HypnoFanfics

Regrets

Série : Castle
Création : 06.04.2013 à 19h20
Auteur : judy1 
Statut : Terminée

« Imaginez que Castle ne réagisse pas très bien en apprenant la grossesse de Kate... Et que les hormones rendent celle-ci encore plus têtue.... » judy1 

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Chapitre 11 : 

 

Castle était assis dans sa voiture, garé juste devant l’immeuble de Kate. Il savait qu’elle rentrait aujourd’hui mais n’avait pas l’heure précise. Elle était restée hospitalisée pendant 3 semaines, trois longues semaines pendant lesquelles elle avait dû non seulement reprendre des forces, mais aussi maitriser ses humeurs. Son ami le Docteur Fowoll ne lui avait pas donné tous les détails alors il attendait. Il voulait juste la voir, s’assurer qu’elle allait bien… Que James ne lui avait pas raconté n’importe quoi.

3 petits coups à la vitre de sa voiture le fit sursauter.

-« Vous venez encore pour me casser la figure ? » demanda Castle en baissant la vitre.

-« Non… Pour vous inviter à boire un café. »

Devant la tête surprise de Castle, il argumenta pour l’assurer qu’il ne comptait pas donner de coups cette fois ci.

« Il fait -10 et vous êtes ici depuis plus de deux heures. Vous devez être gelé. Allez, sortez de là, je vous invite. »

-« Et comment vous pouvez savoir que je suis ici depuis aussi longtemps ! »

-« Parce que je suis passé chez vous et que votre mère ma dit que vous n’étiez pas là, qu’elle m’a fait entrer et qu’on a longuement discuté. Alors maintenant vous sortez de cette voiture parce que c’est avec vous que j’ai besoin d’avoir une explication. »

Castle sortit de sa voiture et fit quelques pas en direction du café le plus proche.

-« Où vous allez ? » Demanda Jim en le regardant s’écarter de lui.

-« Le café est excellent là-bas. Leurs Donuts aussi. Ils sont fourrés à la vanille, c’est un délice. »

-« Il parait, oui. Mais je connais un endroit bien plus calme pour discuter. » affirma-t-il en montrant le trousseau de clés de Kate.

-« Votre fille ne va pas apprécier. » affirma Castle en le regardant incertain. « Vous êtes sûr que c’est une bonne idée ? »

-« Ma fille n’est pas obligé de tout savoir. Et ne me dites pas qu’une petite visite guidée de son nouvel appartement ne vous tente pas. » S’amusa Jim, sachant que Rick ne refuserait pas une telle invitation.

Rick ne se fit pas prier pour entrer et passer chaque pièce en revue et resta en admiration devant celle qui était probablement destinée à être la chambre de leur enfant.

-« Elle attendait le peintre pour terminer la décoration. Vous connaissez ma Katie, elle ne fait pas les choses à moitié. Elle veut ce qu’il y a de mieux pour son fils. »

-« Son fils ? » fit Castle, comme assommé.

Rick retourna dans la cuisine et se laissa tomber sur l’une des chaises, complètement sous le choc.

-« Vous l’ignoriez ? » demanda Jim en posant une tasse fumante devant l’écrivain. « Vous aviez l’air de bien vous connaitre avec le Docteur Fowoll. Je pensais qu’il vous l’avait dit ! »

Rick releva la tête, légèrement inquiet.

« Ne vous inquiétez pas. Je ne compte pas le dénoncer… Je vous ai entendu parler avec Kate, avec le bébé… Et s’il n’avait pas déjà été vous voir, je l’aurais fait moi-même. Je sais que ma fille est très têtue, et les hormones la rendent encore plus entêtée et plus vulnérable… Le bon côté des choses c’est qu’une grossesse ne dure que neuf mois et qu’elle en est à … »

-« Un peu plus de 4 mois ! » soupira Castle en buvant une gorgée.

-« Qu’est ce qui c’est passé Monsieur Castle ? » demanda Jim d’un air sérieux qui fit sortir Rick de sa rêverie.

-« Vous devez déjà en avoir une petite idée ! »

-« J’ai la version de Kate… J’aimerais connaitre la votre à présent. Alors allez-y, je vous écoute. Qu’est ce qui c’est passé ? » insista Jim.

-« je les ais vraiment dits… Tous ces mots, toutes ces choses ! » affirma-t-il à regret.

-« Et vous les pensiez ? »

Castle cherchait ses mots. Il était visiblement très mal à l’aise et ne savait pas vraiment comment s’expliquer.

-« Je ne suis pas là pour vous juger Richard. Mais je sais que vous êtes venu la voir plusieurs fois, que vous passez votre temps libre dans votre voiture, juste devant chez elle. Alors il doit y avoir une explication plus compliquée que : ‘il ne veut pas de ce bébé !’. Je me trompe ? »

-« J’ai paniqué ! J’ai 42 ans Monsieur Beckett. Qu’est ce que je peux encore donner à cet enfant ? »

Jim fronça les sourcils, ne comprenant pas ce que son âge venait faire dans toute cette histoire.

« Je me suis retrouvé seul pour élever Alexis. Pour prendre toutes les décisions, assumer toutes les responsabilités. Oh je sais que ça aurait été différent, que cette fois je n’aurais été seul à assumer. Mais d’un coup, je me suis senti submergé : J’ai d’abord cru que le test était celui d’Alexis et ça m’a rendu fou de rage. Parce qu’elle est trop jeune pour avoir un enfant, et que j’ai ressenti… comme si j’avais fait une erreur, comme si j’avais oublié de la préserver de ce genre de chose. »

Rick avait conscience d’être très confus dans ses explications, mais Jim faisait d’énormes efforts pour essayer de suivre son raisonnement sans l’interrompre, voulant le laisser aller jusqu’au bout de sa pensée.

« Ensuite elle m’a dit que c’était le sien mais j’était toujours en colère, et d’un coup toute la petite enfance d’Alexis m’est revenue en tête… Toutes ces choses horribles que j’ai dites, je parlais de ce que j’ai vécu avec Alexis. Je sais que Kate n’est pas Mérédith, je sais que ça aurait dû me rendre fou de joie… Je sais que je n’aurais jamais dû dire toutes ces choses. Seulement quand j’ai réalisé ça, Kate était partie… »

-« Et quand vous avez dit que vous auriez préféré être grand-père ? » demanda Jim incertain de cette partie de l’histoire.

-« Par peur des responsabilités. Peur de me tromper, de faire les mauvais choix. J’étais jeune pour Alexis, je pouvais veiller tard quand elle allait dormir chez une amie, juste au cas où il aurait fallu aller la rechercher. Quand elle a commencé à sortir, j’étais assez impressionnant pour être convainquant en menaçant le petit crétin qui sortait avec elle... Là… J’aurais juste ma canne ! »

Jim explosa de rire.

-« Sérieusement Monsieur Castle ? »

-« J’était déjà dépassé pour faire les devoirs avec Alexis. La plupart du temps, c’est moi qui apprenais des tas de choses. » soupira Castle une fois de plus en vidant sa tasse de café.

-« Et vous êtes capable de penser tout ça rien qu’en voyant un test de grossesse ! » s’étonna Jim à haute voix. « Et malgré toutes ces angoisses, vous regrettez ce que vous avez dit ? Vous voulez vraiment ce bébé ? » s’étonna-t-il. Pensant que si lui avait eu autant de doutes plus de 30 ans plus tôt, il serait parti en courant.

-« J’aime votre fille Monsieur Beckett. Je sais que rien ne vous oblige à me croire, mais je vous assure que j’ai envie de cet enfant. J’ai envie de le voir grandir, qu’il me fasse me sentir important quand je serais le seul à savoir chasser les monstres sous son lit, qu’il me fasse passer pour un idiot à chaque fois qu’il sera en mesure de me prouver que j’ai tort. De le sentir se blottir contre moi quand il aura peur, ou simplement me demander mon aide quand il en aura besoin. Je veux juste être son père, être là. »

-« Vous voulez vraiment que je vous dise ce que je pense Monsieur Castle ? » fit Jim en le regardant droit dans les yeux, en posant ses mains sur celle de Rick. « Si le tiers de ce que ma Katie m’a dit est vrai, vous devez être un sacré bon père. Et à voir votre fille et son parcours, je n’en doute même pas une seconde. Alors maintenant écoutez-moi bien jeune homme. Il n’y a pas eu de dérive des continents depuis plusieurs siècles donc vous devriez vous en sortir en Géographie. L’histoire des Etats-Unis n’a pas beaucoup changé ces vingt dernières années et à en croire les jurons de mon voisin, les volcans en pâte à mâcher sont toujours aussi ‘simple’ à réaliser… Et si ce petit bonhomme est aussi intelligeant que ces parents alors oui, il risque de vous surprendre plus d’une fois et de vous apprendre pas mal de chose en préparant ses exposées, mais si je ne me trompe, c’est bien le but d’un exposé non ? En mettre plein la vue à tout le monde … » fit Jim en se voulant des plus rassurants. « Maintenant, pour ce qui est de votre grand âge » exagéra-t-il exprès. « J’ai beau être son père, je pense que pour arriver à suivre Katherine Beckett jour et nuit » il insista bien sur le ‘nuit’ « vous devez être en parfaite forme physique, je ne me fais aucun soucis la dessus. Et je doute que vous ayez besoin d’une canne avant la majorité de votre fils. Et si ça devait être le cas, ma fille a suffisamment de caractère pour impressionner pas mal de monde. »

Jim explosa de rire avant de donner une petite tape dans le dos de Rick pour lui remonter le moral, étant donné la tête de chien battu qu’il faisait.

« On devrait y aller. Je vais aller la rechercher avant qu’elle ne pique une crise et qu’ils la gardent une semaine de plus. Sinon, je ne sais pas qui j’aurais sur le dos : ma fille, ou les infirmières ? »

Rick se leva en souriant, imaginant la torture que les infirmières avaient dû subir avec une telle patiente.

-« Vous me donnerez des nouvelles de temps en temps. J’aimerais être sûr qu’elle va bien… J’aimerais au moins connaitre le prénom de mon fils et savoir quel jour il est né. » fit remarque Rick d’un air bien triste, résolu à s’effacer momentanément de la vie de Kate.

-« Je vous promets de vous appeler moi-même pour vous donner tous les détails. Mais ne baissez pas les bras. Elle vous aime, elle ne pense qu’à vous. Et si elle tient autant à cet enfant, c’est uniquement parce que c’est le votre. » Il pointa son index sur le torse de Rick, pour le faire réagir un peu. « Fermez la porte derrière vous. » affirma-t-il en souriant, laissant l’écrivain au milieu de la pièce, reprendre tranquillement ses esprits.

Il fallut un peu près dix minutes à Castle pour comprendre que Jim était de son côté et qu’il était prêt a l’aider à reconquérir sa fille. Ou du moins, à lui donner des nouvelles d’elle et du bébé.


judy1  (16.04.2013 à 18:59)

Chapitre 12 : 

 

Beckett était rentrée, mais tournait en rond dans son appartement. Elle n’était chez elle que depuis quelques jours, et ça lui semblait déjà être une éternité. Elle passait d’une pièce à l’autre en trainant les pieds. Relisait pour la troisième fois consécutive le dernier tome de Nikki Hard, essayant de se souvenir de ce qui se rapportait à la réalité et ce qui venait tout droit de l’imagination de Rick.

Cela faisait 3 jours que Castle était dans sa voiture. Il ne rentrait chez lui qu’après que Kate se soit couchée, soit vers 2 heures du matin et se retrouvait face à son appartement aux alentours de 10 heures. Autant dire que les journées lui semblaient à la fois longues et très ennuyeuses. Il serait probablement devenu fou si Jim n’avait pas tenu ses promesses : Le lendemain de ses confessions à Jim, celui-ci lui envoya une photo d’échographie. Le petit mot qui accompagnait le cliché disait qu’il en recevrait d’autres. Depuis que Kate était rentrée, Jim venait tous les jours, il y passait une bonne partie de la matinée et restait avec elle pour le déjeuner. Certainement pour s’assurer qu’elle mange au moins un repas correct par jour. Ensuite Jim et Rick se retrouvaient dans une rue voisine pour échanger leur point de vue. Jim la trouvait toujours très fatiguée mais assurait qu’elle reprenait peu à peu le contrôle de la situation. Il lui avoua plusieurs fois avoir essayé de la sortir de son appartement, mais elle refusait même une  promenade dans le parc avoisinant.

Il devait être trois heures de l’après-midi quand Kate reposa son livre sur la table basse. Elle se leva, se dirigea vers la cuisine et soupira au moment de se resservir une tasse de café, les paroles de son père lui revenant en tête :

« Tu ne devrais pas boire autant de café, tu vas en faire une petite boule de nerfs »

Kate lui avait ri au nez à ce moment là. Cependant, elle vida le café dans l’évier et se décida à sortir acheter du jus.

Rick était toujours dans sa voiture, admirant une fois de plus l’image de l’échographie qui ne le quittait plus. Il sursauta en apercevant Kate sortir de l’immeuble. Il se cogna la tête avant de s’enfoncer dans son siège, espérant que l’inspectrice ne remarque pas sa présence. Intrigué par le fait de la voir sortir, il se mit en tête de la suivre.

Il la laissa tourner à l’angle de la rue avant de se précipiter hors de sa voiture et la suivre de loin. Rick la vit sourire en regardant en direction du parc. Il n’avait pas vu ce sourire depuis bien longtemps déjà, et à en croire Jim, même son regard était triste.

Ne voulant pas rater ce moment, il sortit son portable et commença à la prendre en photo. Il zoomait le plus qu’il pouvait, mais les clichés ne le satisfaisaient pas, alors il s’avança sans se faire voir. Il prit une dizaine de photos tellement elle lui semblait belle, il était en admiration devant elle et ce n’est qu’après son départ qu’il se rendit compte que ce qu’il venait de faire était très risqué. Elle aurait pu le remarquer, se mettre en colère une fois de plus et risquer de perdre le bébé. Sur le moment, il s’en voulut d’avoir pris autant de risque juste pour quelques photos. Il la regarda traverser la rue, entrer dans une boutique, en ressortir avec un sac qui lui semblait bien trop lourd pour une femme enceinte de 5 mois. Il jura à voix haute, ce qui provoqua l’indignation d’une mère et de son enfant passant à proximité de lui à ce moment là. Il dû s’excuser, sous le regard réprobateur de la femme et celui amusé du garçon d’environ 5 ans.

-« Il n’y a pas à dire, tu feras vraiment un excellent père ! » Ricana Ryan lorsque Castle se retourna pour se retrouver nez-à-nez avec l’inspecteur.

-« C’est beaucoup trop lourd pour elle ! Elle aurait dû se faire livrer, ou… »

-« Ou peut-être que j’arrivais au bon moment. » fit Ryan en tendant une sorte d’album à Castle et s’empressant de rejoindre Kate pour lui prendre le sac des mains.

-« Ryan ? Mais qu’est ce que tu fais là ? » s’étonna Kate en lui laissant porter ses achats.

-« Je voulais venir te voir … En fait, avec Jenny on a reçu des tas de trucs qui ne vont pas vraiment nous être utiles… Oh, non, ce n’est pas des choses vraiment moches, non. C’est juste ce que Jenny ne compte pas mettre à notre petite Ilona. Mais si ça ne te plait pas, tu  n’es pas obligé…» fit Ryan, un peu gêné par la situation.

-« Oh… Ryan… Vous êtes vraiment adorables. »

-« Oui, enfin, je t’ai vu passer le coin de la rue… » mentit Ryan ne voulant pas révéler que c’est la présence de Castle qui l’avait intrigué. « Alors j’ai laissé le carton dans l’entrée de l’immeuble et je t’ai suivi. Visiblement, j’ai bien fait. » se fit il très serviable en passant à côté de Castle, monopolisant l’attention de Kate pour qu’elle ne le remarque pas.

-« Je ne me suis même pas rendu compte que quelqu’un me suivait. Je dois être la pire des inspectrices… » soupira Beckett.

-« Mais non, tu es en vacances. Tu as bien le droit de te détendre et de laisser tes reflexes de flics au vestiaire. Sans compter que je ne vois pas qui aurait intérêt à te surveiller… » fit Ryan ironiquement jetant brièvement un regard en direction de Castle qui tentait de rejoindre sa voiture sans se faire remarquer par Kate.

Ryan ne resta pas longtemps chez Kate. Il fit un petit détour par la voiture de Castle avant de repartir. Il ouvrit la portière passager et monta dans la voiture comme si tout était naturel. A la surprise de Ryan, Rick démarra.

-« Alors, je te dépose chez toi ? » demanda-t-il malicieux.

-« Tu n’étais pas obligé de démarrer tu sais… Je voulais juste te parler. Ma voiture n’est qu’à deux rues d’ici. »

-« Qu’est ce qui se passe ? Un problème avec Kate ? » s’affola Castle.

-« C’est vert Castle » fit remarquer Ryan avant que les autres automobilistes ne s’impatientent. « Non, Beckett va bien. » répondit il avec un petit sourire, se rendant compte qu’Espo avait raison et qu’il lui devait 25 $, mais que cette fois il règlerait sa dette avec plaisir. « Alors comme ça tu passes toutes tes journées dans ta voiture, devant chez elle ? »

-« Bah … C’est mieux que de s’engueuler au milieu du commissariat et de finir aux urgences. Qu’est ce qu’il y avait dans la caisse ? »

-« Des habits de garçons. Certains de nos amis nous ont fait des cadeaux en avance et ne comprennent pas qu’Ilona est un prénom de fille.  Ouais, tu peux rire. Enfin, Jenny voulait que je les apporte à Beckett. Elle préférait lui en faire cadeau plutôt que de les garder dans un grenier en attendant le suivant… J’étais mal à l’aise face à ma supérieure, même si on est amis… Mais bon, tu connais les femmes enceinte… Euh ! Désolé... » se reprit Ryan pour se manque de tact.

-« Pas de soucis. Et crois moi, tu as bien fait de ne pas la contrarier. » soupira Rick, s’en voulant de s’être attiré les foudres de Kate.

Rick s’arrêta juste derrière la voiture de Ryan. L’enquêteur s’apprêtait à sortir du véhicule mais Castle le retint en lui tendant l’album photo encore vierge.

-« C’était pour Kate. Jenny en a trouvé un qui lui convenait mieux. Mais tu peux le garder. Tu y colleras les photos de Beckett que tu prends en douce. » répondit Ryan avec un petit sourire. « Au fait Bro, désolé pour l’autre jour. J’admire ce que tu fais. Ça ne doit pas être facile, mais je t’assure qu’on sera là pour lui faire reprendre la raison. »

-« Merci Ryan. Et bonne chance pour toi et Jenny. C’est pour très bientôt non ? »

-« Plus qu’une semaine ou deux à attendre. » se réjouit-il en saluant Castle.


judy1  (17.04.2013 à 19:16)

Chapitre 13 : 

 

Castle rentra tôt ce soir là. Plus tôt que d’habitude en tout cas. Martha et Alexis étaient au salon à discuter, mais elles s’arrêtèrent en le voyant revenir si tôt.

-« Un soucis avec Beckett ? » fit Alexis inquiète en se levant d’un bond.

-« Ne me dit pas que vous vous êtes encore pris la tête ! » s’insurgea Martha a son tour.

-« NON… » répondit-il en posant l’album sur la table basse avant de les embrasser. « Kate va bien. Elle se repose. Enfin, c’est ce que dit Ryan ! Je suis bien obligé de le croire… » soupira Rick en se laissant tomber dans un fauteuil.

-« Mais je suis toujours d’accord pour aller la voir et l’espionner pour toi si tu veux. »

-« C’est très gentil Alexis, mais c’est toujours non… »

-« Alors tu préfères la laisser penser que tu l’as abandonnée. Je ne suis pas certaine que ce soit la meilleure solution. » insista Martha une fois de plus.

-« Bah… Elle est chez elle, elle n’a plus de contractions ! Alors si c’est mieux ! » rétorqua Castle, sachant très bien que sa mère et sa fille n’appréciaient pas du tout sa décision. « Ecoutez. Je vais bien. Et si je dois rester en retrait pour que Kate et le bébé aillent bien aussi, et ben j’attendrais. Je l’ai attendue 4 ans, je peux patienter quelques mois. » Continua-t-il, leur coupant la parole à toutes les deux.

-« Et après ? » demanda Alexis, arrivant enfin à en placer une. « Qu’est ce que tu feras si elle ne comprend pas, si elle t’empêche de voir ton fils ? Tu vas l’abandonner pour de bon ? »

Furieuse Alexis quitta le loft. Elle adorait son père, elle adorait Kate. Elle avait juste très peur de ne jamais pouvoir voir son petit frère et leur en voulait à tous les deux pour cette situation qui les faisait souffrir autant l’un que l’autre.

-« Elle a raison ! » insista Martha en prenant l’album entre les mains.

-« Je sais. J’ai peur de ne jamais pourvoir approcher cet enfant, mais si j’insiste trop et qu’elle le perd. On ne s’en remettra jamais. » il reprit l’album des mains de Martha et le reposa sur une table. « Et je sais, il n’y a rien dedans, c’est un cadeau de Ryan. »

Elle se leva en haussant les sourcils.

-« Vous êtes vraiment trop bizarres tu sais ! Si tu changes d’avis, je suis dans ma chambre. »

-« Merci mère. Je t’assure que tout vas bien. » répondit Castle en la serrant dans ses bras.

Seul au salon, Castle prit son portable et commença à regarder les photos qu’il avait prises un peu plus tôt dans la journée.

« Ohhh Kate… Tu es vraiment très belle tu sais… Tu me manques… J’ai envie de te serrer dans mes bras, de… » il s’arrêta brusquement.

Balayant ses idées noires, il prit l’album, se leva d’un bond et fonça dans son bureau. Il brancha son portable sur l’ordinateur et imprima deux photos prises dans l’après midi. Il allait refermer le programme quand il passa le reste des photos en revue et en imprima d’autres.

Il laissa la première page de l’album vierge, et commença ses petits collages.

« Je n’aurais peut-être pas le droit de voir mon fils, mais au moins un jour il saura que je l’aimais. L’idée de Ryan n’était pas si stupide que ça ! »

 

Les jours, les semaines passèrent et l’album se remplissait. Petit à petit, quelques notes apparaissaient, et au fur et à mesure, c’est carrément un petit texte qui accompagnait chaque photo. A chaque fois que Rick sortait pour épier Kate, il en profitait pour faire tout un tas de photos et pendant qu’il était dehors, Alexis et Martha en profitaient pour admirer le chef d’œuvre de Rick. C’était à la fois très doux, maladroit et attendrissant.

-« Kate devrait voir ça ! » affirma Alexis en lisant les explications que Rick avait écrites pour expliquer son absence.

-« A ton avis, pourquoi je le laisse faire ! » insinua Martha avec un sourire coquin.

-« Parce que ça lui donne un but et que pendant qu’il fait ça il est heureux. » répondit Alexis comme si s’était une évidence pour elle.

Martha réfléchit, elle ne s’attendait pas à se genre de réponse.

-« Oui, aussi. Au moins les mois qui restent vont être moins pesant pour ton père. »

-« Tu crois que Kate lui pardonnera et que tout finira bien ? » fit tristement Alexis.

Martha prit une grande inspiration et la regarda avec tendresse.

-« J’aimerais te dire que oui, que tout va s’arranger… Mais … »

-« Mais tu n’aimes pas mentir ! »

-« Non… Je n’aime pas ça ! » Martha laissa quelques secondes s’écouler, cherchant ce qu’elle pouvait dire de rassurant sans aller trop loin. « Mais si elle voyait ça, si elle le lisait, elle en lui en voudrait certainement plus. »

-« Tu veux qu’on le lui apporte ? » suggéra Alexis avec malice.

-« Pas tout de suite… Laisse ton père le compléter. Et puis comme tu dis, ça le rend heureux. Alors laisse-le s’accrocher à ça pendant les mois de grossesse qu’il reste. »

-« Mais si on le lui apportait, si on lui parlait… »

Martha l’interrompit en posant un doigt sur ses lèvres.

-« Tu as entendu ce qu’à dit Jim. Elle est encore plus bornée qu’avant… Elle risque de se braquer et de te mettre dehors rien qu’en entendant le nom de ton père. »

-« pfff » soupira Alexis. « Elle a de la chance que je l’aime bien, et que papa soit aussi patient ! »

-« Je suis tout à fait d’accord avec toi ! Mais c’est le choix de ton père et on a promis de ne pas intervenir. »

Alexis embrassa sa grand-mère et repartit pour le campus. Martha referma l’album et le remis en place sur le bureau de Richard, comme si personne ne l’avait ouvert. Elle soupira en refermant la porte du bureau.

« J’ai promis de ne pas harceler Kate tant qu’elle était enceinte, mais dès que ce petit sera né… Oh Katherine Beckett ! »

Martha râlait sur elle-même. Elle adorait Kate, elle serait incapable de lui faire le moindre mal, mais ne pouvait s’empêcher de se demander si cette jeune femme se rendait compte de ce qu’elle faisait.

« Faut vraiment que je prenne l’air… Tient, Rosy, ça fait des semaines que je n’ai pas été la voir, ou Jane, je m’en fiche, j’ai juste envie de parler… Non… Nicole, elle au moins n’ira rien raconter à personne. Elle se moque complètement de ce qui arrive à Richard depuis qu’il a refusé de sortir avec sa fille… En même temps, il a bien fait. »

Martha sortit de l’appartement et appela un taxi pour se rendre chez son amie. Une fois dans l’immeuble, elle monta jusqu’au 3ème étage en sonna à la porte. Elle attendit avec patience, mais personne ne répondit.

« Et en plus elle est devenue sourde, et ben ça ne s’arrange pas avec l’âge ma pauvre Nicole ! » pensa-t-elle à voix haute en tambourinant de plus belle à la porte.

 

Installée dans le divan, Kate regardait un vieil épisode de « Firefly » à la télévision, mais fut très vite excédée par le bruit venant du couloir.

« Il y a des gens sans gêne quand même ! » jura-t-elle en se levant péniblement.

Elle ouvrit la porte d’un coup sec et commença en engueuler la personne qui tambourinait à la porte de sa voisine.

-« Ça ne sert à rien de vous acharner, Madame T … Martha ? »

-« Kate ? »


judy1  (18.04.2013 à 19:34)

Chapitre 14 : 

 

Les deux femmes restèrent un moment, mal à l’aise, en se regardant.

-« Oh…Je venais voir… » bafouilla Martha en pointant la porte de l’appartement voisin de Kate.

-« Elle est chez sa fille. Elle s’est encore faite larguée… Enfin, je crois ! »

-« Oh… Oui, j’avais… Oublié ! » fit Martha en restant sans voix devant Kate.

Les deux femmes se retrouvaient en face l’une de l’autre, ne sachant pas trop quoi dire, ni comment réagir. Au fond du couloir, Rick les observait tout en restant discret. Il avait vu sa mère entrer dans l’immeuble, mais le temps qu’il arrive c’était trop tard, Kate avait ouvert la porte.

« Fait demi-tour mère, laisse là tranquille… Tu m’as promis ! » pensa-t-il en regardant sa mère comme s’il pouvait l’hypnotiser.

Malgré elle, le regard de Martha fut vite attiré par le ventre rebondi de Kate, ce qui fit légèrement sourire cette dernière.

-« Vous voulez entrer ? » propsa Kate, sans vraiment réfléchir à ce qu’elle disait.

Les mots étaient presque sortis tout seul, les deux femmes avaient l’air toutes aussi surprises l’une que l’autre de les entendre.

« Non…NON MERE… ne fais pas ça… » continua de penser Rick avec une certaine détresse.

-« Bien sûr… » répondit Martha avec une petite hésitation.

Kate sourit à son tour et la laissa passer devant elle.

-« Wah… C’est vraiment très joli. Ça semble bien plus grand que chez Nicole. C’est la décoration sans doute, tu as bien meilleur goût qu’elle. »

Kate sourit, elle avait déjà rencontré quelques fois cette dite Nicole qui lui avait semblée si extravagante.

-« Comment vas-tu? » demanda Martha avec une certaine angoisse.

-« Bien, merci. » se contenta de répondre Kate après une profonde inspiration.

-« Et vous ? Et Alexis ? Et…Rick ? » demanda Kate tout en servant deux tasses de café.

Sa main trembla au moment où elle prononça le prénom de Castle et sa voix changea d’intonation également, ce qui ne passa pas inaperçu à la rouquine. Mais elle préféra répondre et faire comme si de rien n’était.

-« Je vais bien, je te remercie beaucoup de t’en soucier. Alexis a beaucoup de travail en ce moment, mais elle semble gérer ça très bien. Par contre, on n’a toujours pas e vu ce fameux Max ! »

-« Je vous assure que c’est un jeune homme tout ce qu’il y a de très bien. » assura Kate avec le sourire tout en s’asseyant en déposant les tasses devant Martha et elle-même.

-« Vous le connaissez ? Oh mon Dieu, ne me dites pas que vous l’avez déjà arrêté … Enfin ça expliquerait qu’elle ne nous l’ai pas encore présenté… »

Kate explosa de rire et posa sa main sur l’avant bras de Martha, de manière rassurante.

-« Non… » arriva-t-elle à prononcer entre deux rire. « Je les ai surpris un jour en revenant au loft. Elle me l’a présenté et … Et j’ai fait quelques recherches en retournant au poste. »

-« Vous vous êtes renseignée sur le petit ami d’Alexis ! Vous êtes encore pire que Richard… Alors ? Pourquoi elle ne le présenta pas à son père ? Ça le rend dingue… Et moi aussi à vrai dire. »

-« Probablement parce qu’ils s’entendraient trop bien avec Rick ! »

-« Une minute… Il a un casier ? » interrompit Martha en se rendant compte que Kate avait certainement découvert certaines choses.

-« Rien de bien grave… Il a juste été arrêté se baignant nu avec des amis. La chute des feuilles je suppose… » laissa échapper Kate, tout en pensant à Castle. « Et comment il va ? Rick… » demanda-t-elle en fuyant le regard de Martha. Certainement pour ne pas qu’elle y remarque les larmes qu’elle retenait.

-« Il s’occupe… » se fit-elle très vague.

-« Il écrit un nouveau roman ? »

-« On peut dire ça. »

Kate n’insista pas plus. Elle voyait bien que Martha évitait de répondre à ses questions et elle n’avait pas envie d’entendre que Castle avait trouvé une autre muse et qu’il continuait sa vie sans se préoccuper d’elle.

Elle se contenta de répondre par un « Bien » et la discussion dériva sur Kate et le bébé. Martha s’intéressa à tout ce que Kate avait déjà préparé pour sa venue et cette dernière fut un peu mal à l’aise d’avouer que la plus grande partie de ce qu’elle avait lui avait été offert par les Ryan.

Martha  mourrait d’envie de lui parler de Richard, de tout ce qu’il faisait pour elle s’en qu’elle ne s’en rende compte. De tout le mal qu’elle lui faisait. Mais en la voyant toute cette rancune c’était envolée. La petite étincelle de bonheur qu’elle avait l’habitude de voir dans les yeux de la jeune femme avait disparue. Elle semblait tellement triste et perdue, même si elle faisait tout ce qu’elle pouvait pour donner le change, c’était évident que ce n’était pas assez pour que ça ne se remarque pas. Elle était malheureuse et ça se lisait sur son visage. Elle préféra parler de tout et de rien, passer un bon moment avec elle, plutôt que de l’assommer de reproches et aggraver encore la situation. Au moins une chose était claire pour Martha : Kate aimait toujours son fils et quand ils auraient fini de se comporter comme des abrutis, tout s’arrangerait.

Elles passèrent encore une petite heure à regarder les quelques vêtement que Kate avait. La chambre qui se préparait lentement. Kate se sentait bien, elle adorait Martha. Elle se souvenait que quand elle était avec Castle, Martha la considérait comme un membre de la famille et elle s’y sentait vraiment à sa place.

Il était plus de midi lorsque Martha repartit. Mais le temps passa si vite que Kate ne se rendit même pas compte que son père était en retard. En fait il avait croisé Castle qui était assis derrière la porte, les espionnant, et il l’avait emmené boire un verre pour discuter un peu plus longuement avec lui. Après tout, si Martha s’occupait de Kate, elle ne risquait rien et ils pouvaient bien s’absenter un moment.

Après le départ de Martha, Kate se sentit vraiment mal : le sentiment de solitude était infernal. Elle avait beau nier tant qu’elle voulait, Rick lui manquait bien plus que ce qu’elle aurait pu se l’imaginer. Malgré se sentiment affreux, la visite de Martha l’avait épuisée et elle s’endormit sans même s’en rendre compte.

« Kate … »

« Castle ? Enfin…. » répondit Kate avec un grand sourire, comme si tout cela était tellement naturel.

Rick la prit dans ses bras, il la serrait contre lui, l’embrassait et lui parlait doucement tout en caressant le ventre de la jeune femme.

« Je t’aime Castle…. Si tu savais comme tu m’as manqué, comme j’avais envie de te voir. » avoua Kate les yeux remplis de larmes.

« Moi aussi je t’aime ma chérie. Je n’en pouvais plus de rester loin de toi, loin de vous deux. »

C’est la sonnerie de son portable qui fit sursauter Kate au moment où les lèvres de Rick allaient de nouveau se poser sur les siennes. Elle mit du temps à comprendre que tout ça n’était qu’un rêve et qu’elle était toujours seule dans son appartement. C’est avec des larmes dévalant son visage et la gorge serrée qu’elle répondit.

-« Beckett… Wah, c’est super ! Félicitation Ryan. »


judy1  (19.04.2013 à 19:03)

Chapitre 15 : 

 

La petite Ilona Ryan était née un peu plus tôt dans la matinée. D’un côté, elle mourrait d’envie de prendre un taxi et de foncer la voir, mais de l’autre elle se doutait bien que Jenny devait être fatiguée et qu’elle avait bien besoin de calme et de repos.

Elle se leva, regarda sa montre, et quand elle se rendit compte de qu’il était plus de 3 heures de l’après-midi elle appela son père pour savoir si tout allait bien. Il lui répondit juste qu’il avait croisé un ami en allant chez elle et que comme il n’allait pas très bien il l’avait emmené boire un verre pour discuter. Ils continuèrent à discuter de tout, de rien, et de cet ami qui s’en voulait d’avoir été nul avec sa petite amie et qui passait son temps à la suivre partout pour veiller sur elle. Kate lui répondit que ce type devait soit être un crétin, soit l’homme le plus adorable du monde. Jim se contenta de sourire et la discussion s’arrêta là.

Seule chez elle, Kate commença à repenser aux conseils de Martha. Il était grand temps de préparer la venue du bébé avant qu’elle ne soit incapable de se bouger. Elle commença donc par fouiller sur le Net. Elle pensait juste voir un peu se qui se faisait et ce dont elle allait avoir besoin, mais en visitant certains sites, elle trouva les chambres ‘bébé’ irrésistibles et commença à faire son choix. Une heure plus tard elle en était à chercher sa carte de crédit pour remplir le bon de commande, mes ses pensées étaient toujours envahies par l’idée de rendre visite à Jenny et à la petite Ilona. Elle s’empressa de compléter le bon de commende virtuel en recopiant les codes de la chambre qu’elle avait choisie, nota son nom, l’adresse de livraison et les informations utiles pour le mode de payement.

Après avoir envoyé la commande, elle prit une douche, choisit des vêtements plus beaux et plus chics pour sortir de chez elle. Et oui, vu qu’elle ne sortait pas elle pouvait passer ses journées avec les tee-shirts de Castle et de vieux pantalons de jogging, personne ne se permettait de lui faire la moindre remarque. Même Martha n’avait pas l’air d’avoir été choquée. Mais elle ne pouvait quand même pas sortir de chez elle dans cette tenue. Elle se dépêcha de se préparer et avant de sortir elle paya la chambre qu’elle venait de commander grâce au mail transmis par le site, et prise dans l’agitation elle ne vérifia pas la liste des achats. Elle attrapa le sachet contenant la robe qu’elle avait acheté pour le bébé de Ryan et fit le chemin à pieds jusqu’au coin de la rue pour acheter un petit bouquet de fleurs à offrir à Jenny.

Elle stoppa un taxi et arriva à l’hôpital une vingtaine de minutes plus tard. Une fois dans le service de maternité, elle demanda le numéro de la chambre à une infirmière et toqua doucement, pour ne pas réveiller Jenny au cas où elle se serait endormie

-« Hey… » fit Beckett avec le sourire en entrant.

Elle donna le cadeau à Kevin et le bouquet de fleurs à Jenny. Elle remarqua tout de suite Esposito assis sur l’appui de fenêtre, Lanie juste à coté de lui, sa main dans la sienne.

-« Alors, il est toujours pour dans 3 mois ce petit bonhomme ? » demanda Jenny, mettant toujours les pieds dans le plats, sans s’en rendre compte.

-« Oui, enfin, un peu plus de deux mois… » reprit-elle en essayant de deviner la petite Ilona sous la couverture du lit bébé.

-« Tu as trouvé un prénom ? » s’intéressa Esposito avec empressement.

-« Heu… Non. Pas encore. J’ai encore quelques semaines pour y réfléchir. » répondit-elle en se demandant pourquoi Ryan avait aussi nerveux.

C’est à ce moment là qu’elle sentit une présence derrière elle et qu’elle remarqua Rick tenant le bébé dans ses bras. Ils se plongèrent dans les yeux l’un de l’autre. Ils restèrent un long moment à s’observer, le regard chargé d’espoir, mais triste à la fois. Les lèvres de Kate bougeaient, mais aucun son ne sortait. L’atmosphère se fit très pesante d’un seul coup. Elle détourna le regard et baissa les yeux.

-« Reste. » Fit Rick en posant une main sur son épaule. « J’allais m’en aller de toute façon. »

Il s’approcha de plus en plus près et déposa Ilona dans ses bras, tout en lui murmurant à l’oreille :

« Tu es magnifique. »

Il félicita encore une fois Kevin et Jenny pour cette jolie petite fille et quitta la chambre, non sans se retourner pour admirer Kate tenant le bébé.

Il l’a trouvait sublime. La grossesse la rendait encore plus belle à ses yeux, bien qu’elle ait les traits tirés par la fatigue et le teint très pâle. Il devait quitter cette chambre, il ne s’attendait pas à la rencontrer, il pensait qu’elle éviterait les visites du premier jour, car en général il y avait beaucoup plus de monde… Toujours est-il que la voir lui avait fait un coup au cœur. Il avait eu envie de la serrer contre lui, de l’embrasser et de caresser son ventre pour que son fils sente sa présence. Mais il ne pouvait pas. Il avait dû se contenter d’un échange de regard, intense, mais pas encore assez à son gout. Il était partit pour ne pas créer d’incident et laisser à Kevin et Jenny un bon souvenir de la naissance de leur fille.

Kate était restée figée sur place, et si elle n’avait pas la responsabilité de la petite Ilona, ses jambes auraient certainement déjà flanchées.

Elle le regarda quitter la pièce et resta encore un bon moment à fixer la porte qui s’était déjà refermée.

-« Kate ? » demanda doucement Lanie pour ne pas la faire sursauter.

Elle se retourna et regarda la légiste sans trop comprendre ce qui se passait.

« Tout va bien ? » demanda-t-elle en posant son verre entre elle et Esposito.

-« Ah… Heu, oui. Tout va bien, merci. » assura-t-elle en regardant la petite fille dans ses bras.

Elle la regardait tout en souriant, caressant délicatement sa joue avec son index.

« Elle est vraiment toute mignon. Félicitation à vous deux. Enfin, surtout à toi. » fit-elle en rendant le bébé à sa maman.

-« Tu verras, ton petit bonhomme sera certainement à croquer lui aussi… » dit Jenny avec le sourire en embrassant sa petite princesse.

-« Oui, enfin… J’ai déjà eu un aperçu de ce que sont les contractions et là, bahhh je ne suis pas trop pressée de revivre ça tu vois… »

Cette réflexion fit Exploser de rire l’ensemble de ses amis.

-« Il faudra bien qu’il sorte tout de même. Je veux le voir ce bébé moi… »

-« Râles pas Javier…. Bien sûr que tu le verras. Et avec un peu de chance tu serreras la main de Kate… » se moqua Lanie en regardant la main bandée de Ryan.

L’ambiance redevint détendue et très joviale. Mais au bout d’une demi-heure Lanie et Kate remarquèrent que Jenny s’endormait, alors la légiste embarqua son petit ami par le bras et ils quittèrent la chambre à leur tour.

Ils venaient juste d’arriver au bout du couloir que Ryan apparu, courant pour les rattraper.

-« Beckett… » fit-il, essoufflé, en arrivant à leur hauteur.

Lanie, Esposito et Kate se regardèrent, se demandant ce qui se passait. Mais Ryan les regarda avec insistance, exprimant le désir de parler seul-à-seul avec elle.

-« Je suis désolé… Pour Castle. » précisa-t-il mal à l’aise en voyant le regard interrogateur de Kate.

-« Pas de soucis. »

Elle voulut se retourner, mais Ryan n’avait pas l’air plus convaincu que ça, alors elle continua.

« Je sais que Castle est votre ami. Ce qui se passe entre nous… Justement, c’est entre lui et moi. Je ne vous empêche pas de le voir, ni de l’inviter à vos petites fêtes, c’est même super… »

-« Tu es sûr ? »

-« Mais oui. » assura-t-elle avec le sourire. « Je t’assure que ça va. »

En fait, elle était contente de l’avoir vu. Même si ça lui avait fait de la peine qu’il ait l’air de se moquer complètement d’avoir bientôt un fils, elle s’était sentie bien au moment où leur regards s’étaient croisés. Dommage que ça n’ai duré qu’un bref instant.

Elle passa une partie de la soirée chez Lanie, en compagnie du couple. Mais s’éclipsa au moment où elle sentie que sa présence gênait.


judy1  (20.04.2013 à 19:36)

Chapitre 16 : 

 

Deux semaines de plus s’étaient écoulées. Lanie était passée chercher Kate tôt dans la matinée, et au programme : achat de vêtements taille 1 à 6 mois, de savons, crèmes et tout ce dont Kate allait avoir besoin dans les premiers temps. Ensuite, déjeuner au resto entre fille (temps que c’était encore possible) et peut-être une après-midi cinéma si Beckett n’était pas trop fatiguée.

-« Ohhhh regarde comme c’est adorable ça… » s’exclama Lanie.

-« Je te rappelle que c’est un garçon que je vais avoir. Alors je doute que je lui mette une salopette mauve à fleurs ! » Explosa de rire Kate devant Lanie qui fit une moue de mécontentement. « Mais vas y, achète-la, ça décidera peut être un certain enquêteur de mon équipe. » continua-t-elle de se moquer.

Lanie remarqua tout de suite les bodys que Kate regardait. Sur l’un deux une petite couronne de prince et sur l’autre un éloge au « super papa ». Elle ne dit rien, se contenta de sourire malgré un petit pincement au cœur. Décidément, Kate pouvait prétendre ce qu’elle voulait, elle était loin d’avoir tiré un trait sur son petit écrivain.

-« Ils sont supers beaux ceux là. » se contenta-t-elle de dire.

-« Oui… Enfin… Pour celui-là… » soupira Kate en reposant le ‘super papa’ sur la pile avec les autres.

Le sourire de Lanie réapparu. Derrière le dos de Kate elle reprit le body et l’ajouta ni vu, ni connu aux autres articles sélectionnés.

Elles continuèrent à faire l’inventaire de tous les rayons, faisant un véritable carnage dans les habits garçons. Tout était trop mignon et les deux jeunes femmes étaient incapables de choisir. Elles n’en étaient qu’au premier magasin et déjà ce petit avait tout ce qu’il fallait, et bien plus encore. Pour un bébé qui n’avait encore rien à se mettre quelques heures plus tôt, là il ne risquait pas de mourir de froid.

-« Oh Lanie ! On ne peut pas prendre tout ça ? » soupira Kate, se résignant à devoir faire un tri.

-« Pourquoi ? J’ai pris ma carte, et j’ai celle de Javier aussi. »

-« Non, ce n’est pas une question d’argent… Mais comment on fait pour porter tout ça ? »

-« Ne vous inquiétez pas mesdames. Nous avons un service de livraison à domicile si vous le désirez. Tous vos achats chez vous, dans une soirée, pour 15 $ » intervint l’une des vendeuses qui les observaient avec intérêt.

-« Tu vois… Tu n’as même pas à choisir… » répliqua Lanie en remettant deux chemises dans le panier.

-« Je devrais remettre les chemises dans le rayon… C’est un bébé ! Il n’a pas besoin de se mettre sur son 31 pour être mignon. »

-« Tu prends les chemises… Et non, même tout nu il sera de très loin le plus beau de toute la maternité. Tu inventeras bien une occasion de le faire tout beau : la visite de marraine, c'est-à-dire moi. La première sortie. Sa rencontre avec … » elle mourait d’envie de parler de Rick, Esposito lui avait raconté qu’il la surveillait de très près et qu’il veillait sur eux deux. « … Enfin, tu trouveras bien. » termina-t-elle en soupirant.

Quand la vendeuse annonça le montant des achats, Kate ouvrit de grands yeux et déglutit.

-« Comment peut-on dépenser autant en ne faisant qu’une seul magasin ? » demanda Kate à voix basse.

-« Tu veux la carte de Javier pour payer ? » proposa Lanie avec un petit sourire.

-« C’est pour le déjeuner qu’il à donné son accord, Lanie ! Je doute qu’il apprécie de se retrouver à découvert avant d’avoir lui-même à avoir ce genre d’achats à faire. »

Kate régla la note, avec le supplément de 15 $ pour la livraison et donna son adresse au dos du double du ticket.

La vendeuse replia tous les vêtements, les emballa dans un immense sac et y accrocha le double du ticket de caisse après avoir introduit l’adresse dans le fichier destiné au livreur. La vendeuse précisa à Kate qu’elle devait garder le ticket comme preuve pour la livraison et qu’elle devait inspecter le contenu du sac tant que le livreur était encore présent car après plusieurs abus de la part de clients peu scrupuleux, les réclamations en cas de livraison n’étaient plus prises en compte. Beckett n’était pas très rassurée par cette pratique, mais étant donné l’importance des achats, il était impossible qu’elles puissent continuer à se balader en les emportant, et Lanie savait que si elles faisaient un détour pour rentrer chez Kate, celle-ci ne voudrait plus ressortir de chez elle.

 Les deux femmes venaient de sortir du magasin, heureuses d’avoir suivit les conseils de Jenny et d’avoir commencé par cet endroit, elle était de bonne humeur car en quelques heures seulement Kate avait trouvé presque tout ce qu’il lui fallait et la corvée des courses était terminée pour aujourd’hui. Elle n’avait plus qu’à se détendre tranquillement avec Lanie et attendre que la chambre soit livrée pour y ranger ses achats.

Elles se baladaient en essayaient de trouver un accord pour le choix du resto où elles allaient déjeuner. Au bout de quelques minutes seulement Kate stoppa net. Lanie continua une fraction de seconde à parler toute seule avant de se rendre compte que son amie s’était complètement figée sur place, regardant au loin avec insistance, comme si elle avait vu un fantôme.

-« Mais qu’est ce que tu…. Oh non Dieu… »

Richard Castle venait de sortir d’une bijouterie, une folie jeune femme à son bras.

-« C’est pas ce que tu crois Kate, ça ne peut pas être ça… »

 Lanie essayait de se faire convaincante, mais Kate n’écoutait pas, elle s’était avancée, comme par réflexe, pour s’assurer de ce qu’elle voyait. Peu de temps avant ils s’étaient croisés à la maternité. Le voir tenant la petite Ilona avait fait naitre un petit espoir en elle : peut-être n’était-il pas si insensible que ça ? Peut-être qu’il finirait par changer d’avis en voyant son fils ? Et ces quelques paroles « tu es magnifique », qu’en penser ? Son cœur avait fait un énorme bond dans sa poitrine à ce moment là. Son regard l’avait hypnotisée, elle avait eu envie de se jeter dans ses bras, mais l’angoisse de se faire rejeter l’avait clouée sur place. Elle avait dû se contenter de le regarder quitter la pièce, mais en gardant ce petit espoir que les choses s’arrangeraient quand il verrait son fils. Et aujourd’hui, la petite bulle dans laquelle elle vivait depuis deux semaines venait d’éclater. Il était avec une autre, et visiblement les choses en étaient très sérieuses.

-« Oh… Rick… Elle est trop belle ! » Gloussait la blonde en regardant le diamant à son doigt.

-« Mais de rien… En fait je n’ai pas fait grand-chose… » Répondit Rick avec un sourire.

-« Félicitation. » Dit Beckett en se plantant devant eux et regardant avec colère Rick droit dans les yeux. « Finalement je ne te manque pas tant que ça, tu m’as déjà remplacée. Tu devrais quand même arrêter de les prendre de plus en plus jeune, tu vas finir par avoir des problèmes avec les mœurs. »

-« C’est pas ce que tu crois… je… » bafouilla Kate.

-« Pas la peine de t’expliquer. En fait tu as bien raison d’en profiter. » lança Kate en appelant un taxi.

-« Mais enfin, tu vas arrêter de dire n’importe quoi ? » s’emporta Castle.

Elle ne s’attendait pas à ce qu’il hausse le ton et ce comportement eut au moins le mérite de la surprendre.

« S’il te plait écoute-moi… Juste une minute au moins… » Continuait Castle sur un ton toujours aussi sec. « C’est la sœur de Gina et.. »

-« Wah... Super ! Tu sais, tu n’es pas obligé de te faire toute la famille ! » ironisa Kate en ouvrant la portière du taxi.

-« Là tu vas trop loin Kate. » prévint-il en la regardant froidement. « Mais c’est facile de me faire une scène à chaque fois qu’on se croise et de t’enfuir en courant. On ne pourrait pas en discuter ? » demanda-t-il froidement.

-« Je suis fatiguée là… Je devrais rentrer. Je n’ai pas envie que MON bébé vienne au monde trop tôt. » répondit-elle tout aussi froidement.

-« Bien ! Puisque c’est comme ça que tu le prends… » se résolut-il en claquant la portière après qu’elle soit montée dans le véhicule.

Il regarda la voiture s’éloigner tout en soupirant.

-« Je suis désolée Castle… » fit tristement Lanie. « Qu’est ce que tu comptes faire ? Tu vas la rattraper ? »

Il réfléchit une seconde… Non, il y réfléchissait déjà depuis un bon moment à cette solution. Mais il aimait Kate, et jusqu’à maintenant il n’avait eu aucune envie de lui faire aussi mal.

-« Elle me reprochait souvent d’être trop sympa avec mes Ex… Et bah elle va voir ce que c’est … » fit-il en s’éloignant, laissant Lanie et la petite sœur de Gina en plan devant la bijouterie.


judy1  (21.04.2013 à 19:11)

Chapitre 17 : 

 

Le lendemain dans la journée Jim avait enfin réussi à calmer sa fille qui s’énervait parce que les livreurs s’étaient trompés d’adresse pour la livraison des meubles. Elle devait attendre 3 jours de plus avant de pouvoir ranger tous les habits qui envahissait la table de la salle à manger.

Contrairement aux autres jours Jim tenait à rester, il savait que sa fille allait avoir besoin de son aide et que ce n’était qu’une question de minutes avant que son petit monde ne s’écroule : Il avait passé la soirée chez lui à parler avec Rick qui venait de faire une chose affreuse. Il s’en voulait déjà car il savait très bien que ça allait démolir Kate, mais il n’en pouvait plus de rester loin d’elle, de la laisser le détester en imaginant qu’il ne voulait pas LEUR bébé. Il voulait juste que Kate sache qu’il était prêt à assumer.

Une personne toqua à la porte, Kate se leva pour lui ouvrir. Un coursier donna l’enveloppe à sa destinataire tout en lui demandant de bien vouloir signer la feuille du reçu. Elle referma la porte et commença à lire le courrier tout en restant dans l’entrée.

-« C’est pas vrai ! » s’exclama-t-elle, furieuse.

-« Quoi ? » demanda innocemment son père.

-« C’est Castle… Il demande la garde du bébé… Il n’a pas le droit de faire ça… Il n’est même pas né ! » fit elle en se laissant tomber sur le canapé.

-« Techniquement, c’est son fils… Il en a le droit. Il prend juste un peu d’avance. » répondit Jim avec un sang froid déconcertant.

 En fait s’il ne savait pas que Castle allait faire machine arrière en massacrant lui-même ses chances avec l’assistantes sociale, il foncerait directement chez lui pour le réduire en miettes. Mais complètement anéantie par cette nouvelle, Kate ne réalisait même pas.

-« Pourquoi il fait ça ? Il n’en veut pas de se bébé… »

-« Tu en es certaine ? Tu l’as écouté ? »

Kate releva la tête, comprenant que le discourt de son père ne plaidait pas en sa faveur et qu’il était forcément au courant d’une chose qu’elle ignorait.

« Crois-moi, tu devrait au moins y penser… » Il se leva, pris la lettre des mains de sa fille et s’assit à ses cotés. « Il reste deux mois à ce petit avant que ces parents ne se livrent une guerre sans fin pour savoir lequel sera meilleur que l’autre. Deux mois pour grandir à l’abri du monde extérieur. Peut-être que tu devrais mettre cette période à profit pour apaiser les choses entre vous. »

-« Parce que tu penses que je peux être calme là. Il veut MON bébé. Le mien ! Si c’est la guerre qu’il veut, très bien. Il ne le verra jamais son fils… » réagit-elle furieusement en se levant.

Jim se prit la tête entre les mains, tout en soupirant. Se demandant si Castle avait imaginé ce genre de scénario catastrophe dans ces petites théories.

Il fallut le reste de l’après midi à Jim pour apaiser sa fille et lui rappeler que de toute façon le bébé n’était pas encore né, et que même si une assistante sociale se présentait pour faire usa visite de routine, personne ne pourrait rien décider tant que ce petit bonhomme ne pointait pas le bout de son nez. Kate accepta de se calmer uniquement parce qu’une naissance anticipée ne plaiderait pas en sa faveur.

Apres que sa fille se soit enfin endormie, Jim prit un taxi et se rendit immédiatement chez Castle.

-« Jim...» Fit Rick angoissé de le voir chez lui à plus de 11 heures de soir. « Qu’est ce qui se passe ? Non... Kate ! »

L’angoisse de Rick fit rire Jim qui du coup s’invita à entrer.

-« Elle a reçu un courrier assez méchant dans l’après midi. Elle digère la nouvelle. Enfin, je pense. » Il observait Castle. Il avait l’air perdu, il devait être désespère pour en arriver à cette situation extrême. « Elle est furieuse... Mais elle essaye de se maitriser pour le bébé. »

-«Elle était déjà furieuse avant ! » remarqua Castle.

-« Ca va être la guerre!! Vous savez vraiment ce que vous faites ?»

-« Je veux ce bébé autant qu’elle. Je n’en peux plus de rester dans l’ombre à l’admirer tous les jours et me rappelant que je n’ai plus le droit de l’approcher, de la toucher. Je l’aime. Je ne lui prendrais pas son fils. Je vous ai promis de stopper la procédure et je le ferais. Je veux juste qu’elle se rende compte que je suis là. Que j existe et que je souffre. »

Jim posa sa main sur le bras de Rick, lui assurant une fois de plus son soutient. Mais l’avertissant que s’il ne tenait pas sa parole et ne stoppait pas les démarches, c’est sa fille qu’il soutiendrait. Il en profita également pour lui suggérer d’appeler leurs amis communs et leur expliquer les choses à sa façon s’il ne voulait pas qu’une certaine légiste lui fasse bouillir la cervelle pour son déjeuner.

Après cette petite note d’humour, ils se serrèrent la main et Jim s’en alla.

Chez elle, seule dans son lit, Kate avait attendu d’entendre la porte de l’appartement se refermer pour fondre en larmes. Les questions se bousculaient dans sa tête: s’il voulait ce bébé, pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt ? Elle réalisa tout d’un coup que c était elle qui évitait toute discussion. Était-ce vraiment ce qu’il voulait lui dire ? Regrettait-il vraiment les mots qu’il avait prononcés en apprenant la grossesse ? Avait-elle tout faux depuis le début ? Avait-elle vraiment été trop loin cette fois ? 

Elle se releva. Evidemment qu’une fois de plus elle avait tout faux, cette lettre le prouvait ! Elle redescendit au salon et s’installa dans le divan pour la relire, plus calmement cette fois et en analyser le contenu. Le calme de son père l’avait dérangé. Elle voulait savoir pourquoi elle était la seule en colère. Qu’est ce que contenait cette lettre qu’elle n n’ai pas vu ?

Elle finit par s’assoupir dans le divan et ne se réveilla que le lendemain matin, cette fameuse lettre toujours entre les mains. Elle commença sa journée par la relire et d’un seul coup, c’est comme si la réponse lui sauta aux yeux. Elle se redressa, la relu à nouveau pour être certaine de ce qu’elle venait de découvrir, prit l’enveloppe et l’inspecta à son tour. Aussi étrange que cela puisse paraitre, un immense sourire envahit son visage. Elle ne s’était pas sentie aussi bien depuis des mois, et malgré le message de cette lettre, elle était heureuse de l’avoir reçue.

Elle regarda sa montre, il était à peine 7 heures. Elle s’habilla en quatrième vitesse et sortit, direction la morgue. Il fallait qu’elle en parle à quelqu’un, et qui d’autre que sa meilleure amie pour l’aider à raisonner.

-« Hey… Qu’est ce que tu fais là ? Tu es tombée du lit ? » Demanda Lanie avec humour en entrant dans son bureau et découvrant Kate qui l’attendait tout en se demandant ce qu’il pouvait y avoir dans les bocaux sur les étagères. « C’est pour admirer une phalange en parfait état de conservation depuis 30 ans que tu es si matinale ? » continua-t-elle avec son humour de morgue.

-« Oh…Euh…Non ! » répondit Kate avec une moue dégoutée, s’éloignant du bocal en question. « J’ai reçu un courrier de Castle…Enfin, de son avocat surtout. »

-« Son avocat ? Et qu’est ce qu’il te veut ? »

-« Lis. » elle tendit la lettre à Lanie et la laissa lire en silence.

-« Quoi ? Comment ça il demande la garde ? » S’exclama-t-elle.

-« Et c’est tout ? » constata Kate avec étonnement. « Alors en fait, tu étais au courant ? »

-« Quoi ?? Non… Je t’assure, j’ignorais… »

-« Et ben tu vois, là c’est vraiment convainquant ! » s’amusa Beckett. « Avoues, tu savais… Probablement même avant moi… » Insista Kate.

-« Ok, j’avoue… Je savais. Mais depuis ce matin seulement. Il a téléphoné il devait être 6 heures… Il est toujours aussi matinal ? » devant les yeux furieux de son amie, elle arrêta de plaisanter et poursuivit. « Il m’a expliqué ce qu’il avait fait et les raisons qui l’avaient poussés à agir. Il voulait m’expliquer avant que tu ne le fasses et que j’ai envie de le tuer. »

-« Tu es sérieuse là… ? »

-« Même à distance j’avais envie de le tuer. Bon… Et si tu me disais ce qui te rend aussi heureuse avec cette lettre ? »

 


judy1  (22.04.2013 à 18:56)

Chapitre 18 : 

 

Lanie ne comprenait plus rien. Cette lettre aurait dû la démolir, alors elle ne comprenait pas pourquoi Kate affichait un tel sourire et une mine radieuse comme elle ne l’avait plus vue depuis des mois.

-« Alors ? » s’impatienta Lanie.

-« Mais lis ! » insista Kate, avec le regard rieur.

-« Je l’ai déjà lu deux fois et je ne comprend toujours pas…. A moins que ce soit le million de dollars de dédommagement qu’il te réclame au cas où VOTRE fils ne porterait pas son nom, je ne vois vraiment pas ce qui te rend aussi heureuse. »

Kate se mit à rire.

-« Oui, ça aussi c’est vraiment mignon. »

-« T’as fumé quoi ce matin ? » demanda la légiste avec son air accusateur.

-« Rien, je t’assure. »

Kate s’approcha de Lanie, et lui montra un passage.

-« Rien que ce passage là… »

« Selon les constatations du Docteur Fowoll, votre grossesse sera à terme dans 7 semaines. Sachez que Monsieur Richard Castle revendique la paternité de cet enfant et qu’une demande sera introduite, dans les plus bref délais,  auprès des services sociaux afin d’obtenir la garde de votre fils.

Si vous désirez contester la paternité de Monsieur Castle, veuillez prendre contact avec ma secrétaire pour fixer un rendez-vous. »

-« Et ??? J’ai dû louper un truc, ou alors il y a un message codé que je n’ai pas vu parce que franchement, je ne vois pas ce qu’il y a de très réjouissant là-dedans.

-« J’ai dû lire une centaine de fois avent de comprendre moi aussi… Et regarde l’enveloppe. »

Lanie pris l’enveloppe, l’inspecta sous tous les angles avant de la rendre à Beckett en la fusillant du regard.

-« Tu comptes m’expliquer ce qui te rend aussi heureuse, parce que j’ai du travail qui m’attend dans la pièce d’à côté. »

-« Il sais qu’on va avoir un fils. Que c’est le Docteur Fowoll qui suit la grossesse et que le bébé est prévu pour dans 7 semaines… Regarde l’enveloppe. L’adresse, ce n’est pas celle de mon ancien appartement, non… Pourtant, il n’est pas sensé savoir tout ça. »

-« Et tout ça rien qu’avec quelques lignes… Comment tu peux être aussi bon inspecteur et aussi nul dès qu’il s’agit de Castle ? » fit remarquer Lanie en levant les yeux au ciel. « Et il à vraiment fallu qu’il aille jusque là pour que tu te rendes compte qu’il ne t’a pas abandonné ! » continua-t-elle à soupirer.  « Qu’est ce que tu vas faire ? Discuter avec Castle, ou prendre un avocat ? »

-« Je ne compte pas me battre contre Castle. De toute façon, je me suis ruinée rien qu’en achetant une partie des affaires pour le bébé… Je dois attendre le mois prochain pour acheter les biberons, et…  Et tout ce qui va avec, alors ce n’est pas pour engager un avocat qui, de toute façon, ne sera pas à la hauteur de ce que peut se payer Castle. Alors à quoi bon ? »

-« Si tu lui laisse la garde, tu n’auras pas besoin de biberons ! » plaisanta Lanie.

-« Très drôle… Non, on pourrait peut-être trouver un terrain d’entente, je pourrais lui laisser de temps en temps. » elle fronça le nez en souriant devant le regard peu convaincu de Lanie. « Je n’obtiendrais pas mieux que la garde partagé hein ? »

-« Non. » affirmat-elle d’un ton sec. « Mais pour l’obtenir, il va bien falloir aller le voir et en parler… » se réjouit-elle en ouvrant la porte. « Maintenant que tu as enfin commencé à ouvrir les yeux, je peux y aller ? Parce que tes collègues attendent des résultats d’analyse ! »

Lanie quitta la pièce, laissant Beckett en pleine réflexion. Il fallut plus d e10 minutes à la jeune femme pour se décider et quitter la morgue, direction l’appartement de Castle.

-« Kate ? » fit Martha surprise en ouvrant la porte.

-« Bonjour… » répondit-elle très mal à l’aise. « Euh… Rick est là ? »

Martha afficha un sourire de soulagement. Kate n’avait pas l’air furieuse suite à la lettre qu’elle devait avoir reçu, elle semblait juste très embêtée.

-« Non… Mai sil ne devrait pas tarder. Tu veux entrer pour prendre un café en l’attendant. »

Kate avait ouvert la bouche pour parler, mais ce n’était pas sa voix qui se fit entendre.

-« Ce n’est pas la peine, elle ne va pas rester. » répondit Rick en arrivant d’un pas déterminé. « Qu’est-ce que tu veux ? »

-« J’ai reçu la lettre de ton avocat. » commença-t-elle, dans ses petits souliers.

Martha s’éclipsa doucement, mais restant à proximité pour écouter discrètement leur conversation.

-« Et ? Tu comptes contester ma paternité ? Après tout ce n’est peut-être pas mon fils. » son regard était dur et le ton de sa voix n’avait rien d’amical.

-« Quoi ? Mais bien sûr que si il est de toi. Je ne t’ai jamais trompé… »

-« Bien. Ça fait au moins un point de réglé. » jubila-t-il derrière cette façade froide et distante. « Dans ce cas, tu comprendras que tu n’as aucun droit de m’interdire de le voir. Si tu as d’autres questions, vois ça avec mon avocat. »

Il allait refermer la porte, mais Kate la bloqua avec son pied, dans un dernier reflexe.

-« On pourrait discuter… On n’est pas obligé de passer par les avocats et les assistantes sociales. » intervient-elle, pleine d’espoir

Derrière la porte, Martha soupira de bonheur. Enfin Katherine Beckett revenait sur ses positions.

-« J’en ai assez de te courir après. C’est trop tard. Prend rendez-vous avec Maitre Jinkins et je viendrais peut-être discuter avec toi. En attendant, je vais lui téléphoner pour lui demander de lancer la procédure, tu viens de reconnaitre que cet enfant est le mien, donc je ne vois pas pourquoi je devrais attendre d’avantage pour en profiter. »

Il lui ferma la porte au nez avant de se rendre dans son bureau et de se servir un verre de whisky qu’il bu d’une traite en se demandant si sa tactique était vraiment la meilleure.

-« Richard Alexandre Rodgers… Je peux savoir ce qui te prend ? » Martha lui laissa le temps de se rendre compte de sa présence avant de continuer. « Tu attends qu’elle vienne te voir depuis plus de 5 mois. Tu fais appel à ton avocat pour la booster un peu… Et quand enfin elle ouvre les yeux tu fa mets à la porte ? Est-ce que tu te rends compte de ce que tu viens de faire ? »

-« Oui je m’en rend parfaitement compte mère. Et crois-moi, j’aurais préféré la prendre dans mes bras et l’embrasser plutôt que de lui claquer la porte au nez. »

-« Et qu’est-ce qui t’en a empêché ? » demanda-t-elle, perdu dans le raisonnement de son fils.

-« Je ne veux pas qu’elle pense que c’est aussi simple que ça. Je veux qu’elle se rende compte de ce qu’elle m’a fait subir, je veux qu’elle souffre à son tour. »

-« C’est un petit jeu très dangereux ça Richard. Tu ne devrais pas t’y risquer. » Elle le laissa se resservir un second verre et le vider. « Tu as promis à Jim de faire marcha arrière, d’arrêter cette procédure… Tu comptes toujours la faire, n’est-ce pas ? Tu ne vas pas aller jusque là tout de même ? » s’inquiéta-t-elle devant l’obstination de son fils.

-« Mais bien sûr que non… La demande à été introduite et Paul m’a assuré qu’il allait demander une faveur à une amie des services sociaux pour que le dossier soit vite traité. Je veux juste lui faire peur, je veux juste qu’elle imagine qu’elle puisse perdre son enfant, qu’elle se rende compte de ce que je ressens depuis qu’elle est partie. J’ai promis de laisser tomber, et je le ferais… Et même si ce n’est pas possible, je ne tiendrais pas compte du jugement, ce sera à elle de choisir finalement. Mais quoi qu’il arrive, je n’abandonnerais pas mon fils. »


judy1  (23.04.2013 à 19:28)

Chapitre 19 : 

 

A peu plus d’une semaine après cette prise de tête avec Castle, une femme d’une bonne cinquantaine d’années se présenta au domicile de Beckett.

-« Mademoiselle Katherine Beckett ? »

-« Oui… » répondit prudemment Kate qui n’ait aucune idée de ce qui allait lui tomber dessus.

-« Eléonore DeWinnters. Je travaille pour le département de l’aide à l’enfance, et comme vous vous en doutez, je suis mandatée par Maitre Jinkins et son client afin d’établir un rapport préliminaire quand à la garde de votre enfant. Je peux entrer ? »

Cette femme parlait vite et d’un ton assuré. Elle venait de prononcer cette phrase d’une seule traite tout en lui tendant les différents papiers qui certifiaient à la fois son identité et le but de sa visite.

-« Bien sûr. » répondu simplement Kate en la laissant entrer.

Elle laissa passer la femme devant elle, l’invitant à entrer et à prendre place à la table de la salle à manger. Elle n’en revenait pas que ça aille aussi loin, que Castle ait vraiment introduit cette demande et qu’ils soient vraiment en train de se déchirer pour cet enfant qui avait pourtant été conçu avec un amour infini.

-« Je peux vous offrir à boire ? » demanda poliment Kate.

-« Juste un verre d’eau, ça sera parfait. »

Kate apporta donc une bouteille d’eau, deux verre et en remplis un au 2/3 avant de le poser en face de son ‘invitée’ à côté du dossier déjà épais d’une vingtaine de feuilles qu’elle venait de sortir de son sac.

-« Il parait qu’au cours de votre 15ème semaine, vous avez été prise de contractions, dues au stress et à votre vie désorganisée, c’est exact ? » commença-t-elle, sans aucun tact.

-« C’est exact… » reconnu Kate.

Eléonore DeWinnters n’était pas une mauvaise femme, bien au contraire. Elle faisait ce métier depuis plus de 25 ans et avait déjà vu de tout dans sa carrière. Mais d’après ce que son amis Paul Jinkins lui avait dit et ce qu’elle avait déjà constaté de ses propres yeux, ce cas là battait des records. Elle avait déjà été rendre visite à Jim Beckett, qui lui aurait volontiers refermé la porte au nez si ça ne risquait pas de porter préjudice à sa fille et à son petit fils. Il lui avait carrément dit que tout ceci n’était qu’une mascarade et qu’elle perdait son temps. Martha n’avait pas été plus tendre. Elle avait accepté à contrecœur de lui faire visiter le loft, car Richard était absent. Eléonore avait été en admiration devant la chambre de bébé terminée, ce mélange de couleur était tout simplement adorable. Tout était prêt chez les Castle pour l’arriver de cet enfant. Mais les propos de Martha l’avaient fait sourire. Elle aussi trouvait cette situation absurde et s’était emportée en lui disant que son fils et Kate étaient aussi bêtes l’un que l’autre pour ne pas se rendre compte qu’ils s’aimaient toujours et que c’était leur enfant qui allait souffrir. La seule à avoir accepté un tant soit peu de lui parler était Alexis Castle. La jeune fille avait défendu son père en affirmant qu’il s’était retrouvé seul pour l’élever et qu’elle n’avait jamais manqué de rien. Qu’il s’était toujours arrangé pour faire ne sorte que l’absence de sa mère soit moins douloureuse, et sans jamais en dire le moindre mal ou chercher à la désavantager à ses yeux. Cependant, elle avait admis que Kate aussi était extraordinaire et qu’elle avait toujours été là pour elle, même si ce n’était pas sa mère, elle avait assumé ce rôle sans s’en rendre compte.

-« Je peux me permettre d’inspecter le contenu de vos armoires pour vérifier que vous être à même de vous nourrir correctement ? » Elle savait qu’elle devait se montrer le plus désagréable possible et pousser le bouchon le plus loin qu’elle pouvait pour impressionner cette femme.

-« Faites comme chez vous. » répondit Beckett en essayant tant bien que mal de garder son calme.

La femme se leva donc, ouvrit tous les placards, allant jusqu’à vérifier les dattes de péremptions, les quantités de céréales qu’il restaient dans les boites, la propreté de la vaisselle. Tout avait été passé au peigne fin dans la cuisine. Elle retourna s’asseoir sans rien dire et ajouta quelques notes illisibles sur une page.

-« Est-ce que je pourrais visiter votre appartement ? »

-« Bien sûr. » Kate se leva et lui fit une petite visite guidé des lieux, préférant terminer par la chambre du bébé.

Eléonore inspecta la pièce en une dizaine de secondes avent de se pincer les lèvres et de s’adresser à la jeune femme avec une petite note d’humour.

-« Je sais que vous allez avoir un garçon, mais je ne pense pas qu’il puisse être en mesure de monter les meubles tout seul ! »

-« Euh… Oui… Je sais. Mon père a beaucoup de choses à faire en ce moment et mes amis m’ont interdit d’ouvrir le moindre carton. »

-« Et vos amis ont raison. Il faudrait juste que l’un d’eux se dévoue pour vous aider. » fit-elle remarquer d’un ton sévère, même si intérieurement elle était morte de rire.

Elle se rassit à sa place, fit mine relire une feuille, cherchant dans son dossier après une information tout en gardant son air très sérieux. Beckett s’était également rassise, juste en face d’elle et l’observait avec attention.

-« vous comptez reprendre votre travail après le congé de maternité ? »

-« Oui. Enfin, j’ai pas mal d’heures à récupérer, alors il est probable que je l’allonge de quelques semaines. »

-« Et vous continuerez à faire autant d’heures ? A accumuler les heures supplémentaires ? »

-« Non, je pense que je vais réduire mon temps de travail et me contenter des 8 heures réglementaires. » se justifia Beckett en essayant d’imaginer si cette possibilité était plausible.

-« Et pendant que vous serez au travail, qui gardera votre enfant ? » continua de demander l’assistante sociale avec ce ton réprobateur.

-« Il y a une garderie attaché au 12th, donc je pensais l’y inscrire. »

-« C’est déjà fait ? » insista-elle  « Les place en garderie sont très limitées et difficiles à obtenir vous savez. »

-« C’est une garderie pour le personnel du poste, alors ils auront de la place. » se justifia-t-elle.

-« Je serais à votre place, je passerais quand même un petit coup de fil avant de l’y conduire. » répondit-elle en se retenant de rire, et ajoutant d’autres informations sur sa page. « Pour quelles raisons vous et Monsieur Castle vous êtes vous séparés ? »

-« Ça concerne vraiment l’enquête ça ? Ça me semble être un peu privé comme information. »

-« Il se trouve que si Monsieur Castle a un tempérament violent ou un comportement compliqué avec l’alcool, la drogue ou les femmes…Cette information m’intéresse. »

-« NON ! » s’exclama Kate en haussant la voix. « Il n’est pas comme ça. C’est vraiment quelqu’un de bien. »

-« Bien. Vous pensez qu’il fera un bon père ? » continua-t-elle, toujours en masquant son sourire

-« Oui, c’est un très bon père avec Alexis et je sais qu’il sera parfait. »

-« Dans ce cas, vous ne vous verriez aucun inconvénient à un arrangement de style ‘garde partagé’ ? » proposa-t-elle en se pinçant les lèvres.

-« Non, aucun. Ça me semblerait très bien. »

-« Et imaginons que Monsieur Castle Obtienne la garde exclusive de votre enfant, vous accordant bien entendu un petit droit de visite, vous pensez qu’il serait en mesure de subvenir aux besoins de votre fils ? »

-« Quoi ?? Mais ce n’est pas … » commença tout de suite à paniquer Kate.

-« Ne vous inquiétez pas. Ce n’est qu’une hypothèse. Alors ? Il en serait capable ? »

-« Oui. » admit Kate sans la moindre hésitation. « Il se débrouillerait vraiment très bien. » ajouta-t-elle en soupirant.

Sur cette pensée fort peu optimiste pour Kate, l’assistance sociale referma son dossier, se leva, salua Kate en lui promettant des nouvelles d’ici 5 ou 6 semaines et partit sans rien ajouter de plus.

Kate s’enfonça dans le divan, se sentant plus que misérable. Comment pouvait-elle imaginer faire le poids contre Castle. C’était un père génial. Et si leur enfant devait vivre avec le meilleur d’eux deux, c’était peut-être bien avec lui qu’il devrait vivre après tout. Elle était sensé accoucher d’ici 7 semaines et rien n’était prêt. Elle ne savait toujours pas quel prénom lui donner ni même qui le garderait quand elle reprendrait le travail. Elle se sentait vraiment en dessous de tout.

 


judy1  (24.04.2013 à 19:12)

Chapitre 20 : 

 

Le lendemain dans la soirée, Rick reçu un appel d’une certaine Madame DeWinnters, lui demandant de bien vouloir rentrer chez lui car elle venait pour la seconde fois et qu’elle en avait assez de l’attendre.

-« Madame DeWinnters je suppose ? » fit Castle en tendant la main à la dame assise dans le hall de son immeuble.

-« Monsieur Castle. Vous n’êtes pas très facile à trouver. » plaisanta la femme en se levant. « Pourrait-on aller dans un endroit plus discret pour discuter ? »

-« On est en bas de chez moi. Alors suivez-moi. Je sais que vous avez vu ma mère hier et que vous avez déjà visité mon appartement. »

-« En effet. Mais je n’ai pas encore eu l’honneur de discuter avec vous. »

Ils montèrent jusqu’au loft. Rick l’invita à prendre place au salon et lui proposa une tasse de café. Elle refusa poliment tout en expliquant qu’elle n’en avait pas pour longtemps.

-« A moins que je ne me trompe sur vous, vous êtes sensé mener une enquête, et donc me poser quelques petites questions. » s’étonna-t-il.

-« En fait Monsieur Castle, j’ai déjà tout ce qu’il me faut. Comme vous le savez, j’ai rencontré vote mère et votre fille. J’ai également discuté avec Katherine et Jim Beckett. Et tant que j’y étais j’ai également été voir Messieurs Javier Esposito, Kevin Ryan, Madame Victoria Gates et Lanie Parish. »

-« Et bennn… On se plaint des services administratifs, mais vous ne chômez pas en fait. » fit Castle à voix basse, avec une pointe d’humour.

-« Il ne faut pas toujours croire les rumeurs Monsieur Castle. Je pensais que vous étiez bien placé pour le savoir ! » affirma-t-elle à son tour.

-« Bon, si vous n’êtes pas là pour me questionner, en quoi puis-je vous aider ? »

-« Je venais vous faire le compte-rendu de mes observation. Je sais que je ne suis pas sensé faire ça, mais d’après ce que Paul m’a dit, cette démarche n’est rien d’autre qu’une tentative désespérée d’un homme à court d’arguments… Alors je vais vous dire les choses telles que je les ais ressenties : Mademoiselle Beckett et vous-même vous comportez comme de véritables gamins. Vous devriez grandir un petit peu tous les deux et apprendre à communiquer. Cette femme vous aime, au point d’avouer que vous êtes un excellent père et que vous serez certainement parfait avec ce bébé. Elle est totalement disposée à accepter une garde partagée et même si dans le pire des cas pour elle, vous obtiendriez la garde, ellen’a pas hésité une seconde quand je lui ai demandé si vous seriez à la hauteur. Quand à vous, je sais que vous ne voulez pas la faire souffrir et que votre but était simplement de lui faire comprendre que vous vouliez cette enfant autant qu’elle. J’ignore ce qui a bien pu se passer pour que vous en arriviez là tous les deux, mais une chose est sûr, c’est que je suis du même avis que votre fille : On devrait vous enfermer dans une pièce, vous laisser vous engueuler pendant une bonne heure et peut-être qu’enfin vous arriveriez à vous dire ce que vous ressentez l’un pour l’autre. »

Elle fit une petite pause de quelques secondes pour le laisser réfléchir à ce qu’elle venait de lui apprendre avant de l’assommer avec la suite.

« Votre enfant va venir au monde d’ici quelques semaines, je peux retarder les choses le plus possible si vous le désirez, mais je suis convaincue que vous n’avez pas besoin de la justice pour régler ça. Arrangez les choses entre vous. Peut importe la décision que vous et Mademoiselle Beckett prendrez, si vous êtes d’accord tout les deux, ce sera certainement la meilleure pour votre fils. »

-« Le seule fois où j’ai essayé de lui parler, elle s’est retrouvée aux urgences. » dit-il en se remémorant ce moment douloureux.

-« Dans ce cas, attendez la naissance du bébé. » lui ria-t-elle au nez. « Au moins, vous serez sur place. »

-« Je voulais juste lui faire peur avec ces démarches. Je peux tout arrêter. »

L’assistance sociale fit une moue d’assez désagréable tout en fronçant les yeux.

-« Non… Ce n’est pas si simple. Si vous abandonnez les démarches et que les choses tournent mal avec Mademoiselle Beckett, le fait d’avoir renoncé ne plaiderait pas en votre faveur, ça serait un peu comme si vous aviez renoncé à vos droits vis-à-vis de votre enfant. » essaya-t-elle d’expliquer.

Rick soupira tout en levant les yeux au plafond, regrettant soudain cette décision.

« Les services sociaux ne sont pas fait pour arranger les problèmes de couples ou pour faire une mauvaise blague à quelqu’un. Vous auriez dû tenir contre de l’avis de Maitre Jinkins et ne pas introduire cette demande. »

-« Ça veut dire qu’un jugement sera rendu ? On ne peut pas éviter ça ? »

-« Si, si vous arrivez à un accord avant qu’un juge ne prenne une décision à votre place. »

-« Oh non… Qu’est ce que j’ai fait… » se lamenta-t-il en réalisant qu’il ne pouvait plus faire marche arrière.

-« Maintenant, rien ne vous oblige à vous soumettre à se jugement ! Mais les closes de votre accord devront être très claires et validées par nos services.  Je pense que j’ai assez abusé de votre temps. Je vous souhaite une excellente soirée Monsieur Castle. »

L’assistante sociale serra la main de Rick tout en le regardant dans les yeux, essayant de déceler si ce qu’elle y lisait tenait plus de la peur, du désespoir ou simplement un regret d’avoir introduit cette demande. Elle le laissa dans cet état d’incertitude et quitta l’appartement.

En quittant le loft, elle riait toute seule et c’est même avec difficulté qu’elle donna l’adresse au chauffeur du taxi. En moins de 10 minutes elle se retrouva devant un immeuble de bureaux. Elle prit l’ascenseur jusqu’au 5ème étage et poussa la porte du cabinet d’avocats le plus réputé de la ville.

-« Monsieur Jinkins vous attend depuis près d’une heure. » fit remarquer la secrétaire en la voyant passer.

-« Je sais. Merci Miranda. Mais son client s’obstinait à jouer à cache-cache. » répondit-elle avec humour, tout en entrant de le bureau.

L’avocat était au téléphone avec l’un de ses clients tout en continuant de rédiger un courrier qu’il était sensé envoyer le plus rapidement possible. En voyant la femme s’asseoir sur le fauteuil en face de lui, il abrégea la conversation et raccrocha presque au nez de son client.

-« Un café ? » proposa-t-il en se levant pour la servir.

-« Avec le cas que tu m’a envoyé, c’est un truc un peu plus corsé qu’il me faudrait. »

-« C’était si difficile ? » s’étonna-t-il en lui servant un scotch.

-« Pas de glaçons. Et non. Si je n’avais que des cas comme celui-là, je serais vite au chômage. » soupira-t-elle en s’enfonçant dans son siège. « J’ai réussi à leur faire peur à tous les deux, tu vas être content. C’était assez drôle en fait. Mais sincèrement je plains leur enfant. »

-« Tu plaisante, Rick est un type génial… D’ailleurs, c’était lui là, à l’instant. Il essayait de trouver un moyen pour éviter de se retrouver devant un juge. »

La femme explosa de rire.

-« Je me doute. Oui, ce seront des parents supers tous les deux… Enfin quand ils auront fini de faire les idiots… Bon, je n’ai plus qu’à expliquer à mes supérieurs que je viens de passer deux jours à tourner en rond et faire en sorte que ce dossier reste au fin fond d’un tiroir jusqu’à ce que ces deux là s’arrangent entre eux. »

-« Merci Eléonore, je savais que je pouvais compter sur toi. »

-« Maintenant, on est quittes ! » fit-elle en lui lançant un regard furieux. « La prochaine fois que tu as besoin de ce genre de coup de main… oublies mon numéro ! Tu m’invites à diner ? »

-« Je peux choisir le resto ? » posa-t-il comme condition.

-« Pas un truc tout miteux comme la dernière fois… »


judy1  (25.04.2013 à 19:07)

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