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Série : Castle
Création : 04.11.2014 à 13h15
Auteur : Juljue
Statut : Abandonnée
« Simplement une idée de fanfiction que j'ai eu après avoir vu le teaser de l'épisode six de castle de la saison sept. Alors ça sera assez court, comme un épisode. Mais c'est ma première » Juljue
Cette fanfic compte déjà 3 paragraphes
Prologue : Le Cauchemar.
Le cauchemar qui l’avait réveillé embrumait encore son esprit. Avant d’ouvrir les yeux, Richard Castle roula légèrement sur le côté pensant trouver sa fiancée à ses côtés. A sa place, il n’y avait qu’une place froide. Beckett devait déjà s’être levée depuis longtemps…
L’écrivain ouvrit alors les yeux, s’attendant presque à la voir arriver dans leur chambre avec deux tasses de café fumantes. Mais personne ne passa la porte de son bureau… Castle se leva donc à son tour et entra dans l’immense salon de son loft. Aucune trace de Beckett. Et aucunes traces non plus de Martha et Alexis.
Quelque chose le tracassait depuis son réveil. Mais il n’arrivait pas à mettre la main dessus… Richard alla se préparer lui-même un café puis chercha en vain un mot quelconque d’une des trois femmes de sa vie. Il n’y en avait pas plus qu’il n’avait sur son téléphone un message ou un appel en absence de Beckett ou des deux autres.
Après avoir fini son café, il appela sa mère pour lui demander où elle était mais elle ne répondit pas. C’est là qu’il commença à vraiment s’inquiéter. Quelque chose clochait. Il s’habilla très vite puis descendit à toute allure les escaliers pour ne pas devoir attendre l’ascenseur.
Devant son immeuble, il remarqua tout de suite l’absence de la voiture de sa fiancée. Elle lui avait pourtant dit un prendre un taxi pour aller au boulot. Quelque chose de grave était arrivé ; elle avait disparu. Toutes celles qui comptaient pour lui avaient disparu. Après deux mois qu’il était de retour, c’était au tour d’elles d’être enlevées. Il ne pouvait pas le croire. Le destin ne cesserait jamais de s’acharner sur eux !
Castle hâla un taxi et demanda au chauffeur de le conduire au plus vite au poste de police du 12th District de New York City. Assis dans le taxi, il continua vainement d’appeler sa mère et sa file. Le numéro de Beckett avait disparu de son répertoire… Et il l’avait encore perdu.
Le taxi fut pris dans les embouteillages de Manhattan. Castle paya la courte course puis courut jusqu’au poste, une énorme boule au ventre.
Chapitre un : Capitaine Beckett.
« Beckett ! Beckett ! Dites-moi que vous avez vu Beckett, vous deux. Je ne sais pas ce qui se passe mais elle a disparu ! Et Alexis et Martha aussi…. Elles ne répondent pas à leurs téléphones. Je suis sûr qu’elles ont été enlevées. Sa voiture a disparu, elle-aussi. Quelque chose de grave c’est passé ! »
Les cris avaient alertés de nombreux policiers qui avaient levé leurs têtes de leurs écrans et autres dossiers. Les deux lieutenants Ryan et Esposito étaient les plus surpris par cet homme qu’ils n’avaient jamais vu de leur vie et qui en ne se présentant même pas les harcelaient déjà. Surtout que son discours n’avait aucun sens. Les deux partenaires se retournèrent presque en même temps pour apercevoir leur capitaine sortir de son bureau. Quand l’inconnu la vit, il s’écria à nouveau son nom :
« Beckett ! Tu es là, tu vas bien ?
- Vous connaissez ce gars, Capitaine ?
- Capitaine ? S’étrangla l’étranger.
- Je n’ai jamais vu cet homme de ma vie, répondit Beckett.
- Quoi ? Comment ça, tu ne m’as jamais vu ?? Qu’est-ce qui vous prend à tous les trois ? Et à Martha et Alexis de ne pas me répondre ?
- Pardonnez-moi, Monsieur, mais j’ai du boulot.
- Attends, Kate ! Tu me dois des explications ! Je ne vais pas rentrer au loft sans réponse, je te préviens !
- Vous me menacez ? Demanda Beckett.
- Quoi ? Non ! Jamais !
- Bien, alors rentrez chez vous.
- Non, je te demande seulement de me parler, Kate. »
Le capitaine interrogea ses lieutenants du regard puis soupira avant d’hocher la tête et de désigner son bureau à l’homme qui se précipita à l’intérieur. Elle referma la porte sur elle puis alla s’asseoir à son bureau. L’homme verrouilla la porte derrière elle et s’approcha d’elle :
« Bien, on est seuls maintenant. Tu peux m’expliquer ce qui se passe, maintenant, s’il te plait ?
- Je ne comprends pas ce que vous dites.
- Arrête de jouer à ça avec moi, Kate ! Si c’est un jeu ou une sorte d’immense mise en scène comme pour mon dernier anniversaire, je suis flatté. Mais ce n’est vraiment pas le moment ! Je suis vraiment inquiet. J’ai cru qu’on t’avait enlevé, Kate ! J’ai cru que je t’avais perdu. Encore.
- Arrêtez de m’appeler par mon prénom, râla Beckett, je suis le Capitaine Beckett pour vous.
- Oui, bien sûr… Et comment le prend Iron Gates, au fait ? J’espère qu’elle est dans le coup !
- Qui ça ?
- Gates, ton capitaine. Ou ancien capitaine si j’ai dormi pendant des mois ou des années et qu’elle t’a laissé sa place. Même si ça parait tout à fait improbable et que ça n’explique pas pourquoi personne ne me reconnait ici. Même pas toi.
- Je ne connais aucun Gates, le coupa Beckett, mon ancien capitaine était Roy Montgommery.
- Montgommery ? Tu as été promue à sa mort ?
- Oui.
- Je vois… Tu ne joues à aucun jeu, n’est-ce pas ?
- Non, je ne joue pas. Ce n’est pas mon genre.
- Oh alors ça c’est faux, détective !
- Je suis capitaine.
- Ouais… Il n’empêche que tu ne peux pas dire ça. Mais tu ne te moquerais jamais de moi comme ça. Alors il doit y avoir une autre explication, une explication logique. Mais laquelle ?
- Ecoutez, monsieur Castle, j’ai menti tout à l’heure : je sais qui vous êtes. J’ai lu un article sur vous il y a quelques temps. Pour une enquête, précisa Beckett, et il y avait votre photo qui faisait la une.
- Un article ? Une revue littéraire ?
- Un magazine people. A scandales. Le corrigea la capitaine.
- A scandales ? Je ne fais plus la une de ces journaux depuis des années ! Depuis six ans au moins. Je peux voir cet article, s’il te plait ?
- Pourquoi, qu’est-ce que ça changerait ?
- Ce sera un indice sur ma vie ; et pourquoi vous m’avez menti ? Pourquoi vous avez menti à Ryan et Esposito ?
- Comment vous connaissez leurs noms ?
- Je bosse avec eux.
- C’est ça, bien sûr… Bon au moins je vois que j’avais raison : vous sortez de cure ou quelque chose du genre, c’est bien ça ?
- Quoi ? Une cure de détox ? C’est bon pour Ryan et Jenny, pas pour nous ça !
- Je parle d’une cure de désintox, corrigea Beckett, pour vos problèmes de drogues. De toute évidence vous délirez.
- Attendez ! De drogues ? Je ne me suis jamais drogué ! Même pas adolescent ! Contrairement à toi…
- Comment est-ce que vous osez ? Je suis officier de police, je devrais vous arrêter tout de suite pour une telle offense. Et pour me harceler.
- Allez, vas-y passe-moi les menottes, je t’ai toujours dit de le faire avec celles de ton boulot. Mais la cage à poule, c’est pas nécessaire, hein ! On peut juste rester là, tous les deux. J’ai déjà verrouillé ton bureau.
- Qu’est-ce que je viens de dire au sujet d’harcèlement ?! Et je vous demande seulement de ne plus m’insulter, monsieur Castle.
- Je croyais qu’il n’y avait que la vérité qui comptait ? Ce n’est pas ce que disait toujours ta mère ?
- Comment… Comment osez-vous ! La vérité… Je vais vous dire ce que c’est la vérité ! »
Beckett attacha l’une des mains de Castle avec ses menottes à l’un des pieds de la chaise sur laquelle il était assis. Elle sortit ensuite de son bureau, rageuse, et ignora royalement ses collègues qui la voyaient marcher à grand pas jusqu’aux pièces à conviction du poste. Elle revint dix minutes plus tard avec un carton dans les bras et rentra aussi furieusement dans son bureau dont elle claqua la porte.
« Voilà ! C’est le magazine qui parle de vous. Je vous le lis ?
- Je suis écrivain, je suis bien capable de lire moi-même. Mais merci d’être allé le chercher, Beckett.
- De rien, jeta Kate aussi sèchement que le magazine. »
De sa seule main libre, Castle tourna le magazine et lut le commentaire sur la photo de Une. C’était bien lui sur la photo. Mais c’était un homme débauché et entouré de top model et de bouteilles d’alcool dans un bar. Un bar qui n’avait rien du « Castle ». Un bar du genre de ceux qu’il n’approchait plus qu’auprès de Kate durant leurs enquêtes, le genre de bars qu’ils redoutaient autant l’un que l’autre. Il n’en croyait pas ses yeux en lisant le commentaire de choc qui accompagnait la photographie : « Richard Castle, l’auteur à scandales, à peine remis de son quatrième divorce est déjà perdu dans une descente en enfer digne de la terrible fin de son personnage Derrick Storm. »
« Je rêve, c’est pas vrai ! C’est pas possible, c’est n’importe quoi tout ça ! Quatrième divorce ? Auteur à scandales ? Une descente aux enfers ? C’est du grand n’importe quoi, la presse people ! Tu ne crois quand même pas ce qui y est dit !
- A vrai dire, ce n’est pas le seul article qui parle de votre nouvelle débauche.
- Mais ce n’est pas moi ! C’est une photo montée, ou un imitateur, comme avec Jerry Tyson ! C’est un coup du triple tueur !
- Du triple tueur ? Vraiment vous n’avez pas mieux, le romancier ?
- Et bien… Euh, non. Mais vu tout ce que l’on a vécu, c’est vraiment ce qu’il y a du probable, Kate. Attends tu n’es pas en train de te venger à cause de cet article ? Tu ne crois quand même pas que j’aurais pu te tromper avec ces filles ?
- Me tromper ?
- Oui… Oh, non, tout ça est vrai ? Vraiment vrai ? Tu ne sais vraiment pas qui je suis ?
- Je le sais. Je connaissais votre nom avant cet article.
- Ah !
- Mais je n’ai pas menti : je ne vous avais jamais vu de ma vie !
- Non tu as lu mes livres, comprit Castle, tu as lu tous les Derrick Storm. Et tous mes autres best-stellers. Tu es inscrite sur mon fanclub en ligne et tu as passé des heures pour la dédicace d’une édition limitée.
- Quoi ? Non ! Comment vous le savez ?
- Ce n’est pas important… Soupira-t-il. Vous avez raison, Détective, je veux dire Capitaine, le triple tueur n’y est vraiment pour rien… Jamais il ne pourrait nous séparer… Il n’y a qu’une solution à toute cette histoire et ça ne me plait vraiment pas !
- Et qu’est-ce que c’est ?
- Je suis piégé dans un univers parallèle ! Ou alors un cauchemar, un terrible cauchemar dont je n’arrive pas à me réveiller ! Mais je n’ai pas envie d’attendre de me réveiller, il faut que je trouve un moyen de revenir si jamais ce n’est pas qu’un mauvais rêve…
- Ce n’est pas un mauvais rêve, monsieur Castle. Mais peut-être que vous en sortez effectivement d’un cauchemar. Vous devriez consulter un médecin. Cette crise de folie est un peut-être un effet de votre accoutumance aux drogues.
- Je n’irais pas voir un psy. Il me dirait la même chose que toi. Kate, je t’en prie, écoute-moi : je ne suis pas fou, je viens seulement d’un univers parallèle. Et je peux te le prouver s’il le faut. Mais il n’y a que toi qui peut me croire. Alors fais cet effort, s’il te plait.
- Et comment vous comptez me prouver que vous venez d’une autre dimension au juste ?
- Je ne sais pas encore. Mais je vais trouver. Il faut que je rentre.
- Ecoutez, Castle, je sais que votre vie est vraiment horrible, mais vous l’avez choisi. Si vous voulez la changer et que pour ça vous fantasmez sur une vie idéale où vous ne seriez pas cet homme mais un autre, je peux vous aider à changer de vie, à vous construire celle dont vous rêvez…
- Je n’ai pas imaginé cette vie, Kate. Je n’ai pas pu imaginer tout ça. Mon manque d’imagination, c’est quelque chose que tu me reproches tout le temps. Le comble pour un écrivain selon toi.
- Selon moi ?
- Oui. Je viens d’un univers parallèle à celui-ci, Kate.
- Capitaine, corrigea Beckett.
- Oui, d’un univers parallèle, Capitaine. Et dans cet univers, vous et moi, nous… Nous nous sommes rencontrés. Il y a des années. Pour une enquête. Allison Tisdayle… Elle n’est peut-être pas morte dans cet univers. Ou alors le tueur s’est inspiré d’un autre auteur que moi. En tout cas, c’est affaire a été l’occasion de notre rencontre et depuis je travaille avec vous, je suis votre consultant. Depuis bientôt huit ans.
- Vous êtes mon consultant ?
- Oui, gratuitement, répondit Rick Castle avec un énorme sourire.
- Amusant… Jolie histoire. Mais il y a peu de preuves qu’elle soit vraie.
- Je n’en ai malheureusement aucune, matérielle. Mais j’ai une histoire, non des centaines d’histoires, notre histoire.
- D’accord, disons que je vous crois. Vous venez d’un autre monde où nos chemins se sont croisés. D’accord. Pourquoi vous êtes ici ?
- Tu ne me crois pas, tu fais semblant. Mais je m’en contenterais. Je n’ai aucune idée des raisons de ma présence, ici. Mais j’imagine que c’est une sorte de test. Un rêve affreux que l’on fait afin d’être sûr de s’engager avec la bonne personne pour le restant de sa vie. Enfin un rêve affreux surtout…
- Vous engager avec la bonne personne ?
- Me marier. Je suis fiancé, à la plus merveilleuse femme qui soit sur Terre, soit dit en passant.
- Ah oui, et qui est-ce ? Elle a fait la une des journaux ?
- Une ou deux fois, dit Rick pensif, quand elle a annoncé ses fiançailles avec moi, et quand elle a arrêté le meurtrier de sa mère. Je ne sais pas ce qui lui a fait le plus plaisir, d’ailleurs…
- D’accord, alors vous allez vous marier pour la cinquième fois… Merveilleux. Et qui est l’heureuse élue, cette fois ? Une actrice ? Une éditrice ? Une Top Model ? Ou bien juste une folle héritière ruinée comme votre dernière ex-femme ?
- Je ne me suis marié que deux fois ! Du moins dans l’univers d’où je viens. Et vous avez tout faux : elle est agent de police. Détective à la criminelle. Et elle a même fait un petit tour au FBI. Rien à voir avec les autres…
- Sérieusement ? Une flic ? Vous, l’écrivain le plus scandaleux depuis votre dernier polar, et une flic ?
- Sérieusement. Mais je n’ai pas mené cette vie dans mon univers. J’ai continué d’écrire mes romans grâce à elle. Elle a été ma muse, ma partenaire et c’est ma fiancée, maintenant. Et je dois vraiment tout faire pour la retrouver.
- Elle se porte sûrement mieux sans vous.
- Je ne crois pas non ! Elle me doit la vie plus de fois que lui dois la mienne. Et tellement plus…
- Très bien. Elle doit bien exister dans ce monde aussi, non ? Si jamais c’est une sorte de test prénuptial que vous envoie le destin, peut-être que vous devriez la retrouver ici et la faire tomber amoureuse de vous.
- Ah oui ? Demanda Castle en levant la tête vers elle. Vous croyez, Capitaine Beckett ?
- Je ne sais pas. Je ne suis pas une grande fan de science-fiction !
- Oh, oh mais quel mensonge vous me dites, là, Katherine Beckett ! Nebula 9 ? La planète interdite ?
- Comment… Comment vous savez que je connais ça ?
- Parce que je te connais par cœur, Katherine Houghton Beckett. Et crois-moi, ça m’a pris du temps. Mais je ne te crois plus quand tu me dis que tu as trop de secrets pour que j’en découvre la moitié.
- Vous connaissez mon nom ? Et mes passions ? Vous êtes quoi, un psychopathe ? Vous avez fait des recherches sur moi ?!
- Non ! Et puis ce n’est pas comme s’il y avait un site internet sur vous comme il y en a un sur moi.
- Il y a d’autres moyens de découvrir des choses sur quelqu’un, Monsieur Castle.
- Je ne vous ai pas espionné. Je vous connais. Du moins je connais ma Kate Beckett, mais tout ce qui s’est passé il y a huit ans ou plus doit être le même. Alors, vous voulez que je commence par quoi ? Votre passion pour la série Temptation Lane, votre scepticisme infaillible, votre recette secrète pour un brunch réussi comme les faisaient votre mère tous les dimanches matins ?
- Ne me parlez pas de ma mère ! Grogna Beckett.
- Ca vous fait toujours autant d’effet ? Vous n’avez jamais rouvert l’enquête, n’est-ce pas ? Montgomery est mort mais vous n’avez jamais su pourquoi.
- Il est mort lors d’une fusillade.
- Oui. Pour vous sauver la vie. Pour empêcher les gens derrière l’assassinat de votre mère de s’en prendre à vous. D’ailleurs en parlant de ça… Si vous n’avez jamais arrêté le coupable, ça veut dire que… Ne me dites pas que William H. Bracken est devenu président des Etats-Unis, je vous en prie !
- Si. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il a à voir là-dedans ?
- C’est lui qui a tué votre mère ! Et nous l’avons arrêté dans notre univers. Juste au début de sa campagne présidentielle.
- Bracken ? S’étrangla Kate. Qu’est-ce qu’il a à voir avec tout ça ?
- Il a fait tuer Johanna Beckett en même temps que beaucoup d’autres personnes pour couvrir ses propres crimes.
- Ma mère n’aurait jamais rien fait d’illégal.
- Non, elle voulait le dénoncer. Il l’a trouvé… Gênante.
- Ce fils de pute a tué ma mère et est président !!
- Oh là, du calme, Kate !
- Ne m’appelez pas Kate ! Rien de ce que vous m’avez dit n’était suffisant pour que je vous crois. Vous avez très bien pu tout inventer.
- Je ne l’ai pas fait. Mais si tu veux quelque chose de plus précis, et de plus personnel, voire intime, demande-moi.
- Dis-moi quelque chose que je suis la seule à savoir. Quelque chose que je n’ai jamais dit, ni à mes amis, ni à mes parents.
- Ok… Hum, d’accord, quand tu avais dix-sept ans, tu es sortie sept mois avec un garçon grungie que tu n’aimais pas et que tu as même fini par détester, seulement parce qu’il ne plaisait pas à tes parents. A vingt ans, en première année de droit à Stanford, tu es allé à Las Vegas avec ton petit-ami que tu n’as jamais revu depuis et tu l’as épousé là-bas. Tu gardes à ton cou la bague de ta mère pour te rappeler la vie que tu as perdue et à ton poignet la montre de ton père pour la vie que tu as sauvé. Je dois continuer ? J’en aurais beaucoup d’autre à dire… Beaucoup sur Beck la Rebelle.
- Ne t’avise surtout pas de raconter quoi que ce soit à Ryan et Esposito !
- Promis. Mais ça y est, tu me tutoies.
- Oubliez ce sourire. Je veux bien croire que l’on se connaisse, beaucoup, dans votre monde. Mais cela ne nous dit pas ce que vous faites là. Et même si je voudrais vous aider, le mieux reste que vous retourniez chez vous, Monsieur Castle.
- Pourquoi ? C’est toi qui diriges ici, ce n’est pas si grave que je reste là.
- Vous êtes un civil.
- Et alors ?
- Vous ne pouvez pas rester là.
- Je ne veux pas rentrer au loft. Je ne veux pas de cette vie, Kate. Je veux de ma vie. Je dois trouver un moyen de revenir chez moi. Ma Kate…
- Je ne suis pas votre Kate ! Fulmina Beckett.
- Non ! Ma Kate a besoin de moi. J’ai déjà disparu une fois, pendant deux mois, juste avant notre mariage, juste avant que je la rejoigne pour l’épouser. Je ne veux pas lui faire revivre ça.
- … »
Katherine Beckett ne savait plus quoi dire. Elle ne pouvait pas nier que l’écrivain la charmait, il l’avait charmé par ses écrits, il la charmait par son sourire, par ses yeux bleus océans qui la fixaient si irrésistiblement. Mais tout ça ne pouvait être que pure folie, n’est-ce pas ? En même temps, comment pouvait-il connaitre autant de choses aussi… Secrètes sur elle ? Elle avait besoin d’en entendre encore plus si elle voulait lui faire confiance.
« Tout ça j’aurais très bien pu le dire à un ami. Vous auriez pu le savoir en faisant des recherches. Je veux que vous me disiez quelque chose de personnel. Que je n’ai jamais dit à personne.
- D’accord. Ta poupée en bois dans ton tiroir. Je suis sûr que tu l’as encore. Dans un tiroir de ce bureau-là, je suppose. Tu l’as faite à Conney Island avec ton père le jour de l’enterrement de ta mère. Elle te rappelle que dans les jours les plus sombres, il peut y avoir des instants de pur bonheur. Et là c’est un jour vraiment sombre, et il me faudrait vraiment un pur bonheur. Et le mieux que je puisse espérer, c’est que tu me crois. Je t’en prie, Katherine. »
Beckett était bouche bée. Il avait raison, il n’avait jamais parlé de cette poupée à personne. Jamais. Même son père ignorait pourquoi elle la gardait aussi précieusement ; Il ne devait pas exister une seule personne au monde à l’avoir vu à part eux deux. Et puis la façon dont il l’avait appelé par son prénom complet. Avec cette tendresse et cette urgence à la fois dans sa voix… Kate savait au plus profond d’elle-même que cet homme ne lui mentait pas. Il avait vraiment besoin de son aide. Mais elle ne savait pas quelle aide elle pouvait lui fournir.
Katherine Beckett sortit les clés de ses menottes et détacha la main de Castle. Il lui prit la main et continua de la fixer droit dans les yeux. Il l’attirait à lui, et pas seulement avec cette toute petite pression du bras. Elle était attirée par lui, par ses yeux, par son visage, par ses lèvres… Ils étaient tout près l’un de l’autre et Castle ne disait plus rien. Tout passait dans ses yeux. Et aussi bizarre que ça lui paraisse, Kate semblait comprendre chaque émotion qu’il lui faisait passer à travers le regard. Jamais elle n’avait eu de sa vie entière pareille communion avec un homme. Elle n’avait jamais connu cette complicité qu’avec sa mère.
Kate se mit à pleurer en pensant à sa Johanna Beckett. Elle ne pouvait pas croire que l’homme responsable de la mort de sa mère et de tous ses malheurs soit aujourd’hui si confortablement installé dans le salon ovale de la maison blanche. Et pire : qu’elle ait osé voter pour lui !
Castle remarqua vite les larmes qui coulaient sur les joues de sa fiancée, ou plutôt du double parfait de sa fiancée. Il l’attira plus à lui et essuya légèrement sa joue, laissa son doigt posé sur celle-ci, gelée comme toujours, et la caressa délicatement avant de l’entourer de ses bras. La bouche de Kate n’était qu’à quelques millimètres de la sienne et il sentait le souffle chaud de la jeune femme se mêler au sien. L’embrasser serait-il suffisant pour qu’il retrouve sa vie, sa fiancée, Sa Kate Beckett ?
Il était sur le point de gouter les lèvres de la jeune capitaine quand on alla frapper à la porte de son bureau. Rougissant, Kate se rendit compte de la dangereuse proximité que cet homme avait installée entre eux. Elle se releva et essuya ses joues avant d’aller ouvrir au lieutenant Esposito qui attendait derrière avec son comparse irlandais.
« Capitaine, on n’a les relevés téléphoniques de Mary. Ca n’annonce rien de bon pour elle, dit Javier. Oh, il est encore là ? Vous savez ce qu’il vous voulait ?
- Oui… Répondit distraitement Kate. Mais c’est compliqué. Je ne sais pas comment l’aider. Et je ne peux pas le faire comme il le voudrait. Ryan allez voir Mary et ramenez là au Poste. Esposito, reconduisez Monsieur Castle chez lui. Ne partez que quand vous serez sûr qu’il sera rentré dans son appartement.
- Bien, Capitaine. Venez, Castle ! »
Triste des derniers mots de Beckett, Castle se leva quand même et suivit ses deux anciens partenaires jusqu’à l’ascenseur. Les deux hommes ne le reconnaissaient pas, mais contrairement à Kate, il n’était toujours qu’un étranger pour eux. Juste avant que les portes de l’ascenseur ne se referment, il glissa une dernière fois son regard sur la salle devant lui, songeant qu’il ne la reverrait peut-être plus jamais s’il ne pouvait pas rentrer chez lui. Au loft, au moins, il aurait tout le temps et l’espace nécessaire pour trouver une vraie solution. Embrasser Beckett contre son gré n’allait sûrement pas l’aider. Il devait trouver une autre clé pour son univers, pour Sa Kate Beckett.
Chapitre deux : Faux fiancé.
Les dimanches, elle n’avait jamais pensé qu’ils pouvaient être des jours différents des autres. Pas depuis qu’elle était dans la police. Mais depuis qu’elle était avec Rick et fiancée, elle comprenait l’importance de ces jours particuliers…
Kate Beckett se redressa sur son lit et remarqua que son fiancé dormait toujours à poing fermé. Elle l’embrassa tendrement sur le front avant de se lever pour aller préparer leur petit-déjeuner et déjà commencer par deux bonnes tasses de café. Des choses ne changeaient pas, même si c’était son jour de congé.
Kate enfila rapidement une chemise de son petit-ami, qui trainait encore par terre, et se dirigea vers la cuisine du loft de Richard Castle. Elle commença à préparer le café en s’attendant à le voir émerger à n’importe quel instant du sommeil. Rick aimait dormir longtemps, bien plus qu’elle, mais l’heure qui s’affichait sur le cadran numérique de la cuisine indiquait qu’il était déjà dix heures. Si on avait dû l’appeler au poste, on l’aurait déjà fait, songea Kate. Au moins, elle aurait toute la journée de libre pour se prélasser au lit avec son futur mari.
Martha était déjà partie avec Alexis pour leur journée shopping comme elles leur en avaient parlé. Ils étaient donc seuls en amoureux. Pour toute la journée. Ce dimanche s’avérait vraiment savoureux… Enfin, si son fiancé sortait enfin des bras de Morphée !
Le sifflement de la cafetière ramena le lieutenant à la réalité immédiate et Kate se brûla légèrement les doigts en récupérant cette dernière. Quelle idée Rick avait-il eu de faire installer la même cafetière expresso qu’à son boulot ! Il savait bien qu’elle ne savait pas s’en servir. S’il voulait son café, la prochaine fois, il allait devoir se lever avant elle. Chose que Kate savait pertinement impossible.
La jeune femme ramena quand même les deux tasses de café sur un plateau et les déposa sur le bureau de son fiancé. En rentrant dans la chambre, elle nota tout de suite qu’il était réveillé. Mais il ne semblait pas l’avoir remarquée.
« Salut, fit-elle, bien dormi ?
- Hum… Non, je dois encore avoir une de ces amnésies matinales… J’ai encore mal à la tête. C’est du café qui sent aussi fort ?
- Oui, je l’ai préparé pour nous puisque tu ne semblais pas vouloir te lever, répondit Kate.
- Hum ? Je peux avoir ma tasse ? Ou c’est en supplément ?
- En supplément ? Non c’est compris dans le deal, plaisanta Kate en lui tendant sa tasse. »
Castle ferma les yeux et avala une grande gorgée de café. Il était fort, serré, tout ce qu’il ne lui fallait pas un matin comme celui-là. Mais au moins, ça le réveillait. Et il aimait assez ce qu’il voyait mieux maintenant. La jeune femme était grande, belle, châtain clair avec des cheveux ondulés et diablement sexy dans sa chemise. Sa chemise… Elle lui avait emprunté une chemise ? Et elle lui préparait du café ? Ou est-ce qu’il avait bien pu la dénicher celle-là ? Il ne s’en souvenait pas. En fait il se souvenait de peu de choses concernant la veille, et encore plus la soirée de la veille.
Il avait été dans un bar, il avait bu plusieurs scotchs et ensuite, ensuite c’était le grand flou. Mais ce n’était pas la première fois. Et ce ne serait pas la dernière. Surtout si ça pouvait lui apporter au réveil une aussi jolie surprise que ça.
« Alors sinon, tu sais ce qu’il y a aujourd’hui ? Rien ! Pas un seul appel de la matinée. Et elle est déjà bien avancée. Alors je suis tout à toi. Martha et Alexis ne doivent normalement revenir que ce soir, vers dix-huit heures. Ça nous laisse beaucoup, beaucoup de temps à tuer !
- Euh, oui… Je suis désolé mais je dois bosser. Mon ex-femme m’a dit de rendre fissa mon dernier chapitre ou elle me coupait les vivres.
- Ton chapitre ? Quoi, ne me dis pas que Gina t’a renvoyé ton chapitre ? C’est le meilleur que tu avais jamais écrit, Rick ! Elle exagère vraiment, celle-là ! Tu l’as fini avec deux semaines pour qu’on puisse se retrouver juste tous les deux, aujourd’hui. Tu ne peux pas lui dire d’aller se faire voir à Gina ?
- Quoi ? Je suis pas en avance, beauté, je suis en retard, très en retard. Et Gina dit que c’était la scène de sexe la moins inspirée que j’ai jamais écrite. Alors je dois la refaire en effet. Elle pense que c’est à cause de la façon dont je passe mes soirées…
- Quoi ?! Elle n’a pas osé quand même ! Je vais lui dire deux mots moi à ton ex-femme !
- Oublie, elle n’écoute jamais personne. Et puis t’en fais pas, tu auras une belle avance, toi.
- Une avance ? Demanda Kate.
- Ouais, je dois avoir encore un peu de liquide quelque part, fit Rick.
- Du liquide ? Et qu’est-ce que tu veux que j’en fasse ? Je t’ai déjà dit combien de fois que je refusais que tu me donnes le moindre argent, Richard ?
- Ah oui, vraiment ? Gratuitement ? Je vais vraiment avoir besoin de ton nom, et de ton numéro !
- C’est toi qui va arrêter ton numéro, maintenant, Castle !! S’énerva Kate. Sinon je vais au boulot. J’ai de la paperasse à faire de toute façon, et je sais à quel point tu détestes ça. Décide-toi.
- De la paperasse ? Il vous faut faire de la paperasse ? Vous faites quoi, des fiches sur vos clients ?
- Mes… Clients ? Quels clients ?
- Ben, moi et les autres hommes.
- Quoi, attend tu me parles de quoi, là ? Rick, qu’est-ce qui te prend ?
- Ben, tu es compliquée toi. Si tu veux pas de pognon pour ton travail, je te retiens pas. Sors de chez moi ! »
Katherine était encore sous le choc quand il la poussa hors de chez lui. Il ne la fit pas seulement sortir de sa chambre, il la fit sortir de son appartement. Elle ne comprenait rien à ce qui venait d’arriver quand il lui rouvrit la porte. Elle lui sourit mais lui n’était pas d’humeur. Il grogna et lui demanda seulement de lui rendre sa chemise. Rougissant, elle remarqua qu’en effet elle portait toujours la chemise de Rick, elle rentra dans le loft et retira sa chemise.
« Alors quoi, tu voulais juste me l’enlever et tu n’as pas trouvé mieux pour ça, demanda Kate en murmurant à son oreille.
- Où sont tes vêtements, demanda seulement Castle, tu n’es quand même pas venue ici dans cette tenue ?
- Quoi ? Non ! Ils sont dans la penderie, comme d’habitude… »
Richard Castle était déjà retourné dans sa chambre et lui jeta le premier habit féminin qu’il put reconnaitre dans sa penderie. Kate ramassa son soutien-gorge au pied de leur lit et poussa Castle pour entrer dans la penderie à son tour. Une fois habillée, elle lui demanda s’il voulait toujours qu’elle aille au poste au lieu de rester tous les deux ici.
« Je vous ai dit de partir, non ?
- Oui… Très bien, c’est toi qui vois, répondit Kate avant de l’embrasser sur la bouche. »
Le baiser de la jeune femme - qui ne lui avait toujours pas dit son nom, d’ailleurs – était doux. Ce n’était pas le baiser passionné d’une maitresse, ce n’était pas non plus celui fiévreux d’une prostituée. C’était le genre de baiser qui était naturel dans un couple. Le genre de baiser dont il ne se souvenait même plus. Le genre de baiser qui fait attendre plus. Mais elle était déjà sortie.
Comme il le lui avait dit…
Kate avait pensé à s’habiller en jogging et courait à présent dans les rues de Manhattan. Elle hésitait à aller jusqu’au poste. Ce n’était pas vraiment la meilleure tenue. Mais elle pourrait toujours aller s’entrainer. Et puis la paperasse lui ferait passer le temps. Et lui en ferait gagner pour ses autres projets. Elle se doutait que Castle avait les mêmes projets qu’elle et qu’il n’avait juste pas su trouver de bonnes raisons pour l’éloigner du loft. Elle avait toujours lu tous ses romans depuis l’âge de dix-neuf ans et la mort de sa mère, elle savait que le dernier chapitre qu’il lui avait fait lire était digne du meilleur que son écrivain pouvait produire. Un vrai bijou de la littérature de polar. Et la scène de sexe… Pour une fois, elle n’était pas si mécontente que ça de la relation entre Rook et Nikki Heat. Les deux personnages se fondaient dans leur couple depuis le dernier roman qu’écrivait Castle. Il n’avait toujours pas voulu lui dire le nom de son dernier roman. Elle savait qu’il voulait lui faire la suprise. Tout ce qu’elle espérait, c’était que Nikki ne soit plus nue sur la couverture. Il n’avaiit plus à se l’imaginer dans son plus simple appareil à présent.
Le jogging de Beckett l’amena finalement à passer au poste. Elle se décida à entrer au moins pour savoir s’il y avait une affaire. Ça lui changerait les idées. Et si elle continuait de courir comme ça, elle allait devenir trop maigre pour porter la robe de mariée de sa mère…
…
Au loft, Richard Castle s’était servi un troisième verre de scotch et n’avait pas encore allumé son ordinateur. Il était avachi dans son canapé et regardait les courses de chevaux. Il entendit son téléphoner sonner alors qu’il allait vider son troisième verre de scotch de la matinée. Grognant, il reposa son verre puis se leva pour aller répondre à son portable. Le numéro qui l’appelait, il ne l’avait pas vu depuis longtemps, des années. Dix déjà peut-être… Mais la photo montrait bien le visage vieilli de sa mère. Il reposa son téléphone puis allait à peine se rasseoir quand il entendit de nouveau le téléphone sonner. Cette fois, ce n’était pas Martha Rodgers qui l’appelait mais une autre rousse qu’il connaissait. Une jeune femme aux yeux bleus qu’il n’avait pas non plus vue depuis des années. Mais il prit l’appel cette fois-ci.
« A… Alexis ? Demanda-t-il.
- Papa ! Pourquoi tu n’as pas répondu à Grand-Mère ? Elle voulait te parler.
- Tu es avec ta grand-mère ! S’exclama Richard. Ne me dis pas que tu as fugué l’université !
- Quoi ? Mais non, voyons ! Je n’ai pas cours aujourd’hui ; On est dimanches, tu te souviens ? Tu ne dois vraiment pas être réveillé, toi. Grand-Mère voulait parler à Beckett, en fait.
- Passe le moi, chérie. Demanda Martha Rodgers. Richard, s’il te plait, est-ce que tu pourrais me passer Katherine ? Je n’ai pas réussi à la joindre sur son téléphone.
- Qui ? Demanda Castle.
- Katherine. Oh je t’en prie, ne joue pas à ça, maintenant, Richard !
- Désolée… Mère. Mais déjà c’est votre jeu à vous que je ne comprends pas. Et ensuite, de toute façon je ne connais aucune Katherine. Alors oubliez-moi toutes les deux ! »
Castle raccrocha et faillit jeter son téléphone contre un mur puis se rappela le prix qu’il avait payé son dernier téléphone. Il avait fait assez de bêtises comme ça. Il détestait sa fille et sa mère et ne leur parlait plus depuis des années, depuis le départ à la fac d’Alexis, mais pour autant il ne voulait pas les laisser vivre avec des dettes à cause de lui.
Se calmant assez pour reposer son téléphone sans casse, Castle alla ensuite se rasseoir dans son canapé puis vida son verre de scotch d’un trait…
…
« Alors Beckett ? Qu’est-ce que tu fais là ? Je croyais que tu devais passer la journée avec ton écrivain.
- C’est ce qui était prévu, Esposito, mais Gina l’a appelé. Il doit lui rendre une deuxième version de son dernier chapitre.
- Ah ? Pas cool. Et tu l’as laissé tout seul ? Tu es sûr qu’il va écrire au moins ?
- Il écrit mieux quand il est seul, répondit Beckett, sinon on a eu un meurtre ce matin ?
- Non, rien. Juste de la paperasse. Tu n’as pas besoin de rester.
- Je vais aller m’entrainer. Je suis déjà en tenue, dit Kate en montrant son survêtement.
- Ok vas-y. La prochaine fois tu arriveras peut-être à nous mettre au tapis, Ryan et moi ?
- La dernière fois, je n’étais pas vraiment dans mon meilleur jour, répondit Beckett, je te mets tapis quand tu veux, Espo !
- Bien sûr !
- Tu veux me prendre au mot, peut-être ?
- Pourquoi pas ? On s’ennuie ici, de toute façon… »
Javier fut interrompu par la sonnerie de son téléphone de bureau.
Il parla quelques secondes puis, ravi, il annonça à Beckett que leur entrainement était remis à plus tard car ils avaient un meurtre.
« Je viens avec vous, annonça Beckett, et Espo ? C’était pas censé être un entrainement, c’était une correction. Et tu ne fais que la repousser.
- Rêves toujours ! Mais attends, tu vas y aller comme ça ?
- Quoi ? Oh non, je vais passer par chez Castle pour aller me changer et je vous rejoins. Envoie-moi l’adresse de la scène de crime par texto.
- Compris, Boss. On se retrouve là-bas. J’appelle Ryan. »
Kate Beckett hocha la tête puis elle monta la première dans l’ascenseur alors que le lieutenant composait le numéro de son partenaire. Kate regarda sa montre et vit qu’il était bientôt midi. Elle irait manger après être passée par la scène de crime… Il n’empêchait qu’un petit-déjeuner ne lui aurait pas fait de mal ce matin.
Elle repensa alors à ce qui l’avait empêché de prendre un bon brunch comme tous les dimanches où elle était de repos. Castle. Quelque chose clochait chez lui, aujourd’hui. Elle n’arrivait pas encore à mettre la main sur quoi mais il y avait quelque chose là-dessous. Et elle allait devoir mener l’enquête.