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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Castle
Création : 26.04.2016 à 20h51
Auteur : kastle423
Statut : Abandonnée
« Crossover Castle-The Mentalist... Enjoy ^^ » kastle423
Cette fanfic compte déjà 6 paragraphes
Présentation:
Titre: Fantômes du Passé
Genre: Drama, Romance, Friendship, Humor, Mystery
Crossover: The Mentalist
Rating: -16 selon les chapitres (scènes de violence...)
Personnages: Kate B., Lanie P., Alexis C., Martha R., Jenny R., Victoria G., Jordan S., (avouez, vous l'aimez, elle aussi^^) Teresa L., Grace V.P., Michelle V., Rick C., Javier E., Kevin R., Josh D., (pitié, tuez pas l'auteur...^^), Wayne R., Kimball C., Jason W., et... Arf, non, je peux pas les mettre, ça gâcherait tout...
Disclaimer: Les personnages, lieux, répliques et évènements associés, de près ou de loin, à ces deux séries, ne m'appartiennent en aucun cas, je ne retire rien de cette fic, sinon le plaisir d'écrire et, je l'espère, d'être lue...
Résumé: Quand deux cauchemars ambulants s'allient, c'est le début de la fin... Quand deux équipes doivent collaborer, c'est un retour dans le passé douloureux... L'amour et l'amitié peuvent-ils vaincre le machiavélisme et le sadisme ? Jusqu'où ce jeu de pistes macabre ira-t-il ? Qui gagnera cet ultime combat ? En sortiront-ils indemnes ?
Chapitre 1 : (partie 1) Journée farniente...
Tout était calme dans les bureaux du CBI, en ce jeudi de juillet. La chaleur était douce, une légère brise agitait doucement les feuilles des arbres. L'agent Teresa Lisbon, le nez dans sa paperasse, n'imaginait pas un seul instant, que d'ici quelques minutes, sa vie allait basculer… Dans l'immédiat, c'est plutôt sa tranquillité qui bascula lorsque son blondinet de consultant, Patrick Jane, entra comme un fou dans son bureau.
-Je commence à en avoir marre !! ragea-t-il. Teresa soupira, posa son stylo, et releva les yeux vers lui.
-Quoi, encore ?
-Tu as vu le temps qu'il fait ? Et toi tu restes enfermée à faire ta paperasse !! Ce n'est pas parce que tu vas t'aérer la tête une heure ou deux, que tes dossiers vont disparaître, tu sais ?
-Jane, j'aimerais pouvoir faire mon travail tranquillement sans que tu ne viennes toujours me casser les pieds… Va donc enquiquiner Cho, mais fous-moi la paix !! Elle baissa de nouveau la tête vers son bureau.
-Teresa, juste une heure, histoire de prendre l'air. Je te paie un café ?
-Tu ne vas pas me lâcher tant que je n'aurai pas dit oui, n'est-ce pas ?
-Tu vois ? Il afficha un air moqueur.
-Très bien !! Uniquement pour que tu me foutes la paix !! Elle prit sa veste sur le dossier de sa chaise et rejoignit le mentaliste qui trépignait devant l'ascenseur, tel un gamin impatient de déballer ses cadeaux, le matin de noël. Moins de deux heures plus tard, le sourire disparaissait, mais bon, chaque chose en son temps…
Au même moment, de l'autre côté, sur la côte Est, plus précisément à New York., en GMT+ par rapport à la Californie (en gros 11h à Sacramento équivaut à 14h à NYC)
Le poste de police semblait comme endormi. La chaleur New Yorkaise était une vraie fournaise. Le lieutenant Kate Beckett, incapable de se concentrer, s'éventait avec un dossier, lorsqu'un gobelet apparut devant son visage. Elle sourit, connaissant parfaitement l'identité de son livreur : son consultant, Richard Castle, écrivain de polars à succès. Elle n'eut pas le temps de froncer les sourcils qu'il prenait la parole.
-C'est un café glacé…
-Merci, Castle. Sourit la jeune femme, sans relever le visage. Elle plongea ses lèvres dans le liquide, qui, par miracle, avait résisté au soleil impitoyable. Lorsque le liquide froid lui coula dans la gorge, elle ne put retenir un gémissement de plaisir. Mon dieu, que ça fait du bien !! Merci, Castle.
-Pas de soucis. Il s'assit sur sa chaise attitrée et se laissa aller à son activité favorite : observer sa muse. Il la détailla amoureusement du regard. Elle portait une tunique légère dont l'une des bretelles laissait son épaule nue. Pas de bretelle de soutien-gorge, elle portait sûrement un bandeau. Un jean slim blanc moulait ses jambes à la perfection. La connaissant, il se doutait qu'elle portait des semelles compensées ouvertes. Il remarqua qu'elle n'était pas maquillée, aujourd'hui, ou si peu, que cela ne se voyait pas.
-Castle, arrêtez ça tout de suite… maugréa-t-elle sans relever la tête.
-Comment vous faites ? S'exclama l'écrivain.
-Je vous signale que je suis flic, Castle !! Et ça fait plus de trois ans que je supporte votre regard sur moi, alors je le sais, quand vous me fixez. Expliqua-t-elle, gardant toujours la tête baissée. Il fronça les sourcils. D'ordinaire, elle aurait levé la tête pour le fixer à son tour… un étrange sentiment s'empara de lui. Il n'y avait personne à proximité, et l'agent à l'accueil lui avait dit que le Capitaine Gates avait renvoyé tous les flics présents pour qu'ils puissent profiter de leur journée pour se rafraîchir…
-Kate ?
-Quoi, Castle ?
-Regardez-moi.
-Castle, je suis occupée, là, ça se voit ?
-Kate, s'il-vous-plaît. Elle soupira et releva le visage vers lui. Dévoilant sa pommette bleue malgré le fond de teint.
-Kate !! s'écria-t-il, horrifié. Ne me dites pas que… Je vais le tuer !! grogna-t-il. Il se leva mais elle le retint.
-Non, s'il-te-plaît… Rick, s'il-te-plaît, laisse tomber… Je t'en prie… Devant son visage suppliant, il ne put qu'abdiquer.
-Très bien. Ok… Mais s'il s'avise de venir ici, je te jure, je le tue de mes propres mains !!
Kate posa sa main sur celle de son partenaire. Il la lui caressa du pouce. Leurs regards s'accrochèrent, une discussion silencieuse s'installa. Puis, comme mus par une impulsion, leurs visages se rapprochèrent jusqu'à ce que leurs lèvres se rencontrent. Le baiser fut tendre, lent, et amoureux. Essoufflés, ils se séparèrent et se fixèrent.
-Pardon ! S'exclamèrent-ils en chœur. Ils se sourirent.
-Excuse-moi, je ne voulais pas…
-Non, ce n'est rien, tout va bien. Je ne t'ai pas repoussé, non plus… Un silence gêné s'installa. A plusieurs reprises, chacun essaya de dire quelque chose. Kate soupira alors.
-J'imagine qu'on ne pourra pas faire comme si de rien n'était…
-Non…
-Au fond, je n'ai pas vraiment envie d'oublier…
-Moi non plus… Ils se regardèrent un long moment. Puis, surprenant son partenaire, Kate se leva, saisit sa veste, et tendit sa main vers Rick.
-Tu viens ?
-Où tu voudras !! Ils quittèrent le poste main dans la main. Les portes de l'ascenseur à peine refermées, ils se jetèrent l'un sur l'autre pour un nouveau baiser, plus fougueux que le premier.
-Wah… soupira la détective lorsqu'ils se séparèrent. Un sourire éclatant sur les lèvres, elle passa ses mains derrière la nuque de son écrivain et lui caressa les cheveux. Il posa ses mains sur ses hanches et happa ses lèvres entrouvertes. Le tintement de l'ascenseur les ramena à la réalité. Ils sortirent d'un même mouvement et quittèrent le commissariat, heureux et insouciants. Moins de deux heures plus tard, les sourires disparaissaient…
Chapitre 1 : (partie 2) Cet appel qui fit tout basculer…
New York, un jeudi après-midi du mois de juillet.
Les deux partenaires – et désormais plus que ça – partageaient une douche fraîche après leur session de making-out dans la chambre.
-Tu veux que je te dise… C'est moi qui n'avais pas idée !! s'exclama Kate en se tournant vers son écrivain. Elle croisa son regard noir et baissa les yeux.
-Tu es insatiable, tu le sais, ça ? Fit-elle mine de râler en soulevant un sourcil de façon suggestive (façon 3X12, lorsqu'il joue avec les lunettes à rayons X…)
-Je n'y peux rien si une sirène m'a envoûté… répliqua-t-il en la serrant dans ses bras. La température grimpa en flèche, et les choses commençaient à devenir intéressantes, lorsque la sonnerie du portable de Kate se fit entendre.
-Non, décroche pas… marmonna l'écrivain en déposa des baisers dans le cou de la détective. Elle gémit en entourant son cou de ses bras et se collant à lui.
-C'était pas dans mes intentions… Mais la sonnerie se faisait insistante. Ils soupirèrent et sortirent de la douche. Enveloppés dans des serviettes, ils partirent à la recherche de leurs vêtements, éparpillés un peu partout dans l'appartement. Elle décrocha enfin.
-Beckett.
-Ah, enfin, tu réponds… On a un corps… Il vaut mieux que Castle vienne.
-Pourquoi ?
-3XK…
-Non…
-Si… Mais il y a une variante… Les ongles de la victime ont été peints en rouge, avec son sang, et un smiley a été dessiné sur le mur… Avec son sang aussi…
-Q-quoi ? Bégaya-t-elle.
-Je te jure, je t'ai appelée parce que tu n'aimes pas louper le début d'une enquête, mais, je t'en prie, ne viens pas sur la scène de crime !!
-O...Ok… Je vais appeler Castle, et on se rejoint au poste ?
-D'accord.
-Okay, on arrive. Elle raccrocha et soupira. Il était revenu. Leur pire cauchemar. Elle sursauta en sentant deux bras lui entourer la taille.
-Hey, alors, l'appel de la justice ?
-Oui. Mais… Castle… Elle se tourna vers lui, et il fut choqué de voir une lueur de peur dans les yeux de la détective.
-Kate ?
-Jerry Tyson est revenu. Mais cette fois, il n'est pas seul…
-Comment ça ?
-Apparemment, ils ont tué la même victime. Ses ongles ont été peints avec son sang. Et un…
-Smiley a été dessiné sur le mur avec le sang de la victime… Oh, merde…
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-J'ai un ami… Patrick Jane.
-Le medium ?
-Oui. Sa femme et sa fille ont été tuées par Red John… Et c'est son mode opératoire. Les ongles, le smiley… Si Red John et 3XK se sont trouvés, ils ne sont pas près d'arrêter ce massacre…
-Tu veux l'appeler, n'est-ce pas ? Demanda la détective d'une voix douce en plongeant son regard dans celui de son écrivain.
-Je ne sais pas… Lui et son équipe pourront sûrement nous aider…
-Son équipe ?
-Patrick travaille comme consultant pour le CBI.
-Le… Le CBI ?
-Oui.
-Dis-moi qu'ils ne sont pas comme les fédéraux…
-Tout le contraire. Eux, ils misent vraiment sur l'entraide et le partage des infos.
-Bon. Appelle ton ami, et demande-lui de convaincre son équipe de venir.
-Ils viendront, ne t'inquiètes pas. Il s'éloigna pour passer son appel, alors que Beckett appelait Esposito.
-Esposito ?
-C'est moi. Le CBI va sûrement se joindre à nous, et j'ai l'identité du second tueur. Il s'agit de John Le Rouge.
-Je lance des recherches dès que j'arrive.
-Merci, Espo. Je m'occupe de prévenir le Capitaine.
-Okay.
Elle raccrocha et se tourna vers son petit-ami.
-Alors ?
-Il va en parler avec Teresa Lisbon, son équipière. Il pense qu'elle acceptera.
En entendant le nom de l'agent, Kate blêmit brusquement.
-Tu la connais ?
-C'est… C'est mon amie d'enfance. Je t'expliquerai sur le chemin… Ils quittèrent l'appartement de la détective, ne se doutant pas un seul instant de l'horreur dans laquelle ils plongeaient à pieds joints…
TBC…
Chapitre 2 : Retrouvailles
Après plus de 5 heures d'avion, l'équipe de Teresa Lisbon atterrit à Newark.
-On passe déposer nos valises, et on file directement au NYPD, compris ? S'exclama la jeune femme. En arrivant devant les portes du 12th precinct, Lisbon sentit son estomac se serrer en voyant la mine de son consultant. Elle lui prit la main et y exerça une légère pression, comme pour lui assurer son soutien.
-On va l'attraper, Jane. Il ne s'en sortira pas !!
-J'aimerais te croire…
-On va y arriver. Je te le promets !!
-Ne fais pas une promesse que tu n'es pas sûre de tenir…
-Alors je te promets de ne rien lâcher tant qu'il ne sera pas sous les verrous ou mort !!
Le mentaliste serra la jeune femme dans ses bras et elle lui rendit son étreinte.
-Prêt ? Demanda-t-elle d'une voix douce.
-Allons-y. Le duo rejoignit le reste de l'équipe dans le hall. Lisbon s'approcha de l'agent à l'accueil.
-Agent Teresa Lisbon, CBI. Pourriez-vous m'indiquer l'étage de la criminelle ?
-4ème étage, agent Lisbon.
-Merci. Ils s'engagèrent dans l'ascenseur.
-Au fait, Jane, qui est le lieutenant avec qui ton ami travaille ?
-Le lieutenant Kate Beckett, je crois.
-Quoi ? Balbutia la brunette en blêmissant.
-Vous la connaissez ? Demanda alors l'agent Vega.
-Oui, c'est une amie d'enfance. Mais cela fait des années que l'on ne s'est pas vues ni parlées…
Le silence s'installa dans la cabine jusqu'au 4ème étage. En sortant, Lisbon tomba nez à nez avec un hispanique qui arborait une plaque de lieutenant autour du cou.
-Je peux vous aider ?
-Oui, je cherche le lieutenant Kate Beckett.
-Oh, vous devez être les agents du CBI. Lieutenant Javier Esposito. Beckett est ma chef d'équipe. Venez. Il les conduisit jusqu'à un bureau autour duquel se trouvaient un irlandais, une femme au cheveux châtains et un homme brun aux yeux bleus.
-Donc, si on arrive à trouver le lien entre John LeRouge, Jerry Tyson et Mélisandre Scott, on aura peut-être une idée de la façon dont ces salopards se sont trouvés !! expliquait l'irlandais.
-Beckett ?
-Oui ? Elle se retourna et hoqueta de surprise en croisant le regard de Lisbon.
-Teresa ?
-Salut… Surprenant tout le monde, les deux amies s’étreignirent, au bord des larmes.
-J'ai cru ne jamais te revoir…
-Je le pensais aussi !! Bon, reprit la brune au bout de quelques minutes, vous avez quoi ?
-La victime, Mélisandre Scott, a été tuée hier, entre 22h et 23h. Le corps n'a été découvert qu'en début d'après-midi.
-Qui ?
-Sa colocataire, Jessica Stansfield. Elle est rentrée d'un voyage en Europe.
-Vous l'avez interrogée ?
-Pas encore. On comptait s'en occuper demain matin, lui laisser le temps de digérer la nouvelle.
-D'accord.
-Sinon, on a trouvé un message gravé sur le ventre de la victime. En latin. Lanie est dessus. On en saura plus après l'autopsie.
-La morgue est débordée ?
-Non, quelqu'un essaye d'étouffer l'affaire. Et tant que Gates ne sait pas qui, elle ne peut pas faire annuler l'ordre et Lanie ne peut rien faire… De plus, on ne connaît pas assez John LeRouge pour pouvoir avancer. J'ai cru comprendre que c'était votre cas, Monsieur Jane ? Demanda Kate.
-En effet, oui. John LeRouge est un homme de l'ombre. Il est capable de rester tapi pendant des mois, voire des années, d'apparaître, et avant même qu'on ne l'ait reconnu, il est repartit.
-Et pour Jerry Tyson ? Intervint Lisbon.
-Rick ? Sollicita Kate en se tournant vers son écrivain.
-Jerry Tyson , ou plus souvent appelé le Triple Tueur, tuait toujours ses victimes par trois. Il est comme John LeRouge, capable de se fondre dans la masse. Il nous a échappé à plusieurs reprises, et je pense qu'aujourd'hui, ils ont décidé de s'associer afin de se venger une bonne fois pour toutes !!
-Alors, le cauchemar ne fait que commencer...murmura Kate.
-J'en ai bien peur…
Le silence se fit, pesant, seulement troublé par quelques sonneries.
-Bon, vu l'heure, on n'avancera pas. Je propose que l'on rentre se reposer, et demain matin, huit heures tapantes, on se retrouve ici, et on avance.
-Ça marche, à demain.
Les deux équipes se séparèrent et chacun rentra se reposer, espérant grapiller quelques heures de sommeil afin d'attaquer cette enquête les idées claires.
Quelque part sur les docks de l'East River...
-Alors ? Demanda un homme en rejoignant son complice.
-Ils viennent de se retrouver. Visiblement les demoiselles se connaissent.
-Amies d'enfance. La phase 2 est prête ?
-Au point. Tu as décidé de l'heure ?
-Dès les premières lueurs de l'aube. On appelle quelle équipe en premier ?
-On les appelle en même temps, chacun de notre côté.
-Ok.
-A ton tour de t'amuser... proposa alors l'homme à la corde, en se tournant vers le second homme.
Un léger gémissement parvint aux oreilles des deux psychopathes. Dans un coin de la pièce se trouvait un lit de camp, et une jeune femme ligotée aux montants. Les vêtements en lambeaux, la peau déchirée, les plaies à vifs, le cou brûlé à force de frottements de corde, elle pleurait silencieusement, terrorisée. Elle savait qu'elle ne s'en sortirait pas. Elle le voyait dans les yeux des deux hommes. Et aussi sûrement qu'elle voyait sa fin approcher, Jessica Stansfield savait que ces deux monstres étaient responsables de la mort de Mélisandre. Et une évidence s'imposa à elle : elle était la seule à pouvoir les identifier de façon formelle. Il était hors de question qu'elle meure et les laisse s'en sortir impunément. Elle cessa de pleurer, son regard, bien que terne, s'anima d'une nouvelle volonté. Elle trouverait le moyen de s'échapper et de prévenir cette policière qui avait si gentille et compréhensive avec elle. Elle ne se laissait pas le choix. Elle se reprit, et toisa d'un regard noir le second homme qui s'approchait d'elle, la déshabillant du regard. Elle savait ce qui l'attendait, et elle était prête à endurer toutes les souffrances, pourvu qu'elle trouve un moyen de leur fausser compagnie et de rendre justice à son amie...
Coucou tout le monde. Je tiens à vous prévenir que je crains le côté OOC de Jane dans ce chapitre... Si cela vous choque trop, je posterai un autre chapitre modifié, et corrigerai cette erreur. Bonne lecture.
Précédemment dans ''Fantômes du Passé'': Alors que Kate et Rick donnent une nouvelle dimension à leur relation, et que tout semble aller pour le mieux pour Teresa et Patrick, un appel va tout faire basculer: Mélisandre Scott a été assassinée par John LeRouge et Jerry Tyson a.k.a. 3XK. Les deux équipes décident donc de collaborer, apportant une surprise pour tout le monde: si l'amitié entre Rick et Patrick est connue, celle, enfantine, qui unissait Teresa et Kate semble se reformer, alors qu'elles ne se sont pas vues ni parlées depuis des années. Mais alors qu'une joie discrète plane, les deux psychopathes poussent le vice jusqu'à décider de provoquer ouvertement les deux équipes...
Chapitre 3 : Provocations...(partie 1)
Pov Teresa
Je m'éveillai lentement, éblouie par la lumière du soleil. Je me retournai, cherchant à me rendormir, lorsque soudain, une sonnerie stridente brisa le silence de ma chambre. Je soupirai, rongée par un mauvais pressentiment, et décrochai.
-Lisbon ?
-Bonjour, Teresa... Comment va ce cher Patrick ?
-John LeRouge... soufflai-je, tétanisée. Comment avez-vous eu mon numéro ?
-Voyons, Teresa, vous savez comme moi que tout est trouvable, de nos jours...
-C'est Tyson, n'est-ce pas ?
-Ouh, mais c'est qu'il y en a dans cette jolie tête... Alors, qu'est-ce que ça fait, d'être personnellement touchée par cette affaire ?
-De quoi parlez-vous ?
-Allons, vous savez de qui je parle... Comment s'appelle-t-elle, déjà ? Ah, oui, Kate Beckett...
-Laissez-la en dehors de tout ça !! m'écriai-je en me redressant.
-Non, non, non, Trésor. Mon ami Jerry a prévu de longues festivités pour vous deux... Une succession de bips aigus me perça l'oreille, alors que des tremblements s'emparaient de moi. Kate... Non, ils ne pouvaient pas s'en prendre à elle. Pas alors que l'on venait de se retrouver... Je vous en prie... Je fus éblouie, et sentit mes joues s'humidifier. Je me rendis alors compte que je pleurais. J'enfouis mon visage dans mes mains, et laissai s'exprimer la terreur qui m'envahissait depuis ce coup de fil annonçant le retour de mon pire cauchemar. Je savais que je devrai être forte pour Patrick. Il le fallait. Mais qui serait fort pour moi ? Des coups frappés à la porte me tirèrent de mes pensées, et avant que je n'ai le temps de me reprendre, la tête de mon blondinet de consultant se profila dans l'ouverture. Son regard se fit interloqué lorsqu'il me vit, sanglotante sur mon lit.
-Tessa ?
-Patrick, il... Il se précipita sur moi et me prit dans ses bras, me berçant sans un mot.
-Tout va bien... Shht... C'est fini, tout va bien.
-C'est... John LeRouge, il vient de m'appeler...
-Comment...
-Tyson. Il a dit... Qu'ils avaient prévu de s'amuser avec Kate et moi... Je ne veux pas qu'ils s'en prennent à elle, il faut la protéger !!
-Ils ne s'en prendront à aucune d'entre vous !! Tu m'entends ? Je me battrai bec et ongles pour toi, et Rick fera la même chose pour Kate. Je le sais. D'accord ?
-O-okay.
-Maintenant, on va s'habiller, on va aller retrouver le reste de l'équipe, et on va aller botter le derrière de John LeRouge !!
-Botter le derrière de John LeRouge ? C'est un code pour dire ''le tuer lentement et dans d'atroces souffrances'' ? Soufflai-je, la tête appuyée sur son épaule.
-Non. Enfin, je ne pense pas. Disons que j'ai discuté avec Rick. Il a, comme moi, rêvé à de nombreuses reprises qu'il tuait Jerry Tyson. Et il ne ressentait pas la satisfaction à laquelle il s'attendait. Au contraire. Parce qu'il offrait la possibilité à cet homme de ne pas payer pour ses crimes. Et même si je n'ai aucune confiance dans le système judiciaire californien, Rick l'a entièrement en celui de l'état de New York. Et j'ai entièrement confiance en lui. Et, tu m'as clairement fait comprendre que tu ne serai plus là, si jamais je le tuais... Et tu m'es plus précieuse que ma vengeance...
Je rougis à la fin de sa tirade et cachai mon visage derrière mes cheveux bruns.
-Teresa, regarde bien. Je le fais maintenant mais c'est une décision définitive, et mûrement réfléchie.
Je levai les yeux vers lui, et il retira son alliance sous mes yeux écarquillés.
-Mais que...
-Shht. On en parlera plus tard. On a des psychopathes à dénicher, pour l'instant.
Il sourit, déposa un baiser à la commissure de mes lèvres et quitta la chambre, sans que je ne puisse réagir. Lorsque mon cerveau analysa enfin les récent événements, une vague immense de joie m'envahit. Il avait renoncé à sa vengeance, il avait retiré son alliance, il était enfin prêt à avancer. Et il m'avait choisie pour l'accompagner... Wah... Je soupirai en me laissant retomber sur les oreillers. Après quelques minutes d'auto-motivation, je me décidai enfin à me lever et me préparer.
Comment va réagir le reste de l'équipe à cet appel ? Qui recevra la provocation de Tyson ? Jane regrettera-t-il d'avoir ôté son alliance ? Et qu'en est-il de Josh ?
TBC
Chapitre 3 : Provocations... (Partie 2)
Le soleil se levait lentement sur New York. Malgré l'heure plus que matinale, dans le loft dans certain écrivain, une respiration erratique et quelques gémissements se faisaient entendre. Dans le salon, entre le canapé et la table repoussée, le lieutenant Kate Beckett faisait des abdos. Alors qu'elle se relevait, essoufflée et transpirante, sa cicatrice la tiraillant, son portable se mit à sonner. Posé sur l’îlot, il vibrait et glissait vers le bord, elle le rattrapa in extremis et décrocha sans regarder l'ID.
-Beckett ?
Seule une respiration profonde et sinistre se fit entendre. Un flash la surprit et elle se revit, quelques mois en arrière, même moment, même respiration...
FLASH-BACK
6 mois plus tôt
Kate Beckett était en retard. Pour la première fois de sa vie de flic, elle était en retard... Elle quitta son appartement en trombe, démarra sur les chapeaux de roues et enclencha son gyrophare et sa sirène pour passer. Elle n'en était pas fière, mais elle n'avait pas le choix, un suspect, enfin, on peut dire carrément coupable, devait être interrogé aujourd'hui, et c'était à elle qu'incombait la tâche de le faire craquer et avouer... Elle se gara en double file devant le commissariat et souffla un coup. Elle sortit ensuite. Et c'est là que tout bascula...
Son portable sonna, elle décrocha sans regarder, comme d'habitude.
-Beckett ?
Seule une respiration sourde lui répondit.
-Allô ? Bon, écoutez, c'est tout sauf drôle ! Qui êtes-vous ?
-Ton pire cauchemar... Et son correspondant raccrocha. Elle fixa son téléphone, interloquée, les sourcils froncés. Puis, un coup de feu, un cri, la douleur, brutale. Le choc avec le trottoir, la voix de son partenaire. Et le trou noir.
La première chose qu'elle vit en ouvrant les yeux, ce fut du blanc. Elle songea un instant qu'elle était morte, mais la pression sur sa main lui prouva que non. Elle tourna la tête et tomba sur un visage qu'elle ne connaissait pas. Elle retira brusquement sa main, ce qui réveilla l'inconnu. Il posa sur elle un regard perdu, puis rassuré, et enfin, am... Non, ce ne pouvait pas être ça. Et pourtant... Cet homme brun aux yeux bleus posait sur elle un regard tendre, amoureux. Elle essaya à plusieurs reprises de parler, et réussit finalement à former une seule phrase, ou du moins un nom, qui sortit comme par réflexe, dans un soupir à mi-chemin entre le soulagement et le questionnement.
-Castle... Elle fronça les sourcils. Elle le connaissait, c'était sûr... Mais qui était-il pour elle ? Cet amour inconditionnel qu'il lui portait, le partageait-elle ? La réponse s'imposa comme une évidence. Oui. Elle l'aimait. Mais cela ne répondait pas à sa question.
-Qui es-tu pour moi ? Murmura-t-elle, déboussolée.
-On est partenaires. Tu ne te souviens de rien ?
-Non. Je veux dire... On se connaît... Je vois dans tes yeux que tu m'aimes, et il me semble que moi aussi, mais...
-Laisse tes souvenirs revenir seuls. On a le temps.
-Pourquoi je suis ici ? Demanda-t-elle, comprenant qu'il ne souhaitait que lui laisser le temps de retrouver sa vie.
-Un sniper t'a tiré dessus devant le poste de police.
-Un sniper ? Pourquoi ?
-C'est l'exécuteur. Il s'était mis à tuer des policiers quelques semaines plus tôt. La ville était en alerte maximale, et on a fini par l'attraper, il y a une semaine.
-Attends, attends, depuis combien de temps, il m'a tiré dessus ?
-3 mois.
-J'ai passé 3 mois dans le coma ? S'écria-t-elle.
-Oui... Elle posa une main sur la sienne et un flash lui parvint. Eux deux, assis près d'une piscine.
-Wow... Est-ce que je t'ai déjà pris la main au bord d'une piscine ?
-Oui, en début d'année, après l'enquête sur 3XK. Il venait de nous échapper, et je me sentais coupable de ne pas avoir compris plus tôt que c'était lui. Alors...
-Je t'ai amené un café et t'ai remonté le moral !! le coupa-t-elle. Ça y est, ça me revient.
-Doucement, Kate, ne force pas les souvenirs.
-Relax, Castle !! sourit-elle. Mon dernier souvenir, c'est... moi m'apprêtant à accepter ta proposition pour les Hamptons... Mais...Son sourire disparut. Tu es parti avec ton ex...
-Tu quoi ?
Elle le regarda, surprise, et vit son regard s'emplir de culpabilité.
-Hey, qu'est-ce qu'il se passe ?
-C'est de ma faute...
-De quoi ?
-Quant je suis parti pour les Hamptons avec Gina, c'est parce que je pensais que tu ne partageais pas mes sentiments...
-Oh... Rick. Regarde-moi. Elle posa une main sous son menton et le força à la regarder.
-Je ne t'en veux pas. Ce n'est qu'un acte manqué. C'est du passé. Maintenant, je vais retrouver ma vie, notre vie, et, quand ça ira réellement mieux, là on pourra se lancer. Tu en dis quoi ?
-Ça me va. Mais Kate, il y a une personne que tu oublies...
-Qui ?
-Ton... Petit-ami...
-Mon quoi ? Qui est-ce ?
-Il s'appelle Josh Davidson, il est chirurgien cardiaque et fait des missions humanitaires.
-Vraiment ? Je sors avec un Mr Parfait... Ah, non, pardon, comment tu l'appelles, déjà ? Ah, oui... Docteur Mobylette... le chercha-t-elle.
-Hey, t'étais pas supposée entendre ça !!
-Tu plaisantes, j'espère ? Tu me l'as sorti peu avant l'enquête sur la bombe sale, tu sais, celle où on s'est retrouvés bloqués dans un container frigorifique....
-Tu le fait exprès ou quoi ?
-Non, ça revient tout seul petit à petit... Et, je me souviens aussi, d'un certain sauvetage, Chuck Norris...
Ils éclatèrent de rire et Castle ne résista pas à l'envie de serrer sa muse contre lui pour s'assurer qu'elle allait bien.
-Comment tu te sens, au fait ? Excuse-moi, je ne t'ai pas demandé.
-Ca va. Non, vraiment, insista-t-elle lorsqu'il la fixa, dubitatif, j'ai un peu mal, et je suis fatiguée, mais ça va. Je suis là, près de toi. En vie.
FIN DU FLASH-BACK
Une main sur son épaule la fit sursauter et elle se recula en hurlant.
-Hey, s'exclama son écrivain. Doucement, tout va bien, ma chérie.
Elle lâcha son téléphone et se jeta contre lui. Les souvenirs étaient encore trop frais pour elle. Oh, bien sûr, elle ne regrettait pas d'avoir lâché le motard pour son écrivain, mais elle avait un peu de mal avec ces souvenirs.
-Shh... murmura-t-il d'une voix apaisante. Tout va bien, c'est fini. Qui c'était au téléphone ?
-Je... Je ne sais pas... Y a juste eu une respiration... Et...
-Tu t'es retrouvée il y a six mois... Elle hocha la tête encore tremblante, et ferma les yeux, se laissant happer par les souvenirs plus rassurants de son partenaire dans le crime, et dans la vie.
-Je t'aime... murmura-t-elle, les yeux clos.
-Je t'aime aussi. Souffla-t-il en resserrant son étreinte. Ils se fixèrent, l'émeraude se perdant dans l'azur, et s'embrassèrent tendrement, instant de paix volé, pour quelques secondes de calme, hors du temps et de la frénésie quotidienne. Le téléphone de Kate sonna de nouveau et ils sursautèrent en même temps. Un sourire échangé, et elle ramassa son téléphone et décrocha.
-Beckett ?
-Alors, Kate, on a de mauvais souvenirs ?? ricana une voix.
-Tyson… lâcha-t-elle d'une voix plate, d'où ne filtrait aucune émotion.
-Alors, alors.. par quoi pourrions-nous commencer… Oh, je sais.. Comment va mon ami, Richard ?
-Il va très bien, et n'attend qu'une chose, vous loger une balle dans le foie…
-Ouh, tant de violence… ricana le serial killer une seconde fois.
-Ecoute-moi, bien, salopard. Je vais te traquer jours et nuits, et quand je te mettrai la main dessus, tu vas passer un sale, très sale, quart d'heure !!!
-Tu me fais très peur, Kathie…
Elle tressaillit à ce surnom, et, avant qu'elle ne puisse répliquer, il lâcha une dernière bombe.
-Au fait, ton amie est très séduisante et visiblement au goût de mon ami… Teresa Lisbon, n'est-ce pas ? Et il raccrocha. Elle laissa retomber sa main, tremblante.
-Kate ? S'éleva la voix de Rick dans un murmure.
-Il… vient de menacer Tessa… souffla-t-elle. Elle saisit son portable et composa le numéro de son amie.
-Lisbon ?
-Teresa, mon dieu, tu vas bien ?
-Kate !! Ils t'ont appelée aussi ?
-Tyson. Et toi ?
-John LeRouge… Je comptais aller au poste avec Patrick.
-On vous rejoint avec Rick.
-Okay. Je préviens le reste de notre équipe.
-Je fais de même avec la mienne.
-Ok. A tout de suite.
-A tout de suite, Tessa. Elles raccrochèrent puis Kate se tourna vers son écrivain.
-Bon, au boulot, mon amour, on a du pain sur la planche.
Il la retint par le coude et déposa ses lèvres sur les siennes en un tendre baiser.
-Je t'aime, et, quoi qu'il se passe avec cette enquête, ne l'oublie jamais.
-Je t'aime aussi, Rick, et je ne l'oublierai jamais, je te le promets.
Ils se préparèrent et quittèrent l'appartement du lieutenant.
TBC