HypnoFanfics

Interdit aux moins de 18 ans

In my veins

Série : Castle
Création : 25.01.2014 à 16h20
Auteur : Minefuji 
Statut : Terminée

« Une idée, qui me trottait dans la tête depuis un moment : et s'ils avaient fait ça il y a quatre ans... J'espère que ça vous plaira. » Minefuji 

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Attention, ce chapitre contient un tout petit passage coquin. ^^ Et aucun lapin n'a été maltraité.

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Chapitre cinquante et un:

Journée de …

Beckett n'avait qu'une envie, rentrer au loft, prendre un bon bain bien chaud et passer la soirée à se faire câliner par son écrivain. Lui seul pourrait lui faire oublier la déception qu'elle ressentait après la trahison de Royce.

Elle avait dû passer les menottes à son mentor ce soir et ça avait été l'une des choses les plus difficiles qu'elle ait eu à faire de toute sa carrière.

 

Elle rangeait les éléments de l'enquête dans un carton, l'affaire était classée... Tout comme son admiration sans bornes pour Royce. Son idole venait de tomber du piédestal où elle l'avait placée... Il n'était qu'un homme, avec ses qualités et ses défauts.

Elle soupira devant la photo de son instructeur et la plaça dans le carton. Castle arriva auprès d'elle.

 

- Ça va? Demanda-t-il, lisant en elle comme dans un livre ouvert.

- Oui, répondit-elle d'une petite voix.

Il se maudit, évidemment que ça n'allait pas, Royce avait un charme fou, la jeune policière tout juste sortie de l'académie n'avait pas dû y être insensible. Elle qui avait tant de mal à accorder sa confiance, venait d'être trahie, ça ne pouvait pas aller bien. Il décida de changer de sujet, histoire de lui sortir ses idées noires de la tête.

- Tu sais, je trouve ça tellement frustrant de chercher un trésor là où il n'y a pas de trésor!

- Dis-toi que ça n'était pas une chasse au trésor, mais une enquête!... Sur un homicide!

- Oh, je t'en prie, ne me dis pas que ça n'a pas ajouté un peu de piquant à l'affaire!

- Un peu...oui, sourit-elle.

- Il y a une chose, qui me tracasse, s'il n'y avait pas de trésor, alors... Pourquoi faire une carte?

-Ce cimetière est immense, peut être qu'on s'est trompé de tombe, cette carte nous mettait peut être involontairement sur une fausse piste.

- Et si c'était moi? Si je n'avais pas vu un détail?... Une sorte de ... Dernière étape!

- Une autre carte éventuellement?

- Non à sa place, je n'aurais pas éparpillé cette information, je l'aurais encore mieux caché, à un endroit connu de moi seul... Sur mon propre corps, par exemple, termina Castle en prenant la photo du braqueur, qui montrait un tatouage sur son bras gauche.

- C'est la dernière partie de la carte, à ton avis?

 - Quoi de plus important pour lui que de se rappeler comment arriver à son butin?... Répliqua Castle dont la voix trahissait son excitation à l'idée de repartir à la chasse au trésor. Alors, des chiffres romains... Un deux au-dessus d'un six... Et si c'était deux rangées plus loin et si tombes à partir de l'endroit où on se trouvait cette nuit?!

 

Il regarda Beckett avec son air de gamin prêt à partir à l'aventure, elle adorait quand il avait cette bouille là, il pouvait alors lui demander n'importe quoi. Elle se félicita de lui avoir soigneusement caché cette information, si un jour il le découvrait, elle finirait sans doute dans une navette spatiale en orbite autour de la terre pour son mariage...

 

- Ça te dit... de jouer de... la pelle avec moi? demanda-t-il en souriant.

Elle sourit à son tour, attrapa son manteau et lui prit la main.

Beckett regardait le paysage défiler à travers les vitres de la voiture. La nuit était noire et plus ils approchaient du cimetière, plus l'éclairage public se faisait rare.

Elle avait laissé le volant à Castle, signe qu'elle était encore déprimée par sa journée et l'arrestation de Royce. Le paysage triste à mourir ne l'aiderait pas à retrouver le sourire.

- Tu devrais peut être lui parler, commença Castle, pour briser le silence.

- À qui?

- À Alexis! Elle a réuni l'argent pour son scooter... Je ne peux pas lui dire non maintenant, je ne serais plus un papa super cool, si je faisais ça... Toi, tu es flic! Tu as vu les dégâts que de ce genre d'engin cause un bon nombre de fois, dans ta carrière...

- Castle, j'ai bossé toutes mes années de Lycée, pour me payer ma Harley Softail! Je ne peux pas lui faire le discours sur le danger des deux roues, même si je suis flic!

- Mais elle va vraiment l'avoir, son deux roues, gémit-il.

- Je pourrais lui donner des cours de pilotage, si ça peut te rassurer...

- ... Et tu lui diras ce que ta mère t'a dit quand tu as eu ton deux roues?

- Si tu veux... Mais il va bien falloir que tu te fasses à l'idée que tu ne peux pas enfermer ta fille dans une bulle pour la protéger du monde extérieur!

- Ouais, grogna-t-il, et c’est trop nul d’ailleurs !

Ils arrivèrent aux abords du cimetière, garèrent la voiture, sortirent les pelles du coffre et s'enfoncèrent dans le cimetière.

- Bouh! Plutôt lugubre, frissonna Castle. Si on était dans un film d'horreur, je ne donnerai pas cher de notre peau.

- Castle!

- Tu sais ce qu’ils font au marrant de service dans les films d’horreur ?

- Arrête ! Tu ne vas pas te faire tuer ce soir !

- Facile à dire ! Tu es celle qui va survivre à la boucherie !

- Castle ! Si tu ne te tais pas, il y a peu de chance pour que tu voies Bunny ce soir !

- Ah ! Même pas peur ! Mon p’tit copain le lapin n’arrive pas à se passer de sa carotte ! Je suis sûr qu’il craquera avant moi !

- Sérieusement ? Tu veux recommencer à jouer à ce jeu stupide ? Rappelle-toi où ça nous a mené l’autre fois !

- D'accord, je me tais, mais il est hors de question qu'on se sépare en deux groupes de un! Ils sont toujours complètement crétins dans ce genre de film, c'est toujours comme ça que le tueur psychopathe réussi à les avoir!

- C'est là, fit Beckett en désignant une tombe.

- Bon... Au boulot, donc! Fit-il en lui tendant une pelle.

 

Ils commencèrent à creuser, tout en discutant.

- Dis... L'âge difficile... Chez toi, ça a duré combien de temps? Demanda-t-il.

- Toutes mes années lycée, au moins!

- Et tes parents, ils ont géré ça comment?

- Ils m'ont laissé l'espace dont j'avais besoin pour grandir... Enfin, surtout ma mère, mon père, lui voulait m'enfermer dans un couvent et assassiner tous mes petits amis!

- Le brave homme, comme je le comprends...

- Tu sais qu'il t'a à l'œil, monsieur mon fiancé, sourit-elle.

- Sérieusement? Si je venais à déconner, tu me tuerais en premier, non?

- Sans doute... Hé! J'ai quelque chose!

- Ouais! Ça ressemble à une caisse! On a trouvé le trésor! Génial!

 

Beckett lui sauta au cou, elle était toute en sueur et incroyablement irrésistible. Il posa ses lèvres sur les siennes, la serrant davantage contre lui. Rapidement, ses mains partirent en balade, lui arrachant des soupirs de plaisir.

 

- Castle! On est dans un cimetière, lui rappela-t-elle à regret.

- Ouais... C'est vrai... BRRRR!!!!! Dépêchons-nous de rentrer!

- Attends! Il faut qu'on aille rendre ce trésor, d'abord!

 - T'es sérieuse?!

- Bien sûr, Jack Sparrow! Je ne suis pas un pirate, moi!

- C'est pas avec des idées pareilles que tu feras fortune, ma chérie.

- C'est comme ça que tu m'aimes, Babe! Fit-elle en commençant à s'éloigner.

- Tu crois? Moi je dirais plutôt malgré ça... C'est tout de même un trésor... Qui irait rendre un trésor, après s'être démené pour le trouver? marmonna-t-il.

- Castle!

- J'arrive...

 

Ils rentrèrent au loft une heure plus tard, et furent accueillis par Martha et Alexis. La jeune fille  annonça à son père qu'elle renonçait à l'idée de s'offrir un scooter en vendant leurs sabres lasers, pour le plus grand soulagement de ce dernier. 

Beckett s’excusa et fila dans la salle de bain, elle rêvait d'un bon bain depuis longtemps et la baignoire du loft était vraiment géniale. 

Rick arriva peu après, il se fit discret, ne voulant pas troubler ce moment de paix. 

- Voudrais-tu partager mon bain, Castle ?

- Comment savais-tu que j’étais là ? fit-il étonné.

- Je sens ta présence.

- Wah !

Elle se leva et s’approcha de lui. Elle entreprit de déboutonner sa chemise.

- Un bon bain te fera le plus grand bien à toi aussi, remarqua-t-elle devant l’état de sa chemise.

Il sourit et entreprit de la déshabiller à son tour, prenant tout son temps, parsemant sa peau de baiser brûlants. Elle se fit impatiente, il le sentait dans ses gestes.

- Ma chère impatiente, sourit-il. Tu sais qu’on a tout notre temps ?

Il embrassa son cher petit lapin et fit glisser le dernier morceau d’étoffe qui la recouvrait. Il revint l'embrasser, avec plus de passion. Elle rompit le baiser et grimpa dans la baignoire, l’attirant à sa suite.

- Viens par ici.

Il s’installa et elle vint se caler devant lui, entre ses jambes. Elle soupira de bien être et se laissa aller sur sa poitrine.

- Comment te sens-tu ? demanda-t-il.

- Très bien.

- Ton coussin te convient ?

- Il est parfait.

 

Il enroula ses jambes autour de son corps et lui caressa la poitrine doucement. Elle ferma les yeux savourant les baisers dont il couvrait son cou. Ils étaient bien là, tous les deux, l'un contre l'autre.

Elle lui caressait les cuisses du bout des doigts, il fit glisser une de ses mains entre ses cuisses, elle en frissonna. Il attrapa le gel douche à la cerise et entreprit de la savonner délicatement.

- Tu es certaine que tu vas bien ? demanda-t-il, rompant un peu la magie du moment.

- Castle, râla-t-elle fatiguée de l’entendre poser cette question.

- Excuse-moi, mais je m’inquiète ! Je sais ce que Royce représentait pour toi et tu n’es pas la plus grande des bavardes, quand il s’agit de tes sentiments…

- Babe, il faut que tu arrêtes de t’en faire autant pour moi ! Fit-elle en se retournant vers lui. Royce était important pour moi, c’est vrai, mais le mot important là-dedans, c’est « était », justement ! Je ne l’avais pas revu depuis des années et j’ai changé ! Tu m’as changée ! Aujourd’hui, la personne la plus importante pour moi, c’est toi ! Royce a fait ses choix, j’ai fait les miens. Je garde une certaine tendresse pour lui, mais ma vie, elle est ici, avec toi et tant que tu seras là pour moi, alors j’irai bien.

- Tu seras heureuse toute ta vie, alors ?

- Je serai heureuse toute ma vie, alors, affirma-t-elle avant de poser ses lèvres sur celles de son fiancé.

Elle enroula ses bras autour de sa nuque et il s’enfonça un peu plus dans l'eau. Il lui souleva le bassin et s’enfonça en elle.

- Wow, Castle ! Souffla-t-elle en l’embrassant de plus belle.

Ils se laissèrent aller à la passion, n'échangeant plus que des soupirs et des gémissements au milieu des clapotis de l’eau.  Une fois le calme revenu, elle se blottit tout contre lui profitant de sa  force et de ses tendres caresses.

 


Minefuji  (20.03.2014 à 19:43)
Message édité : 10.02.2016 à 18:54

Chapitre cinquante-deux:

Installé devant ses fourneaux, Rick préparait  le petit déjeuner en expliquant les secrets de sa recette à sa mère et sa fille.


- J'ai fait griller six morceaux de guimauve, je les ai glissés entre deux craqueurs et j'ai délicatement posé ce petit sandwich sur une barre de chocolat fondue à point.

- Et tu as mis le tout dans une... Omelette? Grimaça Martha.

- Ce n'est pas une omelette, c'est une guimauvelette! Corrigea l’écrivain. T'en veux une?

- Non merci, c'est gentil! Répondit poliment l’actrice.

- Et toi, chérie? Es-tu prête à offrir à tes papilles gustatives un petit déjeuner qui va t'envoyer au Nirvâna? Demanda-t-il à Alexis.

- Oh oui, merci! Répondit distraitement la jeune fille. Est-ce qu'Ashley peut venir à la maison ce soir?

- Bien sûr! Maintenant, goûte!

- ... Aowww! T'as mis de la guimauve là-dedans?! S’écria Alexis en recrachant sa bouchée.

- Oh oui!

- Et du chocolat?!

- Ouais! C'est ma création! C'est la guimauvelette! Fit Rick comme si c’était une évidence.

- Euh... Désolée, il faut que j'y aille! Je t'aime Papa! Je t'aime Grand-mère! Embrassez Kate pour moi!

- Au revoir chérie, répondit Martha amusée.

- Mhmmm! C'est presqu'aussi bon que mes tacos à la mousse au chocolat! dit-il en goûtant sa création ...

Alexis revint près de lui et attrapa son sac.

- Ah! Chérie! Je savais que tu changerais d'avis! C'est comme David Hasseloff, au début, il te dégoûte et après, bizarrement, il t'attire...

- Non non! Ça me dégoûte toujours! À plus!

-  Qu'est ce qui se passe avec Alexis? Elle a la tête ailleurs, demanda-t-il à sa mère.

- Ça ne te paraît pas évident?

- Quoi?

- Bah... Elle est amoureuse!

- Elle est quoi? Fit Castle en manquant de s'étouffer.

- Voyons, Trésor! Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, ça n'est plus une petite fille!

- Merci pour le tuyau, mais si elle était amoureuse, elle me l'aurait dit!

- Ah! Ah! C'est justement le fait qu'elle ne te l'ait pas dit, qui prouve qu'elle est amoureuse! Contra Martha.

- Passe aux aveux!

- D'accord, je dois admettre qu'Alexis m'en a parlé hier soir...

- Et de qui est-elle amoureuse? Et elle l'a rencontré où?

- Aucune idée, elle ne m'a rien dit! Parole de Diva! Elle ne m'a rien dit! Même pas son nom!

- Pourquoi est-ce à toi qu'elle en a parlé? Normalement, c'est moi son papounet!

- Oh chéri, bien sûr que t'es son papounet! Seulement elle est en train de vivre son premier amour, c'est magique, c'est renversant... Ça défie l'entendement!

- Bonjour! Fit Kate en arrivant près d'eux.

Elle enlaça Rick et lui piqua un baiser sur les lèvres.

- Tu aurais dû me réveiller.

- Tu es rentrée tard hier et tu dormais si bien...

Elle sourit et se dirigea vers la cafetière pour se servir un café.

- Alors, pourquoi cet air boudeur? Et qu'est ce qui défie l'entendement?

- Alexis est amoureuse et elle n'en a pas parlé à son papounet, expliqua Martha.

- Oh! Je vois! Dit la détective en s'approchant de Castle. Mais j'ai de quoi te dérider. Que dirais-tu d'un joli petit meurtre à résoudre?

Un sourire se dessina sur les lèvres de l'écrivain.

- J'aime mieux ça! On y va?

- Attends, tu ne vas pas partir l'estomac vide! Je t'ai préparé ma toute nouvelle création: la guimauvelette.

- Qu'est ce que t'as mis là-dedans?

- Oh non! Pas toi! Je t'en prie, ne me gâche pas mes illusions! Tu es une aventurière, une vraie! Allez goûte au moins, avant d'avoir cet air dégouté!

- D'accord, mais tu devras me promettre de goûter mes lasagnes à la banane et au chocolat!

- Marché conclu!

Elle attrapa une fourchette et goûta un morceau de la guimauvelette.

- Alors? Demanda Castle devant son silence.

- Pas mal... Mais ça manque un peu de chocolat, non?

- Toi, tu es la femme de ma vie! Fit-il en l'embrassant fougueusement.

- Je ne sais pas si je vais continuer à prendre mes repas ici, marmonna Martha, alors que Rick et Kate quittaient le loft main dans la main.


~~~~~~~~~~~~~~~~~

- Quand Alexis faisait ses premiers pas, c'est moi qui était là pour la rattraper! Quand on a enlevé les petites roues du vélo, c'est moi qui lui courrait après comme un cinglé en lui hurlant d'éviter la vieille dame avec un déambulateur! Même quand elle a dit son premier mot...

- Laisse-moi deviner, papa?

- Euh non... Dénouement!

- Ah?

- Oui, je lui ai appris très jeune à structurer une histoire...bref, j'ai un mauvais pressentiment, j'ai peur que ce soit le début de la fin de la relation privilégiée, que j'ai avec elle...

- Ne t'inquiète pas Castle, j'ai bien vu comment Alexis te regarde, le seul problème, c'est que les filles qui adorent leur père, finissent souvent par épouser un type qui leur ressemble.

- Ah ouais? Tu adores ton père, toi!

- Ouep!

- Et je ne lui ressemble pas, je crois? Je lui ressemble!?

- Pas vraiment, non.

- Bah alors ta petite théorie ne tient pas la route!

- Je suis l'exception qui confirme la règle! Sourit-elle. Bonjour Lanie! Est ce que tu l'as identifié?

- Pas encore... Pourquoi vous ne m'apportez jamais de café?! J'arrive avant vous et j'me tape tout le boulot! Râla la légiste.

- Vous pouvez finir le mien! Proposa Castle gêné.

- En fait, je ne bois pas de café, mais ça vous tuerait de m'apporter un petit croissant?

- En parlant de tuer, fit Kate pour lui rappeler la raison de leur présence à cet endroit de si bon matin.

Lanie lui fit part de ses premières constatations, tandis que Castle observait la scène de crime.

- Hey ! J'porte les mêmes caleçons! S’écria-t-il... Super marque! Ils viennent d'Angleterre, ils coûtent très cher, mais ils sont en soie et incroyablement doux!

Beckett et Lanie le dévisagèrent et levèrent les yeux au ciel.

- .... C'était pour faire remarquer... Qu'il devait être à son aise... Quand il s'est fait tuer... bredouilla-t-il.

Lanie lui lança un regard noir, puis se tourna vers son amie.

- Parfois, je me demande pourquoi tu as accepté d’épouser un zozo pareil…

- … Aussi bizarre que ça puisse paraître, je me sens bien avec lui.

-  Bah quoi?! Je porte des caleçons! Je ne vois pas ce que ça a de choquant, se défendit-il. Si je vous disais ce que Beckett porte...

- Castle!

- Oui mon lapin?!

- Continue comme ça et Lanie aura deux autopsies à faire!

- Bien reçu!

De retour au poste, Beckett interrogea sans sourciller le premier suspect qu'ils avaient trouvé et l'admiration de Castle pour elle grandit encore. En effet, gros Nounours, comme il l'avait surnommé, faisait presque deux fois sa taille et au moins quatre fois son poids. Avec son air méchant et ses grognements en guise de langage, il avait de quoi impressionner n’importe quel gros bras de la brigade. D’ailleurs, il avait réussi, lors de son interpellation, à envoyer au tapis le lieutenant Esposito.

Mais Kate lui parlait en le regardant droit dans les yeux et n’hésitait pas à hausser le ton face à lui. Elle n’avait même pas bougé d’un millimètre, quand le suspect s'était levé dans un accès de colère. Castle avait eut si peur, qu’il avait bondi de sa chaise et s’était plaqué contre le miroir sans tain.


- Ne me dis pas que tu n'as pas eu peur! Fit-il en quittant la salle d’interrogatoire.

- J’n’ai pas eu peur!

- Même pas un tout petit peu?!Comment ça se fait que tu n'as pas eu peur?

- On était dans la salle d'interrogatoire, il était menotté! Que voulais tu qu'il me fasse?

- À part t'encastrer dans le mur, tu veux dire?

Elle éclata de rire et rejoignit son bureau. Castle fronça les sourcils.

- Hé! Si c'était moi qui l’avais écrit, ça se serait super mal passé, avec gros nounours!

- Alors heureusement pour moi, je ne suis pas Nikki et on n'est pas dans un de tes bouquins!

- Exactement ! Tu as énormément de chance !

 

- T’en fais pas, Castle, ça arrive à tout le monde d’avoir peur, sourit-elle.

 

- Tu me trouves toujours viril ?

 

- Tu n’as pas besoin de jouer les gros durs pour que je te trouve viril. Tu m’as déjà fait preuve de ton énorme virilité, chuchota-t-elle à l’oreille.

 

- …

 

Elle sourit, fière de son effet et il finit par reprendre sa respiration.

 

- En tout cas, moi je t’ai trouvée super virile !

 

Elle pencha la tête sur le côté et fronça les sourcils, pas certaine que ça soit très flatteur.

 

***********************


L'affaire qui au départ semblait banale, prit une dimension extraordinaire, lorsque Lanie leur annonça que l'homme avait été tué avec une balle datant de plus de deux cents ans. Castle rebattait les oreilles de sa muse avec sa théorie de tueur spatio-temporel.


Quelques heures plus tard, Beckett pestait encore contre cette enquête qui n'avait pas de sens, tandis que Castle semblait être hypnotisé par son téléphone.

- Voler ses vêtements, mais ne pas faire attention à garder ses vêtements, ça n'a absolument aucun sens! Fit-elle en appuyant sur le bouton de l'ascenseur.

- Non... Répondit Castle machinalement.

- C'est peut être des mites géantes, qui l'ont tué pour manger ses vêtements? Suggéra-t-elle en remarquant l’inattention de son partenaire.

- Oui, peut être...

- Hé! Castle! Si cette enquête t'ennuie à ce point, tu n'es pas obligé de rester ici! Lança-t-elle.

- Ahn? Non, non,  non! C'est pas ça, je vérifiais seulement si Alexis avait essayé de me joindre! Je n'arrive pas à croire qu'elle en ait parlé à ma mère et pas à moi!

- Ahhh....

- Je vais lui passer un coup de fil !

- Oh non! Hors de question! S'écria-t-elle en lui arrachant le téléphone des mains. C'est elle qui doit te le dire et elle le fera quand elle sera prête!

- Bah, je suis un papa cool! Pourquoi elle ne serait pas prête?

- Écoute, mon père a eu la même réaction que toi quand j'ai eu son âge et je suis sortie avec un grunge qui puait le chien mouillé et ça a duré sept mois!

Il la regarda, semblant peser le pour et le contre, puis renonça à son appel et la suivit dans l'ascenseur.

- Tu n'as pas parlé de mites géantes? Demanda-t-il en revenant à leur conversation.

- Non.

- Un grunge qui puait le chien mouillé?!!

- Ouep!

- Pendant sept mois?!

- Je te l'ai dit, j'ai été assez difficile à l'âge difficile!

- Je plains sincèrement ton père, souffla-t-il. J’espère que si un jour nous avons une fille ensemble, elle ne sera pas aussi difficile que toi !

- Bah… Comme on dit, les chiens ne font pas des chats !

- Je veux un garçon !

- S’il te ressemble, tu n’as pas fini de t’inquiéter ! Qu’est ce que c’était que cette histoire de vache sur le toit de ton lycée ?

- Qu… Comment es-tu au courant de ça ?!

- Ta mère ! Elle n’a même pas besoin d’avoir un petit plumet pour devenir bavarde comme une pie, rit la détective.

- On ne devrait peut être pas se reproduire…

- Pourquoi ? Tu l’envisageais ? Je ne savais pas que tu désirais avoir d’autres enfants…

- Avec toi, ça me plairait beaucoup !

- Tu parles de la phase de la conception ou de celle où on l’élève ensemble ?

- Les deux mon général, les deux ! Et donc à part le grunge, l'étudiant en médecine, le rockeur et le noble français, tu en as eu beaucoup d'autres, des petits copains?

Elle tourna vers lui avec un regard incrédule.

- Tu as été marié deux fois et tu signais sur les poitrines, tu ne vas pas faire comme si tu étais choqué d'apprendre que je n'étais plus vierge à notre rencontre!

- ... Heu... Bah... C'est que plus je te connais, plus la liste s'allonge... On parle de combien d'ex là?

- Attends... T'es en train de me demander mon score?!

- Donne-moi le tien et je te donnerai le mien, tenta-t-il.

- ... Ah les hommes... Soupira-t-elle. Vous voulez tout savoir, mais finalement, il ne vaut mieux pas...

- Tu sais que tu m'inquiète un peu là?!

- Pourquoi? Ce qui compte c'est qu'aujourd'hui c'est à toi que je suis fiancée, non?

- Sérieusement, tu n'as jamais envisagé le mariage avec quelqu'un d'autre?

- Jamais. Tu es mon one and done, fit-elle en lui volant un baiser avant de sortir de l'ascenseur.

- Waow!

Comme Kate l’avait prédit, Alexis parla à son père de son coup de cœur pour Ashley, le jeune garçon au prénom de fille, que Rick avait involontairement terrorisé avec une arme ancienne.  Elle lui avait fait un long monologue, posant des questions auxquelles elle répondait instantanément, sans lui laisser le temps de placer un mot, puis elle le remercia pour ses conseils, l’embrassa et quitta la pièce en sautillant.
Rick soupira et ressentit un élan de sympathie pour son futur beau père, qui avait dû supporter de voir sa fille chérie embrasser un grunge pendant sept mois. Au moins, Ashley ne puait pas le chien mouillé !


Minefuji  (21.03.2014 à 18:57)

Chapitre cinquante trois

Installé confortablement dans le canapé, Castle pianotait sur son ordinateur portable tandis que Beckett et Alexis discutaient joyeusement à la table près de la cuisine.

- Tu avais quel âge, quand tu as rencontré ton premier amour? Demanda la jeune fille.

- Je ne dirais pas que ce que je ressentais de l'amour pour le premier garçon avec qui je suis sortie...

- Sérieusement?

- Mon père voyait d'un très mauvais œil le fait que je m'intéresse aux garçons, alors je me suis fâchée et je suis sortie avec un grunge uniquement pour l’énerver.

- Tu étais une sacrée rebelle, dis donc !

- Et une fichue entêtée, j’ai eu du mal à me débarrasser de ce pot de colle ! J’ai rapidement regretté mon choix, mais je me suis entêtée et je n’en suis pas très fière.

- Ecoute bien ce précieux conseil, Alexis, lança Rick depuis le canapé.

- Tu n’es pas sensé écrire trois chapitres ce week-end ? fit remarquer Alexis.

- Touché !

- Alors, fit Beckett pour changer de sujet, il parait que tu sors avec Ashley tout à l’heure ?

- Oui, Papa a réussi à nous avoir des places pour le concert de Taylor Swift.

- Tu es fan de Taylor Swift ?

- Oui et ça sera l’occasion d’entendre notre chanson en live !

- Vous avez une chanson? Demanda Beckett.

- Oui! Ils passaient Mine de Taylor Swift quand Ash et moi on s'est embrassés pour la première fois! Dit Alexis aux anges.

- AHHHH! NON!NON! Je ne veux rien savoir! Fit Castle en se bouchant les oreilles.

- Ça va, papa! Tout le monde à une chanson! Tiens, d'ailleurs, c'est laquelle la votre!

- Witchcraft de Sinatra! Lança Beckett.

- Dancing in the dark de Bruce Springsteen, annonça Castle en même temps.

- Dancing in the dark?

- Witchcraft? Depuis quand c'est notre chanson?

- Depuis qu'on l'a chantée au karaoké dans les Hamptons! Et pourquoi Dancing in the dark serait notre chanson?

- Depuis que le boss t'a fait monter sur scène et danser comme Courtney Cox au Beacon!

- Vous n'avez pas de chanson? S'étonna Alexis.

- On n'a pas de chanson? Répétèrent Castle et Beckett ennuyés. Il nous faut une chanson!

- Ça ne va pas être facile parce que vous avez déjà eu pas mal de vos premières fois, sourit la rouquine.

- Alexis! S'offusqua l'écrivain.

- Bah quoi? C'est vrai! Bon! Je vous laisse, j'ai rendez-vous avec Ash pour aller au concert. Bye bye!

- C'est ça! Enfuis-toi! Grommela Castle avant de se tourner vers Beckett qui grimaçait. Ça va?

- Elle a raison! La chanson d'un couple est souvent liée à leur rencontre ou à une de leurs premières fois... Ça fait plus de deux ans qu'on est ensemble! On a épuisé notre stock de premières fois!

- C'est pas grave, on peut très bien choisir une chanson qu'on aime tous les deux!

- C'est pas pareil...

Le téléphone de Beckett sonna et une nouvelle affaire les appela. Pendant un enterrement, des croque-morts avaient laissé tomber le cercueil du défunt, et avait découvert alors qu'un autre corps accompagnait celui du défunt.
La victime était une jeune femme médecin, Beckett et son équipe durent donc mener leur enquête à l'hôpital. Greg McClintock, l'une des sages-femmes, devint rapidement suspect, ainsi qu'un ancien baron de la drogue.

Au cours de leurs investigations, Greg McClintock fit évader sa petite amie de prison, mais malheureusement pour lui, l'intuition de Castle permit aux policier de le retrouver. Les deux amants se retrouvèrent donc derrière les barreaux. Lorsque le véritable assassin du docteur Valérie Monroe fut découvert, Castle et Beckett ennuyés d'avoir empêché les amoureux de revivre leur toute première rencontre se penchèrent sur l'affaire de la jeune femme et trouvèrent suffisamment d'éléments pour permettre une révision de son procès. Ils annoncèrent la bonne nouvelle à Greg et à sa petite amie et leur apportèrent un menu du Burgeropolis pour se faire pardonner d'avoir ruiné leurs retrouvailles.

- C'est sympa ce que vous venez de faire... Fit Esposito à Castle lorsqu'il revint de la cellule.

- Et bien je me suis dit qu'après tout ce que Greg avait fait, ils méritaient qu'on leur laisse au moins une chance... Si c'était vous et moi qui avions été en prison, on y serait toujours à l'heure qu'il est.

- Parlez pour vous, moi j'me serais fait la malle! Rectifia le latino.

- Vous m'auriez abandonné? S'écria l'écrivain.

- C'est la vie, vieux! Et c'est moi le numéro uno!

- Wah! Il faut qu'un malheur vous tombe dessus, pour connaître ses vrais amis! Soupira l’écrivain.

- Ne t'en fais pas, Castle, je te sortirais de là... Fit Beckett en les rejoignant.

- Tu me ferais évader? Sérieusement?

- Oui, pourquoi? Tu en doutais? Demanda-t-elle avant de s’éloigner.

- Alors monsieur le numéro uno ? Vous voyez? Je serais dehors avant vous! Sourit-il en se tournant vers Esposito.

- Alors tu viens? S'impatienta la détective.

- Oui! Oui!

Ils quittèrent le poste et une fois dehors, Castle héla un taxi.

- Qu'est ce que tu fais? Ma voiture est là-bas!

- Je t'emmène quelque part, et comme tu ne me laisses jamais conduire, on prend un taxi.

- Où va-t-on? Demanda-t-elle amusée.

- Patience, c'est une surprise! Répondit-il en glissant un papier au chauffeur, qui démarra après l'avoir lu.

Ils arrivèrent à destination vingt minutes plus tard:

- Castle... C'est...

- L'endroit de notre première rencontre, oui! J'adore ce Greg et ce qu'il a fait pour son amie... Alors, j'ai eu moi aussi envie de revivre notre première rencontre. Mais on n'est pas obligés de passer par le poste après! Enfin... À moins que tu n'aies envie de faire ça dans la salle d'interrogatoire...

- Castle, c'est adorable, sourit-elle en l'embrassant tendrement.

- Quoi?! L'idée de faire l'amour dans la salle d'interrogatoire? Je pensais que tu serais farouchement contre cette idée!

- Tu peux être sérieux deux minutes?!

- Euh... Je crois, mais ça va être difficile...

Ils entrèrent et se rendirent au bar, où ils commandèrent des boissons. Beckett observait les lieux rêveusement. Il y avait une petite piste de danse dans le fond de la salle où quelques couples dansaient tendrement enlacés.

- Un penny pour tes pensées, fit Castle devant son silence.

- Oh! Je repensais à ce jour là... Quand mon enquête m’a amenée à venir te chercher pour t’interroger… J'adorais tes bouquins, je ne manquais jamais la sortie de l’un d’eux et là, j’allais non seulement te voir, mais aussi te parler... Tu peux pas savoir dans quel état j'étais...

- Ne me dis pas que tu étais dans le même état que celui dans lequel tu étais quand tu as rencontré Joe Torre?!

- Pire.

- Et tu avais envie de moi?

- Castle!

- Je le savais!

- Je t'admirais énormément, tes livres m’avaient aidé à surmonter la mort de ma mère et j'avais même fait la queue pendant des heures sous la pluie pour avoir un exemplaire dédicacé d'un de tes livres en édition limitée.

- Je le savais que tu étais une grande fan, triompha-t-il

- Et puis tu as ouvert la bouche, Soupira-t-elle.

- Et tu as été subjuguée.

- Et tu m'as exaspérée! Je te détestais!

- Menteuse! Tu m'as sauté dessus dès que tu en as eu l'occasion!

- Tu m'as sauté dessus!

- Quelle mauvaise foi! C'est toi qui m'as fait des avances!

- Ah oui? Et qui a fourré le premier sa main dans ma culotte?!

Il y eut un bruit de verre cassé derrière Beckett, qui piqua un fard aussitôt qu'elle eut réalisé ce qu'elle venait de dire à voix haute. Castle éclata de rire devant la tête du barman qui venait de lâcher son plateau.
La musique changea et Rick tendit la main vers elle.

- Ça te dirait?

- ...

- Une danse sur le lieu de notre première rencontre?

Elle prit sa main en souriant et se laissa entraîner sur la piste de danse au fond de la salle. Elle se lova contre lui et laissa la musique la guider. C'était un slow, dont les paroles résonnaient en elle, comme un écho de leur histoire.

- J'ai toujours aimé cette chanson, dirent-ils en chœur.

Ils se sourirent.

- Eh bien, je crois que l'on vient de trouver notre chanson: "in my veins", conclut l'écrivain.

- J'en ai bien l'impression, répondit-elle.

- C'est vrai qu'elle nous ressemble, commença-t-il à expliquer.

- Castle! Ferme-la et embrasse-moi!

Il se tut et posa tendrement ses lèvres contre les siennes.


Minefuji  (22.03.2014 à 21:44)

 

Attention, ce chapitre comporte un passage coquin! Vous êtes prévenus. ;)

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Chapitre cinquante-quatre

 

- Castle, et s'il pleut? Demanda soudain Beckett.

- Le jour du mariage? C'est sensé porter chance... Mais nous trouverons un lieu avec une partie couverte, au cas où... répondit l’écrivain en levant le nez de son agenda électronique.

- Même si nous trouvons l'endroit idéal, ça ne sera pas disponible avant octobre! Souffla-t-elle.

- Octobre?! La saison de la récolte! C'est parfait!

- Sauf si tu veux que mon père me conduise à l’autel, il sera en voyage à ce moment-là.

- Novembre alors ? Pourquoi pas à ton anniversaire ? Proposa-t-il.

- Mais c'est dans plus d’un an! Geignit-elle.

- Et ça ne va pas?

- Je voudrais qu'on se marie un peu plus tôt... Dit-elle en lui administrant une tape sur les fesses.

- Il faudrait être fou pour te le reprocher, répondit-il en l'embrassant sur la joue.

- Tu sais quoi? On pourrait peut-être trouver un endroit pour cet été! Suggéra-t-elle.

- Tu veux un mariage en plein milieu de l'été New Yorkais? Grimaça-t-il.

- Non... Tu as raison...

- Alors septembre! Ni trop chaud, ni trop froid! C'est pile dans l'été indien! C'est parfait! Annonça-t-elle surexcitée.

- Sauf que je ne serai pas en ville tout le week-end pour ma tournée de dédicaces! Alors à moins de se marier un lundi... Ça va être difficile.

- Okay! Que proposes-tu alors? Dans le domaine du raisonnable, j'entends, enfin si c'est possible pour toi! Lança-t-elle légèrement exaspérée.

Il sourit, elle était trop mignonne quand elle s'énervait. Pris d'une pulsion subite, il se jeta sur ses lèvres et l'entraîna dans un baiser passionné. Elle enroula ses bras autour de sa nuque et répondit à son baiser. Il posa ses mains sur ses fesses et la souleva, sans cesser son baiser. Elle entoura ses hanches avec ses jambes. Il la porta jusqu'à la chambre.

Il la reposa alors au sol et ses lèvres revinrent immédiatement sur celles de Kate, quémandant immédiatement l'entrée de sa bouche, sa langue vint à la rencontre de la sienne. Elle se colla à lui sentant son excitation au travers de leurs vêtements. Il y avait toujours une certaine urgence entre eux, dans ces moments-là, les mois et les années avaient beau passer, il y avait toujours cette passion et cette impatience entre eux. Une des mains de Rick, dans le creux de ses reins la tenait contre lui tandis que l'autre lui caressait le dos puis les hanches… Elle se sentait fondre, prendre feu... Elle commença à déboutonner sa chemise déposant au passage des baisers brûlants sur sa peau …Puis elle descendit dans son cou, sur son torse…

- Tu vas me tuer mon amour… dit-il dans un souffle.

Elle sourit, quand elle sentit sa main jouer avec l’élastique de sa culotte, avant de la titiller. Il savourait les doux gémissements qui s'échappaient de sa bouche. Elle releva les yeux vers lui, les siens étaient devenus noirs de désir. Il s'accroupit entraînant dans sa descente son pantalon et sous-vêtement qu’il brandit tel un trophée, avant de remplacer sa main par sa bouche… Lorsqu’il se releva, elle le fit basculer sur le lit et dégrafa sa ceinture et déboutonna son pantalon. Elle lui jeta un regard coquin, le débarrassa de ses vêtements, et après s’être passé la langue sur les lèvres, elle entreprit de le titiller à son tour.

Dans un état second, il roula sur elle et l’embrassa langoureusement.

Bien plus tard, elle prit appui sur ses coudes pour se redresser légèrement, à bout de souffle. Leurs vêtements jonchaient le sol de la chambre. Elle plongea son regard dans celui de son écrivain qui laissait une main baladeuse s'égarer entre ses seins et son bas ventre.

- Castle!

- MMMMMOOOUIII...

- On n'y arrivera jamais si à chaque fois qu'on veut avoir une discussion en tête à tête, on finit au lit!

- Ça n'avait pas l'air de te déplaire...

- J'ai adoré, la question n'est pas là, mais tu tenais à ce qu'on choisisse une daaaammmmmhhh! CASTLE! FOCUS!

- Mmmh! Pardon! Tu disais?

- Il t'arrive d'écouter quand je parle?

- Mais oui! Je t'écoute souvent... Il y a que quand nous sommes seuls tous les deux... Mes pensées lubriques reprennent le dessus...

- Eh bien! On n'est pas là d'être mariés si tu veux mon avis... Ohhh… Castle !!!!

Le téléphone de la détective sonna, elle l’attrapa à contre cœur et répondit :

- Beckett !

- …

- On arrive !

- Un meurtre ? Grogna-t-il en se laissant retomber sur le matelas.

- Ouep ! Allez en route Castle 

Une jeune femme avait été retrouvée morte dans une allée. Dès leur arrivée, Castle avait remarqué certains détails rappelant les méthodes d’un tueur en série qui avait sévit quatre ans auparavant.

Ne voulant pas y croire, Beckett dut se ranger à l’avis de Castle, lorsque Lanie l’informa des similitudes avec les victimes du triple tueur.

Le triple tueur était de retour à New York. Cette nouvelle mit l'ensemble des policiers sur les nerfs. Le capitaine en fit une affaire prioritaire et toutes les forces de police furent mobilisées.

Pendant ce temps, un admirateur secret commença à envoyer des lettres et des cadeaux à Alexis, ravivant les angoisses de l’écrivain. Mais Martha et Kate firent tout pour le rassurer.

*************

Deux jours plus tard, leur enquête semblait bouclée, Gates avait avoué les meurtres, Castle et Ryan avaient rejoint son co-détenu, Jerry Tyson au motel où la police l’avait installé, pour lui annoncer que tout était fini.

Pendant ce temps, au poste, Beckett rassemblait ses affaires en attendant le retour de son fiancé.

- Excellent travail lieutenant! Fit le capitaine en sortant de son bureau.

- Merci capitaine, mais il faudra aussi féliciter Castle! D'ailleurs où est-il passé? Normalement il aurait dû rentrer depuis le temps?

- Il est peut être allé boire un verre avec Ryan, après une journée pareille, c'est ce que je m'apprête à faire. Vous vous joignez à moi?

- Euh...

- Ça ne va pas?

- Si... Enfin... Si Castle était allé boire un verre avec Ryan, il m'aurait prévenue... Enfin... Je crois...

- Ne vous en faites pas trop, c'est un grand garçon... Alors, vous venez?

- ...

- Allons, lieutenant! Gates a tout avoué! Les gentils ont gagné, pourquoi vous faites cette tête?

- Parce que si c'était un roman, je ne comprendrais pas cette histoire d'opération! Fit-elle en blêmissant.

- Faites attention lieutenant, Castle déteint un peu trop sur vous! Sourit le capitaine. Et puis, un remplacement de valve, ce n’est pas grand-chose...

- Sauf si on n'a pas l'argent! Alors qui a payé? Demanda la détective en se passant une main nerveuse dans les cheveux.

- Je suppose que c'est Gates. Il avait dû planquer du fric avant d'aller en prison...

- Ouais, mais il est sorti il y a un mois, pourquoi avoir attendu tout ce temps pour l'opération de Mac Cardle?

- Sûrement parce qu'il avait besoin de Mac Cardle pour l'aider pour Linda Russo et Kim Foster...

- Oui... Sans doute...

Le téléphone de Kate sonna, la photo de Martha s'afficha.

- Martha?

- Oh, Katherine, il se passe quelque chose de grave!

- Martha, calmez-vous, qu'est ce qu'il y a? C'est Alexis? C'est son rendez-vous avec son mystérieux admirateur qui s'est mal passé?

- Non, Alexis va bien, j'ai appelé Richard, pour le rassurer à ce sujet, il semblait distant et il m'a dit qu'il m'aimait! Il a des ennuis!

- Je m'en occupe! Je vous rappelle très vite.

- Qu'est-ce qu'il se passe? Demanda le capitaine en la voyant raccrocher et attraper sa veste pour filer, totalement paniquée.

- McCardle n'a eu l'argent pour l'opération que quand Jerry Tyson est sorti de prison, expliqua-t-elle. C'est lui qui a tout manigancé, c'est lui le triple tueur!

- Tyson?!

- Il est avec Ryan et Castle et apparemment ça a mal tourné!

- Filez, j'ameute la cavalerie! Lança le capitaine en se précipitant dans son bureau.

Elle rejoignit sa voiture en établissant certainement son record de vitesse en course à pied. Toutes sirènes hurlantes, elle roulait à tombeau ouvert dans les rues de la ville. Elle n'arrivait à penser qu'à une chose, Castle. Son cœur cognait violemment dans sa poitrine, elle ne sut comment elle arriva en un seul morceau à destination. Les autres voitures de police la rejoignirent rapidement. Elle se précipita vers la chambre où Castle et Ryan étaient retenus, n’osant penser à ce qu’elle risquait d’y découvrir ? Elle défonça la porte, sa force étant décuplée par l’inquiétude et hurla :

 

- Castle!

- RAS! Il est parti! Je vais bien, répondit-il. Il faut une ambulance pour Ryan.

- Non, ça va... Grogna ce dernier.

Elle se jeta sur lui, incapable de parler, elle le serrait contre elle, comme si sa vie en dépendait.

- Je suis tellement contente que tu n'aies rien! J'ai cru que je t'avais perdu!

- Non, jamais, sourit-il, heureux de pouvoir encore sentir son parfum. C'est lui le triple tueur! Il a envoyé Gates pour être un imitateur.

- Je sais. Je l'ai compris quand Ryan et toi, n'êtes pas revenus. Et ta mère a appelé, elle a compris que quelque chose de grave se passait, quand tu lui as dit que tu l'aimais.

- Ouais. C'est ce que j'espérais.

Elle le détacha et dut se retenir pour ne pas l'embrasser. Elle se contenta de lui caresser tendrement la joue en plongeant son regard dans le sien.

Elle se reprit peu après et dirigea les policiers qui analysaient les lieux.

************

Rick sortit prendre l'air. Elle le rejoignit dès qu'elle put et lui tendit un café avant de s'asseoir près de lui.

- Merci.

- Il y a quelque chose que je ne comprends pas, Castle... Pourquoi t'a-t-il laissée en vie?

- Pour me punir... Me faire payer pour avoir ruiné ses plans. Maintenant, il va tuer de nouveau, parce que je n'ai pas pu l'arrêter. Et je me sens...

- Je sais ce que tu ressens, soupira-t-elle.

- Oui, je sais, dit-il en lui prenant la main.

- Babe, s'il t'avait tué, j'en serais morte de chagrin.

Il remarqua les trémolos qu'elle avait tenté de cacher et raffermit sa prise sur sa main.

- Tu ne me perdras pas, promit-il alors qu'elle se blotissait contre lui.

- ...

- Septembre.

- Quoi?

- Marions-nous en septembre.

- Mais et ta tournée?

- Je trouverai bien un moyen de m'arranger, ne t'en fais pas pour ça.

Elle le gratifia de son plus beau sourire et lui sauta au cou. Le capitaine sourit en les voyant et retourna auprès de la police scientifique.

- Et maintenant, si on rentrait à la maison? Proposa l'écrivain.

- Ça me semble être une excellente idée, répondit-elle en l'entraînant vers sa voiture.

  


Minefuji  (23.03.2014 à 20:31)
Message édité : 10.02.2016 à 19:14

Attention!  Passage coquin dans ce chapitre! Bla Bla Bla, vous connaissez le refrain! ^^ Je rappelle qu'aucun lapin n'a été blessé au cours de ce chapitre, par contre, il a été nourri avec une bonne carotte.

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Chapitre cinquante cinq

Confortablement lovée dans son rêve, Kate esquissait un sourire. À ses côtés, Rick dormait également comme un bienheureux. Il était encore tôt, ils avaient encore plus d'une heure de sommeil devant eux.

 Dans son rêve, Beckett se prélassait sur une chaise longue au bord de la piscine de Castle dans les Hamptons. Le paradis sur terre. Quelques oiseaux gazouillaient gaiement non loin de là. Elle attrapait son cocktail et commençait à le siroter tranquillement, quand soudain, une horde de mouettes vint tournoyer autour d'elle, lui vrillant les tympans de leurs cris aigus.

Elle se réveilla en sursaut avec cette dernière image à l'esprit. À ses côtés Rick venait de bondir également. Les cris des mouettes n'avaient pas cessé, au contraire, ils résonnaient depuis le salon.

- Qu'est ce que c'est que ce vacarme? Râla l'écrivain.

- J'en sais rien, mais je regrette que mon appartement ait explosé tout à coup, grogna-t-elle en se cachant sous la couette. Je vais peut être y aller dans cette agence immobilière, finalement.

- Je viendrai avec toi, répondit-il d'une voix endormie.

Il se leva et quitta la chambre avec une allure de zombie, afin de trouver la cause de tout ce raffut.

Martha et Alexis se tenaient dans le salon et poussaient des cris étranges.

- Ho-ha! Ma-ma-ma-ma! Ho-ha! Ma-ma-ma-ma! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha!

- Et on relâche! Fit Martha.

Le vacarme cessa enfin.

- J'ai fait un rêve, j'étais en train de flotter sur un nénuphar et Nikki à nu était encensée par toute une bande de suédoises en bikini, commença l'écrivain en se frottant les yeux.

- Oh, c'était sûrement magnifique! Remarqua Martha.

- Oh oui.

- Et pourquoi tu nous racontes ça? Demanda l'actrice surprise que son fils vienne lui raconter son rêve.

- À cause de vous mes sublimes suédoises sont devenues une bande de chiens qui hurlent, fit-il sur un ton de reproche.

- On fait ces exercices vocaux pour renforcer notre respiration ventrale, expliqua Alexis.

- À cinq heures du matin?

- Il n'y a pas d'heure pour ça! La préparation est la base d'une audition inspirée! AH! AH! S'exclama Martha en s'éloignant vers la cuisine.

- En fait j'ai dit à Grand-mère que j'envisageais de passer une audition pour Grease dans mon école, confia discrètement Alexis à son père.

 - Oh, elle s'emballe parce que tu as certainement le gène de la scène, toi aussi.

- Apparemment.

- Ouais... Ouais, c'était une mauvaise idée de lui parler de l'audition, grogna-t-il.

- Je ne sais pas si j'aurais le temps avec toutes mes autres activités, mais je me suis dit que ça serait amusant. Je ne pensais pas qu'elle me réveillerait avant le lever du soleil!

Beckett arriva à son tour dans la pièce, marchant complètement au radar, elle embrassa rapidement Castle en passant, puis continua son chemin vers la cuisine, où elle prépara du café.

- Un acteur doit apprendre à faire des sacrifices. Et puis d'ailleurs, on aura tout le temps de dormir, quand on sera mort! Répliqua Martha.

- En parlant de mort, fit la voix fatiguée de Beckett qui attrapait son téléphone qui venait de se mettre à sonner.

- Oh non! Elles venaient juste de s'arrêter, on allait pouvoir retourner se coucher pour finir notre nuit tranquillement, gémit l'écrivain.

- Beckett !

- …

- Oh non penses-tu,  on était déjà levés ! Fit-elle ironique.

Elle raccrocha en soupirant.

- Désolée Castle, mais je dois y aller, on a un de nos hommes à terre, expliqua-t-elle en servant deux tasses de café. Tu peux aller te recoucher toi, ne te gènes pas, je comprends.

- Tu sais bien que j'adore aller sur une scène de crime au petit jour, avec toi, fit-il en la prenant par la taille.

- Bon, et bien moi, je vais essayer de me rendormir un peu, annonça Alexis, profitant du fait que sa grand-mère semblait l’avoir provisoirement oubliée.

******************

Le policier à terre, s'avéra finalement être un célèbre strip-teaseur de New-York. Il avait été retrouvé par un chauffeur de taxi, assassiné dans une ruelle, avec un déguisement de policier.

Beckett et Castle retrouvèrent rapidement le lieu de la fête où la victime s'est rendue avant sa mort, mais les organisatrices de la petite fête, n’étaient pas vraiment en état de leur apporter beaucoup d’informations.

- Oh ! Souffla Beckett devant le capharnaüm qui régnait dans la pièce.

- Wow! Wow! Wow ! Ajouta Castle. Waow ! Ils font des gâteaux de cette forme ?

- Hors de question de choisir leur traiteur pour le mariage, prévint Beckett.

- De toute façon, il ne serait pas autorisé dans la fusée !

- Castle, pour la vingtième fois, on ne se mariera pas dans l’espace !

L’une des fêtardes émergea à ce moment-là et sourit en découvrant Castle.

- Un autre stripteaseur ?

- Whoo ! Allez ! Enlève tout ! Fit son amie en se mettant à danser.

- Mhmmm !

- Mesdames, je ne suis pas un stripteaseur, bien que je comprenne que vous puissiez faire l’erreur.

Beckett roula des yeux et sortit sa plaque :

- Police de New York ! Des vrais flics, avec des vrais flingues ! On est là pour une enquête sur un meurtre !

Ils les emmenèrent au poste, mais tout ce qu’ils obtinrent fut un spectacle désolant de lendemain de cuite.

Ils creusèrent donc  dans la vie de Derek et découvrirent  de graves problèmes d'argent, une ancienne maîtresse et un emploi dans un club de strip-tease.  L’employeur de la victime parla du potentiel de Ryan dans son domaine, ce qui causa quelques complexes à son partenaire.

Leurs investigations les conduisirent à se connecter sur le site de ladite agence de Strip-tease.

- Aucun d’entre eux n’a de longs cheveux, constata Esposito.

- Et certainement pas de longs cheveux blonds.

- Peut-être que ce sont de vieilles photos, suggéra Beckett.

- C’est possible, ils changent de style en fonction de la mode, expliqua Ryan. Leur agent a dit que le genre Twilight est tendance en ce moment. Peut être que le style surfeur va revenir.

- Eh bien, il y a un moyen infaillible de le savoir, fit Beckett avant de s’éloigner. Oh Castle !!!

*********************

- Je n’ arrive pas à croire que tu te sois changée pour venir ici, grogna Castle. Tu ne peux pas savoir à quel point j’attends, depuis que je te  suis sur tes enquêtes, que tu me dises « allons au club de strip-tease coincer ce salopard ! » Je ne pensais pas que ça serait ce genre de club.

- Fais-moi signe, si tu as besoin de monnaie, le taquina-t-elle.

Sur scène, des cowboys se déhanchaient en rythme sur la musique, lançant leurs vestes dans la foule. Beckett s’éloigna de Castle pour aller à la pêche aux infos, tandis que Castle se faisait happer par une bande de fêtardes. Lorsqu’elle revint, un peu plus tard, elle le retrouva encerclé par des dindes gloussantes.

- Castle?

- Hey! Chérie! Tu m’as trouvé! Je parlais justement de toi à Denise! Fit Castle en se tournant vers une des dindes. Voici ma petite amie, c’est elle, qui a eu l’idée de venir ici ce soir ! Elle n’a pas froid aux yeux, vous ne pouvez pas imaginer !

Les dindes grimacèrent et s’éloignèrent rapidement de lui. Beckett s’installa près de Castle.

- Merci de m’avoir trouvé ! Ces femmes sont de véritables piranhas.

- Rappelle-moi de briefer les gars, avant qu’ils n’organisent ton enterrement de vie de garçon, annonça-t-elle.

- J’ai parlé à un des barmen, qui a confirmé l’histoire de l’agent de Dereck. Il avait des prises de bec avec un autre danseur. Apparemment, un gars prénommé Hans était énervé parce que Dereck  était en train de devenir le leader. Ca nous fait une preuve et un mobile !

- Allons en coulisses et attrapons ce gars! Fit Castle en se levant.

Beckett le retint.

- Pas la peine, chéri. Il va entrer sur scène. !

- Des pompiers ? Sérieusement ? C’est pas un peu cliché? Se moqua l’écrivain. Oh bon sang, ils n’ont pas lu le mémo sur le lien entre les séances d’UV et le cancer de la peau ?

- Calme-toi Castle. Tout ce qu’on a à faire, c’est trouver lequel est Hans.

L’un des stripteaseurs ôta son casque, dévoilant une longue chevelure blonde. Beckett se leva et se dirigea vers la scène en montrant son badge. Les danseur l’encerclèrent et dansèrent autour d’elle.

- Police de New York ! Descendez s’il vous plait!... Non! Non! Pas vous! Seulement Hans! Arrêtez ça! Les gars! Arrêtez! Je suis flic, un vrai flic! C’est pas marrant! Arrêtez!

Castle arriva et vida le contenu d’un extincteur sur eux. Beckett se retourna vers lui, légèrement agacée.

- C’est un peu trop ? Demanda-t-il. Rappelle-moi de briefer Lanie avant qu’elle n’organise ton enterrement de vie de célibataire !

****************

Finalement, le milieu du strip-tease n’avait pas causé la mort de Dereck, l’avocat de son ancienne maîtresse avait craint que son arnaque ne soit découverte et avait commis l’irréparable.

De retour au loft, ils félicitèrent Alexis pour son emploi de régisseuse dans la représentation de Grease et écoutèrent docilement le discours de Martha sur les difficultés du métier d’acteur et tout ce qu’un échec avait de bénéfique.

Lorsqu’ils se retrouvèrent seuls, en fin de soirée, Castle entraina sa muse dans la chambre et l’installa confortablement sur le lit, puis il disparut dans la salle de bain.

- Castle ? Qu’est ce que tu fais ?

Il réapparut quelques instants plus tard, vêtu d’une chemise blanche qu’il n’avait pas rentrée dans son pantalon noir et était coiffé d’un borsalino gris foncé.

- Wah, Castle, en quel honneur ?

- Pour que tu n’aies plus envie de te rendre dans l’un de ces clubs avec tous ces clowns ! Je vais te montrer que tout ce dont tu rêves, tu l’as à la maison !

Il pointa la télécommande qu’il tenait vers la chaine Hi fi et commença à se déhancher sur la musique. Il se mit à caresser son torse et ses hanches tout en ondulant de façon suggestive.

Il envoya ses chaussures à l’autre bout de la pièce vint se placer de dos devant elle, lui offrant une vue de choix sur son fessier. Miam ! Elle leva la main pour pouvoir le toucher, mais il esquiva sa main et commença à lui tourner autour, la frôlant parfois, pour mieux s’éloigner ensuite.

Lentement, il déboutonna sa chemise, la fit glisser le long de ses bras avant de la lancer vers elle. Vive comme l’éclair, elle l’attrapa à la volée et la huma d’un air coquin. L’écrivain vint se placer devant elle et continua son déhanché sensuel. Elle se mordilla la lèvre inférieure, tandis que son regard mordoré accrochait celui de l’écrivain. Il déposa son borsalino sur sa tête et finit par s’éloigner d’elle, après avoir lutté contre son désir de lui sauter dessus. Elle le rendait fou quand elle le regardait ainsi en se mordillant la lèvre et elle en était parfaitement consciente. Bon sang, elle était encore plus sexy avec son chapeau. Focus Castle, se morigéna-t-il.

Il fit voler son pantalon d’un geste vif et se retrouva en boxer devant elle. Il n’avait certes pas ce corps sculpté aux anabolisants des stripteaseurs du club de Hans Von Pinecraft, mais n’avait pas à rougir de son corps et le regard affamé que lui jetait Kate en était la preuve. Il se jeta à genoux devant elle, cambra son corps en arrière, laissant ses mains glisser sur son torse. Le sourire de Beckett était sa récompense. Il se releva et reprit sa danse. Elle se leva et s’approcha de lui. Il l’entraina dans sa danse et la débarrassa lentement de ses vêtements tout en gardant le rythme sensuel donné par la musique. Elle laissa sa tête tomber en arrière, il se jeta sur son cou pour le dévorer de baiser brûlants. Elle frotta lascivement son bassin contre le sien. Bye, bye Bunny, le petit lapin était de trop désormais.

- Oh… Castle, susurra-t-elle de manière si sensuelle, qu’il perdit toute conscience de la réalité.

Il entoura la taille de sa muse de ses bras, elle croisa ses jambes autour de ses hanches et l’embrassa à pleine bouche. Ils basculèrent sur le lit en riant. Il traça le contour de son visage du bout des doigts, son amour pour elle grandissait encore jour après jour, il en venait à se demander comment il était possible d’aimer autant quelqu’un.

- Castle ? demanda-t-elle en voyant son regard se troubler.

- C’est rien… Je t’aime tellement fort que parfois, ça me fait peur, avoua-t-il.

Elle l’embrassa tendrement, provoquant en lui des frissons.

- Je t’aime Castle.

Il s’empara de ses lèvres et lui fit l’amour comme si sa vie en dépendait.

 

- Waow… Souffla-t-elle en se laissant retomber au milieu des draps froissés par leurs ébats.

- Incroyable !.... C’était… Wow !

Elle se lova contre lui en souriant.

- Il va falloir que tu expliques à Lanie pourquoi elle devra rayer l’idée du club de Striptease de sa liste pour mon enterrement de vie de célibataire.

- Il y a plein d’autres choses amusantes à faire, pour ce genre d’événement. Le karaoké, par exemple ou bien un bowling. C’est bien aussi, non ?

Elle pouffa à l’idée de la tête que ferait Lanie quand il lui ferait ses suggestions.

- Et pourquoi pas une soirée Tupperware ou tricot, pendant que tu y es ?

- Excellente idée ! J’adhère !


Minefuji  (24.03.2014 à 20:50)
Message édité : 10.02.2016 à 19:22

Chapitre cinquante-six

 

La journée commençait tranquillement, Alexis et Martha prenaient leur petit déjeuner tranquillement dans la cuisine et Kate n'avait pas été appelée sur une scène de crime aux aurores.

 - Tu as l'air soucieux, chérie, remarqua Martha.

- Les parents d'Ash veulent rencontrer papa...

- Et?

- Ce sont des gens si sérieux! Et papa... Bah, c'est papa.

- Chérie, tu sais bien qu'il ne ferait rien qui puisse te nuire.

- Je sais bien...

- Et puis Katherine sera avec lui, non? Et moi aussi!

- Oui, si elle n'est pas appelée sur une enquête à ce moment-là!

- Et puis, si ça peut te rassurer, je ferai la cuisine!

- Et bien... C'est gentil à toi, grand-mère, mais... Kate a proposé de le faire...

- Ses lasagnes à la banane et au chocolat? Grimaça Martha.

- Non, non, un vrai repas gastronomique, comme sa mère le lui a enseigné! Elle a fait le repas l'autre soir et je dois reconnaître que c'est un vrai cordon bleu!

- Dans ce cas, je m'occuperai du vin, sourit l'actrice.

- Castle, laisse tomber! Fit Beckett en arrivant dans la pièce.

- Je ne vais pas abandonner, parce que c'est la meilleure idée que j'ai eue! Insista l'écrivain.

- Castle, je ne vais pas me marier dans l'espace! Râla la détective.

- Pourquoi pas? On serait les premiers! Fit-il excité comme un gamin. Le vol spatial commercial sera bientôt disponible et tu as dit que tu voulais que ça soit spécial!

- Oui, parce que quand j'étais petite, m'imaginer le jour mon mariage, coincée dans une boîte de conserve, avec des milliers de tonnes de carburant pour fusée attachés à mon cul, c'était exactement ce que j'avais en tête! Ironisa la détective.

- Alors on est d'accord!

- Si tu ne veux pas aller voir les lieux pour le mariage ce week end, alors dis-le! Soupira-t-elle.

- Je ne veux pas aller voir les lieux pour le mariage ce week end.

- Dommage!

- Il va falloir s'assurer qu'ils ne parlent pas du mariage, conseilla Martha à l'oreille de sa petite fille.

- Pas d'enquête, pas de mariage... On se demande bien de quoi ils vont pouvoir parler!

- Qu'est ce que vous conspirez? Demanda Castle à sa mère et à sa fille.

- On parlait du dîner avec les parents d'Ashley, expliqua Alexis.

- T'en fais pas, on va faire bonne impression, assura Castle. Déjà, ça ne sera pas ta grand-mère qui cuisinera.

- Qu'est ce que c'est supposé vouloir dire? Demanda Martha.

- Oh! Méfie-toi, Alexis, il va sans doute leur proposer un voyage dans l'espace, taquina Beckett.

- Papa ! Le père d’Ashley est prof d’éco… ce sont des gens assez sérieux… alors, tu pourrais être un peu plus…raisonnable ?

- Je peux être plus raisonnable, assura Castle. Et si jamais je commençais à moins l’être, tu me le signalerais en me donnant un bon coup de pied dans la cheville.

- Je ne serai pas là, ils trouvent ça mieux qu’il n’y ait que toi, Kate et grand-mère…

- Tant que Beckett sera là, ça ira ! Elle sait être si sérieuse parfois, qu’elle en devient ennuyeuse !

- Hey ! S’offusqua cette dernière. Tu sais que je t’entends ?

- Est-il normal que le déficit augmente en période de crise ?

- Je dirais, comme le soutiennent la plupart des économistes, que le déficit budgétaire est acceptable, tant qu’l s’agit de faire surtout pas mal d’investissements dans les infrastructures, l’éducation, la défense, la recherche…

- Tu vois ? Méga ennuyeuse ! Elle connait encore ses cours d’économie à la fac ! Les parents d’Ashley vont l’adorer ! Moi, en revanche…

- Oh c’est bon, Castle, ils t’aimeront, fit Beckett.

- Vraiment ? Merci.

- Oui, il suffira de ne pas être toi-même !

- C’est sympa, grinça-t-il.

- Tu l’as cherché !

Ils furent appelés pour une nouvelle affaire et continuèrent leur discussion en chemin.

- Non, je ne vais pas me mettre la pression pour ça, ce n’est qu’un diner, après tout ! Qu’est ce qui pourrait mal tourner ? Répétait-il comme s’il cherchait à s,’en persuader ?

- Que va-t-il arriver si tu n'accroches pas avec ses parents? Demanda-t-elle.

- Elle va se détacher de lui...

- Oh non, ça va être tout l'inverse, ça va donner à leur romance un petit goût d'interdit et ils iront n'importe où, pour faire dieu sait quoi! Crois-moi! Je sais.

- Comment ça tu sais ?

- Anthony Porter, j’avais 17 ans ! Mon père ne voulait pas que je sorte avec lui, parce que son père avait la fâcheuse manie de ne pas lui rendre les choses qu’il nous empruntait. Je suis sortie en douce de chez moi presque tous les soirs pour le voir. J’ai même séché les cours ! ça a duré cinq mois !

- Je ne voyais pas ça comme ça!

- L'important c'est d'être assez proche du copain, mais encore plus de ses parents! Conclut-t-elle.

Ils arrivèrent sur la scène de crime et rejoignirent les gars et Lanie.

- Salut! Qu'est ce qu'on a?

- Un truc terrible, j'ai jamais vu ça, annonça Esposito. La victime s'appelle Marie Subarao!  35 ans. C'est un vigile qu'il l'a trouvée, il ne s'en est toujours pas remis.

- Waow! On dirait une saucisse un peu trop garnie, fit Castle.

- Lanie, qu'est ce qu'il lui est arrivé selon toi? Demanda Beckett.

- On appelle ça une décompression explosive.

- Due à quoi? Qu'est ce qui peut causer ça?

- Après une exposition à un environnement sans atmosphère, on finit comme ça.

- Sans atmosphère?! ... Comme... Dans l'espace ? Demanda Castle.

- Oui.

- Et après ça, tu as toujours envie de te marier dans l'espace? Grimaça Beckett.

- Bah... Euh... J'n'ai jamais dit que je voulais qu'on ait un accident de décompression!

- En tout cas, on a la preuve que ton idée est un peu trop spéciale!

- Qu'est ce que c'est que cette histoire? Demanda Lanie.

- Castle voudrait qu'on se marie dans l'espace, expliqua Beckett.

- Dites donc, Castle! Déjà que traditionnellement, les demoiselles d'honneurs sont la plupart du temps affublées de robes d'un goût douteux, vous n'allez pas me faire le coup de me retrouver déguisée avec une tenue de cosmonaute en mousseline mauve! Râla la légiste.

- Suis-je le seul à trouver cette idée avant-gardiste incroyablement géniale? S'écria l'écrivain agacé.

- Oui! Répondirent en chœur Lanie et Beckett.

- Faut vous y faire, Castle, fit Esposito, vous allez vous marier, ça ne sera plus jamais vous qui déciderez.

- Avec des idées pareilles, toi, tu n'es pas là de te marier, fit remarquer Beckett.

- En parlant d'idées bizarres, Castle, je peux savoir pourquoi  vous m'avez envoyé deux cartons pleins de pelotes de laine et d'aiguilles à tricoter? Demanda Lanie.

- Quoi?! Tu as osé? S'écria Beckett.

- Euh... Bah... En fait, c'était ton idée!

- Mon idée?! Tu veux vraiment que je fasse des suggestions aux gars pour toi?! Esposito, ne sois pas étonné, si dans quelques jours tu reçois une caisse complète de timbres à collectionner et des classeurs pour philatélistes.

- Qu'est ce que c'est que cette idée à la noix? Demanda l'écrivain.

Castle et Beckett se chamaillèrent encore un bon moment devant leurs amis, qui se demandaient combien d'épisodes ils avaient bien pu manquer.

- Si vous voulez mon avis, il ne faut pas chercher à comprendre, glissa Esposito à l'oreille de la légiste.

- Dire que j'espérais que Castle déteindrait un peu sur elle... Je ne pensais pas que ça serait à ce point là.

- Allons terminer de faire le tour de la scène de crime, ensuite je vous paierai un thé, proposa le latino.

- Excellente idée, sourit Lanie.

Finalement, Castle et Beckett se rendirent compte que Lanie et les gars avaient quitté les lieux et cessèrent leurs chamailleries.

- Bah... Où ils sont? Fit Beckett.

- Peut être qu'ils ont été victimes d'un enlèvement, comme notre victime, suggéra Castle.

- Quoi?!

- Regarde ça, elle lisait rencontre du quatrième type.

- C'est quoi ta théorie, Castle? Elle aurait été tuée par des extra-terrestres?

- Ce qui est plus probable, c'est un enlèvement par des extra-terrestres qui a mal tourné. Elle a sans doute été éjectée par accident du sas de leur vaisseau spatial.

 

Beckett refusait de croire à la théorie de Castle impliquant des extraterrestres, mais plus leur enquête avançait, plus les informations qu'ils obtenaient, étaient troublantes...

Lanie trouva une sorte d’implant, dans le nez de la victime. Castle pensa immédiatement aux récits de ce que faisaient les extraterrestres aux humains lorsqu’ils les enlevaient. Beckett, quant à elle, pensa à la chose qu’elle s’était enfoncée dans le nez, quand elle avait six ans.

Finalement, il s’avéra qu’il s’agissait d’une calcification liée à une maladie très rare.

Ils rencontrèrent un Ufologue que la victime avait fait virer quelques années auparavant. Celui-ci, leur expliqua que Marie pensait avoir été enlevée par des extra-terrestres, et qu’elle avait sûrement été tuée par des agents du gouvernement.

Castle appuya cette théorie lorsque des agents mystérieux vinrent récupérer les affaires de la victime dans son bureau. Beckett s’entêta à rechercher une machine susceptible de tuer quelqu’un en simulant une absence d’atmosphère.

Le summum fut atteint, lorsqu’ils furent enlevés par des agents mystérieux, à la recherche de certaines informations. Et Castle jubila, lorsqu’ils mirent la main sur cette fameuse information : Marie avait aperçu un ovni avec son télescope. Incapable d’y trouver une explication logique, Beckett rechignait quand même à reconnaitre leur existence.

Bien que le doute l’ait légèrement effleurée, la vérité était ailleurs. Il s’agissait d’une histoire de satellite espion, de chinois et de trahison.

Entre temps, le diner avec les parents d’Ashley s’était plutôt bien passé, jusqu’au moment où Castle eut une illumination et que seule Beckett fut capable de suivre son raisonnement. Ils quittèrent rapidement le loft, pour vérifier leur théorie. Ils réussirent à boucler leur enquête dans la soirée et apprirent peu après qu’ils avaient fait d’une pierre deux coups, puisque les parents d’Ashley les avaient trouvés fascinants.

Beckett fut invité à parler en privé avec le mystérieux agent et arborait un air énigmatique, lorsqu’elle en revint.

 

- Qu’est ce qu’il t’a dit ?

- Euh… Un truc absolument confidentiel. Classé top secret !

- Qu’est ce qu’il a dit qui soit classé secret défense ? Ce sont les extraterrestres ? La vérité à propos des OVNIS? Tu vas me le dire ou juste me laisser deviner ?

- Je trouve ça assez drôle, quand tu essaies de deviner, s’amusa-t-elle.

- D’accord, c’est sur ce qu’il s’est passé à Roswell ?

- Non.

- La zone 51 ?

- Nan !

- Le monstre du loch Ness existe ?

- Oui.

- C’est vrai ?

- Nan !

- Rah ! Tu m’as bien eu !

- Ils contrôlent la météo ?

- Nan.

- Nos pensées ?

- Nan.

- Nos envies compulsives d’achat?

- Ils ont une place pour nous sur le premier vol commercial dans l’espace ?

- Nan.

- La recette du coca ?

- Nan !

**************

- L’assassin de Kennedy ?

- ...

- Le secret des illuminatis ?

- …

- Elvis est toujours vivant ?

- …

- Le Bigfoot existe !

- Papa, elle s’est endormie ! Fit soudainement Alexis.

- C’est une feinte ! Elle veut que je m’arrête là, mais je trouverai, ne t’inquiète pas !

- J’espère que tu trouveras avant la randonnée avec Ash et ses parents, parce qu’ils risquent de vous trouver moins fascinant si vous jouez aux devinettes pendant tout le week-end.

- T’en fais pas, on a des tas d’autres jeux super marrants comme ça !


Minefuji  (25.03.2014 à 22:44)

Chapitre cinquante-sept:

 

Castle et Beckett enquêtaient sur la mort d'un certain Donny Hayes, dont le corps avait été repêché dans l'East River. Donny avait acheté un bar peu de temps avant sa mort, le "Old Haunt", dans lequel de nombreux écrivains se rendaient pour trouver l'inspiration. Castle ne faisait pas exception à la règle il y avait écrit son tout premier roman et ce fut avec fierté, qu'il montra que sa photo était affichée derrière le comptoir.

- Viens voir le mur des célébrités! Qui c'est le beau gosse deux rangs au-dessus d'Hemingway? Posant devant son box fétiche, où est né "sous une pluie de balles"

- Oh mon dieu Castle! Tu étais si craquant à cette époque-là!

- À cette époque-là? Tiqua-t-il.

- Oui... Euh... Tu étais craquant, maintenant, tu es irrésistible! Fit-elle rougissante, réalisant sa maladresse.

- Joli rattrapage, tu crois que j’aurais réussi à te séduire aussi à l’époque ?

- Peut-être… Ce qui est certain, c’est que tu aurais été accusé de détournement de mineure ! Crois-moi, mon père ne t’aurait pas lâché !

- Pffiou ! Je l’ai échappée belle ! Heureusement que tu ne traînais pas dans les bars à l’époque !

- Heureusement que je ne traînais pas dans ce bar, tu veux dire ?

 - Quoi ? Tu trainais dans les bars à cet âge ? Mais que faisaient tes parents ?

- Mon copain était un rockeur à l’époque et il se produisait dans les bars avec son groupe. Je l’accompagnais souvent, parce qu’il disait que j’étais son inspiration et je trouvais ça mignon !

- Tu as été sa muse ?!

- Sois pas jaloux, Castle ! Il ne m’a écrit que trois chansons et on ne peut pas dire qu’il était le roi de la poésie.

- Quand même, bougonna-t-il, tu es ma muse à moi.

- Tu ne peux pas me reprocher un truc qui s’est passé avant notre rencontre ! Je ne connaissais même pas tes livres à l’époque ! Est-ce que je te reproche tes ex-femmes, moi ?

- Non… Mais c’est pas pareil, marmonna-t-il.

- Castle… Qu’est ce qui te gêne autant ?

- Bah… C’est moi, qui te trouve extraordinaire, j’aime penser que tu ne l’es que pour moi…

- Castle, je sais ce que tu ressens, mais je ne peux  pas commander les sentiments des autres.

- Tu sais ce que je ressens ?

- Aurais-tu oublié les millions de fans qui achètent tes bouquins et toutes ces femmes qui te demandent de signer sur leurs poitrines ?

- Oh !

- Comme tu dis ! Mais ce qui me réconforte, c’est que tu m’as choisie moi et pas une autre !

- Waow ! Si on n’était pas dans un lieu public, je te sauterais dessus, murmura-t-il.

- Revenons à notre enquête, qu’on rentre vite à la maison !

 

Alexis, quant à elle, avait invité une ancienne amie de l'école primaire, qu'elle avait perdue de vue, mais elle fut déçue de constater à quel point son amie avait changé. Ce qui inquiéta un peu Castle. Voir sa petite fille chérie trainer avec la fille de la famille Adams… Et si Alexis avait subitement envie de se maquiller avec du noir et de se faire percer les sourcils ? Cette idée lui faisait froid dans le dos !

 

Alors que l'enquête piétinait, Castle laissa Beckett à ses recherches et rentra au loft. Cette histoire de bar lui avait donné envie de se procurer son propre bar et toute son attention était tournée vers un whisky vieux de 130 ans.

Après une démonstration de jonglage avec un shaker digne des plus grands barmen, Castle tendit un verre à sa mère.

- C'est un Side-car, l'un des meilleurs cocktails au moment de la prohibition. Une époque où prendre un verre signifiait entrée secrète, gangster et marché noir.

- Oh Rick! J'aime beaucoup cette idée! Cette ville a besoin d'un bar à l'ancienne et je sais comment il faut l'appeler: Chez Rick, café américain!

- Oh mère, c'est parfait! Je cherchais justement une référence à Bogart! Je n'ai trouvé que Castleblanca, c'était trop évident!

Beckett rentra du poste à ce moment là.

- Bonsoir! Fit-elle en s'asseyant près de Martha.

- Dure journée? Demanda l'actrice devant son air fatigué.

- Trop longue, oui! Je crois que je vais m'écrouler, répondit-elle.

- Un cocktail? Proposa Rick.

- C'est pour faire des cocktails, que tu es parti de bonne heure du poste? Demanda Kate en lui adressant un regard lourd de reproches.

- Tu faisais de la paperasse !

- Des recherches! Je faisais des recherches! Et toi, tu m'avais dit que tu allais t'occuper un peu des préparatifs du mariage!

- C'est ce que j'ai fait! Je prépare l'apéritif!

- C'est ça, oui!

- Tiens et si on se mariait dans un bar? Le Old Haunt? Ça serait original, non?

- Super original, j'ai toujours rêvé de me marier dans un ancien bordel, grinça-t-elle.

- Pas dans l'espace, pas dans un bar, ce que tu peux être difficile, toi alors! Marmonna l’écrivain.

Beckett roula des yeux, et se leva.

- Bon! C'est pas tout ça, mais j'ai des recherches à terminer et je suis exténuée, alors je vais ranger mes affaires et m'installer confortablement dans le canapé!

- Ranger?! Mais oui! Bien sûr c'est ça! Je sais comment on a tiré sur Donny!  Annonça soudain Castle.

 

Il l'emmena dans le sous-sol du Old Haunt, excité comme une puce à l'idée d'en percer le secret.

- Embarque avec moi pour une époque très dangereuse! Fit-il avec emphase.

- Castle, la scientifique à déjà examiné toute cette pièce de fond en comble! Et j'espérais bien me coucher tôt ce soir!

Après un bref rappel de la mésaventure que la serveuse avait eue avec un pilier de bar nommé « Pick up Pete », Castle désigna une des bibliothèques.

- Aide-moi pour l'étagère!

- Très bien, et là, qu'est ce qu'on espère trouver? Demanda-t-elle exaspérée par tout le cinéma qu'il faisait.

- La vérité! La même chose que Donny, tout bêtement! Dans toutes les histoires, que Léo avait racontées sur les bars de cette ville, peut être qu'il en avait mise une de côté, rien que pour Donny. Une histoire que Léo n'a jamais pu vérifier, parce que la trappe qui mène au sous-sol n'a été découverte qu'après sa mort! Quand Billy Pete allait vendre le bar à Mac Chucklenuts, Donny s'est rendu compte, qu'il allait devoir trouver avant qu'il ne soit trop tard!

- Trouver quoi? S'agaçait Beckett.

- Il a vendu sa carte syndicale et parié toutes ses économies que le beau James... Viens! Fit-il en commençant à pousser l'étagère. Aide-moi! ... Que le beau James avait bien une cachette secrète, où il mettait tout son alcool! ... Tu pousses là?

- Oui... Je pousse...grogna Beckett.

Ils réussirent à bouger l'étagère et découvrirent un passage secret.

- D'accord! Souffla Beckett. C'est... Waow!

Ils s'y aventurèrent un peu, et entendirent un bruit d'eau. Castle retourna sur ses pas et commença à préparer une torche de fortune, qu'il s'apprêtait à allumer.

- Qu'est ce que tu fais? Demanda Beckett.

- Il nous faudra de la lumière, non? Fit-il en craquant une allumette qu'elle s'empressa de souffler.

- Pas si vite Indiana Jones! Il faudra aussi qu'on puisse respirer!... Donc... Rectifia-t-elle en prenant une torche et une lanterne électriques.

 

- Une torche c'est bien plus marrant! Bougonna-t-il.

Ils découvrirent une bonne centaine de bouteilles dans un ancien passage qui avait été muré. Ils découvrirent également un intrus, qui leur échappa mystérieusement.

L'arme du crime découverte, ils finirent par découvrir une sorte de porte dissimulée menant aux anciens égouts en consultant les plans des anciens égouts, ainsi que le nom du meurtrier de Donny.

                                  ******************

L'affaire élucidée, Ryan arriva au poste avec trois caisses de Whisky qui avaient échappé au trafic du tueur. Castle en attrapa une, ému et demanda ce qu'il devait faire pour pouvoir la goûter.

- Castle, ce sont des pièces à conviction! Fit Beckett.

- Oui, mais qui dit que des pièces à conviction ne peuvent pas être consommées?

- Moi! Affirma le capitaine en lui reprenant la bouteille avant de s'éloigner pour répondre à un appel. Il faudra sans doute plusieurs mois avant de découvrir à qui appartiennent ces bouteilles.

Alexis passa saluer avec son amie, qui devait rentrer chez elle, visiblement elles avaient réussi à renouer des liens. Beckett sourit en regardant les jeunes filles s'éloigner.

- Waow!  Je me souviens de cette phase, c'est le moment où je me suis faite tatouée! Annonça-t-elle songeuse.

- Ton tatouage?! Celui que tu as sur le bas du ventre?! Tu l'as fait faire à l'âge d'Alexis?! Bafouilla Castle...

- C'est ça, oui, sourit-elle.

- Tes parents ont dû avoir des cheveux blancs avant l'âge!

- Ça va Castle, c'est juste un petit papillon! Mais j'aurais peu être dû faire un lapin...

- C'est pas le dessin qui me gène, c'est l'endroit où le tatoueur te l'a fait! Tu étais mineure!

- Castle, je viens de parler au procureur, annonça Montgomery en revenant vers eux. Il semble que toutes ces bouteilles appartenaient au beau James, qui était maire, à l'époque. Alors d'après elle, elles reviennent directement à la ville. Mais elle dit que si vous êtes disposé à faire un don aux bonnes œuvres de la police, dans les plus brefs délais, une de ces bonnes bouteilles peut être à vous! C'est déjà Noël pour vous, mon ami!

- Oh! Je peux?! ... Je ne m'attendais pas à ça, répondit l'écrivain en prenant délicatement la bouteille.

- Castle, vous pleurez?! Remarqua Esposito.

- Oui!...Je ne sais pas quoi dire!

- Essaye je suis prêt à faire le chèque maintenant, suggéra Beckett.

- Oui, bien sûr! Fit-il. Mais je ne pourrais accepter que si vous la partagez tous avec moi!

- Vous me forcez la main, dit Montgomery en tendant son verre.

- Non! Pas ici! Allons au Old Haunt et portons un toast à Donny et à toute sa famille!

- En parlant du Old Haunt, fit Ryan, que va devenir le bar?

- Il va revenir à la banque, expliqua Esposito et après, Mac Chucklenuts risque de le racheter.

- Il n'y a pas à s'inquiéter pour le Old Haunt, sourit Castle.

- Tu l'as acheté Castle? Demanda Beckett.

- On y va? Répondit l’écrivain en jouant des sourcils.

- J’appelle Lanie, elle nous en voudra si on ne l’invite pas, fit-elle en prenant son téléphone.

Beckett passa d'abord se changer et ils se rejoignirent tous dans le nouveau bar de l'écrivain.

- Vous êtes superbe, lieutenant Beckett, admira le capitaine en la voyant arriver.

Elle portait une petite robe noire qui lui arrivait juste au dessus des genoux et affichait un magnifique décolleté. Lanie arriva à son tour et eut également son petit succès.

Ils passèrent une très agréable soirée, discutant joyeusement. C'était amusant de partager ce genre de moment avec le capitaine, qui n'hésita pas à raconter des histoires sur les débuts de Beckett.

Peu avant minuit, les autres se décidèrent  à quitter le bar. Esposito proposa à Lanie de la déposer en chemin, tandis que Ryan et le capitaine partaient de leur côté.

- Où vas-tu ? demanda Rick en voyant Kate s’éloigner.

- Je reviens vite, ne t'en fais pas !

Elle revint en effet quelques minutes plus tard et se lova contre son fiancé, qui sentit qu'elle lui glissait quelque chose dans la poche. Il plongea une main dans sa poche et cessa de respirer, lorsqu'il se rendit compte de ce qu'elle lui avait mit dans la poche.

- C’est …?

- Ton meilleur ami, tu as bien deviné, sourit-elle. Et maintenant, si on allait au sous-sol ? suggéra-t-elle.

 - Tu as bu combien de verres, avant de te décider à retirer ta petite culotte pour me la glisser dans la poche?!  Demanda-t-il en la suivant.

- Pas assez pour ne plus savoir ce que je fais, mais suffisamment pour me sentir toute…Whouhou !

- Il faudra demander à Bryan le nom de ce vin rouge, que tu as bu, sourit-il avant de se jeter sur elle.

Il l’embrassa avec une fougue trahissant la puissance de son désir. Il la plaqua contre le mur, pressant son corps contre le sien. Elle pouvait sentir son état d'excitation contre son bas-ventre. Elle y répondit en appuyant son bassin contre le sien. Une de ses mains alla chercher les siennes pour les tenir au dessus de sa tête. Elle sourit, impatiente. Son autre main vint passer sous sa robe, tandis que ses lèvres lâchèrent les siennes pour embrasser son cou, son épaule…

Son cœur s’accéléra quand elle sentit sa main s’aventurer entre ses jambes. Il entra ses doigts en elle, elle gémit de bien être. Rapidement, elle ne tint plus et lui défit sa ceinture, avant de le débarrasser de son pantalon.  Il attrapa sa jambe, qu’il souleva, et la pénétra d’un geste vif.

Elle laissa échapper un cri de plaisir, ce qui le galvanisa. Il lâcha ses mains, elle enroula ses bras autour de son cou et se laissa aller au rythme qu’il lui imposait. Elle se cambra lorsque l’orgasme la prit, il la suivit l’instant d’après dans la jouissance.

- J’adore ce bar, lui souffla-t-elle.

- Ouais, moi aussi.

- Mais on ne se mariera pas ici.

- On se mariera où tu voudras.

 


Minefuji  (26.03.2014 à 19:25)
Message édité : 10.02.2016 à 19:27

Cinquante-huit.

 Castle venait de regarder les extraits du casting que les studios qui préparaient l'adaptation cinématographique de Vague de Chaleur lui avaient envoyés. Il ne décolérait pas. Martha et Alexis commençaient à regretter qu'aucun meurtre n'ait été commis en ville.

- Oh! C'est insupportable! Le personnage de Nikki Hard est un lieutenant de police très complexe! Elle est extrêmement brillante et d'une profondeur inouïe. Et suite à un casting, le studio engage ça!? Une étudiante, qui ne portait pas de soutif sous son tee-shirt sanguinolent dans "poignard 2"?!

- Si poignard 2 a rapporté beaucoup d'argent, c'est en grande partie grâce à Natalie Rhodes! Et puis, excuse-moi, mais tes bouquins sont loin d'être du Shakespeare! Répliqua Martha.

- Merci, Mère, mais j'espérais au moins, qu'ils relèveraient le niveau en évitant de choisir... la pétasse qui butait tout le monde avec une tronçonneuse, dans Hallowscream!

- C'est un super film, tu sais?! S'écria Alexis, avant de se rattraper. Enfin, il paraît, parce que je ne l'ai pas vu!

- Ce n'est que le casting, ne sois pas aussi dur, conseilla Martha. Laisse-lui une chance.

- D'après "US Weekly," pour son film "espace confiné" elle a vécu une semaine dans le vide sanitaire de sa maison, pour préparer son rôle,  Expliqua Alexis.

- En tout cas, tu dois bien admettre qu'elle se consacre à son art, fit remarquer Martha.

- Et les dialogues qu'ils lui ont collés?! Je n'ai jamais entendu une réplique aussi nulle! Non mais écoutez ça! Mais avant de faire ça, vous devez penser aux personnes qui vous aiment! Comme si une phrase pareille pouvait arrêter un meurtrier?! C'est le type qui a écrit ça, qui devrait passer une semaine dans un vide sanitaire!

- Chéri, arrête un peu de pleurnicher, répondit Martha.

Le téléphone sonna.

- C'est Kate. Elle qui était toute heureuse ce matin, quand elle m'a annoncé qu'elle aurait bientôt une surprise, pour moi... Quand je vais lui annoncer qu'ils ont choisi Natalie Rhodes, elle va péter les plombs!

- Allez, réponds! Fit Alexis. Ça va te faire du bien, un p´tit meurtre.

- Salut, toi ! J’espère que je te manquais !

- …

- Euh... Bah… Quoi ? T’es sérieuse ?

- …

- Ah ! Ah ! Ah ! Ça ne va pas de me dire des choses pareilles au téléphone ?! Et si les gars t’entendaient ?

- …

- Tu es seule dans ta voiture ? Tu me rassures ! A tout de suite ! Oui, moi aussi, je t’aime !

Il raccrocha et fila se préparer, sous l’œil attendri des rouquines.

- Eh ben voilà, il va déjà mieux, sourit Martha.

- Il faudra que je pense à m’assurer que Kate soit dans les parages, la prochaine fois que j’aurais une nouvelle un peu difficile à lui annoncer, dit Alexis.

- Très bonne stratégie ! J’y penserai, moi aussi, répondit Martha.

****************

En arrivant près de la scène, Castle fut arrêté par Ryan, qui lui annonça son projet de demander Jenny en mariage.

- Elle est jolie, hein? Demanda Ryan en montrant la bague qu'il avait choisie,

- Jenny a de la chance, approuva l'écrivain.

- Alors, quand avez-vous prévu de lui demander?!

- J'irai voir ses parents d'abord, alors, ça sera sans doute demain soir!

- Déjà! Vous ne perdez pas de temps! Moi, j'ai gardé l'écrin dans ma poche pendant un mois, avant d'oser lui demander.

- À ce rythme là, tu seras marié avant nous, fit Beckett en arrivant à son tour! Oh! Et à propos de mariage, Castle, est-ce que je dois m'inquiéter de ton engagement dans nos fiançailles?

- Non, pourquoi? Répondit-il étonné.

- Parce qu'il est écrit ici, qu'une histoire d'amour se dessinerait entre toi et ton agent, Paula, dit-elle en montrant le journal qu'elle tenait dans la main.

- Quoi?! Où? Paniqua-t-il.

- Ici, en page 6!

- ...

Il prit le journal et l'ouvrit rapidement à la recherche dudit article. " Castle surprit en train de faire un câlin à son agent littéraire."

- Mais non! C'était un déjeuner pour parler du film " Vague de chaleur" dont le tournage devrait bientôt commencer, se défendit-il.

- Donc, tu n'étais pas... En train de la " regarder amoureusement." !? Demanda Beckett en lisant par dessus son épaule.

- Elle avait un bout d'épinards coincé entre les dents! Ok... C'est ... Cela n'arriverait pas, si tu me laisser annoncer nos fiançailles!

- On en a déjà parlé...

- Oui et ce n’est pas parce que je suis une personne publique, que tu dois l'être aussi...

- Exactement!

- Bon! Bah...Tant que ce genre de chose ne te gène pas... Répondit-il en désignant le journal.

- Ça ne me gène pas, parce que ça n'est pas vrai! Et puis, comme ça, j'ai de quoi te torturer, sourit-elle.

- Et l'élève vient de dépasser le maître, soupira Castle en se tournant vers Ryan, qui souriait. J'espère que vous avez bien réfléchi!

- Je suis juste un flic, Castle! Et puis Jenny n'est pas aussi douée que Beckett pour la torture... Enfin... Je crois!

Ils se rendirent auprès de la victime et faisaient le point sur les premières constatations avec Esposito, lorsqu'une personne fit une arrivée plus que remarquée sur les lieux.

 - On a droit à une visite surprise du maire? Demanda Castle.

- Mieux! Répondit Beckett tout sourire. C’est la surprise, dont je te parlais ce matin !

- Non d’un chien ! C'est Natalie Rhodes?! Souffla Esposito.

- Ouais. Apparemment c'est elle qui a été choisie pour jouer Nikki Hard, expliqua la détective.

- Quoi? Mais c'est génial! Se réjouit le latino.

- Ouais, c'est génial, grogna Castle. Qu'est ce qu'elle fait là?

- Elle a appelé pour demander si elle pouvait me suivre pendant quelques temps. Elle voulait savoir ce que ça faisait vraiment d'être dans la peau de Nikki, en rencontrant la muse de l'auteur.

- Et tu as dit oui?

- Ouais. Pourquoi ? Je n’aurais pas dû ? Demanda-t-elle en remarquant l’air ennuyé de Castle.

- Bah… Soupira-t-il, alors que l’actrice arrivait vers eux.

 - Lieutenant Beckett, fit Natalie en arrivant. Vous êtes exactement comme je me l'imaginais.

- Natalie, voici Richard Castle, présenta Beckett. Et voici le lieutenant Javier Esposito.

- Hey! Je suis très Actor Studio, ce que je vais faire, c’est me fondre en vous, en commençant par de l'observation et des prises de notes.

- Observation et prise de notes, ça va, j'ai l'habitude.

- Excusez-moi, mais je crois que vous n'avez pas entendu, je suis Richard Castle.

- Super! Répondit Natalie poliment.

- C'est moi qui ai écrit " Vague de chaleur"!

- Oh! C'est pour ça que votre nom me disait quelque chose!

- Hey, je viens juste de raccrocher avec les gars de...Euh... Salut... Bafouilla Ryan.

- Natalie, voici le détective Kevin Ryan.

- Euh... hé...

- Ryan! L'appel?

- Oui... Apparemment notre tueur à pris les clés de notre victime pour je ne sais qu'elle raison. Les flics en uniforme se rendent à son bureau.

Beckett envoya les gars dans le bureau de la victime, puis reprit le chemin du poste avec ses deux observateurs.

- Salut... C'est moi qui t'ai créée! Grogna l'écrivain en emboîtant le pas de sa fiancée et de la comédienne.

Une fois au poste, tous les regards se tournèrent vers eux.

- Oh désolée pour ça, mais on n'a pas l'habitude de recevoir des célébrités ici ! S'excusa Beckett.

- Mais ! S'offusqua l'écrivain.

Beckett fit une rapide présentation de l'actrice, qui offrit de signer quelques autographes et s'éloigna d'eux.

- Je n'arrive pas à croire que tu as dit que tu étais d'accord pour qu'elle nous suive sans m'en parler d'abord! Râla Castle.

- Pas nous, Castle, moi.

-  Oh c’est pas vrai! Tu aimes bien cette fille, c'est ça?

- Ouais. Et je pensais que ça te ferait plaisir également!

- Alors, c'est sa prestation dans " mutilation extrême" qui a changé ta vie, ou peut être "patrouille démoniaque".

- C'est toi, qui as changé ma vie! Répliqua-t-elle.

- ...

Il lui sourit ému.

- Mais la façon dont elle découpait tous ces zombies avec un katana était vraiment cool! Ajouta-t-elle.

- Ouais, c'était cool, mais ce n’est pas ça qui fera d'elle Nikki Hard! Nikki a de la classe, elle est compliquée, c'est un sacré bon flic!

- Et bien, tu ne peux pas juger un livre à sa couverture.

- Ouais... Mais en fait, là il s'agit de mon livre. Et en plus, c'est une civile ! Tu n'as pas peur qu'elle compromette ton enquête en étant dans tes pattes ?

- J’espère que c'est une blague!?

- Euh…

 - Natalie! Ça vous dit de participer à votre premier interrogatoire? Lança Beckett en déposant son manteau dans les bras de Castle.

- Ouais!

 

Pendant ce temps, sur le lieu de travail de la victime, Ryan n'en revenait toujours pas d'avoir été aussi peu loquace devant l'actrice.

- Ravi de vous rencontrer mademoiselle Rhodes, c'est si difficile à dire, quel crétin ! Marmonna Ryan.

- Ca c'est clair ! Acquiesça Esposito

- Merci ... En plus, elle est sur ma liste!

- Quelle liste?

-  Ma liste des cinq bonus! Tu sais, les célébrités que tu as le droit de te taper si l'occasion se présente... Jenny est au courant.

- Je ne m'en ferais pas trop pour ça, vieux, ricana Esposito.

 

***************

 

Cette première journée d'enquête fut un calvaire, pour Castle. Natalie et Beckett semblaient s'entendre à merveille, alors que Rick ne cessait de bougonner. Il avait eu beau tenter d’attirer l’attention de l’actrice sur lui, rien n’y faisait, elle ne jurait que par Beckett. Il devait reconnaître que lui aussi était en admiration devant sa fiancée, mais Nikki Hard, c’était sa création. Il y avait du Castle, dans Nikki Hard et il aurait aimé que Natalie Rhodes s’en rende compte. Mais comment l’aurait-elle pu ? Elle n’avait même pas lu le roman !

- Ça va Castle ? Demanda Esposito en arrivant près de lui. Où est Beckett ?

- Par là ! répondit-il-en montrant vaguement la salle de repos.

- Et pourquoi vous n’êtes pas avec ?

- Elle est avec sa super copine, la célèbre Natalie Rhodes ! Elle ne me remarque même plus !

- Je pense que vous vous faites des idées, Beckett est folle de vous !

- Ah ouais ? Quand Natalie m’a demandé comment je faisais pour passer incognito dans les rues de New York, elle a répondu que je n’avais pas ce genre de problèmes !

- Bah, c’est pas faux, fit remarquer le latino.

- Mais vous êtes de quel côté ? Pesta l’écrivain.

- Mais qu’est ce qu’il vous prend, Castle ? Vous êtes plus joyeux d'habitude!

- Laisse tomber Espo, il est bougon depuis ce matin, fit Beckett en arrivant près d’eux. Tiens !

- Qu’est ce que c’est ? demanda Castle en prenant le gobelet qu’elle lui tendait.

- Une infusion à la menthe, ça devrait te soulager. Je t’avais dit de ne pas manger le reste des nouilles à la sauce Chomeignon !

- A la quoi ? Demanda Esposito.

- A la sauce Chomeignon : Chocolat, fromage blanc groseilles et oignons, expliqua Beckett.

- C’était trop bon ! Fit Castle rêveur.

- Vous êtes deux grands malades, répondit le latino. Vous ne pouvez pas manger normalement ?

- On fait des essais culinaires pour le grand jour, sourit Beckett.

- Et vous avez l’intention d’envoyer tous vos invités à l’hosto ?

 - Tu vois ? Je te l’avais dit ! C’est trop expérimental, termina Beckett, avant de repartir vers Natalie Rhodes, qui signait quelques autographes.

- Moi, ce que je vois, c’est que Beckett est aux petits soins pour vous, vieux, fit Esposito en envoyant une claque dans le dos de l’écrivain.

- Ouais, sourit Castle rêveur. C’est ma chérie !

La journée se termina un peu plus tard, Beckett revint le chercher et ils reprirent ensemble le chemin du loft. Il l’enlaça tendrement lorsqu’ils sortirent du poste. Elle se blottit aussitôt contre lui.

- Alors, tu te sens mieux ? demanda-t-elle.

- Oui, grâce à ton infusion, mentit-il.

- Arrête, tu crois que je n’ai pas remarqué que Natalie t’agaçait ?

- Quoi ?

- J’ai mis ça sur le dos d’une petite indigestion pour que personne d’autre ne le remarque, mais je sais bien que ce n’était pas à cause de notre petite sauce d’hier soir !

- Tu me connais bien ! Sourit-il en l’embrassant sur le front. Je suis désolé de m’être comporté comme un gamin… Je dois reconnaître qu’elle commence à super bien t’imiter !

- C’est un peu flippant, d’ailleurs, soupira Beckett.

- Allez, viens rentrons à la maison, on a bien mérité un peu de repos !

 


Minefuji  (28.03.2014 à 19:15)

Chapitre cinquante-neuf

 

- Posez votre arme immédiatement !

- C'est vous qui allez lâcher la votre ou je vous explose la cervelle!

- Vous savez que je ne peux pas faire ça, Tom!

- Vous croyez peut-être que je plaisante, lieutenant Hard?

- Tu t'infliges une séance de torture? Demanda Alexis en entrant dans le bureau de son père, qui regardait une nouvelle fois la vidéo du casting.

- Je revois ma position, si tu veux tout savoir. Elle est peut être plus douée que ce que je croyais.

- j'suis sûre qu'elle pourrait te surprendre, tu sais, elle avait une très belle scène d'émotion dans poignard 3D et c'était vraiment émouvant. Enfin, il paraît, parce que je ne l'ai pas vu!

Castle sourit et attrapa sa veste, il était temps pour lui, de rejoindre le poste et Beckett. Il ne l’avait pas accompagnée, ce matin là, car il était encore trop mécontent du choix du studio quant à l’actrice qui incarnerait Nikki Hard, mais après réflexion, il venait de décider de lui donner une chance, elle n’était peut être pas aussi nulle que les films dans lesquels elle avait tourné.

***************

- Oh! Merci Castle! Fit Natalie Rhodes, en s'emparant du café que Rick apportait.

- Oh! En fait c'était pour euh... De rien, répondit Castle.

Beckett se tourna vivement vers eux et fut prise d'une soudaine envie de meurtre.

- Alors? Du nouveau?

- Ryan et Esposito fouillent du côté de Tonya Wellington, répondit Natalie avant que Beckett n'ait le temps de le faire elle même.

- Et en ce qui concerne Duke Jones? Sa voisine a confirmé sa soirée romantique?

- Ainsi que d'autres voisins qui...

- Ainsi que d'autres voisins qui n'ont pas pu dormir à cause du bruit, expliqua l'actrice, sous le regard ahuri de Beckett. Ce qui veut dire que Duke Jones a un alibi en béton!

- J'allais le dire, marmonna Beckett avant de s'approcher de Castle. Je peux te parler en privé?

- Bien sûr...

- Elle a pris mon café, Castle! S'écria la détective dès qu'ils furent à l’abri des oreilles indiscrètes.

- Mais... C'est juste un café... Remarqua-t-il surpris de sa réaction excessive.

- Tu sais bien que ça n'est pas juste un café! C'est mon "je t'aime" du matin, quand tu arrives au poste! C'est mon café! Et elle me l'a pris! Et ce sera quoi après ça? Mon âme? Elle fait exactement tout ce que je fais! Même quand je réfléchis, j'ai l'impression qu'elle est dans ma tête, un peu comme un parasite bouffeur de cerveau tiré d'un de ses films! S’énerva la détective.

- Natalie est une actrice consciencieuse, elle veut juste faire du bon boulot, répondit calmement l'écrivain.

Ryan arriva  à ce moment-là et expliqua ses dernières découvertes, l'intérêt de Castle fut exacerbé, lorsqu'il expliqua avoir pour preuves de l'adultère du mari de Tonia Wellington, des photos tirées du dossier du divorce.

- Je peux jeter un œil?

- Castle, on enquête sur un meurtre, pas sur des photos coquines, lui rappela Beckett.

- Oui, mais peut être qu'on peut faire les deux? Ça ne te rappelle rien?

- C'est Chloé, l'assistante de Duke Jones!

- Et les deux cent cinquante mille dollars, c'était pour payer Stacy, parce qu'elle a réussi à piéger Bill Wellington. Chloé a servi d'appât.

- Ensemble, ils ont réussi à piéger Bill Wellington et comme il à violé le contrat de prénuptial, ça lui a coûté cent millions de dollars!

- Eh bien, à sa place, je serais vraiment en pétard, affirma Castle.

- Amenons-le ici!

- Vous avez fait des doubles Ryan ?! Demanda Castle lorsque Beckett fut partie avec le dossier.

- J'fais des copies de tous les dossiers, confirma ce dernier.

 *********

- Ce type ressemble à un Pitbull, fit Natalie en observant l'homme qui attendait dans la salle d'interrogatoire. Je l'imagine bien en train d'empaler quelqu'un sur une grille.

- Ouais, approuva Castle.

- Stacy devait se sentir coupable d'avoir envoyé Tonia dans une relation pareille, supposa Beckett. Alors, elle a décidé de rétablir l'équilibre.

La détective quitta la pièce, laissant Castle seul avec Natalie Rhodes.

- Légalement ça a de l'importance, de savoir pourquoi Stacy a fait ça? Demanda l'actrice.

- Non, mais c'est ce qui fait de Beckett un si bon lieutenant, expliqua fièrement Castle. Elle se met à la place de la victime.

Toute l'attention de Beckett était focalisée sur l'enquête, elle en avait presque oublié la présence envahissante de Natalie Rhodes, mais lorsque celle-ci reparut en fin de journée vêtue comme elle et arborant la même teinte de cheveux que la sienne, elle eut beaucoup de mal à s'empêcher de l'étrangler à mains nues.

- Si on parle à suffisamment de monde, quelque chose en sort! Lança l'actrice en arrivant près d'eux. 

Castle leva la tête et lacha son stylo sous l'effet de la surprise.

- C'est comme dans mes rêves! Souffla Castle devant la vision de Beckett et sa sœur jumelle.

- ...

- Est ce que je viens de parler tout haut?

- Tenez lieutenant Beckett.

- Merci Johnson. C'est bien Johnson? Demanda Natalie.

- C'est Velasquez! Cria Beckett en lui arrachant des mains le document apporté par Velasquez. Et vous n'êtes pas moi!

- Non, mais je crois bien que je chauffe, répliqua l'actrice d'un ton suave en regardant Castle.

- J'ai une vague de chaleur, bredouilla ce dernier hypnotisé.

- D'accord! S'emporta la détective, vu que tout le monde cherche Greta et qu'on surveille les cartes de crédit de Jones, pourquoi on ne s'arrêterait pas là, pour aujourd'hui?

- Quoi? Mais il est encore tôt! Fit l'actrice dégoûtée.

- Ouais, approuva Castle, ce qui lui valut un regard noir de sa muse.

- Oui, mais c'est très stressant, comme boulot et ça peut faire des dégâts, si on n'a pas l'habitude, appuya Beckett en regardant Natalie.

- D'accord, je récupère mes affaires, soupira celle-ci en quittant la pièce.

- Tu ne vas pas me dire que tu trouves ça normal?! S'énerva Beckett.

- Elle essaye de s'imprégner du rôle! C'est tout! Tu devrais plutôt être flattée, répondit Rick en s'en allant à son tour.

- Ouais, c'est ça! Jusqu'à ce qu'elle me pique mon copain et qu'elle vienne me tuer en m'étouffant dans mon sommeil! Ajouta Beckett paniquée.

 

- Laissez-moi porter ça pour vous, proposa Castle en raccompagnant Natalie.

- Merci.

- Regardez-moi, je suis en tenue, mais je n'ai aucun crime à résoudre!

- Ouais.

- Et dire que j'étais prête à travailler mon rôle ce soir.

- Mmh Mmh.

- Vous en pensez quoi? Je ressemble à la Nikki que vous avez imaginée?

- Mmh Mmh.

- Vous savez quoi? J'ai lu vague de chaleur hier soir!

- Vraiment?

- Vous aviez raison, le livre est bien meilleur que le scénario! Je l'ai lu en une soirée et du coup j'ai enchainé avec Nikki à nu. Et je me suis rendue compte, que le personnage de Jameson Rook est basé sur vous!

- Oui, c'est vrai que je me suis inspiré de ma relation avec le lieutenant Beckett, confirma Castle.

- Même pour les scènes de Sexe?

- Euh... Non... En fait... Ça c'était juste...

- Un fantasme?... Comme avec moi? Maintenant?

- Et bien je crois qu'il faut savoir donner aux lecteurs ce qu'ils veulent, bafouilla Castle.

- Oh oui!

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, ils y entrèrent. Natalie s'approcha dangereusement de lui, telle un rapace fonçant sur sa proie.

- Tout le scénario repose sur la passion qui brûle entre Nikki et Rook... Alors, pour m'imprégner du rôle de Nikki, expliqua-t-elle en posant ses mains sur son torse, je dois sentir cette chaleur.

- Natalie...je…

- Pas Natalie... C'est Nikki!

Elle approcha ses lèvres de celles de l'écrivain, qui ne savait comment réagir. C'est alors qu'une tornade s'engouffra dans l'ascenseur et bouscula l'actrice.

- Désolée de vous avoir bousculée, mais j'ai cru que les portes allaient se refermer, mentit Beckett en l'aidant à se relever. Pas de bobo?

- Euh... Non, ça va...

Kate jeta un regard noir à son fiancé, qui bavait un peu trop sur l'actrice à son goût, il se demanda s'il devait se réjouir de la voir aussi jalouse ou s'inquiéter de la scène qu'elle allait lui faire en rentrant au loft. Un peu des deux sans doute.

Beckett alla jusqu'à appeler un taxi, une fois sur le trottoir, pour être certaine, que la comédienne cesse de tourner autour de Rick.

- Alors, on est jalouse, lieutenant Beckett, s'amusa l'écrivain.

- Elle s'apprêtait à t'embrasser, Castle!

- Touché... Mais je t'assure que c'est elle, qui me draguait! Moi, je n'ai rien fait!

- Malheureusement, oui!

- Je t'assure qu'il n'allait rien se passer!

- ...

- Allez, rentrons, un bon bain t'aidera à te détendre.

- Rentre tout seul, j'ai un truc à faire, je te rejoindrai plus tard, répondit Beckett.

- Je n'aurais jamais cédé à ses avances, tu sais?

- Je le sais bien! Mais j'ai besoin d'aller me balader un peu seule, histoire d'effacer cette vision de mon esprit! On se retrouve tout à l'heure. Oh et si mon clone essayait de se faire passer pour moi, le mot de passe, c'est pomme!

- Ok. À tout à l'heure! Ne rentre pas trop tard! Soupira Castle.

*******************

 Le soir tombait doucement sur New York. Petit à petit, les enseignes lumineuses et les phares des voitures s'allumaient. Le lieutenant Esposito sortit de sa voiture et remonta le col de son blouson. L'hiver n'allait pas tarder à s'installer. Il parcourut à grandes enjambées la centaine de mètres qui le séparaient de l'entrée de l'immeuble, où il se rendait. Il monta rapidement les quatre étages et sonna à la porte du fond du couloir. La porte s'ouvrit et un magnifique sourire l'accueillit.

- Holà Chica!

Lanie l'attira à l'intérieur se jeta sur ses lèvres et l'embrassa fougueusement. Les mains du latino se firent rapidement baladeuses, et glissèrent sous le pull de la métisse.

Soudain, quelqu'un frappa à la porte, ils essayèrent de l'ignorer, mais la personne se fit tellement insistante que Lanie se décida à demander:

- C'est qui?

- C'est Kate!

- Oh bon sang! Cache-toi dans la penderie!

- Quoi? Mais non! Je ne vais pas dans la penderie! Râla le latino.

- Va dans la penderie! Ordonna Lanie d'un ton sans appel.

Javier obtempéra de mauvaise grâce et la légiste réajusta sa tenue, avant d'aller ouvrir.

Beckett entra telle une furie et commença à tourner comme un lion en cage.

- Allons bon, qu'est ce qu'il a fait?

- Qui ça?

- Ben Castle! En général, quand tu es énervée comme ça, c'est à cause de lui.

- C'est pas lui, c'est Natalie.

- Natalie Rhodes?

- Oui, elle est devenue mon clone! C'est super flippant!

- Pourquoi ça t'énerve autant?

- Les autres la prennent pour moi! Velasquez lui a donné un document qu'elle devait me remettre! Et puis ce matin, elle a pris mon café! Et Castle l'a laissée faire!

- Je vois! Et pourquoi tu es là?

-  Si je commettais un meurtre, tu m'aiderais à cacher le corps?

- Tu sais bien que oui, mais pourquoi tu es aussi énervée? Parce qu'elle a pris ton café?

- Elle me fait flipper! Elle veut tellement se mettre dans la peau de Nikki, que ce soir elle a fait des avances à Castle! J'ai à peine eu le temps de l'empêcher de lui fourrer sa langue dans la bouche!

- Il est un peu nigaud ton écrivain, non?

- C'est un homme, répondit Kate en haussant les épaules.

- Dieu merci, tous les hommes ne sont pas comme lui!

- C'est Castle, il est trop gentil avec les femmes!

- Ouais, approuva la légiste. T'en fais pas, si elle touche à ton Castle, jamais personne ne retrouvera son corps.

- Merci Lanie. T'es une vraie amie. Et d'ailleurs, toi aussi, tu devrais l'avoir à l'œil, cette Natalie.

- Pourquoi ça?

- Pour l'instant il ne s'est rien passé, mais il se pourrait qu'elle tourne la tête à Javier aussi!

- Pourquoi tu me parles de Javier? Fit Lanie les yeux exorbités.

- Oh, je t'en prie! Son portable est sur ta table basse!

Décidément, Beckett avait un radar à la place des yeux, se dit Lanie, tout en pestant contre Esposito et sa négligence.

- T'en fais pas, je ne dirai rien, fit Beckett.

- Merci.

Elles discutèrent encore un moment toutes les deux, Beckett, ignorant qu'Esposito se cachait dans la penderie, se confia à son amie, comme elle le faisait souvent. Javier fut heureux de constater que même avec Lanie, Beckett ne se livrait pas énormément. Il s'obligea malgré tout à concentrer toute son attention sur le bouton d'une veste de la légiste, qui menaçait de tomber, refusant d'entendre la conversation entre les deux femmes, il tenait trop à la vie et à son intégrité physique.

Une heure plus tard, Beckett rentra au loft. Castle s'approcha d'elle timidement.

- Ça va, Castle, je suis calmée.

- Il ne s'est rien passé, je t'assure! Fit-il penaud.

- Je sais.

- Et il ne se passera rien, ni avec elle, ni avec une autre! Tu es la femme de ma vie!

Elle passa ses bras autour de son cou et l'embrassa tendrement.

- Donc, tu me pardonnes de ne pas avoir repoussé Natalie avant que tu ne le fasses toi-même?

- Non... Pas encore, fit-elle en réclamant un autre baiser.

- Et maintenant? Demanda-t-il après l'avoir à nouveau embrassée.

- Tu y es presque, sourit-elle.

- C'est de la torture! S'amusa-t-il en l'embrassant de nouveau.

Ce dernier baiser fut beaucoup mois sage et Rick la prit dans ses bras, pour l’emmener jusqu’à la chambre.

******************

- Bonjour Castle, fit un policier en le voyant sortir de l'ascenseur.

- Bien le bonjour, lieutenant! Chantonna Castle en arrivant près de Beckett.

- ...

- Ah! C'est vrai! Mot de passe?

- Pomme!

- Je savais que c'était toi, Natalie n'est pas aussi jolie!

- Flatteur!

 - Jenny! Jenny! Attend! Hurla Ryan, alors que sa petite amie traversait les locaux à toute vitesse en larmes.

- Jenny, s'te plaît! Chérie! Est ce qu'on peut au moins en parler?!

- Je te déteste Kevin! Cracha-t-elle alors que les portes de l'ascenseur se refermaient sur elle.

- Oh! Quelle sortie théâtrale, admira Natalie.

- Qu'est ce qu'il s'est passé? Demanda Beckett.

- Ce matin, j'ai oublié mon portable à la maison, alors elle me l'a rapporté et une fois ici, elle a demandé à Javier, comment s'était passée la soirée fléchettes d'hier soir.

- Oh, c'était votre couverture, pour aller voir ses parents, se rappela Castle.

- T'aurais dû m'en parler Ryan, fit Esposito embêté.

- Elle a cru que tu lui avais menti?

- Ouais et en plus, elle a découvert que je travaillais avec vous, chose que je ne lui avais pas dite, ajouta Ryan en regardant Natalie Rhodes.

- Je ne vois pas où est le problème, répondit celle-ci.

- Eh ben en fait, vous êtes sur ma liste!

- Quelle liste?

- Ma liste! Ma liste des cinq bonus! Les cinq célébrités avec qui j'ai le droit de coucher si jamais l'occasion se présente! Et là... Elle croit qu'hier soir... Tous les deux... On a... Et moi je crois que... Qu'il vaudrait mieux que je me taise et que je l'appelle immédiatement, pour m'excuser!

- J'fais partie de ses bonus, sourit l'actrice. Je me demande à qu'elle place il m'a mise!

- Pourquoi ça ne m'étonne pas, fit Beckett agacée.

Beckett envoya Esposito à la recherche de Greta et Castle se rendit auprès de Ryan, laissant la détective seule avec son clone.

 

- Je peux vous demander quelque chose? Fit l'actrice.

- Bien sûr! Répondit sèchement Beckett en avalant son café d’un trait.

- Est ce que vous pourriez me laisser Castle un moment?

Beckett recracha brutalement son café.

- Quoi?!

- Castle craque sur vous, c'est évident et il vous plaît! Mais vous êtes Nikki et il est Jameson Rook! Si je veux m'imprégner totalement du personnage, il faut que je couche avec lui! Vous pourriez lui parler?

- Pour lui dire quoi?!

- J'en sais rien, donnez lui votre permission!

- Euh... Il faut que... J'aille par là-bas... Bafouilla-t-elle estomaquée par l'aplomb de l'actrice.

Décidément, les célébrités vivaient sur une autre planète.

 

Castle la retrouva peu après, cachée dans la salle de café, observant Natalie Rhodes, qui s'agitait devant le tableau blanc.

- Est ce que tout va bien?

- Est ce que je fais vraiment ça? Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

- Oui, moi je trouve ça mignon.

- Elle voudrait que je te donne ma permission, pour coucher avec elle.

-... C'est... Malsain!

- Malsain?

- Il nous faut un code, pour pouvoir vous repérer, quand une armée de clones de Beckett passera à l'attaque, dit Ryan en arrivant près d'eux.

- Le mot de passe, c'est pomme, répondit Castle.

- Sinon, on peut peut-être faire une frappe préventive, suggéra Beckett. Lanie nous couvrira.

- Mm-hmm.

- Vous avez réussi à joindre Jenny? Demanda Castle.

- Elle veut pas décrocher.

-  T'inquiète pas, bientôt ça vous fera marrer cette histoire, dit Beckett.

- On s'marre déjà! Assura Castle.

- Merci! Alors, j'ai fait ma petite enquête sur les clients de Stacy, trois couples ont demandé le divorce dans le courant du mois dernier. Vous imaginez ça? Vous épousez l'amour de votre vie et vous découvrez qu'il vous trompe, alors que vous pensiez...

- Ryan!

- Désolé. Enfin bref, sur les trois types concernés, deux ont un alibi en béton armé pour le soir du meurtre, et le troisième ne divorce pas à cause d'un adultère.

- Qu'est ce que vous faites, tous les trois? Demanda Esposito en arrivant.

- On se cache de la Beckett flippante, répondit Ryan.

- N'importe quoi! T'as trouvé quelque chose sur Greta Morgan?

- Ouais, à l'hôtel Meritage, j'suis tombé sur un truc intéressant!

- Quoi?

- Greta Morgan!

 

La découverte d'Esposito leur permit de remonter la piste du tueur et après une arrestation un peu agitée, à laquelle Natalie participa efficacement, l'actrice leur fit ses adieux, en regrettant de n'avoir pas pu bosser sur le personnage autant qu'elle l'aurait voulu.

Jenny revint au poste peu après et se réconcilia avec Ryan, qui lui fit sa demande en mariage devant l'ensemble de ses collègues.

Castle invita tout le monde au Old Haunt, histoire de fêter dignement cette nouvelle. Il enlaçait tendrement Beckett, lorsqu'Esposito, qui brandissait un journal, l'interpela:

- Hey Castle! On dirait que votre vie amoureuse fait la une encore une fois!

- Allons bon! Avec qui je sors, maintenant? Soupira-t-il.

- Le romancier Richard Castle et le détective Katherine Beckett, tous deux originaires de New York, sont heureux de vous annoncer leurs fiançailles.

- Non, non, non, non, non, non, non! C'est pas moi, qui ai fait ça! Je n'ai pas... Paniqua Castle en attrapant le journal.

- En fait, je l'ai fait! Avoua Beckett.

- Je croyais que tu... s'étonna l'écrivain.

- Je sais, je sais, Castle j'aime mon intimité, mais je réalise que tu es assez célèbre...

- Assez? Ricana l'écrivain alors que les gars approuvaient.

- Et si nous devons être ensemble, je vais devoir m'y faire. Et si les journaux doivent écrire sur toi, je veux que ce soit la vérité, je veux que ce soit à propos de nous!

- Eh bien, il n'y a personne d'autre avec qui je voudrais partager les gros titres! Sourit Castle, avant de l'embrasser tendrement.

 


Minefuji  (29.03.2014 à 19:49)

 

 

 

Avertissement! Ce chapitre comporte une scene avec une utilisation un peu coquine de glaçons, bref, vous connaissez la chanson. !^^

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Chapitre soixante

Le jour se levait doucement sur New York. Un téléphone sonna sur la tête de lit d'un appartement coquet. Sa propriétaire encore endormie leva un bras et l'attrapa machinalement.

- Faut que j'y aille, annonça-t-elle en baillant.

Un deuxième téléphone sonna, son propriétaire émergea à son tour et lut le message reçu.

- Moi aussi. Il embrassa tendrement la jeune femme et se leva.

- À tout de suite, chérie.

- À tout de suite, répondit Lanie tout sourire.

- Javier Esposito!

- Mhm?

- Sur la scène de crime, ne me fais pas de clin d'œil, ne me souris pas et ne me regarde pas avec ce petit air de chien battu trop craquant, c'est clair?

- Ça roule!

 **************

À quelques blocs de là, Castle se réveillait doucement, lui aussi. Beckett était déjà levée. Il entendit la voix de sa mère qui provenait de la cuisine.

- Oh ce tissu est à tomber par terre!... Le laçage, le décolleté... Ce serait magnifique, sur vous, simplement magnifique! S'extasia Martha.

- Euh...

-tu d'imposer à mon adorable fiancée? Demanda Castle,en arrivant.

- J'essaie juste d'initier Katherine au monde glorieux des revues de mariage!

- Elles sont toutes très girly, et les photos sont assez mièvres, des mariées éperdument amoureuses et le regard dans le vague, exposa Beckett, heureuse que son fiancé vienne la tirer de cette session de lecture de revues de mariage qui commençait à l'ennuyer.

- Peut être qu'elles admirent le taux de divorce de 50%, plaisanta l'écrivain.

- Il faut passer outre l'aspect mélo et conte de fées de ces magazines, expliqua Martha, et les prendre pour ce qu'ils sont: remplis d'idées pour votre mariage!

- Ouais, acquiesça Beckett avant d'être interrompue par la sonnerie de son téléphone. Beckett!

- ...

- On a un mort, Castle! En route! On en reparlera ce soir, Martha! - À ce soir, Darling!

*******************

- Le meurtre a eu lieu chez Drake? Le temple de la magie?

- Oui.

- Je venais ici, quand j'avais treize ans. Cet endroit, c'était le paradis pour tous les petits garçons de mon âge! Poil à gratter... Coussins péteurs.... Vomi en plastique...

- Pas seulement les garçons, Castle. Mon grand-père faisait de la  magie en amateur, il m'emmenait ici presque tous les dimanches après-midi. Moi aussi, j'étais un peu farceuse!

- Jamais j'aurais cru que tu aimais la magie, rit-il. Alors, tu connais des tours?

- Il y en a un que j'aime bien... Avec des glaçons!

Il retint sa respiration et plaqua ses mains contre la vitrine sous l'effet de la surprise, elle aurait sa peau un jour.

- Tu ne peux pas me balancer des trucs pareils sur une scène de crime!

- Je te le montrerai si tu es sage, Castle! Déclara-t-elle d'un air coquin en s'éloignant.

- Salut Castle, ça va ce matin? Fit Esposito en arrivant près de lui.

- Comment veut-elle que je me concentre après ça? Vous voulez un bon conseil? Ne couchez jamais avec une personne avec qui vous bossez!

- Quoi?! Pourquoi?

- Ça finit toujours par déraper, croyez-moi!

- Qu'est ce que Beckett a fait?

- Cette femme aura ma peau! Lança-t-il en se dandinant nerveusement.

- Salut Lanie! Ça va? Demanda Beckett.

- Mieux que Zalman Drake! Apparemment, sourit la légiste.

- Comment vont les amours? La nuit fut agitée?

- Quoi?! Comment tu sais!?

- Tu essaies trop d'avoir l'air normal! Crois-moi, je suis devenue une experte là-dedans.

- Au lieu de t'occuper de ma vie privée, tu ne devrais pas t'occuper de chercher une date et une salle pour ton mariage? Jenny a déjà trouvé sa robe de mariée, elle.

- Jenny a sa mère et ses deux sœurs pour faire ça avec elle!

- Oh... Excuse-moi... Je ne voulais pas...

- T'en fais pas...

- Tu en as parlé à Castle?

- Non.

- Tu devrais.

- Non... Je vais gérer ça...

- Dans ce cas, samedi prochain, on ira faire les boutiques toutes les deux! C'est mon rôle de témoin, après tout?

- Merci Lanie.

- Au fait, où est Castle?

- Dehors, il a un peu de mal à se remettre de ma petite provocation.

- Tu devrais le ménager, il n'est plus tout jeune, tu sais.

- Oh ne t'en fais pas, il n'a pas seulement gardé son âme d'enfant! Il a aussi la vigueur d'un tout jeune homme.

- Eh, mais qu'est ce qu'il t'arrive à toi? Demanda Lanie estomaquée.

- Trêve de bavardages, sourit la détective, qu'est ce qu'on a?

Lanie lui expliqua que la victime, Zalman Drake s'était apparemment noyée dans son célèbre réservoir d'eau à torture d'Houdini. Elle lui expliqua comme toujours, qu'elle en saurait plus une fois qu'elle aurait fait l'autopsie.

Beckett et son équipe commencèrent donc leur investigations de leur côté, en interrogeant les collaborateurs de Drake. Ils rejoignirent Lanie à la morgue en fin de journée et furent accueillis par une légiste à cran.

- Vous en avez mis du temps! Vous étiez où en Europe?

- Dans les embouteillages! Expliqua Beckett.

- Avec la sirène, vous passiez devant tout le monde!

- Sur son trente et un et pressée de partir... Remarqua Castle. Où allez-vous et où est l'heureuse victime?

- Dites moi pourquoi vos préparatifs n'avancent pas et peut être que moi, je vous dirai où je vais ce soir! Attaqua la légiste énervée.

- Lanie, Râla Beckett, on peut en revenir à la victime?

- Oui... Euh... Alors, c'est une asphyxie, qui a toutes les apparences d'une noyade, bredouilla Lanie en réalisant qu'elle venait de parler sans réfléchir.

L'écrivain fut surpris de la réaction de sa fiancée, mais de releva pas, il préférait attendre qu'ils soient seuls. Une fois son exposé terminé, Lanie rassembla ses affaires et quitta la morgue.

Castle et Beckett reprirent la direction du loft. Dans le taxi, cette dernière demeurait silencieuse et cela commença à inquiéter Castle. Lorsqu'ils arrivèrent au loft, elle n'avait toujours pas décroché un mot.

- Ça va? Demanda-t-il.

- Oui, répondit-elle d'une petite voix.

- Je te sers un verre?

- Je veux bien, merci. Il se dirigea vers le bar et commença à servir les boissons.

- Tu es sûre que tout va bien? C'est à cause de ce que Lanie a dit? Insista-t-il.

- Castle... Il faut qu'on parle...

- C'est ce que les gens disent quand ils ont une mauvaise nouvelle... dit-il légèrement tendu.

- C'est à propos de ce que Lanie a dit... À propos des préparatifs de mariage qui n'avancent pas... Ce matin, ta mère a voulu nous aider... Et je n'arrêtais pas de penser à ma mère... Elle aurait adoré participer à tout ça! Choisir les fleurs, essayer les robes... J'avais l'impression qu'elle allait passer la porte avec ses catalogues et ses échantillons de tissu... Et je ne savais pas si je pourrais faire tout ça sans elle... Je me sens tellement stupide, à cause de moi, on n'a toujours pas de salle ni de robe...

- Tu n'es pas stupide. Tu es humaine.

- J'aurais tellement voulu qu'elle te voie, sourit-elle.

- Vraiment?

- Oui, elle t'aurait adoré!

- Tu sais, Kate, si tu as besoin de plus de temps...

- Non! Non! Je n'ai pas besoin de plus de temps! Je n'ai même pas envie d'attendre jusqu'à l'automne! On pourrait trouver un endroit pour le printemps!

- Tu penses qu'on y arrivera?

- Oui! Lanie m'emmène en expédition pour trouver la robe samedi prochain et je suis sûre que ta mère et Alexis seront ravies de venir elles aussi.

- Alors va pour le printemps! Dit-il en l'embrassant tendrement.

- Il va falloir qu'on s'y mette sérieusement, parce que le printemps, c'est dans quelques mois à peine, dit-il en rompant le baiser. Je vais chercher les catalogues!

- Attends! On s'y mettra demain! Fit-elle en le retenant par le bras.

- Demain?

- Oui! Ce soir, il y a quelque chose, que j'ai envie de faire... Avec de la glace, expliqua-t-elle en agitant son verre devant lui.

- ...

Il la regarda quitte la pièce, hypnotisé par sa grâce naturelle

- Castle! La glace fond!

- J'arrive!

Il arriva dans la chambre, elle était déjà en sous-vêtements. Elle avait allumé quelques bougies et une délicieuse odeur sucrée flottait dans l’air. Il se demanda à quel moment elle avait bien pu préparer tout ça.

Il se débarrassa rapidement des siens, elle s’approcha de lui et le poussa sur le matelas. Elle vint s’asseoir sur lui à califourchon et d’un geste vif et précis, elle dégrafa son soutien-gorge, qui valsa à l’autre bout de la pièce. Il leva la main vers sa poitrine si tentante, mais elle la repoussa. Il la reposa sur le matelas, comprenant qu’il devait rester passif pour le moment.

Elle entrouvrit la bouche, laissant apparaitre un glaçon. Une fine goutte d’eau s’en échappa et coula le long de son menton. Beckett pencha alors la tête vers l’arrière et la goutte poursuivit son chemin le long de son cou. Rick suivit du regard le chemin de cette perle qui luisait dans la lumière des bougies parfumées.

La lumière vacillante des bougies créait des ombres animées sur les murs. L’ambiance qu’elle avait créée de façon si simple était magique. Tout était magique avec elle. La goutte qu’il n’avait pas quittée du regard, roula entre ses seins et vint doucement mourir dans le creux de son nombril. Il déglutit difficilement, rêvant d’être à la place de cette simple perle d’eau.

Elle ondula légèrement du bassin, s'amusant de l'effet qu'elle produisait. Délicatement, elle vint caresser le bout de son sein avec le glaçon, le froid érigeant son mamelon. Une nouvelle goutte d’eau naquit à son extrémité, une vague de chaleur s’empara de Rick, qui se redressa et vint l’attrapa du bout de la langue.

La main de Kate se glissa entre eux, pour poser le glaçon contre le torse de son amant. La morsure du froid lui arracha un léger cri de surprise. Le glaçon agaça chaque centimètre de peau avec qui il entrait en contact. Puis il entra en contact avec son ventre, dessinant sa musculature virile.

Lorsqu’il ne lui resta plus que de l’eau dans la main, elle attrapa son verre, but une gorgée, attrapant un autre glaçon au passage. Rick n’avait rien manqué du spectacle hautement sensuel qu’elle lui offrait. Son regard rêveur s’était arrêté sur ses lèvres, elle sourit devant son air légèrement hagard et vint l’embrasser à pleine bouche, lui passant ainsi le glaçon.

- A toi, maintenant, murmura-t-elle.

Il ne se fit pas prier, et la bascula sur le matelas. Il fit lentement glisser sa culotte, non sans adresser un léger clin d’œil à son petit lapin fétiche. Il déposa le glaçon contre sa cheville et le fit glisser le long de sa jambe, jusqu’à sa cuisse, s’approchant de la terre promise. Elle gémit, le corps tendu, frissonnant de froid et de désir. Doucement, il remonta sur son ventre musclé, où il le fit aller et venir. Finalement, il arrêta sa course sur son nombril, où il le laissa fondre doucement.

Elle posa ses mains de chaque côté de sa tête et le fit remonter jusqu’à elle. Après une discussion silencieuse, les yeux dans les yeux, il l’embrassa langoureusement et s’unit à elle d’un mouvement de hanches.

Leurs corps entamèrent une danse sensuelle, elle gémit son prénom en fouillant sa chevelure, il la serra davantage contre lui, comme s’il craignait qu’elle ne s’envole. La respiration haletante, elle suivit naturellement le rythme qu’il intima. Ils atteignirent l’orgasme ensemble, dans une synchronisation parfaite.

- C’est le meilleur tour que j’ai jamais vu ! dit-il dans un souffle lorsque le calme revint.

- Je savais bien que ça te plairait, sourit-elle en l’embrassant tendrement.

 


Minefuji  (30.03.2014 à 19:35)

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