Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Castle
Création : 04.07.2014 à 19h53
Auteur : judy1
Statut : Terminée
« suite de la saison 6... Selon mon imagination hein... :p Je ne fais, malheureusement, pas partie des privilégiés qui le connaissent personnellement. » judy1
Cette fanfic compte déjà 25 paragraphes
Chapitre 11
A la Mairie, le secrétaire personnel du Maire Weldon avait déjà appelé la sécurité pour faire sortir Kate. N’ayant aucun mandat, aucune raison valable pour prétendre voir le Maire et pas assez de patience pour s’expliquer posément, Kate Beckett avait beau hausser le ton et agiter son badge sous le nez du pauvre gars, rien à faire : Elle ne passerait pas.
Weldon était en pleine réunion, à l’autre bout du couloir, mais entendant les éclats de voix il sortit afin de rétablir le calme et de pouvoir poursuivre son travail. Il ne s’attendait pas à se retrouver nez-à-nez avec l’inspectrice et ce tête à tête improvisé lui fit oublier l’importance des requêtes du commandants des services d’intervention d’urgence.
-« Lieutenant Beckett ? Suis-je suspect dans l’une de vos affaires ? » demanda-t-il en se forçant à sourire.
-« Pas cette fois. J’ai une faveur à vous demander. »
-« Je suis en réunion. » s’excusa-t-il. « Malcolm ? » Interpella-t-il en faisant signe au gardien de ne pas intervenir.
Le jeune homme redressa la tête, prêt à obéir au premier ordre.
« Apportez un café à Mademoiselle Beckett et veillez à ce qu’elle ne manque de rien. J’en ai encore pour quelques heures mais… »
-« C’est à propos de Richard ! » interrompit-elle en haussant la voix.
Le Maire la dévisagea et rien que son regard déterminé suffisait pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas « quelques heures » à perdre.
-« Apportez le café en salle de réunion et improvisez n’importe quel histoire pour expliquer ce contretemps. »
-« Je peux dire qu’un Lieutenant de Police, sans mandat et sans raison valable vous harcèle ? » plaisanta-t-il.
-« Dites au Capitaine Gerald que ma mère est au plus mal. »
Weldon excusa le zèle de son jeune secrétaire et fit entrer Kate dans son bureau. Ils y passèrent près de 20 minutes pendant lesquelles Kate résuma les événements sans trop en dire. Elle se contenta d’expliquer que cette histoire de mariage à Las Vegas, n’avait déjà aucun sens. Mais que depuis qu’elle savait que Rogan était la victime, ça en avait encore moins. Elle lui demanda la permission d’avoir accès aux registres de l’état de civile et insista lourdement sur le fait que les fichiers avaient dû être piratés étant donné que même le FBI n’avait trouvé aucune trace de ce mariage l’année précédente.
Weldon sembla réfléchir. Il lui posa quelques questions à propos de ce qu’elle cherchait exactement.
Beckett resta très vague et se contenta de répéter qu’elle voulait juste la confirmation d’un piratage informatique et, dans la mesure du possible, en trouver l’origine.
Weldon passa plusieurs coup de fils, haussa le ton à plusieurs reprises et cinq minutes plus tard un gars d’une quarantaine d’années frappa à la porte. Gregory Parsons, responsable du département informatique, a en croire son badge.
La Maire alla droit au but et le type dû s’expliquer sur le fait qu’un pirate informatique ait pu s’introduire dans le système de l’état civil et que non seulement personne n’avait pensé alerté les services de police, mais que cette intrusion ait été minimisée et dissimulée.
Gregory Parsons sortit du bureau avec la menace d’un licenciement si son département ne trouvait pas rapidement le moyen de savoir ce que le hacker avait cherché et modifié.
Beckett, elle, en sortit encore plus chamboulée. Le Maire de la Ville était prêt à l’aider, la meilleure équipe de de police était à la recherche de Castle (C’est-à-dire Esposito et Ryan.). Mais un sentiment étrange de faire du sur place la submergeait.
En rentrant au bureau, elle fit le point sur ce qu’elle avait appris : La certitude qu’un petit malin s’était introduit dans le programme informatique de la ville et qu’un bon nombre de dossiers de l’état civil avait été visitée. Mais dans quel but ? Quelles données avaient été modifiées ? Était-ce vraiment en rapport avec la disparition de Richard, ou juste le hasard ?
Elle se rendit vite à l’évidence qu’elle revenait avec encore bien plus de questions que de réponses.
-« Qu’est-ce que ça donne ? » intervint Gates en surprenant les agents Esposito et Ryan en grande conversation avec Tory.
-« Ils sont vraiment exigeants ! » se plaignit elle avec désespoir.
-« On cherche l’un des nôtres, alors oui, nous allons tous être particulièrement exigeant sur cette affaire. »
Tory soupira, comprenant que cette fois elle n’obtiendrait pas de renfort de la part de la Capitaine.
-« On a découvert que seule et une seule ligne était perturbée. » annonça Ryan en pointant une partie du Bronx sur la carte.
-« On voulait juste savoir si elle pouvait isoler les plaintes de ce secteur et sur notre laps de temps pour restreindre encore plus la zone de recherche. »
Gates fronça les sourcils, tentant de comprendre quelque chose à tout ce charabia.
-« Et vous pouvez ? » demanda-t-elle avec cette pointe d’impatience, visiblement communicative, dans cette équipe.
-« Oui. » soupira-t-elle encore. « Mais ça va prendre du temps, c’est ce que j’essayais… »
-« Alors au boulot. » ordonna-t-elle avant de se retourner vers Esposito. « Et les zones abandonnées ? Ça donne quoi ? »
-« Il y a trop… Il faut restreindre le terrain des recherches d’abord. »
-« Je ne crois pas que vous devriez vous contenter des terrains abandonnés. Je disais ça comme ça. » fit Tory sous les regards assassins des Inspecteurs. « Mais je dis juste que je ne vois pas pourquoi elle n’aurait pas installé son matériel dans un appartement ou une cave qu’elle aurait, au préalable, fait isoler. »
-« Les hurlements de Castle aurait peut-être fini par alerter quelques voisins. » fit remarquer Esposito avec ironie.
-« Je parlais justement d’isolation sonore… On obtient de très bons résultats en utilisant le matos adéquat. » se défendit-elle en continuant de pianoter des codes informatiques incompréhensibles. « Quoi ? Mon frère travail dans ce secteur. » se défendit-elle aussi vite. « Je disais juste ça comme ça. »
-« Et vous avez raison… » admit Gates. « Si c’est possible, alors Ryan épluchera la liste des fournisseurs et des commandes récentes. »
-« Capitaine ? » fit un agent en uniforme, après avoir été invité à entrer. « Une certaine Tildy McGuire vient d’arriver. »
-« Faites là patienter dans l’un des petits salons, j’arrive. »
-« Lieutenant Beckett ? » fit la jeune femme en accostant le Lieutenant qui venait d’arriver.
-« Vous êtes … ? »
-« La petite amie de Rogan. » fit-elle, gênée. « Oui. »
-« Entrez par ici, je suis à vous dans une seconde. » les interrompit Gates en arrivant au pas de course en voyant les deux femmes discuter.
Tildy McGuire entra dans le petit salon et fixa la porte qui venait de se refermer, au travers de laquelle elle pouvait distinctement entendre les éclats de voix.
-« Mais qu’est-ce qu’elle fait là ? »
-« Son petit amis est mort et sa visite fait partie de la procédure. » rappela Gates avec fermeté.
-« Sauf que c’est MON affaire et que je ne l’ai pas convoquée. »
-« Et ben vous auriez dû ! J’ai pris les devants. »
-« Qu’est-ce que vous me cachez ? Et qu’est-ce qu’ils font au juste avec Tory ? » demanda-t-elle en regardant vers la salle de réunion où les Bros continuaient de harceler la jeune scientifique, comme si ça allait la faire avancer plus vite.
-« Tous ce que vous ne devez pas savoir et leur job. » répondit Gates avec ce ton supérieur qui faisait que Kate n’aurait pas envie de poursuivre sur cette voie. « Mais si vous avez peur qu’on ne soit pas capable de faire notre travail, entrez. » l’invita-t-elle à participer à l’entretien.
Chapitre 12
-« Toutes nos condoléances. » fit Gates en se voulant compatissante en ouvrant la porte.
-« C’était elle sa femme. » rétorqua Tildy en pointant Kate. « Pas moi. »
-« Super, alors si on laissait tomber les mondanités. » assura Kate avec un ton de reproche. « Qu’est ce qu’il trafiquait ? Dans quoi s’était-il encore embarqué ? »
-« A vrai dire. » elle s’assit un peu moins négligemment. La remarque de Beckett ne l’avait pas mise à l’aise en annonçant directement le ton de la discussion. « Je n’en sais trop rien. Rogan avait le chic pour se mettre dans des embrouilles pas possible. Mais vous le savez aussi bien que moi. »
-« Oh que oui. Ce que j’ignore, c’est celle dans laquelle il s’était fourré récemment. »
Elle semblait réfléchir, hésiter et peser le pour et le contre de ce qu’elle pouvait dire ou non.
-« Écouter Mademoiselle. » intervint Gates. « Le corps de votre petit ami a été retrouvé dans la voiture d’un consultant TRES apprécié de ce service, alors je n’ai peut-être pas besoin de vous rappeler qu’il est dans VOTRE intérêt de coopérerez. » menaça-t-elle ouvertement.
-« Ok. » elle s’assit sur le bord du fauteuil, signe de nervosité. « Je vous ai menti. »
Kate leva un sourcil tout en continuant à la fixer, attendant visiblement la suite.
-« Quand vous sortez avec un type comme Rogan O’leary, vous vous habituez aux mensonges et aux questions de la police. » elle inspira un bon coup pour se donner du courage. « La vérité c’est que ça fait un moment qu’on n’était plus ensemble. Il ne me harcelait plus depuis des semaines et je commençais presque à espérer qu’il m’ait oublié. »
-« Mais ? » insista Kate après quelques secondes de silence.
-« Mais il est revenu. » soupira-t-elle. « Le passage où il me devait de l’argent était vrai. Il m’en devait vraiment beaucoup. Il m’a dit que si je voulais le récupérer je devais le suivre dans son délire : il m’a parlé de vous. Ou plus exactement de ce mariage qui n’avait jamais eu lieu et qui pourtant allait vous empoisonner la vie. Je devais vous entraîner dans cette chasse avec la Mafia. Sauf que vous ne deviez pas y survivre, en tout cas pas votre ami, Castle. Rogan devait vous faire évader et son complice, dont je ne sais rien, se chargeait de négocier avec la mafia pour récuperer votre ami. »
-« Sauf qu’on ne négocie pas avec la mafia. » insista Beckett.
-« Je ne sais rien de ce trafic et je ne voulais rien savoir. Je voulais juste mon argent. » continua Tildy en insistant sur le fait qu’elle ne savait rien de plus sur cette histoire. « Je ne sais pas comment vous avez fait, mais après votre départ Rogan était encore plus nerveux. Il s’est pris la tête avec une bonne femme et croyez-moi, ce n’était pas une autre de ses ex. »
-« Vous l’avez vu, la femme ? »
-« Vous pourriez en faire un portrait-robot ? » reformula Gates avec méfiance.
Kate n’en pouvait plus, l’impression de tourner en rond dans cette affaire lui donnait le tournis. Elle avait besoin de prendre l’air et s’éclipsa discrètement de cet entretien qui, de toute façon, n’apportait rien de plus. Son portable vibra, elle regarda le nom de son correspondant avec lassitude avant de répondre avec empressement.
-« Beckett. »
-« Re-bonjour Lieutenant. » fit un Weldon de très bonne humeur. « Je voulais vous le dire en personne : nos agents ont repérer l’adresse IP de votre hacker, ça vous intéresse toujours ? »
-« Je vous envoie un de mes homme. » affirma-t-elle en tapant sur l’épaule de Ryan.
Pour localiser le gars plus vite, Ryan embarque Tory pour rencontrer le responsable du service informatique de la ville et en deux temps trois mouvements elle localisa le PC utilisé pour visiter les données informatiques de l’état civil.
Au poste, Kate trépignait d’impatience et quand Esposito lâcha ses recherches pour cueillir le hacker, Beckett en voulut à Gates de l’avoir empêché de quitter sa chaise en lui demandant de retranscrire la déclaration de Mademoiselle McGuire. Quelle ne fut pas sa surprise de voir une jeune homme d’une vingtaine d’années passer les portes de l’ascenseur, escorté de Ryan et Esposito.
-« Vous êtes sérieux ? » fit-elle en se mettant au travers de leur chemin.
-« Tu crois qu’on lui fait visiter les locaux ? » répondit Esposito avec insolence, lui renvoyant ses propres vannes.
Kate leva les yeux au ciel et les laissa emmener le jeune en salle d’interrogatoire.
-« Benjamin Sinclair ! » annonça Kate en prenant place face au jeune homme.
Gates accompagnait l’inspectrice pour lui éviter de déraper tandis que Ryan et Esposito étaient derrière la vitre teinté.
-« Vous aimez l’informatique ? » demanda la Capitaine, presque avec insolence.
-« Je fais un doctorat pour devenir…. »
-« Peu importe ! Je suppose que ça va être difficile de terminer vos études en prison. » stoppa Kate avec froideur.
-« Quoi ? Mais… »
-« Vous auriez dû faire du droit ! » s’amusa Gates. « Vous sauriez qu’il est interdit de s’introduire dans le système informatique de la ville et d’en modifier certaines données. »
-« Mais ce n’est pas un crime… Juste un petit délit. » tenta-t-il de minimiser les faits.
-« Sauf que votre petite blague est à l’origine de l’enlèvement d’un membre des forces de l’ordre. » assura Kate qui n’osa pas tourner la tête pour affronter la désapprobation de Gates.
-« Ohh… Ohhh… Attendez là. Vous parlez de quoi au juste. »
-« Des modifications de l’état civil. Ça vous rappelle quelque chose ? »
-« Vous êtes Katherine Beckett ? »
-« Félicitation… Vous venez de gagner un aller simple pour la prison. »
-« C’était un petit boulot… J’ai été payé pour ça. » se défendit-il.
-« Et bah j’espère que vous avez placé votre argent en bourse, parce que la participation à l’enlèvement d’un policier va vous coûter très cher. » affirma Gates avec un sérieux à faire froid dans le dos.
Kate resta impassible, mais entendre sa Capitaine parler de Castle de cette façon lui aurait fait plaisir, en d’autre circonstance.
-« Ok… Je vous raconte l’histoire. » se décida le gamin après un moment de réflexion.
-« On n’a pas vraiment le temps, allez à l’essentiel. » prévint Kate, assez sèchement.
-« Il y a quelques mois, j’ai piraté une boite Mail. Je ne savais pas qui parlait, mais je m’en fichais. C’était un couple. Alors je me suis amusé avec ses deux rigolos… »
-« Et… »
-« Une femme m’est tombé dessus, un jour. Un peu comme vos gars. Elle m’a expliqué que son petit ami n’avait pas vraiment apprécié la plaisanterie et que si je ne voulais pas avoir de gros problèmes je devais coopérer. »
-« Et vous avez accepté ? »
-« Mais vous sortez de la maternelle ? »
-« Moi aussi j’ai pris ça à la rigolage. Jusqu’à ce que je me retrouve aux Urgences pour la troisième fois en l’espace de 4 jours. »
-« Deux jours plus tard un type, genre hyper balèze, s’est pointé chez moi et m’a convaincu de trafiquer les registres. »
-« En vous offrant une glace ? » ironisa Kate, agacée par ce gamin qui prenait tout ça à la légère.
-« Avec une arme sur la tempe ! » rectifia-t-il. Il sortit une clé USB de l’intérieur de sa veste. « Je savais que ça me vaudrait certainement des ennuis, alors j’ai activé la caméra. Vous ne me croyez pas ? Regardez par vous-même. » il posa la clé sur la table et attendit que l’une d’entre elles tende la main pour s’en emparer.
Oh… » il grimaça. « Vous remarquerez peut-être, que je me suis un peu amusé avec d’autres personnes aussi, tant que j’étais dans les fichiers de l’état civil. » avoua-t-il avec un petit sourire malsain.
-« Un peu comment ? » demanda Gates avec fermeté.
-« Disons que ma prof de Math est devenue un homme et que mon prof de philo, c’est vraiment un pauvre type… Il est un peu… décédé ! »
C’en était trop pour Kate, elle prit la clé USB et sortit de la salle en claquant la porte.
-« Je vais vraiment avoir de gros problèmes ? » demanda-t-il enfin après le départ de Beckett.
-« L’homme qui a disparu fait partie de notre unité. C’est une personne très appréciée qui, en plus, a l’habitude de jouer au golf avec le Maire et la moitié des juges de la ville. Alors oui, vous avez de GROS ennuis ! »
La tête de l’adolescent changea d’un coup. Il se liquéfiait sur place.
-« Priez pour qu’on le retrouve. » annonça Gates en se levant à son tour. « Un agent va vous apporter un téléphone. Je pense que vous allez avoir besoin d’un bon avocat. »
Chapitre 13 :
-« Retrouvez moi ce gars. » ordonna Kate en tendant la clé USB à Tory.
L’agent de la scientifique referma l’écran sur lequel elle travaillait en entendant la voix de Beckett.
-« Mais bien sûr Lieutenant Beckett… Ce n’est pas comme si j’avais DÉJÀ du travail ! »
-« Désolée… » fit Kate en prenant conscience de son attitude qui ne lui ressemblait pas. « S’il vous plait. »
Elle la laissa entrer la clé dans le PC. Tory isola l’homme que Beckett lui indiqua et fit une recherche dans la base de données de la police. Etant donné l’importance de l’affaire, il y avait peu de chance que ce soit un débutant.
-« Je vous appelle dès que j’ai une correspondance. » affirma-t-elle en faisant largement comprendre à Kate qu’elle préférait travailler sans chaperon.
Kate soupira et la dévisagea avec un regard des plus méchants, mais la jeune femme resta impassible à cette provocation.
« Désolée Beckett… » murmura-t-elle en la regardant se rasseoir à son bureau. « Si je ne vous admirais pas autant, je ne ferais pas autant d’heures supp’ » se parla-t-elle à elle-même pour se motiver.
Quelques minutes plus tard, c’est une Tory victorieuse qui amenait le nom de gars avec le résumé de son casier judiciaire.
-« Merci Tory, tu es vraiment extra. » lança Beckett en organisant déjà l’arrestation du type en question.
Une fois revenu au poste, Kate eut la désagréable surprise que Gates désigne Ryan et Esposito pour mener l’interrogatoire.
-« Capitaine. » protesta Kate. « Personne n’est plus motivée que moi pour… »
-« Justement ! » répondit la Capitaine avec fermeté. « Tout le monde sait comment ça se passe quand vous êtes un peu trop impliquée par l’affaire. »
Kate fronça les yeux, elle n’en revenait toujours de cette mise à l’écart.
-« Je sais à quel point vous tenez à Monsieur Castle et croyez-moi, tout le monde se donne à 200% pour le retrouver. Mais je doute que torturer un simple intermédiaire en salle d’interrogatoire fasse partie des options dont on dispose. »
-« Capitaine… Il sait peut-être… »
-« Où se trouve Castle ? Je l’espère. Car de toute évidence il fait partie de tout ça. Alors il à intérêt à avoir de quoi négocier s’il ne veut pas se retrouver dans un centre de détention complètement pourri ! »
Beckett restait plantée devant la porte de la salle n°2, se remettant de l’affront de se faire évincer de la sorte.
-« Faites leurs confiance. Ils ont une chef vraiment au top, ils ont été à bonne école. »
Malgré les circonstances, cette remarque eut le mérite de faire naître un petit sourire au coin des lèvres de Kate.
-« Je parlais de moi, ça va de soi. » précisa Gates quand Beckett la rejoint derrière la vitre teintée.
-« Alors comme ça on paye un gamin pour trafiquer les registres de l’état civil ! »
-« Qu’est-ce que vous voulez… Je voulais m’inventer quelques enfants pour les pensions alimentaires. » se moqua-t-il.
-« Mais bien sûr. Foutez-vous de nous. »
-« En vous attendant, un de nos collègue a examiné vos relevé de Banque. Un virement de 150 000$ la semaine dernière. Pas mal. »
-« Ma tante Pétunia vient de mourir. » continua-t-il sur la même ligné.
-« Toutes nos condoléances. » répondit Esposito sur un ton sarcastique.
-« Laissez-moi y aller ! » implorait Kate qui bouillonnait d’impatience.
-« Vous espériez qu’il se mette à table juste pour nous faire plaisir ? Taisez-vous et profiter du spectacle. Ils savent ce qu’ils font. » ordonna-t-elle en lui faisant comprendre que c’était soit ça, soit la paperasse.
-« Tu sais, on devrait le renvoyer à Rickers… »
-« Ça serait mérité. J’ai entendu dire que le ‘petit’ Ramos s’ennuie. »
-« Vous n’avez rien contre moi. Je veux un avocat, je serais dehors dans 10 minutes. Le temps qu’il arrive. »
-« On peut faire ça aussi… »
-« Il a demandé un avocat, on est obligé de lui en fournir un. »
-« Maître Link à des heures de bénévolat à faire. »
-« Ouais… c’est le meilleur de la ville. » assura Ryan en se foutant de lui.
Les deux inspecteurs discutaient en évitant le plus possible de le laisser entrer dans la conversation. Le but était de l’intimider, de trouver la faille et faire pression jusqu’à ce qu’il craque. Le prévenu avait purgé 7 ans à la prison de Rickers et avait bénéficié d’une fin détention plus souple pour avoir dénoncé le trafic de drogue qu’un certain Ramos Sanchez et plusieurs gardiens avaient instauré au sein même de la prison. Maintenant ils s’attaquaient au trafic extérieur de la prison, lui faire comprendre que sa seule issue était de coopérer.
-« Quand ta nouvelle copine saura que ton avocat, qui est un as des négociations, a réussi à te faire sortir d’ici. Je me demande ce qu’elle va penser ? »
-« En tout cas, quand on débarquera sur la 41st, elle n’aura plus aucun doute. »
-« Tu crois qu’il aura droit à la chaise électrique ? »
-« J’en sais trop rien … Tu sais, dans la Mafia Russe, on arrachait la langue des petits bavards. »
-« On pourra toujours lui suggérer l’idée. » fit Esposito en se levant.
-« Attendez. » fit l’homme en déglutissant.
-« La 41st ? » explosa Kate en dévisageant la Capitaine. « Mais comment vous pouvez savoir ça ? »
-« Ils n’en n’étaient pas sûrs. Mais maintenant, si. » fit Gates avec une certaine fierté vis-à-vis de ces hommes.
-« Maintenant qu’on sait où il est, on va le chercher. » affirma Kate, prête à soulever des montagnes.
Gates l’attrapa par le bras et la fit se rasseoir.
-« Vous voyez, c’est justement pour éviter CE genre de précipitation qu’on ne vous dit pas tout. »
-« La 41st, à 250 mètres du parc. Ça ne doit pas être si compliqué de le retrouver. »
-« C’est ce que je pensais moi aussi… Mais ce n’est pas si simple. On n’ a rien d’autre. Cette femme, elle, est capable de faire souffrir son otage à distance. Si elle nous remarque, il est mort. Si on se trompe d’immeuble, il est mort. Si elle réagit plus vite que nos agents…. »
-« Il est mort… » souffla Kate, la voix étranglée rien que par le fait d’y penser.
-« On est d’accord ! »
Lucas Libb avoua sa participation à l’enlèvement de Castle. Il négocia le reste de l’histoire contre une détention dans un autre établissement que celui de de Ramos Sanchez et l’assurance que son chemin ne croiserait jamais celui de cette femme dont il était devenu le complice.
Il avoua le meurtre de Rogan O’leary et expliqua comment il s’y était pris pour la mise en scène de la voiture. Il donna l’adresse de la planque où Castle avait été retenu pendant les premiers jours mais les prévint qu’elle avait fait transférer ailleurs par la suite.
-« Son nom ? » demanda Ryan avec autorité.
-« J’en sais rien. J’étais là pour obéir aux ordres, pas pour discuter ni poser des questions. »
-« Qu’est-ce qu’elle veut ? »
-« Faire souffrir votre ami ! » répondit-elle avec évidence. « Elle à une dent contre l’agent Beckett. Je ne sais pas pourquoi, mais elle s’est promis de se venger. »
Esposito lui tendis une feuille et un bic et attendit patiemment qu’il termine sa déposition.
Chapitre 14 :
Beckett discutait avec Esposito, Ryan et Gates pour essayer de comprendre comment ils avaient pu isoler la 41st et pourquoi il était aussi difficile de localiser Castle plus précisément, maintenant que le plus gros du travail était fait. Autant dire que la discussion était des plus animée et que l’agent venu apporté une enveloppe au Lieutenant Beckett ait eu du mal à se faire remarquer.
-« QUOI ? » fini-telle par lui exploser à la figure en entendant son nom pour la 5ème fois. « Désolée. » se ressaisit-elle en découvrant le visage défait de l’agent Tobey.
Elle prit l’enveloppe en s’excusant à nouveau, jetant au passage un regard furieux à Gates. La Capitaine allait rejoindre son bureau quand elle se rendit compte que l’attitude de Beckett avait changée : ses mains tremblaient, son teint avait pâli d’un coup et des larmes coulaient de ses joues.
-« Beckett ? » demanda-t-elle calmement en posant une main sur l’épaule de la jeune femme.
-« C’est l’écriture de Castle ! » bafouilla-t-elle en lui tendant la lettre.
Elle n’en avait pas encore lu le contenue, l’écriture avait suffi à elle seule pour la clouer sur place.
« Kate,
Je ne suis pas certain que ma lettre te parvienne car je suis censé te dire de faire tout ce qu’elle voudra en te suppliant d’abréger mes souffrances. La vérité, c’est que tant que je peux penser à toi, rien de ce qu’elle me fera ne pourra être insurmontable.
Je t’aime et ne te fais pas de soucis pour moi. N’accepte rien de sa part, on s’en sortira. On s’en sort toujours.
Always..
Je t’aime
Rick. »
Une photo était jointe à la lettre. Il s’agissait de Castle, qui visiblement avait été battu, certainement pour avoir désobéit aux ordres. Il tenait un journal du matin même entre les mains.
Derrière la photo, un petit message précisait juste l’heure et le lieu, le même que celui du premier rendez-vous, et un petit commentaire l’incitant à ne pas faire n’importe quoi.
« Le destin de votre fiancé est entre vos mains. Je connais tous les membres de votre équipe, si j’en vois un seul trainer dans les parages, vous n’aurez pas de seconde chance ! »
-« Vous ne pouvez pas y aller. » fit Gates après avoir lu à haute voix.
Kate la dévisagea l’espace de quelques seconde et rien que son regard suffisait à traduire ses pensées : elle n’était déjà pas du genre à obéir aux ordres, alors ce n’était certainement pas maintenant qu’elle allait commencer.
-« Ça fait 3 jours qu’on tourne en rond et on n’a rien. Alors SI, j’y vais. Au moins on saura ce qu’elle veut. »
-« Si c’était une chose acceptable, elle n’aurait pas eu besoin d’enlever Castle pour que tu acceptes. » remarqua Ryan en parlant à voix haute.
-« Peu importe. Je veux juste récupérer Rick. »
-« Et on te le ramènera Kate. » assura Esposito en jouant les grands frères bienveillants.
-« Ne me fait pas ce genre de promesse Javier… Si tu ne tiens pas parole, je ne te le pardonnerais jamais. »
23 heures 48,
Kate était assise sur le banc du parc, exactement le même que celui de l’autre jour. Elle attendait depuis près de 10 minutes déjà et avait peur d’avoir commis une erreur fatale pour Castle.
-« Ponctuelle à ce que je vois. »
Kate se retourna. Cette fois, pas de déguisement. La femme semblait sereine, presque décontractée.
-« On ne peut pas en dire autant de tout le monde. »
-« Je m’assurais qu’aucun de vos petit camarade ne traine dans le coin. » affirma-t-elle en sortant un petit appareil qu’elle approcha de Kate.
-« Je suis seule. »
-« Je vérifie juste que vous n’avez pas opté pour le mouchard. »
Kate la fusilla des yeux mais se retint de lui coller une balle dans la tête.
« Votre téléphone ! » ordonna-t-elle.
-« Je n’ai pas l’intention d’appeler qui que ce soit. »
-« Alors vous n’avez aucune raison de ne pas me le donner. »
Kate soupira, mais ouvrit sa veste et en sortit le portable qu’elle lui tendit. La femme jeta l’appareil sur le sol et l’écrasa avec le talon de sa chaussure tout en défiant Beckett du regard.
-« Bien. » se félicita-t-elle à haute voix, un grand sourire aux lèvres. « Vous avez l’air d’y tenir à votre petit copain. » se moqua-t-elle.
-« Qui êtes-vous et que voulez-vous ? »
-« Mon nom n’a aucune importance. Ce que je veux ? C’est vous gâcher la vie comme vous avez gâché la mienne. »
Beckett fronça les yeux, elle n’avait pas l’air de comprendre.
-« Vous avez arrêté l’homme que j’aimais. » avoua-t-elle. « Mark Kimball. On s’aimait. On allait se marier, vivre heureux et VOUS AVEZ TOUT GACHE ! »
-« Mark Kimball ? »
-« Vous ne vous souvenez même pas de lui, hein ? » fit elle avec dégout.
Pour la punir de cet oubli, elle sortit la télécommande de sa poche, appuya sur le bouton tout en tendant son portable à Kate.
-« ARRETEZ ! » se mit à hurler Kate.
La femme se mit à rire.
-« Kate… ? » haletait Castle, faiblement.
Kate fixa l’écran en se demandant comment il pouvait encore trouver la force de parler. Il avait été passé à tabac, certainement pour l’affaiblir davantage ou pour le punir, lui aussi, d’avoir tenté de résister.
« Refuse… »
Il se prit une autre décharge et le visage de la femme redevint des plus sérieux.
-« Qu’est-ce que vous voulez de moi ? » supplia presque Kate.
-« Mark brulait des immeubles condamnés…. »
Rien que ce résumé lui suffit pour se souvenir de qui elle parlait.
-« Il a également tué plusieurs personnes. »
-« Parce que personne ne comprenait ce qu’il faisait. » s’énerva-t-elle à nouveau.
Kate se résigna à la laisser continuer sans l’interrompre.
-« A cause de vous, les enquêteurs de Houston l’on relié à d’autres incendies. »
Kate en avait effectivement entendu parler. A l’âge de 25 ans cet homme avait posé une bombe dans un immeuble à appartements abandonné. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que des débris dus à l’explosion seraient projetés à des centaines de mètres, jusque dans la cours d’une crèche voisine où des enfants jouaient en toute sécurité. Le bilan avait été lourd : 3 morts (une puéricultrice et deux enfants), 3 enfants grièvement blessés dont 2 garderaient des séquelles à vie et plusieurs blessés légers qui resteraient probablement traumatisés à vie.
« Le verdict est tombé le mois dernier : il sera jugé à Houston. Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire ? Il réclame la peine de mort pour lui. »
-« Je ne peux pas changer le passé. Et sauf si je me trompe, il sera transféré à la fin de la semaine. Qu’est-ce que vous attendez de moi ? »
-« Libérez le. » ordonna-t-elle.
-« Je ne peux rien faire. » tenta de raisonner Beckett.
-« Vous pouvez dissimuler des preuves, changer des témoignages… Faire en sorte qu’on puisse invoquer un vice de procédure ? »
-« C’est trop tard. » assura Kate, presque désolée de ne plus pouvoir y changer quoi que ce soit.
-« Faites ce que vous voulez. Faites le évader s’il le faut, mais si mon petit ami meurt, le vôtre aussi. » menaça-t-elle en appuyant à nouveau sur la télécommande.
-« OK… » hurla Kate pour la faire arrêter.
-« Kate… non ! » gémit Rick au travers du portable.
-« Je ne te laisserais pas mourir Rick. Je vais venir te chercher, peu importe le prix à payer. »
-« Fais pas ça. » suppliait-il. « Je préfère encore mourir. »
-« Je t’aime Rick… Je vais venir te chercher. Où que tu sois, je te retrouverai… Always ! »
-« Vous êtes écœurant ! » fit la femme avec dégout en reprenant le portable des mains de Kate. « La pause est terminée. Vous avez 12 heures ! » affirma-t-elle avant de monter dans un taxi qu’elle avait dû appeler un peu plus tôt et qui l’attendait au coin de la rue.
Une fois seule, Kate eut envie de se foutre des claques. Une fois de plus elle avait perdu ses moyens face à cette femme. Pourquoi ne l’avait-elle pas clouée au sol ? Pourquoi ne s’était-elle pas servie de son arme comme elle avait prévu de le faire ? La réponse était évidente : Pour Castle, tout simplement. Rien que l’idée de le perdre, pour de bon cette fois, lui faisait perdre ses moyens. C’était la peur qui la dominait.
Chapitre 15 :
Si Beckett avait pu se rendre à ce rendez-vous sans aucune surveillance, c’était uniquement parce que la Capitaine Gates avait bien compris que cette femme, qui qu’elle soit, ne reculerait devant rien pour obtenir ce qu’elle désirait et que la vie de son otage lui importait peu. Néanmoins, Kate devait se servir de son portable pour laisser ses coéquipiers espionner la conversation. Chose impossible étant donné qu’il était en miettes sur le sol.
Elle arriva au poste un peu avant 1 heure du matin et fut presque surprise de l’agitation qu’il y régnait.
-« Vous savez l’heure qu’il est ? »
Personne n’avait remarqué l’arrivée de Kate et elle préféra espionner la rébellion de Tory plutôt que de faire le compte rendu de son rendez-vous.
« Mais pourquoi est-ce que je me porte toujours volontaire pour vous aider… C’est toujours la galère avec vous. » Râlait-elle alors que Gates lui mettait la pression pour retrouver la trace de Beckett.
-« Arrête de faire semblant de râler. » soupira Ryan.
-« Tout le monde sait à quel point tu admires le Lieutenant Beckett. »
-« Ouais… Bah je vais peut-être revoir mon jugement sur elle. »
-« Vous ferez ce que vous voudrez, quand vous l’aurez retrouvée. » ordonna Gates.
-« Hey… » fit Kate, mal à l’aise d’avoir assisté à cette discussion.
-« Beckett. » firent les gars, heureux de la retrouver saine et sauve.
-« Lieutenant Beckett ! Mais qu’est-ce qui c’est passé ? » fit Gates avec force, mais soulagée qu’elle soit là.
Elle baissa les yeux. Elle ne savait pas par où commencer et savait que Gates n’autoriserait jamais la libération d’un criminel, même pour sauver un de ses hommes.
-« Elle a bousillé mon portable. »
-« Qu’est-ce qu’elle veut ? » demanda Ryan avec empressement.
Beckett hésitait. Pouvait-elle vraiment leur faire confiance sur ce coup là ? Il l’en dissuaderait, à tous les coups, mais en sachant que cette femme était reliée à Mark Kimball leur donnerait peut-être une piste pour la retrouver.
-« Beckett ? On fait partie de la même équipe. » rappela Gates avec fermeté, rappelant que partir, seule, en guerre ne lui serait d’aucune utilité.
-« La libération de Kimball. »
Les enquêteurs firent un bref récapitulé de l’affaire à Gates pendant que Tory s’activait déjà à trouver tout ce qu’elle pouvait sur cet homme.
-« Elle est dingue ! » soupira Ryan.
-« Vous vous doutez qu’on ne peut pas libérer cet homme ? » insista Gates pour tenter de découvrir ce qu’en pensait Kate.
-« Faites ce que vous pensez être juste. » se contenta-t-elle de répondre sèchement. « Je ferais pareil de mon côté. » lança-t-elle avant de quitter brusquement la pièce.
Ryan et Esposito voulurent se précipiter vers elle, mais Gates referma la porte et les dévisagea sévèrement.
-« Je vous rappelle que notre but est de l’empêcher de couler, et au passage récupérer Monsieur Castle. Pas de l’aider à faire n’importe quoi. »
-« Elle va vraiment le faire ? » s’inquiéta Tory en regardant le Lieutenant Beckett quitter l’étage.
-« On parle de Castle là, alors OUI, elle va le faire. » assura Gates en soupirant. « Je sais que quoi qu’on puisse faire, personne ne pourra l’en empêcher. Alors autant concentrer nos efforts pour minimiser les dégâts. » annonça-t-elle solennellement. « Il nous reste moins de 10 heures pour le retrouver. Alors au boulot. » ordonna-t-elle.
-« Peut-être que le moment de prendre le risque de ratisser la 41st est arrivé ? »
-« On ne connait pas son nom et … »
-« Moi si. » rectifia Tory. « D’après plusieurs article de presse. » qu’elle afficha sur l’écran. « La petite amie de Kimball est une certaine France Bellano. »
-« Vérifiez si elle possède un immeuble dans le coin. Mais je ne me fais pas trop d’illusion. » réfléchi la Capitaine. « Ryan, ça en est où les coupures de courants ? »
-« On y travaille toujours. » assura-t-il en jetant un coup d’œil vers Tory.
-« Esposito ? Les ventes de matériaux d’insonorisation ? »
-« Rien de ce côté-là. Les seules commandes récentes ont été faites par des écoles de musique, petits théâtre… profitant de la fin de l’année pour prévoir des travaux. Les petites commandes sont rares et faites en général par des entreprises qui insonorisent des appartements de petits vieux ou de gens très chiants qui se plaignent de leurs voisins. Mais de toute façon, rien dans ce quartier. »
-« Merci. Ça veut juste dire qu’on se concentre sur les immeubles abandonnés. Au travail, on n’a plus beaucoup de temps. » affirma-t-elle, stressée, en quittant la pièce.
Deux heures du matin, dans un petit bar qu’il vaut mieux éviter quand on fait partie de la police.
Kate était assise au bar, commandant son 3eme whisky. Son arme de service était tout ce qu’il y avait de plus visible et la présence de son badge des forces de l’ordre à peine dissimulé, si bien qu’à une table du fond un petit groupe s’était déjà formé et complotait afin qu’elle ne ressorte pas vivante.
Un couteau caché dans la manche de sa veste, le plus jeune de la bande s’avança. Désirant faire ses preuves, c’est d’un pas décidé qu’il comptait lui régler son compte.
Un homme d’âge mur lui fit un croche-pied au dernier moment. Le garçon trébucha, se planta la lame du couteau dans la main et sortit du Pub en pleurnichant. Cherchant probablement un moyen d’arriver à l’hôpital le plus proche.
-« Un endroit bien mal famé pour une si jolie dame. » s’exclama l’homme en prenant le verre que le barman tendait à Kate. « Je crois que vous avez bu assez pour ce soir. »
-« Je vous attendais ! » se justifia Kate, le regard perdu.
-« Si on sortait d’ici, avant que d’autres petits marioles ne nous fassent une petite démonstration ? »
Kate le suivit sans broncher et se laissa guider dans un autre bar où ils s’assirent à une table du fond.
-« C’était affiché ‘fermer’ sur la porte ! » fit remarquer Kate quand l’homme posa une tasse de café devant elle.
-« Alors Kate, qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi un Lieutenant de police aussi respectable demanderait l’aide d’un ancien espion recherché pour trahison ? »
Soulagée par sa présence, Kate se contenta d’esquisser un léger sourire et se surpris à savourer son café.
-« Rick avait raison. Il disait que vous étiez toujours là et qu’en cas de problème, il suffirait de savoir attirer votre attention. »
-« Et vous n’avez pas trouvé mieux que trainer dans ce Pub ? » se moqua-t-il.
-« J’avais bien pensé utiliser un projecteur géant et lancer un message lumineux dans le ciel, mais je n’étais pas certaine que la chauve-souris soit votre symbole. » répondit-elle avec ironie, pensant que Castle aurait adoré ce trait d’humour.
-« Le bar était un bon choix. » admit-il avec le sourire. « Qu’est-ce que je peux faire pour vous aider ? »
-« Libérer un homme de prison. » lança-t-elle d’un coup, sans aucune hésitation et surveillant ses réactions.
-« Plutôt inhabituel… Pour un officier de police. » affirma-t-il après une minute de réflexion. « Vous n’êtes pas sensée les enfermer plutôt ? »
-« Richard est vivant. Je l’ai vu. Son ravisseur exige la libération d’un criminel en guise de rançon. »
-« Et je suppose que vos supérieurs ne vont pas vraiment vous aider… »
-« Si c’était le cas, je n’aurais pas besoin de votre aide. »
-« Bien. » soupira Hunt. « Je vais voir ce que je peux faire… »
-« Il nous reste 6 heures. » annonça-t-elle froidement. « Soit vous me suivez, soit j’y vais seule. » ajoute-t-elle avec une détermination à faire froid dans le dos.
-« Qu’est-ce que vous proposez ? »
Chapitre 16 :
Jackson Hunt était toujours assis à cette table au fond du bar, il attendait le retour de Kate en digérant tout ce qu’elle lui avait appris une demi-heure plus tôt. Des tas d’idées défilaient dans sa tête, imaginant comment faire évader ce type, sans force avait dit Kate. Mais Hunt n’y croyait pas une seconde. Ensuite, récupérer son fils : quelles certitudes avaient-ils qu’il serait bien rendu en contrepartie ? Et si ce n’était qu’un piège de plus. L’espion pensait déjà aux contacts à appeler, aux explosifs à utiliser, aux gadgets de localisations, mais Kate le fit sursauter en lui balançant un uniforme d’agent.
-« C’est une blague ? » demanda-t-il avec un ton de reproche.
-« Pas du tout. » assura-t-elle en lui tendant le formulaire de transfert du condamné.
-« Vous avez fait faire un faux. » s’extasia-t-il en l’admirant sous tous les angles. « Pas que j’en ai vu souvent, mais il a l’air vrai. »
-« Il l’est…Enfin, plus ou moins. »
Elle voulait rester vague, mais le regard insistant de Hunt eut raison d’elle.
« Un collègue me devait une faveur. »
-« Je me demande ce qui est pire : être votre ami, votre ennemi ou vous devoir quelque chose ? »
-« Peut-être que c’est mieux… De ne pas savoir. » sourit-elle. « Le transfert de Mark Kimball a été avancé. Une personne haut placée a demandé un transfert en urgence. C’est prévu pour 10 heures. »
-« Je suppose qu’on peut remercier votre Capitaine pour la fuite. »
-« On arrivera avec une demi-heure d’avance. Et oui, je suppose aussi. Mais je ne vais pas lui en vouloir de faire son travail ! »
-« Et si on croise les vrais agents ? Vous leur faites du charme ? » se moqua-t-il.
-« On fera en sorte de ne pas les croiser… » se contenta-t-elle de répondre, visiblement crispée.
Jackson Hunt se contenta de soupirer. Il comprenait l’entêtement de la jeune femme et savait qu’avec son tempérament, ça ne servait à rien de discuter. En gros, soit il laissait tomber et elle se plantait, soit ils se plantaient tous les deux. Il savait qu’ils se feraient choper, qu’un plan aussi foireux ne pouvait pas marcher, mais son fils avait besoin d’aide et il n’avait pas le temps de réfléchir davantage. De plus, s’il la laissait tomber et qu’elle se faisait blesser en tentant, seule, de sauver Richard, il savait qu’il s’en voudrait et que son fils ne lui pardonnerait jamais. Il était coincé : il devait participer à cette opération suicide.
-« Et sérieusement ? Si on se fait pincer ? » insista-t-il pour savoir à quel point cette mission tenait du suicide.
-« Je sais qu’on risque gros. » elle s’assit, le visage décomposé par la défaite. « Si vous avez un autre plan qu’on puisse mettre en place en quelques heures, n’hésitez pas. Je suis preneuse. »
Elle attendit quelques secondes une proposition qui ne vint pas avant de continuer.
« Je vais faire évader un homme dangereux. Je n’en suis pas fière. » elle soupira en admettant sa défaite. « Mais Castle compte plus que tout pour moi et il est hors de question que je reste les bras croisés à attendre. Je sais que je peux dire adieu à ma carrière et que je vais certainement me retrouver derrière les barreaux, mais je m’en fiche. Rien d’autre ne compte aujourd’hui : je veux juste retrouver Castle, où qu’il soit. »
-« Je vais vous aider… » affirma Jackson en se levant, lui coupant la parole. « Mais juste pour que vous arrêtiez de me casser les oreilles. »
Kate resta bouche-bée devant son culot.
« Vous devriez vous reposer, ne serait-ce qu’une heure ou deux. Vous avez mauvaise mine, et de toute façon, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire pour l’instant. » fit-il en lui tendant une clé. « Montez les escaliers, deuxième porte à gauche. Je viendrais vous réveiller … »
Kate soupira, le regarda avec son air menaçant, mais rien à faire : il lui tendait cette clé et ne lâcherait pas.
-« Juste une heure. » consentit-elle, contrariée. « Je ne crois pas que ça sera nécessaire de jouer les réveils matins. » ajouta-t-elle de mauvaise humeur.
Bureau du 12th : 8 heures du matin.
-« Kimball va être transféré, vous le saviez ? » hurla Esposito en entrant dans le bureau de la Capitaine, suivit de très près par Ryan.
-« C’est moi qui l’ai suggéré, en effet. »
-« Suggéré ? Vous l’avez ordonné. » protesta Ryan, lui aussi en colère.
-« Vous voulez vraiment qu’elle se plante hein ? En fait ça vous ferait plaisir qu’elle puisse passer le reste de sa vie à se reprocher la mort de Castle. »
-« OH ! On se calme Messieurs. » cria Gates à son tour. « Vous n’avez pas l’air de comprendre que Kate Beckett FERA évader ce prisonnier avec ou sans notre aide. »
-« Visiblement, c’est sans la vôtre. »
-« Au contraire. » assura-t-elle en refermant la porte, s’isolant avec les deux inspecteurs.
-« Réfléchissez… Pas en tant que flics, en tant que Beckett. »
Les deux hommes la regardèrent sans comprendre.
-« Je lui offre la possibilité d’agir. »
-« Et comment ? »
-« En l’envoyant dans un autre établissement ? »
-« Quand Castle s’est retrouvé derrière les barreaux, il s’est lui-même fait libérer. Beckett doit être capable d’utiliser les ressources de l’auteur pour en faire autant. »
Ryan et Esposito échangèrent un regard mêlé d’incompréhension et de stupeur.
-« Vous êtes en train de nous dire… »
-« Que je suis complice de cette évasion. Oui Messieurs. »
-« Et vous croyez que Beckett est au courant pour le transfert ? » s’inquiéta Ryan en regardant sa montre.
-« Je peux même vous assurer qu’elle dispose d’une copie presque conforme à la demande de transfert et que le directeur de la prison …. Est tout disposé à nous aider. »
-« J’y crois pas. » souffla Ryan en s’asseyant. « Vous êtes dingue. »
-« Beckett sait qu’on l’aide ? » demanda Esposito en s’efforçant de rester lucide.
-« Que les choses soient claires : J’ai ordonné ce transfert pour déjouer un chantage. Ça c’est la version officielle, celle qui devra apparaître dans le rapport que je devrais rédiger une fois que Beckett aura fait disparaître Kimball. Maintenant, je me vois mal ajouter dans la case ‘commentaires’ que ma meilleure équipe s’occupe de tout et que le prisonnier ne quittera pas la ville sans être escorté et que tout rentrera dans l’ordre dans les plus brefs délais. »
-« Vous avez bluffé vos supérieurs ? » s’estomaqua Ryan.
-« Vous pensiez que Beckett avait le monopole ? »
Esposito se sentait soudain fière d’être sous l’ordre d’un tel Capitaine
-« Vous risquez votre carrière sur ce coup là ? »
-« J’ai pris ce risque en acceptant l’affaire… Je ne suis pas du genre à me défiler. Je ne suis peut-être pas fan des méthodes du Lieutenant Beckett et vous savez tous à quel point Castle me tape sur les nerfs, mais je ne laisserais pas tomber mes hommes. Ils tombent, je tombe avec. Mais si on pouvait juste éviter d’en arriver là, j’en serais ravie. »
-« Qu’est-ce qu’on fait ? On attend que Beckett passe à l’action ? »
-« Le gardien en chef s’occupe des transferts aujourd’hui, exceptionnellement, rien que pour nous. » elle afficha son plus beau sourire, certainement pour se rassurer elle-même. « Il nous préviendra dès que les papiers pour Kimball seront présentés. Trois équipes surveilleront la prison et s’assureront que tout se passe bien. »
-« On la laisse faire ? »
-« L’échange doit avoir lieu. Et je suis certaine que ça se passera dans le Bronx, près de sa planque. »
-« Et qu’est-ce qui vous fait dire ça ? »
-« Parce que je doute qu’elle laisse Castle et Beckett partir tranquillement. Elle voudra en finir avec Castle et s’assurer que Beckett ne s’en remette jamais. Si elle survie. »
-« Qu’est-ce que vous attendez de nous au juste ? »
-« Excusez-moi ! » interrompit Tory, surexcitée. « Je crois que je sais où est Castle. »
Chapitre 17 :
-« J’ai trouvé un moyen de répertorier les pannes de courant et les plaintes. » annonça la spécialiste de l’informatique en attirant le reste de l’équipe vers la salle de briefing.
Une carte du Bronx était affichée sur l’écran, criblée de points de toutes les couleurs.
-« Vous jouez à Picasso ? »
-« Je vous explique : J’ai recensé toutes les plaintes et leur ai attribué une couleur en fonction de leur fréquence. Les jaunes, par exemple, se sont fait sentir qu’une fois. Le bleu, ce sont les petits vieux qui cassent les pieds pour qu’un technicien se déplace à cause d’un téléviseur défectueux. »
-« Tory ? » sermonna Gates qui admirait ce travail de titan mais qui était plutôt pressée par le temps.
-« L’orange ? » demanda Esposito en pointant tout un quartier.
-« Ce sont des baisses de tension. Et vous remarquerez qu’elles sont toutes dans le même secteur. Et depuis plusieurs semaines déjà. »
-« Je suppose que le gros point rouge est le vainqueur ? » soupira Gates, impatiente de se mettre en route pour récupérer l’auteur.
-« C’est ce que je crois. Il n’y a qu’un seul endroit où les coupures de courants se sont faites sentir, de manière aussi répétée et depuis plus de deux semaines. »
-« L’école d’infirmières. » supposa Ryan, en bon élève.
-« Bingo. »
-« Si Castle était retenu là-bas, ses cris auraient forcément fini par attirer l’attention. » rappela Esposito.
-« C’est ce que je me suis dit aussi. » ajouta Tory, de plus en plus surexcitée. « C’est pour cette raison que j’ai demandée au cadastre les plans de l’établissement. »
-« ET ? » s’impatienta Gates.
-« Sur les plans que j’ai reçus, il y avait une annexe qui n’apparaît plus sur la page MAPS de Google. Alors j’ai cassé les pieds d’un bureaucrate au service de l’urbanisme et l’annexe a été détruite au profit d’un espace de relaxation pour les étudiants. »
-« Tory ? En quoi ça nous aide ? »
-« L’annexe avait un sous-sol et les travaux de démolition ont été très sommaires… Ils ont abattus les murs, recoulé une dalle de béton bien épaisse sur l’ancienne, et voilà. Enfin bref, les sous-terrain sont toujours là. »
-« Dans une cave abandonnée… Comment cette dingue a pu savoir ça. »
-« Kimball travaillait POUR l’urbanisme, il avait accès à ce genre de donnés justement ! » rappela Esposito en donnant une tape amicale à son collègue. « Comment on y accède ? »
-« Je n’en n’ai aucune idée. Mais si France Bellano a trouvé, je trouverais aussi. Comme le Directeur de l’école a été le seul à se plaindre de coupures intempestives et que les alentours n’ont souffert que de baisses de tension, je vous parie qu’il est là-bas. »
-« Merci Tory. » remercia Gates, reprenant espoir. « Il nous reste moins de deux heures pour organiser une planque. » elle était prête à partir mais se retourna vers Tory. « Et Beckett ? »
La scientifique afficha une autre carte où un point rouge clignotait.
-« Elle n’a pas bougé depuis plus d’une heure… Elle a peut-être trouvé le mouchard que Ryan a dissimulé dans sa poche ? »
-« Vu le quartier dans lequel elle traîne, je dirais qu’elle s’est fait piquer sa veste ! »
Gates ressortit et réquisitionna tous les agents présents. Il fallait non seulement surveiller l’école d’infirmières, les alentours pour ne pas louper l’échange et veiller à ce que Beckett ne disjoncte pas trop.
Jackson attendit 8 heures 30 avant d’entrer dans la chambre de Beckett. Il esquissa presque un léger sourire en la découvrant endormie, la lettre de Castle posée sur son cœur.
-« Beckett ? » appela-t-il doucement.
Kate se réveilla d’un bond, cherchant à s’emparer de son arme sur la table de chevet.
-« Si c’est ça que vous cherchez. » s’amusa Hunt en montrant l’arme à feu. « J’ai été plus rapide que vous. »
Kate leva les yeux au ciel. « Décidément, le père est aussi épuisant que le fils » se surprit-elle à penser.
-« Je vous attend en bas… Le petit déjeuner vous attend. »
Kate roula les yeux au ciel en se demandant s’il était vraiment sérieux. Elle fit un brin de toilette des plus sommaire et rejoint papa Castle dans le bar.
-« Pas faim. » répondit-elle froidement à Hunt qui lui tendait des croissants.
-« Je peux avoir la page des sports ? » demanda-t-il alors que Beckett s’était plongé dans l’article qui faisait la Une.
Elle soupira en lui affirmant qu’elle ne comprenait toujours rien au base-ball et que de toute façon les Yankees n’avaient aucune chance de faire mieux la saison prochaine.
-« Avec un père aussi fan, je pensais que vous vous y intéresseriez au moins un peu. »
-« Mon père ? Qu’est-ce que vous savez sur lui ? » demanda-t-elle, méfiante, se demandant pourquoi il s’intéressait à cet homme à la vie aussi banale.
-« Je suis le père de Richard. Je vous l’accorde, je ne suis pas un père modèle, mais je sais de vous et de votre famille, tout ce qu’un beau-père doit savoir. » ajouta-t-il avec un clin d’œil.
-« Super… » ironisa-t-elle en soupirant. « Bon, vous êtes prêt ? »
Après dix minutes de voitures, Jackson arrêta de lui donner des conseils de conduite, vu que de toute manière cette femme n’en faisait qu’à sa tête.
-« Vous êtes certaine que c’est le bon chemin ? Parce que la carte dit que… »
Exaspérée, Kate lui arracha sa carte des mains et la lança sur la banquette arrière.
-« Il y a 6 ans j’aurais juré que je ne pouvais pas trouver pire que Castle… Aujourd’hui je me rends compte à quel point j’avais tort ! » lança-t-elle en s’arrêtant d’un coup sec devant un hangar.
Jackson examina les lieux. Si une autre personne que Katherine Beckett l’avait traîné dans un endroit comme celui-là, il lui aurait déjà explosé la tête. Une porte s’ouvrit, ses réflexes prirent le dessus et le jeune anglo-saxon se retrouva nez à nez avec un gros calibre.
-« Du calme. » intervint Beckett en lui faisant baisser son arme. « Je vous présente mon cousin Charlie. »
-« Vous n’avez pas de cousin Charlie. » rétorqua Jackson avec méfiance.
-« Ça tombe bien, il ne s’appelle pas vraiment Charlie. » annonça Kate en s’avançant vers le type.
« C’est prêt ? Parce que j’en ai besoin MAINTENANT ! »
-« Vos désirs sont des ordres. » répondit le jeune en les emmenant dans le garage où une camionnette les attendait. »
-« Vous avez fait piquer un fourgon ? Vous vous souvenez que vous êtes flic ? Vous n’avez pas accès … »
-« A ce genre de véhicule ? Non. »
-« Wahhh » s’extasia l’espion. « Vous m’impressionnez Lieutenant. Je n’aurais jamais cru ça de vous. »
-« Ce n’est qu’une imitation. » interrompit Kate. « Charlie et sa bande ont travaillé une bonne partie de la nuit pour qu’on puisse jouer avec. »
-« Et tout y est. » se vanta le dit ‘Charlie’ « De la radio, fausse, je l’accorde jusqu’au sachet de beignets abandonné sur la banquette. »
-« La classe. » se moqua Hunt.
-« Et même les bosses. » se moqua Charlie à son tour.
-« Visiblement il a déjà testé votre conduite. » se plaignit l’espion en prenant les clés de la main du gamin. « Cette fois, c’est moi qui conduis. » lança-t-il froidement à Beckett.
20 minutes plus tard la camionnette passa les grilles du pénitencier.
Chapitre 18:
-« Agent Burke et Caffray » se présenta Beckett à un officier de la prison. « Nous venons chercher Mark Kimball. » précisa-t-elle en faisant semblant de relire le nom du condamné sur les papiers.
-« Un instant. »
Il partit vers les bureaux, les plantant là au milieu du chemin, sous la surveillance d’agent en uniforme.
-« Rassurez-vous, j’ai une arme dans ma chaussure et deux couteaux dans la doublure de ma veste. » glissa Hunt discrètement à l’oreille de Kate.
-« C’est fou ce que vous avez confiance en moi… » marmonna-t-elle. « Maintenant je sais de qui Castle tient sa manie de ne rien écouter. »
-« Ils ne vont pas nous fouiller… En tant que flics, c’est normal qu’on soit armés. »
-« Ça l’est moins de ressembler à une armurerie à vous tout seul… Il ne manque plus que les explosifs. » soupira-t-elle à voix basse en se forçant à afficher un air décontracté.
-« Vous n’allez pas aimer ce qu’il y a sous mon pantalon alors… » plaisanta-t-il.
Il n’avait pas d’explosif, juste quelques fumigènes dans ses poches, mais l’envie de la faire bondir était plus fort que tout.
-« Je ne veux plus rien savoir… » fit-elle par lui répondre après lui avoir lancé un regard incendiaire.
Pendant que Beckett et son nouveau partenaire se chamaillaient, le responsable des surveillants avait déjà envoyé une photo (prise via le système de sécurité et les différentes caméras de surveillance) des personnes demandant le transfert. Il attendait le feu vert de Gates avant de poursuivre les opérations.
-« C’est normal que ça mette autant de temps ? »
-« J’en sais rien. C’est la première fois que je fais évader un prisonnier. » rappela Beckett avec une pointe d’ironie.
-« Dans 5 minutes les agents viendront pour le transfert… On n’aura pas le temps de filer, sauf si vous conduisez. Quoi que dans ce cas se sont toutes les équipes de la circulation qu’on va attirer. » se moqua-t-il.
-« LA FERME ! » finit-elle par hurler.
-« Un problème ? » intervint le surveillant venant leur réclamer les papiers pour s’assurer que tout était en règle.
-« Mon partenaire est trop bavard ! » répondit Kate avec mauvaise humeur.
Derrière elle, Jackson ne pouvait s’empêcher de sourire. Il comprenait maintenant pourquoi son fils l’avait choisi elle et à quel point il avait dû en baver les premières années.
Le surveillant fit mine de lire tous les documents. Il s’appliqua même à vérifier certaines données via son PC et entrer d’autres paramètres, comme il l’aurait fait avec n’importe quel transfert.
-« Tout est OK … Un agent vous l’emmène. Vous voulez qu’on vous escorte jusqu’à la prochaine étape ? »
-« Ça ira. Je crois qu’on se débrouillera. » assura Kate avec un sourire crispé.
A 300 mètres de là, les deux agents devant assurer le vrai transfert étaient bloqués par un camion qui semblait avoir perdu sa cargaison.
-« Qu’est-ce qui se passe devant ? » demanda le chauffeur alors qu’un officier venait à sa rencontre.
-« Le chauffeur s’est endormi au volant. Il va falloir du temps pour dégager la chaussée. » mentit Ryan en jouant au parfait idiot.
-« On a un transfert à assurer… On DOIT passer. »
Ryan se gratta la tête et regarda en direction de ‘ l’accident’. Ce n’était évidemment qu’une mise en scène et il leur faudrait une dizaine de minutes pour tout remettre en état, mais Beckett et son complice étaient toujours à l’intérieur de la prison. Les deux équipes ne devaient pas se croiser.
Au poste, Gates avait reconnu Beckett sans l’ombre d’un doute. Le visage du type qui l’accompagnait lui disait vaguement quelque chose, mais elle n’arrivait plus à savoir quand et comment ils auraient pu se croiser. Elle aurait aimé être sur le terrain, pouvoir ramener Castle, même si elle refusait de l’admettre. Mais elle devait coordonner les équipes, assurer les arrières de Beckett sans que celle-ci ne se rende compte de quoi que ce soit. C’était de très loin la mission la plus risquée qu’elle ait eu à superviser. Elle ne pouvait s’empêcher de jurer toutes les 10 minutes qu’elle étranglerait Castle de ses propres mains quand il réapparaîtrait, ou alors qu’après cette mission elle ferait en sorte que Beckett passe le reste de sa carrière à surveiller les sorties scolaires.
-« Tory ? Faites une recherche sur cet homme. Je veux savoir qui c’est. »
L’informaticienne mit tous les documents de l’urbanisme qu’elle étudiait afin de lancer la recherche. Tout en suggérant d’envoyer la photo à Ryan et Esposito. Si Beckett le connaissait et que son visage semblait familier à la Capitaine, il y avait de fortes chances pour les coéquipiers de Kate puisse l’identifier.
Quelques minutes plus tard, Gates reçu la réponse d’Esposito.
« Un ancien de la CIA. Les cadavres pleuvent quand il est dans les parages. »
-« Super… » s’énerva la Capitaine. « Mais qu’est-ce qu’elle fiche avec un gars pareil. »
-« La question que j’aurais posée c’est, COMMENT elle a fait pour se trouver un espion comme nouvel équipier. » temporisa-t-elle. « Les voilà… » affirma-t-elle en voyant le fourgon sortir de la prison.
-« Ryan, Espo… Dans le Bronx. Illico. Vous vous concentrez sur l’école d’infirmières. Repérez l’entrer et attendez le signal. L’échange est dans moins de deux heures. » ordonna-t-elle. « Riley et Anderson, ne les perdez pas de vue. Le mouchard de Beckett est toujours actif ? » demanda-t-elle à Tory.
-« Soit elle ne l’a pas trouvé, soit elle nous laisse la pister. Affirmatif chef. Je l’ai. »
-« Bien, laissez-lui de l’avance. » insista-t-elle, sachant que l’inspectrice repérerait une voiture qui les piste. Sans parler de ce que serait capable de faire l’espion. « Si vous les perdez… On vous mettra sur la piste. »
Elle ordonna à deux unités de remettre la chaussée en état avant de rentrer au poste et informa les agents en civils dans le parc que le ravisseur semblait apprécier, que le compte à rebours venait d’être lancé.
H - 90 minutes avant la rencontre
Chapitre 19:
-« Comment on fait pour la prévenir ? » demanda Hunt à Beckett qui tenait son prisonnier en respect grâce à son arme de service.
-« J’en sais rien. C’est elle qui me contacte. »
Le sourire de Kimball face à cette remarque fit renaître la colère de Beckett qui ne résista pas à la tentation de l’assommer avec la crosse de son arme.
-« Je vous rappelle que c’est notre monnaie d’échange ! » sermonna Jackson. « Veillez au moins à ce qu’il reste en vie ! »
-« Et c’est le type qui se balade avec des explosifs qui me dit ça ! »
-« Et à part ça. On fait quoi en attendant ? »
-« On retourna à l’entrepôt. Là où on a pris le fourgon. Charlie nous a certainement trouvé une autre voiture pour l’échange. »
-« Le cousin Charlie… Je l’avais presque oublié celui-là. » se moqua-t-il, soulagé toutefois qu’elle ait pensé à la suite du scénario.
Dès que le fourgon fut visible de l’entrepôt en question, une porte de garage s’ouvrit. Jackson, peu habitué de ne pas contrôler la situation s’y engouffra, non sans crainte.
-« Où est la voiture de Beckett ? » demanda-t-il d’un ton sec au jeune ‘Charlie’
-« Là-bas. » répondit-il sur le même ton, pas vraiment impressionné par cet étranger.
-« Beckett ? Tu es certaine de vouloir lui faire confiance ? » glissa-t-il à l’oreille de Kate en l’aidant à relever le type allongé.
-« J’espère que oui. De toute façon, je n’ai pas vraiment d’autre choix. » avoua-t-elle en soupirant. « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? » s’emporta-t-elle en voyant l’espion revenir avec un gilet bourré d’explosifs.
-« Notre porte de sortie ! » affirma-t-il tout en l’enfilant sur leur otage. « Pas besoin de lui attacher le mains, ce petit gadget est une vraie merveille. » affirma-t-il en synchronisant sa montre et le gilet.
-« Mais vous êtes… »
-« Prévoyant. » compléta Hunt avant même que Kate ne termine sa phrase. « Sérieusement Katherine, vous êtes intelligente ? Vous pensez vraiment que cette femme va vous remettre Richard aussi facilement ? »
Kate soupira. Elle devait se rendre à l’évidence que sa peur et son amour pur Rick faussait tout son jugement.
-« Mais qu’est-ce que j’ai fait… » murmura-t-elle, un peu comme si la partie Lieutenant de son subconscient venait de refaire surface.
-« Vous nous avez donné une monnaie d’échange, et peut-être un peu plus de temps pour retrouver Richard. Maintenant faites-moi confiance. » assura-t-il en la regardant droit dans les yeux. « Richard est mon fils, et croyez moi ou non, je tiens à lui. Je vous assure que je ferais tout ce qu’il faut pour qu’il ne lui arrive rien. »
Le portable de Beckett annonça un message : « Les docks sur la 43th. Vous avez 20 minutes. »
-« 20 Minutes ! » s’époumona-t-elle.
-« Je vous laisse conduire. » fit Hunt avec un brin d’humour en forçant le type à entrer dans la voiture.
Aux abords de la 41th, tout était prêt. Tout le monde était en place : il y avait des agents en civil à tous les coins de rues, Kimball et sa complice ne s’échapperaient pas.
-« Pourquoi ce sont toujours les Blacks qui joue les rôles des mendiants ? » demanda Esposito via son micro, en partie pour s’assurer que tout fonctionnait bien et en partie pour se plaindre des odeurs nauséabondes des poubelles voisines.
-« J’en sais rien moi. La prochaine fois, tu promèneras le chien de ‘belle maman Gates’ si tu préfères. » répondit discrètement Ryan en tirant une fois de plus sur la laisse. « Pfff, quelle plaie ce clebs ! »
-« Ne te plains pas, elle a bien précisé qu’elle tu aurais droit à une prime si tu le perdais. » se moqua Esposito en l’apercevant de loin. « Si je n’étais pas censé être un clodo, je ferais bien une photo pour l’envoyer à Jenny… Ça te va comme un gant. » continua-t-il de se moquer.
-« C’est ça… He… Sérieux, tu as vu la femme au chemisier bleu. »
-« Ouais… Ces bottes sont vraiment affreuse, Si Lanie était là elle serait capable de l’embarquer faire les boutiques. »
-« Il y a que ça qui te choque ? » demanda Ryan avec exaspération.
-« Tu parles du fait qu’elle sorte d’un établissement scolaire alors qu’on est début juillet, et ce, pile dans notre créneau horaire. » dit-il avec humour pour masquer sa nervosité. « Fait son signalement, le compte à rebours a commencé. »
-« A ton avis, qu’est-ce que je faisais pendant que tu testais ton rôle de clown ? »
-« On la laisse prendre de l’avance et on entre. » répondit Esposito en redevenant des plus sérieux.
En entrant dans le bâtiment, Ryan testa la connexion avec le bureau du 12th :
-« Tory ? Tu m’entends ? Par où le sous-sol ? »
-« 5/5 les mecs… Troisième porte à gauche. »
-« Comment vous vous êtes procuré ces plans ? » demanda Gates en constatant qu’ils dataient de plus de 3 ans, avant la démolition de l’annexe.
-« Le principal de l’établissement a été des plus charmant quand je lui ai expliqué que la Police prenait cette histoire de pannes de courant au sérieux. Il n’a rien compris, mais m’a envoyé tout ce que je voulais et a assuré que non seulement les alarmes ne se déclencheraient pas, mais également que le pass ouvrirait toutes les portes, de la cave au grenier. »
-« Je ne sais pas ce que vous faites à la scientifique Tory, mais si vous voulez intégrer notre équipe, je vous recommande sans hésiter. »
-« Super Mesdames, maintenant que vous êtes copines, on fait quoi ? » demanda Esposito avec ce ton d’impatience.
-« Ok… Euh… Il devrait y avoir un grand hall. »
-« Perdu… Juste des tas de portes partout. »
-« Merde. » jura Tory en jonglant entre les nouveaux et les anciens plans.
-« Alors … Elle te mène où la seconde porte à droite ? »
-« Placard à balais… Ou pièce des objets confisqués plutôt… »
-« Ce n’est pas possible. Il doit y avoir un accès vers une autre pièce, à l’arrière. »
-« Que des étagères… Bon sang Tory… »
-« Capitaine ? » coupa Esposito. « Où en est l’opération ? »
-« Beckett est à 10 minutes de vous. La femme prend tout son temps. On dirait qu’elle se balade dans le quartier pour voir si quelqu’un la suit. »
-« Vous croyez qu’on est repéré ? »
-« On entendrait Castle crier… » soupira Ryan.
-« Je sais… » fit Tory. « Sortez de cette pièce. Prenez la porte suivante et passez d’une pièce à l’autre. Il devrait y en avoir 3, ou 4 maximums. Trouvez une porte murée et ré-ouverte, ou une étagère qui semble avoir bougée… »
-« Ou quoi que ce soit qui cloche. » compléta Ryan.
-« Merci Tory. » ajouta Esposito.
-« Les gars ? On attend que vous ayez localisé Castle avec certitude pour les arrêter. »
-« Javie… Regarde là. »
Ryan indiquait des traces sur le sol. Visiblement une étagère avait été enlevée et un simple panneau de bois était placé entre les deux autres.
-« Ça serait trop facile… » firent-ils en même temps.
Le panneau glissa derrière l’une des étagères et libéra l’accès à un autre couloir, plutôt étroit et si sombre qu’ils durent se servir de leur lampe de poche.
-« Tory ? Tu m’entends toujours ? » vérifia Ryan tout en suivant Esposito. Mais plus aucune réponse du 12th.
Le spectacle que les gars découvrirent leur fit froid dans le dos. Après avoir poussé une vielle porte en tôle, ils arrivent dans une première pièce où l’odeur était aussi infecte que la vue. Un vieux matelas miteux, des bols et des assiettes posés à même le sol, comme on le ferait pour un animal. Le tout éclairé grâce à une ampoule de faible capacité.
La lumière s’affaiblit encore, vacilla. Un bruit sourd se fit entendre et finalement, les hurlements de Castle juste avant d’être plongé dans le noir et le silence.
Voici le chapitre du soir. Je vous averti que la fin (après la ligne continue.) est un peu ....beurkkk.... si vous êtes un peu sensible, nelisez pas... Mais bon, j'ai déjà lu bien pire aussi :p
Chapitre 20 :
France Bellano sortait de l’école d’infirmière le cœur léger. Elle venait juste d’envoyer un texto à Beckett pour fixer le rendez-vous. Elle allait enfin le revoir. Plus qu’un obstacle avant de savourer de nouveau le bonheur : se débarrasser de Castle et Beckett.
Durant tout le trajet Hunt avait été très clair avec leur prisonnier sur les mesures à prendre avec ce gilet :
-« Vous tentez de l’enlever, ça explose. Vous essayez de le court-circuiter, ça explose. Vous vous éloignez de nous…. »
-« Ça explose. » fit-il en se moquant ouvertement.
-« Jouer au petit malin et je vous fais exploser tout de suite. »
-« Vous avez besoin de moi. Vous semblez juste oublier un truc. Moi aussi j’ai beaucoup joué avec ces petits machins là. »
-« J’en ai entendu parler Monsieur Kimball. Ce petit bijou a été conçu pour les gars comme vous. Mais je vous en prie, essayez de vous libérer surtout, qu’on s’amuse un peu. »
-« Dans ce cas vous ne reverrez jamais votre ami. »
-« Ce n’est pas mon ami… Mais vous avez intérêt à ce que je le revois. » Prévint-il en prenant un visage sérieux.
Kimball reporta son attention sur le dispositif de la bombe.
-« C’est quoi ce bordel ! » s’exclama-t-il en regardant les fils qui partaient dans tous les sens.
-« Je vous l’avais dit. Ne faites pas le mariole si vous ne voulez pas que votre amie soit obligée de jouer au puzzle avec ce qu’elle retrouvera de vous. »
-« Putain… Vous êtes qui vous ? »
-« Mieux vaut que vous ne le sachiez pas. »
Le reste du trajet se passa en silence. Kimball repensait à ce qu’il avait entendu en prison. Il avait parlé de son plan avec certains détenus et ils lui avaient raconté la fin tragique d’un certain Volkov. Il n’avait pas voulu y croire, ça ne pouvait pas être vrai. Il pensait qu’ils avaient inventé cette histoire pour lui faire peur. Mais ce dispositif fixé sur lui donnait toute crédibilité à leurs propos. L’espace d’une seconde il réalisa que les choses venaient de tourner et que France ne maitrisait plus vraiment la situation, sauf qu’elle ne le savait pas encore.
10 minutes plus tard, Beckett, Hunt et Kimball attendaient sur les docks, tous les trois sortis de la voiture, ils attendaient que la complice daigne se montrer.
-« Votre petit amie n’est pas très ponctuelle. » s’impatienta Beckett.
-« Jamais à l’heure. C’est vrai. Mais très consciencieuse. »
-« Alors comme ça on parle de moi ? » s’amusa France Bellano, heureuse de voir son homme sain et sauf. « C’est qui lui ? J’avais dit seule. »
-« Vous aviez dit pas de flic. Lui, c’est un ancien de la CIA, pas un flic. » répondit Beckett avec évidence.
-« Qu’est-ce que vous lui avez fait ? C’est quoi ce truc sur son dos ? »
-« Notre issue de secours. » affirma Hunt. « Où est Richard. »
-« Il ne plaisante pas France. Il va falloir les laisser partir. »
La femme sourit, elle ne voulait pas encore admettre sa défaite.
-« Comme vous voudrez. »
Elle sortit son portable et montra l’écran. Dans sa poche gauche, son doigt appuya sur la touche pour que Rick se prenne une décharge. La réaction de Hunt fut immédiate : lui aussi appuya sur l’un des boutons de sa montre et une secousse électrique secoua Kimball.
-« J’avais oublié de préciser qu’il n’y avait pas QUE des explosifs dans ce gilet. Vraiment bien fait. » ironisa-t-il en regardant l’homme qui était tombé à ses pieds sous l’effet de la douleur. « Je ne vais pas le répéter une troisième fois. Où est Richard ? »
-« Castle ? »
-« CASTLE ? »
Les gars essayèrent de lui faire reprendre conscience. Leur premier réflexe avait été de le détacher et de retirer les électrodes. Il ne recevrait plus de décharge, c’était déjà ça. Kimball et sa petite amie étaient sur le point de se faire arrêter, la partie était terminée.
-« Il ouvre les yeux. »
-« Yo mec… C’est nous mon pot. C’est fini. »
-« Nooon… » marmonna-t-il.
-« On va te sortir de là. » assura Esposito en faisant comprendre à son équipier qu’il rejoignait le bâtiment principal le temps d’annoncer à Gates qu’il était vivant et qu’ils le remontaient.
Rick reprenait peu à peu ses esprits. Il semblait faible, mais bien déterminé à sortir de là. Il se cramponnait à la chemise de Ryan pour se lever.
-« Désolé. » parvint-il à soupirer en sentant une couture céder.
-« Pas grave, tu m’en offriras une neuve. » dit-il en le maintenant et en l’aidant à se relever. « Voilà, assied toi. » dit il en l’aidant à s’asseoir sur le sol. « Reprend tes esprits à ton aise. On t’attendra. »
-« Kate ? »
Ryan resta une seconde sans rien dire, cherchant ses mots.
-« L’a fait ? » arriva-t-il à articuler, à bout de souffle.
-« Oui. Elle l’a fait évader. » admit-il.
-« Gates a mobilisé plusieurs équipes qui quadrillent la zone. Ils n’iront pas loin. » poursuivit Esposito.
Une petite mélodie se fit entendre, comme un portable qui sonne dans le vide. Les gars se regardèrent le temps d’une fraction de seconde avant d’attraper Castle par les bras et l’entrainer vers la sortie.
Jackson n’eut pas le temps d’entendre la réponse qu’un point rouge, caractéristique d’un viseur, se pointa sur Kimball. Bellano lança un regard de terreur à Beckett.
-« Vous croyiez pouvoir me doubler ? »
-« Non, non, non, non, non, non… »
Un coup de feu retentit et Kimball s’écroula sur le sol, un filet de sang s’échappant de sa tête.
-« Dites adieu à Castle. » lança la femme avec dédain tout en lançant un appel sur son portable.
A environ 300 mètres à vol d’oiseau, une explosion tétanisa Kate.
La suite des évènements fut un véritable cauchemar : 2 hommes armés débarquèrent. Kate n’était plus en mesure d’enregistrer quoi que ce soit. Son esprit s’était focalisé sur l’explosion, sur Castle…
Les 2 hommes ne faisaient pas partie des unités envoyées par Gates, ils ne s’agissaient que de simples agents du Bronx. Le visage de Beckett et de son complice avaient été transmis à toutes les patrouilles et dans toute la ville. Ils avaient simplement reconnus les visages des personnes recherchées depuis près de 2 heures maintenant.
C’est donc tout à fait naturellement qu’ils s’avancèrent vers les deux personnes recherchées, la troisième étant déjà à terre. Hunt sortit des fumigènes et pensa profiter de l’occasion pour s’éclipser en compagnie de Beckett, mais complètement anéantie, elle ne bougea pas d’un millimètre.
Deux équipes du 12th arrivèrent en même temps, mais trop tard : Les deux agents firent feu dès que le nuage de fumé apparu. Kate fut touchée à la cheville et Jackson à l’épaule.
Pendant ce temps-là, France Bellano en avait profité de ce chaos pour fausser compagnie à la police, se résignant à laisser Mark entre les mains de la police. Elle s’eclipsa par le seul moyen que Gates n’avait pu imaginer : un petit hord bord l’attendait sur l’East River.
______________________________________________________________
Lorsque Hunt et Beckett furent emmenés par les agents du Bronx, les bombes du gilet explosèrent. Quand le légiste arriva sur place, il ne put qu’admirer le spectacle et ses seuls mots avaient été : « Heureusement que ce type était déjà mort avant l’explosion. »
Les charges explosives n’étaient pas de grande puissance, mais placées là où il fallait pour que les organes principaux soit touchés. La cage thoracique de Kimball était en morceaux, un peu comme le reste de son buste d’ailleurs.