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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Castle
Création : 20.10.2013 à 18h28
Auteur : Minefuji
Statut : Terminée
« Hello! Me revoilà, pour une deuxième histoire. L'ambiance est un peu triste, mais je vous garantis du Caskett! » Minefuji
Cette fanfic compte déjà 19 paragraphes
Chapitre un
Castle se réveilla en sursaut. Tournant la tête, il regarda l'heure. Trois heures du matin. Il avait dormi à peine deux heures. Il soupira bruyamment.
Tel un zombie, il se leva et se dirigea vers le couloir en traînant les pieds. Sans allumer la lumière, profitant de celles de la ville, qui traversaient les rideaux suffisamment épais pour les tamiser, il pénétra dans la pièce jouxtant sa chambre. Il se pencha au dessus du berceau pour prendre l'enfant qui hurlait à pleins poumons.
Naturellement, l'enfant se blottit contre son cou et se calma doucement.
- Là... Là... Papa est là.
Il le berça une heure, avant qu'il ne se rendorme et qu'il puisse le reposer dans son petit lit. Il le regarda dormir un instant, se passa une main sur le visage et quitta la pièce en soupirant.
À six mois, normalement, les enfants font leurs nuits. Il ne se souvenait pas d'avoir eu autant de difficultés avec Alexis. Sachant pertinemment qu'il ne retrouverait pas le sommeil, il se dirigea vers le salon et se prépara une tasse de café. Il resta un moment sans rien faire d'autre que d'admirer la tasse fumante, puis, d'un geste rageur, il jeta la tasse, qui alla se briser dans l'évier.
Il regarda la bouteille de whisky qui trônait sur le bar et semblait l'appeler, puis, pensant à l'enfant qui dormait à côté, il se détourna. Il fallait qu'il occupe son esprit.
Il s'installa dans le canapé, attrapa son ordinateur portable, sourit en voyant la photo qui s'afficha en fond d'écran. Sa famille. Tout ce qu'ils désiraient, se tenait devant ses yeux.
Il aurait pu écrire, au moins ces heures sans sommeil auraient servi à quelque chose, mais l'inspiration n'était plus là. Cela faisait six mois qu'elle s'était envolée.
Il surfa sur la toile quelques temps, visitant les pages de ses séries préférées, ainsi que sa page personnelle sur un réseau social. Finalement, il quitta le net et commença à classer les photos qu'il stockait sur son disque dur depuis plusieurs mois. Il sourit en découvrant toutes celles que Kate y avait placées. Elle s'était beaucoup amusée à le prendre en photo sans qu'il le sache. Des photos de moments privilégiés avec sa mère, sa fille ou encore avec les gars et Lanie lorsqu'ils étaient au poste. Elle avait du talent. Elle avait le don de saisir la magie de l'instant, mais comme tout bon photographe, elle n'apparaissait pas sur ses clichés. Il devait se contenter de celles qu'il avait prises maladroitement. Elle, elle les adorait et n'arrêtait pas de lui répéter: " Cesse de te sous estimer! Elles sont très bien tes photos!"
Alors il avait continué à la photographier, tâchant d'y mettre autant d'application que lorsqu'il la décrivait dans ses romans.
Il ouvrit la page word qui contenait son nouveau roman, relut le dernier paragraphe qu'il avait écrit, il y avait déjà six mois de cela. Il n'avait pas réussi à écrire une seule ligne depuis. Le bébé lui prenait tout son temps.
~~~~~~~~~~~~~
La porte du loft s'ouvrit doucement. Sans bruit, la jeune femme le regarda endormi sur le canapé. Délicatement, elle attrapa l'ordinateur qui trônait sur ses genoux, prenant garde de ne pas le réveiller. Il dormait si peu. L'écran s'alluma et afficha la photo qu'elle connaissait si bien. Son cœur se serra.
Elle posa l'ordinateur sur la table basse, déposa un plaid sur les épaules de l'écrivain et se dirigea vers la chambre d'enfant. Il ne dormait plus. Ses grands yeux verts se posèrent sur elle. Il commença à s'agiter. Elle lui sourit tendrement.
- Alors, chuchota-t-elle en le prenant dans ses bras, tu as encore fait la java cette nuit? Tu sais que tu devrais le laisser dormir! Il n'est plus si jeune!
L'enfant posa maladroitement sa petite main sur sa joue en souriant. Il était déjà un grand charmeur. La beauté de sa mère et le charme de son père réunis en un savant mélange, elle ne doutait pas qu'un jour ce petit bout ferait des ravages.
- Allez, viens! Je vais préparer le petit déjeuner.
Elle l'emmena dans la cuisine, installa le bambin sur sa chaise haute, en veillant à ce qu'il tienne suffisamment assis, cela faisait peu de temps qu'il avait troqué le transat pour la chaise haute, et même si ce changement de point de vue semblait le ravir, il n'était pas encore très stable.
Puis, elle prépara un biberon, ramassa les restes de la tasse qui gisaient dans l'évier en soupirant, avant de reprendre l'enfant.
Rick émergea doucement, se redressa lentement en se frottant le visage, puis rejoignit la cuisine.
- Salut papa!
- Salut Alexis.
- Alors, il t'a encore mené la vie dure?
- Il s'est encore réveillé trois fois cette nuit! Cet enfant dort aussi peu que sa mère!
- Tu as l'air épuisé.
- ...
- Va prendre une bonne douche, je m'occupe de lui.
- Ce n'est pas ton rôle. Tu es sa grande sœur, pas sa baby-sitter! Et puis, tu as cours ce matin, non?
- Oui, dans deux heures, ce qui me laisse le temps de t'aider un peu, alors profites-en!
- D'accord, merci trésor.
Attention, Marlowe aurait affiché S pour cette partie, c'est un peu chaud, en France, on n'y trouverait pas grand chose à redire , enfin je pense...
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Chapitre deux.
Lorsqu'il revint, vingt minutes plus tard, Castle trouva ses enfants en train de s'amuser tous les deux. Cela le fit légèrement sourire. Alexis adorait son petit frère, et savait l'apaiser comme personne. Autant l'enfant pouvait se révéler être une vraie terreur avec les autres, tant ses cris vous vrillaient les tympans, autant avec sa sœur, il était charmant et gazouillait gentiment.
Alexis avait été ravie, lorsqu'ils lui avaient appris qu'elle allait avoir un petit frère ou une petite sœur... Tout comme lui, d'ailleurs... Il se souvenait combien il avait été comblé à l'idée d'être de nouveau père.
Les souvenirs remontèrent à la surface, le plongeant dans une douce mélancolie.
Tout allait merveilleusement bien pour eux à l'époque.
Elle semblait tellement heureuse, même après qu'elle aie perdu le job de ses rêves. Elle avait dit que la vie qu'elle voulait était celle qu'il lui offrait. Ils avaient préparé leur mariage, non sans quelques divergences de point de vue, mais finalement, ils étaient parvenus à se mettre d'accord et avaient uni leurs destins.
Elle était merveilleusement belle, il ne se lassait pas de contempler son merveilleux sourire chaque matin. Les quelques mois de séparation durant lesquels elle avait travaillé pour le FBI n'étaient plus qu'un mauvais souvenir. Seules ses tournées de promo les séparaient quelques jours durant. Leurs retrouvailles étaient toujours mémorables.
Et puis, il y eut ce fameux soir, alors qu'il rentrait d'une semaine en tournée de promo, il avait eut l'impression de se faire emporter par une tornade. En fait, ça avait été le cas, la tornade Katherine Beckett Rodgers Castle s'était précipitée sur lui et l'avait dévoré de baisers ardents. Étendu sur le sol du salon, sa femme à califourchon sur lui, il avait tenté de reprendre quelque peu ses esprits.
- Hey! Etait-il parvenu à articuler entre deux baisers.
- Je suis contente que tu sois là, avait-elle dit en déboutonnant sa chemise.
- Je vois ça!
- Tu nous as manqué, avait-elle ajouté en parsemant son torse de baisers brûlants.
- Toi aussi... Attends... Nous? Alexis est là?
- Non, avait-elle répondu en s'attaquant à la ceinture de son pantalon.
- Ma mère? S'était-t-il inquiété en refermant sa chemise.
- Non, avait-elle ri en insistant sur ses points sensibles.
- Ne me dit pas que Pi est ici! Avait-il grimacé.
- Non, il n'est pas là.
- On a un invité? Avait-t-il paniqué encore plus tandis qu'elle lui faisait tourner la tête.
- En quelque sorte... Avait-elle ajouté en s'aventurant dangereusement plus au sud.
- Tu as bu? Avait-t-il demandé en cherchant leur invité du regard. Ahhhhahhh!!! Calme-toi! Voyons!
- Je n'ai absolument pas bu! Et ne t'inquiète pas pour notre invité, il va s'y faire...
- QUOI!? MAIS IL N'EN EST PAS QUESTION!!! S'était-t-il offusqué en se redressant vivement.
Elle avait relevé la tête et avait plongé ses yeux dans les siens. Un léger sourire mutin sur les lèvres, elle avait poursuivit:
- Quoi? Comment est-il arrivé là où il est à ton avis?
La lumière s'était alors faite dans son esprit et un sourire était venu éclairer le visage de l'écrivain.
- Tu veux dire...?
- Oui. Je veux dire!
- On va avoir un bébé!?
- Dans sept mois.
- C'est génial! On va avoir un bébé! Wahhh! Un bébé!
- Alors... Tu es content?
- Si je suis content? Je suis comblé! Je t'aime Kate!
- Je t'aime aussi.
Elle avait reprit ses caresses et fait rapidement monter la température de la pièce.
Ils avaient fait l'amour passionnément, cette nuit là, pour ne s'endormir qu'au petit matin.
Une larme silencieuse dévala le long de sa joue, cette époque bénie semblait tellement loin maintenant. Elle lui manquait tellement. Son fils l'aperçut et commença à s'agiter. Alexis tourna la tête.
- Papa...
- Pardon mon ange. Je vais me reprendre!
- N'aie pas honte de pleurer devant moi, papa. Je sais que tu es malheureux. Tu as le droit d'être malheureux.
- Non. Je ne peux pas. Je dois être fort... Pour ton petit frère...
- Il sait ce que c'est. Il pleure tout le temps. Il ne t'en voudra pas de pleurer toi aussi.
- Aga!
- Tu vois? Il approuve! Dit Alexis en lui plaçant son fils dans les bras.
Il enserra ses deux enfants dans ses bras. Ils les aimait tellement. Ils étaient sa raison de vivre. S'il se levait chaque matin, c'était pour eux, s'il ne se laissait pas aller à son chagrin, c'était pour eux. Il ferait n'importe quoi pour eux.
Chapitre trois
Un an plus tôt.
Le jour se levait doucement. Tendrement enlacés dans les bras l'un de l'autre, Castle et Beckett dormaient encore profondément. Ce fut un horrible bruit de mixeur qui les sortit violemment de leur sommeil.
- Qu'est ce que c'est que ça?! Grogna Kate en enfouissant sa tête sous l'oreiller.
- Je ne connais qu'un seul énergumène capable de faire autant de bruit un dimanche matin à tout juste 8 heures et sans aucun scrupule...Bougonna Rick en se frottant les yeux. PI!!!
- Quoi? Mais il a emménagé avec Alexis il y a six mois! Qu'est ce qu'il ferait là?
- Je n'en sais rien, et il n'y a qu'un seul moyen de le savoir... Marmonna Rick en enfilant rapidement une tenue descente.
- Je prends une douche et je te rejoins, soupira Kate en faisant une croix sur sa grasse matinée du dimanche matin.
Il quitta la chambre conjugale et découvrit sans surprise le moustachu dans sa cuisine.
- Hey! Mister C! Bonjour! Je vous prépare un jus?
- Pi... Que fais-tu là? Soupira l'écrivain.
- Salut Papa! Lança Alexis en arrivant dans la pièce et en l'embrassant sur la joue.
- Alexis?!! Euh... Bonjour...
- On a prêté notre appartement à quelques copains qui viennent d'arriver en ville, et comme il n'y avait pas assez de place, on s'est dit qu'on pourrait venir habiter ici pendant quelques temps...
- Quelques temps?... Combien de temps? Demanda Rick inquiet.
- Je ne sais pas... Un mois ou deux...
- Deux mois?!! S'étrangla Rick.
- Bonjour tout le monde, lança Kate en arrivant à son tour.
- Bonjour Kate! Répondit Alexis.
- Hey! Mrs C! Un jus? Proposa Pi en lui tendant un grand verre d'une de ses fameuses mixtures.
Kate jeta un œil au liquide verdâtre et devint presque aussi verte que lui. Elle porta une main devant sa bouche et se précipita vers les toilettes.
- Kate est malade? Demanda Alexis.
- Apparemment... Sans doute que les crustacés qu'on a mangés hier soir ne passent pas, mentit Castle.
- Elle devrait voir un médecin, suggéra la rouquine.
- Tu la connais, elle va dire que ce n'est qu'une petite indigestion et que ça va passer. En plus, on est dimanche, ça va être un peu compliqué de trouver un médecin.
- Oh! Je vois, je vais lui préparer une boisson digestive! Dit Pi en attrapant quelques fruits.
- Surtout pas! Marmonna Kate en revenant dans la pièce. Je ne peux rien avaler.
- Tu devrais te reposer, suggéra Rick en la prenant dans ses bras.
- Non, ça va passer...
- Tu es sûre, Kate? Demanda Alexis, parce que tu es vraiment très... verte!
Sans avoir le temps de répondre, Beckett se précipita à nouveau vers les toilettes, tandis que les trois autres grimaçaient.
La porte du loft s'ouvrit à ce moment là, laissant passer Martha avec deux grosses valises.
- Bonjour les enfants! Lança-t-elle théâtralement.
- Mère, soupira Castle. Quel bon vent t'amène?
- Mon appartement est inondé! Je me suis dit que vous pourriez m'héberger quelques jours.
- Ben voyons! Soupira Rick.
- Alexis et Pi! Vous êtes là, vous aussi?! Bonjour mes chéris! Lança l'actrice en embrassant tout le monde.
- Bonjour grand-mère, sourit Alexis, ça va être chouette de vivre à nouveau tous ensemble!
- J'en saute de joie, fit Rick sarcastique.
- Oh! Toi, tu es grognon! Remarqua Martha. Où est Katherine?
- Penchée au-dessus de la cuvette des toilettes, annonça Pi avec sa délicatesse légendaire.
- Nausées matinale? Demanda Martha dont le visage s'éclaira.
- On ne peut rien vous cacher, Martha, soupira Kate en revenant enfin.
- Oh Darling! c'est une merveilleuse nouvelle! Fit l'actrice en prenant sa belle-fille dans ses bras. Félicitations! Pour quand est-ce prévu?
- Pour le printemps, peu après l'anniversaire de Rick, précisa Kate.
- Quoi? C'est génial! S'excita Alexis en comprenant enfin la raison du mal de sa belle-mère. Félicitations Kate!
Les deux rouquines entouraient Kate et ne cessaient de piailler.
- Et moi? On m'oublie? Bougonna Castle.
- Oh! Vous voulez un câlin, Mr C? Proposa Pi en s'approchant de lui.
Castle se contenta de lever les yeux au ciel et la sonnerie du portable de Beckett lui évita d'avoir à répondre.
- Beckett!
- ...
- J'arrive tout de suite!
- Qu'est ce qu'il se passe? demanda Rick.
- Il y a eu un meurtre en ville, expliqua-t-elle en se dirigeant vers le placard de l'entrée.
- Et où vas-tu?
- Ben sur le lieux du crime, pourquoi?
- Tu n'y penses pas! Tu es enceinte!
- Castle! Je ne suis pas en sucre et encore moins malade!
- Mais tu ne peux pas prendre des risques pareils dans ton état!
- Quels risques? Les lieux sont sécurisés et il y a, là-bas, plus de flics au mètre carré que dans n'importe quel autre endroit de New York!
- Mais dans ton état! Je ne veux pas...
- Tu ne veux pas? S'énerva instantanément Kate.
- Je... Non... Enfin... Bredouilla Castle conscient d'avoir gaffé.
- Je suis une grande fille et je n'ai besoin de personne pour me dire ce que j'ai à faire! Pas même mon mari! Dit-elle furieuse en attrapant son manteau avant de quitter le loft en claquant la porte.
- Les hormones, expliqua Martha devant les têtes surprises qu'affichaient les trois autres. Tu devrais la rejoindre.
Rick ne se le fit pas dire deux fois et se précipita à la suite de sa femme. Il la trouva en larmes devant l'ascenseur.
- Je suis désolé, dit-il en lui prenant la main.
Elle se jeta dans ses bras et se blottit contre lui.
- C'est moi, qui suis désolée. Je n'aurais pas dû m'énerver, soupira-t-elle entre deux sanglots. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive.
- Ton corps subit un grand bouleversement, c'est normal. Ça va s'arranger.
Ils restèrent un petit moment l'un contre l'autre, puis se rendirent sur la scène de crime. Le corps avait été retrouvé dans une ruelle, près des docs.
- Alors? Vous en avez mis du temps, ricana Esposito. Vous avez fait un câlin en chemin?
- La ferme Espo! Râla Kate. J'espère que tu faisais ton boulot en nous attendant et que tu n'en as pas profité pour jouer les commères avec Ryan!
Le latino, piqué au vif, allait rétorquer, mais Rick l'en dissuada d'un regard, lui expliquant silencieusement qu'il valait mieux ne pas la provoquer s'il tenait à la vie.
- Salut Lanie! Lança Kate en arrivant près de la légiste. Qu'est ce qu'on a?
- Regarde par toi même! Une balle en pleine tête et une en pleine poitrine! Il n'a eu aucune chance! Expliqua Lanie en désignant le corps. Un vrai règlement de compte! ... Beckett?... Tu vas bien?
- Euh... Oui!... Pourquoi?
- Tu es tellement pâle!
- ça ...
Elle se précipita dans la ruelle adjacente et y vomit ses tripes pour la troisième fois de la matinée.
- Girl, tu vas bien? S'inquiéta Lanie en lui tendant une bouteille d´eau.
- Oui, Lanie. Tout va bien...
- Tu n'as pas l'air fiévreuse... Dit la métisse en posant la main sur le front de la détective.
- Je te dis que je vais bien! S'énerva Beckett en repoussant la main de son amie.
- Hé! Mais qu'est ce qu'il t'arrive?
- Demande à Castle! Cracha la détective.
- À Castle? Qu'est ce qu'il...? Oh! ... Fit la légiste dont la bouche formait un o parfait.
Elle se jeta au cou de sa meilleure amie en poussant des petits cris hystériques.
- Alors! C'est pour quand?
- Le printemps...
- C'est une merveilleuse nouvelle! Un petit Castle en route! Il pourra même jouer avec le petit Ryan!
- Ils auront quand même deux ans d'écart! Kyle va avoir seize mois! Mais j'imagine bien Castle et Ryan coacher une équipe de mini basket ou de base-ball... Ça serait marrant. Bon, on ferait mieux de retourner au boulot, soupira Kate.
- Fais bosser les gars! Tu dois te ménager, dit Lanie.
- Oh pitié Lanie, j'en ai déjà assez avec Rick qui me couve!
- On sait bien qu'on ne peut pas compter sur toi pour ça! Soupira Lanie.
- Beckett! Annonça Ryan en arrivant près d'elle. On a un problème!
- Quel genre de problème?
- Le mort... C'était un flic infiltré.
- Bordel de merde! S'écria Beckett, que ses collègues dévisageaient désormais.
- ...
- J'ai dit ça tout haut? Demanda-t-elle gênée.
- T'en fais pas, j'allais dire bien pire, dit Esposito en souriant devant la mine décomposée de sa collègue.
- On devrait retourner au poste, suggéra Castle en s'approchant de sa femme.
- Toi! Tu en as assez fait! Aboya Beckett en se précipitant vers sa voiture.
- C'est pour quand? Sourit Kevin en s'adressant à l'écrivain.
- Pour le printemps... Mais comment le sais-tu? S'étonna l'écrivain.
- Il y a des signes qui ne trompent pas... J'ai entendu bien pire avec Jenny. Bon courage mon vieux, les hormones sont redoutables!
- Merci du tuyau... Soupira Castle.
- Bah ça va aller, t'es déjà passé par là avec ta première femme, ricana Esposito.
- Meredith passait son temps sur les plateaux de tournages ou dans les avions entre New York et Los Angeles, elle n'a jamais été vraiment présente dans ma vie, finalement, soupira Castle.
Un bruit de klaxon retentit plusieurs fois, avertissant Rick que sa femme s'impatientait.
- Je ferai mieux de la rejoindre, dit-il avant de courir vers la vieille Ford Victoria de sa femme.
Attention, il y a dans ce chapitre un petit passage S ( pour Marlowe, en tout cas)
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Chapitre quatre.
De retour au poste, Kate avait dû se rendre dans le bureau de Gates, Rick lui ayant dit que si elle ne prévenait pas son chef de son état, il le ferait lui même. Elle avait protesté, mais, constatant qu'il ne céderait en aucun cas, elle avait obtempéré. Elle savait qu'il avait entièrement raison, d'ailleurs, elle ne voulait en aucun cas risquer la vie du bébé, mais ne plus être en droit d'agir comme elle l'entendait, la frustrait au plus au point. Les prochains mois promettaient d'être difficiles à vivre.
- IL N'EN EST PAS QUESTION! Hurla Beckett dans le bureau de Gates.
- Lieutenant c'est un ordre! Répondit fermement Gates. Vous superviserez les enquêtes d'ici et vous vous occuperez de la paperasse. Il n'est pas question que vous alliez sur le terrain dans votre état.
- Mais je ne vais pas passer plus de six mois enfermée ici! Je vais devenir folle!
- Vous serez en arrêt dans cinq mois, précisa Gates, ah et j'oubliais, il n'est plus question que vous vous occupiez des interrogatoires non plus.
- QUOI?! Hurla Kate une nouvelle fois.
- C'est un ordre, lieutenant! Cet entretien est terminé, vous feriez bien de retourner chez vous, vous devriez profiter de votre dimanche en famille.
Elle sortit du bureau du capitaine en pestant. Rick tourna la tête vers elle et le regretta aussitôt, elle venait de le fusiller du regard.
- Quoi? Demanda-t-il lorsqu'elle passa devant lui sans un mot.
- ...
- Kate! Insista-t-il en entrant dans l'ascenseur à sa suite.
- Tout ça c'est de ta faute! Explosa-t-elle lorsque les portes de l'ascenseur se refermèrent sur eux.
- Ma faute?
- Tu as insisté pour que je l'annonce à Gates et maintenant je me retrouve coincée à faire de la paperasse pour les cinq prochains mois, par ta faute! S'énerva-t-elle.
- C'est ce qu'il y a de mieux pour le bébé et pour toi!
- Ne me dis pas ce qu'il y a de mieux pour moi! Cria-t-elle en sortant de l'ascenseur.
- Kate! Supplia Rick.
Elle ne dit rien durant tout le trajet retour. Rick eut beau tenter de relancer la conversation avec des sujets variés, en vain. Elle demeurerait impassible.
Dans l'ascenseur de leur immeuble, il tenta une nouvelle fois de lui parler. C'est alors, qu'elle frappa sur un des boutons de la cabine et se jeta avidement sur ses lèvres.
- Wahh, qu'est ce qu'il te prend? Demanda-t-il à bout de souffle lorsqu'elle libéra ses lèvres.
- Je veux que tu me fasses l'amour, répondit-elle en s'attaquant à la chemise de son mari.
- On devrait peut être attendre d'être à la maison, fit-il en déglutissant difficilement.
- Il y a trop de monde à la maison, je ne saurais pas attendre qu'ils soient tous couchés, murmura-t-elle en parsemant son torse de baisers brûlants.
- Mais... On est dans l'ascenseur...
- J'ai appuyé sur le bouton d'arrêt, insista-t-elle.
- Le concierge pourrait venir d'un instant à l'autre.
- Je t'en prie, ce sera vite fait, j'ai trop envie...
- Vite fait? Répéta-t-il en souriant devant le rouge qui envahissait les joues de sa femme.
- Ne me fais pas répéter...
Il la plaqua contre la paroi de l'ascenseur et accéda à sa requête avec application. Même en quelques minutes, il voulait que ce soit extraordinaire, comme la femme qu'il aimait.
- C'était génial, soupira-t-elle tremblante en l'embrassant.
- Content d'avoir pu te combler... Même vite fait, sourit-il.
Ils réajustèrent leurs tenues avant de débloquer l'ascenseur. Elle le regarda un moment, décidément les hormones lui faisaient perdre la tête. Elle avait eu envie d'étriper Castle en sortant du poste et s'était sentie capable de le violer sur place l'instant d'après. Il allait falloir que tout cela se calme, serait-il capable de supporter ses sautes d'humeur pendant encore six mois.
- Bonsoir les enfants! Chantonna joyeusement Martha en les voyant entrer dans le loft.
- Bonsoir, mère, répondit Castle.
- Bonsoir Martha.
- Installez-vous confortablement dans le canapé, je me suis occupée d'appeler le traiteur pour le déjeuner. Je réchauffe les plats et je m'occupe de dresser la table. Vous n'avez qu'à vous détendre en attendant, annonça l'actrice.
- Merci, mère. Alexis n'est pas là?
- Elle est dans sa chambre avec Pi.
Castle grogna, mais Kate l'entraîna sur le canapé où elle se lova contre lui, le calmant instantanément.
Une vingtaine de minutes plus tard, Martha vint leur annoncer que le repas était prêt.
- Tu vas devoir la réveiller, Kate s'est endormie.
- La matinée a été riche en émotions, je devrais peut être la laisser dormir, je lui préparerai un plateau repas quand elle se réveillera.
- Riche en émotions?
- La vue du cadavre l'a rendue malade, il s'est ensuite avéré que la victime était un flic sous couverture, puis elle a fondu en larmes quand la petite amie de la victime est arrivée, je lui ai dit d'annoncer sa grossesse à Gates qui lui a interdit d'aller sur le terrain pour les cinq prochains mois, et elle a bien failli me sauter à la gorge une bonne dizaine de fois...
- Au moins, tu es là pour l'aider à gérer cette étape de sa vie, sourit Martha.
- C'est vrai que tu as dû vivre tout ça toute seule...
- C'est du passé, soupira l'actrice, et ce n'est pas parce que ton père n'était pas là, que j'étais seule. J'avais mes amies. Le plus difficile a été de t'élever seule, mais tu es passé par là et tu sais ce que c'est.
- Ce bébé aura plus de chance que sa sœur ou son père. Nous allons l'élever tous les deux, sourit-il en caressant les cheveux de sa femme.
Alexis et Pi descendirent les escaliers et tous se mirent à table. Kate se réveilla une demi-heure plus tard et les rejoignit.
- C'est ce qu'on appelle une micro sieste, constata Castle.
- Je meurs de faim, expliqua-t-elle en s'installant.
- Alors régale-toi, Katherine, dit Martha en lui passant les plats.
- Merci, Martha.
Après le repas, Kate avait tenu à aller annoncer la nouvelle à Jim, qui n'aurait pas pu être plus heureux. Il les avait laissé un petit moment, et était revenu avec un album photos.
- Qu'est ce que c'est? Demanda Kate.
- L'album photos, que t'a mère à commencé le jour où elle a appris qu'elle t'attendait. Elle l'a fait pour toi, elle notait tout ce qu'elle ressentait en t'attendant et elle a continué ainsi jusqu'à... Elle voulait te l'offrir quand à ton tour tu deviendrais maman...
Kate feuilleta l'album, ne pouvant retenir ses larmes. Rick passa une main dans son dos, lui signifiant silencieusement qu'il était là pour elle. Elle se lova contre lui, ne détachant pas son regard du précieux album.
- Je suis désolé, dit Jim en voyant sa peine. Je n'aurais peut être pas dû...
- C'est un merveilleux cadeau, Papa, répondit-elle en sanglotant. Tu as bien fait. J'aurais tellement aimé qu'elle soit là, aujourd'hui.
- Et elle n'aurait pas voulu être ailleurs, crois-moi, elle t'aimait tellement, dit Jim en retenant difficilement ses larmes.
Alors que l'après-midi touchait à sa fin, ils invitèrent Jim à dîner avec eux au loft.
Ils passèrent une merveilleuse soirée, tous les cinq, riant de l'appétit décuplé de Kate, faisant des projets d'avenir pour ce petit être qui allait bientôt les combler.
Beckett les avaient tous pris en photos, elle voulait commencer un album à son tour, suivant la tradition instaurée par sa mère.
Chapitre cinq
- Papa! Ça va ? Demanda Alexis, le sortant de ses souvenirs.
- Hein? Oui... Pardon...
- Je sois y aller, grand-mère a dit qu'elle viendrait pour le déjeuner et Lanie viendra en fin de journée...
- On saura se débrouiller! Ne t'en fais pas!
- Je sais... Mais tu as l'air si fatigué.
- Que veux tu... C'est comme ça!
- À ce soir, papa. Sois sage, toi aussi, dit-elle en embrassant son petit frère.
- Bon... Et bien, nous voilà entre hommes, dit Castle lorsque la porte se referma sur Alexis. Que dirais-tu d'une tournée des bars les plus cool de la ville?
- ...
- On ne dira rien à ta mère, si c'est ce qui t'inquiète.
Les yeux de son fils, si semblables à ceux de sa mère, se plongèrent dans les siens et il ne pût empêcher les larmes de couler à nouveau.
- Tu as raison, elle me casserait les deux jambes si je faisais ça... Bon, va pour le parc alors!
Il prépara un sac avec tout le nécessaire pour son fils, puis l'emmitoufla dans une combinaison bien chaude et l'installa dans la poussette.
- En avant pour une balade entre mecs!
Au milieu des balançoires et des cris des enfants, Rick ne pût s'empêcher de penser à elle, comme chaque jour...
Ils s'étaient souvent retrouvés dans ce genre de parc au cours de leur partenariat. Il se rappela avec nostalgie leur deuxième enquête, c'était alors la première fois qu'ils se retrouvaient tous les deux dans un parc, la première d'une longue série.
******************
- Vous emmeniez votre fille au parc ?
- Pouf ! Été comme hiver, on y était tous les jours. La mère d'Alexis faisait du théâtre, elle voyageait souvent. Elle m'avait donc confié la garde de notre fille... Quoi ?!
- Rien, seulement je vous imaginais pas en papa poule !
- Les meilleurs jours de ma vie !
- C'est drôlement chouette.
- A qui le dites-vous ? Vous n'imaginez pas le nombre de mères célibataires qu'il y a dans les parcs de Manhattan ! Et en plus j'étais libre comme l'air !
- Vous avez été marié combien de fois exactement ?
- 2 fois.
- C'est tout ?!
- C'est pas assez pour vous ? Et en ce qui vous concerne ?
- Moi, aucune. J'ai jamais été mariée.
- Sans blague !
- Ouais.
- Ca vous irait comme un gant avec votre esprit de contradiction ! Vous devriez essayer !
- Je suis pas le genre de fille à accumuler les mariages jusqu'à ce qu'il y en ait un qui marche enfin. Moi si je me marie, c'est une fois pour toutes.
- Hm. Y a des candidats sérieux ?
***********************
Par la suite, ils s'étaient plusieurs fois donné rendez-vous dans un parc pour discuter de leur relation et de leur avenir... Il l'avait même demandée en mariage dans cet endroit et elle avait accepté, un grand sourire illuminant son visage.
Elle avait fait de lui le plus heureux des hommes ce jour là. Le jour où ils avaient décider d'unir leurs destins et de fonder une famille.
Une famille... C'était leur rêve... Et finalement, au bout de deux ans, elle était tombée enceinte... Elle avait tellement désiré cet enfant... Lui aussi, d'ailleurs...
**********************
- Et si c'était une petite fille? Demanda-t-il.
- Non, je suis sûre que ce sera un garçon.
- J'aimerais bien une petite fille... Une mini Beckett avec le tempérament de sa mère...
- Moi, je voudrais un garçon, un mini Castle, mignon et rigolo, comme son papa.
- Mmmmh, tu veux avoir deux hommes pour te cajoler!
- Oui, deux hommes merveilleux, qui seraient aux petits soins pour moi... Hey! Il a bougé! Il m'a donné un coup de pied!
- C'est vrai?! Où ça? Fais voir.
- Là! Mets ta main là! Tu le sens? Il a encore bougé!
- Oh! Oui! J'ai senti! Hey! Salut bébé! C'est papa!
- Encore un coup! On dirait qu'il te répond.
- Si c'est un garçon, on l'appellera Rick junior!
- T'es sérieux? C'est pas un peu ringard? Junior? Il va t'en vouloir!
Un nouveau coup.
- Tu vois? Il est d'accord avec moi! Dit-elle triomphalement.
- Seulement Rick alors?
- Tu es le seul Rick de ma vie, je n'en veux pas d'autre...
- Bah... Qu'est ce que tu proposes?
- Mhmmm... J'aime bien Sam... C'est mignon, non? Sam Rodgers Castle...
- Sam? Mouais... J'aurais préféré Anakin...
- Pour qu'il passe du côté obscur? Pas question!
- Luke alors? Ou Leïa si c'est une fille !
- Pour que tu nous ramènes un chien énorme et plein de poils que tu appellerais Shubaka? Non merci!
- Et si c'est une fille? Tu as une idée?
- Pas la peine puisque ce sera un garçon!
- Comment peux-tu le savoir? Tu n'as rien voulu savoir à l'échographie! Pourtant je t'ai travaillée au corps.
Elle l'avait regardé en se pinçant la lèvre, comme une petite fille qui hésite à avouer sa bêtise.
- Quoi?!
- Je sais que c'est un garçon. Je l'ai vu.
- Ça pouvait être le cordon, tu n'es pas obstétricienne.
- Pas sur l'écran. Je l'ai vu sur le dossier du médecin, quand il t'a demandé de dédicacer ses livres.
- KATHERINE BECKETT RODGERS CASTLE! Où sont passés vos discours comme quoi il fallait être patient et que la surprise serait magique?...
- Bah, j'ai craqué. Et puis c'est de ta faute après tout!
- Ma faute?! C'est la meilleure!
- Tu étais si agaçant avec tes histoires de pari! Tu étais tellement sûr que le bébé serait une fille... Que j'ai eu besoin de savoir!
- Et donc... C'est un garçon?
- Oui. Pas trop déçu?... Tu as perdu ton pari...
- Le pari ne tient plus, tu as triché! Et puis un petit gars, c'est génial aussi! Il sera beau gosse, comme son père!
Elle avait souri et s'était blottie contre lui.
- J'aurai ma mini Beckett la prochaine fois... Avait-il ajouté.
- Du calme cowboy! Laisse-moi mettre au monde celui-là, on verra après si on en fait d'autres!
**************************
Il regarda son fils. Le bambin s'était endormi. Il était merveilleux, épuisant, mais merveilleux.
- On était censés élever Sam tous les deux... Je n'étais pas sensé revivre cette situation de parent seul... Dit-il à voix haute. Tu m'avais promis! Mais tu n´es pas là!
Il donna un coup de pied rageur dans le banc près duquel il se tenait et regretta immédiatement son geste, quand la douleur irradia son pied. Il sautilla sur place quelques instants en jurant, espérant que la douleur refluerait plus vite ainsi. Sam commença à s'agiter un peu dans son sommeil. Il soupira.
- Décidément... On peut dire que tu as le sommeil léger, toi. Soupira-t-il. Oh! Et tu ferais mieux d'oublier ce que tu viens d'entendre, car si tu venais à les prononcer pour tes premiers mots, je nierais toute responsabilité!
Boitillant légèrement, il fit pivoter la poussette et continua son chemin.
Chapitre six
Le bruit rassurant et régulier des vagues la berçait doucement. Elle était bien et savourait ce bien être. Réalisant soudain qu'elle avait dormi à la belle étoile, elle ouvrit brusquement les yeux et se redressa vivement. Tournant la tête de tous côtés, elle cherchait une explication à cette situation. La brume matinale se dissipait doucement. Elle se leva et frotta le sable qui restait collé à ses vêtements.
- Dans quoi est-ce que je me suis encore fourrée? Marmona-t-elle.
Perdue, elle regardait les vagues danser sur le rivage, tentant de se remémorer ce qui lui était arrivé. Jouant machinalement avec ses doigts, son regard tomba sur son alliance, Rick! Il fallait qu'elle l'appelle, il devait se demander ce qu'elle faisait.
Elle se releva vivement, et eut un flash. Un bébé, ils allaient avoir un bébé! Elle posa son regard sur son ventre plat, trop plat. Les larmes inondèrent ses yeux.
- Mon bébé... Non... Ce n'est pas possible... C'est un cauchemar...
Tombant à genoux, elle fondit en larmes. Elle avait perdu leur bébé. Elle resta un long moment ainsi, recroquevillée sur le sable, anéantie. Qu'avait-elle bien pu faire pour perdre leur bébé et se retrouver seule sur cette plage? Rick ne l'aurait jamais abandonnée, quoiqu'elle aie pu faire...
Elle se redressa une nouvelle fois, chassa les larmes qui lui brouillaient la vue et s'avança le long de la plage. Elle connaissait cette plage, elle venait ici étant enfant. Elle venait y passer ses vacances d'été avec ses grand-parents.
Ses parents venaient ensuite la rejoindre, elle se souvenait des grandes balades qu'elle faisait ici avec sa mère. Elle connaissait tellement cette plage, qu'elle aurait pu la décrire les yeux fermés. Elle se dirigea vers la digue, une fois là-haut, elle pourrait appeler un taxi.
La rue était déserte, il n'y avait pas âme qui vive. Elle attendit quelques temps, puis se résigna et retourna sur la plage.
Elle marcha un bon moment, s'approchant du petit port de plaisance, tout était désert.
- Qu'est ce que c'est que cette histoire? Soupira-t-elle.
Elle s'installa sur la jetée et admira l'horizon. Un voilier naviguait au loin. Le désespoir s'empara d'elle, elle ramena ses genoux contre sa poitrine, entourant ses jambes de ses bras et y enfouit sa tête.
Elle fut sortie de sa rêverie, quelques temps plus tard, par des aboiements. Elle tourna la tête et vit un magnifique golden retriever courir vers elle. Il ressemblait trait pour trait à Shubaka, le chien qu'avaient ses grands parents lorsqu'elle était enfant. L'animal s'approcha et vint se coller à elle. Elle sourit et le caressa, il lui lécha le visage ce qui la fit éclater de rire.
- Tu te souviens de Shubaka, à ce que je vois, fit une voix familière derrière elle. En tout cas, lui ne t'a pas oubliée.
Kate releva la tête et son cœur rata plusieurs battements lorsqu'elle reconnu la personne qui se trouvait à quelques mètres d'elle.
- Maman... Souffla-t-elle en se levant doucement.
- Katie...
La jeune femme se précipita vers sa mère et la serra dans ses bras tellement fort que son aînée crut étouffer.
- Oh! Maman! Tu m'as tellement manquée!
- Je sais, trésor, tu m'as manquée aussi, murmura Johanna en caressant doucement les cheveux de sa fille.
Elle restèrent un long moment blotties l'une contre l'autre, puis Kate s'écarta légèrement. La veine sur son front ressortait, signe d'une intense réflexion. Johanna la regardait silencieusement.
- Je suis morte? C'est ça? Lâcha finalement Kate après avoir regardé autour d'elle.
- Non, tu n'es pas morte...
- Mais... Toi, tu es morte, n'est ce pas?
- Oui, chérie, je suis morte.
- Alors...? Demanda Kate qui semblait perdue. Si tu es morte et que moi je ne le suis pas... Où sommes-nous?
- Où crois-tu que nous sommes?
- À Cosney Island. Près de la maison de Grand-père et Grand-mère...
- Ah oui, tiens! C'est vrai... Leur maison devait être là-bas derrière, sourit Johanna.
- Maman! Fit Kate agacée de voir sa mère s'amuser de la voir se poser tant de questions. Tu vas me dire où nous sommes?
- Et bien... On pourrait dire que nous sommes quelque part entre la vie et la mort...
- Entre la vie et la mort?! Je suis mourante? Qu'est ce qu'il s'est passé? Je me suis pris une balle? C'est ça? Oh mon dieu! Et Rick? Où est Rick? Il a été touché? S'affola Kate.
- Ton mari va bien, rassure-toi. Il n'est pas blessé. Répondit Johanna d'une voix rassurante.
- Bien...souffla Kate rassurée. Et le bébé? Comment va mon bébé?
- Ton fils va bien, il est avec son père, la rassura Johanna.
- Mon fils... Répéta Kate rêveuse, on a un petit garçon et il va bien... Alors qu'est ce qu'il s'est passé?
- De quoi te souviens-tu?
- Euh... Je... J'attendais le bébé! On était tellement heureux...même si les hormones me rendaient folle...
- Vous formiez un joli couple, il avait l'air de te rendait heureuse, sourit Johanna.
- Oui, même s'il trouvait souvent le moyen de me rendre folle...
Elle sourit en pensant à tout ce que Castle avait été capable de faire. Il était vraiment sans limite. Il faisait toujours dans la démesure.
Ainsi, un matin, elle avait eu la surprise de voir des livreurs débarquer au loft, ils amenaient une camionnette remplie des derniers achats de l'écrivain.
- Castle! Tu exagères! Avait-elle lancé en arrivant dans le bureau.
- Quoi?
- Ne fais pas l'innocent! Les livreurs sont passés! Tu as vu tout ce que tu as acheté pour le bébé? Il y a tellement de vêtements que je ne suis pas sûre qu'au cours de sa première année il porte deux fois la même tenue!
- Mais, un bébé ça se tâche souvent! Ça régurgite, ça peut avoir des fuites...
- On avait déjà acheté tout ce qu'il fallait!
- Mais le magasin nous a envoyé des publicités sur internet... J'ai craqué c'était tellement mignon!
- Laisse tomber! Soupira-t-elle. Et les jouets? Tu as dévalisé le magasin?!
- Seulement le rayon premier âge...
- Rick... Soupira-t-elle, il n'aura pas besoin de tout ça.
- C'est en jouant qu'on apprend!
- Il ne sera pas capable de les attraper avant plusieurs mois! Ce n'était pas pressé. Il y avait d'autres choses à faire avant!
- Si tu veux parler des valises, elles sont prêtes!
- Nos valises?! Tu as fais nos valises!
- Ben oui, il faut être prêt à tout moment!
- Castle! L'accouchement est prévu pour dans cinq mois! On a le temps!
- Meredith a accouché deux semaines avant le terme.
- Deux semaines! Pas cinq mois! Je n'ai même pas fini le deuxième trimestre!
- J'ai tellement hâte de tenir ce bébé dans mes bras! Un mélange de toi et de moi!
- Il faut toujours que tu exagères!
- Avoue que toi aussi, tu en meurs d'envie!
- Bien sûr! Mais pour le moment, ce bébé doit rester là où il est! Oh et en attendant, puisque c'est toi qui est responsable de tout ça, tu vas aller déballer les vingt-cinq cartons que les livreurs ont déposés dans la chambre du bébé!
- QUOI? Tu plaisantes?
- Pas le moins du monde! Au boulot, Papa!
Elle avait fini par accepter de l'aider à ranger, lorsqu'il avait promis de renvoyer la moitié de ses achats au magasin.
Ils avaient passé un merveilleux moment tous les deux en déballant les paquets.
- Regarde-moi ce body! Il a le S de Super-Man!
- Et tu vas lui mettre une culotte rouge par dessus? Avait-elle plaisanté.
- Ça n'est pas une culotte!
- Qu'est ce que c'est alors?
- Euh... Bah... Euh... Non, t'as raison, c'est une culotte, mais c'était le top de la mode sur Krypton!
- Ben voyons.
- C'est ça ! Cal El! C'est un super prénom!
- T'as vraiment envie qu'on lui jette des cailloux à la figure dans la cour de l'école!
- Tu crois?
- Il n'y a pas plus cruel qu'une bande de gamins dans une cour d'école.
- Ok. On ne l'appellera pas Cal El... Ni Bruce Wayne... Mais il va bien falloir qu'on se décide pour son prénom!
- Relax, Castle, on a encore cinq mois!... D'ailleurs, on devrait profiter du fait qu'on soit encore que tous les deux... Dit-elle en s'approchant de lui d'une démarche féline.
- Tu es insatiable... Parvint-il à murmurer, tandis qu'elle s'installait déjà sur lui en frottant son bassin contre le sien.
- Tu as promis de tout faire pour soulager les effets de la grossesse sur moi.
- Celui là particulièrement, sourit-il, je suis tout à toi.
- Alors éteins le brasier que ta simple présence allume en moi, souffla-t-elle à son oreille.
Il ne se le fit pas dire deux fois et la combla plusieurs fois de suite.
Ses souvenirs étaient encore confus, elle se souvenait parfaitement des premiers mois de sa grossesse, mais pas d'avoir mis son enfant au monde... Elle leva un regard effrayé vers sa mère.
- Qu'est ce que je fais ici? Demanda Kate au comble de l'angoisse.
Chapitre sept.
Traversant le parc, Castle fut abordé par plusieurs mères célibataires, dont il eut bien du mal à se débarrasser. Il s'arrêta près des balançoires, comme à son habitude, réajusta le bonnet de Sam et le sortit de son landau.
- Tu vois, mon fils, même 20 ans après ses premiers temps au parc, ton vieux papa est toujours un sacré sex-symbol!
- Aga!
- Je sais, quand tu seras sur le marché, je n'aurais plus aucune chance.
Comme chaque jour, il s'installa sur une balançoire avec son fils sur ses genoux et lui raconta des histoires. Dans chacune des histoires, qu'il inventait pour son fils, il y avait une reine courageuse qui combattait les méchants dragons. Il y avait un roi, aussi, pas aussi courageux et fort que la reine, mais plutôt beau gosse et assez malin, qui aidait la reine dans son dangereux métier. Sam était toujours très calme, quand il lui racontait ces histoires, Rick aimait à penser qu'il les comprenait et qu'il savait qu'il parlait de sa mère.
- Il est vraiment très beau votre fils, dit une jeune femme en s'approchant de lui.
Rick releva la tête vers celle, qui venait de le sortir de sa mélancolie.
- Merci, il ressemble beaucoup à sa mère, répondit Castle en espérant ainsi faire fuir cette importune.
- Et c'est vous qui restez à la maison! Mhmmm! Moderne et beau gosse!
- En fait... C'est surtout parce que je travaille à domicile... Je suis écrivain.
- Et votre femme vous laisse sortir tout seul! Elle n'a pas peur.
- Elle n'a plus vraiment son mot à dire... Et puis... Elle n'a rien à craindre! Elle est la femme de ma vie, sourit Castle. D'ailleurs, il est temps pour nous de la rejoindre. Au revoir!
- Au revoir! J'espère qu'on se croisera à nouveau! Dites à votre femme qu'elle est une chanceuse!
- Je n'y manquerai pas, répondit-il lassé de ces tentatives de drague.
Il embrassa son fils et le réinstalla dans son landau, puis il reprit son chemin et sortit du parc. La clinique était en face. Il traversa la rue en poussant la poussette, entra dans le bâtiment qu'il connaissait trop bien. Il en parcourut rapidement les couloirs et entra dans sa chambre.
- Hey! Comment vas-tu aujourd'hui? Sam s'est endormi pendant la promenade, pas étonnant, vu le peu de temps qu'il passe à dormir la nuit. Il a joué avec Alexis ce matin... Oh et hier soir, il a réussi à lancer sa balle en mousse! Ne t'inquiète pas, j'ai filmé l'exploit!
- ...
- Lanie a dit qu'elle passerait ce soir, je dois vraiment avoir une sale tête... Prête pour ton massage spécial?
- ...
La jeune femme était étendue sur le lit, on aurait pu la croire endormie... Six mois... Six mois qu'il n'avait pas revu son sourire, six mois qu'il n'avait pas pu plonger son regard dans le sien. Il lui prit les jambes et commença à les masser délicatement. Il venait la masser chaque jour. Il tenait à le faire. Les soignants lui avaient expliqué que c'était leur travail, mais il avait répondu que c'était son rôle. Ils n'avaient pas insisté et l'avaient laissé faire.
~~~~~~~~~~~~~~~~~
- Shubaka! Arrêté de te frotter contre mes jambes! Râla Kate en se retournant.
L'animal, couché à quelques mètres d'elle, releva la tête en entendant son nom. Elle le regarda sans comprendre, elle avait pourtant clairement senti que quelque chose frôlait ses jambes.
- Qu'est ce qu'il y a Katie? Demanda Johanna. Tu te souviens de quelque chose?
- Non... Non, c'est pas ça... J'ai... C'est juste que j'ai eu l'impression que quelqu'un frottait mes jambes...
- C'est un début, dit sa mère en souriant.
- Un début? Mais de quoi parles-tu? Demanda Kate agacée par l'absence de réponse de sa mère, qui semblait en savoir beaucoup.
- Malheureusement, je ne peux pas te le dire, tu dois le découvrir par toi même, chérie...
- Qu'est ce que tu as le droit de me dire, alors? S'énerva Kate.
- Que je t'aime et que je suis extrêmement fière de toi.
- Oh maman! Murmura Kate en se blottissant contre Johanna.
~~~~~~~~~~~~~~~~~
- Tu me manques, tu sais? Lança Rick.
- ...
- Avant j'adorais la belle au bois dormant... Mais maintenant je trouve cette histoire horrible. Si seulement un baiser d'amour suffisait... Sam a besoin des câlins de sa maman... J'ai besoin de tes câlins!
Le bambin s'agita dans sa poussette. Castle le prit dans ses bras et l'allongea contre sa mère. Il voulait qu'il connaisse le bien être que l'on pouvait ressentir dans ses bras. Ce simple contact le calma, il se blottit contre sa mère et ne tarda pas à se rendormir.
Rick prit la main de sa femme et fondit en larmes. Il passait la voir chaque jour, quelque soit le temps qu'il faisait, mais la voir ainsi, elle qui avait toujours été si pleine de vie et d'énergie, lui brisait le cœur à chaque fois un peu plus.
~~~~~~~~~~~~~~~~~
Kate regardait sa main. Elle avait ressenti un grand bonheur pendant un instant, puis elle avait senti des gouttes d'eau tomber dessus. Son cœur s'était serré. Elle ne savait pas pourquoi, mais une immense tristesse s'était emparée d'elle tout à coup. Les larmes coulèrent le long de ses joues, sans qu'elle parvienne à les arrêter.
~~~~~~~~~~~~~~~~~
Rick s'était ressaisi. Il replaça son fils dans sa poussette et reprit le chemin du loft, sans apercevoir la larme solitaire qui coulait sur la joue de sa femme.
Lorsqu'ils entrèrent dans le loft, Martha était déjà sur place, elle avait préparé le déjeuner.
- Bonjour chéri! Comment va mon petit fils préféré?
- Il dort, alors si tu pouvais parler moins fort, dit-il en découvrant délicatement son fils.
- Tu as raison, profitons en pour manger, chuchota-t-elle.
- Je n'en ai pas très envie.
- Alors fais le pour Sam. Cet enfant a besoin de toi.
- Il n'a pas besoin que son père soit cloué au lit par une indigestion!
- Tu vas mieux, toi! Tes sarcasmes reviennent! Fit Martha en lui caressant la joue.
Ils s'installèrent à table, tous les deux, comme chaque jour, ou presque. Il fit la conversation, souriant, comme à son habitude, mais elle n'était pas dupe. Elle connaissait son fils. Il cachait sa peine sous un masque de pitre. Son cœur de mère se serra. Il regardait la chaise en face de lui, désespérément vide, comme son cœur. Il lâcha sa fourchette et se prit le visage dans les mains. Martha posa une main réconfortante sur son épaule.
- Elle me manque tellement, lâcha-t-il au comble du désespoir.
- Je sais, trésor.
- Je m'en veux tellement!
- Richard! Ça n'est pas ta faute!
Il soupira, lassé d'entendre dire qu'il n'y était pour rien, alors qu'il était persuadé du contraire.
- Je m'en voudrais toujours... Et je lui en veux aussi d'être allongée là, sans réaction depuis aussi longtemps. Je sais que je ne devrais pas, qu'elle n'y est pour rien, mais le lui en veux.
- Je sais. C'est normal. Tu n'as pas à t'en vouloir de ressentir ça. Mais ne doute jamais qu'elle ne donnerait pas tout ce qu'elle a pour être ici auprès de toi et de Sam.
- Tu crois qu'elle pourrait revenir?
- Je ne sais pas chéri... Tu la connais... Il n'y a pas plus têtue qu'elle. Les médecins disent que c'est déjà un miracle qu'elle ne soit pas morte ce jour là...
- Je sais...
Martha augmenta la pression de sa main sur son épaule. Il lui sourit, la remerciant d'être là pour eux.
- Je serai toujours là pour toi mon chéri.
- Toujours, hein? Elle disait la même chose...
Elle ne répondit pas, se contentant de lui caresser affectueusement les cheveux.
- Tu peux garder Sam une heure ou deux?
- Bien sûr, tout ce que tu voudras. Que vas-tu faire?
- Il faut que je sorte d'ici quelques temps. Il faut que je me change les idées.
Il enfila son blouson et sortit. Sam se réveilla presque instantanément. Martha soupira et prit son petit fils dans ses bras pour le consoler.
- Il va revenir ton papa, ne t'en fais pas. En attendant, tu vas rester avec moi, je vais t'enseigner les bases du jeu d'acteur. Tu conquerras Hollywood et Broadway plus tard.
Il grogna. Elle renifla.
- Oh! Je vois, je vais commencer par changer ta couche.
Elle l'emmena dans sa chambre. Le regard de l'enfant se posa immédiatement sur le mobile accroché au dessus de la table à langer. Il souriait. Elle admira le mobile fait main. Des photos de chacun des membres de la famille étaient en suspension accompagnées de grelots et de perles scintillantes.
Kate avait insisté pour le faire elle-même et y avait passé des heures, mais le résultat était concluant. Sam adorait son mobile.
Elle n'avait pas vécu au loft très longtemps, mais l'emprunte de Kate y était partout. Pas étonnant que Richard aie besoin de changer d'air. Rien ici n'apaisait sa peine, encore moins la vue de ce petit bonhomme aux yeux si semblables à ceux de Kate.
Rick rentra une heure et demie plus tard. Martha agitait des marionnettes devant Sam qui la regardait en mangeant celle qu'elle lui avait enfilée sur sa petite main. Elle jouait le conte des trois petits cochons avec théâtralité, captant facilement l'attention de l'enfant.
Castle sourit, heureusement que Sam et lui étaient si bien entourés.
Chapitre huit.
Lanie passa le soir, comme elle l'avait promis. Elle passait souvent les voir, veillant sur eux à la place de sa meilleure amie, qui ne pouvait pas le faire.
- Salut Castle! Wahhh! Tu as l'air crevé!
- Dis ça à Sam! Il ne dort pas ce gamin!
- Que veux-tu? Sa mère ne dormait pas beaucoup non plus!
- Justement! C'est elle que devrait gérer les nuits courtes!
- Castle!
- Je sais. Excuse-moi.
- Comment va-t-elle? Demanda la métisse.
- Toujours pareil.
- Ça va finir par s'arranger.
- Tu crois vraiment?
- Je l'espère, Castle. Je l'espère. Il n'y a que ça que l'on puisse faire...
- Je sais... Mais je commence à être au bout de mon stock d'espoir, soupira-t-il.
- Vas te reposer quelques heures. Je vais m'occuper de mon filleul.
- Merci.
- Mais de rien. Tu sais bien que j'adore m'occuper de cette petite terreur!
- Comment ça va au poste?
- Ce n'est plus pareil sans vous. Je crois que c'est encore pire que quand Beckett était à Washington. À cette époque là, au moins, tu passais les voir.
- Je n'étais pas parent seul d'un bébé à cette époque là.
- Jenny se propose de venir s'occuper de Sam, demain. Tu auras le temps d'écrire un peu, comme ça. Tu pourras peut être aussi passer faire un coucou aux gars.
- C'est gentil, mais Jim va venir demain.
- Ok, je lui dirais. En attendant, va dormir, je vais m'occuper de Sam ce soir.
- Merci Lanie.
Elle s'occupa du bambin toute la soirée, permettant ainsi à Rick de dormir quelques heures.
Elle se rappela leurs soirées entre filles, notamment celles de l'époque où Kate avait du mal à gérer les bouleversements qu'elle ressentait à cause des hormones.
*************************
- Il doit y avoir un problème avec ce bébé, se lamentait Kate affalée dans le canapé.
- Tu viens de me dire que ton obstétricienne t'avait dit que tout allait bien ce matin, s'étonna Lanie.
- C'est ce qu'elle a dit, mais pourquoi est ce que je me sens si mal, alors? Avait gémi la détective en se laissant tomber sur le canapé.
- C'est normal, beaucoup de femmes enceintes ont des nausées...
- C'est pas sensé être des nausées matinales? Parce que moi, j'en ai même l'après-midi et le soir!
- Ça arrive... Ça va passer...
- Je suis une sacrée veinarde, en somme... Oh, je vais mourir, se lamenta encore Kate, ce qui fit rire Lanie. Hé! Pourquoi tu ris?
- Qui aurait cru que la grande Kate Beckett, qui n'hésite pas à s'en prendre aux plus grands malfrats de cette ville, serait vaincue par quelques nausées.
La détective se précipita aux toilettes et n'en revint qu'une dizaine de minutes plus tard avec une tête de déterrée.
- Tu as pris quelque chose pour tes nausées? Demanda la légiste.
- Non, j'ai fini la boîte ce matin, Castle a promis de m'en ramener tout à l'heure...
- En parlant de Castle, ça va avec lui?
- Mis à part le fait que j'oscille entre l'envie de l'étriper et celle de le violer sur place d'un instant sur l'autre, je pense que ça va...
- L'effet des hormones va finir par ce calmer, rassura la légiste.
- J'espère, parce que je ne sais pas s'il aura la patience de me supporter comme ça pendant des mois! Soupira Kate en réprimant un nouveau haut le cœur.
La porte du loft s'ouvrit à ce moment là.
- Bonsoir Lanie! Bonsoir mon amour! Lança Gaiement Castle.
- Oh toi! C'est pas le moment, fit Kate en déguerpissant.
- Nausées et hormones, expliqua Lanie. J'espère que tu as pensé à ses cachets.
Il lui montra le sachet de la pharmacie, prépara le cachet et alla rejoindre sa femme.
Il la trouva adossée contre le mur des toilettes et lui tendit son cachet, ainsi que le verre d'eau qu'il lui avait préparé.
- Merci, marmonna-t-elle.
- Always.
Elle fondit en larmes à l'entente de ce mot tellement significatif pour eux.
- Je suis désolée, Castle, dit-elle entre deux sanglots.
- Ça va aller, Kate. C'est juste un mauvais moment à passer... Murmura-t-il d'un ton apaisant.
- J'en ai marre de pleurnicher tout le temps pour rien.
- Tu ne pleurniches pas pour rien, voyons.
- Comment fais-tu pour me supporter? Se lamenta Kate.
- Je ne vais pas arrêter de t'aimer parce que les hormones te mettent un peu en pétard. Tu as oublié que je te trouvais drôlement mignonne quand tu étais en pétard?
Elle sourit, il posa la main sur sa joue et essuya ses larmes du bout du pouce.
- Et puis tes hormones ont certains avantages, ajouta-t-il en jouant des sourcils. J'aime bien quand tu te jettes sur moi ravagée par tes pulsions sexuelles.
- Il va falloir que je dise à Lanie que je dois me reposer, sourit-elle.
- Pas la peine! Je rentre chez moi! Je n'ai pas envie d'assister à vos ébats, lança Lanie en passant près des toilettes. Je t'appelle demain Honey!
Ils se regardèrent un instant, puis éclatèrent de rire, avant de se rapprocher tendrement l'un de l'autre. Kate se meula contre Rick et laissa ses mains se frayer un chemin sous les vêtements de son homme.
*************************
Lanie essuya les larmes qui dévalaient ses joues et sourit à son filleul qui gazouillait gentiment dans ses bras.
- Ça va aller, mon bonhomme. On va s'en sortir, t'en fais pas.
Chapitre neuf.
Jim arrangeait les fleurs qu'il avait apportées dans un vase. Ses fleurs préférées. Il espérait que peut être leur odeur l'aiderait à revenir parmi eux. Elle avait toujours aimé leur parfum, petite, elle adorait plonger le nez dans les bouquets qu'elle confectionnait pour ensuite les offrir à sa mère.
- Tu ne cesseras donc jamais de nous causer du tracas, soupira-t-il en prenant la main de sa fille... Tu te rappelles la fois où tu as oublié de lui dire que tu étais allée aux archives? Richard était fou d'inquiétude. Il croyait que tu étais partie en croisade contre ce tueur de flic qui sévissait...
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- Ça va Katie? Demanda Johanna.
- Oui... J'ai eu... Un flash...
- Les souvenirs reviennent, c'est bien.
- J'étais enceinte de cinq mois... Il y avait cette affaire, qui trainait depuis des mois... Un flic infiltré avait été tué et trois autres flics par la suite... J'étais toujours coincée au poste, alors que Rick et les gars étaient sortis sur le terrain... J'avais eu une intuition et je m'étais rendue aux archives, mais j'ai oublié de laisser un mot...
- Il s'est inquiété?!
- S'il s'est inquiété? Il a paniqué avec un grand P! Même Papa était au poste quand je suis revenue des archives! Rick était furieux!
*************************
- Papa? Qu'est ce que tu fais là?
- Apparemment, tu as oublié de laisser un mot, pour dire où tu te rendais... Répondit Jim en désignant Rick d'un mouvement de tête.
- Oh!
- Comme tu dis, fit Jim en l'embrassant sur le front, alors que Rick entrait dans la pièce.
- Hey! Lança joyeusement Kate, avant de se figer en apercevant l'air grave de son mari.
- Kate! Bon sang! Où étais-tu? S'écria Rick en se précipitant vers elle.
- Aux archives, répondit Kate en souriant.
- Tu ne m'auras pas comme ça! Annonça fermement Rick. Tu crois que je ne sais pas ce que tu fais?
- Qu'est ce que je fais?
- Tu me regardes en baissant la tête et en relevant les yeux! Tu fais cette mimique tellement craquante... Et tu sais très bien que quand tu fais ça, avec ton petit sourire, ça me fait fondre! Mais ça ne marchera pas cette fois!
- Ok, tu t'es inquiété, je suis désolée, reprit-elle sérieusement, mais je suis là, maintenant, on pourrait se calmer et laisser cette histoire derrière nous, tu ne crois pas?
- Tu es sérieuse? S'énerva Rick. Et s'il t'était arrivé quelque chose, avec ce malade qui s'en prend au flics, là dehors!
- Castle! Tu ferais bien de te calmer, avertit Kate en fronçant les sourcils.
- Comment veux-tu que je me calme? Tu étais introuvable pendant des heures! On ne passe pas des heures aux archives! Où étais-tu vraiment?
- Je me tapais tous les mecs que je pouvais trouver, vu que mon mari jouait au cowboy avec les deux Dupont! Hurla Kate. Voilà t'es content?!
Il l'avait cherchée, il n'allait pas le regretter, fini de tempérer, elle laissait parler ses hormones, tant pis si ça devait être sanglant...
- Quoi?!
- Bordel, Castle! Ça fait des semaines que je me tiens tranquille sans bouger de mon bureau à remplir cette foutue paperasse, ça ne te suffit pas, il faut en plus que je te fasse un rapport quand je vais aux archives?!
Youpi, voilà que les grossiertés débarquaient, c'était la fête!
- Tu attends notre enfant!
- Tu crois que je ne suis pas au courant?! Il me le rappelle à chaque fois que je mange un truc épicé ou toutes les heures quand je dois me précipiter aux toilettes parce qu'il joue avec ma vessie et j'en passe!
- Je vais vous laisser, dit Jim en se dirigeant vers la porte.
- On vous accompagne, ajoutèrent de concert, Ryan et Esposito ravis de se sortir de là.
Le calme était revenu instantanément. Rick soupira et prit Kate dans ses bras.
- Je me suis inquiété pour toi...
- Je me suis endormie...
- Pardon?
- Je me suis endormie en épluchant des dossiers aux archives, expliqua Kate en enfouissant son visage contre le torse de son mari. Je ne voulais pas t'inquiéter.
Elle pleurait maintenant, fichues hormones. Il lui caressa doucement le dos, cherchant à apaiser son chagrin. Ils n'avaient jamais reparlé de cet événement par la suite. Elle avait toujours veillé à prévenir Gates et à laisser un mot expliquant où elle se trouvait, depuis.
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- Ça va Katie? Demanda Johanna.
- Oui... Je crois...
- Ne force pas les souvenirs, ils vont revenir petit à petit...
Kate tourna la tête vers sa mère et sourit. Elle avait la chance de lui parler de nouveau, il fallait qu'elle en profite, plutôt que de la gâcher par son impatience.
- Maman...
- Oui, chérie?
- Je l'ai eu, tu sais? Celui qui t'a fait ça...
- Je sais.
- Mais ce n'était pas suffisant. Ce n'était qu'un homme de main... Et quand on a découvert qui avait orchestré tout ça... Il est tellement puissant...
- Katie... Tu ne dois pas sacrifier ta vie pour ça.
- Mais ... Tu disais que seule la vérité comptait...
- Et j'avais tord.
Kate dévisagea sa mère, ne comprenant pas ce revirement.
- La vérité est importante, confirma Johanna. Mais... Rien n'est plus important que sa propre vie, c'est ce que cette histoire m'a appris. Quand je regarde ce que cette histoire m'a coûté, ce qu'elle vous a coûté à ton père et à toi, je me dis que je n'aurais pas dû m'entêter dans cette histoire.
- Un innocent était en prison! Et il y est encore! Contra Kate.
- Et j'aurais dû agir plus prudemment! Mon devoir était de l'aider, c'est certain, mais pas au prix de ma vie! J'ai tout gâché pas mon entêtement!
- Tu n'as rien gâché! Bracken l'a fait, répondit Kate.
- Je te demande pardon, Katie.
- Tu n'as pas à t'excuser. Ça n'était pas ta faute. Et je te promets, que si j'arrive à partir d'ici, je te vengerai.
- Justement, je ne veux pas que tu le fasses. Tu as suffisamment sacrifié ta vie à cause de tout ça. Je veux que tu me promettes que si tu pars d'ici, tu vivras ta vie pour toi et ta famille. Tu dois penser à ton mari et à ton fils. Ne leur inflige pas ce que je vous ai infligé.
- ok. Je te promets de ne pas y sacrifier ma vie. Mais si l'occasion de mettre Bracken derrière les verrous m'est donnée, je ne le louperai pas.
- Alors, dans ce cas, promets-moi d'écouter ton mari. Il est plus lucide que toi en ce qui concerne cette histoire.
- Je te le promets, maman. Tu crois vraiment que je peux repartir d'ici?
- Je pense, en effet, que le choix t'appartient. Repartir, te demandera du courage, beaucoup d'épreuves difficiles t'attendent là-bas.
- Et si je ne repartais pas?
- Et bien, tu pourrais prendre le bateau, avec moi.
Chapitre dix
- Tu penses que je devrais partir avec toi? Demanda Kate.
- Non, je pense que ta place est auprès de ton mari et de ton fils... Et de ton père, aussi.
- Tu as dû faire ce choix, toi?
- Non, je n'ai pas eu cette chance, soupira Johanna.
- Et pour repartir? Comment je fais?
- Ça, il va falloir que tu trouves la réponse par toi-même.
- Comment?
- En commençant par te souvenir de ce qui t'a amené ici...
- Facile à dire! J'ai la cervelle comme une passoire!
- Concentre-toi sur tes derniers souvenirs, ça va t'aider...
- Si Rick était là, je suis sûre qu'il m'aiderait, soupira-t-elle.
- Alors pense à lui...
~~~~~~~~~~~~~~~~~
Rick se réveilla en sursaut. Il s'était endormi sur le canapé. Désorienté, il regarda autour de lui. Jim était à la table près de la fenêtre, il donnait son repas à Sam.
- Non, Sam! Avertit Jim.
L'enfant regarda son grand-père en souriant.
- Brave petit, sourit-il.
- Pfffffrrrttt!
Sam souffla la cuillerée de purée que, Jim venait de lui donner, dans la figure de ce dernier, puis éclata de rire devant la mine déconfite de son grand-père.
- Oh non! Tu es bien comme ta mère! Soupira-t-il en attrapant une serviette pour essuyer son visage.
- Essayez la purée d'abricots, il l'aime trop pour jouer avec, sourit Castle en se levant.
- Hey! Richard! J'espère qu'on ne t'a pas réveillé!
- Non, ne vous en faites pas... Alors, ce chenapan vous en fais voir?
- Il est aussi espiègle que Katie. Elle me jouait le même tour quand elle était petite, mais il est en avance, parce qu'elle devait avoir neuf mois, quand elle a commencé ce petit jeu.
- Je peux vous demander de garder Sam un moment?
- Oui, pourquoi?
- Une impression... Il faut que j'aille voir Kate...
- Tu as eu des nouvelles?
- Non... C'est juste... J'ai eu l'impression qu'elle m'appelait...
- Oh Richard... Soupira Jim.
- Je n'en ai que pour une heure! Merci Jim! Lança Rick en attrapant sa veste.
Jim secoua la tête, mais ne dit rien. Comment dire à son gendre que le moment était peut être venu de la laisser partir, quand on est soi même incapable de s'y résigner?
Arrivé à la clinique, Rick se précipita dans la chambre de sa femme, et lui prit la main.
- Hey! Je suis là!
~~~~~~~~~~~~~~~~~
Kate regarda sa main, elle ressentit une agréable chaleur et esquissa un sourire. Il était là, près d'elle. Elle ferma les yeux et se laissa emporter dans ses souvenirs.
Elle dormait contre son torse. Il caressait doucement son dos, savourant ce moment parfait entre le sommeil et le réveil. Elle aurait pu passer sa vie là, dans ses bras. Elle se meula un peu plus contre lui, heureuse.
La sonnerie de son portable les avait tirés de ce moment de félicité. Rick avait tendu le bras pour attraper l'appareil et répondre.
- Envoie-les au diable! On reste au lit aujourd'hui, avait-elle grogné en se cachant sous la couette.
- Castle! J'espère que c'est important, parce que la tigresse sort ses griffes ce matin!
- ...
- Mais non, elle ne ronchonne pas tous les matins! Sourit Castle en jetant un œil à sa femme, qui venait juste de relever vivement la tête.
Elle attrapa l'appareil d'un air furieux et vida sa colère sur son interlocuteur.
- ESPO TU AS INTÉRÊT À AVOIR UNE BONNE EXCUSE POUR NOUS RÉVEILLER AUSSI TÔT UN SAMEDI MATIN, SINON LA TIGRESSE QUI RONCHONNE VA SE FAIRE UN PLAISIR DE VENIR TE BOTTER LES FESSES!!!
- ...
- Ok. On arrive, répondit-elle plus calmement.
- ...
- D'accord, il arrive... Soupira-t-elle.
- Qu'est ce qu'il se passe? Demanda Rick en caressant les boucles brunes de sa femme.
- Il y a eu un meurtre, suffisamment bizarre pour que ça te plaise... Ils passeront te prendre dans une vingtaine de minutes.
- Je peux rester avec toi, si tu veux.
- Non, il n'y a pas de raison que toi aussi, tu sois puni.
- Tu n'es pas punie, tu fais ça pour notre enfant!
- J'ai quand même l'impression d'être une gamine, privée des manèges les plus cool de la fête foraine...
- Tu te prives des manèges les plus cool de la fête foraine pour le bien de notre enfant et c'est ce qui fait de toi une maman formidable, dit-il en l'embrassant.
- File sous la douche, je m'occupe du petit déjeuner, Dupond et Dupont ne vont pas tarder.
Lorsqu'il arriva dans la cuisine, un petit déjeuner gargantuesque était dressé sur la table et Kate mangeait avec appétit.
- Où mets-tu tout ce que tu ingurgites? Demanda-t-il.
- Là, répondit-elle en désignant son ventre bien rond. Ce bébé est un ogre.
- Qu'est ce que c'est que ça? Grimaça-t-il en jetant un œil au contenu du bol qu'elle tenait dans les mains.
- Oignons à la gelée de groseilles!
- Bahhhh! Comment peux-tu avaler ça? fit-il en affichant une moue dégoûtée.
- C'est excellent! Tu devrais essayer! Oh et il y a aussi les cornichons à la confiture d'abricots, c'est une tuerie!
- Tu m'étonnes, tu viens d'assassiner la gastronomie! Répliqua-t-il en réprimant un frisson.
La sonnette retentit, annonçant l'arrivée des gars. Rick embrassa Kate et vint leur ouvrir, prêt à partir.
- Tu ne nous offres pas un café? S'offusqua Esposito.
- On s'arrêtera au Starbuck, vous allez vomir vos tripes en voyant ce qu'il y a sur la table!
- Rien ne peux m'étonner, maintenant, sourit Ryan. Jenny me faisait des champignons à toutes les sauces et à tous les repas.
- Tu veux essayer les oignons à la gelée de groseilles de Kate, ou ce sont les cornichons à la confiture d'abricots qui te font envie? Demanda Rick.
- Sérieux? Fit Esposito. Qu'est ce que tu as fait de Beckett?
- Moi? Rien! C'est l'alien qui est dans son ventre qui l'a transformée!
Ils arrivèrent sur la scène de crime une dizaine de minutes plus tard et rejoignirent Lanie.
- Alors, Lanie, qu'est ce qu'on a? Demanda Castle en s'approchant de la légiste.
- J'espère que tu n'as pas pris ton petit déjeuner, parce que c'est plus que glauque!
- Rassure-toi, voir Kate engloutir des trucs bizarres à longueur de journée a blindé mon estomac, je ne crains plus rien.
- Jette un œil, avant de t'avancer, suggéra Lanie.
Rick obtempéra et revint vers Lanie quelques minutes plus tard.
- Un meurtre au sabre! Super cool! En plus il est mort debout! Constata Rick avec son air de gamin qui découvre ses cadeaux sous le sapin.
- En plein duel, qui plus est!
- Wahh la légende de Benkei le samouraï mort debout! C'est génial! Jubila Castle.
- Mais comment c'est possible? Demanda Esposito en arrivant.
- Il été tué dans une chambre froide, l'effort physique combiné au froid extrême et à l'adrénaline, a accéléré la rigidité cadavérique, expliqua Lanie.
- C'est flippant, marmonna Ryan en regardant le cadavre, un air d'incompréhension totale sur le visage.
- En tout cas, il est temps de remballer, j'ai fini ce que j'avais à faire ici, expliqua Lanie.
- Où va-t-on les gars? Demanda Castle.
- Pas question que tu nous suives, Bro, tu prends la morgue mobile et tu rentres, expliqua Esposito.
- Oh allez! Vous m'avez bien emmené ce matin!
- Et c'était exceptionnel! Uniquement pour voir la scène de crime! Avec ce malade qui traine les rues en prenant les voitures de flic pour cible, tu es assigné à la morgue mobile! Ordre de Gates!
Rick grogna en enfonçant ses mains dans ses poches.
- Allez Castle, fais pas cette tête là, pense à Beckett qui a été privée du spectacle, sourit Lanie.
- Mouais. Je peux prendre une photo? Juste pour la montrer à Beckett.
- Ok, mais si je la trouve sur le net, je te promets que tu goûteras à mes scalpels!
- Je ne ferai pas de bêtise! Promis!
Une fois le cadavre emballé et installé dans la voiture de la morgue, Castle salua les gars et rejoignit Lanie.
Ils s'installaient à l'arrière du fourgon, quand un bruit retentissant se produisit. L'atmosphère sembla se déchirer, tandis que le fourgon était projeté à plusieurs dizaines de mètres de là.
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- Comment vont-ils? Demanda Gates en arrivant à l'hôpital.
- Lanie a une vilaine coupure à la jambe, mais ça va aller, elle va pouvoir sortir tout à l'heure, Esposito est avec elle, expliqua Ryan.
- Et Castle?
- Les médecins sont encore avec lui, on n'a pas de nouvelle.
- J'espère que ça va aller, je ne me vois pas annoncer ça à Beckett, soupira la capitaine.
- M'annoncer quoi? Demanda la voix de Kate derrière eux.
Ils se retournèrent effarés de la trouver derrière eux.
- M'annoncer quoi? Répéta-t-elle en paniquant.
- Kate, il faut vous calmer, répondit Gates, ce n'est pas bon de vous agiter dans votre état.
- NE ME DITES PAS CE QUI EST BON POUR MOI! S'énerva Kate. OÙ EST MON MARI? OÙ EST CASTLE?!
- Les médecins s'occupent de lui, répondit Ryan. On ne peut pas le voir pour l'instant. Viens t'asseoir et explique nous comment ça se fait que tu es ici.
Elle le regarda dans les yeux, elle était angoissée et furieuse, mais le regard rempli de tristesse et de compassion de Kevin, son petit frère de cœur l'apaisa. S'énerver ne servirait à rien. Elle baissa la garde et se laissa entraîner vers les fauteuils de la salle d'attente par son ami.
- Comment as-tu su? Demanda-t-il.
- Un pressentiment... J'ai appelé sur vos portables et comme personne ne me répondait, j'ai demandé qu'on vous localise... Qu'est ce qu'il s'est passé? C'est ce malade?
- Non. C'est un pneu qui a éclaté, le conducteur de la voiture n'a rien pu faire, elle a percuté le fourgon de la morgue.
- Lanie?
- Quelques blessures superficielles, mais ça va aller...
- Dieu merci, souffla Kate.
- Et le conducteur de la voiture?
- Il a été bien secoué. Il a quelques côtes fracturées et pas mal de bleus, mais il s'en sortira.
- Il faut que je prévienne Martha et Alexis, réalisa-t-elle soudain.
- Gates s'en occupe, il faut que tu restes tranquille pour le petit.
- Je sais...
Martha, Pi et Alexis arrivèrent peu après.
- Katherine, Darling, ça va? Demanda Martha en arrivant.
- Ça ira, quand Rick sera près de moi.
- Il va s'en tirer, confirma Alexis, il a la tête dure!
Ils passèrent des heures à attendre jusqu'au moment où le médecin qui s'occupait de Rick arriva vers eux.
- Comment va-t-il? Demanda Kate en se redressant dès qu'elle aperçut le médecin.