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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Castle
Création : 03.10.2015 à 17h26
Auteur : caskett71
Statut : Terminée
« cette fic avait commencé à être publiée sous un titre différent par une autre personne qui n'avait l'autorisation donc vu qu'on me l'a demandé je vous la poste. » caskett71
Cette fanfic compte déjà 44 paragraphes
CHAPITRE 41 : J T M
KATE
Je m’étirais gentiment, ressentant dans mes muscles les tensions et les efforts consentit cette nuit. Ouvrant péniblement les yeux, je pris mon IPhone au moment même où le réveille se mît à biper, la nuit fût courte. Je devais m’extraire de ces bras puissants qui m’encerclaient avant de me rendormir sinon je n’arriverais pas au bureau avant midi et je voulais finir ma paperasse le plus tôt possible. Rick dormait toujours profondément, alors pour ne pas le réveiller je levais délicatement son bras pour enfin quitter le lit et me dirigeais vers la salle de bain, une bonne douche me mettra d’aplomb vite fait bien fait.
Ma toilette finie, je constatais que le lit était vide et déjà fait. Il avait déjà rejoint la cuisine et s’affairait autour de la pâte à pancakes. Je me faufilais discrètement derrière lui et enlaçais sa taille de mes bras déposant un baiser dans sa nuque. Il ne fût même pas surpris.
- Bonjour toi !
- Bonjour Belle détective. Bien dormi ?
- Bien mais peu.
- Oh, que s’est-il passé pour que votre nuit soit courte ?
Son sourire taquin dès le matin me faisait me sentir toute chose….
- Bah rien de très intéressant, je me suis faite draguée par un mec qui m’a ramenée chez lui et on a couché ensemble.
Il se retourna, son air sérieux me mit mal à l’aise sans savoir pourquoi.
- Alors sachez chère détective que je ne couche pas avec toi.
Ça devenait très bizarre, il me fît reculer jusqu’à ce que je sois coincée entre le frigo et son corps et posa ses mains de chaque côté de ma tête.
- Non ma chère, toi je te fais l’amour, je te fais frémir de plaisir, j’éveille tes sens, comme tu éveille les miens d’ailleurs.
Il se rapprocha et nos lèvres se caressèrent, d’abord un effleurement, puis le baiser s’intensifia et nos mains se joignirent à la danse. Mais quelque chose me fît reprendre pied à la réalité assez rapidement.
- Rick, ça sent le brûlé !!!
- Oh merde, les pancakes.
Il retourna devant la cuisinière et attrapa la poêle qu’il vida directement dans la poubelle puis recommença la cuisson du petit-déjeuner.
J’étais toujours adossée au frigo lorsqu’il s’avança à nouveau vers moi et m’embrassa tendrement.
- Désolé. J’ai momentanément été distrait par une déesse envoutante, alors j’y retourne.
Il reprit la confection des pancakes, j’en profitais pour mettre les couverts et servir deux tasses de café qu’il avait préparé plus tôt. Repensant à la déclaration qu’il venait de me faire je sentis mes joues s’empourprer, c’est homme m’étonnera toujours.
Nous étions assis l’un en face de l’autre au coin du bar lorsqu’Alexis fît son apparition dans les escaliers.
- Bonjour pumkin, déjà levée ? Tu aurais pu faire la grâce matinée tu sais.
- Bonjour vous deux.
Elle nous embrassa et se servit un café.
- Je me suis levée au toilette et je vous ai entendu discuter alors je suis descendue avant que vous partiez.
Elle nous dévisagea tour à tour, elle était tourmentée. Soudain le début de soirée me revint en mémoire.
- T’en fait pas Alexis, tout va bien.
Son père nous regarda ne comprenant pas de quoi nous parlions alors qu’Alexis retrouvait le sourire.
- Heu, qu’est-ce qui va bien ? Questionna Rick qui ne comprenait toujours pas.
Son visage inquiet nous fit sourire avec Alexis et c’est, amusées, que nous le fixions.
- Quoi ? Qu’est-ce que j’ai encore fait ?
C’en était trop, j’éclatais de rire, elle ne tarda pas à me rejoindre, des larmes commencèrent à couler de mes yeux tellement sa mine se crispait. Ne pouvant pas parler, Alexis s’en alla au bureau et revint avec la plaque de la couverture du roman de Rick. Il retrouva le sourire instantanément en voyant l’objet.
- Et c’est ça qui vous fait rire comme ça ?
Le souffle enfin retrouvé je ne pus m’empêcher de lui rétorquer :
- Non, c’est ta tête qui nous a fait rire. Tu étais tellement drôle.
- HA HA HA…
- Bon puisque tout va bien, je vais remonter me coucher. Vous serez là pour déjeuner ?
Je regardais Rick pour savoir ce qu’il en pensait mais il boudait toujours.
- Non, je ne pense pas que je pourrais être là. Et je veux passer voir Lanie avant de finir. Et toi Rick, tu seras rentré ?
- Non, c’est mieux de ne rien prévoir, je ne sais pas pour combien de temps j’en ai.
- D’acc, alors à ce soir. Dit-elle avant de remonter à l’étage.
Je débarrassais la table et mettais en route le lave-vaisselle. Rick me donna mon manteau et mes gants.
- Merci. Veux-tu que je te dépose chez ton éditeur ?
- Ce serait avec plaisir mais ça va te faire faire un détour !
- J’ai le temps ce matin.
- Alors d’accord.
La neige avait cessé de tomber cette nuit et les routes étaient mieux dégagées que la veille ce qui facilitait la circulation. En route notre discussion porta sur la soirée de Noël.
- C’était très gentil de vouloir inviter mon père.
- Kate, il fait partie de la famille et je sais très bien que tu ne voulais pas qu’il soit seul, ce qui est normal d’ailleurs. Alors à moins que tu n’aies le don de te dédoubler, c’était le seul moyen pour que vous passiez les fêtes ensembles.
- Tu es un amour, tu penses toujours à tout. Et tu penses que Martha sera là ?
- Je ne sais pas, je ne l’ai pas encore appelée. Mais tu sais ce qui serait bien ?
- Non mais je sens que je ne vais pas tarder à le savoir. Alors, dis-moi !
- Je suis sûr qu’elle apprécierait si c’était toi qui l’invitais !!!
- Heu, oui d’accord, je l’appellerais ce matin.
Il posa sa main sur la mienne sur le levier de vitesse et enlaça nos doigts, ce qui me fit sourire. Je resserrais l’emprise en changeant de vitesse. Au feu rouge nos regards se perdirent dans un océan de tendresse et d’un même élan, nos corps se rapprochèrent, nos lèvres se caressèrent dans un baiser d’une tendresse infinie. Un coup de Klaxon nous sortis de notre état d’apesanteur et je redémarrais prestement. Arrivé devant les bureaux de sa maison d’édition, je sortis aussi de la voiture, il la contourna et vint m’embrasser, pas un baiser fougueux non, un baiser amoureux qui me laissa sans voix. C’est d’ailleurs lui qui rompit le silence.
- Je te téléphone dès que ma réunion se termine.
- D’accord, bonne matinée mon chéri.
Ce petit mot sortit si naturellement qu’il nous fit sourire tous les deux.
- Tu vois que ces petits surnoms peuvent être très minions quand ils sont dit au moment opportun. À très vite mon cœur !
Il scella nos lèvres avant de tourner les talons et d’entrer dans l’imposant building qui se dressait devant moi.
Je remontais en voiture et pris la direction du poste, à 9 heures j’y étais, prête à attaquer ma dernière matinée de boulot de l’année. Après avoir salué les hommes en uniformes qui s’occupaient de l’accueil, je me rendis à l’étage du 12ème et m’installais à mon bureau.
Je profitais du calme pour appeler Martha qui fût très heureuse de l’invitation et confirma sa présence parmi nous. Je raccrochais le sourire aux lèvres.
Je consultais la pile de dossiers qui trônaient sur un coin du meuble, 5 rapports à finir et à classer dans la salle des archives après les avoir fait contre signer au capitaine. Pendant que mon ordinateur se mettait en route, j’allais me faire un café. Dans la salle de repos les bros étaient accoudés à une table haute discutant joyeusement.
- Bonjour les gars !
- Hey salut boss !
Répondirent-ils en cœur. Je les dévisageais en souriant tellement leur complicité était manifeste. Je me fis un café et m’accoudais à la table avec eux, ils évoquèrent leurs projets pour les fêtes. Ryan les passait avec la famille de Jenny dans le Connecticut ou ils avaient un magnifique chalet à la montagne. Espo lui était seul, il n’avait plus de famille, juste un cousin avec qui il n’avait que très peu de contact mais je savais qu’un certain médecin légiste avait pour intention de lui demander de passer les fêtes avec elle. Nous voir discuter ainsi autour d’un bon café me ravis, nous étions comme des frères et sœur, nous prenions mutuellement soins des uns des autres.
- À propos des fêtes, le capitaine m’a accordé mes congés, je serais donc en vacances dès que j’aurais finis ma paperasse et ce jusqu’au 4 janvier.
- C’est super. Nous on a pu avoir un weekend end prolongé c’est déjà pas mal. Dit-Espo en souriant.
- Alors si je ne veux pas finir trop tard il vaut mieux que je m’y remette.
Je me réinstallais à mon bureau et me plongeais dans ces dossiers essayant d’être la plus efficace, sans Rick à mes côtés c’était quand même plus facile. Le téléphone de Ryan sonna, par reflexe, je levais mon regard vers lui, il notait quelque chose sur un papier et raccrocha.
- On a une affaire, passe de bonnes vacances.
Ils me saluèrent et quittèrent l’étage partant faire leur travail.
Je refermais le troisième dossier lorsque mon Iphone annonça l’arrivée d’un message. Je l’ouvris et un sourire se forma sur mon visage à la vision de la photo de mon amoureux s’afficher. Je consultais ma montre, midi, je n’avais pas vu le temps défiler tellement concentrée sur mes papiers.
« Je suis toujours chez mon éditeur et ça va durer encore un moment. Et toi ?
« Encore pour une heure de boulot et après je passe voir Lanie. »
J’envoyais le texto et posais l’appareil sur le bureau, je me remis à ma tâche mais un autre message venait d’arriver.
« Ok, alors on se voit au loft plus tard. Bisous. JTM. »
Je souris devant ce langage SMS, trois lettres , mais quelles belles lettres. Je lui répondais rapidement essayant de ne pas trop me détourner de mon travail.
« A plus. JTM. Bises. »
Je me reconcentrais sur les deux dossiers restant et, vu que rien d’autre ne vint m’interrompre, en moins d’une heure ils furent bouclés. Les bros étaient déjà de retour, l’enquête avait été vite résolue, ils n’avaient plus qu’à interpeler le coupable que des témoins avaient identifiés dès que le mandat d’arrêt serait arrivé.
Je me rendis dans le bureau du capitaine qui contresigna mes rapports rapidement. À la salle des archives tout était bien rangé bien classé alors cinq minutes plus tard j’avais fini ma besogne et remontais à l’étage. Je frappais à la porte du bureau de mon chef pour l’informer que je partais et lui souhaitais de bonnes fêtes, il me retourna mes vœux en me saluant. Mon bureau était rangé, l’ordinateur éteint, je pouvais donc quitter les lieux pour quelques jours. Je me dirigeais vers les bros qui étaient toujours à leur bureau, ils se levèrent en me voyant arriver.
- Alors, vive les vacances ? M’interpella Ryan.
- Oui enfin. Je vais passer voir Lanie et après je rentre. Passez de bonnes fêtes vous deux !
- Toi aussi Kate.
Deux embrassades plus tard, je les laissais reprendre leur job.
Lanie était assise à son bureau dans le fond de la pièce, la paperasse était aussi de la partie pour elle. Comme elle me tournait le dos elle fut surprise lorsque je la sortais de sa concentration.
- Hey Lanie.
- Oh Kate tu m’as fait peur !
- Peur de quoi, tu croyais que c’était un de tes clients ?
Je m’esclaffais de rire devant la mine ahurie de mon amie.
- HaHaHa, tu sais que tu peux être drôle quand tu veux. Bon, qu’est-ce qui t’amène, on n’a pas d’enquête en cours ?
- Je n‘ai pas le droit de passer voir ma meilleure amie comme ça, sans raison ?
- Si si bien sûr.
J’avisais son bureau couvert de papier.
- As-tu le temps d’aller boire un verre ? Demandais-je en montrant le tas de dossiers.
Elle referma rapido-presto celui qu’elle avait commencé à remplir et soupira d’aise.
- Oh que oui et même si je n’avais pas le temps, ben je le prendrais. J’attrape mon manteau et on est go.
Au coin de la rue se trouvait un petit bistro très sympathique, c’est là que nous entrâmes. Je lui indiquais une table libre dans un coin.
- Alors ça fait longtemps qu’on n’a pas pris un verre toute les deux ?
- Oui, c’est vrai, je n’ai plus trop eu le temps avec mon emménagement au loft, le déménagement de Martha et ce qui est arrivé ces derniers jours.
- Et comment va Alexis ? Est-ce que elle voit un psy ?
- Non elle ne veut pas y aller mais elle sait qu’elle qu’on est là pour l’aider, qu’elle peut nous parler et c’est ce qu’elle a fait.
- Elle a parlé avec son père ?
- Non, avec moi.
Je lui racontais les évènements, la crise d’Alexis et la nuit qui s’en est suivie. Je lui parlais aussi de la demande qu’elle m’avait faite au petit matin.
- Wah Kate c’est génial, et cette fille est tellement adorable. Je suis si heureuse pour toi, c’est super que vous vous entendiez aussi bien.
- Ouais c’est vrai qu’avec ce que j’ai fait endurer à son père ce n’était pas gagné mais on a su mettre les choses à plat et discuter ouvertement, ça nous à permis de mieux nous connaitre et on s’entend très bien maintenant.
- Et que vas-tu faire pendant ces fêtes ? Tu les passes avec ton père comme les autres années ou est-ce que tu changes tes habitudes ?
- Non il est invité chez des amis qui le lui propose chaque année mais il refusait toujours parce qu’il venait chez moi mais cette fois il a accepté comme il savait que je les passais au loft, je pense qu’il ne voulait pas que je culpabilise de le laisser seul. Mais ce qui est charmant c’est que Rick voulait l’inviter à venir à la maison et fêter Noël avec nous, Martha et Alexis mais ce n’est que partie remise.
- Je suis contente pour toi, tu es vraiment tombé sur la perle rare tu sais.
- Oui, je me dis tous les jours que j’ai de la chance de l’avoir rencontré sur le bord de cette route.
À l’évocation de ce souvenir, mon esprit vagabonda et je nous revoyais sur la moto, sur la plage, dans sa maison aux Hamptons, c’était divin.
- Allo Kate, tu es toujours avec moi ?
- Heu non, oui, excuse moi je repensais à….
- À ton bel écrivain oui j’avais deviné à ton sourire épanoui.
- Et toi dis-moi, que vas-tu faire pendant les fêtes ?
- Ben je vais déjà passer un coup de fil à mes parents, ils partent pour Paris demain et après je vais voir si Javier veut faire une balade ou s’il préfère rester tranquille.
- Et comment ça va entre vous deux ?
- On est bien ensemble, il est super gentil, tendre. Je me sens bien avec lui. Je pense que moi aussi j’ai trouvé ma perle noire !!!
- Je suis contente pour vous deux. Bon Lanie, je suis désolée mais j’ai encore quelques courses à faire avant de rentrer.
- Oui et moi des papelards à finir.
Nous quittâmes le petit bistro et après un méga câlin, elle se dirigea vers son bureau alors que je montais dans ma voiture pour me rendre dans un magasin spécialisé pour acheter le cadeau de Rick. J’en ressortis souriante, imaginant la tête de mon petit ami quand il découvrira sa surprise. En chemin je vis dans une vitrine, un magnifique foulard chatoyant qui devrait faire le bonheur de Martha. Je repris la route pour me rendre dans un club chercher la suite des cadeaux.
Mes emplettes terminées, je prenais la direction du loft pensant y retrouver Alexis. Je pénétrais dans l’appartement et déposais mes courses sur le bar de la cuisine, il y avait là des livres de cours d’Alexis mais elle, elle n’était pas là. Je rangeais mes achats et allais cacher mes cadeaux dans la chambre, dans un endroit où je serais sûr que Rick ne les trouves pas. En revenant je passais par le bureau voir si elle s’y trouvait mais, personne. Elle était certainement dans sa chambre, je montais à l’étage mais arrivée devant la porte de la salle de bain des bruits suspects me firent sourire. En ayant suffisamment entendu pour être sûr qu’elle aille bien je descendis au salon et m’installais sur le canapé feuilletant un magazine de mode que Martha avait dû oublier là.
Quelques minutes plus tard des éclats de rire à l’étage se firent entendre. J’entendis Alexis dire à son petit ami qu’elle descendait déjà et qu’il la rejoigne une fois habillé. Je repris mon magazine et fis semblant de m’y intéresser. Lorsque le bruit des pas dans les escaliers s’arrêta net, je tournais la tête pour apercevoir la jeune rouquine médusée de me voir !
- Ah salut Alexis.
- ………..
- Alexis tu vas bien ?
- Heu……….. Y a longtemps que tu es là?
- Oui ça fait un petit moment, à peu près vingt minutes.
Son visage vira au rouge écrevisse et avec son teint pâle cela ne passait pas inaperçu. Mais je fis comme si de rien était.
- Et toi, tu vas bien, tu as l’air bizarre ?
- Non non, ça va bien, rien de spécial.
- J’ai vu les livres, Nathan t’a déjà amené tes cours.
- Heu oui, il est passé tout à l’heure et…..
- Et ??????
Son malaise s’accentua et je ne pus m’empêcher de continuer à la taquiner.
- Qu’est-ce qu’il y a Alexis, ce n’est pas comme si j’étais rentrée à l’improviste et que je vous aurais surpris sous la douche.
Alexis ouvrit grand sa bouche de surprise.
- Non mais Kate…….
Un bruit de porte qui se ferme retentit à l’étage, je regardais la jeune fille qui ne savait plus où se mettre.
- Heu Kate, heu…..il est encore là.
- Qui ? Nathan ?
- Ben oui Nathan ! Qui d’autre ?
Je ne pus plus me retenir d’éclater de rire plus longtemps.
- Je savais qu’il était là mais je n’ai pas résisté, j’avais envie de te taquiner. Quand je suis rentrée je voulais venir te voir mais lorsque je suis arrivée à l’étage je me suis dit que ce n’était peut-être pas le bon moment de vous déranger.
Elle rougit de plus belle mais cette fois avec un large sourire. Elle vint s’assoir sur le canapé alors que Nathan faisait son apparition dans les escaliers. Il se figea en me voyant mais le sourire qu’arborait sa petite amie le détendit aussitôt.
- Bonjour Kate, comment allez-vous ?
- Bien merci et toi ? Tu vas retrouver ta famille.
- Oui, j’étais juste passé amener les derniers cours à Alexis avant de prendre la route.
Il vint s’assoir près d’elle en lui prenant la main.
- Oh, tu passais juste pour ça ?
Il regarda Alexis et leurs regards s’accrochèrent, ces regards qui permettent de faire passer tant de sentiments, d’amour. Le même que j’échangeais avec Rick au début de notre relation, ce regard qui vous plonge dans les profondeurs abyssales desquels vous ressortez transportés, transcendés. Et même encore aujourd’hui lorsque le regard de Rick se pose sur moi, je me sens merveilleusement bien, amoureuse comme jamais je ne l’ai été. La sonnette de l’entrée me sortis de mes douces pensées. Alexis se leva et alla ouvrir.
- Grand-mère, je suis trop contente de te voir.
- Bonjour ma puce. Je passais voir si tu avais besoin de compagnie mais à ce que je vois tu es déjà bien entourée. Je peux repasser une autre fois. Dit-elle en quittant l’étreinte de sa petite-fille.
Je me levais pour l’accueillir et eu aussi droit à une étreinte toute en douceur.
- Ne dis pas de bêtises, tu passes quand tu veux et tu le sais.
- Bonjour Martha.
Nathan lui tendit poliment la main mais elle lui déposa un baiser sur la joue ce qui le surpris légèrement.
- Bonjour mon grand, comment vas-tu ?
- Je vais bien merci. Je suis désolé mais je dois vous laisser. J’ai de la route à faire pour retrouver ma famille.
Il s’approcha du sapin et déposa sur une des branche un petit paquet argenté orné d’un ruban rouge. Il embrassa Martha sur la joue comme lors de son arrivée et puis vint mon tour. Ils dirigèrent vers la porte et prit Alexis dans ses bras pour un dernier câlin.
- Je vous souhaite un joyeux Noël à tous. Dit-il en nous regardant.
- Merci Nathan, à toi et à ta famille aussi. Et sois prudent sur la route.
Ils sortirent, certainement pour échanger un baiser sans spectateurs. J’entendis le ding de l’ascenseur et quelques secondes après Alexis revint dans le loft. Elle referma la porte, s’y adossant, l’esprit voguant certainement à des années lumières d'ici.
Martha s’installa dans le fauteuil en face de moi, elle aussi souriant de voir sa petite fille flotter sur un petit nuage.
- Alors dis-moi, qu’avez-vous prévu pour demain soir ? Dois-je amener quelque chose ?
- Merci mais je pense que ça va aller. Je suis en vacances alors on aura le temps de tout préparer.
- Oh mais c’est génial d’être en vacances pour les fêtes.
Alexis, qui entretemps était redescendue parmi les terriens, vint s’assoir près de moi sur le canapé.
- Alors, tu vas arriver à tenir dix jours sans ton boy-friend ? Demanda Martha.
- Oui, mais heureusement qu’il y a WhatsApp, face time, et toute les nouvelles technologies pour rester en contact. Bon je vais monter continuer un peu mes cours dans ma chambre. À tout à l’heure.
Elle ramassa ses livres sur le bar et monta à l’étage.
- Matha que dirais-tu de trinquer avec moi à mes vacances ?
- Oh mais avec plaisir ma chère. Rien de tel qu’un bon verre de vin pour vous mettre dans l’ambiance des fêtes.
Je me rendais à la cuisine et ouvrais une bouteille de vin rouge, pris deux verres. Alors que j’allais la rejoindre au salon, la porte s’ouvrir sur un Castle rayonnant.
hello,
merci fidèles lecteurs (trices)
ma fic touche à sa fin, après ce chapitre, il restera le 43 et l'épilogue...... et oui, toute bonne choses a une fin... lol.....
bonne lecture.
CHAPITRE 42 : TOUTES LES FEMMES DE MA VIE
RICK
Je sortais enfin de cette réunion interminable chez mon éditeur, les dernières formalités pour la sortie de mon nouveau livre, "Vague de chaleur", inspiré par ma magnifique muse, étaient enfin réglés. La date de présentation, le lieu sur le toit d’un des plus grand palace de New York et la tournée promotionnelle qui allait suivre, tout était organisé. J’allais enfin pouvoir apprécier les jours de repos qui se profilaient à l’horizon en compagnie de ma muse. Avant de quitter le building, je passais par le bureau de mon agent, Paula se démenait pour moi et elle avait encore fait des miracles. Elle avait pu obtenir ce qui me tenait le plus à cœur en ce moment et je voulais la remercier pour tout ce qu’elle faisait pour moi, j’en avais eu plusieurs des agents, des foireux, des grippe sous, des jemenfoutistes, mais Paula elle, elle sortait du lot, elle était unique.
Je quittais son bureau mon petit coli sous le bras heureux en pensant à la surprise qui allait, j’en étais sûr, réjouir ma petite amie. Je profitais de la tombée du jour pour flâner dans les rues, l’agitation à l’approche des fêtes conférait à Big Apple un air de ruche, sans cesse en mouvement, un bruit bourdonnant mais une telle douceur de vivre. Je suis né à New York, j’y ai grandis et je ne pourrais vivre ailleurs qu’ici. Un vrai newyorkais. Les rues illuminées de milliers d’ampoules colorées reflétaient mon état d’esprit, gai, joyeux, heureux. Oui, moi Richard Edgard Alexandre Rodgers Castle était le plus heureux des hommes sur cette terre. J’avais dans ma vie trois femmes formidables :
Celle qui m’a donné la vie, ma mère, mon amie, ma première fan, elle est tout pour moi et j’ai beau souvent la taquiner, je l’aime ma maman.
Alexis, la prunelle de mes yeux, le rayon de soleil qui illumine ma vie depuis près de ving ans, celle qui m’a pratiquement éduqué, (j’ai dit pratiquement), elle est ma fierté au quotidien.
Et la troisième mais pas la moindre, Kate, mon amour, celle qui a réanimé mon cœur que je croyais éteint. Celle avec qui je passe mes nuits mais aussi mes jours, ma muse, ma Nikki Heat, celle avec qui je veux me marier, fonder une famille, une grande famille.
Sortant de mes pensées je me rendis compte que mes pas m’avaient mené devant Rockefeller center ou un gigantesque sapin de Noël trônait fièrement devant la patinoire créée pour les fêtes. Des gens, jeunes et moins jeunes glissaient allégrement sur la glace. Les cris des enfants, les applaudissements des parents, tout ce bonheur réchauffait les cœurs refroidis par la température hivernale. Je fendais la foule de spectateurs et me rendais dans l’agence immobilière du coin de la rue pour finaliser mon dernier cadeau. Ceci fait, je pris la direction du loft, toujours en marchant, admirant les vitrines, les immenses personnages qui décoraient les ruelles ou les petits étals des marchands d’articles de Noël en tout genre. Je levais la tête lorsqu’un flocon s’échoua lamentablement sur le bout de mon nez. Le ciel s’était obscurcit et des plumes blanches commençaient à tomber sur la ville, ses gratte-ciels, ses habitants. Nous aurons un Noël blanc et cela réjouissait mon cœur d’enfant.
Comme la neige tombait plus abondamment, j’avais fini par prendre un taxi, et lorsque celui-ci me déposa devant mon immeuble, je me retrouvais nez à nez avec Nathan. Il me vit et attendit à l’abri sous le porche que je rejoigne.
- Bonsoir Rick. Comment allez-vous ?
- Hey bonsoir Nathan, je vais bien merci. Et toi ?
- Merci, je vais bien. Je suis juste passé amener les cours à Alexis et lui dire au revoir. Et j’ai vu aussi votre mère et Kate.
- Ah géniale elles sont là toutes les trois. Tu pars déjà ?
- Oui, j’ai une heure de route à faire et avec la neige qui s’est remise à tomber, je ne voudrais pas trop trainer.
- Tu as raison, alors bonne route et sois prudent. Et Nathan……….. Joyeux Noël à toute ta famille.
- Je ferais attention promis. Et joyeux Noël à vous aussi.
- Hé Nathan, envoye nous un petit message pour nous dire que tu es bien arrivé, je pense qu’une certaine rouquine serais plus rassurée.
- Vous parlez de Martha là ??? Et il éclata de rire en se dirigeant vers sa voiture. Mais promis, je le ferais.
Ce jeune homme me plaisait de plus en plus, poli, gentil, charmant et avec un sacré sens de l’humour.
J’entamais la monté vers le loft cherchant comment cacher mes cadeaux aux trois femmes qui attendaient mon arrivée. Ils n’étaient pas très volumineux alors j’ôtais mon manteau et le posais sur mon bras ainsi il les camouflait parfaitement. Bien m’en a pris car en entrant dans l’appartement deux visages souriants m’accueillirent.
- Bonsoir mesdames.
J’accrochais mon manteau et le sac à la penderie incognito et me dirigeais vers elles. J’embrassais chaleureusement ma mère tandis que Kate vint vers moi une bouteille et deux verres en mains. Elle m’embrassa tendrement, baiser que je lui rendis aussitôt.
- Vous alliez trinquer sans moi ?
- Oui pourquoi, on n’a pas le droit ? Répondit du tac au tac ma muse.
- Heu si. Ai-je le droit de me joindre à vous ?
- Ça dépend, pour discuter ou pour boire un verre de vin.
- Merci mère, toi aussi tu m’as manqué.
Kate revint avec un troisième verre qu’elle remplit et me le proposa en s’asseyant à côté de moi.
- C’est dommage, tu viens juste de rater Nathan.
- Oh, je l’ai croisé devant l’entrée. Il m’a dit qu’il était venu amener les livres de cours à Alexis. D’ailleurs ou est-elle ?
- Elle révise dans sa chambre.
Répondit Kate qui tenta de cacher un énorme sourire derrière son verre de vin. Qu’avais-je dit de drôle ? Pourquoi ce sourire coquin sur son visage me paraissait suspect.
- Bon les enfants ce n’est pas que je m’ennuie mais j’étais passé en coup de vent voir comment allait Alexis mais maintenant je vous abandonne.
- Quoi ? Encore ?
- Merci Richard, moi aussi je t’aime. Non, trêve de bavardage, j’ai un rencard ce soir.
- Avec qui ? Mon futur beau-père ?
Elle se leva me lança un regard réjoui en récupérant son manteau dans l’entrée. Je me pressais de l’aider pour éviter qu’elle ne dévoile par inadvertance mon sac de cadeaux. Elle nous quitta pour sa soirée qui d’après son sourire allait certainement être très joyeuse.
Kate referma la porte en s’y adossa, me fixant amoureusement, ne pouvant résister à l’appel de cette beauté fatal, je me collais à elle et l’embrassais passionnément. En manque d’air, je me détachais malgré moi de ces douces caresses que me prodiguaient ses lèvres.
- Bonsoir mon cœur !
- Bonsoir mon chéri ! Comment était ta journée ?
- Ennuyeuse, tu m’as manqué.
- À moi aussi tu m’as manqué. Mais maintenant deux semaines de vacances, je suis toute à toi.
À ces mots, son sourire fit écho au mien que je sentais immense sur mon visage.
- Hmmm toute à moi. Je sens que ces vacances vont être mémorables.
Un baiser doux comme une plume caressa mes lèvres avant qu’elle s’éloigne de moi.
- Toute à toi ! Mais après une bonne douche.
- Tu pourrais même te prélasser dans un bon bain avec un bon livre pendant que je prépare le repas. Lui proposais-je.
- Bonne idée. Mais c’est dommage, je n’ai pas de bon livre sous la main.
Je mis ma main sur ma poitrine faisant mine d’être touché en plein cœur. Son éclat de rire christalin retentit dans le loft alors qu’elle se dirigeait vers la chambre, en accentuant son déhanché. Tout en se déshabillant, elle remplit la baignoire d’eau moussante.
Alors que je commençais la préparation du repas, le bruit de l’eau cessa, je saisis l’occasion pour aller dans mon bureau cacher le sac des cadeaux. J’en profitais pour jeter un œil en direction de la salle de bain dont la porte n’était pas entièrement fermée. Je la vis entrer prudemment dans l’eau chaude du bain. Je me rendis à la cuisine, un sourire malicieux sur mon visage. Quelques secondes plus tard je pénétrais dans la salle d’eau et m’approchais silencieusement de la baignoire. Elle était couchée et l’eau la couvrait presque entièrement, les épaules et la poitrine dépassaient légèrement de la surface. Ses cheveux relevés en chignons dégageaient sa nuque si envoutante.
- La vue te plait ?
Je souriais, je savais son flair de flic perpétuellement en alerte, c’était tout elle.
- HMMMM, oui ça me plait beaucoup. Il y a juste un peu trop d’eau à mon gout.
Elle avait finalement trouvé un livre, mon premier, Pas de furie en enfer, mais ce n’était pas mon exemplaire. Celui qu’elle tenait était tout écorné, preuve qu’il avait été lut à mainte et mainte reprise. Je m’approchais et déposais un verre de vin rouge sur le plateau au-dessus de la baignoire. Elle leva les yeux vers moi surprise de cette attention.
- Rien de tel pour se détendre après une dure journée, un verre de vin et un bon livre.
Elle tourna son visage vers moi et m’embrassa amoureusement.
- Merci mon chéri, tu es un amour.
Je la laissais se prélasser dans son bain et retournais dans la cuisine. Alexis était derrière le fourneau et mettait à cuire les tagliatelles.
- Alors ma puce, pas trop dure de se remettre au boulot ?
- Non, ça va, en plus c’est des cours que j’avais déjà vus.
Elle se tourna cers le frigo et sorti du saumon et des herbes fraiches. Cette fille m’épatait de plus en plus, normal me direz-vous, je suis son père.
- C’est toi qui nous fais le repas ?
- Oui, j’avais envie de pâtes au saumon.
- Bonne idée, veux-tu un coup de main ??
-Oui, tu pourrais t’occuper de la salade. Ou es Kate ?
- Elle se détend dans un bon bain.
- Oh, et tu n’as pas envie de la rejoindre ? Dit-elle d’un ton moqueur.
Je me figeais devant cette question pleine de sous-entendu. Je n’étais pas habitué à être asticoté de la sorte par ma fille. Avant, avec les femmes que je ramenais de temps en temps à la maison, Alexis se montrais méfiante, limite méchante avec elles. Même avec moi ses répliques étaient plus tôt crues, parfois cinglantes mais je ne les prenais jamais mal car je savais que ces filles étaient avec moi pour mon nom, mon argent et rien d’autre et qu’elle avait raison de ne pas s’y attacher. Mais depuis que j’étais avec Kate, Alexis me faisait souvent ce genre de gentilles remarques, me poussant vers elle me faisant sentir que cette femme était faite pour moi. Je m’approchais d’elle et la pris par la taille en déposant un baiser sur la tempe.
- Je vais passer le reste de ma vie avec Kate alors des bains on aura plus qu’assez l’occasion d’en prendre tandis que toi, je te vois de moins en moins souvent alors je veux profiter de chaque instant en ta compagnie.
Elle me dévisagea enregistrant mes paroles. Et un sourire illumina son visage.
- Tu vas demander Kate en mariage ?
Je restais coi devant cette question, je n’avais pas encore songé au mariage, avec Kate je voulais dire, mais la réflexion d’Alexis me perturba.
- Non, heu, je ne sais pas, heu……
- Oh, excuse-moi mais tu as dit que tu allais passer le reste de ta vie avec elle alors j’ai pensé que…..
- Oui, mais je ne pensais pas encore au mariage…….
Un bip familier interrompit notre conversation, elle alla prendre son téléphone et souris en ouvrant le message.
- Ton amoureux. Demandais-je en sachant déjà la réponse.
- Oui, il est bien arrivé et nous souhaite une bonne soirée.
Elle lui répondit et revint s’occuper du repas. Une fois la salade terminé, et Alexis n’ayant plus besoin de mon aide, je partis m’installer dans mon bureau, j’ouvris mon ordinateur et lançais un diaporama des dernières photos que j’avais faites. Les images défilaient sous mes yeux, tous les moments, bons et moins bons refaisaient surface. Mais mon esprit déconnecta et je me surpris à penser à la réflexion que m’avait faite ma fille, « Tu vas demander Kate en mariage ? ». J’avais été échaudé avec mes deux premières unions qui furent des fiascos mais je savais en mon for intérieur qu’ils étaient voués à l’échec avant même d’avoir commencés. Je n’avais pas épousé ces femmes pour les bonnes raisons, l’amour était passé au second plan, si tant est qu’il y ai eu de l’amour. Heureusement avec Kate c’était différent, j’avais changé à son contact, elle avait volé mon cœur et l’avait inondé d’amour. Je dirais même que l’amour que nous ressentions l’un pour l’autre était les fondations de notre couple, le ciment de notre avenir.
Alexis me tira de mes pensées lorsqu’elle frappa contre l’encadrement de la porte.
- Désolée de te déranger.
- Tu ne me dérange pas, j’étais juste…..
- Perdu dans des pensées plus tôt agréables d’après ton sourire.
Je ne répondis pas, mon sourire en disait plus que des mots.
- Le repas sera prêt dans cinq minutes.
- Ok, je vais prévenir Kate.
Au même moment ma belle détective sortit du notre chambre. Qu’elle était belle, un pantalon noir moulant son corps de déesse, elle n’avait pas fermé les trois derniers boutons de sa blouse blanche ce qui laissait apparaitre la dentelle de son soutien-gorge violet. Un corps de déesse mais lorsqu’elle le voulait, elle pouvait être une vraie diablesse.
- Me prévenir de quoi ?
- Alexis nous a préparé le repas et elle venait nous dire qu’on mange dans cinq minutes.
Kate prit Alexis par les épaules alors que ma fille la saisit par la taille et elles sortirent de la pièce la remerciant pour le diner. Je les regardais s’éloigner, elles aussi étaient faites pour s’entendre. Je me levais et leur emboitais le pas pour partager le repas qu’Alexis nous avait concocté.
Le début de soirée passa très vite, Alexis monta se coucher assez tôt, mais je la soupçonnais de passer son temps au téléphone avec Nathan. Quant à nous, nous avions opté pour une soirée télé et comme il n’y avait rien de bien, je lui proposais de regarder un DVD, Kate me laissa le choix de film mais je savais ce qui lui ferait plaisir. Je chargeais donc dans l’appareil la suite des épisodes de Temptation Lane, nous en étions restés au début de la quatrième saison. Lorsque la musique démarra elle me regarda en souriant.
- Tu sais, on peut regarder autre chose si tu veux.
- Pourquoi ? Tu ne veux pas regarder ça ?
- Si, mais toi ?
- Moi je te regarde toi et lorsque je te vois sourire comme maintenant, je sais que la soirée sera belle quel que soit le film.
Elle m’embrassa tendrement et s’installa contre moi, ses jambes étendues sur le canapé, sa tête lovée au creux de mon épaule. Je tamisais les lumières et me laissais emporter par cette douce euphorie que me procurait le contact de son corps près du mien, depuis le temps je devrais m’être habitué mais non, lorsque nous étions proche comme à cet instant, je me sentais comme un collégien qui emmène sa petite copine au ciné pour la première fois. Je sentis un frisson parcourir mon échine, une sensation étrange dans mon ventre, une douce chaleur envahit chaque parcelle de mon corps et mon cœur battait allègrement comme si une troupe des tambours du Bronx tapait en rythme dans ma poitrine, je tentais de le calmer en caressant tendrement les cheveux de ma belle. Elle nous couvrit avec un plaid et glissa sa main sous ma chemise, la posant sur mon torse surchauffé, ce qui n’aida pas à calmer mon palpitant. Tout au long de la soirée, mon regard se posait plus souvent sur elle que sur les images qui défilaient à l’écran. Ses doigts toujours bien collés sur ma poitrine glissaient de temps en temps et dessinaient de petits cercles, ce qui me faisait sourire, j’étais légèrement chatouilleux et les doigts fins de ma muse me tiraient de petits rictus mais comme j’aimais cette douceur je me retenais de rire de peur qu’elle arrête. Mon regard se posa une énième fois sur son visage, elle commençait sérieusement à papillonner des yeux, je l’incitais donc à aller nous coucher. Elle se leva sans râler et se mit au lit. Je la rejoignis quelques minutes plus tard après avoir tout éteint au salon. Dans la pénombre je devinais qu’elle me tournait le dos, la couette remontée jusqu’aux épaules. Après un bref passage par la salle de bain, je me faufilais doucement près d’elle et me collais à son dos, glissant ma main sous son pull pour la poser sur son ventre, elle mit sa main sur la mienne et enlaça tendrement nos doigts.
- Bonne nuit mon cœur !
- Bonne nuit mon amour !
Ainsi enlacés, nos deux corps partirent à la découverte d’une nouvelle nuit. Une nuit qui était tombée sur New York depuis quelques heures déjà. Une nuit ou les lumières étincelantes de la ville semblaient refléter tout l’amour que j’éprouvais pour cette femme extraordinaire qu’était Kate Beckett. Cette même nuit, la neige recommença sont ballet féérique virevoltant dans le ciel de big Apple, ce qui nous promettait un Noël blanc.
hello,
voilà le dernier chapitre.
bonne lecture.
CHAPITRE 43 : NOËL
RICK
Une lueur inondait la pièce, une lumière blanche si forte que je ne pouvais ouvrir les yeux, si j’essayais, je devais les refermer aussitôt tellement elle m’aveuglait.Je me frottais les yeux tentant de me réveiller comme il faut en cherchant à comprendre ce qui m’arrivait. Lentement j’ouvris un œil, cette clarté toujours présente me foutait la trouille, j’ouvris prudemment le deuxième œil, ma vision devint plus nette, mes yeux s’étaient habitué à cette nitescence et je restais sidéré devant la magnificence qui s’offrait à mon regard. Ou étais-je, je ne reconnaissais rien autour de moi, tout était blanc, soyeux presque cotonneux puis peu à peu le brouillard se dissipa et quelques détails apparurent, un arbre gigantesque, une prairie verdoyante, une cabane en bois au bord d’un lac, j’entendais même chanter les oiseau. Il faisait beau, je sentais la chaleur du soleil réchauffer mon visage. J’essayais de me lever mais j’étais comme aimanté sur mon nuage alors je laissais mon regard découvrir la splendeur des lieux admirant la féerie de l’endroit lorsqu’une bourrasque de vent ramena le brouillard et que tout redevint aveuglant, flou puis le noir total.
J’ouvris brusquement les yeux et m’assis contre la tête de lit encore tout étourdi. Mon regard balaya la pièce, j’étais chez moi, dans mon lit, seul. Un rêve ! J’avais rêvé, mais pourquoi cette sensation étrange que ce n’était pas un rêve comme les autres ? Un instant mon esprit d’écrivain reprit ses fonctions et les pires scénarii affolèrent mes neurones. Kate ? Mon Dieu ou est-elle ? Je tentais de remettre de l’ordre dans mes souvenirs, nous nous sommes couchés ensemble hier soir donc rien ne devait lui être arrivé et en plus elle est en vacances donc elle n’était pas sortie du loft. Tout ça défila dans ma tête en quelques secondes mais ça me parut une éternité. Un mouvement sur ma gauche attira mon regard et un immense sourire prit forme sur mon visage, Kate seulement vêtue d’une de mes chemise négligemment boutonnée venait d’entrer dans la chambre tenant deux cafés dans ses mains.
- Hey, bonjour beau brun.
Elle posa les tasses sur la table de chevet et s’approcha caressant mes lèvres dans un tendre baiser.
- Bonjour mon cœur. Bien dormi ?
Elle se réinstalla à côté de moi et me tendit une tasse. Je savourais la chaleur de ce doux breuvage tout en repensant à ce curieux rêve. C’est la main de Kate sur mon torse qui me ramena à la réalité.
- Chéri, tu vas bien ?
- Oui oui, j’ai juste fait un rêve étrange.
- Ah bon, étrange comment ?
Je la regardais haussant les épaules, je ne pouvais même pas lui répondre tellement je ne savais pas ce que j’avais vraiment rêvé.
- Je ne sais, c’est juste………..un rêve.
Elle posa ses lèvres sur les miennes tel un souffle sensuel qui me fit aussitôt tout oublier. Lorsqu’elle voulut s’éloigner je la retins de ma main derrière sa nuque et approfondis le baiser. Elle ne se fit pas prier et entrouvrit ses lèvres laissant nos langues se saluer, d’abord sagement, puis leurs sagesse laissa place à la sensualité pour finir avec l’appétit que nous avions l’un de l’autre. Mes poumons en manque d’air me firent quitter ses lèvres à regret mais nos fronts restèrent en contact. Nos yeux entamèrent une de leur discussions silencieuses, c’était notre façon à nous de nous dire tout l’amour que nous éprouvions l’un pour l’autre.
Deux coups frappés à la porte nous sortirent de notre bulle de tendresse. Kate se cala contre moi, sa main sur mon cœur et invita la personne à entrer.
- Entre Alexis.
Ma fille ouvrit lentement la porte et passa sa tête en fermant les yeux.
- Vous êtes décent ?
- Mais oui, sinon je ne t’aurais pas dit d’entrer ! Asticota la maman de cœur d’Alexis.
Elle ouvrit enfin les yeux et nous offrit un large sourire. Elle s’assit au fond du lit et sourit de plus belle.
- Qu’est-ce qui te fait rire comme ça ? Demandais-je.
- Ben en fait c’est vous deux.
- Ah bon, et pourquoi ? Qu’est-ce qu’on a fait ? Questionna Kate.
- C’est de vous voir ainsi. Depuis le temps que j’attendais ça, mon vœu s’est enfin réalisé.
- Quel vœu ?
- Tu sais ceux qu’on fait aux anniversaires, quand on souffle les bougies, on te dit toujours de faire un vœu. Ben autant loin que je me souvienne, j’ai toujours fait le vœu d’avoir une famille, je veux dire un papa, une maman ensemble dans un foyer. Bon moi j’avais grand-mère mais ce n’était pas pareil.
- Alexis ma puce, pourquoi tu ne m’as jamais parlé de ça ? Je n’ai jamais eu l’impression que ça te manquait à ce point.
- Quand j’étais petite je voulais juste une maman présente pour être comme toutes les autres petites filles mais en grandissant, j’avais envie d’une présence féminine pour parler de truc de fille, d’une confidente. Toi tu es mon papa, tu étais toujours là, je pouvais te parler, jouer et tu sais que je t’aime plus que tout.
Je m’avançais pour la prendre dans mes bras sous le regard attendrit de Kate.
- Moi aussi je t’aime ma puce ! Je suis désolé…..
- Non papa ne sois pas désolé, je suis heureuse, et je l’ai toujours été.
Elle quitta mon étreinte et se tourna vers Kate.
- Kate, je sais que maintenant je suis grande mais est-ce que on sera toujours……..
- Mais bien sûr Lex, je serais toujours là pour toi.
Elles se levèrent et se jetèrent dans les bras l’une de l’autre. Kate posa un baiser sur la tempe de ma fille.
- Merci Kate. Je t’aime !
Cette déclaration de la part de ma fille surprit Kate et lui tira une larme qui fit briller son regard et la rendait encore plus belle à mes yeux.
- Moi aussi je t’aime Lex !
Elles s’écartèrent et éclatèrent de rire devant leurs yeux brillants d’émotion.
Une musique se fit entendre au salon, un Iphone sonnait.
- C’est surement Nathan, il m’avait dit qu’il m’appellerait ce matin.
Alexis sortit répondre nous laissant seul tous les deux. Kate s’assit sur le lit secouant la tête de gauche à droite.
- Qu’est-ce qu’il y a chérie, ça ne va pas ?
- Oh si bien au contraire, c’est juste que je n’en reviens pas.
Elle cherchait ses mots ne sachant comment exprimer son ressentit, je lui laissais le temps de mettre ses idées en place.
- C’est juste que depuis que je te connais ma vie est devenue tellement extraordinaire, tu m’as appris à être meilleur, à regarder devant, vers l’avenir. Et quand j’étais faible, tu étais fort pour nous deux. Je t’aime Richard Rodgers et je veux vivre ma vie dans la chaleur de te sourires et la force de tes étreintes. Always.
- Oh chérie, c’est ma vie qui s’est embellie depuis que je t’ai rencontrée, tu m’en as appris plus sur moi-même que ce que je pensais possible. Tu es la joie dans mon cœur, le sourire de mon âme. Tu es la dernière personne que je veux voir le soir avant de m’endormir. Je t’aime Kate Beckett. Always. Et je veux passer le reste de mes jours à explorer ton mystère.
Je pris la femme de ma vie dans mes bras et caressais délicatement ses lèvres pour un chaste baiser, elle me rendit mon baiser et se lova ensuite au creux de mon épaule. Au salon Alexis avait allumé la radio et une belle mélodie constella le loft de ses douces notes.
- J’adore cette chanson !
Nous avions prononcés ces mots simultanément ce qui nous fit sourire.
- Je crois qu’on a notre chanson.
Un dernier baiser sage et nous retrouvâmes Alexis à la cuisine. Le café s’écoulait gentiment dans les tasses et des pancakes doraient dans la poêle, je mis griller quelques toasts pendant que Kate mettait les services sur le bar. Ces gestes simples que toutes familles accomplissaient au quotidien faisaient maintenant partie de notre vie, comme une famille nous évoluions ensembles, sans nous gêner. Nous étions tous les trois installés pour le petit déjeuner savourant la quiétude du moment mais il fallait penser à organiser la soirée, nous étions le vingt-quatre Décembre 2010 et nous allions passer notre premier Noël en famille.
- Alors les filles, comment on s’organise pour ce soir ?
Les deux jeunes femmes se regardèrent et à leurs sourires je devinais que la suite ne serait pas joyeuse.
- Ben pendant que tu vas t’occuper de tout préparer pour ce soir, nous on va trainer dans les boutiques, faire du lèche vitrine. A propos tu peux me passer ta carte bleue. Lâcha ma fille sans sourciller.
Mon sourire s’estompa aussi vite que l’éclair devant le sérieux qu’affichait le visage d’Alexis. Mais lorsqu’elles se regardèrent, elles ne purent se retenir d’éclater de rire.
- Ha Ha, même pas drôle.
- Ho si tu avais vu ta tête. Me nargua Kate.
Une fois que leur crise de rire fût calmée, je pu reprendre le cours de l’organisation. Nos décidâmes de tous sortir faire les course pour le repas. Une fois nos emplettes achevées, Kate proposa de déjeuner dans une pizzeria qui se trouvait au coin de la rue, CHEZ NICK L’AUTHENTIQUE.
Elle avait raison, les pizzas étaient délicieuses, onctueuses à souhait et bien relevées.
- Alors Alexis qu’en penses-tu ?
- Tu as eu une chouette idée Kate, c’est trop bon. Papa faudra que tu notes cette adresse.
- Et ils livrent à domicile. Précisa-t-elle.
Le repas se déroula dans la bonne humeur et je vis qu’Alexis était heureuse de passer du temps avec nous, pas seulement avec moi mais aussi avec Kate. Elle reçut un message, son visage s’illumina quand elle vit l’expéditeur, je pariais qu’il s’agissait de Nathan. Bingo, elle nous transmit ses salutations et se reconcentra sur l’écran pour lui répondre. Lorsque Kate appela le patron pour payer l’addition, j’eu la surprise de constater qu’elle le connaissait déjà. Elle avait eu une affaire dans ce restaurant, un corps dans le four à pizza, qu’est-ce que je donnerais pour avoir pu participer à cette affaire. Le patron nous offrit le repas, en effet, grâce à Kate il avait été innocenté de cette affaire et avait pu reprendre le cours normal de sa vie sans que son restaurant n’en pâtisse.
Devant l’établissement que nous venions de quitter, les filles partirent de leur côté prétextant une dernière course urgente et elles me laissèrent rentrer seul au loft avec toutes les courses. Charmant. A peine arrivé à la maison, mon IPhone sonna. Je lâchais tous mes sacs et décrochais.
- Castle !
-………..
- Oh bonjour, comment allez-vous?
- …………
- Super.
-……
- Non non, je n’ai besoin de rien, 19h se sera parfait.
-……….
- D’accord, si vous y tenez, elle sera ravie. A ce soir.
Je raccrochais soulagé que mon invité n’ai pas annulé. Je profitais que les filles ne soient pas arrivées pour déposer mes cadeaux, les plus lourds en dessous et les plus petits sur le sapin
Je me préparais un café qui s’écoula pendant que je rangeais les courses et entrepris d’assaisonner la farce pour la dinde. Alors que je finissais mon mélange, les filles arrièrent enfin. Elles se délestèrent de leurs manteaux et de leurs bottes. Alexis posa son sac sur le bar.
- Alors vous vous êtes bien amusées. ?
- Oui oui, très bien.
Elles se regardèrent et se firent un clin d’œil. Leur complicité me rendait heureux, jamais je n’aurais cru qu’Alexis puisse s’entendre aussi bien avec ma petite amie, que du bonheur. Alors qu’Alexis monta se changer, Kate m’embrassa tendrement.
- Tu as bien avancé ?
- Un peu oui, la farce est prête, je m’occupe de la dinde maintenant comme ça elle peut reposer avant d’aller au four. Une tape sur l’épaule me fit relever la tête de stupeur.
- Aïleeeuuuu !!!
- Hey, c’est moi que tu traites de dinde ?
- Hein, quoi ? Nooonnnn, je parlais de …..
Elle éclata de rire, elle m’avait encore eu.
- Tu marches à tous les coups.
Elle m’embrassa pour se faire pardonner de sa taquinerie et partit dans la chambre passer des habits plus confortables. Mon regard fût attiré par le magazine que ma fille avait posé sur le bar avec son sac. Une image m’interpella. J’ouvris le journal à la page indiquée et restais bouche bée devant la photo qui s’étalait devant mes yeux. Je n’en revenais pas, c’était comme dans mon rêve. Ce paysage, le lac, la cabane, tout y était, c’était réel, ce lieu existait vraiment, Était-ce un signe ? Une prémonition ? Je lu le titre encore sous le choc de ma découverte. Sidéré, je reposais le magazine et repris tant bien que mal mon occupation c’est-à-dire farcir la dinde, celle qui va au four. Mais mon esprit était encore absorbé par cette photo, je ne savais pas quoi penser, c’était la première fois qu’un rêve me troublait à ce point.
Kate arriva et mis de la musique ce qui me tira de mes pensées.
- Rick, ça va ? Tu as l’air ailleurs ?
- Heu oui ça va. Bafouillais-je.
Devais-je lui dire ? Lui reparler de mon rêve et de cette photo ? Et si elle prenait peur. Je ne voulais pas l’effrayer. Je préférais ne pas prendre de risque et gardais ça pour moi mais un jour, un jour je lui en parlerais.
- Alors. Comment va ta dinde ?
- Hein, laquelle ?
Mon sourire moqueur rencontra son regard noir mais l’union des deux donna un éclat de rire.
- Ça va, je la laisse reposer une heure et ensuite au four.
Je posais la volaille dans le plat et la mettais au frigo. Alexis nous rejoignit quelques minutes plus tard, elle passa à côté du sapin et remarqua les paquets.
- Oh, je vois que le père Noël a déjà passé.
- Hein, quoi ? M’étonnais-je. Et dire que je ne l’ai pas vu. Drôlement futé ce bonhomme.
Elles sourirent toutes les deux et me rejoignirent à la cuisine pour continuer la préparation de notre repas de fêtes. C’est au rythme de Happy et des Simple Plan que l’après-midi se déroula.
Vers dix-huit heures tout était prêt, l’apéro était au frais, le repas était sous contrôle. Les filles avaient dressées une magnifique table pour cinq personnes aux couleurs de Noël, rouge, blanc et une touche de vert. Mais un détail étonna ma belle brune.
- Alexis, pourquoi as-tu mis cinq couverts ? Nous ne sommes que quatre.
- Ben parce que chez nous il y a une tradition. Au réveillon on met toujours un couvert supplémentaire pour l’invité de Noël.
- C’est vrai chérie, on ne sait jamais qui peut venir à l’improviste, ou si quelqu’un est perdu. On l’a toujours fait mais jamais personne ne s’est présenté.
- Mais on continue cette tradition, on ne sait jamais. Souligna Alexis.
Elle ne croyait pas si bien dire. Kate sourit à cette explication et trouva l’idée généreuse même si nous n’avions jamais pu la mettre en pratique.
Alexis monta se préparer dans sa chambre et j’en fis de même profitant d’une bonne douche pour me détendre. Kate resta quelques instants de plus au salon mais fini quand même par me rejoindre sous le jet d’eau chaude. Je pris son gel à la cerise et son corps pu profiter de mes mains expertes en massages relaxant (oui oui, relaxant, rien de sexuel). Puis ce fût son tour de laisser ses mains glisser partout sur mon corps, s’attardant sur mes trapèzes légèrement noués par l’après-midi que j’avais passé à cuisiner.
Ma taille enveloppée dans une serviette, j’ouvris mon dressing pour trouver une tenue adéquate à cette soirée. Mon choix se porta sur un pantalon gris anthracite et une chemise rouge. Je pris mes affaires et retournais dans la chambre pour les enfiler. Kate sortit de la salle d’eau légèrement maquillée et coiffée d’un chignon d’où quelques mèches s’échappaient volontairement. Elle reluqua mon postérieur, drapé d’un boxer Armani, accompagné d’un clin d’œil sexy puis entra dans le dressing et tira la porte pendant qu’elle choisissait sa tenue. Je finissais de boutonner ma chemise lorsqu’elle sortit du dressing et là………..
- Wah……
Ma bouche s’ouvrit devant la beauté fatale qui s’offrait à mon regard, amoureux certes, mais néanmoins réaliste. Pour un écrivain ne pas être capable de sortir autre chose qu’une syllabe unique, et encore, bégayée tant bien que mal, était un comble.
- La vue te plait ?
- Oh que oui. Kate, tu es juste………….. Magnifique.
Malgré le maquillage je vis ses joues s’empourprer d’une légère teinte rouge qui lui conférait un air gêné mais ravi de me rendre fou. Rouge comme sa robe qui laissait une de ses épaule dénudée et le tissus léger, retenus par une petite ceinture, descendait jusqu’aux genoux, flottant au moindre de ses mouvement (celle vue dans le 2x14). Elle était à couper le souffle. Elle s’approcha sensuellement de moi et murmura près de mon oreille :
- Et toi tu es craquant quand tu perds tes mots.
Puis elle s’éloigna de sa démarche féline et quitta la chambre. Je repris mes esprit et la suivais au moment où la sonnette retentit. J’avisais l’heure, 18h45.
-Laisse chérie, j’y vais !
Je savais que c’était ma mère qui se tenait derrière la porte, j’allais donc l’accueillir aussi théâtralement que je pouvais. Elle rit en me voyant et m’embrassa chaleureusement. Alexis dévala les escaliers et se jeta dans ses bras. Elle avait passé hier au loft mais j’avais l’impression que cela faisait un mois qu’elles ne s’étaient vues. Alexis lâcha mère qui tendit les bras vers Kate pour l’étreindre à son tour. En refermant la porte je souris en voyant que le sapin avait encore gagné des décorations, d’autres paquets colorés avaient rejoint les miens déjà présent. Mes femmes s’étaient assises au salon, je revins vers elles une bouteille de champagne et quatre flûtes en mains.
- A propos Kate, as-tu eu des nouvelles de ton père ?
- Oui, il m’a envoyé un message tout à l’heure, il partait retrouver ses amis et nous souhaitait une belle soirée.
- Ah tant mieux, j’espère qu’il passera une soirée aussi bonne que la nôtre.
Je commençais à servir le champagne lorsque la sonnette de l’entrée retentit encore une fois. Les trois femmes me regardèrent étonnées, ne sachant pas qui pourrait venir nous déranger un soir comme celui-là.
- Kate peux-tu aller ouvrir s’il te plait, j’ai les mains occupées.
Elle se leva en même temps que ma fille à qui je fis les gros yeux pour qu’elle laisse Kate aller seule ouvrir la porte. Elle se rassit et un sourire illumina son visage. Ma fille était futée, elle avait compris qui se tenait derrière la porte.
Kate ouvrit la porte et la surprise qui l’attendait la laissa abasourdie devant notre invité. Une main devant sa bouche et ne trouva mot.
- Bonsoir ma chérie !
- Papa mais……….qu’est-ce que tu fais là ?
- Ben ton petit ami m’a gentiment invité à passer le réveillon avec vous.
Ils étaient toujours sur le seuil de la porte alors innocemment je la questionnais.
- Chérie qui est-ce ?
Elle se retourna et me lança un regard noir mais pas un de ses regards qui vous veut du mal, non, ce regard sévère mais qui dit tu m’as bien eu.
En s’écartant de la porte elle laissa enfin entrer son paternel. Il l’embrassa tendrement alors que nous nous levions tous pour l’accueillir. Il tendit un magnifique bouquet de fleur à ma mère qui fût émue du geste et le remercia d’un baiser sur la joue.
Une fois les salutations finies, tout ce petit monde s’installa au salon.
- Jim que puis-je vous proposer à boire ? Jus de fruit ? Eau ? Une bière ? J’accompagnais cette dernière proposition en voyant les grands yeux de Kate. Il le vit et acquiesça.
- Va pour une bière.
- Je me levais et ce qui ne m’étonna pas, Kate me suivit jusqu’à la cuisine.
Lorsque j’ouvris le frigo elle me plaqua contre celui-ci.
- Non mais à quoi tu joues, tu sais bien que c’est un…………
Elle s’interrompit en voyant la bouteille que je lui plantais devant le nez « bière sans alcool ». Elle soupira et baissa les yeux.
- Désolée, je pensais que t’avais oublié.
- Non, c’est moi qui m’excuse, je n’aurais pas dû te taquiner à ce propos.
Elle approcha ses lèvres et les joignit aux miennes pour un baiser sensuel et doux.
- Merci pour mon cadeau.
- Et tu n’as pas encore tout vu.
Devant son air ébahi je la laissais là alors que je servais à Jim sa bière.
Je souris en passant vers le sapin, il avait encore gagné des décorations supplémentaires.
Kate ayant retrouvé tout son allant se rassis à côté de moi. Nous trinquâmes tous ensemble. Je jetais sans cesse des coups d’œil au sapin essayant de voir les noms sur les paquets. Je suis très curieux de nature et attendre comme ça, si proche d’eux, ces cadeaux avaient l’air de me narguer.
- Papa arrête, tu ne les ouvriras pas avant de nous avoir nourris. S’amusa ma fille.
- Bon alors d’accord, tout le monde à table.
Tout le repas ne fût que rigolade, souvenirs, plaisanterie, concours de devinette pour savoir qui devinera en premier le contenu des cadeaux mais à ce jeu personne ne gagna, même pas moi et ce ne fût pas faute d’avoir essayé.
Kate me suivit à la cuisine et m’aida à servir les cafés. Une fois tout le monde servit, je me rassis en jetant un œil envieux sous le sapin et lorsque je tournais mon visage vers nos invités, tous éclatèrent de rire.
- Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
- Papa, tu es pire qu’un gamin.
- Ben quoi ? Vous n’êtes pas pressés d’ouvrir vos paquets ?
- Si. Et si on commençait tout de suite ? Proposa ma fille en se levant pour aller chercher les premiers paquets.
Elle distribua ses cadeaux à sa grand-mère, à Kate et enfin le mien puis elle regarda Jim l’air vraiment désolée.
- Oh non Alexis, ne soit pas désolée, de un personne ne savait que je venais à part Richard et de deux, pour moi être ici avec vous tous est le plus beaux cadeau que vous pouviez me faire.
Elle passa derrière lui, l’enlaça le cou et déposa un baiser sonore sur sa joue puis ajouta :
- Merci grand-pa !
Jim souris de toutes ses dents et je vis dans ses yeux une brillance d’émotion. Je contemplais ma muse dont le regard s’embruma aussi légèrement devant le petit nom que venait de donner Alexis à son père.
Revenons à nos cadeaux. Martha découvrit une belle paire de gants roses et turquoise, tout à fait ses couleurs. Kate eu un magnifique bracelet ou elle pourrait accrocher différents charms, deux y étaient d’ailleurs déjà accroché, elle me montra un 12 et une petite paire de menottes. Je me penchais vers son oreille.
- Elles sont belles mais dommage, trop petites !
Elle sourit et se mordit la lèvre inférieur, mon cœur rata un battement, elle ne se rendait pas compte l’effet que se simple geste avait sur moi. Enfin j’ouvrais le mien et lui fis un clin d’œil, la belle boite contenait un badge de police, un pistolet et……………… et oui, des menottes………………….en chocolat. Kate à son tour se pencha vers mon oreille.
- Celle-là sont assez grande mais j’aime quand ça glisse, pas quand ça colle.
Je déglutis difficilement me demandant si j’avais bien compris mais devant son regard aguicheur je compris que j’avais bien ouïs. Ma mère se leva à son tour et nous offrit à chacun une enveloppe. Puis fouilla dans son sac et en sortit encore une pour Jim. Il sourit et l’ouvrit en même temps que nous. Nous étions tous invités à la première de sa pièce de théâtre qui aurait lieu à Broadway.
- Wah, Broadway, mère tu nous avais caché ça.
- Je t’avais dit que marchais bien pour moi.
Kate proposa un deuxième service de cafés mais comme personne n’en voulut, elle se leva et nous distribua ses paquets, en passant elle embrassa son père qui semblait vraiment heureux d’être parmi nous. Mère eu son foulard assortit aux gants que sa petite-fille lui avait offerts. Alexis décacheta l’enveloppe argenté et resta bouche bée en découvrant le contenu. Elle se jeta dans les bras de Kate qui ne s’était encore pas assise, heureusement pour elle, elle aurait fini parterre.
- Alexis, peut-on savoir ?
- Kate m’a offert une année de formation au self défense dans un club avec un moniteur personnel.
Je n’en revenais pas, c’était une idée géniale et qui d’autre aurais pu l’avoir si ce n’est ma détective préférée.
- Oui et ce moniteur, c’était mon formateur à l’académie de police. Et je t’accompagnerais le plus souvent possible.
- Oh t’es super.
Elles s’enlacèrent une fois de plus et j’entendis Alexis murmurer un « Merci Maman, je t’aime » à son oreille. Kate resserra son étreint et en caressant ses cheveux lui répondit sur le même ton « moi aussi je t’aime Lex ». Elles regagnèrent leurs places, lorsqu’elle s’assit, je pris la main de Kate et la portais à mes lèvres pour y déposer un baiser que j’accompagnais d’un « merci » silencieux. Puis je me reconcentrais sur mon cadeau. Un beaux papier argenté parsemé d’étoiles fermé d’un ruban rouge et à l’intérieur une jolie boite noire. Je levais le couvercle précautionneusement et le rabattit aussitôt après avoir découvert ce qu’elle contenait. Non, elle n’avait pas osé. Je la regardais sourire, elle s’amusait de ma réaction. C’était trop beau, j’en rêvais mais je n’allais jamais oser l’ouvrir devant tout le monde, qu’allait penser son père ?
- Alors Richard, peux-tu montrer ton cadeau au reste de la classe ?
Kate pouffa de rire. Rira bien qui rira le dernier. J’ouvris la boite et exposa aux yeux de tous la belle paire de menottes en métal que venait de m’offrir ma belle. Je la vis rougir lorsque son regard croisa celui amusé de son père. Comme elle ne savait pas qu’il serait là elle n’avait pas pensé une seconde à la gêne qu’elle allait provoquer avec ce présent. Son père en rajouta une couche.
- Tu es belle quand tu rougis ma Katie.
Et rebelote ses joues s’embrasèrent à nouveau. Ma main sur sa nuque, je l’embrassai amoureusement en la remerciant pour ce cadeau coquin. Puis en m’éloignant je ne pus me retenir :
- J’ai hâte qu’on les essaye !
Elle me dévisagea bouche bée devant mon sérieux.
- Ben quoi ? C’est pour être utilisé non ????
Tout le monde éclata de rire devant la mine confuse de ma petite amie. Alors que j’allais me lever, Jim me devança et vint remettre à sa fille une petite boite carrée.
- Ça c’est pour vous deux.
Elle regarda son père la surprise se lisait dans ses yeux. Elle le déballa puis se rapprocha de moi pour que nous l’ouvrions ensemble. Cette boite renfermait une petite clé et sur le fond une photo. Je ne compris pas de quoi il s’agissait mais Kate apparemment avait deviné.
- Papa………tu………
Il nous regarda à tour de rôle et expliqua de quoi il était question.
- Je vous offre le chalet au bord du lac. Je n’y vais plus alors je pense que vous pourrez tous en profiter.
- Jim, vous êtes sûr….
- Oui Richard, je suis sûr que vous passerez du bon temps là-bas et un jour peut-être vous y emmènerez mes petits-enfants.
Il accompagna ses mots d’un clin d’œil à mon attention et d’un grand sourire pour sa fille qui se leva pour le remercier comme une fille qui adore son père. Alors qu’elle s’éloigne de lui, je me lève pour le remercier comme un « gendre » en lui tendant la main mais il me surprit en me prenant dans ses bras pour une accolade paternelle. Mais il ne put s’empêche de me glisser à l’oreille
- Rendez-là heureuse sinon…
Il laissa sa phrase en suspend et se rassit pendant alors que je restais planté au milieu du living. Alexis me sortit de ma torpeur.
- Papa, je crois que c’est à ton tour.
Évitant de croiser le regard de Jim, je pris les dernier cadeaux et fis la distribution. J’étais le seul à savoir que Jim serait là ce soir donc je lui tendis en premier son cadeau. Il fût étonné du geste mais le prit ravi de pouvoir le déballer et découvrit une belle boite de nécessaire de pêche.
- Oh Rick, c’est trop gentil.
- J’espère que vous faites encore de la pêche.
- Oui et d’ailleurs je pars toute la semaine prochaine avec des amis au bord d’un lac justement pour pêcher.
- Kate le fixa de son regard qui se voulait menaçant mais qui tourna au regard amusé.
- Tu pars avec les mêmes amis qui t’ont invité ce soir.
Puis elle sourit plus franchement et un fou rire général saisi l’assistance.
- Mère découvrit dans son enveloppe une réservation pour une semaine de relaxation et bien être dans un centre thermal.
- Heureusement que maintenant j’ai mon appartement sinon je croirais que tu veux te débarrasser de moi.
Je la fixais et ne résistais pas à l’envie de la taquiner encore et toujours.
- Quand j’ai fait la réservation tu habitais encore avec nous.
- Ha Ha Ha. Moi aussi je t’aime fils.
Alexis avait déjà ouvert son enveloppe et cherchait à comprendre de quoi il retournait. Je savais que ce ne serait pas évident à comprendre, elle me dévisagea en montrant les photos que j’avais joins à la lettre.
- C’est le bail d’un petit appartement à côté de l’université pour toi et Nathan. Je pense que vous serez moins à l’étroit là que chacun dans vos chambres. Il est dans un endroit très calme avec un petit parc pas loin.
- Mais papa, je t’ai toujours dit que je voulais me débrouiller toute seule.
- Je sais, c’est pour ça que j’ai fait mon petit calcul. Il vous reviendra moins cher que vos deux chambres réunies, sans compter que vous pourrez prendre vos repas chez vous et éviter la cantine.
- Pour moi c’est d’accord mais je dois en parler avec Nathan demain. Mais si ça se fait, on te payera un loyer.
- Pas de soucis, j’ai payé les trois premiers mois et après on fera comme tu veux.
Elle regarda les photos et les fit passer à Kate puis elles firent le tour de la table. Mère prit une photo et constata l’évidence.
- Mais il n’y a pas de meubles.
- Non, je ne connais pas trop les goûts des jeunes alors je n’ai pas osé le meubler.
- Tu sais avec les moyens qu’on a, on va prendre le minimum.
Elle me coupa au moment où j’allais dire quelque chose.
- Et non papa, on se débrouillera.
Kate qui n’avait rien dit depuis un moment prit la parole.
- Alexis tu sais, j’ai toujours mes meubles entreposés dans le garde-meuble, vu que Martha n’a rien gardé tout y est, alors si vous les voulez, autant qu’ils servent à quelque chose d’autre que de prendre la poussière là-bas.
- Oh Kate ce serait super. Et si mes souvenirs sont bons tu avais de magnifiques meubles. Je discute avec lui demain et je te redis comment. En tout cas merci, c’est vraiment un super cadeau.
- N’es-tu pas pressée d’ouvrir ton cadeau ? Demandais-je impatient de voir la réaction de ma muse.
- Non, je crois que je vais attendre demain pour l’ouvrir.
Mon sourire disparut vitesse grand V mais un clin d’œil me fit comprendre qu’elle me taquinait encore. Elle prit le temps de bien défaire le ruban sans le couper bien sûr et décolla les scotchs en prenant soin de ne pas déchirer le papier. Non mais elle veut ma mort ou quoi ? J’essayais d’accrocher son regard pour lui faire comprendre d’accélérer mais elle faisait exprès de l’éviter sachant que je n’étais pas du tout patient pour ce genre de chose. Quand enfin elle souleva le couvercle de la boite je vis son plus beau sourire naitre sur ses lèvres. Avant même de le sortir elle m’embrassa passionnément. Enfin elle le sortit en montra aux autres invités le premier tome de ma nouvelle saga Nikki Heat, « Vague de chaleur ». Personne ne savait qu’il était déjà en cours d’impression donc ce fût une surprise pour tout le monde.
- Wah papa tu ne nous avais pas dit que tu l’avais fini.
- Ben si je vous l’avais dit ça n’aurait plus été une surprise.
Kate l’ouvrit et ses yeux se posèrent sur la dédicace.
« À la merveilleuse Kate Beckett
et tous ses amis du 12ème district ».
- C’est le premier exemplaire, il a été imprimé rien que pour toi.
Elle se pencha sur mes lèvres et après un doux baiser, me susurra.
- Toi aussi tu es merveilleux mon amour.
Elle se leva, alla vers mon bureau et en revint à peine quelques secondes plus tard, elle me tendit le livre et un stylo.
- Pourrais-je avoir un autographe Monsieur Castle ?
- Oh mais avec plaisir, et à quel nom ?
- Ce livre est pour Kate.
Je signais en laissant un petit mot,
Pour Kate, avec tout mon amour.
ALWAYS
Richard Castle.
Promesse de notre vie future. Elle lut mon mot et je vis l’émotion au fond de ses yeux. Les yeux sont le reflet de l’âme, dit-on, alors ce que je voyais dans ses yeux en ce moment me remplissait de bonheur et à présent j’en étais certain, nous deux c’était pour la vie.
Autour de la table, tout le monde contemplait ses cadeaux, les commentait, moi j’échafaudais déjà des plans en imaginant comment utiliser mes menottes lorsque Kate fit remarquer qu’il y avait encore un petit paquet sur une branche du sapin. Elle se leva et lu la petite carte, sans rien dire elle le tendit à ma fille qui se souvint que Nathan l’avait posé avant de partir. Elle s’empressa de l’ouvrir et resta sans voix, sa main devant la bouche cachant son émotion. Elle finit par sortir de l’écrin une belle chaine en or ou pendait un cœur aussi en or, les lettre A et N y étaient lithographiées de façon à ce quelle soient emmêlées. Elle nous le montra toute émue et ensuite le passa autour de son cou. Ce jeune homme avait un gout certain en matière de bijou, la preuve, il était tombé amoureux de ma fille.
- Ma puce, que dirais tu de faire une photo et de la lui envoyer. Proposais-je.
Elle se leva tout sourire et me tendit son IPhone et s’assit devant le sapin, l’image fût envoyée aussitôt.
Je proposais d’immortaliser ce moment et allais chercher mon appareil photo, je le posais sur le bar et enclenchais le minuteur. Jim et mère s’étaient rapprochés, Alexis enlaçait Kate par derrière, sa tête posée sur son épaule et moi je m’accroupis à côté d’elle mon bras sur ses jambes. Ouistiti….. L’appareil flash trois fois gravant l’image qui pour moi représentais le bonheur.
Les discussions avaient repris leurs droit, je m’éloignais discrètement, pris mon appareil photo et immortalisais chacun des invités. Une famille, j’avais trouvé la stabilité, l’équilibre dont j’avais besoin pour me sentir pleinement comblé. Kate se rapprocha de moi et me sortit de ma contemplation. Elle passa son bras autour de ma taille, j’en fis de même autour de ses épaules. Elle tourna son visage vers moi et je ne pus résister plus longtemps, nos lèvres se souhaitèrent un joyeux Noël à leurs façon.
- Je t’aime !
Nous avions prononcés ces trois petits mots à l’unisson, comme souvent, notre connexion nous fit sourire. Sûr de moi je m’approchais de son oreille…………….
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voilà................reste plus que l'épilogue.............Si vous le voulez????
hello,
voilà la fin de ma première fic. j'espère que vous avez pris du plaisir à la lire, comme moi à l'écire.
merci beaucoup pour vos commentaires et à bientôt................peut-être........
bonne lecture.
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EPILOGUE
27 septembre 2011
Cela faisait plus de neuf moi que Rick avait discrètement posé cette question à sa petite amie Katherine Beckett.
Seul dans sa chambre d’hôtel il se remémora ce moment où il l’avait vue pour la première fois, sur le bord de cette route.
Il y a des gens avec qui l’on passe une grande partie de sa vie, comme Meredith, et qui ne vous apportent rien. Qui ne vous éclairent pas, ne vous nourrissent pas, ne vous donnent pas d’élan. Encore heureux quand ils ne vous détruisent pas à petit feu en se suspendant à vos basques, comme Gina, et en vous suçant le sang, et le compte en banque comme G…. . Et puis…
Il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure pour vous dépanner et changent le cours de votre vie. Vous n’attendiez rien d’eux, vous les connaissiez à peine, vous vous êtes rendus léger au rendez-vous et pourtant quand vous les quittez, ces gens étonnants, vous découvrez qu’ils ont ouvert une porte en vous, déclenché une sonnette d’alarme, initié ce merveilleux mouvement qu’est le désir, mouvement qui va vous emporter bien au-delà de vous-même et vous étonner, vous faire grandir. Vous ne serez plus jamais vermicelle, vous danserez sur le trottoir en faisant des étincelles et vos bras toucheront le ciel pour toucher du doigt le bonheur.
Et ce bonheur, je l’avais trouvé auprès de Kate, elle faisait partie de ces gens qui aident sans rien espérer en retour et elle me l’avait prouvé à de maintes reprises.
Boutonnant sa chemise blanche devant le miroir, il fût rattrapé par le souvenir du moment où leur vie avait pris un autre tournant.
Flash-back NOËL 2010
Ils venaient de prendre des photos pour garder une trace de leur premier Noël. Le couple d’amoureux était au coin du salon regardant leur famille discuter de leurs cadeaux et de leur utilité. Rick resserra son emprise sur les épaules de sa belle et lui murmura à l’oreille.
- Kate ?
Elle tourna son visage souriant vers lui.
- Hmmm ?
Il se rapprocha plus près comme si ce qu’il avait à lui dire était secret défense.
- Kate, voudrais faire de moi l’homme le plus heureux du monde en acceptant de devenir ma femme ?
Le souffle chaud sur sa nuque l’avait émoustillée mais le reste de sa requête la laissa souriante, sans voix mais seulement pour une courte durée. Son cœur fit un excès de vitesse à faire rougir un pilote de formule 1. Toute une foule de sentiments s’empara de son corps, tous les bons souvenirs refirent surface lui facilitant la tâche quant au choix de sa réponse. Elle saisit son visage en coupe entre ses mains, l’embrassa langoureusement, puis lentement ses lèvres glissèrent vers son oreille ou à son tour elle lui murmura un « oui » empreint d’émotion. Ils s’embrassèrent amoureusement laissant leurs langues s’apprécier l’une et l’autre mais ils furent interrompu par une jeune rouquine et son sens de la répartie bien aiguisé.
- Dites donc vous deux. Y a des chambres pour ce genre de chose.
Encore enveloppé dans leur cocon de bonheur, les amoureux ne réagirent pas à cette remarque. Ils ralentirent leur baiser pour finir par enfin se séparer. L’étonnant silence qui régnait autour d’eux leur fit tourner la tête en parfaite synchronisation et ils tombèrent sur trois paires d’yeux qui les fixaient.
- Vous savez qu’il y a des chambres pour ça ? répéta Alexis.
- Oui on sait, mais si on était dans notre chambre, comme tu dis, on ne pourrait pas partager la bonne nouvelle avec vous. Mais si vous y tenez on peut changer de pièce ? Rétorqua la désormais fiancée de Richard Rodgers.
Très curieuse, comme son père, Alexis s’empressa de refuser.
- Non non, restez, on veut savoir de quoi vous parlez.
Tous les trois regardèrent mystérieusement le couple, cherchant à comprendre. Soudain le visage d’Alexis s’illumina, elle regarda son père et le même sourire apparût avec un clin d’œil en prime. Kate regarda son fiancé cherchant dans son regard l’autorisation de leur annoncer elle-même la nouvelle. Elle souffla cherchant à calmer les battements de son cœur puis se lança.
- Richard viens de me demander de devenir sa femme, et j’ai accepté.
Alexis ayant un léger avantage, vu la discussion qu’elle avait eu avec son père, fût la plus rapide et elle se jeta dans les bras des fiancés tandis que les deux ainés assimilaient la dernière information. Ils l’accueillirent à bras ouvert pour une étreinte pleine d’émotion. Puis ce fût au tour de Martha de féliciter les fiancés.
- Toutes mes félicitations à vous deux. Richard, je sais que tu as trouvé la bonne. Et je suis heureuse que ce soit Kate.
Elle éteignit sa future belle fille.
Rick eu droit à la même accolade que tout à l’heure de la part de Jim, il s’attendait à recevoir encore une menace déguisée mais ce ne fût pas le cas.
- Richard je sais que vous rendrez ma Katie heureuse, prenez soin d’elle. Katie, tu as trouvé la perle rare, je vois dans tes yeux la même étincelle qui brillait dans ceux de ma Johanna lorsque j’ai demandé sa main, alors je sais que tu es heureuse.
Jim serra sa file dans ses bras, ses yeux s’humidifièrent mais il ne laissa rien paraitre.
Puis Alexis fit cette remarque très…………pertinente.
- Et la bague ?
Kate se retourna vers Rick qui gêné, ne savait plus où se mettre.
- Je suis désolé chérie mais cette demande était spontané, ça m’est sorti comme ça. C’est juste ce que j’avais envie, là, à cet instant alors je n’ai pas encore de bague.
Il baissa les yeux malheureux de ne pas pouvoir lui passer cette bague au doigt. Kate lui releva le visage et lui fit sont plus beau sourire redonnant au visage de Rick son air jovial.
- Ce n’est pas le plus important mon cœur.
- C’est vrai, le plus important c’est que t’ai dit oui. Alors nous irons ensemble choisir ta bague.
La bonne humeur retrouvée, la soirée se prolongea jusque tard dans la nuit, ils évoquèrent leur mariage parfait ce qui créa quelques divergences d’opinions. Tout le monde n’avait pas la même vision du le mariage parfait.
Quelques jours plus tard les deux amoureux sortaient d’une bijouterie, la jeune femme contemplait sa bague de fiançailles. Un anneau en argent surmonté d’une petite pierre émeraude, assortie aux yeux de sa propriétaire.
- Merci Rick, elle est vraiment magnifique, simple, pas trop tape à l’œil.
- Elle te ressemble, belle, discrète, brillante.
Elle l’embrassa tendrement puis ils partirent en direction du poste annoncer la nouvelle à leurs amis. Ils furent félicités joyeusement par tout le poste, Lanie versa même une petite larme en voyant sa meilleure amie aussi heureuse et épanouie.
Il leur avait fallu peu de temps pour trouver la date, et pour le lieu, Rick avait toujours la photo et son rêve en tête donc un jour de printemps, il s’éclipsa quelques heures et alla faire une reconnaissance. Ils en avaient parlés mais Kate avait décidée de se laisser surprendre par la destination, connaissant son homme ça ne pouvait être que magnifique.
Fin du flash-back
Le futur marié finissait de s’habiller, un sourire béat sur les lèvres. Il pensait à sa fiancée, dans moins d’une heure elle sera sa femme, pour toujours.
Non loin de là, dans une autre chambre, une belle jeune femme se préparait pour le plus beau jour de sa vie. Elle avait accepté d’épouser Richard Alexandre Rodgers. Kate l’avait connu sous le nom de Richard Castle de par ses romans mais avait appris à connaitre l’homme de l’ombre, celui qu’il s’efforçait de cacher en publique et elle était vite tombée sous le charme de l’homme. Depuis sa rencontre elle vivait sur un petit nuage, ils avaient eu des hauts et des bas qu’ils avaient su affronter ensemble et c’est ensemble qu’ils allaient construire leur avenir et pourquoi pas une famille.
Lorsqu’elle avait discuté avec son père du mariage, il lui avait demandé si elle voudrait mettre la robe de mariée de sa mère. Kate en resta bouche bée, elle ne savait pas que son père était encore en possession de la robe, alors lorsqu’il ouvrit la malle et en sortit cette splendeur, l’émotion s’empara d’elle et une larme roula sur sa joue. Elle constata par bonheur qu’il n’y avait aucune retouche à faire que c’était comme si cette robe avait été faite sur mesure pour elle. Ils s’empressèrent de la remballer et Kate la ramena chez Lanie qui la garderait en attendant le mariage pour n’y ai pas de risque que son fiancé ne tombe dessus pas mégarde…..
C’est comme ça que plusieurs mois plus tard elle se retrouvait là, dans ses sous-vêtements blancs à dentelles, à contempler et imaginer sa mère dans cette même robe. Un soupir triste s’échappa de sa poitrine.
- Tu me manque maman. J’aurais tellement aimé que tu rencontres Rick, mon futur mari. Je suis sûr que vous vous seriez bien entendu tous les deux, entre ses plaisanteries et ton sens de la répartie vous auriez fait des étincelles. Je sais que de là-haut tu veilles sur papa et moi, et j’espère que tu es fière de ce que tu vois.
C’est avec un léger sourire sur les lèvres qu’elle enfile précautionneusement sa robe, ajustant les dentelles sur ses épaules et lissant le soyeux du tissu. Ses cheveux ondulés sont retenus par une belle pince blanche qui laisse s’échapper quelques mèches folles qui retombent sur ses épaules.
La porte s’ouvre et la nouvelle arrivante reste interdite devant la future mariée.
- Wah Kate, tu es magnifique. Arrive enfin à articuler Lanie.
- Merci Lanie. Ma demoiselle d’honneur aussi est ravissante.
- Et si tu voyais les hommes, ils sont trop sexy dans leurs costumes.
Lanie s’approcha de Kate lui prenant ses mains entre les siennes. Elles en avaient parcouru du chemin ensemble depuis qu’elles s’étaient connues en entrant au 12ème. Elles étaient devenues les meilleures amies du monde, partageaient tout, les joies comme les peines, elles avaient toujours pu compter l’une sur l’autre dans toutes les occasions.
- Alors mademoiselle Beckett, prête à changer d’état civil ? De passer de célibataire à mariée ?
- Oh oui, je suis impatiente.
- Alors viens, c’est l’heure.
- Tu vas encore me bander les yeux ?
Ce matin lorsque la limousine était venue la chercher au loft, le chauffeur avait reçu l’ordre de lui mettre un masque noir sur les yeux quand ils seraient sortis de la ville, il s’en excusa mais Kate se laissa faire. Il l’avait ensuite aidée à rejoindre sa chambre ou elle avait pu découvrir sa pièce mais bien sur les fenêtres étaient floutées et elle pouvait juste deviner la lumière de jour.
- Non, ton père t’attend sur le porche et c’est lui qui va t’emmener.
Elles descendirent ensemble les marches et Kate découvrit pour la première fois l’hôtel. Un hôtel très simple, tout en bois, des photos anciennes accrochées aux murs, une atmosphère calme donnait un peu de sérénité à ces lieux. Elle s’avança vers son père et l’embrassa sur la joue. L’émotion se lisait dans ses yeux. Elle réalisa que la robe de sa mère devait certainement y être pour beaucoup.
- Bonjour papa.
- Bonjour Katie. Tu es magnifique.
- Merci pour la robe. Je n’aurais pas pu rêver mieux.
- Je suis sûr que ma Johanna aurait voulu que tu la portes, et que de là-haut elle est très fière de toi.
Une étreinte finalisa ce moment tendre entre un père et sa fille.
- Maintenant suis moi, je crois qu’il y a du monde qui nous attend.
Elle prit le bras de son père et ils avancèrent sur un chemin de terre. Ils s’enfonçaient dans une belle forêt ou de gigantesques arbres donnaient l’impression d’être les protecteurs des lieux. Puis la lumière du soleil fût plus intense et elle écarquilla les yeux en découvrant l’endroit où tous allait se dérouler. Les couleurs de ce mois de septembre reflétaient le bonheur qu’ils allaient partager avec leurs amis proche de s’unir par le mariage et la clarté du ciel sans nuage représentant la pureté de leurs sentiments.
Sur la rive d’un petit lac bordé de roseaux, une cabane en bois et leurs amis du 12ème , Roy et sa femme, Jenny et Ryan, Torry, Espo et Lanie, Martha et Alexis. Ils ne les avaient pas encore vu et étaient réunis en demi-cercle autour de Rick, de dos, qui discutait avec son ami le maire. Bob leva les yeux vers la fiancée de son ami qui approchait gentiment et stoppa ses paroles. Tous les invités se tournèrent à l’unisson suivant le regard du maire. Des « Wah », des « Oh » se firent entendre et les joues de Kate se teintèrent de rouge, elle n’avait pas trop l’habitude d’être le centre des attentions mais elle oublia complètement tous les yeux braqués sur elle en plongeant dans ceux, admirateurs, de son homme. Ses yeux brillaient d’un éclat sans pareil et elle s’y perdit un instant qu’elle aurait voulu interminable tant elle se sentait bien. En lui prenant la main, son père la sortit de sa contemplation. Il lui déposa un baiser sur la joue et fit passer la main de Kate dans celle de Rick qui la pris et la serra tendrement. Qu’il était séduisant dans son costume noir. Il n’avait pas opté pour le smoking traditionnel, juste un beau costume noir, une chemise blanche, dont il avait négligemment laissé ouvert les deux derniers boutons lui conférant un air plus décontracté, une fleur blanche égayait son veston. Au contact de la chaleur de sa main elle redescendit sur terre et lui sourit resserrant leurs doigts et les emmêlant amoureusement.
Rick était en pâmoison devant cette beauté qui s’était approchée lentement de lui. Diantre qu’elle était belle dans cette robe, la dentelle de son haut moulait à la perfection le galbe de son corps parfait et le tissu léger recouvrant ses jambes flottait au vent tel les ailes d’un ange dans le ciel.
- Kate tu es magnifique !
- Merci. Tu es pas mal non plus Rick.
Elle se tourna vers Lanie lui tendant son bouquet et la cérémonie pu commencer. Bob salua tous les invités, les mariés voulant une simple cérémonie, il ne tira pas en longueur son spitch. Puis vint le moment des vœux. Kate prit la bague que lui tendit Lanie et la passa au doigt de son fiancé se noyant dans l’azur profond de ses yeux. C’est la voix empreinte d’émotion qu’elle se lança tel un funambule sans filet.
- Rick, depuis que tu m’as fait le coup de la panne ce fameux jour de juin, ma vie est devenue extraordinaire, tu es là pour me soutenir quand je suis vulnérable, tu es mon rock, mon ami, mon partenaire………….. Tu as mis du piment et de la couleur dans mon quotidien, de l’amour dans mon cœur et je veux vivre ce bonheur avec toi, mon mari, tous les jours que Dieu fait. Je t’aime Richard Castle, et je te promets que je t’aimerais toujours.
L’assemblée rit doucement mais on sentait que la déclaration de Kate en avait ému plus d’un. Elle n’était pas très expansive sur ses sentiments mais là elle avait ouvert son cœur en public, certes c’était leurs amis, mais elle avait passé outre sa timidité et ses vœux étaient très romantiques.
Rick le sourire aux lèvres et une larme au coin de l’œil, se tourna vers son témoin, Alexis lui tendit la bague qu’il contempla un moment dans le creux de sa main. Il la passa enfin au doigt fin de sa fiancée. Lui l’homme de lettre ne devrait pas avoir de difficulté avec les mots mais un monde de sentiments séparait la réalité de la fiction. Il soupira un grand coup et plongea à son tour dans l’émeraude étincelante de bonheur.
- Kate si j’avais imaginé un seul instant que ce coup de la panne allait changer ma vie à ce point, je l’aurais fait plus tôt. Mais comme tu me l’as rappelé un jour, j’aurais pu tomber sur un camionneur redondant, barbu sentant la bière éventée.
L’assemble éclata de rire, Bob tenta de se retenir mais ce fut peine perdue, il rejoignit les autres, riant de bon cœur, même Kate ne put s’empêcher de sourire à l’évocation de ce souvenir. Rick lui était resté impassible et reprit la parole.
- Arrêtez de rire, vous imaginez si c’était vraiment arrivé vous seriez en train de célébrer un mariage Gay.
Et là au lieu de se calmer, l’assistance repartit pour un tour de rire mais cette fois Rick les suivit tentant de se détendre, une fois les esprits calmés, le sérieux reprit son droit.
- Kate, tu as su faire ressortir le meilleur de moi-même, me redonner confiance en l’amour. Tu es la joie dans mon cœur et je n’imagine pas vivre ma vie loin de toi. Je veux faire la route à tes côtés, découvrir ensemble les mystères de l’amour, fonder une famille. Je promets de t’aimer Katherine Beckett tout le temps de notre vie, et même au-delà.
Deux visages souriants, quatre mains enlacées, deux regards luminescents, un couple, leur bonheur se lisait sur chaque parcelle de leur corps tant l’amour qu’ils se portaient l’un et l’autre était inconditionnel. Le maire rompit se moment solennel pour autoriser le marié à embrasser sa femme. Rick ne se fit pas prier et prit le visage de sa femme entre ses mains, il déposa un baiser léger comme une aile de papillon sur les lèvres mais Kate, passant ses bras derrière sa nuque, accentua le contact. Leurs langues se rencontrèrent pour la première fois en tant que Mr et Mme Castle, elles se saluèrent sagement puis se quittèrent pour un temps.
- Chers amis, Monsieur et Madame Richard Castle. Annonça cérémoniellement Bob.
Tous leurs amis applaudirent les jeunes mariés et se pressèrent pour les féliciter. Lanie lâcha quelques larmes en prenant sa meilleure amie dans ses bras. Matha fût la première à féliciter son fils suivie d’Alexis puis le reste de l’assemblée.
Au milieu d’une clairière, un plancher avait été monté, éclairé par des guirlandes d’ampoules colorées. Une grande table carrée ou tout le monde pouvait voir tout le monde trônait près d’un buffet convivial qui allait sustenter cette belle et grande famille. Une musique douce émanait des haut-parleurs placés de chaque côté de l’estrade.
Rick se leva, brancha son IPhone aux haut-parleurs et les notes qu’il projeta firent sourire Mme Castle. Rick se tourna vers elle et d’un regard elle comprit que c’était leur moment, un moment rien que pour eux, elle le rejoignit sur la piste et dans les bras de son mari se laissa bercer par cette douce mélodie qui leur ressemblait tellement.
Plus tard, un couple main dans la main s’éloignait du tumulte de la fête et s’assit près du lac, sur un tronc d’arbre couché. Le bras droit de Rick sur les épaules de Kate et leurs mains gauches unies sur le genou de son mari, ils contemplaient leurs alliances, symbole de l’infini, et de l’amour.
- Comment tu te sens ?
- Je suis si heureuse.
- Moi aussi !
- Comment as-tu déniché cet endroit ?
- Tu te rappelles du rêve que j’ai fait le matin de ma demande en mariage ?
- Vaguement, tu m’avais dit un rêve étrange.
- Oui, ben c’est ce lieu que j’avais vu dans mon rêve mais je ne savais pas ce qu’il représentait. Plus tard quand tu es rentrée avec Alexis, j’ai vu son magazine et à la une il y avait la photo de cet endroit avec comme titre. « L’endroit idyllique pour y concrétiser vos rêves les plus fous ». Au début je ne comprenais pas mais au fur et à mesure que la journée se passait, que je te voyais évoluer autour de moi, d’Alexis, l’idée du mariage s’est immiscée dans mon esprit et ne l’a plus quittée. Et c’est aussi pour ça que je n’avais pas de bague à t’offrir…
Elle approcha son visage du sien et le baiser se fit tendre, emplit d’émotion.
- Alors ce n’était pas un rêve étrange, c’était un très beau rêve. Et tu sais, à propos de ton autre souhait.
Il la regarda interrogatif…
- Moi aussi je veux fonder une famille.
Si l’on avait pu mesurer en watt le sourire de Rick, on aurait pu illuminer tout une ville. Enivrée de cette image de son mari heureux elle sourit en précisant :
- Et si on s’y mettait dès ce soir, quand nous seront seuls bien-sûr.
Ils s’embrassèrent passionnément, promesse que leur avenir serait parsemé de bonheur.
FIN