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Interdit aux moins de 16 ans

A Christmas story

Série : Castle
Création : 30.11.2014 à 13h50
Auteur : Minefuji 
Statut : Terminée

« Voici venir le mois de décembre et qui dit décembre, dit calendrier de l'avent. Un chapitre ( ou petit chocolat) par jour en attendant le père Noël, ça vous dit?  » Minefuji 

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Chapitre vingt et un

 

- Eh bien, c'est ce qu'on appelle « passer par une belle porte », dit le médecin en vérifiant les constantes de Kate. Comment vous sentez-vous? 

- Somnolente.

- Oui. C'est normal après un tel choc... Je suis désolé, mais des policiers attendent dans le couloir pour vous interroger.

- Ne le soyez pas, vous n'y êtes pour rien, grommela Kate.

- S'ils vous ennuient trop, appuyez sur la sonnette, je me ferai une joie de les mettre à la porte.

- Ils font leur travail...

- Je ne pense pas que menotter un blessé à son lit soit d'une nécessité absolue.

- Sans ces menottes, je me serais déjà fait la malle, répondit Kate en esquissant un sourire.

- Avec le choc que vous avez subi? J'en doute fort! À peine seriez-vous debout, que vous vous écrouleriez! ...

- Ne me sous-estimez pas, je pourrais vous surprendre!

- Oh vous me surprenez déjà! Suivre une conversation alors que dans votre tête ça doit être pire que d'être placé à côté des enceintes dans un concert de hard rock!

Elle rit et grimaça aussitôt.

- Vous êtes en dessous de la vérité, même un concert de « Last Day Of Humanity » ressemblerait à des vacances...

- Je vais vous redonner quelque chose pour la douleur dans ce cas, mais ça risque de vous rendre encore plus somnolente.

- De toute façon, à part dormir, je ne peux pas faire grand-chose... Dit-elle en regardant son poignet.

- C'est en effet ce que vous avez de mieux à faire, sourit gentiment le médecin avant de quitter la pièce.

Épuisée, Kate se rallongea et s'endormit assez vite. Elle fut réveillée une demi-heure plus tard par l'arrivée de deux lieutenants dans sa chambre.

- Mademoiselle Beckett, peut-être vous souvenez-vous de moi, commença le premier.

- Comment vous oublier lieutenant Raglan, marmonna-t-elle en se rappelant le soir où en rentrant du restaurant avec son père, elle l'avait trouvé devant la porte de leur maison.

- Décidément nous nous rencontrons toujours dans des circonstances difficiles. Voici le lieutenant MacAllister, ajouta-t-il en présentant son collègue.

- Je le connais aussi... C'est à lui que je dois d'être dans ce lit.

- Vous êtes ici, parce que vous avez pris la fuite. Mon collègue n'a fait que son job.

- Qu'attendez-vous de moi?

- Vos aveux... Pour le meurtre du docteur Cooper.

- Vous pouvez toujours courir.

- Nous avons des preuves de votre présence sur les lieux du crime, intervint MacAllister. Rédigez vos aveux et on pourra vous éviter la chaise électrique.

- Nous ne quitterons pas cette chambre sans eux, précisa Raglan.

 

Elle leur lança un regard provocateur et décida de ne plus dire un mot. Sa mère étant avocate, elle connaissait parfaitement ses droits.

 

**********************

 

A peine le chauffeur avait-il arrêté son taxi devant les portes de l'hôpital, que Castle en était déjà sorti, laissant derrière lui le montant de la course plus un généreux pourboire.

L'écrivain se précipita à l'intérieur du bâtiment vers le bureau de l'accueil.

- J'ai besoin de savoir où se trouve une jeune femme! S'écria-t-il en arrivant devant l'infirmière qui s'y trouvait.

- ... Bonjour monsieur...?

- Euh... Excusez-moi, bonjour... Je suis Rick Castle, Bredouilla-t-il. Je cherche une jeune femme qui a été admise ici...

- Donnez-moi son nom, s'il vous plaît.

- Katherine Beckett! Elle a une vingtaine d'années, les cheveux courts...

- Je vois de qui vous voulez parler, sourit l'infirmière. Elle est arrivée il y a deux jours.

- Comment va-t-elle?

- Elle s'est réveillée ce matin. Elle est sortie d'affaire. Je cherchais justement à vous joindre, monsieur Castle. Elle a demandé que l'on vous prévienne...

- C'est vrai? Sourit-il. Elle a demandé à me voir?

- Chambre 308. Elle sera contente de vous voir, mais ne la fatiguez pas trop ! Elle a subi un gros choc !

- Ne vous en faites pas, je suis là pour la chouchouter !

Il la remercia et s’éloigna de l’accueil en direction des ascenseurs. Lorsqu’il arriva près de sa chambre, il fut arrêté par un policier en uniforme.

- Je suis désolé, monsieur, mais vous ne pouvez pas entrer.

- Ecoutez... euh… agent Esposito, lut-il sur son badge, la jeune femme qui est dans cette chambre a besoin de mon aide, alors soyez sympa, laissez-moi entrer !

- Si vous voulez l’aider, trouvez-lui un bon avocat, avant que les deux pourris qui sont avec elle ne lui arrachent des aveux !

- Pourquoi elle avouerait un crime qu’elle n’a pas commis ?

- Elle a subi un très gros choc au point de rester deux jours dans les vapes et là ça va faire une heure qu’ils l’interrogent. Même si c’est quelqu’un de super coriace, elle va finir par craquer.

- …

*******************

La tête de Kate semblait prête à exploser. Les deux lieutenants n’arrêtaient pas de lui seriner ce qu’ils voulaient qu’elle avoue. Elle posa son regard sur la sonnette qui devait lui permettre d’appeler l’équipe médicale, mais MacAllister l’attrapa avec un petit sourire sadique.

- Si tu veux que tout ça s’arrête, il n’y a qu’une seule solution ma jolie. Fais des aveux !

- …

- Tu pourrais te reposer, ajouta Raglan.

- Je…

- Allez, libère-toi ! Dit MacAllister alors qu’il sentait qu’elle devenait vulnérable.

- Tout peut s’arrêter tout de suite, tu n’as qu’à avouer…

- C’est votre carrière, qui va s’arrêter très vite, dit une voix masculine derrière eux.

- Qu’est-ce que vous faites-là vous ? Râla MacAllister en se tournant vers l’intrus.

- Henry Pearson, je suis l’avocat de mademoiselle Beckett. Ma cliente ne dira plus rien en dehors de ma présence.

- Mais… intervint Raglan.

- Quant à vous, vous pouvez vous préparer à être poursuivis pour abus de pouvoir et violences policières. Maintenant laissez-nous, il faut que je parle à ma cliente.

Les deux lieutenants quittèrent la chambre de Kate, tandis qu’Henry Pearson se tournait vers elle.

- Bien, mademoiselle Beckett, je suis désolé de vous importuner, mais il faut que nous discutions.

- Euh… Maitre, je n’ai pas les moyens de vous payer vos honoraires !

- Ne vous inquiétez pas pour ça, tout est déjà pris en charge.

- Tout ? Mais… Par qui ?

- Auriez-vous déjà oublié votre nouvel ami ?

- … Alex… sourit-elle. Euh… Je veux dire Richard Castle.

- C’est ça… Alors, si vous me racontiez tout ?

- … Je voulais parler au docteur Cooper, alors je me suis rendue chez lui… J’ai frappé à sa porte, mais il ne répondait pas.

- Comment êtes-vous entrée alors ?

- La porte n’était pas fermée à clé. Ça m’a intriguée, alors je suis rentrée et c’est là que je l’ai trouvé, étendu sur le tapis et baignant dans son sang… J’ai attrapé le téléphone et j’ai appelé les secours. Quand j’ai compris qu’il était mort, je suis partie, je ne suis pas en très bons termes avec certains policiers…

- Quelle heure était-il ? Quelqu’un vous a vue ?

- La concierge de l’immeuble, elle recevait un colis en râlant parce que ça lui faisait manquer un moment crucial de l’épisode de Temptation Lane…

- Merci, sourit l'avocat persuadé qu'il n'aurait aucun mal à prouver son innocence. Je vais vous laisser vous reposer, vous avez l’air épuisé.

- Merci maître, sourit faiblement Kate.

- Oh ! Ne vous endormez pas tout de suite ! Il y a là dehors quelqu’un qui veut vous voir.

L’avocat ouvrit la porte et fit signe à quelqu’un dans le couloir. Rick apparut presqu'aussitôt dans l'embrasure de la porte. Son cœur rata un battement lorsqu’il l’aperçut. Elle avait un énorme bandage autour de la tête et semblait épuisée… Mais même ainsi, il la trouvait magnifique.

- Kate !

Toute la pression et le stress accumulés depuis son réveil retombèrent dès l’instant où elle l’aperçut et elle fondit en larmes. Rick se précipita vers elle et la serra dans ses bras.

- Ça va aller, ça va aller, répéta-t-il d’une voix rassurante en lui caressant doucement le dos. Je suis là.


Minefuji  (21.12.2014 à 20:47)

Chapitre vingt-deux

- Je suis désolée, Rick... Murmura-t-elle entre deux sanglots.

- Tu n'as pas à l'être, tu n'as rien fait de mal.

- Je voulais... Je...

- Tu me raconteras tout ça plus tard... Repose-toi.

Ses paroles rassurantes l'apaisèrent, ou peut-être était-ce uniquement sa voix qui la calmait. Le silence s'installa peu à peu dans la pièce. Confortablement calée dans les bras de Rick, elle s'endormit bercée par les battements du cœur de celui qui était devenu si important pour elle en l'espace de seulement quelques jours.

Rick l'allongea sur son oreiller, ramena la couverture sur elle, puis alla s'installer dans le fauteuil près de la fenêtre. Grâce à Pearson, il avait obtenu le droit de rester auprès d'elle.

La nuit était tombée depuis quelques heures déjà, Rick avait fini par s'endormir malgré l'inconfort du fauteuil. Il fut cependant réveillé par le bruit d'un objet tombant sur le sol. Kate avait le sommeil tellement agité qu'elle avait fait tomber la télécommande de son lit. Il s'approchait du lit pour essayer de la calmer, lorsqu'elle se réveilla en sursaut en criant:

- CASTLE!

- Hey! Tout va bien je suis là!

Elle regarda autour d'elle, légèrement désorientée, puis se tourna vers lui.

- Castle?

- Oui, je suis là!

- Pas toi, le chien! Il est tout seul dehors!

- Rassure-toi, il va bien. Il est chez moi avec ma mère.

- Chez toi?

- Je l'ai trouvé en te cherchant. Il va bien et se fait dorloter par ma mère.

Elle soupira soulagée.

- Et toi tu vas bien ? Demanda-t-elle soudain.

- Oui, pourquoi voudrais-tu que je n’aille pas bien ?

- Ta blessure.

- Oh, c'est déjà de l'histoire ancienne!  Regarde! Dit-il en se redressant pour en faire la démonstration. Outch!

- C'est ça. Tu devrais rester tranquille Superman! Rit-elle en lui prenant la main.

- Et toi, tu devrais te rendormir, si tu veux quitter cet endroit rapidement!

- Je ne peux pas...

- Comment ça?

- Mon oreiller est vraiment trop pourri.

- Oh! Je vois. Je vais voir si on peut t'en trouver un autre!

- Pas la peine! C'est celui-là que je veux, dit-elle en désignant son torse.

- Je ne sais pas si...

- C'est juste pour dormir Rick! Je ne vais pas porter atteinte à ta pudeur, si c'est ce que tu crains!

- Tu peux porter atteinte à ma pudeur quand tu veux, s'il n'y a que ça pour te faire plaisir, dit-il d'un air coquin.

- Ouais, eh bah on verra ça plus tard, parce que pour l'instant, avec les bulldozers que j'ai dans le crâne, je n'ai qu'une envie, c'est de dormir!

Il s'installa dans le lit en souriant, elle vint se nicher contre lui et se rendormit presqu'aussitôt. Bercé par le bien-être que lui procurait le corps chaud de Kate contre le sien, Rick ne tarda pas à s'endormir à son tour.


Quand ils se réveillèrent de nouveau, il faisait jour et une infirmière les regardait tout sourire.

- Bonjour! Vous avez bien dormi? Demanda-t-elle.

Ils hochèrent doucement la tête avant de se séparer à contre cœur, Rick descendant du lit pour rejoindre le fauteuil en s'étirant.

- Votre plateau est là, mademoiselle. Voulez-vous que je vous serve un café et quelques tartines monsieur?

- Volontiers!

L'infirmière ressortit et apporta un plateau pour lui. Kate commença à manger et grimaça. On était bien loin du Brunch du dimanche matin de sa mère... Elle repoussa le plateau roulant et se laissa retomber sur son oreiller.

- Hé! Il faut manger, la sermonna Rick.

Docilement, elle reprit une bouchée qu'elle avala difficilement, puis leva la main pour lui signifier qu'elle n'en avalerait pas une de plus.

- Allons, ça ne peut pas être si terrible que ça pour quelqu'un qui a vécu dans la rue!

- C'est pas parce que j'ai vécu dans la rue que j'ai tué mes papilles gustatives!

- C'est si atroce que ça? Demanda-il en en prenant à son tour une bouchée.

Il se précipita aussitôt aux toilettes.

- Mais qu'est-ce que c'est que ce truc?! Bougonna-t-il en revenant. Pas étonnant que les malades mettent autant de temps à se remettre de leur séjour à l'hôpital.

- Pourquoi tu as goûté aussi? Tu ne viens pas de faire un séjour ici? Tu as pourtant eu droit à leur gastronomie!

- Pas à ce truc-là! Fais gaffe, quelqu'un veut te tuer!

- ...

- Trop tôt? Demanda-t-il en grimaçant.

Elle hocha la tête. La porte s'ouvrit et un homme en blouse blanche entra.

- Mademoiselle Beckett ! Je suis le docteur Wyatt. Vous vous souvenez de moi?

- C'est vous qui vous êtes occupé de moi hier.

- Pas de troubles mémoriels, c'est parfait! Je suis désolé de vous annoncer cela, mais les policiers veulent savoir quand vous pourrez quitter l'hôpital, afin de vous transférer en cellule.

Kate se contenta de hocher la tête silencieusement, Rick lui prit la main.

- Maître Pearson s'occupe de ça, tu n'y resteras pas longtemps.

- De toute façon, à moins qu’ils n’aient les moyens d’affecter quelqu’un pour vous surveiller vingt-quatre heures sur vingt-quatre, je vous garde ici pendant encore au moins deux jours. On ne prend pas un choc à la tête à la légère. A ce propos, comment va votre tête?

- Un peu mieux…

- C’est un bon début. N’hésitez pas à prendre vos antalgiques, inutile de jouer les héros à ce niveau-là !

- Oh ! Il t’a bien cernée ! C’est un bon médecin ! Dit Castle tout sourire.

- Comment peux-tu le savoir ? demanda-t-elle suspicieuse.

- Tu n’as rien pris cette nuit !

- Et alors ? Peut-être que je n’avais pas mal !

- Tes grimaces de douleur disaient le contraire.

- Comment… ? Tu as passé la nuit à m’observer ?

- C’est devenu un de mes passe-temps favoris.

- Ah ouais ? C’est flippant ! Arrête ça tout de suite !

- Impossible, c’est devenu une seconde nature !

- Quoi ? Je peux savoir depuis quand tu fais ça ?

- Mhm… La première nuit qu’on a passée ensemble !

- Tu croyais que j’étais un garçon ! C’est encore plus flippant !

- Je sais, ça m’a bien foutu les jetons, d'ailleurs !

- Vous êtes toujours comme ça ? demanda le médecin.

- Oui ! répondirent-ils en chœur.

- Et en plus vous vous êtes tournés en parfaite synchronisation ! C’est trop mignon !

- …

- Ouais… Je m’égare… Désolé, bafouilla le docteur Wyatt.

On frappa à la porte.

- Oui, entrez ! Cria Kate.

Un policier en uniforme entra, suivi par maître Pearson.

- Oh… Un oiseau de mauvais augure, grommela-t-elle.

- Ne croyez pas cela, répliqua maître Pearson. Grâce à l’officier Esposito, vous n’êtes plus suspectée dans l’affaire du meurtre du docteur Cooper.

- Quoi ? …

- Un simple merci suffirait, la taquina l’officier Esposito.

Elle se contenta de le fusiller du regard.

- Alors, pourquoi devons-nous vous remercier ? demanda Rick.

- Je suis allé parler à la concierge de l’immeuble, celle dont le témoignage aurait pu vous innocenter…Expliqua Pearson.

- Aurait ? Répéta Kate.

- Oui, « aurait ». Malheureusement, quelqu’un fait pression sur elle, parce qu’elle refuse catégoriquement de venir témoigner ou de vous servir d’alibi et ce, même après que je l’aie menacée de la poursuivre pour entrave à la justice. Elle a dit et je cite : «  la prison vaut mieux que le cimetière. »

- Woaw ! On se croirait dans un de mes romans ! Dit Rick.

- …

- … Ce qui ne m’amuse pas tant que ça… se rattrapa-t-il devant le regard noir de Kate.

- Heureusement, reprit Pearson, l’officier Esposito ici présent a trouvé une caméra, qui vous montre quittant la cave où vous aviez trouvé refuge après l’heure du crime.

- Oh… Euh… Merci… murmura Kate.

- De rien, sourit Esposito.

- Pourquoi ? Demanda-t-elle après une brève hésitation.

- Pourquoi quoi ?

- Pourquoi m’avez-vous aidée ?

- Je n’ai fait que mon job. Et vous ? Pourquoi détestez-vous autant les flics ?

- Parce qu’ils protègent le meurtrier de mes parents.

- C’est une accusation très grave, que vous portez-là ! Répondit Esposito. Vous avez des preuves ?

- Pas encore, mais… Un jour j’en aurai, vous pouvez en être certain, promit-elle.

- Ouais… En tout cas, vous pourrez compter sur moi pour vous aider, dit Esposito en lui tendant la main. La place des ripoux est derrière les barreaux.

Elle considéra l’offre du latino, sourit et décida qu’il avait bien mérité qu’elle lui accorde sa confiance, en lui serrant la main.

Lorsque les policiers eurent quitté les lieux, le docteur Wyatt revint dans la chambre de Kate.

- Bien, étant donné que vous ne risquez plus de vous retrouver en cellule à votre sortie, vous pouvez nous quitter dès ce soir, à condition bien sûr que vous ne viviez pas toute seule !

- C’est que ma tante vit à Washington, elle ne pourra pas venir me chercher aujourd’hui…

- Tu viendras chez moi, intervint Rick.

Elle ouvrit la bouche pour répliquer, mais il ne lui en laissa pas le temps.

- C’est un immeuble sécurisé et il y a une chambre d'amis. Tu y seras bien et pas seule.

- Je ne veux pas te déranger…

- Ça te fera du bien d'être dans un bon lit, ceux de l'hôpital ne sont vraiment pas les meilleurs ! Sans vouloir vous offenser, docteur Wyatt.

- Je n’ai rien à voir dans le choix de la literie, répondit le médecin en faisant un vague geste de la main.

- Bien ! C’est décidé, dit Rick ! Je te ramène à la maison !


Minefuji  (22.12.2014 à 19:20)

Chapitre vingt-trois

- Non! Non! Non! Pas sur le canapé! Castle! Descends de là! Gronda Martha en trouvant le chien confortablement installé dans le canapé. Oh! Je ne m'y ferai jamais à ce nom...

Elle se tourna en entendant un bruit de clés dans la serrure. Rick ouvrit la porte et entra avec Kate.

Castle, le chien, se précipita aussitôt vers elle. Elle s'agenouilla pour le caresser.

- Hé! Mon chien! Qu'est-ce que je suis contente de te revoir!

- Lui aussi apparemment, sourit Rick en le voyant fêter leurs retrouvailles.

- Oh! Chéri nous recevons ce soir ? Se réjouit l'actrice.

- Mère, permets-moi de te présenter Katherine Beckett, la jeune femme à qui je dois la vie.

- N'exagérons rien, marmonna Kate.

- N'en faites rien Darling, l'exagération est une seconde nature chez nous, je suis ravie de vous rencontrer, dit Martha en la prenant dans ses bras pour la faire tournoyer.

- Calme-toi mère, Kate est convalescente!

- Oh! C'est vrai! Excusez-moi!

- Ne vous en faites pas, sourit Kate. Je ne suis pas en sucre!

- Je te fais faire le tour du propriétaire? Proposa Rick en lui tendant le bras.

- Bonne idée! Et pendant ce temps, je vais nous préparer un bon dîner! Répliqua Martha.

- Ouh! Commande-nous plutôt quelque chose chez le traiteur, mère! Kate doit guérir, pas tomber malade en plus de sa blessure!

- Fils ingrat! Grommela la rouquine.

- Tu aurais pu être plus gentil avec ta mère, le sermonna Kate alors qu'il l'entraînait vers son bureau.

- Etre gentil avec elle au sujet de ses talents culinaires équivaut à signer son arrêt de mort, crois-moi!

-  C'est si terrible que ça?

- Apocalyptique! ... Alors voilà mon antre créatrice: mon bureau!

- Eh ben! J’ai l’impression de me retrouver dans le quartier général secret de Batman.

- Fan de Batman, c'est cool!

- Tu trouves?

- Tu es super cool!

Elle rougit légèrement sous le compliment et se tourna vers la bibliothèque où se trouvaient l'intégralité de ses romans.

- Tu peux te servir, ils sont tous à toi!

- C'est gentil, mais...

- Pas de mais! On ne refuse pas un cadeau.

- Alors je vais me contenter de te remercier.

Elle ne pût réprimer un bâillement.

- Je vais te montrer ta chambre, tu es fatiguée.

- Merci.

Il l'emmena à l'étage, où il lui indiqua la chambre de sa fille et celle que sa mère utilisait parfois, avant d'arriver à la chambre d'amis.

- Voilà, j'ai demandé à Paula, mon agent, de passer demain matin avec des vêtements pour toi. Nous irons faire un peu de shopping dans l'après-midi pour te refaire une  garde-robe. En attendant, je t'ai préparé une de mes chemises pour cette nuit.

- Ça ne sera pas nécessaire, j'ai des vêtements chez mes parents... Il faut juste que... J'y retourne...

- Ça peut attendre que tu sois prête à affronter cette épreuve, tu ne penses pas?

- Sans doute... Mais il va bien falloir que j'y retourne...

- Prends le temps qu'il te faut... Je vais te laisser te reposer un peu, je reviendrai te chercher quand le dîner sera arrivé.

- Rick! Le rappela-t-elle alors qu'il se tournait pour sortir.

- Oui?

- Merci...

- Always, sourit-il.

Elle s'avança vers la fenêtre et regarda la rue. Quelque part là dehors, il y avait les responsables de la mort de ses parents. Il y a encore peu de temps, elle se sentait seule et démunie face à eux, mais aujourd'hui grâce à Rick et à ses nouveaux amis, elle se sentait de nouveau prête à les affronter.

Rick vint la réveiller une heure plus tard, pour le dîner. Finalement, Martha avait appelé le traiteur après avoir brûlé sa préparation. Ils dînèrent tranquillement tous les trois, puis l'actrice rentra chez elle en leur souhaitant une bonne nuit.
Après avoir rangé la cuisine, Rick retrouva Kate dans le salon. Elle était assise dans le canapé, le regard perdu dans le vague.

- Tout va bien?

- ... Oui...

- Qu'est ce qui t'ennuie? Tu es tendue, dit-il en posant une main amicale sur son épaule.

- Je crois qu'il vaudrait mieux que je m'en aille. Je vous mets en danger ta famille et toi.

- Ôte-toi tout de suite cette idée de la tête.

- Mais...

- Quoi que tu fasses, mon destin est lié au tien désormais et il est hors de question que je te laisse t'éloigner de moi pour une raison aussi stupide!

- Mais s'il t'arrivait quelque chose je m'en voudrais toute ma vie!

- Pourquoi?

- Cette histoire ne te concerne pas, je ne veux pas t'entrainer là dedans!

- Pourquoi?

- ...

Elle le regardait perplexe, que voulait-il qu'elle lui dise?

- Écoute, si je t'accueille ici, si je m'implique dans cette histoire, c'est mon choix, je le fais parce que c'est ce que j'ai envie de faire. Je suis un grand garçon et même si mon comportement ne le montre pas toujours, je sais parfaitement dans quoi je l'embarque, tu n'as pas à t'en faire.

- Mais s'il t'arrivait quelque chose, je ne m'en remettrais pas! Répondit-elle en haussant le ton.

- Pourquoi?

- Parce que je ne veux pas encore perdre quelqu’un que j’aime ! Cria-t-elle excédée.

Il ne répondit pas, se contentant de la regarder en souriant.

- Quoi ?! Arrête de faire cette tête-là, tu m’énerves !

- Redis-le.

- Quoi donc ?

- Ce que tu viens de dire.

- Arrête de faire cette tête-là, tu m’énerves.

- Ce que tu as dit avant ça.

- … je ne veux pas encore perdre quelqu’un que j’aime… murmura-t-elle.

- Encore… Dit-il en s’approchant d’elle.

- Je t'aime! Répéta-t-elle en souriant tandis que leurs lèvres se frôlaient!

- Moi aussi je t’aime, depuis le premier instant, dit-il dans un souffle avant de l’embrasser tendrement.

Elle enroula ses bras autour de son cou et répondit à son baiser d’abord sagement, puis avec plus d’audace et de passion.

- Wah, murmura-t-il lorsqu’ils se séparèrent enfin.

- Je ne vais pas réussir à me débarrasser de toi, dit-elle.

- Non, surtout si tu es aussi peu convaincante, sourit-il.

- Peu convaincante ?

- Tes mains sont en train de me tripoter les fesses, tu crois que tu vas réussir à me faire croire que tu vas réussir à te passer de mon joli postérieur ?

- Ça serait dur, en effet, rit-elle.

- Dans ce cas, il ne nous reste plus qu’une seule chose à faire…

- Ah oui ?

- Oui, nous allons résoudre cette affaire, afin de pouvoir commencer notre nouvelle vie à deux.

- Ça me semble être une bonne idée.

- Comme la plupart de mes idées !... A part peut-être la fois où j’ai voulu mettre la dinde dans la friteuse…

- Ouh…

- Ouais… Mes sourcils sont enfin redevenus symétriques.

Elle rit et vint se blottir tout contre lui.

- Tu veux aller te coucher ? demanda-t-il alors qu’elle réprimait un bâillement.

- Les médicaments pour la douleur m’assomment, soupira-t-elle.

- Va te reposer, demain nous nous occuperons de ton affaire … Quant à ce policier, qui a eu la gâchette un peu trop facile, j’ai demandé à Pearson de déposer plainte contre lui, il n’est pas question qu’il s’en sorte facilement.

Elle hocha doucement la tête, l’embrassa tendrement puis se rendit dans sa chambre. Rick ne la quitta pas du regard, jusqu’à ce qu’elle disparaisse, puis se rendit à son tour dans sa chambre.

Il venait de se mettre au lit, quand on frappa doucement à sa porte.

- Oui ?

Kate entra timidement. Elle portait la chemise qu’il lui avait prêtée, uniquement cette chemise. Se rendait-elle compte à quel point elle était sexy ?

- Tu as besoin de quelque chose ? demanda-t-il en se levant brusquement.

- Toi…

- …?

- J’ai besoin de toi, dit-elle en l’embrassant.

Le baiser devint vite plus passionné et plus intense que leur premier baiser. Rapidement, leurs mains se firent baladeuses, Rick la souleva et vint la déposer sur le lit. Leurs regards ne se quittaient pas, il avait bien du mal à garder le contrôle de lui-même.

- On devrait peut-être attendre… dit-il dans un souffle.

- J’ai pas envie d’attendre, répondit-elle en le couvrant de baisers qui le rendaient fou.

- Tu es jeune…

- Je suis assez grande pour savoir ce que je veux et ce que je veux, c’est toi ! dit-elle en s’emparant de ses lèvres.

Alors la conscience de Rick rendit les armes et il répondit à son baiser tout en défaisant les derniers boutons de sa chemise un à un, elle le déshabilla à son tour sans rompre leur baiser.

 


Minefuji  (23.12.2014 à 21:11)


Bon, attention, ce chocolat est un peu Piesque. Les plus jeunes, il va falloir fermer les yeux! ^^ Attention, il y a aussi un spoiler de la fin de la saison 6.

Chapitre vingt-quatre


- Eh bien! ... Wahh... Rick! Dit-elle en cherchant son souffle. C'était... c'était...

Il dégagea les mèches de cheveux de son visage en souriant. Il était toujours au-dessus d'elle et l'admirait. Ses joues rosies par l'effort, ses lèvres gonflées par les baisers... Elle était la neuvième merveille du monde à ses yeux, la huitème étant sa fille.
Il sourit et vint se nicher dans son cou.

- Mmmmmm, murmura-t-elle de plaisir tandis qu'il déposait de tendres baisers sur son cou.

- De ça non plus, tu ne vas plus savoir te passer, murmura-t-il entre deux baisers près de son oreille.

Elle ferma les yeux en riant.

- On dirait bien...

Il tourna la tête et vint poser ses lèvres sur les siennes.

- Ça tombe bien, moi non plus je ne pourrais plus m'en passer... Tu es incroyable, Kate, avoua-t-il en parsemant son corps de doux baisers.

- Je me sens tellement bien que ça me fait peur, murmura-t-elle en caressant les cheveux de son amant.

Il releva la tête et prit sa main dans la sienne pour la porter à sa bouche et l'embrasser.

- Tu n'as pas à avoir peur, tu as le droit d'être heureuse.

- Je l'étais autrefois... J'avais ma part de bonheur... Et je l'ai perdue.

- Ça ne veut pas dire que le malheur te frappera de nouveau. Je ne te laisserai pas seule, Kate, je te le promets! Dit-il en s'asseyant à ses côtés.

Elle s'installa sur lui et plaça ses bras autour de son cou. En souriant, elle vint frotter son nez contre le sien.

- Oh! C'est un sacré engagement ça! Tu ne penses pas que c'est un peu trop pour Richard Castle, l'écrivain Don Juan, qui change de femme comme il change de chemise?

- Où...? Je croyais que tu ne me connaissais pas! Où est ce que tu as entendu parler de ça?

- Je l'ai lu dans un des magazines qu'il y a dans ton salon pendant que tu faisais la vaisselle. Il paraît même que ton éditrice pourrait devenir la nouvelle madame Castle.

- Gina?! Aucune chance!

- Ah non? J'ai vu sa photo, elle est plutôt jolie...

- Ça aurait pu être une option...

- Une option?

- Je me suis légèrement intéressé à elle à une époque.

- Ah oui? À quelle époque?

- Jadis... Dans le temps... Dans une autre vie...

Il posa son front contre le sien avant de continuer.

- Avant toi, termina-t-il en déposant un bisou sur son nez.

Ils se regardèrent et se sourirent. Ils s'embrassèrent lentement, doucement, tendrement.

- Kate... Gémit-il lorsqu'il sentit son bassin onduler contre le sien.

- Hmm?

- Woaw... Tu veux me tuer...

- Non... Seulement te torturer... Répondit-elle pleine de malice.

- Ça revient... Au même... souffla-t-il en embrassant son épaule.

- Non, pas du tout, haleta-t-elle alors qu'il taquinait son mamelon du bout de la langue.

Un grognement, ce fut tout ce qu'elle entendit en guise de réponse. Électrisée, elle se cambra et le guida en elle. Ils restèrent un instant immobiles, appréciant tous les deux cet instant.

- Je ne vais pas tenir longtemps... Soupira-t-il en posant son front contre le sien avant de fermer les yeux.

Elle se contenta de gémir et de bouger ses hanches, lui faisant comprendre ce qu'elle désirait. Il comprit son attente et la saisit par les hanches pour la pénétrer plus profondément encore.

Elle haleta de plaisir tandis qu'il l'entraînait dans une danse plus vieille que l'humanité. Plus que leurs corps, leurs âmes s'unissaient.

****************

Lorsqu'il se réveilla de nouveau, la matinée était déjà bien entamée. Kate s'était levée. Une délicieuse odeur de café lui chatouilla les narines, il sourit et se leva. Il quitta sa chambre après avoir enfilé un tee shirt et un pantalon. Elle se tenait derrière les fourneaux et préparait un énorme petit déjeuner. Il la regardait en souriant, comme un artiste qui admire une œuvre d'art. Elle leva enfin le regard vers lui et lui adressa son plus beau sourire.

- Vu l'heure, j'ai opté pour le brunch, expliqua-t-elle.

- C'est une excellente idée, répondit-il en venant l'embrasser tendrement. Jolie tenue!

Elle avait enfilé un de ses pantalons, qu'elle maintenait grâce à une ceinture serrée au maximum ainsi qu'une de ses chemises à carreaux qu'elle avait nouée sur son nombril et dont elle avait retroussé les manches.

- Je n'aimais pas le style des vêtements choisis par ton agent, répliqua-t-elle  d'un air coupable, alors je me suis servie dans ta penderie.

- Et tu as bien fait! Tu es super sexy!

Elle rougit. Comment pouvait-elle ne pas avoir conscience de sa beauté et de son pouvoir de séduction.

Ils s'installèrent à table, l'un près de l'autre et prirent leur petit déjeuner en tête à tête, savourant leur bonheur tout neuf.

Peu après, Lanie et le docteur Murray arrivèrent au loft.

- Mais regarde-toi! Se réjouit Lanie en admirant Kate. Tu rayonnes!

Kate rougit de nouveau, ce qui fit rire sa nouvelle amie.

- Tu n'as pas à te sentir gênée! Je suis heureuse de voir que tout aille bien pour toi.

- Merci Lanie.

- Alors Murray, lança Castle. Si tu es là, c'est que tu as du nouveau pour nous?

- Pour nous? S'étonna Kate.

- J'ai demandé au docteur Murray de se pencher sur l'affaire de ta mère, expliqua Rick.

Ils s'installèrent autour de la table et le docteur Murray commença son exposé.

- D'après le rapport du médecin légiste, les coups n'étaient pas ciblés. Mais tu vois cette blessure là ?

- Ouais, répondit Castle sans lâcher la main de Kate, qui ne parlait pas.

- Le coup a été porté de bas en haut dans le rein. La taille de la blessure indique que l'arme a été tournée. Avec un tel coup, son corps n'a pas résisté.

- Bien, et ces blessures ? Demanda Rick en désignant les autres marques.

- Leur angle indique que les coups ont été portés après qu'elle a été immobilisée au sol. C'est juste pour la galerie. C'est celui là qui l'a tuée, expliqua Murray.

- C'est le genre de chose qui ressemble plus à un meurtre ciblé qu'à un crime au hasard, constata Castle.

- Et il y a plus, ajouta Murray. J'ai aussi regardé les autres rapports d'autopsie pour voir si c'était un cas isolé. J'ai trouvé 3 autres crimes assez similaires à cette époque, et d'après le médecin légiste, c'était des meurtres isolés.

- Ces affaires étaient liées ?Demanda Castle. Qui étaient les victimes?

- Diane Cavanaugh, Scott Murray et  Jennfier Stewart, énuméra Kate en sortant de son mutisme.

Tous se tournèrent vers elle.

- Ils travaillaient avec ma mère pour faire libérer Joe Pulgatti, expliqua-t-elle... À la mort de ma mère... Avec mon père, nous étions effondrés... On a mis des semaines avant de ranger nos décorations de Noël... Et puis un jour... On a trouvé le courage de mettre de l'ordre dans ses affaires... Et c'est là qu'on a trouvé les négatifs de photos qu'elle avait prises un peu avant sa mort. Elle avait photographié la ruelle où elle a été assassinée... On a trouvé ça bizarre, alors on a fait des recherches... Il y avait déjà eu un meurtre dans cette ruelle... En 1992, Bob Armen, un agent du FBI infiltré dans la mafia, y avait été assassiné. Un mafieux, un certain Joe Pulgatti, à été condamné pour ce meurtre. On est allé le rencontrer et il nous a expliqué qu'il avait écrit à ma mère pour lui demander de l'aide. Pour ma mère, seule la vérité comptait, alors elle avait décidé de rouvrir l'enquête.

- Tu as enquêté avec ton père? Demanda Rick.

Elle hocha la tête en tentant de maîtriser ses émotions.

- Bob Armen a été victime d'un enlèvement de mafieux qui a mal tourné.

- Un enlèvement de mafieux?

- Trois policiers enlevaient des mafieux en échange de rançons. C'était leur façon à eux de nettoyer les rues de New York. Un jour, ils ont décidé d'enlever Joe Pulgatti... C'est au cours de cet enlèvement, que Bob Armen, a été assassiné.

- Vous avez découvert qui étaient ces policiers?

- Mon père a commis l'erreur d'appeler le lieutenant Raglan, qui avait enquêté sur le meurtre de ma mère, pour lui faire part de ce qu'on avait découvert. C'est en allant à un rendez-vous avec lui, qu'il a eu son accident... J'aurais dû y aller avec lui ce jour-là, mais une de mes amies m'avait demandé de venir l'aider...

- Et ça t'a sauvé la vie, dit Rick en lui caressant doucement le dos.

- Ce Raglan est un des ripoux? Demanda Lanie.

- Avec son collègue MacAllister, celui qui m'a tiré dessus. Je n'ai pas trouvé l'identité du troisième... Après la mort de mon père, ils ont tenté de s'en prendre à moi. C'est pour ça que je suis devenu Jack...

- On va prouver leur culpabilité et ils finiront derrière les barreaux, promit Rick.

- Comment?

- Je ne sais pas... Mais on trouvera un moyen... Peut-être en trouvant l'identité du troisième flic...

*******************

Deux semaines plus tard, Rick préparait les fêtes de Noël. Sa fille allait enfin venir passer quelques jours avec lui pour les fêtes. Kate restait en retrait, l'approche des fêtes ravivait sa peine et elle ne voulait pas ternir la joie de Rick.
L'officier Esposito était passé les voir à plusieurs reprises. Il recherchait discrètement l'identité du troisième flic.
Kate était retournée dans la maison de ses parents et avait commencé à faire du rangement. Incapable de retourner y vivre, elle avait décidé de la vendre. C'est pourquoi elle occupait son esprit en faisant du tri dans leurs affaires.

- Hey! Dit Rick en entrant dans le bureau où Kate avait trouvé refuge avec Castle.

- Hey! Répondit-elle en souriant doucement.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-il en remarquant qu'elle tenait un objet dans la main.

- Oh! C'est un bibelot que ma mère avait sur son bureau dans son cabinet d'avocats. Je l'ai trouvé dans un de ses cartons.

- Ta mère aimait les éléphants?

- En tout cas, elle admirait leur mémoire, elle disait qu'ils n'oubliaient jamais rien.

La sonnette retentit. Ils allèrent ouvrir la porte. Esposito se tenait sur le paillasson avec une jeune femme noire.

- Hey! Esposito! Content de vous revoir, se réjouit Rick.

- Il est un peu tôt pour le goûter, le taquina-t-elle.

- Je ne suis pas venu pour déguster un de tes fabuleux beignets, rétorqua Esposito. Mais si tu en as préparé, je ne dis pas non!

- Il doit en rester dans le frigo, sourit-elle en le faisant entrer. Tu nous présentes ton amie ?

- Oh ! Oui, voici Evelyn Montgomery, annonça-t-il.

- Enchantée !

- Alors, dit Rick en les accompagnant au salon. Que nous vaut le plaisir de votre visite ?

- Euh… Il vaut mieux qu’on s’assoit, commença Esposito.

Ils s’installèrent et Esposito déposa un dossier sur la table.

- J’ai découvert l’identité du troisième flic, annonça Esposito sans préambule.

- Qui ? Demanda Kate.

- Roy Montgomery, mon mari, répondit Evelyn.

- …

- Roy était un tout jeune flic à l’époque, expliqua-t-elle. Il apprenait le métier avec les lieutenants Raglan et MacAllister… Je sais que ça n’excuse rien, mais il était très jeune et pensait vraiment que ce que faisaient ces flics était bien…

- C’est lui qui vous a dit ça ? demanda Kate.

- Il me l’a avoué il y a quelques mois…

- Pourquoi ?

- Après la mort de Bob Armen, il s’est donné sans compter pour son travail. Il voulait devenir le meilleur policier qui soit pour expier sa faute… Et il y parvenait… Mais il y a eu le meurtre de votre mère… c’est là qu’il m’a tout avoué… Il voulait témoigner, il voulait que le vrai coupable paye.

- Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? demanda Rick.

- Il a été tué au cours d’une intervention dans la semaine qui a suivi, répondit Evelyn la voix étranglée par l’émotion.

- … Je suis désolée, dit Kate en lui prenant la main.

Rick observa les deux femmes et fut frappé par l’empathie dont Kate faisait preuve. D’un simple regard, avec juste quelques mots, elle réussissait à apaiser la veuve du lieutenant Montgomery.

- Montgomery a été assassiné, dit Esposito. Il voulait témoigner et faire tomber les coupables et on l’a fait taire.

- Raglan et MacAllister ? Demanda Rick.

- Non… Eux, ils essaient de sauver leurs miches, c'est tout… Mais ils n’ont pas commandité les meurtres, expliqua le latino en ouvrant le dossier. Un homme avait découvert le trafic des trois flics au moment des enlèvements de mafieux. Il les a fait chanter et grâce à l'argent qu'il leur a extorqué, il est devenu extrêmement puissant.

- Qui est-ce ? demanda Kate.

- William Bracken. Il postule pour devenir sénateur. Montgomery a accumulé toutes les preuves qu’il pouvait dans ce dossier. Il allait les utiliser pour appuyer son témoignage.

- Donc… On peut le faire tomber ? demanda Kate.

- On peut essayer en tout cas, répondit Esposito.

- J’ai trouvé ce dossier plusieurs mois après sa mort, s’excusa Evelyn. Je n’avais pas le courage d’entrer dans son bureau…

- Je comprends, lui sourit Kate.

- Il a dit qu’il avait confié la preuve la plus importante qu’il détenait à votre mère…

- Mais je n’ai rien trouvé…

Un grand fracas provenant du bureau de Rick se fit entendre. Castle s’en échappa, il tenait la statuette des éléphants dans sa gueule.

- Castle ! Vilain ! Le gronda Kate.

- Je ne m’y ferai jamais, soupira Rick.

Kate poursuivit le chien, qui fila dans les escaliers.

- Castle ! Cria-t-elle encore une fois. Lâche-ça!

Penaud, le chien s’assit et lâcha la ribambelle d’éléphants, qui dévala les escaliers et se fracassa au sol, libérant son secret.

- …

Après un instant durant lequel tout le monde resta figé en retenant son souffle, Kate ramassa le petit objet.

- Qu’est-ce que c’est ? Demanda Rick.

- Un enregistrement…

- C’est sûrement ta mère qui l’a caché là.

Elle hocha la tête, légèrement tremblante.

*****************

24 décembre.

Installés dans le canapé, Rick et Kate regardaient les informations. Les images des arrestations de Raglan, MacAllister et surtout de William Bracken défilaient devant leurs yeux. Ce fut Kate, qui éteignit la télévision.

- ça va ? Demanda-t-il.

- Oui. Ça va répondit-elle en essuyant une larme.

- C’est fini, Kate. Ce cauchemar est derrière toi. Tu vas pouvoir te reconstruire maintenant.

- Grâce à toi…

Il se leva et alla chercher un paquet au pied du sapin, puis il revint vers elle et le lui tendit.

- On avait dit pas de cadeau ! Le sermonna-t-elle. Je ne suis pas encore prête pour tout ça.

- Je sais ! Ça n’est pas un cadeau de Noël.

- Qu’est-ce que c’est alors ?

- Ton avenir.

- Mon avenir ?

- Ouvre-le !

Elle ouvrit le paquet et découvrit un dossier avec un logo qu’elle connaissait bien.

- C’est…

- Ton dossier de Stanford ! J’ai parlé avec le doyen de ta situation. Il est d’accord pour que tu reprennes tes études à partir du moment où tu t’es arrêtée.

- … Mais…

- Ne t’inquiète pas pour les frais, je suis plein aux as !

- … Je ne peux pas accepter !

- Alors considère ça comme un remboursement de la dette que j’ai envers toi.

- Tu n’as jamais eu de dette envers moi !

- Ok, alors considère ça comme un investissement.

- Un investissement ?

- Je compte bien épouser une reine du barreau ! La première femme à devenir présidente de la cour suprême.

- …

- Quoi ?

- Qu’est-ce que tu viens de dire ?

- Je compte bien épouser la première femme à devenir présidente de la cour suprême.

- Tu veux m’épouser ?

- Tu présides la cour suprême ?

- Non.

- Alors tu n’as plus qu’à te dépêcher de reprendre tes études avant qu’une autre prenne ta place !

- D’accord.

- D’accord pour m’épouser ?

- Non, pour reprendre mes études, mais je te rembourserai tout jusqu’au dernier cent !

- Et pour mon autre proposition ?

- Repose-moi la question dans un an. Si ça t’intéresse toujours, sourit-elle.

- Compte sur moi. Et pour le remboursement de tes frais de scolarité, je suis d’accord, mais…

- Mais quoi ?

- Je préfèrerais un remboursement en nature, dit-il d’un air coquin.

Elle rougit jusqu’à la racine des cheveux avant d’éclater de rire. Il la souleva sur son épaule comme un sac de pomme de terre.

- Hé ! Qu’est-ce que tu fais ? Repose-moi !

- Je prends mon premier versement !

- Je n’ai pas encore repris le chemin de la fac !

- Mais moi, j’ai déjà payé les frais de dossier !

 ********************

Essouflée, Kate roula sur le côté du lit et posa la tête sur son avant bras.


- Dis donc !

- Quoi ?

- Tu vas devoir attendre longtemps pour recevoir tes autres versements, quand je serai à Stanford, on ne pourra pas se voir souvent.

Il tendit la main jusqu’au tiroir de sa table de chevet en sortit un écrin, qu’il lui tendit.

- … ça ne fait pas un an !

- Ouvre-le !

Elle s’exécuta.

- Une clé ?

- La clé de notre appartement à Palo Alto. Je peux écrire n’importe où. En plus, Alexis sera plus proche de sa mère là-bas…

Elle le regarda les larmes aux yeux.

- Il est hors de question que je vive loin de toi, ajouta-t-il.

Elle se jeta sur ses lèvres et l’embrassa avec passion. Jamais elle n’aurait pensé pouvoir être à nouveau aussi heureuse, mais c’était sans compter sur sa rencontre avec celui qui deviendrait sa forteresse, son ange gardien et son âme sœur : Richard Castle…

 


Minefuji  (24.12.2014 à 12:59)

Épilogue

New York - décembre 2008

La foule se massait aux abords du  « Four seasons » où la soirée de lancement du nouveau roman de Richard Castle était organisée. La réputation de l'écrivain n'était plus à faire et chacune de ses soirées de promo était un événement. Mais ce soir, l'événement était de taille, car il s'agissait de la sortie du dernier opus de sa série Derrick Storm. En effet, après dix ans de bons et loyaux services, le célèbre espion venait de rendre l'âme au terme d'une aventure haletante.

Gina Cowell, l'éditrice de l'écrivain monta sur l'estrade pour annoncer l'arrivée imminente du héros de la soirée.

 - Meurtre, mystère, macabre... Comment un policier au sang-froid implacable, une femme fatale, et le canon glacé d'un revolver nous tiennent tant en haleine et réussissent à nous maintenir éveillés jusqu'aux premières heures du matin ? Encore une fois, l'alchimie est là, et ce soir nous célébrons le maître du roman policier en fêtant la sortie de son dernier livre, "Tempête d'automne", dont le dernier chapitre est la sensationnelle conclusion de la série policière du héros Derrick Storm que nous adorons tous. J'ai l'honneur de vous présenter le maître incontesté du macabre, Rick Castle !


L'écrivain s'avança sur le tapis rouge et salua ses convives sous les applaudissements. Il salua tout le monde d'un petit sourire satisfait. Comme à son habitude, il fit le show et se montra disponible pour ses fans, avant de venir poser auprès de son éditrice pour les photos.


- Quelle espèce d'idiot tue le personnage principal de ses bestsellers ? Siffla discrètement l'éditrice.

- Oh! Mon éditrice vampiresque s'inquiète pour son compte en banque? Railla-t-il.

- Qu'est ce qui t'a pris de tuer la poule aux œufs d'or ?

- Derrick Storm était devenu ennuyeux, j'avais l'impression de bosser,soupira-t-il.

- Hum pauvre biquet, il avait l'impression de bosser, le taquina-t-elle. Il y avait d'autres solutions, t'aurais pu le mettre à la retraite ou l'estropier ou le faire engager dans un cirque. Ah mais non, bien sûr, t'as pas pu t'empêcher de lui mettre une balle dans la tête !

- Eh oui, une vraie boucherie, la balle l'a défiguré. Mais t'inquiète pas ce n’est pas Derrick Storm la poule aux œufs d'or, c'est Rick Castle. J'ai écrit une demi-douzaine de bestsellers avant lui, tu penses peut-être que je n'en suis plus capable?

- ... Si... Bien sûr... Mais... Et si les fans ne te suivaient pas?

- Ils me suivront! Tu as lu l'ébauche de mon nouveau manuscrit, que je t'ai envoyée?

- Oui, ça a l'air pas mal, mais tu crois que ça marchera aussi bien que la série des Derrick Storm?

- Ça marchera du tonnerre. J'ai de quoi écrire toute une saga! ... A part ça, comment va John?

- Il va très bien, il te salue.

- Eh bien tu le salueras aussi de ma part. Maintenant... Excuse-moi, mais je vais rejoindre ma famille.

- Chérie, sérieusement, personne ne fait ses devoirs pendant une fête ! Dit Martha à sa petite fille, qui faisait ses devoirs.

- J'ai un examen la semaine prochaine !

- Et alors, moi aussi, j'ai un examen du foie ! Pourtant je ne suis pas en train de réviser, rétorqua Martha avant de s'adresser au barman. Servez-moi une coupe de champagne !

- Mettez en deux ! Dit Castle en arrivant près d'elle.

- Bonsoir trésor, comment se fait-il qu'ils ne servent que de l'alcool bon marché ? Les ventes de tes bouquins ont chuté ou quoi ?!

- Salut papa, dit Alexis.

- Ca va chérie ?! Répondit-il en embrassant sa fille.

Il regarda autour de lui et soupira.

- Elle va arriver, dit Alexis.

- Tu sais bien que tout ce bling bling n'a jamais été son truc, ajouta Martha.

- Oui, mais elle avait dit qu'elle serait à l'heure...

- Elle a dû avoir un empêchement...

- Ouais... Comme d'habitude, soupira-t-il.


Les journalistes s'agitèrent à l'entrée.

- Regardez! C'est maître Beckett! Cria une voix masculine

Kate fit son entrée sur le tapis rouge. Les photographes la mitraillèrent. Elle roula des yeux agacée. Elle n'aimait pas être sous les feux des projecteurs, mais entre ses exploits au barreau de New York et son mariage avec la star des auteurs de romans policiers, ses rêves d'anonymat étaient souvent mis à mal.
Rick se retourna vers elle et se figea en la voyant arriver dans sa magnifique robe bleue, subjugué par sa beauté. Il la trouvait plus belle de jour en jour et se demandait chaque jour comment un tel exploit était possible.

- Tu devrais peut être aller à son secours, lui suggéra Martha.

- Pour qu'on me reproche encore dans les journaux d'empêcher les journalistes de l'approcher? Non! Non! Elle va se débarrasser de ces sangsues comme une grande!

- Maître Beckett, vous venez de remporter une grosse affaire, quel effet ça fait? Demanda un journaliste.

- La vérité a triomphé, c'est tout ce qui compte.

- Il paraît que vous venez d'accepter de défendre le détraqué Kyle Cabott dans l'affaire du meurtre d'Alysson Thisdale... Ça n'est pas du suicide professionnel? Demanda le journaliste.

- Aucun commentaire, grogna-t-elle. Maintenant, excusez-moi, mais ma famille m'attend.


Elle s'éloigna de la horde de journaliste et se dirigea vers le bar où les autres Castle l'attendaient.

- Maître Beckett, vous êtes ravissante !

- Merci lieutenant Esposito!

- J’ai appris que vous aviez pris la défense de Kyle Cabott, vous voulez bousiller notre affaire ?

- Il est innocent. Et puis, je croyais que c’était le vrai tueur que vous vouliez mettre derrière les barreaux ! Rétorqua-t-elle avec un petit sourire en coin.

- Ne me dites pas que vous avez cru aux théories loufoques de votre mari !

- Elles ne sont pas loufoques et dois-je te rappeler, mon cher Espo, que je suis assez grande pour prendre mes décisions seule ? Rick est mon partenaire pour les enquêtes, mais je suis la seule à plaider, alors pour être convaincante devant les jurés, il faut bien que je sois convaincue moi-même.

- En tout cas, Castle est toujours sous le charme, il t’a encore fait une jolie dédicace ! Dit le policier en désignant un présentoir rempli d'exemplaires de "Storm Fall".

- Ah oui ?

- Va voir par toi-même !

- D’accord, au fait, tu diras à Lanie et Ryan que nous organisons une petite soirée au loft samedi.

- Oh ! Quelque chose à fêter ?

- ça se pourrait bien, dit-elle avec un sourire énigmatique avant de se diriger vers un présentoir.

Non loin de là, Castle, qui avait toujours les yeux rivés sur elle, prit la même direction.

« A la merveilleuse Kate Beckett, qui illumine chacune de mes journées depuis neuf ans. »

- Salut ! dit-il en arrivant derrière elle alors qu’elle lisait la dédicace.

- Salut ! Je lisais seulement la dédicace ! dit-elle en refermant le livre pour le lui tendre. Je n’étais pas du tout en train de lire !

- C’est ça, tu peux arrêter ce petit jeu ! Tu as perdu ton pari !

- Pas du tout ! Je n’ai pas lu un mot de l’histoire ! Tu vois, je suis parfaitement capable d’attendre d’avoir acheté mon exemplaire comme n’importe quel fan !

Il l’attrapa par la taille et la ramena contre lui pour l’embrasser passionnément.

- Wah… soupira-t-elle.

- J’adore ta bouille quand tu es prise en flagrant délit d’impatience.

- Je t’assure que je n’ai lu que la dédicace !

- Je sais… Et je sais aussi que tu as lu l’exemplaire que Paula a déposé au loft la semaine dernière !

- … Touchée.

Il l’embrassa de nouveau, avant de lui poser la question qui le tracassait depuis un bon moment.

- Alors ? Qu’est ce qui t’a retenue si longtemps ?

- Je ne suis pas arrivée très en retard…

- Tu avais promis d’être à mon bras quand je ferais mon entrée ! Quelle est ton excuse cette fois ? Et ne me sors pas « les embouteillages », tu me l’as sortie l’an dernier !

- Eh bien…

- Ni que ton assistante s’est cassé la figure dans l’escalier ! Tu m’as sorti cette excuse il y a deux ans !

- Tu vas me faire la liste de toutes les fois où je n’ai pas pu être là à l’heure pour une de tes soirées de promo ?

- Non ! Bien sûr que non, ce serait trop long, étant donné que depuis que nous vivons ensemble, tu n'es pas une seule fois arrivée à l'heure!

- Et je me suis excusée à chaque fois ! contra-t-elle.

- Ouais… J’adore quand tu t’excuses, dit-il avec un sourire rêveur.

- Et cette fois encore, je te ferai toutes mes excuses, promit-elle en se mordillant sensuellement la lèvre inférieure.

- Wah... Alors, quelle est ton excuse cette fois-ci ?

- Un coup de fil hyper important !

- Un coup de fil ? Excuse-moi, mais je t’ai déjà connue plus inventive, comme la fois où tu avais dû traverser tout Central Parc à la poursuite d’un écureuil qui t’avait volé ton invitation VIP.

- Il courait vraiment super vite ! Se défendit-elle.

- Alors, cet appel si important que tu ne puisses pas tenir ta promesse auprès de ton merveilleux petit mari ? C’est au sujet de l’affaire Thisdale ?

- … En quelque sorte… J'ai appris que cette affaire allait être l'occasion de notre dernière enquête ensemble.

- QUOI ? MAIS POURQUOI ? JE N’AI RIEN FAIT MAL CETTE FOIS-CI ! JE N’AI MÊME PAS UTILISE LA FAUSSE PLAQUE DE POLICE QU’ALEXIS M’A OFFERTE POUR NOËL !

- Du calme ! Ça n’a rien à voir avec toi !

- Ah bon ?

- Je vais être juge !

- Quoi ? Déjà? Mais c’est fantastique ! Félicitations !

- Oui, Kyle Cabott sera mon dernier client ! Tu n’es pas trop déçu ?

- Déçu ? Tu veux rire ! Je n’ai jamais couché avec un juge !

Elle éclata de rire, ce qui attira l’attention de Martha, qui vint les rejoindre.

- Oh Katherine, tu es arrivée ! Ouh quelle élégance !

- Merci Martha.

- Tu vois qu’elle est venue, gros nigaud, dit l’actrice à son fils. Ce n’était pas la peine de t’en faire !

- Alors, comment se passe le lancement de ton nouveau livre ? Demanda Kate pour changer de sujet, tandis que Rick adressait une grimace à sa mère.

- Oh ! C’est génial, expliqua l’actrice. J’ai parlé à Gina, qui m’a dit que les précommandes explosaient les records !

- C’est génial, sourit Kate.

- Oui ! Alors espérons que Nikki Hard fasse aussi bien !

- Nikki Hard ? Répéta Kate.

- Son personnage fondé sur toi, Trésor.

- Nikki… Hard ? On peut se parler ?... En tête à tête ? Grogna Kate en adressant un regard noir à son mari.

- Euh… Oui… Bien sûr… répondit-il en la suivant à l’écart.

- C’est quoi ce nom débile ? Nikki Hard ? Demanda-t-elle furieuse.

- Un nom d’avocate !

- Un nom de stripteaseuse !

- Bah… Elle est assez garce ! ... Ouille! Quelle violence!

- Change-le ! Ordonna-t-elle.

- Mais, attends une seconde, songe à l’accroche. La super avocate … à la dent dure, Nikki Hard.

- Change le nom ! Je vais devenir juge ! Je ne peux pas avoir un alter-égo avec un nom pareil !

- Non.

- Si !

- Non.

- Change-le !

- Non ! Répéta-t-il en se cachant derrière un carton à son effigie.

- Rick, je ne veux pas…

- Non, là il en va de mon intégrité madame la juge !

- Quelle intégrité ?

- Mon intégrité artistique…

- Change le nom, c’est compris ?! Rick ! Parce que là, c'est de ton intégrité physique, qu'il en va!

- Ah! Ah! Même pas peur! Tu tiens trop à mon intégrité... Physique... Après le nom, tu vas me demander de changer quoi ?

- Aujourd’hui !

 Un peu plus loin,  Martha et Alexis observaient leur manège.

- Tu crois qu'ils grandiront un jour, Grand-mère?

- Il y a peu de chance, Trésor... Mais qui sait? Après tout Noël est la période des miracles...

 

 


Minefuji  (25.12.2014 à 18:45)

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À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

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Le casting du reboot de Baywatch continue de s'étoffer : Mary McDonnell (Major Crimes) s'invite sur...

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ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

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choup37, Hier à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Aujourd'hui à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Aujourd'hui à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

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