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Série : Castle
Création : 02.10.2013 à 18h11
Auteur : judy1
Statut : Terminée
« Quand Castle et Beckett se retrouvent face à eux même. » judy1
Cette fanfic compte déjà 9 paragraphes
Meurtre en coulisse.
Petites notes avant l’histoire :
- Tout d’abord, désolée pour la victime… Ce n’est qu’une histoire, heinnn !! pas de panique.
- J’ai entendu dire (en fait j’ai lu) que Nathan Fillion aimerait interpréter son propre double ; Avec une histoire comme celle-ci, son vœu serait presque exaucé.
- Pour finir, même si je sais qu’il ne doit y avoir qu’une chance sur plusieurs millions pour qu’un des acteurs ou un auteur de la série ne lise cette histoire, je tiens tout de même à m’excuser pour avoir emprunté leur nom. Je signale au passage que si au cours de cette intrigue je leur donne des traits de caractères peu flatteurs, ce n’est certainement en aucun cas le reflet de leur véritable personnalité !
Petit retour en arrière. Cette histoire se situe plutôt au milieu de la saison 4. Entre l’épisode 407 et 419.
Chapitre 1 :
-« Je ne comprends toujours pas pourquoi vous êtes aussi excité. Ce n’est pas la première fois qu’on se retrouve à mener une enquête sur un plateau de télévision… J’espère juste que cette fois on ne se retrouvera pas nez-a-nez avec votre mère dans les bras de l’un de ses amants ! » soupira Kate, déjà agacée par le comportement de Castle.
-« Evitez de me rappeler ce genre de souvenir ! Et ce n’est pas n’importe quelle série ! » jubila Castle aussi insupportable qu’un gamin devant ses cadeaux de Noël.
-« Et qu’est-ce qu’elle a de spéciale cette série ? » demanda Kate en s’arrêtant devant Esposito, juste avant d’entrer sur le plateau de tournage.
-« Tu ne lui a rien dit ? Wah… J’en connais un pour qui ça va barder ! »
-« Dis quoi ? » insista Kate en fusillant déjà Castle du regard.
Rick déglutit. Par où commencer ?
-« Vous vous souvenez que le projet du film ‘vague de chaleur’ ait été abandonné ? »
-« Oui. L’actrice principale enchainait les cures de désintox d’un peu trop près… Et alors ? » elle n’arrêtait pas de le fixer avec son regard noir, ce qui accentuait encore le mal être de Castle.
-« Bah… Aucun en fait. C’est juste qu’un autre producteur, un petit peu avant qu’on ne parle du film, m’a proposé une adaptation…Série. »
-« Une série ? » répéta-t-elle. « Comment ça une série ? »
-« Bah… Des acteurs qui interprètent les rôles des personnages et … »
-« Merci Castle, je sais ce qu’est une série. En quoi ça concerne ‘vague de chaleur’ ? »
-« L’idée était de mettre en scène une jolie enquêtrice et son partenaire…Enfin, ils ont un peu modifié le job de Rook pour crédibiliser sa présence. Et ils ont complètement changé le nom des personnages ! Ça je ne sais pas pourquoi… ? » se fit-il comme réflexion à lui-même. « Certainement pour ne pas devoir me payer !»
-« Wah… Alors cette série est en fait une adaptation de mon calvaire, pas de vos romans ! » remarqua-t-elle en reprenant son chemin vers les plateaux de T.V. « Et vous avez accepté ? Vous comptiez me le dire un jour ? » demanda-t-elle sous le ton du reproche.
-«J’ai accepté. Et… Non… » soupira Rick se pensant sortit d’affaire.
-« Tu t’en es bien sortit mec ! » lui fit Esposito en lui tapant dans le dos.
-« Dites donc, vous venez où il vous faut un script pour faire votre job ? »
Esposito repartit à la pêche aux infos alors que Castle la rejoignit au pas de course. Elle était déjà près de Lanie sur la scène de crime.
-« Oh mon Dieu ! Mais c’est Andrew ! »
-« Vous le connaissez ? » s’étonna Castle.
Lanie releva la tête et regarda Kate avec amusement.
-« On s’est croisés une ou deux fois. » répondit Kate, très évasive. « De quoi est-il mort ? » demanda-t-elle à Lanie, bien que même à première vue la cause du décès était évidente : Andrew Marlowe s’était écroulé sur son bureau, une épée plantée dans le dos.
-« Je dirais que la lame à perforée pas mal d’organes, vu son inclinaison. Il n’a pas eu le temps de prévenir qui que ce soit. Il s’est vidé de son sang en très peu de temps. Je t’en dirais plus après l’autopsie. »
-« Merci Lanie ! » Kate se retourna et reconnu la personne qui l’observait en dehors du périmètre. « Rob ? Mais qu’est-ce qui s’est passé ? »
-« Vous le connaissez lui aussi ? » souffla Castle.
Sa question resta sans réponse car Kate et ce Rob discutait déjà ensemble.
-« Il a juste dit hier soir qu’il resterait pour retravailler le script… Je l’ai trouvé comme ça… J’ai déjà raconté tout ça aux inspecteurs. » il pointait Ryan et Esposito du doigt.
-« Ok… Alors je verrais ça avec eux. Viens… On va prendre un peu l’air ? » lui proposa-t-elle, une main dans son dos pour le guider.
Kate s’éloigna avec cet homme, laissant Castle planté au milieu d’un couloir, et ne revint qu’une dizaine de minutes plus tard.
-« Le pauvre, il est vraiment secoué ! » assura-t-elle en revenant au côté de Castle.
-« Comment ça se fait que vous connaissez Rob Bowman ? Vous savez que c’est l’un des auteurs de cette série ? »
-« Je le connais parce que son petit frère était mon meilleur amis pendant tout un été… On était enfant, mais on a plus ou moins gardé le contact. » se cru-t-elle obligé de raconter. « Je savais qu’il était auteur de série, mais comme je ne regarde jamais la TV, j’ignorais tout de son travail. »
Ils arrivèrent dans la pièce où les acteurs avaient été rassemblés pour leur apprendre la nouvelle.
-« Ryan, Marlowe travaillait sur un script, tu pourras me trouver ça sur son PC ? Son meurtre a peut-être un rapport avec les modifications ? »
Le type en question se retourna et fixa Beckett du regard, comme si elle venait de lui parler dans une toute autre langue.
-« Oh… » S’excusa Kate. « Désolée, de dos je vous ai confondu avec l’un de mes inspecteurs. Je suis le Lieutenant Beckett et voici mon coéquipier, Castle. » présenta-t-elle avant de pouvoir poursuivre.
-« Je sais qui vous êtes. » soupira-t-il avec un léger sourire de politesse. « Je suis Seamus Dever, j’interprète l’agent Riley dans la série. »
Il présenta ensuite les autres acteurs et répondirent aux premières questions de Beckett. En sortant de cette pièce, elle prit une profonde inspiration et soupira.
-« Ils ont fait fort pour les ressemblances physiques… » assura Castle, un peu sous le choc de s’être retrouve en face de sa copie, presque, conforme.
-« C’est encore plus flippant que le tournage de votre film… Le côté positif, c’est que dans la version ‘Série’, j’ai un nom correct, et pas celui d’une prostituée. » nargua-t-elle.
-« Nikki Holmes… Un lien de parenté avec Sherlock vous croyez ! » râla-t-il. « Donald Pey !! Sérieusement ? Ça ressemble à quoi un Donald Pey ? » continuait-il de râler ;
-« J’en sais rien Castle ! Prenez un miroir ! » répondit Kate du tac au tac.
Les techniciens qui les entouraient étaient morts de rires.
-« Wah… Ils sont encore mieux en vrai ! » assura l’un des quatre auteurs. « On peut piquer cette réplique ? »
-« NON ! » répondit Kate en haussant la voix. « Vous avez vu les inspecteurs Ryan et Esposito ? Les vrais ? »
-« Dans le décors du poste, sur l’autre plateau. Ils interrogent les agents de sécurité je pense. » répondit-il en reprenant un mine un peu plus respectueuse de la victime.
Elle se contenta de lancer un « merci » assez sec et rejoignit le reste de l’équipe pour un bref récapitulatif, avant de rentrer au poste et d’inscrire tout ça sur le tableau.
Chapitre 2 :
-« Tu as des résultats avec le PC ? » demanda Kate à Ryan.
Elle et Castle revenaient juste de la morgue, et à part le résumé de tous les organes touchés par la lame de l’épée et la certitude que Marlowe n’était ni ivre ni sous l’emprise d’une quelconque drogue, rien de nouveau n’était apparu.
-« J’ai réussi à retrouver l’original de ce qui était censé être le dernier script… Heureusement qu’il l’a changé, c’était tragique… Un vrai bain de sang. »
Castle le dévisageait, il était fan de cette série et attendait que l’inspecteur crache le morceau sur ce qui devait en être le point final.
-« Holmes et Pey, face à face dans une ruelle, une arme pointée l’un vers l’autre. »
-« On ne l’a pas déjà fait ça ? » demanda Castle en se retournant vers Kate.
Beckett se contenta de lever les yeux au ciel et priant Ryan d’en venir au fait.
-« L’arme de Pey n’était pas chargée et il se prend une balle juste là. » s’amusa Ryan en lançant une boule de papier à l’auteur.
-« Merci pour cette démonstration…. » soupira Kate. « Donc le personnage principal devait mourir. Intéressant ! » plaisanta Kate avec un regard moqueur envers Rick.
-« C’est peut-être pour ça qu’il est mort ! » lança Castle. « Nathan Fillion apprend que son personnage meurt, il se dispute avec le réalisateur… Et disjoncte complètement. »
-« C’est toi qui disjoncte complètement. Les acteurs n’avaient pas encore leur texte, comment aurait-il pu savoir qu’il devait mourir ? En plus Marlowe était en train de le retravailler. »
-« Tous les fans de la série savent que c’était la fin de la saison… » marmonna Castle.
Kate masqua son petit sourire et continua sans tenir compte de cette remarque.
-« Qui était au courant qu’il changeait le script pour une troisième saison ? » demanda Beckett en se tournant vers les inspecteurs.
-« Son épouse, Terri Miller. Ainsi que les principaux auteurs : Rob Bowman, John Terlesky et Bryan Spicer. » lu Esposito en consultant ses notes.
-« Pour les acteurs, la série était bien sensée se terminer à la fin de la saison 2. Il y avait bien des rumeurs d’une saison supplémentaire demandée par la chaîne, mais aucune annonce officielle. »
-« Merci les gars. Et en dehors de la série ? Il fréquentait des gens louches ? »
-« Non. » affirma Esposito. « L’épouse de la victime, qui fait elle-même partie de l’équipe, affirme qu’avec le succès de la série ils ne voyaient pas grand monde en dehors des relations de travail. »
-« Leurs comptes en banques sont plutôt bien fournis et pas d’appel suspect le soir de sa mort. » affirma Ryan.
-« Wah… Ils ont bien bossé pendant que tu papotais avec Lanie ! » glissa-t-il discrètement à l’oreille de Beckett, mais suffisamment fort pour que les inspecteurs entendent.
Kate le fusilla du regard et le bouscula légèrement pour passer et s’asseoir à son bureau.
-« L’arme du crime était couverte de plusieurs jeux d’empreintes, et aucune d’entre elles n’est fichée… » continua Kate en s’adressant principalement à Esposito.
-« Il s’agit d’une épée plutôt basique, le genre de modèle assez classique. »
-« Un modèle classique ?? » s’étonna Kate. « Je ne savais même pas que ce genre de truc pouvait se vendre. Bon les gars, trouvez moi les magasins qui vendent ce genre d’accessoire et établissez une liste des clients. »
Les deux inspecteurs soupirent rien qu’en imaginant le temps qu’il allait leur falloir pour définir cette liste, sans compter qu’après il allait falloir se renseigner sur chacun d’eux pour établir un lien quelconque avec la victime.
Kate dévisagea Castle. Il avait ce regard enfantin, celui qu’elle adorait, même si pour rien au monde elle comptait le lui avouer.
-« Quoi ? » demanda-t-elle assez sèchement pour ne pas se trahir.
-« Tu as dit : ‘accessoire ! » fit-il remarquer en haussant les sourcils.
-« Et alors Castle… Je te signale que ‘Pey’ est une série policière relativement moderne… Ils ne jouent pas aux cow-boys et aux indiens ! »
-« Même pas dans un seul épisode ? Il n’y a en n’a pas un avec une épée ? »
-« Episode 3…. Un adolescent tue son meilleur ami en faisant un remake des trois mousquetaires… » explosa Kate après plusieurs minutes de silence.
-« Il ignorait que les armes de son père étaient aussi tranchantes ! » compléta Castle avant de dévisager Kate avec étonnement. « Pour quelqu’un qui ne connaît pas la série, tu as l’air plutôt bien renseignée ! » se moqua-t-il.
Elle soupira, se rendant compte trop tard de cette bourde.
-« D’accord. Je connaissais la série. Et oui, il m’arrive d’en regarder un épisode de temps en temps. » admit-elle, s’étant trahie elle-même. « Mais ça ne veut pas dire que tu n’aurais pas dû me prévenir. » lança-t-elle d’un air furieux en se levant et se plantant devant le tableau.
-« A quoi tu penses ? » lui demanda-t-il en se levant à son tour.
-« Qu’il ne nous reste plus qu’à vérifier les accessoires de la série et prendre les empreintes de chaque personne y ayant accès. On en profitera pour discuter un peu avec les acteurs. » continua-elle en rêvant déjà à un petit entretient privé avec Nathan Fillion, cet acteur qui la faisait fantasmer presque autant que Castle.
En arrivant sur le plateau TV, Beckett parla à Terri Miller, qui malgré les circonstances avait pris le relais de son mari. Elle n’eut évidemment aucun mal à la convaincre de prendre les empreintes de chaque membre du personnel, en commençant bien sûr par les acteurs et les auteurs, ceux qui avaient le plus à perdre avec l’arrêt de la série.
A sa grande surprise, personne ne protesta. Elle en profita pour leur poser une ou deux questions, et précisant qu’elle aurait besoin de s’entretenir un peu plus longuement avec chacun, une fois qu’elle aurait fini de relever les empreintes.
Pour son plus grand bonheur, c’est Nathan Fillion qui se prêta au jeu en premier.
-« Et si tu nous trouvais du café ? » dit Kate en s’adressant discrètement à Castle qui s’exécuta en fusillant l’acteur du regard.
-« Votre petit ami n’a pas l’air d’apprécier ! » fit-il remarquer une fois que Castle eut fermé la porte.
-« Ce n’est pas mon petit ami. » s’empressa-t-elle de rectifier. « Et tant pis s’il n’apprécie pas de trop. »
Chapitre 3 :
Ça faisait 10 minutes déjà que Kate et Fillion discutaient en tête à tête. Pour l’instant, Beckett ne relevait rien de suspect.
-« Alors je résume : Vous saviez que votre personnage mourrait et ça ne vous posait aucun problème ? » demanda Beckett.
-« La série ne devait durer que 10 épisodes à l’origine. Une seconde saison était déjà que du bonus pour moi, je ne m’attendais pas à une troisième. »
-« Mais quand même, adieu Donald Pey ! » tenta Beckett pour lui faire avouer un début de rancœur.
-« Ça ne me posait pas le moindre problème que mon personnage meurt J’avais déjà d’autres projets de films. La seule chose que j’aurais pu reprocher à Marlowe était sa manière de le faire. Sérieusement, le gars se retrouve avec une arme non chargée, il veut faire feu et se retrouve à terre ! C’est du grand n’importe quoi… Enfin, ça reste dans l’esprit du personnage. Pey passe pour un parfait crétin. »
-« Alors vous étiez au courant du scénario ? » demanda Rick en posant les 3 cafés sur la table.
Beckett le dévisagea. Subjuguée par l’acteur, elle ne l’avait pas entendu arriver.
-« Bien sûr qu’on était au courant… Vous savez, Andrew était super. Il ne lançait jamais aucune info au hasard. Alors quand il m’a dit :’ prépare toi à faire tes adieux’ je savais que mon personnage allait mourir. »
-« Et comment vous avez su pour l’arme non chargée ? » insista Kate.
-« Parce que je lui ait demandé. J’aurais préféré qu’il me fasse mourir en héros. Essayer de faire atterrir un avion en évitant qu’il ne s’écrase sur un quartier surpeuplé, se faire exploser en se mélangeant les pinceaux en désamorçant une bombe, bref… Il y avait des tas de trucs cool… Mais non, il voulait vraiment que ce personnage soit un idiot ! »
-« C’est vrai que c’est un peu nul comme mort… Une arme non chargée ! » soupira Castle en sirotant son café. « Vous n’oseriez pas me donner une arme non chargée ? » vérifia-t-il en posant la question à voix basse à Beckett.
Elle se contenta de le regarder du coin de l’œil avec u petit sourire énigmatique.
-« Ce personnage est le ‘rigolo’ de la série… Je faisais avec. Le pire à endosser, je pense que c’est son nom. » assura-t-il.
-« Donald ! Ça fait un peu… Canard ! » plaisanta Castle.
-« Vous regardez la série ? » Demanda L’acteur en se rapprochant de Castle, comme s’il allait lui livrer un terrible secret.
« Je pense que vous n’avez pas remarqué le pire. Donald, c’est atroce. Tellement stupide que le personnage lui-même demande à ses proches de l’appeler DO. » confia-t-il.
-« Ça ne représente rien DO, c’est aussi stupide que Donald. » fit remarquer Rick, sous le regard amusé de Kate qui guettait la réaction de l’auteur.
-« Totalement stupide ! Surtout si vous associez ce surnom a son nom. Do Pey… DOPEY ! » répéta-t-il encore une fois.
Le regard intéressé de Castle changea du tout au tout pour afficher un visage déçu.
« Simplet, le 7ème nains de blanche neige. Ou si vous préférez… » continua Nathan.
-« Merci ! » assure Castle avec une tête déconfite. « Je pense que j’ai saisi le concept. On a d’autres questions à lui poser ? » demanda-t-il désespérément à Kate.
L’inspectrice se pinçait les lèvres pour ne pas rire.
-« Non, je pense que c’est bon pour l’instant, vous pouvez y aller. » s’amusa-t-elle.
Kate regarda Nathan quitter la pièce et reporta ensuite toute son attention sur Rick.
-« Tout va bien Castle ? »
-« Étant donné que je devais mourir comme un idiot ? D’ailleurs rien que mon nom résume ça à merveille. » râla-t-il.
-« CASTLE » sermonna Kate. « Ce n’est qu’un personnage de série. Ce n’est pas vraiment VOUS. »
-« Ah ouais ? Un écrivain à succès qui suit un Lieutenant de police hyper canon… Vous ne voyez vraiment pas le rapprochement ? »
-« En tout cas, les acteur eux sont vraiment sympas. »
-« Sympa ? » répéta-t-il machinalement. « Vous étiez en admiration devant lui… C’est vraiment le genre de gars qui vous plait ? »
-« Bah… Il a l’air drôle, sympa… Et il est plutôt… Craquant. »
-« Il a plutôt l’air d’avoir quelques kilos en trop et… Une coupe de cheveux vraiment nase. » ronchonna-t-il.
-« Si vous le dites… » répondit Beckett en examinant Castle et se disant qu’ils devaient avoir le même coiffeur.
-« Où es votre sens de l’humour ? Je pensais que vous adoriez cette série. » ironisa-t-elle.
-« L’humour n’était pas précisé dans mon script…. » continua-t-il de râler comme un gamin. « Pour ce qui est de l’adoration de cette série… » il inspira un grand coup, bavant presque en inspectant l’actrice qui venait juste d’entrer dans la pièce. « Wahhhh…. »
-« Fermez la bouche Dopey ! » lui lança Kate avec reproche.
Il ne réalisa même pas le nom que Beckett venait d’utiliser, il était déjà sous le charme de Stana Katic.
-« Il parait que c’est mon tour ? » dit-elle en s’asseyant. « Wah… Ça fait bizarre de se retrouver de ce côté-ci de la table. »
Beckett se contenta de lui sourire poliment.
-« Vous saviez que Monsieur Marlowe envisageait de changer le script pour une troisième saison ? » entra-t-elle tout de suite dans le vif du sujet.
-« Il me l’a fait comprendre en me demandant si les frères Polish comptaient me garder longtemps pour le tournage du film. »
-« Et ? Cette saison tombait plutôt mal pour vous alors ? »
-« Non. » répondit-elle avec un tout grand sourire. « Vous ne comprenez pas, cette série, c’est mon premier grands succès. C’est grâce à elle que la chance tourne pour moi et que les producteurs me remarquent. Et juste entre vous et moi, j’adore ce Lieutenant Holmes, la manière qu’elle a de mener les hommes à la baguette, cette intelligence… Dommage qu’elle ait une vie aussi compliquée et qu’elle ne laisse pas Pey entrer dans sa vie. Elle devrait lui sauter dessus et lui faire des tas de bébés. Enfin, ce n’est que mon avis… Fillion et Marlowe ne partagent pas mon enthousiasme pour ce côté romantique… » avoua-t-elle. « J’adore cette série. Il pourrait y avoir 10 saisons, ça ne me poserait pas de problème, je signe. »
Au grand désespoir de Castle, l’entretien de Stana ne dura pas trop longtemps. A se demander si Beckett avait fait exprès d’écourter ? Les autres acteurs défilèrent les uns après les autres, suivit des auteurs ainsi que de quelques caméramans et du responsable de la musique : Robert Duncan.
La seule chose qu’ils apprirent, c’est que la série ‘Pey’ était un peu comme une grande famille et que les secrets ne restaient pas vraiment secrets très longtemps. Tout le monde savait pour la saison supplémentaire et ça ne posait de problème pour personne.
-« Si ce n’est pas la saison supplémentaire ni MA mort, alors quel est le mobile ? » soupira Castle.
-« Ce n’est pas VOTRE mort CASTLE. Juste celle d’un personnage TV ! Si vous aviez peur de ce qu’un auteur avec un peu d’imagination pouvait faire de votre personnage, il ne fallait pas accepter cette série ! » commença-t-elle déjà à perdre patience. « Ensuite…, je n’en sais rien. On est là pour chercher.
-« Pf… En changeant les noms, ils n’avaient pas besoins de mon autorisation en fait. »
-« Ils ont commis une erreur pour votre nom, OK. Mais bon, quand Grincheux arrêtera un peu de râler, il pourra peut-être venir inspecter les accessoires avec moi. »
-« Je vais vous attendre ici. Je vais regarder le tournage… ! » se lamenta-t-il.
Kate se retint de ne pas lui rire au nez et retrouva le responsable des accessoires pour une petite visite guidée de leur réserve.
Kate venait juste de partir, laissant Castle tout seul, assis sur l’une des chaises réservées au producteur sur le plateau.
-« Vous là ? » interpella Rob Bowman qui avait pris en main la réalisation de l’épisode en cours de tournage.
Castle se leva d’un bond, regarda partout autour de lui espérant que ce type parle à une toute autre personne.
-« Oui, c’est à vous que je parle. Castle, c’est ça ? » demanda-t-il en s’approchant. « J’avais besoin d’une scène de plus avec Fillion, mais il est reparti. Ce n’était pas prévu, et ça ne peut pas attendre, il faut absolument la retourner… J’ai besoin de quelqu’un qui lui ressemble. Vous vous prêtez au jeu ? » proposa-t-il avec enthousiasme.
-« Moi ? Mais je ne suis pas acteur ? Je ne saurais pas… » bafouilla-t-il en cherchant Beckett du regard pour le sortir de là.
-« Rassurez-vous il n’y a pas de texte. Il vous suffit de vous approcher de Holmes, de la prendre délicatement par la taille et de l’embrasser. Un baiser de cinéma hein. Vous vous contentez de poser vos lèvres à côté des siennes…. »
-« Ok… » soupira Castle avec un sourire niais. « Il a le droit d’embrasser sa partenaire lui ? » marmonna-t-il.
-« C’est pour illustrer une pensée de Pey, un fantasme plutôt. » expliqua l’un des assistants en plaçant Castle sur le plateau.
Ils recommencèrent la scène une bonne dizaine de fois, si bien que Castle était totalement décontracté à force. Quand Kate réapparue après sa petite inspection, Rob eut l’impression que les yeux de son amie allaient sortir de leurs orbites en voyant son coéquipier en embrasser une autre. Il étouffa son sourire et retint la jeune femme par le bras alors qu’elle s’apprêtait à interrompre la scène.
-« Coupez… » cria Bowman. « Merci Monsieur Castle, c’était super. »
Castle se retourna vers Beckett, tout fier de sa prestation, mais le regard de Kate le fit déglutir et baisser les yeux.
Chapitre 4 :
-« Quoi ? Vous ne m’avez pas aimé en Donald Pey ? » finit par demander Castle en faisait les yeux doux à sa partenaire pour essayer de l’adoucir un peu.
-« Je ne peux vraiment pas vous laisser 5 minutes hein… » soupira-t-elle.
Elle allait ajouter quelque chose, mais Stana Katic arriva, avec sa page du script et un bic.
-« Monsieur Castle. Pardon. » s’excusa-t-elle en inspectant Beckett des pieds à la tête avant de lui passer devant. « Je peux avoir un autographe ? Je suis fan de Nikki Heat. »
Beckett leva les yeux au ciel et soupira, ce qui fit exploser de rire Rob Bowman qui n’aurait loupé ça pour rien au monde.
-« Ne fait pas cette tête Kate… Tu n’auras qu’à répéter cette scène avec lui ce soir ! » lui glissa-t-il en riant.
Beckett le foudroya du regard et attrapa Castle par l’oreille.
-« Allez Casanova. On a du boulot. »
-« POMME…POMME…. » hurla-t-il jusqu’à ce que Kate lâcha prise. « Mais qu’est-ce que j’ai encore fait ? » bougonna-t-il en frottant le lobe endolorit.
-« Ça dépend, vous voulez que je commence à partir de quelle enquête ? » répondit-elle sèchement.
Rick la suivit et ils quittèrent le plateau.
-« Wah… Et moi qui pensais que Holmes y allait un peu fort avec Pey ! » fit remarquer Stana Katic en parlant à Rob.
-« Oh mais tu n’as encore rien vu ! » répondit Rob Bowman avec humour. « Connaissant Kate, ça ne devait être qu’un petit rappel à l’ordre. Allez, on n’a pas encore fini… » dit-il en l’entraînant vers un autre décor pour une toute autre scène.
A leur retour au poste, Ryan et Esposito remarquèrent tout de suite le visage illuminé de Castle et le regard furax de Beckett.
-« Tu penses qu’on va leur demander ce qui se passe ? » interrogea Ryan en parlant à son coéquipier.
-« Tu fais comme tu veux, mais moi je tiens à ma vie. » répondit-il en s’avançant vers le bureau de sa supérieure. « 5 boutiques seulement qui vendent ce type jouet. » annonça-t-il en parlant de l’arme du crime.
-« Bien, la liste des clients ne sera pas trop longue alors. » fit remarquer Beckett.
-« Ne crie pas victoire trop vite. » intervint Ryan. « Il y a plusieurs sites internet qui la propose… »
-« Super… On en a pour la nuit… » soupira Castle.
-« Vous avez mieux à faire ? Une petite scène à répéter peut-être ? »
-« Ce n’était pas un VRAI baiser… Qu’est-ce que j’y peux si je ressemble à l’acteur principal. » se défendit-il sous le regard assassin de Kate.
-« Je n’en reviens pas que vous soyez attiré par ce genre de femme ! Elle n’a absolument rien d’extraordinaire… Je vais me faire un café. La nuit va être longue ! »
-« Rien d’extraordinaire ? Elle est superbe… » répondit Castle alors que Beckett passait à côté de lui.
Rick se leva de sa chaise lui aussi et la força à lui faire face. Il savait qu’il risquait de se prendre une balle en allant jusqu’au bout de ses idées, mais ce n’était pas pire que de rester assis à ses côtés et de se faire fusiller du regard dès qu’il bougeait.
Il s’avança doucement de Kate et posa ses lèvres sur les siennes.
-« Ça c’est un baiser de cinéma, celui que vous avez vu. »
Elle ne réagit pas, se contenta d’écarquiller les yeux alors qu’il s’écartait. Constatant qu’il était toujours en vie et qu’elle n’avait pas l’air de réagir, il se dit que c’était le moment où jamais d’en profiter encore un peu plus. Il reposa ses lèvres sur les siennes, espérant aller un peu plus loin cette fois. A sa grande surprise, Kate se laissa faire, laissant l’accès de sa bouche à sa langue et jouant avec lui, sans essayer de prendre le dessus.
-« Et ça, c’est un baiser. » affirma-t-il une fois que leur lèvres se séparèrent.
Kate resta un moment sans réagir, se contentant de le regarder quitter le poste sans plus rien enregistrer d’autre.
-« Tout va bien Beckett ? » se moqua Esposito après plusieurs secondes.
-« Mm Mmm.. » répondit Kate en continuant de fixer l’ascenseur, bien que Castle ait déjà disparu depuis un moment.
-« Ton café… » lui tendit Ryan avec un large sourire sur son visage.
Elle reprit pieds à ce moment-là et se rendit compte de l’amusement des garçons.
-« La récréation est terminée. » lança-t-elle en prenant la tasse que Ryan lui tendait. « Au boulot ! » ordonna-t-elle.
Deux heures plus tard, la liste des clients ayant acheté ce genre d’épée ne s’allongeait plus, mais il se faisait vraiment trop tard pour continuer.
-« Au fait… ça n’a rien donné les accessoires de la série ? » demanda enfin Esposito puisque Kate semblait calmée depuis le baiser de Castle.
-« Oh si… On a le coupable ! Je voulais juste vous retenir toute la soirée, je n’avais rien d’autre de prévu. » ironisa-t-elle en levant les yeux au ciel.
Ryan rit au nez de son partenaire en lui tapant dans le dos.
-« La scientifique a tout un tas d’empreinte à comparer avec celles trouvées sur l’arme, mais on n’aura aucun résultat avant demain matin. On devrait rentrer, de toute manière on n’obtiendra rien de plus ce soir.
Kate laissa les garçons partir en premiers, restant encore à se remémorer le baiser de Castle.
Le lendemain matin en arrivant au poste Castle croisa Rob Bowman dans l’entrée, il essayait de convaincre le gardien du lui indiquer l’étage de la criminelle.
-« Vous avez oublié de mentionner un petit meurtre dans votre déclaration ? » se moqua Castle.
-« Oh Monsieur Castle. Maintenant je comprends pourquoi votre humour énerve autant Kate. Non, je venais vous apporter ceci. » il lui tendit un CD. « Je me suis dit que vous apprécieriez de voir ce à quoi ressemblera votre scène. » affirma-t-il avec le sourire. « J’aurais voulu parler à Kate, mais elle doit être débordée. Comme toujours. »
-« Si c’est en rapport avec l’enquête, elle trouvera le temps. » assura Castle en invitant l’homme à le suivre.
-« A vrai dire, c’était à propos de la série. » il inspira. « Si la chaîne maintient la troisième saison malgré la mort du producteur. Je vais avoir besoin de l’accord de Kate pour la suite. »
-« Son accord ? »
-« Vous la connaissez, si j’ose faire faire un truc à son personnage sans le lui demander, elle va exploser. »
-« Vous voulez dire qu’elle était au courant ? Pour la série… »
-« Bien sûr. Elle m’aurait tué sinon. Comment vous pensez qu’on a eu cette idée ? A force d’écouter Kate se plaindre de vous et de votre intrusion dans sa vie, je me suis dit que je pouvais tenter le coup. »
-« Je n’en reviens pas qu’elle ait accepté un truc pareil. »
-« Moi non plus. Mais vous nous avez facilité la tâche en fait. Elle était furieuse pour vos romans, sans parler du film. Elle prenait ça comme une revanche. » expliquait-il en riant. « La seule chose qu’elle a exigée, c’est de pouvoir choisir les noms des personnages. » explosa-t-il de rire. « Bon, on y est je pense. Merci. A plus tard ? »
-« Alors elle était au courant… » marmonna-t-il pour lui-même en regardant Kate sourire à cet homme. « DOPEY : Simplet, crétin, idiot… C’est vraiment comme ça que vous me voyez alors ? »
Il était sur le point de repartie quand Bowman força l’ascenseur à rouvrir les portes.
-« Vous repartez déjà ? » demanda le producteur avec surprise. « C’est à cause de ce que je viens de vous dire n’est-ce pas ? Vous n’étiez pas au courant ? » en déduit-il en voyant la tête de Rick.
Rick se contenta de soupirer, le regard triste.
« Ecoutez… J’adore Kate et je la connais suffisamment bien pour vous assurer que si elle ne voulait plus de vous dans ses pieds, elle se serait déjà débrouillée pour vous expédier en Sibérie. »
Il sourit enfin, pensant qu’elle en était tout à fait capable.
« L’idée de cette série date d’il y a deux ans… Et pour être honnête, ça fait un bon bout de temps que je ne l’entends plus se plaindre à votre sujet. »
-« Si elle ne parle plus de moi, c’est probablement qu’elle ne me remarque même plus ! » se lamenta-t-il.
-« Je n’ai pas dit qu’elle ne parlait plus de vous… J’ai juste dit qu’elle ne se plaignait plus. » rectifia-t-il. « Pour vous convaincre de retourner auprès de Kate, sachez qu'elle vient d'accepter mon idée: Holmes qui se jette sur Pey pour lui avouer son amour. » Bowman s’approcha de Castle. « Je n’ai peut-être aucun conseil à vous donner et elle me tuera certainement quand elle apprendra que ça vient de moi, mais si vous l’aimer, n’attendez pas qu’elle se décide. Forcez les choses, faites la mariner comme elle fait avec vous. »
Rick le regarda se diriger vers la sortie du commissariat.
-« Elle a vraiment dit ‘oui’ à ça ? » demanda-t-il comme ultime test.
-« Sans hésiter une seconde. » assura-t-il avec le sourire.
Chapitre 5 :
Castle remonta à la criminelle et resta planté un moment au milieu du couloir en admirant Kate.
« Cette femme va me rendre complètement dingue… Allez Rick, c’est ton tour de la faire mariner un peu. »
Il soupira à la fin de sa pensée, jeta le café qu’il avait pris pour Kate et alla s’asseoir sagement sur sa chaise, son café dans une main et son IPhone dans l’autre.
En revenant à son bureau, Kate regarda partout, cherchant son précieux breuvage. Mais dû vite se rendre à l’évidence que Castle l’avait oublié.
-« Qu’est-ce que vous lisez ? » demanda-t-elle en faisant comme si de rien n’était.
-« ‘Pey’ a bien été renouvelée à deux reprises parce que les fans se font entendre en masse ? »
-« Oui. Et alors ? »
-« Bah je me baladais sur le Net. On y apprend des tas de choses… Et je vous confirme que les fans sont vraiment dingues ! » fit-il avec son regard de gamin, en ouvrant de grands yeux comme s’il venait de faire la découverte du siècle. « Certains parlent de pics à glace… D’autre de poupées vaudou… Je vous jure que ça fiche la trouille. » affirma-t-il.
Kate explosa de rire.
-« Vous suggèrez d’interpeler chaque fan ? On en a pour un bout de temps. »
Il se contenta de sourire, l’occasion était trop belle pour lui.
-« Non, je vais juste vous suggérer de montrer ce forum à votre ami Bob. Les fanfics qui circulent sont bien mieux que ses scripts. Eux au moins quand ils font mourir un personnage, ce n’est pas une mort idiote… Bon, c’est vrai qu’il souffre avant ! » réfléchit-il en faisant la grimace. « Mais il y des histoires romantiques aussi. Les fans sont sacrément inspirés en matière de demande en mariage et d’annonce de grossesse. » admira-t-il.
Kate le regarda perplexe, ne comprenant pas où il voulait en venir.
« Ah oui… Il y a des tas d’infos sur la série. Mais visiblement aucun fan ne connait la véritable inspiration de cette série et la manière dont elle a été créée. »
Beckett changea de tête, se demandant si Bowman avait croisé Castle en arrivant un peu plus tôt.
« Au fait, Rob vous cherchait tout à l’heure. » annonça-t-il en se levant. « Lui aussi c’est une petite mine d’or… Et moi qui culpabilisais pour la série… Je suis vraiment trop simplet ! Quoi ? C’est bien ce que vous pensez, vu le nom que vous m’avez donné ? »
Il ne lui laissa pas le temps de répondre. Il termina son café d’un coup et rejoignit Esposito et Ryan dans la salle de repos.
Kate soupira en fermant les yeux, se maudissant intérieurement de s’être plains de Castle auprès de Bowman. Mais jamais elle n’aurait pensé qu’il en ferait une série !
Elle se leva et se dirigea elle aussi vers la salle de détente. Elle jeta un coup d’œil aux inspecteurs, mais Castle intervint.
-« Restez. Je n’ai rien à cacher MOI. »
Ryan et Esposito échangèrent un regard de malaise.
-« OK. Comme vous voulez Castle. » assura-t-elle en se postant devant lui, faisant abstraction de la présence des deux inspecteurs.
« Ecoutez, je suis désolée. Quand j’ai parlé de vous à Rob, c’était il y a deux ans. Quand vous avez commencé à sortir vos bouquins et à parler d’adaptation cinéma. Je ne savais pas qu’il allait en faire une série. »
-« Non… Vous le saviez. Vous avez acceptée. C’est même vous qui avez choisi les noms des personnages… Oh… Au fait, merci. » dit-il sèchement en la regardant avec haine.
-« J’ai dit ‘oui’ parce que je plaisantais. Ce n’était censé être qu’un pilot. Je n’aurais jamais imaginé qu’il en ferait vraiment une série. »
-« Et ben félicitation Miss Holmes. C’est une réussite. » affirma-t-il en se levant.
Elle le rattrapa par le bras.
-« Castle, je vous assure que je regrette. Je ne voulais pas vous blesser. Je n’ai jamais voulu ça, je vous assure. J’étais furieuse du nom de Nikki Heat, et c’est pour ça que j’ai choisi un truc ridicule. C’était juste une manière de décompresser pour moi… Rick ? »
Trop tard, il n’écoutait plus. Il était déjà trop loin pour entendre quoi que ce soit.
Elle soupira en le regardant quitter les bureaux.
-« Tu ne vas pas le rechercher ? » demanda timidement Ryan.
-« Non. » soupira-t-elle. « Visiblement il ne m’écoute plus… »
-« Du nouveau avec les empreinte. » affirma Esposito en raccrochant. « Les empreintes, elles appartiennent à un certain Hansen, l’un des directeurs de … Enfin bref, il s’occupe des costumes. »
-« Merci Espo… Allez le chercher qu’on lui pose quelques questions. »
Une heure plus tard, l’homme était assis face au miroir sans teint. De l’autre côté de la vitre Beckett l’observait avant de passer à l’attaque.
-« Vous avez trouvé quelque chose sur lui ? » demanda Gates venant assister à l’interrogatoire.
-« Rien du tout… » répondit Beckett en sortant de la pièce.
-« Monsieur Hansen. » annonça Beckett en entrant dans la pièce et s’asseyant face à lui. « Reconnaissez-vous ceci ? » demanda-t-elle en posant l’épée sur la table.
L’objet était bien entendu enfermé dans un sac en plastique.
Il déglutit et pâlit d’un coup.
-« L’arme qui a tué Andrew. » affirma-t-il avec une petite voix.
-« Vos empruntes y ont été retrouvées. Vous pouvez m’expliquer ? »
-« Je m’occupe des accessoires…. Ça doit-être comme ça qu’elles s’y sont retrouvées ? » commença-t-il à paniquer.
-« C’est étrange parce qu’on a relevé les empreintes de l’ensemble du personnel qui travaille sur la série… Et il n’y a que VOS empreintes qui ont été identifiées. » expliqua-t-elle avec froideur, se concentrant sur l’attitude de l’homme.
-« Je ne sais pas… Pourquoi je l’aurais tué. Ça n’a pas de sens… C’était mon patron. »
A ce moment-là Kate pensa à la multitude de fois où elle aurait rêvé de tuer sa patronne, mais celle-ci n’étant pas loin, elle se contenta d’esquisser un sourire.
Beckett continua à lui poser des questions pendant près d’une heure, allant dans tous les sens et essayent de la piéger en posant les mêmes questions de manières différentes. Mais au bout du compte elle n’obtint qu’une liste d’autres séries pour lesquelles cet homme s’était porté volontaire pour tenir le rôle d’accessoiriste.
Chapitre 6 :
Castle était chez lui. Il tournait en rond. Il avait commencé par se défouler un peu en écrivant la mort de Nikki en lui faisant subir les pires souffrances, et s’était un peu calmé avec la visite d’Esposito.
L’inspecteur était passé en vitesse à la fin de son service pour essayer de raisonner l’auteur et lui faire comprendre que Beckett avait vraiment été touchée par leur dispute. Il lui avait avoué qu’après son départ elle avait été incapable de se concentrer sur l’affaire, si bien que Gates avait fini par l’appeler dans son bureau pour lui passer un savon, histoire de lui remettre les idées en place. Esposito avait tenté d’arrondir un peu les angles et avait obtenu de Castle qu’il vienne au moins au poste le lendemain.
Les explications du latino l’avait complètement chamboulé, maintenant il culpabilisait pour ce comportement. Certes il n’avait pas apprécié le fait que Kate lui mente, et encore moins de l’apprendre de quelqu’un d’autre, mais il devait tout de même reconnaitre que mise à part le nom du personnage principal, c’était une super série.
Il tournait en rond dans le salon, se demandant s’il devait ou non aller voir Beckett et lui présenter des excuses. Il pesait encore le pour et le contre quand une personne frappa à la porte.
-« Beckett ? Qu’est-ce que vous voulez ? » demanda-t-il sèchement.
-« Je suis désolée Castle. Je voulais juste encore m’excuser… Je ne voulais pas vous blesser, je vous assure que… »
Elle s’arrêta en entendant le générique de la série commencer.
« Je vous dérange ! » demanda-t-elle en baissant la tête.
Il lui prit la main, ce qui fit relever la tête de Kate qui le regarda droit dans les yeux.
-« Je m’incline ! » déclara-t-il en tirant un peu sur sa main pour l’inviter à entrer.
Kate le dévisagea avec surprise.
« Votre série est plus drôle que mes livres. » assura-t-il avec un petit sourire. « J’ai mérité ce nom idiot. Je vous ai donné un nom de stripteaseuse dans mes bouquins… Et moi je ne me suis jamais excusé ! » Il referma la porte derrière Kate qui venait juste d’entrer, ne le quittant pas des yeux.
« Ça vient de commencer… Vous restez avec moi pour regarder ? » proposa-t-il en jetant un coup d’œil rapide à l’écran géant pour ne rien louper de l’épisode.
Elle s’assit à côté de lui sur le canapé et passa la première partie de l’épisode à le regarder lui, et non l’écran. A la seconde pause ‘pub’, Castle se leva, servit deux verres de vin et en tendit un à Kate avant de se remettre à sa place.
-« Je ne sais pas si c’est votre présence qui fait de moi un homme moins critique, mais j’ai trouvé cet épisode vraiment super. » assura Castle une fois le générique de fin terminé.
-« Il était vraiment excellent… L’un des meilleurs à mon sens. » lui répondit Kate en posant son verre vide sur la table basse. « Sauf la scène du baiser peut-être… » ne put-elle s’empêcher de le charrier. « Elle vous plait vraiment l’actrice, Stana ? »
-« Je la trouve jolie… » essaya-t-il de rester vague pour ne pas provoquer la jalousie de Beckett.
Il se ravisa, se disant qu’après tout c’était un bon test.
« Elle est sublime. Elle a des yeux superbes et un sourire magnifique… Sans parler de ses jambes interminables et… »
-« Merci Castle. Je pense que j’ai compris. » l’interrompit-elle en devant admettre qu’elle-même l’avait vraiment trouvé splendide
Rick rigolait intérieurement, se félicitant de l’avoir titillée un peu de la sorte. Ce petit jeu était bien amusant.
« En fait je trouve qu’elle vous ressemble un peu. Vous pourriez vous habiller un peu plus comme elle : tee-shirts moulants, blouses décolletées presque transparentes,… » ajouta-t-il en la regardant malicieusement.
-« N’exagérez pas de trop quand même ! » sermonna-t-elle doucement en rougissant.
-« Vous voulez un autre verre ? » proposa-t-il pour changer de sujet, voyant qu’il était arrivé à la troubler.
-« C’est gentil Castle… Mais je suis fatiguée. Je devrais rentrer chez moi. » dit-elle pour refuser son offre poliment.
-« Au fait, vous savez ce qu’ils vont faire ? »
Kate l’interrogea du regard, ne comprenant même pas de quoi il voulait parler.
-« Pour la série. » expliqua-t-il. « Il y aura une troisième saison ? Ou bien je devrais m’habituer au fait que je suis mort en idiot ? » se lamenta-t-il.
Kate sourit, s’amusant de voir une fois de plus le gamin prendre le dessus sur cet homme.
-« Il y aura une troisième saison… Ils vont tourner le dernier épisode comme l’imaginait Marlowe et ils envisagent de se servir de cette saison supplémentaire pour lui rendre hommage et remercier les fans à leur manière. » répondit-elle mystérieusement en prenant sa veste.
-« Un coup dur pour Tommy Wright ! »
-« Quoi ? » fit Beckett en se retournant. « C’est qui lui ? »
-« Un réalisateur de séries ! » affirma Rick avec évidence.
-« Il travaille pour ‘Pey’ ? »
-« Pas que je sache… »
-« Vas y, raconte. » annonça Kate en reposant sa veste sur le dossier de la chaise, assurant ainsi à Castle qu’il avait toute son attention.
-« C’était le réalisateur de ‘Bad Boys’, une série décrivant le quotidien dans les prisons. Mais version série TV, rien avoir avec la réalité. »
-« Ça ne me dit rien. » avoua Kate en essayant de se souvenir.
-« Je ne pense pas que grand monde s’en souvienne. Il n’y a eu que 7 épisodes je pense, ensuite elle a été déprogrammée et remplacée par ‘Pey’. »
-« En en quoi le succès de ‘Pey’ est-il triste pour …. Euh Tommy Wr… je ne sais plus quoi. »
-« Tommy Wright. » rectifia-t-il. « La rumeur dit que c’était sa nouvelle série qui allait être programmée à la place de ‘Pey’. »
-« Donc si le duo de choc bénéficie d’une saison de plus… »
-« Bye bye Tommy… » continua Castle, lisant dans les pensées de sa partenaire.
-« Ça pourrait-être un mobil ça… »
-« Il se fait mettre au placard deux fois de suite, par la même série… Ça me rendrait fou ! » assura Castle.
-« Castle ? » dit Beckett pour attirer son attention. « Vous êtes génial ! » assura-t-elle en reprenant sa veste et sortant son portable.
-« Vous pourriez me redire ça demain, devant les gars ? » tenta-t-il.
-« Ne poussez pas le bouchon trop loin… » sermonna-t-elle avec le sourire. « Ryan, c’est Beckett… »
A l’autre bout du fil, l’inspecteur soupira, lança sa veste sur la chaise d’Esposito avec lassitude, se demandant déjà combien de temps encore le petit service que sa chef était sur le point de lui demander allait encore le retenir au bureau.
-« Lance une recherche sur Tommy Wright… Ensuite rentre chez toi. On regardera ça demain matin. »
Ryan regarda encore son portable pour être certain d’avoir bien entendu Beckett lui dire de rentrer chez lui. Il entra le nom donné par Beckett dans les différentes bases de données, y compris sur le net, et laissa son PC travailler tout seul. Il reprit sa veste et se dépêcha de rentrer avant que son portable ne se remette à sonner.
Chapitre 7 :
Beckett venait juste d’arriver au poste. Elle n’avait pas encore eu le temps d’enlever sa veste qu’un café se posa déjà sur son bureau.
-« Je n’ai pas le droit au croissant cette semaine ? » dit-elle en regardant Castle avant d’éclater de rire.
-« On a regardé l’épisode ensemble ! Je n’ai pas besoin de craindre ta réaction. »
Ryan et Esposito relevèrent la tête.
-« Vous avez regardé l’épisode ensemble ? »
-« Longue histoire Espo. »
-« Je n’en reviens pas que tu m’ais laissé faire ça toute les semaines… » souffla Rick. « T’en as bien profité quand même ! D’ailleurs tu me dois 26 petits déjeuners. »
Kate le regarda l’air de dire « Tu plaisantes »
-« 10 épisodes en première saison et 16 en saison 2, avant que je n’apprenne que cette série est TON idée. » rectifia-t-il. « OK, je peux toujours rêver… » capitula-t-il en voyant que Kate n’allait pas entrer dans son jeu
-« Bon, alors, qu’est-ce que vous avez sur Tommy Wright ? » coupa Beckett pour éviter d’expliquer comment elle avait fini par passer la soirée avec Castle.
-« Plusieurs arrestations pour coups et blessures et tapage nocturne. Rien de bien grave, mais disons que ce n’est pas le genre de gars très calme. »
-« Merci Espo. Et côté travail ? » demanda-t-elle en s’adressant à Ryan.
-« Plusieurs séries sans succès. Apparemment Bad Boys était celle dont les chaînes ont diffusés le plus d’épisodes. Il parait qu’il a tourné un film aussi… Mais personne ne l’a jamais vu. »
-« Super carrière ! » admira Castle avec un brin d’humour.
-« Il a essayé de joindre Marlowe ? Par téléphone, mail ou… »
-« Plusieurs coups de fil au cours des 4 derniers mois… Et Marlowe avait reçu quelques mails. Les premiers parlent d’un projet commun mais je n’ai pas tout compris… Ça avait un rapport à la fois avec ‘Pey’ et une autre série qui n’avait pas encore de titre définitif. Le dernier était beaucoup moins courtois par contre. »
Castle se leva et alla directement lire sur l’écran de l’inspecteur.
« ‘Tu n’es qu’une pourriture… J’avais confiance en toi et une fois de plus tu me plantes une épée dans le dos’. Tiens ça me rappelle un truc ça ! »
Beckett leva les yeux au ciel, priant Ryan de poursuivre la lecture.
-« La chance tourne, j’aurais ma revanche ! ‘» termina l’inspecteur.
-« Connaissant les circonstances du décès de Marlowe, ça ressemble étrangement à une menace ! » constata Castle.
-« J’ai du mal à l’admettre, mais je suis du même avis Castle. Les gars, interrogez les auteurs de ‘Pey’ et essayez de savoir s’ils étaient au courant. Castle et moi allons rendre une petite visite à son épouse. Étant donné qu’ils travaillaient ensemble, elle est peut-être au courant de ‘ce projet commun ‘ ! »
-« Vous pourriez aller voir votre ami Rob et le lui demander directement ! » proposa Castle l’air innocent.
-« Calmez-vous Castle ! Pas de visite de plateau aujourd’hui… Bowman serait capable de vous engager à nouveau pour tourner une autre scène. »
-« Vous êtes jalouse ? » nargua-t-il.
-« Je sens que vous allez obtenir le rôle du type qui se retrouve avec une arme non chargée ! » répliqua-t-elle du tac au tac.
Jugeant plus sage de ne pas répliquer, il se contenta de la suivre en cachant son fou rire.
-« Bonjour Madame Marlowe. » se présenta-t-elle devant la femme qui venait d’ouvrir la porte.
-« Oh mon Dieu… Vous êtes… »
-« Lieutenant Kate Beckett. N.Y.P.D. Et voici Monsieur Castle, mon partenaire. » coupa Beckett avant que la femme ne termine.
-« Bien sûr. » se reprit-elle, chassant une minute le souvenir de Holmes et Pey.
-« Nous sommes vraiment désolés de vous importuner à nouveau, mais… »
-« Mon mari est mort Lieutenant. » affirma Terri avec tristesse. « Tant que son assassin ne sera pas derrière les barreaux, demandez-moi tout ce que vous voudrez. » annonça-t-elle en les invitant à entrer.
Kate ne lui répondit que par un petit sourire de politesse, et se laissa guider jusqu’au salon.
-« J’ai conscience que mes inspecteurs vous ont déjà posé ce genre de questions, mais peut-être que d’autres souvenirs vous sont revenus en mémoire… »
-« Je ne vois toujours pas qui aurait pu lui en vouloir à ce point… Il n’avait pas de fréquentations louches. » -« Est-ce que vous aviez remarqué s’il était tendu, préoccupé par quelque chose, ou quelqu’un ? »
-« La seule chose qui le préoccupait en ce moment était de s’assurer que les acteurs principaux de ‘Pey’ seraient libres et intéressés pas la troisième saison. »
-« Je pensais que c’était réglé ça ? » réagit Castle en repensant encore à sa scène avec Stana.
-« Pour Nathan Fillion, Stana Katic et Seamus Dever, c’était réglé. Mais Jon Huertas pensait se diriger vers la musique et sortir un album… Les négociations étaient bien parties, il acceptait de rester, mais voulait l’occasion de se faire un peu de pub avec un épisode où il aurait pu chanter. » expliqua-t-elle pour éclairer les inspecteurs.
-« Est-ce que le nom de Tommy Wright vous dit quelque chose ? » demanda Beckett pour en venir au sujet de leur visite.
Terri Miller-Marlowe prit le temps de réfléchir.
-« Oui. Andrew disait lui devoir une faveur. Je ne sais pas en quoi ça consistait exactement, mais il avait écrit une partie du dernier épisode de ‘Pey’ avec lui. »
-« La partie qu’il modifiait… » interrompit Castle à voix basse.
-« Vous saviez ce qui se passait dans cette partie ? » insista Kate sans relever la remarque de Rick.
-« Non. Il n’avait dit qu’il me ferait lire quand ça serait terminé. C’était bizarre parce que ça n’était pas dans ses habitudes. Il adorait cette série, mais cet épisode, c’était comme une corvée pour lui. »
-« Parce que c’était le dernier ? »
-« Non… » affirma-t-elle avec le sourire. « D’ordinaire, le dernier épisode d’une série, c’est un peu comme une grande fête. On fait faire aux personnages des trucs insensés, on fait en sorte que leurs rêves se réalisent, on fait revenir des personnages disparus… Mais là, c’était vraiment… Vraiment à mille lieux de ce qu’il aurait fait s’il l’avait écrit tout seul. »
-« Vous voulez dire que ce Tommy faisait pression sur lui ? »
-« Je pense en tout cas que ce qu’il demandait coûtait à Andrew. C’est peut-être pour ça qu’il ne voulait pas me faire lire son script… Il devait avoir peur de ce que j’en penserais. » soupira-t-elle pour elle-même. « Je ne vous aide pas beaucoup… »
-« Si au contraire. Merci beaucoup Madame Marlowe et encore désolée pour le dérangement. » répondit Kate en se levant.
En rentrant au post, Beckett commença par fouiller dans le dossier pour retrouver l’original du scénario que la victime retravaillait. Castle se contentait de l’observer tout en relisant derrière elle les pages qu’elle finissait de lire.
-« Génial, alors non seulement je meurs comme un pauvre type mais en plus Holmes démissionne après que ce soit un privé qui ait résolue leur affaire… C’est du n’importe quoi. Et d’où il sort ce privé ? » Il reposa le manuscrit et continua à observer Kate qui avait l’air inspirée dans ses recherches sur le net. « Si je me faisais tuer, vous démissionneriez ? »
-« Quoi ? » elle tourna la tête et le regarda, essayant de savoir ce qu’il voulait dire.
-« Si je mourrais… »
-« Castle ! » elle haussa la voix, peut-être pour chasser de sa tête la vision de le voir étendu sur une table d’autopsie. « Donald Pey est un personnage de fiction. Il n’existe pas. Et votre mort ne me ferait certainement pas démissionner. » affirma-t-elle d’une voix sèche, pensant que si son partenaire mourait, elle traquerait son assassin jusqu’en enfer s’il le fallait.
Castle ne comprenait pas quelle raison elle venait de se mettre en colère là, il n’avait fait que poser une petite question.
« Le privé. » annonça-t-elle en reprenant une voix plus calme. « Il vient d’une toute autre série : ‘Petites enquêtes entre nous’. »
-« Connait pas. » affirma l’auteur. « Le titre est vraiment horrible. »
-« Je confirme. Et c’est normal que tu ne connaisses pas, c’était LA nouvelle série de Wright. »
-« Celle qui devait commencer après ‘Pey’ ? »
-« Oui » affirma Beckett. « Et rien qu’avec le titre je pense que j’ai compris pourquoi elle a été décommandée. » plaisanta-t-elle.
-« Beckett ? » les interrompit Ryan et Esposito. « Tu connais Robert Duncan ? »
-« Le responsable de la musique. Bien sûr. » fit elle en se levant et serrant la main de l’homme tout en se demandant ce qu’il faisait là.
-« Marlowe n’avait parlé à personne de son projet avec l’autre producteur, mais Monsieur Duncan les a entendu se disputer. »
Les regards de Castle et Beckett se tournèrent alors vers le musicien.
-« On vous écoute ! »
Chapitre 8 :
-« Alors vous les avez entendus se disputer ? » insista un peu Kate alors que Duncan cherchait ses mots.
-« Oui. Il y a un mois environ, Andrew m’apporte une bande son. C’était un générique. Il disait qu’il donnait un coup de pouce à un ami en faisant apparaître un de ses personnages dans ‘Pey’. Il voulait que je créé une musique rappelant l’autre générique pour la fin de l’épisode. »
-« Et ? »
-« J’y arrive Monsieur Castle. Je travaillais tard la semaine dernière, parce que je n’arrivais pas à terminer ce morceau. J’ai entendu des éclats de voix venant du bureau d’Andrew, et un homme en est ressortit. »
-« Lui ? » demanda Kate en affichant la tête de Wright sur l’écran du PC.
-« Oui. Il disait qu’ils avaient un accord et que Marlowe n’était qu’un traître et qu’il ne se ferait pas voler sa place cette fois. Qu’il était prêt à tout pour revenir au programme et qu’il n’hésiterait pas à employer la force s’il le fallait…. C’est vraiment important que je raconte ça à nouveau ? » demanda Duncan qui ne voyait pas ce qu’il y avait d’exceptionnel dans cette petite dispute.
-« Oh oui. Merci Monsieur Duncan. » dit Kate en le remerciant d’être venu.
Elle attendit qu’il soit parti avant de se retourner vers les garçons.
-« Ça vous dirait une séance privée ? »
-« On n’est pas sensé résoudre cette affaire avant de se faire un petit ciné ? » demanda Castle en regardant sa montre.
Kate lui rit au nez et leva les yeux au ciel.
-« Ryan, dans le bureau de Gates. Je vais avoir besoin d’aide pour la convaincre d’obtenir un mandat pour les studios d’ABC implantés à New-York. »
-« Qu’est-ce qu’on cherche ? »
-« Il faut qu’on obtienne le pilot de la série de Wright et qu’on y trouve l’arme du crime. »
-« Vous voulez dire qu’on va devoir le regarder ? » supplia déjà Castle.
-« Je croyais que vous aimiez découvrir de nouvelles séries ! » se moqua-t-elle.
-« De BONNES séries. Pas de celles qui sont déprogrammées avant même que les téléspectateurs ne puissent juger ! ».
Un peu plus d’une heure plus tard ils étaient tous les 4 dans une salle de visionnage dans les studios d’ABC, accompagné de l’un des responsables et de deux de leurs avocats.
-« C’est vraiment trop mauvais…On est obligé de regarder jusqu’à la fin ? » glissa Castle à l’oreille de Beckett.
-« La ferme Castle et regarder l’arrière-plan ! » ordonna Beckett tout en tapant l’épaule de Ryan et Esposito qui étaient juste devant elle. « Vous pouvez revenir en arrière ? » demanda-t-elle au type qui dirigeait la projection. « Là… Au mur… 2 épées croisées en décoration. »
-« Je ne sais pas pourquoi mais je mettrais bien ma main à couper qu’il leur en manque une ! » annonça Castle avec humour.
-« On réquisitionne la vidéo. » annonça Beckett au responsable. « Pièce à conviction, vous la récupérerez quand l’affaire sera classée. »
-« Vous pouvez même la garder si vous voulez ! Plus je le regarde et plus je trouve ça mauvais ! » assura l’homme avec indifférence.
-« Heureusement qu’on ne l’a vu qu’une fois alors ! » plaisanta Castle une fois de plus en chuchotant à l’oreille de Beckett.
Celle-ci ne put s’empêcher de sourire tandis qu’Esposito demandait s’il était possible d’avoir accès aux accessoires de cette série.
-« Désolé Lieutenant, mais ABC a décommandé cette série. Le producteur a été prié de vider les lieux. »
-« Ce n’est pas grave. Lanie a parlé d’une marque sur la lame et d’un défaut dans le manche. On demandera à la scientifique de faire des agrandissements pour les retrouver. Puis il y a les empruntes. »
-« Sauf qu’on n’a pas celle de Wright ! »
-« Pas encore Ryan. Mais on va les lui demander… » assura-t-elle. « Contactez le et faites le venir. Castle et moi on retourne au poste pour compléter son dossier. »
-« On ne pourrait pas faire un petit détour par les plateaux de ‘Pey’ ? » nargua Castle avec un sourire niait.
Elle leva les yeux au ciel et se contenta de faire ‘non’ de la tête.
Pour trouver ce type, Ryan et Esposito se plantèrent devant chez lui et attendirent qu’il arrive. Ils n’eurent pas trop longtemps à attendre mais dès qu’ils s’annoncèrent le suspect tenta de leur fausser compagnie. Les inspecteurs le coursèrent sur quelques rues avant de le rattraper en le plaquant au sol.
Au poste, ils le conduisirent directement en salle d’interrogatoire, mais lorsqu’il vit Beckett et Castle entrer dans la pièce et s’installer en face de lui il éclata de rire.
-« C’est un blague ? C’est ça ? » demanda-t-il entre deux fous rire.
-« Le meurtre d’un homme, vous trouvez ça drôle ! »
-« Oh Stana, c’est bon. Tu es une supère actrice… Pas besoin de faire tout ce cinéma, je te trouverais bien un petit rôle si tu veux. »
Beckett et Castle échangèrent un regard d’incompréhension.
-« Allez Nathan, qu’est-ce que tu veux ? Vas y? »
-« Des aveux ! » tenta Castle.
Tommy Wright éclata de rire encore une fois. Vous êtes impayable les gars… Je pourrais avoir un jus, ou un autre truc à grignoter ? »
Agacée, Kate se leva et quitta la pièce, très vite rejoint par Castle, laissant le suspect sous la garde d’un officier.
-« Qu’est-ce que tu fais ? » demanda Castle en surprenant une conversation téléphonique de Beckett.
-« Ce malade pense être en face de Katic et Fillion, il ne dira rien du tout puisque tout ça n’est qu’un jeu pour lui…. Il veut jouer, très bien… Je sens qu’on va bien s’amuser ! »
-« Tu vas mettre les acteurs en face de lui ? »
-« Imagine la tête qu’il va faire quand Holmes et Pey vont se pointer… »
Beckett passa 20 minutes au téléphone avec son ami Bowman. Pendant ce temps-là Esposito avait apporté un jus à base de somnifère à Wright et quand celui-ci se réveilla, il se retrouva dans le décors de la série ‘Pey’, Donald Pey face à lui, grignotant une sorte de sandwich que lui seul pouvait supporter.
Chapitre 9 :
Tommy Wright resta inconscient un long moment, suffisamment longtemps pour que Beckett prenne ses empruntes, qu’il se fasse transporter sur les plateaux d’ABC et que Nathan Fillion et Stana Katic puissent donner quelques précisions concernant les personnages de Holmes et Pey.
-« Où suis-je ? Qui êtes-vous ? » demanda Wright en sursautant, regardant paniqué la salle dans laquelle il se trouvait.
-« Donald Pey. » répondit Castle avec évidence tout en croquant dans son sandwich. « Et gans une challe g’inkerrogakoire. » continua-t-il la bouche plaine.
-« C’est un rêve ! C’est ça ? Vous n’existez pas… Fillion, arrête de déconner, ce n’est pas drôle. » paniqua-t-il en se levant et ouvrant la porte, se retrouvant ainsi nez à nez avec Holmes.
-« Monsieur Tommy Wright ! » fit Beckett en lisant le nom sur le dossier, comme si elle voulait vérifier qu’elle s’adressait à la bonne personne.
L’homme pâlit d’un coup. En ouvrant la porte il eut la preuve qu’il se trouvait vraiment dans les locaux d’ABC, et alors que la jeune femme en face de lui continuait de parler, son regard s’était arrêté sur Stana Katic et Nathan Fillion qui décompressaient entre deux prises et discutaient tranquillement.
Tommy recula de deux pas, fixant Holmes et Pey.
-« Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? » paniqua-t-il.
-« Assis ! »ordonna Beckett, très sèche.
Elle s’arrêta une seconde, regarda Castle en levant les sourcils.
-« Qu’est-ce que c’est que ce truc ? » demanda-t-elle en regardant son assiette.
-« Sandwich beurre de cacahuète, confiture de groseilles et salami. Tu en veux ? »
-« Non Merci Pey ! » répondit-elle, dégoutée. « Tu achèveras ta pause déjeuné plus tard. On a du travail là. »
-« Bah… Il dormait jusqu’à ce que tu arrives. » se défendit-il, en vain, car le regard de Holmes lui glaça le sang. « OK… » capitula-t-il en faisant glisser son assiette dans un coin de la pièce.
-« Que pouvez-vous nous dire à propos de ça ? » demanda Beckett en montrant l’épée, dans un autre coin de la pièce.
-« Pas grand-chose… Jolie pièce. J’avais réussi à en obtenir une presque comme celle-là pour ma série. » affirma-t-il, légèrement troublé.
-« Pour ‘Petites enquêtes entre nous’ ? » demanda Castle.
Il opina de la tête. Kate se leva et alla chercher l’arme.
-« En fait c’est la vôtre. On la retirée du corps d’Andrew Marlowe. Vous pouvez nous expliquer ce qu’elle faisait coincée entre ses côtes ? »
-« Il doit s’agir d’une erreur… » s’empressa-t-il de se défendre. « L’arme de ma série était totalement inoffensive. Vous devez confondre. »
-« Non. C’est celle-là. » assura Beckett en sortant de son dossier plusieurs photos. « Ces agrandissement viennent du pilot de VOTRE série. Remarquez l’espèce de marque sur la lame… Exactement la même que sur celle-ci. Par ailleurs Michaël a bien reconnu son arme de collection. »
-« Michaël ? Vous parlez de Michaël Anderson ? » tomba-t-il des nues. « Mais c’est un personnage de fiction… Tout comme vous d’ailleurs… c’est n’importe quoi ! » commença-t-il à s’énerver. « Cette arme était un objet de décoration ! La lame n’était même pas aiguisée. »
Beckett jubilait, ce rôle était encore plus drôle à jouer que ce qu’elle aurait imaginé. Mêler la fiction à la réalité était décidément très amusant.
-« Non, elle ne l’était pas ! » assura-t-elle en sortant le reçu d’une boutique d’armurerie. « Jusqu’à ce que vous la fassiez aiguiser, il y a 4 jours. C’est bien votre signature, n’est-ce pas ? »
-« On a déjà vérifié pour vous. » assura Castle en sortant le contrat qu’il avait avec la chaîne pour proposer une nouvelle série.
-« Vous n’existez pas ! » se mit-il à crier. « Vous n’avez rien contre moi, vous ne pouvez rien prouver ! »
Kate sourit en haussant les sourcils. Wright se dirigea vers la porte et l’ouvrit. Il interrompit Stana et Nathan qui discutaient toujours :
-« Je vous assure, il sont là ! Holmes et Pey ! »
-« Il délire ! » assura Nathan en regardant Stana. « Appelle la sécurité. » lui dit-il à voix basse mais en faisant en sorte que Tommy l’entende en attirant l’homme vers la salle d’interrogatoire.
-« Il n’y a personne dans cette salle ! » affirma-t-il sous le regard hilare de Rick et Kate. « Asseyez-vous, je vais vous chercher un verre d’eau. » il sortit de la pièce en refermant la porte.
-« Vous avez entendu Nathan ? Asseyez-vous. » assura Beckett.
Wright les dévisagea. Castle avait repris l’assiette avec le sandwich immangeable et Beckett se limait les ongles.
-« Je délire… Fillion a raison… Ce n’est que ma conscience qui… » il s’arrêta.
-« Allez-y, soulagez la alors ! » continua Kate en se faisant les ongles. « Vous l’avez tué… »
Il resta sans rien dire, continuant de les observer.
« Pey ? »
Castle releva la tête.
« Si tu testais cette épée inoffensive en te livrant à un petit duel ? »
-« Il n’y a qu’une épée ! » fit-il remarquer.
-« Comme ça tu seras certain de gagner. » s’amusa-t-elle.
Discrètement, Castle enfila une paire de gants pour ne pas contaminer la pièce à conviction. Il sortit l’arme du sachet de preuve. Il s’amusa tout d’abord à donner quelques coups dans le vide.
« C’est moi drôle de jouer tout seul… Autant le décapiter tout de suite. » affirma-t-il en joignant le geste à la parole.
-« STOPPPPPP…. » hurla Wright.
Rick s’arrêta à quelques centimètres seulement de sa tête.
-« Auriez-vous peur d’une épée inoffensive, » demanda Beckett en reprenant sa position d’enquêtrice.
-« C’est vrai. Je l’ai fait. J’ai tué Andrew Marlowe… » avoua-t-il. « Mais vous ne comprenez pas. Ce type m’a roulé… Il m’avait promis que je pourrais lancer ma série. Il m’avait promis que je pourrais me servir de ‘Pey’ pour faire découvrir mon personnage… Et le fumier, il me double en acceptant une troisième saison. Il m’avait déjà evincé des grille horaires. Vous savez ce que c’est de voir son travail se faire réduire en poussière ? Il devait payer pour ça. »
-« Seulement, ce n’est pas à lui que revenait la décision de lancer votre série ou non. » affirma Beckett en essayant de lui ouvrir les yeux. « Les responsable de la chaîne ont pris cette décision. Et sans l’accord de Marlowe. »
-« On a visionné votre pilot ! » lança Rick. « Mes yeux remercient encore ABC pour l’avoir supprimé avant même qu’il ne soit programmé. »
Un agent de sécurité déverrouilla la porte et entra.
-« Dieu merci… Je peux enfin quitter cette pièce. » dit-il en se levant.
-« Embarquez-le. » ordonna Beckett en sortant un mandat d’arrêt.
Tommy Wright écarquilla les yeux en se rendant compte que l’homme en uniforme sortait ses menottes.
-« Qu’est-ce que ça veut dire ? » paniqua-t-il.
-« Monsieur Wright ? Je suis le Lieutenant Beckett. N.Y.P.D. et voici Castle, mon coéquipier. Ceci est une vraie arrestation, pour le meurtre d’Andrew Marlowe. »
-« Quoi ? Vous n’avez aucune preuve… »
-« J’ai l’arme du crime et la preuve qu’elle vous appartenait. Le labo doit avoir fini, donc je ne m’avance certainement pas de trop en affirmant qu’il y a vos empruntes également. J’ai également la preuve que c’est vous qui avait fait aiguiser cette arme et que donc le meurtre était prémédité. » assura Beckett. « Et au cas où ça ne suffirait pas, vous venez d’avouer. »
Quelques heures plus tard, Tommy Wright derrière les barreaux, Castle savourait cette victoire assis à côté de Beckett, l’admirant encore et encore.
-« Quoi ? » demanda-t-elle assez sèchement après plusieurs minutes.
-« Ce chemisier vous va à ravir… Vous devriez le garder. »
-« Castle ! »
Il se concentra pour poser son regard ailleurs que sur Kate et arriva à rester silencieux une minute avant de déclarer :
-« On a réussi… On est encore meilleur qu’eux ! » assura-t-il avec le sourire.
Kate fronça les sourcils, questionnant Castle du regard.
« Meilleur que Holmes et Pey… Avouez que c’était drôle ! »
-« J’admets que je me suis bien amusée… Surtout en vous regardant manger ce sandwich. » éclata-t-elle de rire en se remémorant la tête de Castle.
-« Ne te moque pas… C’était vraiment horrible. »
Epilogue :
Plusieurs mois s’étaient écoulés. Et depuis tout ce temps Castle et Beckett passaient leur lundi soir en tête à tête avec ‘Pey’. Ils n’avaient dérogé à la règle que deux fois, après que Castle ait appris pour le souvenir du « je t’aime » entendu par Kate. Depuis ils s’étaient plus ou moins expliqués et Rick était revenu vers elle.
Ce soir-là, c’était le dernier épisode de la saison deux. Ils étaient confortablement installés chez Kate, et chacun des deux attendait le moment de la déclaration de Holmes. Il ne restait plus que 3 minutes d’épisode, l’écran monopolisait toute leur attention.
-« Wah… » laissa échapper Kate, une fois que Holmes se soit jetée sur Pey.
-« Ça pour une déclaration… C’est une super déclaration. » admit Castle, pourtant pas très fan des scènes à l’eau de roses. « J’aurais droit à une comme ça un jour ? » plaisanta-t-il.
Kate le regarda, terrifiée et surprise à la fois.
« Je plaisantais. » dit-il en lisant la panique dans les yeux de sa partenaire.
Il prit les verres de vin vides sur la table et se leva pour les remplir à la cuisine. Kate le regarda en soupirant, pensant qu’elle aimerait aussi que ce moment arrive. Elle avait déjà failli le perdre tellement de fois, mais il était toujours là, attendant qu’elle se décide.
-« Ils vont faire quoi exactement en troisième saison ? » demanda-t-il tout en débouchant une seconde bouteille. « Allez, vous pouvez me le dire… »
-« Bowman essai de contacter certains auteur de fan fics afin d’obtenir leur accord pour s’inspirer de certaines histoires. Apparemment tu avais raison, il a adoré ce forum. »
-« Wah… C’est super ça. Et pour la fin de la série ? Lequel de nous deux va mourir ? »
-« Aucun. » assura Kate en plaçant un DVD dans le lecteur pour continuer la soirée en visionnant un film dont Castle lui parlait depuis un bon bout de temps. « Holmes va bien stopper sa carrière, mais uniquement pour s’occuper des babies Pey. »
-« Oh… » jubila Castle.
-« Quoi ? » demanda Beckett en le voyant revenir triomphalement avec les deux verres de vins.
-« Alors c’est le genre de futur qui vous plairait en fait… Me sauter dessus et me faire des tas de petits Castle. »
-« Quoi ? N’importe quoi… » rougit-elle sous le regard amusé de Rick.
Il se rapprocha du divan, mais en une fraction de seconde Kate le rattrapa et lui reprit son verre des mains et le posa sur la table basse. Elle se plaça fasse à lui, le regardant droit dans les yeux avant de l’embrasser tendrement.
-« J’aimerais être capable de te faire ce genre de déclaration. J’aimerais être capable de te dire que je t’aime et à quel point tu comptes pour moi… Et oui, j’aimerais qu’on puisse construire un avenir ensemble et, pourquoi pas, avoir des enfants. »
-« Pour quelqu’un qui ne sait pas faire les déclarations, je trouve ça très bien moi. » affirma-t-il avec le sourire avant de l’embrasser à son tour.
Le baiser timide, incertain de Castle se transforma très vite en baiser passionné, si bien que le chemisier de Beckett ne fit pas plus long feu que la chemise de Rick.
-« Ce n’est pas encore ce soir que tu verras ton film. » ironisa-t-elle entre deux soupirs, comme pour s’assurer qu’il avait vraiment envie d’aller plus loin.
-« Pas de soucis… J’ai loué la vidéo pour la semaine. Il attendra. » répondit-il en continuant de caresser le corps de sa belle.
Kate l’entraîna vers la chambre, la nuit fut agitée et très courte… Ou plutôt très longues pour le voisins qui passa une partie de la nuit à cogner contre le mur mitoyen.