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Série : Castle
Création : 11.01.2013 à 16h04
Auteur : judy1
Statut : Terminée
« Lorsque Beckett et Gates se font enlever et sequestrer par le suspect numéro un de l'enquete en cours..... » judy1
Cette fanfic compte déjà 16 paragraphes
Chapitre 11.
Après le départ de Gilman et de son avocat, les gars avaient fait comprendre à Castle que ça serait bien qu’il prenne le reste de la journée, qu’il se fasse très discret… Car même si les échantillons de sang prélevés sur l’arme étaient exploitables, l’enquête se trouvait désormais compromise par sa présence. Il consentit donc à partir, mais une mauvaise intuition le ramena au poste en fin de soirée. Il était près de 21 heures et les trois inspecteurs accumulaient toujours les heures sup’, sauf que cette fois, Rick aperçu Lanie, se faisant réconforter dans les bras d’Esposito. Etant donné que cette dernière était aussi démonstratrice de ses sentiments que son amie, il sentit tout de suite que quelque chose n’allait pas.
-« Qu’est ce qui se passe ? » Demanda nerveusement Rick en s’approchant du couple.
Rick remarqua tout de suite les yeux rougis de Lanie, ainsi que l’air triste des gars. Sans parler de Sorenson, qui tentait de rester debout, devant la machine à café, dans la salle de repos.
« Qu’est ce qui se passe ? Où est Kate ? » Insista-t-il en haussant le ton.
-« On ne sais pas… » Fit Ryan, venant au secours de Lanie.
Rick les regardait tous les trois, se demandant à quel moment ils se décideraient à cracher le morceau.
-« Le sang sur le couteau… Celui qui n’a pas encore eu le temps de sécher… C’est celui de Kate ! »
-« Non…Non… Ce n’est pas possible
-« Je suis désolé Rick… Je t’assure que j’ai vérifié ! » Fit Lanie entre deux sanglots.
Etant donné que deux flics étaient concernées, leurs recherches passaient en priorité et Lanie eut les résultats très rapidement.
-« Pour le sang séché, j’ai déjà pu établir deux correspondance avec vos victimes,… » Lanie faisait de son mieux pour rester professionnelle, mais il était évident que les nouvelles étaient difficiles, pour elle aussi. « Je cherche encore, il est hors de question qu’il s’en sorte. »
Après s’être appuyé contre le bureau de Beckett, il fit un grand geste qui explosa tout son contenu sur le sol. Quand il prit conscience de son geste, il sortit du service pour se rendre à la salle de gym du commissariat, là où il pourrait se défouler sans blesser quiconque et sans engendrer trop de dégâts.
Lanie, Esposito et Ryan échangèrent un regard, tandis que Sorenson sursauta tout en regardant de loin Castle quitter le service.
-« Je m’en occupe. » Fit Ryan, assurant à Esposito qu’il pouvait rester avec Lanie.
Le jeune inspecteur eut du mal à le rattraper, se sont deux inspecteurs, sortant du poste, qui aperçurent Ryan et lui expliquèrent que Castle était dans la salle d’entrainement et qu’il avait fait fuir ceux qui s’y trouvaient.
Ryan entra dans la salle et prit une grande inspiration pour se donner le courage d’affronter la scène qu’il avait sous les yeux. Rick, complètement anéanti, se défoulait contre le sac de boxe. Le combat était inégal: 25 Kg bien rembourré et très ferme, contre un homme à genoux !
-« Arrête mec. Tu vas finir par te blesser. » Intervint Ryan en stoppant le sac qui allait le percuter une fois de plus.
-« Il n avait pas le droit !!Il ne pouvait pas me la prendre. Je l aime... On commençait juste à être heureux ! Il avait pas le droit...»
-« Arrête de te faire du mal... On parle de Katherine Beckett et du Capitaine Gates. Rien ne dit que Kate est morte... Elle est peut être juste blessée.»
-«Nonnn...» Coupa Castle d une faible voix. « On sait tout les deux comment il procède : Il enlève les femmes, les séquestre, les viole et les égorge quand il a eu ce qu’il voulait. »
Ryan essaya de parler, mais Rick poursuivait son petit discours.
« On n a rien su prouver jusqu’ a maintenant parce qu’il avait des complices et qu’on n avais jamais pensé à ça ! Nais ce qu’il a dit sur Kate. Son corps, ses sous vêtements, ses cicatrices. Comment il saurait ça ?»
-« Sauf que cette fois, elles sont deux. Elles sont entrainées à se défendrez. Elles ont l habitude de gérer des situations extrêmes. Il a peu- être vu Beckett nue, mais ça ne prouve pas qu’il ait eu le droit de s’approcher. Je doute qu’il soit tombé dans les escaliers. A mon avis; elles se sont rebellées et il a dû en baver. Je ne sais pas où elles sont. Nais on va les retrouver... Allez viens. Je t’invite. On va boire un verre, continuer à discuter. Et on retourne près des autres.» Tenta de convaincre l’inspecteur, mettant ses doutes de côté et se montrant le plus persuasif possible.
-« Merci Ryan. C’est sympa, mais je pense qu’il temps que j’aille parler à Jim Beckett. » Dit-il très mal à l’aise.
-« Tu pourrais attendre encore un peu...»
-« Et pour qu’il apprenne par quelqu’un d’autre que je suis incapable de prendre soin de sa fille et qu’il risque de ne jamais la revoir ? Non, c était à moi de veiller sur elle. C’est à moi de le faire.» Affirma-t-il à voix basse en quittant la salle d’entrainement.
Ryan soupira à nouveau en le regardant fermer la porte derrière lui. Il osait à peine imaginer sa détresse et le courage qu’il allait lui falloir pour affronter le père de Kate. Ryan remonta à la criminelle, espérant que les autres aient de bonnes nouvelles. Il avait le moral au plus bas et craignait lui aussi pour la vie des deux femmes.
Castle passa trois heures chez Jim. Il ne lui avait pas donné de détails sur les souffrances infligées aux victimes mais ne lui cacha pas ses craintes. Aussi démolis l’un que l’autre, les hommes se séparèrent sur la promesse de Rick : Il retrouverait Kate. Il ne laisserait pas cet homme la leur voler. Même s’il ne retrouvait que son corps sans vie, il continuerait à veiller l’un sur l’autre et se soutiendraient mutuellement.
Rick rentra chez lui à deux heures du matin. C’est ensuite face à sa mère qu’il se retrouvait pour tout réexpliquer une seconde fois. Il ne parvint pas à trouver le sommeil cette nuit là... Il resta allongé sur son lit, se contentant de repenser aux paroles de Jim.
Il était à peine 7h30 lorsqu’ il arriva au poste le lendemain matin. Il fixa Sorenson qui n’avait pas l’air d’apprécier son retour. Il défia son regard tout en affirmant :
-« Hier soir, j’ai promis à un homme effondré que je lui ramènerais sa fille. Alors rien de se que vous pourrez ne dire me fera partir.»
Sorenson ne broncha pas, il continua ses explications comme si de rien n était
Beckett n’avait pas ouvert les yeux, mais Gates fut rassurée de constater qu’elle respirait et que les saignements s’étaient arrêtés. Elle était en vie. C’était le plus important, même si Gates était incapable de dire si la jeune femme était profondément endormie, ou inconsciente. Mais elle respirait… Et rien que ça donnait un peu d’espoir au Capitaine.
Il était très tôt le matin…Enfin, Gates le supposait, car elle n’avait que sa montre pour se rendre compte du temps qui passait. Il était 8h et quelques minutes. Elles avaient disparues depuis plus de deux jours maintenant et n’avait rien eu à manger depuis près de 24 heures… Et rien à boire non plus, hormis l’eau suspecte de se qui s’apparentait à leur salle de bain, et ce manque commençait tout doucement à se faire sentir.
Dans un moment de fatigue et de découragement, elle se dirigea vers les feuilles, posées à même le sol, et commença à rédiger une lettre d’adieu destinée à son mari et ses enfants.
Chapitre 12.
Pendant la nuit, Sorenson, Ryan et Esposito avaient fait un recensement des dernières localisations des victimes, via le système GPS actif sur une grande majorité des portables. Ils convergeaient tous vers la même direction, le Tunnel Holland. Castle avait beau essayer de faire comprendre que leur faire quitter la ville n’avait aucun sens étant donné que les victimes étaient retrouvées dans Manhattan. Même si Ryan et Esposito étaient tout à fait d’accord avec cette remarque, Sorenson n’en démordait pas. Il entreprit donc de faire une petite expédition dans new jersey City et d’aller lui-même poser la question aux autorités et visiter au hasard les alentours.
Il partit passer quelques coup de fil, s’assurant avoir du renfort pour patrouiller à la recherche désespérée de la voiture de Beckett, qui n’avait toujours pas réapparue, ou de celle de Kurt Gilman.
-« Sérieusement, il compte vraiment retrouver Beckett en misant sur la chance ! » Fit Castle avec une envie furieuse de commettre un meurtre.
-« On a aucune piste Castle ! Une patrouille surveille déjà Gilman de très près, tous ces déplacements sont surveillés. Et il n’a pas quitté son domicile depuis hier. » Riposta Ryan.
-« ça veut dire que où qu’elles soient, Kate et Gates sont livrées à elles-mêmes. » Soupira l’auteur. « Allez avec Sorenson. Après tout, plus vite il se rendra compte qu’il a tout faux, plus vite il les cherchera vraiment. Je vais rester ici, fouiller encore et encore dans ses relevés de compte, ses appels téléphoniques, ses relations, … On est forcément passé à côté de quelque chose ! »
Castle les regarda partir, se disant qu’ils seraient certainement de retour avant la fin de service des inspecteurs, même si sur cette affaire, aucun d’eux ne s’étaient vraiment accordé une ‘fin de service’. Il était debout, devant le tableau blanc, regardant encore les différents itinéraires que Sorenson avaient tracés une heure plus tôt. Soudain, il eut une idée, une sorte d’éclair, une petite intuition. Il appela le service des localisations pour avoir le tracé GPS de la voiture de Beckett, et le dernier endroit d’où le signal avait disparu. Il demanda la même chose pour le signal GSM de Gates. Il savait déjà où celui-ci s’était remis à fonctionner et l’endroit où il avait été retrouvé. Il eut les résultats très rapidement, car en fait, la demande avait déjà été formulée, mais personne n’avait encore pris soin de demander les résultats et de s’y intéresser vraiment.
Après avoir noté les différents éléments sur la carte, il se recula légèrement, histoire d’avoir une vue plus large et la réponse lui sauta aux yeux. Comment ils avaient fait pour ne pas remarquer ça :
Castle avait relié la marque de ‘Canal street’ à celle de ‘Greenwch steet’. Il savait également que l’une des cameras de circulation du Holland tunnel était hors d’usage. Sorenson avait suffisamment hurlé sur le type de la sécurité pour avoir été incapable de lui envoyer la moindre vidéo.
Suivant la même logique, il continua à tracer le cercle. Il prit son portable, lança l’application MAPS et chercha les établissements importants à l’intérieur ou à proximité du périmètre. Il ne trouva qu’un muse, le Cheryl McGginnis Gallery, mais ça faisait l’affaire. Il téléphona, se faisant passer pour le lieutenant Beckett, et obtint tout ce qu’il voulait savoir en un rien de temps.
Ça y était, il avait délimité sa zone, mais il savait qu’il en faudrait encore bien plus de sa part pour que Sorenson le croit et arrête de le prendre pour un demeuré.
Il prit alors les lettres que les familles des victimes avaient reçues. L’une des jeunes femmes expliquait qu’elle avait tenue le coup en regardant les photos sir son portable. Jusqu’a ce que la batterie de celui-ci s’épuise. Rick se souvint alors s’être demande pourquoi elle n'avait pas appelé a l’aide. Ils avaient pensé à une sorte de chantage, de promesse de représailles...
Une autre jeune femme décrivait l’ambiance terne, humide et glaciale, ce qui correspondait parfaitement à la zone délimitée. Des entrepôts de marchandises, des habitations insalubres ou complètement abandonnées. L'endroit idéal pour ne pas être dérangés.
Il reprit ensuite les comptes de Gilman, cherchant les retraits d’argents ou l’utilisation de carte bancaire aux alentours de cette zone. Visiblement, il avait l habitude de faire son plein et de déjeuner sur Hudson street. Mais ce n'était pas vraiment tout près. Au bout d’un moment, il retourna la page pour revenir en arrière. Cocha un versement, il mit la page de côté et passa au mois précédent et encore celui d’avant. Non, ce n'était pas une erreur. Ce type payait bien deux factures d’électricité, pour deux contrats différents. Il voulut vérifier les adresses via les numéros de contrat, mais il ne disposait pas de tous les mots de passe des enquêteurs pour utiliser leur PC et les fichiers adéquats.
Rick ne se rendait même pas compte du temps qui passait. Il était près de 14 heures. Il avait son portable en mains et s apprêtait une nouvelle fous à se faire passer pour un Lieutenant de police lorsqu’il vit le reste de l’équipe arriver. Au vue de leur mine, il ne devait pas avoir trouvé grand chose. Il comprit en les écoutant que le chef de la police de New Jersey City les avait renvoyé et qu’aucune patrouille ne serait mise a leur disposition temps qu’il n avait pas une zone plus précise.
-« Moi je l’ai la zone.» Affirma Castle qui aurait aime avoir le temps de se vanter en expliquant dans les détails comment il s y était pris. « Vous seriez arrivés 10 minutes plus tard, je vous aurais même envoyé l’adresse par texto.»
-« Ouais... Vous avez un joli rond sur une carte. Un gamin de 5 ans aurait pu le faire aussi! Vous avez des preuves?» Fit Sorenson retirant tout ce que Castle avait affiché au tableau.
Exaspère, Castle commença ses explications. Il parlait vite, s embrouillant lui même par moment et se fichait de savoir si les autres suivaient le raisonnement. Il savait qu’il avait raison, il savait qu’il était à un coup de fil de l’adresse exacte.
A la fin du petit récapitulatif de Castle, Sorenson sortit son portable, encoda pas mal de truc et fini par le numéro des contrats. L’un d’eux correspondait au domicile de Gilman, tandis que l’autre était en plein centre de la zone délimitée par Caste.
Sorenson donna l’adresse à haute voix, regardant les gars pour être certains qu’ils aient pris note.
Ryan téléphonait déjà au central pour avoir une équipe en renfort, pendant qu’Esposito essayait d’avoir le chef des inspecteurs pour lui expliquer les nouveaux éléments et s’assurer que tout serait en ordre au niveaux des documents afin de pouvoir ordonner l’arrêt de Kurt Gilman et la perquisition du bâtiment en question.
Sorenson avait balayé l’étage du regard, cherchant un Inspecteur de confiance qui n’avait pas l’air trop occupé. Son regard s’arrêta sur Karpowski. Il avait vaguement entendu parler d’elle et apparemment, c’était une personne digne de confiance. Il s’approcha donc de son bureau, lui donna l’adresse de la maison de Kurt Gilman, précisant que si la patrouille assurant sa surveillance ne s’était pas fait rouler dans la farine, il devait être chez lui. Elle devait s’y rendre, avec un ou deux collègues, s’assurer que le type soit bien là-bas et attendre son appel pour l’arrêter officiellement.
Ils s’apprêtaient à partir, lorsque Sorenson se retourna vers Castle.
-« Vous ne venez pas ? » Demanda-t-il, surpris que l’auteur reste debout, face au tableau blanc.
-« Non… Je pense que j’ai déjà assez compromis l’enquête comme ça. Allez-y sans moi. » Marmonna-t-il.
D’un côté, il avait envie d’y aller, il avait envie de sauver sa belle, d’être celui qui la retrouverait. Mais d’un autre côté, il avait peur de ce qu’il aurait en face de lui. Ils avaient déjà retrouvé 5 de ses victimes et il n’avait aucune envie de voir le corps de Kate dans cet état, il avait peur de ses propres réactions, et il savait que dans une telle situation, il serait incapable de se maitriser.
Il s’assit donc sur la chaise de sa coéquipière, ouvrit le tiroirs où elle cachait ses petits trésors personnels. Ses yeux se remplirent de larmes en voyant le visage de Kate lui sourire, il versa une larme, priant intérieurement de toute ses forces pour qu’il ne lui soit rien arrivé. Mais il avait tellement de mal à y croire lui-même. Ses mains se posèrent alors sur le petit homme de brindilles, qu’il serra contre son cœur en fermant les yeux pour se remémorer chaque moment où la jeune femme s’était, ne serait-ce qu’un petit peu, confiée à lui.
Chapitre 13.
-« Qu’est ce que vous faites ? »
Ces mots firent sursauter Gates, perdue dans ses pensées.
-« Beckett ? Dieu merci vous allez bien… » Fit Gates, lâchant le stylo bille et venant s’asseoir à côté de Kate.
-« Oui, ça va… » Répondit Kate d’une voix pâteuse.
-« Vous m’avez fait peur… Avec tout ce sang sur votre pull, j’ai cru que… Enfin, vous allez bien, c’est le principal. »
-« Oh ! Désolée pour VOTRE pull. Il est complètement fichu ! » Fit Kate en regardant l’étendu des dégâts.
-« Ne vous inquiétez pas. Je ne l’aimais pas de toute façon, c’était un cadeau de ma belle-mère ! Mais je m’en ferais quand même offrir un nouveau par votre petit ami. »
Cette précision fit sourire Kate malgré le fait qu’elle ne soit pas encore tout à fait réveillée.
« Mais vous m’avez fait une de ces peurs quand même ! » Soupira Victoria, rassurée de l’état de santé de l’inspectrice.
« Excusez moi, je me suis endormie… »
-« Mais non, ne vous excusez pas pour ça… C’est bien que vous vous reposiez. Surtout dans votre état ! Au fait, vous comptiez me le dire quand ? Vous êtes sensée me tenir au courant de ce genre de chose, c’est dans le règlement, si vous vous en souciez un peu vous le sauriez! » Répondit la Capitaine, faussement outrée du manque de franchise de son Lieutenant.
-« Quoi…Hein… Mais heuuuu… »
Victoria explosa de rire, elle n’en revenait pas d’être capable de la mettre mal à l’aise avec seulement une seule petite remarque.
-« Je suis une femme, je suis maman, grand-mère… Et ce petit geste inconscient : votre main, posée sur votre ventre, c’est une manière déjà très maternelle de rassurer et protéger votre bébé ! » Sourit-elle.
Kate baissa les yeux et regarda sa main qu’elle retira lentement et à contrecœur de son bas ventre. Elle ne s’était même pas rendu compte de ce petit geste, depuis quand faisait-elle ça ? Est-ce que quelqu’un d’autre l’avait déjà remarqué ?
-« Depuis quand vous savez ? Et ne me mentez pas, je vous observe depuis trois jours, et je n’attendais qu’une confirmation de votre part. » Gates avait l’air très sérieuse là, aucune méchanceté, aucun ordre, elle voulait juste un peu de franchise.
-« Depuis lundi… Donc bah… A peu près 5 jours ! » Réfléchit la jeune femme.
-« De longtemps ? »
-« D’après le résultat de la prise de sang, à peu près 8 semaines, mais je n’avais pas encore pris RDV avec un gynécologue. » Expliqua Kate un peu gênée d’aborder se sujet avec sa supérieure.
-« Castle doit être tout fou. Je n’en reviens pas que cette nouvelle n’ai pas encore fait le tour du service ! » Fit elle en la regardant du coin de l’œil, un petit sourire aux lèvres.
-« En fait… Il n’en sait encore rien ! »
-« Quoi ? Vous plaisantez ? Vous ne comptez pas le lui dire ou vous attendez qu’il s’en rende compte tout seul ? »
-« Comme je vous l’ai dit avant hier, on n’a jamais abordé ce sujet. Je ne savais pas comment lui dire. J’avais peur de sa réaction. »
-« Vous plaisantez là ? » Fit Gates en regardant Beckett en ouvrant de grands yeux.
Mais non, visiblement, Kate ne plaisantait pas. Décidément, la jeune femme était tout aussi têtue dans sa vie privée que dans son univers professionnel.
« Cet homme est complètement fou de vous, et je doute fort qu’il prenne cette nouvelle aussi mal que ce que vous avez l’air de penser. C’est vrai que part moment, il est agaçant, pire qu’un gamin, mais au fond, il s’en est bien sorti avec sa fille, preuve qu’il ne doit pas être si nul que ça tout compte fait ! »
-« Non, ce ne sont pas en ses compétences que j’ai des doutes. Loin de là. C’est un père vraiment génial. Mais justement, maintenant qu’Alexis est grande, il a moins de responsabilités vis-à-vis d’elle, et ça l’arrange peut-être de pouvoir se comporter comme un gosse capricieux quand il en a bonne envie. »
-« Bah, ça vous en fera deux d’un coup ! » Osa Gates, attendant la réaction de Kate avant de savoir si elle pouvait rire.
Beckett sourit enfin, tout en continuant à réfléchir.
-« Je sais que j’aurais dû le lui dire… Je suis vraiment trop bête des fois ! »
Gates pensa à laisser tomber le sujet. Après tout, Kate Beckett n’était pas sa fille, et c’était à Castle qu’elle devait des explications, pas à elle. Mais Kate en décida autrement.
-« Comment vous avez fait, vous, pour annoncer votre grossesse à votre mari ? » Demanda l’inspectrice, espérant que cette question ne soit pas trop indiscrète
-« Nous, nous avions déjà abordés le sujet. Et nous étions d’accord pour ne pas avoir d’enfants dans l’immédiat. On venait d’entamer nos carrières, et aucun de nous ne se voyait y renoncer pour changer des couches et préparer les biberons. » Gates regarda Beckett du coin de l’œil, évitant volontairement de parler des nuits blanches, des inquiétudes permanentes et des disputes dues à la fatigue et au stress. « Alors je me suis plantée devant lui, lui mettant le test bien en évidence sous les yeux et je lui ai dit : ‘Ce n’était pas prévus, mais maintenant qu’il est là, il va falloir assumer. Alors soit tu m’aides, soit tu t’en vas !’ »
-« Wahhh …. Alors ça, pour être direct, c’est direct ! Je crois que je serais incapable de parler de cette manière à Castle ! Enfin, pas dans le privé en tout cas. » Rectifia-t-elle en voyant le regard amusée de sa supérieur. « Et s’il était parti ? »
-« Pour être honnête, c'est ce que je redoutais le plus ! Mais s’il l’avait envisagé, j’aurais su que notre couple n’était pas si solide que ça tout compte fait. Mais heureusement, il est resté, il a assumé et s’est débrouillé comme un chef. Et si ça peut vous rassurer, je n’ai plus jamais osé lui parler sur ce ton. »
-« Mais vous parlez comme vous voulez à votre mari… ça ne me regarde pas ! » Fit Kate en se pinçant les lèvres pour ne pas lui rire au nez. « Et là, vous lui écriviez un truc sympa, ou vous l’engueuliez pour je ne sais qu’elle raison… ? »
-« Au départ, je voulais lui écrire pour lui rappeler à quel point je l’aime. A quel point il me rend heureuse et à quel point j’ai adoré vivre avec lui. Je voulais aussi dire a mes enfants que je suis fière d’eux et … » Gates marqua une petite pause, sentant sa gorge se serrer en imaginant qu’il était possible qu’elle ne les revoit jamais.
-« Et ensuite ? » Demanda Beckett, sortant Gates de ses pensées avant que les larmes qu’elle retenait l’envahissent.
-« Ensuite ? Je l’ai déchirée, je me suis dit que c’était stupide de faire plaisir à Gilman. Alors c’est à lui que j’écrivais. Je lui assurais qu’il ne s’en sortirait pas, que mes agents allaient se déchainer contre lui et qu’il n’avait aucune chance. »
-« Ça c’est sûr, il n’a aucune chance de s’en sortir, parce que quand les gars vont se décider à localiser votre portable et qu’ils arriveront, ils vont le démolir. »
-« Je suis désolé de vous décevoir, mais il m’a pris mon portable… Vous pensez bien que si je l’avais, je m’en serais déjà servi, et depuis un bon moment ! »
-« C’est moi qui vous l’ai pris… Pendant que vous étiez encore dans les vapes ! Dans la voiture. » Expliqua très brièvement Kate pour essayer d’adoucir le regard furieux que lui lançait la Capitaine. « Je voulais appeler le 911, mais je n’ai pas eu le temps. Je n’en reviens pas qu’il ne l’ait pas vu quand il m’a sortie brusquement du véhicule !! Enfin, pendant qu'il me trainait vers la maison, je l’ai lancé dans sa voiture à lui en passant à côté. »
-« Pourquoi vous ne l’avez pas gardé ? On aurait pu les appeler maintenant ! » Commençait déjà à reprocher Gates.
-« L’une des victimes avait son portable et ne s’en n’est jamais servi, mise a part pour regarder les photos. Mais à un moment Castle à dit : ‘Même si elle ne voulait, ne pouvait pas appeler les secours par crainte des représailles, pourquoi avoir laisse une lettre au lieu d’appeler directement ?’. Peut-être qu’on est dans un endroit où il n’y a pas de réseau ? »
-« On est à New-York ! » Fit remarquer Gates pour souligner le peu d’endroit sans réseau disponible. « Mais je suis certaine que votre petit ami va leur sortir une de ces petites théories géniales et hop, il vont nous trouver…. Enfin, j’espère ! Parce que je ne veux pas être défaitiste, mais avec ce froid, le manque d’eau et de nourriture, je ne suis pas certaine qu’on tienne une journée de plus ! »
-« Ouais…je sais. » Souffla Kate en tendant la couverture à Gates. « Merci, mais ça va aller, réchauffez-vous un petit peu. »
Victoria prit la couverture et l’enroula autour d’elle. Un silence, tout aussi glacial que la pièce s’installa alors, ce qui fit paniquer Kate qui préférait parler, de n’importe quoi, mais parler pour ne pas penser au pire.
-« J’ai rêvé ou vous avez dit que les théories de Castle était géniales ? »
-« Faut reconnaitre que quand il ne tape pas en plein dans le mil, il n’est pas si loin… Et même si ça façon de raisonner est complètement loufoque, ça vous permet de réfléchir et d’avancer ! » Répondit-elle avec le sourire. « Comment vous avez fait pour vous trouver un partenaire pareil ? » demanda Gates amusée.
-« Je l’ai interrogé pour une affaire. Il s’est incrusté et comme ça m’agaçait … il est resté ! »
Gates explosa de rire en voyant la tête défaitiste qu'elle faisait.
-« Il vous a fait le coup du maire ? »
-« Ouais… Il l’a appeler pour rester coll2 à mes basques, il l’a appeler pour faire accélérer les demandeS à la scientifique, il a appeler le juge machin-truc pour avoir un mandat, et tout ça pour se faire prendre en otage et risque une balle en pleine tête … et bien sûr en un temps record ! »
-« Je donnerais n’importe quoi pour vous voir essayer de vous en débarrasser ! » Affirma-t-elle en riant. « Mais qu’est ce qui a changé ? Qu’est ce qui a fait que vous tombiez amoureuse de lui ? »
Chapitre 14.
- « Rien.... Il m'agace toujours autant par moment ! » Plaisanta-t-elle. Mais devant le regard peu convaincu de Gates, elle dû se résoudre à passer aux aveux. « Personne n'était arrivé à faire ce qu'il a fait, à lire en moi comme dans un livre grand ouvert alors que je cherchais à me protéger de tout et de touT le monde ! Il y a un peu plus de 4 ans, je ne vivais que pour le travail, complètement repliée sur moi-même. Mes seuls contacts étaient Espo, Ryan, Lanie et Montgomery. Et puis il est arrivé et tout a changé. »
Gates connaissait déjà un peu cette partie de l'histoire, elle aussi avait dû faire pas mal de sacrifices pour arriver à gravir les échelons, et vu la vitesse à laquelle Beckett était devenue Lieutenant, et au vu de ses états de service impeccables, elle devait s'être dévouée corps et âme à son job. Mais la Capitaine la laissa parler, sentant que ce petit récapitulatif était tout aussi important pour Beckett que pour satisfaire sa propre curiosité.
« Pendant son premier interrogatoire, j'avais envie de le tuer tellement il était arrogant, prétentieux, sûr de lui... Mais en même temps, j'étais fascinée. Je connaissais l'auteur, j’étais complètement fan, je voulais l'impressionner... Deux ou trois jours plus tard, alors qu'il ne connaissait rien de moi, il a réussi à me percer à jour. A voir mes faiblesses, comprendre ma détresse et mes blessures les plus profondes et ça, rien qu'en me regardant dans les yeux. Personne ne m'avait jamais regardé comme il le fait depuis ce jour là, personne n'avait jamais osé me parler comme il l'a fait. Ça a provoqué un électrochoc en moi... Comme si je sortais enfin d'un profond coma, comme si je vivais à nouveau. » Beckett marqua une pause de quelques secondes, le temps de s'éclaircir les idées. « Ensuite, il est revenu, encore et encore... à chaque fois qu'il posait les yeux sur moi, je me sentais revivre un peu plus... à chaque fois qu'il pensait à moi, arrivant avec le sourire et me tendant mon café, je sentais que je comptais pour lui... Il a réussi à faire ce que personne jusque là n'avait encore jamais réussi: me faire comprendre que j'étais toujours en vie! »
- « Et il faut admettre que sa façon de vous regarder, non, de vous ADMIRER à longueur de journée, ça ne doit pas vous laisser aussi indifférente que ce que vous laissez paraitre! » Osa la couper Gates, la regardant avec un petit sourire moqueur.
- « C'est vrai que c'est loin d'être désagréable... Mais parfois, c’est flippant quand même ! »
- « Vous parlez de toutes ces fois où vous terminez les phrases l'un de l'autre, où vous pensez exactement la même chose au même moment ? C'est vrai. Je dois admettre que le voir revenir avec un café et un beignet pour vous est assez flippant, surtout juste après vous avoir vu ressortir de la salle de détente avec exactement la même chose. » Se moqua-t-elle gentiment avec humour. « Mais la tête qu'il a fait ! C'était tellement drôle! »
Kate éclata de rire, se remémorant cette scène de la semaine précédente.
- « C'est vrai que pour être attentionné, il est vraiment... Adorable ! » Soupira Kate en repensant au bonheur qu'elle éprouvait à chaque fois qu'il prenait soin d'elle avec autant d'attention. « Je sais aussi que je peux avoir confiance en lui, en toutes circonstances. Je me souviens une fois, on s'est retrouvés face à face, pointant une arme l'un sur l'autre. Il était suspect dans une enquête en cours. »
- « Décidément... ! Vous êtes sûr qu'il était innocent ? OK, excusez moi, j'arrête de vous embêter » Rit-elle en voyant le regard de l'inspectrice se noircir.
- « Personnellement, je visais la femme derrière lui, j'ai juste pensé qu'il ne l'avait pas entendue s'approcher. J'avais confiance, je savais que jamais il ne pourrait faire feu sur moi. »
- « Vous lui avez crié un truc du genre: 'Castle, à terre!'» Mima Gates avec un certain talent.
- « Non, On a tiré en même temps ! »
- « J'avais entendu dire qu'il était bon au tir ! Visiblement, une fausse rumeur!! »
- « Non. » Sourit Kate. « Un excellent tireur. L'autre complice était derrière moi ! Il m'a sauvée ce jour là! Une fois de plus... » Termina Kate, se plongeant dans son monde et réfléchissant à toutes les fois où il lui avait sauvé le mise.
- « Wahhh c'est incroyable ! » Fit Victoria malgré elle.
- « Quoi? » Demanda Kate qui venait de se faire sortir de sa bulle avec ce petit commentaire.
- « Je crois que je serais capable de tomber amoureuse de Castle rien qu'en vous écoutant parler de lui! C'est impressionnant. J'étais loin de me douter que vous l'aimiez à ce point! »
- « Et ben SI. Je suis complètement dingue de lui. Je l'aime plus que tout et je ferais n'importe quoi pour lui...Excepté peut-être oser lui avouer tout ça ! »
-« Vous devriez, il apprécierait de savoir tout ça… Lui expliquer à quel point il est important pour vous, c’est encore bien plus fort qu’un petit ‘je t’aime’. Au fil du temps, ses trois petits mots perdent leur signification, c’est un peu dommage. On les prononce, mais sans trop ressentir ce qu’ils veulent dire au fond ! »
-« Castle n’a pas encore eu un seul petit ‘je t’aime’ ! » Confessa Beckett avec la crainte de se faire engueuler.
Comme de fait, Victoria s’apprêtait à dire quelque chose, et à en voir ses yeux et les rides se plisser sur son front, ça ne devait pas être un truc vraiment très sympa. Mais elle se retient, réfléchit quelques secondes avant de prendre la parole.
-« Vous devez avoir été anéantie et déçue un grand nombre de fois pour vous infliger une telle torture ! Je sais que je n’ai pas de conseils à vous donner, vous n’êtes pas ma fille après tout, mais si vous l’aimez, dites le lui. Parce que même si Castle est un model de patience et de compréhension, il finira par se lasser d’attendre. Et se jour là, vous aurez beau vous excuser, lui dire un million de fois que vous l’aimez, ça sera trop tard ! »
Cette phrase faisait mal à entendre. Elle savait qu’elle avait très probablement raison, mais elle avait tellement peur qu’il s’en aille. Tellement peur qu’une personne sache à quel point il comptait pour elle et qu’on le lui enlève, comme on lui avait pris sa mère. Gates avait bien vu qu’elle venait de faire mouche et que ses propos venaient de la bouleverser plus que ce qu’elle ne l’aurait voulu. Elle chercha donc une manière un peu plus drôle et imagée pour la sortir de cette réflexion qui la torturait.
- « Pauvre Castle !!! Je ne pensais jamais que le plaindre un jour. » Se moqua-t-elle d'elle-même. « Mais être votre petit ami ne doit pas être de tout repos ! » Fit-elle remarquer avec humour.
L'ambiance était détendue dans la petite pièce insalubre. Mais le sourire de Kate se figea tout d'un coup et les traits de son visage se crispèrent.
- « Il y a un problème ? » Demanda Gates.
- « J'ai entendu du bruit... Je pense qu'il revient ! »
Les deux femmes échangèrent un regard de terreur tout en écoutant les quelques éclats de voix qu'elles percevaient, les portes claquaient à l’étage de la maison et les pas se rapprochaient. Après la petite leçon qu'elles lui avaient donnée, il devait être fou de rage. Elles avaient peur de ne pas survivre à cette nouvelle visite.
- « On lui fonce dessus... » Affirma Beckett en se levant.
- « Quoi.???? Il doit s'y attendre ! Il est certainement armé et sait qu'n ne restera pas sagement a attendre notre tour. »
- « On ne va pas lui laisser le temps de comprendre quoi que ce soit. Dés que la porte s'entrouvre, vous tirez un coup sec pour l'ouvrir en grand. Je lui donne un bon coup de pied là où il faut et on s'en va sans se retourner. »
- « C'est beaucoup trop risqué. Vous êtes enceinte... Alors VOUS ouvrez la porte et moi je lui fais face! »
- « Sans vouloir vous manquer de respect, je suis bien plus entrainée que vous à se genre de situation et ça doit faire un bout de temps que vous n'avez pas été sur le terrain... »
Les filles n'avaient pas le temps d'approfondir la question, déjà les pas s'étaient arrêtés derrière la porte, la clé faisait du bruit dans la serrure. Kate se mit contre le mur, à côté de la porte, se faisant le plus diserte possible, regardant Gates droit dans les yeux ....
Au moment ou la poignée bougea légèrement, Kate fit un signe de la tête à Gates, sans la quitter du regard.
Gates ouvrit la porte du coup sec, pendant que Beckett s'avançait, n’osant même pas regarder son visage, elle visa l'entrejambe et donna un grand coup de pied. L'homme hurla, se plia en deux en jurant. Mais les filles n'y prêtèrent aucune attention, Gates le bouscula même en passant à côté de lui. Elles n'avaient qu'une seule idée en tête, sortir de là au plus vite. Mais à peine firent-elles quelques pas qu'elles se retrouvèrent face à deux hommes qui les regardèrent complètement médusés.
Chapitre 15.
- «Ryan… ? »
-« Espo ? Mais… ? Oh non… »
Kate était à la fois surprise de se retrouver face à ses collègues qu’elle mit un petit temps à réaliser. Ensuite, elle pensa au coup qu’elle venait de donner à celui qui avait ouvert la porte et la crainte qu’elle ait pu faire mal à Castle l’envahit, surtout vu l’endroit où elle avait frappé. Elle se précipita vers l’homme qui était toujours plié en deux.
-« Castle ? Je suis… »
L’homme releva la tête et essaya de sourire, mais ça ressemblait davantage à une grimace.
-« Sorenson ? Mais qu’est ce que tu fais là ? »
-« Je venais vous délivrer, mais visiblement, vous n’aviez pas besoin de nous… Mais tu sais que tu m’as fait mal là ? Et merci beaucoup, je vais bien… »
-« Je ne pouvais pas deviner que c’était toi. Je te rappelle qu’on était retenues prisonnières par un vrai malade ! » S’emporta déjà Beckett que la faim et la fatigue rendait dingue. « Où es Castle ? »
-« J’appelle une ambulance. » Fit Ryan alors que Beckett n’avait même pas encore terminé sa phrase.
-« Non…Merci ? Ça va aller. »
-« C’était pour les filles, pas pour toi ! » Fit remarquer Ryan entre deux phrases car il donnait les coordonnées pour que l’ambulance arrive vite.
Les filles se regardèrent et éclatèrent de rire au même moment… Soulagées d’être enfin sauves.
-« Je vais vous chercher de quoi boire et manger en attendant les secours. Et ne t’inquiète pas pour Castle, il est resté au poste. Mais il va être fou de joie de te voir... Vivante ! »
-« Quoi ? » S’inquiéta Kate. « Qu’est ce que c’est que cette histoire ? »
-« Rien de grave. Ne t’inquiète pas. Allez, on va monter et s’installer dans la pièce à l’étage. »
-« Votre portable ! » Fit Gates à Ryan.
Ryan expliqua brièvement à Gates qu’il y avait un brouilleur de signaux à l’étage et qu’ils venaient de le désactiver. Le genre de truc vraiment très efficace qui avait dû embêter pas mal de monde dans un rayon de plus de100m. Il tendit son portable à la capitaine tout en expliquant à Kate que Castle avait trop peur de venir car ils avaient retrouvé son sang sur le couteau de Gilman et qu’ils avaient peur d’arriver trop tard pour elle.
-« Vous ne devriez pas appeler votre mari ! Moi je serais incapable de parler à Castle sans me mettre à pleurer... » Glissa Kate à voix basse tandis que Ryan lui prêtait sa veste et que Sorenson enlevait la sienne pour la déposer sur le dos de Gates.
Pendant que les ambulanciers arrivaient et se mettaient au travail pour réchauffer et prodiguer quelques soins à Gates et Beckett, Sorenson s’était mis un peu à l’écart pour passer son coup de fil à Karpowski.
L’inspectrice lui assura que ce type était bien chez lui, assis sur une chaise avec 4 policiers lui faisant face, leur arme à la main. Sorenson lui assura que Beckett et Gates étaient hors d’affaire et ordonna l’arrestation de Gilman.
Dans la maison l’homme continuait encore à faire le malin, ne s’attendant pas une seconde à ce que la police ait réellement une bonne raison de venir l’arrêter.
-« Vous faites fausse route. Restez autant que vous voudrez les gars, mais vous n’avez rien contre moi ! » Affirma-t-il en souriant à l’agent Gérald qui obéissait aux ordres reçus en s’approchant de lui pour lui passer les menottes.
-« Ah oui ? Le Capitaine Gates et le Lieutenant Beckett ! Je pense que ça devrait largement suffire comme preuve ! »
Kurt Gilman essaya de s’enfuir, mais il était loin de se douter que deux agents étaient postés à l’arrière de la maison et surveillaient cette issue aussi. Courant vers la sortie, pensant échapper à cette arrestation, il ne vit pas le policier tendre la jambe pour lui faire un croche-pied. Kurt dévala les trois marches et s’écrasa contre le sol.
-« Ca ne se fait pas de courir dans les escaliers » Fit Karpowski en arrivant vers lui et lui passant les menottes. « On se prend les pieds dans un truc et on trébuche… C’est vraiment trop bête ! »
Karpowski fit signe à deux autres policiers pour aider Gilman à se relever et l’embarquer au poste.
Au 12th, Castle était assis sur sa chaise, osant à peine regarder celle de Kate, et la photo d’elle qu’il tenait entre ses mains. Il remarqua un homme sortir le l’ascenseur. Il le connaissait, de nom, de réputation. Le juge Adams était juste et impitoyable. Certainement l’un des plus reboutés des criminels. Mais il avait l’air fatigué et complètement déboussolé en arrivant dans le service. Richard soupira un grand coup, posa à regrets la photo de Kate sur le bureau et se leva pour intercepter l’homme qui s’avançait vers lui.
-« Excusez-moi. » Fit le juge en regardant Castle. « Je cherche ma femme, vous pouvez m’aider ? »
-« Certainement… Qui est-ce ? »
-« Victoria, Victoria Gates… » Précisa-t-il avec anxiété, regardant partout autour de lui.
Castle déglutit. Se demandant si cet homme souffrait subitement d’amnésie ou s’il venait juste de se rendre compte que son épouse n’était pas rentrée depuis plus de3 jours.
-« Euhhh… » Balbutia-t-il, se demandant pourquoi ce genre de situation tombait toujours sur lui.
-« Elle m’a appelé, tout à l’heure. Elle m’a dit qu’elle allait bien et qu’elle rentrait au poste… » Affirma le Juge en voyant le regard perdu de l’homme en face de lui.
L’angoisse envahit encore plus Castle. Personne ne l’avait appelé, lui. Les nouvelles étaient-elles aussi mauvaises que ça ? Oui, certainement, si elle avait été en vie, elle aussi aurait cherché à le joindre, à le rassurer.
Le juge Adams vit tout de suite les yeux du ‘jeune’ homme se remplir de larmes. Il comprit alors tout de suite qu’il ne pouvait être autre que le célèbre Richard Castle.
-« Je suis certain que votre amie va bien… Elles étaient ensembles, alors elles ont dû se soutenir. J’ai suffisamment entendu parler du Lieutenant Beckett pour savoir que c’est une battante. » Fit-il avec un petit sourire qui se voulait rassurant
-« Je l’aimais…J’avais envie de faire ma vie avec elle de lui faire des enfants… Mais aujourd’hui, je doute que tout ça soit encore possible. »
Rick n’eut pas vraiment le temps de continuer cette petite conversation, les yeux du juge venaient de se poser sur sa femme, et déjà ils étaient l’un dans les bras de l’autre.
Castle baissa les yeux en les voyant, n’osant même plus espérer revoir le sourire de Kate un jour, les yeux pleins de larmes, il se retourna, se disant que l’heure des derniers adieux était arrivée.
Chapitre 16.
Rick, les yeux remplis de larmes resta bouche bée devant Kate, qui visiblement avait bien du mal à croire ce qu’elle venait d’entendre.
-« Kate… » Souffla Castle en s’avançant doucement vers Beckett.
Enfin, elle lui sourit. Il osait à peine y croire, et pourtant, ce n’était un rêve. Elle était bel et bien là, en face de lui ! Il avança encore d’un pas et Kate se jeta littéralement dans ses bras. Elle en rêvait depuis 3 jours : le serrer dans ses bras, l’embrasser… Pouvoir lui annoncer qu’elle était enceinte et lui dire qu’elle l’aimait…Allait-elle y arriver.
Ils étaient en plein commissariat. Tout le monde les regardait, mais ils s’en fichaient complètement. Ils étaient ensembles, enfin réunis. Castle avait cru la perdre, et à ce moment précis, il n’y avait qu’elle qui comptait.
Mais il était évident que pour l’ensemble des inspecteurs présents, déjà voir ‘Iron’ Gates se jeter dans les bras du juge Adams et la voir l’embrasser avait été un choc, mais voir Kate Beckett embrasser et caresser la joue de Castle avec une infinie tendresse, s’était encore plus qu’incroyable. Bien sûr, tous savaient qu’ils étaient ensemble, qu’ils formaient un couple, mais jamais personne n’aurait imaginé que la jeune femme puisse être aussi douce et aussi câline avec lui.
Les lèvres de Kate quittèrent à regret celle de Rick, ils restèrent un moment, front contre front, se regardant dans les yeux. La main de Kate se posa une fois de plus sur la joue de Rick, essuyant les larmes qu’il laissait échapper de ses yeux. Rick la regarda encore, il ne pouvait plus détacher ses yeux des siens, mais au contact de la main de la jeune femme sur sa peau, il ferma les yeux, inspirant un grand coup, de soulagement et la serra dans ses bras, le plus fort qu’il pouvait.
-« Je t’aime Kate ! Je t’aime… Je ne veux plus jamais revivre ça… » Souffla-t-il à son oreille alors qu’elle avait la tête bien calée dans son cou.
-« Mmmm Mmm » S’interposa un inspecteur en tendant un téléphone à Beckett. « Excusez-moi de vous déranger, mais c’est le Dr David Fields. Il demande à vous parler et dit que c’est urgent ! »
Castle desserra son étreinte pour la laisser répondre mais regardait l’inspecteur avec un regard rempli de reproches. Kate parlait au médecin, convenant visiblement d’un rendez-vous dans l’heure qui suivait. Le visage de l’auteur se décomposait à mesure de la conversation de Kate et de son interlocuteur. Elle raccroche, lui prit la tête entre les mains et déposa un tendre baiser sur ses lèvres.
-« Le Docteur ? » Demanda Castle en regardant Kate avec angoisse. « Qu’est ce qui ce passe ? Je croyais que tu allais bien ? Kate… » La panique envahissait de nouveau les yeux de Rick
-« Je t’assure que je vais bien. »
-« David Fields ! » Fit-il soudain, reprenant ses esprits. « Le gynécologue qui a publié un article dans le ‘Médical encyclopédie’ ? Kate… ? Gilman, il t’a…. »
-« Non…Non…Il n’a pas été jusque là. Gates l’a arrêté. » Elle regarda sa supérieure et lui adressa un petit sourire complice. « Elle a profité d’un moment d’inattention de sa part pour lui foncer dessus… »
-« Désolé pour la coupure ! » S’excusa Gates en regardant le cou de Kate.
-« Je préfère de très loin la coupure à ce qui m’attendait. Puis l’infirmier à assuré qu’il n’y aurait même pas de cicatrice. » Affirma Kate en la regardant dans les yeux, soulagée d’être seines et sauves.
Rick resserra son étreinte autour de Kate, fermant les yeux pour essayer d’évacuer les scènes horribles qui lui restait en tête. Il parvint à se ressaisir, et ouvrit les yeux. Il regarda Gates lui aussi et lui murmura
-« Merci… »
-« De rien Monsieur Castle ! Je n’abandonne pas un membre de mon équipe. Mais Gilman était furieux. C’est contre moi qu’il a essayé de se venger après. Heureusement que Kate a réagit à temps. Si elle ne lui avait pas démoli l’épaule, je ne serais plus en vie ! »
-« Merci… » Affirma avec soulagement le juge Adams, serrant son épouse tout contre lui.
-« En fait, vous vous êtes bien amusées ! » Fit Esposito avec Humour pour détendre l’atmosphère.
-« Mouais… ça a encore été ! On en a profite pour faire un brin de causette… Mais vous avez mis du temps pour activer un signal GPS ! » Répondit Beckett du tac au tac.
Même s’il était attendrissant de voir Katherine Beckett et Victoria Gates, les deux femmes les plus dures et les plus têtues du poste se faire cajoler avec tendresse, Toute l’équipe avait envie de passer à autre chose et se vider la tête.
-« Une minute ! » Intervient Castle, regardant Beckett droit dans les yeux. « Pourquoi est ce qu’un rendez-vous avec le meilleur Gynéco de la ville est subitement très important, s’il ne t’a pas touché ? »
Kate baissa les yeux et perdit peu à peu l’assurance qu’elle affichait face à lui. « Tu te souviens, en début de semaine, lorsque j’ai été voir Matthews ? Bah… en fait, il ne m’a pas juste dit de prendre des vitamines et de passer une bonne nuit de sommeil ! »
Castle la regardait, perdu, il ne savait pas quoi penser.
« Je suis sensé prendre des vitamines assez spécifiques, ainsi que de l’acide folique… Faire des provisions de Fer et de Magnésium… Et vraiment me reposer ! » Avoua-t-elle mal à l’aise.
-« C’est dingue ça, c’est exactement ce que le gynéco de Jenny a dit ! » Coupa Ryan sans trop réfléchir.
-« Quoi ? » Fit Castle de plus en plus perdu.
Tout le monde les observait. C’était assez impressionnant de voir le Lieutenant Beckett dans ses petits souliers, face à Castle ! Gates avait parlé de la grossesse de Kate devant l’un des infirmiers, et évidemment, les deux inspecteurs avaient tout entendus. Ils se demandaient juste comment elle allait faire pour lui avouer ça, en public, alors qu’elle n’avait pas eu le courage de le faire dans l’intimité.
-« Tu as envie d’avoir un bébé ? Pourquoi tu ne m’a rien dit… ? Je n’ai jamais dit que j’étais contre tu sais... »
-« J’espère bien que tu n’as rien contre…. » Coupa Kate, peu sûre de ce qu’elle allait dire. « Il est déjà là… Je suis enceinte Castle ! » Avoua-t-elle en le regardant droit dans les yeux.
Rick resta sans voix quelques secondes, se contentant de la regarder fixement avec tendresse. Il finit tout de même par rapprocher son visage du sien et poser délicatement un baiser sur ses lèvres, tout en posant sa main sur le bas-ventre de Kate.
-« Il va bien, heinnn ??? Le bébé ! Il ne va pas trop souffrir de cette histoire ? » Demanda un Castle toujours aussi inquiet.
-« C’est justement pour ça que cette visite chez le Docteur Fields est importante ! »
-« On devrait y allez non ? » Proposa Rick. « A moins que tu ne préfère allez voir le Docteur Fields toute seule ! »
-« Non mais tu plaisante là hein ? Parce qu’il est hors de question que tu échappes au moindre Rendez-vous ! »
-« Je pourrais échapper à l’accouchement ? » Osa-t-il plaisanter.
Maintenant que les deux femmes étaient de retour, la bonne humeur était de retour elle aussi, et chacun avait bien besoin d’évacuer le stress accumulé. Beckett le dévisagea avec un regard ‘noir’.
-« Tu n’as même pas intérêt d’y penser une seule seconde ! »
C’est main dans la main que Castle et Beckett quittèrent le poste, sous le regard des autres inspecteurs. Une fois à l’abri des regards indiscrets, Beckett se laissa tomber dans les bras de Rick, profitant de ce petit moment pour laisser couler quelques larmes de soulagement. Rick lui donna son portable et lui demander d’appeler son père, lui expliquant qu’il était mort d’inquiétude pour elle. Le taxi arrivait déjà tandis que Kate en était toujours à rassurer son père, lui assurant qu’il n’était pas nécessaire qu’il les rejoigne à l’hôpital, qu’il pouvait très bien aller chez Castle et rester avec Martha jusqu’à ce qu’ils reviennent.
C’est donc avec beaucoup d’appréhension que Kate se coucha sur la table, laissant le médecin l’ausculter, sous le regard très protecteur et rassurant de Castle, qui avait un peu de mal à laisser ce médecin touchez sa chérie un peu trop à son gout ! Mais lorsque le Docteur attira leur attention, bien qu’ils aient tous les deux les yeux braqué sur le petit écran, sur le cœur de leur bébé battant à la perfection, c’est l’émerveillement qui pouvait se lire dans les yeux des futurs parents.
-« Tout va très bien, je vous assure… Le liquide amniotique est parfait, et rien ne laisse présager que ce petit loulou ait pu souffrir de quoi que ce soit » Affirma le spécialiste, vraiment très confiant. « Par précaution, j’aimerais toutefois vous revoir dans une quinzaine de jours, et je vous préviens d’hors et déjà que votre grossesse va être suivie de très près même si tout semble parfait. »
Le fait qu’il veuille les revoir aussi rapidement et suivre l’évolution du bébé à un rythme plus soutenu n’était pas très rassurant, mais le médecin arriva toutefois à trouver les mots pour les rassurer. Il ne mâcha pas ses mots non plus pour expliquer à Kate qu’elle n’avait pas à avoir honte de ce qu’elle avait vécue, qu’elle n’avait rien fait de mal, et qu’il était important pour elle et le bébé qu’elle ose en parler, expliquant que les dommages psychologiques pouvaient être désastreux eux aussi, mais qu’aucune échographie ne pouvait les déceler.
En sortant de l’hôpital, un peu avant d’appeler un taxi pour rentrer, Castle arrêta Kate, la forçant à le regarder.
-« Tu vas vraiment le faire ? En parler ? » Précisa-t-il en voyant le regard de Kate le questionner.
Elle lui répondit par un sourire, réfléchissant encore à la manière dont elle allait lui répondre. Elle lui demanda de s’asseoir sur le banc qui était juste à côté d’eux, et vint se coller contre lui, mais resta debout.
-« Ce n’est pas juste de moi dont il est question, mais de NOTRE bébé… Alors oui, je vais te raconter, à toi. »
Kate commença du début, de ce dont elle se souvenait de l’agression au poste, elle passa rapidement aux conditions peu agréable de leur captivité, mais raconta dans les détails le début d’agression que lui avait fait subir Gilman. Elle faisait passer Kate pour une héroïne en racontant le sauvetage, le pull qu’il devait lui rembourser, les petites discussions et conseils en tout genre.
Rick se releva doucement et attira Kate dans ses bras pour la rassurer.
-« Mais c’est fini maintenant. Tout va bien… Je t’aime Kate, et toi aussi je t’aime déjà. » Fit il avec un petit sourire en passant sa main sur le ventre de Beckett.
-« On va avoir un bébé ! » Répondit Kate, avec toujours beaucoup d’incertitude dans le regard. « Je vais être maman… J’ai encore bien du mal à réaliser que c’est vrai. »
-« Et pourtant, on a bien vu son petit cœur battre. Il est bel et bien là. Et il va avoir une maman vraiment formidable cet enfant. » Assura Rick en déposant au baiser sur ses lèvres. « Sans parler de son papa extraordinaire ! » Plaisanta-t-il.
Il avait réussit, Kate sourit enfin tout en levant les yeux au ciel.
-« Tu exagères… Mais en fait, je ne vais même pas te contredire. Il, ou elle, va avoir le meilleur papa du monde. » Kate posa sa main sur la joue de Rick et la caressa avec tendresse, ses yeux plongés dans les siens. « Je t’aime Rick, je t’aime plus que tout… Jamais encore je n’avais aimé quelqu’un à ce point là. »
Castle n’en croyait pas ses oreilles, non seulement c’était la première fois qu’elle l’appelait par son prénom ; mais oui elle l’avait enfin dit, ces fameux petits mots qu’il désespérait d’entendre. Il la serra à nouveau tout contre lui, déposant des tonnes de baisers dans le cou de la jeune femme.
-« Moi aussi je t’aime à un point que tu n’ose même pas imaginer. »
Les larmes coulèrent, les baisers s’éternisaient, et au moment où les lèvres de Kate quittèrent celles de Rick, il lui murmura :
-« Et avant que tu me le demande, je me fiche que ce soit une fille ou un garçon. Bien que l’heure du thé en compagnie de ‘Poupée’ et ‘Doudou’ ne me manque pas vraiment, je suis près à le refaire ! Même si je préférerais quand même le lancé d’avion du haut des escaliers et les courses de voitures dans toute la maison. » Expliqua Castle, l’air perdu dans ses souvenir avec Alexis.
Kate se pinçait les lèvres pour ne pas lui exploser de rire, ce qu’il remarque tout de suite.
-« Tu peux te moquer tant que tu veux ! Mais je t’interdis de raconter ça aux gars… »
-« J’espère que Martha à des photos ! » Répondit-elle avec un énorme sourire, tout en l’attrapant par la main et faisant un signe à un taxi pour qu’il les prenne en charge.
Ils rentrèrent au loft en peu de temps, car à cette heure de la journée, la circulation était encore plus ou moins fluide. Ils eurent à peine le temps de passer le pas de la porte que Jim serrait déjà sa fille le plus qu’il pouvait dans ses bras tout en remerciant le ciel qu’elle soit là, seine et sauve. Il se retourna ensuite vers Castle, et lui tendis la main. Rick et Kate échangèrent un regard mêlé de surprise et d’incompréhension, mais machinalement, l’écrivain serra la main de Jim.
-« Merci Richard… Merci d’avoir eu le courage de venir me parler l’autre soir, et merci, merci infiniment d’avoir continue à la chercher et de l’avoir retrouvée à temps. »
Kate ne comprenait pas grand-chose, mais elle savait que son père avait l’air d’en savoir bien plus qu’elle sur cette histoire. Car même en étant inquiet, se n’était pas son genre de laisser ses émotions l’emporter au point de dire n’importe quoi.
-« Ce sont vos amis qui nous ont expliqué comment vous aviez fait ! » Expliqua-t-il en montrant Esposito, Lanie et Ryan qui étaient assis au salon, attendant eux aussi leur retour. « Katie à raison, vous êtes un vraiment incroyable. »
-« Vous ne croyiez quand même pas que vous alliez vous en sortir aussi facilement vous deux ! » Fit Lanie en se levant et se dirigeant droit vers Kate. « Alors ce petit Caskett, c’est pour quand ? » Se risqua-t-elle e demander. Mais étant donné le regard pétillant de Kate et le visage réjoui de Rick, sûr que tout allait bien.
-« Fin juillet » Annonça Rick, vraiment très fier.
Kate sortit l’image de l’échographie et s’apprêtait à rassurer tous le monde, mais elle sursauta lorsque Alexis, qui était arrive dans son dos et que seul Castle avait vue venir, la serra dans ses bras.
-« Kate… J’ai eu peur moi aussi… Heyyyy… Mais c’est une très jolie crevette ça ! » S’exclama-t-elle en voyant l’image que la jeune femme tenait.
-« Alexis Castle »
-« Avoue qu’elle n’a pas tout à fait tort. Pour l’instant, ‘Little Caskett’ ressemble plus à une crevette qu’à un bébé ? » Fit-elle malicieusement en regardant Castle qui ne trouva plus rien à répondre.
-« Alors ça veux dire shopping illimité avec la carte de papa… » Ajouta Alexis en embrassant Kate sur la joue.
Castle leva les yeux au ciel, l’air exaspéré, surtout que Martha avait déjà commencé à expliquer qu’elle allait se remettre au crochet pour faire de jolis chaussons au bébé.
-« Ne te donne pas cette peine mère… Je te rappelle que ceux que tu avais fait pour Alexis ont servis de bonnet pour ses poupées. »
Tout le monde éclata de rire au grand désespoir de l’actrice, mais c’est donc dans la bonne humeur que les discussions continuèrent jusque très tard dans la soirée.
Les semaines et les mois passèrent. Le ventre de Kate s’arrondissait de plus en plus, pour le plus grand bonheur du couple. Il était évident qu’il lui était interdit, pour des raisons de sécurité, de se rendre sur le terrain et qu’elle passait la majeure partie de son temps à remplir la paperasse ou se charger des recherches depuis le 12th. Elle trouvait ça vraiment barbant, mais ne se plaignait pas, elle savait que c’était pour son bien, et celui du bébé bien sûr. Il n’était pas rare de voir le Capitaine Gates, venir s’asseoir à côté d’elle et entamer une petite discussion pour faire passer le temps plus vite, ça arrivait aussi de temps en temps de les surprendre dans la salle de repos, buvant tranquillement leur café pendant que Ryan et Esposito se chargeaient de tous ce qui nécessitait d’aller hors des locaux
Un tel mystère planait autour du prénom de ce petit « Caskett » qu’il faisait l’objet du pari en cours dont le but était de trouver celui choisi par les futurs parents. Depuis qu’Alexis avait laissé échapper à Lanie que même à elle, ils n’avaient rien voulu dire, les propositions les plus farfelues étaient venu compléter la liste pourtant déjà bien longue.
Le 18 juillet, alors que Beckett venait juste d’entamer son congé de maternité et que les gars se retrouvaient callés au bureau par toute la paperasse qu’elle n’avait pas eu le temps de terminer, Castle sortit de l’ascenseur. Fatigué, mais encore plus surexcité que d’habitude, il commença par regarder l’intérieur du bureau de Gates.
-« Gates n’est pas là ? » Demanda-t-il en regardant un peu partout.
-« Bonjour Castle ! » Fit Ryan qui savait pertinemment ce qu’il voulait au Capitaine. « Pourquoi ? » Demanda-t-il faussement innocent. « Tu voulais la voir ? »
-« Arrête de le taquiner voyons. Tu n’as pas eu le bonheur d’être réveillé à 3 heures du matin par les hurlements de Kate, se qui était certainement un message pour dire ‘le bébé arrive’ ? »
-« En fait, il n’y a QUE Lanie qui eut se privilège ! » Rectifia Castle en le regardant, un sourire aux lèvres. « Mais Kate sera ravie de savoir qu’elle t’a réveillé toi aussi. »
-« Tu t’es fait avoir comme un bleu » Fit Ryan en lui donnant une tape dans le dos. « Maintenant Beckett a gagné son pari, elle à la preuve que vous vous êtes remis ensemble ! Gates ne doit pas être loin, elle était là il y a à peine 5 minutes.»
-« Au fait » Castle leur lança un appareil photo, en prenant soin tout de même pour viser les mains d’Esposito. « Une petite vidéo pour vous. » Dit-il en se dirigeant vers le bureau de la Capitaine.
-« Ne nous dis pas qu’on va avoir droit à l’accouchement ? » Fit Esposito d’un air dégouté.
-« Bien que ce moment ait été très émouvant et moins douloureux, pour ma main, que dans mes souvenirs. Non… Kate voulait juste vous présenter son fils elle-même. »
-« T’as perdu Bro, ça ne sera pas Charlotte ! » Annonça Espo pour se moquer de Ryan.
-« Charlotte ? Vraiment ? J’espère que vous allez trouver mieux pour le petit Ryan… Oh pauvre enfant. » Dit Castle en faisant un clin d’œil à Ryan en entrant dans le bureau de Gates.
Une fois à l’intérieur de la pièce, il sortit le faire-part de l’enveloppe, le mis bien en évidence sur le bureau, pour que ce soit la première chose qu’elle remarque en s’asseyant. Il éparpilla quelques dragées tout autour du carton légèrement déplié. Il faisait ça avec soin, il était tellement absorbé par sa tâche, qu’il n’entendit pas les pas de Gates se rapprocher. La Capitaine était debout, dans l’entrée de son bureau et le regardait faire avec un large sourire.
-« Alors c’est vrai ? J’ai entendu dire qu’un petit Castle était né ce matin ! »
Castle sursauta, faisant tomber un ou deux dragées sur le sol.
-« Euh… Oui… C’est vrai ! » Répondit-il maladroitement en ramassant les chocolats.
-« J’espère qu’il n’aura pas cette manie de bégayer à chaque fois qu’il sera pris en défaut… Quoi que, ça pourrait vous faciliter la tâche à certains moments. » Elle se mit à rire en voyant la tête de Castle, elle ne l’avait encore jamais remarqué, mais cette tête de gamin lui allait comme un gant. « Félicitation Castle ! » Dit-elle en prenant le faire part.
Ses yeux s’écarquillèrent, elle resta bouche bée en lisant le prénom qu’ils avaient choisi.
-« Victor ? Vous … Heuuu… Il va vraiment s’appeler Victor ? »
Castle se mit à rire malgré lui, mais il n’osa pas lui faire remarquer que le bégaiement de Beckett devait être plus que contagieux.
-« Oui, il s’appelle vraiment VICTOR. « Affirma-t-il en reprenant tout son sérieux. « Je ne sais pas tout ce qui c’est passé dans cette cave, et je ne saurais probablement jamais en détail tout ce que vous avez pu vous dire, mais Kate à changée depuis. C’est comme si ses craintes s’étaient envolées, comme si elle avait enfin compris que je ne l’abandonnerais jamais. Je ne sais pas comment vous avez fait, mais je sais que c’est à vous que je dois ça. Alors merci… »
Il était déjà presque sortit, mais il se retourna et la regardait encore. Gates admirait toujours le faire-part d’un air attendrie
-« Chambre 963 ! »
Elle releva la tête et le dévisageait
-« Ils sont dans la chambre 963, au Lenox Hill Hôpital. Je sais déjà que Kate sera ravie de vous voir. »
Il sortit du bureau et entendit les agents dans la salle de repos. Personne n’avait gagné ce pari et chacun essayait de récupérer sa mise… Enfin, c’est que qu’il pensait ça, car en fait, ils étaient en train de se chamailler pour savoir ce qu’ils allaient bien pouvoir offrir au bébé avec l’argent qu’ils avaient récolté.
Castle passa à côté d’Esposito qui était au téléphone et il su tout de suite que c’était à Lanie qu’il parlait.
-« Chambre 963 marraine…Et prépare-toi à l’interrogatoire parce que je sais que Javier est réveillé depuis 3 heures ! »
Il quitta le poste, tout heureux, et s’empressa de retrouver la femme qu’il aimait et leur fils.