HypnoFanfics

Interdit aux moins de 16 ans

Cœurs à vif

Série : Castle
Création : 15.09.2013 à 15h57
Auteur : Minefuji 
Statut : Terminée

« Hello everybody! Après avoir lu beaucoup d'histoires des auteurs de ce site, j'ai eu moi aussi envie de prendre la plume. Je vous livre donc ici (après quelques péripéties) ma première fic.  » Minefuji 

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Attention! Passage classé SSSS! sur l'échelle de Marlowe, dans ce chapitre! Donc les mineurs et les âmes sensibles, fermez les yeux. ;) 

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Chapitre vingt et un : soirée Promo

Beckett gara sa voiture devant la librairie, où Castle était attendu, ce dernier détacha sa ceinture, puis se tourna vers elle.

- Tu viens?

- Pour quoi faire?

- Ça me ferait plaisir.

- Tu as vu ma tenue?

- Elle est très bien ta tenue!

- Pour le boulot, oui! Je ne vais pas aller dans cette librairie remplie de tes fans habillée de la sorte!

- S'il te plaît, supplia-t-il en affichant un air de cocker triste.

- D'accord... Soupira-t-elle, incapable de lui résister. Pars devant, je vais garer la voiture à un endroit où je ne risque pas de PV et je te rejoins. Ça te va?

- C'est parfait, sourit-il comme un gamin.

                                           ~~~~~~~~~~~~~~

Vingt minutes plus tard, Castle était installé devant un groupe de fans, à qui il lisait un passage de son dernier roman. Il avait choisi de lire le passage de la mort de son héros,  les mouchoirs étaient de rigueur.


- Elle se tenait à ses côtés, refusant d’y croire, alors que la lumière de ses yeux s’éteignait. Il tendit la main et elle la prit. La serrant, pour la dernière fois. Elle sentit son cœur cesser de battre, et c’est à ce moment… qu’elle su qu’il était mort. Les ténèbres tombèrent sur la ville, ainsi que sur son visage livide. Parfait, se dit-elle, alors que le vent rassemblait ses cheveux, personne ne va…

À ce moment, Beckett débarqua dans une robe très sexy, où diable l'avait-elle trouvée? Elle avançait de manière sensuelle et le regardait droit dans les yeux, décidément, elle savait faire ses entrées, peut être avait elle un passé de mannequin... Troublé au possible, Castle en perdit presque ses mots.

- ... ne va voir mes larmes… réussit-il à terminer sous les applaudissements du public et le sourire triomphal de Beckett.


La foule se dispersa, Castle fut alpagué par Gina et Paula, qui en expertes de la publicité connaissaient parfaitement ce qu'il fallait faire pour attirer l'attention des journalistes.

- Quelle espèce d'idiot tue le personnage principal de ses best sellers? marmonna Gina à son intention.

- Mon éditrice vampiresque s'inquiète pour son compte en banque?

- C'est pour te venger de moi que tu tues la poule aux oeufs d'or?

- Oh je t'en prie, je sais bien que je suis mesquin et inconscient, mais pas à ce point là, ce serait exagéré. Et puis, ce n'était pas Derreck Storm, la poule aux oeufs d'or, c'est Rick Castle.

- Vraiment? Alors pourquoi as-tu tué Derreck?

- Nouvelle inspiration, nouvelle héroïne.

- La femme flic? Tu es sûr de ton coup?

- Plus que certain, elle va faire un malheur!

- Ok, je te fais confiance. En attendant, viens, il y a des personnes influentes à qui tu dois parler.

Il assista donc distraitement à une conversation entre son éditrice, son agent, le libraire et l'éditrice du Ledger, balayant la salle du regard à la recherche de Beckett. Il la vit rejoindre Martha et Alexis, qui n'hésita pas à lui sauter au cou. Il sourit devant ce tableau. Kate avait l'art de se faire aimer de ceux qui l'entouraient. Naturellement, elle entrait dans votre vie et son charme vous envoûtait.


Il fut ramené à la réalité par Gina, qui lui demanda d'aller signer quelques autographes, afin de satisfaire ses fans. Il s'exécuta et enchaîna les dédicaces le plus rapidement possible, jetant de temps en temps un regard en direction de sa petite amie. C'est ainsi, qu'il ne manqua pas de la voir discuter avec d'autres fans, dont un bellâtre, qui lui faisait les yeux doux, il était clairement en train de la draguer.

Il eut brusquement une envie de meurtre, pas qu'il ne fit pas confiance à sa petite amie, mais quand même, cet Apollon de bas étage venait de se trouver un rôle de victime dans son prochain roman, cela serait douloureux et sanguinolant à souhait.

Il termina sa séance d'autographes, prétextant une urgence, ce qui n'était pas faux, il y avait bien urgence, un gars draguait sa petite amie! Se précipitant dans leur direction, il ne fit pas attention au serveur, qu'il bouscula... Encore une veste bonne pour le teinturier...

Beckett alertée par le bruit, le vit se diriger vers les toilettes et après s'être excusée  auprès de son interlocuteur, se dirigea à son tour vers l'arrière de la boutique.

-  Castle? Appela-t-elle. Castle ça va?

Aucune réponse, juste une porte qui s'ouvrit à sa gauche, des mains qui la happèrent et l'entraînèrent dans les toilettes, en prenant soin de refermer derrière elle, et enfin, les lèvres de Castle, qui s'emparaient des siennes. Heureuse et répondant à son baiser, elle s'agrippa à son cou, tandis qu'il la collait contre les lavabos.

- Lieutenant Beckett ? A quoi dois-je ce surprenant et immense plaisir ?

- Tu m'as demandé de venir, je te signale.

-  C'est vrai. Et où as-tu trouvé cette robe?

- J'ai toujours une tenue sexy, dans mon coffre, ça peut toujours servir... Et puis, je me suis dit que comme tu me perturbes dans mon boulot, je devais te perturber dans le tien ! C’était pas trop mal, en fait moi j’ai trouvé ça… émouvant.

- Tu n’essayes pas de te moquer de moi ?!

- Parfait, se dit-elle, alors que le vent… rassemblait ses cheveux, personne ne va voir mes… larmes ! Déclama-t-elle dans une imitation exagérée de l'écrivain qui sourit. Comment le vent arrive-t-il à faire ça, ça m’intéresse ?

- Oh, tu vas me dire comment faire mon travail ?

- C’est très agaçant, hein ?

- Ce qui est agaçant, c'est de voir des andouilles te tourner autour.

-  Oh! On est jaloux Ricky?

- Tu me rends fou, murmura-t-il en faisant glisser le bas de sa robe vers le haut de ses cuisses.

Elle sourit, ce sourire qui le faisait fondre, littéralement. Doucement, la main de l'écrivain glissa à l'intérieur de ses cuisses, provoquant une vague de chaleur au creux de son ventre. Il avait l'art de la rendre folle de désir. Elle embrassa son cou, laissant son bassin aller au devant de sa main baladeuse, qui commençait à jouer avec son sous-vêtement, lui arrachant un gémissement de contentement. Elle s'attaqua à son tour à la ceinture de son pantalon, impatiente. Plus rien n'existait autour d'eux, en dehors de cet instant où ils se collaient l'un à l'autre, mêlant leurs souffles et leurs désirs.

- Oh gosh! Rick! S'exclama-t-elle, sous ses caresses audacieuses.

- Très jolie robe, susurra Castle, alors qu'elle nouait ses jambes interminables autour de sa taille.

- Castle, ferme-la et fais-moi l'amour, maintenant! lui soupira-t-elle exaspérée par son envie ardente.

- Tes désirs sont des ordres.

Sans la quitter des yeux, soutenant ses fesses de ses mains, il s'enfonça en elle.
Elle s'empara de ses lèvres et l'entraîna dans un baiser langoureux. La respiration de la jeune femme se faisait erratique, tandis que ses mains aventureuses venaient pétrir les fesses de son amant.

 Ils atteignirent l'orgasme en même temps et restèrent un moment blottis l'un contre l'autre, savourant le bonheur d'être ensemble.


                                     *^*^*^*^*^*^*^*^*^*^*^*^

Réajustant le col de sa chemise, afin de cacher le suçon que Beckett lui avait fait pendant leur étreinte, Castle soufflait et inspirait devant le miroir des toilettes,  cherchant à reprendre un air innocent. Kate venait de quitter la pièce, comme si rien ne s'était passé. Comment faisait-elle pour retrouver aussi vite ses esprits?

- Richard? Richard? Tout va bien? Demanda la voix de Paula qui tambourinait à la porte des toilettes.

- Oui... J'arrive... J'ai sûrement dû manger un truc qui ne passait pas, dit-il en tirant la chasse d'eau et en se lavant  les mains, pour rendre son mensonge crédible.

- Tu devrais arrêter de te prendre pour un flic, les beignets et pizzas en tous genres ne font sans doute pas bon ménage avec ton estomac délicat.

- Mon estomac n'est pas délicat, ce sont peut être les petits fours qui sont servis ici les coupables!

- Tu veux rentrer chez toi? Demanda Paula alors qu'il ouvrait enfin la porte des toilettes.

- Non, ça va déjà mieux, retournons là-bas.

Beckett discutait avec Martha et Alexis, ils les rejoignit en souriant.

- Ah! Richard! Lança Martha en lui attrapant le bras. Denise, la critique du Ledger, dit que tu seras numéro un cette semaine, et regarde, tout le monde est en train d’acheter ton livre ! Tu ne te sens pas idiot maintenant, d’avoir cru à toutes ces critiques ?

- C'est celle qui m'a appelé d'une librairie cette semaine au comble de l'angoisse car personne n'avait acheté mon livre le jour de sa sortie, qui dit ça? Fit Castle taquin.

- Alors espérons que Nikki Hard fasse aussi bien ! Dit Martha en ignorant la remarque de son fils.

- Nikki Hard ? Répéta Beckett croyant ne pas avoir bien entendu.

- Son personnage fondé sur vous, Darling.

- Nikki… Hard ? Tu as un instant à m’accorder ? Demanda-t-elle en fixant Castle d'un air menaçant.

- Mais oui bien sûr, répondit-il en s'éloignant avec elle.

- C’est quoi ce nom débile ? Nikki Hard ?

- Un nom de flic.

- Un nom de stripteaseuse !

- Je t'avais dit qu’elle était assez garce ! Et puis... Tu m'as déjà montré tes talents de stripteaseuse!

- Change-le Castle !

- Mais, attends une seconde, songe à l’accroche. Le super flic… à la dent dure, Nikki Hard.

- Change le nom !

- Non.

- Si !

- Non.

- Change-le !

- Non! répéta Castle en se protégeant avec un portrait en carton de lui.

- Castle, je ne veux pas…

- Non, là il en va de mon intégrité lieutenant.

- Quelle intégrité ?

- Mon intégrité artistique…

- … change le nom, c’est compris Castle ?!

- Après le nom, tu me demanderas de changer quoi ?

- Aujourd’hui !

Un flash mit fin à leur querelle.

- Alors, c'est elle? Demanda le journaliste en baissant son appareil photo.

- Elle? Répéta Castle.

- La femme policier que vous suivez pour vos recherches, précisa l'importun. Celle qui vous a inspiré votre nouveau personnage! Elle est canon!

- Tout artiste a sa muse ! Sourit Castle sous le compliment.

- Traitez-moi de muse à nouveau et moi je vous fais une grosse tête ! D’accord ?

- D’accord! Elle est un peu garce, ajouta-t-il à l'attention du journaliste.

- Castle!

Il sourit, elle était vraiment craquante, quand elle était en pétard. 

 


Minefuji  (05.10.2013 à 19:27)

Attention à ceux qui n'auraient pas encore vu toute la saison 5, ce chapitre contient un passage d'un épisode pas encore diffusé en France. Je ne voudrais pas vous spoiler!

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Chapitre vingt-deux : déjeuner en famille

Le jour se levait doucement sur Manhattan. Levée aux aurores, Kate Beckett se préparait pour son footing matinal, quand son père fit son apparition.

- Bonjour, fit-elle en souriant.

- Bonjour Katie, tu vas bien?

- Je vais très bien. Et toi? Ta réunion s'est bien passée?

- Très bien, j'ai eu mon jeton du deuxième mois de sobriété.

- C'est génial! Je suis tellement fière de toi, papa! Dit la jeune femme en le serrant dans ses bras.

- C'est moi qui suis fier de toi, trésor. Sans toi, je serai sans doute mort de chagrin.

- Mais c'est toi qui fais les plus gros efforts ces derniers temps, en allant chaque jour à ces réunions.

- Tu te préparais à aller courir? Demanda-t-il. Tu accepterais que je t'accompagne?

- Ça me ferait très plaisir.

-  Laisse-moi juste le temps d'enfiler une tenue.

                                       ~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Le soleil était encore puissant, en ce début de mois de septembre. Les New Yorkais profitaient d'un bel été indien.
Le pied droit posé sur un banc de central parc, Kate faisait quelques étirements. Elle releva la tête et sourit en voyant son père arriver en titubant, à cause de l'effort cette fois!

- Ça va aller? Demanda-t-elle en lui tendant une bouteille d'eau.

- Arff! Je crois que je survivrai. Il est où le temps où je te battais à la course à pied?

- Mmmmh, la dernière fois, j'avais six ans!

- Il ne doit pas y avoir beaucoup de malfrats qui t'échappent, ajouta-t-il en cherchant désespérément son souffle.

- Quand ils ne m'assomment pas, je m'en sors plutôt bien, sourit-elle.

- En tout cas, félicitation pour ta promotion! Je suis fier!

- Merci. On fait quelques pas tous les deux?

- Volontiers.

Elle lui prit le bras et l'entraîna dans une balade autour du plan d'eau. Elle savourait ce moment de complicité retrouvée avec son père. Il lui avait tellement manqué.

- Alors, lança-t-il, comment ça se passe dans tes nouvelles fonctions?

- C'est très intéressant, j'aime vraiment ce que je fais.

-  Mais peut être que ça n'est pas bon pour toi... Ce métier, je veux dire. Ça ne t'aide pas à oublier ta peine, ça te la ravive en permanence.

- Jamais je ne pourrais oublier maman!

- Ça n'est pas ce que je voulais dire! Tout ça est tellement injuste... Tu voulais être la première femme juge en chef des Etats-Unis…

- C'était avant papa. La mort de maman m'a changée à jamais, tout comme elle t'a changé...

- Mais ce métier... Ces cadavres que tu verras chaque jour ou presque, la douleur des familles... Tout ça ne sera pas bon, pour toi...

- Papa, je m'en sortirai, je ne suis plus une petite fille.

- Tu es surtout une grande entêtée! Quand tu étais petite, tu ne demandais jamais de lumière pour la nuit. Tu avais pourtant peur du noir, mais c'était comme si tu voulais que ce soit ta peur qui baisse les yeux la première.

- Papa, je vais bien!

- Tu vas bien ou tu veux t'en persuader?

Elle soupira.

- J'ai été mal... Je ne vais pas le nier. Ça a été tellement dur, que j'ai parfois été tentée d'en finir...

Jim frissonna à l'entente de cette vérité. Il l'avait abandonnée et n'en était pas fier.
Kate sentit son désarrois et accentua la pression sur son bras.

- Tu souffrais, tu n'y es pour rien.

- J'aurais dû être la pour toi, je n'aurais pas dû te laisser surmonter ça toute seule.

- J'étais seule... Au début... Et puis... Il y a eu quelqu'un... Quelqu'un qui m'a tendu la main... À sa façon...

- Tu as rencontré quelqu'un?

- Oui. Il est très gentil et je l'aime.

- Wah... Et bien... Si je m'attendais à ça! Je le connais?

- En quelque sorte... Il s'agit de Richard Castle.

- L'écrivain?! Ta mère adorait ses bouquins!

- Je sais... Il a décidé de me suivre, dans mes enquêtes, il veut écrire un roman en s'inspirant de moi pour son personnage principal...

- C'est vrai?!

- Oui. Il est assez agaçant, imbu de lui même, mais quand il est près de moi, je me sens bien et c'est plus marrant.

- Il faudra que tu me le présentes! Il faut que je connaisse ses intentions à ton sujet!

- Papa!

- C'est mon rôle de père! Et j'ai bien l'intention de le remplir de nouveau.

- Fais comme tu voudras, mais rappelle-toi que je suis majeure et que ça fait belle lurette que je ne t'écoute plus concernant mes petits amis.

-  Oh! Ça je le sais bien! Rit-il en la prenant par les épaules.

                            ~~~~~~~~~~~~~~~~

- Oui! Vas-y Castle! C'est bien! Ne change rien! C'est parfait!

- Tu vas me tuer! Souffla l'écrivain pris d'un douloureux point de côté.

- C'est toi qui a insisté pour me suivre! Faut assumer!

- Mais tu as mangé un lévrier au petit déjeuner ou quoi? La prochaine fois, je te servirai des escargots.

- Beurk! Tu as encore de l'énergie pour débiter des âneries, à ce que je vois. Allez, encore deux kilomètres!

- Quoi?! Non!

-  Et on se dépêche! Mon père doit nous rejoindre pour déjeuner à midi!

- Si je vis encore d'ici là.

-  Courage! Tu es à peine trentenaire! Tu ne vas pas me dire que tu rechignes à faire du sport, il faut te maintenir en forme!

- Ouais... Il faut surtout me maintenir en vie!

Elle ne l'écoutait déjà plus et reprenait sa course en riant. Il se tenait plié en deux, les mains sur les genoux et roula des yeux avant de repartir à sa suite. Décidément, elle était vraiment capable de lui faire faire n'importe quoi.

Au même moment, au loft, Alexis aidait sa grand-mère à préparer la table du déjeuner.

- Où sont papa et Kate? Demanda-t-elle.

- Sortis courir. Ton père a décidé de la suivre dans son footing.

- Papa fait du sport!?

-  Et oui... C'est le miracle de l'amour! Répondit Martha dans un geste théâtral.

- Outch!

- Comment ça "Outch"?

- Kate est une vraie fusée, il ne tiendra pas le rythme!

- On ferait bien de lui faire couler un bon bain chaud, ça l'aidera à se remettre.

La porte du loft s'ouvrit au même instant, laissant passer Castle, soutenu par Kate.

- Arghh...

- Arrête un peu ton cinéma! Tu ne vas pas mourir!

- Tu es une sorcière!

- Attends! ça me rappelle... tu ne saurais pas où j'ai garé mon balai?

- Hin hin! Très drôle!

- Allez! Allonge-toi sur le tapis, je vais te faire un massage, ça te soulagera.

- Ah, enfin tu as pitié! Madame est trop bonne! Dit-il en s'allongeant à plat ventre, sur ledit tapis.

Beckett s'installa sur ses fesses et commença à le masser.

- AHHHH AIE! AIE! AIE! POMME! POMME!

- C'que tu peux être douillet!

- Douillet?!! C'est toi qui me torture!!! AIE! AIE!

- Tu me remercieras plus tard!

Martha et Alexis riaient de bon cœur, Rick en faisait des tonnes, comme à son habitude. Il était tellement heureux avec Kate, cela ne faisait pas l'ombre d'un doute.

                                    ~~~~~~~~~~~~~~

- Pour célébrer le fait que nous soyons enfin réunis tous les cinq, pour déjeuner, j'ai préparé un dessert spécial! Lança Martha en sortant le plat du four, pour venir le déposer à table près de Jim.

- Martha! C'est tout simplement magnifique! S'exclama Beckett en jetant un regard vers Castle.

- Il est à mourir, littéralement. Je l'ai appelé la douce mort chocolatée, expliqua l'actrice.

- Étant donné ton expérience en pâtisserie, est-ce prémonitoire? Demanda son fils taquin.

- J'en déduis que la cuisine n'est pas l'un de vos talents, Martha, lança Jim à son tour, sous le regard paniqué de sa fille.

- Et bien pas vraiment, expliqua la rouquine, je réserve mon énergie créative pour un art beaucoup plus noble: la comédie!

-  Et en ce qui vous concerne, Jim, comment la loi se porte-t-elle? Demanda Rick pour changer de sujet.

- Oh bien! J'ai un recours collectif qui m'occupe assez en ce moment, répondit le père de Beckett.

-  Parfait.

-  Oh, j'espère que vous trouvez le temps de vous lâcher avec des choses amusantes à faire, coupa Martha avec une pointe d'exubérance.

- Oui, bien sûr, j'aime bien voir un match de base ball, une fois de temps en temps, répondit Jim en souriant.

-  Oh seigneur! Le base ball, n'est ce pas affreusement ennuyeux? Demanda Martha en levant les yeux au ciel.

- Ça requiert une certaine... Patience, expliqua Jim.

-   Ah ah ah! Un certain manque de vigueur, vous voulez dire.

-  Je crois que ce que mon père apprécie, ce sont toutes les subtilités du jeu...dit Kate, dans une tentative d'apaisement.

- Oh et bien oui, évidemment, ça a ses mérites... Admit Martha.

- Je crois que ce que ma mère veut dire, c'est que là dedans, il n'y a... Pas vraiment d'action! Ajouta Castle.

- Oui, mais ça dépend de comment on le regarde, aussi, tu crois pas? Dit à son tour Beckett.

-  Je suppose que ça attire les gens les plus sérieux...les plus exigeants, lança Jim triomphalement devant l'air figé de Martha.

Un silence pesant s'abattit sur la pièce.

- Jim! ... Qu'est ce que ça veut dire exactement? Demanda Martha en s'asseyant à ses côtés.

- Oh... Juste que les acteurs, par leur nature, ne sont pas les gens les plus sérieux du monde... Pas vrai? Dit Jim.

- Vraiment? Donc vous pensez que je ne suis pas une femme sérieuse? S'indigna Martha.

-  Pourquoi ne pas nous attaquer à ce magnifique dessert? Parce que franchement, cette mort chocolatée n'a pas l'air mal! Suggéra Castle dans une vaine tentative de diversion.

Soudain le rire d'Alexis emplit la pièce, laissant les adultes sans voix. Ils tournèrent tous la tête vers la fillette, qui se tenait les côtes, tant elle riait.

- Alexis? Tu vas bien? Demanda Rick.

- Qu'est ce que vous êtes drôles, les adultes! Vous vous chamaillez encore plus que mes copains à l'école!

Ils se regardèrent les uns, les autres, un instant, conscients de la puérilité de leur comportement, puis rejoignirent la petite fille dans son fou rire.


                                        ~~~~~~~~~~~~~~~

Ce soir là, en entrant dans sa chambre, Rick trouva Kate devant la fenêtre, elle avait le regard perdu au dehors, silencieuse. Le fiasco du déjeuner devait sans doute la hanter. Heureusement qu'Alexis avait détendu l'atmosphère avec son fou rire.


- Hey! Ça va? Demanda Castle en s'approchant d'elle.

- On vient vraiment de deux mondes différents...soupira-t-elle.

- Pas tant que ça... On est tous les deux des New Yorkais.

- Si, tu es cet écrivain célèbre, adulé de tous... Et moi, je suis juste flic et rien de plus et on a cette relation intime, qui n'a aucun sens sur le papier et je me demande si on n'est pas en train de se fourvoyer, et si cette bulle explose? Qu'est ce qu'on devient?

  - Kate, peu importe si ça n'a pas de sens sur le papier, on ne vit pas nos vies sur le papier! Tout ce que je sais, c'est que je suis bien avec toi, et c'est tout ce qui m'importe. Et pour nos parents, bah... Ils finiront bien par s'entendre, ou tout du moins... Se supporter.

-  Tu as sans doute raison...

- J'ai toujours raison!

- ça va les chevilles? demanda Kate en levant les yeux au ciel.


Minefuji  (06.10.2013 à 18:11)

Chapitre vingt-trois : de meilleure amie à petit ami


- Salut ! Lança Beckett alors que Lanie venait de lui ouvrir la porte de son appartement.

- Salut ma grande! Tu vas bien? Demanda la légiste.

- Oui, je vais bien, répondit Kate en se débarrassant de sa veste. Esposito n'est pas là? Je croyais qu'il passait toutes ses soirées avec toi.

- Je lui ai dit que ce soir, c'était soirée filles, il a été prié d'aller jouer aux jeux vidéos chez un de ses copains des stup´ , expliqua Lanie.

- Des stup´? Il a des copains chez les stup'?

-  Oui, un bleu, un irlandais, je crois.

- Ah? Le p´tit gars qui est venu nous donner des infos sur notre dernière enquête? Il a l'air sympa.

- Bon! Assez parlé d'Espo! Installe-toi confortablement, ma grande et profitons de notre soirée entre filles, dit Lanie en préparant deux verres de vin.

Les deux amies avaient instauré une sorte de rituel, depuis quelques mois et se retrouvaient tous les vendredis soirs, pour une soirée potins. Madison les accompagnaient habituellement, mais pas ce soir là, ce qui étonna la détective.

- Madie n'est pas là?

- Non, elle s'est décommandée en dernière minute, un charmant jeune homme à rencontrer apparemment.

- Elle est incroyable! Souffla Beckett.

- Ce qui est incroyable, c'est prendre un verre avec moi après le boulot au lieu d’aller t’envoyer en l’air avec le bel écrivain…

- Oui, eh bien il est énervant, agaçant, narcissique, égocentrique, et réellement très…

- … marrant ! Allez crois moi jeune fille, il faut t’amuser ! Ca pourrait pas te faire de mal.

-  Lanie...

-  Quoi? Ose nier qu'il te plaît! Tu rayonnes depuis qu'il te suit.

- Qui Castle?

-  Tu sers de muse à combien d'écrivains?

- Touché.

- À ce sujet... Comment ça se fait que ton fantasme sur pattes t'aie choisi toi, comme inspiration pour son nouveau roman? Aux dernières nouvelles, tu ne le connaissais pas personnellement! Tu m'as caché quelque chose?

- Non! Non! Je ne t'ai rien caché. Tu sais tout.

Lanie la dévisagea un instant, puis un éclair de compréhension naquit dans son regard, qui se fit furieux.

- Ne me dis pas que... Ça n'est pas lui! Kate!

- Calme-toi Lanie tout va bien!

-  Non ça ne va pas! Il a profité de toi et de ta fragilité!

- Il n'a pas profité de moi! J'étais consentante!

-  Tu croyais être consentante!

- Lanie! N'exagère pas! Je ne suis plus une enfant!

- Je vais le tuer! Comment ose-t-il te poursuivre ainsi?!

-  Dis donc, qui me disait il n'y a pas deux minutes que je devrais m'envoyer en l'air avec lui? Tu devrais être contente.

- Contente!? C'est un séducteur de bas-étage! Il va m'entendre!

-  Tu n'as pas intérêt à lui dire quoi que ce soit! C'est mon histoire, c'est à moi de la gérer!

- J'aurais mieux fait de me casser une jambe le jour où j'ai décidé de t'emmener à cette soirée people! Marmonna Lanie.

- C'était la meilleure idée de cadeau que tu aies eu.

- Tu es heureuse au moins? Soupira Lanie.

- Je suis très heureuse, Lanie. Je t'assure.

- Ok. Mais s'il te fait souffrir, je le tue!

- Tu feras son autopsie, je l'aurais tué avant! Sourit Beckett.

- Je t'aiderai à faire disparaître le corps, alors.

Elle partirent dans un énorme fou rire. Castle avait décidément intérêt à se méfier.

                                         ~~~~~~~~~~~~~~~

Le lundi suivant, étonné d'être le premier réveillé, Rick prépara un café pour sa douce et revint dans la chambre un plateau dans les mains. Il s'arrêta près du lit et contempla un instant la jeune femme qui dormait paisiblement. Finalement, elle entrouvrît les yeux et sourit en l'apercevant.

- Hey, fit-il doucement.

- Hey, répondit-elle.

- Tiens, je t'ai préparé ton café.

- Merci.

Elle sourit en voyant les cœurs dessinés dans la mousse.

- Tu vas bien?

- Oui pourquoi? Demanda-t-elle.

- Bah, je te trouve plutôt fatiguée, en ce moment.

- Ne t'en fais pas, j'ai été insomniaque pendant près de deux ans, j'ai du retard à rattraper...sourit-elle.

- Tu devrais peut être prendre une journée de congé.

- Pour me reposer ou pour te donner une bonne excuse pour ne pas écrire?

- Un peu des deux.

Il s'assit sur le bord du lit. Elle vint s'installer sur ses genoux, passant les bras autour de son cou.

- J'ai du boulot et tu as un roman à écrire, à moins que tu ne veuilles faire de la paperasse au poste.

- Non merci! Mais j'ai pris goût au fait de passer mes journées avec toi, et là, je vais encore devoir me passer de toi plusieurs jours, je vais finir par commettre un meurtre, rien que pour te voir!

- Si tu veux que je te passe les menottes, tu n'as qu'à demander, dit-elle d'un air coquin.

- Lieutenant Beckett!! Vous vous dévergondez! s'offusqua-t-il en souriant.

- Mon petit ami a une mauvaise influence sur moi, apparemment, rit-elle en ettouffant un baillement.


- Tu devrais rester te reposer! Tu commences à ressembler à un panda avec tes cernes sous les yeux!

- Il faut que j'aille au boulot, Castle, affirma-t-elle en se relevant avant d'être prise d'un vertige.

- Hey! Ça va? Demanda-t-il en la rattrapant.

- Oui... Juste un léger vertige... J'ai dû me relever trop vite...

- Tu es sûre? On devrait peut être appeler le doc.

- Castle! Je te dis que je vais bien!

- Et je commence à te connaître, tu ne sais pas écouter les signaux que ton corps t'envoie pour te dire de lever le pied!

- Écoute, je vais prendre mon petit déjeuner et ça ira mieux.

- Mais...

- Castle, je te promets que je vais prendre du repos. Je termine cette semaine et je demande un congé au capitaine pour la semaine prochaine, ça te va?

- Ça me semble parfait, dit-il en l'embrassant. On se voit ce soir?

- Euh... J'avais prévu de passer la soirée avec mon père, ce soir... C'est son anniversaire de mariage... Je pense qu'il aura besoin de moi... expliqua-t-elle d'un air triste.

- Je comprends... Appelle-moi, si tu as besoin.

- D'accord. Je prends ma douche et ensuite, je prépare le petit déjeuner, tu as une demie heure devant toi pour finir ton chapitre.

- Je pourrais t'accompagner sous la douche plutôt, qu'en dis-tu?

- J'en dis que c'est une excellente idée.

                                            ~~~~~~~~~~~~~~

Le lendemain matin, Beckett, de retour au loft, faisait cuire des œufs et du bacon, lorsque Martha entra dans l’appartement.

- Martha !

- Oh, Kate ! Quelle bonne surprise! Tu ne travailles pas ce matin?

- Si... Euh... Rick a une conférence de presse, aujourd'hui... Il ne viendra pas au poste, alors je me suis dit que je pourrais passer ici avant, histoire de prendre un super petit déjeuner avec lui...

- Vous n’avez aucun compte à me rendre, trésor.

Castle arriva en baillant.

- Oh, j’espère que j’ai pas rêvé, mais en me réveillant, j’ai senti une odeur de café et de bacon! Quelle bonne surprise! S'exclama-t-il en embrassant tendrement sa petite amie, avant de se tourner vers sa mère et de l'embrasser sur la joue.

- Bonjour chéri! Tu as vu, elle cuisine !

- Hum, hum !

- Je tiens ça de ma mère, c’était un vrai cordon bleu et tous les dimanches j’avais droit à un brunch. C’était toujours le même cérémonial, des pancakes, une omelette, une montagne de gaufres, expliqua Beckett en faisant glisser les œufs brouillés dans un plat.

- Wahh, moi tous les dimanches matin, ma mère me demandait une poche de glace et de l’aspirine, dit-il en souriant.

- Ne l’écoutez surtout pas, ça a du se produire deux fois, grand maximum, expliqua Martha en frappant doucement le bras de son fils.

- Alors, tu vas bien, demanda Castle en regardant Kate, pas de vertige?

-  De vertige? Tu es malade chérie?

- Je vais bien, ne vous inquiétez pas Martha. Non, Rick pas de vertige, je suis en pleine forme, en fait, il y avait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien!

- Tant mieux, alors, fit Rick en souriant.

Le téléphone de Beckett sonna, elle décrocha, tandis que Castle attrapait un morceau d'omelette et se brûlait en le mangeant.

- Il faut que j'y aille! Annonça Kate.

- Un meurtre? Demanda Castle.

- Non, je ne pense pas, mais il se passe quelque chose, répondit-elle en fronçant les sourcils.

- Je t'accompagne, dit-il en se redressant.

- Castle! Tu as un rendez-vous pour ton travail! Prends ton petit déjeuner et vas-y. On se verra ce soir!

- Tu passeras la nuit ici? demanda-t-il en souriant.

- C'est promis! À ce soir! Et sois sage!

Elle lui piqua un baiser sur les lèvres, attrapa sa veste et sortit après lui avoir lancé un de ses merveilleux sourire.

- À plus tard, Martha!

-  À plus tard, Katherine!... Ne fais pas cette tête là, Richard, elle sera là ce soir!

- Je sais... Mais sans cette maudite conférence, je serais avec elle... Comme chaque jour, elle m'a déjà affreusement manqué hier...

- Et oui, c'est l'amour... Je vais réveiller Alexis pour le petit déjeuner, tu devrais dresser la table, dit l'actrice en lui caressant la joue.

- C'est parti.

Peu après, quelqu'un frappa à la porte d'entrée du loft. Castle alla ouvrir et se retrouva nez à nez avec Lanie Parrish.

- Docteur Parrish!

- Laissez tomber les politesses, Castle, j'ai à vous parler!

- À quel sujet?

- Beckett.

- Beckett? Qu'est ce qu'elle a?

- Rien du tout, elle va merveilleusement bien! Pour l'instant... Dit-elle en entrant dans le salon.

-  Ah.

- Écoutez, Castle, Kate est mon amie. Elle m'a raconté votre histoire.

- Oh! Fit-il, comprenant soudain où la légiste voulait en venir. Et?

- Et ? Reprit Lanie. Et monsieur Castle, si vous la faites souffrir de quelque manière que ce soit, je vous en voudrais à mort !

- Et qui vous dit que je vais la faire souffrir ? demanda-t-il.

- Parce que votre réputation vous précède et que je connais votre petit arrangement!

- Cet arrangement n'a plus lieu d'être! On a mis les choses au point à ce sujet!

- Encore heureux! J'étais prête à vous trucider, quand elle m'a avoué que vous étiez son mystérieux amant tordu, mais elle me l'a interdit, en m'expliquant que votre relation s'était améliorée. Alors, si je suis ici, ce matin, c'est pour m'assurer que vous êtes digne de confiance.

- Pourquoi ? Vous ne la croyez pas capable d'avoir son propre jugement ? demanda-t-il un peu sèchement.

- C'est en vous, que je n'ai pas confiance!

Il soupira :

- On a l'impression que vous la considérez comme une gamine ! Elle est assez intelligente pour savoir ce qui est bon pour elle !

- Kate n'a pas encore 21ans! Elle a perdu sa mère à tout juste 18 ans! Son père a sombré dans l'alcool au même moment! Elle n'avait plus de famille, à qui se confier, juste moi ! Alors excusez-moi d'être protectrice ! Elle remonte tout juste la pente, grâce à vous, peut être, mais elle reste fragile! Alors il est hors de question qu'un séducteur de bas étage la fasse souffrir de nouveau!

- Quelqu'un comme moi, grimaça Castle.

- Exactement !

Il serra les mâchoires sous la franchise de la légiste.

- Alors quoi? Vous voulez que je la quitte?

- Si vous n'êtes pas sûr de vous, oui. Il vaut mieux que cette histoire cesse maintenant.

- Mais je suis sûr de moi! Je l'aime! Et si je n'avais pas autant la trouille de l'effrayer, je lui aurais déjà demandé de m'épouser!

- Vous voulez l'épouser!? Répéta Lanie les yeux grands ouverts de stupeur.

- Cela fait des mois que j'ai acheté cette bague, dit-il en sortant un écrin de sa poche. Notre arrangement courait encore, à cette époque, je croyais que mes sentiments l'effraieraient.

Lanie en eu le souffle coupé. Elle regarda l'écrivain un instant, puis se détendit et sourit.

- Vous devriez tenter la demande, dit-elle.

-  Vous croyez?

-  J'en suis certaine.

- Bonjour papa! Lança Alexis, qui venait d'arriver au bas des escaliers, en lui sautant dans les bras.

- Bonjour mon ange, dit-il en glissant l'écrin dans sa poche.

- C'est la bague pour Kate? Demanda la fillette en désignant la poche de son père.

-  ... Tu sais que tu es trop maligne pour ton âge? Allez, laisse-moi te présenter Lanie Parrish, une amie de Kate.

- Bonjour Lanie! Moi, c'est Alexis!

-  Enchantée, mademoiselle!

-  Vous prenez le petit déjeuner avec nous? Kate a cuisiné pour un régiment et puis elle a été appelée et est partie sans rien manger, dit Rick.

- Elle a été appelée? Un meurtre?

- Elle a dit que non... D'ailleurs, vous auriez été appelée, en cas de meurtre, non?

- Oui... C'est étrange... D'ordinaire, on est appelé pour les meurtres...

-  Et si nous passions à table, avant que tout cela ne refroidisse? Suggéra Martha.

- À table! Lança Castle en s'efforçant de sourire, pour cacher l'inquiétude qui venait de l'assaillir.


Minefuji  (07.10.2013 à 18:46)

Chapitre vingt-quatre: Chaos

À la fin du repas, Martha emmena Alexis à l'école, Lanie se rendit à la morgue, et Castle rangea la cuisine. Il ne cessait de penser à Kate. Pourquoi avait elle reçu cet étrange appel? Lanie avait raison, on ne les appelait en dehors des heures de boulot, d'ordinaire que pour des meurtres. Alors quoi?

Incapable d'avoir une pensée cohérente, tant il avait un mauvais pressentiment, il décida d'appeler Beckett et tomba sur sa boîte vocale. Il fronça les sourcils, elle n'était pas du genre à oublier de recharger son téléphone et ne l'éteignait jamais. Son imagination débordante se mît aussitôt en marche et nombre de scénarios catastrophiques germèrent dans son esprit.
Il tenta de l'appeler de nouveau plusieurs fois, jusqu'à ce qu'un texto de Paula lui disant qu'elle passerait le prendre une demie heure plus tard, le convainquit de filer se préparer.

Il fut étonné, en sortant de la salle de bain, de voir sa mère et sa fille de retour au loft. Martha avait l'air bouleversé.

- Mère? Alexis? Vous n'êtes pas allées à l'école?

- Tu n'as pas vu les informations? Demanda Martha.

- Les informations? Qu'est ce qu'il se passe?

- On a été attaqués... Au world trade center... C'est la panique... Ils ont fermé les écoles.

- Quoi?! S'écria Rick en allumant le poste de télévision.

Martha emmena Alexis dans sa chambre, puis revint quelques instant plus tard, lui assurant qu'elle lisait calmement, ignorante de la gravité de la situation.

Des images apocalyptiques défilèrent devant leurs yeux. La première tour venait de s'effondrer et la deuxième était en feu. Les secouristes s'affairaient pour sauver tous ceux qui pouvaient l'être. C'est en voyant les uniformes du NYPD au milieu des secouristes, que Rick se figea.

- Kate! Lança-t-il affolé.

- Quoi? Tu crois qu'elle est là-bas?

- Où pourrait-elle être si ce n'est là-bas? Elle a été appelée ce matin, un appel étrange... Il se passait quelque chose...Il faut que je l'appelle, que je m'assure qu'elle va bien! Dit-il en composant son numéro sur son mobile et en espérant qu'elle décroche enfin.

Au bout de quelques minutes angoissantes, elle décrocha enfin.

- Beckett!

Il l'entendit tousser.

- Kate! Enfin j'arrive à t'avoir! Tu vas bien?

- Castle? Excuse-moi, mais je n'ai pas le temps de te parler là! On est débordés!

- Tu es là-bas?!

- C'est mon devoir, Castle.

- Je te rejoins!

- Surtout pas! De toute façon, tu ne passerais pas les cordons de sécurité.

-  Mais...

-  Écoute Castle, j'n'ai vraiment pas le temps! Surtout reste bien à l'abri!  Je te rappellerai plus tard. Je t'aime!

Elle avait raccroché. Il était anéanti. La savoir là-bas, au milieu de ce chaos. Martha le serra dans ses bras.

- Elle est là bas, n'est ce pas? Souffla Martha.

- Ils ont réquisitionné tout le monde, c'est normal, soupira Castle. Elle veut que nous restions à l'abri.

- Et elle a parfaitement raison! Ne me dis pas que tu songeais à y aller?

- Je ne te le dis pas, répondit-il en attrapant sa veste.

- Richard!

- Occupe-toi d'Alexis et préviens Paula que je la rappellerai plus tard! Termina-t-il en claquant la porte.

                                      ~~~~~~~~~~~~~~~~

Une heure plus tard, Jim, alerté par les informations, avait rejoint Martha au loft. Cette dernière était morte d'inquiétude, depuis que son fils était parti à la recherche de Kate.  Elle n'avait plus aucune nouvelle, depuis.

Ils finirent par se rendre au 12eme, après avoir déposé Alexis chez une amie, se disant que là, au moins ils auraient plus vite des nouvelles de leurs enfants.

- Je doute que la police de New York apprécie réellement le trou que je suis en train de creuser à force de faire les cents pas dans leur salle de pause, dit Martha en venant s'asseoir près de Jim. Oh votre café.

-Merci, dit-il en lui tendant une tasse.

- Oh il n'est pas bon, soupira l'actrice devant la grimace du père de Kate.

-  Non! c'est rien, ça va.  Seulement, je le prends noir, d'habitude, oui, vous savez simple, barbant.

 -  Oh non, vous ne croyez pas que je pense que vous êtes barbant!

- Non non non! Écoutez tout ce qui s'est passé au déjeuner, l'autre jour, c'était tellement absurde.

-  Mais le base ball c'est tellement ...

- Non, écoutez ça ne fait rien.

-  Oui d'accord, ça ne fait rien...

Martha soupira en regardant sa montre.

- Cela fait des heures que Richard est parti et toujours aucune nouvelle... Oh, Jim, comment faites vous pour supporter ça?

- Je ne m'y suis toujours pas fait. J’ai très mal dormi cette année après qu'elle soit sortie de l’école de police. J’entendais les sirènes la nuit. Je l'imaginais dans l’obscurité quelque part, dans mes cauchemars l’obscurité l’avalait toute entière ! Je me suis encore plus réfugié dans l'alcool.

- Oh...Jim.

-  Ça va maintenant... Enfin je crois.

                                                 ~~~~~~~~~~

Un décor d'apocalypse, de la poussière en suspension rendait l'air irrespirable.  Des hommes, des femmes perdus, blessés, désorientés erraient dans les décombres. Des secouristes par milliers cherchaient les survivants et les conduisaient en sûreté, sans penser à leur propre sécurité.

Beckett s'efforçait d'aider un maximum de personnes. Tout cela ressemblait à un cauchemar. Des gens sautaient des tours en feu, désespérés. Tout cela semblait tellement irréel, pourtant c'était la triste réalité.
Elle venait de mettre quelques personnes à l'abris dans un bar qui servait de refuge au milieu de ce chaos.

- Ça va? Demanda Esposito.

- T'en fais pas, je vais bien.

- Il faut qu'on y retourne.

- Je sais. Je te suis!

Kate courait, elle suivait Esposito, pour tenter d'atteindre au plus tôt la deuxième tour. Il fallait aider le plus de personnes possible.
À bout de souffle, elle restait fixée sur son objectif, quand soudain le sol se mît à trembler sous ses pieds, un bruit assourdissant retentit au même instant, instinctivement, elle leva les yeux au ciel, juste à temps pour voir la deuxième tour commencer sa chute.

-  ESPO! Hurla-t-elle en se précipitant sur son collègue.

Elle songea à Castle juste avant de sombrer dans l'inconscience, elle était heureuse qu'il ne soit pas pris au milieu de ce chaos.

Le calme revint, le silence. Un silence assourdissant. Totalement désorienté, Esposito se relevait difficilement. La douleur qu'il ressentit dans l'épaule lui confirma qu'il était encore en vie. Il venait d'échapper à la mort.  Si Beckett ne l'avait pas poussé, il y serait resté. Dégageant les gravats qui le recouvraient, il fut pris d'une violente quinte de toux.

- BECKETT! Ça va? Demanda-t-il en protégeant son visage de la poussière en suspension.

- Beckett! Répéta-t-il devant l'absence de réponse.

Il tâtonna autour de lui et finit par trouver le corps inerte de Beckett. Elle avait une très vilaine plaie qui saignait à la tête. Il tâta le cou de la jeune femme et soupira en trouvant un pouls, faible, mais présent tout de même.
Rassemblant le peu de forces qui lui restait, il la souleva et l'entraîna loin des décombres.

                                            ~~~~~~~~~~~~~~


Castle n'avait pas pu rejoindre le lieu du drame, un périmètre de sécurité avait été mis en place et des agents en interdisaient l'accès. Il resta plusieurs heures là, devant ce spectacle d'apocalypse, la gorge serrée en imaginant Kate au milieu de tout ça, à seulement 20 ans. Cela ne pouvait pas être vrai. Il ne pouvait pas la perdre, ce n'était pas possible.

- Ça va monsieur?

Il sortit de sa torpeur, un jeune policier se tenait face à lui. Il semblait épuisé, sans doute était-il là depuis le début. Rick réalisa alors que le soir tombait. Combien de temps était il resté ainsi?

- Vous devriez rentrer chez vous, dit le jeune homme doucement.

- ...

- Un de vos proches était là-bas?

Il hocha la tête.

- ... La femme que j'aime... Précisa-t-il.

- Elle travaillait là-bas?

- non... Elle... Elle est policier... Au douzième district...

- Je la connais peut être, j'ai travaillé avec un sur une enquête il n'y a pas si longtemps! Comment s'appelle-t-elle?

- Beckett... Elle s'appelle Kate Beckett...

Le regard du jeune homme se voila de tristesse.

- ... Venez... Je vous emmène auprès d'elle.

- Où est-elle?

- À l'hôpital Saint Vincent. J'allais m'y rendre, moi aussi. Allez venez!

- Elle est blessée? Paniqua Castle.

- Apparemment, elle a été blessée lors de l'effondrement de la deuxième tour. Un de mes amis l'a portée jusqu'ici.

-  Merci... Euh...

- Ryan. Je suis l'officier Kevin Ryan.

Il se leva et, comme un automate, suivit le policier. Kate était blessée, son monde venait de s'effondrer.


Minefuji  (08.10.2013 à 18:42)

Chapitre vingt-cinq : Un seul être vous manque...

Le soleil brillait, un temps idéal en cette fin d'été. Cette journée aurait dû être une belle et agréable journée, mais des terroristes en avaient décidé autrement.

Devant l'hôpital Saint Vincent, plusieurs équipes médicales attendaient l'arrivée des ambulances qui amenaient d´autres victimes de l'attaque du world trade center. Tout le personnel avait été réquisitionné afin de faire face à la catastrophe et s'efforçait de sauver le maximum de vies.

Une ambulance arriva toutes sirènes hurlantes. Le docteur Wallace se précipita  au devant d'elle, tandis que ses portes arrières s'ouvraient.

- Qu'est ce qu'on a? Demanda-t-il à l'ambulancier qui sortait le brancard.

-  Femme de vingt ans, blessure à la tête, et au thorax. Inconsciente, elle a fait un arrêt en chemin.

- Glascow ?

- 10.

- Ok. On l'emmène en trauma 1! Ordonna Wallace aux brancardiers.

                                   ~~~~~~~~~~~~~~~

Une fois à l'hôpital, Castle et l'officier Ryan furent conduits auprès de la jeune femme, le médecin leur expliqua qu'elle venait tout juste de sortir de la salle de trauma et qu'elle était encore en soins intensifs.

- Qu'a-t-elle exactement? Demanda Castle.

- Eh bien, elle a un traumatisme crânien assez important. Elle a apparemment reçu un des débris lorsque la tour s'est effondrée. Nous avons soigné la plaie et le scanner n'a pour l'instant rien révélé, son état est stable, mais rien n'est encore réglé, c'est le problème avec ce genre de pathologie. Nous allons encore devoir lui faire quelques examens, dès que les salles seront disponibles, il y a tellement de blessés...

- Peut-on la voir? Demanda l'écrivain.

- Je n'y vois pas d'inconvénient.

Ils furent emmenés auprès d'elle, lorsqu'ils entrèrent dans sa chambre, il la trouvèrent allongée et reliée à différentes machines bruyantes. Elle était tellement pâle, un énorme bandage lui entourant la tête et des cathéters fichés dans ses bras.
Castle reconnut l'homme qui se tenait à son chevet, il avait l'épaule bandée et semblait aussi inquiet que lui.

- Vous êtes son collègue, n'est ce pas? Demanda Castle doucement.

L'homme releva la tête et les observa un moment.

- Oui, je suis Javier Esposito. Je travaille avec elle. C'est en me sauvant la vie qu'elle a été blessée. Et vous, vous êtes l'écrivain qui la suit?

- Oui. Je suis Rick Castle, je suis aussi son petit ami. Comment va-t-elle?

- Elle est somnolente... Elle marmonné votre nom plusieurs fois.

Castle se précipita aussitôt auprès de sa belle.

- Kate...

Elle ouvrit difficilement les yeux et esquissa un sourire.

- Hey Castle, murmura-t-elle.

- Bon sang, j'ai eu tellement peur! Comment te sens-tu?

- Fatiguée...

- Repose-toi, c'est normal...

-  Je vais vous laisser avec elle, dit Esposito en se levant.

-  vous pouvez rester...

- Il faut que j'appelle ma petite amie... Et il faut que je prévienne le père de Beckett, aussi. Je doute que les autres en aient eu le temps.

- Il faudrait aller le chercher... Il doit être fou d'inquiétude!

- Je m'en occupe, assura Ryan en sortant.

Lanie arriva une heure plus tard et se précipita vers son amie.

-  Je suis venue dès que j'ai su! On est débordés à la morgue, mais mon chef a accepté de m'accorder deux heures, après que je l'ai supplié pendant une demie heure, expliqua-t-elle. Comment vas-tu Honey?

- La... 

Le bruit des machines s'accéléra, Castle releva la tête, comprenant que quelque chose n'allait pas. L'inquiétude qu'il lût sur le visage de Lanie le lui confirma.
Il attrapa la main de Kate et se pencha vers elle.

-  Kate!... Reste avec moi Kate... Me laisse pas, je t'en supplie! Reste avec moi tu entends? Tu peux pas le laisser... Je t'aime Kate... Je t'aime...

- Sa tension chute! Elle fibrille! Castle appelez les médecins! Cria Lanie en commençant un massage cardiaque.

Castle se précipita hors de la pièce et l’équipe de l’hôpital déboula dans la chambre.

- J't'en prie Kate! Reste avec moi! Ne meurs pas!... Ne meurs pas! Accroche-toi! Suppliait Lanie.

- Descendez, on prends le relai, lança un médecin à Lanie qui s'acharnait sur son massage cardiaque.

- C'est mon amie, vous comprenez, c'est mon amie!

-Alors laissez nous lui sauver la vie!

Elle regarda le médecin dans les yeux et obtempéra, il prit la réanimation en charge, à l’aide d’un défibrillateur.
Les minutes qui suivirent furent terribles pour Castle et Lanie. Les ordres des  médecins qui résonnaient dans la pièce, le bruit des machines qui s'affolaient et les infirmières qui entraient et sortaient de la chambre en courant, tout cela les rendait fous.
Et puis, les sirènes cessèrent, le bip régulier et rassurant revint, l'agitation cessa et ils respirèrent à nouveau.

- C'est bon, son cœur repart!

- Il y a quand même un problème! On l'emmène au scan! lança le docteur Wallace.

Ils emmenèrent Beckett sur un brancard, sans aucune explication. Jim et Martha arrivèrent au même moment.

- Richard! 

- Mère! Dit-il en la serrant dans ses bras.

- Où est Katie? Où est ma fille? Demanda Jim au comble de l'angoisse.

- Son état s'est détérioré subitement... Ils viennent de l'emmener...

- Sa tension s'est mise à chuter, expliqua Lanie. Elle a fait un arrêt.

                                  ~~~~~~~~~~~~~~

Ils n'eurent des nouvelles que plusieurs heures plus tard. Lanie avait dû repartir, mais avait fait promettre à Castle de la tenir au courant de l'évolution de l'état de santé de Beckett.

-  M. Beckett! Lança le médecin en arrivant dans le couloir où Castle attendait en compagnie de Jim, de sa mère et d'Esposito.

-  oui?

- Votre fille est sortie du bloc, annonça le chirurgien.

- Ça va aller?

- Et bien, pendant l'intervention, elle a fait un arrêt cardiaque. On réussi à faire repartir son cœur, mais il faut qu'on la surveille de très près.

- Que s'est-il passé? Demanda Jim.

Toujours sous le choc, Rick ne parvint à entendre que quelques bribes du discours du médecin.
Trépanation pour faire retomber la pression dans la boîte crânienne... hémorragie interne à cause d'une côté fracturée qui avait perforé une artère...
Et finalement, sonnant comme une sentence, le mot coma conclut l'exposé médical.

- Elle est dans le coma!? Répéta douloureusement l'écrivain.

- Je suis navré d'avoir à vous l'apprendre, répondit le médecin touché par la détresse des personnes qui lui faisaient face.

- Aura-t-elle des séquelles? Demanda Jim.

- On ne peut pas le dire, il faut d'abord qu'elle se réveille.

Castle sentit la nausée l'envahir, tout cela n'était pas possible, il allait se réveiller, ce n'était qu'un affreux cauchemar. Il se pinça la joue et poussa un petit cri, tandis que Jim et le médecin le dévisageaient, dans une totale incompréhension.
Il se passa la main dans les cheveux d'un air gêné, tandis que sa mère posait sa main sur son dos en signe de compassion.

-  Quand pourrai-je la voir? Demanda finalement Jim au médecin.

- On l'installe dans une chambre, et on vous emmènera près d'elle ensuite. Vous devriez rentrer chez vous, vous tous et vous reposer, ajouta-t-il à l'attention des autres.

Jim partit auprès de sa fille, tandis que Castle se laissa tomber sur une chaise du couloir, anéanti. Martha s'assit à ses côtés.

- Je ne veux pas la perdre, mère.

- Je sais, trésor. Elle est forte! C'est une battante!

- Elle va s'en tirer, finit par dire Esposito.

Rick releva la tête et acquiesça doucement.

- Et si elle n'en n'avait plus la force? Cela va faire deux ans qu'elle se bat... Soupira-t-il. Elle a maintenu son père à flot toute seule... Elle m'a aussi maintenu à flot, avant de la rencontrer, je faisais n'importe quoi, elle m'a redonné goût à la vie...

- Et tu lui as redonné goût à la vie aussi, elle rayonnait depuis que tu avais décidé de la suivre! ... On devrait rentrer. Alexis va s'inquiéter.

- Tu as raison. Mais il faut que je la voie avant, juste un instant.

- D'accord, allons-y, je doute que les médecins nous en empêchent, ils sont débordés.

Lorsqu'elle entra dans la chambre de la jeune femme, Martha ne pût s'empêcher de verser quelques larmes, la voir ainsi, si pâle, reliée à des machines lui creva le cœur.
Jim était dévasté. Elle pria intérieurement pour qu'il tienne le coup. Kate aurait besoin de lui, il ne fallait pas qu'il flanche comme au décès de sa femme.
Incapable de trouver les mots, pour le réconforter, Martha se contenta de poser une main amicale sur son épaule.
Seuls les bips réguliers des machines venaient troubler le silence qui régnait dans cette pièce. Dehors, la panique régnait, les États Unis venaient de subir une attaque, mais dans cette pièce, seule la survie de cette jeune femme importait.

Castle s’installa sur la chaise, de l'autre côté du lit. Il prit la main de son amour et la serra fort. Il n'eut pas la force de retenir ses larmes cette fois. Voir Kate là, allongée et immobile, était trop difficile. Il aurait voulu lui parler, mais n'en trouva pas la force.

Ils quittèrent la chambre de Kate, peu après, ils devaient rentrer pour Alexis. Rick réussit à convaincre Jim de venir s'installer au loft avec eux, en lui expliquant que Kate n'aimerait pas le savoir seul dans ces circonstances.


En rentrant au loft, ils remercièrent l'amie de Martha qui s'était occupée d'Alexis. La fillette déboula alors, telle une tornade rousse et lui sauta au cou.


- Alexis! Qu'est-ce que tu fais encore debout? demanda Rick.

- Je voulais avoir des nouvelles de Kate.

- ...

- Alors! Comment elle va?

- Mal. Elle est dans le coma.

-  Quand est ce qu'elle va se réveiller?

- C'est le problème avec le coma, mon ange, on ne sait pas comment en sortir les gens, c'est encore très mystérieux, tout ça.

-  Tu as essayé de l'embrasser? Comme dans la belle au bois dormant.

- Oh, trésor, si ça pouvait être si simple...

                                     ~~~~~~~~~~~~~~

Une semaine! Cela faisait une semaine que Kate gisait sur ce lit d'hôpital, elle, qui d'ordinaire débordait d'énergie, semblait incapable de se réveiller.
Rick, sur les conseils d'Alexis, lui donnait chaque jour le baiser du prince charmant, en vain.
Il avait tant redouté qu'elle l'abandonne comme Kyra l'avait fait, qu'il avait eu du mal à accepter ses sentiments pour elle. Et aujourd'hui, il regrettait tout ce temps perdu à jouer un jeu stupide, alors que son cœur, lui, avait compris au premier regard, que c'était elle.
Comme chaque jour, il lui prit la main et la contempla et comme chaque jour, il lui parla.

- Hey... Il paraît que les comateux nous entendent... Je sais que ça paraît insensé et que me voir te parler comme ça te ferait bien rigoler, mais c'est tout ce que j'ai... Alors, je tente encore ma chance...

-...

- Il faut que tu te réveilles, chérie, je n'en peux plus de te voir comme ça. J'aimerais tellement que tu sois seulement endormie, dans mon lit, après que je t'aie fait l'amour trois, non quatre fois.

- ...

-  Alexis et ma mère t'embrassent, elles passeront ce soir.

- ...

- Ton père se repose, dans la chambre d'amis, il t'a veillée quatre nuits d'affilée. Il tient le coup, tu peux être fière de lui!

-  ...

- Le capitaine Montgomery  aussi est passé, ainsi que tes collègues. Il a l'air de beaucoup tenir à toi. Je vais finir par être jaloux de tous ces hommes qui gravitent autour de toi.

- ...

- Au fait ! J'ai fini mon chapitre... Nikky Hard va faire un malheur... J'ai décidé qu'elle serait Call girl la nuit, ça va parfaitement avec son côté un peu garce.

- ...

Aucune réaction. Il essuya les larmes qui pointaient dans ses yeux et rassembla tout son courage, il ne devait pas craquer.

- Tu sais... Quand je disais que tu devrais te reposer... Je pensais plus à une croisière dans les Bahamas... Un hôtel de luxe... Ici, la déco laisse un peu à désirer... D'ailleurs à ce propos, Alexis t'a encore fait un dessin, je vais le mettre avec les autres...

Il se leva et lui tourna le dos, pour accrocher le dessin de sa fille avec les autres, au milieu des cartes de bon rétablissement, des fleurs et des ballons.

- Castle.

Un murmure, tellement faible qu'il crut d'abord avoir rêvé, mais une intonation, qu'il reconnaîtrait entre mille. Une seule personne prononçait son nom de cette façon. Il se retourna et découvrit qu'elle le fixait de son regard si envoûtant. Il avait bien cru ne plus jamais le revoir.

-  ... Call girl?! ... Sérieux... Parvint-elle à dire dans un souffle.


Minefuji  (09.10.2013 à 17:16)

Chapitre vingt-six: Réveil

- Woh! Tu... Tu... !

Elle se contenta de lui sourire doucement, il lui rendit son sourire et vint poser sa main sur sa joue. Doucement, il se pencha pour lui effleurer les lèvres.

- Bon retour parmi nous! Tu m'as fait une de ces peurs! Souffla-t-il, un grand sourire éclairant son visage.

Elle tenta de répondre et grimaça de douleur.

- Reste tranquille, tu as été sérieusement blessée, d'ailleurs, il faut que j'appelle ton médecin! Je reviens très vite, dit-il en quittant la chambre.

Lorsqu'il revint quelques minutes plus tard, elle avait les yeux fermés. Ce n'était pas possible, il ne pouvait pas avoir rêvé.

- Je vous assure qu'elle s'était réveillée! Elle m'a parlé!

- Rassurez-vous, monsieur Castle, dit le médecin qui lisait les constantes de la jeune femme sur les machines. Elle dort, c'est normal, ses blessures sont sérieuses, elle va être somnolente pendant encore quelques temps.

- Ah! Soupira Castle soulagé.

- Je vais devoir la réveiller, d'ailleurs, afin de l'examiner. Mademoiselle Beckett! Vous m'entendez?

Elle répondit par un grognement agacé.

- Là, je peux déjà vous dire qu'elle est égale à elle même, sourit Castle.

- Mademoiselle! Vous m'entendez? Répondez-moi!

- Il ne va pas disparaître parce que tu ne lui réponds pas, tu sais? Ricana l'écrivain.

- Vous croyez qu'elle le fait exprès?

- J'en suis certain! Tu es grillée, Kate! Ouvre les yeux! Dit-il en lui chatouillant la joue.

Elle ouvrit alors les yeux en soupirant.

- Je vais vous examiner, mademoiselle, vos blessures sont très sérieuses et nous allons devoir vous surveiller de très près pendant encore quelques temps.

- Je vais vous laisser, annonça Castle.

- Merci, ça ne prendra pas trop de temps, répondit le médecin.

- Je reviens très vite, juste le temps d'appeler ton père et ma mère. Oh! et Lanie aussi, elle va me tuer si je ne l'appelle pas! Précisa-t-il à sa petite amie qui lui adressait un regard inquiet.

                                   ~~~~~~~~~~~~~~~~~~

- Beckett.

- Jim! C'est Castle!

- Richard? C'est Katie? Qu'est ce qu'il se passe?

- Tout va bien, Jim! Kate s'est réveillée!

-  C'est vrai? Oh! Quelle merveilleuse nouvelle! Je préviens Martha et j'arrive!

- D'accord, à tout de suite!

Il raccrocha et composa le numéro de Lanie.

- Castle? Il y a un problème avec Kate? S'affola la légiste.

- Elle s'est réveillée!

- C'est vrai!? Wahhhhhhh génial!!!!! S'écria Lanie, tandis que Castle écartait le téléphone de son oreille en grimaçant.

- Je retourne auprès d'elle, d'accord?

- D'accord, embrassez- la pour moi, je passerai l'embrasser en rentrant du boulot.  

                                                    ~~~~~~~~~~

Kate soupirait, exaspérée, le médecin venait de l'ausculter sous toutes les coutures.

- Tout cela me semble parfait! Des douleurs? Demanda-t-il?

- La tête...

- Ce qui est normal, je vais demander à une infirmière de vous apporter du paracétamol.

- Vous n'avez pas quelque chose de plus fort? Parce que là, j'ai l'impression d'avoir la tête prise dans un étau... Soupira-t-elle.

- Je voudrais bien, mais... Il faut que je vous dise quelque chose...

- Il y a un problème?

- Non, non! Vous allez aussi bien que l'on puisse l'espérer!

- Alors quoi?

- ... Vos analyses de sang et l'échographie que nous vous avons faite, nous ont révélé un petit miracle...

- Un miracle?

- Oui. Il se trouve que vous êtes enceinte, mademoiselle et miraculeusement, ce petit être n'a pas souffert de ce qu'il vous est arrivé!

- Enceinte? Répéta Kate abasourdie.

- D'environ un mois. Vu votre tête, ce n'était pas prévu.

- Non... Je ne comprends pas... Je prends la pilule.

- Ça arrive, parfois.

La porte de la chambre venait de s'ouvrir, elle aperçut la silhouette de Rick.

Son cœur se serra lorsqu'il la referma, il avait entendu. Il savait pour le bébé et apparemment, il n'en voulait pas. Elle soupira, retenant les larmes qui pointaient et passa machinalement la main sur son ventre.

Ce bébé n'était pas prévu, mais elle l'aimait déjà. Elle ne pouvait pas y renoncer, même si cela signifiait perdre le seul homme qu'elle avait vraiment aimé. Jim arriva peu de temps après.

- Katie!

- Papa, sourit-elle doucement.

- J'ai eu si peur de te perdre, toi aussi! Dit-il en l'embrassant sur le front.

- J'ai la peau dure, apparemment.

- Où est Richard? Je pensais qu'il resterait avec toi.

- Il est parti quand j'étais avec le médecin. Il a peut être été happé par une horde de groupies, mentit-elle vaillamment.

- Sans doute... Alors! Comment te sens-tu?

- J'ai l'impression qu'un rouleau compresseur m'est passé dessus, mais ça peut aller. D'ailleurs, le médecin m'a dit que je pourrais sortir lundi prochain, si tout va bien, répondit-elle avec un sourire fatigué.

- C'est une excellente nouvelle! Tu devrais te reposer, tu en as besoin!

Lorsque Castle revint, elle dormait profondément. Elle ne se réveilla pas de la soirée, d'ailleurs. Il se contenta de rester près d'elle sans un mot. Il appela sa mère, pour lui dire de ne pas passer, puisque Kate dormait.

Lanie arriva dans la soirée et le rassura après avoir jeté un oeil sur ses feuilles de soin. Ils discutèrent calmement pendant un log moment, puis chacun rentra chez soi à la fin des heures de visites.

                                   ~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Lorsqu'elle se réveilla, le lendemain matin, Kate fut heureuse de trouver Rick assis dans le fauteuil jouxtant son lit.

- Hey, murmura-t-elle.

- Hey, comment te sens-tu ce matin? demanda-t-il.

- Bien.

- Et en vérité?

Elle sourit, il lisait en elle comme dans un livre ouvert.

- En vrai, je me sens un peu mieux qu'hier.

- Parfait, tu es en bonne voie de guérison, sourit-il.

- Castle! Il faut qu'on parle, annonça-t-elle difficilement.

- Je sais, dit-il d'un ton sérieux.

Elle fut prise d'une vague d'angoisse devant son air sérieux. Elle avait lancé le sujet, il allait lui dire qu'il ne voulait pas de ce bébé et ce serait la fin de leur relation.

- Je... commença-t-elle la mort dans l'âme.

- Laisse-moi parler, s'il te plait, la coupa-t-il.

Elle retint son souffle et le laissa parler, attendant la sentence de la mort de leur relation.

 - J’ai beaucoup réfléchi à notre relation, à ce qu’on a …Où on va…J’ai décidé que je voulais plus… On mérite tous les deux d’avoir plus…

- Je suis d’accord, admit-elle dificilement.

- Alors, Katherine Houghton Beckett…

Il s’agenouilla près de son lit et sortit un anneau serti d'un magnifique diamant de sa poche et lui tendit avant d’ajouter :

- Veux-tu m’épouser ?

Elle le regarda d’un air étonné.

- Oh ! C’est pas vrai ! Tu me fais ta demande ?! s’écria-t-elle en se redressant non sans grimacer de douleur.

- Ok, tu es surprise !? Articula-t-il en l’aidant à se rallonger sur le lit.

- Evidemment que je suis surprise ! je pensais que tu voulais rompre avec moi, après avoir entendu ce que le docteur m’a dit hier !

- Mais je t’offre une bague !

- Mais tu avais l’air si sérieux !

- Evidemment que je suis sérieux ! C’est la chose la plus sérieuse que j’ai fait de ma vie ! affirma-t-il.

Elle l’attrapa par le col et l’embrassa avec autant de fougue que le lui permettaient ses blessures.

- Alors c’est oui ? demanda-t-il ravi quand elle le lâcha enfin.

- Non ! Attends !

- Non ?

- Non, non, non, c’est pas non !

- Alors c’est oui ?

- Euh…

- Pas oui ?

- Non ! Ce n’est pas « pas oui » ! Je…

-  Tu sais comment ça marche, n’est-ce pas ? demanda-t-il dans une totale incompréhension.

- Il faut que je te dise quelque chose… Tu as entendu ce que le médecin m’a dit, n’est ce pas ? Je suis enceinte et ce bébé, je l’aime déjà. Je sais que tu as déjà vécu tout ça déjà et que tu n’as peut être pas envie d’un autre enfant… Mais je ne veux pas que tu te sentes obligé de me faire cette demande en mariage, je t’aime, mais si tu ne veux pas… Je ne te demanderai rien et je ne t’en voudrais pas, si tu renonçais à ta demande, je ne veux pas que tu m’épouses à cause du bébé. Alors, si ça change quelque chose pour toi...si ça change ce que tu ressens…

- Kate, je ne te demande pas de m’épouser à cause du bébé…Je te le demande parce que je ne peux plus imaginer ma vie sans toi ! Et si en plus, tu attends notre enfant, c’est merveilleux ! Je suis comblé !

Elle sourit et lui attrapa les mains.

- Alors, dans ce cas… Richard Edgar Alexander Rodgers Castle, oui, je veux t’épouser.

Il lui passa la bague au doigt en souriant.

- Wah ! qu’est ce qu’elle est grosse !

- En fait, je n’avais pas encore remarqué que tu avais les doigts aussi incroyablement fins !

- ça va marcher, nous deux, n’est ce pas ?

- On va être géniaux ! Au fait, comment connais-tu mon véritable deuxième prénom? demanda-t-il en fronçant les sourcils.

- Mmhmm! J'ai mes sources, sourit-elle.

- N'ajoute rien! c'est ma mère, n'est ce pas?

Elle rit, de ce merveilleux rire, qu'il avait craint de ne jamais pouvoir réentendre, ce qui le fit soupirer de bonheur.

 

 

 

 

 

 

 


Minefuji  (10.10.2013 à 20:14)

 

Chapitre vingt-sept : L’annonce

- Alors? Elle a dit oui? demanda Alexis à son père lorsqu'il passa la porte d'entrée.

- De quoi parles-tu?

- La bague! Tu l'as offerte à Kate, non?

- Euh... si... Mais comment tu sais?

- Tu n'es pas si discret que tu le penses, je t'ai entendu la chercher dans le bureau! répondit la fillette. Alors? Tu vas te marier avec elle, ou non?

- Elle a dit oui!!! annonça-t-il en attrapant sa fille dans ses bras et en la faisant tournoyer.

- C'est génial!

- C'est vrai? Tu le penses vraiment? demanda l'écrivain.

- Bien sûr! J'adore Kate! Et puis, avec un peu de chance, vous allez me faire un petit frère!

- ... En fait, tu ne crois pas si bien dire... Kate attends un bébé.

- Wahhh!!!! Il faut que je le dise à Naomie! Lança-t-elle en se précipitant sur le téléphone. C'est trop génial!!

- Qu'est ce qui est génial? demanda Martha, qui décidément, avait l'art d'arriver à point nommé.

- Je ne saurais dire... peut être le fait que Kate deviendra ta nouvelle brue dans quelques mois, à moins que ce soit l'idée qu'Alexis sera une grande soeur d'ici environ 8 mois... expliqua Rick.

- Oh! Richard! Que de merveilleuses nouvelles! s'exclama Martha avec grandiloquence, comme à son habitude. Jim est au courant?

- Je pense que Kate va le lui annoncer, il devait passer la voir, quand je suis parti.

- Tu n'es pas resté avec elle jusqu'à la fin des heures de visite? Voilà qui est étonnant, dit l'actrice.

- J'y serais bien resté, mais ma future femme, qui a un appétit d'ogresse depuis son réveil, m'a gentiment chargé de lui rapporter un stock de chocolateries en tous genres et des plats à emporter de chez Hung, rien que ça!

 - Et ça ne fait que commencer, trésor ! Les hormones sont redoutables, chez les femmes enceintes, remarqua sagement Martha.

- Je sais. D’ailleurs, je ferai bien de ne pas trop tarder, sinon, elle serait capable de manger les fleurs que les gars du poste lui ont envoyées !

- En tout cas, elle te fait du bien, je ne t’avais jamais vu aussi heureux !

- Elle est merveilleuse !

                                              ~~~~~~~~~~~~~~~~

- Un bébé ?! Répéta Jim pour la quatrième fois de suite, sous le regard inquiet de sa fille.

- Tu n’es pas content ? demanda-t-elle, inquiète.

- Si ! Si ! C’est juste que… Disons que je ne m’attendais pas à devenir grand-père si tôt !

- Vois le bon côté des choses, tu ne seras pas trop vieux, quand il te demandera de lui enseigner le base-ball.

Il sourit.

- Un bébé… Grand-père ! Ta mère serait tellement heureuse ! Diable ! Je suis fier ! Et Richard a l’air de te rendre heureuse.

- Il me rend heureuse ! J’ai hâte de sortir d’ici et de le retrouver.

                                              ~~~~~~~~~~~~~~~~

Lorsque Lanie arriva dans la chambre de Kate, elle trouva son lit vide. Elle fit un tour dans la salle de bain,mais son amie n'était pas là. Elle se rendit donc dans le couloir et alla trouver une infirmière.

- S'il vous plaît! Je cherche mon amie, Katherine Beckett, elle n'est pas dans sa chambre...

- Ah! Notre oiseau s'est encore envolé? Sourit l'infirmière.

- Je vous demande pardon?

-  Votre amie ne tient pas en place, vous la trouverez sans doute dans le parc de l'hôpital .

- Elle ne remarche que depuis deux jours! Vous êtes sûre que c'est raisonnable de la laisser se balader toute seule?

- Parce que vous avez déjà réussi à l'empêcher de n'en faire qu'à sa tête? Il faudra nous donner votre méthode alors, parce que nous, elle ne nous écoute pas!

- C'est vrai, sourit la légiste, personne ne peut l'en empêcher. Je vais la rejoindre. Merci!

Elle trouva Kate dans le parc, confortablement installée dans l'herbe, lisant un des livres de son auteur préféré.

- Alors, tu ne supportes déjà plus d'être enfermée?

- Lanie! Fit la jeune femme en relevant la tête de son livre.

- Comment vas-tu? Bien, je présume.

-  Je suis dans une forme olympique!

- Un peu fatiguée, tout de même! Ne le nie pas, ça se lit sur ton visage, dit la métisse.

-  Disons que je viens de courir le décathlon et que je prends des forces pour le marathon qui arrive, annonça Beckett en riant.

- De quoi tu me parles? Tu ne penses pas sérieusement te remettre à l'athlétisme de sitôt? Devant le rire de Beckett, Lanie resta sans voix, jusqu'à ce qu'un éclat de lumière provenant du doigt de son amie ne lui sautât aux yeux.

-  BON SANG KATHERINE BECKETT! TU COMPTAIS ME L'ANNONCER QUAND?

-  Quoi donc? Demanda Kate en reprenant son sérieux.

-  Quoi donc? NON MAIS TU TE FICHES DE MOI? ÇA!!!!! S'écria Lanie en lui prenant la main pour lui coller ça bague sous le nez.

-  Ah ça?!  

-  Ah ça?!! Répéta la légiste au comble de l'agacement devant l'attitude de son amie. TU EN AS D'AUTRES À M'APPRENDRE?!

-  Et bien... En fait oui, sourit Kate en plaçant une main sur son ventre.

Lanie eut un hoquet de surprise et se calma d'emblée.

- Wahh, depuis quand?

- Un mois, environ. Il n'a pas souffert de ce que j'ai vécu, expliqua Kate heureuse. Et Rick m'a demandée en mariage.

- Ça je le savais, dit Lanie, il m'avait montré la bague l'autre jour, avant qu'on apprenne  les événements...

- Alors il voulait déjà m'épouser avant de savoir pour le bébé? Fit Kate dont le sourire s'agrandit encore.

- Oui, il t'aime, sois en sûre, confirma la métisse.

Elles papotèrent encore un moment, puis Lanie, remarquant le visage fatigué de son amie décida qu'il était temps pour elle de retourner dans son lit.

                                            ~~~~~~~~~~~~~~

Kate sortit de l’hôpital le lundi suivant, Rick avait tout préparé pour l’emmener se reposer dans les Hamptons, ils prirent donc directement la route. Martha, Jim et Alexis les rejoindraient pour le week-end.

Après un rapide tour du propriétaire, ils décidèrent de se détendre dans la piscine.

- Tu as oublié ton maillot de bain ? Sourit-il lorsqu’elle laissa glisser son peignoir et se retrouva nue comme un ver devant lui.

Elle pouffa et se blottie contre lui, dévoilant ainsi ses intentions.

- Kate ! Le médecin a déconseillé les activités un peu trop sportives pendant au moins un mois ! déglutit difficilement Rick qui tentait de garder le contrôle malgré les douces tortures qu’elle lui infligeait.

- Je me moque bien de ce qu’a dit le médecin, j’ai trop envie de toi ! Mon corps est en feu ! Rick il va falloir que tu joue les soldats du feu ! D’ailleurs, ton petit soldat est déjà prêt, fit-elle malicieuse, un sourire carnassier sur le visage.

- Oh bon sang ! Quelle diablesse ! Soupira Rick.

- C’est en partie de ta faute, si j’ai les hormones en ébullition, se moqua-t-elle. Alors ? Tu abandonnes monsieur  le raisonnable ?

- Ai-je le choix ?

- Non ! conclut-elle en l’entrainant dans la piscine pour une baignade crapuleuse.











Minefuji  (11.10.2013 à 19:38)

Épilogue: Huit mois plus tard...

- Il est beau, tu ne trouves pas? Dit Castle en souriant.

- Mmhm, je ne sais pas... Il y a des petites choses qui me gênent, soupira-t-elle.

- Quoi? Regarde-le dans son ensemble! Ne t'arrête pas sur les détails!

- Ecoute, je sais bien que normalement je devrais être fière et le trouver parfait, mais ce n'est pas le cas! S'énerva-t-elle!

- Oui, mais maintenant, il est là, il va falloir faire avec!

- Je ne vais quand même pas te dire qu'il est parfait, si je ne le trouve pas parfait, alors, ne me demande pas mon avis, si tu ne veux pas entendre la réponse!

- Ok, n'en parlons plus, ton père va bientôt arriver... Épargnons-lui nos chamailleries et arrête de ronchonner! Rétorqua Rick.

- Tu veux voir ce que ça donne quand je ronchonne vraiment ? C'est quoi cette couverture pour ton livre ? Râla-t-elle en lui ajoutant la maquette de l'éditeur sous le nez, relançant ainsi le sujet de la discorde.

- Bah quoi? c'est charmant tout plein non ?

- Charmant tout plein ?! Sur la photo, elle est nue !

- Euh, inexact. Elle a un revolver. Placé là où il faut.

- Change-la photo, Castle.

- Je t'ai déjà dit qu'il était trop tard! Ils ont commencé l'impression en série!

- RAHHHH!

- Dis, tu ne crois pas que tu en fais un peu trop, là? Soupira Rick en levant les yeux au ciel. C'est rien qu'un bouquin!

- C'est pas ça! Oh Bon sang! C'est le bébé.

- Quoi le bébé? ... Oh le bébé! Il arrive!! Le bébé arrive! Fit Rick en commençant à courir partout d'un air affolé.

- La valise est dans l'entrée! Calme-toi et attrape tes clés de voiture, souffla la jeune femme.

- Ah euh... Oui, les clés...

- Et laisse un mot pour nos parents et Alexis!

- Un mot pour nos parents et Alexis...

- Tu vas répéter tout ce que je dis?

- Si je vais répéter...?

- Laisse tomber. Je crois que je devrais peut être conduire, tu ne m'as pas l'air en état... Oh bon sang! J'ai rompu la poche des eaux!

- Quoi?! Ça ne devrait pas mettre un peu plus de temps? Depuis quand le travail a commencé, dis-moi?

-  Ce matin, vers 6 heures... Pffff... Elle était coriace, celle-là!

- Tu es impossible! Ça va faire 8 heures! Allez, viens!  

                                            ~~~~~~~~~~~~~~~~

-  Oh! Martha! Bonsoir, vous allez bien? Bonsoir Alexis! Lança Jim, les bras chargés de paquets.

- Bonsoir Jim! Sourit la petite.

- Bonsoir Jim, répondit Martha, qui tenait elle aussi plusieurs paquets. Vous connaissez le numéro de sa chambre?

- La 105. C'est par là. 

Ils arrivèrent dans ladite chambre et trouvèrent Rick et Kate en admiration devant le nourrisson que cette dernière tenait dans ses bras. Alexis se précipita vers eux et donna à son père les ballons qu'elle avait apportés, puis elle se tourna vers le bébé.

- Wah! Il est tout petit!

- N'aie crainte, dans pas si longtemps que ça , il sera assez grand pour aller fouiller dans tes affaires et t'embêter à longueur de journée, sourit Castle.

- Qu'est ce qu'il est beau! Lança Martha, vous avez bien travaillé! Félicitation Katherine! ... Oh! Toi aussi chéri!... Mais reconnais que Katherine a fait le plus dur!

- Je sais, mère, tu me le répètes depuis des mois.

- Alors, comment l'avez-vous appelé? Demanda Jim.

- Junior! Richard Edgar Castle Junior! Annonça l'écrivain. Kate éclata de rire devant les têtes déconfites des trois visiteurs.

-  Rassurez-vous, il plaisante, on ne lui en veut pas à ce point à ce bébé! Fit-elle en regardant son fils tendrement.  

- Hé! S'offusqua Castle.

-  Sérieusement, Richard! Junior! C'est d'un ringard! Soupira Martha.

- Et vous avez échappé à Sherlock! Ajouta Kate en lançant un regard amoureux à son mari.

-  Alors, comment il s'appelle? S'impatienta Alexis.

-  Vous avez aussi échappé à Joshua! Non mais franchement quelle idée? Ricana l'écrivain, sous le regard noir de son épouse.

- C'est très joli Josh! Marmonna-t-elle.

- Alors! S'impatienta Martha, on ne va quand même pas l'appeler bébé!

- Il s'appelle Arthur Alexander Rodgers Castle.

- Arthur... Répéta Jim, c'est joli.

- Un hommage à Sir Arthur Conan Doyle, c'est presque aussi cool que Sherlock, dit Castle en regardant son fils tendrement.

L'enfant, blotti contre sa mère, esquissa un sourire de contentement.

- En tout cas, ça a l'air de lui plaire! Constata Alexis. Et puis, Sherlock ce sera le chien! 

- Tu ne perds pas le nord! Petite maline! observa son père.

- Maintenant que tu es marié avec Kate, on peut avoir un chien ! Expliqua la fillette.

- Et pourquoi ça ?

- Et bien, avant, quand je te suppliais pour avoir un chien, tu disais que ce serait toi, qui devrait le nourrir, en fin de compte, et que c’était déjà assez dur de penser à me nourrir chaque jour, expliqua la fillette.

- Voilà… Euh ! Je ne me souvenais pas de la dernière partie ?

- C’était implicite !... Enfin, pas tant que ça.

- Je n’aurais pas dû t’enseigner l’art de l’implicite, soupira Castle.

- Enfin, maintenant que Kate vit avec nous, qu’elle fait partie de notre famille, je suis sûre qu’il y a aura toujours quelqu’un de suffisamment responsable à la maison, pour nous nourrir, Arthur et moi. Il n’y a donc plus de problème, on va pouvoir avoir un chien ! Conclut triomphalement la petite.

- Là, je crois que tu es coincé, Castle ! Sourit Kate. Tu vas devoir nous emmener au chenil pour trouver un chien à adopter.

- Ok ! Je m’incline. On pourra choisir un Golden Retriever ?

- Ouais ! T’entends ça Arthur ? On va avoir un chien ! Lança joyeusement  la fillette.

                                              ~~~~~~~~~~~~~~~~

Le lendemain eut lieu un véritable défilé des visiteurs, le petit Arthur, qui passait  de bras en bras, demeurait imperturbable.

Rick, attentif, remarqua que quelque chose n'allait pas avec Kate. Il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour elle. Elle avait certes bien récupéré de son trauma, mais il craignait toujours des complications tardives.

- Kate? Ça ne va pas?

- Si... Ne t'inquiète pas, je vais bien.

Il suivit son regard et remarqua qu'il était posé sur Martha qui souriait en parlant à Arthur. Il comprit. Johanna aurait dû être là, elle aurait dû se réjouir avec eux.  Il serra doucement la main de Kate et attrapa sa veste. Il en sortit un petit paquet cadeau et le lui offrit.

- Qu'est ce que c'est?

- Ouvre-le!

Elle obtempéra.

- C'est magnifique Castle, souffla-t-elle en découvrant un médaillon en or finement gravé.

- Il s'ouvre, regarde, expliqua-t-il.

Elle ouvrit le médaillon et découvrit deux photos, une de Johanna et Jim et une d'elle avec Arthur, Castle et Alexis.

- Je sais bien que je ne pourrais jamais effacer la douleur de cette perte, mais dans ce médaillon, elle est avec nous...

- C'est une très jolie attention, Rick. Merci, dit-elle en l'embrassant.

- Always! Répondit-il en s'écartant légèrement avant de l'embrasser de nouveau.

 


Minefuji  (12.10.2013 à 18:58)

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