quoi ? Mais qu’est ce que vous avez fait ? Mais c’est pas vrai ça ! » Il commençait à tourner en rond, autour de la voiture, jetant des regards furieux à son homme de main, regardant Beckett qui peinait à reprendre conscience. « Tu devais juste faire disparaitre les photos, subtiliser quelques dossiers… Mais t’es vraiment un incapable… » Il venait de sortir son arme de sous sa veste, la plaqua sur le temps de son ‘ami’ et le regarda droit dans les yeux. « Au moins, cette fois, tu ne me causeras plus d’emmerdes ! » Ricana-t-il avant d’appuyer sur la détente.
Le corps de Yan était étendu dans l’allée, Kurt n’avait pas encore eu le temps de faire quoi que ce soit que la camionnette se gara juste derrière la voiture.
-« Qu’est ce qui c’est passé ? » Demanda le jeune homme, paniqué, en sortant du véhicule.
-« Vous avez tout foiré espèce de petit con ! Voila ce qui c’est passé. »
Kurt releva son arme pour la pointer vers Lee et tira avant même que le garçon ne comprenne ce qui se passait.
-« A nous trois maintenant… » Dit Kurt en avec un sourire machiavélique, se réjouissant du regard de terreur que lui lançait le Lieutenant Beckett.
Gates semblait toujours inconsciente, mais la scène à laquelle Beckett venait d’assister lui avait très vite remis les idées en place. Elle essaya de se défendre, de donner des coups de pieds, mais les liens étaient très serrés, et elle ne réussis même pas à l’atteindre.
-« Clame toi ma belle, c’est à toi que tu vas faire mal. » sourit-il en lui caressant la joue.
Kate tourna la tête et essaya de le mordre, mais avec le foulard qui la bâillonnait, c’était peine perdu. Mais rien que pour le geste, Kurt la gifla, il l’empoigna violemment et la fit sortir en une fraction de secondes.
Kate se retrouva plaquée contre la voiture, face à cet homme qui la maintenait à une dizaine de centimètres du sol. Elle aurait aimé crier, mais en était incapable. La fureur dans les yeux de son adversaire la pétrifiait.
-« Tu recommences un truc de ce genre ‘Lieutenant’, et la prochaine balle est pour toi ! »
Kurt avait été suffisamment clair pour que Beckett ne lui oppose pas trop de résistance dans les minutes qui suivirent. Kurt bouscula Kate et la malmena jusqu’à ce qu’elle se retrouve dans la cave, là où il avait déjà enfermées ses autres victimes. Il poussa Kate à l’intérieur de la pièce, si bien qu’elle perdit l’équilibre et se cogna la tête en tombant. Ce second choc, en si peu de temps, avait suffit pour qu’elle perde connaissance une seconde fois.
Chapitre 3.
Lorsque le gardien vit le service de la criminelle dans cet état, il essaya tout de suite de joindre le Capitaine Gates, mais étant donné que personne ne répondait, il appela tous les inspecteurs de ce service… Enfin, ceux qu’il arriva à joindre.
En arrivant sur les lieux, Ryan et Esposito surent tout de suite que si Beckett n’avait pas répondu, c’était soit qu’elle était trop occupée avec Castle, soit qu’elle avait de gros problèmes. Ils ne durent pas attendre très longtemps avant d’avoir la réponse. Le garde avait dû appeler Castle, ou peut être qu’un autre de leur collègue avait été plus rapide qu’eux, mais il arriva peu de temps après leur arrivée.
-« Où est Kate ? » Demanda Castle en regardant le chaos autour de lui.
-« On pensait qu’elle aurait été te retrouver ! » Fit Ryan, espérant toujours que sa chef allait bien.
-« Non … Elle voulait rester ici pour chercher un sens à cette histoire. » Expliqua Rick, démoli, en s’asseyant sur le fauteuil de Kate.
-« Le Capitaine Gates aussi est injoignable ! Le grand chef des inspecteurs à été prévenu. Il est parti à son domicile pour essayer d’avoir une explication ! » Fit Esposito en ramassant quelques feuilles et essayant tant bien que mal de savoir à quelle affaire ça pourrait se rapporter.
Certes, les forces de l’ordre étaient habitués à voir des scènes de crimes, des scènes de vandalisme et de violence, mais que ce soit à eux qu’on s’attaque, dans leurs propres locaux, il fallait vraiment être un malade pour oser une telle chose.
Le chef des inspecteurs arriva une demi-heure plus tard et s’adressa directement à l’équipe de Beckett.
« Monsieur Gates m’a expliqué que sa femme avait reçu un appel dans la soirée et qu’elle était revenue au poste. Alors dites-moi que vous avez des nouvelles de Beckett ? » Fit-il le ton grave, mais vu la mine des inspecteurs, la question était inutile. Et devant la tête plus que défaitiste de Castle, il s’empressa d’ajouter. « Ok, très bien. Je vais demander à ce que leur G.SM. soit pistés, qu’on retrouve la trace de leur dernier signal. Je vais aussi aller demander les enregistrements des caméras de sécurités. Avec un peu de chance, à l’heure qu’il est, rien n’a encore été effacé. »
L’homme disparut sans même prêter attention à ce que les autres inspecteurs pouvaient faire et toutes les réclamations qu’ils avaient envie de formuler.
-« Les cameras de surveillances ? Il s’attend vraiment à ce que le ou les coupables soient entrés par la grande porte avec un écriteau sur la tête ! » Fit Castle, perplexe, en le regardant disparaitre dans l’ascenseur.
-« Tu n’es peut-être pas au courant Bro, mais tous les services sont constamment sous surveillance. Seulement, quand rien d’inhabituel ne se passe, les bandes sont automatiquement effacées après une dizaine d’heures, pour être réutilisées. » Expliqua Ryan en essayant de démarrer son ordinateur. L’un des seuls dont l’écran n’était pas explosé.
Bien plus au sud de Manhattan, Kate reprenait conscience petit à petit. Elle regarda tout autour d’elle, le temps de se souvenir des derniers événements et se rendit compte que ses mains et ses pieds étaient détachés.
-« Il m’a détaché les mains en me lançant dans la pièce. Je me suis libéré les pieds et ensuite j’ai pensé que récupérer vos mains et vos pieds serait plus agréable pour vous aussi. » Affirma Gates en l’aidant à s’asseoir.
Kate resta assise un moment avant de se décider à se lever. Machinalement, elle essaya d’ouvrir la porte avant de taper contre les murs.
-« Vous savez, si on n’était pas enfermées, je ne resterais pas ici par plaisir ! » Fit remarquer Gates, toujours assise.
Résignée, Kate se rassit, à quelques mètres de Gates.
-« J’ai reconnu Kurt Gilman. Vous aviez raison. » Reconnut la chef.
-« Je l’ai vu abattre ses deux complices. Ce type est vraiment un malade. Mais même si maintenant on a assez des preuves contre lui, on n’est pas vraiment en position de force là. » Fit Kate en continuant d’observer la pièce.
-« J’ai vaguement entendu, oui. Mais il m’était impossible de bouger. Alors j’ai préféré faire comme si j’étais toujours dans les vapes. »
-« Croyez-moi, vous avez bien fait. » A cet instant, la violence avec laquelle ce type l’avait empoignée, menacée et lancée dans cette pièce sombre lui revint en mémoire.
Un long moment de silence s’imposa encore entre ces deux femmes qui ne se connaissaient qu’en temps que « Lieutenant » et « Capitaine ». Mais elles allaient devoir apprendre à se faire confiance et compter l’une sur l’autre si elles voulaient avoir une chance de s’en sortir.
-« Remarquez… On moins, cette fois-ci, on n’est pas menottées ! »
-« Et il ne me semble pas qu’il y ait de tigre non plus ! » Soupira Gates, avec un léger sourire moqueur. « Quand je pense que j’étais persuadée que c’était Castle qui avait le chic pour vous embarquer dans ce genre de galère… » Fit elle remarquer, songeuse.
-« Et ben non ! » Kate la regarda avec un petit air boudeur. « En fait, lui, il trouve les solutions pour qu’on reste en vie. Du moins, assez longtemps pour que Espo et Ryan arrivent. » Assura-t-elle avec humour.
-« Bon… On va essayer de s’en sortir même sans ses idées farfelues ! »
Kate ne put s’empêcher de sourire devant la remarque pleine d’assurance de sa Capitaine.
-« Vous savez où on est ? » Demanda Gates après plusieurs minutes de silence.
-« Non… Je n’ai rien vu de particulier, il faisait noir quand j’ai repris connaissance. Je n’ai aucune idée de l’endroit où l’on est, si ce n’est qu’on est à proximité de hangars, de plusieurs grands axes routiers, qu’il n’y a aucune zone de résidence, du moins, pas dans l’angle de vue que j’avais et il y à un cours d’eau aussi, probablement un fleuve… Mais ça reste très vague ! »
-« Et à part ça, vous n’avez rien vu ! » Gates n’affichait pas clairement ses sentiments, mais elle était vraiment impressionnée par le sens d’observation de la détective, surtout dans un tel moment.
-« Quelqu’un va bien finir par se rendre compte qu’on a disparu. Votre mari va se demander pourquoi vous ne revenez pas, il va appeler le poste. Avec un peu de chance, les gars remarqueront que j’ai disparue moi aussi et ils feront le rapprochement. » Après avoir émis cette hypothèse, Kate fit la moue, se rendant compte que c’était vraiment tiré par les cheveux, et qu’avant que quelqu’un fasse le rapprochement, elles seraient probablement mortes de faim.
-« A mon avis, votre petit ami s’inquiétera de ne pas vous voir rentrer avant que mon mari ne se pose la moindre question. Quand je suis rappelée au poste, généralement, j’y passe le reste de la nuit, et ensuite, j’enchaine avec ma journée. »
-« Vu comme je l’ai envoyé promener, il va penser que je suis encore au bureau. Ou que je suis rentrée chez moi, et trop fatiguée pour penser à l’appeler. » Réfléchit Kate à haute voix. « Quoi qu’il en soit, on est coincées là pour un bon moment… »
Les deux femmes se regardaient di coin de l’œil. Aucune des deux n’osait vraiment prendre la parole, et pour se dire quoi ? En fait, elles ne connaissaient rien l’une de l’autre.
Chapitre 4.
-« Alors les filles, vous êtes enfin réveillées. »
L’homme venait d’entrer dans la pièce et faisait preuve d’un sacré sang froid.
« Je vous apporte votre petit déjeuner. Vous êtes gâtées quand même: pouvoir dormir jusque 9 heures et se faire servir. De vraies princesses. » Continua t il de se moquer.
-« On serait bien venues vous rejoindre à l’étage, mais vous aviez oublié de nous laisser la clé de la porte.» Répondit Beckett du tac au tac.
-« Tu feras moins la maline quand je reviendrai tout à l’heure.» Ricana –t-il en les regardant avec envie. « Je me demande juste par laquelle je vais commencer.» Dit-il en refermant la porte.
Les deux femmes, sachant que le viol faisait partie des mauvais traitements qu’il avait l’habitude d’infliger à ses victimes, échangèrent un regard incertain.
-« Castle avait raison. J’aurais dû attendre d’avoir plus de preuve avant de m’acharner contre lui.»
-« L’ironie de la situation, c’est que vous aviez raison de vous acharner, il a finit par commettre une erreur : On est deux. On est entrainées au combat. La prochaine fois qu’il entre dans la pièce, On se jette sur lui.»
-« Ouais, on peut toujours tenter cette méthode. Pourvu que ça marche ! » Soupira Kate en prenant un des petits pains car elle mourrait de faim.
-« Vous devriez vous méfier, il aurait pu dissimuler de la drogue pour nous endormir ! » Fit remarquer Gates en inspectant de près le pistolet qu’elle venait de sortir du sachet.
-« La drogue ne fait pas partie de ses pratiques. De toute manière, entre le viol et la drogue, je préfère encore l’overdose ! » Affirma Kate en se servant à nouveau.
-« Ce n’est pas parce que Castle n’est pas avec vous que vous êtres obligé d’être défaitiste… » Reprit sèchement Gates en mordant un petit bout de son pistolet.
-« Pardon Sir ! J’ai juste un peu de mal à encaisser le fait que je n’ai rien remarqué de suspect hier soir ! J’aurais dû le sentir venir : Quelle boîte peut envoyer des réparateurs à plus de 21 heures, franchement ! »
-« On s’est vraiment fait avoir comme des bleues sur ce coup là ! Mais qu’est ce qu’ils venaient chercher ? »
-« Plus tôt dans la journée, j’ai fait croire à Gilman que j’avais de solides preuves contre lui, et que le soir même, j’aurais de quoi le faire tomber en obtenant les preuves venant de son bureau. J’ai dû toucher au bon endroit sans même m’en rendre compte. » Expliqua Beckett.
Après avoir dévoré trois pistolets, Kate se leva, et se dirigea vers la porte d’un pas sûr. Elle tambourina à la porte pendant plusieurs secondes avant de se mettre à hurler :
-« J’ai soif… »
Elle se retourna et vit Gates qui la regardait, stupéfaite du culot de l’inspectrice.
-« Il a gardé ses victimes en vies pendant plusieurs jours avant de leur trancher la gorge, alors avec un peu de chance, j’aurais au moins un verre d’eau ! »
Une demi-heure plus tard, Kurt arriva. Il ouvrit la porte, un couteau à la main et menaça les deux femmes.
-« Si vous bougez, dites adieu à ma bonté. »
Beckett et Gates se regardèrent, décidant, d’un seul regard, de ne pas bouger. L’une comme l’autre mourant de soif, Le petit thermos que l’homme posait sur le sol avec les deux tasses, était le bienvenu, quel qu’en soit le contenu.
-« Vous êtes vraiment des amours vous. » Dit-il avec un sourire avant de repartir vers la porte. « A tout à l’heure mes belles. »
-« Je n’en reviens pas que vous soyez capable d’obéir ! » Affirma Gates en se servant. « Suis-je la seule que vous n’écoutez jamais ? »
Kate sourit malgré elle à cette réflexion.
-« J’ignore où nous sommes. Il a peut-être un ou plusieurs complices à l’étage et je ne suis pas vraiment en état de me battre… » Kate se servit une tasse, mais ses mains tremblaient tellement la faim et la soif se faisait sentir. « Du lait chaud chocolaté ! » S’exclama-t-elle avec surprise. « Dites moi que je rêve là ! »
-« Des petits pains au jambon et fromage, du chocolat chaud ! On pourrait presque se croire à l’hôtel ! On devrait peut-être en profiter en attendant que votre équipe arrive ! » Arriva à plaisanter Gates.
-« Comment vous arrivez à garder votre humour dans une telle situation ? »
-« Votre équipe ne vous a jamais laissé tomber. Et peut importe les difficultés et le pétrin dans lequel vous arrivez à vous fourrer, ils arrivent toujours à vous récupérer en vie ! Alors en fait, j’essaye juste de me convaincre moi-même que temps que je reste avec vous, je serai secourue ! »
-« S’ils arrivent à nous trouver, avec le peu d’indices qu’on avait sur Gilman, ils sont vraiment forts … Mais avec un peu de chance, ses complices ont laissé suffisamment de preuves derrière eux… »
Le silence s’installa de nouveau entre les femmes, chacune réfléchissant à la manière de sortir de là, et priant pour que quelqu’un leur vienne en aide, qui qu’il soit.
Au commissariat, les bureaux se rangaient tout doucement, chaque équipe essayant à la fois de remettre de l’ordre dans ses affaires, tout en cherchant des moyens pour récupérer toutes les données qu’ils possédaient. Quelques agents des autres services apportèrent 3 ordinateurs récupérés dans les autres services, en attendant que la ville ne débloque les fonds nécessaires au remplacement de tout le matériel hors d’usage.
-« Wahhh 3 PC ! Ça ne fait même pas un par équipe. On va aller loin avec ça. » Rouspéta Castle, bien plus inquiet par la disparition de Kate et la manière de la retrouver que par le manque de moyens des services de la ville.
Ryan et Esposito, sachant tous les deux à quoi pouvait penser l’écrivain, se contentèrent de se regarder avec angoisse. Lorsqu’il se décida à quitter le service, aucun des deux n’osa lui demander où il allait. Préférant encore ne rien savoir. Ils avaient déjà bien assez de travail comme ça sans pour en plus jouer le baby-sitter.
Castle ne réapparut que deux heures plus tard, après qu’une importante livraison de matériel informatique ait miraculeusement eu lieu.
-« Les informaticiens ne devraient plus tarder, ils m’ont assuré que si je fournissais les PC, il ne leur faudrait pas trop de temps pour vous installer les programmes dont vous avez le plus besoin. » Assura-t-il en s’asseyant sur la chaise de Kate.
Il ouvrit le tiroir de son bureau et en sortit une photo d’eux deux qu’elle gardait précieusement sous le petit bonhomme en brindilles.
-« Je ne sais pas où tu es, mais je te promets que je vais te retrouver. »
Chapitre 5.
Les cinq informaticiens venaient juste de rendre opérationnels les nouveaux PC, en y installant le strict minimum et commençaient déjà à essayer de récupérer ce qui était encore récupérable sur ceux qui n’avaient pas été trop abimés lorsqu’une personne arriva dans le service.
L’homme se planta devant l’équipe de Beckett, attendant que l’un deux relève la tête.
-« Qu’est ce que le FBI vient foutre ici ? » demanda enfin Castle en regardant Sorenson droit dans les yeux.
-« J’ai entendu parler des agents du 12th disparues cette nuit. Et quand j’ai compris que Beckett faisait partie des victimes, je me suis dit que j’allais vous prêter main forte. » Expliqua-t-il en se forçant à rester aimable.
-« On ne sera pas trop de 4 pour les retrouver. Pour l’instant, on n’a aucune piste, et qui sais, le FBI peut être utile pour une fois ! » Murmura Ryan, mais suffisamment fort pour que Sorenson entende.
-« Quel enthousiasme, je pense que je vais m’en aller… Enfin, sauf si vous voulez voir les vidéos que votre supérieur vient de me confier ! »
-« Allez, arrêtez un peu de tirer cette tronche les mecs ! » Esposito lui prit les bandes vidéo des mains et se dirigeait vers la salle de conférences, la seule où rien n’avait été saccagé.
-« Mais qu’est ce que tu fais ? » dit précipitamment Castle à Esposito en le suivant dans la pièce, et refermant la porte au nez de Sorenson pour que la conversation reste hors de ses oreilles.
-« Ça ne me plait pas non plus de faire équipe avec lui. Mais c’est un bon agent, nous n’avons plus aucunes bases de données exploitables, parce que même s’ils font du mieux qu’ils peuvent, il va leur falloir des jours entiers pour nous remettre nos PC en état ! Lui au moins, il a accès à tout ce dont on a besoin. Alors je suis désolé Bro, mais je fais passer le bien-être de Beckett avant le tien. Tu veux la retrouver, alors on n’a pas vraiment le choix. » Esposito passa devant Rick pour rouvrir la porte. « Désolé, un courant d’air ! » Fit Esposito de plus sérieusement du monde, ce qui fit grimacer Sorenson et exploser de rire Ryan.
Alors que Sorenson ne cessait d’admirer Kate, qui lui semblait tellement plus belle et plus épanouie que dans ses souvenirs, il fut subitement sorti de ses rêveries par l’arrivée des deux sois disant réparateurs et par l’agression des deux inspectrices.
De leur côté, Beckett et Gates étaient toujours assises à l’opposé l’une de l’autre, chacune plongée dans un certain mutisme. Elles relevèrent la tête et se regardèrent avec effroi en entendant la clé dans la serrure. Les deux femmes se mirent debout en un rien de temps et étaient prêtes à se jeter sur leur agresseur.
Mais il avait dû surprendre leur conversation ou s’attendre à une rébélion. Il entra, un couteau à la main. Il attrapa Kate, qui était la plus proche de lui, et lui plaça le couteau sous la gorge.
-« Une de vous deux ose bouger, adieu Lieutenant Beckett ! » Il regarda Gates et d’un signe de la tête, il lui ordonna de reculer. « Ne t’inquiètes pas. Je m’occuperais de toi quand j’aurais fini avec elle. » Affirma-t-il d’un ton glacial.
-« Allez-vous en, sortez d’ici… » Cria Kate en regardant sa supérieur avec des yeux suppliant.
-« Non… Il vous tranchera la gorge. » Répondit-elle d’un ton résolu, s’asseyant en tentant de retenir ses larmes, osant à peine imaginer ce qui allait se passer.
-« Reste tranquille ma belle. » Fit Gilman à Kate, tout en lui embrassant le cou et essayant d’avoir accès à ses lèvres. « Arrête de bouger ! » Ordonna-t-il en appuyant un peu plus le couteau sous sa gorge.
Kate essayait de s’éloigner de lui, au moins juste assez pour pouvoir lui donner un coup bien placé et pouvoir s’enfuir toutes les deux, mais c’était peine perdu. Il se collait à elle et continuait à la mordiller. Il finit par reculer d’un pas. Les yeux remplis d’envie, il se passa la langue sur les lèvres, souriant béatement devant Kate. D’un geste brusque, il lui arracha son chemisier. D’une main, il commença à la caresser doucement, promenant délicatement ses doigts sur sa peau et admirant son corps parfait.
Gates ne quittait pas Gilman des yeux, elle guettait le moment où il serait tellement absorbé par le corps de la jeune femme qu’il ne la verrait pas bouger. Kate était de plus en plus blême, subissant ce moment en se disant que rien ne pouvait être pire que ça. Elle pensa respirer quand elle sentit les doigts de son agresseur quitter le bas de son ventre. Mais elle déchanta très vite en se rendant compte qu’il venait de lui saisir la main et la poser sur son entrejambe, lui faisant bien comprendre qu’il attendait un petit massage. Kate déglutit, ferma les yeux, retenant encore les larmes qu’elle aurait aimé verser.
Kurt maintenait la main de Kate sur l’endroit le plus sensible de son anatomie, la forçant à lui prodiguer les caresses tant désirées la menaçant de lui trancher la gorge si elle ne s’exécutait pas de suite.
Beckett, terrorisée par le couteau qui était en train de la couper très légèrement, n’osait même pas réagir autrement que de le laisser faire, suppliant le ciel pour qu’il n’aille pas plus loin.
Recroquevillée sur elle-même, Gates vit Gilman fermer les yeux de plaisir, se disant que c’était le moment ou jamais, elle se redressa d’un bond et se jeta sur l’homme.
Déséquilibré et surpris, il lâcha Kate, qui resta sans comprendre au milieu de la pièce. La lame du couteau avait fait une entaille sur la gorge de Kate, mais fort heureusement, peu profonde, et donc, sans gravité. Du moins, c’est ce que pensait Kate sur le moment.
-« Espèce de petite conne… » Hurla Kurt en donnant des coups de couteau dans le vide, espérant toucher Gates. Je vais te tuer, je te jure… »
Gilman venait de se redresser sur Gates, se trouvant désormais au dessus d’elle. Il leva le bras, prenant de la vitesse pour lui donner un coup de couteau fatal. A ce moment là, Kate reprit conscience de ce qui se passait autour d’elle. Elle saisit le bras de leur agresseur et le plaqua dans son dos, lui faisant une prise si violente qu’il en perdit son arme.
-« Putain…Tu m’a brisé le bras ! » Il se releva, bousculant Kate qui était toujours derrière lui.
Allongée sur le sol, Victoria Gates respirait enfin, alors que projetée contre le mur, Beckett se tenait la tête, qui venait de heurter le mur, une fois de plus. L’homme tournait le dos à Gates, mais celle-ci avait tellement peur qu’il continue à s’acharner sur elles qu’elle lui donna un grand coup de pieds juste derrière le genou. Gilman se retrouva à terre sans comprendre ce qui venait de lui arriver. Il se releva avec peine, foudroyant les femmes d’un regard rempli de haine.
-« Vous êtes vraiment toutes les mêmes ! Mais vous le regretterez, je vous assure que vous n’avez encore rien vu… Vous allez me supplier d’avoir une seconde chance… » Ricana-t-il en refermant la porte violemment, s’en alla-t-il en boitant, se tenant le bras.
Gates se leva avec peine et s’approcha de Beckett.
-« Ça va aller ? » Demanda-t-elle en regardant les goutes de sang couler de son cou.
-« Oui, ça va aller. Merci…Merci d’être intervenue. » Articula difficilement Kate, encore sous le choc.
-« Tenez, couvrez vous. » Elle enleva son pull et le tendit à la jeune femme qui grelottait.
Gates se retrouvait en tee-shirt du coup, mais face à Kate en état de choc, c’était le moindre de ses soucis pour l’instant.
-« Je pense qu’on devrait se reposer un peu avant qu’il ne revienne. Mais avec la leçon qu’on vient de lui donner, on aura peut-être la paix un bon moment. »
Chapitre 6.
Castle passa la nuit au poste à attendre que le service de la scientifique trouve une correspondance entre les hommes sur la vidéo et la base de données. Il avait reconnu l’un d’eux, il ne connaissait pas son nom, mais il était certain de l’avoir vu avec Kurt Gilman lors de sa filature avec Beckett. Mais évidemment, Sorenson ne l’avait pas écouté et avait préféré faire les recherches en suivant le protocole plutôt que de l’écouter une seconde. Rick passa donc la nuit à rassembler tout ce qu’ils avaient sur ce Gilman afin de trouver le nom de ses associés, parce qu’il était certain que c’était lui qui les avait envoyé récupérer les preuves dont Beckett lui avait parlé. Malheureusement, l’inspectrice bluffait, et ils n’avaient rien du tout contre lui. Même pas de quoi l’arrêter quelques heures ou le faire venir pour un petit interrogatoire.
Il devait être 4 heures du matin, il était complètement désespéré et ne pensait qu’à Kate. Il était incapable de raisonner et sans même savoir ce qu’il espérait, il composa le numéro de Beckett sur son portable.
La sonnerie du téléphone de Kate le fit sursauter, il se retrouva debout, au milieu du chemin, écoutant attentivement pour essayer de savoir d’où la sonnerie pouvait bien venir. Il dû rappeler le portable de Kate à 4 reprise avant de le sous un meuble. Quelqu’un avait dû le faire glisser sans s’en rendre compte. Bien évidemment, c’est ce moment là que Sorenson choisit pour arriver.
-« Castle ? Mais qu’est ce que vous faites ici à une heure pareil ? »
-« Je cherche comment retrouver Beckett… » Dit il d’un air blasé et sûr de lui, tenant le portable de Kate à la main. « Et vous ? Qu’est ce que vous faites là ? »
-« J’ai enfin trouve l’identité des deux Hommes. L’un s’appelait Yan Mason. Déjà arrêté à plusieurs reprises pour divers petits cambriolages. Le plus jeune, Lee Ramos, était encore mineur, mais son casier était déjà bien rempli : trafic de drogues, vols, agressions… Il était bien parti pour faire carrière dans le crime organisé, mais son chemin s’est arrêté à la morgue ! »
Castle, qui ne prêtait guerre attention au petit discours de l’enquêteur, redressa la tête.
-« Quoi ? »
-« Ils ont été repêché dans l’Hudson cet après midi. J’ai fait en sorte que les corps arrivent dans le service du Dr Parish. On ne devrait pas trop tarder à avoir les premiers résultats, je suppose qu’elle aussi doit être motivée par cette enquête. Bon, maintenant, il n’y a plus qu’à trouver le lien entre eux ! »
-« Kurt Gilman ! » Fit Castle en écrivant ce nom sur le tableau, à coté des deux autres que Sorenson venait d’inscrire.
-« Arrêter votre fixation. On ne va pas encore revenir là-dessus ! »
-« Gilman a été libéré il y a moins d’un an, il était incarcéré pour agression et tentative de viol. Son dernier compagnon de cellule dans l’une des prisons les plus dures de la ville, s’appelait Yan Mason. Quand à la famille Ramos, Stuart Ramos était l’un des associés de Gilman. Il s’est fait abattre par un flic lors de leur dernier coup. Je mettrais ma main à couper que Lee était son petit frère et que Kurt s’était dévoué pour perfectionner son apprentissage. »
Malgré son antipathie pour l’écrivain, Sorenson était bien obligé de reconnaitre que ses informations étaient utiles et qu’il avait probablement raison depuis le début. Mais il aurait préféré être lapidé sur place plutôt que de l’admettre.
-« Et qu’est ce que vous avez d’autre sur Gilman ? » Soupira-t-il, résolu à devoir l’impliquer dans l’enquête.
-« Pas grand-chose… Enfin, pas beaucoup plus que ce que Kate avait en fait ! » Soupira-t-il.
-« C’est son portable ? Vous aviez bien dit que ce type avait prit peur en la voyant prendre des photos ! C’est peut être là la solution. »
-« Sauf qu’elle n’avait rien du tout. Elle bluffait pour le faire sortir de ses gonds, c’est tout. »
Castle avait beau réexpliquer la situation, ce type n’avait pas l’air de comprendre que mise à part le 6ème sens de Beckett, ils n’avaient aucune preuve tangible contre lui. Absolument rien de le reliait aux femmes violées et assassinées, il avait la malchance de s’être retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment ! Avec un bon avocat, cette simple explication aurait très bien pu suffir.
-« Beckett avait dû voir quelques chose sans s’en rendre compte. Tout le contenu de son portable à été effacé ! » Affirma Sorenson en donnant le GSM à Ryan qui venait juste d’arriver.
-« Bon, je suppose que c’est encore pour ma pomme ! La scientifique va me détester : depuis 24 heures, je n’arrête pas de leur faire parvenir un surplus de travail en demandant des résultats pour hier ! »
Ryan ressortit du service pour porter lui-même le portable de Kate à leurs collègues, espérant au passage récolter quelques informations.
Dans la cave de la maison délabrée, face à l’Hudson River, Kate et Victoria avaient réussi à dormir quelques heures, mais se retrouvaient une fois de plus, silencieuse.
-« Je suis désolée ! » Fit Kate après plus d’une demi-heure d’un silence gênant. « Vous deviez passer une soirée de rêve, à déguster des petits plats préparés par l’un des restaurateurs les plus renommés de la ville. Et au lieu de ça, vous vous retrouvée coincée ici, par ma faute. »
-« Vous n’avez pas à vous excuser… Je ne devais pas passer la soirée au resto, c’était juste pour vous faire culpabiliser. Et si je vous racontais la raison pour laquelle je me suis réfugié au bureau, vous me prendriez pour un monstre… Et si j’avais su, croyez-moi, je serais restée chez moi ! »
-« Vous ne pouvez pas être plus horrible que moi… » Soupira Kate, pensant à la manière dont elle avait échappé au dîner organisé par Alexis.
-« Mon mari et moi, nous nous étions porté volontaires pour garder notre petit fils. Je l’adore hein, ne vous méprenez pas. » Se justifia-t-elle aussitôt en voyant le regard amusé de Kate. « Mais j’ai vite compris comment, du haut de ses deux mois, il avait pu rendre ses parents complètement dingues ! »
Kate explosa de rire en imaginant le Capitaine Iron Gates en mode Mamie
« J’était contente que cet avocat m’appelle, ça me faisait une occasion de me réfugier au calme, au bureau ! C’est facile de se moquer… Allez-y, riez. On verra comment vous vous en sortirez avec vos enfants. »
Kate n’arrivait pas à se retenir de rire. Le stress et la fatigue aidant, elle était incapable de se ressaisir.
-« Oh… » Elle poussa un soupir vraiment profond. « On en n’est pas encore vraiment là ! »
-« Vraiment ? Alors vous n’avez pas envie de petits Castle ? »
A l’évocation de cette possibilité, un petit sourire rêveur se dessina sur le visage de Beckett, ce qui fit sourire Gates, malgré elle.
-« Quoi …. ?? Mais …Hein… ?? » Se ressaisit la jeune femme en se rendant compte de ce que venait de sous entendre sa supérieure.
Ce fut au tour de Victoria d’exploser de rire, devant la tête que son Lieutenant préférée affichait.
-« Oh Beckett ! J’adore vous entendre bafouiller quand vous vous sentez prise à défaut ! » Fit Gates en continuant de se moquer.
Chapitre 7.
-« Et qu’est ce qu’il à de si terrible, votre petit fils ? » Demanda Beckett pour détourner la conversation.
-« Oh… Mais il est adorable… Enfin, quand il arrête de pleurer. »
-« Oh… » Soupira Kate, se souvenant des nuits terribles qu’elle avait subies après que ses voisins aient eu leur fille. « Mais…C’est peut-être sa façon de se fatiguer. Vous devriez peut-être le laisser pleurer…ça à marché pour mes voisins ! Après 3 mois quand même ! » Expliqua Kate devant le regard interrogateur et amusé de Gates.
-« Je ne savais pas que vous étiez aussi bien informée sur le sujet. » Se moqua-t-elle gentiment. « Et oui, on a essayé, mais nos voisins sont moins compréhensifs que vous et ont menacé d’appeler les services sociaux si on ne le faisait pas taire…. Faut dire aussi que de 23 heures à 3 heures du matin, c’est surtout pour nous que ça devient fatigant ! »
-« ah…Oui ? Quand même ! » Fit la jeune femme en imaginant ces 4 longues heures de cris stridents et stressants. « Et moi qui ne savait même pas que vous aviez des enfants… » Reprit Beckett après un instant de silence. « Comment vous avez fait pour jongler entre le travail et votre vie personnelle ? »
-« Je ne m’en sentait pas capable au début. Mais vous verrez, quand vous serez pressée de rentrer chez vous, le soir, pour retrouver l’homme que vous aimez et votre petit trésor ! Vous serez prête… Et ne vous inquiétez pas, ça arrivera dés que vous verrez sa petite frimousse… » Expliqua Gates avec beaucoup de tendresse.
-« Bah…Pour l’instant, je n’ai pas vraiment ce problème… Il me suit toute la journée. Je vais vous sembler affreuse, mais des fois, je suis contente d’avoir un peu de paperasse à faire… » Dit-elle en faisant la moue.
-« Je ne supporterais pas que mon mari me suive toute la journée…Et je ne sais pas comment vous faites tous les deux pour arriver à travailler ensemble, sans mélanger travail et vie privée… Je vous envie vous savez… Alors, puisqu’on est coincées ici et que rien de ce que vous direz ne sortira de cette pièce, depuis combien de temps vous êtes ensemble ? Et c’est pour quand les petits Caskett ? »
-« Caskett ?? » Kate éclata de rire. « Qui est ce qui a encore inventé ça ? »
-« Je ne sais pas trop de qui vient ce terme… Je sais juste que j’ai déjà perdu plus de 700$ en pariant sur votre petit couple, alors j’essaye d’avoir des infos pour récupérer un peu ma mise, alors ? ».
-« Pour Castle et moi, ça fait un peu plus de 7 mois maintenant. » Répondit Kate, un peu gênée de devoir l’admettre de cette manière.
-« J’étais persuadé que ça faisait bien plus longtemps que ça…Bon, je me rattraperais avec le pari en cours… »
-« Quoi ?? Quel pari ? » Soupira l’inspectrice.
-« Si mes souvenirs sont bon, le titre exacte doit être : « Little Caskett, ou mariage ? »
Kate ouvrit de grands yeux, tandis que ses joues passèrent du blanc au rouge.
-«Rassurez vous, comme tout le monde, je savais qu’il y avait un truc entre vous, et bien avant que vous vous décidiez. Et j’ai remarqué le changement un peu après votre mise à pieds. Sans parler de vos poignés de mains. »
Kate la fixa avec étonnement, retenant son sourire, rien qu’en revivant certaines scènes.
« Sérieusement… Vous vous sauteriez dessus, on aurait encore moins l’impression de vous déranger à certains moments ! » Fit Gates, le plus sérieusement du monde, sans un ton de reproche. « Alors ?? Je dois déjà commencer à chercher un remplaçant, pour votre congé de maternité ? »
« Non… Enfin, ce que je veux dire, c’est qu’on n’en a jamais vraiment parle avec Castle, mais je doute qu’il ait envie d’avoir d’autres enfants. Alexis vient d’avoir 18 ans… » Expliqua devant la tête de Gates.
-« Et moi qui avait déjà misé 100$ pour le Little Caskett… » Se lamenta Gates.
-« C’est encore Espo et Ryan qui ont ouvert les enchères sur ma vie privée ? … Je vais les tuer !... Enfin, quand ils nous auront sorties d’ici. »
-« Je ne pense pas qu’ils sont responsables de ça, et laissez les venir bous chercher avant de les tuer ! » S’amusa la supérieure. « Les sources sont bien plus sûres cette fois ! »
-« Quoi ? NON… Ne me dites pas que c’est Castle qui prend les paris ? »
-« Alexis Castle… Si. » S’amusa-t-elle.
-« Non mais je rêve… Et moi qui pensais qu’elle était plus mature que son père ! » Soupira Kate en levant les yeux au ciel.
-« Castle ? Tu avais bien dit que Beckett avait fait paniquer Gilman en prenant des photos avec son portable ? Regarde un peu ce que je viens de trouver… » Fit Ryan en sortant de l’ascenseur. Il sortit la carte mémoire du GSM et l’introduit directement dans son PC.
-« La scientifique à déjà terminé ? » S’interrogea Sorenson en venant voir ce qu’il y avait d’aussi extraordinaire.
-« Non… Je n’ai même pas été jusque là-haut. En chemin, je me suis rendu compte que l’idiot qui avait tenté d’effacer le contenu du portable n’avait fait que tout déplacer sur la carte mémoire. Ils étaient peut-être champions pour foutre le bordel, mais complètement nul avec un GSM. »
Ryan ouvrit plusieurs programmes avant d’arriver enfin au fichier contenant les photos de Beckett. Bien évidemment, le programme commença à les faire défiler en commençant par la première. Après une quinzaine de photos, Castle ne savait plus où se mettre.
-« Bon…Si on passait directement au dernière ! » Fit-il, en les suppliant du regard.
-« Non… Ne me dit pas qu’il y a pire que toi, sortant de la salle de bain en caleçon Scooby-doo? » Se moqua Esposito, se retenant d’exploser de rire.
-« Je te rappelle que Beckett à disparue depuis plus de 24 heures… Alors tu passe à la dernière. OK ! Ensuite, tu admireras les autres quand elle sera là pour profiter de ton sens de l’humour et de tes remarques très ‘constructives’ sur ses talents de photographe… » Castle prit lui-même la souris pour arrêter le défilement automatique et afficher le dernier cliché.
-« C’est quoi ça là… Sur la banquette arrière ? » Demanda Sorenson.
Ryan, sélectionna cette partie du cliché et en fit un agrandissement.
-« Ce sont des chaussures de femmes ? » S’exclama Esposito. « Quoi ? Ne me regardez pas comme ça. Lanie à presque les mêmes. » Se justifia le latino, se rendant compte qu’effectivement, ça ne ressemblait pas vraiment à une chaussure, étant donné que l’image était incomplète.
-« Bien joué Bro ! » Souri Ryan. « Et je sais pourquoi moi aussi je étais certain de les avoir déjà vus. »
Ryan se leva, abandonnant son PC un court instant, revenant avec le cliché d’une des victimes de leur affaire en cours.
« Regardez…Sa chaussure…Beckett trouvait étrange que le tueur ne lui en ai laisse qu’une. On pensait qu’il la gardait en souvenir. Mais en fait, il est probable qu’elle soit simplement tombée et qu’il ne s’en soit pas rendu compte. »
-« Cette femme est extraordinaire…Même quand elle ne le fait pas exprès, elle arrive encore à trouver des preuves irréfutables. »
-« Oui, et maintenant, on en a assez contre lui pour lui faire subir un petit interrogatoire. On a plus qu’à aller le chercher… S’il est derrière la disparition de Beckett et de Gates, on devrait vite les retrouver. » Annonça Esposito, vraiment fière de leur travail.
Alors qu’ils étaient sur le point de partir pour aller cueillir leur suspect à son domicile, le service des localisations GPS les appela pour leur signaler que le GSM de Gates venait d’émettre un signal et qu’ils venaient de le localiser au sud de Manhattan, dans un quartier très peu fréquentable.
Retrouver Gates et Beckett étant leur principale préoccupation, ils décident de communs accord, de laisser Kurt Gilman tranquille pour l’instant et de foncer à l’adresse indiquée.
Chapitre 8.
Les garçons arrivèrent sur les lieux d’où le GPS du portable de Gates émettait un signal. Ils étaient devant un immeuble à appartements, le genre insalubre, ceux qu’on accepte de louer en priant pour que les jours meilleurs arrivent vite.
-« Là, c’est la voiture de Gilman. » Fit Castle en sautant sur son siège.
-« Tu en es vraiment sûr ! » Répondit Sorenson qui avait bien dû accepter de le prendre avec lui en voiture. « Il doit y avoir une grosse centaine de voitures de cette marque et de cette couleur !! » Fit-il remarquer en soupirant, ne faisant toujours pas confiance à l’auteur.
-« Mais pas avec ce vieil autocollant de supporters des Yankees…Il pourrait se faire démolir rien que pour ça ! »
-« Ah oui, pourquoi ? Ils ne sont pas si nuls les Yankees…Je les aime bien moi. » Répondit Sorenson, plus par courtoisie que par envie de lui parler.
Castle soupira, tout en sortant de la voiture.
-« Tiens donc, pourquoi ça ne m’étonne même pas ça !! Vivement qu’on les retrouve qu’il dégage….Il m’énerve ! » Marmonna-t-il.
-« Alors les mecs ? Vous les avez retrouvées ? » Demanda Ryan en courant vers eux.
Esposito s’était garés dans l’une des rues adjacentes et inspectait les alentours.
-« C’est la voiture de Gilman ! « Affirma Castle. « Et oui, j’en suis sûr. » Répondit-il en regardant Sorenson d’un air menaçant.
-« OK…On se calme… » Intervint Ryan pour calmer le jeu entre les deux hommes. Il regarda à l’intérieur du véhicule, comme pour y chercher une preuve de la présence des deux femmes. « Ce n’est pas le portable de Gates, là, sur la banquette arrière. »
-« Un seul moyen de le savoir… » Castle prit un bout de bois qui trainait dans les environs et brisa la vitre arrière de la voiture. « Vérifier ! » Dit-il tout en le prenant et inspectant déjà les numéros du répertoire. « Vous saviez que Gates connaissait personnellement le juge Hartmann ? »
-« Ben quoi, tu n’es pas le seul à avoir quelques petits privilèges alors ? » Se moqua gentiment Esposito en arrivant vers eux.
L’atmosphère changea du tout au tout lorsque Ryan ressortit de la boite à gants un couteau dont la lame était ensanglantée.
-« Mais qu’est ce que c’est que ce truc ? » Demanda Sorenson, sous le choc de cette découverte.
-« Mais qu’est ce que…. Mais c’est ma bagnole ! Vous n’avez pas le droit ! C’est de l’abus de pouvoir… » Fit Kurt Gilman, sortant d’un immeuble en boitant, complètement furax.
-« Ah oui, et ça ! Tu nous explique ? » Fit Esposito en l’attrapant par le bras, et voulant le maitriser, mais il desserra légèrement son emprise du bras droit en se rendant compte qu’il était déjà hors d’usage.
-« Et ton bras ? Il s’est déboité tout seul ? » Insista Esposito en lui passant les menottes
-« J’suis tombé dans les escaliers. Et vous pouvez pas m’arrêter… »
-« On vient de trouver le portable d’une personne disparue dans ton véhicule, ainsi qu’une arme correspondant à celle utilisée pour plusieurs crimes…Donc, si, on a le droit de t’embarquer » Esposito joignît le geste à la parole en le forçant à avancer vers la voiture de Sorenson.
-« Vous ne pouvez pas vous servir de ça contre moi…Vous les avez eu en bousillant ma bagnole, vous n’avez aucun mandat ! » Hurla Gilman.
-« Rectification : C’est lui qui a bousillé votre voiture, pas nous. » Fit Sorenson en pointant Castle du doigt. « Il ne fait pas vraiment partie de la police, donc, rien avoir avec nous… »
-« Nous, on est juste intervenu pour ne pas que vous vous battiez en pleine rue, et c’est par hasard qu’on a trouvé de quoi t’inculper. » Affirma Esposito en le forçant à s’asseoir dans la voiture.
-« Mais il n’a pas tout a fait tort… » Répliqua Sorenson à voix si basse que Gilman ne pu l’entendre. Cette remarque n’était destinée qu’à Castle.
-« Ferme là et fait le parler le plus possible avant que son avocat n’arrive… » Lui glissa un peu sèchement Ryan en passant à côté de lui. « Allez Castle, viens avec moi. »
Esposito, Sorenson et Kurt Gilman partirent les premiers pour le 12th, suivit d’assez prêt pas la voiture de Ryan, accompagne de Castle.
-« Il a raison. » Fit Ryan, sans rien ajouter d’autre.
-« Quoi ? A propos des Yankees ? »
-« Les preuves Castle…Elles sont irrecevables. »
-« Mais il avait le portable de Gates… Et le couteau ! D’ailleurs, on aurait dû rester là bas et fouiller l’immeuble pour les trouver. »
-« Le portable de Gates s’est remis à fonctionner en fin d’après- midi, alors quel qu’en soit la raison, il était hors réseau. Et s’il s’est remis à émettre un signal tout seul, c’est qu’elles ne sont pas là-bas. Fouiller cet immeuble et les alentours ne ferait que nous retarder encore un peu lus. »
-« Super… ça fait juste un quartier de moins à inspecter alors ! » Soupira Castle, pensant à l’immense ville qu’était New-York.
A peine un kilomètres plus au nord, à vol d’oiseau, Gates et Beckett en étaient toujours à discuter pour faire passer le temps, espérant être retrouvées avant que ce sale type ne revienne. Chacune préférait s’occuper l’esprit en parlant de tout et de rien, plutôt que d’imaginer ce qui les attendait au retour de Gilman.
-« Comment vous avez su que c’était le bon ? » Se permit de demander Kate. « Votre mari. » Précisa-t-elle en voyant le regard incertain de sa supérieure. « Comment vous saviez que c’était l’homme qu’il vous fallait et que ça marcherait entre vous ? »
-« Je n’en savais rien…Je l’aimais. J’avais confiance en lui. Et j’avais envie de me marier, de fonder une famille…Alors j’ai tenté le coup. »
Une minute de silence s’installa entre elles deux. Kate se disait qu’elle avait probablement été un peu loin avec cette question, après tout, elles ne se connaissaient pas vraiment.
« On ne peut jamais être certaine de se genre de chose. Parfois, les gens changent, la vie aussi…Mais si on ne tente pas sa chance, comment le savoir ? » Essaya Gates, sachant que l’inspectrice avait l’habitude de se compliquer la vie bien plus que de raison.
-« Oui, mais si tout s’effondre entre nous. Si on ne reste pas ensemble, s’il me quitte…Je vais le perdre, pour de bon cette fois ! »
-« Mais si tout se passait bien, si vous passiez le reste de votre vie ensemble et heureux ! »
Kate soupira une fois de plus, sachant que même contre Gates elle ne risquait d’avoir raison sur ce sujet.
« Maintenant, vous pouvez continuer comme maintenant : refuser de vous investir, vous poser continuellement les mêmes questions et faire de la peine à votre compagnon. » Gates marqua volontairement une pause. « Juste entre nous, pourquoi vous avez refusé le dîner de ce soir ? »
Chapitre 9.
-« Alors ? Pourquoi ne pas avoir été à ce dîner ? Un problème avec Alexis ? »
Pressa Victoria, alors que la réponse de Kate se faisait attendre.
-« Alexis ? Non, mais Meredith, c’est une autre histoire… »
-« EX-femme ! Ça veut bien dire ce que ça veut dire. » Soupira Gates devant la jalousie excessive de Kate. « Et j’avais cru comprendre que finalement, vous vous étiez bien entendues ! »
-« Vous êtes vraiment au courant de tous les potins du poste, hein ? Oui, on a fini par s’entendre, mais je préfère qu’elle reste loin. » Céda Beckett, surprise que Gates s’investisse autant dans toutes les petites rumeurs circulant au poste. « Ils sont restés très ‘proches’, même après leur divorce. J’ai confiance en Castle, un peu moins en Meredith ! Mais bon, je sais que c’est la mère d’Alexis… Que c’est normal qu’elle apparaisse de temps en temps. C’est juste que j’aimerais mieux être ailleurs, moi, à ce moment là. »
-« Mais si Castle vous a invitée, c’est peut-être que votre présence était importante pour lui. »
-« C’est Alexis qui m’a invitée » Rectifia Beckett, en regrettant presque de devoir l’admettre.
-« Oh… Alors, c’est peut-être pour Alexis que votre présence était importante. »
Cette petite remarque plongea Kate dans une réflexion qui avait l’air de la laisser un peu perplexe. Elle ne se décida à poursuivre la conversation qu’une bonne dizaine de minutes plus tard, alors que dans sa tête, Gates était déjà passé à tout autre chose.
-« Mais pourquoi ? Elle avait son père, sa mère, pourquoi avoir besoin de ma présence ? »
-« Peut-être simplement parce que votre avis compte à ses yeux. » Gates fixa Beckett, et à cet instant, comprenait en quoi la relation entre elle et Castle avait mis autant de temps à évoluer. C’était elle qui compliquait tout en fait. « Oh...Allez. Vous connaissez la famille Castle depuis plus de 4 ans. Ne me dites pas qu’Alexis n’est jamais venue vous demander un conseil, ou n’a jamais cherche à vous parler, rien qu’à vous ! »
-« Ben non…Enfin, c’est juste arrive quelques fois. Mais c’est tout. » Répondit-elle tout en continuant de réfléchir.
-« Visiblement, votre avis compte bien plus que vous ne le pensiez pour cette jeune fille. » Assura Gates.
-« J’ai encore un peu de mal à savoir où est ma place dans cette famille. Je ne suis pas la mère d’Alexis, pourtant, je l’adore. »
-« Alors acceptez le rôle qu’elle vous demande de prendre : donnez lui votre avis… Vous n’êtes pas obligé de faire ça devant Rick ou Meredith. Impliquez-vous dans la vie de cette famille, puisque même Alexis a l’air de vous avoir adoptée. Vous n’êtes pas sa mère, certes » Se pressa-t-elle d’ajouter, avant que Beckett ne prenne la parole. « Mais vu que la sienne n’assume son rôle que quand elle à envie de voyager, il faut bien que cette jeune fille puisse se retourner vers une personne de confiance, VOUS, en l’occurrence ! »
-« Je me trompe où vous avez l’air d’en savoir beaucoup sur la vie de Castle ? Avouez, vous êtes fane, n’est ce pas ? » Taquina Kate pour changer subtilement de sujet de conversation.
-« J’admets, moi aussi j’aime lire la presse people… Et oui, j’aime bien Castle. Je parle de l’auteur hein, pas du petit fouineur qui passe ses journées à vous distraire. Mais si ça venait à se savoir, je nierais. Rien ne doit jamais sortir de cette pièce. "
A ce moment la, Kate pensa qu’elle même venait d’avouer pas mal de choses qu’elle ne voudrait pas rendre trop publiques.
-« Mise à part nous peut être. » Ajouta Gates, sortant Beckett de sa rêverie.
« Rien ne devra sortir mise à part nous ! Enfin, si on votre équipe arrive un jour. » Soupira Gates. Laissant la peur et le découragement l’envahir.
-« Mon équipe a le plus haut taux de réussite du commissariat. Ils vont venir, aucun ne doute là-dessus. Ils ne peuvent pas se planter. On va s’en sortir. »
-« Vous avez l’air bien optimiste tout d’un coup! »
-« Vous avez un petit fils à aller cajoler, un mari qui doit mourir d’inquiétudes... Sans compter que je dois des excuses à Alexis. »
-« Je serais vous, j’inclurais Castle dans cette liste. » Sourit Victoria. « Mais vous avez raison. Quand on sortira d ici, je commencerais par prendre 10 jours de vacances que je passerais avec James et Eliot, mon petit fils. Au diable mes voisins, s ils ne sont pas contents, je ferais venir mon neveu. Il adore jouer de la basse au milieu de la nuit. »
Kate éclata de rire.
-« Sûr que ça les changera des pleurs. Et avec un peu de chance, ça plaira à Eliot! »
Les deux femmes se mirent alors à rire. Imaginant les dits voisins, furieux, tambourinant à la porte de Gates.
-« Vous n’avez pas peur qu’ils portent plainte. Ou qu’ils se vengent? »
-« Vous seriez voisins avec le juge Adams, vous oseriez lui attirer des ennuies ? »
-« Le juge Adams? Celui de l’affaire Hemriks…? » Kate déglutit. « Vous pouvez me rappeler votre adresse... Juste au cas où mon appart exploserait une fois de plus. Tout d’un coup, j’ai vraiment envie d’habiter très loin de chez vous! »
Cette remarque sarcastique, ainsi que la tète de Kate fit exploser de rire la Capitaine
Kurt Gilman était dans la salle d’interrogatoire depuis plus d’une heure. Castle, lui, était assis sur sa chaise, attendant désespérément que l’un des inspecteurs se souvienne de sa présence. Car après sa petite bourde qui risquait de leur coûter cher, même l’accès à la salle adjacente à la salle d’interrogatoire lui avait été refusé. Il attendait bien sagement que quelqu’un vienne lui faire un résumé de la situation. Son regard, son attitude et le nombre de cafés bus trahissait son angoisse.
-« Je suis désolé. » Fit soudain Sorenson, très sûr de lui en venant s’asseoir sur la chaise de Beckett.
-« Il n’a rien dit ! C’est ça ? »
-« Non… Il n’arrête pas de réclamer son avocat. Ce type connait trop bien le système pour se laisser avoir. Mais ce n’est pas pour ça que je m’excuse. Je suis désolé de ne rien avoir remarqué. J’aurais dû voir que les choses avaient changé entre Kate et vous. J’aurais dû vous interdire de poursuivre l’enquête, vous évitant de corrompre nos chances de les retrouver… »
-« Quoi ?... Mais qu’est ce que c’est que ce charabia !! » Commença à s’emporter Castle. « Oui, les choses ont changées. Oui, on est ensemble. Mais ce n’est pas pour ça que je suis incapable de me contrôler ! »
-« Il a raison ! » Intervint Esposito. « Même si Beckett était là il aurait fait un truc stupide. »
-« Tu as laissé Ryan seul avec Gilman ? »
-« Son avocat vient d’arriver et ils ont demandé à être seuls. Ryan les observe de derrière le miroir. »
Ryan arriva un peu plus tard, demandant à Esposito de le suivre, visiblement Gilman et son avocat venaient de se mettre d’accord sur les explications à donner.
Castle et Sorenson restèrent donc à attendre, assis l’un à côté de l’autre.
-« Vous n’allez pas les rejoindre ? » Fit Castle qui préférait encore attendre seul qu’en compagnie de Sorenson.
-« On est une équipe, alors il faut bien que je leur fasse un peu confiance. C’est avec vous que je voulais m’expliquer. »
-« Je ne laisserais pas tomber… Vous n’avez aucun ordre à me donner. Je l’aime, elle compte plus que tout pour moi et je ne l’abandonnerais pas. »
-« Je suis juste venu donner un coup de main pour cette enquête, mais moi aussi j’ai été amoureux de cette femme ! J’ai juste été trop con pour ne pas m’en rendre compte. Je ne suis pas revenu pour la reconquérir ou quoi que ce soit dans ce genre, je sais que face à vous je n’avais pas la moindre chance. Je veux juste m’assurer que toutes les pistes seront exploitées pour la retrouver et qu’à la fin de cette histoire, elle sera seine et sauve. »
Chapitre 10.
-« C’était génial d’être avec elle. C’est une femme super. J’espère que vous vous rendez compte de votre chance ! » Confia Sorenson d’un air sérieux.
La tête de Castle se décomposa. Qu’est ce qu’il voulait au juste ? La retrouver, ou la remettre dans son lit ?
-« Ne faites pas cette tête. » Rit-il. « Elle n’en a que pour vous ! Ça a toujours été comme ça depuis que je la connais. Vous ne le savez probablement pas, mais quand vous avez annoncé votre second mariage, il parait qu’elle à versée une larme ; C’est son père qui m’a raconté ça… Et quand la presse à scandale s’est emparée de votre divorce, elle ne loupait pas un seul article… »
-« Je savais qu’elle était fane, mais à ce point là… » S’amusa Castle, reprenant un peu de courage face au sourire de son « coéquipier ».
-« Je sais qu’elle va me tuer pour avoir vendu la mèche, mais vous savez quoi ? Je m’en fiche ! Elle m’a tellement bassiné avec vos romans et vos séances de dédicaces, vous ne pouvez même pas savoir. C’est votre manière d’écrire qui lui a permis de sortir de sa dépression après le meurtre de sa mère. Ce sont vos histoires et votre manière de les raconter qui lui ont fait reprendre goût à la vie.»
-« Wah, j’ignorais que je l’avais influencé à ce point ! Alors vous pensez que ces juste l’auteur qu’elle aime ? » Se vexa Castle.
-« Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Kate est loin d’être une femme facile, je vous assure que je l’aimais, mais j’aurais été incapable de dire si mes sentiments étaient vraiment partagés. Les moments passés en sa présence étaient magiques, c’était un vrai bonheur… Mais il y avait les prises de têtes à répétitions, Ses doutes, ses craintes dont elle ne voulait jamais parler ! C’est probablement ça qui nous éloigné l’un de l’autre, petit à petit. »
-« Ils l’étaient ! » Affirma Castle, contre toute attente en lui coupant la parole. « Quand on a enquêté sur la disparition de la petite fille, elle m’a parlé de vous. Sa voix était triste, monotone. Ses yeux aussi ! Pourquoi être parti si vous l’aimiez ? »
-« Au début, quand on m’a proposé ce job, je ne pensais pas accepter… Mais pour être certain de mon choix, j’en ai parlé avec elle. Je voulais juste qu’elle me donne son avis, qu’elle me demande de rester, même rien qu’une petite fois ! »
-« Mais elle ne l’a pas fait ? » Osa demander Rick, sachant que ce n’était pas le genre de Kate d’avouer quoi que ce soit sans y être forcée.
-« Tout ce qu’elle m’a répondu, c’est ‘Tu fais comme tu veux. C’est ton job !’. La discussion était close, pour elle. Plus tard, quand je lui aie dit que j’avais accepté, elle m’a fait toute une scène pour ne pas en avoir reparlé avec elle avant de prendre une décision. » Il parlait sereinement, mais le son de sa voix trahissait toujours une certaine incompréhension. « Je n’ai jamais compris si j’étais sensé accepter ou refuser. Jusqu’au dernier moment je l’ai attendue. Jusqu’à ce que mon avion décolle j’avais espéré qu’elle me retiendrait. Qu’elle me demanderait de rester, qu’elle me dirait qu’elle m’aimait. »
Cette dernière phrase renvoyait Castle bien des années plus tôt, lorsqu’il avait lui-même laisser Kyra partir pour Londres. Bien sûr, les circonstances étaient toutes autres, mais une fois de plus les non-dits étaient responsables d’un désastre.
« On est resté plus de 6 mois ensemble, et elle ne m’a jamais dit ‘je t’aime’ !! Vous y croyez à ça vous ? »
-« Oui » Se mit-il à rire. « Ça fait presque 8 mois qu’on est ensemble et elle ne me l’a jamais dit une seule fois ! » Soupira Castle.
-« Visiblement, certaines choses ne changeront jamais ! Celui à qui elle le dire sera un vrai petit veinard. »
-« Ouais, il aura intérêt de savoir la chance qu’il aura ! » Fit Castle en posant sa tête sur sa main. « Mais j’aimerais savoir si elle le pense au moins ! » Soupira-t-il.
-« Est-ce qu’elle laisse une brosse à dents chez vous ? Est-ce que vous avez le droit de laisser une chemise ou un tee-shirt chez elle ? » Demanda Sorenson très sérieusement en le fixant.
-« Heu… Oui, enfin c’est moi qui ai mis une brosse à dents pour elle. » Rectifia-t-il. « Mais elle n’avait pas l’air contrariée. Et oui j’ai le droit de laisser des affaires chez elle. Je les retrouve propres et repassées, dans son placard ! » Songea-t-il.
-« Elle fait votre lessive ? Dans SON placard ! Wahhh, j’avais juste le droit de poser mon sac au pied du lit et de ne surtout rien oublier en rentrant chez moi…. Vous attendez quoi pour la demander en mariage ? »
Rick sourit en avouant qu’il n’attendait que 3 petits mots de sa part, rien que ça.
-« Juste par curiosité, elle vient lire ce que vous écrivez quand vous commencez un chapitre ? Ou elle doit attendre la sortie du bouquin, ce qui la rendrait complètement dingue en fait ! » Jubila Sorenson.
-« Non… Elle ne cherche pas spécialement à lire. Enfin, ça m’arrive de lui lire un passage ou l’autre, pour avoir son avis… Mais je pense que dorénavant, elle attendra ! » Répondit-il malicieusement.
Ils se levèrent d’un bond, la porte de la salle d’interrogatoire venait de s’ouvrir et Kurt Gilman, un petit sourire narquois sur les lèvres, sortait triomphant.
-« Quoi ? Mais vous ne pouvez pas le laisser partir ? » S’insurgea Castle.
-« Monsieur Castle je suppose ? » Demande l’avocat. « Merci, votre intervention m’a grandement aidé dans la libération de mon client. A bientôt ! » Assura-t-il.
-« Quoi ? Mais qu’est ce que vous avez foutu ? » Explosa Sorenson. « Je savais que j’aurais dû m’en chargé moi-même. »
-« ça n’aurait rien changé. Le peu de preuves que vous avez sont irrecevables car obtenues de manière illégale. Et quand bien même, vous n’avez aucune preuve d’enlèvement par MON client, ni même de séquestration et encore moins de viol. Monsieur Castle, Monsieur Gilman compte bien évidemment porter plainte pour destruction et violation de bien personnel, ainsi que pour diffamation et harcèlement moral. J’espère que vous avez un bon avocat ? »
-« Mais…Le portable de Gates, le couteau, l’épaule déboitée ??? » Trouva-t-il comme simple réponse.
-« Rien ne prouve que Gates n’ait pas perdu son portable dans d’autres circonstances que celles dont vous accusez Monsieur Gilman. Pour le sang sur son couteau, il s’est simplement coupé en oubliant qu’il était dans la boite à gants ! Rien de bien dramatique. Et pour l’épaule, il est tombé dans les escaliers se matin ! » Répondit froidement l’avocat en passant devant Castle.
-« Votre client est bien maladroit il me semble » Assura Rick en regardant l’avocat froidement.
-« ça fait bien beaucoup de sang pour une simple petite entaille, sans compter que sa main est intacte ! » Fit remarquer Sorenson en tenant la main du suspect.
-« Vous voulez savoir pour le portable ? » Narguait Kurt.
Son avocat se retourna pour lui faire signe « non » de la tête, et lui faire les gros yeux, mais ce type n’en avait rien à faire de ses recommandations. Le défis, narguer son adversaire, ça faisait aussi partie de son petit jeu.
« Je les ait vues, c’est vrai. Et je n’ai jamais cherché à le nier. Mais je ne les aie pas enlevées. » Il ferma les yeux, se pinçant les lèvres, comme pour retenir encore un souvenir très agréable. « Oh mon Dieu… Cette femme est délicieuse. Je parle du Lieutenant Beckett bien sûr ! Qui l’eu cru ? Qui aurait pu penser que ce petit soutien noir en dentelle, avec cette petite note de rouge, lui allait aussi bien… »
Castle déglutit. Il savait que c’était ce que portait l’inspectrice le jour de sa disparition. Il se souvenait de ce détail car s’était amusé à la taquiner le matin même.
« Dommage qu’elle ait ces vilaines cicatrices sur le côté, ainsi que cet impact de balle, au plein milieu de la poitrine, c’est vraiment du gâchis…Mais ça ne change rien à la douceur de sa peau, ses lèvres expertes… Et ses mains… Mmm ! Cette femme est une vraie tigresse. »
C’en était trop pour Castle, il le poussa violemment et lui donna un coup de poing en pleine figure avant de l’empoigner fermement et de le plaquer contre le mur. Cette scène venait de se passer en quelques secondes à peine et personne n’eut le temps de réagir, alors que Rick continuait de menacer cet homme qui lui riait au nez.
-« Où est Kate ! Qu’est ce que tu lui as fait ? Tu as osé poser tes mains sur elle… Je vais te tuer ! »
-« CASTLE ! » Hurla Esposito.
-« On va ajouter coups et blessures et menaces à la liste lors de notre déposition ! » Assura l’avocat en attirant son client à lui. « Maintenant, fermez-la ! On s’en va. » Ordonna-t-il à voix basse.
Toujours dans leur cave, les deux femmes commençaient tout doucement à perdre espoir. Cela faisait près de 48 heures qu’elles avaient disparues et toujours aucuns secours en vue. Est-ce que quelqu’un les cherchait au moins ??
La faim et la soif commençaient à se faire sentir étant donné qu’après la manière très musclée dont l’homme s’était fait chassé de la pièce, il ne s’était toujours pas risqué à revenir. Sa visite ne leur manquait pas trop, mais elles savaient que ce type ne laissait pas ses victimes mourir de faim et de soif, donc cette absence prolongé ne coïncidait pas avec ces méthodes, avaient-elles bouleversés les choses en s’opposant à lui ? S’étaient-elles elles-mêmes mises encore plus en danger ?
Heureusement pour elle, la pièce bien que très humide, dû à la proximité de l’Hudson River, disposait toutefois d’un minimum de ‘confort’. Une toute petite pièce adjacente était équipée d’une toilette et d’un évier, raccordés sur une canalisation très douteuse à en juger par la couleur et l’odeur de l’eau glaciale. Dans l’unique pièce principale, qui ne faisait pas plus de 15 m2, il y avait ce qui ressemblait à un matelas, mais dont l’aspect était plus que douteux, une petite couverture avait été soigneusement pliée au bord du lit ainsi qu’un bic et quelques feuilles vierges. Ce qui expliquait les lettres parvenues aux familles des victimes un peu après la découverte des corps. Ce type s’amusait non seulement à détruire psychologiquement ses victimes, mais la détresse et des familles lui était visiblement très importante aussi.
Kate était allongée sur le matelas et s’accordait un peu de repos. Gates était restée appuyée contre le mur, la couverture autour d’elle. Elle guettait l’arrivée de leur ravisseur, car il était hors de question qu’elles se laissent approcher une seconde fois. Les deux femmes s’étaient mises d’accord sur ce point-là. Dés son arrivé, elles se jetaient sur lui et ensuite, c’était chacun pour soi. Celle qui le pouvait s’enfuyait et avertissait les secours.
Voyant que dans son ‘sommeil’ la jeune femme grelottait, Victoria s’approcha d’elle pour la couvrir. Elle se rendit alors compte que la plaie infligée par le couteau devait être plus sérieuse que ce qu’elles ne s’étaient imaginée, car le pull était maculé de sang. La capitaine prit alors peur et entreprit de réveiller l’inspectrice.
-« Beckett, Beckett ??? Vous m’entendez ? Kate, réveille-toi ! Je t’en prie, parle moi… »
La peur de perdre la jeune femme venait de la faire passer au tutoiement sans qu’elle ne s’en rende compte, mais Kate restait inconsciente.