HypnoFanfics

L'équipe de basket

Série : Castle
Création : 05.06.2013 à 18h09
Auteur : judy1 
Statut : Terminée

« Une personne blessée par le passé peut se montrer impitoyable lors de sa vengeance » judy1 

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Chapitre 11 :

 

Beckett et Castle étaient rentrés au poste, mais rien de bien nouveau ne les attendait. Esposito et Ryan avaient épluché les comptes de Parkers, mais mise à part le fait qu’il soit fauché, rien de très surprenant. Quand à son agenda, Esposito essayait toujours de trouver à quoi correspondait les différentes annotations : il s’agissait de successions de lieux, de vagues descriptions de personnes (sans jamais qu’un seul nom ne soit mentionné) et des heures très précises. Rien de très cohérents pour les inspecteurs. Ils avaient essayé de se rendre sur l’un ou l’autre lieu mentionné, mais s’étaient retrouvés dans des jardins publics ou dans des petits restos, chocolatiers ou glaciers. Rien de bien compromettant et bien entendu personne ne le reconnaissait.

A 19 heures, les garçons rentrèrent chez eux. Beckett demanda aussi à Castle de rentrer chez lui, lui expliquant avec tact que cette histoire la perturbait un peu et qu’elle préférait rester seule chez elle pour essayer d’y voir un peu plus clair.

Castle était déçu, il n’aimait pas la voir se retrancher dans son appartement dès qu’elle en sentait le besoin. Elle avait accepté de l’épouser et avait promis de déménager dès qu’elle en trouverait le temps, de rendre les clés de son appartement. Mais tous les prétextes étaient bons pour rentrer chez elle. Malgré tout, il ne dit rien, se contenta de soupirer en baissant les yeux pour masquer sa déception. Il l’embrassa sur le front et lui conseilla de se reposer quand même un peu.

Le lendemain matin Castle arriva au poste un peu avant 8 heures, espérant arriver avant Kate et la surprendre en étant au travail avant elle, un café bien chaud l’attendant déjà. Mais la surprise fut pour lui : Kate était assise à son bureau, un carton joliment décoré devant elle, feuilletant un vieil album scolaire.

-« Tu te replonges dans l’ambiance ou c’est la nostalgie du passé qui te hante ? » taquina Castle en déposant le gobelet juste sous son nez. Il en profita bien sur pour piquer quelques photos à l’intérieur du carton.

-« Tu sais ce qui me dérange le plus ? » demanda-t-elle en reprenant les photos des mains de Castle.

-« Que je fouille dans tes affaires ? »répondit-il tristement en saluant de la main Espo et Ryan qui avaient un synchronisme parfait pour arriver en même temps.

Beckett les salua à son tour avant de reprendre sa discussion avec Rick.

-« Je parle de l’affaire... Pas de ta petite obsession à vouloir tout savoir de moi. »

-« Tu aimes ça en fait ! » s’amusa-t-il à la narguer, jusqu’à ce que son regard le ramène subitement au sérieux. « Ok alors je dirais... Comment une femme amoureuse peut divorcer pour laisser son mari avec une autre ? » demanda-t-il, faisant allusion à l’ex Madame Parkers.

-« Non.... Ça je peux comprendre ! Ce que.... »

-« Ça veut dire que tu en ferais autant si je te trompais avec une femme dont je serais tombé amoureux ? »

-« Probablement, oui. Après t'avoir castré et arraché les yeux. » lança-t-elle en le foudroyant du regard.

Castle, le regard terrorisé, se contenta de déglutir alors que les deux inspecteurs étaient morts de rires, plaisantant sur le fait que maman et papa étaient vraiment de grands gamins.

-«Evite de poser ce genre de question si tu veux rester en vie ! » conseilla Ryan, certainement en connaissance de cause.

-« Qu’est ce qui te perturbe autant dans cette affaire alors ? A part le fait qu’on en apprenne de belles sur ton adolescence ? » intervint Esposito.

-« Très drôle... Non... Sérieusement... Regardez-les. » elle déposa une bonne dizaine de clichés sur son bureau, faisant défiler les photos les unes après les autres.

-« Tu étais la reine de la photo, ou la photographe attitrée du lycée ? » fit Castle en se rendant compte de la tonne de photos qu’elle possédait de tout le monde.

Kate se mit à rougir légèrement.

-« Thomas Callaghan était reporteur pour le journal du lycée, je l’aidait juste un peu…. » avoua-t-elle en se retenant de sourire.

-« C’est mon imagination trop fertile qui me joue des tours ou tu tournais autour de tous ces types en même temps ? » remarqua Castle avec agacement.

Beckett le regarda avec malice, préférant encore ne pas répondre à cette remarque.

-« Puisque tu es si doué pour remarquer les détails, tu dois avoir remarqué que pas une seule fois cette petite bande de copains si soudée n’apparait en entière sur les photos. »

Les trois garçons reprirent les photos pour les examiner plus attentivement… Mais effectivement, à part lors de match, les garçons n’avaient pas l’air de se fréquenter, quand à Mandy, c’est comme si elle apparaissait à un univers parallèle.

-« Tu n’étais peut-être pas au bon moment au bon endroit avec ton appareil ! » soupira Castle.

-« J’étais toujours au bon endroit ! » assura Beckett en retournant le tableau blanc, affichant aussi un tout autre tableau. Celui-là était divisé en 5 colonnes au-dessus desquelles une photo de chacun de ses amis du lycée.

-« Wah… » se contenta d’admirer Castle.

-« C’est quoi ça ? » intervint Ryan.

-« Le résultat de mes recherches de cette nuit. » avoua Kate, assez fière d’elle.

-« Tu n’avais rien d’autre à faire ? » se moqua Esposito en donnant une petite accolade à Castle. « Sympa la soirée ? »

Beckett leva les yeux au ciel en soupirant, ignorant une fois de plus cette remarque.

-« Je n’arrivais pas à dormir. Une chose m’obsédait, je n’arrivais pas à me souvenir à quel moment ils étaient devenus aussi proches. Alors je suis allée chez mon père, j’ai récupéré ce vieux carton et j’ai cherché…. »

-« Ton père devait être ravi de te voir débarquer au milieu de la nuit ! Tu as trouvé ? » se moqua Castle.

-« Mon père est toujours ravi de mes visites, peu importe l’heure. Et … Non ! »

Les regards se braquèrent alors sur elle.

« Ils n’étaient pas amis ! » affirma Beckett avec certitude. « Alors j’ai fait un récapitulatif de leur relation au lycée : Mandy Callaghan-Jeffrey était pom-pom-girls…. Et avec tous les clichés que vous pouvez avoir de ce genre de fille. Elle était prétentieuse, arrogante, manipulatrice… enfin bref, une vraie garce. Les garçons ne rêvaient que de coucher avec elle, parce que c’était une fille facile, et les filles la détestaient. Thomas Callaghan était le champion de l’équipe, il avait toutes les filles à ses pieds. »

-« Toi y compris ? » interrompis Castle par jalousie. « Pardon ! » se reprit-il sous le regard menaçant de Beckett.

« Il n’était pas très doué dans les études, mais suffisamment pour pouvoir rester dans l’équipe. Il rêvait de devenir avocat, il avait même été accepté à Oxford. »

-« Wah… pas mal ! » Assura Esposito.

-« Nicolas Sheffield était un vrai petit génie, le premier de classe, dans toutes les matières. Il faisait parti de l’équipe que parce que son père en était le coach et que c’était une obligation pour lui. Il passait tout son temps à réviser. »

-« Alexis au masculin ! » commenta Castle.

-« Non… Ta fille sait s’amuser. Nicolas, lui, ne participait quasiment à aucune fête. Il avait toujours des recherches à faire… »

-« ça me rappelle quelqu’un d’autre ça… » siffla Castle.

Beckett lui lança le marqueur du tableau, pas trop violemment tout de même, juste en signe d’agacement.

« Il voulait devenir Médecin, il avait passé un examen d’entré pour une grande université d’ailleurs. Paul Tobias était le reporter du lycée, il n’écrivait pas de supers articles, mais ses photos étaient toujours superbes… »

-« Il ne faisait pas partie de l’équipe ? »

-« Juste une partie de l’année, il avait remplacé un autre joueur blessé. »

-« Tu as vraiment une super mémoire quand il s’agit des garçons ! » taquina Rick avec sa petite pointe de jalousie et de reproches.

Kate fit la moue en roulant les yeux.

-« C’est écrit dans ce numéro du journal du lycée… » se défendit Kate en lui tendant un exemplaire vieux de 15 ans. « A part lors des matchs, ses 4 garçons ne se fréquentaient pas. Ils n’avaient que le basket en commun. »

-« Et Samuel Parkers ? » intervient Ryan, remarquent que Beckett l’avait oublié.

-« Oh… Samuel. C’était un grand dragueur, le pire de tous je pense… Pardon, je m’égare ! » se reprit-elle en voyant les yeux des garçons se braquer à nouveau sur elle. « Il adorait faire la cuisine, c’était une vraie passion pour lui. Il rêvait d’en ouvrir un rien qu’à lui et de proposer des plats du monde entier. Le basket, c’était ça façon de prouver qu’il était un homme, enfin un garçon !! Les autres se moquaient de lui justement à cause du fait qu’il aimait cuisiner. Mais ça ne l’empêchait pas d’être doué aussi pour jouer au ballon. »

-« S’ils n’avaient aucun lien entre eux, pourquoi organiser une journée retrouvaille chaque année ? » s’interrogea Ryan.

-« Alors ça, c’est une très bonne question… » soupira Kate.


judy1  (16.06.2013 à 18:36)

Chapitre 12 :

 

Beckett était convaincue que le meurtre de Samuel Parkers avait un lien avec cette petite réunion annuelle. Ryan et Castle eux étaient persuadés que se n’était qu’une mise en scène, que le tueur avait juste profité de l’opportunité pour faire porter le chapeau aux autres. Ils firent donc deux équipes : Beckett et Esposito, épluchant la vie des 5 amis du lycée pour trouver un sens à leur journée retrouvaille. Et Ryan et Castle, se concentrant sur les contenu du tiroir du bureau de Parkers et cherchant à décoder le mystère de son agenda.

La journée passa à toute vitesse, tellement les deux équipes étaient plongées dans leurs recherches.

Ryan passait des tas de coups de fils pour essayer de retracer l’emploi du temps de Samuel Parkers juste avant son départ pour New-York, mais il fut calé à une semaine avant son départ. Son patron lui apprit qu’au dernier moment il avait pris une semaine de congé supplémentaire, il avait prévenu au dernier moment mais avait affirmé que c’était vraiment très important. Qu’il avait découvert une chose importante et qu’il lui fallait vraiment ces jours supplémentaires pour avoir les preuves de ce qu’il s’apprêtait à révéler. La période d’une semaine avant les retrouvailles correspondait à la période où les annotations étranges commençaient à s’intensifier dans l’agenda de la victime. Et c’est Castle qui se chargea bien sûr d’essayer de décrypter ce ‘code’.

De leur côté, Esposito et Beckett fouillèrent dans la vie de chacun des anciens amis de Beckett. Ils commencèrent par éplucher leurs comptes, faire le point sur leur vie professionnelle et personnelle avant de s’attaquer à la longue liste d’appels émis par chacun d’eux afin de vérifier s’ils continuaient d’entretenir le contact en dehors de ces retrouvailles annuelles.

Lorsque Beckett se rendit compte que le service se vidait petit à petit elle regarda sa montre et constata qu’il était presque 19 heures. Elle renvoya Esposito et Ryan, affirmant que tout le monde avait déjà bien avancé et qu’ils avaient besoin de repos, d’un peu de recul pour pouvoir continuer à travailler de manière efficace. De plus, ils avaient déjà fait pas mal d’heures supplémentaires la veille.

Lorsque les deux enquêteurs furent partis, Beckett glissa quelques dossiers dans son sac avant d’affirmer à Castle qu’il était temps de rentrer pour eux aussi.

-« Vraiment ? Je vais avoir ma petite amie pour moi ce soir ? » demanda-t-il malicieusement.

-« Mais bien sûr, pourquoi ? » fit-elle avec son petit air innocent. « Je te propose de rentrer au loft, et pendant que tu nous commande le diner, je m’occupe de mettre la table ! »

Moins d’une heure plus tard, Castle avait appelé un petit traiteur qu’il connaissait bien, il avait prit une douche et sortait de la chambre torse nu, avec juste un caleçon comme seul vêtement.

-« C’est dans cette tenu que tu comptes ouvrir au traiteur ? » demanda Kate en dévorant son petit ami des yeux.

-« J’aurais dû m’en douter… » soupira-t-il en voyant Kate assise à table, des dossiers ouverts devant elle. « Pourtant, quand tu as proposé de mettre la table, je pensais aux assiettes, au couverts… Pas à…Paul Tobias ni à Laureen Sheffield ! » se désespéra-t-il en lisant les noms qu’elle venait d’inscrire.

-« Les assiettes et les couverts sont là… » rétorqua-t-elle en montrant le bout de la table avant de se replonger dans sa lecture.

-« Je vais mettre un tee-shirt… » râla Castle. « Je sens que la soirée va encore être très longue ! »

Rick revint quelques minutes plus tard, il s’assit en face d’elle, la regarda un instant avec un petit sourire aux lèvres avant de se relever. En le voyant se relever aussi rapidement, Kate eut peur d’avoir un peu abusé et s’apprêtait à reclasser toutes ces notes lorsqu’elle le vit revenir avec une carte de la ville et l’agenda de Samuel Parkers. Elle le regarda s’asseoir avec un regard intrigué et malicieux.

-« Moi aussi j’ai des devoirs à faire… Et le diner ne sera là que dans 45 minutes… Alors autant s’y mettre. » affirma-t-il en poussant les dossiers de Kate pour s’installer en face d’elle

Martha poussa la porte du loft un bon moment pus tard, les bras chargés des petits plats commandés par son fils.

-« J’ai croisé un livreur dans le couloir… Il ne comprenait pas que personne ne lui ouvre… » commença Martha avant de les voir aussi sagement au travail. « J’aurais pensé que c’était pour une autre raison ! » continua-t-elle pour elle-même.

-« Mmm ! » fit Rick en relavant la tête. « Tu disais ? »

-« Rien… Le diner est servit je pense. Je vais vous laisser… »
-« Mais non… » intervint Kate en rangeant ces dossiers plus vite que son ombre.

Castle la regardait, médusé. Lorsqu’elle eut terminé et ranger les dossiers dans son sac, elle partit chercher une assiette et des couverts pour Martha qui déposait les plats sur la table.

-« Richard ? » appela-t-elle doucement en lui fermant la bouche. « Tout va bien ? »

-« La prochaine fois qu’elle rapporte du travail à la maison, je peut t’appeler ? » demanda-t-il à voix basse pour ne pas se faire tirer l’oreille.

Martha explosa de rire, mais reprit son sérieux en voyant Beckett revenir. Le reste de la soirée se passa dans la bonne humeur. Le repas terminé, Martha s’éclipsa discrètement pour laisser le couple regarder le film que Kate avait choisi. Epuisée, elle s’endormit avant le générique de fin, mais ne voulant pas la réveiller, Castle se contenta de changer de poste tout en la serrant un peu plus contre lui. Une fois son film terminé, il se leva doucement et porta Kate jusqu’au lit où il s’allongea tout contre elle.

Le lendemain matin, Kate fut surprise de se réveiller dans le lit, mais tellement heureuse de pouvoir se blottir contre l’homme de sa vie. Elle éteignit le réveil, déposa des baisers sur les lèvres de Rick et lui caressa la joue avant de se lever. C’est finalement le bruit de la douche qui le réveilla, malicieusement, il entra dans la salle de bain et la rejoignit.

Ils n’eurent pas vraiment le temps de déjeuner et arrivèrent au bureau après Ryan et Esposito.

-« C’est à cette heure ci que vous arrivez ! » reprocha Ryan.

-« On ne t’a jamais fait de remarque quand une certaine Madame Ryan te réclamait en plein milieu de la journée ! » rétorqua Kate qui s’attendait à ce genre de réflexion.

-« C’est ta façon de nous annoncer que vous allez agrandir la famille ? » demanda Esposito.

Kate regarda Castle avec un petit malaise, avant de répondre :

-« Euh… Non ! Bon, du nouveau ? » changea-t-elle de sujet.

-« Tu savais que les Callaghan avaient divorcés ? » intervint Esposito.

-« Quoi ? Non… »

-« Et que les Tobias avait perdu un fils ? » demanda Ryan à son tour.

-« Oui, ça je savais… Il s’est fait enlever chez sa gardienne… Une minute ! Comment tu sais ça toi ? »

-« Parce que notre victime s’y intéressait. » affirma-t-il en montrant plusieurs articles de journaux parlant de cette affaire. « Il a même retrouvé la gardienne en question, enfin je suppose… Sinon je ne sais pas comment il a pu avoir des détails aussi précis, j’ai vérifié, la presse n’avait rien dit à propos du contenu de la lettre et de la description de la femme… »

-« OK … Je crois que c’est le moment de faire le point ! La salle de réunion est libre ? »


judy1  (17.06.2013 à 19:03)

Chapitre 13 :

En attendant que la salle se libère, les membres de l’équipe essayaient tant bien que mal de mettre un peu d’ordre dans toutes les informations dont ils disposaient. Mais ils avaient l’impression que tout partait dans tous les sens et qu’il était impossible de trouver un lien entre tout ce bazar.

Une fois dans la salle de réunion, Beckett apporta un tableau supplémentaire.

-« A vous l’honneur ! » dit-elle en fixant l’équipe de Ryan et Castle.

-« Tu n’es pas curieuse de savoir ce que j’ai découvert sur ton ‘amie ‘ Mandy ! » taquina Esposito, un peu troublé qu’elle fasse passer Ryan avant lui.

-« Si ! Mais encore plus de savoir ce que Castle faisait avec le plan de la ville… »

-« Allez Castle, à toi l’honneur alors… » firent les deux inspecteurs.

-« Non… En fait Ryan, je pense que c’est toi qui a le début de l’histoire… »

-« T’es sûr ? » demanda l’irlandais. « Bon, alors je commence. Après le lycée Samuel Parkers a travaillé comme commis dans plusieurs petits restos. Il a payé lui-même sa formation de cuisinier, et quand il a rencontré un patron qui a bien voulu lui donner sa chance en tant que cuisinier, il s’est lancé…. »

-« Il voulait ouvrir son propre restaurant.. » soupira Kate avec nostalgie.

-« Oui, j’y arrive… En fait, il avait commencé à suivre des cours du soir en gestion d’entreprise. Il le voulait vraiment son resto. Mais la plainte contre lui pour harcèlement à non seulement détruit sa carrière, mais son moral en a pris un sérieux coup lui aussi. Il a abandonné, il a essayé de remonter la pente, et ensuite, c’est son couple qui a volé en éclat… Il n’avait plus ni les moyens, ni le moral pour se consacrer à nouveau à son rêve. » expliqua Ryan en retraçant une vie plutôt triste. « Castle ? J’ai oublié quelque chose … ou tu continues ? »

-« Quand on a parlé à sa collègue, elle nous a bien dis qu’elle avait essayé de le mettre en garde contre cette femme. » affirma-t-il en montrant la photo de l’intéressée.

-« Mais ils étaient en froid et elle n’a rien écouté ! » abrégea Kate.

-« Quand je t’agace en faisant le guignol et que tu m’ignores… Tu ne m’entends vraiment plus ! » demanda-t-il avec malice à Kate.

-« Malheureusement si… « soupira-t-elle. « Mais ça a un rapport avec … »

-« Suppose qu’il ait entendu. » reprit Castle sérieusement. « Suppose qu’il ait tenu compte de ces avertissements. En épluchant l’agenda qu’il avait avec lui, j’ai fini par comprendre… Pour une grande partie de l’année il n’y a que quelques rendez-vous, écrit à la vas vite, les week-ends de garde de son fils… Que des trucs banals. Mais il y a, à peu près deux semaines, cette adresse apparait, suivit de 12h-12h15-13h15. » il prit sa carte de la ville où il avait marqué ce point en rouge. Ensuite il prit un agrandissement du quartier. « Toutes les autres adresses indiquées dans l’agenda sont à moins de 15 minutes à pieds… Tout nous ramène là ! » indiqua-t-il en montrant le point rouge, situant l’adresse mystère. « Il y a autre chose… » coupa-t-il Beckett qui s’apprêtait à parler, et Esposito fonçant dans ses note, à la recherche d’une info. « Ces articles de presse. »

-« L’enlèvement de Mickael Tobias ! » conclu Beckett.

-« Oui, regarde le bas de la page…. » Castle fit passer les feuilles à ses coéquipiers.

-« Ça vient d’une bibliothèque de Weston…. Et alors ? » fit Esposito.

-« La date ! » insista Castle. « Ces articles ont été imprimés une semaine avant ce week-end entre amis. Et là… » il montra une page écrite à la main dans un carnet de notes. « Murielle Simon, Birch Avenue, Princeton ! »

-« Murielle Simon ? » explosa Ryan en prenant le rapport de disparition du petit Tobias. « C’est pour ça que tu as insisté hier pour que je demande ce dossier ? »

-« Oui… Il a été lui parler. Il a prit un vol pour Princeton 3 jours avant de mourir » expliqua Castle.

Beckett regardait les articles de presse, la photo de Mickael avait été diffusée à grande échelle à cette époque, tous les journaux en avaient parlé : Une femme d’une trentaine d’année, sans signe particulier s’était présenté chez cette gardienne avec un mot des parents, expliquant les raisons pour lesquelles c’est elle qui venait chercher l’enfant. Mais le temps que la gardienne arrive à joindre l’un des parents pour vérifier ça de vive voix, la femme et l’enfant avaient disparus… Classique, organisé, tragique !

-« S’il avait découvert qui était derrière cet enlèvement…Et qu’il avait retrouvé l’enfant… ça pourrait être un très bon mobile pour vouloir le faire taire ! » exposa Ryan.

-« Les photos du petit Mickael datent d’il y a 5 ans… A quoi il peut bien ressembler maintenant ? » réfléchit Beckett à voix haute.

-« Peut-être bien à ça ! » intervint Castle en montrant une photo des plus récentes.

-« Où est-ce que tu as eu ça ? » s’étonnèrent les trois inspecteurs.

-« C’était dans le bureau de Samuel, entre les lettres et les articles de presse… Il y en d’autres aussi si tu veux. »

-« Même si c’est pour ça qu’il est mort. Le, enfin la responsable devait savoir qu’il venait à New-York, elle devait savoir qu’il boirait et consommerait d’autres drogue… » réfléchit Esposito.

-« Et l’adresse, celle qui apparait à toutes les pages… ça nous mène où ? » demanda Kate, essayant toujours d’y voir clair.

-« D’après les renseignements obtenus sur le net… » précisa Castle. « C’est le domicile de Monsieur et Madame Westerly. »

Esposito releva la tête.

-« Beckett ? » intervint-il, alors que son attention était toujours braquée sur Castle, les articles de presse et les photos qu’il venait d’afficher sur le tableau.

-« Quoi ? » répondit-elle machinalement, fixant toujours la photo du bébé de quelques mois de l’article et celle du garçon de 5 ans prise par Samuel Parkers.

-« Je crois que je sais qui est Madame Westerly… » annonça-t-il, incertain.

Beckett se retourna vers lui, le regard perdu. Cette histoire devenait insensée.

« Tu te souviens… Je t’ai dit que les Callaghan avaient divorcés ! » commença-t-il. « C’était il y a 6 ans… D’après leurs proches ils se sont remis ensemble,  Bon, ok ils ne se sont pas vraiment quittés, c’est vrais ! Mais… »

-« Mais quoi ? » insista Beckett qui sentait la chute de l’histoire arriver.

-« Ils ne se sont jamais remariés… Mais même s’ils avaient voulu, ils n’auraient pas pu. Mandy Jeffrey s’est remariée avec un certain William Westerly ! » affirma-t-il, toujours incertain. « D’après l’état civil, ils sont mariés depuis 4 ans. Ils ont un fils et habitent au 69 Payson Avenue. » continua-t-il, se faisant progressivement à l’idée qu’il avait raison.

-« Bien plus chic que son petit quartier de Harlem ! » fit remarquer Castle en montrant la maison que lui affichait la fonction « maps » de son I-Phone.

Beckett se laissa tomber sur sa chaise… Ils n’avaient aucune preuve de ce qu’ils venaient de découvrir, mais tous les indices qu’ils possédaient les ramenaient à la même personne.

-« ça va Kate ? » s’inquiéta Castle.

-« Je la savais garce, manipulatrice… Mais je n’aurais jamais imaginé ça ! Pourquoi ? Pourquoi eux ? Pourquoi kidnapper l’enfant des Tobias alors qu’elle a une fille née à peu près au même moment ? Pourquoi continuer cette double vie alors qu’elle était divorcée et remariée ? Pourquoi ruiner la carrière de Parkers, qu’est-ce qu’il venait faire là-dedans ? Tout ça n’a aucun sens… »

-« Parce qu’il nous manque l’histoire ! » répondit Castle, se voulant rassurant.

-« Dans ce cas, on va continuer à fouiller… Elle s’est amusée à détruire Parkers, elle a anéantis les Tobias… Ryan, fouille dans le passé et dans le présent de Nicolas Sheffield, elle s’en est certainement prise à lui d’une certaine manière : si tout ça est planifié depuis des années, il doit y avoir une raison pour qu’il fasse partie de cette petite bande. Espo, épluche les comptes de Mandy Jeffrey, il y a certainement un truc qui nous a échappé jusqu’à maintenant. Renseigne toi aussi sur Thomas Callaghan, j’ai encore du mal à croire qu’une femme puisse épouser un homme qu’elle méprise au plus haut point. Je veux savoir quand et comment ils sont sortis ensemble… »

-« Elle s’est peut-être juste rendu compte qu’elle l’aimait ! Alors elle a sonné un soir chez lui, s’est jetée dans ses bras  en disant qu’elle regrette et qu’elle l’aime… » remarqua malicieusement Castle pour la faire sourire un peu.

Beckett le regarda avec amusement, un petit sourire aux lèvres, jusqu’à ce que Ryan ajoute :

-« Aucune femme ne ferait un truc aussi désespéré ! » s’amusa-t-il.

Quand il vit la tête de Beckett changer, ses yeux s’écarquillèrent.

-« Non… sérieusement…. Ça c’est passé comme ça ? »

-« Pourquoi est-ce que j’ai du mal à imaginer « maman » faire une telle chose ? » se moqua Esposito

-« Je pensais que les enfants ne voulaient jamais savoir comment ça s’étaient passé… » fit-elle remarquer en assassinant Castle du regard. « En tout cas merci ! C’est vrai, ça fait quoi… quelques heures qu’ils ne nous avaient pas charrié… Ils n’étaient pas aussi moqueurs avant que tu ne débarque dans nos vies. C’est de ta faute, tu es insupportable. » reprocha-t-elle avec un ton sévère.

Castle ne pensait pas mal faire avec cette remarque, mais il ne savait plus où se mettre.

-« On a du boulot… on vous laisse. » Fit Esposito en attirant Ryan.

Beckett les regarda partir avec un petit sourire. Elle posa sa main sur la cuisse de Castle en murmurant un « je t’aime ». Le regard de Castle passa par la peur, l’incompréhension et la surprise. Ce qui fit exploser de rire Beckett.

-« J’ai horreur qu’ils nous appellent comme ça. Mais « papa et maman » se chamaillant sous leurs yeux, à cause d’eux… Là je pense qu’on va être tranquille un petit moment. » fit-t-elle malicieusement.

-« Tu es impitoyable avec eux des fois…. Tu ferais une excellente maman ! »

Kate le regarda avec surprise, ne s’attendant pas à ce genre de réflexion de sa part.

-« Oui… Bon ! On a du travail… » bafouilla-t-il en ouvrant le dossier de Mandy et commençant sa lecture


judy1  (18.06.2013 à 19:21)

Chapitre 14 :

 

En fin de journée, l’équipe se retrouva pour faire le point sur ce qu’ils avaient appris de nouveau.

Ryan avait fait le voyage jusque chez les parents de Nicolas Sheffield. Ils n’habitaient qu’à 20 minutes du poste et Beckett avait assuré qu’ils étaient suffisamment bavards et fiers de leur fils pour lui raconter sa vie dans les moindres détails s’il arrivait à leur inspirer confiance. L’inspecteur Ryan s’était donc présenté chez eux, expliquant qu’il était un vieil ami du lycée de leur fils et demandant à voir le Docteur Sheffield, car il était impensable qu’il ait pu échouer. Il apprit donc que Nicolas avait reçu une lettre annonçant qu’il avait échoué aux tests, ça l’avait marqué, il était bouleversé. Il avait refusé d’aller en réclamation contre cette décision, tellement déçu de lui-même il avait passé des mois à se rabaisser et quand enfin il avait repris un peu de confiance en lui il avait fait des études d’infirmiers. Ses parents ne s’y étaient pas opposés et n’avaient jamais reparlé de l’examen d’entrée à la fac de médecine. Ryan, convaincu par Beckett que ce type était un petit génie, poussa le bouchon au maximum, s’indignant de cet échec et criant au scandale. Il était sur le point de partir lorsque Monsieur Sheffield le prit à part.

-« Est-ce que mon fils à des problèmes ? Il vous doit de l’argent ? » fit l’homme en se voulant soudain menaçant.

-« Non.. » insista Ryan.

-« Alors pourquoi un type armé vient nous poser des questions sur lui ! » demanda-t-il en écartant la veste de Ryan, découvrant ainsi légèrement son arme.

Ryan soupire, pensant que Beckett allait certainement l’étriper. Il lui montra sa plaque d’inspecteur et expliqua leurs soupçons : qu’une personne avait certainement fait échouer Nicolas d’une certaine manière, soit en le menaçant s’il intégrait cette école, soit en arrivant à modifier sa note.

Le père lui tapa l’épaule en disant qu’il attendait ce moment depuis plus de 15 ans. Il monta à l’étage et revient avec l’examen d’entré de son fils.

-« Je n’ai jamais compris comment mon fils pouvait avoir raté ce fichu examen en passant son temps à étudier. J’ai demandé la copie… Mais c’est une fiche de réponse à choix multiple… J’étais bien avancé… Enfin, vous trouverez peut-être la solution vous ! »

Ryan examina les 3 pages, il n’y avait qu’une seule question directe qui nécessita une réponse très brève. Le reste étant juste des cases à cocher. Et sans avoir les questions, impossible de savoir s’il aurait réussi ou pas. Il avait passé deux heures à grignoter des biscuits, boire du thé et parler d’un type qu’il ne connaissait même pas … Et tout ça pour revenir bredouille, enfin presque.

Esposito eut pas mal de chance lui. En creusant un peu et en utilisant le nom de jeune fille de Mandy dans les bases de données, il avait découvert un compte en banque bien plus fourni que celui des Callaghan. Il découvrit également qu’elle avait bel et bien laissé tomber ses études pour se consacrer à l’éducation de son fils Rob, mais il remarqua qu’elle avait repris ses cours lorsque celui-ci avait eu l’âge d’aller à l’école. Elle avait un diplôme de professeur de musique et d’après ce qu’indiquait le compte en banque de Mandy Jeffrey, elle travaillait dans l’un des collèges privés les plus chic de la ville, un job plutôt bien payé. Comme il était un peu coincé avec le personnage de Mandy, il ne pouvait appeler personne de son entourage car Beckett avait été très claire : il ne fallait pas que l’un des ‘suspects’ sache qu’ils enquêtaient sur eux. Beckett ne voulait pas que Mandy comprenne qu’ils en avaient déjà bien assez pour l’enfermer un bon bout de temps. Elle ne voulait surtout pas prendre le risque que l’enfant disparaisse à nouveau, enfin si c’était bien le petit Tobias. Esposito continua donc ses recherches en se focalisant sur Thomas Callaghan. Ce jeune homme avait interrompu ses études d’avocat et s’était contenté d’une formation de comptable. Il avait épousé Mandy Jeffrey un peu avant qu’elle ne mette leur fils au monde. Il travaillait dans l’entreprise de location de voiture du père de Mandy. Le couple Callaghan avait divorcé 6 ans plus tôt, mais après quelques mois de séparation, ils s’étaient remis ensemble et 9 mois plus tard Mandy avait donné naissance à une petite fille.

Beckett et Castle avait fait venir un dessinateur du service des identifications et lui avait demandé d’essayer de déterminer le visage qu’aurait le petit Mickael Tobias aujourd’hui. Pour ce faire, Beckett avait fourni les photos parues dans la presse lors de son enlèvement, mais également des photos de Paul et Michelle Tobias, les parents. Le dessinateur leur montra plusieurs possibilités de la manière dont le visage de ce petit aurait pu se modifier, et le résultat était surprenant. La ressemblance entre les croquis du dessinateur et les photos trouvées dans les affaires de Samuel était troublante.

Kate était assise à son bureau, les croquis du dessinateur éparpillés sur son bureau, une photo prise pas Samuel Parkers dans une main.

-« Tu penses vraiment que c’est lui ? » demanda doucement Castle en s’asseyant sur sa chaise.

-« Quel est la probabilité que ce soit lui ? C’est infime… Mais cette ressemblance… »

-« C’est hallucinant hein ! »

-« Mais si c’était lui. Si Sam avait vraiment retrouvé le fils de Paul… Comment il a fait. Je veux dire, nous on a les bases de données, on a accès aux relevés de comptes en banques, aux relevés téléphonique… Mais lui ? »

-« Mais s’il l’avait découvert par hasard ? » suggéra Ryan en passant faire son compte rendu.

-« Vous avez bien dit que sa collègue lui avait dit de se méfier de Mandy, qu’elle l’avait identifiée sur la photo. Supposez qu’il soit venu à New-York pour lui demander des comptes. »

-« Ce n’est pas bête ça Ryan. Il vient la voir, mais elle sort de chez elle… » imagina Beckett.

-« Il vient de faire une heure et demi de route, alors il n’est plus à ça près… Il la suit. » continua Castle.

-« Elle le conduit jusqu’au 69 Payson Avenue. Sam aurait pu penser qu’elle travaillait comme baby-sitter, ou comme gardienne ? »

-« Sauf s’il l’avait vu embrasser son mari, ou si l’enfant s’est mis à l’appeler Maman ! » suggéra Castle.

-« Ça explique comment Parkers pourrait avoir découvert l’enlèvement et la double vie… ça donne le mobile du crime, mais pourquoi avoir ruiné sa carrière de cuisinier ? Si elle ne l’avait pas fait, jamais il n’aurait rien découvert ! » continua de se demander Beckett, ayant prit l’habitude de Castle et réfléchissant de plus en plus souvent à voix haute.

-« Je viens de passer l’après-midi chez les Sheffield, je me suis fait griller… » avoua-t-il en parlant vite. « Mais le père m’a donné l’examen de Nicolas, celui pour entrer en fac de médecine. » il donna la copie a Beckett.

-« Un questionnaire à choix multiple, ça ne va pas beaucoup nous aider… Elles sont où les questions ? » Beckett semblait furax, retournant les pages et laissant Castle les prendre à son tour.

-« Il y a quand même une question à réponse libre, vous avez vu cette manière de faire les 4 ? » fit remarquer Castle en montrant la réponse écrite par l’auteur de cette copie.

-« Il ne savait pas faire les 4 ! Et alors, ce n’est pas pour ça qu’il n’aurait pas fait un excellent médecin ! » interjeta Beckett pour qui il était impossible que son ami ait pu échouer.

-« Regarde ! » insista Castle en fouillant un peu sur le tas de papiers qui trainait sur le bureau de Ryan.

C’était l’une des soi-disant lettres d’amour que la maitresse de Samuel lui avait envoyé.

-« Tu penses que c’est Sheffield qui envoyait les lettres à Parkers ? » demanda Castle, perdu.

Kate continuait d’observer l’écriture sur la copie de Nicolas. Troublée, elle fonça vers son carton souvenir dans lequel elle gardait des tas de photos, des lettres et un millions de petits souvenirs du lycée.

-« Non… Ce n’est pas Nicolas qui écrivait à Samuel… » affirma-t-elle en mettant une lettre à coté de la copie d’examen. « Mais la personne qui a échangée sa copie avec celle de Nicolas s’est également amusé à ruiner le couple Parkers. » continua-t-elle en prenant la lettre d’amour et la posant elle aussi sur l’examen.

« Enfant ! si j'étais roi, je donnerais l'empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux
Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,
Pour un regard de vous !

Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi,
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L'éternité, l'espace, et les cieux, et les mondes,
Pour un baiser de toi ! »

-« Tu ne trouves pas qu’il y va un peu fort ce Nicolas dans sa lettre d’amour ? » demanda Castle par jalousie. « C’est vrai que tu es très jolie… » se rattrappa-t-il.

-« C’est de la poésie Castle ! Et si ça peut te rassurer, ce n’est pas lui qui l’a écrit, c’est de Victor Hugo. »

-« L’auteur de 19ème Siècle, ou un autre de tes petits amis… » soupira-t-il.

-« On étudiait la poésie Française, et j’adorais cet auteur. »

-« Dans les deux cas tu as de la concurrence mon pot » se moqua Ryan en lui tapant sur l’épaule.

-« J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps... » récita Castle en chuchotant amoureusement à l’oreille de Kate.

-« Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. » termina Beckett en le fixant dans les yeux.

-« On n’est même pas encore mariés que tu souhaite déjà ma mort ! » s’exclama-t-il avec le regard triste.

Kate éclata de rire.

-« C’est la fin du poème Casanova ! Allez, au boulot, on n’est loin d’en avoir fini. »


judy1  (19.06.2013 à 19:12)

Chapitre 15 :

 

Beckett était debout contre son bureau, admirant les deux tableaux côtes à côtes.

-« Une idée ? » demanda Castle en se plaçant contre elle.

Ryan et Esposito étaient assis à leur bureau, écoutant discrètement la conversation du couple.

-« Ils manquent tellement de réponses. Je n’arrive toujours pas à comprendre. »

-« On n’a pas encore posé les bonnes questions ! » supposa Castle. « Mais on va trouver, on a l’assassin, on a des preuves… »

-« Non Castle ! Rien de très concret. Si on se rend chez les Westerly, qu’on arrive à prouver que ce petit est bien Mickael Tobias, ça prouvera juste qu’elle a été mêlée à cet enlèvement, rien de plus. Avec un bon avocat, elle pourra toujours s’en sortir. Je veux la coincer. Pour l’enlèvement et pour le meurtre. »

Au bout d’une grosse minute, le silence devient pesant.

-« Ryan, tu as quelque chose sur les Sheffield ? »

-« Une conspiration pour le faire échouer à son examen d’entrée ce n’est pas suffisant ? » se manifeste Esposito.

-« Son couple n’allait pas très fort non plus d’après les parents de Nicolas… »

-« Laisse moi deviner, il recevait des lettres d’amour enflammé ! » suggéra Castle ironiquement.

-« Non… Le jardinier… Les parents Sheffield prétendent que leur fils l’a retrouvé se promenant chez eux en sous-vêtements. »

-« Wah… » admira Kate. « Et qu’est ce que Madame Sheffield a trouvé à dire pour sa défense ? »

-« Qu’elle ignorait ce qu’il faisait là… » répondit Ryan en relisant ses notes.

-« Trouve moi le nom de se jardinier et fait le venir, ou déplace toi jusqu’à lui si son emploi du temps est vraiment surchargé. Je veux savoir si oui ou non ils avaient une aventure. »

-« Note pour plus tard, ne jamais engager de jardinier ! » marmonna Castle, perplexe.

-« Tu n’as pas de jardin ! » se moqua Beckett. « Espo, demande à Thomas Callaghan de venir faire un petit tour ici. Invente n’importe quel prétexte, je ne veux pas que Mandy s’affole. Dis juste que c’est en rapport avec les substances illicites dans son sang… »

-« Ok, on va le chercher. Tu viens Bro. » s’adressa-t-il à Ryan.

Les deux inspecteurs partirent, laissant Castle et Beckett devant les tableaux.

-« Qu’est ce que tu lui veux ? Un autre poème ? » se lamenta Rick, désespéré de rencontrer autant d’ex de sa petit amie.

-« serais-tu jaloux ? » Kate le regarda du coin de l’œil en souriant. Bien sûr qu’il était jaloux et même s’il refusait de l’avouer Kate trouvait ça très mignon. « Je te rappelle que je suis fiancée ! » lui rappela-t-elle en lui mettant sa bague sous les nez.

-« Ouais… Tu parles ! Tu as dit oui, mais quand il est question de choisir une date… » reprocha Rick.

Kate leva les yeux au ciel, ne répondant pas à cette accusation et préférant se replonger dans l’affaire.

Quand les garçons arrivèrent avec Callaghan, Beckett leur fit discrètement signe de l’installer dans une salle de repos. Avant qu’ils n’aient eu le temps de s’asseoir à leur bureau, Beckett leur donna un nom et un numéro de téléphone et une adresse.
-« Le jardinier… Il vous attend ! Vous avez juste le temps de faire le chemin. » annonça-t-elle aux garçons qui faisait la tête. « Ne râlez pas… Vous serez rentrés pour diner si vous vous dépêchez ! »

Elle regarda les garçons continuer à râler devant l’ascenseur avant d’entrer à son tour dans la salle de repos, suivie de Castle.

-« Si tu voulais l’adresse d’un bon fournisseur pour des petites fêtes réussies, tu pouvais juste m’envoyer un texto tu sais. Tu n’étais pas obligé de m’envoyer deux pit-bulls. »

-« Premièrement, mes hommes ne sont pas des pit-bulls, enfin, évite de les appeler comme ça si tu ne veux pas qu’ils le deviennent. Deuxièmement, pour ce qui est d’organiser des fêtes sympa, j’ai déjà un expert à la maison. »

Castle haussa les sourcils, fiers de ses performances.

-« Je croyais que j’étais là à propos de substances illicites. »

-« En fait non… Pas vraiment. » fit Beckett en ouvrant le dossier.

-« Tu connais ce petit garçon ? » demanda-t-elle en montrant la photo de l’enfant de 5 ans.

-« Je l’ai vu une fois avec Mandy… Il s’appelle Scotty, ou un truc dans le genre. »

Beckett et Castle le regardèrent avec stupéfaction.

« Quoi ? Elle travaille pour son père… Je ne vois pas ce qu’il y a d’extraordinaire à ça. » fit naturellement Thomas.

-« Elle travaille ? » faillit s’étouffer Castle, ce qui lui valut un regard noir.

-« Quelle genre de travail ? » insista Beckett.

-« Promet moi de ne pas te moquer ! » le regard que lui lançait Beckett voulait surtout dire « grouille toi » « Ok… Tu étais bien plus drôle au lycée, tu devrais fumer un peu de… »

-« Merci du conseil, j’y penserais plus tard. Alors, elle faisait quoi chez le papa de ce petit Scotty ? »

-« Elle s’occupe du petit… Et quand il est à l’école elle fait un peu de ménage, de repassage… Enfin, tu vois quoi… William Westerly est médecin. Il s’occupe seul de l’éducation de son fils… Je ne vois pas ce qu’il y a d’extraordinaire à ce qu’une personne travaille pour lui. »

-« Le petit Scotty à l’âge de votre fille si je ne me trompe pas. Ils se connaissent ? Mandy l’amène avec elle de temps en temps ? »

-« Non… Jamais. Elle préfère ne pas mélanger le travail avec sa vie privée. »

-« Et quand il est de garde la nuit ? » insista Castle à son tour.

Beckett le regarda, ne comprenant pas ce qu’il voulait lui faire dire.

« Bah quoi ? S’il est médecin, il doit bien assumer des gardes certains week-ends et certaines nuits ? » fit il remarquer comme une évidence.

-« Et il y en … » soupira Thomas. « Quand il est de garde elle reste chez eux, la nuit… Et le week-end ! »

-« Tu veux dire que tu sais que ta femme passe la plupart de ses nuits et un week-end sur deux chez un autre homme et ça ne te pose pas plus de problèmes que ça ? » fit Kate, incrédule.

-« Ecoute Kate… Je ne sais pas ce que tu cherches à me faire dire… Mais oui, je sais qu’elle n’est pas heureuse avec moi. Je sais qu’elle a une aventure. J’ignore si c’est avec ce Westerly et je ne veux pas le savoir… Tu es contente ? Tu l’as ta petite revanche ? »

-« De quoi tu parles ? »

-« Tu t’acharnes sur moi parce que j’ai couché avec Mandy alors qu’on était ensemble. Tu en veux à Mandy pour toutes les humiliations. Je peux comprendre mais… »

-« Mais j’enquête sur un meurtre. Ce que toi, tu sembles avoir oublié. Pour que tout soit clair, je me suis remise de votre petite partie de jambes en l’air. Tout comme des humiliations à répétitions… Mais comment tu as pu l’épouser ? Je veux dire… Tu voulais être avocat, tu bavais devant Pamela Andrews … »

-« On a eu des relations sans protections. Elle est tombée enceinte et j’ai assumé. Fin de l’histoire. Pour ce qui est de mes études, mon oncle était heureux de pouvoir ce servir de ce prétexte pour me rayer de leur vie et s’éviter ce genre de frais. Il ne m’a jamais aimé et ce n’était un secret pour personne. De toute façon, avocat… Je n’étais pas assez brillant pour y arriver. » expliqua-t-il avec une pointe de regret dans la voix. « Mandy… C’est Mandy. Je ne l’aimais pas quand je l’ai épousé. Mais au fil des années je suis vraiment tombé amoureux. Elle peut être formidable quand elle veut. »

-« Mais vous avez divorcés il y a 6 ans ? » demanda-t-elle pour confirmation.

-« ça n’allait plus depuis plus d’un an. Je n’ai pas compris quand elle a demandé le divorce, et j’ai encore moins compris quand elle est revenue. Mais je l’aimais alors je n’ai pas cherché à comprendre. Pourquoi tu me poses ses questions ? C’était Sam son amant ? Tu penses que je l’ai tué ? »

-« L’idée m’a traversé l’esprit, mais non Sam n’était pas son amant. » répondit Kate en baissant la tête. « Je voulais juste savoir si toi tu le pensais » menti-t-elle pour éloigner Thomas de la véritable raison de sa visite.

Beckett le remercia pour sa visite et le regarda partir.

-« Tu crois qu’il est de mèche avec sa femme. Enfin, son ex femme… » demanda Castle.

-« Non… Il est assez bête pour être vraiment amoureux de Mandy. » soupira-t-elle.

-« J’avais quand même raison pour une chose… »

Kate le dévisagea.

« tu es sortie avec lui ! » se fit-il grognon, ce qui accentua le rire de Kate.

Elle se pencha doucement vers lui et posa un baiser très chaste sur ses lèvres.

-« C’est un peu près tout ce qu’il a dû avoir ! Je n’étais avec lui que je sortais vraiment. Mais je ne voulais pas que ça se sache, alors je faisais semblant d’être avec lui. »


judy1  (20.06.2013 à 19:18)

Chapitre 16 :

 

Les garçons étaient déjà de retour, sachant que ce qu’ils avaient découvert avec le jardinier des Sheffield allait beaucoup plaire à Beckett.

-« Devine quoi… » fit triomphalement Ryan en passant sous le nez d’Esposito qui s’apprêtait à parler en premier.

-« Vous avez fait un pari stupide pour savoir lequel parlerait en premier et tu as gagné ! » lança Beckett, agacée par leur manie de parier sur tout et n’importe quoi.

-« Euh… Non ! » fit il, surpris par la remarque de sa supérieure alors que Castle pouffait de rire.

-« Le jardinier… Il est acteur en fait ! » jubila Esposito.

-« Et il taille les rosiers pour arrondir ses fins de mois ? »

-« Non… » continua Ryan avec le sourire. « Il a été engagé pour charmer Madame Sheffield. »

-« Et ça ne le dérange pas de bousiller un couple ! » ragea Castle.

-« 40 000 $ pour la prendre dans ses bras, lui voler quelques baisers et se faire surprendre nu chez eux… C’est plutôt bien payé ! » Fit Ryan en sortant un chèque encore non encaissé.

-« C’est justement par moralité qu’il n’a pas encaissé le chèque. Il ne voulait pas faire divorcer le couple et il le gardait comme preuve. Il faisait son boulot et ne l’aurait encaissé qu’après être certain que tout était clair. »

-« Alors je peux savoir ce qui vous rend aussi heureux tout d’un coup ? » s’énerva Beckett qui se demandait s’ils n’avaient pas demandé l’adresse du dealeur à Thomas.

-« 40 000… Regarde le 4 ! » fit Ryan triomphant en plaquant le chèque sous les nez de Beckett.

Enfin un petit sourire illumina son visage.

-« Dites moi qu’il vous a fait une description de la personne qui lui a donné ce chèque ! »

-« Mieux encore… Il a formellement reconnue ton amie Mandy sur une photo. » ajouta Esposito.

-« Les gars… Vous êtes supers ! Il ne reste plus qu’à obtenir la signature de Mandy pour la comparer à celle-ci, et on aura un élément de plus contre elle. Une pièce du puzzle en plus. Grace au « 4 » on pourra la relier à l’examen de Paul et l’examen lui nous guide jusqu’aux lettres l’amour reçues par Sam et le faux mot d’excuse donné à la gardienne du petit Mickael Tobias…Enfin bref, tout ça nous ramène à Mandy Jeffrey ! »

Chaque membre de l’équipe rentra chez lui pour se reposer une petite nuit avant de continuer à trouver la raison de toute cette histoire. Ils en avaient assez pour boucler la coupable, mais Kate s’obstinait à chercher le « pourquoi ? ».

Il était trois heures du matin lorsque Castle se réveilla en sursaut. Le lit était froid à ses côtés, il en déduit donc que Kate était déjà levée depuis longtemps. Il se leva à son tour, la chercha dans la pièce principale du loft, mais il remarqua juste que sa veste n’était plus sur le dossier de la chaise où elle l’avait lancée en rentrant. Soit elle était rentrée chez elle au milieu de la nuit, soit elle était déjà au travail. IL soupira, avant de se recoucher. Mais impossible de se rendormir, il se releva, s’habilla et fit un détour par l’appartement de Kate, mais comme il l’avait bien pensé, c’était désert. Elle était donc au 12th…

-« Qu’est ce que tu fais ? » demanda Castle en surprenant Kate assise à son bureau.

-« Castle ? Je croyais que tu dormais ! »

-« Ton absence m’a réveillé… » expliqua-t-il en baillant. « Alors ? Tu lis quoi ? »

-« Tu te souviens, lors du premier interrogatoire de Mandy j’ai parlé d’une agression… »

-« Elle a retiré sa plainte, c’était surement une de vos mauvaises blague ! »

-« Oui…J’ai pensé ça aussi. Mais j’avais tort. En fait il y a vraiment eu un début d’enquête… Et donc… »

-« Un rapport passionnant à lire. » en conclu-t-il tout en s’étirant. « Je crois que je vais aller chercher du café… » fit-il en prenant la tasse de Kate. « Et glisser quelques somnifères dans ta tasse ! » ajouta-t-il à voix basse en s’éloignant de Beckett.

Il revint à peine deux minutes plus tard et elle était déjà en train de fouiller dans son carton.

-« Tu cherches encore un poème ? »

-« Non… Pas cette fois. Juste le journal du lycée du mois d’Avril. » répondit-elle avec un naturel déconcertant.

-« Tu les as tous gardés ? » demanda Castle en sirotant son café, se contentant de l’admirer dans ses fouilles.

Beckett se redressa et le foudroya du regard.

-« QUOI ? » demanda Kate, énervée.

-« Rien… » répondit Castle en prenant une feuille au hasard et faisant semblant de s’y intéresser. Visiblement Kate n’était pas de super bonne humeur.

Ils passèrent les deux heures suivantes dans un silence absolu. Kate lisant et relisant des tas de fichiers sur son PC et vérifiant certaines choses avec le journal du lycée. Castle la surpris même à passer un coup de fils, mais étant donné l’heure, elle avait certainement dû se contenter de laisser un message. Rick était dans la salle de repos, faisant semblant de faire les mots croisés d’un magazine tout en surveillant Beckett du coin des yeux.

C’est Beckett qui capitula et vint s’asseoir à côté de lui.

-« Je suis désolée Rick. Je ne voulais pas être aussi désagréable. » s’excusa-t-elle en posant sa main sur la sienne.

Elle s’était assise à côté de lui. Il releva la tête.

-« Entêté en 4 lettres… Je mettrais bien Kate, mais pas sûr que ça te plaise ! »

-« Mule… Et non ça ne me plairait pas. Mais techniquement, ça pourrait être juste aussi. » avoua-t-elle avec un petit sourire. Elle s’approcha de lui et posa ses lèvres sur les siennes.

-« Je croyais qu’on n’avait pas le droit… » taquina Castle une fois qu’elle se soit remise à sa place.

-« Il est presque 6 heures… On est encore seul, alors je ne vois pas qui va aller cafter à Gates ! »

-« Alors, qu’est-ce que tu as découvert de si important ? » demanda Castle, se faisant à l’idée que la nuit était déjà terminée et qu’il n’avait toujours pas dormi.

-« Alors voila… D’après le rapport de police, Mandy affirme qu’elle était à une fête sur le campus. Qu’un homme d’une vingtaine d’années l’a accostée, elle a accepté de le suivre mais une fois hors de la salle il s’est montré trop entreprenant, trop brutal. Elle dit avoir appelé à l’aide. Apparemment il y avait un petit groupe de garçon un peu à l’écart de la fête… »

-« Laisse moi deviner : Paul Tobias, Thomas Callaghan, Nicolas Sheffield et Samuel Parkers. » lança Castle en lisant les noms des garçons sur le récapitulatif de Beckett.

-« Bien vu…Le journal du lycée parle du match de l’équipe de basket et de la fête donnée pour célébrer cette victoire. C’est pour cette raison qu’ils y étaient tous. Seulement quand l’inspecteur a été les interroger, ils prétendent n’avoir rien entendu, rien vu. »

-« S’ils étaient aussi défoncés que ce week-end, ils n’auraient même pas vu un éléphant en face d’eux. »

-« Mandy risque de ne pas apprécier que tu la compares à un éléphant… Mais devine lequel a osé dire : « Pourquoi violer une pute quand il suffit de demander ? » »

-« Wah… Alors ça c’est très méchant. Je dirais …. »

-« Samuel Parkers ! » intervint Ryan qui les écoutant discrètement.

-« Bonjour Ryan… Et non. Perdu. »

-« Je ne vais pas parier sur ce coup là, mais tu penses qu’elle a eu connaissance de leurs déclarations ? » demanda Esposito qui se joignit à eux.

-« Le rapport dit que l’inspecteur a interrogé les garçons alors que Mandy était derrière la vitre sans teint. Lui, il pensait que c’était eux qui l’avaient violé et il voulait la faire craquer avec leurs témoignages. Enfin bref, avec ce genre de témoins, le coupable n’a jamais été arrêté et Mandy a dû retirer sa plainte, à la demande de ses parents. Ça les gênait que la police interroge leurs proches, leurs voisins… »

-« Elle se fait violer et non seulement le coupable est libre, mais en plus personne ne la croit… Il y a de quoi péter un câble, mais de là à imaginer tout ça … » soupira Esposito.

-« Je sais qu’un viol est une chose affreuse, mais je ne pense même pas que ce soit ça qui l’ait fait disjoncter… » fit énigmatiquement Kate en se levant et se dirigeant vers les bureaux.

 


judy1  (21.06.2013 à 19:16)

Chapitre 17 :

 

-« A quoi tu penses ? » demanda Castle en la suivant.

-«  Que comme l’inspecteur chargé de cette plainte, je suis passé à côté de l’essentiel ! » râla-t-elle sur elle-même en se défoulant sur sa boite Mail qui n’ouvrait pas les messages assez vite à son gout. « Je n’y crois pas, j’avais tout sous les yeux depuis le début… Et je n’ai rien compris ! »

-« Rassures-toi, on n’a toujours pas compris nous non plus… » fit remarquer Esposito en la regardant s’énerver.

-« Je vous explique… » Kate se leva, effaça la partie du tableau concernant Mandy Jeffrey pour se faire un peu de place et commença :

« Mandy Jeffrey était la capitaine des pom-pom-girls, ça je vous l’ai déjà dit. C’était l’une des filles les plus populaires du lycée. Et même si chercher des noises à tout le monde était sa principale activité, se qu’elle aimait par-dessous tout, c’était la musique. »

-« J’adore apprendre des choses sur tes années de lycée, mais surtout quand ça te concerne toi… » marmonna Castle avec une pointe d’ironie.

-« Un peu de patience, je t’assure que c’est important ! » assura Beckett. « Elle jouait de la flûte. Elle jouait divinement bien même. Elle avait passé des auditions pour entrer au conservatoire… Il parait qu’elle avait été reçue. Ryan, tu me confirmeras ça d’ailleurs… Pour en revenir à l’agression, elle affirme que ça s’est passé dans la nuit du 15 au 16 mars… Cette date coïncide avec la victoire de l’équipe, et donc l’histoire de la petite fête est vraie. Tout comme les témoins : c’était habituel pour les joueurs de s’éclipser en petits groupespendant la fête et de sortir pour fumer… Ou autre chose. »

-« Ok... Donc elle s’est faite agressée et les gars en ont été témoins, mais trop dans le cirage pour s’en souvenir… » récapitula Esposito.

-« Le rapport avec la musique, le conservatoire ? » interrogea Ryan pour qui tout ça était toujours très flou.

-« Ses rapports médicaux ! Elle a été absente pendant presque 3 mois, elle n’est revenue qu’à la fin de l’année, un peu avant les examens. Je m’en souviens parce que ça m’a fait des vacances à moi ! » fit remarquer Kate avec une petite pointe d’humour.

-« Elle est tombée enceinte… Non, en même pas 3 mois, vous l’auriez vu. Peut-être une fausse couche ! »

-« C’est pour cette raison que j’ai demandé son dossier… Et il n’y avait rien De tout ça. Pas de grossesse suite à l’agression. Le rapport du médecin qui l’a examiné a bien fait mention de rapports sexuels avec violence, mais étant donné sa réputation, le viol n’a pas été clairement établi ! Par contre, je sais où elle était pendant ces mois d’absence… »

-« Et où ? » demanda Esposito.

-« En Floride ! Sa famille l’a fait interner dans un hôpital psychiatrique pour qu’elle se repose. En fait, aux urgences, pendant qu’un médecin l’examinait, juste après l’agression, il a remarqué de nombreux Ecchymoses et traces de lutte… »

-« Et malgré ça le viol n’a pas été établit ! » s’estomaqua Castle.

-« Qu’est ce que tu veux… Le lieutenant en charge de l’affaire a mis ces preuves de cotés ! » fit Beckett en haussant les épaules. « En faisant différents scanners et radios, les médecins lui ont découvert plusieurs fractures au  niveau des doigts et des poignet. »

-« Grave à quel point ? » demanda Esposito.

-« Au point d’avoir nécessité 3 opérations en l’espace de 4 mois pour remettre les os en place et s’assurer qu’aucun tendon n’ait été déchiré au poignet. »

-« Aïeee… ! grimaça Castle tout en se faisant aller ses doigts pour s’assurer que tout était OK pour lui. « Avec ça, adieu la carrière de flutiste… »

-« Tu as tout compris… L’agression à bousiller sa vie, ses chances de voir ses rêves de musicienne professionnelle aboutir… »

-« Alors tout ça pour se venger… Elle les pense responsables de ce qui lui est arrivé ? » intervint Ryan qui essayait toujours de suivre.

-« Oui, je pense que c’est pour ça… ça se tient. Ils étaient là, ils n’ont pas réagit et ont laissé ce type briser sa vie. » récapitula Beckett.

-« Alors comment elle s’y prend ? Elle a dû planifier ça depuis 15 ans : faire échouer Sheffield, et son mariage avec Callaghan, il est vrai ? » questionna Esposito en essayant d’imaginer toute la préméditation dans cette affaire.

-« Mandy était la reine des échanges de copies. » Affirma Beckett en écrivant un mot sur une feuille vierge qu’elle plia en deux. « Castle. » elle lui tendit une feuille. « Écris un message, plie la feuille en deux et pose la là, sur la pile. »

Les trois garçons se regardèrent. Aucun ne comprenait où Kate voulait en venir, mais en homme docile Rick s’exécuta. Il écrivit un petit message très clair, plia la feuille et la déposa sur la pile de dossiers devant Ryan. L’air de rien Beckett continua ses explications, elle ne leur appris rien de nouveau, mais elle s’approcha de la pile et alors que les trois garçons avaient toujours le regard fixés vers les différents rapports médicaux elle échangea sa feuille avec celle de Castle et revint se placer à côté de lui.

-« Ella a tout manigancé. Y compris le fait de tomber enceinte. Espo, fait pas cette tête, je t’assure que quand une femme veut tomber enceinte, à moins d’avoir un souci de fertilité, il n’y a rien de plus simple… »

-« T’as l’air bien au courant de ça toi ! » insinua Castle tout en déglutissant.

-« C’est justement pour m’assurer que ça n’arrive pas que je suis aussi bien informée ! » répondit-elle en levant les yeux au ciel.

Ryan et Esposito échangèrent un regard moqueur, retenant l’un comme l’autre l’envie de rire.

-« Au fait, ton message mec, c’était quoi ? » changea de sujet Esposito pour éviter une scène de ménage. Il prit la feuille, la déplia et soupira avant de la tendre à Castle. « Je crois qu’en fait le message est pour toi… » fit-il d’un air blasé.

-« Si ça c’est destiné à me faire rater un quelconque test, j’aurais échoué tout seul… Enfin, je n’avais pas mis de petit cœur sur le « i » moi ! »

Kate explosa de rire avant de déplier la feuille qu’elle tenait en main et sur laquelle on pouvait lire  « I love You »

-« Vous êtes pitoyables ! » lança Esposito avec une petite pointe de jalousie.

-« Comment tu as fait ça… On n’a pas quitté la pièce… »

-« Mandy était la reine pour beaucoup de choses et à une époque, très brève je vous l’accorde, on a été amie… Alors j’ai appris quelques petits trucs. Et si j’ai su berner deux inspecteurs de police et un écrivain fouineur, elle n’a pas du avoir beaucoup de mal à charmer et amadouer un surveillant ! »

-« Les filles sont de véritables petites garces… » ne pu s’empêcher de faire remarquer Esposito.

-« Evite de dire ça devant Lanie ! » se moqua Kate. « Elle aussi s’y connait bien en la matière… »

-« Mais dans quel genre de lycée tes parents t’ont-ils envoyé ? »

-« Dans le meilleur de la ville qui ne soit pas privé Castle ! »

-« C’est très joli tout ça Beckett, mais rien ne prouve que ce soit vrai ! »

-« Non, rien ne relie l’agression au 4 garçons… Mais tout ce qui cloche dans leur vie nous ramène à Mandy… Alors heu… Ryan, tu te renseignes auprès des différents conservatoires de la ville, je veux la preuve qu’elle ait été acceptée et qu’elle ait abandonnée. Espo, fait venir le jardinier des Sheffield, la gardienne du petit Mickael Tobias. Tu lui dis qu’on a besoin de son aide pour identifier la femme qui la enlevé, je pense qu’elle ne refusera pas de venir. Et Nancy Jones aussi, la collègue de Parkers qui a porté plainte contre lui. On va avoir besoin de leur aide pour identifier Mandy.

Lanie fit son entrée dans le service, elle avait plutôt l’air remonté et s’avançait droit sur l’équipe de Beckett.

-« Ouhhh Espo… Je ne sais pas ce que tu as fait, mais ça va chauffer ! » se moqua Castle… « Elle t’a peut être entendu quand tu as dit que les femmes étaient des garces… »

-« Je n’avais pas entendu Castle ! Mais c’est bon à savoir… » fit elle en leur lançant un regard à leur glacer le sang. « Dis donc toi ! » fit elle en tapant Kate avec le rapport que visiblement elle venait leur apporter. « Un mail à 3 heures, un message sur ma boite vocale à 4 et re-mail à 5h 30… Tu n’as rien d’autre à faire de tes nuits… »

-« Non ! C’était urgent… » répondit-elle en la regardant droit dans les yeux.

-« Une agression vieille de 15 ans ? Ça ne pouvait pas attendre quelques heures de plus ? Tu sais si j’avais un petit ami comme le tien… »

-« Il serait déjà six pieds sous terre depuis bien longtemps ! » se moqua Beckett en sachant que son amie ne supporterait pas Castle au quotidien. « A part ça, du nouveau ? » demanda-t-elle sérieusement malgré son envie de lui rire au nez, tellement la tête de Castle était irrésistible à ce moment précis.

-« L’échantillon prélevé sur Mandy Jeffrey était toujours intact aux archives. Tu as un sacré bol tu sais… »

-« Et tu sais à qui il appartient ? » demanda Beckett en sachant qu’elle poussait le bouchon vraiment très loin.

-« Oui… Parce que mon ami à la scientifique est quelqu’un de vraiment super et que je ne le réveille JAMAIS AU MILIEU DE LA NUIT, il m’a traité ça en priorité ! »

-« Alors ? » osa demander Beckett alors qu’Esposito s’attendait à ce que la légiste lui explose en plaine figure.

-« Tu ne voudrais pas en plus que je te fasse la lecture ? » fit elle sèchement en lui lançant le dossier sur son bureau.

-« Merci Lanie… » cria Beckett alors que son amie se dirigeait déjà vers la salle de repos.


judy1  (22.06.2013 à 19:22)

Chapitre 18 :

 

-« C’est quoi ça au juste ? » s’inquiéta Esposito, ayant peur de comprendre.

-« Le médecin des urgences a fait son job, il a fait un prélèvement vaginal à Mandy Jeffrey lorsqu’elle s’est présentée à l’hôpital… » commença Kate.

-« Comment ce dossier peut avoir été classé sans suite alors ? » interrompit Ryan.

-« Parce que l’inspecteur chargé de l’enquête était braqué contre Mandy, personne ne l’a cru et quand elle a retiré sa plainte, le dossier a été classé. Je suppose que cette preuve, tout comme les traces de lutte, a été mis de côté et personne n’y a jamais prêté attention. »

-« Alors tu as l’identité de son agresseur ? » s’impatienta Castle.

Beckett ouvrit l’enveloppe, sortit les quelques pages et alla directement à la conclusion.

-« Il y avait bien des trace de sperme … Et donc de l’ADN. Oh… Josef Mitchel… ça alors, c’est le cousin de Thomas ! Mais qu’est ce qu’il faisait là ? »

Beckett avait à peine fini de poser toutes ces questions que Ryan avait déjà tapé le nom dans son fichier.

-« Vol à l’étalage, arrêté à deux reprises pour coups et blessures, trouble à l’ordre publique et là, il purge une très longue peine pour coups et blessures ayant entrainés la mort… » compléta-t-il en résumant les faits les plus graves indiqués sur son casier.

-« Il ne risque pas de sortir de sitôt ! » se manifesta Castle.

-« Il y a prescription pour ce qu’il a fait à Mandy… Mais non, le seul réconfort qu’elle pourrait en retirer, c’est qu’il a fini par se faire arrêter. Bon, pendant que vous faites vos recherches, on va inviter quelques personnes de plus à nous rejoindre. Tu viens Castle ? » demanda-t-elle en voyant qu’il n’avait pas l’air décidé à la rejoindre.

-« Et où va-t-on ? »

-« Faire un petit tour au 69 Payson Avenue ! »

Castle et Beckett se garèrent deux maisons plus basses que celle des Westerly. Ils y restèrent environ 20 minutes avant de voir Mandy revenir.

-« Comment tu savais ? » demanda Rick en comprenant le pourquoi de cette visite aussi matinale.

-« Parce que c’est écrit dans l’agenda de Parkers. Il a suivit Mandy pendant toute une semaine et visiblement son planning est réglé comme du papier à musique. Il est 8h30 et dans quelques minutes elle va ressortir avec son fils. Je suppose qu’il est inscrit dans une école très proche d’ici. »

-« Et qu’est ce qu’on attend au juste ? »

-« Bah… Je n’en sais rien. Tu as raison. Tu viens ? » proposa-t-elle en sortant de la voiture.

Ils s’avancèrent de la maison et un sourire apparu sur son visage lorsqu’elle vit Mandy sortir de la maison avec son ‘fils’.

-« Beckett ? Mais… Mais qu’est-ce que tu fais ici ? » bafouilla la jeune femme en guettant la porte, de peur que son mari arrive et surprenne leur conversation.

-« J’ai quelques petites questions à te poser, tu pourrais venir au poste pour régler ça en vitesse ? »

-« Tu te fiches de moi là ? Je dois conduire mon f… euh Scotty à l’école. »

-« Pas de problème… Il vient avec nous. » assura Beckett avec le sourire.

-« Tu te fiches de moi là, hein ? » s’affola-t-elle en voyant que William avait aperçu qu’il se passait un truc dehors et qu’il s’apprêtait à les rejoindre.

Beckett avait vu la porte de la maison s’entrouvrir et attendait impatiemment que l’homme de la famille se joigne à eux.

-« Qu’est ce qui se passe ? Un problème ma chérie ? » demanda l’homme en posant sa main dans le dos de sa compagne.

-« Lieutenant Kate Beckett, N.Y.P.D. Votre femme est suspecte dans une enquête pour meurtre. J’aimerais l’emmener au poste pour lui poser quelques questions. » expliqua calmement Beckett.

-« Il doit y avoir une erreur… Ma femme est la personne la plus douce et la plus honnête que je connaisse. » s’exclama l’homme. « William Westerly ? Avocat… Je vous accompagne. »

-« Je le croyais médecin ? » fit remarquer Castle à l’oreille de Kate.

-« Il n’y a pas de service de nuit ni de week-end de garde pour les avocats… » répondit Kate en chuchotant.

« Si vous voulez aider votre femme, rejoignez nous au 12th avec votre livret de mariage ou tout autre document que vous pourrez certifier avoir été signé par votre épouse... Madame Westerly, suivez-nous je vous prie. » fit-elle très poliment. Elle tendit la main au petit garçon en lui faisant un petit sourire, lui assurant que tout se passerait bien.

-« Laissez moi conduire notre fils à l’école, il n’est pas suspect lui au moins ! » interjette l’homme.

-« Il n’est pas suspect, non. Mais on va avoir besoin de son aide. Oh … Et tant que vous y êtes apporte un ou deux albums photos de votre fils»

-« Ce n’est pas légal de se servir d’un enfant contre ses parents… » commença l’avocat.

-« Auriez-vous quelque chose à cacher Maitre ? » s’amusa Beckett. « Rassurez-vous. On ne lui fera aucun mal et on n’aura pas besoin d’une longue déclaration de sa part. Ou vous attendra avant de commencer de toute façon. Demandez le bureau du Capitaine Gates. » assura Beckett en installant l’enfant à l’arrière de la voiture.

Une fois au poste, Beckett demanda à un officier d’emmener Mandy en salle d’interrogatoire et de rester avec elle jusqu’à ce qu’ils arrivent. Elle demanda ensuite à Ryan et Esposito de convoquer Thomas Callaghan, les Tobias et les Sheffield et d’installer tout ce monde là avec Mandy. Elle fit installer William Westerly et le petit Scott dans une salle d’attente, le temps d’avertir Gates de leur arrivé. N’ayant aucune preuve directe de ce qu’elle suspectait, Beckett n’avait pas le droit à l’erreur et préférait que Gates supervise l’interrogatoire au cas où ses soupçons s’avéreraient infondés.

Beckett et Castle entrèrent dans la salle d’attente, suivit de Gates. Ils s’installèrent en face de William Westerly et l’inspectrice commença à lui expliquer l’affaire sur laquelle elle enquêtait, ainsi que les soupçons qui pesaient sur sa femme.

-« C’est impossible ! C’est scandaleux ! » s’exclama-t-il.

Kate lui montra une photo de Mickael Tobias, ainsi que les clichés réalisés par le dessinateur.

-« Ce n’est pas une science exacte, ça ne veut rien dire… »

-« Maman elle dit que les policiers sont stupides et fainéants ! » lança le petit Scott comme insultes, voyant son père se mettre en colère, il se dit que lui aussi avait le droit à la parole.

-« Scott ! » reprit le père avec fermeté.

Le gamin baissa la tête. Kate s’avança doucement de lui, se mettant à sa hauteur pour lui parler.
-« Elle a parfaitement le droit de le penser. Mais je vais lui prouver qu’elle a tort… Tu veux une sucette ? »

-« Il y a des sucettes ici ? » fit Castle en regardant partout autour de lui.

Kate le dévisagea, levant les yeux au ciel.

-« Dans la poche de ta veste… Je sais qu’il y en a ! » assura-t-elle en faisant la moue, sachant que cette remarque allait le faire râler.

-« Hey… ce sont les miennes ça… »

-« Tu es assez riche pour te payer l’usine qui les fabrique, tu peux bien partager… »

Gates soupira bruyamment, agacée de ce petit manège entre eux, William Westerly ne fit pas le moindre commentaire car ce petit jeu venait de détendre son fils qui explosa de rire en voyant la tête de l’homme qui était obligé de partager avec lui.

Le garçon s’empressa de déchirer l’emballage et de mettre le bonbon en bouche, sous le regard amusé de Kate qui avait déjà préparé le sachet qui servait à recueillir les preuves à envoyer au labo.

-« Beurk… C’est dégueulasse, elle a un gout de savon ! » s’exclama l’enfant en rendant la sucette à son propriétaire. « Achètes pas l’usine… C’est vraiment pas bon ! »

Kate repris la sucette des mains de Castle et la glissa dans le sachet.

-« Vous n’avez pas le droit… » s’interposa l’homme en qualité d’avocat.

-« Vous n’avez fait aucune objection quand on la lui a tendu… Et on en a le droit puisqu’il nous l’a lui-même donné… De plus son extrait d’acte de naissance, qui de toute façon est un faux,  ne vous nomme pas en tant que père. Vous ne l’avez pas adopté après votre mariage dont légalement vous n’avez pas à vous y opposer ! » expliqua Beckett, juste pour avoir le plaisir de clouer le bec à un avocat.

Esposito frappa à la porte et passa la tête juste pour les avertir que tout le monde était là, qu’ils n’attendaient plus qu’eux. Kate lui donna le sachet contenant la sucette et répondit qu’ils arrivaient.

-« Bon, on va aller vérifier tout ça… » fit Kate en se levant. « Dis donc mon grand… » fit-elle en regardant le garçon. « Ça te dirait de jouer avec l’I-phone de Castle pendant qu’on parle avec papa et maman ? » demanda-t-elle en prenant l’objet dans la poche intérieur de la veste de Rick.

-« Je veux voir ma maman… »

-« Je te promets que tu la verras. En attendant, j’aimerais que tu reste là avec l’agent Fisher. » Kate désigna le policier qui venait juste d’entrer dans la pièce.

Le garçon prit le téléphone des mains de Kate et regarda Castle d’un air désespéré.

-« Tu devrais pas la laisser tout décider ! »

En entrant dans la salle d’interrogatoire, là où tous les autres attendaient déjà, William alla rejoindre Mandy et s’assit juste à côté d’elle, lui prenant les mains et regardant au fond de ses yeux espérant y trouver la preuve que toute cette histoire n’était qu’un cauchemar. Gates et Beckett entrèrent ensuite, étouffant le fou rire que la réflexion de l’enfant avait provoqué. Castle, lui, essayait tant bien que mal d’afficher un regard neutre, malgré l’humiliation qu’il venait de subir.

Ils prirent place autour des deux tables. Beckett ayant fait apporter une table et des chaises supplémentaires. Un épais dossier était posé devant la place qui lui était réservée.

-« Monsieur Westerly… » commença Beckett. « Pouvez-vous nous dire ce que votre femme fait dans la vie ? »

-« Quoi ? Alors je suis suspect moi aussi ? Vous n’avez aucun droit de m’interroger. » rétorqua-t-il sèchement.

-« Très bien. Comme vous voudrez. Monsieur Callaghan. Vous pouvez nous dire comment votre compagne gagne sa vie ? »

 


judy1  (23.06.2013 à 19:20)

Chapitre 19 :

 

-« Ma femme ? Elle est payée une misère pour garder le petit Westerly ! » fit Thomas en regardant l’homme avec dédain.

-« QUOI ? Pas étonnant, on ne paie personne pour s’occuper de notre fils. Ma femme est une bonne mère et elle s’occupe très bien de Scott… N’est-ce pas Mandy ? »

-« Mandy ? » interrogea Thomas Callaghan en regardant la femme qu’il pensait être la sienne.

Il n’obtint pas de réponse, même pas un regard. Alors Kate continua comme si la réponse obtenue avait été satisfaisante.

-« Si je ne me trompe pas, tu voulais devenir avocat ? » rappela-t-elle encore une fois à Thomas.

-« Et on revient encore là-dessus… Je te l’ai déjà dit… Je n’aurais jamais réussit à faire de telles études. De plus, j’ai mis Mandy enceinte, alors j’ai assumé. Je suis comptable, j’élève deux enfants quasiment seul parce que leur mère se fait exploiter… Enfin, c’est ce que je pensais, mais visiblement j’étais le seul pigeon dans l’affaire ! » commença-t-il à s’emporter.

-« Non… Rassures toi, tu n’es pas le seul pigeon dans cette affaire. Nicolas ? » l’intéressé releva la tête. « Tu voulais être médecin, non ? Pourquoi ne pas avoir fait médecine ? »

-« Parce que je me suis fait recaler au test d’admission à la fac… C’est bon… ça te plait de nous faire remarquer qu’on a des vies merdiques ? Tu ne voulais pas être avocate toi ? Qu’est-ce que tu fous dans la police ? Ça a un rapport avec le meurtre de Sam ou tu te fous de nous ? »

-« Alors oui, mes questions ont un rapport avec le meurtre de Samuel Parkers. Oui je voulais être avocate et oui j’adore être flic…. Oh et non… ça ne m’amuse pas vraiment ! Tu aurais dû repasser l’examen, te laisser une seconde chance. Je suis certaine que tu aurais fait un excellent médecin. » elle ne lui laissa pas une seconde pour assimiler les réponses et passa directement à la suite. « Paul et Michelle Tobias… » annonça-t-elle avec une boulle au ventre, sachant que cette confrontation risquait de dégénérer à tout moment.

-« Tout va bien pour nous…. » assura Paul.

-« Vous venez de vous remettre ensemble … Je sais. Je connais même la raison pour laquelle vous vous êtes séparés. » affirma-t-elle en sortant une photo de Mickael Tobias et en la posant délicatement sur la table.

-« Beckett ! Tu vas trop loin… » prévient Paul alors que sa femme avait déjà les larmes aux yeux.

-« Je suis désolée… Je t’assure que si ce n’était pas nécessaire, je ne le ferais pas.

William Westerly resta bouche bée devant la photo du petit Tobias. Il savait que c’était Scott, le fils de Mandy. Les soupçons qu’avaient faiblement exposés l’enquêtrice et sa supérieure commençaient à prendre forme, il dévisagea sa femme, essayant encore de comprendre.

-« Voici une copie de la lettre remise à la gardienne de votre fils. » Beckett posa la lettre au dessus de la photo. « Et un portrait robot fait par un dessinateur professionnel, estimant plus au moins le visage que votre fils aurait aujourd’hui. »Kate observa attentivement la réaction du couple Tobias et encore plus celle de Mandy et de son mari.

Les Tobias tentaient tant bien que mal de retenir leurs émotions, mais les larmes coulaient. Mandy maudissait Kate du regard, mais l’inspectrice s’en fichait, elle avait gagné la partie et elle se savait. William Westerly ferma les yeux, lâchant les mains de sa femme pour mettre les siennes devant sa bouche.

-« C’est pour lui que Sam est mort… » annonça-t-elle doucement. « Les présentations qu’il avait à faire, les révélations… Ce n’était pas une petite amie. Je pense qu’il avait découvert la vérité, ou du moins, une partie. Une de ses collègues l’avait mis en garde contre une personne présente ici. Et le connaissant, il a probablement foncé pour lui demander des comptes… Mais il ne s’attendait certainement pas à se retrouver en face d’un petit garçon ressemblant comme deux gouttes d’eau à son meilleur ami. » Kate ouvrit à nouveau et en sortit l’examen d’entré au la fac de médecine. « Voici l’examen passé par Nicolas Sheffield pour entrer en médecine. On ne saura jamais si tu avais réussis ou non… Mais grâce à la dernière question qui est la seule à ne pas être un choix multiple… Regardez l’écriture. Ils se penchèrent tous en avant. » Beckett rapprocha la lettre donnée à la gardienne du petit Tobias.

-« Quoi ? Nico… Pourquoi ? » questionna Paul, tombant des nues.

-« J’y suis pour rien… Je t’assure… Je n’ai jamais fait de mal à Mickael ! » se défendit-il en bafouillant.

-« Et il a raison… Ce n’est pas lui. En fait, ce n’est pas vraiment son examen… Une personne a échangé ta copie avec celle-ci. C’est ton père qui nous l’a donné : Lui non plus ne comprenait pas comment tu avais pu échouer. Il a demandé ta copie pour la faire corriger par un médecin neutre, mais vu que la grande majorité de l’examen en un QCM, sans les questions, il n’était pas plus avancé. Mais pour en être certain, on a comparé ton écriture avec celle de la copie. Ce petit message, je suis certaine 100 % que c’est toi qui l’a écrit.  »

Elle montra le poème écrit par Thomas.

-« Tu draguais Beckett ? » se moqua Mandy. « Mais tu n’avais pas la moindre chance… Elle se tapait le prof de philo ! » balança-t-elle pour déstabiliser l’inspectrice.

Kate ne nia pas, elle se contenta de se pincer les lèvres et de continuer comme si de rien n’était.

-« Le questionnaire rempli en ton nom n’est pas le tien… » conclu-t-elle en s’adressant à Sheffield.

-« Où tu veux en venir ? » demanda Thomas.

-« Au fait qu’une personne s’est arrangée pour bousiller vos vies, et ça dure depuis un bon moment déjà. »

Cette fois, Kate sortie une lettre soi-disant écrite pas la maitresse de Samuel.

-« La personne qui est l’auteur de tous ces documents a également signé ce chèque… » Elle plaqua les 40 000 $ sur la table.

-« Benjamin Stots ? C’est qui celui-là ? »

-« L’acteur engagé pour se faire passer pour ton jardinier et te faire croire à une liaison avec ta femme. » expliqua Beckett brièvement en sortant un livret de mariage fourmi par William Westerly juste avant qu’ils n’entrent dans la pièce.

-« Et voici la dernière pièce du puzzle… » fit Kate en l’ouvrant à la page des signatures.

Elle venait d’exposer toutes les preuves, toutes ses cartes étaient dévoilées et Mandy n’avait pas bronché une seule fois. Pourtant elle devait la faire craquer… Elle n’avait aucune preuve pour la relier au meurtre et si elle n’avouait pas, Beckett n’avait aucune chance d’en trouver.

« Un document que tu as signé devant témoins… Le seul que tu ne peux pas nier et qui te relie à tous les autres sur cette table. » affirma Kate en regardant Mandy droit dans les yeux.

Tous les regards se braquèrent alors vers Mandy avec la même expression : « Pourquoi ? »

-« Et à part ces quelques bout de papiers, tu as des preuves ? » nargua Mandy.

Dans un synchronisme parfait, Esposito entra dans la salle, tendit 3 feuilles à sa supérieure, lui murmura quelques paroles et s’assit à ses côtés pour la suite.

-« Si j’ai demandé à ce qu’on soit installé dans une salle d’interrogatoire, ce n’était pas juste pour être à l’étroits, mais pour disposer du miroir sans teint. Pendant qu’on discutait 3 personnes sont venus t’identifier … voici leurs dépositions et ils sont prêts à témoigner devant un jury. Tu veux plus ? » mal à l’aise, elle regarda en direction de Paul et de son épouse. « Monsieur et Madame Tobias… Si vous désirez sortir, je pense que personne ne vous en voudra. »

-« Il n’est pas question qu’on sorte… » affirma Michelle en foudroyant Mandy du regard.

Kate leva la main droite et claqua des doigts. Presqu’aussitôt la porte s’ouvrit et un petit garçon se précipita vers sa mère.

-« Maman… Tu vas bien hein ?? Dis tu as vu il est trop cool ce jeu… »

Mandy ne prêta pas attention à son fils, alors que le couple Tobias ne le quittait du regard, les yeux remplis de larmes.

-« Dis mon grand… » interpela Kate. « Tu as déjà vu ce Monsieur ? » demanda-t-elle en lui montrant une photo de Samuel Parkers.

-« Arrête. Tu n’as pas le droit de le monter contre moi. Je suis sa mère et il ne pourra pas témoigner de toute façon, ce n’est pas recevable… Hein Will… Fait quelque chose ! »

L’homme en question la regarda, abasourdi par cette ultime requête.

-« Ce n’est même pas ton fils… Comment tu as pu faire ça. Vas y mon bonhomme, répond à l’inspectrice. »

-« Il est venu à la maison… Maman lui a servi du café… Ils essayaient de ne pas crier, mais elle était en colère et lui aussi. Alors j’ai pas bien compris pourquoi elle lui a offert une bouteille de vin. »

-« Cette bouteille ? » demanda Kate en sortant une photo du dossier.

-« Oui, une comme ça. Avec le joli dessin sur l’étiquette et un bouchon tout vert ! »

-« Merci… » elle lui fit un petit clin d’œil avant de faire signe à Castle de l’emmener ailleurs.

-« Dis mon grand, ça te plairait un jeu où on lance des oiseaux pour casser des tas de trucs… c’est assez drôle, je peux te montrer ? » proposa Rick en le faisant sortir.

-« T’as pas plutôt une course de voitures ? »

Kate attendit que Rick sorte avec l’enfant avant de continuer.

-« Je dois vraiment le faire témoigner ? C’est ce que tu veux pour lui ? Qu’il apprenne au plein milieu d’un tribunal le genre de femme que tu es ? »

-« Tu n’as pas le droit ! » menaça Mandy. « William ? Tu ne fais rien ? »

-« Non… Je ne vais rien faire pour t’aider. » Il se tourna alors vers Gates et Beckett. « Vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez à propos de mon EX-femme, je vous aiderais du mieux que je peux. » affirma-t-il. « J’espère que tu connais un bon avocat, parce que je ne vais rien faire pour te faciliter la tâche ! »

 


judy1  (24.06.2013 à 19:13)

Chapitre 20 :

 

-« Vous vouliez savoir ce qu’elle fait dans la vie ? » demanda William pour prouver qu’il était de bonne foi et prêt à balancer tout ce qu’il savait. « Elle est prof de musique dans un collège privé. Elle est très bien payée pour ça, rien avoir avec le salaire des profs dans le public. Et pour arrondir les fins de mois, elle donne des cours de piano et de flute à domicile. »

-« Wah… C’est bien mieux que Baby-sitter ça ! Est-ce qu’elle gagnait suffisamment pour pouvoir payer quelqu’un 100 000 $ ? » demanda Kate

-« 100 000 $ ? » demanda-t-il pour confirmation. « Alors c’était pour ça ? » lui hurla-t-il à la figure. « C’est moi qui les lui ai donné… Elle disait qu’une de ses amies avait des soucis financiers et qu’elle voulait l’aider à investir dans ses affaires… Par contre les 40 000, ça n’a pas du lui poser le moindre problème. Ma famille est assez riche, je gagne suffisamment bien ma vie et je ne lui ai jamais demandé ce qu’elle faisait de sa paye. Je m’occupe des factures, du prêt de la maison et à chaque fois qu’elle va faire les boutiques, elle prend ma carte… »

En tant normal, Castle aurait fait une petite réflexion pour dire que c’était plutôt généreux de sa part. Réflexion à laquelle Beckett aurait répondu par un regard noir mais voulant dire : « tu peux en faire autant ? », mais la situation ne prêtait pas à rire. Chacun était conscient de la gravité de cette affaire et des charges qui pesaient sur l’accusée.

-« Qu’est devenu ton rêve de flutiste pro ? Je ne pensais pas que tu aurais abandonné, tu avais pourtant été acceptée au conservatoire ? »

-« Mais qu’est-ce que ça peut te faire ? » aboya Mandy, se voyant ainsi humiliée. « Tu as la vie dont tu rêvais toi ? Pourquoi je te réponds, de toute façon tu vas encore nous sortir une jolie photo et nous dire ‘moi je sais’ Miss je-suis-plus-maline-que-tout-le-monde. »

-« Non… Ce n’est peut-être pas la vie dont je rêvais, mais j’aime celle que j’ai. Et bien vu pour les photos. » Kate sortit les radiographies de sa mains. « Ça a dû faire drôlement mal ? 3 opérations pour tout remettre en place, ça doit laisser des séquelles… C’est eux qui t’on fait ça ? C’est pour ça que tu leur en veux. »

-« Quoi ? »

-« On ne lui a jamais rien … »

Les garçons essayèrent de se justifier, mais les regards assassins de Gates et de Beckett les clouèrent sur place.

-« Qu’est ce que tu cherches ? Tu as ce que tu veux, comme toujours ! Enferme moi et fou moi la paix… » s’obstina Mandy, résignée à ne rien avouer du meurtre de Samuel Parkers.

-« Je ne cherche rien, j’ai déjà toutes les réponses dans mon dossiers. Mais ils ont au moins le droit de savoir ce que tu leur reproches… » Kate fit une pause de quelques secondes, le temps de la laisser réfléchir. « Mais bon, je peux leur expliquer moi-même si c’est ce que tu veux. » Elle attendit encore quelques secondes, pensant que c’était fichu, qu’elle n’aurait jamais ses aveux. De toute façon elle devait aller jusqu’au bout, ils avaient le droit de savoir. « Ses blessures lui ont été infligées lors d’une petite fête célébrée en l’honneur de l’une de vos victoires… Et c’est vous 3, enfin 4 avec Samuel, qui en êtes les responsables. » assura Beckett, allant dans le sens de Mandy.

-« C’est délirant… On n’a rien fait ! » contesta Paul avec violence.

-« Non, vous n’avez rien fait… » repris Mandy avec dégout. « Vous l’avez laissez faire. Vous étiez là, à quelques mètres seulement et vous n’avez pas bougé le petit doigt. Vous avez laissé ce salaud me violer, me frapper et me torturer sans venir à mon secours. » expliqua Mandy en parlant avec rage. « Je vous ai appelés, je vous ai suppliés de m’aider et aucun de vous n’a bougé, vous êtes restés assis à picoler et vous shooter à je ne sais quoi alors que ce type… Il m’a bousillé les doigts, il a bousillé ma vie. Et quand la police est venue vous interroger, vous avez continué à me bafouer. Vous m’avez ridiculisée… C’est comme si vous aussi vous m’aviez violée ce soir là ! »

Tous le monde resta bouche bée devant les explications de Mandy. Beckett et son équipe connaissaient, ou du moins avait deviné une partie de l’histoire, mais l’entendre de la bouche de la « victime » de l’époque était encore pire.

-« Si aucun d’eux n’a réagit Mandy… » continua Beckett en prenant une voix douce et apaisante. « C’est parce que justement ils étaient trop ivres et trop shootés pour t’entendre. Aucun d’eux ne devaient être en état de réaliser ce qui se passait et quand la police les a interrogés, aucun d’eux ne devaient avoir les idées assez claires pour comprendre ce qui c’était passé presque sous leurs yeux. » Elle baissa la tête. Sortit une dernière fois tout une flopé de feuilles et les mit en évidences devant Mandy. « Le médecin des urgences a bien fait son travail ce soir là : Il a fait tous les prélèvements qu’il fallait. Seulement l’inspecteur chargé de l’affaire était convaincu que c’était eux qui t’avaient agressée et que si tu ne les dénonçais pas, c’était ton problème, pas le sien. Il n’a jamais fait analyser les prélèvements. Ça ne va probablement pas te soulager du savoir, mais l’homme qui t’a agressée, c’est lui. » elle retourna la photo qu’elle avait volontairement posée à l’envers sur la table. C’est lui l’unique responsable de ce qui t’es arrivée. Le seul tort qu’ils ont eu, c’est d’abuser un peu trop de la boisson et de certaines substances illicites. » expliqua Beckett en essayant de la raisonner.

-« Cet homme a détruit ma vie… Ils étaient là… Personne n’est venu m’aider… Eux aussi sont coupables. Alors j’ai tout fait pour détruire la leur. Ça a été facile de coucher avec toi et de tomber enceinte… » fit elle en dévisageant Thomas avec dégout. « Le pire a été de devoir vivre et coucher avec toi pendant toutes ces années. » un sourire moqueur naquit sur ses lèvres en se tournant vers Nicolas. « Tu stressais tellement pour ce test que je pouvais voir ton bic trembler, j’étais assise deux rangés derrières toi et tu ne m’as même pas remarquée. J’ai rendu ma copie juste après toi et j’ai baratiné le surveillant pour qu’il ne remarque pas que je prenais ta copie en déposant la mienne. C’était vraiment trop facile… Tout comme aller chercher Mickael chez sa gardienne, un jeu d’enfant. » elle explosa de rire, alors que les autres faisaient de leur mieux pour se contenir et ne pas la tuer sur place. « Et Sam… Mais quel con lui. Il en a tellement bavé avec cette plainte qu’il n’a même pas régit quand j’ai ruiné son ménage… »

-« Pourtant, c’était le seul à t’avoir démasqué ! » osa interrompre Beckett.

-« Il est venu me voir… Il a sonné à la porte de chez nous » elle regarda William. « C’est Scott qui a ouvert avant moi. Je l’ai fait entrer et c’est là qu’il m’a dit qu’il avait tout compris, qu’il allait tout dévoiler. Alors j’ai improvisé. La veille j’avais été trouver un petit délinquant pour lui demander un truc puissant qui fasse bien planer, un truc hors du commun… Je voulais leur en donner à tous, les rendre malades, leur faire perdre toute dignité. Mais j’en ai mis une dose dans le café que j’ai servi à Sam. Devant Scott il est resté poli, il l’a bu… J’ai ouvert une bouteille d’alcool et j’ai mis le reste du sachet… Je pensais qu’il partagerait avec vous, que vous serriez tous dans un piteux état. Je ne pouvais pas savoir qu’il boirait toute la bouteille avant de vous rejoindre… » elle explosa de rire, devant le regard horrifié de toutes les personnes présentes.

Kate se ressaisit, suffisamment pour faire le point sur toutes les charges qui allaient être retenues.

-« Mandy Jeffrey… » Kate se leva, faisant ainsi preuve de supériorité face à elle. « Vous êtes en état d’arrestation pour faux et usage de faux » Beckett désigna la lettre dont Mandy s’était servie pour récupérer le petit Mickael Tobias chez sa gardienne ainsi que l’examen qu’elle avait échangé avec celui de Sheffield. « abus de confiance » elle montra le chèque de 40 000 $ et le livret de mariage. « Enlèvement, séquestration » la photo de Mickael Tobias. « Ainsi que pour le meurtre de Samuel Parkers que tu viens d’avouer. »

C’est à ce moment là que Mandy releva la tête, se rendant probablement compte que rien ne la reliait au meurtre et qu’elle venait de se faire rouler.

-« Même si je pense que tu as déjà tout dis, je suis obligée de te lire tes droits : tu as le droit de garder le silence mais tout ce que tu diras pourra être retenu contre toi. Tu as le droit de faire appel un avocat et si tu n’en a pas les moyens, la cours t’en désignera un d’office »

Kate fit signe à Esposito qui se fit un plaisir de lui passer les menottes et de la faire sortir de la salle d’interrogatoire.

Tout le monde était encore en état de choc dû aux révélations de Mandy. Kate se laissa retomber sur sa chaise, toute aussi chamboulée que les autres.

-« Je pense qu’on devrait sortir de cette pièce et s’installer plus confortablement dans la salle de réunion. » proposa Gates.

-« Parce que ce n’est pas fini ? »

-« Désolée Monsieur Sheffield ! Mais non, ce n’est pas encore terminé. Mandy a fait beaucoup de dégâts dans vos vies, et je pense que certaines choses ne vont pas être si simple à régler ! » affirma-t-elle en pensant notamment au petit garçon de 5 ans qui ne se doutait pas une seconde de ce qui se passait.


judy1  (25.06.2013 à 19:18)

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