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Série : Castle
Création : 05.06.2013 à 18h09
Auteur : judy1
Statut : Terminée
« Une personne blessée par le passé peut se montrer impitoyable lors de sa vengeance » judy1
Cette fanfic compte déjà 23 paragraphes
Chapitre 21 :
Les couples Sheffield et Tobias venaient de prendre place dans la salle de réunion. William Westerly avait été appelé par le psychologue averti par Gates. Leur mission était d’expliquer à un petit garçon de 5 ans qu’il ne reverrait plus sa maman et qu’il allait devoir rencontrer un couple avec lequel il devrait aller vivre quand il serait prêt. Thomas Callaghan était toujours figé sur sa chaise, dans la salle d’interrogatoire. Il réalisait doucement que les 15 dernières années de sa vie n’étaient que mensonges et manipulation. De son bureau Beckett les observait avec tristesse.
-« La vérité fait toujours moins mal que le mensonge. Ils vont s’en remettre. Et tu n’as rien à te reprocher.» assura Castle en lisant toute la détresse dans les yeux de la jeune femme.
-« Je sais... Mais ca va être dur peur eux d’encaisser tout ça : Nicolas devrait être médecin, mais il va devoir vivre avec le fait qu’il est standardiste. Tom va devoir faire face à ses deux enfants et leur expliquer en douceur que leur mère n’est qu’une sale garce. William Westerly vient de perdre sa femme et son fils. Et les Tobias, ils ont perdu un bébé de quelques mois et se retrouvent avec un garçon de 5 ans dont ils ne connaissent rien… Et Scott, enfin Mickael…»
-« Beckett ? » interrompit Esposito.
« Mandy Jeffrey demande à te parler. Je lui réponds quoi ? Que tu as trop de paperasse ? » proposa-t-il comme échappatoire.
-« J’arrive... » soupira-t-elle en se levant.
-« Tu n’es pas obligée d’y aller. » Assura le latino en lui posant la main sur l’épaule pour l’assurer de son soutien.
-« Je sais Espo... Au travers des barreaux je ne risque rien. »
-« Je viens avec toi... Ok, je vais rester hors de sa vue. » précisa Rick devant le regard de Kate. « Mais je ne te laisse pas seule avec cette folle. »
Le côté surprotecteur de Rick la fit sourire, même si inconsciemment elle se sentait déjà plus rassurée.
-« Qu’est-ce que tu veux ? Tu as oublié un détail dans ta déclaration ? » demanda Kate en s’approchant doucement de la cellule de Mandy, le regard froid et indifférent.
-« J’avais oublié que tu pouvais être aussi dure ! »
-« Tu as tué un homme Mandy… Tu t’en es pris à un enfant… Mais enfin, est-ce que tu te rends compte de ce que tu as fait ? »
Mandy baissa la tête, soupira et regarda dans le vide.
-« Oui… Je m’en suis rendu compte… Au moment où tu m’énumérais toutes les charges retenues contre moi. Mais je ne t’en veux pas… C’est ton job, et tu le fait bien. » elle s’arrêta un instant.
Kate était perdue, elle ne savait plus quoi penser.
« J’aurais aimé avoir affaire à un flic comme toi 15 ans plus tôt. Si ça avait été le cas, rien de tout cela ne serait arrivé… » soupira-t-elle.
-« Tu aurais pu t’arrêter de toi même. » reprocha Beckett.
-« J’ai essayé… Je t’assure. C’est pour ça que j’ai demandé le divorce, je voulais lui rendre sa vie. Tirer un trait sur cette agression… Et j’ai découvert que Michelle était enceinte, ils étaient tellement heureux que toute cette histoire m’est revenue comme un boomerang. Ma haine s’est amplifiée et j’ai perdu toute notion de réalisme… Je crois que je me suis égarée»
-« Pourquoi avoir kidnappé leur enfant ? »
-« J’avais rencontré Will lorsque j’étais enceinte. Je lui avais dit que j’étais veuve et que je n’avais que mon père mourant et un frère indifférent pour unique famille. J’ai enlevé Mickael pour faire du mal à Paul et Michelle, je voulais qu’ils souffrent. Mais je ne me doutais pas que j’allais m’y attacher autant. Je suis restée des mois avec lui, je ne sortais que pour faire quelques courses. Un jour Will m’a fait la surprise de me rendre visite. Je ne sais pas comment il avait eu mon adresse et je ne lui ai jamais demandé… Visiblement il n’avait pas vu l’alerte enlèvement et a pris cet enfant pour le mien. Je n’ai pas nié, j’étais amoureuse de lui. Je l’aimais vraiment… C’était enfin ma chance pour refaire ma vie et d’être heureuse. Alors j’ai commencé cette double vie.»
-« Et aucun des deux hommes ne c’est jamais posé de question ? »
-« William n’arrêtait pas. Je lui avais dit que mon père était cloué sur un lit, agonisant et qu’on se relayait mon frère et moi pour qu’il ne soit jamais seul. Il a tout essayé, il a voulu faire leur connaissance, inviter mon soi-disant frère, il a même proposé de payer une infirmière particulière… »
-« Agonisant ? Pendant 5 ans ?? » questionna Kate se disant que ces deux hommes devaient être bien crédules pour croire ces mensonges aussi flagrant.
-« Je ne pouvais plus faire demi-tour… Je ne voulais pas perdre William ni Scott… Mais je ne pouvais pas abandonner Rob et sa sœur Elisa. Tom croyait tout ce que je disais, du moment que je rentrais de temps en temps il ne s’est jamais inquiété de savoir ce que je pouvais faire le reste du temps. Je ne voulais pas que Tom puisse être heureux, ni aucun des autres d’ailleurs. »
Mandy s’arrêta de parler, Kate en déduit qu’elle avait fini et était sur le point de partir quand la voix de celle-ci la fit se retourner.
-« Je regrette… Tu pourrais leur dire que je suis désolée… Dire à Wil et à mes enfants que je les aime ? »
-« Je regrette Mandy… Mais je ne pense pas qu’ils s’en soucient vraiment pour l’instant. » expliqua Kate en baissant les yeux. Elle rejoignit Castle et, à l’abri des regards, se blottit dans ses bras sans dire un mot.
-« Tu penses qu’elle était sincère là ? » demanda-t-il quand il sentit l’étreinte se desserrer.
-« Je n’en sais rien. Etant donné tout ce qu’elle a prémédité, toute cette histoire, ça ne m’étonnerait pas que ce ne soit qu’un mensonge de plus… Mais l’espace d’un instant, j’ai vraiment cru revoir l’adolescente qui avait été mon amie. Sincèrement, je ne sais pas si elle regrette réellement ou non. »
Beckett et Castle étaient de retour près des bureaux, Kate croisa le chemin du petit Scott qui avait le regard rempli de haine.
-« Je te déteste. Pourquoi t’as fait ça ? Elle a jamais été méchante ma maman… T’as pas le droit ! » hurla le petit garçon alors que son « père » tentait tant bien que mal de le retenir.
-« Non… Laissez. » fit-elle à l’intention de William Westerly.
Kate se baissa, se mit à la hauteur du garçon.
« Tu as raison, tu as parfaitement le droit de me détester et tu peux m’en vouloir tant que tu voudras. Je sais que ta maman était gentille avec toi. Ça t’arrive de faire des bêtises et d’être puni ? »
Le garçon fronça les sourcils, mais affirma que oui, ça pouvait arriver de temps en temps.
« Et ben tu vois, ta maman a fait pas mal de bêtises elle aussi. Et je suis obligée de la « punir » parce que c’est mon métier. Mais ça ne me fait pas spécialement plaisir à moi non plus. »
Kate pris des mains de Monsieur Westerly la photo de Mickael Tobias parue dans la presse (il s’en était probablement servi pour lui expliquer que Mandy n’était pas sa vraie maman.)
-« C’est pas moi… » contesta l’enfant avant même que Kate ne la lui montre. « C’est pas vrai…C’est Mandy ma maman…Elle a pas fait ça, tu mens ! » continua de crier l’enfant, presque en larmes, déversant toute sa colère sur Kate.
-« Tu n’es pas obligé de me croire. Et personne ne t’obligera à vivre avec ces gens si vraiment tu ne les aimes pas. Peut-être que tu pourras rester avec Monsieur Westerly, peut-être que les services sociaux t’enverront dans un foyer d’accueil. »
La tête de l’enfant se décomposait. Ce qu’il voulait lui c’était sa maman, rentré chez lui comme tous les jours.
« Mais si j’avais un petit peu raison, s’il y avait vraiment d’autres personnes qui t’aiment très fort, tu ne voudrais pas au moins leur laisser une petite chance ? »
-« Je veux jouer du piano avec maman… Je veux faire des cookies avec elle… Je veux juste rentrer à la maison ! » pleurnicha Scott.
-« Je ne sais pas si Michelle joue du piano, mais tu pourrais lui apprendre toi. Par contre je sais que Paul chante comme un pied. » elle sécha les larmes du petits garçon. « Tu sais vraiment faire les cookies ? J’adore ça…Et je ne vois vraiment pas pourquoi tu ne pourrais plus en faire. »
-« Et ma maison ? Pourquoi t’en parles pas ? Je vais aller où moi ? » pleura-t-il, ne sachant plus où il en était.
-« Ça je n’en sais trop rien… Mais on pourrait déjà aller voir ces gens, qu’est ce que tu en dis ? » proposa Kate, alors que petit à petit l’enfant s’était rapproché d’elle et qu’il se blottissait dans ses bras.
-« Ils sont gentils ? Hein ? »
-« Et si on allait voir par nous même ? » continua-t-elle de demander alors qu’elle s’était déjà redressée et s’avançait de la salle de conférence avec l’enfant dans ses bras. Avant de pousser la porte, elle le regarda, lui fit un petit sourire rassurant.
-« Tu es prêt ? »
Il secoua la tête pour dire « oui », alors Beckett entra.
Chapitre 22 :
Beckett s’assit juste à côté des Sheffield et commença à parler avec Thomas Callaghan qui venait de les rejoindre et était assit de l’autre côté.
-« Elle ne m’aimait pas ! Elle ne m’a jamais aimé… J’ai juste perdu 15 ans de ma vie avec elle… »
-« Je suis sincèrement désolée Tom… »
-« Ohh… Tu n’y es pour rien. Au fond, je ne suis pas si vieux. Je peux encore refaire ma vie. Puis j’ai deux enfants supers… Même si je ne suis pas vraiment certain qu’ils soient de moi ! » il regarda désespérément en direction de Westerly qui discutait avec Gates.
-« Il ignorait tout de ton existence et de celle de vos deux enfants… Il n’y est pour rien et souffre probablement autant que toi. »
-« Je sais, ne t’inquiète pas. Ce n’est pas à lui que j’en veux. »
Scott, toujours blottit dans les bras de Kate ne pouvait s’empêcher par moment de regarder par-dessus son épaule pour épier le couple dont « son père » et le psychologue lui avait parlé. Ils étaient tous les deux subjugués par les photos de l’album souvenir que William Westerly leur avait confié. Michelle pouffa de rire en voyant une photo du petit garçon barbouillé de confiture. Elle tourna alors les yeux et surpris l’enfant les épier. Elle ne fit aucune remarque et se contenta d’un petit sourire.
Découvert, l’enfant baissa la tête et se replongea dans les bras de Kate.
-« Hey... Ils ne vont pas te manger tu sais. » expliqua-t-elle en regardant Michelle et Paul.
-« Dis donc, c’est ton doudou ? Il est presque sur toutes les photos ? » demanda Kate, pour le faire sortir un peu de sa carapace.
-« Il s’appelle Maous… Mais il doit rester dans mon lit. » expliqua-t-il timidement.
-« Il doit s’ennuyer ! » fit remarquer Paul.
-« Je suis sûr qu’il doit faire des tas de trucs marrants… Espionner les voisins, jouer avec les petits soldats, les legos… » intervint Castle avec son imagination débordante.
Beckett le fusilla du regard, l’air de dire « arrête ou je te tue », mais ça ne l’empêcha pas de poursuivre.
« Ou peut-être juste qu’il colorie bien sagement avec les pastelles. »
Scott éclata de rire, pour le grand bonheur de tout le monde. Comprenant enfin son petit jeu, le regard de Kate s’adoucit et elle le remercia d’un petit sourire.
-« Le mien se faufilait dans la chambre de ma sœur pour martyriser ses poupées ! » ajouta Paul, continuant de jouer le petit jeu.
Kate et Michelle le dévisagèrent avant d’exploser de rire à leur tour.
-« Je t’imagine déjà jouer à la poupée ! » se moqua Kate.
-« Anna va être heureuse de savoir tout ça ! Elle va enfin savoir comment son bébé préféré a pu perdre une jambe… Qu’est ce que j’ai pu l’entendre cette histoire. » plaisanta Michelle.
Scott continua de rire, observant les deux couples faire de leur mieux pour lui arracher un sourire.
Kate se leva, posa le garçon sur la chaise et fit signe à Castle de les laisser. Elle interrompit Gates et William pour suggérer à l’homme en question de se joindre à eux, expliquant que Scott se sentirait davantage en sécurité si lui aussi était présent.
Beckett et l’équipe continuèrent à discuter avec le couple Sheffield, Thomas Callaghan et réglèrent les dernières formalités pour clore cette enquête. Paul et Michelle Tobias partirent en même temps que William Westerly et Scott. Ils avaient visiblement conclut un arrangement pour ce qui était de la garde du petit. L’assistante sociale qui avait été prévenue de l’affaire par Gates ne resta pas plus de 10 minutes avec eux, et même l’enfant avait l’air d’être d’accord avec les décisions prises par les adultes.
Kate s’assit à son bureau, rejoint très vite par Castle et les deux inspecteurs.
-« Alors comme ça tu es sortie avec le prof de Philo ? » demanda Castle, outragé et un brin jaloux de cette révélation.
Pour toute réponse Beckett se contenta de pincer les lèvres et de le regarder avec malice.
-« Il a de la chance qu’il y ait prescription, sinon on pourrait lui envoyer les services des mœurs… » intervint Esposito avec amusement.
-« Oh… Arrêtez les gars. J’avais 18 ans, et puis j’étais consentante. Il était vraiment trop canon, intelligent, plein d’humour et… » elle arrêta sa liste de compliments car la tête de Castle se décomposait à vitesse grand V. « Et pas si vieux que ça ! » se contenta-t-elle d’ajouter.
-« Ouais, bahhh, ‘jeune’ ou ‘pas si vieux’, c’était un prof : il n’avait pas à sortir et coucher avec une élève… » râla Castle. « Ton père est au courant de ça ? »
-« Je ne pense pas… » avoua Beckett. « Et tu n’es peut-être pas obligé de lancer le sujet au prochain dîner ! »
-« C’est pour ça que tu ne veux pas aller à cette réunion d’anciens élèves ? Bah oui, il y a souvent les profs aussi ! De toute façon… Aujourd’hui il doit être vraiment très vieux. Le genre qui marche avec une canne, sans cheveux, 15 kilos de plus ou peut-être même 20… »
-« Castle ! » interrompit Beckett l’air amusé.
-« Puis il ne doit plus avoir les même performances au lit… » affirma-t-il en haussant les sourcils. « Ne fait pas cette tête, ça compte quand même ! Tu ne vas pas dire le contraire… »
Beckett explosa de rire, alors que Ryan et Esposito se retenait eux.
-« Quoi ? Vu son grand âge… »
-« CASTLE ! » sermonna Kate. Elle s’avança doucement, déposa un baiser sur sa joue, avec malice. « J’adore quand tu es jaloux ! »
-« Je ne suis pas jaloux ! Juste réaliste. »
-« Tu sais… Quand je disais qu’il n’était pas si vieux. En fait, c’était un tout jeune professeur : il n’avait même pas une dizaine d’années de plus que nous. Donc en fait, aujourd’hui, il doit toujours avoir un ou deux ans de moins que toi ! »
Le fou rire de Kate redoubla, alors que les garçons explosèrent de rire face à cette remarque.
-« Bon, ok… Je suis peut-être un petit peu jaloux ! » admit-il avec son regard désespéré.
« Bon, je pense qu’on peux rentrer chez nous maintenant que cette histoire est enfin terminée. Tu viens Castle ? Ou tu veux que j’aille te chercher ta canne ? »
Cette nuit là, Castle pu enfin profiter d’une bonne nuit de sommeil et se réveiller auprès de sa belle. Il lui prépara un petit déjeuner qu’il lui apporta au lit et ils profitèrent ensemble d’un petit moment de calme avant la prochaine affaire.
Dans la journée, Gates surprit Beckett, endormie sur son bureau. Elle était tellement fatiguée qu’elle s’était écroulée sur le rapport qu’elle était en train de remplir.
-« Mmm… » Gates dû se répéter à 5 reprises et hausser le ton avant que Kate ne se réveille.
-« Heu… Désolée Sir… J’ai presque fini ce … »
-« Pas la peine ! » coupa autoritairement la supérieure. « La vidéo de surveillance de cette nuit a mystérieusement atterrie sur mon bureau… Et même si je dois admettre que vous et Monsieur Castle êtes plutôt mignons ensemble, j’apprécie surtout votre dévouement et votre impartialité dans cette affaire. Vous devriez rentrer chez vous et vous reposer… Disons 2 ou même 3 jours ! Je pense qu’avec toutes les heures sup’ que vous avez accumulées ces derniers jours, on ne doit pas être loin du compte ! »
Deux jours plus tard, Castle arriva au 12 th. Tous le dévisagèrent. Il avait l’air jovial, reposé et remplit de bonne volonté.
-« Où est Beckett ? » demanda-t-il. Ryan qui ne le quittait pas des yeux.
-« J’en sais rien… » répondit l’inspecteur, se demandant ce que Castle pouvait bien faire là. « Gates lui a accordé trois jours de repos, alors on vous pensait ensemble ! »
-« Ben non. Il y a deux jours elle a dit qu’elle avait besoin de repos… Qu’elle rentrait chez elle se reposer avant sa journée de travail… Et le soir, je ne l’ai vu qu’en coup de vent…Elle m’a presque fichu dehors ! » expliqua Castle en s’asseyant sur la chaise d’Esposito. Il avait l’air à la fois triste et songeur ce qui amusez les deux inspecteurs qui en auraient volontiers ajoutés une couche mais ils savaient déjà que la vengeance du couple serait alors terrible.
-« Désolé Castle… On ne peut pas t’aider sur ce coup là… Rentre chez toi, elle finira bien par réapparaitre ! » suggéra Esposito en le chassant de son fauteuil.
-« Deux jours… Et elle ne m’a rien dit ! » murmura-t-il en se levant. « Pourquoi elle ne m’a rien dit ? »
-« Bah, tu lui demanderas quand tu la verras… » répondit Ryan, amusé de voir Castle dans cet état de confusion.
Chapitre 23 :
Castle sortit du poste, il ne savait plus où il en était. Il savait que Kate avait été bouleversée par cette affaire, même si elle n’avait rien dit. Il savait que les remarques de Mandy à propos de sa vie dont elle rêvait et celle qu’elle avait l’avaient touché en plein cœur. Mais où était-elle ? Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire depuis deux jours en évitant systématiquement son fiancé ? Castle donna l’adresse de Beckett au chauffeur, mais alors qu’il était devant la porte de son appartement, prêt à ouvrir la porte avec sa clé, d’autres questions lui vinrent en tête : Et si elle n’était pas aussi heureuse qu’elle le pensait avec lui ? Et si elle était avec un des ses ex pour démarrer une nouvelle histoire ? Et si en entrant dans cet appartement il la surprenait avec un autre ?
Il soupira, remit son trousseau de clés en poche, sortit de l’immeuble, appela un autre taxi et rentra chez lui. Il poussa la porte du loft et lança ses clés sur l’ilot de la cuisine.
-« Hey ! Bonjour toi. Tu étais où ? »
La voix de Kate, provenant du salon le sortit de ses pensées les plus sombres.
-« Kate ? Mais où tu étais ? »
-« J’ai posé les questions en premier ! » fit elle en se redressant.
-« OK… » il avait retrouvé le sourire et s’approcha d’elle. « J’étais au 12th, pour apporter un café à la femme que j’aime mais surprise : elle est en congé depuis deux jours. Et tu sais quoi ? Je ne le savais même pas… C’est quoi ça ? » il s’était approché et se trouvait presque à genoux devant elle.
-« Un calendrier. » répondit Kate avec amusement. « Je cherche une date… »
-« Pour le prochain rassemblement de tes ex ! » soupira-t-il avec son air de chien battu.
Kate explosa de rire mais ne pu s’empêcher de passer sa main sur sa joue et de l’embrasser avec tendresse.
-« Non, pas vraiment. Je pensais que tu voulais te marier ! » affirma-t-elle en guettant sa réaction.
-« Sérieusement » fit-il en relevant la tête. « Tu as trouvé ? » sa voix était pleine d’espoir.
-« Je pensais au premier week-end de juillet, Alexis aura fini ses examens et aura déjà été rassurée par ses résultats d’ici là. Mais c’est peut-être un peu trop tôt ? »
-« Non c’est parfait…Une minute ! » il s’arrêta et la dévisagea avec prudence. « De quelle année tu parles ? »
Kate se mit à rire.
-« Je parlais de cette année, mais si tu veux attendre 4 ans de plus… »
-« Non, surtout pas. » répondit-il en serrant la jeune femme dans ses bras et l’embrassant.
-« Et moi qui pensait que les propos de Mandy t’avais embrouillée ! » fit-il, soulagé de savoir que Kate l’aimait et qu’ils allaient vraiment se marier.
-« Mais c’est le cas. » affirma-t-elle en le regardant dans les yeux. « Je rêvais d’une carrière de rêve, du prince charmant… Quoi c’est vrai, ne me regarde pas comme ça. » affirma-t-elle en rougissant. « Et en fin de compte, c’est ce que j’ai ! Je vais me marier avec l’homme le plus merveilleux du monde, un homme que j’aime sincèrement. » ajouta-t-elle en déposant ces lèvres sur celles de Rick. « Oh… J’allais oublier. » mentit-elle en lui tendant une enveloppe carrée.
-« Qu’est-ce que c’est ? » demanda-t-il en la prenant et hésitant à l’ouvrir.
-« Un faire-part de mariage. »
-« Quoi ? » fit-il en l’ouvrant, intrigué, car aucun de leurs amis n’étaient sur le point de se marier. A moins que Lanie et Espo aient bien caché leur jeu.
Kate s’était glissée hors de ses bras, elle guettait sa réaction. Il avait presque déchiré l’enveloppe tellement son impatience l’avait emporté. Mais là, alors qu’il avait juste lu les noms des futurs mariés, ses yeux se remplirent de larmes. Il ne prononça pas la moindre parole, essuya ses yeux d’un simple geste de la main comme l’aurait fait un garçon de 5 ans, et continua sa lecture.
-« Wah… Kate ! Tu en as fait imprimer beaucoup ? » furent les seuls mots qu’il arriva à prononcer.
-« C’est l’unique exemplaire… » répondit elle avec le sourire. « Je voulais quand même avoir ton avis… On peut changer tout ce que tu veux. »
-« Tu plaisantes ? C’est juste magnifique. C’est parfait comme ça… Sauf la date peut-être. » fit-il remarquer en reprenant ses esprits. « Pas sûr que nos amis sachent quand aura lieu ‘Le jour parfait’ » se contenta-t-il de lire ce qu’il y avait à l’emplacement prévu pour annoncer le jour. « Mais quand tu as fais ça ? Et comment…. »
-« C’est ce que j’ai fait hier… C’est pour ça que je ne t’ai pas dit que j’étais en repos, je voulais te faire la surprise et ne pas être obligée de te mentir sur ce que j’allais faire de ma journée pour ne pas t’avoir dans les pieds. Pardon mon chéri… » avoua-t-elle très vite pour ce qu’elle venait de dire. « J’ai passé la journée dans des petites papeteries où ils proposent d’imprimer des modèle tout faits. J’ai passé des heures à observer les différents styles, lire les textes proposés… Et comme rien ne me plaisait, j’ai été voir un ami imprimeur… Et non, avant que tu me demandes, ce n’est pas un de mes ex. » précisa-t-elle tout de suite étant donnée qu’il faisait une fixation sur ça depuis plusieurs jours déjà. « Bref… Voila le résultat de toute une journée de recherche et de travail. »
-« Et c’est magnifique. » fit-il la voix remplie d’émotion. « Raison de plus pour ne rien changer… »
Ils passèrent le reste de la matinée à s’embrasser et se câliner. Ensuite, ils prirent la décision de réunir leurs parents et Alexis pour leur annoncer que non seulement ils allaient réellement se marier mais qu’ils ne leur restaient que 3 petits mois pour tout préparer.
Trois semaines plus tard, alors que le petit couple n’était pas encore vraiment redescendu de son petit nuage, ils venaient néanmoins de terminer une toute autre enquête (Surtout grâce au travail d’Esposito et Ryan.) et se retrouvaient au ‘Old Haunt’ pour fêter à la fois le mariage imminent, mais aussi ce super travail d’équipe qu’ils faisaient au quotidien.
-« Heu… Castle ! » fit Beckett en remarquant qu’une table pour 12 personnes leur avait été réservée. « Je sais que Lanie a accepté de se joindre à nous et que Jenny n’a pas encore perdu les kilos superflu dus à la grossesse, mais ce n’était peut-être pas la peine de réserver la plus grande table.
-« Oh… Kate… Ce n’est pas parce que tu es jalouse que tu sois obligée d’être aussi désagréable avec Jenny… »
-« Quoi ? Mais je ne suis pas jalouse… » protesta Kate.
-« Tu te souviens que c’est ce soir la soirée des anciens élèves de ton lycée ? » lança-t-il pour ne pas glisser vers un tout autre sujet.
-« Castle ! Je t’ai dit que je ne voulais pas y aller… Et tu sais quoi, je préférerais encore diner avec Gates, son mari et sa belle mère plutôt que d’aller à cette stupide réception. »
-« Alors c’est parfait… » ajouta malicieusement Castle en l’invitant à s’asseoir.
-« Quoi ? » répondit-elle terrifiée à l’idée de diner avec sa supérieure.
C’est à ce moment là qu’un petit garçon de 5 ans arriva en courant et sauta sur les genoux de Kate.
-« T’as pas fait ça ? » paniqua-t-elle, de peur de voir d’autres personne de son passé ressurgir.
-« Eux non plus n’avais aucune envie d’aller à cette réception. » expliqua-t-il en montrant le couple s’avancer vers eux.
-« T’avais raison, Paul chante comme un nul et Michelle fait des brownies super bons tu sais… Et j’ai un prof de piano trop gentil et on va venir habiter New-York, je pourrais voir Papa William quand je veux comme ça et … »
-« Scott, laisse-la respirer un peu. Tu vas avoir toute la soirée pour l’étouffer. » Fit Paul avec humour en le surélevant pour lui faire quitter les genoux de Kate.
-« Tient. » fit l’enfant après avoir été reposé sur le sol en tendant une sucette à Castle. « C’est à la cerise… C’est bien meilleur qu’au savon ! »
Lanie et Esposito entrèrent à leur tour en compagnie des Sheffield qu’ils avaient croisés sur le parking. À eux, évidemment Castle leur avait donné la liste complète des invités et à sa grande surprise, Lanie avait été tout de suite enchantée de pouvoir rencontrer des anciennes connaissances de sa meilleure amie. Les années lycées étaient une partie bien mystérieuse de la vie de Kate, pour elle y comprit.
Une fois que tout le monde fut installé, Nicolas se mit à fixer Beckett qui regardait toujours Castle avec un regard noir.
-« Arrête de faire cette tête là. » intervint-il. « Ce n’est pas à lui que tu dois en vouloir. Il a juste accepté de te faire venir. »
-« Il a aussi invité les autres inspecteurs. »
-« Loué la salle et commandé le repas… »
-« Je me suis même arrangé avec les serveurs… Merci, vous ne m’aidez pas beaucoup là et vous aviez promis de ne rien dire. » fit-il remarquer.
-« Ils n’ont jamais su tenir de promesse. » explosa Kate en déposant un baiser sur sa joue. « Alors, pourquoi on est là ? »
-« On voulait vous remercier. » dirent les 5 personnes, presque en cœur.
Les inspecteurs se regardèrent, ne comprenant pas vraiment de ‘quoi’ ils devaient être remerciés. Les trois hommes se levèrent et c’est Thomas Callaghan qui commença.
-« Merci de m’avoir rendu ma liberté. Je mentirais en disant que tout est devenu plus simple, bien au contraire. Mais maintenant les seuls à qui je dois rendre des comptes, ce sont mes enfants, et ils ne me jugent pas. » Thomas se rassit et se releva aussitôt pour ajouter une petite note d’humour. « Je serais bien venu avec un bouquet de fleurs pour me faire pardonner de t’avoir trompée à l’époque et te supplier de m’accorder une chance, mais… »
Kate éclata de rire, ainsi que Lanie et les bros qui se retenaient.
« Ok…Je me rassoie. » dit-il en voyant le regard assassin de l’écrivain. Il plaqua 10 $ sur la table. « Vous avez gagné, il n’a pas autant d’humour que ça finalement ! »
Après un fou rire général et un petit baiser à Castle de la part de sa belle, c’est Nicolas Sheffield qui prit la parole.
-« Merci de m’avoir rendu cette confiance en moi, ce dynamisme que j’avais perdu depuis pas mal d’années. Grace à vous, ces derniers temps j’ai réalisé que mon job n’était pas si mal. Je ne suis pas médecin, mais ça m’arrive de soulager les patients de temps en temps. Contrairement aux médecins dont j’établis le planning journaliers, j’ai du temps à consacrer à ma famille, mes amis… Et j’ai même le temps d’avoir des loisirs. Enfin bref, je n’y vais plus avec des pieds de plombs en me disant que c’était tout le reflet de mon échec, bien au contraire. Alors merci à vous…. »
Il se rassit et Paul poursuivit.
-« Michelle et moi ne vous remercierons certainement jamais assez … Et je n’ai même pas de mots pour vous dire à quel point nous sommes heureux d’avoir retrouvé notre fils. Même si pour vous, ‘vous n’avez fait que votre job’, pour nous c’est bien plus que ça. Merci. »
Il se rassit à son tour et c’est Castle qui prit alors la parole.
-« C’est vrai que cette histoire nous à fait pas mal réfléchir … Et comme ma petite amie est du genre obstinée, quelques nuits blanches ont été nécessaires. Mais le mérite en revient à Samuel Parkers. Sans lui, rien de tout ça n’aurait été possible. » Il prit son verre et le leva. « Alors, à Sam … »
« A Sam. » imitèrent tous les autres.
Le repas pu alors commencer dans la joie et la bonne humeur. Étrangement, les conversations se modifièrent au même rythme que le diner. Pendant l’apéritif les convives ne parlèrent que de la personne qu’ils avaient en commun, au grand désespoir de Beckett qui vit non seulement un grand nombre de ses exploits exposés au grand jour, mais également une petite partie de la liste de ces aventures sentimentales.
-« Ton père doit être content… Pour une fois que tu lui ramènes un homme pas trop égocentrique, mature, sérieux … Qui gagne sa vie honnêtement ! »
-« Il est auteur ! Égocentrique ? Bah, ça dépend des fois et sérieux ?? Tu ne dirais pas ça si tu l’entendais parler des petits hommes vers et du FBI quand à ce qui est de mature… Joker ! » se contenta-t-elle de répondre en le regardant lui et le petit Scott parler bandes dessinées tout en croquant dans la sucette à la cerise que le petit lui avait donnée.
-« Quoi ? » demanda Castle qui n’avait pas suivit la conversation et remarqua que les regards étaient braqués vers lui.
-« Rien… Je disais juste que tu es formidable ! » enjoliva Kate en déposant un baiser sur ses lèvres.
-« Je te demanderais cette nuit… Quand tu dormiras. » marmonna-t-il.
-« Quoi ? » s’offusqua-t-elle, n’étant pas certaine de ce qu’elle venait d’entendre.
-« Tu parles en dormant ! » répondit Paul.
-« Le seul moment où on peut te poser n’importe quelle question et que tu es incapable de mentir ou bluffer… » s’amusa Nicolas.
-« Comment ils savent ça eux ? » demanda Castle avec un regard soupçonneux alors que le visage de Kate se décomposait.
-« C’est comme ça qu’on a appris que tu sortais avec le prof de philo, mais on ne s’attendait pas à ce que tu te trahisses pour la peinture dans la voiture du directeur ! » continua Paul comme si de rien n’était.
-« Cherche pas à savoir… Et tu n’as pas intérêt de te servir de ça contre moi ! » prévient-elle en faisant déjà les gros yeux.
-« Trop tard. » avoua-t-il. « Mère serait certainement très fière de savoir que dans tes rêves son petit fils s’appelle Marthy. En tout cas moi je suis heureux d’être le papa d’une petite Johanna Castle… Par contre, on est obligé d’appeler le poisson rouge Brutus ? »
Kate pris un petit pain qui décorait la table en attendant le repas et le lui enfourna dans la bouche pour l’empêcher d’en dire plus. La scène fit éclater de rire tous les autres, y compris le petit Scott, même s’il n’avait pas vraiment tout compris.
-« Tu vas me le payer ! » menaça-t-elle alors que Rick était très fier de lui.
-« Une semaine sans crèmes fraiche ? » plaisanta Lanie, sachant qu’elle ne parlait pas que de dessert.
-« Non… Tu ne me ferais pas ça ? » supplia Castle, devant l’amusement de tous.
-« Bah c’est pas si grave ! » intervint Scott. « T’as qu’à prendre de la crème au chocolat… » suggéra-t-il, ne se doutant pas une seconde du sens de la conversation.
Beckett le dévisagea, surprise de cette requête, et dû se cacher derrière sa serviette pour rire sans vexer l’enfant.
-« Bah quoi ? » demanda Scott, voyant que tous les adultes autour de la table étaient morts de rire. « C’est bon aussi la crème au chocolat… »
-« Il a raison ! » affirma Rick en reprenant son sérieux. « Je suis certain que c’est très bon aussi … D’ailleurs, j’essayerai bien en rentrant… »
Beckett le fusilla du regard, alors que les rires redoublèrent.
L’entrée arrivé, et le sujet devint plus vaste : chacun se mit alors à parler de son adolescence et des blagues les plus stupides dont ils avaient été les auteurs. Il fallut attendre le plat principal pour que les conversations deviennent plus sérieuses. Jenny s’intéressa au métier de photographe de Paul et prit note de tas de conseil pour égayer l’album photo du petit Ryan. Castle et Beckett parlèrent de l’organisation de leur mariage avec Michelle, qui leur remit sa carte. Étant organisatrice d’évènement et bientôt New-Yorkaise, elle se proposait pour les aider, dans le but de se faire une réputation. Nicolas et Lanie parlèrent médecine tandis qu’Esposito et Ryan s’intéressèrent de très près au projet de Thomas qui était de monter sa petite affaire de comptabilité en proposant son aide à de simple ménage pour éviter les arnaques et tarif hors de certaines compagnies : en bref, il proposait des petits trucs et astuces pour lutter contre la compagnie du gaz, des opérateurs téléphoniques…
Le dessert arrive enfin, au grand soulagement du petit Scott qui somnolait depuis un moment et n’attendait que ça. Une fois qu’il eu englouti sa glace, le couple Tobias remercie encore Rick pour cette superbe organisation et les policiers pour tout le reste.
Petits à petits, l’ensemble des invités repartirent et lorsqu’ils ne restèrent plus qu’eux, Castle et Beckett remercièrent les serveurs du bar pour avoir accepté de leur servir également le diner et partirent à leur tour.
Une fois chez eux, au loft, confortablement installé l’un contre l’autre dans leur lit, Kate vint se blottir tout contre lui.
-« Merci… »
-« Tu ne m’en veux pas ? Toi qui ne voulais pas revoir tes amis du lycée, tu as dû passer toute une soirée avec eux. »
-« C’était sympa. Je me suis vraiment bien amusée… Même si j’aurais préféré que tu ne connaisses jamais certains détails. »
-« Comme le fait que chacun d’eux c’est retrouvé dans ton lit ! Je vais essayer de ne pas trop y penser, ça finira bien… »
Kate posa son index sur ses lèvres, pour le faire taire. Avant de le regarder un instant avec malice.
-« Le seul de la bande avec lequel j’ai couché n’était pas là, c’était Sam… » avoua-t-elle.
-« Ça explique pourquoi cette enquête te tenait tant à cœur. » Il se redressa pour s’asseoir. « Tu sais... On aurait dû aller à cette soirée, juste pour que ce nul de prof de philo puisse voir à quel point il a été con de te larguer… Et prouver à ce directeur qui ne devait pas beaucoup t’apprécier, que tout le monde peut changer ! »
-« Je n’ai rien à prouver à personne, et surtout pas à lui. Pour ce qui est du prof, c’est moi qui l’ai largué, quand j’ai appris qu’il était marié ! »
-« Oh… » admira Castle, fier de savoir que même en adolescente insupportable elle avait toujours eu beaucoup de respect et des valeurs justes. « Ça a dû faire mal ! »
-« A mon petit cœur… Oui. » rougit-elle. « A lui aussi d’ailleurs, mais pas tout à fait au même endroit. »
-« Aïe… » fit-il en mettant ses mains sur son entrejambe. « Même si je ne crains rien… Aïe quand même ! »
Kate explosa de rire.
« Tu sais, tu avais raison … Je ne veux pas savoir. Ton nombre. » précisa-t-il. « Tout compte fait, je vais me contenter de profiter de toute l’expérience acquise… » fit-il en levant les sourcils.
-« Tu as raison. C’est préférable… Mais ce que tu ne sais peut-être pas, c’est qu’entre tous ces hommes avec lesquels j’ai couché, il n’y en avait pas beaucoup dont j’ai été vraiment amoureuse. »
-« A oui… » s’étonna-t-il, bien que ce soit pareil pour lui. « J’ai dû galérer comme un fou pour t’approcher alors que … »
-« C’est justement parce que je t’aimais déjà que tu as dû faire preuve d’autant de patience. J’étais amoureuse de ce prof, aussi stupide que ça puisse te paraitre je pensais vraiment que c’était réciproque. Je suis tombée de haut en me retrouvant nez-à-nez avec son épouse. Rassure-toi, je ne me suis pas présentée comme sa maitresse, mais ça restait quand même très gênant. » expliqua-t-elle en voyant le regard de Castle se charger de questions. « Ensuite, il y a eu Sorenson. Ça m’a fait mal qu’il choisisse sa carrière plutôt que moi… Alors avec toi, je voulais être sûre que tu ne me quitterais pas à la première occasion. »
-« Je ne te quitterais jamais… Et je suis toujours d’accord pour début juillet. Je veux t’épouser, te faire des enfants et rien ne me fera changer d’avis… »
-« Pas même les verres de terre dans le déjeuner de Paul, la colle forte sur la chaise de Mandy, les cafards dans le bureau des surveillant, l’école à dû être fermée une semaine ! Ni même les punaises… »
-« Rien… Mais je vérifierai davantage mes sandwichs dorénavant. » son regard changea et la peur s’y installa, ce qui fit paniquer Kate l’espace d’une seconde. « Je viens de réaliser que quand ton père dit que tu lui en as fait voir de toutes les couleurs, il n’exagére même pas… »
-« Tu n’imagines même pas à quel point tu as eu de la chance avec Alexis ! »
Ils se blottirent dans les bras l’un de l’autre et s’endormirent. Une fois de plus, la nuit fut de courte durée, un meurtre avait été commis et le reste de l’équipe les attendait déjà. C’était déjà repartit pour une autre histoire.
FIN