HypnoFanfics

Interdit aux moins de 18 ans

Le coup de la panne

Série : Castle
Création : 03.10.2015 à 17h26
Auteur : caskett71 
Statut : Terminée

« cette fic avait commencé à être publiée sous un titre différent par une autre personne qui n'avait l'autorisation donc vu qu'on me l'a demandé je vous la poste.  » caskett71 

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 Chapitre 11 : Renouveau

 

Rick

 

- Oh pour rien.

- Aller, on dort, maintenant, demain sera un autre jour et une enquête m’attend.

J’avais donc bien compris, Roy était le supérieur de ma détective favorite. Une idée germa dans mon esprit tordu d’écrivain.

 

J’émergeais de cette merveilleuse nuit avec dans mes bras la femme de mes rêves, je déposais un baiser dans ses cheveux tandis qu’elle se réveillait gentiment elle s’étira sensuellement contre mon corps laissant ses longues jambes fuselées caresser les miennes et vint se caler contre ma poitrine sa jambe remontant dangereusement vers mon enfant terrible qui commençait à se manifester.

- Désolé chérie, je ne voulais pas te réveiller. Elle regarda l’heure affichée sur son réveille lumineux.

- Bonjour mon amour. C’est de toute façon l’heure, mon alarme ne va pas tarder à…………. Bip bip bip…….. Tu vois.

Elle s’appuya sur un coude et vint m’embrasser voluptueusement, ce qui me fit gémir.

- Humm Miss Beckett, déjà entreprenante de si bonne heure.

- C’est parce que grâce à toi j’ai passé une excellente nuit. Bon je file à la douche sinon je vais être en retard.

- Veux-tu que je te frotte le dos ? Dis-je en arquant un sourcil suggestivement.

- Non, je dois arriver à l’heure au boulot, moi.

- Aller on y va, je te promets d’être sage.

En effet, je me tins à carreau et la douche se déroula normalement, sans débordement, juste quelques bisous de temps à autre et mes mains lui massant le dos mais rien qui nous détourna de notre mission douche.

 

Kate

 

J’arrivais au bureau fraiche comme une rose, bien reposée et de bonne humeur.

- Salut Ryan, tu as du nouveau sur l’affaire Flint ?

- Hey boss, avec la description des objets volés que nous a fait sa femme, on a fait la tournée des préteurs sur gages et on a retrouvé sa montre chez Cruz Castillo sur Greene street, à quelques blocs du lieu du meurtre. Le proprio nous a donné la vidéo de surveillance.   Espo prit le relais.

- On l’a identifié, Franky Robery, il vit sur Norfolk street, on va le cueillir.

- Bien joué les gars, en route.

L’arrestation fut musclée il avait tenté de s’échapper par l’escalier de secours mais Ryan qui l’attendait au pied de l’immeuble n’eut qu’à le maitriser.

L’ascenseur s’ouvrit à l’étage du 12ème, les gars emmenèrent le coupable en salle d’interrogatoire. Mon attention fut attirée par des mouvements dans le bureau de capitaine, il discutait avec un homme qui me tournait le dos, ils avaient l’air de bien se connaitre car ils riaient de bon cœur se frappant l’épaule comme de vieux potes.

Lorsque l’inconnu se retourna pour sortir du bureau, mon cœur rata un battement. Je n’en croyais pas mes yeux, non, ce n’est pas possible, pas lui ici.

Mon chef sorti aussi du bureau et ils se dirigèrent vers moi tout sourire.

- Lieutenant Beckett laissez-moi vous présenter un très bon ami, monsieur Richard Castle très célèbre écrivain de roman policier.

Je n’avais pas bougé d’un iota, j’étais là plantée devant mon bureau, bouche ouverte prête à gober les mouches comme une idiote. Rick me tendit la main pour se présenter comme si de rien n’été.

- Bonjour lieutenant Beckett, ravi de faire votre connaissance. Dit.il le plus naturellement du monde.

Je repris contenance et répondis du tac au tac en lui serrant la main fermement.

- Richard Castle écrivain ? Connais pas, pas le temps de lire. Déclarais-je en reprenant mes esprits.

Le sourire de Rick se figea à ma remarque. Puis Roy reprit la parole.

- Beckett vous aurez le temps de faire connaissance car Rick va vous suivre sur vos enquêtes, il va écrire une nouvelle saga sur une femme flic à New-York.

- Mais chef, pourquoi moi ? Il y a d’autres femmes flic dans cette ville.

- Oui mais vous êtes la meilleures alors c’est vous qu’il suivra. Rick j’ai été ravi de te revoir, il faut qu’on se refasse une partie de poker un de ces jour.

- Pas de problème Roy, d’ailleurs j’en ai une de prévue ce samedi chez moi avec des potes, le maire Weldon et le juge Markway tu peux te joindre à nous.

- Ok, j’y serais. Salut.

Le capitaine regagna son bureau sous les yeux ahuri des bros qui n’avaient rien loupé de l’échange. Je me retournais vers Rick le fusillant du regard puis me dirigeais vers la salle de repos, suivie de près par mon homme, et me servis un café. Il s’approcha de moi, un peu trop à mon gout, pas que je n’aimais pas ça mais j’étais sur mon lieu de travail et je ne voulais pas que les gars s’en aperçoivent donc je m’éloignais de lui pour aller m’asseoir à une table haute.

- Qu’est-ce qu’il y a Kate ? Tu n’es pas contente de me voir ?

- Si Rick, mais tu aurais pu me prévenir au lieu de débarquer comme ça avec mon chef.

- Je suis désolé Kate, je ne savais pas si Roy allait accepter que je te suive alors j’ai préféré ne rien te dire.

- je ne sais pas si c’est une bonne idée que tu me suives, pas que je ne sois pas contente de te voir plus souvent mais ce que je fais est dangereux, il y a des interventions musclées, des coups de feux, je ne veux pas que tu prennes des risques. Et ici je travaille, je ne veux pas étaler ma vie privée devant mes collègues. Regarde, ils nous observent tous du coin de l’œil.

- T’en fais pas j’ai signé une décharge, la ville de New-York ne sera pas responsable s’il m’arrive quelque chose.

- La ville peut-être mais moi, as-tu pensé à moi, s’il t’arrivait malheur, je m’en voudrais toute ma vie et je ne veux pas te perdre.

- Je comprends, je ne prendrais pas de risque inconsidérés, si c’est trop dangereux j’attendrais dans la voiture, parole de scout…

- Tu as plutôt intérêt, sinon je te menotterais à la voiture. Et tu aurais pu me dire que tu connaissais Montgomery.

- Oui, j’aurais pu mais quand j’ai compris que c’était lui ton chef, j’ai voulu te faire la surprise.

- Et c’est quoi cette histoire de nouvelle saga ? Tu vas vraiment baser ton roman sur mes enquêtes ?

- Pas seulement sur tes enquêtes mais sur toi, je m’inspire de toi pour mon personnage principal. Une détective de la NYPD, la meilleure entre nous soit dit, qui se retrouve affublée d’un journaliste qui la suit par tout comme son ombre.

-Et je suppose que le journaliste te ressemblerait ?

- Bien vu, tu devrais être flic tu sais.

Un éclat de rire commun fusa un peu trop fort et tous les yeux se braquèrent sur nous.

- Bon alors viens que je te présent mes équipiers, mais n’oublie pas, on ne se connait pas et on se vouvoie. OK.

- OK, je vous suis lieutenant Beckett.

- Les gars, je voudrais vous présenter Monsieur Richard Castle, il va me suivre sur les enquêtes pour écrire des livres.

- Salut mec, dirent-ils en chœur en me tendant leurs mains que je m’empressais de serrer.

- Castle je vous présente les lieutenants Kevin Ryan et Javier Esposito, c’est avec eux que je bosse, ce sont les meilleurs. Donc vous aurez les meilleures modèles qu’il soit.   Me tournant vers Espo.   Comment s’est passé l’interrogatoire de Robery ?

- Ben c’est un dur à cuire alors on a dut le bousculer un peu. Mais en insistant un peu, il a fini par craquer. Il a vu Flint avec sa montre en or, un I-Phone en main et une mallette, il a pété un câble, l’a menacé du couteau pour le voler mais Flint s’est défendu et il l’a poignardé de rage en le délestant de ses biens.

- Bien joué. Bon il est 17h30, je vous laisse finir la paperasse les gars, Castle vous restez là ou vous partez aussi ?

-Heu non, je vais rentrer chez moi et on se voit demain matin. Salut les gars.

- Salut mec. Dirent-ils en parfait accord.

Je me dirigeais vers l’ascenseur accompagnée de Rick. Une fois les portes refermées il s’approcha de moi et me chuchota :

- Est-ce qu’il y a des caméras dans les ascenseurs ?

Pour toute réponse je déposais un rapide baisé sur ses lèvres.

- Non, pas de caméras.

- On se voit ce soir ? dit-il en s’écartant comme nous arrivions au garage du commissariat.

- Oui. Tu viens chez moi ?

- Heu et si tu venais chez moi. C’est pas que je ne veuille pas aller chez toi mais si je découche deux nuits d’affilées, ma mère va sérieusement me poser des questions. Alors tu pourrais venir faire sa connaissance et on lui raconterait notre rencontre…… et seulement notre rencontre, pas la suite de la semaine…. Tu veux bien ?

Rencontrer sa mère ? Déjà ? C’était peut-être un peu tôt pour rencontrer ma potentielle future belle-mère mais après cette journée à le côtoyer sans pouvoir s’octroyer le droit de se toucher, de se câliner, mon envie d’être dans ses bras était plus forte et mon cœur l’emporta sur la raison.

- D’accord. Et il n’y aura que ta mère ?

- Oui, Alexis ne rentrera pas avant le weekend comme elle est déjà venue hier soir.

- Bien, je te ramène et je reviens plus tard.

- Viens vers 19 heures, je préparerais le repas.

Une fois rentrée, je profitais d’une bonne douche chaude pour dénouer mes muscles et me détendre avant la rencontre avec la mère de Rick. De quoi allais-je bien pouvoir lui parler, je savais qu’elle était actrice car mon père m’avait fait voir quelques-uns de ses films et que maintenant elle faisait plutôt du théâtre. Mais je comptais sur Rick pour m’aider à……………. La sonnerie de mon téléphone me sortit de mes pensées. Je souris à la vue de l’appelant.

- Bonsoir papa.

- Salut Katie, comment vas-tu ?

- Je vais bien merci. Et toi ?

- Ça va bien, je vais partir 3 jours à la pêche avec Harry alors je voulais t’avertir que je ne serais pas joignable car il n’y a pas de réseau au bord du lac. Et toi, tes vacances ?

Je souris à l’évocation des bons moments passés avec Rick au Hamptons.

- Heu, c’était bien, j’ai profité de la plage, j’ai fait de belles balades en moto et suis allée à la foire du blé. C’était des vacances reposantes et j’en avais vraiment besoin. Et papa, tu m’appelle quand tu seras rentré.

- D’accord, je t’appellerais promis. Je t’aime ma Katie.

- Je t’aime aussi papa. Bye.

Mon père, mon héros. Cet homme qui il y a quelques années s’était retrouvé au fond du trou après la mort de ma mère, a sur remonter la pente. Il a réapprit à vivre sans alcool, sans femme mais a trouvé des amis fidèle au sein des Alcooliques Anonymes, ils s’entraident, se motivent les uns et les autres. Je l’aide comme je peux, en étant présente le plus possible et je l’aime. A son retour j’irais le voir, je dois lui parler, lui parler de Rick car je ne veux pas lui mentir, je sais que mon bonheur lui est important alors je lui dirais.

C’est légèrement tendue que je sonnais à la porte du loft de Rick. Un bruit de pas se fit entendre et la porte s’ouvrit sur un homme souriant.

- Hey.

- Salut Rick.

Je fis un pas dans l’appart en soudain je me retrouvais collée à la poitrine de mon amant, ses lèvres sur les miennes pour un baiser sauvage mais tellement bon. Inquiète, je scrutais l’intérieur du loft.

- Mère est encore dans sa chambre alors je voulais profiter de toi avant qu’elle ne descende.

Je me jetais sur sa bouche, lui rendant passionnément son baiser.

- Ça tombe bien, j’aimerais te parler avant qu’elle n’arrive.

Il me dévisagea inquiet de ce que j’allais dire. Il me prit la main et m’attira au salon. Je m’assis sur le canapé lui faisant face. Je lui pris la main.

- Ne fais pas cette tête ce n’est rien de grave. J’ai eu mon père au téléphone tout à l’heure, il m’annonçait qu’il partait à la pêche 3 jours puis on a parlé de mes vacances. Je n’ai rien dis à propos de nous deux comme convenus mais….

- Mais tu n’aimes pas lui mentir et tu aimerais mon accord pour lui parler de nous deux ?

- Comment tu fais pour toujours deviner mes inquiétudes ?

- Cette fois c’était facile car j’ai la même préoccupation avec ma mère et ma fille. Je n’ai pas envie de leur cacher que je suis l’homme le plus heureux du monde. Alors si tu veux bien on peut lui annoncer ce soir, tous les deux.

- Je te laisse le choix du moment, je te suivrais.

Je scellais notre accord pas un tendre et chaste baiser.

Sa mère arriva au moment où il se leva pour finaliser le repas. Je me levais à sa suite.

- Mère, je voudrais te présenter le lieutenant Kate Beckett, on s’est connus au Hamptons la semaine dernière.

- Bonsoir Madame Rodgers, enchantée de faire votre connaissance.

- Bonsoir lieutenant et appelez-moi Martha, Madame Rodgers ça fait trop…… pas jeune, enfin vous voyez ce que je veux dire. Dit-elle, accompagné d’un clin d’œil en me serrant la main que je lui tendais.

- Seulement si vous m’appelez Kate. Rétorquais-je. Rick, ça sent très bon, que nous as-tu concoctés ce soir ?

- Ossobuco à la milanaise, nouilles et petite carotte.

- Humm toi et ta cuisine italienne, tu vas nos engraisser si tu continues à si bien cuisiner. Kate savez-vous que mon fils adore faire la cuisine ?

- Oui, j’en ai eu un aperçut en vacances.

- Oh, il vous a déjà fait la cuisine ? dit-elle en regardant Rick d’un air coquin.

- Oui mère. Et maintenant à table.

Le succulent repas se déroula dans la bonne humeur, Martha était vraiment d’une compagnie très agréable, ouverte à tous les sujets de discutions.

Pendant qu’il finissait de ranger, je m’assis, au salon avec Matha, un café pour moi et un thé pour elle. Je pris enfin le temps de contempler ce loft. Et quel loft, une immense pièce à vivre comprenant une cuisine américaine (bien sûre) savamment agencée, un salon spacieux équipé d’une télé écran large (mais vraiment large) un mur constitué d’une immense bibliothèque et une belle salle à manger qui pouvait facilement accueillir 10 personnes et la baie vitrée qui s’étendait sur toute la longueur de la pièce permettait de voir les lumières de la ville. Rick vint s’asseoir avec nous, il resta au bout du canapé savourant son café. Martha nous dévisagea l’un et l’autre amusée.

- Vous savez, ce n’est pas parce que je suis là que vous êtes obligés de vous tenir autant éloignés l‘un de l’autre.

Elle joignit les gestes à ses paroles nous faisant signe de nous rapprocher. On se regarda avec Rick étonné de sa remarque.

- Quoi ? Ne me dites pas qu’il n’y a rien entre vous, c’est écrit en grosses lettres dans vos yeux que vous vous aimez. Richard, depuis que tu es rentré des Hamptons tu vis sur un petit nuage et je doute que ce soit à cause de ton livre. Et ces sourires et clins d’œil échangés lors du diner.

- Mère, tu m’étonneras toujours. Mais garde ça pour toi tu veux bien ? Car j’aimerais le dire moi-même à Alexis.

Rick m’attira à lui et déposa un doux baiser sur mes lèvres. Je me sentis rougir comme une ado prise en flagrant délit de bécotage dans la chambre de son petit ami.

- Ne rougissez pas Kate, c’est tellement beau l’amour, à votre âge et avec votre métier vous ne devriez plus avoir peur de la belle-mère.

Je lui rendais son sourire chaleureux tandis qu’elle prit congé, et se retira dans sa chambre prétextant être fatiguée. J’appréciais sa discrétion c’était vraiment une femme adorable.

- Alors ? Comment trouves-tu ma mère ? Pas trop…

- Tu plaisantes, elle est géniale, exubérante mais charmante, vraiment. Je sais d’où te viens ce don pour lire dans mes pensées, elle a tout comprit en à peine une heure. J’ai passé une agréable soirée mais je crois que je vais rentrer, je suis fatiguée.

- Tu pourrais rester ?

- Je pourrais, mais je n’ai pas pris d’affaires de rechange et j’ai besoin de sommeil. Et toi aussi car demain à 8 heures tapante je t’attends au bureau.

- Oui chef, je serais là. Il se mit au garde à vous.

Il me raccompagna à la porte, l’ouvrit mais se ravisa et la refermant, il me plaqua contre celle-ci m’embrassant fougueusement, sa bouche parcourait mes lèvres mes joues mon cou… ho oui mon cou. Un soupir s’échappa de ma gorge lorsqu’il trouva cet endroit sensible qui me faisait tout oublier, même de respirer. Dieu que c’était bon mais à contre cœur je m’éloignais de lui car sinon je ne rentrerais pas chez moi ce soir.

Après un dernier bisou sage, je quittais le loft apaisée et heureuse. J’allais le revoir demain et aussi les jours qui allaient suivre.

Après cette agréable soirée, Morphée m’emmena dans une douce et reposante nuit.

 


caskett71  (09.10.2015 à 18:59)

                                            CHAPITRE 12 : Nouvelle collaboration.

 

POV RICK

 

La pression retomba d’un seul coup, cette soirée s’était déroulée à merveille, Kate et mère s’entendaient comme si elles se connaissaient depuis longtemps. Et elle avait l’air d’apprécier le fait que je la suive sur ses enquêtes.

 

8 heures pile je sortais de l’ascenseur à l’étage de la criminelle scrutant les environs à la recherche de ma petite amie mais ici, au poste, je devais me comporter en observateur et refreiner ma tentation de la serrer contre moi pour l’embrasser. Je l’aperçus, elle me tournait le dos assise à son bureau concentrée sur les dossiers qu’elle lisait.

- Bonjour lieutenant Beckett. Comment allez-vous ?

- Bonjour Monsieur Castle. Je vais très bien et vous, prêt à travailler ?

- Oui, comme les scouts, toujours prêts. Mais s’il vous plait appelez-moi juste Castle, pas de Monsieur entre nous. Lançais-je accompagné d’un clin d’œil.

- D’accord, Castle. Acquiesça-t-elle en esquissant un léger sourire.

Je vis Ryan et Esposito s’approcher de nous et elle reprit son sérieux.

- Bonjour vous deux. Dirent-ils en chœur.

Un « Bonjour les gars » sortit simultanément de nos bouches ce qui fit sourire les deux flics.

- Alors quel est le programme de ce matin. Dis-je pour me mettre en situation.

- Ben Ryan et moi on a de la paperasse à finir si tu veux nous donner un coup de main c’est avec plaisir.

- Heu de la paperasse, heu comment dire, heeeuuu non merci sans moi.

- Hé bien Monsieur l’écrivain, pourtant c’est votre domaine l’écriture, non ? fit l’hispanique.

- Oui mais moi quand je bosse, j’écris ce que je veux.

- OK, on s’en souviendra. fit Ryan en accrochant le bras de son coéquipier pour les diriger vers leurs bureaux.

Ma belle se leva et se dirigea vers ce que je devinais être la salle de repos. Je la suivi, elle nous servit deux cafés et s’accouda à une table haute. Le liquide noir me tira une grimace de dégout.

- Beurk, c’est quoi ce truc que vous m’avez servi, ne me dites pas que c’est ce que vous appelez un café ?

- En tout cas il faudra vous y habituer car c’est tout ce qu’on a, et certains jours lorsqu’on a des enquêtes difficiles on est content de l’avoir même s’il n’est pas très bon.

- Pas très bon ? Dites seulement qu’il est imbuvable. Je reviens dans pas longtemps.

Je sortis rapidement de l’immeuble ayant repéré un Starbuck pas très loin et lui rapporta un café, je voulais la surprendre alors je lui en pris un avec double dose de vanille. Et pour moi un noir bien serré.

Je la rejoignis et posais le gobelet sur son bureau.

- Voilà, ça c’est un café. Elle en bu une gorgée, me regarda perplexe, en rebu une autre gorgée.

- Il y a de ? De la vanille, il est très bon Castle merci. Donc vous pourrez m’en apporter un tous les matins.

- Si ça me permet de voir ce magnifique sourire s’afficher sur vos lèvres tous les matins, se sera avec plaisir.

- Bon, Castle, maintenant qu’on est dopés au vrai café, ça vous dirait de visiter le poste.

- Oh bien sûr, je vous suis lieutenant Beckett.

- Ryan, je vais faire visiter les lieux à Castle.

- OK boss….

Dans l’ascenseur elle appuya sur le bouton du sous-sol. Me rapprochant d’elle je lui murmurais à l’oreille.

- Es ce qu’il y a des caméras ou on va ? D’un doigt ferme sur la poitrine elle me repoussa.

- Oui il y en a. Et il y a aussi la morgue ou travaille Lanie ma meilleure amie alors tiens-toi à carreaux car elle a un instinct démentielle pour dénicher les plus petits secrets, compris.

- Compris.

-Hey Lanie, comment vas-tu ?

- Salut Kate, comme tu voir c’est calme, que de la paperasse et toi ?

- Lanie Parish, laisse-moi te présenter Monsieur Richard Castle, c’est un écrivain en recherche de nouvelles sensations, il va me suivre sur mes enquêtes pour écrire un livre.

- Heu Kate, Lanie balbutia, c’est LE Richard Castle, celui dont tu es fan depuis des années ? Wah génial.

La jeune métisse s’avança timidement en me tendant la main.

- Enchantée de faire votre connaissance Monsieur Castle.

- Moi de même Miss Parish mais je vous en prie appelez-moi juste Castle.

- OK, et moi se sera Docteur Parish pour vous.

Devant mon air déconfit elles éclatèrent de rire toutes les deux.

- Mais non ne faites pas cette tête Castle, je plaisante, vous pouvez m’appeler Lanie.

En remontant en ascenseur elle m’énuméra les divers sections des autres étages, il y avait au premier les hommes en uniformes qui quadrillaient les rues, au 2ème les personnes disparues, au 3ème les vols et cambriolages et au 4ème les homicides.

 

Elle s’assit à son bureau et moi je restais planté là, debout comme un idiot. J’allais donc chercher une chaise que j’avais repérée en salle de pause et m’installais à côté de son bureau. Son regard interrogateur m’interpella.

- Quoi, qu’est-ce qu’il y a ? Je ne peux pas rester là ?

- Heu si, mais je n’ai que de la paperasse à remplir pour le moment alors si vous avez   autre choses de mieux à faire allez-y et je vous appellerais si on a une enquête.

- C’est gentil mais je n’ai rien de mieux à faire pour le moment alors je vais attendre ici.

- Ok, comme vous voudrez.

La matinée passa sans imprévu, les gars remplissaient leurs paperasses et Kate tapais les rapports. Lorsqu’elle en eu fini quelques-uns, elle se leva.

- Ou vas-tu ? Oups désolé, ça m’a échappé.

- C’est pas grave personne n’a entendu mais fait gaffe la prochaine fois. Je vais aux archives classer ces dossiers. Et après on pourrait aller manger chez Remy’s.

- Je vous suis belle détective.

- Hey les gars, je vais aux archives classer ces dossiers et ensuite on ira manger. On se retrouve à 14h.

- Ok boss. A tout à l’heure.

 

Nous étions installés à la même table que l’autre jour, un peu à l’écart. Après que la serveuse eue prit notre commande, je lui pris la main, la caressant avec mon pouce.

- Kate ?

- Humm.

- J’ai envie de t’embrasser.

Elle regarda autour de nous, contourna la table et s’assit à côté de moi.

- Moi aussi.

Puis nos bouches se collèrent pour un tendre baiser. Lorsque je voulus m’éloigner d’elle, je sentis une main accrocher mon col de chemise et nous rapprocher encore plus pour intensifier le contact.

- Ça m’a manqué ce matin. Dit-elle souriant.

- A moi aussi.

Et elle déposa un bisou furtif avant de se rasseoir à sa place au moment où notre repas arriva.

De retour au poste je vis les coéquipiers de Beckett assis à leurs bureaux travaillant sur l’ordi de Ryan.

- Alors, rien de nouveau ? Questionna ma douce.

Les gars levèrent la tête en parfaite synchronisation.

- Non rien.

- Ok, alors je monte en salle de sport, vous m’appelez s’il y a quelque chose. Venez Castle je vais vous montrer la salle de sport.

Sans attendre je me levais et lui emboitais le pas, gravissant l’escalier qui nous conduisait à l’étage du dessus que je n’avais pas encore visité.

- Je vais me changer, tu m’attends là.

- T’es sur, tu ne veux pas un coup de main ?

- Castle.

- Ok, je visite la salle en t’attendant.

Et quelle salle. Il y a de tout, des bancs de muscu, des vélos, un tatami, un mini ring de boxe et des sacs de frappe. Je m’approchais, me mettant en position d’attaque devant se sac qui avait l’air de me narguer.

- Quoi, qu’est-ce que t’as dit ? Tu me cherche ?

Puis je frappais fort dans le sac qui ne bougea que très légèrement.

- Aïe. Maudit sac.

- Alors Castle on cherche la bagarre avec un tas de sable.

Je sursautais au son de sa voix, je ne l’avais pas entendu arriver.

- Heu non pas du tout, je t’attendais bien gentiment là.

- Oui bien sûr, et c’est pour ça que tu te frotte la main ?

- D’accord, j’ai voulus essayer……………et ça fait mal.

- Mais Castle on ne frappa pas là-dedans sans protection. Tu veux essayer avec des gants ?

- Non merci, une autre fois peut-être.

- Comme tu veux. Mais ce soir met de la glace, ça te fera du bien.

- Merci pour le conseil docteur Beckett.

En riant, elle s’approcha du ballot suspendu, fit quelques mouvements d’échauffements puis commença à frapper, d’abord doucement puis plus fort, alternant les coups de poings et les coups de pieds. Sur son front, des gouttes de sueur apparurent, ses cheveux volaient dans tous les sens.

Mon cœur battait le tambour dans ma poitrine à la vue de cette femme en short et brassière qui se défoulait devant moi. Mes yeux ne la quittaient pas, ils étaient braqués sur ses jambes fines mais musclées, ses fesses fermes, sa poitrine……….mon Dieu sa poitrine, non il faut que je m’arrête, que je reprenne mes esprits. Je m’avançais dans sa direction et saisi le sac. Je le tins fermement pour elle, pour qu’il ne bouge plus, heu, presque plus. Elle frappait fort, je ne voudrais pas un jour me retrouver du côté des méchants et me faire frapper pas cette lionne enragée car elle ne se retenait pas. Mes yeux rivés dans les siens ses coups se firent moins violents et elle ralentit la cadence. Nos regards s’étaient accrochés comme souvent. Elle s’arrêta, ôta ses gants et se retourna vers moi, ses yeux, mon dieu ses yeux, ils étaient devenus sombres tout à coup. Mais pas sombre de tristesse non, noire de désirs, d’envie. Elle s’avança vers moi, passa ses mains derrière ma nuque et sans sommation colla se lèvres sur ma bouche demandant direct un accès plus profond. Accès que j’offris avec plaisir tellement elle m’avait subjuguée pendant ses exercices. Alors que mes mains agrippèrent sa taille pour nous coller encore plus, son portable se mit à sonner. A contre cœur nous dûmes nous séparer.

- Nous reprendrons cette discussion ce soir. Me soufflât-elle à l’oreille alors que je restais bouche bée de l’audace qu’avait eu cette femme.

- Beckett…..

-…………

- Ok on arrive, envoye-moi, l’adresse et on se voit là-bas. Et elle raccrocha. Je vais me doucher, on a un meurtre. Et non, je n’ai pas besoin d’aide sous la douche.

- Mais je n’ai rien dit.

- Non mais tu l’as pensé très fort.

Dix minutes plus tard, elle prenait son arme et sa plaque et nous quittions le poste. Arrivés sur place ma belle sortit de la voiture, prit une profonde inspiration et enfila son masque de flic. Je notais sur mon petit carnet sa préparation, elle se mettait en condition, affronter des cadavres tous les jours n’était pas donné à tout le monde. Elle marcha d’un pas décidé vers le lieu du meurtre saluant au passage les uniformes qui avaient déjà quadrillé la zone. Ils étaient là les premiers, faisaient le plus gros du job et elle le savait, elle ne les prenait jamais de haut ayant passé par là elle savait le travail qu’ils accomplissaient et les remerciaient régulièrement.

Nous étions dans un parc très arboré ou les joggeurs aimaient venir courir car très ombragé. Un petit lac ou se baignaient des cygnes et des canards proposait une fraicheur bien appréciée les jours chaud comme aujourd’hui.

Je la suivais à quelques pas et lorsque je vis le corps de cette jeune femme, mon estomac se retourna et je dû m’éloigner en courant pour vider son contenu derrière une poubelle. Un uniforme sourit en prenant de mes nouvelles, je l’en remerciais et me dirigeais vers les deux femmes qui me fixaient en souriant.

- Salut Lanie, qu’est-ce qu’on a ?

- Hey girl, salut Castle. Jamie Capwell, 35 ans elle a était tuée par une balle 9 millimètres en pleine poitrine. Elle n’est pas morte sur le coup, ses poumons se sont remplit de sang et elle est morte étouffée par son propre sang en 2 ou 3 minutes pas plus. J’estime l’heure de la mort entre 5 et 6 heures ce matin. Ryan est partit interroger l’homme qui l’a trouvée.

- Hey Beckett, salut Castle.

- Salut Ryan qu’as-tu découvert ?

- Elle habite sur la 42ème avenue. La scientifique est sur le coup, ils relèvent des empreintes de pas. On a retrouvé son sac dans le container à quelques mètres d’ici. Avec Espo on va à son appart essayer d’en savoir plus sur elle.

- OK, merci Ryan on se retrouve au poste.

- Lanie, comme d’habitude, j’attends ton rapport. A plus.

Je saluais à mon tour Ryan et Lanie et notais mes observations sur mon carnet en suivant Beckett à sa voiture.

- Alors comme ça on n’a pas l’estomac bien accroché Castle ?

- HAHA, très drôle détective.

De retour au poste je m’assis à ma place, à côté de son bureau et l’observais consciencieusement. Elle affiche la photo de la victime sur un tableau blanc, nota son nom et tous les renseignements en sa possession, pour le moment le tableau n’était pas trop fournit mais je ne doutais pas qu’il allait se remplir au fur et à mesure de l’enquête. Elle s’assit à son bureau et fit des recherches sur son ordi. Puis poussant un soupir elle me regarda.

- Castle un café ?

A la pensée de ce breuvage infect de la salle de pause, une grimace se dessina sur mon visage.

- OK, je reviens dans 5 minutes.

Je sortais chercher un vrai café au Starbuck et étais de retour au bureau lui tendant son café qu’elle apprécia, son sourire fut mieux qu’un remerciement. Les mecs faisaient leur rapport à Kate en mettant les infos sur le tableau.

- Bon les gars vous pouvez renter, comme on n’aura pas les vidéos de la banque avant demain matins on ne peut rien faire de plus se soir. Et on se voit à la première heure demain.

- OK boss à demain, à demain Castle. Dirent-ils en s’en allant.

- Salut les gars, à demain. Et vous détective, vous partez aussi ?

- Oui, j’ai rendez-vous avec mon amoureux ce soir, je lui ai promis une séance de sport intensif ce soir.

- Ho, heu… sport…..intensif…. Wah, quel programme. J’espère qu’il est en forme ?

- Il l’est. Assura-t-elle en me toisant de son regard si sexy.

Dans l’ascenseur mes lèvres se posèrent sur les siennes, en manque de contact avec sa peau mes mains passèrent sous son pull et l’effleurèrent.

- Un peu de patience Monsieur l’écrivain, ce soir se sera ta fête mais pas avant.

Sur le chemin de mon loft, je me tapais le front en poussant un juron.

- Quoi Rick, qu’est-ce qu’il y a ?

- Je suis vraiment désolé mais ce soir je ne peux pas, j’ai complètement oublié. Oh non mais quel idiot je fais. C’est ce soir qu’Alexis rentre pour le weekend. Je suis vraiment désolé.

- Et à quelle heure arrive-t-elle ?

- Vers 20 heures pourquoi ?

Elle me jeta un regard qui en disait long sur son envie et changea de direction, prenant celle de son appart.

Je souris à son audace et apprécie sa spontanéité. Je découvre tous les jours un peu plus de sa personnalité qui la rend à mes yeux de plus en plus attachante.

- Oh mademoiselle Beckett prend les choses en mains.

- Encore un peu de patience et tu verras ce que je peux faire avec tes choses en mains.

Le reste du trajet me parut interminable mais lorsque je franchis la porte de son appart, tous vola en éclat. Je me retrouvais plaqué contre la porte d’entrée, ma dulcinée collée à mon corps ses mains se baladant sous ma chemise qui ne fit pas long feu et atterrit je ne sais ou suivie de près par son pull et en un rien de temps nous nous retrouvons en sous-vêtements peinant à retrouver notre souffle.

- Wah Kate je ne voyais pas telle une tigresse.

- Tu n’as pas idée de ce qui t’attend.

- Alors montre-moi.

Tout en m’embrassant elle me fit reculer jusqu’au salon, ses mains étaient partout, dans mes cheveux, descendant dans mon dos, sous mon boxer qui devenait trop serré à mon gout tellement mon désir grandissait. Elle le senti car mon boxer glissa au sol et sa main saisi mon sexe gonflé d’envie et entama délicieux un va et viens qui me fit gémir son nom. Kate. Mes mains aussi s’affairaient, détachant d’un coup son soutien-gorge et l’éjectant au loin suivi par son shorty. Elle était belle, ma bouche aspira sa poitrine et ma langue titilla son téton dressé vers moi, caressant l’autre sein de ma main. Pour ne pas faire de jaloux j’inversais les positions mais en manque, je remontais vers sa bouche et nos langues se ruèrent l’une sur l’autre pour un baiser langoureux tandis que d’une main j’explorais son pôle sud, effleurant son point sensible et sa douce humidité. Elle me fit asseoir sur le canapé et se mit à califourchon sur mon bassin, mon érection pressée contre sa féminité et d’un coup de hanche elle s’empala sur mon sexe, deux gémissements simultanés s’échappèrent de nos bouches liées dans un baiser torride.

Et ce n’était qu’un début car toutes les pièces y passèrent après le salon, le bloc de cuisine, contre le frigo, sur le bureau, son lit mais dans des positions très extraordinaires et enfin la salle de bain lorsque je voulus aller me doucher.

- Waouh ! Tu avais raison Kate, je n’avais pas idée……… de ce que tu pouvais faire avec mes choses. Tu me surprends tous les jours un peu plus. Mais s’il te plait ne change pas.

- Promis.

- Bon, que dirais tu qu’on bouge, le carrelage frais de ta salle de bain et un peu dure pour mon dos.

Après cette ardente session et une vraie douche je me rhabillais sous les yeux rieurs de ma petite amie.

- Kate !

- Humm !

- Viens diner avec nous, j’aimerais te présenter ma fille ce soir?


caskett71  (10.10.2015 à 20:40)

                    

    Chapitre 13   :   Famille

 

KATE

 

- Heu, je ne sais pas, tu ne crois pas que tu devrais lui parler de nous avant ?

- Non, tu verras, tous se passera bien, Alexis sera autant ravie que ma mère si ce n’est plus. Je t’attends vers 20 heures.

- OK. J’y serai. Mais tu lui diras pour nous avant que j’arrive.

- On lui dira ensemble.

J’ouvris la porte l’embrassant et regardant l’ascenseur se refermer sur son visage souriant. Je m’allongeais sur mon canapé repensant à cette merveilleuse histoire digne d’un compte des milles et une nuit. Moi, Kate Beckett, flic de son état, était tombée amoureuse, déjà ça c’était rare car je m’attachais difficilement aux personnes, mais en plus c’était du grand Richard Castle que je m’étais enamourée. Et ce soir j’allais diner en famille, avec sa famille.

Comment Alexis allait-elle prendre la chose ? Je sais que Rick est majeur et vacciné (quoi que majeur, pas toujours) et qu’il n’a pas besoin de l’accord de sa fille pour fréquenter quelqu’un mais je stressais à l’idée que ça se passe mal et que je ne m’entende pas avec elle autant bien qu’avec Martha. Je me douchais rapidement, enfilais un jeans noir, une blouse violette et mon blouson en cuir, me rendant chez lui en moto ce serait plus rapide vu le trafic important en ville le vendredi soir.

Je me tenais devant la porte du loft les poings serrés tel un boxeur prêt à en découdre avec son adversaire et frappais trois petits coups comme Rick avait pris l’habitude de faire chez moi. La porte s’ouvrit sur une Martha resplendissante, haute en couleur.

- Bonsoir Darling, entrez, bienvenue à la casa Castle.

- Bonsoir Martha.

- Ha vous étés venue en moto ! C’est pratique en ville !

Elle me débarrassa de mon casque et je crochais mon blouson au porte manteau.

- Oui c’est appréciable dans les bouchons. Comment allez-vous Martha ?

- Je vais bien merci et vous, une enquête en cours d’après ce que m’a dit Richard.

- Oui, on a un meurtre à élucider. Mais ne gâchons pas l’ambiance en parlant de mon job.

- D’accord, je vous laisse, je vais prévenir Alexis que vous êtes arrivée.

Je m’approchais de Rick qui s’affairait à la cuisine et qui sourit en me voyant. Je l’embrassais pour me donner du courage face à ce qui m’attendait. Pas qu’il me faille vraiment du courage mais surtout que j’avais envie de l’embrasser.

- Fais pas cette tête Kate, ça va bien se passer. Alexis est très cool tu verras.

- Comme toujours, tu as deviné mes craintes…

- Tu sais ce n’est pas difficile, je n’ai qu’à imaginer le soir ou tu me présenteras ton père, je pense que je serais dans le même état que toi en ce moment.

Un bruit de pas me fit me retourner pour apercevoir une belle jeune femme aux longs cheveux couleur soleil couchant qui me fit un sourire éclatant. A cet instant mes craintes s’envolèrent et je lui souris en retour. Rick s’avança vers nous.

- Alexis je voudrais te présenter mon amie, Kate Beckett.

- Enchantée de faire vous connaitre mademoiselle Beckett.

- Oh je t’en prie appelle moi Kate et moi aussi je suis heureuse de te rencontrer, ton père m’as beaucoup parlé de toi.

- Ha oui et en bien j’espère ? Elle éclata de rire avant que je ne réponde. Connaissant mon père, je sais déjà la réponse.

- Hé, fit le principal intéressé, suis-je aussi prévisible que ça ?

- Oui ! Répondis-je en même temps qu’Alexis ce qui nous fit partir d’un éclat de rire.

Rick nous pris par les épaules et nous dirigea vers la table.

- Je suis content de voir que vous vous entendez bien.

- Pourquoi papa, tu en doutais ?

Il me regarda amoureusement, ce que je vis dans ses yeux me conforta dans mon idée que cette famille était vraiment extraordinaire et ma peur s’envola aussitôt.

- Non Alexis, c’est moi qui avais peur de ta réaction, dis-je.

- Kate, vous savez mon père n’est qu’un gamin dans un corps d’adulte mais il sait ce qui est bon pour lui et si votre relation est sérieuse cela ne peut qu’être bénéfique pour lui et peut-être, je dis bien peut-être, qu’il finira par grandir.

- Hey mais vous savez que je suis là. Fit mon écrivain.

- Wah Alexis, tu es tout l’opposé de ton père, une femme adulte dans un corps d’ado, je te trouve très mure pour ton âge.

- Merci Kate, mais il fallait bien quelqu’un qui élève se grand gamin mais maintenant qu’il vous a, je vous le confie.

- Merci ma chère pour ce cadeau empoisonné, répliquais-je en éclatant de rire.

- Hey non mais vous avez fini, je peux très bien m’occuper de moi tout seul, non.

- NON. Ce mot sorti simultanément de ma bouche et de celle de la rouquine. Et nos visages sourirent malicieusement.

Le repas se déroula dans une ambiance bon enfant. Martha y glissa des anecdotes sur Rick et lui en sortit quelques-unes à propos d’Alexis qui me permis de cerner un peu mieux cette famille formidable. Je me sentais à l’aise avec eux comme si j’en faisais partie depuis longtemps. Soudain un voile de tristesse passa devant mes yeux, je repensais à ma mère, que serais devenu ma famille si elle ne nous avait pas été enlevée il y a 13 ans.

- Kate, qu’est-ce qu’il y a ?

Mon regard se posa sur Rick et je vis dans ses yeux qu’il savait à quoi je pensais à cet instant.

- Pumkin, je pense que Kate a….

- Ca va Rick. Alexis, j’ai perdu ma mère quand j’avais 19 ans et me retrouver comme ça dans votre famille a réveillé des souvenirs agréables mais en même temps, je me demande ce que je serais devenue si elle était toujours avec nous. Si j’ai arrêté mes études de droit et que je suis entrée dans la police c’est pour trouver le coupable de son meurtre, ce qui est arrivé 5 ans après son décès.

- OH, parce que vous êtes flic ?

- Oui et elle est une des meilleurs flics de la criminelle. Ajouta Rick tout en débarrassant la table.

- Et elle fait de la moto, rajouta la plus âgée des rouquine.

- Wah une moto, c’est génial, j’aimerais beaucoup avoir un scooter mais papa s’y oppose, trop dangereux qu’il dit.

- Il n’a pas tort tu sais, New-York est une ville très agitée et même moi qui roule depuis de nombreuses années je dois être aux aguets sans arrêt c’est pour ça que je roule peu en ville. En général je la prends pour faire des balades en dehors de la ville pour me changer les idées comme le jour où j’ai rencontré ton père.

- Ha bon, comment vous vous êtes rencontrés ?

Tout en racontant mon histoire, je me levais pour aider à débarrasser mais Alexis me fit signe de rester assise et de continuer de parler de leur rencontre qu’elle s’en occupait. Je lui souris en retour et donnais suite aux péripéties de Rick et sa voiture tout en m’installant au salon avec Martha sous les rires de sa petite-fille. Il nous amena un café pour moi et un thé pour sa mère. Alexis nous salua et se retira dans sa chambre pour étudier.

- Martha, comment se fait-il qu’Alexis soit si mature et si sérieuse en ayant un papa aussi enfantin ?

- Je pense ma chère que la maturité à du sauter une génération. Fit-elle le plus sérieusement du monde.

- Mais vous avez fini de vous moquer de moi. Puis il fit sa moue boudeuse en s’asseyant à mes côtés.

- Comment veux-tu être traité en adulte quand tu fais une bouille pareille ?

Je posais ma main sur sa cuisse et caressais tendrement sa main, nos doigts s’enlacèrent et nos regards s’accrochèrent. Martha se leva, monta dans sa chambre après nous avoir salués et souhaités une bonne nuit. Rick se rapprocha de moi, passa son bras sur mes épaules, je posais ma tête sur sa poitrine appréciant cette complicité qui nous unissait depuis que nous nous étions rencontrés. Je me sentais si bien là avec lui dans le silence de la nuit Newyorkaise profitant simplement d’être blottie contre mon homme. Mes paupières se faisaient de plus en plus lourdes, je décidais donc de rentrer me coucher.

- Rick, je crois que je vais rentrer avant de ne plus tenir les yeux ouverts. Il me serra encore plus fort.

- Non, ne part pas, reste s’il te plait. J’aimerais qu’on reste juste comme ça, tous les deux enlacés. J’aime te sentir contre moi……………

- Bon d’accord mais nous serions beaucoup mieux dans ton lit, surtout qu’il est très confortable.

- Ha j’ai compris, c’est pour le confort de mon lit que tu restes.

- Oui et aussi pour profiter de tes petits déjeuners. Aller viens sinon demain matin on ne pourra pas se lever.

Et nous partîmes dans sa chambre pour une nuit douce et reposante, sans sexe, sans câlin, juste lui et moi enlacés dormant d’un sommeil réparateur.

- Bonne nuit mon écrivain.

- Bonne nuit détective de mon cœur.

Et c’est sourire aux lèvres que le marchand de sable nous trouva pour distribuer sa dose de repos.

 

Une délicieuse odeur de café parvint à mes narines, j’ouvrir un œil puis l’autre, ma main tata l’autre côté du lit mais ne trouva que des draps froids. Je me levais, enfilais mes habits et sortis de la chambre pour trouver mon amoureux accoudé au bar en grande discussion avec Alexis. J’étais un peu gênée de me retrouver face à elle de bon matin alors que je venais juste de faire sa connaissance, mais Rick me vit et pris les devants.

- Bonjour ma chérie, bien dormit ?

- Bonjour vous deux, oui, j’ai dormi comme un bébé. Dis-je souriante voyant Rick me tendre une tasse de café.

- Bonjour Kate. Dit la rouquine me rendant mon sourire. Vous déjeunez avec nous ?

- Heu non, c’est gentil mais je dois aller au poste ce matin et il faut encore que je passe chez moi me doucher et me changer. Rick, tu me rejoins là-bas ou est-ce que tu passes ta journée avec Alexis.

- C’est bon papa tu peux y aller, de toute façon j’ai encore à réviser, on se verra ce soir pour diner.

- Oh pumkin, désolé mais j’ai une partie de poker ce soir. Kate ?

- Je vais téléphoner à Lanie, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas fait une soirée entre filles. Et Rick, n’oublie pas mon café.

 

Le bureau était presque désert ce matin, les gars étaient occupés avec les vidéos de la banque qui se trouvait en face du parc.

-Alors du nouveau, lançais en m’approchant d’eux.

- Oui, fit Ryan, vers les 5h30 on voit deux personnes se disputer de l’autre côté de la route mais c’est sombre alors j’ai demandé à Tory si elle pouvait améliorer l’image.

- Et moi j’ai pu joindre ses parents Sophia et Chaning Capwell ils doivent arriver dans une heure.

Le ding de l’ascenseur me fit tourner la tête et je vis Castle arriver avec un livreur chargé d’un gros coli.

- Salut les gars, venez, j’ai un petit cadeau pour vous.

Et il se dirigea vers la salle de repos. Suivi par nous trois.               

- Attention, roulement de tambour……………….. tadam, voici la nouvelle machine à expresso pour mes amis du 12ème. Elle vous fera des cafés à ne plus vouloir rentrer chez vous.

- Wah Castle c’est gentil mais tu n’aurais pas dû, fit Espo.

- Si si, j’y tiens, je voulais vous remercier de m’avoir si bien accueilli et ça me fait plaisir. Et comme je vais passer encore pas mal de temps ici, autant faire en sorte que ce soit agréable. Dit-il en me regardant tendrement.

Il se tourna vers le livreur.

- Le montage est compris dans le prix ? Le livreur acquiesça et se mit au travail.

La matinée passa calmement, rythmée par les appels téléphoniques, les recherches sur ordinateur et la dégustation de café, de vrai café. J’avais eu un entretien avec les parents de la victime qui étaient sous le choc. Ils m’apprirent qu’elle venait de rompre avec son petit ami, un certain Samir Nasra. Espo fit quelques recherches et avec Ryan ils allèrent le cueillir à son appartement. Son interrogatoire fut chaotique, il était très agité, nerveux puis à bout de nerf il craqua. Il l’avait tuée par accident, il voulait juste lui faire peur pour qu’elle revienne vers lui mais elle a paniqué, s’est jetée sur lui et le coup est parti accidentellement.

Je finissais de remplir le rapport et téléphonais aux parents de Jamie pour leur annoncer que nous avions arrêté le coupable.

- Ryan, Espo, vous pouvez rentrer. Merci, c’était du beau boulot.

Espo chuchote à l’oreille de son coéquipier.

- Dis, tu la trouve pas bizarre Beckett ?

- Tu m’ôte les mots de la bouche. Elle est plus……….cool, plus souriante, elle part plus tôt.

- Tu crois qu’elle a un petit ami ?

- Je sais pas, va lui demander.

- T’es fou je veux pas me faire étriper. Viens on y va avant qu’elle nous trouve autre chose à faire.

- Salut Beckett, Salut Castle, à lundi. Dirent-ils en chœur.

Un signe de la main et ils disparurent dans l’ascenseur.

- Alors, tu as eu Lanie ?

- Oui, elle vient chez moi ce soir. Allons-y, je te ramène.

Je me parquai devant chez lui, laissant tourner le moteur comme je n’allais pas m’attarder.

- Tu montes ? On a le temps de boire un verre !

Devant son regard charmeur je ne pus qu’accepter, et j’en avais trop envie.

- Qu’est-ce que tu bois ?

- Un café s’il te plait. Ou est Martha ?

- Oh elle est de sortie avec de vielles amies de théâtre.

Des pas se firent entendre dans les escaliers.

- Hey salut pumkin, comment s’est passé ta journée ?

- Bonsoir Alexis.

- Salut papa, bonsoir Kate. Bien, j’ai révisé toute la matinée et après-midi je me suis promenée un moment avec Ashley.

- Et ce soir ? Tu manges avec moi, mes potes ne viennent qu’à 21heures.

- Puisque tu m’invite si gentiment se sera volontiers. Que vas-tu préparer ?

- Que dirais-tu d’une salade de riz au curry avec poulet ?

- Je dis oui. Kate tu reste avec nous ?

- Non c’est gentil Alexis mais j’ai Lanie qui vient chez moi ce soir mais une autre fois avec plaisir. Bon, Rick je vais y aller sinon elle arrivera avant moi.

- Bonne soirée Kate.

- Bye Alexis.

Rick me raccompagna devant la porte et après un tendre baiser je m’en retournais chez moi prête à affronter la tempête Lanie. Je me pressais donc, une bonne douche et me voilà préparant le repas pour ma meilleure amie. Je finissais de mettre les couverts lorsqu’on sonna à la porte.

- Hey girl.

- Salut Lanie, contente de te voir.

Elle entra posa la bouteille de vin rouge qu’elle avait amené sur le bar de la cuisine et nous passions à table dégustant cette merveilleuse salade de riz dont j’avais piqué l’idée à Rick, (mais chut ne lui dite pas) et ce délicieux vin qu’avait amené Lanie. Ensuite, installées au salon, nous discutions de tout et rien lorsque la discussion porta sur Castle.

- Il est craquant Castle tu ne trouves pas ?

- Heu, pff oui, il est plutôt pas mal mais tu sais je n’ai pas trop fait attention. Il est sympa, a de bonnes intuitions pour les enquêtes. Ça me change de travailler avec quelqu’un qui n’est pas flic, il a une autre vision des choses.

J’avais essayé de noyer le poisson mais avec Lanie et son radar en alerte je savais que j’allais avoir droit à un interrogatoire en règle.

- A propos de visions des choses, tu as l’air changée, je te trouve plus radieuse.

Nous y voilà, Kate applique toi…

- C’est vrai, je me sens mieux, je crois que j’avais vraiment besoin de repos, ces vacances m’ont vraiment retapée.

A cet instant mon I-Phone sonna l’arrivée d’un message, je m’en saisi et souriais en voyant qui me l’envoyait.

- Dis- moi si je te dérange ?

- Non désolée, je t’écoute, tu disais ?

- Tu as rencontré quelqu’un ? C’est lui qui te rend heureuse comme ça, qui te fait sourire ?

- Je….heu…. t’as gagné, oui j’ai rencontré un type sympa, on se voit de temps en temps mais je ne sais pas ce que ça va donner, si c’est possible qu’il y ai un nous.

- Pourquoi, y a un problème, il est marié ?

- Oh non pas du tout mais je suis trop souvent mal tombée avec les hommes que je n’ose pas me lâcher, j’ai toujours peur de m’attacher à eux et qu’ils me laissent tomber.

- Kate, tu mérites d’être heureuse, laisse toi le temps de le connaitre avant de le condamner. Et…………est-ce que ………..je le connais ?

- Lanie !!!!!

- Quoi, je me renseigne, toi tu sais que je sors avec Espo alors tu peux bien me dire qui c’est.

- Non, de toute façon tu ne le connais pas alors le chapitre est clos.


caskett71  (11.10.2015 à 20:22)

 

Chapitre 14 : Evasion

 

Lanie partit vers 22 heures après avoir bien tenté d’avoir plus de réponses mais elle repartit sans savoir plus sur l’homme mystérieux qui me rendait si joyeuse mais je voyais qu’elle était heureuse pour moi. Depuis le temps que j’espérais un homme bien qui me redonne le sourire et ma joie de vivre, j’étais persuadée d’avoir trouvé la perle rare, avec Rick j’allais pouvoir donner un sens à ma vie et vivre, enfin vivre pour moi, avec lui et donner un avenir à ce NOUS.

Je rangeais mon appart et me couchais devant la télé zappant à la recherche d’un programme intéressant mais rien ne captiva mon attention. Je n’avais de toute façon pas la tête à regarder la télé, mes pensées étaient dirigées vers un loft situé quelques quartiers plus loin. Dans ce loft vivait un homme, charmeur, beau, talentueux et avait de magnifiques yeux d’un bleu si profond que j’aurais pu m’y noyer tellement ils m’attiraient. Rick, un homme-enfant dont j’étais tombée éperdument amoureuse, un sentiment que je ne croyais plus jamais connaitre. Ayant été si souvent déçue par la gente masculine, j’avais même commencé à regarder certaines femmes, j’étais même allée dans des boites pour gay et lesbiennes ne sachant plus trop ou j’en étais. D’ailleurs j’avais eu du succès, plusieurs femmes avaient flirté avec moi, je m’étais prise au jeu de la séduction dansant avec certaines mais je rentrais toujours seule chez moi m’effondrant sur mon lit honteuse d’en arriver là. Tellement mal dans ma peau à ce moment de ma vie, je n’en avais même pas parlé à Lanie qui pourtant était ma meilleure amie et était très ouverte à ce sujet. Me disant que je n’étais pas une cause perdue, j’arrêtais de fréquenter ces boites. Puis il y eu Josh, j’ai cru que je l’aimais, j’avais trouvé en lui un homme bien sous tous rapport mais il était médecin souvent absent ou appelé en Urgence et ses déplacements à l’étranger commençaient à me peser. Notre séparation fut dure mais me soulagea. Pensant qu’un jour mon prince charmant viendrait, je devais juste être patiente. Bien m’en a pris puisqu’un certain écrivain était rentré dans ma vie rendant mon quotidien féérique.

Les jours se suivaient, les semaines défilaient, les enquêtes se résolvaient les unes après les autres, Castle avec sa vision des choses et ses théories abracadabrantes nous était plus que précieux. Il nous rendit même un immense service en inventant une histoire ébouriffante pour cacher notre liaison et Lanie cessa ses interrogatoires qui devenaient de plus en plus poussé.

 

 

RICK

Nous étions un dimanche d’Aout, la chaleur de la ville devenait étouffante, j’appréciais la fraicheur climatisée de mon loft, y invitant ma belle le plus souvent possible et pour ma plus grande joie, elle acceptait volontiers aimant aussi le frais. Cela faisait deux mois que j’étais arrivé au 12ème, j’avais participé à plusieurs enquêtes, qui avaient étés résolues aisément grâce à la bonne équipe que nous formions, ce qui m’avait permis d’avancer dans l’élaboration de mon nouveau roman. Ma muse m’inspirait énormément, grâce à elle, mon héroïne prenait forme (mais non, pas ce genre de formes voyons) quoi que celles de Kate m’inspiraient pour un tout autre genre de roman, le genre interdit au moins de 18 ans. Holala, je m’égare. Je disais donc mon héroïne prend forme, son caractère bien trempé, sa sensualité, son sang-froid à tout épreuve faisait d’elle une des meilleure flic de New-York mais il fallait toujours que je lui trouve un nom, je ne peux pas continuer à l’appeler « elle » ou « la femme », je dois trouver un nom qui accroche, quelque chose de chaud comme elle. CHAUD…. Ça y est je l’ai, HEAT…………… Nicole Heat ? Hmm pas sure…. NIKKI HEAT, voilà avec un nom pareil elle est obligée d’avoir du succès. J’entendis du bruit dans ma chambre, ma muse se réveillait alors une vague de chaleur me parcouru quand je la vis entrer dans mon bureau seulement vêtue de ses dessous et de ma chemise violette qu’elle n’avait même pas pris la peine de fermer. Et voilà, j’ai en plus trouvé le titre de mon premier roman de Nikki Heat………… il s’intitulera *Vague de chaleur.*

 

 

KATE

Ce matin j’étais réveillée par les rayons du soleil qui filtraient à travers les rideaux de la chambre de Rick, je squattais régulièrement chez lui depuis plusieurs nuits car avec cette chaleur suffocante, dormir dans mon appart c’était tout bonnement impossible. Je voulais le remercier pour tout ce qu’il faisait pour moi, depuis que je l’avais rencontré je vivais un vrai conte de fée. Une idée me traversa l’esprit. Je sautais du lit et sortis retrouver Rick dans son bureau.

- Bonjour détective de mon cœur.

- Salut Ricky. Tu es levé depuis longtemps ?

- Non, une heure, j’étais réveillé, j’ai eu une idée pour mon roman alors je me suis levé pour la mettre par écrit.

- Et je peux voir ce que tu as écrit, dis-je en m’approchant du bureau.

- Non, tu le liras quand il sera fini, pas avant. Puis il ferma son ordi et se leva.

- Ah bon, dommage, puisque c’est comme ça…………. j’avais une surprise pour toi mais je pense que je vais l’oublier.

- Quoi, une surprise ? C’est quoi ? Dis-moi…

- Non puisque je ne peux pas lire ton livre, je ne dirais rien même sous la…..

Je n’eus pas le temps de finir ma phrase qu’il s’était jeté sur moi me chatouillant par tout pour me faire parler et à bout de souffle je lâchais le morceau.

- Que dirais tu d’une balade en moto ?

- Quand ? Ou ? Comment ? Heu non comment, ça je le sais.

- J’avais pensé prendre le petit déjeuner et ensuite rouler jusqu'à Union Beach ou il y a une magnifique plage de sable blanc, ce serai parfait pour un pic-nic.

- Magnifique programme, je prépare le petit déj et on roule.

1 heure plus tard nous arrivions devant le garage ou je gardais ma moto, une Harley Davidson Softail de 1994 noir.

- Es-tu prêt pour la chevauchée fantastique ?

- Et comment, plutôt deux fois qu’une !

Je la sortais du garage pendant qu’il refermait la porte, je mettais le contact, un petit coup de gaz et le moteur ronronna de ce bruit typique des Harley. Avant de nous équiper, il s’approcha de moi et me déposa un doux baiser sur les lèvres. Nous enfilons nos vestes en cuire, un sourire toujours présent sur son visage, casque et gants. Il grimpa derrière moi et je le senti de suite se tenir à moi…

- HEU !, Ce n’est pas que j’ai peur, c’est juste que j’aime être comme ça, contre toi.

Nous commencions à traverser la ville en direction du sud pour prendre la route 35 qui était un long bandeau de bitume qui serpentait à flanc de falaise. Au fur et à mesure que la route défilait sous les roues de ma bécane, je le sentais se détendre, il osait même me lâcher et tendre ses bras de chaque côté comme pour s’envoler. Je souriais en le voyant, il était à l’aise et appréciait la balade. Mais plus tard une autre surprise l’attendait.

30 minutes plus tard je bifurquais sur un petit chemin qui menait à cette fameuse plage.

Je me parquai à l’emplacement prévu pour les motos et sortais nos affaires alors que Rick prenait le pic-nic et la couverture dans le coffre.

- Le coin est désert, je pense que nous serons seuls.

Il me fixait intensément un sourcil levé et un sourire aux lèvres, je sentais qu’il avait une idée en tête. Nous empruntâmes un petit chemin ombragé qui débouchait sur ce tapis de sable blanc. La vue qui s’offrait nous était à couper le souffle.

- Waouh ! Il en restait bouche bée.

- Ça alors, Richard Castle, le grand écrivain qui en perd ses mots……

- C’est juste que je ne pensais pas trouver un endroit aussi paradisiaque si près de New-York.

Une fois l’effet de surprise passé nous fîmes la course pour savoir qui serait le premier à l’eau. Bien sûr il gagna facilement mon Jeans hyper moulant était plus difficile à enlever que son jeans à lui. Une fois en bikini je courais à l’eau en plongeant tête première dans la petite vague qui ondulait à la surface de la mer et en quelques brasses, j’émergeais devant lui. Il m’accueilli dans ses bras alors que je passais les miens autour de son cou et que j’entourais sa taille de mes jambes. Des papillons voletaient frénétiquement dans mon ventre créant une douce sensation de bien-être qui se transforma en désir ardent.

Une de ses mains effleurait mon visage pour écarter une mèche de cheveux qui barrait mon visage. Et là ses lèvres fondirent sur les miennes, elles étaient douces, chaudes, entreprenantes. Nos baisers étaient de plus en plus fougueux, nos langues se cherchaient et jouaient à qui mènerait la danse. Ses mains caressaient mon dos, mes hanches et s’arrêtèrent sur mes fesses. Un gémissement sortit simultanément de nos bouches. Me serrant plus fort, il commença à marcher vers la plage tout en m’embrassant passionnément comme si sa vie en dépendait.

Arrivé sur la plage, il s’agenouilla, et me déposa doucement sur le linge. Nos lèvres rougies de plaisir se séparèrent le temps que nos poumons se remplissent d’air et se reconnectèrent presque aussitôt. Son exploration minutieuse de mon corps m’arrachait des gémissements, et mes caresses se faisaient plus audacieuses. Il nous fallût peu de temps pour nous retrouver totalement nus, nos corps enlacés pour une étreinte qui nous emmena au 7ème ciel, bien que nous soyons déjà au paradis.

Alors que nous reprenions nos esprits après cette session torride, l’estomac de Rick se rappela à son souvenir. Ma tête appuyée sur son torse je le regardais tendrement.

- Que dirais tu de manger ?

- Mon estomac vote pour…

Assis sur la couverture, nous déballions notre casse-croute. Une salade tomate-mozzarelle, des sandwichs au pain de mie, du pain, du melon pour dessert et une bonne bouteille de coca-cola bien fraiche. (Oui, du coca, je conduis et avec cette chaleur faut pas tenter le diable). Nous mangions appuyé contre un rocher qui nous faisait de l’ombre, il me tendit une rondelle de tomate enroulée autour d’un morceau de mozzarelle que j’accueilli sensuellement dans ma bouche. Une goutte coula le long de mon menton, elle n’eut pas le loisir de descendre plus bas car elle fut happée par la langue de Rick ce qui m’arracha un soupir de plaisir. Je lui rendis la pareil en lui proposant un bout de sandwich qu’il laissa délibérément dépasser au bout de ses lèvres m’invitant à le partager, ce que je m’empressais de faire m’attardant plus que nécessaire contre ses lèvres. La suite du repas se déroula de cette manière, nous donnant la becquée l’un l’autre et fini par un melon juteux à souhait qui nous rafraichit.

Étendus sur la couverture nous apprécions ce moment de détente, ou seul le pépiement des oiseaux venait troubler le silence ambiant ce qui nous changeais de la ville et son brouhaha incessant.

- Kate ?

- Hmm

- J’ai chaud, on va piquer une tête ?

- D’accord, je te suis.

Nous nous mettons à l’eau en prenant soin de nous mouiller correctement pour ne pas risquer une hydrocution à cause de cette chaleur estivale puis faisons quelques brasses côte à côte dans cette mer calme. Une fois de retour sur les linges, nous nous laissons sécher à l’air du temps. Ce qui ne prit pas trop de temps.

- Rick, il va falloir rentrer.

Je me soulevais sur un coude pour l’observer, il s’était endormi, un léger ronflement s’échappais de sa bouche. Je m’approchais et lui chatouillais le torse avec un brin d’herbe, il réagit en chassant l’intrus. Je recommençais l’opération plusieurs fois avant qu’il ne se frappe fort sur sa poitrine en poussant un cri de douleur. J’éclatais de rire devant son expression quand il vit l’objet de sa torture dans ma main.

- Désolée, tu ronflais si fort que j’étais obligée de faire quelque chose.

- Quoi ? Non, je ne ronfle pas.

- Oh si tu ronfle.

- Oh non.

- Fait attention, je vais t’enregistrer la prochaine fois que tu ronfle. Bon aller. Lève-toi, y faut qu’on se prépare à rentrer.

- Déjà, mais quelle heure il est ?

- 16h30, tu as dormis presque 1heure, heureusement qu’on était à l’ombre sinon tu te serais retrouvé rouge comme une écrevisse.

Après avoir empaqueté nos affaires et tout rangé dans le coffre, il enfila son casque, je me retournais et lui tendis les clés. Il me regarda bouche bée.

- Sérieusement ?

- Oui, je sais que tu as le permis et que tu en rêve ! Je vis ses yeux se remplir d’étoiles.

Il s’assit au guidon, apprécia le confort, mis le contacte et m’invita à m’installer, ce que je fis volontiers, me serrant au plus près de lui passant mes mains autour de sa taille comme lui l’avait fait à l’aller.

- C’est pas que j’ai peur, j’aime être collée à toi.

Et dans un éclat de rire, il mit le contact et démarra gentiment histoire de faire connaissance et de dompter la bête. Je vis dans le rétroviseur son petit sourire s’agrandir au fur et à mesure qu’il prenait de l’assurance. Sa conduite était agréable, je me permis même de fermer les yeux un instant et appréciait le doux bercement de la route. Il nous ramena à bon port sans encombre. Je rangeais la moto pendant que lui rangeait ses affaires dans la voiture, j’étais heureuse d’avoir pu lui rendre le plaisir que lui me procurait par son attention à mon égard, tous ces petits gestes qui faisaient de lui ce qu’il était.

Nous rentrions dans mon appart lorsque mon téléphone sonna.


caskett71  (13.10.2015 à 09:06)

                                                            CHAPITRE 15 : Désolée

 

- Beckett !

-……….

- Oui, c’est elle-même.

-……….

- Oh non, c’est pas vrai !. Ou est-il ?

-……….

- J’arrive tout de suite.

-……

- Désolée Rick, je dois y aller

- Oui mais où ? Veux-tu que je t’accompagne ??   Kate !!!!

Je sortis précipitamment de mon appart sans lui répondre, je l’entendais crier mon nom mais n’en fis aucun cas et me dirigeais vers ma voiture. L’hôpital m’avait appelé, mon père venait de se faire cambrioler et les malfrats qui avaient fui lui avaient tiré dans la poitrine. Je n’en savais pas plus alors j’enclenchais les sirènes de ma crown victoria. Ce n’était pas dans mes habitudes de m’en servir à des fins personnelles mais là je ne réfléchissais plus en flic, j’agissais en fille. Le trajet fut rapide, à l’accueil on m’annonçait qu’il était toujours en salle d’opération alors on me désigna la salle d’attente. Je m’assis sur une chaise blanche, froide, comme l’atmosphère stérile des hôpitaux. J’attendais depuis plus d’une heure et personne n’était venus me renseigner, je me dirigeais donc vers l’accueil mais l’infirmière ne put me donner plus de détails. Je me rassis alors à ma place et mes yeux s’embuèrent, je ne voulais pas le perdre, nous avions tant souffert de la perte de ma mère, maintenant qu’il avait remonté la pente, qu’il avait réapprit à vivre et à profiter de la vie il ne pouvait pas partir, il ne mérite pas ça, je ne mérite pas ça, il est tout ce qui me reste. Je ne pouvais plus retenir mes larmes, elles coulaient sans discontinuer sur mes joues.

- Kate ?

Je levais la tête stupéfaite de l’entendre, comment avait-il su ?

- Josh, que fais-tu là ?

- Je suis le chirurgien de garde, c’est moi qui ai opéré ton père.

- Et comment va-t-il ? Est-ce qu’il….

- Il est en vie mais nous devons le maintenir dans un léger coma pour qu’il guérisse mieux.

- Je peux le voir ?

- Oui, chambre 313. Je repasserais le voir dans un moment.

Je me dirigeais vers sa chambre quand je vis arriver Ryan et Espo.

- Hey Beckett, on vient aux nouvelles. Comment va-t-il ? Demanda l’hispanique.

- Oui, il est dans le coma. Et vous, des suspect en vues?

- Des témoins ont vu deux hommes basanés s'enfuir juste après le coup de feu. Ils sont avec le portraitiste pour un portrait-robot.

- Ok, tiens-nous au courant.

J’entrais dans cette chambre impersonnelle, il était là, intubé pour l’aider à respirer. Seul le bip régulier des battements de son cœur troublait le silence de la pièce. Je m’assis près du lit, lui pris la main et laissais à nouveau couler mes larmes. L’attente allait être longue.

 

RICK

J’étais là, sur le trottoir devant son appart, inquiet de l’avoir vue partir aussi précipitamment sans m’avoir dit ou elle allait. J’essayais de l’appeler sur son portable mais elle ne décrochait pas. Je rentrais chez moi pas rassuré du tout et ne sachant pas ce qui était arrivé et ou la joindre. Je tournais en rond dans mon loft quand ma mère arriva.

- Bonjour Richard. Comment s’est passée ta journée ?

- Bonjour mère. C’était bien jusqu’à ce qu’on rentre.

- Pourquoi, que s’est-il passé ?

- Je n’en sais rien, on était chez elle, on venait d’arriver de la balade quand elle a reçu un coup de fil puis elle est partie précipitamment en me laissant là sans rien me dire, j’ai essayé de l’appeler mais elle ne répond pas. Mère, je suis inquiet et je ne sais plus quoi faire.

- Oh Richard, je suis désolée………….. As-tu appelé ses collègues ? Peut-être qu’ils…

- Merci mère, t’es géniale. Je n’y avais pas pensé.

Je pris mon IPhone et appelais Esposito. Il décrocha à la première sonnerie.

- Salut Castle.

- Salut Espo, as-tu des nouvelles de Beckett, je n’arrive pas à la joindre depuis une heure que j’essaye de l’appeler.

- Oui je l’ai vu il y a une demi-heure, mais pourquoi tu veux lui parler ?

Je devais faire gaffe à ce que j’allais dire car notre relation était toujours un secret pour ses collègues du 12ème.

- Heu rien de grave, je voulais juste savoir si elle passait me chercher demain pour aller au poste.

- Ecoute, je sais qu’elle est à l’hôpital au chevet de son père.

- Quoi ? Mais que s’est-il passé ?

- Il y a eu un cambriolage chez lui et les malfrats lui ont tiré une balle dans la poitrine.

- Mon dieu et comment va-t-il ? Il est ?

- Non, il est en vie mais dans le coma, je n’en sais pas plus.

- Et il est dans quel hôpital ?

- Le Mount Sinaï.

- Merci Espo, j’y vais.

Je ne lui laissais pas le temps de répondre et raccrochais. Et sortant j’expliquais rapidement la situation à mère et me précipitais pour héler un taxi. Le trajet jusqu’à l’hôpital me parut durer une éternité, à croire que tous les feux s’étaient mis au rouge pour me ralentir. Et en plus, un orage avec ses nuages menaçant recouvraient à présent le ciel de Manhattan.

Enfin les panneaux du centre hospitalier étaient en vue. Je payais le chauffeur sans récupérer ma monnaie et entrais en courant dans le hall d’accueil, essoufflé je donnais le nom du patient a la réceptionniste mais elle m’annonça que les visites étaient finies et que je ne pourrais pas aller les voir ce soir. J’étais déçu, je n’avais même pas pu savoir si son état s’était amélioré ou pas, et je voulais tellement être là pour elle, la soutenir dans ces moments pénibles. Elle avait déjà perdu sa mère, je priais de toutes mes forces pour que Jim s’en sorte indemne. Sortant du bâtiment je repensais à la première fois que j’avais rencontré son père.

 

FLASH-BACK

J’arrivais stressé devant l’appart de Kate, j’allais faire la connaissance de son père. Est-ce que j’allais lui plaire ? Comment va se passer la soirée ? Autant de questions qui se bousculaient dans ma tête. D’habitude je n’étais pas si nerveux mais là c’était différent, j’étais le premier petit ami que Kate présentait à son père, pour elle ça voulait dire beaucoup et pour moi…………. Je comprenais maintenant l’angoisse que ressentaient les petits amis d’Alexis avant de me rencontrer.

Je frappais comme d’accoutumée trois petits coups à la porte. Elle m’accueilli avec un large sourire que je ne pus lui rendre, trop crispé par la soirée à venir. Elle s’en rendit compte et tenta de me dérider.

- Salut beau gosse.

- Hey.

Puis elle m’embrassa tendrement faisant passer dans se geste tous son amour, ce qui me calma un peu et je lui rendis son baiser cherchant à me assurer que tous se passera bien.

J’aidais ma belle à mettre la dernière touche à sa table lorsque la sonnette retentit. Je me raidis inconsciemment alors qu’elle ouvrait à son père. Jim, un homme d’une petite soixantaine d’année, grisonnant se tenais devant elle. Après une étreinte pleine d’amour, elle se tourna vers moi.

- Papa je voudrais te présente mon ami, Richard Castle.

Il la regarda étonné puis se tourna vers moi.

- Bonsoir Monsieur Beckett, enchanté de faire votre connaissance. Je lui tendis la main.

- Richard Castle, l’écrivain ? C’est moi qui suis honoré de faire votre connaissance. Dit-il en répondant fermement à ma poignée de main.

- Oui papa, l’écrivain que maman m’a fait connaitre étant jeune.

Je la regardais surpris par cet aveu dont elle ne m’avait jamais parlé. Les sourires échangé par les Beckett père et fille me détendit.

Le repas se déroula dans une bonne ambiance entre rire et anecdotes. Puis il se leva pour prendre congé en réitérant son plaisir de m’avoir rencontré et me fit bien comprendre qu’il connaissait mon passé de coureur de jupons et tous ce qui se disait dans la presse et que je n’avais pas intérêt à faire du mal à sa fille.

- Alors tu vois, ce n’était pas si traumatisant.  

- Non c’est vrai, ça s’est bien passé jusqu’à ses derniers mots.

- Ah bon, que t’a-t-il dit ?

- il m’a dit que si je te faisais souffrir, j’aurais à faire à lui et sa collection d’armes à feu.

- Rick, tu es un père, tu sais que tous les papas disent ça. Je suis sure que tu l’as déjà précisé aux petits amis d’Alexis…

A ces paroles, mon sourire revint et je me détendis dans ses bras. Et le reste de la nuit fut digne d’un roman, bain en duo à la lueur de bougies, câlins sous la couette et que dire du réveille…………….

FIN DU FLASH-BACK

 

Sortis de mes pensées par des klaxons, j’hélais un taxi pour rentrer rejoindre mère au loft, je reviendrais demain prendre de ses nouvelles.

Au loft. Tout était calme, trop calme à mon goût. Alexis était toujours à l’uni et mère était en répétition avec ses élèves pour sa nouvelle pièce. Je me retrouvais seul à repenser au départ précipité de Kate, pourquoi ne m’avait-elle pas emmené avec elle, j’aurai pu la soutenir dans cette douloureuse épreuve, je voulais être là pour elle, pas que pour les bons moments mais aussi dans les coups dures. J’essayais de l’appeler depuis son départ mais elle avait éteint son portable, je décidais donc de lui envoyer un message, elle le verrait en le rallumant.

 

* Ma chérie je t’en prie répond moi, je sais ce qui est arrivé à ton père

et je voudrais être là pour t’aider. Appelle-moi, à n’importe quelle heure.

Je t’aime !     Rick *

 

Puis je me glissais sous les draps froids avec mon IPhone en main guettant sa réponse. Le sommeil tarda à venir m’enrober de sa douceur, ce grand lit à moitié vide me rendait triste. Je fini par m’endormir vers 3 h du matin.

Sur le coup de 7h, un bruit étrange me tira de mon sommeil, c’était mon téléphone qui annonçait l’arrivée d’un SMS. Je m’en saisi rapidement et m’assis sur le lit pour le lire. Mon cœur s’emballa a la vue de la photo affichée, c’était elle, enfin elle me répondait. Mais mon sourire retomba en lisant le texte.

 

*Désolée mon père a besoin de moi.*

 

Rien de plus, juste ces petits mots alignés qui me faisaient comprendre qu’elle n’avait pas besoin de moi. Mais je voulais lui montrer que j’étais là si elle en avait besoin. Je me levais donc pour prendre le petit déj et ensuite une bonne douche pour finir de me réveiller de cette courte nuit.

A 10 h je présentais à l’accueil et redemandais le numéro de la chambre de Jim Beckett et si son état était toujours le même. La réceptionniste pu me donner le numéro 313 de sa chambre mais elle ne savait rien de son état et me conseilla de voir avec les infirmières de l’étage.

Au 3ème je me dirigeais vers l’ilot qui servait d’accueil et de bureau aux infirmières. Une dénommée Sally m’informa que Kate avait expressément demandé à ce que personne ne dérange son père et ne voulait voir personne. Étonné et déçu, j’allais m’en aller lorsque je me ravisais et décidais d’y aller quand même. Je me dirigeais vers la chambre 313 quand je l’aperçus dans ce qui devait être une salle d’attente ou de repos, elle discutait avec un médecin. Cette silhouette m’était familière lorsqu’il se tourna et prit MA Kate dans ses bras je remis un nom sur ce visage, Josh, son ex,  pas si ex que ça d’après ce que je pouvais voir en ce moment. La colère m’envahi, je serais les poings pour tenter de la canaliser mais cela eut aucun effet. Je vis le médecin se lever et partir, c’est à cet instant qu’elle me vit et le regard qu’elle me lança ne présageait rien de bon pour mon matricule mais j’avançais à sa rencontre.

- Que-est-ce-que tu fais là Rick ?

- Je voulais savoir comment allais ton père, et si tu avais besoin de moi mais d’après ce que j’ai vu ce n’est pas le cas, tu as retrouvé ton ex, je vous ai vu dans les bras l’un de l’autre, vous étiez très touchant.

- Arrêt tu veux, c’est lui qui a opéré mon père et il m’annonçait que tout s’était bien déroulé et qu’il ne devrait pas tarder à se réveiller alors excuse-moi mais je dois y aller.

- Non Kate, ne me laisse pas en dehors, je t’aime, je veux t’aider à surmonter ça, ne me repousse  pas je t'en prie.

- C’est à moi de prendre soin de lui, il est la seule famille qu’il me reste, tu ne comprends donc pas, c’est mon père, je n’ai plus que lui. Elle avait dit ça tellement fort qu’une infirmière s’était retournée nous faisant signe de baisser le ton. Kate retourna auprès de lui me laissant planté là comme un con.

Je sortais du bâtiment la tête basse et me dirigeais vers un parc ou trônaient des balançoires et des toboggans géants. Je m’assis sur l’une d’elle me laissant bercer par le doux va et viens qu’elle produisait. . Ses dernières paroles résonnèrent encore dans ma tête, « il est ma seule famille ». Une tristesse indéfinie s’empara de mon cœur, je pensais que depuis le temps qu’on sortait ensembles elle me considérait comme faisant partie de la famille mais après cette déclaration je devais bien me rendre à l’évidence, ce n’etait pas le cas.

Je ne baissais pas les bras aussi facilement devant les obstacles ou les difficultés d’habitude mais là ce que j’avais vu dans ses yeux, de la tristesse mais aussi de la colère, ne m’incitais pas à poursuivre l’aventure. Je rentrais donc chez moi me disant que j’avais vécu de très bons moment avec ma bien aimée mais que nos routes allaient certainement se séparer ici. Je n’étais pas du genre à m’imposer auprès de personnes qui ne souhaitaient pas ma présence et là elle me l’avait bien fait comprendre. Ses derniers mots refirent surface dans mon esprit et mes yeux s’embuèrent et une larme solitaire coula sur ma joue. Ce sera la seule, je ne voulais pas pleurer, pas ici, pas pour ça.

Je rentrais à pied au loft, errant dans les rues de la grande pomme comme une âme en peine. J’avais tellement marché que sans m’en rendre compte, j’étais presque arrivé devant l’université ou Alexis étudiait. Vu l’heure, je me saisis de mon téléphone et lui envoyais un texto lui demandant si elle était libre pour déjeuner. Elle était toujours de bon conseil, et savait comment me remonter le moral. Sa réponse ne tarda pas. Assis à une table sur une belle terrasse ombragée, je la vis arriver, cheveux au vent et sourire aux lèvres comme d’habitude.

- Salut papa, que me vaut le plaisir de manger avec toi ce midi ?

- Hey pumkin, rien de spécial, j’avais juste envie de voir ma fille préférée, j’en ai le droit non ?

- Si bien sûr, je suis contente de te voir. Et pourquoi tu n’es pas au poste avec le lieutenant Beckett ?

Ça y est, le sujet était déjà sur la table. Je décidais de ne pas lui mentir, ça ne servirait à rien, Alexis sentait toujours quand quelque chose me tracassait.

- Oh, on a eu un petit accrochage ce matin et elle m’a bien fait comprendre qu’elle ne voulait plus me voir.

- Comment ça ? Explique-toi ?

Je lui racontais tout depuis notre balade en moto jusqu’aux mots échangé ce matin et comment j’étais arrivé près de son école.

- Papa tu ne peux pas abandonner sans te battre, je ne t’ai jamais vu aussi heureux, depuis que tu es avec Kate tu as retrouvé  le sourire, le gout de l'écriture. Tu revis tout simplement alors ne laisse pas une dispute vous séparer. Bat-toi !

- Alexis je ne….

- Arrête, elle en vaut la peine, bats toi pour elle pas contre elle. D’ailleurs je suis sure qu’elle regrette déjà tout ce qui a été dit ce matin. Elle ne pensait qu’à son père, c’est compréhensif non ??? Si c’était moi sur ce lit d’hôpital comment aurais tu réagis ? Quant à son ex, je suis sure que ce n’était qu’une coïncidence, et lui a-t-elle rendu son étreinte ?

- Je…heeuuu… Non je ne crois pas.

- Alors vas-y fonce, je suis sure qu’elle t’attend déjà.

- Alexis tu es un amour, je ne sais pas ce que je ferais sans toi.

- Pas grand-chose c’est vrai.

- Hey ! Je suis ton père quand même.

- Ha oui c’est vrai. Heureusement que tu me le rappelles de temps en temps car certains jours je me pose la question de savoir qui est l’adulte dans cette famille.

Le moral retrouvé, j’embrassais ma fille et hélais un taxi direction l’hôpital Mount Sinaï…..

 


caskett71  (14.10.2015 à 13:03)

CHAPITRE 16 : Du bon boulot

 

Après un petit arrêt dans une boutique de fleurs, je me présentais à l’accueil du 3ème étage pour avoir des nouvelles de Jim. Je ne voulais pas entrer dans sa chambre sans savoir comment il allait. L’infirmière, Sally, me regarda d’un air désolé et me dit que Kate insistait toujours pour que personne ne les dérangent. Je lui tendis le bouquet de fleur en demandant si elle pouvait les mettre dans la chambre de Jim et dire qu’elle ne savait pas qui les avait livrés. Devant mon air de chien battu elle rajouta :

- Mademoiselle Beckett s’est absentée un moment, je vous laisse 5 minutes.

Puis elle se retourna pour ne pas me voir entrer. Il était couché sur ce lit, dans cette chambre qui ressemblait à toutes les autres chambres d’hôpital, froides, aseptisées. Des fils reliaient sa poitrine à cet appareil qui émettait un bip régulier et des perfusions allaient de son bras à la poche accroché au-dessus du lit. Il avait l’air de dormir. Je lui dis quelques mots puis sortis avant que Kate ne revienne pour ne pas créer d’ennuis à Sally qui m’avait si gentiment permis d’entrer. J’arrivais au rez-de-chaussée lorsque je la vis sortir de la cafétéria. Elle avait l’air fatiguée, ses nuits devaient être courtes et ses journées longues à attendre au chevet de son père. Elle leva les yeux et nos regards se croisèrent, ce que j’y vis furtivement me serra le cœur, de la colère, de l’incertitude, de la peur. Cette petite étincelle qui me faisait rêver quand je me plongeais dans l’émeraude de ses yeux avait disparue. Elle se détourna et entra dans la cage de fer sans m’adresser la parole.

J’étais déçu de la voir réagir ainsi, elle était tout pour moi, je l’aime comme je n’ai jamais aimé personne, elle est mon oxygène, ma bulle d’air pur, je ne pourrais vivre sans elle. Je décidais donc de m’accrocher et je n’abandonnerais pas cette fois. Je me rendais donc au 12ème bien décidé à aider les gars sur cette enquête, quitte à y passer mes jours et mes nuits.

Au poste, les gars étaient plongés dans leurs dossiers, aidés par d’autres hommes en uniformes et des flics du secteur cambriolage.

- Salut les gars, ou en êtes-vous dans l’enquête du braquage du père de Beckett.

- Salut Castle, firent-ils de concert, on a plein de dossiers à éplucher car la liste des braqueurs est longue. Tu veux nous aider ? demanda l’irlandais.

- Bien sûr, je suis venu pour ça.

Montgomery me vit depuis son bureau et sortit à ma rencontre.

- Salut Rick, as-tu des nouvelles de Jim et de Kate.

- Oui, j’ai pu voir deux minutes Jim, rien de nouveau il est toujours dans le coma et Beckett, je ne sais pas, elle ne veut pas me voir.

- Ah ça c’est tout elle, dans les coups durs elle se renferme et ne laisse personne entrer dans sa bulle de tristesse, mais ça lui passera tu verras.

- Je l’espère, bon je vais aller aider les gars, si je peux ?

- Bien sûr que tu peux Rick, toute aide est la bienvenue.

Arrivé vers les deux flics, ils m’indiquèrent le bureau de Kate ou ils avaient préparés des dossiers à relire et sur son ordi des recherches à effectuer. A bout de deux heures de recherches infructueuses je me permis une petite pause-café pour me booster et me donner du courage. L’odeur du café me fit déconnecter et l’espace d’un instant je repensais aux bons moments partagés avec Kate et les bros autour de ce breuvage. Revenant à la réalité, je me rassis au bureau et replongeais dans la pile de dossiers qui diminuais gentiment mais surement.

J’avais passé la journée à éplucher des dizaines de dossiers et chercher des infos sur son PC mais rien, je n’avais rien trouvé de nouveau. Espo s’approcha de moi.

- Hey Castle tu peux rentrer te reposer, on va en faire de même et on reprendra demain matin à tête reposée, avec les idées plus claires.

- Non merci, je vais continuer, je rentrerais plus tard.

- OK, comme tu veux. Ne reste pas trop tard, tu as aussi besoin de te reposer et pense à ta famille, ils ont aussi besoin de toi. Appelle nous si tu as du nouveau.

- Dac, bonne nuit les gars.

Au mot famille je repensais aux paroles douloureuses de Kate, un sentiment de tristesse sera mon cœur et une larme solitaire dévala ma joue pour s’écraser sur le bureau. Et si je n’arrivais pas à lui pardonner, je l’aime du plus profond de mon être mais serait-ce suffisant pour arriver à surmonter cette épreuve. Si à la moindre blessure elle me refaisait le même coup, pourrais-je le supporter ? Il me faudrait certainement du temps pour oublier ses mots blessants.

J’étais allé aux archives, installé sur un petit bureau, je décortiquais de vieux dossiers pour creuser un peu plus mais toujours rien de neuf.

Cela fait maintenant 5 jours que j’aidais les flics dans cette enquête et nous avions eu de bonnes nouvelles, mes recherches aux archives avaient finalement données des infos utiles aux gars et nous étions en route pour interpeller les deux malfrats qui se trouvaient dans l’appart de l’un d’eux. L’arrestation fût agitée, les voyous s’étaient enfuis par l’escalier de secours mais Ryan avait eu la bonne idée d’anticiper leurs fuite et ils furent tellement surpris de nous trouver là qu’ils trébuchèrent l’un sur l’autre et le reste fut la routine sauf quand Espo me tendit les menottes en rajoutant -* A toi l’honneur, c’est quand même grâce à toi qu’on les a eu.* je lui passais les bracelets pendant que Ryan lui lisait ses droits et un sentiment de fierté s’empara de moi. Ceci fait, nous rentrions au poste, les deux voleurs encadrés par les bros. Nous avions trouvé chez eux ce qu’ils avaient volé chez Jim et aussi plein d’autres butins de différents vols dont ils ne s’étaient pas donné la peine de se débarrasser. Une fois les hommes mis en cellules, je m’assis au bureau et poussais un gros soupir de soulagement. Espo de donna une tape amicale sur l’épaule.

- Bien joué Castle, tu as vraiment fait un bon boulot de flic sur cette enquête et quoi qu’on en dise, tu fais vraiment partie des nôtres.

Ryan acquiesça d’un signe de tête. Les mots du jeune flic m’allèrent droit au cœur et je sentis mes yeux s’humidifier sous le coup de l’émotion mais aussi de la fatigue.

Le téléphone sonna et Ryan décrocha. Je vis un sourire s’étirer sur son visage et mon souffle se bloqua, pourvu que ce soit des nouvelles de Jim donc aussi de Kate. Il raccrocha.

- Castle, Espo, c’était Beckett, son père s’est réveillé, il va bien et il se rappelle de tout ce qui s’est passé. On va le voir ?

- Allez-y sans moi, elle ne répond toujours pas à mes messages, elle ne veut pas me voir.

- Quoi, s’étonna l’hispanique, ça fait plus de 5 jours que tu ne l’a pas vue.

- Elle ne souhaitait pas ma présence. Si elle veut me voir, elle sait où j’habite.

Las, je me retournais la tête basse pour rentrer chez moi me reposer et faire retomber la pression, malgré tout, c’était une belle journée, on avait arrêté les coupables et Jim s’en sortait et les bros me considéraient des leurs. J’eu presque envie de sourire, presque.

Au loft, je m’affalais sur le canapé et laissais couler mes larmes si longtemps retenues. La décompression se fit douloureuse, à ce moment je ressentis un manque, le manque d’elle, de son sourire, de sa voix, de son corps, de son toucher et mes sanglots se firent encore plus forts. C’est ainsi que je m’endormi, sur le sofa roulé en boule tel un enfant, des larmes pleins les yeux de la peine plein le cœur.

 

KATE

Après avoir passé le coup de fil à Ryan, je retournais souriante vers mon père.

- Bonjour papa, comment te sens tu ?

- Bonjour ma Katie, ça va, je me sens fatigué, et j’aurais envie d’un bon café.

- Je t’en ramènerais un la prochaine fois que j’irais à la cafète.

- Rick n’est pas avec toi ?

- Heu non, je suis restée auprès de toi tous les jours, je ne l’ai pas vu depuis…...

- Hein, il n’est pas venu une seule fois, je le pensais plus affecté que ça par ce qui nous arrivait.

- Papa, ce n’est pas de sa faute, c’est moi qui ne voulais pas le voir.

- Mais pourquoi Katie, je croyais que tu l’aimais ? Son soutien t’aurai fait du bien.

- Oui je sais mais………..

Notre discussion fut interrompue par des petits coups frappés à la porte et l’entrée de mes deux collègues.

- Salut Kate, bonjour Monsieur Beckett.

- Salut les gars.

- Bonjour messieurs.

- Comment allez-vous Mr Beckett ?

- Je me remets gentiment de mes émotions, merci.

- Vous avez du nouveau ? Demanda Kate

- Oui, en fait on vient d’arrêter les coupables. Fit Ryan. Peut-on vous montrer des photos des deux voyous pour confirmer leur culpabilité ?

- Oui, montrez-moi.

Mon père pris les photos et confirma que c’était bien eux qui l’avaient attaqué.

- Merci Mr Beckett, nous allons vous laisser à présent. Kate, on peut te parler ? demanda Espo.

- Oui, je vous suis dehors. Papa je reviens tout à l’heure.

J’accompagnais les gars, devant l’hôpital je m’assis sur un banc tandis qu’eux restaient debout devant moi, dans leurs yeux je vis de l’inquiétude et de l’incompréhension. Espo prit la parole.

- Kate, qu’est-ce qu’y se passe avec Castle, pourquoi tu l’as traité de cette façon ?

- Ca ne vous regarde pas les gars.

- Quoi ? ça ne nous regarde pas, fit Ryan énervé, cet homme a passé 5 jours à faire des recherches, il s’est enfermé aux archives à lire des rapports sans rentrer chez lui, c’est lui qui nous a permis de les trouver et toi tu ne daigne même pas lui adresser la parole.

- Je te pensais plus humaine que ça Kate, tu n’as pas de cœur. Rajouta Espo. Depuis qu’il est avec nous au poste, il fait tout pour toi, tu crois qu’on n’a pas vu votre petit jeu, vos regards amoureux échangés en douce, ces petits gestes tendres que vous glissiez par ci par là. Il tient à toi et toi à lui, ça se voit comme le nez au milieu de la figure alors débrouille toi comme tu veux mais fait toi pardonner ou c’est à moi que t’aura faire.

Je n’avais jamais vu Javier comme ça, je sais qu’il me considérait comme se petite sœur et qu’il me défendrait dans tous les cas mais là je crois que je l’ai déçu. Après ces paroles ils tournèrent les talons me laissant là, sur ce banc à cogiter sur ce que je venais de faire endurer à mon petit ami et sur ce qu’ils venaient de m’apprendre. Mon Dieu qu’ai-je fais, j’ai éloigné de moi l’homme que j’aimais le plus, il avait tenté de m’aider et moi je n’ai rien trouvé de mieux que de le tenir à l’écart et d’être odieuse avec lui? Les mots que j’avais eus à son égard me revinrent en mémoire alors que des larmes coulaient sur ma joue. Je me traitais d’idiote sans cœur, il fallait que je répare mes conneries en espérant que se ne soit pas trop tard. Je remontais voir mon père sachant très bien que j’allais avoir droit à un sermon à propos de mes actes mais j’assumerais et ferais tous pour réparer mes erreurs.

- Hey Katie, que voulaient tes collègues ?

- Ils m’ont dit tous ce qu’a fait Rick pour les aider et que c’est grâce à lui qu’ils ont pu coincer les coupables. Et je sais ce que tu vas dire, oui je suis une idiote de l’avoir traité ainsi. Alors excuse-moi je vais y aller. Je vais avoir du job pour le récupérer, si ce n’est pas déjà trop tard.

Je sortis de la chambre en entendant mon père crier * bon courage Katie*, et bien décidée à reconquérir l’homme de ma vie car oui il l’était, mon seul et unique amour, à présent j’en avais la certitude.

Dans ma voiture je pensais à ce que j’allais lui dire, comment m’y prendre ? La vérité, voilà ce que j’allais lui dire, rien de mieux que la sincérité pour débuter ma mission de sauvetage de notre couple car oui on était un couple et je devais tout faire pour que ça dure encore et longtemps. La route me parut interminable et la pluie qui tombait en trombe n’arrangeais pas la circulation, New-York à 17h et sous la pluie n’était vraiment pas très praticable, j’hésitais à enclencher mon gyrophare mais se ne serais pas très professionnel, je pris donc mon mal en patience et avançais aux rythmes des klaxons et du tonnerre qui retentissait au loin. Je tentais d’apaiser mon esprit mais ce fut peine perdue et c’est nerveuse que je frappais à la porte de chez mon écrivain.

Des bruits de pas se firent entendre et la porte s’ouvrit, Martha m’accueilli le regard triste ce qui me fit mal au cœur, je n’avais pas seulement fais souffrir Rick, mais toute sa famille en avait pâtit.

- Bonsoir Martha, est-ce que Rick est là ?

Devant mon air abattu, elle se décala pour me laisser entrer et referma la porte derrière moi.

- Oui, il est là mais je ne sais pas s’il voudra vous voir. Il s’est enfermé dans son bureau il y a une heure et n’en n’est pas ressortit depuis.

- Je suis désolée Martha.

- Il m’a expliqué ce qui s’est passé, pourquoi l’avoir traité de la sorte, ne vous-as-t-il pas prouvé qu’il serait toujours là pour vous. Je ne l’avais plus vu aussi triste depuis…………je ne sais même pas depuis quand. Il était si heureux depuis qu’il sortait avec vous, il disait même qu’il se voyait vieillir à vos côtés.

A ces paroles je mis ma main devant ma bouche tentant d’étouffer un sanglot qui finit tout de même par s’échapper de ma gorge. Et là la rouquine fit une chose inattendue, elle s’approcha de moi et me serra dans ses bras. Je lui rendis son étreinte tout de même gênée par la situation, c’est moi qui leur avais fait du mal et c’est elle qui me réconfortait. Un bruit de clé dans la serrure me tira de mes pensées. Alexis venait d’arriver et me fixait d’un regard vide, neutre, rien n’y paraissait ni haine ni colère.

- Bonsoir grand-mère, bonsoir Kate. Fit-elle d’un ton calme.

- Salut Alexis, répondit Martha.

Quant à moi j’arrivais à peine à articuler un petit *bonsoir* à son attention.

Elle posa ses affaires en se dirigea vers la cuisine laissant la matriarche finir notre conversation.

- Vous savez Kate, il vous aime et je sais que vous l’aimez aussi alors allez le voir, même s’il ne veut pas vous parler car il est très têtu, insistez, parlez-lui. Il a droit à des explications.

- Merci Martha, pour tout.

- Il mérite d’être heureux et vous aussi alors faites en sorte de l’être ensemble.

Puis elle se retira dans sa chambre me laissant seule avec la plus jeune des rouquines.

- Alexis je……….

- Non Kate, ce n’est pas à moi que vous devez faire des excuses mais à mon père, c’est lui qui a le plus souffert. Il est venu me voir l’autre jour, son moral en avait pris un coup. Il était prêt à abandonner la partie, déçu par votre réaction mais au lieu de ça il a repris le dessus et s’est jeté à corps perdu dans cette enquête et vous a laissé tranquille. Alors je crois qu’il a au moins droit de savoir pourquoi vous l’avez traité ainsi et j’espère sincèrement que vous pourrez arranger les choses et qu’il vous pardonnera, se sera certainement long mais je sais que vous y arriverez.

Ses yeux étaient devenus brillants comme les miens après cette tirade pleine de vérité et de bon sens. Elle me prit la main et m’emmena devant le bureau de son père frappa à la porte puis monta à l’étage. A l’intérieur du bruit se fit entendre et la porte s’ouvrit.


caskett71  (15.10.2015 à 21:03)

CHAPITRE 17 : Reconnaitre ses erreurs

 

Rick

Je me retrouvais face à mon bourreau, car oui, c’était un bourreau, elle avait brisé mon cœur en mille morceaux. Mais là devant moi elle semblait si fragile, si désemparée que mon cœur brisé rata un battement.

- Beckett qu’est-ce que vous voulez ?

Je repris le vouvoiement exprès pour mettre une distance entre nous.

- Toi, c’est toi que je veux.

Elle entra dans mon antre, saisi mon col et déposa un baiser sur mes lèvres. Surpris je la repoussais un peu durement.

- Non Beckett, c’est trop facile de venir comme ça et vouloir tout recommencer comme si de rien n’était.

- Ce n’est pas ce que je veux Rick.

Mon sang se figea et devant ma tête horrifiée elle se reprit.

- Ne te méprend pas Rick, je veux te retrouver, je ne me suis jamais sentie aussi bien que depuis que je t’ai rencontré mais là je sais que j’ai foiré sur toute la ligne.

- Non tu crois ? Mon ton se fit plus sec que voulu.

- Je suis désolée Rick, quand j’ai reçu le coup de fil de l’hôpital, j’ai eu peur, je n’ai plus pensé à rien, je devais juste aller le retrouver et je m’en suis prise à toi parce que tu étais là, si ça avait été quelqu’un d’autre, ça aurai été sur elle que je me serai défoulée.

- Mais après, quand je suis venu à l’hôpital tu m’as fait mal, tu te rappelles ce que tu m’as dit ?

- Oui et je m’en suis voulue aussitôt car ce n’était pas ce que je ressentais, les mots sont sortis de ma bouche sur le coup de la colère. Rick, je te veux dans ma famille, tu es ma famille et ça me rend heureuse. Tu m’as fait connaitre la tienne et ça veut dire beaucoup pour moi, j’avais oublié ce que c’était de se retrouver tous ensemble autour d’un bon repas, de simplement passer la soirée devant un bon film avec les gens qu’on aime. Ta famille a réparé mon cœur meurtri, grâce à vous tous j’ai pu retrouver cet esprit de famille qui me manquait depuis le décès de ma mère, et pour ça je vous en serais éternellement reconnaissante. Je me cachais derrière ces histoires sans vrai amour en attendant de trouver le vrai, l’unique et je l’ai trouvé en la personne de ce charmeur que tu es Rick. Jusqu’à maintenant, je n’avais jamais présenté mes petits amis à mon père, je ne me sentais pas prête à franchir ce cap qui pour moi représentais la longévité d’une relation mais avec toi c’est différent, je sens au fond de moi que tu es mon seul est unique.

- Kate, je tiens à toi et j’ai entendu tout ce que tu avais à me dire, je comprends ta réaction mais il me faudra du temps pour arriver de te pardonner.

- Je comprends, sache que j’attendrais le temps qu’il faut, je t’attendrais. Je t’aime Rick, Always.

Elle avait murmuré ces trois petits mots mais mon cœur les avait bien entendu, il se mit à battre plus fort dans ma poitrine et une vague de chaleur bienfaisante envahi mon corps.

Elle déposa un baiser sur ses doigts qu’elle posa ensuite sur ma joue. Se simple contacte me fit frissonner alors que j’étais en ébullition et un sentiment d’apaisement s’empara de mon être tout entier.

Elle se retourna et de sa démarche féline sortit du bureau, sur le seuil, elle me regarda.

-Je t’attendrais Rick.

J’entendis la porte du loft se refermer confirmant son départ. Je me rassis à mon bureau prenant le cadre qui s’y trouvais avec la photo où nous étions tous les deux sur sa moto, moi assis aux guidons elle collée contre mon dos sa tête posée sur mon épaule. Dans nos yeux se reflétaient le bonheur simple d’être ensemble à ce moment-là. Mes yeux s’embuèrent à la pensée de ce qu’elle venait de m’avouer, elle m’aimait, moi, Rick Castle et je n’avais esquissé aucun geste à son égard alors qu’elle me disait ces trois petits mots accompagné d’un Always qui donnait un sens plus vrai encore à cet amour qu’elle venait de me déclarer haut et fort. Ce qui voulait dire que si je donnais une chance à ce NOUS d’exister, ce serait pour la vie. J’avais avoué à mère que je me voyais bien poursuivre ma vie et vieillir avec Kate et pourquoi pas fonder une famille avec plein de mini Kate ou mini moi qui courraient partout et nous rendraient chèvre. Le jour se fit sur mes sentiments, je l’aimais et je ne pourrais vivre sans elle, nous étions fait l’un pour l’autre, comme le yin et le yang sont fait pour ne pas être séparer. Mais comment oublier ce qu’elle m’avait fait endurer ces cinq derniers jours. J’étais partagé entre deux sentiments, mon cœur mourait d’envie d’aller la rejoindre, de la serrer dans mes bras mais ma tête m’empêchait de lui pardonner aussi facilement. Je me saisis d’un stylo et d’une feuille blanche et commençais à écrire, d’abord quelques lignes puis le papier se noircit au fur et à mesure que les mots défilaient sous ma plume. J’y mettais tous ce qui me passait par la tête, des sentiments, des bouts de phrases, des souvenirs de nous dans les Hamptons. J’avais besoin de me retrouver seul, de réfléchir à tout ça, à nous et ma maison du bord de mer serait idéale pour me ressourcer. L’écriture apaisa mon esprit, c’est détendu mais fatigué que je me couchais.

 

KATE

Je sortais du loft de mon écrivain légèrement soulagée, notre entrevue s’était pas trop mal passée, j’avais pu lui dire le pourquoi de ma réaction, il ne m’avait pas chassée de chez lui et la discussion de fût pas houleuse. Je savais que je lui avais fait du mal avec mes paroles et qu’il lui faudrait du temps pour me pardonner et peut-être oublier mais j’attendrais, il valait vraiment la peine que je sois patiente, surtout depuis que Martha m’avait avoué les rêves de Rick sur notre avenir ensemble. Je repris mes esprits quand un éclair déchira le ciel new-yorkais et que la pluie redoubla d’intensité. Je m’installais dans ma voiture, ayant besoin de parler à quelqu’un. J’envoyais un SMS à Lanie.

 

* Hello sweety, as-tu une bonne bouteille ?

J’amène du chinois !!!!!!!!*

 

Je mis le contacte et m’engouffrais dans les rues de la grande pomme, la circulation s’était calmée et se fit plus fluide. Je me dirigeais vers mon resto chinois favori ne doutant pas de la réponse de ma meilleure amie car une meilleure amie c’était toujours là pour parler. La réponse confirma ma pensée alors que je me parquais sans peine juste devant la devanture de *Chez Tran*, qui faisait un excellent poulet aigre doux.

Dix minutes plus tard, je sonnais chez Lanie et elle m’accueilli avec le sourire et une étreinte pleine de douceur.

- Oh Kate, je suis si contente de te voir.

- Moi aussi Lanie, ça fait trop longtemps qu’on n’a pas eu de soirée entre fille.

- A qui la faute, c’est toi qui es toujours surbookée. Mais je suis heureuse que tu sois là.

Les mots de la légiste me firent réaliser que ces derniers jours ce n’était pas seulement Rick que j’avais tenu éloigné de moi mais aussi mes amis, Ryan, Espo, le capitaine Montgomery et surtout Lanie. Elle m’invita à m’asseoir au salon alors qu’elle revenait avec une bouteille de rouge et que j’ouvrais les cartons du traiteur en lui tendant les baguettes.

- Oui je sais Lanie, je suis désolée, ces dernier temps je n’ai pas eu beaucoup de temps à te consacrer.

- Je sais Kate, ce qui est arrivé à ton père occupait tout ton temps mais un petit SMS nous aurait fait plaisir, juste pour avoir des nouvelles de ton père et savoir comment tu allais. Heureusement qu’on avait Castle pour nous tenir au courant de l’état de Jim.

Je relevais un regard étonné vers mon amie.

- Comment ça ? Comment pouvait-il vous donner des nouvelles alors que je ne le laissais pas venir à l’hôpital ?

- Tu lui interdisais d’aller voir Jim, pas de se rendre à l’hôpital alors il s’y rendait tous les jours, je crois même qu’il a sympathisé avec une infirmière et c’est comme ça qu’il avait des nouvelles de son état et du tien par la même occasion.

Je n’en revenais pas de cet aveu, tous les jours, juste pour avoir des nouvelles. Cet homme me surprendra toujours, je devais vraiment m’atteler à la tâche pour le reconquérir.

- Kate, comment as-tu pu le traiter de la sorte ? Il est fou de toi, il ferait n’importe quoi pour te faire plaisir et toi au premier coup dure tu l’envoye sur les roses. Tu sais tu as beau être ma meilleure amie mais cette fois tu aurais mérité une paire de claque pour te faire réagir.

- Oh Lanie, tu n’aurais pas osé quand même ?

- Essaye encore une fois de nous faire ça et tu verras si j’ose ou pas.

Là je me rendais compte de l’étendue des dégâts que j’avais occasionné à cause de ma fierté mal placée qui m’empêchait d’accepter l’aide qu’on me proposait.

- Et Castle ? Tu lui as parlé ?

- Oui, je sortais de chez lui quand je t’ai écrit.

- Et ?...........................................tu veux en parler ?

- Si je te dis non je vais avoir droit à ma paire de claque alors je crois que ça va être l’heure des confessions. Ressert-nous du vin s’il te plait et assied toi.

Elle alla chercher une autre bouteille de vin pendant que je lui relatais mon entrevue avec Rick et les trois petits mots que je lui avais dit avant de partir.

- Wah Kate, je pense que tu as fait un grand pas dans la reconquête de cet homme mais ne relâche pas tes efforts, je suis sure qu’entre vous deux ça marchera. Ça se voit que vous êtes fait pour être ensembles. Il y a une telle attirance entre vous qu’on dirait de supers aimants que tout attire et que rien ne peut séparer.

- Merci Lanie mais je vais devoir prendre mon mal en patience car j’ai défendu ma cause et il m’a demandé du temps pour réfléchir alors je vais lui laisser ce temps, de l’espace et attendre sa décision mais s’il veut que notre histoire s’arrête là, je ne sais pas ce que je deviendrais.

Des sanglots rendaient ma voix tremblante et une larme coula sur ma joue puis une deuxième, une troisième et finalement j’éclatais en sanglots dans les bras de Lanie qui s’était rapprochée de moi sentant arriver l’émotion.

- Kate, je ne sais pas quoi te dire mais je serais là si tu as besoin d’une épaule pour pleurer ou une oreille pour écouter. Et pour le moment j’ai un bon moyen de te faire oublier tout ça.

Elle se dirigea vers le frigo et revint avec le nécessaire pour une téquila boum-boum.

- Merci Lanie, j’ai de la chance d’avoir une amie comme toi.

Trois-deux-un go, et une téquila, une !

- Et je sais comment faire disparaitre un corps alors si tu as des envie de meurtre je serais là !

Je la dévisageais décontenancée par ses propos mais soudain j’éclatais de rire pensant que les bros avaient fait les mêmes menaces à Rick lorsqu’ils avaient su pour notre relation.

- Au moins j’aurais réussi te faire rire.

Trois-deux-un go, et de deux !

- Merci, tu es la meilleure. Tu sais, je tiens à lui, j’ai envie de me battre pour que nous puissions continuer notre route ensemble, il mérite que je me batte pour lui.

- Les meilleure amies sont là dans les bons comme dans les mauvais moments, tu as été là pour moi quand ça n’allait pas fort avec Javier et je ne l’oublierais pas Kate.

Trois-deux-un go, et de trois.

Un gros fou rire plus tard, j’avisais l’heure à l’horloge murale et soupirais.

- Il est tard, je vais me rentrer.

Je me levais péniblement du fauteuil et y retombais presque aussitôt sous le fou rire de mon amie.

- Je crois que tu es pompette ma chère, et je ne te laisserais pas partir dans cet état.

Puis elle éclata de rire car elle fut à son tour incapable de se lever, je crois que les deux bouteilles de vins et les téquilas que nous avons bu ce soir y sont pour quelque chose.

- D’accord, je veux bien mais je prends le canapé et tu dors dans ton lit.

- Ha non, ce n’est pas juste Kate.

Je la regardais sans comprendre.

- Si tu dors là tu n’auras pas à bouger tandis que moi je vais devoir me trainer jusqu’à ma chambre.

Nous éclations de rire devant le comique de la situation, une des meilleures détectives de New-York (selon Rick) et la meilleure médecin légiste de cette même ville (selon moi) qui n’arrivaient pas à rejoindre leur chambre.

- Alors ma grande tu me suis et on partage mon lit en tout bien tout honneur bien sûr.

Le chemin jusqu’à la chambre parut interminable et semé d’embuches si bien que le trajet se fît bras dessus bras dessous en se soutenant l’une et l’autre. C’est donc pliées en deux de rire que nous nous écroulâmes sur le matelas de ma meilleure amie. Un enchevêtrement difforme de bras et de jambes qu’aucune des deux ne chercha à démêler.

7h. Après une courte nuit de sommeil, j’émergeais difficilement du brouillard de la nuit la bouche pâteuse et étirais mon corps encore engourdis. Ou suis-je ? Ce n’est pas ma chambre, soudain ma main toucha quelqu’un de couché à côté de moi. Aurais-je rêvé les évènements de ces derniers jours ? Était-ce Rick étendu de l’autre côté du lit ? Mais où serions-nous si c’était le cas, je ne reconnaissais pas l’endroit. Je soulevais le drap soulagée de voir que je portais encore mes habits de la veille, jeans, blouses tout y était. N’ayant pas encore les idées très claire et pas de souvenirs de la soirée précédente, je me retournais lentement peu rassurée de ce que j’allais trouver et vis une forme complètement cachée sous le drap. Prudemment je retirais le tissu pour découvrir la tignasse noir de ma meilleure amie. Un soupir de soulagement s’échappa de mes lèvres, des flashs de la soirée refaisaient surface, un repas, du vin, de la téquila, beaucoup de téquila et des fous rires. Un mouvement sur ma gauche me tira de ma rêverie, Lanie se retourna vers moi.

- Bonjour, bien dormi dit-elle en étirant ses bras et faisant craquer ses articulations.

- Très bien et toi ? Pas trop étonnée de me voir dans ton lit ?

- Non, c’est moi qui t’ai proposé de rester comme tu n’étais pas en état de rentrer chez toi hier soir. Et oui j’ai bien dormi, à partir du moment où tu as arrêté de ronfler.

- Quoi ? Je ne ronfle pas.

- Oh si lieutenant Beckett vous ronflez comme un pompier.

- Non ce n’est pas vrai.

- Oh que si c’est vrai.

Je lui envoyais le coussin sur la tête pour la faire taire et une bataille d’oreiller débuta dans la bonne humeur jusqu’au moment ou un coussin se déchira et répandit ses plumes dans toute la chambre. Je la fixais désolée du désastre mais me mordais la lèvre pour ne pas rigoler, ce fut peine perdue quand je vis la métisse faire de même et un éclat de rire s’empara de nous. Étendues sur le lit nous reprîmes nos esprits.

- Je suis désolée Lanie.

- Ce n’est pas grave ma chérie, au moins tu auras retrouvé le sourire.

- Il faut que j’y aille, je dois encore passer chez moi me changer et aller au boulot où de la paperasse m’attend.

Je poussais un soupir de lassitude.

- Tu veux que je demande à Javier de te couvrir ce matin ?

 


caskett71  (16.10.2015 à 23:51)

hello,

dans ce chapitre il y a les paroles d'une chanson, elle est en entier car je ne savais pas quelle partie enlever..... sur ce bonne lecture.       

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  CHAPITRE 18 : Eloignement                              

 

J’étais bien tentée par la proposition de mon amie mais ce n’était pas dans mes habitudes de manquer le boulot après une soirée arrosée. La journée allait être longue mais j’assumerais mes actes.

- Merci Lanie mais je crois que j’y arriverais et puis ça permettra à mon esprit de penser à autre chose qu’à Rick.

- Tu sais s’il vient au poste aujourd’hui ?

- Je ne crois pas, s’il m’a demandé du temps je pense que c’est pour être seul et prendre sa décision en ce qui nous concerne.

Après avoir pris congé de Lanie, je me retrouvais à mon appartement. Je me fis couler un café, breuvage indispensable pour débuter une journée et filais sous la douche pour finir de me réveiller. Lorsque l’eau chaude enveloppa mon corps une sensation de bien-être m’envahi et des souvenirs de douches partagée avec mon amant ressurgirent. La tête basse, une main contre le carrelage froid de la cabine je ressassais les paroles échangées avec lui la veille et ce sentiment s’estompa pour laisser place à de la culpabilité, de la tristesse. Des larmes se mélangèrent à l’eau chaude, mon corps fut secoué de soubresauts provoqué par des sanglots qui se transformèrent en cris de détresse.

C’est vidée de toute énergie que je sortis, me séchais et me vêtis. Assise au bar de la cuisine je buvais ce café qui me paraissait sans saveur comparé à ceux que Rick me préparait au poste. Le poste, allait-il venir ? La journée, les journées allaient être longues s’il ne viendrait pas. Et je n’osais imaginer s’il décidait d’arrêter là notre partenariat et par conséquence notre histoire. Décidée à l’attendre le temps qu’il faudrait, je me rendais au poste pour accomplir mon job comme tous les jours. Je me dirigeais vers mon bureau lorsque je le vis, mon cœur s’emballa, il était là, debout dans le bureau du capitaine. La discussion semblait calme, l’espoir renaissait en moi, Roy avait l’air désolé et Rick, son visage était fermé, triste, l’espoir s’amenuisait. Ils se serrèrent la main, Rick sortit du bureau et se dirigea vers Ryan et Espo avec qui il échangea quelques mots puis  se tourna vers moi le regard vide, éteint. Je me tenais toujours debout à côté de mon bureau lorsqu’il m’aborda.

- Salut Kate.

- Hey !

Les bros nous observaient du coin de l’œil mais je vis dans leur yeux de la tristesse, ils étaient déçu, mais pourquoi ?

- Je suis venu avertir Roy que j’allais m’absenter quelque temps.

Mon cœur rata un battement.

- Je pars dans les Hamptons, j’ai besoin de faire le point, de réfléchir à nous, à ce que j’ai envie pour la suite, pour mon bien.

Mon cœur rata un deuxième battement. Dans un souffle à peine audible je demandais.

- Combien de temps ?

- Je ne sais pas, le temps qu’il faudra.

- Rick, je suis………

Il leva la main pour m’interrompre.

- Au revoir Kate.

Un sourire triste se dessinait sur ses lèvres alors qu’il se dirigeait vers l’ascenseur qui l’emmenait loin de mes yeux mais certainement  pas loin de mon cœur. Lorsque les portes métalliques se refermèrent je m’assis à mon bureau et les gars s’avancèrent vers moi, ça y est, les frères se mettent en action, je vais avoir droit à un sermon de leur part. Espo ouvrit le bal.

- Hey boss, comment ça va ?

- Comment crois-tu que je vais Espo ? Je vais mal, et je n’ai pas besoin de ton sermon pour me faire sentir encore plus coupable, je me sens nulle, j’ai fait souffrir l’homme que j’aime au point qu’il est obligé de s’éloigner de la ville, de moi pour faire le point alors oui je vais mal.

Ils tournèrent les talons sans plus d’explication. J’avais dit ça sur un ton plus sec que je le voulais et je le regrettais déjà, ils s’inquiétaient pour moi et moi je ne trouvais rien de mieux que d’être odieuse avec eux. Je me levais pour les rejoindre, ils s’étaient déjà assis à leurs postes respectifs. à mon arrivée ils levèrent la tête en parfaite synchronisation.

- Excusez- moi les gars, je ne voulais pas être désagréable avec vous mais…

- C’est bon Kate, on oublie et on se remet au boulot. Fit Ryan.

Je rejoins mon bureau lorsque Ryan lança.

- Kate, ce soir au Old Haunt ?

- Ok ! Espo, demande à Lanie si elle peut venir aussi.

- Je vais la voir tout de suite.

Il s’en alla par l’ascenseur heureux d’avoir une excuse pour retrouver sa douce et moi, je me plongeais dans la rédaction des rapports que mon capitaine attendait pour les valider afin que je puisse les classer.

 

RICK

Je sortais de poste le cœur lourd mais il fallait que je le fasse. Pour moi, pour nous. Je rentrais au loft préparer quelques affaires, je n’avais pas besoin de grand choses, je laissais suffisamment d’affaire là-bas pour ne pas avoir à toujours faire la valise lorsque je décidais de partir sur un coup de tête, c’était plus pratique. Je téléphonais à Dylan, c’était celui qui s’occupait de la maison et du terrain, il faisait en sorte que tout soit prêt pour quand je débarquais et c’était bien agréable d’arriver sans avoir à s’inquiéter de remplir le frigo, aérer les pièces, bien que je n’aurais pas besoin de beaucoup de pièce étant seul à loger à la villa cette fois.

Je sortais du garage à bord de la Mercedes installé confortablement afin d’affronter les deux heures de route que j’avais à faire pour arriver à destination. Au fur et à mesure que je m’éloignais de la ville, la circulation se faisait moins dense, les buildings laissaient gentiment la place aux quartiers résidentiels, de belles villas à perte de vue. J’empruntais la Sunrise Highway qui longeait toute la côte de long beach. La radio diffusaient des musiques de tous les styles et un morceau attira mon attention, je reconnu les simple plan, un groupe canadien créé en 1999, les paroles me firent repenser à une question que m’avait posée Alexis «  Papa, comment sait-on quand on est amoureux » mon esprit dévia sur Kate et je répondis à ma fille « C’est quand les chansons prennent un sens ». Je ne pouvais pas avoir plus raison qu’en ce moment précis. Mettant le volume à fond, je me laissais absorber par cette mélodie.  


Oh, Oh. Take me back, take me back. Oh yeah. Back to summer paradise
Oh, Oh. Ramène-moi, ramène moi. Oh ouais. A ce paradis estival
My heart is sinking. As I'm lifting up . Above the clouds away from you
And I can't believe I'm leaving . Oh I don't kno-kno-know what I'm gonna do
Mon cœur est en train de couler. Alors que je m'élève. Au-dessus des nuages ​​loin de toi,

Je n'arrive pas à croire que je m'en vais. Oh, je ne sais-sais-sais pas ce que je vais faire
But someday. I will find my way back. To where your name. Is written in the sand
Mais un jour. Je retrouverai mon chemin. Là où ton nom. Est écrit dans le sable
Cause I remember every sunset. I remember every word you said
We were never gonna say goodbye. Sing la-ta-ta-ta-ta
Parce que je me souviens de chaque coucher de soleil. Je me souviens de chaque mot que tu as dit

On ne s'est jamais dit adieu. Chante la-ta-ta-ta-ta


Tell me how to get back to. Back to summer paradise with you. And I'll be there in a heartbeat
Oh-oh. I'll be there in a heartbeat
Dis moi comment retourner. A ce paradis estival, avec toi. Et je serai là, dans un battement de cœur

Oh oh. Je serai là dans un battement de cœur
(Tell 'em).
(Dis leur)
My soul is broken. Streets are frozen. I can't stop these feelings melting through
Mon âme est brisée. Les rues sont gelées. Je ne peux pas arrêter ces sentiments qui fondent
And I'd give away a thousand days, oh. Just to have another one with you
Et je donnerais un millier de jours, oh. Juste pour en avoir un autre avec toi
What'd you say.
Que dirais tu
Well real life can wait. (Real life can wait). We're crushing like waves
We're playing in the sand.(Me and you). Holding your hand

Eh bien, la relaxation peut attendre. (La relaxation peut attendre). J'écrase mes mauvaises habitudes
Jouant dans le sable. (Toi et moi). Tenant ta main
Cause I remember every sunset. I remember every word you said
We were never gonna say goodbye. Sing la-ta-ta-ta-ta
Parce que je me souviens de chaque coucher de soleil. Je me souviens de chaque mot que tu as dit

On ne s'est jamais dit adieu. Chante la-ta-ta-ta-ta
Tell me how to get back to. Back to summer paradise with you. And I'll be there in a heartbeat
Oh-oh. I'll be there in a heartbeat. Oh-oh
Dis moi comment retourner. A ce paradis estival, avec toi. Et je serai là, dans un battement de cœur.

Oh oh. Je serai là dans un battement de cœur. Oh oh
Yeah I remember sunny mornings. And summer evenings. Now you're not next to me
And I am freezing. Was it real? Oh baby tell me, was I dreaming?
How can you show me paradise, When I'm leaving?
Ouais je me souviens des matins d'été. Et des soirées d'été. Maintenant, tu es juste à côté de moi

Et je suis gelé. C'était réel ? Oh bébé dis-moi, ai-je rêvé ?
Comment peux-tu me montrer le paradis, Alors que je m'en vais ?
Now my heartbeat is sinking. Hope's shrinking. When I try to speak no words
Lip-synching. Hope this is not just wishful thinking
Tell me that you care. And I'll be there in a heartbeat
Maintenant, mes battements de cœur s'enfoncent. L'espoir rétrécit au moment où j'essaie de parler, aucun mot ne sort

Lis sur mes lèvres. J'espère que ce n'est pas un vœu irréalisable
Dis-moi que tu t'en préoccupes. Et je serai là, dans un battement de cœur
Someday. I will find my way back
To where your name. Is written in the sand
Un jour, je retrouverai mon chemin

Là où ton nom est écrit dans le sable
Yeah, yeah, yeah, let's go
Ouais, ouais, ouais, allons-y



Cause I remember every sunset. I remember every word you said
We were never gonna say goodbye. Sing la-ta-ta-ta-ta
Tell me how to get back to. Back to summer paradise with you
And I'll be there in a heartbeat. I remember where we first kissed
How I didn't wanna leave your lips. And how I've never ever felt so high. Sing La-ta-ta-ta-ta
Parce que je me souviens de chaque coucher de soleil. Je me souviens de chaque mot que tu as dit

On ne s'est jamais dit adieu. Chante la-ta-ta-ta-ta
Dis-moi comment retourner. Dis-moi comment retourner à ce paradis estival, avec toi

Et je serai là, dans un battement de cœur. Je me souviens où on s'est embrassés pour la première fois.
Comment je ne voulais pas quitter tes lèvres et comment je ne me suis jamais senti aussi heureux. chante la-ta-ta-ta

Oh oh. Je serai là dans un battement de cœur. (Paradis estival)
Oh oh. Je serai là dans un battement de cœur

 

 

 

Cette chanson reflétait bien notre histoire, nos sentiments, le bout de chemin que nous avions accompli ensemble. La radio continuait à diffuser des chansons bien rythmées et je me mis à chanter à tue-tête ces airs connus. Un petit arrêt pour soulager un besoin plus que naturel et je repris la route poursuivant mon concert privé sur des airs entrainants.

Approchant des Hamptons, je souris en passant à l’endroit où j’avais vu Kate pour la première fois lors de ma panne sèche. Et un sourire se dessina sur mon visage à la pensée de cette rencontre inattendue avec celle qui deviendrait ma petite amie, ma muse puisqu’elle m’inspirait pour l’élaboration de mon nouveau personnage. Arrivé à destination, je parquais la voiture directement dans le garage. Le sac en main, j’entrais dans cette demeure, j’allais enfin pouvoir me laisser aller à mes états d’âmes. Je jetais mon sac dans un coin et me dirigeais vers la cuisine, j’examinais le contenus des placards et du frigo. Dylan avait fait du bon boulot, il connaissait mes gouts et avait amené tous ce dont il me fallait et même plus. Je vis sur le bar une magnifique coupe de fruits accompagnée d’un petit mot.

 

Bon séjour parmi nous.

Si vous avez besoin de quelque chose appelez-moi. Dylan.

Voici un cadeau de bienvenue de

la part de Sandra.

 

Décidément ce couple était d’une gentillesse inégalable, il s’occupait de tout, lui tout ce qui est travaux extérieur, entretien de la piscine, des haies, de la pelouse et elle arrangeait la maison avec gout, toujours une petite attention à mon égard et cela me touchait vraiment. Il faut vraiment que je pense à leur montrer ma gratitude. Je m’installais sur la terrasse un verre de jus de fruit en main contemplant le paysage qui s’offrait à mes yeux. J’avais beau venir ici depuis de nombreuses années, cette vue m’émerveillait toujours autant.

L’étendue verte se jetait dans l’océan qui lui se perdait à l’horizon lorsqu’il rencontrait le ciel qui aujourd’hui était d’un magnifique bleu sans nuage. J'avais erré de longues heures entre la plage, la terrasse, le bord de la piscine ou des souvenirs  de nos calins refirent surface. la journée s'était écoulée lentement, j'en avait profité pour ranger mes affaires, me faire un petit plateau repas que j'avais savouré en contemplant le magnifique coucher de soleil ce qui fit ressurgir d'autres souvenirs tout aussi agréables que les précédents.

Ma béatitude fut troublée par mon portable qui m’annonçait un SMS. Mon sourire s’envola à la vue de l’expéditeur et j’hésitais à l’ouvrir. Je lui avais demandé du temps et elle me harcelait déjà avec un message. J’allais éteindre mon téléphone lorsque mon doigt glissa accidentellement ………….ou pas sur la touche lire et le texte s’afficha.

 

*Je t’aime Rick. Ta Kate.*

 

Je contemplais ces quelques mots, si peu de mots mais qui voulait dire beaucoup. Pas besoin de faire tout un roman pour exprimer ses sentiments, Kate l’avait très bien compris. J’éteignis mon iPhone et montais dans ma chambre. Une fois changé je me couchais sur le lit, les yeux rivés au plafond perdu dans mes pensées. Cette femme occupait mes pensées à plein temps, mes jours, mes nuits. C’est en revoyant le visage triste de ma muse que je m’endormis dans ce grand lit froid.

 

KATE

 

Mon esprit était accaparé par cet homme que j’avais appris à connaitre. Richard Rodgers n’avait rien à voir avec le Rick Castle qui faisait régulièrement la une des tabloïdes new-yorkais à cause de ses frasques, de ses multiples conquêtes et de ses soirées de lancement qui finissaient souvent en séances de dédicaces privées ou il signait sur les poitrines de ses pseudo-fans. Richard était tout le contraire, attentionné envers les personnes qu’il aime, protégeant sa famille des journalistes un peu trop envahissants, préférant un simple souper en famille suivit d’un bon film sur son écran géant plutôt qu’une soirée de gala dans un palace cinq étoiles entouré de gens riches qui ne se gênaient pas de le montrer. Et moi j’avais déçus cet homme par mon comportement irraisonné. Je revoyais ses yeux lorsqu’il avait quitté le poste, son regard de chien battu mis mon cœur en pagaille.

Je fus tirée par de mes pensées par Ryan qui me rappela notre soirée au Old Haunt. J’avais accepté de les accompagner pour me faire pardonner mon comportement de ces derniers jours, je leur devais bien ça.

Je les rejoignis directement au bar, ils avaient pris une table au fond de la salle, un peu plus au calme, Lanie avait pu se libérer et cela me fit du bien de les voir rigoler.

- Hey regardez qui voilà, fit la légiste.

Elle se leva et me pris chaleureusement dans ses bras démontrant par ce geste qu’elle serait là pour moi si j’en avais besoin.

- Merci Lanie, salut les gars.

- Salut boss, firent les bros en chœur.

- La première tournée est pour moi, pour m’excuser de mon comportement des derniers jours alors qu’est-ce que vous buvez ?

- Bière.

- Bière.

- Un sex on the beach.

Je me rendais au bar pour commander les boissons en rajoutant un Blue lagoon pour moi et retournais m’assoir à côté de mon amie qui était tendrement enlacée par les  bras protecteurs de son petit ami. Les consommations arrivèrent et Ryan nous annonça qu’il avait une petite amie depuis trois semaines et qu’il voudrait bien nous la présenter si nous étions d’accord. Nous décidions donc de refaire une soirée comme celle-ci plus tard. J’étais heureuse pour lui mais je ne pus m’empêcher de penser à Rick, mon cœur se sera et je décidais de lui envoyer un SMS, juste un.    Je pris mon portable et écris un petit message court mais qui voulait tout dire  :

 

    *Je t’aime Rick. Ta Kate.*

 

Puis rangeais l’appareil et repris le cours de la conversation sous le regard amusé de Lanie qui se rapprocha de moi pour me parler discrètement.

- Alors, comment tu vas ?

- Ca pourrait aller mieux, j’espère que son éloignement lui fera prendre la bonne décision, pour nous deux sinon je ne sais pas ce que je deviendrais Lanie. Je l’aime tellement tu sais.

- Je sais, je ne t’avais jamais vue aussi heureuse auparavant.

La fatigue se faisait sentir, je prenais congé de mes amis pour rentrer à mon appart. Je me trainais comme un zombie jusqu’à la salle de bain pour profiter d’une bonne douche, l’eau chaude dévalait mon corps dénouant mes muscles endoloris. Une fois sèche, je passais un tee-shirt que Rick avait laissé chez moi et y plongeais mon visage respirant à plein poumons son odeur qui me manquait tant, son contact me manquait, son sourire et ses plaisanteries aussi, même si parfois elles étaient douteuses. C’est sur ces pensées que je m’endormis pour une nuit sans rêve.

Les jours passaient et toujours pas de nouvelles de Rick. Cela faisait quatre jours qu’il avait quitté New-York, quatre longs jours ou rien ne s’était passé, ni meurtres ni accidents douteux, rien, que de la paperasse à n’en plus finir à croire que les meurtriers étaient tous partis en vacances. Nous avions mis à jour tous les dossiers et j’avais même permis à mes collègues de rentrer plus tôt pour retrouver leurs petites amies. Le lendemain c’était dimanche donc jour de repos pour nous mais cela ne m’enchantait guerre, la solitude commençait à me peser et  je ne voulais pas sortir, trop déprimée pour être d’agréable compagnie. Comme tous les soirs je rentrais chez moi, seule, la tête basse, je prenais mon portable et comme tous les soirs je lui envoyais un message simple mais vrai.

 

 * Je t’aime Rick. Ta Kate. *

 

Et comme tous les soirs, je me couchais dans mon grand lit froid. Je sursautais en entendant vibrer mon téléphone sur la table de nuit et m’en saisi rapidement. Un sourire apparut sur mon visage en voyant la photo de Rick s’afficher sur l’écran. Depuis cinq soirs que je lui envoyais le même SMS, c’était la première fois qu’il répondait. Soudain mon cœur s’emballa, et si c’était pour me dire d’arrêter de l’importuner avec mes messages. Mes gestes se firent plus lents et j’hésitais à présent, ouvrir ou pas tel était mon dilemme, mais mon besoin de savoir se fit plus fort et je cliquais sur l’icône d’ouverture du texto. Une perle salée unique coula subitement sur ma joue sans que je ne puisse la retenir, elle fut suivie par une multitude d’autres qui s’écrasèrent les unes après les autres sur le coussin. Des larmes oui mais des larmes de joie à la lecture du mot de mon écrivain, ce n’était pas un roman mais le principal y était :

 

* Moi aussi je t’aime Kate. A demain. Ton écrivain. *

 

A demain, ses mots dansaient devant mes yeux encore humides, il m’aimait et il rentrait, j’allais enfin pouvoir le retrouver. Sans attendre je lui répondais :

 

* A demain. *

 

Accompagné d'un smile et d'un coeur rouge.


caskett71  (17.10.2015 à 22:01)

hello,

ici encore une chanson des Simple Plan. Que j'ai découvert grace à une fic de Castle et que j'aime  beaucoup.

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CHAPITRE 19 : Take my hand

 

RICK

 

Cela faisait cinq jours que je m’étais isolé dans ma maison, je passais mes journées à écrire la suite de Nikki Heat, enfin, quand l’inspiration était là c’est-à-dire pas souvent mais cela me faisait du bien d’écrire, même si je n’allais pas garder ces pages, elles me serviront peut-être un jour, je me baladais sur la plage ou en ville, faisais des longueurs dans la piscine mais mon esprit vagabondait sans cesse vers une certaine détective que j’avais laissée à New-York. J’avais réfléchi, cinq jours que j’y pensais et toujours le même constat, je l’aimais encore et je ne pouvais plus me passer d’elle. Ses messages me mettaient du baume au cœur, un cœur blessé mais qui l’était encore plus depuis notre séparation. Elle tenait à moi et tous les soirs ses petits mots réparaient un peu plus mon cœur. Un bip familier me sortit de ma rêverie, vu l’heure, je savais que c’était elle. Bingo, je souris en voyant la photo de ma belle s’illuminer sur l’écran. J’ouvris le SMS et lu les même mots que les autres soirs.

 

Je t’aime Rick. Ta Kate

 

Mais cette fois c’était décidé, j’allais lui répondre. Alors sans attendre je tapais le texte :

 

Moi aussi je t’aime Kate. A demain. Ton écrivain.

 

J’appuyais sur envoyer et me servais un dernier verre de vin avant d’aller préparer mon sac pour le retour. Presque aussitôt un bip m’annonçait un nouveau message. Une réponse de Kate, je n’ose imaginer son soulagement lorsqu’elle a reçu mon précédent SMS. J’ouvris mon téléphone et lu sa réponse. Simple. Clair. Et certainement impatiente.

 

A demain.

 

J’envoyais aussi un message à Dylan pour le remercier et l’informer de mon retour pour qu’il puisse s’occuper de tout comme il savait si bien le faire et laissais à son intention une petite enveloppe contenant quelques billets verts qu’il méritait amplement pour les nombreux services qu’il me rendait chaque année. Puis j’allais finir de ranger mes affaires et me mettais au lit, espérant que ce soit la dernière nuit que je passerais seul dans ce lit King size.

Le lendemain matin j’étais frais et dispo, j’avais bien dormi malgré que j’aie passé la nuit seul. Je prenais enfin la route direction New-York pour un avenir à deux que j’espérais radieux mais ça le futur nous le dira. Je roulais depuis plus d’une heure la musique toujours à fond, je chantais comme un fou, fou d’amour pour une certaine détective. La radio diffusait des chansons diverses et variées mais encore une des Simple Plan attira mon attention, je voulu mettre le volume plus fort mais il était déjà au max alors je me laissais emporter par les paroles de Take My Hand…………..


Sometimes I feel like everybody's got a probleme.
Sometimes I feel like nobody wants to solve them
I know that people say we're never gonna make it. But I know we're gonna get throught this.


Parfois j'ai l'impression que tout le monde a un problème. Parfois j'ai l'impression que, personne veux les résoudre
Je sais que les gens disent que nous n'allons jamais le faire. Mais je sais que nous irons au bout de cela.

Take my hand tonight. Let's not think about tomorrow.

Take my hand tonight. We can find some place to go.

Cause our hearts are locked forever.
And our love will never die. Take my hand tonight... one last time

Prends ma main ce soir. Ne penses pas à demain
Prends ma main ce soir. Nous pouvons trouver notre place
car nos cœurs sont enchainés pour toujours
Et notre amour ne mourra jamais. Prends ma main ce soir. Une dernière fois

 
The city sleeps And we're lost in the moment Another kiss as we're lying on the pavement.
If they could see us they would tell us that we're crazy.

But I know they just don't understand
La ville est endormie Et nous sommes perdus dans cet instant. Un autre baiser en trainant sur le trottoir
S'ils pouvaient nous voir Ils nous diraient que nous sommes fous

Mais je sais que simplement ils ne comprendraient pas


Close your eyes and please don't let me go. Don't let me go now.
Close your eyes don't let me let you go.

Ferme tes yeux, et s'il te plait ne me laisse pas partir. Ne me laisse pas partir maintenant.
Ferme tes yeux, ne me laisse pas te laisser partir.


The rain drops, the tears keep falling. I see your face and it keeps me going
If I get lost your light's gonna guide me And i know that you can take me home
You can take me home
Les gouttes de pluie, les larmes continuent de tomber. Je vois ton visage, et cela me permet d'avancer
Si je me perds, ta lumière me guidera. Et je sais que tu peux me ramener à la maison.
Tu peux me ramener à la maison.


Take my hand tonight. Let's not think about tomorrow
Take my hand tonight? We can find some place to go.
Cause our hearts are locked forever. And our love will never die.
Take my hand tonight one last time

Prends ma main ce soir, ne penses pas à demain
Prends ma main ce soir, nous pouvons trouver notre place
car nos cœurs sont enchainés pour toujours
Et notre amour ne mourra jamais. Prend   ma main ce soir. Une dernière fois……………..

Décidément ce groupe avait tout juste concernant ma relation avec Kate, nos problèmes à surmonter, nos cœurs enchainés qui ne peuvent être séparés trop longtemps, les larmes sur son beau visage qui me dit « revient ». Je veux la retrouver, enlacer nos doigts, enchainer nos cœurs et faire notre place ensemble.

Le trajet du retour me parut durer une éternité pourtant la circulation était fluide, je m’approchais de la ville, distinguant au loin les premiers buildings plus haut les uns que les autres, leurs flèches pointées vers le ciel bleu de Manhattan. La silhouette de la ville avait bien changé, depuis le 11 septembre 2001 on ne voyait plus s’élever dans l’azure les deux célèbres tours jumelles du world Trade center si caractéristique du paysage urbain de l’ile.

Je me reconcentrais sur la route ou les voitures se faisaient un peu plus nombreuses mais c’était dimanche matin et la plus part des gens restaient chez eux à flemmarder, ce que j’espérais faire très souvent auprès de ma petite amie que j’allais rejoindre d’ici quelques minutes étant donné que je m’engageais dans la rue menant à son immeuble.  

Je délaissais l’ascenseur et grimpais au pas de course par les escaliers trop pressé de la voir et c’est essoufflé et les mains tremblantes que je frappais à sa porte, nerveux mais heureux de la retrouver. Un bruit de pas précipité se fit entendre de l’autre côté et enfin la porte s’ouvrit. Mon Dieu comme elle est belle, un léger sourire peint sur son visage, ses magnifiques yeux émeraude brillants. Elle s’avança lentement mais je vis dans son regard son impatience, alors j’entrais dans son appartement refermant la porte derrière moi et la serrais doucement dans mes bras retrouvant avec bonheur ce doux parfum cerise qui m’avait tant manqué. Kate passa ses bras derrière mon dos, se pelotonna contre ma poitrine et enfoui sa tête au creux de mon cou, son souffle chaud près de mon oreille me fit frissonner malgré la chaleur. Que c’était bon de la sentir contre moi, je ne pensais pas pouvoir être en manque de quelqu’un à ce point, elle était ma drogue, ma bouffée d’air pur.

- Salut !

- Salut !

Nous avions parlé en même temps comme cela nous arrivait souvent ce qui nous fit sourire timidement, peut-être à cause de la tension du moment. Je m’écartais légèrement d’elle, pris son visage en coupe entre mes mains et posais mes lèvres sur les siennes pour un doux baiser de retrouvaille. Ses mains toujours dans mon dos nous rapprochèrent encore plus, nos lèvres s’effleurèrent à nouveau et le baiser s’enflamma. Je passais ma langue sur sa lèvres inférieure et avec sa permission accédais à sa cavité buccale pour permettre à nos langues de se retrouver et enfin danser comme elles savaient si bien le faire. À bout de souffle je m’écartais d’elle et la contemplais amoureusement.

Elle me prit la main et nous emmena au salon où nous prîmes place sur le canapé assis près l’un de l’autre.

- Tu m’as manquée !

- Oh Rick si tu savais comme je m’en veux de t’avoir ignoré de la sorte.

- Tu m’as blessé Kate. Être repoussé alors qu’on n’a rien fait, te voir t’éloigner sans pouvoir t’aider et surtout ne pas pouvoir t’approcher, ça fait mal, très mal.

Elle baissa les yeux telle un enfant qui savait qu’il avait mal agit.

- Je suis désolée, je suis vraiment une idiote, je ne suis pas rendue compte que j’avais le meilleur des remèdes à mes côté et que j’aurais dû lui laisser le temps d’agir au lieu de le rejeter.

Je relevais son visage pour plonger dans l’émeraude de ses yeux devenus brillants d’émotion.

- Je ne te promets pas d’oublier cette mésaventure mais je te pardonne Kate. Et je voudrais que tu me promettes une chose.

Elle me regarda les sourcils froncés attendant la suite.

- Oui quoi ?

- Ne me refais plus jamais ça. Je ne veux pas partager avec toi que les bons moments, je veux être auprès de toi aussi pour affronter tous les coups durs et surtout si ça concerne ta famille.

- D’accord et je serais aussi là pour toi, sache que tu fais vraiment partie de ma famille au même titre que je le suis au sein de la tienne. Toujours Rick, toujours ! Et maintenant laisse-moi essayer de te faire oublier mon erreur.

Sa voix sensuelle me fit déconnecter de la réalité.

Elle passa ses mains derrière ma nuque et rapprocha nos visages, le contact de nos bouches provoqua en moi une décharge électrique qui me fit gémir de ravissement, ce son se répercuta dans son corps et je la sentis sourire. Elle passa une jambe par-dessus les miennes pour se retrouver à califourchon sur mes cuisses ce qui eut pour effet de réveiller mon enfant terrible. Il fallait que je l’arrête avant de ne plus pouvoir me contrôler. Alors, doucement je calmais le baiser et éloignais nos lèvres ce qui la fit grogner de mécontentement.

- Kate ?

- Hmmmm ?

Elle continuait sa douce torture, sa bouche glissant le long de ma mâchoire jusqu’au creux de mon oreille dont elle mordilla le lob puis descendit vers ma jugulaire qui devait battre fort au fur et à mesure que mon envie grandissait.

- Kate ce n’est pas que je n’ai pas envie de toi là tout de suite mais j’ai promis à ma fille de rentrer pour déjeuner avec elle au loft. Ça fait une semaine que je ne l’ai pas vue et elle s’inquiète pour moi mais je voulais passer chez toi en premier avant de rentrer alors si on continue sur cette voie je n’arriverais jamais à retourner chez moi.

Elle posa un doux baisé sur mes lèvres encore humides de notre précédent échange et se rassit à côté de moi, sa tête sur mon épaule.

- Dommage, j’avais prévus plein de trucs sympas pour nos retrouvailles. Dit-elle d’une voix douce accompagnée un clin d’œil suggestif.

Je déglutis difficilement et la suivais du regard, elle se dirigea vers la cuisine d’une démarche sexy qui aurai pu réveiller un mort ce qui ne m’aida pas à calmer mon excitation. Je lui emboitais le pas et m’accoudais au bar essayant d’oublier l’effet que produisait en moi cette femme si belle, si douce, si attirante mais au combien diablesse quand elle le voulait.

- Veux-tu boire quelque chose ?

- Merci, je veux bien un café.

Je l’observais pendant qu’elle préparait nos boissons, elle me tournait le dos, ses cheveux relevés en chignon négligé dégageaient sa nuque fine qui ne demandait qu’à être embrassée, un tee-shirt large et court laissait apparaitre une épaule tout aussi attirante pour mes lèvres. Sa chute de rein conduisant vers ses fesses fermes et musclées…………non, il fallait que j’arrête, mes pensées loufoques firent renaitre les papillons qui s’agitaient dans mon ventre et mon frétillant reprenait de la vigueur.

- Rick arrête !

Je sursautais en entendant son reproche, elle me tournait le dos, comment faisait-elle ?

- Mais comment tu fais ?

- Je suis flic ne l’oublie pas.

- Je ne peux pas m’empêcher de te regarder, tu es si belle !

Elle me fit face un sourire magnifique peint sur son joli visage qui me fit me sentir tout chose. Elle s’avança et déposa un tendre baiser sur mes lèvres.

- Merci.

- Heu de quoi ?

- De me faire sentir aussi belle à tes yeux.

- Mais tu es belle, n’en doute jamais.  

J’embrassais à mon tour ses lèvres si tentantes, si ………..non chut, c’est tout. Je me décollais de sa bouche mais gardais nos fronts en contacte.

- Ce soir voudrais-tu nous rejoindre pour diner ?

- Je ne sais pas Rick, je ne crois pas que je sois prête à subir le regard d’Alexis et de ta mère. Elles doivent m’en vouloir de t’avoir fait souffrir et de t’avoir fait - t’éloigner d’elles ces derniers jours.

- Kate je……

- Je pense qu’il vaut mieux que j’attende un peu. Mais merci de l’invitation.

J’étais déçu qu’elle ne vienne pas nous rejoindre mais d’un côté je la comprenais. Je n’avais pas encore annoncé à mère et Alexis ma décision de renouer avec Kate et j’allais en discuter avec elles ce soir pour avoir leurs sentiments à ce sujet. Mais je savais que qu’elles s’appréciaient toutes les trois alors je ne me faisais pas trop de soucis quant à leurs réponses.

- D’accord, je comprends.

- Je vais y aller sinon je vais être en retard. Je t’appelle ce soir.

- OK, j’attendrais ton appel.

Nous nous dirigeâmes vers la porte qu’elle ouvrit légèrement et tourna vers moi son divin visage puis déclara.

- Je t’aime Rick !

Je sentis des picotements dans tous mon corps, comme pleins de minies décharges électriques qui firent dresser mes poils tellement la sensation était douce et agréable.

- Moi aussi je t’aime Kate, toujours !

Ce mot qu’elle m’avait écrit dans un SMS sortis sans trop que j’y pense mais il reflétait mes sentiments les plus profonds. Je l’embrassais une dernière fois essayant de graver ce moment dans mon cœur pour qu’il m’aide à tenir jusqu’à notre prochaine rencontre. Arrivé devant l’ascenseur, je me retournais, elle était toujours sur le seuil de son appart me fixant amoureusement, je lui envoyais un baisé qu’elle attrapa au vol et le plaça sur son cœur. Je vis furtivement son sourire éclatant alors que les portes métalliques se refermaient devant moi.

Sur le chemin qui me conduisait vers mon loft je souriais à tout va, j’étais heureux d’avoir retrouvé Kate, la femme de ma vie. Je ferais n’importe quoi pour elle, pour voir encore et toujours son regard tendre, passionné se poser sur moi. Pour voir ses yeux se remplir d’étoiles comme aux premiers jours ne notre histoire d’amour car oui c’était une histoire d’amour et en général ces histoires finissent par « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». À propos d’enfant, j’en avais une qui se dirigeait en courant vers moi et se jeta dans mes bras. Trop pris par mes pensées, je ne m’étais même pas rendu compte que j’étais arrivé chez moi et qu’une tornade rousse allait me dévaster sur son passage. Je la réceptionnais dans mes bras pour un gros câlin.

- Papa !

- Hey Pumkin, je suis content de te revoir. Comment vas-tu ?

- Je vais bien, moi aussi je suis contente que tu sois rentré. Alors comment tu vas ? As-tu trouvé ce que tu cherchais aux Hamptons ?

- Oui et je crois avoir pris la bonne décision mais on en parlera ce soir avec ta grand-mère si tu veux bien. Pour le moment j’ai un repas à préparer. Qu’as-tu envie de manger ?

- Heu une pizza maison !

- Bonne idée, je regarde si j’ai tous ce qu’il faut.

- OK, je vais me changer et je viens t’aider.

Elle grimpa les escaliers en courant tandis que je sortais le nécessaire du frigo, tout y était pour notre repas en tête à tête. Alexis respecta mon souhait de ne pas parler de Kate avant ce soir. Elle me parla de ses cours, de ses amis, de son nouveau petit ami de……… quoi stop, mon Alexis a un nouveau petit amis.

Elle me parla de Nathan, il avait 21 ans et était en deuxième année de droit, ils s’étaient connus grâce à des amis communs et avaient vite sympathisés. Il logeait aussi sur le campus comme elle. À mon tour je lui racontais mes journées, l’écriture, les balades en ville et le temps passa vite, trop vite. Sur le coup des dix-huit heures mère arriva. Je me levais pour l’accueillir comme elle le méritait, je m’inclinais pour une révérence en lui faisant un baise main magnifiquement théâtral.

- Bonjour mère. Comment vas-tu ?

Elle m’embrassa puis me serra la joue comme on le ferait à un petit enfant.

- Tu ne changeras jamais, bonjour à toi aussi mon fils. J’ai passé une excellente semaine, que des bonnes nouvelles à mon école, les répétions vont bon train les dégâts d’eau sont oubliés et………..

- Et ? Nous exclamons nous avec Alexis.

- Et j’ai rencontré un homme charmant, attentionné qui me fait la cour comme à une jeune damoiselle. Et je me sens………..hmmmmmmmmmm jeune, très jeune.

Je regardais Alexis et un fou rire nous prit tous les deux, ce n’était pas pour nous moquer d’elle mais elle était si bizarre, on aurait dit qu’elle nous rejouait une de ses vieille pièce tellement elle était expansive dans sa déclaration.

Je pris les deux femmes de ma vie dans mes grands bras pour un immense câlin collectif. Puis une fois calmé, je les emmenais sur le canapé, j’avais besoin de discuter avec elles de ma décision concernant la troisième femme de ma vie. Mère me sentant crispé, prit les devants.

-Est-ce ton séjour dans les Hamptons t’a permis d’y voir plus clair?

J’adore ma mère, toujours aussi direct.

- Oui, c’est de ça que je voulais vous parler ce soir. J’aimerais savoir ce que vous pensez réellement de Kate, en ce qui VOUS concerne, pas par rapport à mes sentiments…. Mère ?

- HEU, là tu me prends de cours Richard.

- C’est ce que je voulais, savoir à chaud ce que vous ressentiez.


caskett71  (19.10.2015 à 23:38)

 

CHAPITRE 20 : NOUS ?

 

- Bon, je me lance et ne m’interrompt pas fils. J’ai apprécié Katherine dès notre première rencontre, je la trouve très gentille, toujours un mot aimable pour moi même si je sais que je suis assez excentrique, un peu foldingue comme diraient certain mais elle ne me le fait jamais remarquer. Ce qu’elle t’as fait endurer dernièrement est assez moche je te l’accorde mais si j’avais été à sa place et qu’il te serait arrivé malheur, j’aurais peut-être réagis comme elle, ou au contraire j’aurais accepté de l’aide, je ne sais pas comment j’aurais réagis sous le coup de l’émotion, tout le monde se comporte différemment à ce genre de nouvelle et elle, ben elle a agi en enfant blessé. On sent qu’elle a beaucoup souffert étant jeune et c’est pour cela qu’elle se donne à fond dans tous ce qu’elle entreprend. Sa notion de la famille diffère de la nôtre, depuis ses 19 ans elle n’a plus que son père et elle a eu peur de le perdre alors je ne lui tiendrais pas rigueur d’avoir agi ainsi. Si je n’avais qu’un mot à te dire Richard ce serait FONCE, et j’espère que vous deux ça marchera et pour longtemps. Vous faites un très beau couple et vous le méritez tous les deux.

Cette déclaration m’ému au point que je sentis mes yeux s’humidifier et me conforta dans mon idée que Kate était unique. J’embrassais tendrement ma mère lui montrant toute mon affection, malgré le fait que je la taquinais souvent depuis qu’elle habitait avec nous, je l’aimais.

- Merci de ta franchise mère. Ça me touche beaucoup…… Alexis, je peux avoir ton avis ?

- Papa, je n’ai jamais eu de figure maternelle à la maison, maman je la vois quand elle a le temps, entre deux tournages donc ce n’est pas souvent. Il y a eu Gina mais ça ne passait pas bien entre nous comme je te l’avais dit à l’époque car elle te voulait pour elle toute seule et n’acceptait pas ma présence alors quand tu nous as présenté cette jeune détective qui venait d’un autre monde que celui des Peoples que tu fréquente régulièrement, je me suis tout de suite sentie bien auprès d’elle. Elle est vraie, naturelle et j’aimerai beaucoup lui ressembler plus tard, avoir sa force de caractère, son courage, sa beauté car je la trouve très belle. Et si ça doit marcher entre vous deux, ce que je souhaite du fond du cœur, je me vois bien dans quelque temps, l’appeler maman, si elle est d’accord bien sûr. Alors pour ma part je te dirais ne la laisse pas filer, elle vaut la peine que tu t’accroche à elle comme un koala s’accroche à son eucalyptus.

J’en restais bouche bée devant la déclaration de ma fille, elle voulait appeler Kate maman, cette idée me fit sourire, Kate maman, une mini Kate serai géniale mais on avait encore jamais abordé l’idée d’avoir des enfants ensemble, on avait encore le temps. Que de compliments à son égard, ma détective faisait l’unanimité au sein de la famille Castle et cela m’en réjouissais vu l’annonce que j’allais leur faire. Je pris mère puis Alexis dans mes bras pour un autre câlin de groupe, ça devenait une habitude mais une bien jolie habitude. Alors de but en blanc je déclarais.

- Je vous adore toutes les deux et je suis heureux que vous ne pensiez que du bien d’elle car je l’ai déjà vue ce matin et j’ai décidé de lui donner une chance, de NOUS donner cette chance d’être heureux ensemble.

J’eu juste le temps de finir ma phrase que je me retrouvais avec deux tornades rousses qui me plaquaient contre le dossier du canapé pour une embrassade générale. Alexis reprit contenance la première.

- Je suis trop content pour toi papa, tu mérites d’être enfin avec quelqu’un qui t’aime pour ce que tu es.

Je la fixais ému par sa déclaration mais elle rajouta.

- Un grand gamin dans un corps d’adulte. Dit-elle le plus sérieusement du monde.

Sans prévenir, je la saisi par la taille et commençais une séance de chatouille qui nous entraina dans un fou rire que même mère ne put contenir. J’étais heureux, toute la petite famille que nous étions semblait surfer sur une vague d’un bonheur sans nom. Puis, ayant retrouvé notre sérieux je leur posais la question qui me turlupinais depuis un moment.

- Est-ce que vous verriez un inconvénient à ce que je l’invite à manger ce soir ? Elle avait peur de votre réaction alors elle n’a pas osé accepter tout à l’heure quand je lui ai rendu visite.

- J’en serais ravie. Déclara ma mère.

Je vis Alexis se lever sans dire un mot et se saisir de son téléphone portable. Quelle mouche l’avait piquée et elle ne m’avait pas répondu. À qui avait-elle besoin de téléphoner aussi précipitamment ?

- Oui bonsoir Kate, c’est Alexis………………

Je souris, heureux de l’initiative de ma fille, la fixant affectueusement comme un père fière de sa progéniture, je me dis que je m’en étais bien sortis et qu’elle allait devenir une belle jeune femme.

 

KATE

Je le regardais s’éloigner de moi, puis une fois dans l’ascenseur il se retourna et m’envoya un baisé que j’attrapais amoureusement et plaçais sur mon cœur au moment où les portes se refermèrent sur son sourire.

Je rentrais et m’affalais sur mon canapé repensant à ce qui venait de se passer. Il ne m’abandonnait pas et revenait vers moi pour nous donner une chance d’être heureux ensemble. Cette constatation me fit sourire. Ensemble, toujours, ces deux mots représentaient un avenir que j’allais découvrir auprès de Rick et de sa famille. Martha était une actrice sexagénaire très extravagante mais d’une tendresse infinie, elle a élevé seule son fils et en a fait un homme bien, même devenu célèbre, il gardait la tête sur les épaules et avait su protéger sa famille du monde impitoyable des Peoples et de la presse à scandale. Alexis était la fille parfaite, étudiante sérieuse, peut-être un peu trop, toujours là pour son père et sa grand-mère. Elle était comme la petite sœur que je n’ai jamais eue, je sentais qu’entre nous le courant passait bien. Lorsque nous discutions elle tenait des discours d’adultes ayant déjà un vécu et elle semblait avoir plus grandit que son paternel qui lui certain jours me faisait penser à un gamin dans un magasin de jouets la veille de Noël, en réalité c’est ce qui m’a attiré chez lui.

Mon cœur eu un raté à la pensée que cette famille pouvais ne pas me donner de deuxième chance et que si Rick devait choisir, je ne lui en voudrais aucunement de retourner vers les siens. À cette pensée, mes yeux s’embuèrent et des larmes silencieuses roulèrent sur ma joue et s’écrasèrent sur mon pull.

Je fus tirée de ma rêverie pas le bip de mon téléphone qui annonçait un SMS, pensant que c’était mon écrivain qui s’ennuyait déjà de moi je me précipitais dessus. Mon sourire s’estompa en voyant l’expéditeur. Lanie venait aux nouvelles, elle m’avait soutenue toute cette semaine en essayant de me faire penser à autre chose mais c’était peine perdue. Elle me proposait d’aller boire un verre et manger un morceau mais comme je n’étais pas trop décidée à sortir je lui répondais :

 

Pas envie de sortir mais amène une bonne bouteille

et je fais livrer du chinois !

 

La réponse ne tarda pas :

 

Ok, j’arrive. A tout de suite.

 

Comme je connaissais les gouts de Lanie, je passais déjà la commande auprès de « chez Tran », mon traiteur favori. Je mis un peu de musique juste pour créer une ambiance conviviale et allumais quelques bougies. Deux petits coups de sonnettes, je savais qui c’était, il n’y avait qu’elle qui sonnait de cette façon, j’allais donc ouvrir sans vérifier.

- Hey girl ! Comment vas-tu ?

- Salut Lanie, ça va, je n’avais juste pas envie de sortir aujourd’hui. Et toi, pas avec Esposito ?

- Non, il s’est fait une virée en quad dans une forêt avec Ryan et ne rentrera pas avant 18h.

- Super, on a tout l’après-midi pour nous alors.

La sonnette de l’entrée annonçait l’arrivée de notre repas, Lanie s’installa au salon alors que j’allais réceptionner le repas et payer le livreur. Assises parterre devant la table basse, nous dégustions chacune nos mets parlant du nouvel assistant de Lanie qui ne la laissait pas indifférente, ce qui rendait son petit ami jaloux. Je jouais mon rôle de meilleure amie en abordant le sujet sous un angle différent :

- C’est vrai que Matt est assez joli garçon, mais tu n’as pas peur de fâcher Javier si tu t’entête à flirter avec lui de la sorte ?

- Mais non, ce n’est qu’un jeu, il le sait très bien.

- T’en es sure ? Parce que d’après ce que j’ai vu, Matt apprécie ton manège et risque de s’y accrocher quant à Javier, il n’a vraiment pas l’air de le prendre à la rigolade alors à ta place je me calmerai et me ferais pardonner dès que possible si tu ne veux pas risquer de le perdre.

Elle but une gorgée de vin et semblait réfléchir à cette situation qui c’est vrai pouvait être marrante mais du côté de mon collègue c’était une tout autre musique. Ils formaient un beau couple, très bien assortis et je ne voudrais pas avoir à dire un jour à mon amie « je te l’avais dit ». Je fini ma boîte de poulet aigre doux et nous resservais du vin.

- Hey girl, tu veux me saouler ?

- Non ma chère, j’ai souvenir d’une certaine soirée ou tu avais tenu l’alcool mieux que moi, enfin presque.

Nous éclatâmes de rire pensant à notre dernière soirée entre fille ou nous avions tout juste pu rejoindre son lit. Une fois calmée je débarrassais les cartons vides et me rassis sur le canapé une jambe repliée sous mes fesses faisant face à la métisse qui avait réussi à calmer son fou rire.

- Tu as certainement raison, je vais me calmer avec Matt, et ce soir je me ferais pardonner comme il se doit, j’espère juste qu’il ne sera pas trop fatigué.

- Lanie, je vais t’apprendre une chose…………..les hommes ne sont JAMAIS fatigué quand il s’agit de sexe. Tu ne le sais encore pas ?

- Si je le sais très bien. Bon assez parlé de moi, comment tu vas toi ? As-tu eu des nouvelles de ton prince charmant ?

Je ne pus empêcher un sourire d’apparaitre sur mon visage, je m’étonnais d’avoir tenu jusque-là sans m’être fait démasquer. Devant mon air réjoui, elle sourit à son tour comprenant d’elle-même que les nouvelles étaient bonnes alors sans attendre je lâchais le morceau.

- Il est rentré des Hamptons ce matin et est venu directement me voir.

- Et ?

- Et il est d’accord pour donner une suite à notre histoire et de nous donner une chance.

Lanie se rua sur moi me prenant dans ses bras soulagée par le dénouement de la situation.

- Je suis trop contente pour vous deux, vous formez un trop beau couple pour que ça ne marche pas.

- Merci, mais je vais devoir faire attention à ne plus réagir comme je l’ai fait car si ça se reproduit encore une fois, il risque de ne plus revenir.

- Je pense que tu as retenu la leçon et que ça ne se reproduira plus mais si c’est le cas, compte sur moi pour te remettre à l’ordre. Vous méritez d’être heureux.

- Merci Lanie, tu es la meilleure.

- Allez, ressert nous un verre, il faut qu’on fête ça.

Je rempli les deux verres et ainsi vidais la bouteille. Nous trinquâmes à nos amours retrouvés et l’après-midi se passa dans la joie et surtout la bonne humeur. Lors d’un de nos nombreux fous rires, mon téléphone sonna. Je souris en voyant l’identifiant et décrochais.

- Salut papa, comment vas-tu ?

--- Bonjour Katie, ça va bien, je n’ai presque plus de douleurs et l’infirmière à domicile viens de me changer mon pansement et m’a affirmé que je n’aurai plus à en refaire d’autre. ---

- Je suis contente que tu aille mieux papa.

--- Et toi, comment te sent tu ?---

Je ne voulais pas lui annoncer la bonne nouvelle par téléphone donc je raccrochais après lui avoir promis de passer le voir le lendemain soir, je lui dirais à ce moment-là.

- Excuse-moi Lanie c’était mon père.

- Je l’avais deviné ma chère. Comment se remet-il de sa blessure ?

- Je trouve qu’il s’en remet bien, vu son âge je pensais qu’il allait mettre plus de temps à guérir.

- Tant mieux, mais dis-moi, comment ça se faire que tu ne sois pas chez Castle maintenant ?

- Ben, il m’a invité mais je n’ai pas osé y aller ?

- Pourquoi ? Je croyais que vous étiez réconcilié pour de bon.

- Oui mais j’ai eu peur de la réaction de Martha et Alexis, j’ai fait souffrir leur fis et père alors je ne sais pas comment elles prendront la nouvelle. Je vais attendre un peu et voir si elles m’accepteront encore.

Notre discussion fut à nouveau interrompue mais cette fois par le téléphone de mon amie. Un message d’Espo qui lui disait qu’il serait de retour plus tard que prévu.

- Tu vois, je t’avais dit que tu jouais un jeu dangereux.

- Hmm. Avec ce que je vais répondre je peux te dire qu’il sera à l’heure et même en avance.

- Je veux des détails.

Mais devant la figure diabolique de mon amie je rectifiais ma requête.

- Non après tout je ne veux rien savoir de ce que tu lui écris ni de la suite de la soirée.

- D’ailleurs tu vois il m’a déjà répondu alors va falloir que j’y aille sinon je ne serais pas prête avant son retour.

À peine eu-t-elle posé son appareil que le mien sonna, je me figeais en voyant l’image s’afficher. Lanie le remarqua et m’interrogea du regard. Je lui montrais l’écran avec la photo d’Alexis.

- Vas-y, c’est peut-être pour fumer le calumet de la paix.

Anxieuse je décrochais d’une vois peu assurée.

- Beckett.

--- Oui bonsoir Kate, c’est Alexis, je ne vous dérange pas ?

- Heu non Alexis, je suis chez moi avec Lanie, pourquoi ?

--- Oh vous n’êtes pas seule alors je vais vous laisser.

- Non, qu’y a-t-il, quelque chose ne va pas avec ton père ?

--- Non il va bien, même très bien ne vous inquiétez pas. Je voulais juste vous inviter à diner ce soir si vous n’avez rien de prévu avec Lanie ?

Surprise par sa question, je restais sans voix et est Lanie qui me sortit de ma torpeur en me prenant le bras.

- Heu, Alexis es-tu vraiment certaine de vouloir que je vienne ce soir ?

--- Ben si je vous le demande Kate c’est que j’en ai envie. Alors c’est ok, on dit vers 19 heures. A tout de suite.

Elle raccrocha sans me laisser le temps de refuser. Ce qui voulait dire qu’elle tenait à ma présence ce soir et cela m’en réjouit.

- Kate, tu en fais une tête, une mauvaise nouvelle ?

Je me reconnectais à la réalité au son de la voix de mon amie.

- Non, c’était Alexis, elle voulait m’inviter à diner ce soir au loft à 19h mais il est déjà 18h.

- C’est génial, tu vois que tu t’inquiétais pour rien. Bon je dois y aller. Mais je veux les détails à notre prochaine soirée entre filles.

- Lanie !

- OK je sors et toi file te faire belle. Bye.

Elle m’embrassa et quitta mon appart toute heureuse de retrouver son amoureux quant à moi je restais là au milieu de mon salon les bras ballants. Je secouais la tête pour me remettre les idées en place. Il fallait que je me bouge si je voulais être à l’heure chez Rick. Alors hop, je sautais sous la douche, que je pris plutôt fraiche pour me mettre en forme. Je choisi une tenue légère, comme je n’avais jamais l’occasion d’en porter au travaille, je choisi une jupe bleue nuit droite qui m’arrivait aux genoux et légèrement fendue sur le côté, et une blouse blanche à manche trois quart dont je ne fermais pas les deux derniers boutons. Si j’avais diné en tête à tête avec Rick, j’aurais laissé encore un autre bouton ouvert mais sachant qu’il y aura Alexis et Marta, je ne voulais pas paraitre provoquante mais juste un peu sexy pour lui. Je laissais mes cheveux tomber librement sur mes comme je savais que Rick les aimait détachés et me maquillais légèrement, juste de l’eye liner pour souligner mon regard et un peu de gloss.

18h40, je devais me mettre en route si je voulais arriver à l’heure chez la famille Castle. Je pris donc une petite veste, je fourrais mon iPhone, mes clés et un petit truc en plus dans mon sac à main et descendais dans la rue pour attraper un taxi. La circulation n’était pas très dense en ce dimanche soir et c’est avec dix minutes d’avance que je me présentais devant la porte de mon écrivain, mes mains tremblantes et moites à l’idée de revoir Martha et Alexis, je ne les avais plus vues depuis le soir ou je m’étais excusée auprès de Rick et qu’il m’avait dit avoir besoin de temps. Ce soir-là elles avaient été toutes les deux adorables avec moi, m’encourageant à m’accrocher à lui pour ne pas le laisser filer. C’est donc un peu rassurée que délaissant la sonnette je frappais trois coups à la porte comme je le faisais d’habitude.

 


caskett71  (21.10.2015 à 17:12)

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