HypnoFanfics

Interdit aux moins de 16 ans

Jeu de pistes

Série : Castle
Création : 19.01.2014 à 18h21
Auteur : balvert 
Statut : Terminée

« Lorsqu'un nouveau tueur décide de jouer avec la police de New York, les nerfs de Beckett et Castle risquent d'être malmenés. S'engage un jeu du chat et de la souris, qui s'avérera  » balvert 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 20 paragraphes

Afficher la fanfic

Chapitre 1 : 

« Aller maman, on y va !!! 
- Deux minutes mon ange, je prends les clefs et mon manteau et c’est parti. 
- Ouais !!! 
- Tu as bien pris ton ballon ? 
- Oui maman, aller dépêche-toi ! » 
Elle prit soin de bien fermer sa porte à clef, et ne put retenir un sourire en voyant son fils se diriger à pas de course vers la porte d’entrée de l’immeuble. La petite tête brune se retourna, la main sur la clenche, et attendit, non sans impatience, que sa mère arrive. Puis il cala son ballon sous un bras, et attrapa sa main de l’autre. Malgré sa fougue, le monde lui semblait encore bien trop grand du haut de ses cinq ans, et il avait encore besoin de la présence rassurante de la première femme de sa vie. C’est donc main dans la main qu’ils prirent le chemin de Central Park. Les jambes du petit bonhomme semblaient connaître le trajet par cœur et le guidèrent vers une petite aire de jeu où il retrouva Marco, un copain d’école. Ils avaient pris l’habitude de jouer au ballon tous les dimanches matin. Cette semaine il devait prendre sa revanche sur la semaine dernière, car Marco avait gagné et il ne pouvait décemment pas laisser passer ça, c’était une question d’honneur ! Commença un jeu acharné, où chacun des deux adversaires observait l’autre, à la recherche de la moindre faille, de la moindre faiblesse, du moindre geste trahissant une baisse d’attention. Tout à coup Mike décida de passer à l’action. Il regarda droit devant lui, jaugea la distance d’un regard, arma sa frappe et tira. 
Et… le ballon atterrit droit dans un buisson, très loin à droite du but. Penaud, il alla le chercher sous les rires de Marco. Il dû se faufiler entre plusieurs branches et s’écorcha un peu les bras mais parvint enfin à mettre la main dessus. Mais quelque chose le retenait. Il tira un peu et resta surpris de sa découverte : 
« Maman, il y a un monsieur qui fais dodo dans le buisson ! 
Quoi, comment ça mon cœur ? Oh mon Dieu !!!! » 

*** 
Des hommes en uniformes avaient remplacés les habituels joggers du lundi matin, et s’employaient à fouiller le moindre recoin du parc autour de la scène de crime. La légiste s’activait déjà autour du corps. Kate Beckett soupira, elle s’était couchée tard la veille et n’aurait rien eu contre une grasse matinée. Elle sourit cependant en voyant une tasse de café apparaître devant ses yeux : 
« Eh, merci ! Il va vraiment falloir que tu m’expliques comment tu fais pour trouver du café à n’importe quelle heure de la journée et à n’importe quel endroit de New York. 
- Tu le saurais si tu ne m’avais pas fait faux bond cette nuit, répliqua son écrivain préféré un sourire malicieux peint sur le visage. 
- Je t’ai dis cent fois que je passais la soirée avec mon père, Castle, et quand il a vu l’heure, il n’a pas voulu me laisser reprendre la route ! 
- Je sais, mais tu m’as quand même manquée… 
- Oh pauvre petit chou, incapable de se passer de son doudou pendant une nuit ! fit-elle pour sauver la face. Elle ne lui avouerai jamais qu’elle détestait ne pas dormir dans ses bras… 
- Rigole tant que tu le peux encore… 
- Serai-ce une menace ?, répondit-elle en souriant. 
- Vous verrez cela Lieutenant, murmura-t-il à son oreille, déposant un léger baiser dans son cou au passage. 
- Bon les amoureux, ça vous dérangerait de venir travailler un peu ? 
- Excuse-nous Lanie, qu’est-ce que tu as ?, demanda Kate tentant de reprendre ses esprits. 
- Homme blanc, la quarantaine, mais pour le moment un parfait inconnu. 
- Il n’avait pas ses papiers sur lui ? demanda Kate. 
- On n’a retrouvé qu’un permis de conduire, et je doute qu’il lui appartienne… répondit Ryan en tendant le porte-feuille de la victime à sa supérieure. 
- Emilia Green, 25 ans, lut Beckett. 
- Peut-être que la victime était un trans ? suggéra Castle. 
- Tu connais la cause de la mort ? demanda la jeune femme, préférant ignorer la remarque de son homme. 
- Je n’ai rien remarqué pour le moment, je t’en dirais plus après l’autopsie. Mais vu la rigidité cadavérique, je situe l’heure de la mort entre 2 et 4 heures du matin. 
- D’accord, merci Lanie. Espo, tu as quelque chose ? 
- Je te présente Mike Wright, c’est lui qui a découvert le corps, répondit-il en montrant l’enfant qui était dans les bras de sa mère. 
- Pauvre gamin, fit Kate. 
- Oh ne t’inquiètes pas, à cette âge ils ne se rendent pas vraiment compte de ce qu’ils voient ou vivent. Il paraît qu’on n’a pas de réels souvenirs avant nos six ans. Et si tu savais ce qu’Alexis a vu à son âge…. Il y a cette fois où… 
- Non c’est bon Castle, on va s’en passer, merci. Les gars retournez au poste, regardez si à tout hasard vous repèreriez quelqu’un de suspect aux alentours du parc à l’heure du crime sur les vidéos de surveillance. Castle et moi allons faire un petit tour du voisinage. 
- Sérieusement, tu as vu l’heure ? s’exclama l’écrivain. 
- Oui il est exactement 7h32, où est le problème ? 
- Eh bien on ne dérange pas les gens aux aurores voyons ! 
- Mais tout le monde n’est pas une marmotte mon chéri… 
- Pas de ma faute si ma fiancée me prend toute mon énergie ! répliqua-t-il. 
- Ah, parce que tu t’en plains maintenant ? rétorqua-t-elle dans un grand sourire. Aller viens, on a du travail. » 

Ils commencèrent par interroger Mike. Il expliqua à « Madame Kate » que son ballon était tombé sur un monsieur qui faisait la sieste, et qu’il espérait qu’il ne l’avait pas réveillé ni lui avait fait du mal. La mère était effondrée et affirma ne rien avoir remarqué de suspect en arrivant au parc. Ils interrogèrent les habitants les plus proches de la scène de crime, mais comme souvent à New York, personne n’avait ni vu ni entendu quoique ce soit d’inhabituel. Ils allaient faire demi-tour pour rentrer au poste quand Castle arrêta Kate : 
« Eh, regarde là ! 
- Quoi ? 
- Mais là devant, entre les deux buissons, il y a des cartons et des morceaux de plastiques, ce qui doit sûrement être la « maison » d’un… 
- … SDF, firent-ils en même temps. Allons le voir, invita Kate. Monsieur ? demanda-t-elle en voyant un jeune homme assoupi, une bouteille d’alcool pratiquement vide à côté de lui. Monsieur ? 
- Foutez-moi la paix ! 
- Excusez-moi Monsieur, mais je suis le Lieutenant Beckett, NYPD, j’aurai quelques questions à vous poser. 
- Oh, vous êtes là pour le meurtre ! 
- Vous avez vu quelque chose ? demanda Castle intéressé. 
- Bien sûr, Big J voit tout ce qu’il se passe dans son parc ! 
- Je vous écoute, incita Kate. 
- Alors, la nuit était déjà tombée, il commençait à faire vraiment froid. Je suis allé dans le buisson là-derrière où je planque une ou deux couvertures. Et c’est là que je l’ai vue ! 
- Que vous avez vu quoi ? demanda Castle, buvant ses paroles. 
- La soucoupe des extraterrestres voyons ! 
- Mais bien sûr, soupira Kate. 
- C’est vrai ? Elle était comment ? interrogea Castle surexcité. 
- Assez sombre, c’est sa lumière qui l’a trahie, pourtant ils sont intelligents, c’était une lumière rouge, ça ne se remarque pas trop la nuit, mais Big J l’a vue ! Ils ont déposés le corps dans le buisson et pfft, sont repartis vers l’au-delà ! 
- Et vous en avez vu ? Des extra… 
- Bon Castle ça suffit, on y va. Merci euh… Big J pour vos informations si précieuses, au revoir. » 


judy1  (19.01.2014 à 18:41)

Chapitre 2 :

Une fois dans la voiture en direction du poste, Kate demanda : « Rassure-moi, tu n’y croyais quand même pas à cette histoire de soucoupe ?, et alors que Castle ouvrait la bouche pour répondre : Non en fait, je préfère ne pas savoir. »

L’ascenseur s’ouvrit sur les bureaux du 12th. Ils retrouvèrent les gars qui n’avaient pas beaucoup plus progressé qu’eux :

« Alors, vous avez trouvé quelque chose ?

- Hormis un SDF un peu ivre et un vol de sac à main d’une vieille dame par un gamin en skateboard il n’y a pas grand-chose à signaler… Et vous ?

- On a retrouvé le meilleur ami de Castle, qui nous a donné des informations très précieuses.

- Ah bon ?, répondit Ryan, crédule.

- Selon lui ce seraient les extraterrestres qui auraient fait le coup. Sûrement le SDF que vous avez vu…

- C’est ça, moque-toi ! bouda Castle, alors que le téléphone de Kate sonnait.

- Beckett … Ok Lanie on arrive. Arrête de pleurnicher Castle, Lanie a du nouveau pour nous !

- Vous voyez comment elle me traite ? Non mais vous avez vu ? » se plaignit l’écrivain en s’éloignant sous le regard amusé des deux lieutenants.

 

« Hey Lanie, tu as trouvé quelque chose ?, demanda Kate à peine après avoir franchi la porte de la morgue.

- Plusieurs choses en fait. Pour commencer l’identité de votre victime.

- Laisse-moi deviner, fit Castle en apposant deux doigts sur ses tempes et fermant les yeux. ADN, empreintes digitales… Non trop facile… Fichier dentaire ?

- Prothèse d’épaule, le coupa la légiste, souriant en le voyant bouder. Il a fait une très mauvaise chute au ski il y a quelques années, les chirurgiens n’ont pas eu d’autres choix pour garder la mobilité de l’articulation.

- Alors ? demanda Kate, peu patiente.

- Le numéro de série m’a conduite jusqu’à un certain Ethan Morris, 37 ans.

- Ok, génial ! Tu as dis que tu avais autre chose ?

- J’y arrive, deux secondes ! s’exclama la métisse. Pour commencer, ça, fit-elle en désignant le poignet droit de la victime.

- Un trace d’aiguille ?

- Oui, et vu l’emplacement je pense à une sorte de perfusion. Et puis j’ai découvert ceci, fit-elle en soulevant légèrement le draps recouvrant la victime, dévoilant ainsi sa cuisse gauche.

- Une autre marque de piqure ?

- Oui, j’ai faillit la manquer, mais vu que ces deux traces sont les seules présentes sur tout le corps et qu’il n’a rien d’un drogué, je pense qu’il a été empoisonné. J’ai demandé des analyses sanguines, je te dirais par quoi bientôt. Enfin, il était déshydraté et ne semblait pas avoir avalé grand chose depuis plusieurs jours.»

 

Après avoir regagné son bureau, Kate demanda à Espo et Ryan de faire quelques recherches sur la victime pendant que Castle et elle se chargeaient d’Emilia Green. Après quelques tasses de café, elle les appela devant le tableau blanc afin de faire le point. Ryan se lança en premier :

« Ethan Morris, 37 ans, marié à une certaine Lily Morris depuis un an, sans enfant. Il est trader pour la Chase Manhattan Bank. Sa femme est une avocate de droit international.

- Emilia Green, poursuit Kate en voyant qu’il a terminé, 25 ans, étudiante en art contemporain à l’Université de New York. Son père tient une petite boutique d’antiquités sur Park Avenue, sa mère est institutrice. Elle est fille unique, pas de petit ami connu.

- Qu’est-ce qui peut relier un trader à une étudiante ? demanda Esposito perplexe.

- Aucune idée, mais c’est ce qu’on va devoir découvrir. Si Ethan Morris avait son permis de conduire sur lui c’est qu’il y a une raison. Vous deux allez voir au travail de la victime, peut-être que ses collègues pourront vous renseigner sur ce lien. Nous allons voir Mme Morris. » 

 

Les deux binômes partirent chacun dans une direction différente, afin d’obtenir un début de piste sur lequel travailler. Beckett et Castle arrivèrent rapidement au domicile de leur victime. Kate sonna, puis inspira un bon coup afin de se donner le courage nécessaire pour annoncer ce genre de nouvelle. Rick se contenta de lui offrir un timide sourire, lui apportant tout le soutient qu’il pouvait. La porte s’ouvrit et le visage de la jeune femme se ferma. Elle observa quelques instants la femme se tenant devant elle, souriant pour accueillir ces deux inconnus, une main sur son ventre arrondi… Elle soupira, puis se présenta :

« Madame Morris ? Oui ? Lieutenant Beckett, NYPD, et voici Monsieur Castle. Pouvons-nous entrer quelques instants s’il vous plaît ?

- Oui bien sûr, répondit Lily en ouvrant la porte plus largement et les invitant à pénétrer dans le salon. Qu’est-ce qui vous amène ? Un problème avec Ethan ? demanda-t-elle, inquiète devant l’air sérieux qu’ils affichaient.

- Je suis désolée Madame, votre mari a été assassiné, je vous présente toutes mes condoléances… » Kate ferma les yeux une toute petite seconde.

Voilà, c’était fait, elle venait de lancer cette bombe et détruire la vie de cette femme et de ce petit être qui n’avait même pas encore eu le temps de pointer le bout de son nez. Lily pâlit, ses jambes se dérobèrent, Castle eut juste le temps de la rattraper avant qu’elle ne heurte le sol. Il la porta jusqu’au canapé, pendant que Kate alla lui chercher un verre d’eau. Elle ne mit pas longtemps à reprendre connaissance. Elle était toute tremblante, avait la bouche pâteuse et les mains moites. Rick attrapa quelques coussins et l’aida à s’installer plus confortablement. 

« C’est bon, merci, je me sens mieux, fit-elle alors que Beckett lui tendait un autre verre d’eau.

- Vous venez de faire un malaise, vous devriez boire, ça vous fera du bien, insista-t-elle. De combien de temps êtes-vous enceinte ?

- 7 mois.

- On va vous emmener voir un médecin.

- Non, je vous assure, ça va, ce n’était rien !

- J’appelle quand même quelqu’un, on ne va pas vous laisser comme ça, protesta Castle en s’éloignant, le téléphone à la main.

- C’est vrai Lieutenant ? Ethan… Ethan est… mort ? demanda Lily la voix tremblante, les yeux baignés de larmes.

- J’en ai bien peur oui, on a retrouvé son corps ce matin à Central Park.

- Pourquoi ? Pourquoi lui ?

- C’est ce que nous allons tenter de découvrir. Est-ce qu’Ethan avait des problèmes à son travail, un différent avec un collègue, un client qui pourrait lui en vouloir ?

- Pas que je sache non, il était un des meilleurs alors il devait sûrement susciter un peu de jalousie, je sais que c’est un univers de requins, mais de là à le tuer ? Non, je ne vois pas …

- Et de votre côté? Vous avez une grande réputation, quelqu’un pourrait vous en vouloir ?

- J’ai gagné pas mal de procès contre des personnes de pouvoir, donc oui pas mal de monde peut avoir une dent contre moi, mais de là à s’en prendre à Ethan ? Ce pourrait être de ma faute ?!

- Non, ce n’est pas du tout ce que j’ai dis ! s’exclama Kate en prenant une de ses mains entre les siennes. Nous devons juste envisager toutes les possibilités. Mais ce n’est en aucun cas de votre faute, uniquement celle de celui qui est derrière tout ça, et je vous promets de faire tout mon possible pour le trouver et le faire payer ! »

 

Le médecin arriva, et les pria d’attendre à côté le temps de l’examiner. Ils en profitèrent pour aller fouiller le bureau de la victime, après avoir reçu l’accord de sa femme. L’ordinateur d’Ethan était protégé par un mot de passe, Kate l’emporta pour le donner à Tory. Ils jetèrent un coup d’oeil à son agenda, mais rien ne semblait sortir de l’ordinaire. Ils firent également chou blanc en regardant dans les tiroirs, ils n’y trouvèrent que des fichiers relatifs à la Chase Manhattan Bank, des dossiers de Lily Morris et quelques documents personnels. Ils retournèrent dans le salon où le docteur venait de terminer. Il leur assura qu’il y avait eu plus de peur que de mal, et que le bébé tout comme sa maman se portaient à merveille. Il préférait tout de même lui faire faire quelques examens supplémentaires pour être sûr de ne rien avoir loupé et la garder quelques heures sous surveillance. Kate le remercia, puis s’approcha de Lily :

« Je sais que ce n’est pas grand chose, mais tenez, voici ma carte. Si vous avez besoin de quoique ce soit, n’hésitez pas à appeler. Merci… Prenez soin de vous, votre bébé va avoir besoin que vous restiez forte ! »


balvert  (20.01.2014 à 19:17)

Chapitre 3 :

De leur côté Ryan et Esposito se trouvaient au siège de la Chase Manhattan Bank. Après s’être présentés à l’accueil, on les escorta jusqu’au bureau de Morris, ou plutôt l’open space dans lequel il travaillait avec cinq autres traders. Un seul des bureaux étaient occupés, on leur apprit que les autres employés étaient à Wall Street pour le moment.

« Bonjour, Lieutenants Esposito et Ryan, pourriez-vous nous accorder quelques secondes ?

- Honnêtement, non, répondit un homme tiré à quatre épingles dans un costume hors de prix sans lâcher des yeux son écran où défilaient des tonnes de chiffres et courbes auxquelles les deux flics ne comprenaient pas grand chose.

- Nous enquêtons sur un meurtre, alors il va falloir que tu trouves du temps pour nous répondre, à moins que tu n’aies envie de nous suivre jusqu’au poste ? rétorqua Espo.

- Je n’ai rien contre vous les mecs, accordez-moi juste deux petites minutes s’il vous plaît. Laissez-moi finir ça si vous ne voulez pas avoir à enquêter sur mon meurtre lorsque le patron saura que je lui ai fait perdre plusieurs dizaines de millions de dollars ! Il continua de panioter quelques instants sur son clavier, devant l’air médusé des deux flics devant tant de culots, puis se retourna victorieux : Et voilà, à nous maintenant. Qu’est-ce qui vous amène ?

- Le meurtre d’Ethan Morris, répondit Ryan sèchement, passablement énervé par son comportement.

- Le quoi ? Vous… Vous voulez dire qu’Ethan est mort ? Oh merde alors ! C’est pas possible ! souffla-t-il en se prenant la tête entre les mains.

- Vous étiez proches ?

- Pas spécialement, vous savez dans ce monde on est toujours tous en concurrence, difficile de lier de véritables amitiés. Mais Ethan était doué, vraiment doué, on l’admirait tous ici. Ca va être un coup dur pour la banque…

- Connaissez-vous quelqu’un qui aurait pu être jaloux ?

- Je vous l’ai dis, c’était le meilleur, alors à peu près tous ceux qui travaillent avec lui… Mais vous devriez parler à Pete.

- Pete ? questionna Ryan.

- Peter Williams. Ethan et lui étaient en compétition pour la même promotion.

- Laissez-moi deviner, c’est Ethan qui a gagné ?

- Bingo. Pete était vert de rage quand le boss le lui a annoncé. Il a tenté de monter plusieurs autres traders contre la direction, mais il n’a pas été suivi. Et il y a deux semaines à peine il a merdé sur une transaction et a perdu pas mal d’argent, alors il a décidé de faire profil bas.

- Vous avez insinué qu’on devrait enquêter sur votre meurtre si vous perdiez de l’argent, est-ce que votre patron aurait pu sanctionner Ethan pour une mauvaise opération ?

- Je disais ça pour plaisanter, il est exigent mais je ne pense pas qu’il irait jusque là ! Parce que sinon on serait déjà tous morts …

- Sympa l’ambiance… remarqua Espo. Une dernière question, avez-vous déjà vu cette femme ?

- Non, qui est-ce ?

- Emilia Green, ce nom vous est familier ?

- Non, jamais entendu parlé…

- D’accord, très bien, merci de nous avoir accordé quelques unes de vos si précieuses secondes… »

 

Ils retrouvèrent Castle et Beckett dans la salle de repos du 12th. Ils débrifèrent devant une bonne tasse de café préparée par les soins de l’écrivain :

« Alors, vous avez trouvé quelque chose d’intéressant ? demanda Beckett.

- Le monde de la finance n’est vraiment pas fait pour moi, grimaça Ryan.

- Et plus sérieusement, personne ne connaissait Emilia Green à son bureau, répondit l’hispanique. Par contre on a peut-être une piste, on a discuté avec un collègue d’Ethan, un certain Max Smith, qui nous a raconté qu’il avait eu un différent avec Peter Williams il y a quelques temps. Ce dernier n’a pas apprécié que Morris ait une promotion et pas lui…

- Bien, allez le voir. On va se rendre chez Emilia Green. »

 

La Crown Victoria de Beckett se gara peu de temps après devant l’appartement de l’étudiante. Castle se précipita pour retenir la porte du hall d’entrée qu’une vieille dame venait d’ouvrir, et manqua de s’étaler lamentablement sur le bitume lorsque son pied heurta le bord du trottoir. Kate eut du mal à se retenir pour ne pas rire.

« Alors c’est comme ça, j’aurai pu me blesser et toi ça te fais rire ? bouda Castle.

- Tu risquais surtout de blesser ton égo … sourit-elle.

- Il va falloir que tu me soignes ce soir, je sens une petit douleur là, répondit-il dans un sourire charmeur.

- Allez viens, on a du travail », rétorqua-t-elle en levant les yeux au ciel. 

L’ascenseur étant en panne, ils grimpèrent cinq étages à pieds. Lorsqu’ils arrivèrent enfin devant l’appartement d’Emilia Green, l’écrivain était tout essoufflé.

« Eh ben, il va falloir que tu te mettes au sport ! se moqua Kate.

- Mais j’en fais !

- Je ne parlais pas de ce genre de sport… Tu devrais venir courir avec moi, ça te ferais du bien.

- Dis tout de suite que je suis gros ! se vexa l’écrivain.

- Pas du tout, je les aime bien moi tes poignets d’amour !

- Ca va al… QUOI ? »

Cette fois-ci Kate ne put se retenir et parti dans un grand fou-rire en voyant la tête qu’affichait son fiancé. Il était tellement mignon quand il boudait comme un petit enfant privé de dessert. Mais elle avait peut-être été trop loin ce coup-ci, aussi déposa-t-elle un doux baiser sur sa joue pour se faire pardonner.

« Vous n’allez pas vous en sortir comme ça Lieutenant ! menaça-t-il.

- J’attends de voir », répondit-elle dans un sourire aguicheur.

 

Ils sonnaient déjà pour la quatrième fois lorsqu’un voisin ouvrit sa porte :

« Si vous cherchez Emilia, ça fait trois jours que je ne l’ai pas vue.

- Oh, et vous sauriez où est-ce qu’elle se trouve ?

- Aucune idée.

- Ca lui arrive souvent de s’absenter comme ça ?

- Jamais, en général elle me prévient pour que je viennes m’occuper de Sam, son chat.

- Vous auriez les clefs qu’on jette un coup d’oeil ?

- Oui bien sûr, tenez les voilà. Vous pensez qu’il lui est arrivé quelque chose ?

- Elle est peut-être restée dormir chez une amie ou un petit ami ? suggéra Castle.

- C’est tout ce que je lui souhaite, mais Emilia était plutôt du genre renfermé. Tout ce qui comptait c’était ses études, elle ne recevait jamais personne et sortait rarement. »

Beckett et Castle se regardèrent. Quelque chose clochait, et Kate avait un mauvais pressentiment… Ils entrèrent dans l’appartement, à la décoration soignée et impeccablement entretenu. Rick sursauta lorsqu’un chat gris se faufila entre ses jambes et s’échappa dans le couloir. Il essaya de le rattraper, mais il s’était déjà réfugié dans les bras du voisin qu’il semblait bien connaître. Il se dirigea vers ce qui semblait être le coin bureau. Un ordinateur y trônait au milieu de dizaines de polycopiés et autres livres traitant tous d’art. Il y trouva également un petit classeur où étaient classées des fiches selon un orde précis. « Ouah, très organisée! » pensa-t-il. Alors qu’il poursuivait son inspection, son pied heurta la poubelle qui renversa son contenu sur le carrelage. Il se fustigea mentalement, puis s’empressa de ramasser les emballages de barres céréalières, les canettes de boissons énergisantes, les tickets de caisse du Fairway Market et autres supermarchés, les tickets de prêts de la bibliothèque, des tonnes de feuilles de brouillons froissées ou déchirées et autres détritus avant que Kate ne remarque sa bêtise. Ils firent rapidement le tour et ne trouvèrent rien d’anormal ou qui pourrait indiquer les raisons de son départ.


balvert  (21.01.2014 à 18:10)

Chapitre 4 :

Pendant ce temps, Ryan et Esposito s’étaient rendus au domicile de Peter Williams. Mais ils trouvèrent porte close. Un voisin curieux leur appris qu’il n’était sûrement pas encore rentré du travail, mais qu’il ne devrait plus tarder. Il leur proposa un café pour les aider à patienter, ce qu’ils acceptèrent poliment. Ils pénétrèrent dans un grand salon et grimacèrent devant l’étrange spectacle. Tout ce qui s’y trouvait était vert : le plafond, le sol, les murs, les meubles, le canapé et ses coussins, même la table et les chaises. Esposito se demanda dans quel genre d’endroit ils avaient atterris, mais décida de faire abstraction de cette déco quelque peu osée pour se concentrer sur le vieillard. Il semblait avoir dans les 70 ans, avait quelques difficultés à se mouvoir mais la langue bien pendue. Un voisin curieux peut toujours être utile lors d’une enquête, à condition de savoir faire la distinction entre rumeurs et réalité. Mais outre le fait que « la vieille bique d’en face » avait « foutu un boucan d’enfer toute la nuit dernière », que le pauvre Monsieur George ferait bien d’avoir une bonne discussion avec sa « bourgeoise » qui le faisait cocu tous les jours et que Madame Fox avait encore perdu son travail, ils n’apprirent pas grand chose. Ils cherchaient désespérément une excuse pour lui fausser compagnie, mais le vieil homme tenait bon et ne semblait pas décider à les laisser partir. Soudain une voiture se garant devant le domicile de Peter leur sauva la vie. Ils se hâtèrent de quitter la maison verte et interpellèrent le suspect à peine sorti de sa voiture.

« Peter Williams ?

- Oui ?

- Lieutenant Ryan, et voici le Lieutenant Esposito, NYPD. On aurait quelques questions à vous poser.

- Nous ferions mieux de rentrer alors, répondit Peter en désignant d’un signe de tête la fenêtre du vieillard où le rideau venait de s’écarter. Je vous offre un verre ?

- Non, merci, refusa poliment Esposito.

- Alors, qu’est-ce qui vous amène ? leur demanda-t-il une fois qu’ils eurent pris place dans un canapé en cuire blanc, trônant dans un salon à la décoration beaucoup plus « normale ».

- Connaissez-vous cet homme ?

- Oui, c’est Ethan Morris, je travaille avec lui à la Chase Manhattan Bank. Il a des ennuis ?

- Lui ne risque plus d’en avoir, par contre vous peut-être…

- Excusez-moi mais j’ai peur de ne pas vous suivre ?

- Ethan Morris a été retrouvé ce matin dans Central Park, mort.

- Oh ! Finalement il existe une justice dans ce monde ! sourit-il.

- Cette nouvelle ne semble pas vous surprendre plus que ça ? constata Ryan.

- Qu’est-ce que vous insinuez ?

- On sait que vous avez eu quelques problèmes avec la victime récemment, poursuivit Esposito.

- Attendez, vous n’êtes tout de même pas en train de dire que c’est moi qui l’ai tué ?

- Où étiez-vous entre 2 et 4 heures du matin ?

- Non mais vous délirez !! Ok, je ne portais pas Ethan dans mon coeur et je ne le pleurerais pas, mais je ne suis pas un meurtrier ! Sauf si vous avec des preuves de ce que vous avancez, je vous prierais de bien vouloir quitter cette maison. Maintenant ! »

 

De leur côté, Beckett et Castle sortaient du domicile des parents d’Emilia Green, avec très peu de nouveaux éléments. En effet, ils étaient fâchés avec leur fille, et n’en avait plus eu de nouvelle depuis son départ du domicile familiale après une énième dispute au sujet de ses études. Ils ne considéraient pas l’art comme un métier, et avaient tout fait pour la faire changer d’avis, surtout qu’avec ses capacités intellectuelles elle aurait très bien pu devenir médecin ou avocate. C’était du gâchis et uniquement un caprice de petite fille, elle finirait bien par se rendre compte de son erreur. Lorsque Beckett leur apprit qu’Emilia était introuvable, ils ne semblèrent pas s’en inquiéter outre mesure. « Elle doit sûrement traîner dans un de ces bars minables pour noyer sa honte », rétorqua son père. Castle ne put s’empêcher de leur dire que leur fille travaillait dur pour subvenir à ses besoins, qu’elle avait un appartement tout à fait correct et semblait très douée dans son domaine. Il s’empressa ensuite de sortir, ne s’inquiétant même pas de savoir si Beckett avait fini ou pas, mais s’il était resté une seconde de plus, le père se serait sûrement reçu son poing dans sa figure. Kate n’excusa même pas le comportement de son compagnon, et sorti le rejoindre, dans le même état que lui. Elle ne comprenait pas qu’on puisse parler de sa propre fille avec des mots aussi durs, tout ça parce que son objectif de vie ne correspondait pas à leur idéal. Elle lui posa une main réconfortante sur l’épaule, ce qui eut pour effet immédiat de le calmer, puis ils prirent la direction du poste. Mais à peine avaient-ils rejoint la voiture de Kate, qu’ils furent interpellés :

« Lieutenant Beckett ! Lieutenant Beckett, attendez !

- Madame Green ?

- Vous avez dit que ma fille était introuvable, elle est en danger ? demanda-t-elle quelque peu essoufflée.

- Ah parce que ça vous intéresse maintenant ? ne put s’empêcher Castle.

- Ecoutez, je suis parfaitement consciente que notre comportement est impardonnable…

- Nous ne sommes pas là pour vous juger Madame, nous souhaitons juste nous assurer que votre fille va bien, fit Kate en jetant un regard noir à son compagnon, car même si elle était d’accord avec lui, ce n’était pas leur rôle de faire ce genre de remarques.

- Nous avons toujours été très proches Emilia et moi, et son départ a été un véritable déchirement. J’ai pourtant tenté de la faire changer d’avis à de maintes reprises, je savais que ça finirait mal et que son père ne voudrait jamais entendre raison. Vous savez, il n’a pas connu son père et il vivait dans une toute petite chambre de bonne avec ses deux frères et une mère malade. Dès le plus jeune âge il a dû se débrouiller, étant le plus grand, pour subvenir aux besoins de la famille. Il s’est juré de réussir pour les sortir de la misère, et de tout faire pour que ses enfants ne connaissent pas le même sort. Enfin bref, il a piqué une colère noire quand Emilia nous a annoncé son choix et l’a mise à la porte. Je me suis retrouvée au milieu, sans trop savoir que faire, de peur de les perdre tous les deux si je m’en mêlais. Je suis allée chez sa meilleure amie, Alicia, où j’étais pratiquement sûre de la trouver. On a longuement discuté, et nous avons fait la paix. Elle me téléphone tous les jours, lorsque Marc est au travail. Mais ça fait quatre jours que je n’ai pas eu de ses nouvelles …

- Avez-vous une idée d’où est-ce qu’elle peut être ?

- Je pensais qu’elle était avec Alicia, sa mère ayant de gros problèmes de santé, mais lorsque je l’ai appelée ce matin elle m’a dit qu’elle ne l’avait pas vue depuis plusieurs jours. J’allais vous appeler, ma fille ne serait jamais partie sans nous prévenir, Alicia et moi. J’ai un mauvais pressentiment, aidez-moi s’il vous plaît ! Il faut que vous la retrouviez !

- Nous allons faire tout notre possible Madame », la rassura Kate.

 

A peine rentrés au poste et après avoir contacté la fameuse Alicia pour confirmer l’histoire de la mère, Beckett alerta ses collègues quand à la disparition d’Emilia Green.


balvert  (22.01.2014 à 20:08)

Chapitre 5

Le lendemain ils arrivèrent tous très tôt et se mirent à la recherche de la moindre piste pour retrouver la trace d’Emilia Green. En fouillant ses relevés bancaires et téléphoniques, ils constatèrent qu’elle disparaissait de tous les écrans radars la veille du meurtre d’Ethan Morris. Kate soupira de frustration quand un énième coup de téléphone s’avéra être un nouvel échec. Castle s’en aperçut et courut lui préparer un café. Il prit soin de lui dessiner un petit coeur comme il en avait prit l’habitude, et le lui apporta, savourant le sourire qu’elle lui offrit. Mais son sourire ne déforma que sa bouche, et n’atteignit pas ses yeux, dans lesquels il pouvait lire son inquiétude. Il reposa sa tasse vide, et se positionna devant le tableau blanc, actionnant ses méninges à la recherche du moindre début de piste pour retrouver Emilia. Kate vint prendre place à ses côtés.

« Qu’est-ce que tu penses de cette mystérieuse disparition la veille du meurtre d’Ethan ? C’est notre tueuse ? demanda Castle.

- Et elle aurait laissé son permis sur le corps ? Non, peu probable…

- Donc ce serait…

- Une autre victime oui… soupira Kate, espérant de tout coeur se tromper, même si plus les heures passaient, plus cette hypothèse semblait être la plus plausible…

- Je ne comprends pas, ces deux là n’ont rien en commun ! On a un trader très réputé, un véritable requin en affaire et une jeune étudiante en art. On a regardé, ils ne fréquentaient pas les mêmes lieux, et rien n’indique qu’ils se connaissaient. Alors pourquoi eux ?

- Aucune idée, ils doivent évoquer quelque chose de semblable pour le tueur.

- Tu penses à un tueur en série ? C’est encore trop tôt pour le dire, et pour le moment rien n’indique qu’Emilia soit morte, alors on va se concentrer sur sa disparition et essayer de la retrouver avant qu’il ne soit trop tard ! »

Elle se remit au travail. Castle sortit son téléphone pour regarder l’heure, puis, voyant qu’il était temps de faire une pause repas, se porta volontaire pour aller chercher de quoi se restaurer. Il passa prendre la commande d’Esposito et Ryan, puis reprit le téléphone qui traînait sur le bureau de Beckett. Il sortit du 12th et prit la route de leur restaurant préféré.

Il était presqu’arrivé lorsque son téléphone sonna. Il décrocha par automatisme :

« Castle.

- Oh, bonjour Monsieur Castle, je pensais avoir le Lieutenant Beckett », fit une voix féminine à l’autre bout du téléphone.

Rick marqua un temps d’arrêt : pourquoi si on l’appelait pensait-on avoir Kate ? Soudain il fut prit d’un mauvais pressentiment et écarta le téléphone de son oreille. Son sang ne fit qu’un tour :« Elle va me tuer !! » pensa-t-il.

« Allô ? Monsieur Castle vous êtes toujours là ?

- Oui, excusez-moi, bégaya-t-il. Je peux transmettre un message au Lieutenant Beckett ?

- C’est Lily Morris.

- Oh, je… Que puis-je pour vous Madame Morris ?

- Je ne vous ai pas tout dit quand vous êtes venus m’annoncer… Enfin, j’ai eu tellement peur pour le bébé que je voulais que vous disparaissiez de chez moi. Ethan n’était pas rentré à la maison depuis trois jours. Je le croyais en déplacement pour son travail, mais ses collègues m’ont assurés qu’il n’était pas venu. Je…Oh ! cria-t-elle soudain.

- Qu’est-ce qu’il se passe ? Tout va bien ? s’affola l’écrivain.

- Je… Je viens de perdre les eaux… 

- Où êtes-vous ? demanda Castle dont le coeur s'emballa.

- Chez moi.

- D’accord, j’appelle les secours et j’arrive tout de suite, fit-il tout en hélant un taxi. Restez calme, tout va bien se passer.

- Je… Je ne peux pas… Pas sans Ethan…

- Lily, écoutez-moi bien. Votre bébé va avoir besoin que vous soyez forte, et je sais que vous en êtes capable. Ethan n’aurait sûrement pas voulut que vous l’abandonniez, il est le fruit de votre amour, vous allez devoir vous battre pour lui.

- Mais c’est trop tôt…

- Je ne peux qu’imaginer ce que vous ressentez en ce moment, bien que ce ne soit qu’une pâle idée par rapport à ce que vous devez vivre. Si je devais perdre la femme que j’aime je ne m’en remettrai sans doute jamais. Mais vous n’êtes pas seule, vous avez un petit bout qui a décidé de pointer le bout de son nez, un peu plus tôt que prévu, peut-être pour venir vous apporter son soutien. Il a besoin de vous tout comme vous avez besoin de lui. Alors battez-vous ! »

De l’autre côté du fil, il entendait sa respiration se calmer légèrement, malgré les contractions qui se faisaient de plus en plus proches et violentes. Pendant qu’il tentait de la rassurer, il avait fait signe au chauffeur d’appeler les secours. Ils arrivèrent en même temps que l’ambulance et Lily fut rapidement prise en charge. Il grimpa à ses côtés, et lui serra la main pour lui assurer son soutien. Ils arrivèrent à l’hôpital et tout se passa très vite. Elle fut conduite en salle de travail, et le médecin eut à peine le temps d’arriver qu’un petit garçon pointait le bout de son nez. Castle était heureux de voir le visage de cette jeune maman s’illuminer d’un grand sourire malgré les larmes qui l’inondaient. Il allait s’éclipser, se sentant de trop dans cette pièce où il n’aurait jamais dû être présent, mais elle le retint :

« Monsieur Castle ?

- Oui ?

- Merci.

- C’est normal, répondit-il gêné.

- Quel est votre prénom ?

- Richard, mais tout le monde m’appelle Rick.

- Alors Rick, je vous présente Rick » fit-elle dans un grand sourire.

Ce geste était le plus beau remerciement qu’il puisse recevoir. Il l’embrassa sur le front, fit de même avec le petit bout, lui souhaita bon courage et lui donna son numéro de téléphone, la priant de l’appeler si besoin, puis quitta la chambre, le coeur lourd d’émotions. En refermant la porte, il remarqua que la télévision allumée diffusait un dessin animé qu’il connaissait par coeur pour avoir passé des heures devant lorsqu’Alexis était petite : les Schtroumpfs. Il sourit tendrement, puis quitta l’hôpital.

Il héla un taxi et prit la direction du poste. Quand il vit l’heure, il se dit que définitivement il allait passer un mauvais quart d’heure…


balvert  (23.01.2014 à 18:27)

Chapitre 6

Il sortit le téléphone de Beckett, et composa son propre numéro.

« CASTLE, où est-ce que tu es ? Et qu’est-ce que tu fous avec mon portable ? hurla une voix à l’autre bout du fil où se mélangeaient colère et anxiété.

- Calme-toi Kate, tout va bien, c’est une longue histoire, je vais t’expliquer. J’espère que vous avez encore faim, j’arrive avec le repas. »

 

Lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, il n’eut pas besoin de la voir pour sentir son regard noir se poser sur lui. Il frissonna, puis rassembla son courage et avança vers son bureau. Les Bros lui adressèrent un sourire compatissant lorsqu’il déposa leurs boîtes devant eux. Il s’approcha de Kate, lui tendit son repas et son téléphone, puis lui expliqua ce qu’il s’était passé. Mais à sa grande surprise, celle-ci ne semblait pas décolérer, bien au contraire.

Elle passa le reste de l’après-midi à l’ignorer, ce qui le désorienta complètement et inquiéta Esposito et Ryan. Mais ils ne s’en mêlèrent pas, de peur de s’attirer les foudres de leur boss.

Il passa le reste de l’après-midi à tenter d’avoir une explication du comportement de sa fiancée, mais il ne parvint pas à se retrouver seule avec elle.

L’ambiance commençait à devenir vraiment tendue lorsque le téléphone de Kate sonna.

 

« Hey Lanie, alors qu’as-tu pour nous ? demanda la jeune flic en passant les portes de la morgue.

- Du Flumazénil ! répondit la légiste, remarquant l’apparente mauvaise humeur de sa meilleure amie mais se gardant bien du moindre commentaire, se doutant de la source de ses problèmes…

- Pardon ? demanda Castle.

- Vous vous souvenez des marques d’aiguilles sur le poignet et la cuisse de la victime ? Je vous confirme l’empoisonnement, même si votre tueur a un certain goût pour le sadisme…

- Comment ça ? Il y avait un mélange de deux drogues dans le sang d’Ethan, un puissant sédatif et du Flumazénil. Je pense que votre tueur a drogué votre victime avant de l’enfermer dans un endroit plus tranquille où il l’a séquestrée plusieurs jours. Le Flumazénil a une demi-vie très courte et s’élimine très rapidement donc j’ai failli le louper, mais le tueur lui en a injecté une telle quantité qu’il en restait encore quelques traces. On peut s’en procurer grâce à une simple ordonnance, donc je doute que vous trouviez quoi que ce soit d’intéressant.

- Et comment …

- De sommeil ! Ou plutôt par manque de repos. Le Flumazénil est utilisé pour contrer les effets des benzodiazépines en cas de surdosage. A forte dose il entraîne une privation de sommeil, qui, si elle dure plusieurs jours, peut entraîner la mort.

- Pourtant rien n’indique qu’Ethan ait disparu plusieurs jours, constata Kate.

- En fait si, c’est pour cela que Lily t’appelait. Elle ne l’avait plus vu depuis trois jours et croyait qu’il était en déplacement professionnel, mais ses collègues ne l’ont jamais vu.

- Trois jours ça pourrait coller, fit la métisse. La privation de sommeil prolongée entraîne une tachycardie plus ou moins importante. Or Ethan avait une malformation cardiaque, ce qui fait qu’il est mort plus rapidement que le temps « normal ».

- Et quel est le temps « normal » ?

- C’est difficile à prédire, chaque être humain supportant différemment ces manques de sommeil. Pour une personne en bonne santé et en cas de privation totale de sommeil, ça peut aller de trois-quatre jours à plus d’une semaine. Un étudiant détient le « record » si on peut appeler ça comme ça : il est resté onze jours sans dormir pour terminer un projet.

- Ce qui veut dire qu’il ne nous reste plus beaucoup de temps pour retrouver Emilia … »

 

Ils remontèrent à l’étage réservé à la criminelle. Castle maudit chaque personne présente dans l’ascenseur, l’empêchant de mettre les choses au clair avec Kate. Il ne comprenait pas sa réaction, et ça le rongeait, mais il n’allait pas lui faire une scène au beau milieu du poste… A peine Beckett fut-elle assise à son bureau que son téléphone sonna à nouveau.

« Beckett. Oh non c’est pas vrai…

- C’est Emilia ? » demanda Castle, alors qu’Esposito et Ryan se rapprochaient déjà.

L’écrivain avait vu le visage de sa fiancée se décomposer durant le court appel. Elle se passa les mains sur le visage, soupira et essaya de reprendre contenance alors que trois paires d’yeux attendaient des explications, même si tous se doutaient de ce qui allait suivre… « On vient de retrouver son corps dans Central Park… » finit-elle par lâcher. 

 

Le trajet se fit dans un silence quasi religieux, tous deux étant trop préoccupés par cette nouvelle. La voiture de Ryan et Esposito les suivaient et ils se dirigèrent dans un coin un peu reculé du parc, à l’opposé de l’endroit où on avait retrouvé Ethan Morris. Le corps d’Emilia était assis sur un banc. De loin elle semblait dormir paisiblement. Ce n’est qu’en s’approchant un peu plus qu’on distinguait ses yeux rougis par le manque de sommeil et les griffures parsemants ses bras. Lanie était déjà sur place, et lui confirma ce qu’elle redoutait : Emilia portait les mêmes traces d’aiguilles au poignet et à la cuisse. Ses yeux et les marques sur ses membres, qu’elle s’était sans doutes infligées lors d’épisodes hallucinatoires, présageaient le même mode opératoire, même s’il valait mieux attendre les résultats de l’analyse sanguine pour le confirmer.

Kate ferma les yeux un instant. Pour une fois elle aurait aimé se tromper… Un policier en uniforme s’approcha d’elle et lui tendit une pochette plastique.

Son coeur fit un bond dans sa poitrine.

Un nouveau permis de conduire.

Une nouvelle victime.


balvert  (24.01.2014 à 18:20)

Chapitre 7

Kate claqua un peu trop fortement la porte de sa voiture, ce qui fit sursauter Castle. Elle s’en voulait de ne pas avoir pu la retrouver à temps, il le voyait et partageait sa culpabilité, bien qu’ils aient tout mis en oeuvre pour le faire. Le tueur jouait avec leurs nerfs, et ça ne lui plaisait pas. Elle soupira, passa sa main sur son visage, puis revêtit son masque d’impassibilité, sans pour autant mettre le contact. Rick se demandait ce qu’il lui arrivait, et il se dit qu’il était peut-être temps de crever l’abcès :

« Ca va Kate ?

- Hein ? Euh oui, répondit-elle, sortant de ses pensées.

- Tu m’en veux pour ce qu’il s’est passé ce midi ? demanda-t-il hésitant.

- Et pourquoi je t’en voudrais ? fit-elle surprise, se tournant vers lui.

- Je t’ai pris ton téléphone et j’ai foncé sans réfléchir chez Lily.

- Et tu as sauvé deux vies ! J’aurai préféré que tu me préviennes avant de jouer les héros, mais si tu n’avais pas réagi, elle ne s’en serait sûrement pas sortie.

- Mais pourtant, tu m’as évité toute l’après-midi ! répondit-il perdu.

- Je… Oh, je suis désolée si je t’ai donné cette impression ! Je me suis inquiétée de ne pas te voir revenir ce midi, et quand j’ai voulu t’appeler je me suis aperçue que tu avais mon téléphone. Ca m’a énervé, mais on est tous un peu ailleurs à cause de l’enquête, alors non je ne t’en veux pas. Je… Je voulais juste rester concentrée cette après-midi, être à 100%. Je voulais absolument retrouver Emilia avant qu’il ne soit trop tard… Mais on a échoué…

- Eh, on a fait tout ce qu’on a pu, ce n’est pas de ta faute ! »

Elle aimerait en être convaincue… Elle fixa la route devant elle, bien que la voiture soit toujours à l’arrêt. Le tueur jouait avec eux, il s’amusait à leur donner le nom de sa prochaine victime tout en sachant qu’ils ne pourraient rien faire pour la retrouver à temps. Et elle n’avait aucune piste ! Déjà deux morts et aucun suspect, aucun indice sur le lieu de détention des victimes, aucune avancée, rien…Elle passa sa main dans ses cheveux. Ce n’était pas le moment de se laisser aller ainsi, une troisième personne avait besoin d’elle.

Elle se tourna vers Rick, lui aussi semblait atteint. Il lui sourit timidement, elle fit de même, sentant son courage revenir au galop. Elle se pencha lentement vers lui, puis s’empara de ses lèvres dans un doux et tendre baiser, achevant de le rassurer sur les raisons de son étrange comportement de ces dernières heures. Puis elle mis enfin le contact.

 

« Ah vous voilà enfin ! Vous en avez mis du temps ! remarqua Ryan.

- Désolée, on a eu une furieuse envie de faire l’amour », rétorqua Kate.

Elle jeta un clin d’oeil complice à Rick, et ils partirent tous deux dans un grand fou-rire devant l’air estomaqué des deux détectives. Ils furent choqués par le culot de leur boss, mais finir par rire à leur tour.

« Ah, ah très drôle ! fit Esposito.

- Quand vous aurez fini de vous payer notre tête, peut-être que vous vous mettrez enfin au travail !

- Il y a du nouveau ?

- Lanie situe l’heure de la mort entre 1 et 3 heures du matin. Elle a fait une prise de sang et devrait recevoir les résultats demain matin à la première heure.

- Est-ce qu’on a un lien entre les deux victimes ? demanda Beckett.

- Non, toujours rien, pourtant on a passé leurs vies au peigne fin !

- Et pour le nom sur le permis de conduire ?

- Stacy Moore, 36 ans, mère d’une petite fille, Lucy, 7 ans, récemment divorcée du père, John Moore. Ils sont restés en bons termes et elle a préféré gardé son nom pour son travail.

- Que fait-elle ?

- Elle est coach sportif.

- On a prévenu la famille, M. Moore passera demain matin.

- Il était en vacances avec sa fille en Floride », précisa Ryan.

Kate nota ces divers renseignements dans une nouvelle colonne sur le tableau blanc où elle venait d’ajouter la photographie de Stacy Moore. Ils le contemplèrent quelques instants, essayant vainement de trouver le lien entre les trois victimes, puis partirent faire des recherches supplémentaires sur Stacy. Son affaire avait l’air de bien tourner, et les stars hollywoodiennes semblaient se l’arracher. Côté vie privée, son divorce s’était arrangé à l’amiable, et elle possédait la garde de Lucy une semaine sur deux. Ils fouillèrent tout de fond en comble, mais ne trouvèrent rien qui pourrait la rapprocher des deux autres victimes. Il n’y avait également aucune piste quand au lieu où elle pouvait se trouver. Elle vivait seule, dans un quartier où les voisins ne prêtaient pas vraiment attention les uns aux autres, la dernière personne semblant l’avoir vue en vie était une actrice de sitcom lors de son dernier rendez-vous trois jours auparavant. Elle avait annulé tous les autres grâce à un e-mail, mais Tory ne parvint pas à retracer l’endroit d’où il avait été envoyé. Voyant qu’ils n’obtiendraient rien de plus, Kate renvoya tout le monde chez soi, et suivit Castle jusqu’au loft.

Ils y retrouvèrent Martha, qui en voyant leurs mines fatiguées, s’empressa de s’activer aux fourneaux et de faire revenir la joie et la bonne humeur dans le domicile familial. Et elle y parvint non sans mal, le dîner se transformant peu à peu en une des habituelles joutes verbales entre les futurs époux. Elle s’éclipsa ensuite, leur laissant un peu d’intimité. Ils se lovèrent l’un contre l’autre dans le canapé après être tombés d’accord sur le choix du film. Mais ils n’en virent pas la moitié, Kate s’étant endormie, Rick préféra la porter jusqu’à leur lit pour qu’elle puisse profiter d’une bonne nuit de repos. Il la coucha et remonta le drap pour qu’elle ne prenne pas froid puis parti se préparer pour la nuit. Il se glissa ensuite à ses côtés, essayant de ne pas la réveiller. Seulement elle ne dormait plus, et avait bien l’intention de ne pas se reposer pour l’instant…


balvert  (25.01.2014 à 18:16)

Chapitre 8

La sonnerie du réveil le tira du sommeil. Il gémit, il venait enfin de s’endormir ! Il se retourna et passa machinalement le bras sur le drap froid à ses côtés. Il soupira. Elle aussi avait mal dormi, il l’avait sentie bouger cette nuit. Après s’être aimé passionnément, ils avaient attendu patiemment que Morphée les accueille dans ses bras, mais l’enquête était venue les hanter à chaque fois qu’ils avaient fermé les yeux…

Il saisit l’oreiller de sa fiancée et inspira la douce odeur de cerise qui s’en dégageait. Il n’aimait décidément pas ne pas se réveiller dans ses bras… Il soupira à nouveau, passa sa main sur son visage comme pour tenter d’y effacer toute trace de fatigue, puis se leva.

Il entendit du bruit dans la cuisine et une douce odeur de café vint lui chatouiller les narines. Il sourit, soulagé. Elle n’était pas encore partie au poste. Il sorti discrètement de la chambre et se plaça de sorte à pouvoir l’observer sans qu’elle ne le voit. Ce spectacle le fascinait toujours autant. Il aimait la voir s’activer dans la cuisine, le sourire aux lèvres, parfois même en chantonnant, parfois en pestant quand la cafetière ne coulait pas assez vite à son goût. Il aurait pu rester des heures à l’observer ainsi. Il avait mis du temps à faire tomber son mur, mais ne regrettait pas une seule seconde ces quatre longues années. Elle l’avait finalement laissé entrer, et même si tout n’était pas toujours rose, il espérait de tout son coeur que ce troisième mariage serait le dernier. Il se voyait bien vieillir à ses côtés, entourés par leurs enfants et petits-enfants, assis au coin du feu…

Il sourit, décidément ce n’était pas bon de ne pas dormir, il devenait trop sentimental. Il s’approcha le plus discrètement possible, profitant qu’elle lui tourne le dos pour l’enlacer. Mais elle l’avait entendu depuis un moment déjà, aussi le surprit-elle en se retournant au dernier moment pour l’embrasser.

« Hey, fit-elle, contente de son petit effet.

- Comment…

- Je suis flic je te rappelle. Maintenant dépêche-toi sinon on va être en retard !»

Elle sourit en le voyant bouder mais avaler tout de même goulûment son petit déjeuner. Puis le même manège qui se répétait chaque matin depuis quelque temps maintenant se mis en place, et ils se retrouvèrent au poste à peine une petite heure après.

 

John Moore arriva à peu près en même temps qu’eux. Kate eut un pincement au coeur en voyant la petite Lucy. Il leur expliqua qu’il n’avait pas trouvé de nourrice et n’avait pas pu faire autrement.

« Je m’en occupe, lui assura Castle. Tu viens Lucy, je vais te montrer un jeu super génial ! »

Elle le regarda s’éloigner, à les voir on ne savait pas lequel des deux était le plus enthousiaste à propos de ce nouveau jeu. Si le contexte avait été autre, elle aurait été attendrie devant ce spectacle… Elle invita John Moore à entrer dans une petite salle, et après lui avoir offert du café et fermé la porte, elle délivra son douloureux message.

« Vous voulez dire que Stacy a été kidnappée par une sorte de psychopathe ?

- Nous n’en sommes pas certain, mais elle est injoignable depuis plusieurs jours. Quand avez-vous eu de ses nouvelles la dernière fois ?

- Lundi dernier, lorsque je suis venu chercher Lucy.

- Est-ce qu’elle vous a semblé différente, préoccupée ou inquiète ?

- Non, je ne crois pas. Elle était heureuse que j’emmène notre fille en vacances, avec son travail elle n’en a pas vraiment l’opportunité. Avant qu’on parte elle lui a offert un petit appareil photo jetable et lui a fait promettre de photographier tout ce qui lui plairait, pour qu’elle puisse lui montrer ce qu’elle avait fait. Puis on a fait une photo tous les trois pour lui expliquer comment ça fonctionnait. Ca faisait un moment qu’on n’avait pas eu un tel fou rire. Mon Dieu, mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire à Lucy ! soupira-t-il.

Il semblait sur le point de craquer mais se retint, il se devait de rester fort pour sa fille.

- Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour lui ramener sa maman.

- Quelles sont les chances de la retrouver en vie ? Répondez-moi honnêtement Lieutenant, j’ai besoin de savoir.

- Nous n’avons pas beaucoup de pistes pour le moment… concéda-t-elle en grimaçant.

- Merci pour votre franchise… fit-il, accusant le coup.

- Est-ce que votre ex-femme vous aurait parlé de quelqu’un qui aurait pu lui en vouloir ?

- Non, c’est une femme extraordinaire Lieutenant ! Pourquoi elle ?

- Je vous promets de retrouver celui qui est derrière tout ça ! »

Après lui avoir montré les photos d’Ethan et d’Emilia qu’il ne connaissait pas, ils rejoignirent Castle et la petite Lucy qui s’amusaient à courir en rond autour de la table de la salle de repos. Apparemment l’écrivain était le méchant loup qui devait l’attraper. Mais évidemment, dès qu’il se rapprochait un peu trop, il faisait semblant de la louper ou de trébucher, ce qui faisait rire aux éclats la fillette. Mais celle-ci se stoppa net en voyant l’air sérieux de son père sur le seuil de la porte.

« On a fait une bêtise ? demanda-t-elle en se balançant d’une jambe à l’autre, mal à l’aise.

- Oh non ma puce, tu as le droit de t’amuser ! répondit le père au bord des larmes, la serrant fort dans ses bras. Il regarda Castle et lui murmura un discret « merci », puis quitta le poste, sa fille toujours contre lui.

- Pauvre petite, son monde risque d’être bouleversé à jamais…

- Pas si on retrouve sa mère à temps ! rétorqua Kate.

- On n’a aucune piste ! Comment tu comptes faire ?

- On a sûrement loupé quelque chose ! Il y a forcément un truc qui lie ces trois personnes, il faut qu’on le trouve. Je n’ai pas envie d’annoncer à Lucy qu’elle ne reverra plus jamais sa mère… » Sa voix se brisa sur cette dernière phrase, trahissant son angoisse d’arriver une nouvelle fois trop tard.

 

Castle alla faire du café, et la retrouva plongée dans ses réflexions devant le tableau blanc. Il chercha lui aussi le moindre petit élément qui aurait pu lui échapper, mais ne trouvant rien, il préféra tenter une nouvelle approche.

« Et si au lieu de s’intéresser aux victimes, on s’intéressait au tueur ?

- Comment ça ?

- Pourquoi fait-il ça ? Je veux dire, il ne se contente pas de les assassiner, il leur administre de quoi les faire agoniser pendant plusieurs jours. Ce n’est pas la mort qui l’intéresse tant, plutôt ce qu’il y a juste avant, pourquoi ?

- Je ne sais pas, il a peut-être vécu une expérience similaire quand il était plus petit, il a peut-être vu mourir un de ses proches et fait un transfert sur ces victimes ?

- Ca pourrait coller, mais pourquoi choisir des personnes si différentes alors ? On a un homme, deux femmes, aucun traits physiques en commun.

- Peut-être qu’il se contente juste de torturer des personnes qu’il a croisées je ne sais où, pour le plaisir ?

- Il doit observer leur déchéance. J’ai fait quelques recherches, la privation totale de sommeil entraîne des symptômes qui peuvent être assez impressionnants, de fortes hallucinations par exemple. Peut-être que les voir sombrer ainsi dans la folie lui procure une sorte de sensation de pleine puissance ?

- A part renforcer notre impression que c’est un parfait psychopathe, cela ne nous avance pas beaucoup, soupira Kate.

- Il y a le truc des permis aussi, je ne comprends pas où il veut en venir. Pourquoi nous indiquer le nom de sa prochaine victime ?

- Se moquer de nous, nous prouver qu’il est le plus fort et nous narguer. Pour nous montrer que nous sommes incapables de les retrouver à temps, et que nous ne pouvons qu’attendre la prochaine victime pour espérer avoir de nouveaux indices…

- En tous cas il gagne en assurance. On a retrouvé le corps d’Ethan caché dans un buisson, alors qu’Emilia était assise sur un banc, son corps semblant mis en scène. Le seul point commun pour le moment, c’est Central Park. Peut-être que c’est ici qu’il les repère ?

- Il nous fait tourner en bourrique et on n’a même pas la moindre idée de qui il peut bien être ! fit Beckett frustrée.

- On va trouver, il va commettre une erreur.

- Il a déjà tué deux personnes, peut-être trois, je ne vais pas attendre sagement qu’il se goure pour le stopper ! » Elle avait dit cela en haussant légèrement la voix. S’en apercevant, elle s’excusa. « Désolée, il arrive à me faire perdre les pédales…

- On va le coincer, ne t’inquiètes pas. Ne le laisse pas t’atteindre, respire et fais ce que tu sais faire le mieux, enquêter ! »


balvert  (26.01.2014 à 18:14)

Chapitre 9

Pendant ce temps, à l’autre bout de New York

Elle se leva, et fit une nouvelle fois le tour de cette minuscule pièce qui lui servait de prison. Entièrement vide et aux murs humides, elle semblait totalement hermétique et aucune lumière ne filtrait sous la porte. Elle s’était arrachée les ongles en voulant forcer le passage. Il n’y avait aucune fenêtre, aucune lumière naturelle qui lui aurait permis d’avoir une quelconque notion du temps. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était ici. Une minute, une heure, un jour, une semaine ? Les secondes semblaient ne pas vouloir s’écouler, comme pour la narguer et l’observer souffrir.

Observer.

Elle savait que son geôlier l’observait, elle voyait le voyant rouge de la caméra au plafond clignoter régulièrement. Lorsqu’il éteignait la lumière, elle s’y accrochait comme à une bouée pour ne pas sombrer dans la folie.

Elle regarda son bras. Elle avait essayé d’arracher ce cathéter de nombreuses fois, mais n’était parvenue qu’à se blesser d’avantage. Ce salaud l’avait entouré avec une telle dose de sparadraps que pour l’ôter il faudrait certainement lui couper la peau. De plus le fil s’échappait au travers du mur, rendant le poison totalement inaccessible. Elle avait même tenté d’attaquer le tuyau avec ses dents, mais ça n’avait rien donné.

Elle frissonna. Ca recommençait. Sa vue se troubla. Ses jambes lâchèrent. Son corps entier semblait bouillir. Ses yeux la brûlaient, elle avait envie de les arracher pour stopper la douleur. Son coeur s’emballa. Elle essaya de se calmer, elle prit de profondes inspirations et se concentra sur le petit voyant rouge de la caméra. Mais ses forces la quittaient. Elle se sentait faiblir. Il choisit ce moment pour plonger la pièce dans le noir, tout en savourant le moment grâce à la caméra infrarouge. Elle se recroquevilla dans un coin, en position foetale, essayant de se protéger. Protéger de quoi ? Elle ne le savait même plus. C’est tout juste si elle se souvenait de son propre nom…

 

Elle ferma les yeux.

Dormir, c’est tout ce qu’elle demandait.

Juste quelques secondes.

Echapper à son enfer.

S’évader loin de sa prison.

Mais elle savait qu’elle en serait incapable.

 

Un visage souriant dansa alors devant ses yeux. Une petite tête blonde, avec les yeux noisettes de son père. Elle virevoltait dans son joli tutu rose, on aurait dit un ange. Soudain elle lui prenait la main, et elles dévalaient ensemble un champs de coquelicots avant de s’y laisser tomber et d’entamer une de leurs habituelles batailles de chatouilles. Elle entendit un rire cristallin, sûrement le plus beau son qu’il lui eut été donné d’entendre. Puis l’ange disparut.

Elle rouvrit les yeux, pensant enfin avoir réussit à s’endormir et rêver. Mais le voyant rouge de la caméra la narguait toujours. Sa respiration s’accéléra. Des picotements, d’abord légers, puis de plus en plus forts se propagèrent dans ses pieds et ses mains. Elle hurla. Elles revenaient. NON ! Elles remontaient le long de ses jambes à une allure folle, semblant vouloir l’engloutir totalement. Mais elle n’allait certainement pas se laisser faire ! Elle se leva, puis se précipita de toute ses forces contre le mur opposé. Ah ah, on fait moins les malignes maintenant hein ! Mais les fourmillements reprirent, envahissant tout son corps. Elle frappa, griffa, mordit même chaque parcelle de peau qu’elle pouvait atteindre.

Elle s’écroula à bout de force, vaincue, et se laissa envahir par les fourmis qui semblaient bien décidées à la dévorer. Seulement il n’en fut rien, et elles disparurent aussi rapidement qu’elles étaient apparues. Sa respiration sembla reprendre un rythme normal, bien que son coeur n’ait pas décidé de cesser de battre la chamade.

Elle renversa sa tête en arrière, s’appuyant d’avantage contre la moiteur du mur, essayant de se rafraîchir un minimum. Elle étouffait. Il lui semblait être enfermée dans un four. Elle chercha à tâtons dans toute la pièce et finit par trouver ce qui pourrait lui donner un peu de répit. Elle serra le verre d’eau contre elle, et avala d’une traite le précieux liquide.

Alors qu’elle semblait reprendre peu à peu contact avec la réalité, un bourdonnement lui parvint. Elle tendit l’oreille. D’abord sourd et discret, il gagna en intensité jusqu’à devenir un sifflement aigu insupportable. Elle prit sa tête entre ses mains et se tordit dans tous les sens. Elle savait que tout ça n’était pas réel, uniquement dû à la drogue qu’il lui administrait. Mais c’était une véritable torture…

« POURQUOI ? » hurla-t-elle en frappant de toutes ses forces contre le mur. Pourquoi elle ? Qu’avait-elle fait pour mériter ça ? « Tuez-moi ! », gémit-elle. Les larmes menaçaient de s’échapper, pourtant elle ne voulait pas lui donner cette satisfaction. Mais elle n’avait plus la force de les contenir, et un torrent vint inonder ses joues, puis ses jambes lorsqu’elle se remit en position foetale.

 

Mourir.

Cesser de respirer.

Que son coeur stoppe son ballet rassurant.

Que son sang cesse de maintenir la vie en elle.

Mourir.

Elle n’avait plus que ce mot là en tête à présent …

 

De l’autre côté de la porte, une ombre observait les images de la caméra. Un grand sourire barra son visage. On y est, elle commence à supplier. Elle perd pieds. C’était le moment le plus jouissif. Voir la raison peu à peu quitter ce corps qui perdait à chaque seconde un peu plus son humanité. Voir la plus petite lueur d’espoir s’éteindre dans le regard de sa victime. Voir l’esprit s’emballer et sombrer petit à petit dans une folie irréversible.

Ne t’en fais pas Stacy, ton supplice est bientôt terminé…


balvert  (27.01.2014 à 19:07)

Chapitre 10

Plus les heures s’écoulaient et plus les chances de retrouver Stacy Moore en vie s’amenuisaient. La tension commençait à gagner tout le poste. Kate avait mis Gates au courant de la situation, et elle s’était aussitôt empressée de réquisitionner tous les policiers qui n’étaient pas sur une affaire. Beckett coordonnait les recherches, mais ils n’avaient pas grand chose à se mettre sous la dent. Elle avait alors décidé de tout reprendre depuis le début, peut-être qu’ils pourraient enfin trouver le petit détail qui les aiderait à avancer. Elle s’occupait de passer à la loupe les relevés bancaires de Stacy Moore tandis que Castle se chargeait de ceux d’Ethan Morris. Elle vérifia quelques virements qui lui semblèrent étranges, mais parvint à trouver une explication pour chacun d’entre eux. Elle commençait à sérieusement perdre patience quand son fiancé poussa un petit cris de victoire qui fit se retourner plusieurs têtes. Mais il ne sembla pas s’en inquiéter outre mesure et enchaîna, excité d’avoir peut-être enfin trouvé quelque chose.

« Où est-ce que Stacy va faire ses courses ?

- Pardon ?

- Où est-ce qu’elle fait ses courses ?

- Euh, j’ai plusieurs cartes bleues chez Fairway Market, mais je ne vois pas où tu veux en venir…

- Bingo ! fit-il, un grand sourire éclairant son visage.

- Ok, alors avant d’entamer la danse de la joie, aurais-tu l’obligeance de m’expliquer ce que tu as trouvé ?

- Quand on a fouillé l’appartement d’Emilia, tu te souviens, je me suis occupé de son bureau…

- Je peux avoir le droit à la version courte s’il te plaît ? s’impatienta Kate.

- J’ai malencontreusement renversé sa poubelle et son contenu s’est répandu sur le sol. J’ai tout remis rapidement sans vraiment faire attention, je ne voulais pas que tu le vois, avoua-t-il en grimaçant. Enfin bref, il y avait un reçu de carte bleue, devine d’où il venait.

- Fairway Market !

- Bingo, fit-il pour la seconde fois. Et Ethan y faisait également ses courses, c’est en voyant le nom dans ses relevés que ça m’est revenu.

- Il n’y en a qu’un seul à Manhattan, dans l’Upper West Side, pas très loin de Central Park.

- C’est forcément là que le tueur repère ses victimes, peut-être qu’il y travaille.

- Il va nous falloir la liste des employés. Allons rendre une petite visite au gérant » fit Kate tout sourire, heureuse d’avoir peut-être enfin une piste.

 

Après s’être renseignés à l’accueil du magasin, Beckett et Castle furent conduits à l’étage où se trouvaient les bureaux. Lorsqu’ils entrèrent, le gérant, un dénommé Terence Miles, occupé par une conversation téléphonique qui semblait être de la plus haute importance, ne daigna même pas regarder dans leur direction. Il raccrocha au bout de quelques minutes, passablement énervé par son interlocuteur. Kate en profita pour signaler leur présence :

« M. Miles, je suis le Lieutenant Beckett et voici M. Castle, NYPD, pourriez-vous nous accorder quelques instants ?

- Oh, la police, répondit-il en affichant son plus beau sourire commercial. Mais bien évidemment, venez, installez-vous. Je vous prie de m’excuser, c’était un coup de fil important, une histoire de fournisseur qui ne respecte pas les délais de livraisons. Enfin bref, je ne vais pas vous embêter avec ceci ! Qu’est-ce qui vous amène ?

- Nous aimerions consulter la liste de votre personnel.

- Pardon ? Et je peux savoir pourquoi ? demanda le commerçant, perdant tout à coup son air bienveillant.

- Nous enquêtons sur une série de plusieurs meurtres, et nous avons de bonnes raisons de croire que le tueur repère ses victimes dans votre magasin.

- Vous savez, des centaines de personnes y viennent chaque jours, nous ne sommes pas responsables de ce qui se passe en dehors !

- Dans ce cas vous ne verrez aucun problèmes à nous fournir les noms de vos employés.

- Il ne vous faut pas un mandat ou un truc dans ce style pour ça ?

- Ecoutez M. Miles, je vais être très claire avec vous, fit Kate qui commençait à perdre patience. Il y a un tueur dans la nature, qui a déjà fait deux victimes et qui s’apprête à tuer à nouveau. Alors maintenant vous avez deux solutions : soit je vous emmène au poste, en prenant bien soin que vous soyez vu menottés par une grande majorité de vos clients, ce qui vous en convenez, ne va pas être très bon pour votre image, soit vous coopérez en nous donnant simplement les noms de vos employés. A vous de voir. »

Miles blêmit devant le regard noir qu’elle lui lança, et Castle se félicita qu’il ne lui soit, pour une fois, pas adressé. Il semblait analyser la situation, mais se fit rapidement une raison. Il pouvait se payer de très bons avocats, et de toute façon la police ne pourrait rien contre lui, mais sortir de son magasin menottes aux poings risquait d’être très dur pour les affaires. Il se passa la main sur le front pour essuyer les quelques gouttes de sueur qui y perlaient, ouvrit un tiroir de son bureau, en sortit une feuille et la tendit à Beckett. Elle le remercia et en profita pour lui demander l’autorisation de questionner son personnel, ce qu’il lui accorda après un soupire supplémentaire. Elle consulta rapidement la liste, mais aucun nom ne lui fut familier, pas plus à Castle qui lut par dessus son épaule. Elle appela Esposito, lui demandant de faire des recherches sur les vingts noms qui y figuraient, ainsi que sur le gérant. Puis elle redescendit dans le magasin, cherchant l’employé le plus à même de lui confier des informations intéressantes. Elle repéra une caissière, à l’extrémité droite des caisses, la trentaine, les cheveux blonds attachés en queue de cheval, visiblement peu à l’aise vu les tremblements de ses mains. Elle s’approcha, puis après lui avoir montré sa plaque lui demanda de lui accorder quelques secondes. Kelly Edwards jeta un coup d’oeil inquiet dans la direction des bureaux, mais s’exécuta après que Beckett lui ait assuré que Miles était d’accord. Elle ferma la caisse et ils s’éloignèrent un peu pour être plus tranquilles.

« Madame Edwards, est-ce que vous avez déjà vu ces personnes ?

- Vous savez je vois beaucoup de monde durant la journée, c’est difficile à dire… répondit-elle en se triturant les doigts. Mais non, je ne me souviens pas.

- Avez-vous remarqué quelque chose d’inhabituel ces derniers jours ?

- Comment ça ?

- Un de vos collègues qui aurait pu agir de façon étrange ou bien un client bizarre ?

- Euh non, rien de tout ça… Mais vous savez, à part avec les clients qui passent à ma caisse, je ne parle pas avec grand monde. Je me contente de faire ce pour quoi je suis payée…

- Vous vous êtes inquiétée lorsqu’on vous a demandé de nous accorder quelques instants, Monsieur Miles vous met la pression ? demanda Castle.

- Non, non, pas du tout, répondit-elle un peu trop vite.

- Ca restera entre nous, vous n’avez rien à craindre, la rassura-t-il.

- Non, mais je vous assure ! C’est juste qu’il est exigeant, comme tous les patrons je présume, mais si le magasin a pu se développer ainsi c’est surtout grâce à lui.

- Il ne s’est jamais montré agressif envers vous ou un de vos collègues ? Monsieur Miles ? Oh non ! Il n’en a pas besoin, il sait toujours trouver les mots justes pour nous re cadrer. »

 

Après avoir remerciée Edwards qui s’empressa de retourner à son poste, ils quittèrent le magasin et reprirent la direction du 12th. L’intuition de Beckett lui criait que la solution de cette énigme se trouvait au Fairway Market. Elle se repassa mentalement les entretiens, et décida de s’intéresser un peu plus à ce Miles. A chaque fois qu’ils avaient évoqués son nom devant la caissière, elle avait accentué d’avantage la torture de ses mains…


balvert  (28.01.2014 à 18:17)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Logo de la chaîne France 2

L'or bleu, S01E06
Mercredi 3 juin à 22:00
2.29m / 15.0% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, Avant-hier à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages