HypnoFanfics

Interdit aux moins de 18 ans

Le coup de la panne

Série : Castle
Création : 03.10.2015 à 17h26
Auteur : caskett71 
Statut : Terminée

« cette fic avait commencé à être publiée sous un titre différent par une autre personne qui n'avait l'autorisation donc vu qu'on me l'a demandé je vous la poste.  » caskett71 

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                                           CHAPITRE 21 : Repas en famille

RICK

 

Je compris au visage souriant de ma fille que Kate avait accepté son invitation, enfin quand je dis « accepté » je devais plutôt dire qu’elle ne lui avait pas laissé le choix de refuser et je m’en réjouissais. Je me levais pour pendre Alexis dans mes bras et l’enlacer pour un de ces câlin père-fille que nous aimions partager de temps en temps mais qui se faisaient rare depuis qu’elle était rentrée à l’université.

- Merci ma puce, j’apprécie le geste. Et sache que tous ce que tu m’as dits à propos de Kate me touche vraiment. C’est la première fois que je me sens aussi………

- Amoureux ?

-Oui, je crois que je suis indubitablement amoureux de Kate Beckett.

- Ça se voit papa, tu vis sur un petit nuage depuis que tu la connais, même si elle a fait une boulette tu ne peux pas te passer d’elle. Et je suis heureuse de te voir comme ça.

- Merci Alexis, je t’aime tu sais.

- Je sais papa. Moi aussi je t’aime.

- Mais bon ce n’est pas tout ça, il nous reste une heure, on fait quoi à manger ?

Ma mère qui avait suivi la scène installée au salon ramassa son magazine et se leva prestement.

- Moi je dois me préparer !!!!

- De toute façon je n’avais pas l’intention de te demander de l’aide mère, je tiens à garder ma cuisine entière. Tu te souviens de la fois ou tu as failli faire brûler…….

- Je ne t’écoute plus mon fils. Dit-elle en s’éclipsant à l’étage.

- Je vais t’aider papa, toi tu regardes ce qu’il y a dans le frigo et moi dans le congélateur.

- Merci pumkin, je sais que je peux toujours compter sur toi. Alors résultat des courses, du beurre, du lard, du lait, des œufs, du fromage, du jambon ………..

- Hey j’ai une idée papa, je vérifie juste………..bingo, tu peux nous faire tes tagliatelles à la carbonara ? Et pour le dessert, on a de la glace pistache et chocolat.

- Bonne idée et j’ai une salade frisée pour les accompagner, en plus ça ne prend pas trop de temps alors on aura aussi du temps pour se préparer. Alors tu mets cuire les pâtes et je m’occupe de la sauce, tu laves la salade et je fais la sauce.

Alexis alla mettre de la musique et c’est sur le rythme entrainant de Happy de Pharrell Williams que nous attaquèrent la confection du repas. Chantant et dansant autour du plan de travail, goutant les préparations, nous taquinant lorsque nous nous croisions et en un rien de temps tout fut prêt.

- Voilà tout est fini papa. Je monte me changer, tu m’appelle quand Kate arrive.

- OK ma puce, viens là que je te fasse un câlin.

Elle s’approcha et se cala dans mes bras, que j’aimais ces moments de tendresses avec elle, ils se faisaient de plus en plus rare depuis qu’elle était à l’uni alors je devais profiter au maximum des moments qu’elle passait au loft. J’étais heureux qu’elle ait pris l’initiative d’inviter Kate comme ça je pouvais profiter de toutes les femmes de ma vie en une seule soirée.

- Vas-y file maintenant, je vais sous la douche et je viendrais te chercher quand elle sera là.

Alexis se précipita à l’étage tandis que moi je me dépêchais de prendre une douche pour pouvoir finir de mettre la table avant l’arrivée de ma chérie. Une fois ceci fait, je choisi mes habits, un jeans noir et un polo bleu roi pour paraitre décontracté et le tour était joué. Comme il me restait un peu de temps, je m’installais à mon bureau et réglais la minuterie de mon iPhone sur 30 minutes car lorsque j’écrivais le temps passait très vite. L’inspiration m’avait rattrapée, faisant craquer mes doigts, j’ouvris mon ordinateur à la dernière page Word sauvegardée, je devais en profiter et mettre par écrit mes idées avant de perdre le fil. Lorsque j’étais partis m’isoler dans les Hamptons je bloquais sur un chapitre ou il devait y avoir des sentiments exprimés de la part de mes personnages mais ce soir le blocage avait laissé place à une imagination débordante. Mes doigts survolaient le clavier à une vitesse faramineuse qui me surprit moi-même. L’alarme se déclencha et je souris à l’évolution de mon roman. Nikki et Jameson avaient évolués et ensembles ils allaient en surprendre plus d’un. Fière de moi je sortis de la chambre pour trouver mère en dresser la table, une nappe verte pomme, des serviettes jaunes, des verres bleus et des assiettes blanches. En plus deux bougeoirs argentés surmontés de bougies orange.

- Merci mère, cette table est tout à ton image.

Elle me dévisagea ne comprenant pas ou je voulais en venir alors je lui fis remarquer.

- Très colorée comme tes tenues.

- Quoi… ? Mais…..c’est trop…… ?

- Non mère c’est parfait, j’adore, ça met de la gaité et de la lumière dans ce loft très…….masculin.

C’est à ce moment-là que trois coups frappés à la porte se firent entendre. Je me précipitais pour accueillir notre invitée, ayant reconnu sa façon de frapper, j’ouvris sans vérifier dans l’œilleton. Je ne pus empêcher un large sourire d’étirer mes lèvres à la vision de ma belle se tenant devant ma porte. Elle était divine, pour une fois elle avait délaissé ses tenues strictes de détective et avait opté pour une jupe bleue fendue qui laissait entrevoir ses longues jambes et une blouse blanche dont elle avait laissé les deux derniers boutons ouvert donnant un effet plus décontracté et plus….sexy.

- Salut Kate, tu es magnifique !

- Bonsoir Rick, t’es pas mal non plus !

Je lui pris la main l’attirant à l’intérieure et posant mes lèvres sur les siennes pour un doux baiser qui me réchauffa le cœur. Elle passa ses mains dans mes cheveux et nous rapprocha encore plus pour approfondir la caresse de nos lèvres et nos langues se saluèrent comme à l’accoutumée mais un son bizarre nous sortis de notre bulle de tendresse. Ayant complètement oublié que nous n’étions pas seul, mère nous signifia sa présence en se raclant la gorge.

- Heum les tourtereaux, ce n’est pas comme si je n’avais jamais vu des amoureux s’embrasser passionnément mais quand il s’agit de son fils la vision de la chose parait tout de suite moins………… romantique.

- Désolé de t’avoir choqué mère.

Je laissais Kate s’éloigner de moi, elle se dirigea vers Martha qui l’accueilli à bras ouvert.

- Bonsoir Marta, comment allez-vous ?

- Bonsoir Kate, je vais très bien et vous, comment allez-vous ?

Mère attira Kate au salon ou elles discutèrent calmement. Je vis le visage de ma douce se détendre et son sourire refit surface.

- Maintenant qu’il est là ça va mieux.

- Vous savez, j’étais persuadée qu’il reviendrait vers vous, ça se voyait dans ses yeux qu’il tenait à vous et qu’il ne vous laisserait pas partir.

Voir ces deux femmes discuter me réchauffait le cœur, j’étais heureux de voir qu’elles s’entendaient toujours aussi bien malgré l’évènement passé. Elles parlaient de moi cela se voyait au petits coup œil qu’elles jetaient dans ma direction. Je fini de chauffer le repas et mélangeais la salade que je mettais déjà sur la table.

- Mesdames le repas est prêt, je vais chercher Alexis.

- Laisse- moi y aller Rick.

Je laissais Kate rejoindre ma fille à l’étage de sorte qu’elles puissent se retrouver, elles avaient des choses à se dire. Kate était montée depuis un petit moment déjà, inquiet, je m’approchais des escaliers et tendais l’oreille mais rien, pas de bruit, pas de cris ni de pleurs. Rassuré je retournais à la cuisine et ouvrais une bonne bouteille de vin rouge pour fête nos retrouvailles. Juste après les filles descendirent souriantes et main dans la main pour nous rejoindre.

- Wah grand-mère c’est toi qui as mis la table ?

- Ben oui, pourquoi ?

- Elle est magnifique Martha, haute en couleur et très gaie comme vous.

- Merci Kate. C’est gentil.

Nous prîmes place, Kate a côté de moi, mère et Alexis en face de nous. Ma fille servait les tagliatelles carbonara pendant que je lui servais un jus de fruit ainsi que le vin et portais un toast.

- Aux trois femmes de ma vie.

- A vous deux. Rajouta ma mère en nous souriant.

Pendant le repas je fus étonné d’entendre Alexis tutoyer Kate, je les fixais chacune à leur tour surprenant des sourires de part et d’autre de la table.

- Alexis depuis quand tu tutoie Kate ?

Elle allait répondre mais Kate la devança.

- C’est moi qui lui ai demandé, je pense que depuis le temps…….pourquoi, ça te dérange ?

Je vis de l’inquiétude dans son regard, sa gêne me fit sourire et je l’attirais pour un chaste baiser.

- Non au contraire, je suis heureux que vous vous entendiez bien.

La suite du repas se déroula dans une bonne ambiance entre anecdotes, sur moi bien sûr, et fous rires. Je me levais pour débarrasser la table, Alexis voulu en faire autant mais Kate la devança et la pria de rester assise. Elle me rejoint derrière le bar avec le saladier et la casserole qu’elle mit sur l’évier. Elle s’approcha de moi, passa ses mains derrière ma nuque et déposa ses lèvres sur les miennes.

- Merci Rick pour cette soirée.

Je la pris par la taille, la rapprochant de moi et lui murmurais à l’oreille.

- Hey mais ce n’est pas encore fini. Y a encore le dessert. Vas t’assoir j’arrive.

Je sortis du frigo les quatre coupes de glace et mis ma touche personnelle, une fleur de crème chantilly mais pour ma chérie la fleur se transforma en cœur. Elle sourit en voyant la décoration et son « merci » voulait dire bien plus que merci pour ce dessert et dans ses yeux je revis cette petite étincelle qui m’avait tellement manquée. Je lui pris la main qui était posée sur la table, mon regard plongé dans le sien, nous nous retrouvâmes dans notre bulle de tendresse. Alexis nous sortit de notre tendre moment en se levant pour débarrasser la table, je me repris et me levais pour l’aider, faire un café pour ma belle et un thé pour mère qui me fit signe qu’elle n’en prendrait pas.

- Est-ce que ça te dit de regarder un film avec nous ? proposa Alexis.

- Pas pour moi, je vais monter me coucher, j’ai besoin de mon quota d’heure de sommeille pour conserver mon teint de jeune fille. Bonne nuit vous trois soyez sage, enfin non, vous deux ne soyez pas trop sages, ça me dirait assez d’être encore une fois grand-mère.

Ma mère se retira dans sa chambre nous laissant bouche bée.

- Bonne nuit grand-mère.

Je vis le visage de ma belle virer au rouge après l’allusion de ma mère, elle me fixa et je fus étonné de la voir sourire, y avait-elle déjà pensé, voulait-elle des enfants avec moi ? Un jour je prendrais le risque de lui en parler mais pas ce soir, ce soir nous devions nous retrouver.

- Bonne nuit mère.

- Bonne nuit Martha ! Alexis que nous proposes-tu de regarder ?

- Je ne sais pas, vous voulez de l’action, du fantastique ou du romantique ?

- Du romantique.

Nous avions répondu en même temps avec Kate ce qui nous fit sourire tandis qu’Alexis se levais pour choisir un DVD.

 

ALEXIS

J’étais installée sur mon lit révisant pour mon examen de chimie lorsque j’entendis frapper à la porte. Je pensais que c’était mon père donc je lui dis d’entrer.

- Entre papa.

La porte s’ouvrit lentement et je vis apparaitre dans l’encadrement le visage inquiet de Kate.

- Désolée Alexis, ce n’est pas ton père, je ne te dérange pas ?

- Oh bonsoir Kate, vous ne me dérangez pas, je révisais un peu en attendant mais je vous en prie entrez.

Elle entra et vint s’assoir sur le lit à côté de moi. Je la senti un peu gênée alors je pris l’initiative. Je me tournais vers elle et la pris dans mes bras.

- Je suis contente de vous revoir Kate.

Elle se détendit et me rendit mon étreinte caressant mon dos comme une mère ferait pour consoler son enfant. Je me sentais si bien dans ses bras, elle n’avait pas d’enfant mais tout dans ses gestes était doux, tendre, affectueux, elle ferait une mère parfaite, que ce soit pour moi ou pour les enfants qu’elle aurait peut-être un jour avec mon père.

- Merci Alexis !

- Merci ? Mais de quoi ?

- De m’accueillir comme ça, me de permettre de me sentir à l’aise dans votre famille. Je n’ai plus ressentis cela depuis si longtemps que je ne savais plus ce que c’était une famille unie et présente les uns pour les autres.

- Nous sommes une petite famille et je suis heureuse que vous y ailliez une place.

- Merci Alexis, ça me touche ce que tu dis là.

- Kate, vous m’avez permis de retrouver mon père. En tant que tel, il a toujours été là pour moi, je n’aurais pu rêver mieux mais l’écrivain coureur de jupons, fêtard et incontrôlable a disparu pour laisser la place à un homme doux et affectueux avec une imagination débordante. Alors c’est moi qui devrais vous remercier.

- Heu, Alexis, je voudrais te proposer une chose.

- Oui, quoi ?

- J’aimerais beaucoup que tu me tutoie, je pense que c’est de coutume dans une famille, non ?

Je la pris dans mes bras trop contente de sa proposition.

- Oui, je suis d’accord avec toi ! Merci Kate.

- Et maintenant que dirais-tu de descendre manger.

- Je dis………… Vas-y, je te suis.

Nous descendîmes main dans la main retrouver nos ainés.

Nous venions de passer une bonne soirée, j’aimais beaucoup Kate, elle redonnait à mon père une seconde jeunesse bien qu’il n’était pas si vieux que ça. Depuis qu’il la suivait sur ses enquêtes il souriait bien plus qu’avant, il sortait moins souvent était presque devenu sage et il avait commencé une nouvelle saga « Nikki Heat » ou il s’inspirait de Kate pour son héroïne et de ses enquêtes pour la trame de ses histoires. Il était heureux et j’avais vraiment du plaisir à les voir ensemble. Lorsque grand-mère se retira pour la nuit elle les taquina avec son envie de redevenir une nouvelle fois grand-mère et je vis Kate rougir alors que mon père paraissait heureux de l’idée mais n’en dit rien. Je leur avais proposés de regarder un film et c’est dans une synchronisation parfaite qu’ils m’avaient répondu du romantique ce qui me fit sourire tellement leur connexion était belle. Je me dirigeais vers la collection de DVD et leur proposais des titres.

- Alors on a, Coup de foudre à Nothing Hill, Just Married ou presque, Pretty Woman, L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux.

- Celui-là.

Leur réponse fusa de nouveau de concert ce que me tira un autre sourire. Je lançais le film alors que les amoureux installaient sur le canapé bien calés l’un contre l’autre. Mon père contre l’accoudoir les pieds sur la table basse, Kate blottie contre lui, je décidais donc de m’assoir à côté d’elle. Elle leva son bras et m’invita à me blottir contre elle ce que je fis avec plaisir et le film commença. L’histoire de Grace et de Pilgrim son cheval qui après un terrible accident doivent se reconstruire autant physiquement que moralement et pour ce faire, avec sa mère Annie, elles vont faire des centaines de kilomètre pour rencontrer Tom Booker l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Annie et Tom vont sympathiser et un peu plus…… je me sentais bien ainsi installée contre Kate, sans m’en rendre compte, j’avais pris sa main, qui était sur mon épaule, dans la mienne et elle me la caressait tendrement. Je me sentais si bien, mais le sommeil commençait à m’envelopper.

- Bon ce n’est pas que je m’ennuie mais je sens que je m’endors alors vais monter me coucher car demain je dois rentrer au campus.

Je me levais et embrassais Kate et mon père.

- Kate, j’espère te revoir très bientôt. Papa à demain, est-ce je te vois avant de partir ?

- Certainement, sauf si une belle détective m’appelle au milieu de la nuit à cause d’un meurtre.

- Alors bonne nuit à vous deux, soyez sage.

Puis je me retirais dans ma chambre laissant au salon ces deux amoureux qui devaient certainement attendre d’être seuls pour se câliner, une grimace anima mon visage à la pensée de mon père et Kate en train de…..beurk non je ne dois plus penser à eux ainsi. Je finis de préparer mes affaires pour le lendemain et me mettais au lit.


caskett71  (23.10.2015 à 21:58)

 

CHAPITRE 22 : Un nouveau cap.

 

KATE

Nous étions là tous les trois sur le canapé, c’était l’idée que je me faisais des soirées familiales, un bon repas, un bon film, blottie dans les bras de mon amoureux et sa fille calée contre mon épaule. Je sentis Alexis pendre ma main dans la sienne et sans m’en rendre compte je la caressais doucement. Rick lui, avait passé sa main dans mes cheveux et me massait la nuque ce qui me fit un bien fou et me tira quelques frissons. Vers le milieu du film Alexis nous laissa pour aller se coucher, après nous avoir embrassés tendrement elle monta et je me retrouvais seule avec mon écrivain. Je l’entendis fermer sa porte, je me demandais si c’était vraiment la fatigue ou si elle voulait nous laisser seuls pour nos retrouvailles. Cette fille était vraiment un ange, Rick faisait vraiment un père idéal et je me verrais bien avoir des enfants avec lui plus tard mais je ne savais pas si lui en voulais d’autre. Pour le moment le temps était à la réconciliation, pour les enfants nous verrons plus tard. Je me tournais vers lui, il me fixait et dans son regard brillait une lueur que j’espérais voir très souvent.

- Pourquoi tu me fixe comme ça ?

- Parce que tu es belle, et que je suis heureux que nous formions enfin une famille, j’aimerais passer des soirées comme celle-ci le plus souvent possible.

- Merci Rick, c’est vrai que je me sens vraiment bien dans ta famille…

- Non Kate, notre famille, ce n’est pas officiel mais je te le dis, tu fais partie de cette famille.

Je me tendais vers lui et l’embrassais tendrement. Cet accueil de la part de tous m’avais fait du bien mais la confirmation de la part de mon homme fini de lever mes derniers doutes.

- Et maintenant, quelle est la suite de la soirée, veux-tu voir la fin du film ou…..

- Ne m’avais tu pas promis des trucs sympa pour nos retrouvailles ?

- Si et je n’attendais plus que ça ?

Je me mis à califourchon sur ses jambes ce qui fit remonter ma jupe jusqu’à mi-cuisse et pris son visage entre mes mains, nos lèvres s’effleuraient, s’apprivoisaient. Avec ma langue je dessinais le contour de ses lèvres si tentantes, Rick passa ses mains dans mon dos, nous rapprocha encore plus pour approfondir le baiser et nos mains se firent de plus en plus baladeuses. Je déboutonnais sa chemise avec empressement et la faisais voler dans la pièce, ses mains non plus n’étaient pas en reste et ma blouse se retrouva au sol aussi rapidement que la sienne. Sa bouche glissa le long de ma mâchoire, arrivée dans mon cou il aspira entre ses lèvres chaudes un bout de peau ce qui me fit émettre un gémissement. Ses mains s’aventurèrent le long de mes cuisses et ma jupe remonta sur ma taille. Commençant à sentir l’envie de mon homme durcir contre mon intimité, je me levais et lui tendais la main.

- Viens, je crois que nous serons mieux dans ton lit.

Il me saisit par la taille et c’est collés l’un à l’autre que nous rejoignîmes sa chambre. À peine le seuil franchit qu’il me plaqua contre la porte, la refermant par la même occasion ce qui me fit pousser un cri de surprise. Sa bouche plongea dans mon cou puis laissa une trainée de baisers humides jusqu’à la naissance de mes seins les embrassant par-dessus leur écrin de satin.

En un éclair ma jupe tomba au sol bientôt rejoint par mon soutien-gorge, voulant nous mettre exæquo, je défis sa ceinture et les boutons de son jeans qui glissa le long de ses jambes, il s’en débarrassa en deux coups de pieds. Je remontais ma jambe contre lui et rapprochais nos intimités, un frisson naquit dans le creux de mes reins suivi par une douce chaleur enivrante. Rick fit lentement glisser sa main brûlante de ma cheville à ma cuisse, laissant ses doigts caresser ma peau devenue sensible à son touché. Arrivé en haut de ma cuisse, ses doigts glissèrent sous mon shorty en dentelle pour un examen minutieux de ma féminité ce qui me fit soupirer de plaisir. Alors que ses caresses s’approfondirent sur mon bouton de nerf, les gémissements que je poussais étaient proportionnels au plaisir qu’il me donnait surtout quand sa bouche trouva mon sein gauche et que sa langue s’appliqua à faire monter la température en titillant mes pointes durcies.

Ne voulant pas jouir seule, j’inversais nos positions et le plaquais à son tour contre la bibliothèque, surpris par la manœuvre, il me lâcha et j’en profitais pour coller ses mains contre le mur. Je pris son visage entre mes mains et l’embrassais langoureusement laissant mes mains descendre le long de son torse, sur ses flancs, arrivées sur ses fesses elles se glissèrent sous son boxer qui devait sérieusement le serrer vu l’état d’excitation dans lequel il se trouvait, je l’aidais donc à s’en débarrasser en le faisant tomber au sol. Mes lèvres mordillèrent son cou puis j’aspirais un peu de peau voulant le marquer comme étant à moi. Un murmure s’échappa de sa gorge lorsque ma main enroba sa virilité et coulissa en un sensuel va et viens. Là je vis dans son regard que sa patience avait atteint son sommet. Il me fit reculer et lorsque mes mollets heurtèrent le lit il se débarrassa de mon dernier rempart en le faisant tomber sur mes chevilles et me coucha délicatement sur le matelas me faisant remonter jusqu’aux oreillers. Je gémis lorsque son pouce massa la partie palpitante de mon intimité et quand il plongea ses doigts en moi je me cambrais à leurs contacts, le mouvement  jusqu’à présent lent et régulier s’accéléra, j’en voulais encore plus et suivais les mouvements de mes hanches. Des vagues de plaisir se propageaient au plus profond de mon être et là……….

- Oh ouiiiiiii Rick je vais…………

Le plaisir qu’il me donna m’emportât pour un premier orgasme ravageur.

Retrouvant mon souffle, je descendis de mon petit nuage de plaisir, Rick me contemplait, admiratif.

 

- Kate, tu es magnifique.

- Quoi ? C’est toi qui me transporte de plaisir et c’est moi qui suis magnifique ?

- Oui, tu es si belle, si libérée que je ressens presque autant de plaisir à te voir jouir que si c’était mon propre extase.

Ayant retrouvé mon contrôle, je le fis basculer sur le matelas pour être à cheval sur ses cuisses couchée sur lui, je laissais nos lèvres se caresser pour un tendre baiser qui devint plus profond et nos langues entamèrent une danse rythmée. Ses mains avaient retrouvées mes fesses qu’il malaxait énergiquement, je me redressais et saisis son érection pour le guider en moi et dans un mouvement fluide me laissais pénétrer par son envie dans un soupir de délectation. J’entamais un mouvement de mes hanches me soulevant et coulissant sur sa longueur de plus en plus rapidement. Rick posa ses mains sur ma taille, me souleva un peu plus et me rabattit sur lui plus fort ce qui approfondi la pénétration et nous tira un cri de plaisir. Il s’assit agilement sur le lit et appliqua ses lèvres sur mon sein dont il laissa sa langue jouer avec mon téton, je croisais mes jambes derrière son dos et continuais mes mouvements de bassins, venant heurter violemment son sexe. Je sentais mon plaisir arriver, je m’accrochais à ses épaules et penchais mon corps en arrière pour changer l’angle de pénétration ce qui décupla le plaisir et m’emporta vers un second orgasme dévastateur, je donnais un dernier coup de reins et Rick gémis mon nom au moment de sa délivrance.

Nous n’avions pas bougé cherchant à reprendre notre souffle j’étais toujours assises en tailleur sur ses jambes, lui toujours en moi. Nos regards s’accrochèrent et transmettaient tout le bonheur de ces retrouvailles. Il nous fit basculer sur le lit et se retira doucement, son manque se fit sentir et un frisson parcouru mon échine. Couchés l’un en face de l’autre j’avais l’impression de redécouvrir les joies du sexe, ça m’avait manqué, Rick m’avait manqué. Maintenant qu’il était couché sur le dos, je me rapprochais de lui et calais ma tête au creux de son épaule. Il déposa un baiser dans mes cheveux et avant que le sommeil nous emporte murmura.

- Bonne nuit mon cœur. Je t’aime.

- Bonne nuit. Moi aussi je t’aime, toujours.

Et sur ces belles paroles nous plongeâmes dans les abysses de la nuit, enlaces comme des amoureux fous.

Il avait passé un bras autour de mes épaules et n’en avait plus bougé de toute la nuit. Jamais je n’avais passé une nuit aussi calme et tranquille, habituée que j’étais à me retourner dans tous les sens et à chiffonner les draps. Jamais non plus je n’avais si bien dormi, pas la moindre trace d’insomnie ni le moindre coup de fil dérangeant. Je sentais son souffle régulier dans mes cheveux et je voulais encore profiter de sa chaleur, je me collais amoureusement à ce corps d’Apollon qui me rendait folle et déposais un baiser sur son torse, il soupira et fini par ouvrir un œil.

- Bonjour beauté fatale !

- Bonjour bel étalon ! Un large sourire se dessina sur ses lèvres à l’évocation du bel équidé.

- Hmmm un étalon, vraiment ?

Mon téléphone sonna ce qui m’évita de répondre et de flatter exagérément son égo. Je m’extirpais du lit et attrapais mon portable.

- Beckett !

-…………

- Ok, envoie-moi l’adresse, j’arrive.

- Je dois y aller Rick, on a un meurtre à central Park.

- D’accord, on partage la douche et on y va ?

- Non, je dois rentrer me changer, je me doucherais chez moi et tu me retrouve sur place.

Rick se leva en vint se caler dans mon dos alors que je finissais d’enfiler ma blouse et m’enserra la taille.

- Tu sais ce qui serait bien pour gagner du temps le matin ?

- Non mais je sens que je ne vais pas tarder à le savoir.

- Tu pourrais amener quelques affaires ici, je te ferais une place dans le dressing comme ça tu n’aurais plus à repasser chez toi si tu restes ici pour la nuit.

Je restais sans voix devant la proposition de Rick, laisser des affaires au loft me faciliterait la tâche mais cela voulait dire franchir un cap dans notre relation. Je vivais seule depuis plus de 12 ans, jamais un petit ami n’avait emménagé chez moi et jamais je n’avais habité avec quelqu’un. J’aimais mon indépendance et y tenais mais j’avais peur de blesser Rick si je refusais son offre.

- Oh chéri c’est une proposition intéressante mais je…..

- Je sais, c’est un peu soudain mais ne dis pas non tout de suite, prend ton temps, j’attendrais. Mais reconnais que ce serais plus pratique, non ?

Cet homme me surprendra toujours, il supportait mes erreurs, mon travail très prenant et faisait des concessions mais il était toujours aussi attachant et attaché à moi. Je ne voulais pas le vexer encore et décidais de réfléchir vite à son offre.

Je l’embrassais tendrement puis m’éloignais de lui avant de perdre le contrôle de mon corps et de lui sauter dessus pour une session torride qui nous aurait définitivement mis en retard. Je lui donnais l’adresse du meurtre dans Central Parc près du lac Jacqueline Kennedy Onassis et rejoignais mon appart afin de me préparer.

Trois quart d’heure plus tard je me dirigeais vers Lanie qui se tenait à côté du corps d’un jeune homme. Rick arriva au même moment et c’est ensemble que nous franchîmes les derniers mètres nous séparant de notre victime.

- Bonjour Lanie, qu’est-ce que tu as pour nous ?

-Hey girl, bonjour Castle. Je vous présente Donald Rabb 18 ans, mort d’une balle de gros calibre en pleine poitrine, il a été tué entre 23h et 2h. Il est mort sur le coup et il y a des traces de poudre sur sa chemise donc le tireur ne devait pas se tenir à plus de deux mètres. Et vu le peu de sang je dirais qu’il n’a pas été tué ici.

- Merci Lanie, tu m’appelle quand tu en sais plus comme d’habitude. Salut Espo du nouveau.

- Hey boss, non, le jogger n’a rien pu m’apprendre de plus, il a juste trouvé le corps et pour le moment pas de témoin.

- OK, il faut trouver le lieu du crime, ratissez tout le périmètre qui va du ponton aux arbres, il faut trouver une mare de sang et des douilles si on a de la chance. On a son adresse, Castle et moi on va voir ses parents et on se retrouve au poste plus tard.

Ryan se joint à la discussion et nous prirent la direction de l’appartement de Donald Rabb. Le trajet fut silencieux, Rick n’avait pas dit un mot, même sur le lieu du meurtre il n’avait posé aucune question, son mutisme m’étonna alors je rompis le silence.

- Rick est-ce que ça va ? Tu n’as pas dit un mot depuis qu’on est arrivé sur place.

- Oui ça va, c’est juste que………….

Il ne finit pas sa phrase mais à sa tête je devinais qu’il devait penser à sa fille, notre victime avait presque le même âge qu’Alexis.

- Tu sais que tu peux me parler.

- Oui je sais………………………..je pensais à ce jeune homme fauché dans sa jeunesse et à ses parents. Je n’ose pas imaginer si c’était arrivé à Alexis. On vit vraiment dans un monde de merde.

Je lui pris la main qui était posée sur sa cuisse et enlaçais tendrement nos doigts lui faisant comprendre que je compatissais sa peine. Arrivés chez Trish et Harmon Rabb, ils furent anéantis par la nouvelle. Ils ne comprenaient pas ce qui faisait dehors aussi tard, c’était un élève studieux et ne faisait pas de vague mais je savais que c’était souvent ceux-là les plus cachotiers. Ils me donnèrent les noms de ses meilleurs amis, Amanda, Rommi, Brandon, Spencer et Max ils étaient très proche et se connaissaient depuis l’école primaire. Ils avaient certainement passé la soirée ensemble comme cela leur arrivait souvent. Les évènements avaient fait que la famille Rabb avait eu des difficultés financières. Ils avaient dû déménager mais ses amis ne l’avaient pas laissé tomber, Donni avait obtenu une bourse et avait pu rester dans son école privée.

Nous nous rendions à l’école de Réding pour interroger ses amis et essayer d’y voir plus clair. Ils nous informèrent que Donni était tombé dans la drogue, qu’il avait commencé à dealer pour se faire de l’argent et que certains soirs il avait rendez-vous dans le parc avec son fournisseur.

Sur le chemin du retour, je me souvins que j’avais promis à mon père de passer le voir ce soir mais je n’en avais pas encore parlé à Rick, je me contractais en y pensant ce qui attira l’attention de mon passager.

- Qu’est-ce qu’il y a Kate, tu as l’air soucieuse ?

- Ho ce n’est rien de grave, j’ai juste oublié de te demander si ce soir tu étais libre ?

- Hm détective, auriez-vous prévu quelque chose de spécial. Dit-il d’une voix sensuelle qui fit monter la température.

- Heu non, j’ai seulement promis à mon père de passer le voir ce soir mais si tu ne peux pas, j’irais seule, y a pas de soucis.

Je le vis sourire à l’évocation de mon père.

- Non, je n’ai rien de prévu et je serais heureux de revoir ton père.

Nous rentrâmes au poste faire le point avec Ryan et Espo mais en arrivant, ils étaient occupés avec une femme à visionner les photos des dealers les plus connus dans la région.

- Alors les gars du nouveau ?

- Oui, Espo a trouvé un témoin. Elle promenait son chien hier soir et a entendu du bruit mais elle avait son MP3 sur les oreilles donc elle n’était pas sure de ce qu’elle avait entendu et après elle a vu un type blanc s’enfuir. Le coin est réputé comme lieu de rendez-vous pour les dealers alors elle regarde les photos des plus connus pour fréquenter la région et apparemment elle a reconnu quelqu’un.

- Super, ses amis au campus ont confirmé qu’il dealait depuis quatre à cinq mois.

Espo se rapprocha de nous et nous fit un topo, il s’agissait de Clark Palmer, 35 ans qui habite sur la E 120ème Street.

- Bon, il se fait tard et on ne peut pas aller le cueillir avant demain matin alors on va rentrer. Vous irez le chercher demain à la première heure.

- OK boss, à demain. Firent-ils en chœur.

Et ils partirent en direction de l’ascenseur.

 

 


caskett71  (26.10.2015 à 14:44)

                                      

 CHAPITRE  23 : Convalescence

 

KATE

Je me tournais vers Rick qui étudiait toujours le tableau des preuves. Il était perdu dans ses pensées, il me faisait craquer quand il était absorbé par ce qu’il faisait comme ça. Que ce soit devant ce panneau ou lorsqu’il écrivait, j’avais l’impression que rien ne pouvait le déconcentrer, il ne ressemblait plus du tout à ce gamin de huit ans impatient et gâté qu’il pouvait être parfois.

- Et nous est-ce qu’on rentre ?

-Hmmmm

- Rick, tu m‘écoute ?

- Tu disais ?

- On rentre ?

- Ha oui, je ne voudrais pas faire attendre ton père.

- Il nous attend pour le repas à 19heures alors on a un peu de temps devant nous, on pourrait passer chez moi chercher mes affaires et les amener au loft.

Je vis son visage s’illuminer d’un large sourire lorsqu’il comprit ce que cela voulait dire.

Le poste étant désert je me permis un geste que je nous accordais seulement en privé, je lui pris la main, enlaçais nos doigts et l’entrainais vers l’ascenseur. Une fois les portes métalliques refermées, je me pressais contre lui pour échanger un baiser passionné qui le laissa pantois.

- Et c’était en quel honneur ça ? Dit-il lorsque je me décollais de son corps.

- Juste parce que j’en avais très envie.

- Si d’autres envies de ce genre te reprennent je serais ton homme.

L’ascenseur s’ouvrit sur nos éclats de rires et les policiers qui attendaient pour monter nous dévisagèrent comme si nous étions fous. Ils avaient raisons, nous étions fous, fous amoureux l’un de l’autre ce qui nous rendait heureux comme jamais.

Nous étions arrivé chez moi, Rick m’attendait au salon pendant que je mettais quelques affaires dans un sac, oh pas grand-chose, juste des habits pour le lendemain, des affaires de toilette et une petite chose sexy pour la nuit.

- C’est tout ce que tu prends ?

- Pour le moment, mais un autre jour je prendrais plus. Si tu es toujours d’accord bien sûr ?

Je le vis sourire, il s’approcha de moi et déposa un léger baiser sur mes lèvres.

- Bien sûr que je le veux encore. Je te veux auprès de moi Kate, toujours.

À l’évocation de ce mot, une sensation bizarre s’empara de mon estomac. Cet homme avait un pouvoir étonnant sur moi, avec ses mots, il me rassurait, me détendait, je ne m’étais jamais sentie aimée à ce point par un homme, il me faisait me sentir exceptionnelle comme si plus rien ne comptais pour lui, à part Alexis et Martha bien sûr.

C’est dans une atmosphère joyeuse que nous nous dirigeâmes vers son loft. Arrivé à destination, Rick se dirigea vers la cuisine et prit une feuille qui était posée sur le bar. Je posais mon sac au salon et allais me coller contre son dos posant ma tête sur son épaule.

- C’est un mot de ta mère ?

- Oui, elle sort ce soir et elle rentrerait surement trèèèèèès tard. Super.

Il se retourna et me prit par la taille, me serrant dans ses bras forts pour une étreinte douce mais qui pouvait vite dévier en câlin passionné alors je me ressaisis et m’éloignais légèrement de lui.

- Rick si on se laisse aller à ce petit jeu, on n’arrivera jamais à l’heure chez mon père.

Il fit sa moue d’enfant capricieux tentant de m’amadouer mais je restais impassible. Il savait comment s’y prendre, avec ses yeux de cooker, pour me faire capituler et je devais vraiment y mettre toute ma bonne volonté pour ne pas lui sauter dessus et faire l’amour, là à même le sol, sur son beau tapis, il avait l’air si doux que peut-être un jour…………mais il fallait que je me ressaisisse, ce n’était pas le moment d’avoir des idées lubriques sinon en face de mon père je ne pourrais pas tenir mon sérieux. Il me sortit de ma belle rêverie en me prenant la main.

- D’accord. Viens, je te montre où tu peux ranger tes affaires.

Je le suivis dans sa chambre, pour déballer mon petit sac, il m’avait fait de la place dans sa penderie et avait libéré un tiroir, où je me dépêchais de cacher ma tenue pour la nuit, et dans la salle de bain qui jouxtais sa chambre, je pouvais mettre mon nécessaire sur un petit tablard. J’en profitais pour me rafraichir un peu avant de le rejoindre, il avant passé une chemise grise et avait délaissé son veston pour un blouson en cuir qui lui donnait un petit air rebelle.

- Alors, prêt à affronter mon père ?

- Affronter est peut-être un peu exagéré non ?

- Oui j’exagère, en plus il est en convalescence alors tu ne risques pas grand-chose.

- Heu Kate ?

- Hmm.

- Aurais-je le privilège de te conduire ce soir ?

Je fis mine de réfléchir un instant puis devant sa tête soucieuse fini par accepter sa proposition.

- D’accord, ce soir tu seras mon chauffeur.

RICK

 

Je n’en croyais pas mes oreilles, elle venait d’accepter que je conduise alors que d’habitudes c’était toujours elle qui prenait le volant. Je me saisis des clés avant qu’elle change d’avis et lui ouvris la porte pour rejoindre ma Mercedes au garage. Galamment je lui ouvris la portière et m’installais au volant. Elle me rappela de ne pas passer par l’Houston Streets car il y avait eu un accident et la route était temporairement fermée à la circulation. J’empruntais donc une rue parallèle et en vingt minutes nous étions arrivés chez Jim. Je me parquais au bas de son immeuble, il habitait au 173 de la 7ème street, un joli quartier, des immeubles de briques rouges se mélangeaient à d’autres en briques grises ce qui faisait un beau mélange. Et il n’avait qu’à traverser la route pour rejoindre le Tompskins square Park, magnifique étendue de verdure et d’arbres qui donnait un petit peu air à cette mégapole si étouffante. Je fini par sortir de ma bulle et de ma voiture pour ouvrir la porte à ma petite amie et entrer dans l’immeuble de son père. Impatiente, elle sonna plusieurs fois à la porte et nous entendîmes son père râler.

- Oui oui c’est bon j’arrive.

Et il nous ouvrit sa demeure essoufflé et en se tenant les côtes.

- Oh c’est vous, je n’avais pas vu qu’il était déjà l’heure.

Il s’écarta pour nous laisser entrer puis enlaça tendrement sa fille qui lui rendit son étreinte.

- Salut papa. Tu vas bien ?

- Salut Katie.

Ils se séparèrent et je lui serrais la main qu’il me tendait.

- Bonsoir Richard.

- Bonsoir Mr Beckett.

- Vous savez, vous pouvez m’appeler Jim.

Il passa son bras sur les épaules de sa fille et nous emmena à l’intérieur.

- Ca va beaucoup mieux, ne t’inquiète pas, je n’ai presque plus de douleurs et je peux me débrouiller tout seul. Mais venez-vous installer au salon, on a encore quelques minutes avant que le repas soit prêt. Que voulez-vous boire en attendant, un verre de vin, un jus de fruit ou autre chose ?

- Pour moi un verre d’eau bien fraîche s’il te plait papa.

- Et bien moi je prendrais volontiers un…. (Kate me jeta un regard noir) un café s’il vous plaît Jim.

Je m’installais sur le même canapé que Kate alors qu’il s’en allait à la cuisine chercher nos boissons, je me tournais vers Kate mais avant que j’ouvre la bouche elle m’expliqua.

- Excuse-moi, j’ai cru que tu……

Je la coupais aussi sec.

- Tu croyais que j’allais lui demander un verre de vin ? Kate tu m’as bien expliqué qu’il avait eu des problèmes avec l’alcool alors je ne vais pas le tenter en buvant un verre de vin devant lui.

- Désolée, je ne sais pas si pour lui c’est un calvaire de voir quelqu’un boire de l’alcool ou si ça ne le dérange pas alors je préfère prendre les devants.

Elle s’avança et déposa ses lèvres sur les miennes pour un tende baiser, son père arriva au même moment. Il posa le plateau sur la table, nous tendit nos boissons et s’assit dans le fauteuil en face de nous avec son verre de jus de fruit. Je me calais confortablement contre le dossier du canapé, ne me tenant pas trop près de Kate pour ne pas la gêner devant son père. Mais ma belle me surpris en venant se caler contre moi, devant le sourire de son père, je m’autorisais à passer mon bras sur ses épaules.

- Alors, que t’a dit le médecin? Ta blessure te fait encore souffrir ?

- Non, ne te fais pas de soucis pour ton vieux père ma chérie, je vais très bien, la cicatrice est bien refermée et je n’ai pas de séquelle, le médecin m’a dit que même pour mon âge, je me portais comme un jeune homme.

- Mais vous êtes encore jeune Jim.

- Merci Richard. Et vous, comment avance votre livre ? Katie m’a expliqué que vous vous inspiriez d’elle pour votre histoire.

Je vis rougir ma muse et tourner vers moi un regard interrogateur.

- C’est vrai ça, tu ne me parles pas beaucoup de ton livre pourtant je devrais être la première au courant de l’avancée de ton roman.

- Heu oui c’est que je….

- Je ne sais même pas quel nom tu lui as donné à ton héroïne.

- Ha oui, c’est vrai ? J’étais persuadé de t’en avoir parlé. Mais si tu veux bien on en reparlera une autre fois, je ne veux pas embêter Jim avec ça.

Je lui jetais un regard apeuré, espérant qu’il ne veuille pas continuer sur ce sujet.

- Ho non fiston, ça ne m’embête pas le moins du monde. Tu peux nous dire comment elle va s’appeler.

Je déglutis péniblement et avais le trouillomètre à zéro car je savais qu’elle n’allait pas apprécier ce nom, je prononçais dans un souffle à peine audible.

- Nikki Heat.

- Pardon, répète, je n’ai pas compris. Fit ma belle.

Alors d’une voix plus forte mais mal assurée je lui annonçais.

- Nikki Heat.

Sur le visage de Jim se dessina un large sourire qu’il s’empressa de camoufler derrière son verre de jus de fruit mais étonnamment Kate ne dit rien, je m’attendais à un reproche, un sermon sur ce nom qui sortait de nulle part ou une tape sur l’épaule mais rien ne vint. Je la regardais amoureusement essayant de sonder ses pensées mais elle ne laissait rien paraitre.

- Kate, dis quelque chose.

Mais c’est ce moment que choisi Jim pour se lever et nous annoncer que le repas était prêt. Je me levais à mon tour et tendis la main à Kate pour l’aider à se lever mais elle l’ignora et se dirigea vers la cuisine d’un pas décidé. Je la suivais tête basse, là, je voyais qu’elle n’avait pas apprécié le nom et que ça allait barder pour mon matricule. Elle avait quand même eu la décence de ne rien dire devant son père mais le sourire qu’il m’avait accordé disait bien que lui avait compris sa fille et que je devais profiter du calme avant de subir la tempête Kate. Alors une fois à table j’essayais de détendre l’atmosphère en lançant quelques blagues et anecdotes, elle sourit à nouveau quand elle vit que son père riait de bon cœur, elle raconta même certaines maladresses qui nous était arrivé sur des enquêtes. Comme celle ou mon estomac n’avait pas supporté la vue d’un cadavre un matin.

- Merci Kate c’est gentil de me rappeler ce fait, surtout que nous sommes à table. N’est-ce pas Jim. Surtout que votre risotto à la tomate est excellent.

- Ne vous en faites pas pour mon estomac Richard, le mien est bien accroché. Et il éclata de rire.

- C’est vrai papa ton repas est vraiment très bon.

- Merci les enfants, je suis tellement content de vous avoir ici tous les deux, d’ailleurs on devrait se faire ça plus souvent. Qu’en dites-vous ?

- J’en dis que c’est une très bonne idée et la prochaine fois on fait ça au loft comme ça je vous présente ma petite famille.

- Ca marche pour moi.

Père et fille se levèrent pour débarrasser, alors que j’allais me lever pour les aider, il me fit signe de rester assis et me proposa un café que j’acceptais avec plaisir.

- Allez vous installer au salon, je vous amène les cafés tout de suite.

Je pris Kate par la main pour changer de pièce mais elle la retira et accéléra le pas. Au salon, elle s’assit dans le fauteuil me faisant bien comprendre que le nom de Nikki n’avait toujours pas passé. Je m’assis donc seul sur le canapé attendant Jim et les cafés. Il arriva le plateau en main et nous observa, ses lèvres s’étirèrent légèrement et il secoua la tête. Il connaissait sa fille est savait surement ce qui m’attendais pour la suite de la soirée. Je m’adossais confortablement dans le canapé savourant mon breuvage. Kate se leva et se dirigea vers ce que je devinais comme étant les WC. Jim se tourna vers moi se retenant d’éclater de rire. Je ne pus m’empêcher de demander.

- Quoi ?

- Non mais sérieusement Richard, vous avez étés ou chercher ce nom, Nikki Heat.

- Ben je ne sais pas, ça m’est venu comme ça, il fallait un nom pas trop long mais qui accroche dès qu’on le prononce pour la première fois et j’ai trouvé celui-là très accrocheur.

Je n’allais quand même pas expliquer au père de ma petite amie que j’avais donné ce nom à mon héroïne car quand je l’ai rencontrée je la trouvais chaude comme la braise et que nos ébats éveillaient en moi un volcan en éruption. Non, je tenais trop à la vie pour lui avouer tout ça.

- En tous cas elle s’est abstenue de dire ce qu’elle pensait et vu votre distance (il montra le canapé et le fauteuil) je pense que vous n’allez pas rigoler ce soir croyez-moi.

- Oh mais je vous crois et je suis en train de chercher ce que je pourrais lui donner comme explication pour la calmer et pour que le reste de la soirée soit pas trop houleuse.

- Richard ne faites pas la bêtise de lui raconter un bobard, elle est flic ne l’oubliez pas et mentir ne vous aidera pas, au contraire vous risquez de vous enfoncer encore plus.

Et il éclata de rire devant ma mine déconfite.

- Mais vous savez, elle ne fera pas la tête très longtemps, elle tient trop à vous

À ce moment-là Kate revint s’assoir dans le fauteuil et bu son café d’une traite en me dévisageant de ses yeux sombres. Mais cette fois cette noirceur n’était pas dû à de l’envie mais plutôt à de la colère ce qui retomber mon sourire.

- Papa, merci pour ce délicieux repas, il se fait tard, on va rentrer, demain une longue journée m’attend.

- Merci à vous d’être venu les enfants, ça m’a fait vraiment très plaisir.

- C’est gentil Jim et je regarde avec mes trois femmes pour programmer une soirée la semaine prochaine et vous tiens au courant pour la date.

Il nous raccompagna jusque sur le trottoir, il sera la main que je lui tendais et m’attira dans ses bras pour une accolade comme il le ferait pour son fils puis me souffla à l’oreille :

- Bonne soirée Rick et pensez à ce que je vous ai dit.

- Merci pour le conseil, on se voit la semaine prochaine.

Je contournais la voiture pour me mettre au volant pendant qu’il embrassait sa fille et l’aidait à s’installer à côté de moi. Un dernier signe de la main et nous voici en route pour mon appart. Ou devrais-je dire pour l’échafaud. Elle restait silencieuse et cela ne me rassurait guère, je devais trouver quelque chose à dire pour détendre l’atmosphère mais ce coup-là rien ne me vint à l’esprit, un comble pour un écrivain, ne pas trouver ses mots. Alors je sortis une banalité :

- Kate dit quelque chose.

-………..

Je la regardais du coin de l’œil.

- Kate ?

- Regarde la route.

Son ton sec anéanti toute ma bonne volonté d’établir le dialogue alors c’est dans le silence que le reste du trajet se fit. Je me garais dans le parking, pas un mot. La montée en ascenseur, pas un mot. Jusque devant la porte du loft, toujours pas un mot. Je la fis entrer, elle déposa sa veste dans la penderie et là……..

 


caskett71  (27.10.2015 à 23:37)

sept                  CHAPITRE 24 : Tempête à l’approche.

 

Et là elle s’approcha dangereusement de moi et me frappa la poitrine de son index, heureusement que ses yeux n’étaient pas des révolvers parce que je serais mort d’une balle entre les deux yeux.

- Non mais c’est quoi ce nom que tu as donné à cette nana ?

- Hey du calme, cette nana comme tu dis c’est toi qui me l’inspire alors un peu de respect pour Nikki.

- De respect non mais tu te fou de moi, comment crois-tu que je vais arriver à me faire respecter par mes collègues quand ils sauront que tu as donné à ton héroïne, inspirée de ma personne, un nom de stripteaseuse?

- Kate ce n’est qu’un nom.

- Mais un nom qui va me suivre toute ma vie est-ce que tu te rends compte de ça ? Les gens me compareront toujours à Nikki Heat.

Elle s’assit sur le canapé, les coudes sur ses genoux sa tête enfouie dans ses mains. Je m’approchais lentement, m’assis à ses côtés caressant de ma main son dos vouté, la sentant se détendre un peu, je la serrais contre moi, elle résista et se leva pour aller se planter devant la fenêtre ses yeux perdus dans le vague. Les bras croisés sur sa poitrine comme pour se protéger, se refermer, elle fixait les lumières de la ville sans vraiment les voir. Je m’avançais vers elle, pas trop près mais juste assez pour qu’elle sente ma présence derrière elle. Je l’entendis soupirer fortement, osant tenter ma chance, je me plaquais à son dos et posais mes mains sur son ventre, y croisant mes doigts. Elle enlaça ses longs doigts fins aux miens et se colla encore plus à mon torse laissant sa tête partir en arrière contre mon épaule. Je pris une longue inspiration.

- Je suis désolé de t’avoir blessée Kate, je……….ce n’était pas intentionnel. J’ai trouvé ce nom pour mon personnage lorsque nous étions dans les Hamptons, nous ne nous connaissions pas depuis longtemps mais je savais que quelques chose de sérieux se passait entre nous, en tout cas pour moi. Je n’ai plus rien ressentis d’autant fort pour une femme depuis très longtemps. A dix-sept ans je suis tombé fou amoureux, elle s’appelait Kyra et c’était réciproque, ça a duré trois ans. Après deux mariages et deux divorces, je pensais ne plus pouvoir aimer comme j’avais aimé Kyra mais quand je t’ai rencontré j’ai tout de suite reconnu les symptômes, les papillons dans l’estomac, les mains moites, le cœur qui s’affole rien que en pensant à toi.

Elle se retourna sans quitter l’étreinte de mes bras, ses mains jouaient avec le col de ma chemise. Son regard s’était adouci et une petite lueur scintillait dans ses yeux donnant à ce moment une émotion toute particulière. Devant son mutisme je continuais ma déclaration.

- Lorsque je pensais à toi ce qui me revenait en premier c’était la chaleur de ton corps, de tes baisers mais surtout la chaleur de tes mots pour me réconforter quand nous parlions d’Alexis, de mes échecs et que tu tentais de me rassurer.

- Rick ….

Je mis un doigt sur ses lèvres pour la faire taire.

- Quand j’ai commencé à te suivre sur tes enquêtes j’ai découvert une autre facette de Kate Beckett et ce qui m’a le plus impressionné c’est cette empathie que tu as envers les familles des victimes, on a l’impression que tu te mets à la place de chaque personnes à qui tu dois annoncer la mauvaise nouvelle. Tu as un feeling avec ces personnes, avec cette chaleur que tu dégages, et qu’elles ressentent ça se voit, tu atténue leur peine. Tout ça pour te dire que ce nom je ne l’ai pas choisi au hasard, je l’ai trouvé en toi et depuis que je te suis dans ton job je me conforte dans l’idée que je l’ai bien choisi. Nikki Heat fera un malheur je te le promets.

Une larme coula sur sa joue, je l’essuyais de mon pouce, je l’attirais contre moi et déposais un baiser sur sa tempe alors qu’elle se détendait dans mes bras. La tempête Kate avait passé et n’avait pas fait trop de dégât.

- Je suis désolée d’avoir réagi comme ça Rick, je n’avais pas vu ce nom de la même manière que toi. Avec tes explications je comprends mieux ton choix et………..

- Et………… ?

- Et merci pour ces compliments sur ma manière d’aborder la mauvaise nouvelle. Tu as raison, je me mets à la place de toutes ces familles parce que j’ai été à leur place une fois. Je revois encore l’officier qui nous attendait devant la maison pour nous annoncer la mort de maman, il n’avait pas pris de gants et nous avait annoncé la nouvelles sans aucune douceur. Tu me diras qu’il n’y a pas mille façons de le dire mais il aurait pu y mettre un peu de compassion, d’humanité. Alors je me suis promis de ne jamais ressembler à ce flic froid et sans cœur, d’essayer d’alléger au maximum la souffrance des familles et de faire en sorte d’arrêter les coupables ce qui leurs permettra de faire le deuil de leur proche disparu.

Elle cala sa tête au creux de mon épaule, ses bras autour de ma taille pour un étreinte tout en douceur. Je ne sais pas combien de temps nous sommes resté ainsi mais nous étions si bien que ni l’un ni l’autre ne voulions rompre ce tendre moment.

Son père avait raison, la vérité valait bien mieux et avait permis à ma douce amie de comprendre mon choix. De mon côté je comprenais aussi sa retenue, je mettais beaucoup de nous dans mon roman, même si j’avais une imagination débordante, il ne fallait pas être devin pour comprendre que la relation Nikki - Jameson était inspirée de ma relation avec Kate. Ses collègues, ses amis, sa famille qui liraient mon livre plus tard, comment allaient ils réagir.

Je la sentis étouffer un bâillement, nous étions bien mais nous serions mieux dans un lit. Je m’écartais légèrement d’elle, la pris par la main et l’entrainait vers ma chambre.

- Viens, je crois que notre lit nous appelle.

Ses yeux trouvèrent les miens et je pu y voir un mélange d’amour, d’envie mais surtout de fatigue. Elle avait besoin de se reposer, de dormir une nuit complète et réparatrice donc sans autre intentions que de nous reposer, je préférais préciser car elle semblait prête à quelques folies.

- Il nous appelle pour une bonne nuit de sommeil.

- D’accord, mais tant pis pour toi, j’avais prévu une petite surprise.

Elle prit quelque chose dans son tiroir et s’enferma dans la salle de bain. Ses derniers mots résonnaient encore dans ma tête, « une petite surprise ». En me déshabillant je réfléchissais à ce que ça pouvait être mais plein d’idées aussi folles les unes que les autres défilaient dans ma tête………..

- Kate, c’est quoi la surprise ?

- …………..

- Kate……

En attendant de pouvoir profiter de la salle de bain et de savoir ce qui m’attendait, je m’assis sur le lit, impatient, lorsque la porte s’ouvrit enfin.

Mes yeux ne pouvaient quitter ce corps de rêve qui se tenait devant moi. Elle était sublime dans cette nuisette violette légèrement transparente retenue par deux fines bretelles en dentelles. Je devinais son corps de déesse sous ce tissu, des pensées toutes plus érotiques les unes que les autres fleurirent dans mon imagination et mon mini moi commença à se réveiller. Elle s’approcha du lit de sa démarche féline et s’avança sur le lit à quatre pattes de manière très suggestive. Les lèvres entrouvertes, je cherchais de l’air ayant oublié de respirer depuis que cette vision m’avait troublé.

- Alors, toujours fatigué writer-boy ?

- Heu……je…..…non…..heu…..mais je dois juste aller à la salle de bain.

Elle s’installa sur les coussins adossée à la tête de lit et me reluqua sensuellement. Perdu dans la contemplation de ce corps qui n’attendait que moi, je me heurtais au montant de la porte, lâchant un juron au passage, sous le rire moqueur de ma belle. Je m’activais à la salle d’eau pour ne pas la faire languir et la rejoignis enfin sur le lit de la même façon qu’elle l’avait fait auparavant. Remontant le long de ses jambes, embrassant sa cheville, son genou, laissant une trainée de baisers humides jusque à la limite de sa nuisette. Elle prit mon visage en coupe dans ses mains et me ramena à son visage, mes lèvres entrouvertes cherchaient les siennes mais elle les ignorât. Elle se mit à déposer de tous petits baisers un peu partout sur mon visage, mes tempes, dérivant doucement de l’arcade sourcilière au menton, le long du nez, suivant le tracé sinueux des petits plis qu’elle découvrait. Elle glissa encore sur le cou, retraçant la ligne de la carotide et dégringola jusqu’à ma clavicule, dans ce petit creux qu’elle gratifia d’un coup de langue brûlante. Je poussais un léger soupir, les lèvres toujours entrouvertes à la recherche de plus d’oxygène pour ne pas suffoquer d’amour. Elle m’observa un instant, ne voulant rompre ce moment de tendresse incroyable qu’elle avait provoqué. Elle déposa un nouveau baiser à la commissure de mes lèvres, puis se mit à donner de petits coups de langue douce et caressante. N’en pouvant plus de cette belle et oh combien douce torture je laissais ma langue s’immiscer entre ses lèvres. Elle se laissa faire sans bouger, jusqu’à ce que finalement je laisse ma main glisser sur sa taille et dans son dos, pour la presser contre moi. À partir de là elle se laissa complétement aller, enroulant doucement ses bras autour de mon cou, se laissant emporter par la douceur de ce baiser et oubliant comme un charme tout ce qui s’était dit une heure plus tôt. Lentement je l’aidais à s’assoir, mes mains sur ses hanches, je faisais remonter sa tenue si sexy et la fis passer par-dessus sa tête, mon tee-shirt rejoignit son homologue féminin au sol assez rapidement. Lentement elle me poussa pour m’allonger sur le matelas, ôta mon boxer qui me serrait de plus en plus, elle sourit à la vue de mon envie dressée pour elle.

- C’est moi qui te mets dans un état pareil. Dit-elle en se mordant la lèvre inferieur ce qui me fit grogner d’impatience.

Elle descendit du lit et fit tomber son dernier sous-vêtement puis se repositionna sur mes jambes, ses mains se refermèrent sur mon sexe entamant un délicieux va et viens, je me mis à haleter, cherchant un peu d’air, trop préoccupé par ce que je ressentais, j’avais oublié de respirer correctement.

- Kate !

Elle ne s’attarda pas et ses lèvres revinrent se poser sur les miennes. J’étais comme fou, elle me rendait fou par ses baisers, ses caresses, ses soupirs.

- Viens !

Lui murmurais-je en lui mordillant doucement l’oreille. Pour toute réponse elle m’embrassa longuement faisant passer dans ce baiser tout son désir……………de nous faire du bien.

Ce que j’aimais qu’elle me surplombe comme ça, ma vue sur sa féminité, la courbe de ses seins rendait mon regard admiratif. Elle se releva, pris mes mains et les posa sur ses seins. Enfin elle me glissa lentement en elle. Je ne pus retenir un râle de plaisir lorsque je la sentis envelopper mon érection. J’adorais la voir bouger au-dessus de moi, vibrante et frémissante, les lèvres entrouvertes sur des soupirs de plaisir et les reins cambrés à l’extrême. Je laissais mes mains musarder sur sa peau, partout à la fois. Les doigts tantôt refermé sur un sein ou crispé sur ses hanches pour m’enfoncer toujours plus en elle et à chaque mouvement je sentais le plaisir devenir plus intense. Jusqu’à ce que je ne tienne plus.

Brusquement je la pris par les hanches et la bascula sur le dos. Kate poussa un cri de surprise. Mon corps sur le sien, son souffle dans mon cou, mes coups de reins, toutes ces sensations retrouvées décuplèrent notre envie. Le plaisir ne se fit pas attendre. Kate abandonnée, libérée s’était laissée porter par ses sens et fut prise au dépourvu lorsqu’un violent orgasme la fit convulser de la tête aux pieds. Rejetée en arrière dans les oreillers, les muscles tendus et les ongles enfoncés dans mes épaules, elle se cambra soudainement et laissa échapper un long gémissement qui fut suivit par ma délivrance et je répandis en elle ma semence dans un grognement digne d’une bête de sexe. Un frisson parcourut mon échine alors que toujours étroitement enlacés nous tentions de reprendre notre souffle.

Enfin calmé, je me retirais d’elle et m’allongeais à ses côtés.

- Rick, je….

Je l’interrompis en posant mes lèvres sur les siennes. Nos corps recouvert d’une fine couche de sueur suffisait. Il n’y avait aucune déclaration à faire, nos actes avaient parlé pour nous. Je remontais le drap sur nos corps encore tout chaud.

- Bonne nuit ma douce.

- Bonne nuit writer-man !

Un sourire s’étira sur mes lèvres et sur ces belles paroles, nous rejoignîmes le pays des rêves.

 

Un bruit étrange me tira de mon rêve, je mis du temps à réagir qu’il s’agissait du téléphone de ma petite amis qui sonnait sur la table de nuit. J’avisais l’heure sur mon réveille, 6h25, cela faisait juste 4heures que nous dormions après notre night session qui m’avait laissé tout courbaturé. La journée allait être longue, vivement ce soir qu’on se couche. Je senti Kate bouger, elle émergea de dessous le drap, les yeux encore fermés elle tâtonna à la recherche de l’objet qui avait interrompu notre nuit. Elle le fit tomber et dû se résoudre à quitter la chaleur de notre nid pour le récupérer sous le lit. Avisant l’appelant elle décrocha :

- Beckett !

-…………..

- OK, on arrive !

Puis elle raccrocha, se remis sous la couette encore à moitié endormie et se lova contre moi déposant un tendre baiser sur mes lèvres.

- Bonjour toi !

- Bonjour ma belle ! bien dormi ?

- OH oui, comme une souche, d’ailleurs je crois que le téléphone a sonné un bon moment avant que je ne l’entende.

- Oui, j’ai même cru qu’il allait raccrocher. À propos, qu’était-ce ?

- Espo, ils ont du nouveau sur la mort de Donald Rabb, il faut qu’on aille au bureau, Max a des informations pour nous.

Elle étira ses bras au-dessus de sa tête et tendit ses jambes ce qui fit glisser le drap, dévoilant à mes yeux son corps nu, son ventre si bien sculpté, ses hanches fines, ses seins si attirants. Tout en elle était un appel à la luxure. Je la contemplais amoureusement, plein d’envie, de……….je fus sortis de mes rêves érotique lorsqu’elle me jeta un oreiller au visage.

- Tu es vraiment incorrigible.

- Quoi ? Qu’est-ce que j’ai encore fait ?

- Rien mais d’après l’état de ton enfant terrible, je dirais qu’en ce moment tu ne penses pas à ta mère.

Elle fit signe du menton et je baissais les yeux pour m’apercevoir que mes pensées avaient réveillé mon mini moi.

- J’y peux rien si tu me fais de l’effet, te voir nue, si belle. Je ne serais pas un homme si je ne réagissais pas.

Elle sourit timidement, certainement un peu gênée par le compliment puis se rendit à la salle de bain prendre une douche. Reprenant mes esprits, je me rendis à la cuisine afin de nous préparer un bon petit déjeuner, des pancakes et un café pour commencer une bonne journée. Je vis Kate sortir de la chambre finissant de boutonner sa blouse, elle s’assit sur le tabouret au bar et je lui présentais son assiette, des pancakes ornés d’un cœur dessiné avec le sirop d’érable. Elle sourit et mangea une bouchée laissant échapper un soupir.

- Merci Rick, c’est vraiment très bon.

- Ce ne sont que des pancakes fait avec amour.

Je me penchais sur le bar et posais mes lèvres sur les siennes pour récupérer une goutte de sirop qui avait échappé à son contrôle.

- C’est vrai qu’elles sont bonnes. Je te laisse finir, je saute sous la douche et on pourra y aller.

- Tu veux que je vienne te frotter le dos ? Dit-elle un sourire aux lèvres, accompagné d’un clin d’œil.

- Des promesses, toujours des promesses.

En effet, ce ne fut qu’une promesse, je me douchais seul.

Elle m’attendait à la cuisine, toujours accoudée au bar finissant son café. Elle était perdue dans ses pensées car elle sursauta lorsqu’elle senti ma main sur son épaule.

- Désolé, je ne voulais pas te faire peur. Ça va, tu as l’air ailleurs ?

- Oui ça va, je me demandais ce que Max pouvait avoir à nous dire.

- Ben allons-y comme ça on le saura bientôt.

Au moment où nous nous levions pour partir, mère fit son apparition dans les escaliers. Elle nous regarda souriant de nous voir tous les deux de bon matin.

 


caskett71  (29.10.2015 à 21:46)

sept                       CHAPITRE 25 : Clore l’enquête

 

KATE

 

- Bonjour Martha.

- Bonjour mère, ta soirée s’est bien passée ?

- Bonjour vous deux. Oui, Très bien, mes élèves m’avaient préparés une surprise, ils ont improvisés une petite pièce et avaient prévu un repas tous ensemble dans une salle de classe. Et vous, qu’avez-vous fait de votre soirée ?

- Nous sommes allés voir le père de Kate, il nous avait invités à diner. À propos, je lui ai proposé de l’inviter pour qu’il fasse votre connaissance alors il faut qu’on regarde un soir de la semaine prochaine ou toi et Alexis êtes libres pour diner.

- Oh, je serais ravie de faire enfin sa connaissance. Pour moi ça peut être n’importe qu’elle soir alors regarde avec Alexis et redis-moi quand vous avez une date. Vous étiez sur le point de partir ?

- Oui, répondis-je, on a un témoin qui a des infos pour nous, peut-être qu’on pourra boucler l’enquête aujourd’hui.

- Alors je ne vous retiens pas plus. Bonne journée vous deux.

Elle se dirigea vers la cuisine tandis que nous sortions du loft.

En route la discussion porta sur la visite à mon père, j’étais soulagée de voir qu’il se remettait bien de sa blessure et qu’il n’aurait pas de séquelles, je ne supporterais pas de le perdre lui aussi, l’absence de ma mère depuis douze ans se faisait ressentir à certaine période, je ne pouvais pas partager avec elle mes secrets, parler de mes petits amis, bien que j’avais Lanie mais ce n’était pas pareil alors perdre mon père aurai été comme une plongée dans des profondeurs sombres et inconnues. Le trajet jusqu’au poste fut assez rapide, une place se libéra devant la porte de l’immeuble au moment où nous arrivions.

Au poste Espo et Ryan nous attendaient en salle de réunion avec Max qui avait l’air tendu.

- Bonjour les gars, qu’est-ce qu’on a ?

- Bonjour vous deux. Max a besoin de soulager sa conscience mais ne veux le faire qu’avec vous. Répondit Ryan alors qu’Espo me tendait le dossier.

- Alors allons-y ! Rick tu es prêt.

- Allons voir ce qu’il a comme révélations à nous faire.

Ryan et Espo se dirigèrent vers la salle d’observation tandis qu’avec Rick nous entrions dans celle d’interrogatoire.

Max avait eu besoin de soulager sa conscience, il avoua qu’il tenait l’arme mais que c’était un accident. Ils jouaient à faire semblant de se tirer dessus mais que cette fois-ci il y avait une balle dans le révolver. Il nous montra même une vidéo tournée par Amanda ou l’on voyant les amis rire et soudain le coup de feu. Je vis Rick tourner la tête choqué par ces images, pour moi qui était flic et habituée à ce genre de scène ce n’était déjà pas évident alors pour lui je n’ose imaginer, en plus Donni avait le même âge que sa fille. Max s’effondra en pleur. Comme il était encore mineur, j’appelais sa mère, son père étant décédé deux ans plus tôt, et lui demandais de venir au poste assez rapidement avec un avocat.

Je m’assis à mon bureau alors que Rick, songeur, observait le tableau des indices.

- Ca va Rick ?

- Non, quelque chose me dérange dans cette affaire mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus et ça m’énerve.

- On sait ce qui s’est passé, Max viens d’avouer.

- Ouai mais y a un truc qui cloche. Je vais revoir cette vidéo.

Il s’éloigna puis entra dans la salle de réunion avec le portable de Max. Il en ressorti au moment où l’avocate et la mère de l’ado arrivèrent. Alors que je me levais pour les accueillir, il me prit par le bras en m’expliqua vaguement que Max s’était fait manipuler. Je fis patienter Maître Mackenzie et Madame Heller dans une salle de repos en leur offrant un café puis rejoignis Castle pour des précisions. Il me remontra la vidéo et me fit remarquer certaines choses à propos de Brandon. Madame Heller et l’avocate repartirent soulagés mais tout de même inquiet du sors de Max, je leur promis de faire tout mon possible pour confondre le véritable assassin. Brandon était un gosse que rien n’effrayait se croyant à l’abri de tout, il avait orchestré tout ça en faisant accuser Max mais maintenant il fallait le prouver.

Je me laissais tomber sur ma chaise poussant un soupir sonore.

- HA ces fils de riche, quelle plaie……..

Je rouvrais les yeux pour tomber sur le visage étonné de mon écrivain et regrettait aussitôt les mots que j’avais prononcé.

- Je vous rassure détective, tous les gosses de riche ne sont pas comme ça.

Le ton sec qu’il avait employé me fit réaliser que je devais vraiment réfléchir avant de parler car mes paroles pouvaient être blessantes. Mais le sourire qui se dessina sur ses lèvres me signifia qu’il plaisantait, je repris ma respiration que j’avais suspendue sans m’en rendre compte.

- Désolée, je …………je ne te mettais pas dans le lot, et Alexis est vraiment très loin de ce genre de personnage.

- Pourtant je suis riche…………. mais je sais que tu ne pensais pas à elle en disant ça mais j’adore te faire marcher, en fait, tu ne marches pas, tu cours.

- Très drôle Rick, vraiment très drôle.

Mes collègues s’avancèrent vers nous, je leur fis un compte rendu des découvertes de Rick. Nous décidâmes d’aller manger et qu’après-midi nous replongions dans le dossier pour trouver la faille et confondre ce Brandon trop sûr de lui.

Au Rémy’s, nous avions étés rejoint par Lanie, le repas se passait dans la bonne humeur entre les vanne de Castle qui charriait Lanie et Espo, Espo qui rendait la pareil à Ryan à propos de sa petite amie qu’il supposait imaginaire car nous ne l’avions toujours pas rencontrée. Sur cette plaisanterie Rick sérieux demanda :

- Hey les gars, que diriez-vous si à la fin de cette enquête nous nous retrouvions tous chez moi pour une soirée, décontractée, ce qui permettrait à Kevin de nous présenter sa copine.

Tous se regardèrent un instant avant de répondre chacun leur tour que c’était une très bonne idée et j’acceptais aussi son invitation. Espo et Lanie se proposèrent d’aller chercher des pizzas mais Rick les stoppa.

- Non, je me ferais un plaisir de vous cuisiner un de mes petits plats, venez simplement avec votre bonne humeur et nous passerons un bon moment. Et Ryan, n’oublie pas ta petite amie, comment s’appelle-t-elle déjà ?

- Jenny, Jenny O’Malley.

- Bon les gars, je suis désolée de briser cette ambiance mais le devoir nous appelle. Allons résoudre notre enquête et ensuite nous pourrons penser à nous amuser.

Si je ne m’étais pas décidée à les secouer un peu nous aurions passé la journée à discuter, oubliant notre job. Les deux jeunes flics partirent cueillir notre suspect alors que Lanie Rick et moi retournions au poste.

J’avais préparé avec Rick tous les éléments du dossier pour confondre ce Brandon. Au début il avait l’air sur de lui, refusant même un avocat, puis au fur et à mesure que je déballais les arguments et les preuves, je voyais son visage se décomposer, il devenait de plus en plus pâle. Se voyant acculé, il finit par avouer à demi-mots, il avait volontairement mis la balle dans le révolver et fit en sorte que Max joue à viser Donni.

Les bros emmenèrent le jeune homme en garde à vue avant qu’il ne soit transféré dans une prison. Rick m’aidait à vider le tableau blanc pendant que je tapais mon rapport pour pouvoir enfin clore cette enquête. Ceci fait, je tapais à la porte du bureau du capitaine Montgomery.

- Entrez Beckett. Alors, ou en êtes-vous avec l’affaire Rabb ?

Il me fit signe de m’assoir.

- Elle est bouclée chef, après-midi on a arrêté un de ses ami, Brandon, le rapport est fini, tenez.

- Wah ça c’est de l’efficacité, je vous félicite ainsi que toute l’équipe pour la rapidité à laquelle vous avec résolu ce cas.

- Merci, je leur transmettrais, mais je dois dire que sur ce coup-là c’est Castle qui nous a mis sur la bonne voie.

Mon chef sourit et se cala contre le dossier de sa chaise.

- Vous savez Kate, quand j’ai permis à Castle de vous suivre, je savais qu’il pouvait être utile, il a une imagination débordante et je savais que vous alliez très bien vous entendre.

Il ne croyait pas si bien dire, en effet nous nous entendions même très bien. Depuis qu’il me suivait je me sentais beaucoup mieux, j’étais amoureuse certes mais il se trouvait que j’avais aussi trouvé un coéquipier de talent, un ami et un confident. Même s’il était un écrivain célèbre il avait les pieds sur terre, il ne prenait pas les gens de haut. Il n’avait pas toujours été riche et s’en rappelait.

- C’est vrai qu’au début je n’approuvais pas votre décision mais avec le temps j’ai appris à le connaitre et……..

- Kate, on ne me la fait pas, je sais qu’il y a quelque chose entre vous ça se voit. Vous êtes plus souriante, plus joviale, vous ne passez plus  tout votre temps au poste et je dirais même que vous vous connaissiez avant qu’il ne débarque dans mon bureau pour me demander s’il pouvait vous suivre. Ai-je raison ?

- Oui c’est vrai. Mais je pensais qu’on avait étés discret.

- C’est le cas je vous rassure, et je ne dirais rien tant que vous aurez une attitude professionnel et que ça n’interfèrera pas sur votre job.

- J’y veillerais. Merci capitaine.

- Et comme vous avez bouclé cette affaire et qu’il est presque 16 heures, vous et votre équipe pouvez rentrer chez vous. Vous le méritez tous.

- Merci chef, je vais leur annoncer la nouvelle, je pense qu’ils seront ravis.

Je sortais du bureau soulagée que l’enquête soit bouclée mais surtout que Roy accepte la présence de Rick même en sachant que nous sortons ensemble. Je me dirigeais vers la salle de pause ou ils prenaient un café. Rick se retourna vers moi inquiet.

- Ca va Kate ? Tu en as mis un temps pour simplement déposer le dossier.

- Oui, je dois vous transmettre ses félicitations pour la rapidité à laquelle nous avons résolu cette affaire, même toi Castle, je lui ai précisé que tu y étais pour beaucoup.

- Wah, ce n’est pas tous les jours qu’on nous fait des compliments. fit Ryan.

Et maintenant j’allais leur annoncer la bonne nouvelle.

- Et la cerise sur le gâteau c’est qu’on peut tous rentrer chez nous dès maintenant.

- Génial, s’exclama Rick, comme ça on peut se retrouver de bonne heure chez moi pour fêter la nouvelle petite amie de Kevin.

Sur ces bonnes paroles tous rentrèrent chez non sans avoir convenu de tous nous retrouver à 19 heures chez Rick pour cette soirée qui promettait d’être animée.

- Rick, je te raccompagne et ensuite je vais chez moi me changer et je te rejoins chez toi.

- Et pourquoi on ne passerait pas d’abord chez toi chercher tes affaires et ensuite on va au loft ?

Devant son sourire si charmeur, je ne pus refuser et pris donc la direction de mon appartement. Je lui avais promis d’amener quelques affaires chez lui pour nous simplifier la vie le matin lorsqu’on devait rejoindre une scène de crime de bonne heure. La première fois que j’y avais amené un sac je n’avais pas pris grand-chose ne sachant pas s’il y tenait toujours mais lorsque j’avais vu la place qu’il m’avait fait dans sa commode et son dressing, que je dois l’avouer m’avait rendue jalouse vu sa grandeur, je ne pus que constater que sa proposition était vraiment sérieuse et que nous étions à un tournant important de notre relation. Arrivés à mon appartement, je me saisis d’une petite valise que j’avais rangée au fond de mon armoire et la posais sur mon lit. Rick entra à ce moment-là dans ma chambre et un large sourire se dessina sur ses lèvres. Je ne pus m’empêcher de le taquiner.

- Es-tu toujours vraiment sûre de vouloir que j’amène quelques affaires chez toi ? Car tu sais je risque d’y prendre goût et de m’installer pour un long moment.

Il s’approcha derrière moi et m’enlaça tendrement posant sa tête sur mon épaule.

- bien sûre que je le veux toujours, et remplis la bien cette fois. Si tu as d’autres tenues affriolantes tu peux toutes les prendre.

- Tu ne changeras jamais.

Il relâcha son étreinte et se tourna vers la valise.

- Dépêchons nous de remplir cette valise et rentrer au loft, nous avons des invités ce soir. Je peux t’aider.

- Wah, tu es prêt à tout pour fourrer tes mains dans mes tiroirs, quelle galanterie.

- Ha ha ha ! Très drôle lieutenant. Puisque c’est comme ça je vais te laisser finir, je t’attends au salon.

- Je fais vite.

Je commençais donc à mettre des tenues pour la semaine, quelques dessous affriolants comme il l’avait deviné j’en avais quelques-unes, je prenais aussi d’autres affaires de toilettes et je complétais le tout par des chaussures. Mon esprit vagabonda, je me voyais vivre en permanence au loft, la vie devait y être agréable avec mon écrivain, même si Martha y vivait, elle était si avenante si maternelle avec son fils que ce serait surement très agréable d’être en leur compagnie, sans oublier Alexis qui les rares fois où elle rentrait nous permettais de passer de très bon moments. En plus Rick était si attentionné envers moi, toujours une petite attention, comme ces cafés qu’il m’apportait tous les matins juste pour avoir droit à un sourire, bien que depuis que je le connaissais j’avais l’impression de sourire tout le temps. En plus il était un vrai cordon bleu et sa cuisine était délicieuse, très variée, quelques fois même très expérimentale.

Je fus tirée de ma rêverie par mon homme qui m’appelait depuis le salon, il s’impatientait ne me voyant pas arriver. Je ressortis de ma chambre avec ma valise, vérifiais que tout était bien éteint. Rick pris ma valise tout sourire et quitta l’appartement, je lui emboitais le pas, refermant la porte à clé.

Je sentais son regard sur moi, la façon qu’il avait de me regarder me faisait devenir rouge pivoine. Il ne me regardait pas, il me contemplait, m’admirait, ça me gênait terriblement mais d’un autre côté se sentir aimée, désirée et qui plus est par mon auteur de best-seller préféré me donnait des ailes. En temps normal je n’aimais pas être fixée ainsi mais son regard si doux, si contemplatif faisait que je ne pouvais que le laisser faire. Je sentis sa main recouvrir la mienne sur le levier de vitesse et entrelacer nos doigts, je resserrais mes doigts appréciant ce contacte et la chaleur de sa main.

Pensant à la soirée qui nous attendait je rompis ce silence qui s’était installé depuis que nous avions pris place dans ma voiture.

- Alors, qu’as-tu prévu pour le repas ? As-tu des courses à faire avant de rentrer au loft ?

- J’avais envie de faire des lasagnes à la Castle et une salade feuille de chêne, est-ce que ça te va ?

- Ho oui que ça me va. Tes petits plats sont un régal pour les papilles. Et y aura-t-il un dessert ?

Alors que je parquais au bas de son immeuble, je ne pus m’empêcher de sourire à la pensée de son délicieux tiramisu à la framboise qu’il m’avait fait découvrir lors de notre rencontre dans les Hamptons. Il dut s’en apercevoir car en sortant de la voiture il découvrit mon visage souriant et comprit à quoi je pensais.

- Hmmm lieutenant Beckett seriez-vous en manque de douceur, et plus précisément de tiramisu framboise fait par votre serviteur ?

Je contournais la voiture et déposais un baiser à la commissure de ses lèvres.

- Ça devient flippant, tu me connais si bien !

- À force de t’observer je devine tes pensées mais c’était trop facile, quand tu as parlé de dessert, j’ai presque pu lire dans tes yeux au quel tu pensais.

- Et encore une fois tu as vu juste. Alors, t’as des courses à faire ?

- Oui, je vais juste à l’épicerie du coin chercher des framboises mais tu peux monter au loft et commencer à déballer tes affaires. Tiens, prends mes clé, je ne sais pas si mère est rentrée ou pas.

- OK.

Il m’embrassa tendrement puis s’éloigna en direction de la petite échoppe.

J’entrais dans l’appart sans sonner et je fus accueillie par Martha qui était ravie de constater que je venais avec une valise.

- Bonsoir Kate ! Vous partez en voyage ?

Bonsoir Martha ! Non, c’est Rick qui voulait que j’amène quelques affaires pour les fois où je ne rentrais pas chez moi comme ça le ……..

- Vous n’avez pas à vous justifier Kate, vous êtes ici chez vous et je me demande ce qu’attend mon fils pour vous donner une clé, vous ne devriez plus avoir à sonner quand vous voulez venir.

- Merci Martha, c’est vrai que je me sens vraiment bien avec vous. Bon, je vais aller défaire ma valise avant d’aider Rick à préparer le repas.

Au même moment la porte s’ouvrit laissant apparaitre Rick portant un sac de victuailles.

- bonsoir mère, comment vas-tu ? ta journée s’est bien passée ?

- bonsoir Richard, oui, c’était une bonne journée, riche en émotion.

- Ha bon, pourquoi ?

- J’ai revu une personne que je n’avais plus revu depuis des années, elle est en ville pour la semaine alors on a décidés de se voir pour diner ce soir donc je vous laisse en tête à tête tous les deux.

- C’est gentil de penser à notre couple mais pour ce soir, c’est foutu, j’ai invité les collègues de Kate à diner. Mais si vraiment tu veux qu’on ait des tête-à-tête, pourquoi ne te trouverais tu pas ton appart à toi ?


caskett71  (31.10.2015 à 23:19)

hello,

comme il y a encore des lecteurs je continue.

il va ya voir du monde à cette soirée alors j'ai mis les initiales pour savoir qui parle.

bonne lecture.

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CHAPITRE 26 : Une soirée entre amis

 

RICK

 

Encore une fois je n’avais pu me retenir de charrier ma mère sur son incrustation chez moi, ce qui devait être un dépannage de deux à trois semaines s’était mué en plein temps depuis trois ans. Mais comme on a qu’une maman, il fallait que j’en prenne soin. Mon père, que je n’avais pas eu la chance de connaitre avait laissé ma mère seule pour m’élever, elle avait du mérite car je n’avais pas été un gosse facile, très bagarreur, je ne supportais pas l’injustice et lorsque des grands s’en prenaient à des plus faibles qu’eux, je me devais de les protéger et cela finissait souvent en bagarre. Je connaissais le bureau du principal comme ma poche et ma mère avait souvent été convoquée, elle ne m’avait jamais puni, elle m’expliquait simplement que je finirais mal mais un jour elle prit la décision de me mettre en pension. Là je réalisais que je l’avais fait souffrir et qu’elle ne savait plus quoi faire avec moi. Elle méritait mon respect et tout l’amour que je pouvais lui donner, ce que je m’appliquais à faire depuis des années même si j’aimais beaucoup la chambrer à ce sujet.

- Ha ha très drôle fiston. Mais que dirais-tu si je t’annonçais que j’avais trouvé un appart et que je partais vraiment m’installer ailleurs ?

J’en restais cois, elle me fixa riant de me voir sans réaction. Elle monta à l’étage se préparer pour sa soirée alors que moi, je n’avais toujours pas bougé du milieu du salon. Je fus sorti de ma léthargie par ma petite amie qui sortait de notre chambre.

- Hey Rick ça va ? Tu es tout pâle.

- Hmmm, oui ça va. Alors on se met aux fourneaux ?

- OK mais t’es sure que ça va ?

- Oui, c’est juste mère qui m’a fait une plaisanterie. Enfin je crois. Murmurais-je pour moi même.

- Alors chef, on commence par quoi ?

- D’abord le dessert parce qu’il doit reposer au frigo au moins deux heures et ensuite le plat.

Elle s’approcha de la stéréo et envoya le CD qui s’y trouvait, une musique entrainante sorti des haut-parleurs, le groupe Simple plan se fit entendre et c’est en chantant que les deux cuisiniers que nous sommes se mirent en action. La cohabitation dans la cuisine se fit très naturellement comme si nous accomplissions une chorégraphie bien précise. Nous nous croisions de près, parfois de très près ce qui donnait lieu à un échange de bisou, à une caresse, à un clin d’œil, cela me confortait dans la décision que j’avais prise, restait maintenant à savoir si ma belle accepterait ma proposition.

Le dessert était au frigo, et le plat avait bien avancé, je n’avais plus qu’à mettre les lasagnes dans un plats et enfourner. Méritant une petite pause, je me plaquais contre le dos de Kate et posais mes lèvres dans son cou.

- Tu as un bon gout de framboise…..

- Et à cause de qui dis-moi ? Qui m’a tartiné de coulis ? Maintenant je suis toute collante.

- Si tu veux je peux t’aider à prendre une douche, tu auras besoin d’aide pour te savonner là. Je déposais un baiser dans sa nuque. Et puis là ! Je dégageais son épaule et y posais mes lèvres. Et puis ici !

Appréciant cette douce torture, elle inclina la tête me donnant encore plus accès à son cou, je laissais trainer mes lèvres derrière son oreille ou je la savais très sensible mais du bruit dans les escaliers nous sortit de notre moment de tendresse. Mère avait fait son apparition, toujours aussi élégante.

- Voilà, c’est pour ce genre d’interruption que je parlais de ton propre appartement mère.

Kate se retourna et me dévisagea, son regard réprobateur en disait long sur son mécontentement.

- Je te l’ai dit Richard cela risque d’arriver plus tôt que tu ne le pense. Sur ce je vous laisse, passez une bonne soirée.

- Merci Martha, vous aussi.

Martha sortit de la pièce tout guillerette, sa soirée s’annonçait très amusante.

- Rick, qu’est-ce que tu as fait ?

Elle me dévisagea, ses yeux avaient perdu leurs éclats joyeux et étaient devenu plus interrogateur.

- Heu, rien, j’ai voulu plaisanter à propos de son incrustation au loft depuis trois ans et elle m’a répondu du tac au tac qu’elle aurait peut-être bientôt un appart à elle. Et j’en sais pas plus.

- Ho non.

Kate alla s’asseoir au salon la tête enfouie dans ses mains. Je la rejoignis ne comprenant pas sa réaction.

- Kate, qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi tu fais cette tête ?

- Je ne veux pas qu’elle parte à cause de moi, c’est ta mère elle a le droit de vivre ici.

- Tu sais elle n’est pas encore partie, ce n’est pas la première fois qu’elle me fait le coup du « j’ai trouvé un appart, je pars » je suis sûr qu’elle bluff.  On sera fixé très vite.

Elle releva vers moi ses magnifiques yeux devenus brillant puis un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Je la pris dans mes bras tentant de la rassurer. Nous avions avancés dans notre relation et je ne voulais pas qu’elle fasse machine arrière, pas après ce que j’avais prévu de lui demander.

Elle s’écarta de mon étreinte, elle caressa mes lèvres des siennes pour un tendre baiser, le gout de framboise y était toujours présent et elle dût s’en rendre compte car elle se leva du canapé.

- As-tu encore besoin de moi pour le repas ou je peux aller prendre une douche ?

- Hmmm une douche toute seule ? C’est du gaspillage.

- Non, c’est de la prévention. Si tu viens avec moi, je sais très bien comment ça va se terminer et nous ne serons jamais prêt à l’heure pour le diner.

- D’accord, vas-y, je n’ai plus qu’à confectionner les lasagnes avant de les enfourner.

Elle s’en alla dans salle de bain attenante à notre chambre alors que je m’appliquais à finaliser mes lasagnes et à préparer la salade.

Je commençais à mettre les couverts lorsqu’elle se montra dans l’encadrement de la porte. Elle était éblouissante, une jupe grise fendue sur le côté et une blouse bordeaux dont elle avait laissé ouvert un bouton, ses cheveux encore légèrement humides retombaient en cascade sur ses épaules. Elle s’avança dans ma direction, m’embrassa et me pris les couverts des mains.

- La douche est libre, tu peux y aller. Je finirais de mettre la table.

- Merci, j’y vais.

- Et y a-t-il autre chose à faire ?

- Oui, tu peux mettre la salade dans le plat et couper le pain.

Je l’embrassais à mon tour et allais prendre aussi une bonne douche. En entrant dans la chambre je constatais qu’elle avait vidé sa valise, je la pris et la mettais dans le dressing sur une étagère. Ses affaires côtoyaient les miennes et il y avait encore de la place, j’avais hâte qu’elle remplisse cet espace libre de ses effets et qu’elle soit au loft plus souvent mais l’histoire avec mère l’avait chamboulée et je devais y remédier au plus vite.

Enfin rafraîchis  je sortis de ma chambre et comme elle l’avait fait quelques instants plus tôt, restais à la contempler, elle semblait à l’aise dans notre cuisine, comme si elle y évoluait depuis toujours. Elle bougeait au rythme de la musique, dansant entre le frigo et la cuisinière. Amusé par son attitude, je ne pus me retenir de rire. A ce moment-là elle se retourna et se figea en constatant que je la couvais de regard. Elle s’empourpra, gênée d’être prise en flagrant délit de danse rock n’roll au milieu de la cuisine.

- Tu es magnifique Kate, ne t’arrête pas parce que je suis là.

- Non, il faut que je garde de l’énergie pour le reste de la soirée.

J’arquais un sourcil provocateur accompagné de mon sourire super sexy.

-Tu es incorrigible Rick. Je pensais à nos amis qui vont bientôt arriver, pas à autre chose.

Je m’étais approché d’elle et l’enlaçais amoureusement. La musique avait changé de tempo, elle posa ses mains sur mes épaules et amorça un slow langoureux. Je suivais son rythme la serrant encore plus et collais nos fronts, tous les deux nous avions fermés les yeux savourant se moment de détente dans les bras l’un de l’autre.

La sonnette de la porte d’entrée nous sortit de notre bulle de tendresse. Un rapide baisé et nous voilà devant la porte pour accueillir nos amis. Lanie et Javier furent les premiers à arriver. Après les salutations d’usage, nous étions installés au salon spéculant sur la petite amie de Ryan, allait-il vraiment oser nous la présenter ou allait-il se dégonfler et des paris furent pris. La réponse n’allait pas tarder à tomber car la sonnette retentit à nouveau. Je me levais et allait ouvrir aux nouveaux arrivants.

C - Hey salut Ryan, tu es seul ? Ou est ta petite amie ?

R – Salut Castle, malheureusement elle a eu un empêchement de dernière minute et elle s’en excuse.

Il entra dans la pièce et fut immédiatement chambré par le latino.

E – Alors, tu as eu peur de nous la présenter ou est-ce qu’elle était imaginaire ta Jenny ?

Ryan piqué au vif par la boutade d’Espo quitta subitement son siège et se dirigea furax  vers la porte d’entrée. Lanie donna un bon coup de coude dans les côtes de son petit ami qui laissa échapper un cri de surprise tandis que Kate lui jeta un regard assassin.

L – Voilà t'es content, tu l’as vexé.

Ma belle se leva et rattrapa Kevin sur le seuil du loft, elle sortit et referma la porte, je ne pouvais pas entendre ce qui se disait mais la connaissant elle devait le réconforter en lui rappelant combien son coéquipier pouvait être lourd parfois.

E – Mais je plaisantais, il me connait depuis longtemps, je ne pensais pas qu’il le prendrait aussi mal.

Kate refit son apparition seule, elle jeta un regard noir à son collègue et se rassis auprès de moi.

K – Tu ne peux vraiment pas t’empêcher de le mettre en boite.

La sonnette retentit pour la troisième fois de la soirée. D’un bond Espo se leva et se rua sur la porte.

E – C’est lui, il revient !

Il ouvrir la porte à la volée puis resta médusé devant les deux personnes qui se tenaient devant lui.

R – Esposito, laisse-moi te présenter ma petite amie, Jenny O’Malley.

E – Heu……….

Je regardais Kate qui devait se retenir pour ne pas éclater de rire devant la tête que faisait le latino. Elle devait certainement être au courant car elle ne parut pas le moins du monde surprise par l’arrivée du jeune couple. L’ancien marin’s resta planté devant la porte tandis que Ryan s’approcha de nous.

R – Jenny j’aimerais te présenter mes collègues et amis !

J – Bonsoir !

K – Bonsoir, soyez la bienvenue ! Kevin nous a dit beaucoup de bien de vous !

J – C’est la même chose en ce qui vous concerne, j’ai l’impression de tous vous connaitre. Elle se retourna vers Kate. Lieutenant Beckett vous êtes bien plus jolie que sur la photo qu’il a de vous quatre. Puis elle me fit face. Kevin m’a prêté le dernier Derrek Storm, je n’arrivais pas à m’arrêter. Enfin elle regarda Espo qui avait fini par rejoindre le petit groupe. Merci d’être un si bon équipier, veillez bien à ce qui ne puisse rien lui arriver !

E – J’y veillerais. Bafouilla-t-il. Et laissez-moi vous présenter ma petite amie, Lanie.

J – Ha oui, Kevin m’a dit que vous faisiez tourner la tête à tous les hommes, je comprends maintenant. Elle accompagna son commentaire d’un clin d’œil à l’intention de la légiste, qui lui rendit son sourire.

K – Nous sommes heureux de compter un nouveau membre dans notre petite famille. Et Jenny, pas de Lieutenant entre nous, c’est Kate et tout le monde se tutoie.

J – D’accord Kate, merci pour votre accueil, ça me fait vraiment chaud au cœur de voir que Kevin est si bien entouré.

Kevin resserra son étreinte autour des épaules de sa petite amie et ils s’assirent sur le canapé à côté de Javier et Lanie.

C – Maintenant que les présentations sont faites on peut commencer notre soirée. Que voulez-vous boire ? Champagne ? Vin ? Bière ? Apéritif ?

Une fois tout le monde servis, nous trinquâmes à cette belle amitié qui nous unissait et qui faisait que nous nous sentions comme une famille.

A table le repas se passa dans un esprit de franche camaraderie, égayé par les histoires et anecdotes de chacun. Kevin nous fit découvrir un aspect de sa personnalité que nous n’avions encore jamais vue. Il était amoureux, ils étaient amoureux et faisaient vraiment un très beau couple. Après quelques verres de vin il décompressa, se lâcha même. Il envoya quelques plaisanterie bien crues à mon propos qui me firent bouder, devant ma mine déconfite tous éclatèrent de rire, même Jenny commençait à se prendre au jeu. Mais lorsqu’il s’aventura à raconter une blague sur Kate, les bros se figèrent en attendant de voir sa réaction, qui se fit attendre.

R – Désolé boss, je ne sais plus ce que je dis. Je sens que je vais me taper de la paperasse pendant une semaine.

K – Une semaine ? Tu crois que se sera suffisant ?

Kevin tira une grimace de six pieds de long, il changea de couleur instantanément. Je scrutais le visage fermé de Kate pour savoir si elle plaisantait ou pas et soudain elle éclata de rire, ce rire cristallin si communicatif qui la caractérisait et toute l’assemblée se mit à rire à sa suite faisant redescendre la pression. Espo lui tapa dans le dos d’une tape amicale et lui chuchota quelques mots à l’oreille.

K – Ben alors Ryan, on ne comprend plus la plaisanterie ?

R – Si mais avec toi on ne sait jamais à quoi s’attendre. On te voit toujours si sérieuse au boulot que lorsqu’on se voit en dehors c’est pas facile de savoir comment tu prendras nos blagues.

K – Tu sais Kevin, depuis que je connais Rick, je me suis habituée aux blagues et plaisanteries de tout genre.

C – Et je suis sûr que ton quotidien est plus agréable depuis que tu es accompagnée de mes pitreries ?

K – Bien évidement, pourquoi crois-tu que je te garde auprès de moi ?

Perdant le sourire sur cette dernière boutade, je la fixais sérieusement.

K – Mais non Rick, je plaisante, ce n’est pas que pour ça que je reste avec toi, c’est surtout pour ton argent et ta renommée.

Là je me liquéfiais littéralement sur place sentant arriver le malaise.

R – Vous voyez quand je vous dis qu’on ne sait plus sur quel pied danser avec elle.

Toute la tablée rigola et je me joignis à eux, voyant se dessiner un large sourire sur le visage de mon amoureuse.

Je me levais pour débarrasser la table aidé par Kate et de Javier. Oui oui Javier. Il posa les plats sur le plan de travail et soupira.

E – Maintenant on sait pourquoi Ryan ne nous l’a pas amené plus tôt !

K – Pour que vous ne fassiez pas les idiots devant elle ?

E – Non, pour pas qu’on essaye de la lui piquer !

Puis il nous aida à amener à table les cafés et le dessert et se rassis à côté de sa chica comme il aimait bien l’appeler.

L – Rick ce dessert est un vrai régal, comme tout le repas de ce soir je dois dire.

J – Kate tu as de la chance d’avoir un cordon bleu à la maison, ça doit être agréable de ne pas avoir à se soucier des repas.

K – Oui c’est vrai qu’il cuisine divinement bien.

Ma bien-aimée prit ma main sur la table et lia nos doigts, nos regards se croisèrent et une discussion silencieuse, comme il nous arrivait souvent d’en avoir s’amorça ce qui nous fit sourire béatement.

L – Et je pense qu’il n’y a pas que la cuisine qu’il fait divinement bien.

Les yeux de Kate se changèrent en révolver et elle fusilla la responsable de ces mots. Heureusement que Lanie connaissait Kate, elle savait que malgré son regard assassin elle ne lui en voulait pas de la taquiner, c’était du Lanie tout craché.

K – Tu as raison Lanie, Rick et un Maître dans tous les domaines et pas que pour le macabre !

Sur cette déclaration explicite elle m’embrassa tendrement devant tous, ce qui me surpris tant je n’étais pas habitué à ce qu’elle montre ses sentiments en publique.

Reprenant mes esprit, je constatais que nos invités n’en revenaient pas non plus de ce geste de Kate d’habitude si réservée mais devant nos amis elle osait de plus en plus souvent ces contacts entre nous et c’était loin de me déplaire.

La soirée avait passée bien trop vite à mon gout, vers minuit ils étaient tous rentrés chez,     comme nous étions en semaine et que le lendemain il y avait boulot, ils n’avaient pas voulu trop tarder histoire d’être en forme le lendemain.

Après avoir fini de ranger la cuisine avec Kate, elle alla se préparer pour la nuit dans notre salle de bain. Je m’assis sur notre lit et fixais le dressing ou nos affaires se côtoyaient. Je devais le faire, maintenant.

 


caskett71  (03.11.2015 à 20:32)

 

CHAPITRE 27 : Acceptera-t-elle ?

 

KATE

 

Je allais me changer pour la nuit, contente du déroulement de cette soirée, elle avait été très « amusante », j’avais fait la connaissance de Jenny et découvert Kevin sous un nouveau jour, lorsqu’il se laissait aller il pouvait être un vrai bout en train, la façon dont il avait berné Javier me faisait encore sourire. Lanie avait été fidèle à elle-même mais j’avais enfin pu lui clouer le bec en osant afficher devant mes amis mon amour pour Rick.

Je sortais de la salle de bain et tombais sur mon écrivain assis sur le lit. Il avait l’air ailleurs, à mille lieues de Manhattan perdu je ne sais où.

Je repensais à ce que j’avais entendu plutôt dans la soirée, Martha voulais déménager pour nous laisser plus d’intimité mais je ne pouvais pas la laisser partir, pas à cause de moi. Je n’étais au loft que quelques soirs par semaines, même si j’y avais amené des affaires cela restait toujours leur appartement et les autres soirs j’étais chez moi, souvent Rick m’y rejoignait alors pourquoi voulait-elle déménager si soudainement ? Je me sentais mal à l’idée d’être la cause de son départ, je devais en parler avec lui et ce, le plus tôt possible, même si je sentais la fatigue m’absorber, nous devions en discuter ce soir. Alors d’un pas hésitant, je m’avançais vers lui et m’asseyais sur le lit à ses côtés. Lorsque le matelas bougea à mon contact, il sortit de sa réflexion et tourna vers moi un regard anxieux ce qui m’inquiéta vu que nous avions passé une excellente soirée et que tout s’était bien passé. Alors pourquoi ce changement soudain ?

- Rick, est-ce que ça va ?

- Hmmm, oui ça va pourquoi ?

- Tu as l’air inquiet, quelque chose te tracasse ?

- Non, tout va bien. Alors, comment as-tu trouvé cette soirée ?

- J’ai vraiment passé un très bon moment, merci. Et Jenny est vraiment sympa, je trouve qu’ils forment un joli couple.

- C’est vrai oui, ils sont bien assortit, comme nous.

- Rick, je voudrais qu’on parle de ta mère et de sa décision de quitter le loft…………

Je ne finis pas ma phrase car il était de nouveau partit dans d’autres contrées ce qui me contraria légèrement.

- Hey, tu m’écoute ?

- Hein ! Oui ! Heuuu non, j’étais ailleurs.

- Qu’est-ce qu’il y a qui te tracasse comme ça ?

- Je dois te parler de quelque chose d’important.

Son regard si sérieux me fit presque peur, un frisson parcouru mon échine jusqu’au bout de mes cheveux. De quoi voulait-il parler ? Le sérieux qu’il arborait m’inquiétait de plus en plus mais avant que je me pose plus de question il se tourna face à moi, me pris la main et l’azur plongea dans l’émeraude. Mon cœur rata un battement qu’allait-il encore m’arriver ?

- Kate, il faut qu’on discute sérieusement !

- D’accord.

- ça fait plusieurs mois qu’on vit presque ensemble. Chérie ce que je veux dire c’est qu’on se voit des fois chez toi, souvent chez moi alors soyons réaliste, ça n’a aucun avenir.

- Je sais Rick mais j’ai pas…………je ne connais pas la solution.

- Moi si.

Mon cœur s’emballa à l’idée qu’il puisse me quitter, je ne lui convenais plus, il s’était déjà lassé de ma présence et tentait de me le faire comprendre le plus délicatement possible, je reconnaissais bien là le Richard Castle, il voulait me laisser et voulait le faire sans me blesser mais y a-t-il un moyen de larguer quelqu’un sans lui briser le cœur, ce cœur si fragile que j’avais ouvert pour lui rata encore un battement lorsque je le vis sortir de sa poche un petit objet.

- Mais c’est quoi ?

- C’est la clé. La clé de cet appartement parce qu’en réalité je ne peux plus me passer de toi. Je voudrais que tu viennes habiter ici, avec moi.

Mon cœur reprit vie et courage, il ne voulait pas me quitter, au contraire il voulait passer sa vie avec moi. Sa proposition avait l’air sincère et réfléchie mais en bon lieutenant qui se respecte je ne pouvais m’empêcher de me poser des questions.

- Rick, es-tu sûre de vouloir que j’emménage chez toi ? Que j’amène toutes mes affaires chez toi………. pour toujours ?

- Mais bien sûre que je veux que tu mettes tes affaires chez moi, pleins d’affaires.

Il resserra sa prise autour de ma main et plongea son regard aimant dans le mien. Ses yeux reflétaient une telle sincérité que s’en était presque troublant. Puis sans sourciller il rajouta :

- Je veux que tu mettes toutes tes affaires chez moi. Je ne t’ai pas seulement fais de la place dans une commode ou une armoire, je t’ai aussi fait une grande place dans ma famille et surtout une place énorme dans mon cœur.

- Rick, Wah, je…..

Je n’en revenais pas de cette déclaration, il voulait que j’emménage chez lui, avec lui. Il prit ma main et la posa sur sa poitrine, là où son organe indispensable à la vie se trouvait.

- Depuis notre rencontre, mon cœur ne bat que pour toi, je sais et je sens au plus profond de mon être que plus jamais je n’aimerais une autre femme que toi. Je t’attendais, je t’ai trouvée et je ne te laisserais pas partir Katherine Beckett car je t’aime et je t’aimerais toujours.

Ne trouvant pas de mots et surtout ne pouvant pas les exprimer tant j’étais émue par sa déclaration, je passais mes mains derrière sa nuque et l’embrassais avec toute la tendresse dont j’étais pourvue.

- Moi aussi je t’aime Rick.

- Alors ça veut dire que tu acceptes ma proposition ?

- Oui ! Mais ça veut surtout dire que nous c’est pour la vie. Always mon amour.

Les baisers s’enchainèrent, les mains se baladèrent, les habits giclèrent, nos deux corps s’aimèrent mainte fois cette nuit avant d’être happé par le sommeil. Un nouveau palier était franchi entre nous et étonnamment je n’avais aucune appréhension, je me sentais si bien avec Rick, il me montrait tout son amour quotidiennement par des petites attentions, ses yeux ruisselaient d’amour et j’en étais l’heureuse destinataire.

Après seulement quelques heures de sommeil, j’émergeais bien calée contre mon écrivain préféré. Étonnée par l’heure affichée sur le radio réveille, je me retournais pour consulter mon Iphone en prenant soin de ne pas le déranger dans son sommeil. Un sourire se dessinait sur ses lèvres et un soupir s’échappa de sa gorge, il se retourna et envahi ma place encore chaude sans qu’il ne pointe une once de conscience. Je pris mon portable et le consultais, aucun message ni appels en absence me prévenant d’un meurtre donc je pouvais prendre le temps de préparer un bon petit déjeuner à mon homme.

Je quittais la chambre sur la pointe des pieds et rejoignis la cuisine pour m’atteler à la préparation de pancakes et du fameux café qui nous permettais de commencer la journée de la meilleure des manières. Absorbée par ma recette je n’entendis pas Martha descendre les escaliers et s’installer au bar.

- Bonjour Kate !

- Ho bonjour Martha, je ne vous avais pas entendue arriver. Bien dormi ?

- Non, pas trop bien !

Elle semblait soucieuse, son regard était fuyant, elle était mal à l’aise. Je m’entendais bien avec la mère de Rick, elle m’avait immédiatement accueillie au sein de la famille comme une amie et pas comme une menace. Je me devais de la réconforter, même si je ne connaissais pas le pourquoi de son malaise je voulais l’aider à se sentir mieux.

- C’est à cause de votre soirée, ça ne s’est pas bien passé ?

- Si, la soirée a été très agréables j’étais très heureuse de revoir mes amis mais j’espérais une bonne nouvelle qui n’est pas venue.

- Ho, désolée. Et je peux faire quelque chose pour vous aider ?

La rouquine baissa la tête, je voyais bien qu’elle n’était pas à l’aise.

- Martha, vous savez que vous pouvez me parler, je vois bien que quelque chose ne va pas.

- Je ne voudrais pas vous embêter avec mes soucis, déjà que je vous dérange souvent quand vous êtes ici, je sais que vous voudriez avoir plus d’intimité tous les deux. Avoir la mère de son petit ami sous le même toit ne doit pas…

- Je vous arrête tout de suite Martha, vous avez tout à fait le droit de vivre ici et ça ne me dérange absolument pas.

- Et si entre vous et mon fils ça devenait plus sérieux et qu’il vous demandait de venir habiter au loft, j’ai peur que vous refusiez à cause de moi Kate. Je ne veux pas que……….

- Il me l’a demandé !

Elle se figea et me fixa de ses grands yeux bleus. Devant son air effaré je renouvelais ma réponse.

- Il m’a demandé de venir vivre ici avec vous. Et j’ai accepté.

Elle reprit ses esprits et un léger sourire étira ses lèvres. Nous étions accoudées au bar l’une en face de l’autre sondant nos réactions.

- Je suis heureuse que vous ayez accepté sa proposition Kate, de toutes les femmes qu’il a ramené ici, vous êtes la seule que j’ai vraiment envie de voir s’installer. Vous n’êtes pas comme les autres, vous avez la tête sur les épaules, vous osez le remettre à sa place quand il le mérite mais plus que tout vous le rendez heureux.

Cette femme était remarquable, elle faisait mon éloge alors que j’avais fait souffrir son fils, qu’elle avait dû le ramasser à la petite cuillère lorsque je l’avais envoyé sur les roses et là elle me faisait des compliments.

- Martha, je suis touchée par toutes ces louanges mais je ne les mérite pas, c’est votre fils qui est adorable de me supporter comme je suis malgré le mal que je lui ai fait.

- Kate, je n’ai pas vu Richard aussi heureux depuis, depuis tellement longtemps que je ne me rappelle plus quand c’était. Il y a des hauts et des bas dans tous les ménages et si vous les surmontez ensemble, votre couple en ressortira encore plus solide. En plus de l’amour que vous vous portez, vous avez une telle alchimie, on a l’impression que vous êtes connecté en permanence et c’est ce qui rend votre couple si charmant.

- Ho Martha, vous allez me faire rougir. Et arrêtez de vouloir quitter le loft, j’apprécie que vous vouliez nous laisser notre intimité mais je ne crois pas que Rick soit vraiment prêt à vous laisser partir et moi non plus alors le chapitre est clos.

- D’accord, de toute façon ce n’est plus d’actualité, les amis que j’ai vu hier soir m’avaient parlé d’un appartement à vendre à deux pâtés de maison d’ici mais c’est trop tard, il vient d’être vendu.

- Ne vous souciez plus de ça, vous restez au loft.

Je vis son visage se fendre d’un immense sourire que je lui rendis aussitôt. Nous trinquâmes à notre cohabitation avec mon café et son jus de fruit.

- Mais alors si nous allons vivre ensemble Kate j’ai une faveur à vous demander.

Elle avait remis son masque sérieux, ne sachant à quoi m’attendre je m’empressais de demander.

- Oui, je vous écoute.

- J’aimerais beaucoup qu’on se tutoie. C’est ce que font les familles, non ?

Je me levais de mon tabouret et contournais le bar tendant les bras pour l’étreindre comme j’aurais fait avec ma mère, elle se leva à son tour et m’enserra de ses bras chaleureux.

- D’accord Martha et n’oublie pas que si tu veux parler je serais là.

Sur cette dernière phrase mon écrivain émergea de notre chambre les yeux plein de sommeil et les cheveux en bataille, s’étirant de toute sa longueur dans un grognement bestial.

- Bonjour pour tout le jour mesdames. Comment allez-vous ?

Il passa derrière le comptoir attiré par la bonne odeur de café, s’en servit une tasse et s’assit à côté de moi en m’embrassant sur la tempe. Martha le regarda faire, son sourire disparut et elle secoua la tête de gauche à droite.

- Tu vois Kate, si je n’avais pas été là ce matin, tu aurais eu droit à un autre genre d’accueil, un accueil plus passionné dirons-nous !

Rick ouvrit de grands yeux et son regard navigua entre Martha et moi plusieurs fois

- Mère de quoi parles-tu ? Et depuis quand vous vous tutoyez ?

- On a discuté ce matin et vu qu’on va cohabiter tous les trois je me suis dit que ce serai mieux ainsi, tu ne crois pas ?

- Ho si tout à fait d’accord avec toi.

Il se rapprocha de moi et me prit par la taille, maintenant ses yeux étaient bien réveillés, une petite lueur y brillait et rendait son regarde plus amoureux que jamais.

- Ha alors tu lui as dit pour ton emménagement ?

- Oui nous en avons parlé ce matin et je lui ai bien fait comprendre qu’elle n’avait pas à partir d’ici.

Rick se tourna vers sa mère étonné de cette annonce.

- C’est sérieux, tu voulais vraiment partir du loft ?

- Oui, je me disais que le moment ou vous alliez vivre ensemble allait bientôt arriver et que vous voudriez plus d’intimité alors…

- Alors quoi, tu pensais que je voulais que tu partes ? Mère, tu sais très bien que je plaisante quand je parle de ça non ?

- Oui mais…

- Y a pas de mais, Kate se faisait du souci, elle croyait que tu voulais partir à cause d’elle et je sais que tu penses agir pour notre bien alors reste s’il te plait.

La matriarche prit la main de son fils et la serra tendrement. Son regard en disait long sur l’amour qu’elle éprouvait pour lui, l’avoir élevé seul avait créé un lien solide entre eux et être témoin de ces échanges verbaux est très touchant.

- D’accord, je reste.

La sonnerie de mon téléphone retentit, c’était Espo, je m’excusais et m’éloignais d’eux en direction de la chambre pour prendre l’appel les laissant finir leur discussion, j’entendis d’une oreille que Martha confirmait sa présence au repas organisé avec toute la famille et mon père qui aurai lieu ce samedi.

Espo me confirma qu’un meurtre avait été commis et que le boulot reprenait ses droits, il m’envoya l’adresse par message et proposais de les rejoindre directement sur place avec Rick. Il entra dans la chambre au moment où je raccrochais.

- On a un meurtre ?

- Oui, c’était Espo, on doit le retrouver au coin de Madison et de la 112ème. Je file me doucher, tu m’accompagne ?

- Ho détective Beckett, à quoi pensez-vous ?

- A une douche Monsieur l’écrivain, rien de plus qu’à une douche mais comme ça on gagnera du temps. Aller, zou  !!!

Après une douche rapide mais néanmoins très câline, nous nous retrouvâmes en route pour la scène ou devait déjà nous attendre Ryan, Espo et Lanie. Durant le trajet, Rick semblait ailleurs, lui d’habitude si bavard n’avait encore pas pipé un mot.

- Est-ce que ça va ? Lui demandais-je.

Il soupira fortement puis il m’expliqua que pendant que j’étais au téléphone il avait discuté avec sa mère. Si elle voulait partir du loft ce n’était pas seulement pour nous laisser de l’intimité mais aussi parce que depuis quelque temps elle avait retrouvé un amour de jeunesse et que leur relation devenait sérieuse. En fait c’était pour son intimité à elle qu’elle voulait son propre appartement. Rick commençait à réaliser qu’elle allait vraiment quitter le loft dans peu de temps, fallait juste qu’elle trouve l’appartement qui lui conviendrait.

Nous étions enfin arrivés sur le lieu du meurtre, Lanie s’affairait déjà autour du corps alors que Ryan et Espo questionnaient des témoins. La journée fut rythmée par des coups de fils, des recherches sur notre victime, une visite à son employeur et enfin ce que tout policier redoute, l’annonce aux parents.

Monsieur et Madame Sherwood venaient d’arriver au poste, je me dirigeais vers eux accompagnée de mon fidèle acolyte et mon cœur se serra en voyant la petite fille qui les accompagnait.

- Monsieur et Madame Sherwood, je suis le lieutenant Beckett et voici Monsieur Castle.

- Bonjour Lieutenant.

- Je vous présente toutes mes condoléance pour la perte de votre fils.

- Merci lieutenant. Qu’est-ce qui est arrivé à notre fils.

- Suivez-moi, nous serons mieux dans ce petit salon pour parler.

Rick me montra la petite d’un geste de la tête et j’acquiesçais en comprenant son intention.

- Madame Sherwood, comment s’appelle cette jolie jeune fille. Demanda-t-il ?

- C’est Molly, la petite sœur de Jérémy et elle a 4 ans.

Rick se baissa pour être à la hauteur de la petite et se présenta à elle essayant d’établir un contact amical pour qu’il puisse s’en occuper pendant que je discuterais avec ses parents. Molly ne se fit pas prier et avec l’accord de ses parents, elle accepta sans peine de suivre le grand enfant qu’était Rick, ils s’installèrent à mon bureau, il lui sortit des feuilles de papier et des crayons. Je refermais la porte derrière moi et m’assis en face d’eux, mon porte-documents sur les genoux pour noter les renseignements qu’ils pourraient me fournir.

La famille Sherwood quittait le poste triste, leur fils de 22 ans avait été tué dans une ruelle sombre et abandonné là parmi les ordures. Le père était colonel dans l’armée et la mère infirmière dans un hôpital. Ils m’avaient appris que leur fils avait eu des démêlés avec un gang. Un jour il avait défendu une jeune femme qui se faisait agresser par trois hommes, ils portaient tous le même tatouage. Une tête de démon dans un D, la marque des démons de Harlem, un quartier mal famé ou ne valait mieux pas s’aventurer seul.


caskett71  (04.11.2015 à 22:33)

                                   CHAPITRE 28 : Avancer

RICK

 

En fin de journée, nous n’avions pas beaucoup avancé sur cette enquête, Kate appuyée sur son bureau face au tableau blanc qui était très peu fourni semblait contrariée, une veine zébrait son front signe d’une intense réflexion. Le poste était presque désert, nos deux collègues étaient rentrés chez eux alors lentement je m’approchais et m’asseyais à côté d’elle sur le bureau. Elle s’aperçut de ma présence lorsque je pris sa main entre la mienne et se reconnecta à la réalité.

- Alors, tu as une piste pour demain ?

- Non rien, il faudra retrouver la jeune fille et les témoins de l’agression pour savoir à qui on a à faire. Mais ça, c’est pour demain. Par contre pour ce soir, est-ce que je pourrais profiter de ton immense baignoire ?

- Mais chérie, tu sais que tu n’as pas à me demander, tu as accepté de venir vivre avec moi alors il faut que tu apprennes à faire comme chez toi et à ne pas demander à chaque fois que tu veux quelques chose.

- D’accord je vais essayer, mais va me falloir du temps tu sais, ça fait 15 ans que je vis seule alors j’ai des automatismes qui seront dure à perdre.

- Je veux que tu te sentes à la maison comme chez toi, mais si vraiment tu ne te sens pas à l’aise, on peut chercher un autre appart qui serait à nous et pas « le mien » ?

- Merci Rick mais ça va aller, je me sens très bien dans ton loft. Alors rentrons que je puisse piquer une tête dans notre jacuzzi.

Elle se leva enfila sa veste et se dirigea vers l’ascenseur le pas léger mais décidé.

- Alors Ricky, tu viens !

Son clin d’œil aguicheur me piqua telle une aiguille et je m’élançais dans sa direction en trottinant pour la rejoindre devant la cage métallique juste au moment où la porte s’ouvrait devant nous. Je m’approchais d’elle passant mon bras autour de son épaule, elle ne s’éloigna pas, passant même son bras dans mon dos, plongeant sa main dans ma poche arrière. Le lieutenant Beckett avait cédé la place à Kate, dès qu’on quittait le bureau elle changeait de comportement, elle était plus tactile, plus câline et je n’allais pas m’en plaindre.

Le loft était plongé dans la pénombre et étrangement calme, aucun bruit ce qui me ravis à l’idée de passer un moment en tête à tête dans le jaccusi avec ma bien-aimée. Ma mère avait peut-être raison, ces moments d’intimité partagés avec Kate me manquaient, on ne pouvait pas se promener peu vêtu ou carrément nu, s’embrasser, se laisser aller, oser. Kate me tira de mes pensées en m’enlaçant par derrière et posant sa tête sur mon épaule.

- Un dollar pour vos pensées bel écrivain.

- Hmmm, un dollar, c’est une offre alléchante. Je pensais au jacuzzi et au moment de détente que nous allons partager ce soir.

- Hein quoi, qui t’as dit que je voulais partager le jacuzzi avec toi ?

Je fis volte-face pour voir ma belle éclater de rire devant ma mine déconfite et compris qu’elle se payait ma tête. Je m’approchais et déposais un baiser sur ses lèvres passant mes bras derrière son dos.

- Tu fais couler l’eau et je commence à préparer le repas.

- Ok, que va tu nous faire ?

- Ho un petit truc simple, que dirais-tu d’un risotto au bolet et safran ?

- J’en dis file à la cuisine.

Elle alla dans la chambre et quelques instants plus tard j’entendais couler l’eau, je me détendais déjà rien que en entendant le doux murmure du liquide chaud qui emplissait la baignoire. Je m’activais donc à la préparation du repas. Lorsque ce fut presque fini, Kate revint à la cuisine, elle avait troqué ses vêtements contre un peignoir violet.

- Le bain est prêt, tu viens me rejoindre, on mangera après.

Elle se retourna et se déhancha outrageusement ce qui fit augmenter ma température corporelle. Je me dépêchais donc de me dévêtir et de m’immerger dans cette eau chaude et bouillonnante qui nous faisait le plus grand bien. Kate vint s’assoir entre mes jambes, elle se laissa aller collant son dos à ma poitrine. Je pris la fleur d’éponge et commençais à lui masser les épaules, elle ferma les yeux, ses soupires en disaient long sur les bienfaits de mes massages, je m’appliquais donc m’égarant sur sa nuque, ses bras fins et remontais sur son ventre bien sculpté et sa poitrine ferme. Elle tourna sa tête vers moi et déposa un doux baiser sur mes lèvres.

- Merci mon cœur, tu as des doigts de fée.

Je continuais mon traitement sur son corps qui se détendait au fur et à mesure que mes mains la parcouraient.

Elle changea de place et s’assit derrière moi et s’attela à me donner la même torture que je lui avais faite. Ses mains douces couraient partout sur mon corps, ses doigts s’appliquaient à dénouer les moindres nœuds que mes muscles avaient contractés.

Lorsque l’eau eue refroidit, nous sortîmes du bain nous séchant minutieusement l’un et l’autre. Ce bain nous avait fait un bien fou, pour une fois rien de sexuel ne s’était passé, c’était juste agréable, très agréable même, j’avais une impression de légèreté, comme si je flottais sur un nuage et Kate avait la même attitude que moi, nous étions au ralentit, un grand sourire ornait nos lèvres.

Elle était face au miroir coiffant ses longs cheveux qu’elle laissa tomber librement sur les épaules. Je l’enlaçais par derrière posant ma tête sur son épaule l’admirant dans le miroir.

- Alors, tu te sens mieux ?

- Ho oui, ça m’a vraiment fait du bien ce bain, je pense que je n’en prendrais plus jamais sans toi.

- Hmm pas de problème lieutenant Beckett, je suis l’homme de la situation.

- Wah le grand Rick Castle prêt à tout pour prendre un bain avec moi.

- Ha ha, très drôle. Mais tu as raison, je ne peux plus me passer de toi et de ton corps de rêve.

- Merci et je te retourne le compliment bel Apollon.

-Heeuuu !

- Ne rougis pas, je t’aime comme tu es, avec tes formes et tes rondeurs, ça sert à réchauffer les cœurs(1). Et je ne veux pour rien au monde que tu changes.

Sa déclaration me fit fondre de plaisir, je suis un écrivain et pas un sportif bâtit comme le colosse de Rhodes, je passe mes journées assis derrière un bureau ou mon seul exercice était de taper sur un clavier d’ordinateur et en plus je suis très friand de chocolat et de crème chantilly, tout ce qu’il faut pour s’empâter mais ses mots me prouvèrent que la beauté intérieur était bien plus importante pour elle que ce que j’avais pu imaginer.

Le lendemain matin au poste, les bros nous attendaient patiemment assis à leurs bureaux.

- Bonjour les gars, du nouveau ce matin ?

- Bonjours vous deux. Lancèrent-ils en chœur.

Ryan prit la parole et nous fit un topo de la situation. Ils avaient trouvé deux témoins de la bagarre qui avait opposé Jérémy et les trois membres du gang des Démons, ils allaient venir au poste ce matin pour établir un portrait-robot. Ryan se leva au moment où l’ascenseur s’ouvrait.

- Voilà c’est eux j’y vais, à tout à l’heure.

Il s’éloigna dans leur direction et amena les témoins dans une pièce où les attendait Jonathan le portraitiste.

Espo nous fit un résumé des casiers des membres du gang, tous les dossiers étaient bien garnis, vols, coup et blessures, agressions, ce n’étaient pas des enfants de chœur. En fin de matinée les portraits robots étaient envoyés dans tous les postes de police de Manhattan, en attendant comme nous ne pouvions pas avancer plus, nous décidâmes d’aller manger tous ensemble, je partis donc en direction d’une petite pizzéria avec Kate et Ryan tandis que Espo passait chercher Lanie à son bureau. Nous étions attablés tous les cinq dégustant nos pizzas, discutant de tout et de rien.

- En tous cas Merci Castle pour hier soir, on a vraiment passé un excellent moment. Faudrait faire ça plus souvent. Fit le latino.

- C’est vrai, on pourrait se faire une soirée comme ça une fois par moi, ce serait sympa. D’ailleurs je propose que la prochaine se passe chez moi. Suggéra Ryan.

- Et ne me dis pas que se sera toi qui cuisine ? Ne put s’empêcher de le taquiner Espo.

- Non ce ne sera pas aussi bon que chez Castle, mais bière et pizza, ça devrait convenir à tout le monde ???

J’acceptais avec plaisir l’offre de Ryan suivi par les autres convives, il nous restait plus qu’à nous mettre d’accord sur la date, un samedi de préférence pour pouvoir veiller plus tard comme nous avions congé le dimanche sauf s’il y avait un meurtre bien sûr.

De retour au poste, un uniforme tendit à Kate une liste de coup de fils de différents postes qui avaient eu à faire aux membres du gang des Démons. Espo et Ryan se rendirent sur Malcolm X Boulevard dans le quartier de Harlem ou des collègues avaient des informations qui pouvaient nous intéresser et Kate pris son téléphone pour appeler les autres numéros et glaner de précieux renseignements. Je quittais ma chaise pour aller préparer un café pour ma belle et lorsque je le lui déposais sur son bureau, elle releva ses magnifiques yeux vers moi et un sourire jovial illumina son visage.

- Tu lis dans mes pensées Rick. Merci.

- Ton sourire vaut tous les Mercis de la terre.

Je n’en revenais pas, depuis le temps qu’on se connaissait, j’arrivais encore à la faire rougir avec un simple compliment. Je me rassis auprès d’elle alors qu’elle notait les derniers renseignements qu’elle avait récoltés.

- Alors tu as du nouveau ?

- Oui, un collègue du 11ème vient de m’informer qu’il avait vu deux des hommes cette semaine et ils rôdaient près de la 147ème rue West.

Les bros rentrèrent en fin de journée avec d’importantes infos sur la cachette de nos suspects, Beckett mis au point un plan d’intervention avec le squad et les bros. Ils se donnèrent rendez-vous à 6 heures sur la 145ème afin de les capturer.

A 19 heures il ne restait que les hommes de permanence, tous les autres étaient partit sauf ma Kate qui finalisait encore quelques détails, elle n’était pas maniaque mais lorsque ça concernait le boulot elle aimait que tout soit net et que chacun sache ce qu’il avait à faire. Son métier comportait des risques et elle le savait très bien, je l’admirais pour ça, sa rigueur et sa précision faisait qu’elle était une des meilleurs flics de Manhattan et avait le meilleurs taux de résolutions d’enquête. En tant que voyou valait mieux ne pas croiser la route du lieutenant. Beckett car votre cas serait réglé en moins de deux. Sa douce voix me sortit de mes pensées.

- J’ai encore un peu de paperasse à remplir mais j’en ai pas pour très longtemps alors tu peux rentrer si tu veux.

- Non ça va, je vais t’attendre. Tu veux un café ?

- Oui mais laisse, c’est à mon tour d’y aller. Tu nous as offert la machine alors je peux bien t’offrir un café. Dit-elle tout sourire en se dirigeant vers la salle de repos.

Elle revint avec notre breuvage favori et se réinstalla à son bureau. Je sortis mon IPhone et commençais une partie de Angry bird pour m’occuper, le temps passa très vite car à 20h30 je la vis éteindre son ordinateur et sa lumière de bureau.

- Voilà j’ai fini, on peut rentrer.

- Ok on y va. Ça te dit de passer chez Tran pour prendre du chinois à l’emporter ?

- Ho oui, je suis toujours partante pour me faire un chinois !

Suite à sa réponse je la dévisageais d’un regard rieur.

- Rhhooo mais tu es incorrigible, je parlais d’un restaurant chinois.

J’éclatais de rire devant son minois si attendrissant qu’elle arborait quand je la taquinais ainsi.

De retour au loft, je prenais son manteau pour le mettre dans la penderie pendant qu’elle posait le sac du restaurant à la cuisine.

- Chéri, tu nous sers un verre de vin, je vais juste passer une tenue plus confortable.

- Ok, du rouge ou du blanc ?

Elle était déjà dans la chambre mais sa réponse me parvint tout de même.

- Du rouge car le blanc m’excite et après je n’arrive pas à dormir

Je restais planté là au milieu de la cuisine enregistrant ce que je venais d’entendre et croyez-moi ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

Elle réapparut vêtue d’un leggins noir et un large pull qui découvrait une partie de son épaule.

- Heumm je vais aussi me changer. Installe-toi, j’arrive.

Je posais les verres sur la table du salon et me changeais en troisième vitesse. Un tee-shirt de l’université de Columbia et un short feraient de moi un parfait petit homme d’intérieur. Je retrouvais ma belle, elle était déjà installée assis en tailleur parterre devant la table basse, son verre de vin en main. Je m’assis à côté d’elle et pris mon verre de rouge.

- A nous deux ! dit-elle tendant son verre pour le faire tinter avec le mien.

- A nous ! Dis-je plongeant dans la profondeur de son regard hypnotisant mais au combien magnifique.

Elle me tendit une boite de nouilles sautées au bœuf et des baguettes puis sortit sa boite de riz cantonais et poulet aigre doux. Le repas se déroula dans une ambiance douce, sensuelle, goûtant tour à tour le met de l’autre, exagérant les gémissements de plaisir dû à la dégustation savoureuse de ces plats chinois allant même jusqu’à me délecter de la goutte de sauce qui coulait sur ses lèvres, la happant de ma langue, ce qui lui soutira un soupir de félicité.

Depuis que nous étions en couple, j’appréciais de passer mes soirées au loft, ou chez elle, en sa compagnie. Avant, le coureur de jupons que j’étais passait son temps dans les soirées mondaines, les galas toujours entouré de belles filles, attention, ce n’est pas que Kate n’est pas belle, non loin de là mais maintenant sa seule compagnie me suffit. Un simple repas, un bon film et Kate, voilà ma soirée idéale. Comme si elle lisait dans mes pensées, elle me demanda :

- Veux-tu regarder la télé ou un film ??

- Oui un film, j’ai acheté un nouveau DVD, un film de science-fiction avec des acteurs pas trop connu, ça s’appelle Sérénity, ça te va ?

- Oui j’aime bien ce genre et peut-être qu’il y aura un beau gosse ? Dit-elle, accompagné d’un clin d’œil.

- Hey mais tu as déjà un beau gosse sous tes yeux. Fis-je remarquer en affichant mon plus beau sourire.

Un fou rire retentit dans l’appartement alors que nous débarrassions la table. Elle ramena les cafés pendant que je chargeais le DVD et m’installais sur le canapé. Elle s’assit près de moi, ses jambes repliées sous ses fesses et sa tête bien calée au creux de mon épaule. Je lançais la lecture du film pour un moment de détente avec la femme de ma vie. Le film commença sur une belle approche de la terre et une leçon d’histoire pour des adolescents. Après une dizaine de minutes elle se redressa et se saisit de la boite du DVD.

- Ha ben tu vois, il est là le beau gosse ! Voyons comment il s’appelle. Nathan Fillion, humm joli minois, belles fesses. Ça va être un bon film.

- Ouai bof, il n’est pas terrible, il m’a l’air d’un grand gamin coincé dans l’âge bête.

Je resserrais mon étreinte autour de ses épaules et déposais un baiser sur sa tempe. Elle se reconcentra su le film et ce soit disant beau mec. Je me laissais emporter par l’histoire de cette jeune fille, River, de son frère et de l’équipage de cet étrange vaisseau. De l’amour, une belle amitié, un peu de rêve, tout ça avait donné un bon film, un très bon film.

- Alors ça t’a plus ?

- J’ai adoré, pas seulement parce qu’il y avait le beau Nathan mais j’aime bien cette amitié qui lie les personnages, un peu comme nous, Ryan, Espo, Lanie et Roy, on forme une belle famille.

- C’est vrai. Et maintenant si on allait se coucher, on a encore une longue journée demain et il faut qu’on soit en forme pour interpeller ces hommes.

- D’accord.

- Alors honneur aux femmes, je te laisse la salle de bain en premier.

- Heu Rick ?

- Oui, qu’est-ce qu’il y a ?

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(1) parole tirée de la chanson d'Amel Bent, Ma philosophie


caskett71  (05.11.2015 à 21:52)

CHAPITRE 29 : Attention danger     

 

 RICK

 

- A propos de l’intervention de demain matin, je ne veux pas que tu y participe…..

- Quoi, mais pourquoi ? Je t’ai toujours accompagnée et il ne m’est jamais rien arrivé.

- Oui je sais mais là, ils sont trop dangereux, je ne veux prendre aucun risque. Et s’il t’arrivait quelque chose…………..

Elle caressa ma joue, je pouvais lire dans son regard de l’amour mais aussi de l’inquiétude, sa crainte qu’il m’arrive malheur me toucha énormément.

Je poussais un gros soupir de frustration, alors que le meilleur était à venir j’allais rester sur la touche, je ne pourrais pas participer à l’arrestation de ces trois hommes mais je savais que c’était pour mon bien qu’elle avait pris cette décision et je ne voulais pas me disputer avec elle, pas pour ça.

- D’accord mais est-ce que je pourrais venir et j’attendrais dans la voiture ? Steeuuuplaaiiit !!!

- Ok ! On fait comme ça mais pas d’entourloupe sinon je te menotte au volant comprit ?

- Oui lieutenant. Et maintenant au dodo.

Elle partit à la salle de bain pendant que moi je débarrassais nos tasses souriant en pensant à la journée qui nous attendait demain, même si je resterais sagement dans la voiture, je serais sur place et pourrais voir toute l’agitation qu’engendrait ce genre d’intervention. Ça va être une belle journée.

Je me glissais sous les draps froids et me couchais du côté du lit de Kate pour lui chauffer la place car en cette fin octobre les nuits s’étaient bien rafraichies. Elle sortit de la salle d’eau en tenue de nuit, un pantalon de pyjama violet et un tee-shirt assorti.

- Que fais-tu de mon côté du lit ?

- Mais je te chauffe la place ma chérie.

- Ho mais tu es vraiment trop chou mon lapin.

J’éclatais de rire en entendant ce sobriquet, nous n’avions pas l’habitude d’employer de tel nom et cela sonnait bizarrement à mon oreille alors qu’elle se calfeutra à côté de moi, je me remettais de mon côté du lit, froid bien évidement.

- Qu’est-ce qui te fait rire comme ça ?

- C’est les surnoms, je n’ai pas l’habitude qu’on m’appelle comme ça.

- Hmm mais on peut en trouver des sympas.

- Si tu veux mais pas ce soir, maintenant dodo si tu veux pouvoir attraper les méchants demain. Bonne nuit ma chérie.

- Bonne nuit mon biquet.

Elle se lova contre mon corps chaud et nous finîmes par rejoindre le pays des rêves dans cette nuit froide qui nous ouvrait les bras. Une nuit agitée, Kate bougea beaucoup mais sans jamais se réveiller, elle s’agitait, gémissait quelques mots incompréhensible. Elle me tournait le dos, je me collais donc à elle l’entourant de mes bras, lui faisant sentir ma présence ce qui, je l’espérais la calmerait. Quelques minutes plus tard, nous reprenions le rythme normal de la nuit.

 

KATE

 

Un son étrange s’immisça dans mon rêve, pourquoi ? D’où pouvait bien venir ce bruit incongru ?

Je mis du temps à réaliser que c’était mon IPhone qui sonnait l’heure du réveille. Les yeux encore plein de sommeil, je saisi l’objet de malheur et l’éteignis laissant enclencher la répétition au cas où. Je me tournais de l’autre côté pour constater que mon homme dormait toujours, il était à plat ventre, les bras serrant le coussin comme s’il s’agissait d’une bouée de sauvetage et qu’il ne fallait surtout pas la lâcher. Il était si craquant avec cette bouille, ses cheveux ébouriffés, son visage à moitié caché dans le coussin. Je devais me lever car sinon je risquais de me rendormir car là cela deviendrait encore plus dur, je me connaissais, je me réveillais facilement mais il ne fallait surtout pas que je me rendorme sinon je ne pourrais plus m’extraire de ce nid douillet et bon chaud. Prenant mon courage à deux mains, je glissais délicatement hors de ce cocon en prenant soin de ne pas réveiller l’autre occupant du lit et me faufilais sous la douche. Quand j’eus fini ma toilette, j’enfilais un jeans slim et un tee-shirt et un pull col mao pour me protéger du froid qui envahissait gentiment notre ville. En sortant de la salle de bain, je constatais que Rick n’avait toujours pas bougé, j’allais donc à la cuisine préparer les cafés et des pancakes pour attaquer cette journée du meilleur pied possible. Je m’affairais à la préparation de la pâte lorsque deux grands bras costauds m’encerclèrent et un doux baiser caressa ma nuque.

- Bonjour pour tout le jour belle détective.

- Bonjour bel écrivain. Bien dormi ?

- Hmmm oui et non.

Je me retournais dans ses bras pour lui faire face et l’embrasser tendrement. Comment-ça oui et non ?

- Dans mon lit y avait une belle jeune femme qui n’arrêtait pas de bouger alors j’ai payé de ma personne pour la calmer et lui permettre de bien finir sa nuit.

- Hein, je ne me rappelle de rien.

- Normal, tu ne t’es pas réveillée, je me suis juste collé à toi et le tour était joué. Te rappelle tu de ton rêve ou devrais-je dire cauchemar ?

- Heu non ! Enfin………….si, maintenant ça me revient, juste des bribes par ci par là. Y avait des coups de feux, des policiers en intervention dans un appartement et…….

Je ne pus continuer ma phrase, je me rappelais, je revoyais très clairement ce qui s’était passé dans mon rêve, je me souvenais. C’était un cauchemar, mais en était-ce un prémonitoire ? Si c’était le cas, je n’aimais pas du tout ce qui allait se passer et je ferais tout pour le protéger.

- Et ????

Je fixais intensément mon regard dans celui azur de mon petit ami. Je sentis mes yeux s’humidifier, me piquer, une larme dévala ma joue et s’écrasa sur mon pull. Rick s’avança et me prit sans dire un mot, il avait compris que ce n’était pas juste un mauvais rêve mais bien un cauchemar.

Après un temps qui me parut interminable, je m’écartais de lui, je devais lui dire ce que j’avais vu car même s’il s’agissait d’un cauchemar cela m’avait semblé tellement vrai.

- Rick je……je t’a vu dans mon cauchemar.

- Hm alors ce devait être un beau rêve et pas un cauchemar. Dit-il son sourire charmeur accroché à ses lèvres.

Je sentis une boule se former au creux de mon estomac, comment pouvait-il plaisanter alors que le moment était grave, en plus il s’agissait de sa vie, mais il ne le savait pas encore.

- Y a vraiment rien de drôle Rick. Je t’ai vu en sang, il y avait beaucoup de sang et je ne pouvais rien faire, malgré tous mes efforts, il continuait à couler inexorablement de ton corps et je voyais l’étincelle de vie quitter ton magnifique regard.

Son sourire s’effaça pour laisser place à de l’inquiétude.

- Et ça t’es déjà arrivé de faire des rêves prémonitoires ?

- Oui, une fois, mais là ce n’était pas un cauchemar, et ce rêve s’est réalisé.

- Ha bon et c’était quand ?

- La veille de notre rencontre, j’avais rêvé que je dépannais un automobiliste et qu’on sympathisait.

- Ho sérieux ?

- Oui. Alors aujourd’hui pas question que tu me suives compris ?

Le ton que j’avais employé était plus sec que je ne l’aurai voulu mais la peur de perdre l’homme que j’aimais me rendait presque agressive et il ne chercha pas à me contredire.

- Ok, promis, je ne bougerais pas de la voiture.

- Ça vaut mieux pour toi car s’il t’arrivait malheur, je te tirerais moi-même une balle entre les deux yeux.

Il me prit dans ses bras, fourra son nez dans mes cheveux et me chuchota à l’oreille.

- Tu sais que je t’aime toi !

- Moi aussi je t’aime Rick alors pense y avant de faire quelque chose de insensé. Et maintenant faudrait vraiment qu’on se bouge sinon je ne serais jamais à l’heure du rendez-vous avec le Squad.

Je fis les pancakes pendant qu’il allait s’habiller. Le petit déjeuné englouti en troisième vitesse et nous voilà en route pour la 145ème rue. Accompagné de mon partenaire, je rejoignis les équipes d’interventions en enfilant mon gilet pare-balles, Rick m’aida à coller les velcros et vérifia qu’il était bien en place. Il se positionna devant moi, ses mains sur mes épaules, le regard grave.

- Kate, je te promets de ne pas bouger de la voiture mais toi promet moi de ne pas prendre de risque, car s’il t’arrivait quelque chose je ne m’en remettrais pas.

Sur cette dernière déclaration, il m’embrassa et tourna les talons direction ma voiture parquée une rue plus loin. Je le regardais s’éloigner songeant à ses dernières paroles, moi non plus je ne m’en remettrais pas s’il lui arrivait quelque chose.

- Je t’aime Rick.

J’avais murmuré ces mots pour me donner du courage, j’avais enfin quelqu’un dans ma vie qui tenais à moi, qui me voulait auprès de lui pour toujours et j’espérais bien partager encore de nombreuses année ma vie avec lui.

Je sortais mon arme du holster et enfilais mon masque de flic, précision et concentration étaient les maîtres mots d’une intervention réussie. Les équipes étaient en place, des tireurs sur les toits, des flics aux portes de secours, et des hommes, dont Ryan et Espo avec moi dans le couloir qui menait à l’appartement des malfrats.

Le GO fut lancé et tout se passa très vite, Raoul et Guillerm furent maitrisés assez rapidement mais le troisième, Pablo, réussi à s’enfuir par la sortie de secours en tirant et blessant à la jambe un homme posté au bas de l’escalier extérieur. Je le pris en chasse, pour une fois j’avais échangé mes escarpins à talons pour des souliers plus adapté à ce genre d’exercice. Je sautais les dernières marches de l’échelle juste au moment où l’homme tournait au coin de la ruelle, je poursuivais ma course dans les ruelles de la grande pomme suivis de près pas Ryan et Espo. L’homme était à une vingtaine de mètres devant moi, mes sommations ne faisaient aucun effet, il continuait de courir aussi vite qu’il pouvait. Soudain je vis au loin ma voiture, je devinais la silhouette de l’homme que j’aimais et malgré la course poursuite, mon cœur s’emballa encore plus dans ma poitrine, mon rêve, non, ce n’était pas comme ça que cela finissait, ça n’était pas possible, j’avais tout prévu mais pas qu’il se retrouve sur la route de ce tueur. Un surplus d’énergie décupla mes forces et j’accélérais encore plus ma cadence pour tenter de le rattraper. J’étais à moins de dix mètres de lui quand il arriva vers ma voiture. J’apercevais le visage de Rick derrière le pare-brise, soudain il me vit et réalisa que le fuyard qui se dirigeait vers lui était notre homme, au moment où l’individu passa à sa hauteur, il ouvrit violemment la portière ce qui éjecta notre voyou au-dessus de la portière, plus dure sera la chute, il retomba sur le dos dans un cri de douleur et de rage. J’arrivais sur lui, le mettrais en joue en lui immobilisant avec mon pied droit le poignet qui tenait encore le révolver.

Espo arriva et pris le relais, il tourna Pablo à plat ventre lui faisant une clé de bras pour qui se tienne tranquille mais vu le vol plané qu’il venait de faire, il n’était pas capable de se débattre. Une fois l’homme menotté, Ryan et Espo l’emmenèrent vers la voiture de patrouille qui stationnait un peu plus loin. Je rengainais mon arme et me tournais vers ma voiture et constatais que Rick n’avais pas bougé de son siège, il grimaçait en se tenant le poignet qui prenait une légère teinte violacée. Je m’approchais de lui inquiète. Je n’avais pas vu comment il aurait pu se faire mal, il n’était même pas sortit de la voiture.

- Hey ! Est-ce que ça va ?

- Oui………..heu non. Je crois que je me suis cassé le poignet droit en ouvrant la portière. Et ça fait mal.

- Ho pauvre chéri. En tout cas merci. Grace à toi on a pu l’attraper et on les a eu tous les trois. Dis-je en me baissant pour l’embrasser tendrement.

Je passais derrière la voiture pour ôter mon gilet pare-balle et le ranger dans le coffre, il me rejoignit toujours en se tenant le bras.

- Montre-moi ça ! Ho ho, ce n’est pas très joli, je crois en effet que c’est cassé. Monte, je vais t’emmener à l’hôpital.

Je profitais de mon badge pour faire passer Rick en urgence prétextant qu’il était un témoin capital dans un procès en cour et que nous devions être au tribunal dans deux heures. Ce n’était pas dans mes habitudes d’abuser de mon statut de policier mais, même s’il ne disait rien, il avait l’air de souffrir et les urgences, étonnamment, n’étaient pas débordées. Grace à ça, une heure plus tard nous ressortîmes de l’hôpital, il avait un magnifique plâtre couleur bleu, pour être assorti à ses yeux avait-il dit, et une ordonnance pour un contre douleur afin de le soulager les premiers jours.

- On va passer d’abord à la pharmacie mais ensuite je dois aller au poste pour un débriefing. Veux-tu que je te ramène au loft ?

- Non, on peut aller au poste, à l’hôpital ils m’ont déjà donné un comprimé contre la douleur alors je peux tenir encore quelques heures.

Après être passé à la pharmacie, je parquais devant l’immeuble abritant les bureaux du 12ème et contournais la voiture pour ouvrir la porte à mon coéquipier blessé. Arrivés au 4ème étage, les portes métalliques s’ouvrirent et un remue-ménage indescriptible s’offrait à nos yeux. Je me dirigeais vers mon bureau et Ryan vint à notre rencontre.

- Ryan c’est quoi tout ce foutoir ?

- C’est les trois hommes qu’on a arrêté ce matin, ils se sont déchainés les uns sur les autres, on a du se mettre au moins à dix pour les séparer mais avant qu’on ait réussi, ils avaient profité pour mettre à mal le bureau.

Espo arriva aussi vers nous et remarqua le bras en écharpe de Rick, avec son plâtre bleu c’était difficile de ne pas le voir.

- Hey Castle, qu’est-ce qu’y est arrivé à ton bras ?

- Ben ce matin quand j’ai voulu sortir de la voiture, un homme est arrivé en courant et a heurté ma portière qui elle a heurté violemment mon poignet et deviné qui de la porte ou du poignet a cassé ?

- Aïe, fit Ryan en grimaçant, mais au moins ce n’était pas en vain, grâce à toi on a pu les avoir tous les trois.

- Bon, votre copine va bien alors on peut en revenir à notre enquête. Les avez-vous déjà interrogés.

- Non, on a attendu qu’ils se calment, maintenant que c’est chose faite, on allait commencer par le plus jeune, il a l’air plus faible que les autres.

- OK, on y va ! Castle tu me suis ?

- Bien sûr, je ne voudrais pas rater ça.

Nous avions passé une heure à questionner ce Raoul Martinez sans rien avoir pu en tirer. Soudain la porte de la salle d’interrogatoire s’ouvrit sur un Espo tout sourire, il fixa notre suspect et nous annonça :

- C’est bon, votre copain Pablo, viens juste de vous balancer, il vient de signer ses aveux, et il a tout avoué, à vos dépend.

Raoul paniqua, réfléchit à la vitesse grand V et rappela Espo qui allait ressortir de la salle.

- Non revenez, ne partez pas. Après un moment d’hésitation il continua sa déclaration. C’était son idée pas la mienne. Il a tout organisé.

Soulagé par ce retournement de situation, je lui tendis un crayon et un bloc note qu’il s’empressa de noircir de ses aveux accusant son meilleur ami, Pablo, pour le meurtre du jeune Jérémy. Tous les détails y étaient, le lieu, l’heure, l’arme du crime, et des détails que seul des personnes présentes pouvaient avoir.

Un uniforme emmena Raoul en cellule, tandis que je me retournais vers Espo intriguée par ce dénouement.

- Espo, c’était du bluff, Pablo n’a pas avoué ?

- Bien vu boss, il avait réponse à tout, des témoins de sa présence aux heures citées alors on s’est dit avec Ryan qu’il fallait tenter un coup de poker.

Rick les dévisagea les yeux écarquillés. D’après son expression, il n’avait pas compris leur comédie.

- Quoi, c’était un coup monté ? Et je n’ai rien vu venir. Wah trop bien les gars, vous devriez faire du théâtre ou du poker car vous êtes doués pour bluffer.

Je m’assis à mon bureau en riant, ah ces hommes tous les mêmes. J’ouvrais mon ordinateur et commençais à taper mon rapport, Rick s’installa sur sa chaise habituelle et poussa un soupir bruyant.

- Qu’y a-t-il Rick ?

- Je pensais à Monsieur et Madame Sherwood, ils avaient un fils formidable, de nos jours ce n’est pas facile d’élever des enfants et de les garder dans le droit chemin, mais eux avaient réussi. Il a fallu que ce Pablo veuille se faire passer pour un dur et détruise cette famille. Comment vont-ils se remettre. Et je pense à Molly, elle a perdu son grand frère, son modèle, j’espère qu’elle s’en remettra. Quelle vie de…………..il laissa sa phrase en suspend mais je compris son sens et ne put qu’être d’accord avec lui.

- Je vais aller annoncer à la famille Sherwood qu’on l’a arrêté, veux-tu m’accompagner ?

- Ho oui, volontiers, je serais très heureux de revoir Molly.

Monsieur et Madame Sherwood nous accueillirent cordialement dans leur appartement sur Cathédral avenue. Ils questionnèrent Rick sur son plâtre et là il me surprit en minimisant la chose, affirmant que ce n’était qu’un petit accident alors qu’il avait permis l’arrestation du meurtrier de leur fils. Molly fut heureuse de revoir Rick et il ne se fit pas prier pour partir jouer avec elle. Elle lui fit visiter sa chambre, ils s’installèrent au milieu de celle-ci et jouèrent aux bonnes fées, ils avaient tous les deux revêtu le costume de circonstance, des ailes et une auréole. Moi, mon rôle fut moins agréable mais c’était quand même le meilleur moment d’une enquête, annoncer aux parents que les coupables étaient arrêtés. Je leur expliquais pourquoi Pablo s’en était pris Jérémy, je leur parlais aussi de l’arrestation incluant l’intervention de Castle. J’avais passé par cette épreuve lors de la mort de ma mère et je savais qu’avoir quelques détails m’avait aidé à comprendre. Ça ne leur rendrait pas leurs fils mais il serait plus aisé pour eux de faire leur deuil en sachant que Jérémy n’avait pas perdu la vie en vain, il avait sauvé la vie de cette jeune fille.

C’est soulagé de cette corvée que nous rentrâmes au loft pour profiter d’une soirée calme. La douleur au poignet de Rick refit son apparition, il prit un calmant et après un petit repas léger, nous nous couchâmes éreintés mais heureux d’avoir pu rendre justice à Jérémy.

 


caskett71  (06.11.2015 à 22:19)

            CHAPITRE 30 : Tendres souvenirs

 

RICK

 

Le soleil qui filtrait à travers les rideaux me tira de mes rêves. Je m’étirais paresseusement, réveillant mon corps et mon esprit après cette douce nuit passée au côté de ma belle détective. Sentant un poids sur ma main droite, j’ouvris un œil pour découvrir ce qui me pesait ainsi. Ah oui, Je l’avais oublié celui-là, mon plâtre, cela faisait quatre jours qu’il me tenait compagnie et je n’y pensais déjà plus. Je roulais sur le côté et me retrouvais face à deux magnifiques perles vertes qui me dévisageaient malicieusement.

- Bonjour toi ! dit-elle d’une voix ensommeillée.

- Hey ! Bonjour mon cœur. Ça fait longtemps que tu m’observes comme ça ?

- Non, j’émerge juste à l’instant.

Je m’appuyais sur mon coude pour la surplomber et allais l’embrasser tendrement. Elle passa ses mains derrière ma nuque et me retint contre elle pour approfondir le baiser qui devint plus ……sensuel. Puis elle relâcha son étreinte et me fixa de son regard amoureux.

- Qu’est-ce qu’il y a ? Demandais-je hésitant.

- Je me disais juste que j’avais de la chance que tu fasses partie de ma vie.

- C’est moi qui ai de la chance. Je trouve que cette panne de voiture aura été un tournant dans nos vies à tous les deux.

- D’accord, alors nous sommes tous les deux chanceux.

Je me levais du lit, enfilais un jeans et un pull puis allais à la cuisine préparer un petit déjeuner pour ma belle. Alors que je mettais à cuire le premier pancake, elle me rejoignit, nous servit deux tasse de café et s’assit de l’autre côté du bar. Le premier pancake cuit, je le mis dans une assiette et la lui tendis. Elle sourit en voyant la forme de celui-ci, un cœur nappé de sirop d’érable. Elle prit une fourchette et coupa un morceau qu’elle me présenta, je le pris en bouche et gémissais exagérément appréciant ce délicieux petit déjeuner. Elle en prit aussi une bouchée et en savoura l’onctuosité. Une fois qu’ils furent tous cuit je m’assis à côté d’elle et nous dégustâmes ce petit déjeuner amoureusement blottit l’un contre l’autre partageant la même assiette, nous donnant la béquée, nous régalant à chaque bouchées.

Je finissais de mettre les tasses dans le lave-vaisselle et allais la rejoindre au salon afin de discuter de la soirée avec nos parents.

- Tu n’oublies pas que c’est ce soir que j’ai invité ton père pour qu’il fasse connaissance avec ma famille alors se serait bien que tu ne rentres pas trop tard.

- Je n’ai pas oublié, et pour être sûr de ne pas être en retard, j’ai même pris congé. Comme ça je vais pouvoir t’aider car avec ton plâtre tu ne pourras pas cuisiner.

Je l’attirais à moi pour un câlin et déposais un baiser sur sa tempe.

- T’es vraiment géniale.

- As-tu déjà une idée du menu que tu veux faire ?

- Non, comme j’ai ce plâtre j’avais pensé aller chercher chez un traiteur mais vu que tu es là pour m’aider on peut faire le menu ensemble.

- Hmm OK. Mais moi la seule chose que je veux c’est ton fameux tiramisu à la framboise. Pour le reste je te laisse décider.

- Va pour un tiramisu en dessert. Alors que dirais-tu d’une tomate mozzarella en entrée et en plat un filet de sole à l’italienne avec une sauce à l’orange accompagnée d’un gratin de pomme de terre ?

- Ça à l’air bon mais est-ce que tu vas arriver à faire tout ça ?

- Nous allons le faire tous les deux, tu verras ce n’est pas difficile. Maintenant on s’habille et on va faire les courses.

Deux heures plus tard, nous étions de retour au loft avec les ingrédients du menu. Nous avions fait nos emplettes au marché qui se tenait dans un autre quartier non loin de là. J’y venais régulièrement et je connaissais bien certains commerçants, ils tenaient tous à me faire déguster leurs spécialités et je me prêtais au jeu les complimentant sur leurs produits et en avait même acheté quelques-uns. Nous avions aussi profité pour nous assoir à une terrasse profitant que le soleil de ce début Novembre soit encore un peu chaud pour y prendre un café. Je déposais les dernières denrées au frigo ayant vérifié que rien ne manquait.

- Voilà on a tout ce qu’il faut pour le repas de ce soir. Mais pour déjeuner que fait-on ?

- Je ne sais pas, moi je n’ai pas très faim mais si tu veux je te prépare quelque chose ?

- Je pensais aller écrire un moment si ça ne t’embête pas ? En plus avec mon plâtre je suis un peu plus lent pour taper sur le clavier mais j’ai quelques idées que je ne veux pas laisser m’échapper.

- Non pas du tout, il faut bien que Nikki Heat résolve son enquête. Dit-elle taquine. Et si tu veux je te prépare un sandwich au pain de mie ?

- Merveilleuse Kate Beckett. Tu me gâte trop, tu es une vraie mère pour moi.

Je l’embrassais tendrement puis me rendais dans mon bureau. La fin de mon premier roman se précisait, je n’avais plus qu’à clore mon histoire en beauté. Je n’avais rien dis à Kate de l’avancée du livre, elle ne m’avait jamais questionné non plus à ce sujet mais je sentais son envie de découvrir les aventures de son alter égo. J’entendis frapper trois petits coups à la porte, je levais la tête de mon ordinateur mais la porte ne s’ouvrit pas.

- Entre  Kate !

- Je ne savais pas si je pouvais te déranger en plein travail………..

- Tu sais que tu es chez toi alors tu n’as pas besoin de frapper pour entrer dans mon bureau.

- D’accord. Je t’amène ton sandwich.

Je me levais et contournais mon bureau pour m’assoir sur le canapé.

Elle vint me rejoindre et me tendit mon encas accompagné d’un verre de vin rouge.

- Hmm merci ma chérie.

Je savourais le délicieux casse-croûte qu’elle m’avait préparé et nous discutions de tout et de rien comme un couple le ferait naturellement. La petite pause terminée, elle décida de retourner à la cuisine pour commencer à préparer certains ingrédients de notre menu de ce soir. Pour ma part, je me remis au boulot, aujourd’hui je mettrais le point final à « Vague de chaleur » et l’enverrais à mon ex-femme d’éditrice pour qu’elle puisse approuver, mais je savais que l’idée avait plus à son patron donc je ne me faisais pas trop de soucis pour la suite.

La sonnerie de mon IPhone détourna mon attention, je souris en voyant l’identifiant et décrochais heureux de son appel.

- Allo pumkin, comment vas-tu ?

- Salut papa, je vais bien merci et toi, en vadrouille avec le lieutenant Beckett ?

- Non, je suis à mon bureau, je devais finir mon livre et l’envoyer à l’éditrice, et quand j’aurais fini j’irais aider Kate, elle a commencé à préparer le repas de ce soir. Tu n’as pas oublié j’espère ?

- Ben, c’est justement à ce propos que je t’appelais.

- Quoi ? Ne me dis pas que tu ne viendras pas ?

- Papa écoute, c’est le dernier weekend que je pourrais passer avec Nathan, après il commencera la saison de basket et tous ses weekend seront occupés par des matchs alors j’espérais le passer avec lui.

- Oh non Alexis, nous nous faisons une joie d’être tous réunis et Kate voulais vous présenter son père.

- Ben vu qu’elle est là, peux-tu me la passer, je lui expliquerais.

Je reconnaissais bien là ma fille, tellement mature pour son âge, elle prenait ses responsabilités et voulais elle-même s’excuser auprès de Kate.

- Ok, je te la passe mais je te reprends après.

Je me rendais dans la cuisine ou elle était affairée autour des pommes de terre et lui tendis le téléphone.

- C’est Alexis, elle voudrait te parler.

Je les laissais discuter entre fille et retournais à mon bureau enregistrer mon travail et l’envoyer à Gina. Ceci fait, je fermais mon ordinateur, me calais confortablement dans mon fauteuil et poussais un soupir, pas un soupir triste ou de lassitude, non c’était un soupir de soulagement et de satisfaction. J’étais heureux d’avoir fini mon premier Nikki Heat, son élaboration, son écriture, bref tout le temps que j’avais passé sur ce livre ne m’avais pas paru du travail tant j’étais inspiré. Mon inspiratrice, ma muse Kate Beckett me rendait la tâche plus facile tellement son quotidien était riche en évènements, en rebondissement. À son contact j’avais retrouvé la joie de vivre, de travailler sans en avoir l’impression et sans me forcer. Tout se faisait très naturellement.

J’entendis la voix de Kate se rapprocher et reportais mon attention sur elle. Elle tenait sa main sur le combiné pour qu’Alexis n’entende pas notre conversation.

- Rick, Alexis m’a expliqué pour ce weekend et je la comprends, ce n’est pas grave mais j’ai eu une idée.

- Ah, laquelle ?

-Je suis sûr qu’elle serait heureuse si tu leurs demandais de se joindre à nous ce soir, et même pour le weekend si tu es d’accord.

Je me levais et l’enlaçais pour une douce étreinte, cette femme m’étonnera toujours. Puis elle reprit :

- Mais elle serais certainement ravie si cela venait de toi!.

- C’est une super idée Kate et comme ça je pourrais martyriser son petit ami… je finis ma phrase pas un rire monstrueusement sadique…. HAHAHAAAAA !!!!

- Oui Alexis, c’est papa, je viens d’avoir une idée géniale. Si vous veniez tous les deux ce soir, ça nous donnerait aussi l’occasion de faire la connaissance de Nathan.

- Heummm, oui c’est une bonne idée mais je ne peux pas lui demander maintenant, son cours fini dans vingt minutes.

- Ce n’est pas grave pumkin, tu n’as qu’à me confirmer votre présence par SMS dès que tu lui auras posé la question.

- D’accord, on fait comme ça. Bye papa, je t’aime.

- Bye ma puce, moi aussi je t’aime.

Je raccrochais et enlaçais affectueusement mon lieutenant, sa présence à mes côtés me rassurait, elle avait fait de moi un homme meilleur et je sentais que notre histoire ne connaitrait pas de fin, nous deux c’était pour la vie. Je ne m’étais jamais senti aussi bien avec une femme et je ferais tout pour la combler et la rendre heureuse comme elle le mérite.

- Alors ? Me questionna Kate.

- Nathan n’était pas avec elle, il finit son cours dans vingt minutes, elle me donnera des nouvelles quand elle l’aura vu.

- J’espère vraiment qu’ils puissent se joindre à nous.

- Moi aussi. Ce sera marrant.

- Et comment avance ton livre ?

Je ne voulais pas lui dire qu’il était fini, je voulais lui faire la surprise, j’avais fait la demande à ma maison d’édition pour en avoir un exemplaire pour Noël et qu’elle ait le privilège de le lire en premier, elle était l’âme, l’inspiratrice du personnage donc elle pouvait avoir cet honneur.

- Ça va, il avance bien. Je pensais le finir pour les fêtes de fin d’année mais le délai sera trop court.

- Tu devrais peut-être moins venir au poste et écrire plus, ton éditeur ne te mets pas la pression ?

- Si mais tu sais l’inspiration ne se programme pas, elle vient quand elle veut et peut repartir presque aussi vite qu’elle est venue et ça ils le savent. J’ai toujours été dans les temps pour rendre mes manuscrits alors je peux bien me permettre d’être en retard une fois. Vu tout ce que je leur rapporte ils peuvent bien faire preuve de compréhension.

- Oui d’accord mais moi je suis impatiente de le lire.

- En attendant le livre, si tu t’occupais un peu de l’auteur ?

Je posais l’assiette sur la petite table et me rapprochais aventureusement de son corps de rêve.

- Non non non, tu dois écrire ton livre, je te laisse travailler en paix et retourne à la cuisine.

- Non. J’arrête pour aujourd’hui, il est temps qu’on se mette aux fourneaux.

- OK, quelle est la suite du programme ? Par quoi on commence ?

- On commence par mettre de la musique. Je cuisine toujours en musique, c’est tellement mieux.

Je sortis du bureau suivis de près par ma muse, et en passant à côté de la chaine Hifi, lançais un CD des Simple Plan, une musique rythmée rien de tel pour garder la cadence.

- Et maintenant on attaque le dessert comme ça il peut reposer au frigo quelques heures.

Je sortis les ingrédients sur le plan de travail et la danse commença, couper, mixer, tremper, tout s’enchainait à merveille, à croire que nous avions fait ça toute notre vie. Un bip familier rompit notre harmonie, je me précipitais sur mon téléphone car nous attendions la réponse de ma fille et lorsque Kate vit mon grand sourire, elle comprit immédiatement que la réponse était positive.

- Alexis et Nathan seront présents au repas. Ils arriveront vers 18 heures.

- Génial, comme ça la famille sera réunie.

Son enthousiasme faisait plaisir à voir, elle avait le don de rassembler les gens autour d’elle de façon si naturelle, elle ne s’en rendait pas compte mais le noyau de la famille c’était elle.

Les préparations se succédèrent les unes après les autres. À deux, ou devrais-je dire à un et demis vu l’état de mon bras, le travail avançait plus vite et plus agréablement aussi, même si parfois nous nous égarions entre un baiser, une caresse ou une dégustation sensuelle de nos assaisonnements. La vaisselle rangée, le plan de travail nettoyé, les restes rangés au frigo et la cuisine retrouva son état d’origine. Kate s’assit au comptoir pendant que je faisais deux cafés que nous avions bien mérités. Je m’installai à côté d’elle lui tendant sa tasse.

- Voilà, il est 17h et le plus gros des plats est prêt, on laisse infuser les oranges dans la sauce et il n’y aura plus qu’à enfourner le gratin et cuire le poisson. On a bien mérités une pause.

- Oh oui et je mettrais la table plus tard, on a encore du temps.

- D’accord alors vient, on sera mieux au salon, Alexis arrivera dans une heure, on peut se détendre devant la télé. Que voudrais-tu regarder ?

Je lui pris la main et l’entrainais au salon, alors que j’arrêtais la stéréo, elle étudia la vidéothèque bien fournie qui remplissait presque entièrement les étagères, soudain elle en sorti une série :

- Non mais je le crois pas ?

Je la dévisageais interloqué par sa réaction.

- Tu as la collection complète de Temptation Lane ?

- Heu oui, ma mère a joué dans quelques épisodes et m’a tanné pour que je les regarde tous, Pourquoi ?

- Parce que je la regardais avec ma mère, on adorait se pelotonner sur le fauteuil et visionner plusieurs épisodes à la suite.

Son sourire disparut de son visage qui devint triste, son regard aussi se chargea d’émotion. Que devais-je faire ? La laisser avec ses souvenirs ? Intervenir ? La prendre dans mes bras ?

- Et ? C’est un bon souvenir ou pas ?

Elle me fixa de ses grands yeux émeraude, j’y décelais une lueur que j’avais du mal à identifier, de la tristesse, de la mélancolie, je ne saurais dire mais elle m’éclaira retrouvant le sourire.

- C’est de très bons souvenirs. Certains dimanches pluvieux ou papa préférait aller à la pêche, nous nous installions sur le canapé toutes les deux, sous une couverture et nous nous faisions un marathon Temptation Lane. Et c’est seulement lorsque mon père rentrait le soir que nous revenions à la réalité. Alors quand j’ai le blues certains soirs je me remets un DVD de la série et me replonge dans mes souvenirs.

Je la pris dans mes bras, sans autres intentions que de lui montrer que j’étais là, je sais qu’une maman ne se remplace pas mais je ferais tout mon possible pour la réconforter.

- Et ça te dirait de replonger dans tes souvenirs avec moi le temps d’un épisode ?

Elle s’écarta légèrement de moi et son sourire me rendit la réponse espérée. Elle s’installa sur le canapé pendant que je glissais le disc dans l’appareil. Nous étions blottis sous la couverture, sa tête posée contre mon torse, nos pieds sur la table basse, sa main sur ma poitrine, juste sur mon cœur qui battait amoureusement pour elle, ce moment de détente tous les deux, seul, me rendait plus heureux que jamais. Elle aussi avait l’air d’apprécier. C’était tellement rare que nous soyons que tous les deux qu’elle ne se laissait que très rarement aller à faire comme chez elle. Quand mère était avec nous au loft, je voyais que Kate ne se sentait pas à son aise même si elles s’entendaient à merveille il y avait toujours une certaine retenue, elle n’osait pas, elle demandait si elle pouvait faire ci ou ça.

Le générique de fin se fit entendre et ma muse me ramena à la réalité. Je devais paraitre vraiment ailleurs car elle me dévisagea d’un air interrogateur.

- Rick, ça va ? Tu as l’air à des milliers de kilomètres d’ici ?

- Oh non, tout va bien, j’appréciais juste ce tendre moment à sa juste valeur mais j’aimerais avoir plus souvent l’occasion de profiter de toi seul comme on vient de le faire.

Elle s’approcha de moi et déposa ses lèvres sur les miennes pour un doux baiser. Puis sa bouche près de mon oreille, elle prit sa voix suave :

- Moi aussi j’aimerai pouvoir profiter de toi et de ton corps à ma guise. Ici au salon, sur le comptoir de la cuisine, la salle de bain.

- Mademoiselle Beckett, arrêtez ou je ne réponds plus de rien.

Elle m’avait chauffé et je sentais mon corps réagir malgré moi à son ton aguicheur et ses mains qui se baladaient toujours sur mon torse. Avant que cela ne dégénère, elle se ressaisi, retrouva son air sérieux et s’assis face à moi. Je sentais que la discussion allait changer et que je n’allais peut-être pas aimer.

- Il faut qu’on parle de quelque chose mais je ne sais pas si ça va te plaire.

 

 


caskett71  (08.11.2015 à 19:59)

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