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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Castle
Création : 03.04.2016 à 18h34
Auteur : jogeo1
Statut : Terminée
« C'est la suite de ma première fic "promenons nous dans les bois". L'histoire se passe quelques mois plus tard. Je ne vous en dis pas plus. Bonne lecture à tous. » jogeo1
Cette fanfic compte déjà 19 paragraphes
CHAPITRE 10
Loft des Castle :
Ce matin, Rick s'était encore levé aux aurores. Les événements de ces derniers jours lui avaient fait perdre le sommeil. Trop de questions se bousculaient dans sa tête et il espérait pouvoir y répondre rapidement avec l'aide des gars. Peut être ces lettres l'aideraient également. Il en allait de la sécurité de Kate. Il était dans la cuisine, en train de prendre son café quand l'arrivée de Kate dans le salon le surpris. Il n'était que 8 heure du matin et elle était déjà habillée et prête à partir.
Bonjour ? Il y en a un pour moi ?
Je peux savoir ce que tu fais ?
Je te demande si je peux avoir un café.
Non.
Non ?
Non ce que je veux dire c'est pourquoi tu n'es pas couchée ?
Il est 8 heure et je dois être au bureau dans une demie heure.
Tu ne compte pas sérieusement aller travailler ?
Bien sûr que si.
Kate, tu oublies que le médecin a dit que tu devais te reposer !
Chéri je vais très bien. Et si je dois rester une journée de plus allongée sans rien faire, je vais devenir folle.
Devant son air inquiet elle ajouta :
Ne t'inquiètes pas ! Je vais rester sagement à mon bureau, à remplir de la paperasse, je ne compte pas courir un marathon.
Elle s'approcha de lui pour le prendre par la taille.
Qu'est ce qui ne va pas ? Depuis hier je te sens ailleurs.
Je me fais du soucis pour toi.
Je sais, mais je te promets de ne pas forcer et si je me sens fatiguée je rentre me reposer.
Promis ?
Promis.
Elle se pencha puis l'embrassa tendrement.
Je peux avoir mon café maintenant ?
Je pense que tu devrais réduire ta consommation de caféine. Ce n'est pas bon dans ton état.
Castle !!
Je suis sérieux. Et si je te faisais plutôt un déca ?
Va pour un déca. Je sens que ces 5 mois vont être interminables.
Commissariat du 12 ème :
Ils avaient pris leur petit déjeuné dans la bonne humeur, puis s'étaient dirigés vers le poste. Rick était impatient de retrouver les gars, pour savoir si ils avaient appris du nouveau. Arrivés au poste, ils se dirigèrent aussitôt vers eux. Ils étaient déjà en plein travail à leur bureau.
Salut les gars.
Ils relevèrent la tête en même temps surpris de reconnaître la voix de leur capitaine.
Beckett ! Mais qu'est ce que tu fais là ? Demanda Ryan en premier.
Je travaille ici je te rappelle.
C'est juste qu'on pensait que tu prendrais quelques jours de repos. Ajouta Espo.
Vous n'allez pas vous y mettre vous aussi. Ecoutez les gars, je suis très touchée que vous vous fassiez autant de soucis pour moi, tous autant que vous êtes mais je vous assure que je vais très bien. Vous avez du nouveau dans l'affaire Harwood ?
Non toujours rien, c'est l'impasse. On arrive pas à trouver de mobile à ce massacre. Répondit Ryan.
Amy semble être notre meilleurs atout pour le moment mais elle n'arrive toujours pas à se souvenir.
Ok. Continuez à chercher. Et pour Miller ?
Les 3 hommes se lancèrent un regard et devant l'air hésitant de Ryan à répondre, Castle lui fit un petit signe de la tête qui voulait dire, pas un mot.
Vous avez du nouveau ?
Non. Répondit enfin Espo. Il n'a toujours pas d'alibi pour l'heure de ton agression mais sans autres preuves ?
Je sais.
Toutefois, il est sous surveillance et il n'a pas quitté son domicile depuis qu'il a été interrogé.
Ok. Je serai dans mon bureau toute la journée.
Sur ces dernières paroles elle se dirigea vers celui-ci sans oublier de saluer le reste de ses hommes au passage. Ils la regardaient tous avec compassion ce qui ne manqua pas de lui taper sur les nerfs. A leurs yeux elle apparaissait dorénavant comme une victime, et elle détestait ça. Il allait falloir qu'elle remette les pendules à l'heure et vite. Cependant, elle ne le ferait pas aujourd'hui, elle avait promis à Rick de se ménager et elle comptait bien tenir sa parole. Elle ne voulait pas en rajouter, il semblait bien assez inquiet comme ça.
Une fois Kate dans son bureau Castle s'empressa de demander des nouvelles aux gars sans oublier de réprimander Kevin pour son petit moment d'hésitation de tout à l'heure. Ce dernier détestait cacher des choses à Beckett car il savait par expérience que tôt ou tard, leurs petites cachotteries leur exploseraient en pleine figure. Mais Castle était son ami et visiblement il se faisait beaucoup de soucis sur l'état de santé de son épouse.
Vous avez du nouveau ?
Hayley n'a rien pu tirer de ton relevé d'appel, ils ont tous été émis d'un portable prépayé donc in traçable. Répondit Espo.
Et pour la lettre ?
La scientifique est dessus mais ça risque de prendre un peu de temps, pour eux ce n'est pas une affaire prioritaire.
Comment ça pas prioritaire ! il s'agit de menaces à l'encontre d'un capitaine de police.
Oui mais ça ils ne le savent pas vu que tu ne veux pas que Beckett soit au courant.
C'est vrai.
D'ailleurs tu ne crois pas qu'il serait temps de lui en parler ? Tenta de nouveau Ryan.
Hors de questions. Elle dois éviter tout stress en ce moment.
Il a raison, on peut gérer ça tout seul. Renchérit Javier.
Comme vous voulez mais vous vous rappellerez tout les 2 que je vous avais mis en garde quand elle nous mettra en pièces.
De mon côté j'ai du nouveau. Gina a fait quelques petites recherches pour moi et elle a trouvé d'autres lettres de cette Isabella. 53 pour être précis.
La vache ! Tu lui as sacrément tapé dans l’œil à celle là. C'est pas à moi que ça arriverait ce genre de chose. Se plaignit Javier pour essayer de détendre un peu son ami qui semblait de plus en plus inquiet.
Je te la laisse volontiers.
Et elle sont où ces lettres ? Demanda Ryan.
Chez Black Pawn, je dois aller les récupérer ce matin mais je ne veux pas laisser Kate toute seule.
Ne t'en fais pas, on veille sur elle. Lui dit Espo
Vous ne la quittez pas des yeux une seule seconde !
Il ne lui arrivera rien, tu peux compter sur nous. Ajouta Ryan.
Ok. je n'en ai pas pour longtemps. A tout à l'heure.
Attends et si Beckett nous demande où tu es ? Demanda Ryan.
Tu trouveras bien quelque chose.
Rick se dirigea précipitamment vers l'ascenseur, il ne voulait pas s'éloigner trop longtemps même si il avait une confiance aveugle en Kevin et Javier. Ils donneraient leur vie pour Kate, il le savait.
Bureaux de Black Pawn
Quand il se gara sur le parking de Black Pawn, Rick remarqua une agitation anormale devant les bureaux. Il entra dans le bâtiment sans y prêter d'avantage attention et se dirigea vers la standardiste. Cette dernière toujours souriante et joviale habituellement affichait une expression de tristesse sur son visage. Rick la salua et lui demanda poliment si Gina n'avait pas laissé un paquet pour lui à la réception. La pauvre ne put lui répondre car elle fondit en larmes aussitôt.
Megan, qu'est ce qui se passe ?
Oh M Castle, c'est horrible, c'est Melle Cowell. Elle est morte.
Il prit l'annonce comme une gifle. Gina morte, ce n'était pas possible, il était encore avec elle au téléphone la veille au soir. Il recula d'un pas et son teint devint livide, néanmoins il reprit rapidement ses esprits. Il fallait qu'il sache ce qui était arrivé.
Morte ! Mais enfin comment ?
Quelqu'un l'a agressée sur le parking hier soir alors qu'elle rentrait chez elle.
Elle ne put ajouter un seul mot et se remit à pleurer de plus belle. Rick n'en revenait toujours pas et n'arrivait pas à accepter la nouvelle. Il se dirigea vers l'un des fauteuils de l'accueil et s'effondra dessus, ses jambes ne le portant plus. Il resta assit là un moment, jusqu'à ce qu'un homme chauve, trapu, d'une cinquantaine d'années viennent à sa rencontre.
Excusez moi de vous déranger, M Castle ?
Oui.
Bonjour, je suis l'inspecteur Leland. Je dirige l'enquête sur le meurtre de Melle Cowell. La standardiste m'a dit que je vous trouverais ici. J'aurai quelques questions à vous poser.
Bonjour.
Je suis désolé de vous embêter dans un moment pareil.
Non je vous en prie si je peux vous être utile.
Quand avez vous parlé à Mlle Cowell pour la dernière fois ?
Hier soir, elle m'a appelé vers 22 heures.
Au téléphone vous a t elle parut nerveuse, vous donnait elle l'impression d'avoir peur de quelqu'un ?
Nerveuse non, elle était normale pourquoi ?
D'après le légiste, la mort remonte vers minuit. Vous êtes certainement la dernière personne à lui avoir parlé.
Comment est elle...
Sa voix se brisa.
On l'a frappée à plusieurs reprises avec un objet contondant, certainement un démonte pneu.
Mon dieu.
D'après le légiste le premier coup à été fatal, elle est morte sur le coup, elle n'a pas souffert. A votre connaissance, avait elle des ennemis ?
Non je ne crois pas mais elle ne se confiait pas à moi. Nos rapports étaient strictement professionnels.
Et ce coup de fil hier ne faisait pas exception ?
Non. Mais où voulez vous en venir au juste ?
Nul part, je me pose juste des questions. Mon ex femme, ne m'appelle jamais à 22 heures, car vous avez bien été mariés ?
Oui mais ça remonte à plus de 15 ans, c'était mon éditrice un point c'est tout.
Vous avez pourtant l'air très touché par son décès.
Évidemment. On a quand même été marié.
Je vois. Une dernière question. Où étiez vous hier soir aux alentours de minuit ?
Rick n'en revenait pas, est ce que ce flic était en train d'insinuer qu'il avait quelque chose à voir avec la mort de Gina.
J'étais chez moi.
Quelqu'un peut le confirmer ?
Ma femme. Elle est capitaine au 12 ème district, vous n'avez qu'à lui demander.
Je n'y manquerais pas.
Inspecteur, je n'ai rien à voir avec la mort de Gina alors ne perdez pas votre temps et cherchez de véritables pistes et trouvez celui qui a fait ça.
Mais j'y compte bien. Merci pour votre temps. Je vous donne ma carte, si quelque chose vous revient, contactez moi.
Il regarda le lieutenant Leland s'éloigner. Il essaya de se rassurer en se disant que ce type ne faisait que son travail et explorait toutes les pistes. Il avait déjà été accusé de meurtre par le passé et ne tenait pas à retenter l'expérience.
La réceptionniste, qui avait réussit à se reprendre se dirigea vers lui au moment où il allait quitter l'immeuble et lui tendit un paquet. Il s'agissait des lettres dont lui avait parlé Gina. Il la remercia puis se dirigea vers sa voiture. Alors qu'il allait monter dedans il reçut un SMS. Quand il le lut, son sang se glaça et la nausée le prit, il eut juste le temps de se rattraper à la portière de la voiture avant de tomber et vomit son petit déjeuner. Sur l'écran de son téléphone qu'il venait de laisser tomber on lisait « regarde ce que tu m'obliges à faire, je ne laisserais plus jamais personne se mettre entre nous, tu m'appartiens » au dessous d'une photo du corps de Gina gisant sur le sol.
Commissariat du 12ème
Ryan et Espo prenaient leur rôle très à cœur et ne quittaient pas Kate des yeux, si bien que quand elle décida de faire une pause café ou plutôt une pause de décaféiné vu que Rick lui avait interdit la caféine, Esposito la suivit jusque dans la salle de pause et y resta jusqu'à ce qu'elle rejoigne son bureau. Ils ne la quittaient pas des yeux, même assise dans son bureau. Dès qu'elle tournait la tête vers eux, ils replongeaient illico le nez dans leurs dossiers. Ce petit manège dura près d'une heure avant que Kate ne s'aperçoive de leur petit jeu. Mais qu'elle mouche les avaient encore piqué ces 2 là. N'y tenant plus, elle décida d'en avoir le cœur net. Elle se leva et quitta son bureau direction les toilettes pour dames. Bingo, Ryan se leva à son tour et se dirigea dans la même direction. Elle stoppa net devant la porte des toilettes et Ryan faillit lui rentrer dedans.
Tu veux y aller avec moi ?
Ryan prit en faute se mit à rougir.
Heu non.
Bien, alors si tu permets. Et tâche de ne plus être là quand je ressors, c'est un ordre.
Sur ce, elle entra dans les toilettes et lui ferma la porte au nez. Ryan retourna s'asseoir à son bureau.
Alors ?
Je crois qu'on est grillé.
C'est malin, je t'avais dis d'être discret.
Moi mais...
Trop occupé à se chamailler, ils ne s'aperçurent pas du retour de Rick et sursautèrent en même temps quand il s'adressa à eux.
Où est Beckett ?
Ne la voyant nul par dans le poste, il commençait à paniquer.
Relax, elle est aux toilettes. Répondit Espo.
Puis remarquant le teint blafard de son ami, il s'empressa d'ajouter :
Eh mec ça va ? Tu es blanc comme un linge.
Elle l'a tuée, et c'est de ma faute.
Les gars se regardèrent sans rien comprendre à ce qu'il racontait.
Mais enfin de quoi tu parles ? Qui a tué qui ? Demanda Ryan.
Isabella. Elle a tué Gina.
Quoi ? Répliquèrent les gars en même temps.
Il leur montra le message qu'il avait reçu et ils restèrent sans voix. La théorie de Castle leur avait semblée tirée par les cheveux au début mais maintenant ils avaient la preuve que cette fan mystérieuse était prête à tout pour obtenir l'objet de ses désirs même à aller jusqu'au meurtre. Il fallait à tout prix qu'ils la démasque avant qu'elle ne fasse d'autres victimes.
On a plus le choix, il faut en parler à Beckett. Finit par dire Ryan.
Me parler de quoi ?
Kate se tenait juste derrière eux.
Ils étaient tous les 4 dans le bureau de Kate. Cette dernière était assise et les écoutait attentivement. Au fur et à mesure de leur récit, elle sentait la colère monter en elle. Comment avaient ils osés lui mentir alors qu'elle avait une confiance aveugle en eux. Ryan et Esposito ça passait encore mais Rick. Elle se sentait trahie. Quand ils eurent terminé, un long silence pesant s'installa dans la pièce. Les gars baissaient le nez, n'osant pas soutenir son regard. Kate brisa enfin ce silence.
Ryan ! Esposito ! Dehors !
Ils ne se le laissèrent pas dire 2 fois et disparurent sans demander leur reste.
Écoutes ne t'en prends pas à eux, ils n'y sont pour rien. C'était ma décision de ne rien te dire.
Comment as tu pus ?!
Je te demande pardon, je sais que j'aurai dut t'en parler dès que j'ai eu des soupçons mais...
Mais quoi ?
Elle criait à présent.
Je voulais juste te protéger.
Me protéger ! Mais de quoi ? !
De toi. Si je t'avais parlé des lettres et de tout le reste tu aurais foncé tête baissée comme d'habitude.
Je suis une grande fille au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, je sais ce que je fais !
C'est faux !
Il criait lui aussi à présent.
Tu ne sais pas t'arrêter, tu te crois invincible mais tu ne l'es pas !
Alors ça te donnais le droit de me mentir ?! D'enquêter dans mon dos ?! Tu n'es qu'un écrivain alors arrête de te prendre pour un flic ! Une femme en est morte Rick !
Tu crois que je ne le sais pas ! Que je ne vais pas devoir vivre avec ça !
Rentre à la maison. Tu n'as rien à faire ici.
Elle ne criait plus mais son ton était sec.
Sans rien ajouter, Rick sortit de la pièce en claquant la porte. Tous les regards étaient braqués sur lui. Leur dispute avait été entendue par tout le poste. Il se dirigea vers les gars avant de partir.
Je vais rentrer et...
Ne t'en fais pas, on garde un œil sur elle.
Merci les gars.
Kate sentait les larmes lui monter aux yeux, mais elle ne devait pas craquer, ce n'était ni le lieu ni le moment. Elle se ressaisit rapidement et interpella Hayley qui passait devant son bureau. Cette dernière ouvrit la porte.
Oui Capitaine.
On m'a dit que vous étiez absente hier.
Oui, un vilain rhume mais je vais mieux, j'ai pris un remède de grand mère très efficace.
Tant mieux car j'ai besoin de vous. Je voudrais que vous alliez sur le site de Richard Castle et que vous vous renseignez sur son fan club et sur une personne en particulier qui se fait appeler Isabella.
Ça a un apport avec votre agression c'est ça ?
Vous nous avez entendu ?
Comme tout le monde ici. Écoutez, je sais que je me mêle peut être de ce qui ne me regarde pas mais vous avez été un peu dure avec lui, il ne pensait pas à mal, il s'inquiète pour vous.
Vous avez raison Hayley, ce ne sont pas vos affaires. Faites ce que je vous ai demandé.
Bien Madame !
Une fois Hayley partie, elle décrocha son téléphone pour appeler le lieutenant Leland en charge du dossier de Gina.
La journée tirait à sa fin et Kate n'avait toujours pas quitté son bureau. Elle n'avait pas eu de nouvelles de Castle de la journée mais n'avait pas non plus essayé de lui en donner. Leur dispute tournait sans cesse dans sa tête. Tout allait si bien entre eux ce matin, comment avaient ils put en arriver là.
Lanie qui avait eu vent de la dispute, par Javier, avait décidé de venir aux nouvelles. Connaissant son amie, elle se doutait que celle-ci broyait du noir. Quand elle arriva à l'étage des homicides, il n'y avait presque plus personne. Il était près de 20 heures et beaucoup avaient rejoint leur foyer. Néanmoins les gars étaient toujours fidèles au poste. Ils avaient promis à Castle de veiller sur Kate et ils ne rentreraient que lorsqu'elle serait en sécurité chez elle.
Salut les gars. Alors comment va t-elle ?
Juges en par toi même. Elle n'a pas quitté son bureau de la journée. Répondit Espo.
Ça à chauffé ?
Si ça a chauffé ? On les a entendu à l'autre bout du commissariat.
Je vous avais prévenu que ça finirait mal, mais personne n'a voulu écouter ce bon vieux Kévin, voilà le résultat.
Ça va ! Change de disque.
Comme d'habitude, c'est moi qui vais devoir réparer vos bêtises les garçons. Je vais lui parler.
Elle se dirigea vers le bureau de son amie et entrouvrit la porte.
Toc, toc, je peux entrer ?
Bien sûr Lanie.
Comment ça va ?
Bien.
C'est pour ça que tu es encore au poste à cette heure ci au lieu d'être confortablement installée chez toi ?
Je ne peux pas rentrer.
Allez ! vous vous êtes engueulés et alors ! tous les couples mariés le font, ce n'est pas la fin du monde.
Je lui ai dis des choses horribles que je ne pensais pas, j'étais tellement en colère après lui.
Je suis sûr qu'il a déjà oublié.
Je lui ai dit qu'il était responsable de la mort de Gina. Comment veux tu qu'il oublie ça ?
C'est sûr que tu n'y as pas été par le dos de la cuillère. Tu n'as qu'à mettre ça sur le dos des hormones et le tour est joué.
Lanie, je suis sérieuse.
Écoutes, ce mec est dingue de toi, il ne peut pas vivre sans toi. Tu l'aurais vus l'autre jour à l'hôpital quand on attendait des nouvelles du médecin, il était anéanti rien qu' à l'idée de te perdre. Alors crois moi il ne va pas renoncer à toi parce que tu as eu quelques paroles malheureuses et puis il n'est pas tout blanc dans cette histoire, tu avais de bonnes raisons d'être en colère non ?
Oui.
Alors rentre chez toi et explique toi avec lui, et tu verras que ce n'est pas si terrible que ça en à l'air.
J'espère que tu as raison.
Bien sûr que j'ai raison. Et sinon, vous avez du nouveau sur cette Isabella ?
Rien du tout. Ce peut être n'importe qui.
Ça fait froid dans le dos.
J'ai lu ses lettres Lanie et elles sont écœurantes. Rien que d'imaginer cette folle en train de se masturber dans son bain en pensant à mon mari, ça me rend malade. Et si elle finissait par s'en prendre à lui ?
Je me fais d'avantage de soucis pour toi si tu veux tout savoir.
Je ne risque rien, tu n'as pas vu mes gardes du corps ?
Alors tu as remarqué ?
Je t'en prie ! Ils sont aussi discrets qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Oui c'est vrai. Mais Kate, sérieusement j'ai peur pour toi. Regarde ce que cette folle a fait à Gina. Cette fille est obsédée par Castle, c'est lui qu'elle veut alors elle ne lui fera pas de mal en revanche, elle fera tout pour se débarrasser de l'épouse gênante.
Et bien j'ai une mauvaise nouvelle pour elle car je n'ai pas l'intention de lui laisser ma place. Écoutes, il est tard et tu as raison je vais rentrer.
Sage décision, je te raccompagne.
Alors que Kate allait protester elle ajouta :
Et ce n'est pas négociable.
Fais comme tu veux, je n'ai plus d'énergie pour me battre ce soir.
Les gars avaient insisté pour raccompagner les filles jusqu'à la voiture de Lanie. Une fois celles-ci parties ils avaient rejoint le poste car il leur restait quelques recherches à faire avant de partir. De retour à leur étage, ils remarquèrent qu'ils n'étaient pas les seuls à faire des heures supplémentaires, Hayley était toujours dans la salle informatique, plongée dans ses recherches.
Je me demandais une chose ?
Comment elle fait pour être aussi sexy ?
Esposito, tu peux te concentrer un peu s'il te plaît ?
Pardon. Tu disais ?
Je me demandais pourquoi Castle avait reçu cette lettre chez lui.
Je ne te suis pas.
Elle lui a écrit une cinquantaine de lettres qu'elle a toutes envoyées chez Black Pawn alors pourquoi pas la dernière ?
Je ne sais pas, peut être parce qu'avant elle ne connaissait pas son adresse personnelle.
Exactement. C'est une information confidentielle qu'on ne communique pas à n'importe qui, surtout quand on est célèbre. Tout comme son numéro de fixe ou...
son numéro de portable.
Mais elle a eu accès à ces informations, ainsi qu'au commissariat.
Attends une minute. Tu n'es quand même pas en train de suggérer que cette Isabella ferait partie du poste ? On connaît tout le monde ici.
Tout le monde à l'exception d'une personne.
Comme un seul homme, ils se tournèrent en direction de la salle informatique.
Hayley ? Non tu déconnes ?
Et pourquoi pas ! On ne la connaît pas ! Réfléchis. Son CV est apparut comme par enchantement sur le bureau de Beckett, elle a débarqué juste avant que toute cette histoire ne commence, elle a les compétences nécessaires pour pirater les informations confidentielles de n'importe qui. Et tu l'as bien vu avec Castle, elle a l'air de l'apprécier.
Mais de là à en faire une tueuse psychopathe.
Et si elle n'avait postulé ici que pour se rapprocher de lui ?
CHAPITRE 11
Loft des Castles :
Lanie avait laissé Kate devant la porte du loft, cette dernière avait insisté pour qu'elle entre quelques minutes histoire de prendre un verre mais Lanie avait poliment refusé l'invitation. La vérité c'est que Kate était terrifiée à l'idée de rentrer chez elle et de se retrouver face à Rick, après leur dispute de ce matin. Mais Lanie avait raison il fallait qu'ils crèvent l'abcès et le plus tôt serait le mieux. Elle inspira profondément en posant la main sur la poignée de la porte et entra dans le loft. Alexis se trouvait là, assise sur le canapé mais aucune trace de Castle. La jeune fille regardait un vieil album photos et avait les yeux rougis. Kate alla s'asseoir près d'elle et lui posa une main amicale sur le bras.
Hé. Ça va ?
Ça peut aller.
Je suis vraiment désolée pour Gina. Je sais que vous étiez restée très proche toutes les 2.
Merci.
Écoutes. Je sais ce que ça fait de perdre une personne qu'on aime, alors si tu as besoin de parler à quelqu'un, sache que je suis là.
Je sais.
Un long silence s'en suivit. Alors que Kate s'apprêtait à se lever, Alexis finit par lui demander .
Kate ?
Oui, chérie
Tu crois qu'elle pourrait s'en prendre à toi ? Ou à papa ?
Je ne vais pas te mentir, c'est une possibilité. Elle est même certainement responsable de ma chute.
Promets moi que vous ferez très attention, je ne veux pas vous perdre vous aussi.
Ne t'en fais pas. Nous allons bientôt l'attraper et elle ne fera plus de mal à personne. Ton père est là ?
Il s'est enfermé dans son bureau, il n'en a pas bougé de la journée. Je crois qu'il se sent responsable de ce qui est arrivé à Gina. Mais ce n'est pas de sa faute.
Bien sûr que non. Je vais lui parler.
Elle se leva et se dirigea vers le bureau de Rick avec un énorme pincement au cœur. Elle frappa à la porte mais n'attendit pas de réponse pour entrer. Il était là, assis à son bureau devant son écran d'ordinateur et il ne releva pas la tête quand elle entra dans la pièce. Elle resta planté là un petit moment sans savoir quoi lui dire, espérant qu'il parlerait le premier mais il restait désespérément mué et tapait avec frénésie sur son clavier. N'y tenant plus elle se décida enfin à entamer la conversation.
Qu'est ce que tu fais ?
Ça ne se voit pas ! Je ne suis qu'un écrivain alors j'écris.
Ce n'était pas vraiment la réponse qu'elle espérait, mais au moins ça avait le mérite d'être clair, il était toujours furieux après elle, la pilule n'était à priori pas encore passée. Le pire ce n'était pas ce qu'il venait de lui répondre mais plutôt la façon dont il l'avait fait, d'un ton froid sans même se donner la peine de lever le nez de son écran.
Est ce qu'on peut reparler de ce qui s'est passé ?
…
Rick ?
Il continuait de l'ignorer et tapait toujours sur son clavier sans s'arrêter. Kate était venue pour s'excuser, pour lui dire qu'elle ne pensait en rien ce qu'elle lui avait dit, que ses mots avaient dépassés sa pensée sous l'effet de la colère mais son comportement de gamin à l'instant même l'énerva à un tel point qu'elle ne réussit pas à contenir sa rage et elle ferma violemment son ordinateur. Surpris par ce geste, Rick eut juste le temps de retirer ses mains.
Tu vas m'écouter oui ?!
Il leva enfin les yeux vers elle. Elle y lu tellement de peine à cet instant que sa colère s'estompa aussi rapidement qu'elle était apparu.
Je te demande pardon pour tout à l'heure. Je ne pensais pas ce que je t'ai dis. J'ai besoin de toi au poste, on est une équipe et je ne suis rien sans toi. Mais une équipe ça doit travailler ensemble et ne rien se cacher même si ça semble être pour une bonne raison.
Je sais que j'ai eu tord, et j'ai essayé de m'excuser mais...
Mais je ne t'en ai pas laissé l'occasion et j'ai hurlé sur toi au lieu de t'écouter. Tu me pardonnes ?
Si toi tu me pardonnes ?
C'est déjà oublié.
Il se leva de sa chaise et la prit dans ses bras. Ils restèrent ainsi enlacé quelques minutes, puisant chacun dans la force de l'autre, puis se séparèrent à contre cœur.
Il y a du nouveau ?
Pas pour l'instant. J'ai mis Hayley sur le coup en plus des gars, et on travaille en étroite collaboration avec l'inspecteur Leland qui au passage ne te considère plus comme suspect.
C'est déjà ça. Mais au fond on sait bien tous les 2 que je suis en partie responsable de la mort de Gina.
C'est faux !!
Bien sûr que si. Si je ne l'avais pas mêlée à cette histoire elle serait encore en vie.
Tu n'en sais rien ! Cette fille est jalouse de moi, il est fort possible qu'elle l'ait été tout autant de Gina. Je te rappelle que vous avez été marié. Elle avait certainement déjà envisagé de s'en prendre à elle.
Je n'avais pas pensé à ça. Tu crois qu'elle pourrait aussi s'en prendre à Mérédith ?
Elle ne risque rien tant qu'elle est à Los Angeles.
Cette histoire est un cauchemar. Enfin pourquoi moi ? Je te jure que je n'ai rien dis ou fais pour encourager qui que ce soit.
Je sais. Eh ! On va la trouver ! Ce n'est qu'une question de temps, d'accord ?
D'accord. En attendant, promets moi d'être prudente.
Je le serai.
Elle se pencha vers lui pour l'embrasser. Elle lui prit ensuite la main et ils retournèrent ainsi dans le salon. Alexis se trouvait près du placard de l'entrée et enfilait sa veste.
Tu vas quelque part ?
Je dois retrouver des amis à la bibliothèque.
Chérie, je préférerais que tu ne sortes pas ce soir.
Mais mes amis m'attentent.
Tu pourras les voir une autre fois. S'il te plaît.
Devant l'air plus qu'inquiet de son père elle capitula.
Après tout, une soirée en famille ça peut être sympa aussi.
Elle reposa sa veste et alla déposer un baiser sur la joue de son père.
Ils passèrent une soirée tranquille à la maison et aucun d'eux n'évoqua une seule fois le nom d'Isabella. Elle était pourtant dans tous les esprits quand ils allèrent se coucher.
Voilà. Chapitre un peu plus court mais j'espère qu'il vous plaira quand même. J'essaie de revenir très vite.
CHAPITRE 12
Loft des Castle :
La nuit était tombée sur New York et les rues s'étaient vidée peu à peu. Il était près de 4 heures du matin et dans le loft endormit, le calme régnait. C'est le léger grincement de la poignet de la porte d'entrée que l'on abaisse qui rompit le silence. Sans autre bruit, une silhouette se faufila à l'intérieur et referma la porte le plus discrètement possible afin de ne pas réveiller les occupants. Elle se dirigea ensuite à pas de loup vers le salon. C'est alors qu'elle buta dans un meuble et fit tomber un objet par terre.
Alors qu'elle avait eu du mal à trouver le sommeil, c'est un bruit sourd qui réveilla Kate en sursaut. Encore dans le brouillard, elle se demandait si elle n'avait pas rêvé ce bruit quand un autre son attira son attention. Elle tendit alors l'oreille. Il n'y avait aucun doute, il y avait quelqu'un qui se déplaçait dans le salon. En essayant de faire le moins de bruit possible, elle ouvrit le tiroir de sa table de nuit et en sortit son arme de service. Elle se pencha ensuite vers Rick et le secoua doucement afin de le réveiller. Quand il ouvrit enfin les yeux, la première chose qu'il aperçut, ce fut l'arme que Kate tenait fermement dans sa main droite. Il sursauta alors.
Qu'est ce que tu fais ?
Chut ! Il y a quelqu'un dans l'appartement.
Quoi ?
Elle ne pris pas la peine de répondre et se leva doucement, le plus discrètement possible afin de ne pas alerter leur visiteur nocturne, et qu'il ne se doute pas qu'il était repéré. Rick se leva à son tour, et suivit Kate jusque dans le salon. C'est alors qu'elle distingua une silhouette qui se dirigeait vers la cuisine. Elle n'hésita pas une seule seconde et appuya sur l'interrupteur tout en braquant son arme sur l'inconnu. La lumière inonda instantanément la pièce, et Kate s'écria :
Police de New York ! Pas un geste !
C'est alors qu'un cri retentit dans tout l'appartement.
Mère ?
Martha ?
Oh mon dieu, les enfants, vous m'avez fais peur ! Chérie, est ce que tu peux pointer ce truc ailleurs ?
C'est alors que Kate réalisa qu'elle braquait toujours sont arme en direction de sa belle mère.
Désolée.
Mais enfin qu'est ce que tu fais ici à une heure pareille ? Il est 4 heures du matin !
Il y a eu une fuite de gaz dans mon immeuble et les pompiers nous on fait évacuer. L'un de mes voisins m'a gentiment déposé ici.
Pourquoi tu ne m'as pas appelé ? Je serai venu te chercher.
Il était tard, je ne voulais pas vous réveiller.
Et bien c'est raté.
Alertée par les échos de voix qui lui parvenaient de l'étage d'en dessous, Alexis s'était décidée à aller voir ce qui se passait et c'est encore endormit qu'elle apparut dans le haut des escaliers.
Mais qu'est ce qui se passe ? Grand mère ?
Bonsoir chérie !
Ce n'est rien mon ange, retourne te coucher.
Bonne nuit.
Et elle disparut dans sa chambre.
Martha remise de ses émotions regarda tour à tour son fils et sa belle fille. Quelque chose n'allait pas, elle pouvait le sentir rien qu'en regardant ces 2 là.
Est ce que vous êtes sûr que tout va bien ? Vous m'avez l'air bien nerveux tous les 2.
Nerveux ? Après ce qui vient de se passer avec Gina, il y a de quoi tu ne crois pas ?
Qu'est ce qu'elle t'a encore fait celle là ? Elle t'a menacé de t'envoyer ses sbires si tu ne lui pond pas très vite un nouveau chapitre ?
Elle essayait de faire de l'humour afin de détendre un peu l'atmosphère et de faire oublier par la même occasion son intrusion en pleine nuit mais sa blague tomba l'eau. De toute évidence ils n'avaient pas envie de rire.
Tu n'es pas au courant ?
Au courant de quoi ?
Devant son air grave elle ajouta :
Enfin Richard, est ce que tu vas me dire ce qui se passe à la fin ? Et depuis quand Katherine dort avec son arme ?
Gina a été assassinée hier soir.
Devant le choc de cette nouvelle, elle s'affala sur la chaise qui se trouvait derrière elle.
Oh mon dieu ! Pauvre petite ! Mais qui a bien pu faire une chose aussi horrible ?
Kate proposa de faire du café pour tout le monde et Rick expliqua la situation à sa mère tout en essayant de ne pas trop l'alarmer mais c'était peine perdue. Au fur et à mesure de son récit, elle devenait de plus en plus livide. Elle s'inquiétait pour son fils, bien évidement mais aussi pour sa belle fille et ses petits enfants à naître. Dans son état tout ce stress n'était pas bon pour Kate et les bébés. Mais qui pouvait bien être cette folle qui s'en prenait à sa famille. Ne pouvant répondre à cette question cette nuit, ils décidèrent de retourner se coucher. Après tout, la journée de demain risquait d'être longue. Il leur fallait absolument découvrir qui était Isabella afin de reprendre le cour de leur vie. Ils ne pouvaient pas éternellement vivre avec cette épée de Damoclès au dessus de leur tête, vivre constamment dans la peur qu'elle s'en prenne à l'un d'eux.
Commissariat du 12 ème :
Alors qu'elle poussait les portes du commissariat afin d'entrer dans le bâtiment, elle fût interpellée par une voix féminine qui venait de l'autre côté de la rue. Kate se retourna immédiatement reconnaissant la voix de son amie et vie Lanie traverser la rue et se précipiter vers elle.
Salut beauté !
Salut Lanie ! Tu es bien matinale.
C'est parce que je voulais être sûr de ne pas te louper.
Elles entrèrent ensemble dans les locaux de la police et tout en continuant de discuter, se dirigèrent vers l'ascenseur. En fait Lanie s'inquiétait pour son amie depuis la veille au soir et voulait savoir si ses problèmes conjugaux étaient réglés, et devant la petite mine de Kate ce matin, elle avait de sérieux doutes.
Désolée de te dire ça, mais tu as une sale tête ce matin. Ça ne s'est pas arrangé avec Castle ?
Ne t'inquiète pas, tout va bien avec Rick. Si j'ai une sale tête ce matin, comme tu me l'as si gentiment fais remarqué, c'est parce que je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit !
Oh je vois!! Il n'y a rien de mieux que les réconciliations sur l'oreiller !! Coquine va !!
Non tu ne vois rien du tout ! Tu crois vraiment qu'on a la tête à ça en ce moment !
Alors pas de sexe ?
Pas de sexe.
Pourquoi tu n'as pas dormi alors ? Ne me dis rien ! C'est à cause de cette Isabella !
Oui en partie et aussi parce que la mère de Castle à débarqué au beau milieux de la nuit sans crier gare.
Kate raconta en détail leur petite mésaventure de la nuit, et Lanie ne put s'empêcher de rire.
Ce n'est pas drôle, j'ai bien failli lui tirer dessus.
Tu imagines les gros titres. Un capitaine de police tue sa belle mère envahissante par inadvertance. Acquittée sur le champs !
Les 2 filles se regardèrent un instant puis éclatèrent de rire en même temps.
Merci Lanie !
De quoi ?
L'espace d'un instant tu m'as fais oublier qu'une cinglée voulait me tuer pour me piquer mon mari.
Ça sert à ça les copines.
Sérieusement, on est à cran, il faut à tout prix qu'on mette la main dessus et vite.
Je sais.
Lanie passa une main affectueuse dans le dos de Kate.
En parlant de mari, tu en as fais quoi ?
Il est au commissariat du 9ème. L'inspecteur Leland, qui enquête sur le meurtre de Gina a appelé ce matin, il avait encore des questions à lui poser.
Pauvre Gina !
Dieu sait que je ne la portais pas dans mon cœur mais elle ne méritait pas ça !
Et comment Castle prend ça ?
Pas très bien. Même si c'est dur pour moi de l'admettre, il a aimé cette femme, alors ce n'est pas facile pour lui. Je peux t'avouer quelque chose ?
Bien sûr chérie !
Si j'étais si en colère après lui hier, ce n'est pas uniquement parce qu'il m'a caché l’existence d'Isabella, mais c'est parce qu'il s'est confié à Gina au lieu de venir me trouver. Et j'étais jalouse. Cette malheureuse a été sauvagement assassinée et j'étais jalouse d'elle. Je suis un monstre.
Ne dis pas n'importe quoi. Tu es humaine, voilà tout.
Je l'aime tellement si tu savais.
Oh oui je sais . Souviens toi, je l'ai même su avant toi. Mais lui aussi il t'aime. Et si il s'est confié à Gina c'était uniquement pour te protéger.
Je sais.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrir et les 2 femmes pénétrèrent à l'étage des homicides. A peine avaient elles franchis le seuil, qu'elles entendirent des éclats de voix qui semblaient provenir de la salle de pause.
Qu'est ce qui se passe encore ?
Elle regarda Lanie, et toutes les 2 se dirigèrent vers l'origine de l'agitation. Arrivée devant la porte, elle reconnurent Kevin et Javier qui semblaient avoir une discussion houleuse avec Hayley. Cette dernière semblait être sur la défensive et très remontée contre ses collègues. N'ayant pas vu Kate arriver elle ne se démonta pas devant les 2 hommes et ne mâcha pas ses mots.
Mais c'est quoi votre problème à vous les mecs !! Ce n'est pas parce qu'une femme est aimable avec un homme qu'elle veut automatiquement coucher avec !!
Alors qu'Espo allait répliquer, Kate décida d'intervenir.
Je peux savoir ce qui vous prend à tous les 3, on vous entend dans tout le poste.
Ce qui se passe !! Ces 2 imbéciles m'accusent d'être une folle furieuse !!
Kate se tourna alors vers ses hommes à la recherche d'une explication que Ryan ne tarda pas à lui donner.
C'est elle Isabella.
C'EST N'IMPORTE QUOI!!! se défendit énergiquement aussitôt la jeune femme.
C'est alors que tous les 3 se remirent à s'enguirlander de plus belle. C'était un véritable capharnaüm. Tout le monde parlait en même temps et Kate ne distinguait que quelques mots par ci par là. Elle décida de les interrompre à nouveau, afin de mettre toute cette affaire au clair. Mais comme ils ne la laissaient pas en placer une, elle siffla un grand coup entre ses doigts ce qui calma aussitôt l'assistance et tous les regards se tournèrent vers elle.
Pas tous en même temps, on ne s'entend plus. Ryan, qu'est ce qui te fait penser ça ?
Elle est arrivée au moment où toute cette histoire à commencé, le jour de ton agression elle tournait autour de Castle comme un vautour et elle fait partie de son fan club...
J'aime ses romans, ce n'est pas un crime que je sache ?
Hayley s'il vous plaît ! Et c'est tout ?
Non elle nous a menti. Le jour où Gina a été tuée, elle était sensée être couchée avec la grippe mais j'ai vérifié, d'après son concierge elle est partie tôt ce jour là et elle n'est rentrée que tard dans la nuit.
Hayley, vous avez une explication ?
C'est vrai j'ai menti. Je n'étais pas chez moi, mais je n'ai tué personne. Ma nièce donnait un spectacle à son école et je lui avais promis de venir. Seulement c'est à 3 heures de route de New York.
Pourquoi ne pas l'avoir dit ?
Je suis nouvelle ici et j'avais peur qu'on ne me donne pas ma journée, alors je me suis faite portée pâle. Je suis désolée, je n'aurais pas dû mais je vous jure que je ne suis pas celle qui harcèle votre mari. Tout ce que j'ai fais c'est essayer de remonter le moral de quelqu'un qui semblait passer une très mauvaise journée.
Ryan s'absenta le temps d'appeler l'école de la nièce d'Hayley afin de vérifier son alibi. Si elle avait vraiment assisté à ce spectacle, quelqu'un se souviendrai certainement d'elle. Il revint quelques minutes plus tard l'air très embêté.
Son alibi tient la route. D'après la directrice elle a aidé à rangé après le spectacle et n'a quitté l'école que vers 22h 30. Gina a été tuée vers minuit, elle n'aurait jamais put revenir sur New York à temps.
Je crois que le sujet est clos.
Alors que tout le monde quittait la salle de pause pour se remettre au travail, Kate interpella Hayley et lui demanda de rester quelques minutes.
Je suis virée c'est ça ?
Non ! Bien sûr que non ! Hayley vous faites un excellent travail et j'espère que ce regrettable incident n'entachera pas notre collaboration. Je voulais juste m'excuser pour hier. J'ai été désagréable avec vous et je le regrette.
Ce n'est rien. Vous aussi je crois que vous passiez une très mauvaise journée.
C'est vrai mais ce n'est pas une excuse.
Si vous le permettez, je vais retourner travailler.
Vous avez du nouveau ?
Pas encore mais je vais trouver.
Dès que vous avez quelque chose...
Je vous préviens sur le champ.
Merci. Et Hayley ! Plus de mensonges d'accord ? Si vous avez un problème venez m'en parler directement.
Je n'y manquerais pas.
Centre d'accueil de la petite enfance :
Après avoir quitté le lieutenant Leland, Castle avait décidé de passé vite fait rendre visite à Amy. Il venait de passer plus d'une heure à répondre aux questions de Leland et il avait besoin d'une pause. Se replonger dans l'affaire Harwood lui permettrait l'espace d'un moment de penser à autre chose qu'à ses problèmes personnels. De plus Mme Jones l'avait appelé la veille pour l'informer que la petite Amy vivait très mal son absence depuis 2 jours. Il n'avait pas le droit de la laisser tomber, pas après ce qu'elle avait vécu, et qui sait peut être en apprendrait il plus sur la nuit du meurtre.
Quand il arriva dans la cour, les enfants étaient dehors en train de jouer. Entendre leurs cris lui faisait un bien fou, il n'y avait rien de tel que le rire d'un enfant pour vous redonner le sourire. Il chercha Amy du regard et finit par la voir toute seule au fond de la cour assise sur un banc. Il alla à sa rencontre et s'assit auprès d'elle.
Bonjour Amy ! Qu'est ce que tu fais assise là toute seule ? Tu ne va pas jouer avec tes amis ?
...
Tu ne veux pas me parler ?
…
Devant le mutisme persistant de la petite fille, il ajouta :
D'accord. C'est comme tu veux, alors je vais parler tout seul mais je vais passer pour un imbécile. Écoutes Amy, je te demande pardon de ne pas être revenu plus tôt.
C'est parce que tu ne m'aimes plus !
C'est faux, qui t'a dit une chose pareille ?
C'est Josh.
Et bien Josh se trompe.
Alors pourquoi tu n'es pas revenu ?
C'est compliqué. C'est des histoires de grandes personnes.
Je ne suis pas bête !!
C'est vrai. Tu te souviens de Kate ?
Oui. C'est la jolie dame de l'autre jour quand on était chez les policiers.
Oui c'est ça. Et bien, je l'aime vraiment beaucoup et quelqu'un essaie de lui faire du mal alors elle a besoin de moi tu comprends ?
Oui je crois.
Mais ce n'est pas pour ça que je ne t'aime plus. Tu es mon amie et je ne laisserais personne te faire du mal non plus.
Même pas le vilain monsieur ?
Quel vilain monsieur ma puce ? Celui qui a fait du mal à ta famille ?
Elle acquiesça de la tête.
Es ce que tu sais qui c'est ?
Nouveau hochement de tête.
Amy, regarde moi. Je ne le laisserai pas te faire de mal, c'est promis mais il faut que tu me dises qui c'est.
C'est un secret entre moi et M Pumkin.
Amy, s'il te plaît ?
Il est trop méchant, je peux pas te le dire sinon il te fera du mal aussi.
Sans crier gare, elle se leva d'un bond du banc et se précipita dans la cour avec ses petits camarades. Il aurait pu lui courir après et la rattraper mais à quoi bon. Il y était presque, si il la brusquait maintenant il risquait de la perturber d'avantage. Il resta donc assis sur son banc à méditer sur ce qu'Amy venait de lui apprendre si bien qu'il n'entendit pas Henriette approcher.
Est ce que tout va bien ?
Pardon ?
Vous avez l'air d'être passé sous un bus.
Ça va.
J'ai entendu aux infos pour votre amie éditrice. Je suis désolée.
Merci.
Ce monde devient fou.
A qui le dites vous.
Vous avez du nouveau sur l'assassin de ses parents ?
Toujours pas mais je suis persuadé qu'Amy sait qui c'est. Pour l'instant elle est terrifiée mais elle va finir par se confier à moi. Je ne la laisserais pas tomber.
Je sais. Vous êtes quelqu'un de bien.
Écoutez, il faut que j'y aille mais dites lui que je serai là demain sans faute.
Je lui dirai.
Commissariat du 12 ème :
La matinée était bien entamée quand Castle arriva au poste. Il se dirigea aussitôt vers le bureau de Kate. Quand elle l'aperçut, elle parut soulagée.
Te voilà enfin, je commençais à m'inquiéter. J'ai appelé Leland et il m'a dit que tu étais parti depuis plus d'une heure.
J'avais besoin de me vider la tête. Je suis allé rendre visite à Amy au centre.
Tu dois me dire ou tu vas.
Tu as raison je suis désolé, je ne voulais pas t'inquiéter. Vous avez avancé, de votre côté ?
On a éliminé Hayley de la liste des suspects, à part ça.
Hayley ? Tu la suspectais ?
Pas moi, les gars.
Pourquoi ?
C'est une longue histoire. Rick je n'en peux plus. Dès que je croise une femme je ne peux pas m'empêcher de me demander si c'est elle. Tu te rends compte qu'on en est arrivé à soupçonner nos propres collègues.
Je sais mais on va la trouver, c'est un super capitaine qui me l'a dit.
Dans un énorme élan d'optimisme alors. Il y a 4 millions de femmes rien qu'à New York.
Sentant ses larmes lui monter aux yeux, elle respira un grand coup.
Ne pleur pas s'il te plaît.
Je suis désolée, c'est encore ces fichues hormones.
Elle ne réussit pas à contenir ses larmes plus longtemps et éclata en sanglots. Il détestait la voir pleurer, cela lui brisait le cœur à chaque fois. Il se dirigea vers elle en lui tendant les bras.
Viens là.
Elle ne se le fit pas dire 2 fois. Elle se leva de sa chaise et se blottie dans ses bras. Il attendit patiemment qu'elle se calme.
Dans tes calculs, tu as oublié tous les hommes de New York. Regarde Perlmutter, il a une drôle de lueur dans le regard à chaque fois qu'il m'aperçoit.
Sa tentative de faire de l'humour pour dédramatiser la situation fonctionna car Kate rigola entre 2 sanglots.
Qu'est ce que j'ai dis de drôle ?
Tais toi et embrasse moi, imbécile !
Il l'attira à lui. Sa main remonta le long de sa nuque et vint s'enrouler dans ses longs cheveux, tandis que de l'autre il lui maintenait le dos. Il lui tira la tête en arrière et se pencha avec fougue sur elle, en un interminable baiser qui l'électrisa. Elle s'agrippa à ses épaules robustes et lui rendit son baiser avec ferveur. Leur baiser semblait ne jamais devoir prendre fin. L'espace d'un instant ils faillirent oublier qu'ils se trouvaient au poste, mais c'était sans compter sur Hayley qui les interrompit en faisant irruption dans le bureau.
Je crois que je l'ai trouvée. Oh pardon je vous dérange.
Trouvé qui ? Demanda Rick.
Mais Isabella.
Rick et Kate échangèrent un regard rapide puis se précipitèrent ensemble à la suite d'Hayley. Elle les conduisit près de son ordinateur.
J'ai épluché la liste de toutes les femmes inscrites sur votre fan club, comme me l'a demandé le capitaine Beckett mais je n'ai trouvé aucune Isabella. Comme je suis inscrite moi même...
C'est vrai ?
Oui je vous l'ai dis, j'adore ce que vous faîtes...
On peut revenir à ce qui nous intéresse ? Les coupa Kate.
Oui pardon. En tant qu'inscrite sur votre site, je me suis donc mise à chatter avec d'autres fan et je suis tombée là dessus.
Elle leur tendit une feuille de papier sur laquelle se trouvait la retranscription d'une conversation entre Hayley et une certaine Miss Hyde. Cette dernière expliquait combien elle aimait l'auteur et qu'elle rêvait qu'il quitte sa femme pour elle. Malheureusement l'annonce de sa grossesse avait ruiné ses projets et elle finissait en disant mais qui sait ce qui peut arriver ?
Cela m'a intrigué alors j'ai piraté son compte. Miss Hyde s'appelle en réalité Emma Isabelle Thomas. Sa dernière adresse connue se trouve à Chicago dans l'Illinois.
Le cachet de la poste.
J'ai lancé une demande au service des immatriculations et ils ne devraient pas tarder à m'envoyer la photo de son permis de conduire.
A peine avait t-elle terminée sa phrase que son ordinateur émis un bip lui informant qu'elle venait de recevoir un mail. Elle cliqua sur le lien et la photo d'Emma apparut enfin.
Mon dieu ! S'écria Castle.
Tu la connais ?
C'est l'une des serveuses du Starbuck où je te prends ton café tous les matins.
Bien joué Hayley.
Kate se précipita vers Ryan et Esposito.
Les gars, on a un nom. Emma Thomas. On a pas d'adresse connue à New York, elle vient d'emménager, mais on sait où elle bosse.
Il n'en fallut pas plus à Ryan et Espo pour se mettre sur leurs pieds et enfiler leur veste.
On y fonce. Lui dit Ryan.
Les gars. Faites attention ! On a déjà eu un aperçut de ce dont elle est capable.
Ne t'en fais pas. Répliqua Esposito toujours sûr de lui.
Et tenez moi au courant.
Rue de New York.
Les gars s'étaient rendu au Starbuck avec une photo d'Emma. Ne la voyant pas, ils avaient interroger un serveur qui leur expliqua qu'elle travaillait bien ici depuis peu mais qu'elle n'avait pas prit son service ce matin, et qu'elle n'avait pas donné de ses nouvelles depuis. Ils récupérèrent son adresse et foncèrent à son domicile.
En chemin Esposito appela Kate pour l'informer qu'ils se rendaient chez la suspecte. Elle ne manqua pas de les mettre sur leur garde une fois de plus.
Emma habitait dans un immeuble délabré du centre au 4 ème étage. Les gars s'arrêtèrent devant sa porte et Ryan frappa.
Emma Thomas ! Police de New York. Ouvrez s'il vous plaît, on a quelques questions à vous poser.
Devant l'absence de réponse, il réitéra sa demande mais toujours en vain. Il se tourna alors vers son collègue.
Qu'est ce qu'on fait ?
Comment ça qu'est ce qu'on fait ? On entre pardi.
Tu oublies qu'on a pas de mandat.
On en a pas besoin si on pense qu'elle est en danger. Et son collègue nous a bien dit qu'elle n'avait donné aucun signe de vie ?
Alors qu'est ce que tu attends pour enfoncer la porte.
Esposito ne se fit pas prier et donna un grand coup de pied dans la porte qui céda.
Ils n'étaient pas préparé à la scène horrible qui les attendait de l'autre côté.
CHAPITRE 13
appartement d'Emma Thomas
Ils pénétrèrent dans l'appartement l'arme au poing. Qu'elle ne fut pas leur surprise en trouvant Emma en plein milieu du salon, le corps se balançant au bout d'un cordon électrique. Ryan et Esposito se précipitèrent et la détachèrent mais malheureusement il n'y avait plus rien à faire. Près du corps ils trouvèrent une lettre soigneusement pliée sur laquelle la victime avait écrit ces quelques mots avant de se pendre : « Jamais il ne m'aimera, pardonnez moi. ».
Quand Kate et Rick arrivèrent sur les lieux, les gars avaient soigneusement inspecté la scène de crime et Lanie était déjà penchée au dessus du corps. Kate se dirigea vers ses hommes.
Qu'est ce qu'on a ?
A priori, c'est un suicide. Elle a laissé une lettre.
Ryan joignit le geste à la parole en tendant le morceau de papier à Kate qui le lu.
Elle a utilisé le même papier à lettre que pour les autres. Remarqua immédiatement cette dernière.
Exact. En fouillant son appartement on a également retrouvé des vêtements ensanglantés, le labo va les analyser mais je pari que le sang appartient à Gina. Expliqua Esposito.
J'ai également trouvé ceci. C'est un portable prépayé et dedans il y a encore le MMS qu'elle a envoyé à Castle hier. Compléta Ryan.
Lanie venait de rejoindre le groupe.
Je dirai que la mort remonte à hier au soir, elle est morte par strangulation et je n'ai détecté aucune trace de lutte. Tout porte à croire qu'elle s'est bel et bien suicidée. Mais je te confirmerai tout ça après l'autopsie.
Merci Lanie.
Ce n'était pas bien de se réjouir de la mort de quelqu'un quoi que cette personne ai pu faire et en tant que flic Kate aurait préférée qu'Emma soit traduite devant la justice pour son crime mais une part d'elle se sentait soulagée. S'en était fini d'avoir peur. Ils allaient pouvoir reprendre le cours de leur vie et se concentrer dorénavant sur leur bonheur à venir. Perdue dans ses pensés Kate ne s'aperçut pas tout de suite de l'absence de Rick. Quand elle réalisa qu'elle ne le voyait plus, elle entreprit de le chercher et c'est dans la chambre d'Emma qu'elle le trouva. Il était là immobile fixant le mur devant lui. C'est alors qu'elle réalisa que tous les murs de la chambre étaient tapissés de photos de son mari, il y en avait plus d'une centaine, toutes prises à son insu. Elle frissonna en reconnaissant la façade de leur immeuble et celle du commissariat. Instinctivement elle se saisie de la main de Rick et entremêla ses doigts aux siens.
C'est terminé. Lui dit elle.
Loft des Castle :
Ce soir là, Kate se sentait vaguement nerveuse, sans savoir pourquoi. Le stress de ces derniers jours avait finalement eu raison d'elle. Une longue douche tiède lui ferai du bien. Elle gagna sa chambre. La porte qui donnait sur le bureau adjacent de Rick était simplement poussée et elle entendait ce dernier parler au téléphone. Impulsivement, elle ouvrit un peu plus le battant, comme pour se rassurer. Elle entra ensuite dans la salle de bain. Elle se lava les dents, se rafraîchit le visage, puis se mit sous le jet bienfaisant de la douche. Quelques instants plus tard, se sentant beaucoup mieux, elle ressortit et commença à se sécher quand, tout à coup, elle eut la désagréable impression qu'on l'observait. Elle repensa alors à toutes les photos qu'Emma avait prises sans qu'ils s'en aperçoivent, les espionnant jour et nuit. Elle se figea et regarda autour d'elle mais il n'y avait personne. Elle poussa malgré elle un soupire de soulagement. C'est alors, en se retournant vers le miroir, qu'elle vit le reflet d'un visage. Elle crut d'abord que c'était le sien, puis se rendit compte, à travers la buée, que c'était celui d'une autre femme, très jeune, avec une expression torturée et les yeux rougis : Emma. Kate poussa un cri étouffé et se retourna vivement pour regarder derrière elle. Il n'y avait bien entendu personne. Elle respira un grand coup, son cœur battant la chamade, et se parla à elle même.
Calme toi, ma fille. C'est juste ton esprit qui te joue des tours.
Une fois calmée, elle finit de se préparer pour la nuit avant d'aller rejoindre Rick qui était toujours dans son bureau en se gardant bien de lui parler du petit incident de la salle de bain.
Alors qu'il était en train de taper sur son clavier, elle se glissa derrière lui, l'enlaçant. Elle déposa un baiser sur sa joue et se mit à lire par dessus son épaule.
Qu'est ce que c'est ?
Le père de Gina m'a demandé d'écrire son éloge funèbre. Je n'ai pas eu le cœur de refuser. Ça ne t'ennuie pas au moins ?
Bien sûr que non. Je trouve ça très gentil de ta part.
Je lui dois bien ça !
Eh !
Elle lâcha son étreinte et vint s'asseoir sur ses genoux. Il laissa ce qu'il était en train de faire pour resserrer ses bras autour de sa taille.
Tu sais que ce n'était pas de ta faute, n'est ce pas ?
Avec le temps, j'arriverai peut être à m'en convaincre.
Alors compte sur moi pour te le rappeler tous les jours.
A vrai dire, je préférerai oublier ce cauchemars.
Ça tombe bien, je connais un moyen très efficace pour t'aider.
Elle lui embrassa le menton et descendit plus bas pour poser ses lèvres sur l'endroit de son cou où palpitait une veine. Il la serra fort.
Je me sens déjà mieux.
Elle lui sourit et recommença. Puis d'un baiser qui en disait long sur l'intensité de son désir, il reprit l'initiative. Elle sentait sa peau brûlante contre la sienne. Ça ne lui suffisait pas. Elle enfouit ses doigts dans ses cheveux et l'invita à l'embrasser encore. Le baiser qu'il lui donna fut si torride qu'elle crut fondre comme de la glace.
Sachant qu'elle perdrait bientôt toute retenue, elle voulait qu'il soit prêt avant que cela se produise.
On devrait calmer le jeu.
C'est toi qui as commencé, je te rappelle.
C'est moi qui ai commencé. Répondit elle d'un air coquin.
Elle se leva, lui prit la main et l'entraîna vers leur chambre.
Une fois déshabillés, ils se laissèrent tomber ensemble sur le lit. Rick entoura Kate de ses bras et la fit rouler sur le dos prenant soin de retenir son poids pour ne pas l'écraser. Il la saisit par les mains et les lui monta au dessus de la tête puis il se mit à lui faire l'amour avec la bouche, la langue et les doigts. Le plaisir monta en elle, se propageant dans tout son corps, si fulgurant qu'il en était presque insoutenable. Il remonta entre ses cuisses et d'un mouvement vif il fut en elle. Il plissa les paupières et serra les mâchoires tant le plaisir était intense. Kate poussa un cri et se cambra contre lui, puis releva les genoux et l'entoura de ses jambes. Rick perdit toute retenue, et il ne put se résoudre à ralentir la cadence. La passion de Kate égalait la sienne, elle répondait à ses coups de reins avec fougue. Elle soulevait les hanches pour répondre à chacune de ses poussées viriles et lorsque enfin il joui en elle, elle vint avec lui et cria son nom, submergée par la force de l'orgasme.
Après tant de plaisir, Rick s'effondra à côté d'elle et enfonça la tête dans le creux de son épaule. Il mit plusieurs minutes à reprendre son souffle.
Au bout d'un moment, quand il eut assez de forces pour bouger, il se dressa sur un coude et la regarda dans les yeux.
ça n'a jamais été aussi bon ! Et pour toi ?
C'était... comme ci comme ça !
Il s'esclaffa, puis la poussa sur le dos et se pencha sur elle.
comme ci comme ça ? Répéta t-il.
Kate ne put garder son sérieux plus longtemps devant son air inquiet et explosa de rire. Elle posa ensuite la main sur sa joue.
Je te taquine. C'était parfait.
En réalité, ça avait été plus que parfait. C'était époustouflant, et magnifique aussi. Les mots ne suffisaient pas à décrire ce qu'elle avait ressenti. Était-ce parce que c'était la première fois qu'ils refaisaient l'amour depuis leur dispute, elle n'aurait su le dire.
Rick l'embrassa. Ce ne devait être au départ qu'un chaste baiser, mais dès que leurs lèvres entrèrent en contact, tout changea et, d'une façon très sensuelle, leurs langues se mêlèrent encore une fois. Tout à coup, Kate s'agita.
Oh mon dieu !
Quoi ? Je t'ai fais mal ? S'inquiéta immédiatement Rick.
Non ! Je viens de sentir les bébés bouger pour la première fois.
Tu en est sûr ? Il est encore un peu tôt.
Bien sûr que j'en suis sûr ! Tiens mets ta main.
Elle lui prit la main et la posa délicatement sur son ventre. Ils restèrent ainsi immobiles quelques minutes, attendant mais rien ne se passa. Kate déçu, commençait à se demander si Rick n'avait pas raison et si elle n'avait pas tout imaginé comme plus tôt dans la salle de bain et puis cela se reproduisit. Le visage de Kate s'illumina alors.
Tu l'as senti ?
Oui.
Attends ! Ça recommence.
Kate était toute excitée de sentir ses enfants bouger en elle, et Rick la trouvait plus belle que jamais. Cette grossesse lui allait à la perfection. Elle était radieuse.
Tu es magnifique. Lui chuchota t-il en frottant son nez contre son cou.
Elle l'embrassa sur l'épaule avant de répondre.
C'est grâce à toi.
Elle lui entoura la taille et décida de ne jamais le lâcher. Toutes les Emma du monde n'y changerai rien.
Centre d'accueil de la petite enfance
Pendant le petit déjeuné, Rick avait raconté à Kate ce qui s'était passé la veille au centre avec Amy. Qu'il était persuadé que la petite fille était prête à se confier mais qu'elle était terrorisée. Ils avaient donc décidé de se rendre sur place ensemble ce matin. Peut être Amy se confirait plus facilement à la police. Quand ils arrivèrent sur place, ils se dirigèrent tous les 2 mains dans la main vers l'accueil mais Olga n'était pas à son poste.
Elle ne va pas tarder. Elle prend son travail très au sérieux, tu vas voir elle va te plaire.
Encore une que tu as fais tourner en bourrique n'est ce pas ? Plaisanta t-elle
Il est vrai que nous avons eu des débuts difficiles mais je t'assure que ce n'était pas de ma faute.
Laisse moi deviner, elle a fini par tomber sous ton charme.
Elle avait dit cela sans réfléchir mais à la tête de Castle, elle comprit mais trop tard qu'elle avait fait une bourde. Le souvenir d'Emma était encore bien trop présent dans son esprit. Elle aussi était tombée sous son charme et des conséquences désastreuses en avait résulté.
Je suis désolée. Je n'aurai pas du dire ça.
Ce n'est rien.
Et puis pour détendre l'atmosphère qui était devenue lourde soudainement, il ajouta :
Et puis tu as une méthode infaillible pour me faire oublier mes soucis.
Il lui fit un petit clin d’œil. Il faisait bien sûr allusion à la nuit dernière. A ce souvenir Kate afficha un magnifique sourire sur son visage et s'apprêtait à répliquer quand une petite voix provenant de derrière eux l’interrompit.
Dieu merci ! Vous avez fait vite !!
Henriette se précipita vers eux, paniquée.
Fait vite pour quoi ? Demanda Rick surprit par cette dernière remarque.
Elle est introuvable...
Mme Jones calmez vous. Qui est introuvable ? Demanda Kate.
Amy. Je l'ai cherché partout.
Kate prit délicatement Henriette par le bras et l'emmena s'asseoir un peu plus loin.
Maintenant vous allez respirer un bon coup et tout reprendre depuis le début.
Les enfants jouaient dans la cour ce matin. Je les surveillais mais un incident m'a fait m'absenter quelques minutes. A mon retour Amy avait disparue. Je ne l'ai lâchée des yeux que quelques minutes. Je suis tellement désolée. Si il lui est arrivé quelque chose...
Ne vous inquiétez pas. On va la retrouver. En attendant continuez de chercher. Elle s'est peut être cachée quelque part.
Henriette repartit au petit trot. Rick s'approcha alors de Kate.
C'est lui. L'assassin de ses parents, il est venu terminer le travail.
Ne tire pas de conclusions hâtives. On en sait rien d'accord ! Elle a peut être simplement fuguée. J'appelle Ryan et Esposito.
Une heure plus tard, des dizaines d'agents de police ratissaient les alentours, interrogeant tous les voisins. Aucune piste n'était laissée au hasard même si malheureusement la théorie de Castle était la plus probable. Une fois toutes ses directives données, elle alla rejoindre Rick qui s'était isolé dans la chambre où dormait Amy. Il était assis sur le lit de la fillette, tenant M Pumkin dans ses mains. Il était persuadé qu'Amy ne s'était pas enfuit de son plein gré du centre car jamais elle ne serait partie sans sa peluche. Kate entra dans la pièce et vint s'asseoir à côté de lui.
Je lui avais promis qu'il ne lui arriverait rien.
Toutes nos équipes sont sur le coup. Tout le commissariat est à sa recherche. J'ai même fais appel aux collègues de repos. La ville est passée au peigne fin. On va la retrouver.
Ça fait maintenant plus d'une heure Kate. Il l'a peut être déjà tuée.
Ne pense pas à ça tu veux ?
Si seulement ce stupide animal en peluche pouvait parler.
Devant l'expression d'incompréhension de Kate, il lui expliqua que la petite lui avait confié qu'elle avait dit son secret à M Pumkin puis, de frustration, il lança l'animal en peluche contre le mur. C'est alors qu'une petite feuille de papier tomba de la veste du singe. Rick se leva intrigué et ramassa la feuille. Il la déplia et la montra à Kate. Dessus se trouvait un dessin fait par Amy. Il représentait un bonhomme habillé tout en noir avec un chapeau sur la tête et une cape. Il tenait quelque chose dans sa main, vraisemblablement un pistolet.
C'est lui, c'est l'assassin. Amy avait trop peur d'en parler alors elle l'a dessiné. S'esclaffa Castle.
Ils allèrent montrer leur trouvaille aux gars, peut être qu'à plusieurs ils arriveraient à comprendre le message qu'Amy avait essayé de faire passer avec son dessin, c'était peut être leur seule chance de la retrouver avant qu'il ne soit trop tard.
He mec je ne veux pas te vexer mais comment tu veux la retrouver avec ça ! C'est pas vraiment un portrait robot. Fit remarquer Esposito.
Un peu d'indulgence, elle n'a que 5 ans cette gosse. Et je trouve qu'elle dessine mieux que toi. Répliqua Ryan.
Les gars ! C'est sérieux. Il en va de la vie d'une petite fille. S'énerva Castle.
Désolés. Répondirent ils ensemble.
Olga qui les avaient entendu se rapprocha d'eux.
Elle a dessiné Zorro.
Je vous demande pardon ? Demanda Kate.
C'est Zorro, le personnage de la bande dessiné.
Vous en êtes sûr ? Demanda Esposito en regardant plus attentivement le dessin.
Écoutez mon grand. Je travaille avec des gosses depuis plus de 20 ans, alors je sais de quoi je parle.
Devant l'aplomb d'Olga, Esposito ne pipa mot.
Zorro !! Répéta Rick réfléchissant à voix haute.
Tu penses à quelque chose ? L'interrogea Kate.
J'en sais rien, ça me dit vaguement quelque chose.
Et puis soudain la lumière se fit dans son esprit. Il se rapprocha d'Olga, et la serra très fort dans ses bras la prenant totalement au dépourvu.
Olga je vous adore.
Heu !! moi aussi ?
Il se tourna ensuite vers Kate et les gars et leur annonça fièrement :
Je sais qui c'est.
CHAPITRE 14
Bureaux de la société de David Harwood.
Après la révélation de Rick, Kate et lui décidèrent de se rendre chez « game développement », la société de feu David Harwood. Miles Cooper les attendait sur le palier de son bureau, la personne de l'accueil l'ayant prévenu que la police souhaitait de nouveau s'entretenir avec lui. Ils les accueillit avec un grand sourire leur serrant une poignée de main amicale.
Bonjour M Cooper, je suis le capitaine Beckett et voici M Castle. Nous souhaiterions nous entretenir un moment avec vous au sujet de la mort de votre associé.
J'ai déjà dis tout ce que je savais aux inspecteurs qui sont venu me voir il y a quelques jours.
Je vous en prie, ce ne sera pas long.
Bien sûr. Si je peux vous aider à coincer l'ordure qui a fait ça.
Il s'effaça et leur fit signe d'entrer dans son bureau.
Capitaine, avez vous du nouveau sur l'enquête ?
En fait oui. Vous avez dit aux inspecteurs Ryan et Esposito que vous ne connaissiez personne qui aurait pu en vouloir à M Harwood.
C'est exact. Pourquoi ?
Il s'avère qu'après quelques recherches, nous en avons trouvé au moins une.
Ah oui et qui ?
Vous !
Miles les regarda d'un air effaré et éclata de rire.
Moi ! Mais c'est ridicule ! David et moi nous nous connaissions depuis l'école primaire. On était les meilleurs amis du monde. Pourquoi lui aurais-je voulu du mal ?
Pour une raison très simple. L'argent.
Mais enfin de quoi diable parlez vous ? Vous êtes à ce point en manque de suspect ?
Castle qui n'avait pas encore dit un mot depuis le début de l'entretien, prit la parole.
M Cooper, laissez moi vous féliciter pour votre dernier jeux. Il est génial. Je n'arrête pas d'y jouer au grand désespoir de ma femme.
Miles, d'abord surprit par cette remarque, finit par le remercier pour l'intérêt qu'il portait à son travail, mais se demanda où il voulait en venir.
Comment vous est venue l'idée ?
Vous savez, la conception des jeux vidéo est très complexe, vous ne comprendriez rien à notre jargon.
Je ne vous demande pas les aspects techniques mais simplement d'où vous est venue votre inspiration ?
Je ne vous suis pas très bien.
En temps qu'écrivain, pour mes romans je m'inspire des gens que je rencontre, de leur vie et vous ?
…
Sa question est pourtant simple, pourquoi vous ne répondez pas ?
Je ne vois pas l'intérêt de cette question. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, j'ai beaucoup de travail et peu de temps pour écouter vos divagations.
Sur ce il se leva et les invita à prendre la porte mais ils ne bougèrent pas d'un pouce et Kate le somma de se rasseoir.
Nous n'avons pas terminé M Cooper.
Mais de quoi m'accusez vous au juste ?
De plagia pour commencer. Répondit Kate. Vous n'avez pas conçut « bloodstream » n'est ce pas ? Dean Abott est venu vous trouver pour vous soumettre son jeu mais vous lui avez dit que vous n'étiez pas intéressé ?
Et dès qu'il a eu le dos tourné, vous vous êtes emparé de ses idées. Et même si Dean s'en rendait compte, qu'elle importance ? qui croirait un gamin de 15 ans de toute façon ?
C'est d'ailleurs ce qui c'est passé, au début tout du moins,et puis David s'est posé des questions. Dites moi M Cooper si je divague toujours ?
Miles Cooper commençait à s'agiter sur sa chaise. Il avait perdu cette assurance qu'il affichait au début de l'entretien.
Il savait ce que vous aviez fait et voulait vous dénoncer. Continua Kate. Vous ne pouviez pas le laissez faire, n'est ce pas ? Alors vous l'avez tué. Et par la même occasion vous vous êtes débarrassé des témoins gênants.
Vous n'avez aucune preuve de ce que vous avancez.
C'est une photo de vous et de David ? Demanda soudain Castle en lui montrant le cadre posé derrière lui sur une étagère.
Cette question décontenança Cooper.
Euh... oui. Elle a été prise un soir d' Halloween, on devait avoir 12 ans. Je vous l'ai dit, nous étions des amis d'enfance.
J'ai remarqué la même photo chez les Harwood. En quoi étiez-vous déguisé ?
En Zorro.
Zorro. Ah oui c'est ça. Je peux vous montrer quelque chose ? Continua Rick
Puis n'attendant pas la réponse, il sortit une feuille de papier de sa poche, la déplia et la posa sur le bureau.
Qu'est ce que c'est ? Demanda Cooper.
Un dessin fait par Amy. Il représente Zorro et vous voyez ce qu'il tient dans sa main. Une arme. L'arme dont vous vous êtes servi pour assassiner toute sa famille sous ses yeux.
Cooper n'en croyait pas ses yeux.
Un dessin ? Vous vous fichez de moi ? C'est ça votre preuve ? Un dessin fait par une gamine de 5 ans ?
Amy connaissait très bien cette photo et ce dessin c'est sa façon à elle de désigner le coupable. Le coupa Kate.
Je vous en prie, vous n'êtes pas sérieux ? Aucun juré ne croira une histoire pareille.
Les jurés peut être pas mais moi je la crois et le juge auquel j'ai parlé l'a cru également si bien que j'ai obtenue un mandat pour votre appartement et devinez ce que mes hommes y ont trouvé ? Une arme, un 38, le même calibre que celui utilisé pour les meurtres. D'après vous que donnera l'étude balistique ?
Vous ne comprenez pas. On était sur le point d'entrer en bourse. On allait tout perdre, tout ce pourquoi on c'était battu toutes ces années. Et pourquoi ? Parce que Monsieur avait des principes. Je l'ai supplié de la fermer mais il ne voulait rien entendre.
Alors vous êtes allez chez lui et vous l'avez fait taire à jamais.
Ne me regardez pas comme ça, je ne suis pas un monstre.
Ah non ! Alors qu'est ce que vous êtes ? Explosa Castle. Vous avez abattu toute une famille de sang froid.
Ça ne devait pas se passer comme ça. Jan s'est réveillée, j'ai paniqué et tout à dérapé.
Vous vouliez juste tuer votre meilleurs ami depuis l'enfance. Ironisa Kate.
C'est terminé Cooper. Où est Amy ? Si vous lui avez fait quoi que ce soit...
Attendez une minute ! Comment ça où est Amy ? Je croyais qu'elle était avec vous ?
Rick et Kate échangèrent un regard confus. Cooper ne semblait pas savoir de quoi Rick lui parlait mais peut être mentait il à nouveau.
Elle a disparue ce matin alors qu'elle était dans un centre d'hébergement. L'informa Kate.
Mais qu'est ce que vous avez foutu ! C'est trop demandé à la police que de veiller sur une gosse de 5 ans ! S'énerva Cooper.
Baissez d'un ton !! Vous ne croyez pas qu'il est un peu tard pour se soucier d'Amy ? S'énerva Kate à son tour.
Je vous demande pardon mais il faut absolument que vous la retrouviez je vous en prie.
Elle pouvait lire la terreur dans ses yeux et ne comprenait plus rien. Ce type venait d'assassiner toute une famille et se faisait du soucis pour le témoin de son crime. C'était le monde à l'envers. Castle au contraire commençait à comprendre le véritable mobile de cette tuerie.
Ce n'était pas qu'une question d'argent, n'est ce pas ?
Je l'aimais et il me l'a prise. Est ce que vous avez la moindre idée de ce que c'est que de côtoyer tous les jours la femme que vous aimez sans que celle ci ne fasse attention à vous ?
J'en ai une petite idée. Répondit Castle.
Et puis un jour c'est arrivé, ça a été la plus merveilleuse nuit de ma vie. Mais pas pour Jan, pour elle ça n'avait été qu'une erreur de plus.
Que s'est il réellement passé cette nuit là ? Demanda Kate.
Quand Jan est arrivée dans le salon et qu'elle a vu ce que j'avais fais elle est devenue hystérique. Je lui ai dis que je l'avais fais pour elle, que maintenant plus personne ne se mettrait entre nous mais elle s'est moquée de moi, disant qu'elle ne m'avait jamais aimée, que je n'avais été qu'un coup d'un soir. Ça m'a mis dans une colère noire, je ne savais plus ce que je faisais et j'ai pointé mon arme sur elle. Elle a courut se réfugier à l'étage mais...
Vous l'avez rattrapée et vous l'avez tuée. Termina Kate à sa place.
Elle n'avait pas le droit de me traiter comme ça.
Mais pourquoi Ethan ? Il n'avait que 10 ans ? Demanda Castle.
C'était le fruit de leur amour. Je ne pouvais plus le supporter.
Et Amy ? Demanda Kate à son tour.
Jamais je n'aurai pu lui faire de mal je vous le jure.
Parce que c'est votre fille c'est ça ?
Castle venait de taper dans le mile.
Il faut absolument que vous la retrouviez. Elle est tout ce qui me reste de Jan.
Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir. En attendant M Cooper vous êtes en état d'arrestation pour les meurtres de Jan, David et Ethan Harwood. Tournez vous s'il vous plaît.
Il obtempéra et Kate lui passa les menottes puis elle le confia à ses officiers qui attendaient dans le couloir.
Si il n'est en rien dans la disparition d'Amy alors où est elle ? Demanda Castle. Ça n'a pas de sens.
Rentrons au poste. Les gars auront peut être du nouveau.
Commissariat du 12ème :
Esposito était rentré au poste mais, Ryan était toujours sur place, à la recherche d'éventuels témoins. Alors que Miles Cooper était conduit en cellule, Kate raconta toute l'histoire à Javier.
Il avait l'air tellement sincère quand on l'a interrogé avec Ryan, il s'est bien fichu de nous. En tout cas il a un drôle de sens de l'amitié, non seulement il a tué son meilleurs ami mais en plus il convoitait sa femme.
Tu as des nouvelles de Ryan ?
Non toujours rien. Tu es sûr que Cooper n'a rien à voir avec la disparition de la gosse ?
On a interrogé ses collaborateurs, il est arrivé au bureau à 7h30 et n'en a pas bougé. Ça ne peut pas être lui et...
Le bruit d'une tasse qui se brise sur le sol suivit de jurons les interrompit et attira leur attention vers la salle de pause. Castle à l'origine de tout ce tapage était en train de passer ses nerfs sur la machine à café.
Qu'est ce qui lui arrive ? Demanda Espo en le désignant du menton.
Il se fait du souci pour Amy.
On s'en fait tous.
Oui mais il se sent coupable de ne pas l'avoir protégée.
Il va falloir qu'il arrête de porter tous les malheurs du monde sur ses épaules sinon il ne vivra pas vieux.
Je sais. Je m'en occupe, continue de chercher.
Bien chef.
Kate alla ensuite dans la salle de pause essayer de calmer un peu son mari.
Tu sais que cette pauvre machine ne t'a rien fait.
Peut être mais ça défoule.
Tu veux bien t'asseoir s'il te plaît.
Il allait lui répondre qu'il n'en avait pas l'intention, pas tant qu'on aurait pas retrouvé Amy mais devant son air insistant il capitula et prit place à la table. Elle vint le rejoindre quelques minutes plus tard une tasse de café à la main.
Tiens. C'est un déca. Je crois que toi aussi tu devrais éviter la caféine en ce moment.
Si la disparition d'Amy n'a rien à voir avec toute cette affaire alors où est elle ? Et si un malade était passé par là ? Jamais on ne la retrouvera.
Arrête de te torturer, ça ne sert à rien et ça ne nous aidera pas à la retrouver.
Si seulement...
Si seulement quoi ? Personne ne pouvait prévoir ce qui allait se passer et certainement pas toi. Tu dois arrêter de te rejeter la faute à chaque fois que quelque chose va de travers. Tu n'es pas responsable de la mort de Gina, du suicide d'Emma ou de la disparition d'Amy. Est ce que c'est clair ?
Elle avait dit cela en s'énervant.
D'accord ! Ne te fâche pas.
Bien. Maintenant réfléchissons. Et si Amy avait tout simplement fait une fugue. Tu l'as dis toi même, elle était terrifiée hier.
Où veux tu qu'elle aille ?
Quelque part où elle se sentirait en sécurité. Et où est ce qu'un enfant se sent le plus en sécurité ? Chez lui.
Tu oublie que chez elle toute sa famille s'est faite assassinée sous ses yeux, alors je doute qu'elle si ressente un jour en sécurité.
Peut être mais je n'ai pas d'autre idée pour le moment. Je vais envoyer une patrouille chez les Harwood au cas ou.
Alors qu'elle se levait pour aller donner ses directives Ryan arriva tout essoufflé manquant de la percuter.
Je crois que j'ai quelque chose. En interrogeant le voisinage j'ai trouvé un homme qui dit avoir remarqué une voiture suspecte garée devant l'institue tôt ce matin. Il n'a pas relevé l'immatriculation mais m'a fait une description plutôt précise de la voiture. C'est une ford focus grise avec un autocollant bleu à l'arrière. J'ai donné la description à Hayley qui a épluché les vidéos des caméras de circulation des alentours et elle a trouvé ceci.
Il tendit une photo à Kate et Castle qui s'était rapproché de son épouse. On ne distinguait pas le conducteur mais on pouvait lire la plaque d'immatriculation.
J'ai donné le numéro à Esposito, il est en train de se renseigner au service des immatriculations.
A peine avait il terminé sa phrase que Javier déboula à son tour tendant fièrement un bout de papier qu'il donna sans plus attendre à Kate. Celle-ci le lu et tout fut enfin clair dans sa tête. Elle n'avait aucun doute, le propriétaire de cette voiture était bien le responsable de la disparition de la fillette.
Les gars venez avec moi, on fonce à cette adresse.
Alors que Castle enfilait sa veste, Kate l'interpella.
Je préfère que tu restes ici.
Quoi ? Kate tu n'es pas sérieuse ?
Tu es trop impliqué et je ne veux pas que ça tourne mal. Je te tiens au courant dès que j'ai du nouveau, promis !
Et qu'est ce que je fais moi en attendant ?
Il était clairement contrarié mais ne discuta pas les ordres.
Pourquoi tu ne tiendrais pas compagnie à Henriette. Elle est dans la salle d'attente et ne va pas très bien.
Vous me tenez au courant et Kate...fais attention.
Elle le gratifia d'un sourire puis s'éloigna accompagnée des gars. Castle les regarda s'engouffrer dans l'ascenseur avec une pointe d’appréhension. Il se dirigea ensuite vers Henriette. Cette dernière était assise sur l'une des chaises de la salle d'attente. Elle tenait dans ses mains un mouchoir qu'elle tordait dans tous les sens. A première vue elle était très anxieuse. Amy était sous sa garde, elle devait se sentir responsable de son enlèvement. Il ne connaissait que trop bien ce sentiment. Il prit place à côté d'elle et tenta de la rassurer.
Lorsque Kate et les gars se garèrent devant le domicile du suspect, ils aperçurent la Ford garée dans l'allée. Kate demanda aux gars de la laisser parler. Elle n'eut pas le temps de frapper à la porte, celle-ci s'ouvrit d'elle même. Une femme se tenait juste devant elle.
Bonjour Mme Richler
Gretchen Richler se poussa pour les laisser entrer sans montrer le moindre signe se résistance.
Mme Richler, où est votre mari ?
Horace a eu une attaque hier, il nous a quitté.
Toutes mes condoléances.
Cette femme qui se faisait passer pour Jan c'était Constance n'est ce pas ?
Oui.
J'étais tellement en colère. Elle a pris la vie de ma fille pas une mais deux fois alors je me suis dis que j'avais le droit de prendre celle de la sienne. Que dieu me pardonne.
Cette révélation fit froid dans le dos à Kate. Elle pria en silence pour ne pas être arrivée trop tard.
Mme Richler où est Amy ?
Elle ne semblait pas entendre Kate et continuait son monologue.
Je me suis rendue au centre et j'ai attendu une opportunité...
Mme Richler !
C'est comme ci tout le temps que j'étais là bas j'étais possédée. Je n'étais plus moi même. Je voulais me venger. Mais quand je l'ai vu... elle était si fragile, si innocente, je n'ai pas pu.
Où est Amy ?
Elle sembla enfin faire de nouveau attention à Kate.
Elle est là haut, elle dort. Jamais je n'aurai pu lui faire de mal.
Kate fit signe aux gars d'emmener Mme Richler tandis qu'elle montait à l'étage. C'est avec soulagement qu'elle découvrit Amy profondément endormie dans l'ancienne chambre de Jan. Kate s'assit au bord du lit. Amy remua et se tourna de l'autre côté.
Amy, murmura t-elle en lui caressant l'épaule.
Elle ouvrit lentement les yeux, battit un peu des paupières.
Bonjour chérie. Tu te souviens de moi ?
Oui. Vous êtes l'amoureuse de Rick.
C'est ça. Tu lui as beaucoup manqué, tu sais. Si on allait le rejoindre.
Oui.
Kate prit la petite fille dans ses bras et la serra très fort.
C'est fini maintenant.
Elles redescendirent ensuite main dans la main au rez de chaussée.
Commissariat du 12 ème.
Après l'appel de Kate, Rick était soulagé. Elle lui avait affirmé qu'Amy allait bien et qu'ils étaient en chemin. Gretchen Richler n'avait opposé aucune résistance et avait même parut soulagée d'avoir été arrêtée. Quand Kate et Amy arrivèrent au commissariat, elles se tenaient toujours par la main. Dès qu'Amy aperçut Rick elle lâcha Kate pour se précipiter dans ses bras. Il la serra à son tour très fort lui aussi soulagé par la tournure qu'avaient pris les événements, sous le regard attendrit de Kate qui se dirigea vers eux.
Tu nous as fais très peur. Tu vas bien ?
Oui. La gentille dame m'a emmené chez elle et on a fait des crêpes. Ensuite Kate est venue me chercher et j'ai fais un tour dans sa voiture et elle a même mit la sirène.
C'est cool ça !
Oui et en plus après elle m'a offert une glace.
C'est vrai ? Demanda t-il en fixant Kate surpris. Tu devrais aller voir Mme Jones, elle sera contente.
Il reposa la petite par terre et elle repartit en courant vers Henriette qui se tenait au bout du couloir. Rick, lui, fixait toujours Kate intensivement.
Quoi ? Finit par demander cette dernière.
Comme ça vous êtes allée manger une glace et tu as mis la sirène ? Demanda t-il le sourire aux lèvres.
Quoi ?
Non rien.
Elle s'apprêtait à répliquer quand Ryan et Esposito passèrent devant eux escortant Gertchen jusqu'à sa cellule.
Qu'est ce qui va lui arriver ?
Elle va être inculpée d'enlèvement. Elle a perdu la tête un moment mais ce n'est pas une mauvaise personne. Je parlerai au juge pour qu'il ne soit pas trop dur avec elle. Je pense qu'elle a eu son lot de souffrances.
Henriette réapparut avec Amy.
Je tenais encore à vous remercier tous les deux pour tout ce que vous avez fait.
Nous n'avons fait que notre travail.
Vous avez fait bien plus, croyez moi.
Et maintenant que va t-il se passer ? Demanda Castle.
Maintenant que l'assassin a été arrêté et que tout danger est écarté je vais faire une demande pour qu'Amy soit placée dans une famille d'accueil.
La nouvelle ne semblait pas plaire à Amy.
ça veut dire que je ne te reverrai plus. Demanda la fillette les larmes aux yeux.
Eh ! tu te souviens de ce que je t'ai dis. Tu pourras toujours compter sur moi. On s'appellera et je viendrai te rendre visite aussi souvent que je pourrais.
Promis.
Promis
Il la serra une dernière fois dans ses bras puis se fut au tour de Kate. Mme Jones prit alors la main de l'enfant et l'entraîna avec elle en promettant de les tenir au courant.
C'est avec un pincement au cœur qu'ils virent l'assistante sociale disparaître avec la petite Amy.
ça va ? Demanda alors Kate.
On a fait tous ce qu'on pouvait.
Il se tourna vers elle et déposa un baiser sur sa tempe. Elle le prit alors par la taille et c'est bras dessus, bras dessous qu'ils allèrent trouver les gars.
Quelle semaine ! S'exclama Esposito.
Ne m'en parle pas. Lui répondit Kate.
Oh non !!! Je l'avais presque oublié celui là ! Lâcha tout à coup Ryan sous le regard de ses amis.
Espo, Kate et Rick se retournèrent alors comme un seul homme et c'est là qu'ils comprirent de quoi Ryan voulait parler. Devant l'ascenseur se trouvait le lieutenant Miller tout sourire qui discutait avec l'un des officiers. Quand ce dernier les aperçut, il se dirigea à la hâte vers eux. Kate sentit Rick se crisper et elle lui serra le bras de façon à le calmer.
Salut la compagnie.
Miller qu'est ce que tu fou là ? Demanda Esposito
Javier, ce ne sont pas des façons d'accueillir un collègue. Mais bon passons. J'ai appris que l'agresseur du capitaine Beckett avait été retrouvé alors il me semble que vous me devez des excuses pour la façon dont j'ai été traité.
Des excuses !! là tu rêves. Lui répondit Espo.
Je crois que vous ne saisissez pas bien. Soit vous vous excusez et peut être dans ma grande bonté je vous pardonnerai soit je porte plainte pour coups et blessures contre Ryan et Castle. Et ça les gars ça va vous coûter très cher.
Cela n'enchantait guère Ryan mais il n'avait pas le choix. Avec l'arrivée prochaine du bébé il ne pouvait pas se permettre d'avoir des dommages et intérêts sur le dos. Il ravala donc sa fierté et s'apprêtait à faire ses plates excuses à cet abruti quand Kate l'interrompit.
Écoutez bien Miller car je ne me répéterai pas. Jamais aucun de mes hommes ne s'excusera d'avoir fait consciencieusement son travail. Quand à cette soi-disant agression dont vous avez fait l'objet, je vous mets au défit de trouver un seul témoin prêt à confirmer votre version.
Puis elle s'adressa à ses officiers.
Votre attention s'il vous plaît, que ceux d'entre vous qui se souviennent avoir vu le lieutenant Ryan frapper le lieutenant Miller lèvent la main.
Tout le monde se regarda dans le poste mais pas une main ne se leva. Miller était écœuré mais il ne se laisserai pas faire pour autant.
Vous vous croyez maline n'est ce pas ? Mais votre mari m'a agressé devant mon avocat et lui vous ne pourrez pas le faire mentir.
Attaquez le et aussitôt je porte plainte contre vous pour diffamation et croyez moi mes avocats ne ferons qu'une bouchée de pain de vous. Vous êtes certainement un bon flic Miller mais vous avez merdé. Alors soit vous l'acceptez, vous purgez votre suspension et vous revenez travailler avec nous selon mes règles, soit je vous jure que je ferai de votre vie un enfer, est ce que c'est bien clair.
…
Je n'ai rien entendu
Oui Capitaine.
Oh et j'oubliai, vous me rédigerez une lettre d'excuse en bon et dût forme. Bonne journée.
Miller ravala sa colère, puis décida qu'il était temps qu'il se fasse un peu oublier. Il se dirigea donc vers la sortie sous les regards haineux de ses collègues. Beckett l'avait prévenu, ils étaient une grande famille et il avait eu tord de s'en prendre à l'un d'eux. Quand il fut parti tout le poste se mit à applaudir et acclamer le capitaine Beckett. Elle avait remis Miller à sa place une bonne fois pour toute et tout le monde lui en était reconnaissant.
Merci Beckett
De rien mais Ryan, la prochaine fois évite de casser la figure à l'un de tes collègues même pour défendre mon honneur.
Comment as tu su ? S'étonna t-il ?
C'est mon petit doigt qui me l'a dit.
Rick et Kate se dirigèrent ensuite vers le bureau de celle-ci.
Tu sais que je t'ai trouvée drôlement excitante.
Et tu n'as encore rien vu. Répondit elle en lui adressant un clin d’œil.
Il l'enlaça dès quelle eut franchi le seuil de la porte. Elle éclata de rire tandis qu'il la serrait contre lui. Il se pencha ensuite jusqu'à ce que ses lèvres touchent presque les siennes.
Tu sais de quoi j'ai envie ?
J'ai ma petite idée sur la question, mais on est au poste alors fais une croix dessus. Répondit elle en se penchant pour lui donner un léger baiser qui le laissa sur sa faim.
Alors qu'est ce qu'on attends pour rentrer ?
Elle s'apprêtait à répondre quand le téléphone de Castle émit un bip. Il regarda le message qui s'affichait sur son écran.
Qui est-ce ?
C'est Alexis. Elle et Whitney ont trouvés un appartement et elle veut que je vienne le voir pour que je lui donne mon avis.
Maintenant ?
J'en ai bien peur. Je peux lui dire que j'irai plus tard ?
Non. Tu sais ce qu'on va faire ? Toi tu vas voir ta fille et moi pendant ce temps je rentre nous préparer un petit dîner romantique. Qu'est ce que tu en dis ?
J'en dis que c'est une merveilleuse idée.
Alors file et ne traîne pas trop.
Je n'en ai pas pour longtemps.
Il se pencha pour effleurer ses lèvres, ce qui, estima Kate, laissait grandement à désirer. Lui aussi dut partager son avis, car après l'avoir relâchée et ouvert la porte, il l'attira d'un geste brusque dans ses bras et son baiser fut cette fois très différent. En souriant il ferma la porte derrière lui. Kate resta près de la vitre et le suivit du regard jusqu'à ce qu'il ai disparu. Elle récupéra ensuite ses affaires et alla trouver les gars pour les informer de son départ.
Ryan et Esposito se trouvaient à leurs bureaux respectifs et rédigeaient leurs rapports quand Hayley passa devant eux. Esposito la gratifia d'un grand sourire et lui demanda comment elle allait mais elle lui lança un regard à glacer le sang et ne daigna même pas lui répondre. Cette scène amusa beaucoup Ryan.
Laisse tomber mec ! Tu l'as accusée d'être une tueuse psychopathe, tu n'as plus aucune chance avec elle.
Mais c'est toi qui... s'indigna Javier si bien qu'il ne finit même pas sa phrase.
Les gars je vais rentrer tôt. La semaine a été éprouvante j'ai besoin de souffler. Leur indiqua Kate qui venait de les rejoindre.
C'est ça le privilège d'être le patron.
Le patron a aussi le droit avant de partir de féliciter ses hommes et de les remercier d'avoir trouvé la folle qui lui gâchait la vie. Ajouta Esposito.
C'est exact mais ôtez moi d'un doute. Ce n'est pas Hayley qui a démasqué Isabella ? Demanda Kate pour les taquiner.
C'est vrai... mais on a trouvé l'assassin des Harwood. Se défendit Ryan
Il me semblait que ça c'était Castle. Continua t-elle joueuse.
Ne l'écoutes pas Ryan. Elle essaie de nous énerver. Bouda Esposito.
Kate ne put s'empêcher de rire devant leurs têtes.
Je plaisante, vous avez fais vous aussi du bon boulot, on aurait jamais retrouvé Amy sans votre aide.
Ça c'est bien vrai. Répondit Esposito
Et je vous félicite d'avance pour ces merveilleux rapports d'enquête que vous n'allez pas manquer de me taper pour demain matin sans faute. Bonne soirée les gars et ne vous tuez pas à la tâche.
Ils lui firent tous les deux une grimace alors qu'elle s'éloignait le sourire aux lèvres.
Appartement de Whitney et Alexis.
Castle arriva à l'adresse qu'Alexis lui avait indiquée dans son message. Le quartier ne lui semblait pas très sûr et l'immeuble dans lequel se trouvait l'appartement des filles semblait inhabité. Il ne trouvait pas l'endroit idéal pour deux jeunes filles seules mais se garderait bien d'en faire part à Alexis. Il ne voulait pas revivre la même situation qu'à l'époque où elle avait décidé d'emménager avec Pie. La dispute et la longue séparation qui en avait découlé avait été très dure pour lui. Alors cette fois il saurait tenir sa langue. Après tout sa fille avait la tête sur les épaules, elle l'avait prouvé à maintes reprises. Il ne fallait pas s'arrêter aux apparences, cet appartement était peut être très bien. Il entra donc dans l'immeuble, grimpa l'escalier jusqu'au première étage et frappa à la porte. C'est une Whitney toute excitée qui vint lui ouvrir quelques secondes plus tard.
Bonjour M Castle. C'est chouette que vous ayez pu venir.
Alexis avait l'air de beaucoup y tenir alors me voici. Elle est là ?
Elle vient juste de partir faire une course mais elle n'en a pas pour longtemps. Entrez !
Elle s'effaça pour le laisser passer. Il jeta un coup d’œil vite fait et malheureusement sa première impression se confirma.
Je sais que ce n'est pas le grand luxe mais c'est une super occase. Il appartient à une amie qui part faire un voyage de deux ans. Elle nous le sous loue à un bon prix et on aura même pas à le meubler.
Vu sous cet angle.
J'ai fais du café, vous en voulez ?
Je veux bien.
Allez y asseyez vous sur le sofa je vous apporte ça tout de suite.
Rick alla s'installer. Une fois assis il parcourut plus attentivement l'appartement du regard. Il se demandait quel âge avait l'amie de Whitney car la décoration était loin d'être moderne. On se serait cru dans les années 70. Qu'est ce qu'Alexis pouvait bien trouver à cet endroit qui était aux antipodes de ce qu'elle affectionnait habituellement.
Whitney réapparut avec une tasse de café qu'elle posa sur la table basse devant lui.
Voilà avec 2 sucres.
Comment sais tu que je le prends comme ça ?
Alexis a du le mentionner. Elle parle souvent de vous vous savez. Elle vous adore.
Et c'est réciproque. C'est d'ailleurs pour cette raison que je m'inquiète de vous voir vous installer ici. L'endroit est assez isolé et...
Je prendrai bien soin d'elle vous savez.
Je n'en doute pas mais...
Je ne suis pas assez bien pour vous ?
Non, ce n'est pas du tout ça, mais...
C'est sûr que vous devez avoir une vie trépidante à côté de la mienne. Mon existence est d'un ennui accablant.
Ne dis pas une chose pareille, ce n'est pas vrai. Et je suis désolé si je t'ai vexé, ce n'était pas mon intention.
Il se saisi de sa tasse et bu une gorgée de café.
Je sais que tu es une amie formidable pour Alexis, je me fais juste du souci pour vous.
Pour moi aussi ? C'est vrai ?
Cette nouvelle semblait la réjouir à un tel point que cela mit Rick mal à l'aise.
Alexis n'étant pas pressée de revenir il décida qu'il était temps de partir. Il avait promis à Kate de ne pas s'attarder.
Il faut que j'y ailles, tu diras à Alexis que je suis passé ?
Vous partez déjà mais vous n'avez pas fini votre café et Alexis ne va pas tarder j'en suis sûr.
Peut être mais Kate m'attend alors...
KATE, KATE, KATE... Tu n'as que ce nom là à la bouche, tu ne peux pas l'oubliez deux minutes.
Rick fut surpris devant cet accès de rage soudain.
ça suffit maintenant Whitney, je ne sais pas ce qui te prend mais...
Il se leva d'un bon du canapé mais se rassit immédiatement. La tête lui tournait.
ça ne va pas ?
Je ne me sens pas très bien.
Vous devriez peut être vous allonger un moment ?
Non, il faut que je rentre.
Il tenta une nouvelle fois de se lever d'un geste mal assuré. La pièce semblait tourner de plus en plus vite autour de lui. Il regarda la tasse posée devant lui et c'est alors qu'il comprit mais trop tard. Whitney avait drogué son café et il commençait à en ressentir les effets. Il la regarda d'un air incrédule.
Qu'est ce que tu m'as fais ?
Il eut l'impression soudain qu'il faisait très sombre. Ses jambes se dérobèrent sous lui comme si elles étaient en coton. Son portable sonna mais il n'eut pas la force de répondre et il s'effondra sur le sol. Malgré tous ses efforts, il ne parvenait plus à faire un seul mouvement. Whitney s'approcha alors de lui et lui chuchota à l'oreille.
Je sais que tu m'aimes quand tu me regarde de cette façon... regarde moi, regarde moi encore... tu vas m'aimer Richard... je sais que tu vas m'aimer...
CHAPITRE 15
Appartement de Whitney et Alexis
Rick se réveilla en sueur. Très vite, l'idée qu'il venait de sortir d'un mauvais rêve s'estompa. Le cauchemar était bien réel, là, de l'autre côté de cette porte. Il ne se trouvait plus dans le salon mais dans l'une des chambres. Il se remémora toute la scène. Whitney se penchant au dessus de lui, le caressant, l'embrassant sans qu'il ne puisse faire un seul mouvement. Elle l'avait sali, humilié. Il cracha sur le sol, se frottant la bouche avec dégoût. Il se leva sans faire de bruit et, légèrement nauséeux, essaya sans succès d'ouvrir la porte. Il colla son oreille contre le bois. Whitney était elle là, tapis derrière. Il se mit à tourner en rond, depuis quand était il inconscient. Quand il regarda par la fenêtre le jour commençait à tomber, cela devait faire plusieurs heures. Ne le voyant pas rentrer Kate finirait par s'inquiéter et donner l'alerte mais où le chercherait on. Il ne lui avait pas dit ou il se rendait, quel imbécile. Elle savait juste qu'il devait retrouver Alexis. Alexis. Tout à coup son sang se figea. Il était plus qu'évident que le message qu'il avait reçu provenait de Whitney et non d'Alexis. Elle s'était servie du portable de sa fille pour l'attirer dans son piège, mais où était Alexis alors ? Il pria en silence pour que cette folle ne lui ai pas fait de mal. Il fallait absolument qu'il trouve le moyen de ficher le camp d'ici.
L’œil collé sur le trou de la serrure, Whitney ordonna à Rick de se plaquer contre la fenêtre du fond, les mains bien en évidence au dessus de la tête. Il obtempéra. Whitney entra alors une arme à la main qu'elle pointait sur lui. De l'autre elle lui lança une pair de menotte et le pria de s'attacher au radiateur. Il s'exécuta.
Où est ma fille ? Qu'est ce que tu lui as fait ?
Elle est à côté, elle se repose.
Si tu lui as fait du mal...
Du mal ? Pourquoi veux tu que je lui fasse du mal ? Nous sommes amies et nous ferons bientôt partie de la même famille.
Mais qu'est ce que tu veux ? Demanda-t-il froidement.
Ce que je veux ? Mais c'est toi que je veux. Quand j'ai lu « des fleurs pour ta tombe » je suis tout de suite tombée amoureuse de ta prose, alors je me suis dis qu'il fallait absolument que je connaisse l'homme... J'ai su que tu serais à une séance de dédicaces à Chicago, et...
Elle se mit à rougir.
J'y suis allée, je sais, j'aurai dû venir te parler, mais... mais je n'ai pas osé...
Rick la fixait sans desserrer les lèvres.
Je me suis contenté de t'observer, longuement. Je t'ai même photographié, sans que tu t'en rende compte... j'avais vraiment honte... et puis j'étais en colère... en colère de ne pas avoir franchi le pas. Ça aurait peut-être tout changé. Mais ça n'a plus d'importance maintenant, tu es là avec moi et c'est tout ce qui compte.
Rick s'en voulait de ne pas avoir repéré plus tôt à quel point elle était cinglée.
Whitney, tu ne peux pas me garder ici contre mon gré. Ce n'est pas comme ça que je vais t'aimer.
Je sais et j'en suis désolée mais tu ne m'as pas laissé le choix. Tu me rendais malheureuse. Et tu voulais partir... me quitter si lâchement.
On va bientôt s'apercevoir de ma disparition et la police va me chercher. Whitney laisse nous partir, il est encore temps. Je leur dirai que tu ne nous as pas fait de mal.
Tu ne comprends pas, il est beaucoup trop tard, après tout ce que j'ai fais pour toi, pour nous, je ne renoncerai pas si près du but.
Les lettres, la colombe, c'était toi n'est ce pas ? C'était toi Isabella, ça n'a jamais été Emma.
J'ai rencontré Emma au Starbuck, elle était depuis peu à New York et ne connaissait personne. On venait du même coin et elle aussi faisait parti de ton fan club alors on a sympathisé. Elle a même offert de m'héberger cette chère Emma. Elle avait le cœur sur la main.
Alors pourquoi l'avoir tuée ? Car elle ne s'est pas suicidée, n'est ce pas ?
Elle était gentille mais bien trop curieuse, elle a découvert ce que j'avais fait et elle voulait me dénoncer à la police. Elle ne m'a pas laissé le choix.
Et Gina ? Elle ne t'avais rien fait.
Quand je vous ai vu dans ce restaurant tous les 2, j'ai vu rouge. Je ne pouvais pas la laisser se mettre entre nous.
Tu es malade Whitney, tu as besoin d'aide.
Si aimer c'est être malade, alors oui je suis malade.
Mais enfin, tu ne m'aimes pas, tu ne me connais même pas.
Bien sûr que je t'aime, et je sais que tu m'aimes aussi. J'ai vu comment tu m'as regardé, quand j'ai dîné chez toi l'autre jour. Cette fascination dans le regard. Et puis ton insistance pour me raccompagner chez moi. Tu t'es glissé près de moi dans la voiture, ta chaleur, ta tendresse, puis tu m'as embrassé, ça tu sais t'y prendre.
Je ne t'ai jamais embrassé Whitney !
Ça m'a fait tout drôle, j'attendais ce moment depuis si longtemps, Richard Castle rien que pour moi. Tu peux bien me le dire maintenant...
Il secoua la tête, incapable de retenir plus longtemps les paroles qui lui brûlaient les lèvres.
Mais tu es complètement folle. Folle et obsédée ! Je ne t'aime pas Whitney, tout ça c'est dans ta tête.
Il n'aurait jamais dû prononcer ces mots. Quand il aperçut le sourire qui se forma sur ses lèvres, il sut qu'elle était capable de le torturer ou même de le tuer. Le tuer pour qu'il l'aime enfin.
C'est à cause d'elle n'est ce pas ? Cracha t-elle froidement. Ta femme. C'est parce qu'elle est enceinte cette garce que tu n'oses pas la quitter ! Mais rassure toi j'ai tout prévu et dès ce soir, elle ne sera plus un obstacle, plus jamais.
Il comprit avec effrois ce que Whitney projetait de faire. Elle allait se débarrasser de Kate une bonne fois pour toute. Il fallait à tout prix qu'il l'en empêche.
Il faut que j'y aille mais je reviens très vite mon amour.
Non ! Whitney, je regrette. Je veux discuter avec toi, apprendre à te connaître d'avantage.
C'est vrai ?
Bien sûr.
Alors prouve le !
Elle s’approcha doucement et s'agenouilla devant lui .
Embrasse moi !
Une haleine infecte lui fouetta les narines. Il posa ses lèvres sur les siennes, il sentit les doigts de Whitney se rétracter sur ses omoplates, puis un muscle chaud pénétra entre ses lèvres et vint s'enrouler autour de sa langue. Il eut l'impression que le baiser répugnant dura des heures. Elle s'écarta enfin et lui chuchota en souriant.
Je te promets qu'elle ne souffrira pas.
Puis elle se releva et se dirigea vers la porte sous le regard désespéré de Rick.
Non Whitney, je t'en supplie ne fais pas ça !
Mais elle n'écoutait plus et tel un automate elle sortit de la pièce et referma la porte à clef derrière elle.
WHITNEY !!
Ses cris de désespoir n'ébranlèrent même pas Whitney. Ce soir enfin il serait à elle et rien qu'à elle.
Il hurla une dernière fois son prénom mais ne reçut pour seule réponse que le claquement de la porte d'entrée. Un élan de panique accéléra son souffle. Il rabattit les pouces aux creux de ses paumes et tira sur ses poignets de toute ses forces. Mais les bracelets d'acier étaient trop serrés. Et les tuyaux trop solides. Il essaya une nouvelle fois, serra les mâchoires, plissa les paupières et tira avec une rage infini, mais en vain. Il fallait qu'il trouve une autre solution à tout prix. La vie de Kate était en jeu.
Loft des Castle
Kate avait préparé un petit dîner romantique, la table était dressée et le rôti dans le four. Rick n'étant toujours pas rentré elle décida d'aller prendre une douche vite fait et de s'habiller pour l'occasion. La tâche s'avéra plus compliquée que prévu. Aucune de ses robes ne lui allait plus. Il était grand temps qu'elle aille faire les boutiques. Elle finit par trouver une vieillerie au fond de la penderie. Elle se regarda devant la glace en faisant la grimace. Cette robe ne la mettait pas du tout en valeur mais c'était la seule qu'elle arrivait à fermer alors elle devrait s'en contenter. Une fois habillée, elle se remaquilla, retourna dans le salon et alluma la stéréo afin de mettre une musique d'ambiance. Et voilà tout était enfin près pour passer une agréable soirée romantique avec son mari si celui-ci toutefois se décidait à rentrer. Elle poussa un soupire tout en regardant sa montre. Mais qu'est ce qui pouvait bien le retenir si longtemps. Elle espérait que l'inspection de l'appartement n'avait pas tournée à une guerre entre père et fille. Elle s'apprêtait à prendre son téléphone pour l'appeler quand on frappa à la porte.
Enfin !
Elle se dirigea d'un pas décidé vers la porte, et ouvrit celle-ci.
Mais qu'est ce qui t'a pris si longtemps ?
Qu'elle ne fut pas sa déception en ouvrant la porte. Alors qu'elle s'attendait à trouver Rick un bouquet de fleurs à la main s'excusant de son retard, elle se trouva nez à nez avec Lanie.
Salut !
Salut ! Entre.
Les gars m'ont dit que tu étais rentré tôt alors je m'inquiétais et je suis venue m'assurer par moi même que tout allait bien.
Quand elle pénétra dans l'appartement, elle comprit immédiatement la raison pour laquelle Kate avait quitté le poste si tôt.
Ah je vois !
Je te sers un verre.
Non merci, je ne voudrais pas déranger.
Tu ne déranges pas. Je suis toute seule pour le moment.
Où est Castle ?
Il est allé visiter le nouvel appartement d'Alexis. Il ne devait pas en avoir pour longtemps mais ça va faire plus de 3 heures qu'il y est.
Tu sais comment il est avec sa fille. Il doit inspecter tous les recoins, il a peut être même entamé une enquête de voisinage.
C'est sûrement ça.
Si ça te contrarie tant que ça, pourquoi tu ne l'appelles pas ?
Et passer pour une femme possessive qui ne peut pas se passer de son mari plus de 3 heures non merci. Et puis je suis sûr qu'il ne va pas tarder. Puisque je te tiens. Est ce que ça te dis un après midi shopping demain, je n'ai plus rien à me mettre. D'où cette horreur.
Elle désigna sa tenue.
Moi je ne la trouve pas si mal. Et puis de toute façon, Castle n'aura qu'une envie c'est de te l'enlever alors !
Lanie !
Quoi ! c'est pas vrai ?
Si. Enfin si il arrive un jour. Alors pour demain c'est OK ?
Compte sur moi. Allez je file, je dois sortir avec Hayley ce soir. Elle ne connaît personne à New York alors ça fera une occasion de faire connaissance. Je t'aurai bien proposé de venir mais je crois que tu as d'autres projets.
Exact. Bonne soirée.
Elle va sûrement être moins intéressante que la tienne.
Le portable de Kate sonna au moment où Lanie ouvrait la porte.
Ah tiens. Je suis sûr que c'est ton Roméo. Bye.
Alors que Lanie refermait la porte, Kate se précipita pour prendre son portable. Encore une fois elle fût déçu de s'apercevoir que ce n'était toujours pas Rick. Néanmoins elle décrocha avec le sourire.
Bonsoir papa.
Bonsoir chérie. Alors comment se porte la futur maman ?
Elle va très bien.
J'espère que tu ne te fatigue pas trop ?
Je croirais entendre Rick.
Il prend bien soin de toi au moins ?
Ne t'inquiète pas pour ça, c'est un amour.
Je voulais savoir si vous étiez libre le week end prochain pour venir dîner à la maison ? Ta tante Thérésa sera en ville et elle meure d'envie de te voir.
Attends je regarde sur l'agenda de Rick, ne quitte pas.
Elle se dirigea dans le bureau de ce dernier et feuilleta son agenda.
Il n'a rien de prévu.
Alors je compte sur vous ?
Ce sera avec plaisir.
Prends soin de toi ma chérie et à la semaine prochaine.
J'ai hâte. Bisous papa. Je t'aime.
Moi aussi mon ange.
Une fois la communication terminée, elle retourna dans le salon. Alors qu'elle se dirigeait vers la cuisine elle fût surprise par Whitney qui se trouvait devant la porte d'entrée et en lâcha son téléphone.
Whitney ! tu m'as fais peur !
Elle se pencha pour ramasser l'appareil.
Désolée Mme Castle.
Où sont Alexis et son père ?
Ils sont en bas, un dernier détail à régler je crois.
Vous en avez mis du temps. Je commençais à m'inquiéter. Alors cet appartement ? Demanda t-elle tout en se dirigeant vers la cuisine.
Elle ouvrit le four pour vérifier son rôti, 10 minutes de plus et il était trop cuit.
Il est parfait. Rick l'adore.
Alors que Kate refermait la porte du four, elle fût surprise par cette soudaine familiarité.
Rick ?
Elle se tourna vers Whitney et c'est à ce moment que la crosse d'un revolver lui percuta l'arcade.
CHAPITRE 16
Il y avait d'abord eu la brume, puis très vite, le souvenir de la piqûre dans le dos et ces mots, les derniers que Whitney avait prononcés avant que la vague de l'inconscience n'emporte Alexis : « Bientôt nous serons tous les 3 réunis ».
La jeune femme tenta de se redresser et elle fut prise d'un vertige qui la plaqua de nouveau sur le matelas. Depuis l'extérieur, le son d'une voix lui parvint. Elle réussit enfin à se décoller du lit. La main contre le mur, elle tituba vers la porte. La drogue encore présente dans son organisme rendait sa bouche pâteuse et lui donnait envie de vomir. Elle s'agrippa à la poignée de la porte et s'y suspendit mais cette dernière ne voulait pas s'ouvrir. Elle cogna de toutes ses forces au delà de la douleur sur cette maudite porte, jusqu'à ce que la voix de son père parvienne à ses oreilles.
Papa ?
Son père était là, de l'autre côté.
Je suis là Alexis ! Écoutes moi chérie ! Je suis enfermé dans une chambre, et toi ?
Moi aussi ! Elle m'a enfermé aussi ! Papa ! Mais qu'est ce qu'elle nous veut ?
Écoute ! Tu dois écouter ce que je vais te dire ! D'accord ?
Sa voix était forte et autoritaire. Il devait avoir une solution, une explication. Il avait toujours la solution. Il allait les sortir de là. Forcément, tout allait s'arranger.
Whitney c'est Isabella. C'est elle qui a envoyé toutes ces lettres, qui a poussé Kate dans les escaliers et qui...
A tué Gina. Termina t-elle horrifiée. Mon dieu !!
Des larmes commencèrent à couler le long de ses joues. Pendant tout ce temps, celle qu'elle prenait pour une véritable amie n'était en fait que le monstre qui s'en prenait à sa famille. Elle les avait piégés et maintenant, qu'attendait elle d'eux ?
Alexis !
Je...suis là...
Elle m'a menotté à un radiateur, je ne peux pas bouger et toi ?
Non. Mais la porte est fermée à clef, je ne peux pas l'ouvrir.
Il faut que tu essaies chérie. Regarde autour de toi, essaie de trouver quelque chose pour crocheter la serrure.
Elle fouilla la pièce du regard, mais il n'y avait pas grand chose dedans excepté le lit, une table de chevet et une grande armoire. Elle se releva et se dirigea vers celle-ci et l'ouvrit. Elle ne comprenait rien d'autre que des vêtements en pagaille.
Il n'y a rien là dedans à part des vêtements. Dit elle désespérée.
On va s'en sortir, ma chérie... On va s'en sortir.
Il fallait absolument que sa fille garde son sang froid. Elle était leur dernière chance de sortir de cet appartement, mais malheureusement le temps leur était compté, Whitney ne tarderait pas à arriver chez lui, si ce n'était pas déjà fait et elle s'en prendrait à Kate.
Il y a une penderie ? Demanda-t-il soudain. Il venait d'avoir une idée.
Oui pourquoi ?
Des cintres ? Est qu'il y a des cintres ?
Oui.
Elle voyait où son père voulait en venir. Elle pouvait tordre l'un des cintres et essayer de crocheter la serrure avec. Une fois cela fait, elle retourna vers la porte pour essayer de l'ouvrir.
Elle essayait depuis plusieurs minutes déjà mais en vain. Elle était tellement nerveuse, que ses mains tremblaient et elle n'arrivait pas à avoir des gestes précis.
Je n'y arrive pas ! Finit elle par s'énerver.
Calme toi, je sais que tu vas y arriver, tu l'as déjà fais.
Elle s'habilla, vaporisa un peu de parfum sur le haut de sa poitrine, puis se regarda dans le miroir. Ce soir, avec les vêtements de Kate, sa robe bleu et son foulard elle se sentait belle. Rick apprécierait à coup sûr, même si ces vêtements étaient un peu trop large. Elle fit rouler l'alliance de Kate entre le pouce et l'index et l'enfila à son annulaire. « Trop grande ! Évidemment ! Tu le fais exprès, salope ! » maugréa-t-elle en songeant à la femme de Castle. Pas bien grave. Elle l'enfonça autour de son majeur et la contempla sous tous les angles. Maintenant qu'elle était prête elle allait s'occuper définitivement de Beckett et filerait retrouver son amour afin qu'ils passent la soirée la plus romantique de leur vie. Ils fixeraient sur pellicule leur première nuit. Elle était persuadée que plus tard ils riraient aux larmes des circonstances de leur rencontre. Il n'y avait pas beaucoup d'amoureux qui pouvaient se vanter d'avoir vécu une aventure aussi originale. Elle l'avait franchement mérité, son Rick à présent.
Quand elle se réveilla, elle était attachée, les bras en croix aux barreaux de son lit avec des menottes, ses menottes. Une douleur insoutenable lui traversait le crâne. Kate voulut hurler mais un bâillon l'en empêchait. Que c'était il passé ? Elle se souvenait de Lanie venue lui rendre visite, elle se rappelait l'appel de son père...et après ? Il s'était forcément passé quelque chose ! Ah oui, on l'avait frappé à la tête, traînée jusqu'ici et attachée. C'est ça, on l'avait cognée à l'arcade, elle se rappelait s'être retournée alors qu'elle était près du four dans la cuisine et puis le trou noir.
Elle voulut se redresser, mais la peau de ses poignets la brûla. Elle agrippa un barreau de la main droite et tira à se rompre les tendons. Le bois craqua légèrement...sans se briser. Et puis elle l'entendit, un frémissement venant de la salle de bain, et elle se raidit.
Quand elle apparut à l'embrasure de la porte, tout lui revint en mémoire comme une gifle. Whitney, c'est Whitney qui l'avait frappée. Mais pourquoi l'amie d'Alexis lui voudrait-elle du mal ? Elle ne comprenait pas.
Oh mais je vois qu'on est réveillée. Ça tombe bien, comme ça tu vas pouvoir me donner ton avis. Comment tu me trouves ? Demanda t-elle en effectuant un tour sur elle même. Elle est chouette sur moi cette robe. J'ai choisi cette couleur exprès pour qu'elle soit assorti à ses yeux.
…
Tu ne dis rien. Oh mais que je suis bête. Attend je vais t'enlever ça.
Elle se saisie d'un couteau à viande qu'elle avait posé un peu plus tôt sur la commode et se dirigea vers Kate. Celle-ci eu un mouvement de recul à l'approche de Whitney.
Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te faire de mal. Enfin pas tout de suite. A moins que tu ne m'y obliges.
Elle posa ensuite le couteau sur sa gorge.
Maintenant je vais t'enlever ça mais si tu cris alors je te saigne comme un porc. Est ce que c'est bien clair ?
Kate fit un hochement de tête pour signaler à Whitney qu'elle avait bien compris ses instructions. Puis cette dernière lui enleva son bâillon.
Whitney, pourquoi tu fais ça ?
Pourquoi ? Mais parce que tu es sur mon chemin depuis bien trop longtemps. Tu t'es cru maline espèce de petite garce en tombant enceinte, mais ça ne changera rien, c'est moi qu'il aime.
Et c'est alors que la lumière se fit dans son esprit.
Isabella ?
Tu en auras mis du temps à comprendre, pour un capitaine de police. Malheureusement pour toi il est trop tard. Tu ne pourras plus nous faire de mal, ni à moi ni à Rick.
Où est ce qu'il est ? Qu'est ce que tu lui as fais ?
Qu'est ce que je lui ai fait ? Je l'ai aimé depuis le premier jour. Je nous ai trouvé un petit nid d'amour dans lequel on va s'installer ensemble. C'est un endroit si merveilleux si tu savais et on y a échangé notre premier baiser cet après midi. C'était magique, il est très doué mais là je ne t'apprends rien.
Qu'est ce que tu lui as fais ? Répéta Kate les larmes aux yeux.
Assez bavardé, il est temps pour toi de disparaître.
Whitney posa son couteau et se saisit d'une seringue pleine d'un liquide transparent qui tétanisa Kate.
Whitney je t'en pris ne fais pas ça. Implora cette dernière mais en vain.
Whitney était plus déterminée que jamais. Elle se pencha au dessus de sa victime et approcha la seringue au dessus de son bras droit.
Pitié. La supplia encore Kate.
Elle planta l'aiguille dans son avant bras et injecta le liquide qui disparut dans son organisme.
L'effet fut immédiat. Le brouillard. Kate voulut s'abandonner à l'appel du sommeil mais la délivrance n'arriva pas. Juste cet ignoble écran grisâtre. Elle se sentait molle et vulnérable. Elle ne pouvait plus bouger mais était toujours consciente.
Whitney lui enleva alors les menottes et traîna Kate dans la salle de bain et la laissa gisant sur le
carrelage froid.
Ne me regarde pas comme ça. Tout es de ta faute tu sais. Tout aurait put être si simple, tout ce que tu avais à faire c'était te tuer dans ces escaliers, tout le monde aurait cru à un tragique accident et le tour était joué. Mais non ! Tu en as réchappé. Il a bien fallut que je trouve autre chose.
Kate avait l'impression que les dernières secondes de sa vie s'écoulaient. Elle avait beau serrer les dents, se concentrer, son corps ne répondait plus, comme s'il était en plomb.
Je t'ai fais couler un bon bain. J'espère que l'eau est à la bonne température.
Elle se saisit du corps inerte de Kate sans que celle-ci ne puisse réagir et elle l'installa tout habillée dans la baignoire.
Whitney admira le tranchant de la lame du couteau qu'elle venait de récupérer.
Pauvre Kate, ne supportant pas que son mari la quitte pour une autre femme, elle a décidé d'en finir et s'est tailladée les veines. C'est une belle histoire tu ne trouves pas ? Tu as même laissé une poignante lettre d'adieux. Rick va être un peu triste au début mais compte sur moi pour le consoler et il va très vite t'oublier, fais moi confiance pour ça.
Elle se pencha vers Kate pour susurrer d'un ton excité :
Personne ne saura jamais rien. Le produit que je t'ai injecté est indécelable en faible quantité mais ses effets sont de courte durée alors ne perdons plus de temps.
Kate voyant ses derniers instants arriver, pensa à Rick et elle pria de toutes ses forces pour lui cependant à l'instant même où Whitney approchait la lame du poignet de Kate, la porte d'entrée du loft s'ouvrit brutalement.
Cela faisait maintenant plus de 20 minutes qu'Alexis s'énervait sur la serrure de la porte. De son côté Rick ne pouvait s'empêcher de penser à sa femme. Kate avait de la ressource et savait se défendre mais elle n'était plus sur ses gardes et Whitney avait prouvé à maintes reprises jusqu'où elle était capable d'aller pour atteindre son but.
ça y est, j'ai réussi !!
le cri de joie de sa fille lui redonna tout à coup de l'espoir. Si ils arrivaient à s'échapper alors il pourrait porter secours à Kate et prévenir les gars.
Une fois sortie de la chambre dans laquelle elle était retenue prisonnière, Alexis se précipita vers celle où se trouvait son père. Par chance la clé se trouvait sur la porte et elle n'eut pas besoin de crocheter la serrure cette fois. Une fois dans la pièce elle se jeta dans ses bras.
Tu n'as rien chérie ?
Non et toi ?
Je vais bien. Alexis, il faut que tu trouves quelque chose pour couper ces menottes, dépêche toi.
Elle sortie en courant de la pièce et entreprit de fouiller l'appartement. Elle commença par la cuisine et ouvrit tous les tiroirs. C'est victorieuse qu'elle revint quelques minutes plus tard brandissant une pince coupante.
ça ira ça ?
C'est parfait.
Une fois libre, Rick prit sa fille par la main et tout les 2 se précipitèrent vers la porte de l'appartement, mais malheureusement celle-ci aussi était fermé à clé.
Qu'est ce qu'on fait maintenant ? Demanda Alexis.
Il doit bien y avoir un double des clés quelque part.
Et c'est ensemble cette fois qu'ils se mirent à retourner tout l'appartement à la recherche de leur sésame. N'ayant toujours rien trouvé dans le salon, Alexis se dirigea vers l'entrée où se trouvait un grand placard. Elle poussa un cri de terreur en ouvrant celui-ci.
Quoi ? Demanda son père en accourant.
Et c'est là qu'il le vit. Le corps d'une vieille femme caché dans le placard qu'Alexis venait d'ouvrir. Celle-ci restait tétanisée par sa macabre découverte. Cet appartement n'appartenait certainement pas à une amie de Whitney, là dessus aussi elle avait menti. Elle avait choisit cet appartement car il était isolé et en avait tué l'occupante gênante. Plus le temps passait et plus la folie de Whitney apparaissait au grand jour. Il fallait vraiment qu'ils sortent d'ici et vite.
Rick posa une main réconfortante sur l'épaule de sa fille qui n'avait toujours pas fait un geste ne pouvant pas quitter le corps sans vie des yeux.
Il faut continuer à chercher.
Lanie était repassée au poste afin de prendre Hayley qui venait juste de terminer son travail. Les deux jeunes femmes avaient décidé de passer la soirée ensemble. Lanie voulait faire découvrir à la nouvelle venue dans l'équipe quelques endroits branchés de New York où elles seraient susceptible de faire de belles rencontres. Quand Lanie arriva dans la salle informatique Hayley finissait d'enfiler sa veste.
Salut, alors tu es prête ?
Prête. Après cette semaine, j'ai hâte de décompresser.
Ne m'en parle pas. Et comment ça se passe, le boulot te plaît ?
Beaucoup.
Et avec ces 2 là ? Demanda Lanie en désignant les gars qui terminaient de rédiger leurs rapports.
Ils ne savent plus quoi faire pour se faire pardonner de m'avoir prise pour Isabella.
Et alors, tu leur en veux toujours ?
Non mais je ne leur ai pas encore dit, je vais en profiter encore un ou deux jours.
Je sens qu'on va bien s'entendre.
Et elles éclatèrent de rire tout en se dirigeant vers la sortie.
Salut les filles ! Les interpella Esposito. Vous sortez ?
Et en quoi ça te regarde ? Lui répondit Lanie.
Écoutes Hayley pour l'autre jour... Commença Espo
Ce qu'il essaie de te dire c'est qu'on est vraiment désolés, et qu'on est prêt à faire n'importe quoi pour se faire pardonner. Renchéri Ryan.
N'importe quoi vraiment ?
Tu n'as qu'à demander. Lui dit Esposito.
Et si vous commenciez par payer la première tournée ?
Et on sera quitte ? Demanda l'hispanique.
Disons que ce serait un bon début.
Marché conclut.
Alors que Ryan prenait sa veste, il butta dans le rapport posé sur son bureau et fit tomber le dossier qu' Hayley s'empressa de ramasser. Par curiosité professionnelle, elle ne put s'empêcher d'y jeter un coup d’œil et elle fut interpellée par un détail.
Je crois que tu as fais une erreur Ryan.
Comment ça une erreur ?
Tu as marqué dans ton rapport qu'Emma Thomas était décédée vers 23 heures avant hier au lieu de 11 heures hier matin.
Ce n'est pas une erreur, c'est dans le rapport d'autopsie.
Ce n'est pas possible, j'ai chatté avec elle aux alentours de 10 heures 30 hier matin.
Lanie tu es sûr pour l'heure de la mort ? Lui demanda Ryan.
Devant le regard que lui lança la médecin légiste, il s'empressa d'ajouter :
Bien sûr que tu es sûr, désolé.
Si Emma est bien morte la veille, avec qui j'ai chatté hier ? Demanda Hayley qui connaissait malheureusement déjà la réponse.
Comment on a put passer à côté de ça ? S'indigna Esposito.
Mais alors...
Lanie ne termina pas sa phrase et prit son portable à la hâte.
Qu'est ce que tu fais ? Questionna Ryan.
J'appelle Kate.
Tout le monde étaient suspendu aux lèvres de la jeune femme.
Elle ne répond pas. S'inquiéta t-elle aussitôt.
Elle est peut être sortie ? Proposa Espo.
Non, j'en viens. Elle s'apprêtait à passer une soirée romantique chez elle. Elle attendait...Castle !! Il n'était pas là, il aurait dût mais il avait plus de 3 heures de retard et...oh mon dieu, et si...
On fonce là bas.
Quand elle pénétra dans l'appartement, Martha remarqua immédiatement la table dressée, la lumière tamisée et la musique. A parement son fils et sa belle fille s'apprêtaient à passer une soirée en tête à tête. Elle venait récupérer son agenda qu'elle avait oublié et ne comptait pas s'attarder plus que nécessaire surtout pas après son intrusion nocturne de la veille. Elle repéra le petit carnet posé sur le piano et s'apprêtait à le récupérer quand elle remarqua la fumée qui s'échappait du four. Elle se précipita vers celui-ci et en sortie un rôti plus que cuit.
Richard, chéri je crois que ton dîner est brûlé !
Personne ne répondit, l'appartement semblait désert. Serait-ce possible qu'ils soient sortie en oubliant le rôti dans le four ? Possible mais peu probable.
Richard ?.... Katherine ?...
Toujours aucune réponse puis tout à coup il lui sembla entendre du bruit provenir de la chambre ce qui la fit sourire. Encore une fois, elle tombait comme un cheveu sur la soupe. Les amoureux avaient oublié le rôti dans le four et étaient vraisemblablement passé directement au dessert. Ah la jeunesse. Elle décida de s'éclipser discrètement mais fut surprise en voyant Whitney sortir de la chambre.
Whitney ?
Bonjour Mme Rodgers. Vous allez bien ?
Que fais-tu dans la chambre de mon fils ? ...Et cette robe elle est à Katherine !
Oh ça ! C'est Kate qui me l'a prêtée, je dois voir mon fiancé ce soir et je n'avais rien à me mettre... j'étais justement en train de la passer.
Où est Katherine ?
Elle a dut s'absenter, elle ne devrait pas tarder.
Bien. Tu pourras lui dire que je suis passée ?
Bien sûr. Répondit l'amie d'Alexis un grand sourire aux lèvres.
Martha s'apprêtait à s'en aller quand elle remarqua la main de Whitney, et elle lui attrapa le poignet.
Haï, mais qu'est ce qui vous prends ?
Et son alliance je présume qu'elle te l'as prêtée aussi ? Je ne sais pas ce qui se passe ici mais j'appelle la police !
La septuagénaire lâcha la jeune fille et se dirigea vers le téléphone. A peine l'avait elle décrocher que Whitney l'interpella :
Pose ce téléphone tout de suite vieille bique !
Je te demande pardon ?! Demanda Martha en se tournant vers elle.
Ce qu'elle vit lui glaça le sang et elle lâcha aussitôt le combiné. Whitney se trouvait juste devant elle et elle la braquait avec un revolver.
Alors qu'elle croyait son heure arrivée une chose improbable s'était produite. Quelqu'un avait franchi la porte d'entrée ce qui avait contrarié le plan si parfait de Whitney. Celle-ci avait poussé un juron avant de lâcher le bras de Kate et s'était précipitée hors de la salle de bain. Kate devait tenter sa chance, la seule qu'elle aurait sans doute. Elle essaya d'appeler au secours afin de prévenir son visiteur impromptu mais ne parvint qu'à émettre un faible son. Elle lutta alors pour se redresser, et à son immense soulagement, elle se rendit compte qu'elle pouvait un peu recommencer à bouger. Il fallait continuer...
Une fois le problème Martha réglé, Whitney alla fermer la porte d'entrée à clé. Il n'était pas question que quelqu'un d'autre vienne contrarier ses projets. Elle avait assez perdu de temps comme ça, il fallait en finir une bonne fois pour toute. C'est d'un pas décidé qu'elle repartit vers la salle de bain, l'arme au poing finir le travail qu'elle avait commencé. Mais qu'elle ne fut pas sa surprise en constatant à son retour que Kate ne se trouvait plus dans la baignoire. Kate qui, après un effort intense avait réussit à se hisser hors de celle-ci et avait rampé se cacher derrière la porte.
Où est ce que tu te caches espèce de sale petite garce !!
Ici !
Whitney se retourna d'un seul coup en entendant la voix de Kate dans son dos. Dès qu'elles furent face à face, Kate l'aspergea avec une bombe de déodorant s'appliquant à viser les yeux. Whitney poussa un cri de douleur et lâcha l'arme qu'elle tenait dans sa main et celle-ci alla finir sa course sous l'un des meubles. Elle se précipita ensuite vers le lavabo pour rincer ses yeux qui la brûlait horriblement. Kate ne pouvant pas récupérer l'arme qui avait glissée trop loin s'extirpa de la pièce. Elle fonça dans la chambre aussi vite que son corps le lui permettait, claqua la porte et la verrouilla de l'extérieur, puis elle s'appuya contre le battant, épuisée. Pendant un court instant, des milliers d'étincelles dansèrent devant ses yeux. Elle battit des paupières pour se ressaisir puis rampa lentement sur le côté, en direction du salon. Elle essaya de récupérer son arme de service mais Whitney l'avait trouvé et changé de place. Il fallait à tout prit qu'elle sorte d'ici. Elle se dirigeait vers la porte d'entrée quand elle aperçut la corps de Martha. Cette dernière gisait sur le sol, le visage en sang.
Mon dieu Martha !
Elle s'approcha de sa belle mère et la palpa fébrilement puis poussa un soupire de soulagement en constatant qu'elle respirait toujours.
Martha, est ce que vous m'entendez ?
Katherine ? Réussit elle à articuler avec effort.
Oui c'est moi. Venez il faut sortir d'ici.
Elles entendaient Whitney, de l'autre côté, se précipiter avec force sur la porte pour la briser. La porte résistait avec des craquements, mais elle recommençait encore et encore.
Kate essaya d'aider Martha à se relever mais elle était trop faible et n'y arrivait pas.
Sauve toi chérie.
Je ne vais pas vous laisser ici.
Sauve toi. Répéta t-elle avant de retomber dans l'inconscience.
Kate n'avait pas le choix et c'est à contre cœur qu'elle laissa Martha afin d'aller chercher du secours. Malheureusement la porte d'entrée refusa de s'ouvrir alors que la porte de la chambre finit par céder. Whitney se précipita dans la pièce. Kate se saisit d'un vase et le lança sur elle de toutes ses forces. Le vase la heurta violemment. Elle tomba mais se redressa aussitôt en vacillant et poussa un rugissement puis se tourna vers la mère de Rick.
Laisse la tranquille espèce de malade ! Cria Kate. C'est moi que tu veux !
Whitney se tourna vers elle. Elle était comme un animal enragé. Kate se sentait encore très faible, saisie de vertiges, et voyait comme à travers un brouillard. Elle rassembla ses forces pour courir à l'étage. Whitney alla récupérer l'arme de Kate qu'elle avait bien prit soin de cacher et se précipita à sa suite. Kate entendait les pas de Whitney derrière elle. Elle se précipita dans la chambre d'Alexis et s'enferma à double tour, puis elle se tourna vers la fenêtre qui donnait sur l'escalier de secours. Elle défit le verrou et entreprit de soulever la vitre. Elle avait l'impression de lutter avec un poids d'une tonne mais la rage et le désespoir décuplèrent ses forces et elle finit par ouvrir la fenêtre. Elle montait l'escalier quand elle entendit un coup de feu. Whitney venait de faire sauter la serrure de la porte avec son arme et n'allait pas tarder à la rattraper.
La voiture se gara en trombe devant l'immeuble. Rick qui avait fini par trouver le double des clés de l'appartement cacher dans un pot de fleur en descendit à la hâte suivit d'Alexis. Arrivé dans le halle de l'immeuble il stoppa sa course pour se tourner vers sa fille et l'attrapa à deux mains par les épaules.
Je veux que tu ailles sonner chez le gardien et que tu appelles la police, et reste là bas.
Mais papa...
Fais ce que je te dis !
Puis il repartit de plus belle et se précipita dans la cage d'escalier. Dès qu'il eut pénétré dans l'appartement il repéra immédiatement Martha toujours à moitié inconsciente sur le sol.
Maman !!
ça va, ce n'est rien. Articula t-elle faiblement. Va aider Katherine.
Où est elle ?
A l'étage
Grand mère !! Cria Alexis qui venait de faire son entrée.
Alexis ! Je t'avais dis d'attendre en bas. La réprimanda son père.
Puis n'ayant pas de temps à perdre il ajouta :
Reste avec elle.
Richard fait attention, elle a une arme.
Alors que son père se relevait et montait l'escalier afin d'aller porter secours à Kate, Alexis s'agenouilla auprès de sa grand-mère et lui prit la main.
ça va aller grand-mère, les secours arrivent.
Whitney rattrapa Kate sur le toit et cette dernière encore flageolante, la tête endolorie, eut du mal à résister quand elle la précipita au sol. Kate se débattit autant qu'elle put, la repoussa, mais les effets de la drogue étaient encore trop présents dans son organisme et elle dut bientôt capituler.
Whitney la remis brutalement debout et l'attrapa fermement par le bras tout en la menaçant de son arme.
Mais où est ce que tu croyais aller comme ça ? Tu préfères faire le grand saut, moi je n'y vois pas d'inconvénient.
Elle tira alors Kate vers le bord du toit. La pauvre avança d'un pas vacillant et supplia Whitney une dernière fois :
Je t'en pris Whitney ne fais pas ça !
Avance.
Pense à Rick ! Ce sont ses enfants que je porte, si tu leurs fais du mal, jamais il ne te le pardonnera.
Ferme la.
Elles atteignaient le rebord et Whitney s'apprêtait à précipiter Kate dans le vide.
WHITNEY !!! Hurla Castle qui venait d'arriver en courant sur le toit.
Les 2 femmes lui firent face. Whitney tenait toujours Kate fermement par le bras et lui enfonçait son arme dans les côtes.
Rick ? Finit elle par dire surprise de le trouver ici.
Whitney ne fais pas ça !
Je n'ai pas le choix, sinon elle se mettra encore entre nous.
Non, elle ne le fera pas.
Tout en lui parlant il se rapprochait doucement.
Tout ce que je veux moi c'est que tu m'aimes
Je sais et tu n'as pas besoin de la tuer pour ça.
C'est vrai ?
Bien sûr. Allez laisse la partir et donne moi cette arme.
Il continuait d'avancer en tendant le bras. Whitney semblait se calmer mais à l'approche de Rick elle recula d'un pas se rapprochant dangereusement du bord. Kate ne put s'empêcher de regarder derrière elle et elle eut une brève vision du sol de béton en contre bas, elle croisa le regard de Rick qui était terrifié à l'idée que Whitney puisse la pousser.
N'avance pas !! cria Whitney.
Rick s'arrêta net, il ne pouvait prendre aucun risque.
Ok, Ok, calme toi, tu vois je ne bouge plus mais je t'en prie écarte toi du bord, tu pourrais tomber.
Et ça te ferai de la peine ?
Évidemment. Et si on rentrait maintenant. Laisse la partir et rentrons dans notre appartement.
Alors tu m'aimes vraiment ? Dit le.
Je t'aimes Whitney, si seulement tu savais à quel point.
Une larme coula sur la joue de la jeune femme devant un telle déclaration. Castle lui avait dit ce qu'elle rêvait d'entendre. Elle commença à se détendre, avança d'un pas et s'apprêtait à lui remettre son arme quand elle entendit les sirènes des voitures de police. Alors elle recula de nouveau et regarda derrière elle. Elle devint folle de rage en apercevant les véhicules de police se garer en bas de l'immeuble.
MENTEUR !!! hurla t-elle. Tu as appelé les flics pour qu'on me jette en prison !!
Non !! non !!
Tu n'en as rien à faire de moi !! Tout ce qui compte pour toi c'est qu'il n'arrive rien à ta chère petite Kate !!
Whitney, je ferai tout ce que tu voudras, mais je t'en supplie ne lui fais pas de mal.
Tout ce que je voulais moi c'était ton amour mais ça tu n'es pas capable de me le donner.
Whitney...
Jamais tu ne m'aimeras, n'est ce pas ? Si je ne peux pas t'avoir alors personne ne t'auras.
Contre toute attente, elle pointa son arme sur Castle, prête à faire feu.
Nooon !! hurla Kate.
Elle attrapa le bras de Whitney qui surprise par ce geste perdit l'équilibre et bascula dans le vide entraînant Kate dans sa chute.
KATE !!!
Désolée pour l'attente, je sais que ça a été un peu long. Néanmoins j'espère que cette attente en valait la peine.
Encore une fois désolée pour l'attente. Bonne lecture.
CHAPITRE 17
Ryan et Esposito arrivèrent sur les chapeaux de roues et se garèrent juste derrière la voiture de Castle. Avant de descendre Javier se tourna vers Lanie.
Je préfère que tu restes dans la voiture.
Compte là dessus. Rétorqua la métisse
Et tous les 3 se précipitaient vers l'entrée de l'immeuble quand la chute d'un corps les arrêta dans leur élan. Lanie cria de surprise et par réflexe, ils levèrent tous la tête vers le haut de l'immeuble et c'est là qu'ils l’aperçurent suspendue dans le vide.
Oh mon dieu !! Kate !! Hurla Lanie.
En tombant, Whitney avait entraîné Kate avec elle, et elle bascula par dessus le rebord du toit, mais au dernier moment elle réussit à s'y accrocher du bout des doigts. Son poignet foulé la rappela à l'ordre aussitôt et elle allait lâcher prise, mais en un éclair, Rick la retint fermement par un bras.
Je te tiens.
Elle l'agrippa de toute ses forces de son autre bras et il la hissa sur le toit. Elle se retrouva bientôt dans ses bras. Ils restèrent ainsi enlacés quelques minutes soulagés de s'être retrouvé saint et sauf puis Rick desserra son étreinte et prit délicatement le visage de Kate entre ses mains.
Tu n'as rien ?
Je vais bien. Et Martha ?
Ça va aller, elle a la tête dure.
J'ai eu tellement peur !!
Je sais, moi aussi mais c'est fini maintenant.
Elle le serra de nouveau dans ses bras.
Tu sais que tu es toute mouillée ?
Elle ne put s'empêcher de rire à sa réflexion.
J'ai pris un bain.
Ils regardèrent une dernière fois le trottoir en contre bas et virent le corps inanimé de Whitney et les policiers qui s'affairaient autour de la victime. Kate posa sa tête sur l'épaule réconfortante de son mari puis tous les 2 descendirent du toit bras dessus, bras dessous.
Quand ils arrivèrent dans le loft les secours qui venaient d'arriver étaient en train de s'occuper de Martha. Ils installaient cette dernière sur un brancard sous le regard affolé de sa petite fille. L'un des ambulanciers tentait de réconforter la jeune fille en lui assurant que sa grand mère allait vite s'en remettre c'est alors qu'elle aperçut son père et Kate. Soulagée, elle se précipita vers eux et les embrassa chacun leur tour. Kate inquiète pour sa belle mère alla à son chevet. Martha avait repris conscience et elle remercia le ciel que sa belle fille s'en soit sortie indemne. Kate lui prit alors la main.
Comment allez-vous ?
Je vais bien chérie, ne t'en fais pas j'en ai vu d'autre. Et promis, je ne débarquerais plus chez vous à l'improviste.
Vous m'avez sauvé la vie ce soir alors vous venez quand vous voulez, vous serez toujours la bienvenue. Répondit Kate en lui souriant.
Excusez moi madame ! L'interpella l'un des ambulanciers. Mais nous devons l'emmener à l'hôpital.
Rick et les deux femmes de sa vie accompagnèrent la matriarche jusqu'à l'ambulance. Une fois celle-ci installée, Rick se tourna vers l'un des ambulanciers.
Pourriez vous examiner ma femme ?
Rick je vais bien !
On ne sais pas ce qu'elle t'a injecté, dans ton état je ne veux pas prendre de risques.
Elle détestait l'idée de remettre les pieds à l'hôpital, mais elle dut admettre qu'il avait raison. Elle ne le contredit pas et l'embrassa une dernière fois avant de suivre l'ambulancier qui lui tendait le bras pour l'aider à monter dans l'ambulance en compagnie de Martha.
Par ici madame.
Alors que l'ambulance s'éloignait l'équipe du coroner avec Lanie en tête était en train de placer le corps de Whitney dans une housse mortuaire sous le regard d'Alexis qui se tenait non loin de là. Rick racontait toute l'histoire aux gars qui n'en finissaient pas de s'excuser de ne pas avoir compris plus tôt le stratagème de Whitney alias Isabella. Tout s'était bien terminé pour leurs amis mais ils s'en était fallut de peu. Une fois son récit terminé, Castle alla rejoindre sa fille alors que le corps de Whitney était placé dans le véhicule de la morgue.
Je suis désolé pour ton amie.
Ça n'a jamais été mon amie. Elle s'est juste servie de moi pour t'atteindre toi.
Il déposa un baiser sur son front.
Viens, allons rejoindre ta grand-mère et Kate avant qu'elles ne fassent tourner les médecins en bourrique.
Dis papa ?
Oui chérie
Je peux récupérer ma chambre.
Il sourit à cette dernière remarque et prit sa fille dans ses bras.
Une fois arrivée à l'hôpital Kate avait subi toute une batterie de test et après quelques heures d'incertitudes, ils avaient appris avec soulagement que ses bébés n'étaient pas en danger. Le tranquillisant que Whitney avait utilisé sur elle ne se trouvait pas en quantité suffisante dans son sang pour provoquer des dommages irréversibles mais d'après les médecins elle avait eu beaucoup de chance car avec quelques milligrammes de plus elle ne se serait probablement jamais réveillée.
Quand à Martha elle s'en sortait bien également, elle avait serte une énorme bosse au sommet du crâne et on avait dut lui faire une dizaine de points de sutures mais les médecins lui avait affirmé qu'il n'y avait aucune fracture, et qu'elle serait juste bonne pour avoir une bonne migraine pour les jours à venir. Néanmoins ils avaient refusé de la laisser rentrer chez elle et elle dut passer la nuit en observation.
Trois jours s'étaient écoulés depuis le drame qui les avait frapper et tout le monde essayait tant bien que mal d'oublier et de reprendre sa vie mais le spectre de Whitney était encore trop présent. Alexis aurait du mal à refaire confiance de si tôt, Kate ne pouvait s'empêcher de sursauter au moindre bruit et le sentiment de culpabilité de Rick s'était renforcer. Kate voyait bien qu'il souffrait mais à chaque fois qu'elle essayait de parler de ce qui c'était passé cette fameuse soirée, il se refermait comme une huître et changeait habillement de sujet. Kate se sentait blessée qu'il refuse de se confier à elle.
Ce matin, elle était sortie de bonne heure. Après avoir passé trois jours enfermée dans le loft elle avait besoin de prendre l'air. Elle erra dans les rues de Manhattan sans but précis un petit moment puis décida de rendre visite à ses collègues du 12 ème mais avant elle avait une chose importante à faire qui ne pouvait plus attendre.
Quand elle arriva au poste, tous les regards se tournèrent vers elle, toujours aussi compatissant. Elle décida d'y mettre un terme tout de suite et se dirigea au centre de l'open space.
Bonjour ! Je vois que tout le monde ici est au courant de la petite mésaventure qui nous est arrivé l'autre soir. Je suis très touchée de votre sollicitude et Castle aussi j'en suis certaine, mais nous allons tous très bien alors arrêtez de tous me regarder avec cet air de chien battu car je vous assure que c'est très gênant et que ça n'aide pas. Tout ce que moi et ma famille souhaitons c'est oublier et reprendre le cour de nos vie.
L'assistance était pendue à ses lèvres et plus personne n'osait prononcer un mot, le poste n'avait jamais été aussi calme, on aurait pu entendre une mouche voler. A cet instant tout le monde pensait la même chose, quelle femme courageuse, malgré tous les obstacles qu'elle avait rencontré sur son parcours elle relevait toujours la tête et en ressortait plus forte à chaque fois.
C'est Esposito qui rompit le silence le premier. Il leva sa tasse de café bien haut et proclama :
Vive le capitaine Beckett !!
Tout le monde le suivit.
OK super les gars, c'est très gentil. Maintenant au boulot !!
elle s'était retranchée ensuite dans son bureau et était absorbée par un dossier quand Lanie fit irruption une demie heure plus tard.
Mais enfin qu'est ce que tu fais là ?
Bonjour Lanie ! Je te rappel que c'est mon bureau.
Ne joues pas au plus maline avec moi, tu veux ? Tu sais très bien ce que je veux dire.
Je crois que je vais devoir recommencer mon petit speech avec toi. Je vais très bien.
Peut être mais tu devrais te reposer et...
Tu as raison, je fini ça et je pars.
Lanie avait préparé tout un argumentaire pour essayer de convaincre son amie qu'elle avait besoin de repos après tout ce qu'elle venait de traverser, mais la réponse de Kate la laissa sans voix.
J'ai raison ?... Où est l'embrouille ?
Quelle embrouille ?
Pas à moi ma grande, c'était trop facile.
Il n'y a pas d'embrouille je t'assure. Rigola Kate. Je suis passée au 1PP ce matin et à partir de midi je serais officiellement en congé de maternité.
Qui êtes vous ? Et qu'avez vous fait de mon amie ?
Tu n'en fais pas un peu trop. Je sais être raisonnable quand même !
Raisonnable ! Toi ! Laisse moi rire. Alors raconte ! Qu'est ce qui nous vaut ce spectaculaire revirement de situation ?
Durant ces trois derniers jours j'ai eu le temps de réfléchir. J'ai toujours fais passer ma soif de justice avant tout et je suis passée à côté de tant de chose et j'ai failli passer à côté de mon bonheur. Je remercie tous les jours le ciel d'avoir mit Rick sur mon chemin, qu'il ait été aussi patient avec moi. Sans lui je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui.
Et qu'est ce que tu es ?
Une femme et une futur maman. Je ne veux plus faire passer ma famille au second plan. Je veux être Mme Castle avant tout et plus seulement le capitaine Beckett. J'ai cru que j'allais mourir Lanie, que je ne reverrai plus mon mari, que mes enfants ne verraient jamais le jour. Je ne veux plus jamais ressentir un tel vide. Alors à partir de demain je me consacre uniquement à mes deux bouts de choux et à l'amour de ma vie pendant les 7 prochains mois. On en a besoin tous les deux.
Comment va Castle ?
Il va bien. Enfin c'est ce qu'il essaie de faire croire, mais je ne suis pas dupe, quelque chose le ronge. Il refuse catégoriquement de me parler de ce qui s'est passé durant ses quelques heures de captivités et ça me fait peur.
Laisse lui un peu de temps. Je suis sûr qu'il te parlera quand il sera prêt.
Un silence gênant s'installa entre les deux femmes et Lanie mal à l'aise décida de changer de sujet.
Quand je suis entrée, tu avais l'air captivée par ta lecture. Qu'est ce que c'est ? Si ce n'est pas indiscret ?
Pas du tout. C'est le dossier de Whitney, la police de Chicago me l'a fait parvenir. Cette pauvre fille n'a jamais eu de chance, elle me fait pitié en fait.
Pitié ? Toi tu m'épateras toujours.
Comment ça ?
Kate ! Cette fille t'a fait vivre un vrai calvaire. En moins d'une semaine elle t'a menacée, poussée dans les escaliers, droguée, tentée de te taillader les veines, assommée ta belle mère, kidnappée ton mari et ta belle fille pour finir par te balancer du toit. Et toi tu trouves encore le moyen de la plaindre ?
Elle voulait juste que quelqu'un l'aime.
Et bien si tu veux mon avis, elle s'y prenait très mal.
Ça c'est sûr.
Je resterai bien à discuter mais j'ai du boulot qui m'attend. On se voit cet après midi à l'enterrement. C'est à 15 heures c'est ça ?
C'est ça, mais vous n'êtes pas obligé tu sais. Après tout vous ne connaissiez pas Gina.
Non mais c'était une amie de Castle et nous sommes ses amis, alors nous serons là pour le soutenir.
C'est gentil et je suis sûr que Rick sera très touché. A tout à l'heure alors.
Lanie s'apprêtait à sortir quand elle se rappela soudain quelque chose.
au fait j'allais oublier.
Elle sortit un petit sachet en plastique de sa poche et le tendit à Kate.
Je me suis dis que tu voudrais la récupérer.
Merci.
Le petit sachet en question contenait son alliance. Elle la sortit et la repassa à son doigt et un petit sourire illumina son visage.
Avant de quitter son bureau ce matin là, elle passa un dernier coup de fil.
Bonjour, c'est Madame Castle, comment allez-vous ?
…
Bien, merci. Je vous appel car j'aurai une requête personnelle.
…
Je peux être dans votre bureau dans une heure ?
…
c'est parfait. Alors à tout à l'heure.
Loft des Castle
Après les funérailles de Gina ils s'étaient rendue à la veillée pour lui rendre un dernier hommage puis étaient rentrés au loft. Alexis étaient montée directement dans sa chambre, elle ne voulait voir personne en cette triste journée. Alors que Kate était allée se rafraîchir dans la salle de bain, Rick s'était installé dans le canapé. Il était éreinté. Il avait passé sa matinée chez black Pawn afin de mettre au point le mémorial pour Gina puis avait peaufiné son éloge funèbre. Il s'était sentit très mal à l'aise durant la cérémonie, se sentant épié par la famille et les amis de Gina.
Quand Kate revint dans le salon, elle le trouva perdu dans ses pensées et elle vint s'asseoir à côté de lui. Elle déposa délicatement un baiser sur sa joue pour le sortir de ses pensées.
Tout va bien ?
Tout va bien, c'est juste que ça a été une journée difficile.
Je sais et je trouve que tu t'en es bien tiré. Ce que tu as dis sur Gina était magnifique. Elle avait beaucoup de chance de t'avoir comme ami.
Si tu le dis.
Elle lui prit la main et le regarda droit dans les yeux.
Hé. personne ne te blâme pour ce qui est arrivé, il faut que tu arrêtes de te torturer. Dans toute cette histoire tu as été la victime, la seule responsable c'est Whitney. Elle était malade et ça tu n'y peux rien.
Je sais.
Écoutes, je vois bien que quelque chose ne va pas. Qu'est ce qui s'est passé dans cet appartement ?
Kate...
Je ne peux pas t'aider si tu ne me parles pas.
…
S'il te plaît ! Laisses moi t'aider !
Tu as récupéré ton alliance ?
Et voilà, une fois encore il changeait de sujet mais cette fois Kate était déterminée et elle ne se laisserait pas distraire si facilement.
Oui, Lanie me l'a rapportée ce matin.
Tu sais si tu veux, demain on ira t'en acheter une autre.
Je n'en veux pas une autre. C'est celle que tu m'as passée au doigt le jour de notre mariage, le symbole de notre amour et je ne la changerai pour rien au monde, mais ne change pas de sujet tu veux ?
Il lui lâcha la main et se leva brusquement.
Mais enfin pourquoi tu ne veux pas oublier ce qui c'est passé ce jour là ! J'y arrive bien moi !
C'est faux et tu le sais très bien. Mais enfin pourquoi tu refuses de me le dire !
Parce que...
parce que quoi ?
Parce qu'elle a abusée de moi !! finit il par hurler.
Rick...
Elle était là au dessus de moi à me chuchoter des mots d'amour et elle a commencé à m'embrasser et à me caresser. Par moment je sens encore son haleine infecte. Malgré tous mes efforts, je n'arrivais pas à bouger, j'ai essayé mais...
Sa voix se brisa.
elle a descendu sa main en direction de mon pantalon... et... je me sens tellement sale et humilié.
Kate avait les larmes aux yeux, elle était loin d'imaginer le calvaire qu'il avait enduré tellement occupée à essayer d'oublier le sien. Elle se leva du canapé et le prit dans ses bras. Ils restèrent ainsi enlacés pendant plusieurs minutes sans dire un mot.
C'est fini maintenant. Finit elle par dire.
Ce ne sera jamais fini, tu ne me regarderas plus jamais comme avant après ça.
Comment peux tu dire ça ?
Elle relâcha son étreinte et le força à la regarder.
Regardes moi ! Tu es Richard Castle, l'homme que j'aime, celui que j'ai épousé, le père de mes enfants, celui avec lequel je veux passer le reste de ma vie. Et rien, absolument rien au monde ne pourra changer ça. Quand je te regarde, je vois un homme fort, sûr de lui, et prêt à tout pour le bonheur de sa famille. Et je t'aime. Alors je t'interdis de douter de mon regard, car jamais il ne changera.
Et tu sais ce que je vois moi ? Une femme formidable, ma femme.
Et ils s'enlacèrent de nouveau.
Tu as oublié magnifique. Dit elle.
Où avais je la tête.
Et il resserra son étreinte. Quand ils se séparèrent Kate lui prit la main et l'entraîna vers le canapé.
J'ai quelque chose d'important à te montrer. Tu te souviens de l'histoire que je t'ai raconté sur moi et mon père à Coney Island le jour de l'enterrement de ma mère ? Et de ce que pour moi cette journée signifiait.
Que même dans les pires moments on peut éprouver une grande joie.
C'est ça !
Elle se leva et se dirigea vers son sac et elle en sortit une grande enveloppe kraft qu'elle lui tendit.
Qu'est ce que c'est ?
Ouvres la.
Il ouvrit l'enveloppe et en retira un formulaire qu'il étudia avec attention puis il regarda Kate l'air incrédule quand il comprit enfin de quoi il retournait.
Je ne comprends pas je croyais que...
Je sais ce que j'ai dis mais j'ai lu le dossier de Whitney ce matin. Elle a perdu ses parents à l'âge de 12 ans dans un accident de la route. Elle n'avait pas d'autre famille et a été trimballée de famille d'accueil en famille d'accueil sans jamais trouver un vrai foyer. Si elle avait eu des parents aimants tout ça ne serait jamais arrivé. Alors j'ai bien réfléchi et je refuse qu'il arrive la même chose à Amy.
Mais elle va avoir besoin de beaucoup d'attention et avec l'arrivée des jumeaux...
Je suis sûr qu'on s'en sortira très bien. Toi tu seras un père formidable et moi j'apprendrais.
Je ne sais pas quoi dire.
J'ai déjà signé la demande d'adoption, il ne manque plus que ta signature si tu es d'accord.
Je t'aime.
Je vais te chercher un stylo.
Une fois les papiers signé Rick se tourna vers sa femme.
Tu te rends compte de ce que cela signifie ?
Non quoi ?
Que Doyle avait raison.
C'est flippant non ?
Tu aurais peut être dut te présenter au sénat finalement.
C'est vrai j'aurai pu être sénateur mais un rôle beaucoup plus important m'attend, celui de maman.
Et tu seras la meilleurs dans ce domaine comme toujours.
Cette nuit là Kate ne cessa de penser à sa mère. Elle avait raison. Rien n'était insurmontable dans la vie quand on avait à ses côtés des personnes sur lesquelles on pouvait compter.
CHAPITRE 18
3 mois plus tard
Depuis qu'elle était en congé de maternité, Kate n'avait pas chômé. Elle prenait son rôle de maman très à cœur. Elle avait couru les boutiques pour acheter les premiers vêtements, une poussette, une baignoire, des produits de soin et de toilette, etc. Rick quand à lui n'était pas en reste, il avait repeint l'ancienne chambre de Martha, et monté la chambre des jumeaux. Tout était fin prêt pour accueillir la fratrie Castle.
Quand à la petite Amy, ils avaient lancé la demande d'adoption et étaient toujours en attente d'une réponse. Le temps leur paraissaient énormément long et plus les jours passaient et plus ils redoutaient que leur demande soit refusée. Kate ne pouvait s'empêcher de penser que son métier pouvait être un frein. Devant leur inquiétude grandissante, Henriette ne cessait d'essayer de les rassurer en leur expliquant les lenteurs administratives et en leur assurant que leur dossier était en béton. Cependant ils s'étaient mis d'accord tous les 3 pour ne pas annoncer la nouvelle à Amy et tant qu'ils n'auraient pas une réponse positive, la petite fille resterait à l'institue. On lui avait déjà arraché ses parents et Henriette craignait que cela ne détruise cette pauvre enfant déjà bien fragile si cela devait se reproduire. Toutefois, elle les avait autorisé à lui rendre visite une fois par semaine. Amy était très attachée au couple et attendait chaque semaine leur visite avec impatience.
En ce samedi après midi, Kate était confortablement installée dans le canapé du living alors que Rick était sorti. Comme tous les samedis depuis trois mois maintenant, il se rendait dans le cabinet du docteur Burk. Kate l'avait convaincu d'entreprendre une thérapie et malgré ses réticences du début, il avait fini par admettre que cela lui faisait énormément de bien et bientôt Whitney ne serait plus qu'un mauvais souvenir.
Kate était désormais enceinte de sept mois et demi et vivait difficilement la prise de poids qu'avait occasionné sa grossesse. Elle avait les pieds gonflés, le dos en compote et des douleurs dans les articulations. Ses nuits étaient courtes et chaque fois qu'elle voulait sortir du lit elle était obligée de rouler sur le côté avant de pouvoir poser le pied par terre. Pour ne rien arranger, depuis quelques jours elle avait de nouveau des nausées et des coups de fatigue qui la terrassait à l'improviste. La grossesse était un état incroyable, magique mais elle n'arrivait pas à s'y abandonner totalement. Son excitation était toujours contrariée par une inquiétude sourde, un mauvais pressentiment et des interrogations douloureuses : serait elle une bonne mère ? Ses enfants seraient ils en bonne santé ? Heureusement Rick était là pour la soutenir et la rassurer.
N'ayant toujours pas réussi à se mettre d'accord sur les prénoms de leurs enfants, Kate lisait un livre de prénoms d'enfants que Martha venait de lui offrir quand on sonna à la porte. Tant bien que mal elle essayait de se lever du canapé pour aller ouvrir à son visiteur mais n'y arrivait pas. Ayant elle aussi entendu le carillon de la porte d'entrée, Alexis dévala les marches de l'étage et se précipita au secours de sa belle mère.
Ne bouge pas Moby Dick, j'y vais !
Ce n'est pas drôle ! Ronchonna Kate.
Alexis alla ouvrir le sourire aux lèvres.
Bonjour Lanie ! Au revoir Lanie !
Et elle disparu dans le couloir aussi vite qu'elle était apparue, ne laissant même pas à Lanie le temps de la saluer.
Où est ce qu'elle file comme ça ? Demanda la métisse étonnée.
Elle est comme ça depuis une semaine. Je crois qu'elle a un nouveau prétendant.
Je vois. En tout cas ça fait du bien de la revoir comme ça.
Oui. C'est l'avantage de la jeunesse, ils se remettent vite.
Et alors comment va notre maman ?
A ton avis ? Grimaça Kate.
Ok ! On est en mode ronchon aujourd'hui à ce que je vois.
J'aimerai bien t'y voir.
Chérie, tu es enceinte, c'est la plus belle chose qui soit.
La plus belle chose qui soit ? Regarde moi ! Je suis devenue tellement grosse que j'ai besoin que Rick m'aide à attacher mes chaussures. Et regarde sur le frigo le dessin qu'Amy a fait la semaine dernière.
Lanie se dirigea vers la cuisine et enleva l'aimant qui retenait l'esquisse de l'enfant.
Elle se débrouille bien pour son âge. Ça représente quoi ?
C'est elle et Rick.
Et sur quoi ils sont ? C'est une baleine ?
Ce n'est pas une baleine ! S'énerva Kate. C'est moi !
Lanie ne put s'empêcher d'exploser de rire.
Ce n'est pas drôle Lanie.
Excuse moi. Tu as raison. Mais c'est qu'une gosse.
La vérité sort de la bouche des enfants, non ? Et puis il n'y a pas qu'Amy, Rick aussi me trouve énorme.
Il t'a dit ça ? S'étonna Lanie.
Non bien sûr que non, il a trop de tact pour ça mais ça ne l'empêche pas de le penser. Il ne m'a pas touché depuis des semaines, il n'a plus envie de moi.
Tu as fini de dire n'importe quoi. Évidemment qu'il te désir toujours.
Alors pourquoi on ne fait plus l'amour ?
Arrivé à une certaine période de grossesse, les hommes ont peur de faire du mal au bébé.
C'est grotesque !!
Peut être mais c'est comme ça ! Écoute ma grande. Tu as un mari qui t'adore et que tu adores, vous allez fonder une famille. La plupart des gens tueraient pour avoir ce que tu as !
Oui merci je m'en suis rendue compte.
Oh pardon. Je ne voulais pas te rappeler ce mauvais souvenir.
C'est rien ne t'inquiète pas. Et tu as raison, j'ai beaucoup de chance. Il me suffit de prendre mon mal en patience.
Ah ! J'aime mieux quand tu parles comme ça.
Et sinon. Comment ça va au poste ? Les gars s'en sortent comment avec Slaughter ?
Il leur mène la vie dure et ils ont hâte que tu reviennes.
Tu m'étonnes, eux aussi n'ont qu'à prendre leur mal en patience.
En parlant de patience, ça avance la demande d'adoption ?
Pas assez vite à notre goût. D'après Henriette il n'y a rien d'anormal, ce genre de procédure prend du temps mais ça devient de plus en plus dur de dire au revoir à Amy à chacune de nos visites alors qu'on a qu'une seule envie, la ramener avec nous.
Je suis sûr que ça ne va plus tarder. Vous allez être des parents géniaux pour cette gosse. Personne ne peut en douter.
Merci Lanie.
Bon passons aux choses sérieuses, la raison de ma visite.
Et qu'est ce que c'est ?
Mais ta baby shower.
C'est vraiment obligatoire.
Mais enfin Kate c'est la tradition.
C'est juste que je n'ai pas très envie que tout le monde me voit dans cet état.
Ah non tu ne vas pas recommencer. Et puis tu ne peux pas me faire ça encore une fois. La soirée que j'avais organisé pour ton enterrement de vie de jeune fille est tombée à l'eau et j'ai loupé ton mariage. La baby shower c'est tout ce qui me reste.
Tu vas me faire culpabiliser encore longtemps avec cette histoire ?
Pourquoi ? Ça marche ?
Kate acquiesça.
Alors oui. Allez ça va être sympa !
D'accord c'est bon tu as gagné.
Génial.
Les filles passèrent les deux heures suivantes à organiser la petite fête prénatale de Kate. Lanie était toute excitée par les préparatifs. Sa bonne humeur était communicative et Kate dut avouer qu'elle s'amusait beaucoup. Une fois d'accord sur la date et la liste des invités, Lanie décida qu'il était temps pour elle de partir et de laisser Kate se reposer. Elle embrassa son amie et se dirigea vers l'entrée. Alors qu'elle ouvrait la porte elle tomba nez à nez sur Rick qui était chargé de paquets.
Salut Castle ! Mais dis moi, tu as dévalisé Toys''r''us ma parole.
Salut Lanie. Il y a un peu de ça.
Allez je vous laisse. Et attention madame est d'une humeur massacrante aujourd'hui.
T'inquiètes je gère.
Hé ! Ronchonna Kate. Ce n'est pas parce que je suis clouée dans ce fauteuil que je ne vous entends pas tous les deux.
Tu vois qu'est ce que je te disais. Bonne chance.
Lanie disparue le sourire aux lèvres. Castle referma la porte derrière elle et alla embrasser sa femme.
C'est faux, je ne suis pas de mauvaise humeur !
Bien sûr que non.
Qu'est ce que c'est que tout ce bazar ?
Oh ça. Juste quelques bricoles pour Amy.
Quelques bricoles ! Tu plaisantes !
Ok je me suis peut être un peu lâché mais il va bien falloir qu'elle ai de quoi s'amuser non ?
Rick !
Je sais, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.
Exactement. Je ne veux pas que tu sois trop déçu si ça n'aboutit pas c'est tout.
Toi tu ne le seras pas ?
Bien sûr que si. Moi aussi je l'adore cette petite et je voudrais qu'elle soit déjà là. Mais je ne sais pas, tu vas trouver ça stupide mais j'ai peur que si on fait trop de projet en ce qui la concerne ça nous porte la poisse.
Mme Castle serait elle superstitieuse ? S'amusa t-il.
Et bien oui je l'avoue.
Et bien moi je suis sûr que ce téléphone ne va pas tarder à sonner.
J'espère que tu as raison. Dis moi, comment s'est passé ta séance.
Bien. Et ton après midi ?
Depuis sa douloureuse confession ils n'avaient jamais reparlé de ce fameux jour où leur vie avait basculé et c'était l'une des raisons pour lesquelles Kate avait insisté pour qu'il entame une thérapie. Si il ne pouvait évoquer ses angoisses avec elle alors peut être que ce serait plus facile avec un inconnu. Ça l'avait été pour elle. Le Dr Burke lui avait fait prendre conscience qu'elle avait peur d'aimer à nouveau suite au décès de sa mère. Peur de souffrir si l'être aimé venait à disparaître lui aussi. Elle avait appris à surmonter sa peur et elle espérait qu'il en serait de même pour son mari. Elle respectait le fait qu'il désire garder ses séances pour lui et n'insistait jamais pour qu'il lui en parle mais elle espérait qu'un jour il se confirait à elle.
Tu as avancé dans tes recherches ? Demanda Rick en se saisissant du livre posé sur la table basse.
J'ai relevé quelques prénoms sympa.
Barnabé ? Sérieux ?
Oui pourquoi, tu n'aimes pas ?
Tu plaisantes ?
Ok on élimine celui là.
Merci. Par contre j'aime bien celui-ci. Dit il en lui tendant le livre.
Jake ? C'est vrai il te plaît ?
Jake Castle je trouve que ça sonne bien.
Moi aussi. En fait c'était mon préféré.
Ne me dis pas qu'on a enfin réussi à se mettre d'accord sur un prénom ?
On dirait bien.
Va pour Jake ?
Va pour Jake.
Allez plus qu'un.
Et si on remettait la recherche à plus tard. Dit Kate fermant le livre et le reposant sur la table. j'ai envie de faire autre chose pour l'instant.
Ah oui, quoi ?
Pour seule réponse elle l'embrassa, doucement au début et puis avec plus d'appétit.
Tu ne veux pas que je prépare le dîner ? Dit il quand il réussit à se dégager de son étreinte.
Je n'ai pas faim.
Et elle se jeta de nouveau sur ses lèvres devenant de plus en plus entreprenante.
Kate je ne crois pas qu'on devrait...
Rick. L'interrompit-elle le regard noir de désir. Ferme la.
Elle l'embrassa de nouveau et cette fois il ne protesta plus. Après tout ce que femme veut. Pour la première fois depuis des jours il n'eut pas besoin de prendre de douche froide avant d'aller se coucher.
Les deux semaines qui suivirent passèrent à une vitesse incroyable et le jour de la baby shower était déjà là. Lanie était arrivée en début d'après midi afin de tout préparer. Elle se comportait comme un vrai tyran avec Alexis et Martha venue prêter main forte sous le regard hilare de Kate qui n'avait pas eu le droit de lever le petit doigt. Elle voulait que tout soit parfait pour son amie.
Il était 18 heures et les invitées n'allaient pas tarder à arriver. Les petits four étaient sur la table et Rick ne put s'empêcher d'en goûter un attiré par l'odeur alléchante et fut aussitôt réprimandé par sa fille avec une tape sur la main.
Aï !
C'est pour les invitées.
Alexis !! cria Lanie. Il y a plus de ballons roses que de bleus. Arrange moi ça tu veux.
Je crois qu'il va y avoir un meurtre d'ici peu. ronchonna t-elle à l'attention de son père.
Eh Castle, je peux savoir ce que tu fiches ici ?
Je te rappelle que c'est mon appart.
Peut être mais c'est une soirée entre filles alors dehors.
Elle ne lui laissa pas le temps de répliquer et était déjà partie à l'étage à la recherche de Martha.
Je peux te filer un coup de main ? Finit il par demander à sa fille.
Bien sûr, toi tu sauras où cacher le corps.
Il lui répondit par un clin d’œil.
Kate s'était acheté une magnifique robe de grossesse pour l'occasion qui lui allait à la perfection mais elle ne pouvait s'empêcher de se trouver grosse.
Alors, comment je suis ? Demanda t-elle une fois de retour dans le salon.
Tu es magnifique Kate.
Alexis à raison. Tu es superbe mon ange.
Vous êtes deux grands menteurs. Je suis énorme.
Tu n'es pas énorme, tu es enceinte et la plus belle femme enceinte que j'ai jamais vu. Mais ça ne le répète pas à Jenny.
Tu es mignon. Et promis ton secret sera bien gardé avec moi. Qu'est ce que tu as prévu pour ce soir ?
Vu qu'on me met à la porte de chez moi, je suis obligé d'aller voir un match de basket avec les gars.
Mon pauvre chaton.
Je te ne le fais pas dire, d'ailleurs je crois que je vais avoir besoin d'un baiser pour supporter ce supplice.
Alors approche beau gosse.
Castle !! qu'est ce que tu fiches encore ici.
Lanie venait de réapparaître en haut de l'escalier au grand dam de Rick.
C'est bon j'y vais !!
Amuse toi bien et salut les gars pour moi.
Kate embrassa son mari une dernière fois et celui-ci salua l'assistance avant de s'éclipser.
Bonne soirée mesdames.
Salut papa.
Enfin entre filles. Finit par dire Lanie une fois Rick partit.
Tu as été un peu dur avec lui.
Il s'en remettra. Puis attrapant Kate par le bras. Alors comment tu trouves la déco ?
C'est super merci les filles.
Alors que tout était fin prêt à accueillir les premières convives, contre toute attente ce fut Rick qui franchit le seuil alors qu'il n'était parti que depuis une dizaine de minute.
Castle ! S'écria Lanie surprise. Tu as oublié quelque chose ?
Quand Kate le vit, tous ses sens se mirent en alerte. Vu la tête qu'il faisait elle était persuadée qu'il venait de se passer quelque chose et c'est la boule au ventre qu'elle se dirigea vers lui.
Qu'est ce qui se passe ?
C'est Henriette. Elle vient d'appeler. Notre dossier est passé en commission hier soir.
Alors ? Osa t-elle à peine demander.
Elle est à nous.
Âââh!
Et c'est avec une grande joie et un énorme soulagement que Kate lui fondit dans les bras. Rick la serra aussi fort que son gros ventre le lui permettait. Puis relâchant son étreinte il ajouta :
On peut aller la chercher dès demain.
A cet instant, ils n'arrivaient pas à décrocher leur regard l'un de l'autre et chacun avait des étincelles dans les yeux. C'est Lanie qui rompit ce moment magique.
Castle...
Oui je sais je m'en vais.
Non ! Félicitation !
Alexis et Martha qui étaient restées en retrait jusqu'ici se rapprochèrent et embrassèrent le couple. Après des semaines d'attente interminables ils avaient enfin la réponse qu'ils espéraient. Ils allaient pouvoir donner tout leur amour à cette petite fille et même si ils ne remplaceraient jamais ses parents, ils feraient en sorte qu'Amy ai l'enfance heureuse et pleine d'amour qu'elle mérite, que tous les enfants mériteraient d'avoir.
EPILOGUE
Centre de la petite enfance
Malgré que la petite fête de la veille se soit éternisée et que tout le monde se soit couché tard, Rick et Kate s'étaient levés aux aurores. Ils n'arrivaient pas à dormir, ils étaient aussi excités que des enfants le matin de noël, si bien qu'il était à peine 10 heures quand ils arrivèrent devant l'institution. La journée était belle et ensoleillée propice à leur nouvelle vie qui commençait.
Durant le trajet, tous les doutes de Kate avaient refait surface d'un seul coup et elle commençait à paniquer. Quand Rick lui ouvrit la portière pour l'aider à descendre elle était perdu dans ses pensées.
Kate ! Ça ne va pas ?
Et si elle ne voulait pas de nous ? Si elle n'arrivait pas à nous aimer ?
Tu es une personne formidable, douce, attentionnée et pleine de compassion. Je ne vois pas comment elle ne pourrait pas t'aimer.
Tu n'es pas mal non plus.
Prête ? Demanda t-il en lui tendant la main.
Elle lui répondit avec un magnifique sourire et lui prit la main qu'il lui tendait.
Prête.
A peine avaient-ils pénétrés dans l'enceinte de l'établissement qu'Henriette les accueillit les bras ouverts.
Comme je suis heureuse pour vous. Je vous avait bien dit qu'il ne fallait pas s'inquiéter.
Amy est au courant ? Demanda Rick.
Non. Je vous laisse lui annoncer la bonne nouvelle. Elle est en train de prendre son petit déjeuner, je vais la chercher.
Cette fois on y est. Soupira Kate en attrapant la main de son mari.
Anxieuse ?
Excitée, et terrifiée et tout ce qu'il y a entre.
Mais dès qu'Amy apparut tous ses doutes s'envolèrent aussi vite qu'ils étaient réapparus car à ce moment précis, devant cette petite fille elle savait au fond d'elle même qu'ils avaient fait le bon choix.
Quand à la petite fille, son visage s'illumina en reconnaissant ses visiteurs. Comme à chaque fois qu'ils lui rendaient visite, elle était heureuse de les voir mais en même temps elle était surprise qu'ils soient là de si bonne heure un dimanche matin de surcroît.
Bonjour ma grande comment tu vas ? Demanda Rick
Pourquoi vous êtes là, vous venez jamais le dimanche ?
Cette question toute bête les laissa sans voix si bien qu'Henriette fût obliger d'intervenir.
Chérie, Rick et Kate sont venue spécialement te voir car ils ont quelque chose de très important à te demander.
C'est vrai. Se reprit Rick.
C'est quoi ?
Il se baissa pour se mettre à sa hauteur.
Voilà avec Kate on a bien réfléchit, et on serait très heureux si tu voulais venir vivre avec nous.
Pour toujours ?
Oui pour toujours. Répéta Kate.
La petite s'adressa alors à Henriette en lui jetant un regard plein d'espoir.
C'est vrai ?
Oui chérie.
Alors qu'est ce que tu en dis ? Demanda Rick.
A ce moment précis Amy eut une réaction à laquelle personne ne s'attendait. Des larmes ruisselèrent sur ses joues et elle se jeta dans les bras de Rick. Oui Amy pleurait mais pour la première fois de sa vie de petite fille il s'agissait de larmes de joie.
Après avoir rempli tous les papiers nécessaires certifiant l'adoption, c'est main dans la main que la famille Castle rentrait à la maison.
Ils sont mignon vous ne trouvez pas Olga ?
Oh oui alors. Sanglota cette dernière.
Olga mais vous pleurez ?
Je n'y peux rien madame. J'aime les fins heureuses.
Oui moi aussi. Allez remettons nous au boulot, nous avons encore du pain sur la planche.
Henriette était heureuse pour la petite Amy, elle avait trouvé une famille aimante mais elle n'oubliait pas les autres enfants qui n'avaient pas encore eu cette chance.
Loft des Castle
Quand ils franchirent la porte du loft avec Amy pour la première fois, ils furent accueilli, à leur grande surprise par leur famille et tous leurs amis. Martha voulant fêter l'arrivée de ses 3 petits enfants dignement avait organisé une petite fête surprise. Elle voulait qu'Amy se sente faire partie de la famille.
Tu étais au courant ? Demanda Rick à sa femme ?
Non. Mais enfin qu'est ce que vous faites tous là ?
On est venu souhaiter la bienvenue à Amy comme il se doit. Répondit Martha.
A la façon des Castle. Renchérit Alexis.
Rick et Kate furent très touchés par cette délicate attention et n'en finirent pas de remercier tout le monde. Alexis prit immédiatement Amy sous son aile et lui montra sa chambre.
Allez ne restez pas planté comme ça vous d'eux. Il y a plein de bonne chose à manger. Finit par dire Martha avant que tout le monde ne se mette à pleurer.
Alors que tout le monde se dirigeait vers le buffet Rick alla embrasser sa mère.
Merci maman.
De rien mon grand.
Alors qu'ils allaient rejoindre le reste du groupe, on sonna à la porte.
Tu attends quelqu'un d'autre ?
Non tout le monde est là.
Qui ça peut bien être un dimanche ?
Alexis mit un terme à leur réflexion.
C'est pour moi ! C'est ma nouvelle colocataire.
A cette nouvelle un grand silence se fit dans tout le loft et Rick et Kate échangèrent un regard plus qu'inquiet.
Relax, je suis sûre que vous allez l'adorer.
Puis elle ouvrit la porte et tout le monde fut soulagé en découvrant l'invitée surprise d'Alexis.
Hayley ? Fut surpris Castle.
Bonjour tout le monde je ne dérange pas ?
Alexis tu m'expliques
C'est très simple papa, je cherche à me loger mais les loyers sont trop chère pour moi et Hayley a une chambre d'amie.
C'est très gentil Hayley d'accueillir ma fille mais ne vous sentez pas obligé.
Ça me fait plaisir d'avoir une colocataire, et puis après ce qui s'est passé on s'est dit que vous serriez plus rassuré si Alexis emménageait avec quelqu'un que vous connaissez.
Et qui fait partie de la police. C'est parfait comme ça je suis en sécurité et Amy peut récupérer ma chambre.
Si c'est ce que vous voulez je n'y vois pas d'inconvénient.
Merci papa.
Alors on l'attaque ce buffet. S'impatienta Martha.
L'après midi se passait dans la joie et la bonne humeur. Kate était ravi de cette petite réunion. Son père n'arrêtait pas de raconter des histoires à Amy sur les bêtises de sa Katy quand elle avait son âge, et Martha enchaînait avec celles de Rick ce qui ne manquait pas de beaucoup amuser l'enfant. Quand aux gars, ils lui avait manqué mais certainement pas autant qu'elle leur manquait. D'après eux, Slaughter qui à la surprise générale avait été nommé capitaine du 12ème par intérim, était un vrai cinglé qui ne connaissait que la manière forte. Même Miller qui avait repris le boulot depuis sa mise à pied regrettait le capitaine Beckett, c'est pour dire. Kate avait trouvé une oreille compatissante en la personne de Jenny, les deux femmes enceintes en même temps échangeaient leurs impressions et se comprenaient. Alexis et Hayley avaient l'air de s'entendre à merveille on aurait pu croire que ces deux là se connaissaient depuis toujours. Alexis lui promit de l'emmener dans tout les coins à la mode de New York.
Rick s'était isolé depuis un petit moment et observait tout ce petit monde depuis son bureau. Il aurait dut être heureux comme jamais mais il éprouvait une peur irrationnelle qui l'empêchait de savourer pleinement ce nouveau bonheur. Cette peur ne l'avait jamais quitté depuis ce fameux jour trois mois et demi plus tôt quand il s'était retrouvé à la merci de Whitney. Ses séances avec le docteur Burk l'avaient aidé à canalyser cette peur mais aujourd'hui elle revenait plus forte que jamais.
Quand Kate l'aperçut, tout seul au fond de la pièce elle lui lança un petit sourire qu'il lui rendit automatiquement. Elle abandonna alors Lanie pour aller le retrouver.
Eh !
Eh !
Qu'est ce que tu fais ?
Je vous admirai toi, Alexis et Amy et...
Il regarda ses filles s'amuser dans le salon, Alexis avait entrepris de faire des nattes à Amy. Il ne s'était pas rendu compte qu'il était resté silencieux si longtemps jusqu'à ce qu'il sente les lèvres de Kate lui caresser la joue.
Et ? Demanda t-elle ?
Cette nuit là, chez Whitney, quand j'étais attaché à ce radiateur impuissant je n'arrivais à penser qu'à une chose : je n'aurais plus envie de vivre si tu n'étais plus là.
Mais je suis là.
Il avait la gorge serrée, et un nœud douloureux au creux de l'estomac qui était à la fois du soulagement et le souvenir d'une horreur. Une horreur qu'il pourrait être obligé de revivre un jour, il en avait bien conscience et c'est cela qui le terrifiait.
Je l'ai embrassé en espérant qu'elle ne s'en prenne pas à toi. J'aurai fais n'importe quoi pour qu'il ne t'arrive rien.
Je ne t'en veux pas pour ça. J'aurai fais la même chose pour toi. Mais Rick on doit tous mourir un jour. Pense au moment présent ici et maintenant. A cette journée entourés de tous ceux qu'on aime. Tu crois que ce moment nous paraîtrait aussi merveilleux, aussi... comment dire précieux si on savait qu'une infinité de lendemains nous attend.
Elle tourna son visage vers elle afin qu'il la regarde dans les yeux et il y vit tout son amour.
Je crois que ce qui fait que la vie compte, ce qui la rend si belle, c'est de savoir qu'un jour on mourra. Un temps est alloué à chacun de nous, et puis c'est fini. A nous d'en faire quelque chose qui compte, quelque chose de spécial.
Elle se pencha sur lui et approcha ses lèvres des siennes, doucement au début et puis avec plus d'intensité.
Tout ce que je sais. Dit il quand il leur fallut enfin reprendre leur souffle. C'est que pour le temps qui nous reste, pour tous ces jours, autant qu'il y en aura, jamais je ne te laisserai t'éloigner de moi. Après tout, tu es ma muse.
Allez viens, allons retrouver notre fille. Faisons en sorte que ce jour compte.
Elle ne croyait pas si bien dire. Cette même nuit elle perdit les eaux et aux alentours de 3 heures du matin elle mit au monde deux merveilleux bébés en bonne santé. Un petit garçon prénommé Jake et une petite fille qu'ils appelèrent Lilly.
FIN
Voilà mon histoire est terminée. J'espère qu'elle vous aura plut et que j'aurai réussi à vous faire trembler et vous émouvoir. A bientôt pour de prochaines aventures enfin si vous avez toujours envie de me lire.