HypnoFanfics

Interdit aux moins de 16 ans

Promenons-nous dans les bois

Série : Castle
Création : 17.02.2016 à 21h26
Auteur : jogeo1 
Statut : Terminée

« Pour résumer, quand des vacances paradisiaques tournent au cauchemard. Se situe au début de la saison 8. Locksat n'existe pas. C'est ma première fic, j'espère qu'elle vous plaira.  » jogeo1 

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CHAPITRE 1

 

On était le 18 Septembre, l'été touchait à sa fin, bientôt l'automne pointerait le bout de son nez. En cette fin d'après midi, Kate était dans son bureau, elle terminait de remplir l'énorme tas de paperasse qui allait avec sa nouvelle fonction de capitaine, le revers de la médaille en quelque sorte.

De toute manière elle n'était pas pressée de rentrer chez elle et de se retrouver seule comme tous les soirs depuis presque un mois maintenant. Rick était parti pour sa tournée promotionnelle annuelle comme tous les ans à la même époque. Bien sûr ils s'appelaient au moins deux fois par jour mais il lui manquait énormément de plus elle ne pouvait s'empêcher de s'angoisser pour lui. Son absence lui rappelait trop l'année passée lorsqu'il avait disparu pendant près de deux mois. Bien sûr les circonstances actuelles étaient bien différentes elle savait où il se trouvait et le savait en parfaite santé mais c'était plus fort qu'elle. Peut être qu'un jour cette angoisse la quitterait mais elle en doutait, elle savait pertinemment que si par malheur il devait lui arriver quelque chose jamais elle ne s'en remettrait.

C'est donc pensive qu'elle prit la photo de son mariage qui trônait sur son bureau pour la contempler quand un coup frappé à la porte la fit sursauter.

  • Eh Lanie tu m'as fait peur !

  • Oui je vois ça. Tu avais l'air ailleurs, perdue dans tes pensées. Laisse moi deviner tu étais avec ton bel écrivain ? Il est où d'ailleurs en ce moment ?

  • Los Angeles.

  • Ouah avec toutes ces naïades en bikini qui lui réclament des autographes sur leur poitrine il ne doit pas s'ennuyer.

  • Eh !!! il ne le fait plus ça.

Lanie ne put s'empêcher de rire devant la mine déconfite de son amie.

  • Ne fais pas cette tête là chérie, je plaisantais. Castle n'a dieu que pour toi depuis qu'il te connaît.

  • Je sais. Mais maintenant tu m'as mis des images horribles dans la tête.

En prenant son téléphone.

  • Il faut que je l'appelle.

  • Non ! (en lui prenant le téléphone des mains) Maintenant il faut que tu te détendes. C'est un grand garçon il arrivera à se défendre tout seul contre ces mangeuses d'homme.

  • OK. Changeons de sujet. Que me vaut l'honneur de ta visite ?

  • On est vendredi soir et je suis venue te chercher pour une virée entre fille. On pourrait se faire un ciné puis aller prendre un verre quelque part ?

  • Je ne sais pas. Je suis fatiguée je crois que je vais rentrer me faire couler un bon bain.

  • Aller ! C'est ton dernier week end de célibataire, profite en un peu. Je te promets qu'on ne rentrera pas tard et je te laisse même choisir le film.

  • OK mais à une seule condition.

  • Je t'écoute.

  • Tu me laisses appeler Rick avant et ensuite je suis toute à toi pour la soirée promis.

Lanie lui rendit son téléphone en soupirant.

  • Tu es incurable.

  • Non. (en souriant) Je suis amoureuse.

  • Pour moi c'est la même chose. Aller Juliette je te laisse 10 min avec ton Roméo ensuite je viens te chercher par la peau des fesses. Je t'attends dehors.

     

Lani sortit du bureau et alla attendre Kate devant les portes de l’ascenseur. Elle aimait taquiner son amie sur sa relation avec Castle, mais surtout elle les enviait tous les deux. Jamais elle n'avait vu deux personnes s'aimer autant et elle espérait secrètement qu'un jour elle ressente la même chose pour quelqu'un. Bien sûr il y avait eu Ravi et elle l'avait vraiment aimé mais ils avaient fait le tour de leur relation et s'étaient aperçus qu'ils n'étaient pas vraiment fait l'un pour l'autre. Tant pis elle continuerait de chercher, son Roméo à elle devait bien se trouver quelque part.

C'est sur cette dernière pensée qu'elle vit Kate s'approcher d'elle.

  • Déjà ben dis donc c'était du rapide.

  • Non je suis tombée sur son répondeur.

Elle avait prononcé ces mots d'un air déçu.

  • Dis tu es sûr que tu plaisantais pour les naïades ?

  • Incurable je vous dis.

Lanie prit Kate par les épaules et toutes les 2 s'engouffrèrent dans l’ascenseur en éclatant de rire.

Elles riaient encore lorsqu'elles quittèrent l'immeuble du 12 ème si bien qu'elles ne remarquèrent pas l'homme qui les épiait de l'autre côté de la rue.

 


jogeo1  (17.02.2016 à 21:29)

CHAPITRE 2

 

En cette fin d'après midi, les rues de New York étaient en effervescences, la population se préparait pour le week end. Les bureaux se vidaient petit à petit, un homme insultait un chauffeur de taxi qui avait faillit le percuter avec sa voiture, un autre réprimandait sa petite amie car elle était en retard à leur rendez vous. Un femme qui ne regardait pas où elle allait car trop absorbée par son téléphone portable faillit percuter un homme qui attendait sur le trottoir. Elle s'arrêta juste à temps et allait

s'excuser lorsqu'elle croisa le regard du type en question. Elle ne sut pas dire pourquoi mais il lui ficha une telle trouille qu'elle fit demi tour sans demander son reste.

Il la regarda s'éloigner avec un sourire de satisfaction, il aimait lire la peur qu'il inspirait sur le visage de ses proies, mais il fallait qu'il se calme qu'il retrouve son sang froid car aujourd'hui il n'était pas là pour chasser. C'est une autre motivation qui l'avait amené dans cette rue, à cet endroit précis : la vengeance.

Cela faisait maintenant une semaine qu'il la suivait nuit et jour où qu'elle aille sans qu'elle n'en ai la moindre idée. Il savait être discret, se fondre dans la masse. Il aimait l'observer, elle était toujours aussi belle malgré les années qui avaient passées. Durant sa détention il n'avait cessé de pensé à elle, à ce qu'il lui ferait si il sortait un jour de prison. Oh oui ! Ils regretteraient amèrement ce qu'ils lui avait fait subir, elle et son écrivaillon de malheur. Ils avaient peut être gagné la première manche mais il était bien décidé à gagner la guerre.

Alors qu'il était planté là depuis des heures, il vit enfin l'objet de son obsession apparaître devant lui de l'autre côté de la rue. Elle était accompagnée d'une métisse plutôt jolie et elles riaient de bon cœur. La voir si heureuse, si épanouie lui donna presque la nausée. Elle était devenue capitaine et s'était mariée, avec l'écrivain bien sûr, alors que lui croupissait dans sa cellule.

Il la regarda s'éloigner en se disant que bientôt, bientôt il aurait sa revanche.

  • Bientôt Kate, bientôt.


jogeo1  (18.02.2016 à 18:46)

CHAPITRE 3

 

Los Angeles 3h du matin.

 

Cela faisait maintenant 1 mois qu'il parcourait le pays à la rencontre de ses fans et signait des autographes à longueur de journée. Il avait toujours aimé cette partie de son travail, voir tous ces gens en admiration devant lui affirmant qu'il était leur auteur préféré. Oui il avait toujours aimé ça mais il devait se l'avouer depuis un peu cela ne l'amusait plus autant. Passer des semaines loin de chez lui lui pesait, sa famille lui manquait, Kate lui manquait.

Il était tard ce soir là quand il regagna sa suite à l'hôtel. Alors que lui ne rêvait que d'une soirée tranquille dans sa chambre, Gina, qui l'accompagnait à chaque tournée afin de veiller sur son investissement comme elle aimait à le rappeler, avait insisté pour qu'il fasse une apparition dans une soirée branchée à Hollywood. Il avait tout d'abord refusé puis avait fini par céder. Cette soirée c'était éternisée et il avait enfin réussi à s'éclipser aux environ de 2h30.

Il était désormais allongé sur son lit et malgré la fatigue peinait à trouver le sommeil. Cet après midi il avait loupé l'appel de Kate et il était désormais trop tard pour la rappeler, car même avec le décalage horaire il était quand même minuit à New York et il ne voulait pas la réveiller même si il mourait d'envie d'entendre sa voix. Une semaine se dit il, plus qu'une semaine à tenir et je serais dans ses bras.

Ce sont 3 petits coup frappés à la porte qui le firent sortir de ses pensées.

Il regarda son radio réveille.

  • 3h vraiment !!

Il se leva pour aller ouvrir en se demandant bien qui pouvait lui rendre visite à une heure pareille. Il se mit à espérer que ce soit Kate, qui n'en pouvant plus de son absence avait décidé de lui faire une surprise. Quelle ne fut pas la sienne de surprise en découvrant Gina à la porte. Elle ne portait qu' un léger déshabillé sexy et avait une bouteille de champagne à la main.

  • Hé beau gosse, un peu de compagnie ça te tente ?

  • Gina ! Qu'est ce...

  • Rick tu me laisse entrer je me gel

  • C'est ce qui arrive quand on se promène à moitié nue.

Elle ne releva pas et le poussa à l'intérieur de la chambre.

  • Gina qu'est ce que tu fais ?

En guise de réponse elle se jeta sur lui et l'embrassa fougueusement. Tout d'abord surpris il ne mis pas de temps à reprendre ses esprits et à la repousser.

  • Gina je ne peux pas faire ça ! Je suis marié je te rappel !

  • Oui merci ça je sais.

  • Alors qu'est ce qui te prends ?

  • J'étais seule dans ma chambre et je n'arrivais pas à dormir alors je me suis dis que si tu ne dormais pas non plu on pourrait peut être prendre un peu de bon temps tous les deux. Comme autrefois, tu te souviens, on a eu de bon moments.

Elle l'embrassa de nouveau et il la repoussa de nouveau.

  • Arrête ça tout de suite !

  • Allez c'est juste pour cette fois, juste pour le sexe, elle ne le saura jamais.

  • Mais moi je le saurai, et je ne lui ferait jamais ça.

  • T'était bien plus marrant avant, tu te ramolli avec l'âge.

  • Tu devrait sortir maintenant.

Il se dirigea vers la porte et l'ouvrit.

  • D'accord comme tu veux mais tu ne sais pas ce que tu rates !

  • Peut être mais je sais ce que je perdrait si il se passait quelque chose entre nous cette nuit.

En bonne perdante elle sortit de la chambre puis se retourna au moment où il allait fermer la porte. Elle se pencha vers lui et l'embrassa mais cette fois ci sur la joue.

  • Tu deviens sentimental fais gaffe.

  • Bonne nuit Gina.

Et il lui ferma la porte au nez.

Il n'en revenait pas de ce qui venait de se passer. Comment Gina avait elle pu imaginer une seule seconde qu'il puisse tromper Kate.

S'en était trop il en avait marre, sa décision était prise, demain il préviendrait Gina qu'il rentrait chez lui retrouver sa famille. Il prendrait le premier vol pour New York et avec un peu de chance il serait à la maison pour le dîner.

C'est l'esprit serein qu'il retourna se coucher et s'endormit.

 


jogeo1  (19.02.2016 à 19:07)

CHAPITRE 4 :

 

On était samedi soir, Kate était seule au loft, Alexis était partie pour le week end avec des amis et Martha avait enfin trouvé un petit appartement où elle se sentait bien.

Malgré ses réticences du début elle devait bien admettre que sa soirée de la veille avec Lanie lui avait fait un bien fou. Elles avaient abandonné l'idée du ciné et avaient décidé d'aller dîner au restaurant où elles pourraient discuter entre filles comme au bon vieux temps. Elles parlèrent bien évidement de Castle, de Lanie qui hésitait à s'inscrire sur un site de rencontre, de leur travail et de leurs états d’âme. Elles avaient passée une excellente soirée. Malgré tout Kate avait eu un drôle de sentiment durant la soirée, elle n'aurait pas sut le définir mais elle avait ressenti une sorte de malaise. Elle finit par se dire que ce devait être dut à la fatigue accumulée ces dernières semaines avec son nouveau poste et l'absence de son mari.

Ce samedi soir elle ne rêvait que de repos. Elle avait commandé une pizza et elle se prélasserait devant la télé toute la soirée. Elle était en train de choisir un film quand son téléphone sonna. Son visage s'illumina lorsqu'elle découvrit son correspondant.

  • He bébé comment ça va ?

  • Ca va très bien.

  • Comment ça ça va très bien, tu devrais être au 36ème dessous tellement je te manque.

  • C'est vrai mais j'essaie de faire bonne figure, et avec toutes ces groupies je n'ai pas vraiment le temps de m’ennuyer.

  • Du moment que tu gardes à l'esprit que c'est moi ta fan numéro 1. Et précise bien à tes groupies que c'est chasse gardée.

  • Je n'y manquerai pas. Et toi ta journée c'est bien passée ?

  • La routine. Hier soir je suis sortie avec Lanie, tu sais une soirée entre filles, c' était sympa. Et ce soir c'est détente à la maison. J'ai commandé une pizza d'ailleurs je ne sais pas ce que fais le livreur je meurs de fin.

  • Et tu portes quoi en ce moment ?

  • Dites donc M Castle, on est bien curieux.

  • Allez fais moi rêver.

Elle se regarda et fit la grimace, elle portait un vieux pantalon de jogging et une des chemises de son mari. certes très confortable cette tenue était loin d'être sexy, ce n'était pas très vendeur.

  • Je porte ce petit déshabillé que tu aimes tant. Tu sais celui que tu m'as offert pour la saint valentin.

  • Et tu comptes ouvrir au livreur dans cette tenue !!!

Elle éclata de rire.

  • Tu me manques.

  • Toi aussi mais dans 1 semaine je rentre à la maison.

  • 1 semaine c'est encore beaucoup trop long.

On sonna à la porte. Elle soupira.

  • Chéri je dois te laisser on sonne à la porte.

  • Certainement ta pizza. Bon appétit alors.

  • On se rappelle demain.

  • Ok à demain.

  • Eh Rick

  • Oui

  • Je t'aime.

  • Moi aussi je t'aime. Bye

  • Bye.

Elle raccrocha à contrecœur, elle avait une boule à l'estomac comme à chaque fois. Elle décida de se ressaisir et alla ouvrir la porte.

  • Ah quand même vous en avez mis du temps.

A peine avait elle achevé sa phrase qu'elle se mit à sourire, dieu que ce sourire lui avait manqué.

Elle n'en revenait pas Rick était là juste devant elle. Il portait un blouson rouge avec la casquette assortie à l'enseigne de la pizzeria « la maison Italie ». Il tenait dans sa main droite une pizza. Il était à tomber dans cet uniforme. Elle comprenait mieux à présent pourquoi le livreur était si long, Rick avait dut l'intercepter.

  • Eh il est où mon déshabillé ?

Il la saisit dans ses bras. Fini d'attendre. La bouche collée contre la sienne il lui montrait exactement ce qu'il voulait et le prenait avec rage. Plaquée contre la porte, elle sentit tous ses muscles frémir de désir. Lorsqu'il se détacha d'elle son regard la brûlait littéralement.

  • Je crois que la pizza va être froide.

  • On s'en fou.

Elle fit voler sa casquette à travers la pièce. C'était à elle maintenant de réagir, elle passa ses bras autour de son cou pour reprendre sa bouche, il se serra contre elle et de nouveau ce fut la porte qui supporta leur poids, corps contre corps. Elle laissait le plaisir l'envahir après des semaines d'abstinence. Elle sentit sa main sur son sein, le léger courant d'air sur sa peau comme il déboutonnait sa chemise, détachait son soutien-gorge, et de fabuleuses sensations lui arrachèrent un geignement.

Une heure plus tard repu l'un de l'autre, ils étaient enlacé dans leur lit main dans la main.

  • Dis moi que je ne rêve pas, que tu es bien ici avec moi.

Il se tourna vers elle et l'embrassa tendrement.

  • Ok je suis convaincue. Je croyais que tu ne devais rentrer que le week end prochain ? C'est pas que je m'en plaigne.

  • C'est vrai mais tu me manquais trop alors j'ai écourté.

  • Tes fans vont être déçu sans parler de Gina elle doit être furieuse. Quoique savoir ton ex en colère ça me plaît assez.

  • J'inventerais une excuse pour mes fans, et Gina c'est le cadet de mes soucis. Tu as faim ? Je peux aller nous préparer quelque chose vite fais ? Sinon il y a toujours la pizza ?

  • Il est hors de question que tu sortes de ce lit.

  • Bien mon capitaine.

Elle était tellement bien dans ses bras, elle se sentait en sécurité comme si plus rien autour d'eux n'existait. Elle aurait voulu que ce moment dur toujours.

  • Un dollar pour tes pensées

  • Quoi ?

  • Tu avais l'air ailleurs.

  • C'est juste qu'on est tellement bien, je n'ai pas envie d'aller bosser lundi.

  • Alors n'y va pas.

  • Comment ça n'y va pas. Je ne bosse pas quand j'en ai envie moi, j'ai des obligations.

  • Je sais bien mais tu pourrais prendre une semaine de vacances. Les capitaines aussi prennent des vacances tu sais.

  • Tu es sérieux.

  • Bien sûr on pourrait partir quelque part juste toi et moi, on a du temps à rattraper.

  • C'est assez tentant et on irait où ?

  • Où tu voudras mon amour.

  • Ok. Mais il faut que je m'organise avant.

  • Ca va être chouette

  • Tu sais quoi ? finalement j'ai un petit creux.

  • Je vais te faire un sandwich

  • Et si on passait directement au dessert ?

  • Tu es insatiable

  • De toi ? Je plaide coupable.

Elle se jeta sur lui et ils refirent l'amour 2 fois cette nuit là avant de s'endormir au petit matin.

 


jogeo1  (20.02.2016 à 14:18)

CHAPITRE 5

 

lundi 21 septembre

 

Ils avaient quitté New York en début d'après midi, et roulaient désormais en direction du New Jersey. Il les suivait à bonne distance afin de ne pas se faire repérer.

Samedi soir alors qu'il était à son poste d'observation habituel, il avait vu un taxi se garer devant l'immeuble de Kate, et avait été surpris d'en voir descendre Castle. Il le croyait en tournée et d'après les journaux il aurait dut se trouver à San Francisco. Il avait certainement écourter son séjour. Les 2 tourtereaux n'avaient pas quitté leur nid du week end, ce n'est que ce matin qu'il avait aperçu Kate.

Il l'avait suivit jusqu'au commissariat. Contrairement aux autres jours elle n'était restée que quelques heures et était repartit aux environs de 12h. Elle avait retrouvé son cher mari en ville pour déjeuner, ils étaient ensuite repassé chez eux prendre quelques affaires et avaient pris la route. Ils devaient certainement s'offrir une escapade en amoureux, ce qu'ils ignoraient c'est que ce serait leur dernière.

Ils roulaient depuis près de 2 heures quand soudain leur voiture quitta l'autoroute et s'engouffra sur une petite nationale. Sur une pancarte on pouvait lire Allenwood 20 km.

 

 

Kate était impatiente d'arriver à destination. Pour ces petites vacances improvisées, elle avait décidé d'emmener Rick dans la cabane de son père. Elle avait hâte de lui faire découvrir cet endroit où elle avait tant de merveilleux souvenirs. Enfant elle y passait tous ses étés avec ses parents, elle adorait les randonnées avec son père et les nuits à admirer les étoiles avec sa mère. C'est également dans cet endroit que son père avait trouvé refuge après le décès de son épouse. C'était calme et reposant, coupé du monde et c'est exactement ce dont ils avaient besoin tous les 2 après un mois passé loin l'un de l'autre.

  • Alors prête pour notre semaine de camping ?

  • Ce n'est pas du camping ! Chalet, eau courante, électricité. Feu de bois dans la cheminée, toi, ce sera super. Tu vas voir c'est un endroit paradisiaque, il y a un lac en contrebas où on peut se baigner et pêcher. Et pas 1 voisin à des kilomètres.

  • C'est vrai que ça à l'air chouette.

Le téléphone de Rick. émit un bip pour la 5ème fois en moins de 10 min. il regarda son écran et s'aperçut que c'était encore Gina. Elle se confondait en excuse pour la énième fois à propos de ce qui c'était passé à Los Angeles, elle avait trop bu et ne savait plus ce qu'elle faisait.

  • C'est qui ?

  • Euh personne.

  • Ce personne à pourtant l'air d'avoir quelque chose de très important à te dire, c'est le 5ème message qu'il t'envoie depuis qu'on a quitté l'autoroute. Allez crache le morceau.

  • Tu es vraiment sûr que tu veux qu'on parle de ça maintenant ? Parce que tu ne vas pas aimer ce que tu vas entendre et c 'est toi qui conduit alors...

Elle tourna la tête vers lui et lui lança un regard à vous glacer le sang.

  • OK si tu insistes.

  • Oh et comment que j'insiste.

  • C'est Gina qui m'envoie tous ces messages depuis tout à l'heure.

  • Elle est furieuse pour la tournée c'est ça ?

  • Pas tout à fais. En fait ce sont des messages d'excuses.

  • C'est toi qui la plante à LA et c'est elle qui s'excuse ? Qu'est ce qui c'est passé ?

  • Rien !! absolument rien je te le jure !!!

  • CASTLE !!!

  • D'accord, quand on était à LA elle m'a comme qui dirait fait du rentre dedans.

  • QUOI !!!!

Elle était tellement énervée que la voiture fit une petite embardée.

  • Ah garde les yeux sur la route tu veux bien et calme toi, il ne s'est rien passé.

  • Et je peux savoir comment elle s'y est prise.

  • Comment... ?

  • Pour te draguer !

  • Elle s'est pointée dans ma chambre en pleine nuit et m'a proposé de passer un peu de bon temps avec elle.

Il lui épargna les détails comme la nuisette et le baiser. Elle était déjà suffisamment remontée ce qui ne présageait rien de bon pour la suite de leur petit séjour en amoureux.

  • Je vais la tuer !!

Elle mis son clignotant et gara la voiture sur le bas côté. Elle respira un bon coup et se tourna vers son mari.

  • Et c'est pour ça que tu es rentré plus tôt.

  • Quoi ?

  • C'est parce que tu avais peur de finir par lui céder que tu es rentré ?

Elle redoutait sa réponse mais il fallait qu'elle en ai le cœur net.

Il la regarda droit dans les yeux et lui prit la main.

  • Si je suis rentré c'est parce que ma femme me manquait. Jamais je n'aurai couché avec Gina ou qui que ce soit d'autre.

Elle se détendit et lui fit un petit sourire.

  • OK je te crois.

Il lui sourit à son tour et se pencha vers elle pour l'embrasser.

  • Et si on allait le voir ton petit coin de paradis.

Ils reprirent la route et décidèrent de ne plus évoquer l'incident Gina pour le reste du séjour, mais cette dernière ne perdait rien pour attendre, une fois de retour à New York Kate avait bien l'intention d'avoir une petite discussion avec Mme l'éditrice.

Ils roulèrent encore pendant 10 bonnes minutes avant d'atteindre la petite ville d'Allenwood. Kate se gara devant l'épicerie qui se situait dans la rue principale.

  • Qu'est ce que tu fais ? Pourquoi on s'arrête ?

  • Chéri, vivre d'amour et d'eau fraîche c'est très poétique, mais c'est impossible.

  • Vrai.

  • Je vais faire quelques provisions pour la semaine et je connais les propriétaires de la supérette, ce sont des amis de longue date de mes parents. je vais en profiter pour les saluer. Tu devrais appeler Alexis et lui dire qu'on est bien arrivé car dans la forêt on aura pas de réseau.

  • Ca marche.

  • Tu me rejoins à l'intérieur ensuite, je veux absolument te présenter Tilly et John, tu vas voir ce sont des gens adorables.

Elle lui piqua un petit baiser sur les lèvres et sortit de la voiture. Il la regarda s'éloigner et rentrer dans la boutique. Elle était vraiment magnifique dans son petit T shirt et son jean qui moulait ses formes à la perfection. Il ne se lasserait jamais de la contempler. Il redescendit sur terre et se décida à appeler sa fille.

Lorsqu'elle pénétra dans le magasin elle eut l'impression de faire un bon dans le temps, rien n'avait changé, tout était exactement comme dans ses souvenirs. Elle se revit avec sa mère quand celles-ci venaient en villes, elles faisaient toujours une halte chez Milly et John pour déguster une glace et parler des derniers potins. A ce souvenir, Kate eu un pincement au cœur, dieu que sa maman lui manquait. Alors qu'elle repensait au bon vieux temps elle entendit une voix qui provenait du fond du magasin.

  • Je suis à vous tout de suite.

Elle reconnut immédiatement la voix de Milly. Elle vit une petite bonne femme d'1m50 se diriger vers elle. Arrivée à mi chemin cette dernière reconnue Kate et son visage s'illumina.

  • Au mon dieu je n'y crois pas, Catherine Beckett c'est bien toi ?

  • Bonjour Milly.

Les 2 femmes se serrèrent dans les bras.

  • John viens voir qui est là !!

Milly prit les 2 mains de Kate et recula d'un pas.

  • Laisse moi te regarder, tu es magnifique, chérie. John mais qu'est ce que tu fiches ?

  • Minute j'arrive y'a pas le feu.

John était un peu bourru par moment mais il avait un cœur en or, il faisait penser à un gros nounours. Lorsqu'il arriva à leur hauteur Milly se tourna vers lui avec un grand sourire.

  • Regarde qui est venu nous faire un petit coucou.

  • Katy, j'y crois pas ça fait un bail.

A son tour il la prit dans ses bras.

  • Ca fait plaisir de te voir, et comment va Jim ?

  • Il va bien, il est en Europe en ce moment pour son travail.

  • Tu es toute seule ?

  • Non je suis venue avec mon mari, il est dehors il avait un appel à passer.

  • Ah ces citadins et leur fichu portable.

  • Arrête de grogner un peu tu veux . (a Kate) tu vois il n'a pas changé.

  • Oui je vois ça.

    Il te fallait quelques chose ?

  • Juste de quoi manger pour quelques jours.

  • Tu n'as qu'a faire le tour de la boutique.

 

Kate finissait de payer ses achats lorsque le carillon de la porte sonna. Après avoir jeté un rapide coup d’œil à l'intérieur, Rick l'aperçut près de la caisse et se précipita à sa rencontre.

  • Désolé ça a été un peu plus long que prévu, Alexis tenait absolument à me raconter son week end. Oh fait elle t'embrasse.

  • Chéri laisse moi te présenter Tilly et son mari John.

Il leur serra une poignée de main chacun.

  • Enchanté, Richard Castle.

  • Alors c'est vous le médecin ?

Kate faillit éclater de rire à voir la tête que Rick faisait, mais elle réussit à se contenir.

  • Non John chéri lui c'est l'écrivain. Le médecin elle l'a largué il y a longtemps. Excusez le. Dites moi Richard, vous êtes déjà venu dans notre région ?

  • Non c'est la première fois.

  • Vous allez voir c'est magnifique surtout à cette époque de l'année.

  • Profitez en et prenez du bon temps, renchérit John.

Kate et Rick se sourirent.

  • On y manquera pas, rétorqua Rick.

  • Regardez-moi comme ils sont impatients de fiche le camp d'ici, commenta John.

Tilly lui assena un coup de coude.

  • John

Kate rougit, mais Rick l'attira contre lui, un bras autour de sa taille.

  • Ne compter pas sur moi pour dire le contraire.

  • Vous repasserez nous voir avant de partir j'espère.

  • On y manquera pas. J'ai été contente de vous revoir.

  • Nous aussi chérie.

Tilly pris à nouveau kate dans ses bras pour lui dire au revoir, puis tendit une poignée de main à Rick.

  • Quand à vous jeune homme prenez bien soin d'elle.

  • Promis.

Ils les raccompagnèrent jusqu'à la porte.

  • Katie quand tu verras ton père dis lui que je l'attends pour notre partie de pêche.

  • Ca marche. A bientôt.

Et ils s'éloignèrent.

  • John tu ne trouves pas qu'ils sont adorables ?

  • Si et tu as vu comment il la regarde.

  • Oh oui. Tu sais fut un temps où tu me regardais comme ça toi aussi.

  • Mais c'est toujours le cas mon amour.

  • Charmeur.

Ils firent coucou à Kate et à Rick au moment où la voiture démarrait et ne remarquèrent pas celle qui leur emboîta le pas.

 


jogeo1  (21.02.2016 à 10:30)

CHAPITRE 6

 

 

Les bois s'épaississaient au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient de leur point de chute.

  • C'est magnifique , par, ici dit Rick en regardant par la vitre.

Kate acquiesça. Cet après midi de Septembre était doré, des raies de lumière perçaient les bois qui bordaient la route.

  • On se sent loin de tout.

Un peu plus loin ils quittèrent la route pour s'engouffrer dans un petit chemin de terre. Ils roulèrent quelques minutes en silence, plongés dans la contemplation de la superbe et étrange forêt où ils avaient pénétrés. La voiture cahota sur 1 km de sentier en terre battue pour aboutir à une clairière. Là se nichait un authentique chalet en rondin. Il était doté d'une cheminée en pierre et d'un perron auquel menaient quelques marches flanquées de rampes en bois. A une centaine de mètres, un appentis abritait un énorme tas de bûches. De l'endroit où ils s'étaient garés, on apercevait le scintillement du lac.

Castle ouvrit la portière et bondit hors de la voiture.

  • Kate c'est fantastique.

  • Tu sais que pour un millionnaire tu es facile à contenter, dit elle en le rejoignant pour le prendre par la taille. Viens que je te fasse faire le tour du propriétaire.

Elle le pris par la main et l'entraîna vers le perron. Elle tourna la clé dans la serrure rouillée, poussa le battant et ils s'avancèrent. Une légère odeur de moisi imprégnait l'atmosphère. La grande pièce était sobrement meublée d'un tapis, d'un canapé et d'un fauteuil face à l'imposante cheminée. Le long du mur en face se trouvait un comptoir avec une cuisinière et un réfrigérateur qui n'étaient plus de première jeunesse. Une table et 2 chaises se blottissaient contre un étroit îlot comportant l'évier et un plan de travail.

  • Il faudra que ton père me donne le nom de son décorateur !

  • Ne te moque pas, moi je la trouve très bien comme ça.

  • Je vais chercher les bagages.

Kate ouvrit quelques placards où elle découvrit de vieux pots, des cocottes et des poêles usagées, et quelques boîtes de conserve rouillées.

  • Heureusement qu'on s'est arrêté prendre quelques provisions, dit elle à son mari qui revenait avec les sacs de voyage.

  • Je mets ça dans notre chambre.

Elle le suivit jusqu'aux 2 chambres que séparait une salle de bain agréablement propre et d'apparence moderne.

  • Laquelle ? interrogea Rick.

  • Aucune importance, ce soir on dort devant la cheminée.

  • Ah oui ?

  • Oui c'est beaucoup plus romantique.

  • Vos désirs sont des ordres madame Castle.

  • A ce propos, on ne peut évidemment pas dormir devant la cheminée sans un bon feu.

  • Evidemment. Donc...

  • Donc tu serais un ange si tu pouvais aller couper du bois, il y a une hache dans la remise. Enfin si tu t'en sens capable rajouta t-elle pour le taquiner.

En réponse il gonfla son biceps et le fit admirer à Kate qui lui tâta le bras et l'embrassa. Il lui rendit son baiser, d'abord gentiment puis avec plus d'ardeur. Le corps de Kate répondait au sien, c'était un automatisme et elle fut aussitôt excitée et langoureuse. Elle sentait le désir de son mari s'embraser aussi, et soudain plus rien ne compta. Elle commença à lui déboutonner sa chemise.

  • Hé pas si vite. Si tu veux ton feu de cheminée, il faudrait que j'aille couper du bois avant qu'il ne fasse trop noir. A moins qu'on puisse se débrouiller sans ?

  • Non on en a impérativement besoin. Ce sera beaucoup mieux devant un bon feu. Allez, va jouer au bûcheron mais ne t'épuise pas complètement.

  • Jamais. Allons tu me connais.

Il lui planta un baiser sur le front et sortit.

  • A plus tard murmura Kate lorsque la porte claqua derrière lui.

Elle entrepris de déballer les provisions qu'ils avaient emportées

 

Ce petit voyage de dernière minute était une véritable aubaine pour lui. Jamais il n'aurait pensé avoir une si belle occasion même dans ses rêves les plus fous. Ces 2 imbéciles s'étaient jetées tous seuls dans la gueule du loup. Ils étaient à des kilomètres de la plus proche habitation, ils pourraient hurler tant qu'ils voudraient, personne ne pourrait les entendre.Ils étaient à sa merci.

Il avait eu peur à un moment d'avoir été repéré quand peu après la sortie de l'autoroute, ils s'étaient arrêtés sur le bas côté, mais la voiture était repartie peu de temps après. Il avait fallu redoubler de prudence dans la forêt pour ne pas se faire remarquer. Il leur avait laissé une longue avance tout en espérant ne pas les perdre mais il n'avait pas eu vraiment le choix. Ils n'avaient croisé aucun autre véhicule sur des kilomètres alors avoir une voiture dans leur rétroviseur aurait paru suspect. Lorsqu'ils avaient quitté la route pour emprunter le sentier il avait bien cru qu'il les avaient perdu pour de bon, mais ne suivant que son instinct il s'était à son tour engouffré sur le petit chemin de terre. Il avait garé sa voiture et avait décidé de continuer à pied. Il avait marché environ une heure à travers les bois en parallèle de la route pour être le plus discret possible. Tous ses efforts avaient été récompensés car il se trouvait désormais à une centaine de mètres d'une petite cabane devant laquelle était garée la voitures des Castles. L'heure de la vengeance allait bientôt sonner. Il lui fallait encore un peu de temps pour peaufiner son plan car cette fois pas question de tout louper comme la dernière fois.

 


jogeo1  (22.02.2016 à 22:01)

CHAPITRE 7

 

 

Après avoir rangé les provisions, elle décida de s'attaquer à leurs bagages. Elle n'avait emmené que des tenues confortables, ce qui était de circonstance dans un tel environnement, à l'exception d'une robe qu'elle avait achetée 1 semaine auparavant. Elle flânait en ville sans but précis quand elle l'avait aperçue dans une vitrine. Elle était magnifique, rouge avec de fines bretelles et un décolleté plongeant dans le dos. Elle arrivait au dessus du genoux. Elle avait cependant hésité à l'acheter quand elle avait vu le prix mais elle était persuadée que Rick l'adorerait, elle avait donc fini par craquer en se disant que rien n'était trop beau pour son mari. Elle avait prévu de la porter pour leurs retrouvailles, mais la petite surprise de Rick l'avait prise au dépourvu. Qu'un cela ne tienne elle la porterait ce soir pour lui.

Elle alluma la lampe de chevet, vida les bagages et rangea leurs affaires dans l'étroite penderie. Dehors elle entendait le craquement sec du bois que Rick coupait. Elle regarda par la fenêtre et le vit en train de placer les bûches sur une souche et de les partager à l'aide d'une hache luisante. Il avait retiré sa veste et relevé ses manches, quelques gouttes de sueurs perlaient sur son front, dieu qu'il était sexy dans l'effort. Elle dût se faire violence pour ne pas se précipiter dehors et lui sauter au cou. Pour se rafraîchir les idées elle décida d'aller prendre une douche en vitesse, elle jeta un dernier coup d’œil à son homme en se mordant la lèvre inférieur et se dirigea vers la salle de bain.

Quand elle en sorti une demi heure plus tard, elle réalisa qu'on n'entendait plus le craquement des bûches fendues par la hache. Le monde entier semblait plongé dans un silence que troublait seulement les cris des oiseaux et le froissement des feuilles. Elle regarda de nouveau par la fenêtre, la nuit commençait à tomber et il n'y avait plus aucune trace de Rick. Ca c'était du Castle tout craché, songea -t-elle. Il était sans doute parti explorer les alentours, trop impatient d'attendre demain, comme le petit garçon qu'il était. Elle espérait seulement qu'il ne s'éloigne pas trop, on pouvait facilement se perdre en forêt à la tombée de la nuit. Elle décida de lui laisser encore 10 min puis elle partirai à sa recherche.

 

 

Il venait de reposer la hache et était entrain de remettre sa veste quand il crut apercevoir du mouvement à l'orée du bois. Il regarda vers la cabane un instant puis poussé par la curiosité il décida d'aller jeter un coup d’œil. Il avait déjà parcouru un bon mètre quand il fit demi tour et se saisit d'une bûche au cas ou. Il repartit en direction de la forêt. Arrivé dans les bois il sentit une présence mais il avait beau regarder il ne voyait rien. Il allait faire demi tour quand soudain il se trouva nez à nez avec une biche. Elle était magnifique. Castle tendit la main pour la caresser :

  • Allez ! Viens ma toute belle, n'est pas peur je ne vais pas te faire de mal.

Mais l'animal prit peur et s'enfuit dans la forêt. Il se dit que Kate ne croirait jamais ça. Il se faisait tard et il se décida à rentrer retrouver sa belle.

 

Non loin de là se dessinait une silhouette dans la pénombre qui observait sa proie tel un chasseur.

 

 

Kate commençait vraiment à s'inquiéter, et fut soulagée lorsque la porte s'ouvrit sur son mari. Il portait dans ses bras quelques bûches qu'il laissa tomber par terre en apercevant Kate. Il resta planté là, le souffle coupé par la beauté de son épouse, pendant quelques secondes. Il était en admiration devant elle, et tout ce qu'il réussit à prononcer ce fut un

  • ouah !

Kate fit un tour sur elle même.

  • Alors, tu aimes ?

  • Si j'aime ? Tu es ouah !!

  • Ca tu l'as déjà dis .

  • Je sais mais tu es tellement belle que je ne trouve plus mes mots et tu sais que venant de moi c'est pas peu dire.

Elle s'approcha de lui et passa les bras autour de son cou.

  • Ca ! Ça mérite une récompense.

Elle se pencha vers lui et l'embrassa tendrement.

  • Pourquoi as-tu été si long ?

  • J'ai vu quelque chose dans les bois.

Elle le lâcha brusquement, et lui jeta un regard noir.

  • Non Rick ! Tu ne vas pas gâcher ce moment avec une de tes histoires absurdes. Si tu me dis que tu as vu le diable du New Jersey je te jure que je rentre illico à New York.

  • Le diable du New Jersey et puis quoi encore ! Pouffa-t- il.

  • Ok alors qu'est ce que tu as vu ?

  • Une biche ! je te jure j'aurai presque pu la toucher tellement elle était prêt de moi.

  • Une biche ?

  • Oui tu vois, je crois que tu me dois des excuses ! Mais ne t'en fais pas, si tu es très gentille avec moi alors je te pardonne.

  • Ah oui ! Très gentille comment ? Lui murmura t-elle d'un ton aguicheur.

  • Ben si tu commençait par me faire à manger je meurs de faim. Après tout, je l'ai bien mérité j'ai coupé le bois.

  • Goujat ! Lui dit elle en rigolant et en lui donnant une tape sur l'épaule.

    Tu ne paies rien pour attendre. Allez va prendre ta douche pendant que je m'occupe du dîner.

Alors qu'elle s'éloignait pour se diriger vers la cuisine il lui donna une claque sur les fesses.

 

Après sa douche, Rick avait allumé un feu de cheminée alors que Kate terminait de dresser la table avec des bougies qu'elle avait trouvées dans un tiroir. Il régnait dans la pièce une atmosphère très romantique. Ils dînaient dans la bonne humeur loin des tracas de leur quotidien. Rick lui raconta quelques anecdotes qui lui étaient arrivées pendant sa tournée comme cette femme qui lui avait demandé de lui signer un autographe en lui disant M Patterson je vous adore.

  • Tu sais, tu pourrais venir avec moi l'année prochaine ?

Il voulait qu'elle l'accompagne. Il y a 8 ans elle lui avait fait découvrir son univers, désormais il souhaitait qu'elle découvre le sien.

  • Je ne sais pas. Je veux dire, ça me plairait bien sûr mais avec mon travail je ne pense pas pouvoir m'absenter si longtemps.

  • Kate, ne te sers pas de ton travail comme d'une excuse, si tu n'as pas envie de venir c'est pas grave, tu peux me le dire, je ne suis plus 1 enfant.

  • Ne sois pas idiot tu sais bien qu'il n'y a rien au monde que je ne souhaite plus que d'être avec toi. C'est juste que... 

  • C'est juste que quoi ?

  • Tu vas trouvé ça idiot mais en fait j'avais espérer ne pas être en état de voyager l'année prochaine.

Il la regarda d'un air incrédule, il ne voyait pas ce qu'elle voulait dire. Elle s'en aperçut.

  • Ce que je veux dire c'est que j’espérai que toi et moi, on ne soit plus juste toi et moi.

  • Je ne suis pas sûr de te suivre. Qu'est ce que tu entends par plus juste toi et moi ?

  • Tu le fais exprès ! Un bébé !

  • Je rêve ou tu es en train de me dire que tu veux qu'on essaie d'avoir un bébé ?

  • Tu trouves ça trop tôt ?

  • Non ! Enfin Kate avoir un enfant avec toi c'est mon vœux le plus cher, mais je croyais que tu n'étais pas prête ?

  • Et bien je le suis maintenant. Je veux vraiment un bébé.

Il lui prit la main, la regarda droit dans les yeux intensément et le plus sérieux du monde il lui dit.

  • C'est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire. Je t'aime.

  • Pas autant que moi.

  • Non encore plus.

Ils se sourire et restèrent quelques secondes les yeux dans les yeux, main dans la main sans prononcer un seul mot, c'était inutile. C'est Rick qui brisa le silence en ajoutant :

  • Et bien Mme Castle, dans ce cas je vais te faire le plus beau bébé que la terre ai jamais portée.

  • Mais j'y compte bien M Castle

Ils se penchèrent au dessus de la table et s'embrassèrent.

  • En attendant on devrait débarrasser la table et installer le matelas, n'oublie pas que l'on dors dans le salon ce soir.

  • Tu n'as qu'a te détendre je m'en occupe.

  • Tu es sûr ?

  • Oui tu as préparé le dîner alors je me charge du reste, on est une équipe je te rappelle.

  • C'est vrai, et la meilleur qui soit. Je vais aller faire un tour dehors pour prendre un peu l'air.

Elle se leva et se dirigea vers la porte. Elle s'apprêtait à sortir quand Rick l'interpella :

  • Kate fait quand même attention au diable du New Jersey, on ne sait jamais.

Elle se saisit d'un coussin qui traînait sur le canapé et le lui jeta à la figure puis elle sortit. Il la regarda amusé puis décida de se mettre au travail, plus tôt il aurait fini, et plus tôt ils pourraient passer à une activité beaucoup plus agréable.

 

Une fois la table débarrassée, et la vaisselle rangée, il ne lui restait plus que le matelas de la chambre à rapatrier dans le salon, il alla donc le chercher puis entreprit de faire le lit. En tout et pour tout cela lui pris environ ½ heure.

 

Pendant ce temps Kate était assise sur une des marches du perron. Tout en admirant les étoiles, elle se félicitait d'avoir eu l'idée de venir ici. Cet endroit était toujours aussi magique. Elle se mit à penser à l'avenir qui s'annonçait radieux. Ce soir elle avait parlé à Rick de son envie de maternité et ils avaient décidé de tenter l'aventure. Elle arrêterait la pilule dés demain. Bien sûr elle ne se faisait pas d'illusion, ils ne concevraient pas un bébé du premier coup, il leur faudrait sûrement s'entraîner encore un peu, mais elle était sûr qu'ils y arriveraient.

Elle était tellement plongée dans ses pensées qu'elle n'entendit pas Rick arriver derrière elle et elle sursauta quand ce dernier lui posa une veste sur ses épaules. Elle relava la tête et lui fit un petit sourire. Il s'assit à côté d'elle et passa un bras autour de ses épaules.

  • Il commence à faire frais. Qu'est ce que tu fais ?

  • J'étais en train d'admirer les étoiles.

Elle tendit le bras pour lui montrer quelque chose dans le ciel.

  • tu vois là bas, les étoiles qui forment une sorte de grande casserole, c'est la constellation de la grande ours. Et l'autre là bas c'est celle d'Orion, c'est la plus ancienne connue de l'homme, on y faisait déjà référence dans l'antiquité.

Il la regarda d'un air surpris, ce qu'elle remarqua.

  • Quoi ?

  • Tu sais que tu n'en fini pas de m'étonner. Depuis quand tu en sais autant sur les étoiles ?

  • Avec ma mère on avait l'habitude d'admirer les étoiles le soir, on passait des heures toutes les 2 sur ce perron pelotonnées sous une couverture. C'est elle qui m'a tout apprit.

Elle avait prononcé ces derniers mots avec des trémolos dans la voix. Rick resserra son étreinte et l'embrassa sur la tempe.

  • Je sais qu'elle te manque. Je suis désolé de t'avoir fait repenser à ça.

  • Ne le sois pas, même si ça me fait de la peine, ce sont de merveilleux souvenirs et je ne veux pas les effacer.

Ils restèrent ainsi enlacé sur le perron encore de longues minutes. Kate se sentait si bien en cet instant qu'elle aurait put rester là indéfiniment.

  • C'est magnifique, tu ne trouves pas ?

  • Oui c'est vrai, mais je connais quelque chose qui l'est encore plus.

Elle se tourna vers lui.

  • Ah oui ! Et c'est quoi ?

Il la regarda à son tour.

  • Ce que je regarde en ce moment.

Il la regardait avec tant d'amour, que Kate en eu les larmes aux yeux. Sans plus rien ajouter elle pris son visage dans sa main en coupe et l'embrassa. Il ne lui laissa pas le temps de s'éloigner et répondit à son baiser par un autre. Tout en continuant de l'embrasser, Rick passa un bras sous les jambes de Kate et la souleva. Il la porta jusqu'à l'intérieur. Ils regagnèrent le salon, leurs lèvres toujours scellées, et ils s'embrassaient encore lorsqu'ils se laissèrent tomber sur le matelas. Dans la cheminée, une bûche tomba et une gerbe d'étincelle jaillit. La chaleur de leur propre feu les consumaient. Ils s'allongèrent , leurs corps pressés l'un contre l'autre, leurs mains s'explorant, se redécouvrant. Elle glissa ses mains sous sa chemise, lui caressa le dos, lui avait sa main sur sa cuisse remontant sa robe. Elle se délectait de ses lèvres qui lui dévoraient le visage, la gorge. Elle déboutonna sa chemise, s'enivra de son odeur.

Ils firent l'amour 2 fois. La première fois, ce fut une collision aveugle de 2 corps puis une explosion venue du plus profond d'eux même. La deuxième fois, ce fut le rapprochement plus lent de 2 amants, le regard perdu dans les yeux de l'autre.

 

De l'autre côté de la vitre, tapis dans l'ombre, il les avait épié, les avaient vu s'aimer passionnément. A présent qu'ils s' étaient endormis, c'était pour lui le moment de mettre la première partie de son plan à exécution. Il ne fallait en aucun cas qu'ils lui échappent et pour cela il ne fallait prendre aucun risque. Il se dirigea donc à pas de loup vers leur voiture et monta à l'intérieur. Ils se trouvaient dans un coin perdu en pleine forêt et n'avaient pas jugé utile de la verrouiller. Il se pencha sous le tableau de bord et arracha tous les fils de contact. Jamais ils ne quitteraient cette forêt.

 

C'est un bruit sourd qui la tira brusquement de son sommeil. Elle se tourna vers Rick qui, lui, dormait profondément. Elle se leva le plus discrètement possible pour ne pas le réveiller et enfila sa chemise sur sa peau nue. Elle se dirigea à ta ton vers la cuisine où elle avait repéré une lampe torche un peu plus tôt dans la soirée. Ensuite elle sortit dehors toujours sans faire de bruit puis alluma sa lampe pour balayer les alentours de son faisceau lumineux. Il n'y avait absolument rien là dehors. Peut être avait elle rêvé, où était ce la biche que Rick avait aperçu. Elle rentra dans la cabane, et referma la porte à clé cette fois. Puis elle retourna se coucher.

 


jogeo1  (23.02.2016 à 22:52)

CHAPITRE 8 :

 

New York 8h

 

Ce mardi matin, la ville était calme, aucun meurtre n'était encore à déplorer. Le lieutenant Esposito profitait de cette trêve, qu'il savait par expérience de courte durée, pour mettre de l'ordre dans ses rapports. Ce n'était pas la partie de son travail qu'il appréciait le plus mais cependant elle était inévitable. Il venait de s’asseoir à son bureau lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrir sur Ryan. Il avait les traits tirés de quelqu'un qui manquait de sommeil.

  • Eh mec ! Tu as une sale gueule.

  • Merci, bonjour à toi aussi.

  • Non sérieux tu fais vraiment peur à voir.

  • Si tu avais passé le week end que j'ai passé toi non plus tu ne serais pas très frais.

  • Je croyais que Sarah Grâce allait mieux.

  • Elle oui mais moi je suis mort, tu ne sais pas ce que c'est que de s'occuper d'une enfant malade.

La fille de Kevin était tombée malade et Jenny étant en déplacement il avait dût prendre quelques jour pour s'occuper d'elle. Jenny était rentrée dans la soirée et la fièvre de la petite était tombée ce matin. C'est donc rassuré qu'il était de retour au poste.

Il s'installa à son bureau, et regarda en direction du bureau de son capitaine.

  • Beckett n'est pas encore arrivée ?

  • Non ! Elle a pris une semaine de congés. Castle est rentré alors ils ont décidé de partir quelques jours, pour rattraper le temps perdu, si tu vois ce que je veux dire.

  • Castle est rentré ? Je croyais qu'il ne devait rentrer qu'à la fin de la semaine.

  • Il faut croire que sa petite femme lui manquait.

  • Je le comprends, Jenny ne s'est absentée que 3 jours pour son travail et je n'en pouvais déjà plus de son absence, alors 1 Mois entier !

Esposito le regarda d'un air désolé en secouant la tête, ce qui n'échappa pas à Ryan.

  • Quoi ?

  • Vous êtes pathétiques tous les 2 à baver comme des toutous devant vos nanas.

  • Tu dis ça parce que tu es jaloux.

  • Jaloux moi ! Alors là arrête de rêver !

  • On en reparlera quand tu seras amoureux.

  • Oui compte là dessus.

  • Si Beckett est absente toute la semaine, qui est ce qui la remplace ?

Esposito regarda Ryan droit dans les yeux avec un grand sourire.

  • Non pitié ! Ne me dis pas que c'est toi ?

  • Tu peux m'appeler chef si tu veux.

  • je sens que cette semaine va être longue !!! soupira Ryan.

 

 

Forêt des Pine Barrens New Jersey

 

Kate n'avait pas réussit à se rendormir, et avait tournée dans le lit le reste de la nuit. Rick lui, dormait comme un bien heureux, rien ne semblait pouvoir perturber son sommeil. Il faut dire qu'il s'était surpassé la nuit dernière. Elle sourit, en repensant à leurs ébats de la veille. Personne ne lui avait jamais donné autant de plaisir.

Il était presque 7 heures quand n'en pouvant plus elle se résolut à se lever. Elle se tourna vers son mari pour lui déposer un bref baiser sur la joue puis elle se dirigea vers la salle de bain.

Quand elle en sortit une demi heure plus tard, Rick dormait toujours à point fermé. Pour ne pas le réveiller, elle décida d'aller faire une petite promenade dans la forêt. Elle lui écrit un petit mot qu'elle laissa sur la table bien en évidence au cas où il se réveillerait et la chercherait, puis elle sortit.

L'air du matin était vivifiant et elle se félicita d'avoir mis une veste. La nature en éveille était magnifique en ce début d'automne. Les feuilles commençaient à prendre une teinte orangée et bientôt elles commenceraient à tomber. Plus loin, elle aperçut des fleurs sauvages. Elle allait en cueillir pour faire un bouquet, pour décorer un peu leur petit nid d'amour. Elle était baissée en train de faire son bouquet lorsqu'elle entendit des pas se précipiter vers elle. Dans un mouvement vif elle se releva et se retourna. C'est là qu'elle le vit, un homme en survêtement qui fonçait sur elle. Elle poussa un cri de surprise ce qui arrêta l'individu net.

  • N'ayez pas peur ma petite dame ce n'est que moi.

  • Et vous êtes ? Demanda t-elle sur la défensive.

  • Je m'appelle Mike Logan. Je fais du camping de l'autre côté du lac. J'étais en train de faire un petit footing, je suis désolé je ne volais pas vous effrayer.

  • C'est moi qui suis désolée. C'est juste que je ne pensais pas rencontrer quelqu'un dans ces bois. Vous m'avez surprise.

  • Vous m'en direz tant, ça fait une semaine que j'ai installé mon campement et vous êtes la première personne que je rencontre. Mais qu'est ce qu'une aussi jolie fille fait seule dans ces bois.

  • Oh je ne suis pas seule. Je suis en vacances avec mon mari, nous sommes dans le chalet près du lac.

  • Ah oui je l'ai aperçu quand je courrai. Et bien je ne vais pas vous embêter plus longtemps. J'ai été ravi de vous rencontrer....

  • Kate ! Je m'appelle Kate Beckett. Dit-elle en lui tendant la main.

  • Et bien j'ai été ravi de vous rencontrer Kate. Et encore désolé de vous avoir fait peur.

  • C'est oublié.

Il reprit sa course. Elle le suivit du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champs de vision.

Toutes ces émotions lui avaient ouvert l'appétit. Elle décida de rentrer préparer le petit déjeuner.

 

Elle avait disposé ses fleurs dans un vase qu'elle avait posé sur la table, et terminait de passer le café quand Rick s'éveilla. Elle alla le rejoindre et l'embrassa tendrement dans le cou.

  • Alors marmotte, bien dormi ?

  • Comme un bébé.

Il avait les yeux encore remplient de sommeil ce qui la fit sourire. Elle trouvait ça trop mignon. Elle l'embrassa de nouveau ce qui finit de le réveiller pour de bon. D'un seul coup il la fit basculer et se retrouva sur elle. Elle ne s'y attendait pas et elle poussa un petit cri puis se mit à rire. Il commença à l'embrasser dans le cou.

  • hum, tu sens bon !

Puis il captura ses lèvres pour un baiser passionné. Il commençait à lui déboutonner son jean quand elle le repoussa gentiment.

  • Pas si vite cow-boy ! Il me semble que tu en as déjà bien profité la nuit dernière !

  • Tu n'avais pas l'air de t'en plaindre.

  • C'est vrai c'était génial.

  • Alors laisse moi te prouver que je peux faire encore mieux.

  • Ca va les chevilles ?

  • Pour tout te dire ce ne sont pas mes chevilles qui pausent problème en ce moment.

Elle souleva le drap.

  • Je vois ça. Dans ce cas je me sacrifie.

Et ils repartir pour une petite session câlin du matin.

 

 

Son footing terminé, il avait rejoint son campement.

Cet homme d'affaire de 40 ans, aimait se retrouver seul pour faire le point. C'est pour cela que tous les ans il s'octroyait 15 jours de vacances loin de tout. Il en profitait pour se détendre, respirer le grand air. Cela lui permettait de recharger ses batteries pour toute une année.

Il n'arrivait pas à s’ôter Kate de la tête. Jamais il n'aurai pensée faire une telle rencontre dans ces bois. Elle avait l'air d'aimer la nature comme lui et pour ne rien gâcher elle n'était pas désagréable à regarder loin de là. C'était bien sa veine, elle était déjà mariée. Il n'avait jamais eu de chance avec les femmes. Il ruminait sa déception quand un craquement de brindille le fit se retourner. Un homme se trouvait face à lui. Décidément il y avait foule dans ces bois aujourd'hui. Ce devait être le mari dont Kate lui avait parlé. Il se leva pour accueillir son visiteur.

  • Bonjour je m'appelle Mike. Vous devez être M Beckett, j'ai fais la connaissance de votre femme tout à l'heure. Une bien charmante personne.

L'homme s'approcha de lui sans un mot, et c'est à ce moment là qu'il l'aperçut, un couteau de chasse. Il n'eut pas le temps de réagir, l'homme l'agrippa et lui trancha la gorge net. Mike fixa son agresseur avec une expression de terreur et d'incompréhension et s'effondra sur le sol.

Il n'avait rien contre ce type, il s'était juste trouvé là au mauvais endroit, au mauvais moment. Il n'y avait pas qu'avec les femmes que ce pauvre Mike n'avait pas eu de chance.

Il traîna le cadavre vers le lac et s'en débarrassa.

 

 

Ils avaient passé le reste de la matinée sous la couette à se câliner et avaient décidé qu'il était temps de se lever. Pendant que Rick était sous la douche, Kate entreprit de préparer un panier pic-nique.

Ils décidèrent de s'installer près du lac. Là ils étendirent une couverture, et déjeunèrent. Ils mourraient de faim après tout ils avaient sauté le petit déjeuner et avaient fait de l'exercice toute la matinée. Après le déjeuné, ils décidèrent de faire une petite sieste au bord de l'eau, et de profiter du calme qui régnait. Kate qui avait mal dormit la veille sombra rapidement dans un sommeil réparateur blottit dans les bras de son mari.

Quand elle se réveilla, Rick n'était plus là. Elle le chercha du regard et l'aperçut un peu plus loin, il avait quelque chose dans les mains mais d'où elle était elle ne distinguait pas bien ce que c'était. Quand il arriva à sa hauteur, elle se rendit compte qu'il s'agissait d'une cane à pêche.

  • Bonjour belle au bois dormant.

  • Qu'est ce que tu fiches avec ça ?

  • Ca ma chère c'est une cane à pêche.

  • Oui merci ça je sais, c'est celle que j'ai offert à mon père à noël dernier.

  • Oh ! Et ça t'embête que je m'en serve.

  • Non bien sûr que non mais qu'est ce que tu veux en faire ?

  • Ben qu'est ce qu'on fait avec une cane à pêche à ton avis. On pêche.

  • Oh !! et tu veux pêcher quoi ?

  • Je me suis renseigné avant de partir et il paraît que les lacs de la région grouillent de brochets. Alors ce soir c'est moi qui cuisine et je vais te faire le meilleurs brochet au beurre blanc que tu as jamais mangé.

Elle éclata de rire.

  • pourquoi tu rigoles, je suis sérieux

  • Ne te vexe pas chéri mais je ne savais pas que tu pêchais.

  • Pour tout te dire ce sera une première mais ça ne doit pas être bien compliqué.

  • Ok fait comme tu veux moi je vais me baigner. Je vais aller un peu plus loin pour ne pas effrayer les poissons.

 

Cela faisait maintenant 1 heure qu'il attendait que ça morde sans grand succès. Il commençait à désespérer, finalement la pêche c'était barbant. Kate allait revenir d'un moment à l'autre et il allait passé pour un imbécile.

  • allez les petits poissons soyez sympa. Vous n'allez pas me fiche la honte devant ma femme. Je vous promets que je vous cuisinerai avec délicatesse.

  • A qui tu parles ?

Il sursauta et faillit bien lâcher sa cane à pêche. Il n'avait pas entendu Kate approcher.

  • personne, je parle à personne. Alors l'eau était bonne ?

  • Un peu fraîche mais ça fait un bien fou. Tu devrais essayer. Ça mord ?

  • C'est un peu plus long que prévu mais....

il ne termina pas sa phrase, son regard ayant été attiré par quelque chose de l'autre côté du lac.

  • qu'est ce qu'il y a ?

  • regarde là bas on dirai qu'il y a quelqu'un.

  • Oh ce doit être Mike !

  • Mike !! C'est qui Mike ?

  • Un campeur que j'ai rencontré ce matin en me promenant.

  • Hum ! Et il est comment ce Mike ?

  • Tu sais que tu es mignon quand tu es jaloux. Mais tu n'as rien à craindre j'ai perdu tout intérêt à ses yeux dès qu'il a su que j'étais mariée.

  • Finalement je l'aime bien moi ce Mike.

  • Allez ! moi je rentre me sécher. Ne tarde pas trop.

Elle passa les bras autour de son cou alors qu'elle était dans son dos et déposa un baiser sur sa joue puis repartit en direction de la cabane.

Il se donna encore 1 heure et si passé ce délai il n'avait toujours rien attrapé, il serait bien obligé de changer son menu pour ce soir.

 

Elle était rentrée se doucher, et passer des vêtements propres. Une fois prête elle s'était installée confortablement dans le canapé. Elle pensa à Rick au bord du lac et elle ne sut pas pourquoi mais elle était persuadée qu'il n'attraperait rien. Elle sourit à cette pensée et se dit que ce soir elle devrait user de tous ses charmes pour lui changer les idées, car il serait certainement très déçu. La journée touchait à sa fin et la fraîcheur commençait à se faire sentir. Kate se leva et alla chercher son gilet dans la chambre. Elle était en train de le passer quand par la porte de la chambre elle crut capter un mouvement dans l'autre pièce.

  • Rick ?

Pas de réponse. Elle regagna le salon, tout paraissait tranquille à sa place.

Elle se décida à allumer un feu. Elle s'accroupit devant la cheminée, froissa du papier en boule puis déposa quelques bûchettes dessus. Elle se redressa, frotta une allumette sur le grattoir mais avant qu'elle ait pu se pencher pour la glisser sous le papier, la petite flamme s'éteignit. Quelqu'un venait d'ouvrir la porte d'entrée et le courant d'air avait soufflé l'allumette.

  • Alors mon ange tu as attrapé quelque chose ?

Comme il ne répondait pas elle se releva et se retourna. Le sourire qu'elle affichait sur son visage disparu instantanément. Un homme se tenait là dans l'encadrement de la porte mais ce n'était pas Rick. Son sang se glaça quand elle le reconnut et elle lâcha la boîte d'allumettes.

  • Bonsoir Nikki !

 


jogeo1  (25.02.2016 à 22:25)

CHAPITRE 9

 

 

New York :

 

 

La journée avait été calme, ils avaient passé leur après midi à faire de la paperasse. C'est avec un énorme soulagement que Ryan posa un dossier sur son bureau.

  • Voilà c'est le dernier. Enfin. Je commençais à en avoir marre.

  • Tu commençais seulement moi ça fait 2 heures que j'en ai mare.

  • Et dire que Beckett et Castle sont en train de se la couler douce. Qu'est ce que j'aimerai être à leur place en ce moment.

Esposito se leva brusquement en frappant dans ses mains.

  • il est encore tôt, ça te dis qu'on aille se boire une bière avant de rentrer. C'est moi qui régale.

  • Si c'est toi qui paie. Mais je ne reste pas trop longtemps, tu comprends Jenny vient de rentrer alors.

  • Promis Cendrillon tu seras rentré avant minuit.

  • Tu sais que tu es très drôle quand tu veux.

  • Oui je sais. Répondit Ravier avec un grand sourire.

Et il se dirigèrent tous les 2 vers l'ascenseur. Ils étaient près à monter dedans lorsqu'un officier les interpella.

  • lieutenant Esposito. Il y a un agent du FBI qui souhaite parler au Capitaine Beckett.

  • Elle est absente, prenez le message. Beckett le rappellera dès son retour.

  • Mais elle dit que c'est très urgent.

  • Bon c'est bon passer la moi.

Il retourna à son bureau pour prendre l'appel de son poste.

  • lieutenant Esposito !

  • Bonjours lieutenant, Jordan Shaw, on a collaboré ensemble sur une affaire il y a 6 ans.

  • Oui je me souviens bien de vous. Comment allez vous ?

  • Ça pourrait allez beaucoup mieux. Comme je l'ai dis à votre collègue il faut absolument que je parle à Beckett.

  • Malheureusement ça ne va pas être possible, elle s'est absentée pour la semaine et elle n'est pas joignable.

  • Vous ne comprenez pas ma parole c'est un question de vie ou de mort !!!

  • Non c'est vous qui ne comprenez pas, elle est en forêt je ne sais où et son portable ne capte pas. Je n'ai vraiment aucun moyen de la joindre.

  • C'est très ennuyeux.

  • Vous allez me dire ce qui se passe à la fin.

  • C'est Dunn, il s'est échappé de prison il y a 3 semaines.

  • Comment ça échappé il y a 3 semaines ? Et c'est maintenant que vous me le dites !!!

  • Je l'ignorais également, je viens de l'apprendre.

  • Et vous croyez qu'il pourrait s'en prendre de nouveau à Beckett ?

  • Ce type faisait une vrai fixation sur elle. Je connais bien ce genre de malade. Elle est en danger, elle doit être mise en garde. Et prévenez aussi M Castle.

  • Ça aussi ça risque d'être compliqué.

  • Ne me dites pas que lui aussi vous l'avez perdu !!

  • Non ! je sais où il est, il est avec Beckett.

  • Ils ont bien choisi leur moment ces 2 là pour aller roucouler en forêt.

  • Vous devriez faire attention à vous aussi.

  • Ne vous en faîtes pas pour moi et retrouvez les !

  • Je vous tiens au courant. Merci d'avoir appelé.

Ryan, qui était resté près de l'ascenseur, comprit qu'il se passait quelque chose de grave quand il vit la mine de son collègue se décomposer à vu d’œil et décida d'aller aux nouvelles.

  • Qu'est ce qui se passe mec ?

  • Scott Dunn est dehors.

  • Quoi !! mais c'est pas possible il avait pris perpette.

  • Il s'est évadé.

  • Tu crois que Beckett et Castle sont en danger.

  • Jordan Shaw le croit elle en tout cas. Et tu connais sa réputation en tant que profileuse.

  • Ça sent mauvais. Il faut absolument qu'on les retrouve.

  • Je suis d'accord mais on fait comment.

  • Qu'est ce que Beckett t'as dit exactement ?

  • Qu'elle prenait 1 semaine de congés et qu'ils la passerait dans le chalet de son père.

  • Très bien on appel son père, il nous explique comment y aller et le tour est joué.

  • Tu oublis qu'il n'est pas dans le pays.

  • Et merde c'est vrai ! Mais qu'est ce qu'ils ont tous à s'absenter en ce moment.

  • Et Alexis ! Elle sait peut être où c'est elle.

  • C'est pas bête, allez viens on fonce chez Castle, j'ai un très mauvais pré sentiment.

 

 

Il devait se résigner, il n'attraperait pas de poisson aujourd'hui. Il s'apprêtait a retirer sa ligne de l'eau quand l'hameçon s'agrippa à quelque chose.

  • Ah Ah, ça y est je te tiens.

Il avait beau tirer sur la ligne, il n'arrivait pas à sortir sa prise.

  • c'est un sacré morceau celui là mais je n'ai pas dis mon dernier mot.

Et dans un dernier effort il réussit enfin. Quand il vit ce qu'il avait pêché, il poussa un cri d'effroi.

  • Non de dieu !!!

Devant lui se trouvait un cadavre qui flottait au bord du lac. Il ne devait pas être là dedans depuis longtemps, quelques heures tout au plus car le corps n'était pas gonflé et les poissons n'avaient pas encore entamés leur festin. Il s'approcha pour l'examiner de plus près. Il s'agissait d'un homme d'une quarantaine d'année, athlétique. A première vue il avait eu la gorge tranchée. Il portait à son poignet une de ces gourmette sur lesquels votre prénom était gravé. Quand Rick lut celui de la victime son sang ne fit qu'un tour.

  • Mike

Il regarda droit devant lui, de l'autre côté du lac. Qui que soit l'homme qu'ils avaient aperçu un peu plus tôt, ce n'était sûrement pas ce pauvre Mike mais vraisemblablement son assassin. Peut être était il toujours dans les parages. Tous ses sens se mirent en alerte et il regarda tout autour de lui. Il n'y avait personne puis tout d'un coup son cœur se serra.

  • kate !

Elle était toute seule. Ne pensant plus à rien il se précipita vers le chalet.

 

Il se tenait là à 1 mètre d'elle, il la tenait en joue avec son arme. Cela faisait maintenant 6 ans qu'ils s'était affrontés pour la dernière fois. Il n'avait pas changé, il avait toujours la même lueur de folie dans le regard.

Elle jeta brièvement un coup d’œil autour d'elle, elle ne pouvait pas s'échapper du moins pas assez vite. Elle serait morte avant d'avoir fait un pas.

Enfin, ce moment tant attendu était arrivé, elle se tenait juste là à sa merci. Il ne manquait plus qu'une pièce au puzzle et tout serait parfait.

  • qu'est ce que tu veux ? Osa demander Kate.

  • Prends une chaise et assied toi. Et ne tente rien de stupide sinon je te descends.

Elle obéit. Il était impératif de ne pas l'énerver, il lui fallait gagner du temps. Sa vie en dépendait.

Il sortit un rouleau d'adhésif de sa poche et le lui lança.

  • attache tes chevilles aux barreaux de la chaise.

Elle s'exécuta.

  • Bien. Maintenant attache ton bras gauche à l'accoudoir.

Quand elle eût terminé, il s'approcha d'elle, lui saisit son bras droit avec violence, ce qui lui arracha un cri de douleur, et il lui attacha ce dernier. Ensuite il déchira un autre morceau d'adhésif qu'il lui colla sur la bouche. A peine avait il terminé qu 'on entendait au loin la voix de Rick qui appelait.

  • Ah ! Pile à l'heure. S'amusa Scott.

En entendant son mari, Kate ne put s'empêcher de réagir. Elle poussa un cri pour le prévenir mais avec son bâillon seul un son étouffé sortit. Scott lui posa un doigt sur les lèvres.

  • Chut ! On ne voudrait pas lui gâcher la surprise.

Il sortit de sa ceinture son couteau de chasse encore couvert du sang de Mike.

  • je vais aller l'accueillir comme il se doit. Toi tu ne bouges pas je reviens très vite.

Kate était horrifiée, des larmes coulèrent sur ses joues sans qu'elle ne puisse les contrôler. Elle se débattait comme une sauvage, mais attachée comme elle l'était elle ne pouvait absolument rien faire pour aider Rick.

 

Il n'avait jamais courut aussi vite mais il n'avait cependant pas été assez rapide. Quelque chose clochait, il en était sûr. En l'entendant appeler, Kate aurait dût se précipiter dehors et elle ne l'avait pas fait. Une peur panique s'empara de lui. Et si il lui était arrivé quelque chose, et si elle aussi était... Il préféra ne pas aller jusqu'au bout de sa pensée. Tout à coup il se rappela de la hache qui se trouvait près du tas de bois. Si ce malade était à l'intérieur alors il aurait besoin d'une arme pour se défendre. Il se dirigea discrètement vers l’appentis et se saisit de l'outil. Il l'avait à peine dans la main qu'il entendit le cliquetis d'une arme à feu.

  • pose ça ! Et retourne toi gentiment.

Il obéit. Qu'elle ne fût pas sa surprise quand il découvrit son agresseur.

  • Dunn ?

  • Et oui ! Ça fait un bail.

  • Si tu veux mon avis ça ne fais pas encore assez longtemps. Où est Kate ? Qu'est ce que tu lui as fait ?

  • Elle va bien, et si tu veux que ça continue tu as plutôt intérêt de faire tout ce que je te dis. Maintenant on va se diriger gentiment vers la maison, passes devant, ta petite femme est impatiente de te revoir.

Quand ils pénétrèrent dans la cabane, il fut soulagé de voir que Kate était en vie, ce sentiment était partagé par cette dernière. Ils échangèrent un regard qui voulait dire ne t'en fais pas je suis là. Scott poussa Rick.

  • Allez avance !!

Dunn se positionna à côté de Kate et lui mit son arme sur la tête. Puis s'adressant à Rick.

  • Tu vas allez chercher une chaise là bas et tu vas venir la mettre dos à elle. Et Richard ! pas d'entourloupe sinon je lui fait exploser la cervelle.

Rick avait bien pensé lui balancer la chaise à la figure pour faire diversion puis tenter de le désarmer mais c'était trop risqué pour Kate, alors il se ravisa. Il apporta la chaise à l'endroit indiqué.

  • Assis !! et tu t'attaches les chevilles comme elle. Allez grouille.

Il lui balança le rouleau d'adhésif sur les genoux. Cette chaise, contrairement à celle de Kate n'avait pas d'accoudoir. Il dut se contenter de lui attacher les mains dans le dos. Puis il termina en les entourant tous les 2 avec l'adhésif. Ils mourraient enchaînés ou plutôt scotchés l'un à l'autre.

Une fois son œuvre accomplie, il arracha le morceau d'adhésif de la bouche de Kate.

  • c'est mieux comme ça, non ! Bon maintenant que tout le monde est bien installé, la fête va pouvoir commencer.

 


jogeo1  (26.02.2016 à 23:14)

CHAPITRE 10

 

Cela faisait maintenant 1 demie heure qu'ils étaient coincés dans les bouchons. Un camion s'était couché sur la chaussée et sa marchandise s'était répandue sur le sol. Esposito avait bien essayé à plusieurs reprises d'appeler Alexis mais sans succès. Les deux hommes étaient sur les nerfs, leurs amis étaient peut être en danger de mort et eux étaient bêtement bloqués dans la circulation. Esposito composa de nouveau le numéro d'Alexis.

  • toujours rien. Mais pourquoi a-t-il fallut que tu prennes cette rue !!

  • Hé !! moi aussi je suis inquiet mais t'en prendre à moi n'y changera rien !!

  • Excuse moi mon frère, tu as raison, c'est juste que c'est si frustrant cette situation.

  • Je sais.

  • Et si Alexis ne peut pas nous aider, on fait quoi ?

  • Tu pourrais être un peu plus optimiste ?

  • Avec ce malade dans la nature désolé je ne peux pas.

  • Si ça se trouve il est déjà loin. Il est en cavale je te rappelle, il a plutôt intérêt à se faire oublier.

Ryan avait prononcé ces dernières paroles autant pour rassurer son partenaire que pour se rassurer lui même mais au fond de lui il n'y croyait pas vraiment. Il fallait qu'ils retrouvent leurs amis et vite.

Ils restèrent bloqués encore une vingtaine de minute avant de pouvoir enfin repartir.

Arrivés devant la porte du loft de Castle, Ryan arrêta Esposito qui s'apprêtait à frapper à la porte.

  • qu'est ce qui te prends ? Demanda ce dernier surpris par le geste de Ryan.

  • Essayons de ne pas l'affoler, d'accord. On est encore sûr de rien.

  • Pour qui tu me prends ? Délicatesse c'est mon deuxième prénom.

Puis il frappa à la porte et cette fois Ryan le laissa faire.

A peine avait il frapper qu' Alexis ouvrit la porte, à croire qu'elle les attendait juste derrière. Elle parut déçu en les apercevant.

  • Ryan ? Espo ? Bonsoir

  • Bonsoir. Répondit Ryan. J'espère qu'on ne te dérange pas ?

Mais apparemment c'était tout le contraire. Quand ils pénétrèrent dans l'appartement, ils remarquèrent qu'elle avait mis la table pour 2, la lumière était tamisée et elle portait une robe sexy qui aurait certainement déplut à son père.

  • Non ! Mentit elle.

  • Ça fait bientôt 1 heure que j'essaie de te joindre !

Ryan donna un coup de coude à Espo ce qui le calma aussi tôt. Bravo pour la délicatesse.

  • je suis désolée, répondit Alexis surprise par le ton d'Esposito. J'étais sous la douche je n'ai pas entendu le téléphone. Qu'est ce qui se passe ?

  • Rien. On se demandait juste si tu avais eu des nouvelles de ton père. Demanda Ryan en essayant de resté détaché.

  • Il a appelé hier après midi pour dire qu'ils étaient bien arrivés.

  • Et tu sais d'où il appelait ?

  • Non il l'a pas dit pourquoi ? Il y a un problème ?

Les deux lieutenants se regardèrent et répondirent à l'unissons.

  • Non. Non

Mais Alexis n'était pas dupe, et ces 2 là étaient loin d'être convainquants.

  • Arrêter de vous fichez de moi. Il est arrivé quelque chose à papa c'est ça ?

  • Alexis, je ne vais pas te mentir, à vrai dire on n' en sait rien. Répondit Ryan.

  • Comment ça vous n'en savez rien ?

Désormais on pouvait lire la peur dans son regard.

  • Un type que Kate et lui ont mis en prison s'est évadé et on veut juste s'assurer qu'il ne va pas essayer de se venger. Renchérit Esposito.

  • Réfléchit, il n'a pas mentionné un détail quand à l'endroit où ils étaient ?

  • Il a juste parlé d'un arrêt dans une petite ville pour faire des courses.

  • C'est tout tu es sûr ? Demanda Esposito de plus en plus découragé.

  • Je crois que c'est un bon début. Rétorqua Ryan.

  • Tu parles on est pas plus avancé !

  • Au contraire Espo, si l'appel a duré assez longtemps, alors Tori pourra localiser Castle au moment de son coup de fil.

  • On s'est parlé au moins 20 minutes. Ce sera suffisant vous croyez ?

  • C'est bien plus que suffisant. J'appelle Tori pour qu'elle nous rejoigne au poste.

Ryan sortit son téléphone de sa poche et composa le numéro de la technicienne. En attendant que celle ci prenne la communication, il s'adressa à Alexis.

  • Il va falloir que tu me passes ton portable.

  • C'est hors de question, je viens avec vous !!!

  • Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. Lui dit Espo

  • C'est de mon père et de ma belle mère qu'il s'agit alors il n'y a pas à discuter. Je monte me changer j'en ai pour 2 minutes.

Pendant ce temps, Ryan expliquait la situation à Tori, qui lui dit qu'elle les rejoignait au 12ème le plus vite possible. A peine avait il raccroché qu'Alexis redescendait l'escalier. Elle avait troquée sa jolie robe contre un jean. Tous les 3 sortirent précipitamment de l'appartement. Dans le couloir ils croisèrent un jeune homme en costume qui avait un bouquet de fleurs dans la main. Quand ce dernier vit Alexis il se dirigea vers elle d'un air étonné.

  • Alexis ?

  • Je n'ai pas le temps Bryan, on se voit plus tard.

  • Mais... je croyais qu'on devait dîner ensemble ce soir ?

  • Je sais je suis désolée mais j'ai une urgence familiale. Je t'appelle dès que je peux.

Elle se dirigeait déjà vers la sortie sous le regard hébété du pauvre Bryan qui venait de voir tous ses projets pour la soirée partir en fumée. Il n'en revenait pas, qu'elle le plante là en pleins milieu du couloir. Esposito lui posa une main sur l'épaule en passant devant lui.

  • chouette costard.

Une fois tous montés dans la voiture, ils repartirent en direction du commissariat sur les chapeaux de roues.

 

 

Dehors la nuit était tombée et on n'entendait plus que le silence de la forêt. A l'intérieur, l'ambiance était pesante. Dunn jubilait, il allait enfin pouvoir passer à la phase finale de son plan.

Rick et Kate étaient terrorisés mais ne laissaient rien paraître, cela aurait donné trop de satisfaction à Scott et il était hors de question de lui faire ce plaisir. Pourtant, ils savaient qu'ils allaient mourir ce soir. Peut être pas tout de suite, Dunn s'amuserait un peu avec eux avant mais l'issue était inévitable. Personne ne s'inquiéterait pour eux avant un bon bout de temps, et à ce moment là il sera déjà beaucoup trop tard. Rick ne put s'empêcher d'avoir une pensée pour sa fille et pour ce bébé qu'ils n'auraient jamais. Il aurait dut tuer ce malade il y a 6 ans au lieu de se contenter de le blesser. Kate, elle, s'en voulait tellement de les avoir emmenés ici, dans cet endroit isolé. Rick allait mourir et c'était entièrement de sa faute. Elle était flic, elle aurait dut le protéger au lieu de cela elle les avaient jetés droit dans la gueule du loup.

Ils ne pouvaient pas se voir, et ça c'était insupportable. Ils étaient si proche et pourtant si loin. Rick avait besoin d'entendre la voix de sa femme pour se rassurer.

  • Kate tu vas bien ? Il ne t'a pas fait de mal ?

Dunn ne le voyait pas sous cet angle. Il se rapprocha de lui l'air mauvais.

  • Ferme la ! Ici c'est moi qui pose les questions.

  • Mais qu'est ce que tu veux à la fin ?

  • T'es sourd je t'ai dis de la fermer !!!

Il brandit son arme et le frappa au visage avec la crosse. Le coup fut si violent qu'il le sonna mais il ne se laissa pas démonter pour autant.

  • C'est tout ? Je m'attendais à mieux de ta part !

Dunn se mit dans une rage folle, il levait le bras à nouveau quand le cri de Kate le stoppa.

  • arrête !! laisse le tranquille !!

Il se mit à rire, d'un rire hystérique. Il laissa Castle pour se diriger vers elle.

  • Qu'est ce qu'il y a Nikki ? Tu désapprouves ?

  • Si tu dois t'en prendre à quelqu'un alors prends t'en à moi.

  • Kate !!!

  • Castle !! il me semble qu'on t'a dit de la fermer.

Elle avait prononcé ces mots sèchement. Elle espérait ne pas l'avoir blessé mais il fallait à tout pris qu'elle le protège. Dunn s'en amusa.

  • Et bien maintenant je sais qui porte la culotte dans votre couple.

  • Pourquoi tu fais ça ?

  • Tu crois vraiment que ça m'amuse. Je t'aimais bien Nikki. J'avais une totale confiance en toi mais tu m'as trahi. Tu devais m'empêcher de commettre tous ces crimes mais tu as échoué. Je n'avais pas le choix, je devais te punir.

  • Alors punis moi.

Elle parlait désormais d'une voix douce, elle essayait de le calmer. Elle savait qu'elle ne faisait que gagner du temps mais elle devait quand même essayer.

  • Et laisse le partir. C'est moi qui t'ai déçu, pas lui. Ce n'est pas de sa faute.

  • C'EST FAUX !!! TOUT EST DE SA FAUTE !!!

Dunn avait crié tellement fort et si soudainement qu'ils avaient sursauté.

  • J'avais tout écrit, c'était parfait et il a tout gâché. J'étais là, près de ton appartement. Tu aurais dut brûler cette nuit là, mais il a débarqué et il t'a prévenu.

Il retrouva peu à peu son calme.

  • Mais ça n'a plus d'importance maintenant. J'ai eu beaucoup de temps en prison pour réécrire la fin de mon histoire. Et celle là est encore mieux. Je suis sûr qu'elle va vous plaire.

Il se mit à tourner autour d'eux.

  • Bien sûr, je n'avais pas prévu que ça se passerait dans les bois mais il faut savoir s'adapter pas vrai  ? Alors voilà, la dernière fois je n'avais pas compris à quel point Nikki était attachée à Rook, sans vouloir faire de mauvais jeu de mot. Et si j'avais encore des doutes, après ce que j'ai vu la nuit dernière je n'en ai plus aucun.

Kate était horrifiée, non seulement ce malade avait l'intention de les tuer mais en plus ils les avaient épié pendant un moment intime qui n'appartenait qu'à eux, il n'avait pas le droit. Elle se sentait salie, humiliée. Si elle avait pu à ce moment précis, elle l'aurait étranglé de ses propres mains. Rick était tout aussi écœuré et il le menaça.

  • Je te jure que tu vas me le payer !!

  • Ah oui et tu vas faire quoi ?

  • Détache moi et tu verras.

  • Allons, allons ne nous égarons pas. Où j'en étais ? A oui, Nikki et Rook. Je me suis dit que si ils s'aimaient tellement alors ils devaient mourir ensemble.

Il se rapprocha de Kate et se baissa à sa hauteur. La regardant droit dans les yeux il lui dit :

  • Nikki va brûler mais cette fois elle ne sera pas seule.

Kate ne se contrôlait plus à présent et elle se mit à lui hurler dessus.

  • JE NE M'APPELLE PAS NIKKI ESPECE DE TARE !!!

Il se redressa et la regarda méchamment.

  • Ce n'est pas très gentil !! Retire ça immédiatement !!

  • Va te faire voir !!

  • Très bien, si tu le prends comme ça.

Il sortit un paquet de cigarette de sa poche, en prit une, ramassa la boîte d'allumettes que Kate avait fait tombée et l'alluma. Il tira quelques bouffées puis alla voir Rick. Kate paniqua immédiatement, elle avait lu quelque chose dans son regard qui lui glaça le sang.

  • Qu'est ce que tu fais ?

  • Je lui donne un avant goût de ce qui l'attend.

  • Merci mais je ne fume pas.

Dunn attrapa la tête de Castle, la bascula en arrière révélant son cou. L'instant d'après il éprouva la brûlure de la cigarette sur le côté droit de sa gorge. Il retint, par un immense effort de volonté, le rugissement de souffrance qui monta en lui. Il sentait l'odeur de sa propre peau grésillante. Kate était en larmes, elle le suppliait d'arrêter.

  • Je suis désolée, je suis désolée. N'arrêtait elle pas de répéter.

Enfin Dunn le lâcha. Rick, réussit à reprendre le contrôle de sa respiration. Il avait une sueur froide et une envie de vomir.

Kate vit réapparaître Scott dans son champ de vision brouillé par les larmes. Il lui posa une main sur sa joue, et du pouce lui essuya une larme. Elle lui aurait volontiers craché à la figure, mais se retint de peur qu'il ne se venge encore sur Rick.

  • Ne pleur plus, ce sera bientôt terminé.


jogeo1  (29.02.2016 à 20:23)

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