HypnoFanfics

Interdit aux moins de 18 ans

Ultime trahison

Série : Castle
Création : 09.11.2016 à 20h54
Auteur : jogeo1 
Statut : Terminée

« Cette histoire se déroule début de saison 4. Beckett et Castle ne se sont pas revu depuis l'hôpital. Comment va se passer leurs retrouvailles alors qu'une nouvelle enquête terrifiante les at » jogeo1 

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CHAPITRE 11 :

 

Une fois les deux corps placés sur les tables de dissection, Lanie prit son appareil photo et commença les prises. Sous tous les angles, avec un grand professionnalisme, elle immortalisa cette horreur. Elle donna ensuite la carte mémoire de son appareil à son assistant avant de se saisir de ses instruments et de commencer l'autopsie. Elle prit une petite pince et s'approcha de la première victime. Le corps n'était pas encore boursouflé par une immersion prolongée dans l'eau. Elle tendit le bras pour incliner sa lampe orientable au dessus du bassin. Des plaies béantes le déformait de façon épouvantable.

Deux heures s'étaient écoulée quand Rick et Kate poussèrent la porte et entrèrent dans la salle d'autopsie.

  • Salut vous deux. Vous êtes en avance, je n'ai pas encore terminé.

  • Je sais, je voulais juste savoir si tu avais pu les identifier ?

  • Non. La police scientifique a remodelé leur visage sur ordinateur et les filles n'apparaissent dans aucun fichier de disparues. Je t'ai envoyé les fichiers par mail ainsi qu'aux gars.

  • Trop tôt pour qu'un mari signal une disparition ? Suggéra Castle.

  • Pas d'alliance ni aucune marque sur l'annulaire. Nota Lanie.

  • Quel âge tu leur donnes ? Demanda Kate à la légiste ?

  • Entre dix-huit et vingt-deux ans.

Castle eu un haut le cœur à l'annonce de Lanie. Jamais il n'aurai cru que ces visages sauvagement tailladés avaient pu être ceux de si jeunes filles. Il était persuadé qu'elles avaient plus de trente ans.

  • Mon dieu !

Il ne put s'empêcher d'imaginer Alexis à la place de ces jeunes filles et ce fut trop pour lui alors il s'excusa prétextant un coup de fil urgent et s'éclipsa.

  • Qu'est ce qui lui prend ? S'étonna Lanie.

  • Je ne sais pas. Répondit Kate inquiète de la réaction de son partenaire.

Elle chassa Castle de ses pensées et revint à la réalité présente.

  • Elles ont été violées ?

  • Si tu veux dire par un sexe humain, je n'en suis pas certaine. J'ai fais des prélèvements que j'ai envoyés au labo en revanche j'ai retrouvé des morceaux de verre jusqu'au fond du vagin.

Kate ne put retenir un frisson. Un tesson de bouteille enfoncé au plus profond de son intimité.

  • Saloperie de malade ! Ragea t-elle. Tu crois qu'il pourrait s'agir d'un tueur en série ?

  • Je n'ai pas encore étudié le second corps mais à première vue, les incisions et les mutilations sont de même nature.

Sans s'en rendre compte, Kate s'était rapprochée de la seconde victime. Le visage avait été entaillé avec sauvagerie et cruauté. Une partie de la joue avait été complètement arrachée par elle ne savait quel instrument de torture. Un des seins manquait. Elle détourna le regard et vit son propre visage dans un miroir suspendu de l'autre côté de la pièce. Il était livide.

  • Kate, est ce que ça va ?

  • Oui.

Elle se racla la gorge.

  • Dès que tu auras rédigé ton rapport, envoie le moi aussitôt.

  • Ce sera fait. Dit Lanie qui retourna près de la table où était posé ses instruments.

Kate eu froid dans le dos en imaginant qu'un individu avait eu les mêmes gestes, mais sur des êtres bien vivants et terrifiés. Elle sortie de la morgue sur cette pensée macabre et se dirigea vers les ascenseurs où elle retrouva Castle.

  • Hey. Est ce que tout va bien ? Demanda t-elle en posant une main affectueuse sur son bras.

  • Oui. C'est juste que, elles sont si jeunes et... je ne sais pas, j'ai ressenti le besoin de parler à ma fille. De m'assurer qu'elle allait bien.

  • Je comprends. Et elle va bien ?

  • Elle est en cours à cette heure-ci alors je suis tombé sur son répondeur.

  • Écoutes, si tu préfères rentrer je ne t'en voudrais pas tu sais.

  • Non, ça va. Je veux t'aider à attraper ce cinglé et puis tu ne vas pas te débarrasser de moi aussi facilement.

  • Tu es sûr ?

  • Absolument.

  • Alors allons voir si les gars ont du nouveau.

 

Une fois remontés à l'étage des homicides, ils se dirigeaient vers le bureau de Kate quand Gordon les interpella au passage.

  • Alors, vous avez une piste ?

  • Une piste ? On commence tout juste l'enquête. On a même pas encore identifié les victimes.

  • Je veux être mis au courant de toute nouvelle avancée en ce qui concerne cette affaire, est ce que c'est bien clair ?

  • Oui Monsieur.

  • Bon maintenant excusez-moi, j'ai une conférence de presse à donner.

Et sans rien ajouter il s'éclipsa.

  • C'est quoi son problème ? Demanda Rick stupéfait de l'attitude du Capitaine.

  • Je ne lui jette pas la pierre. Ce genre d'affaire est très médiatisé, et il vient juste d'être nommé à ce poste, il veut faire bonne impression.

Devant l'air médusé de Rick, encore plus surpris par ses propos que ceux de Gordon, elle ajouta :

  • Quoi ?

  • Non rien. Je suis juste surpris que tu prennes sa défense, je croyais que tu ne pouvais pas l'encadrer ?

  • Qu'est ce qui te fait penser une chose pareille ?

  • Toi. La semaine dernière quand tu as dis je cite : « Ce type est un abruti je ne peux pas l'encadrer. »

  • Qui est un abruti ? Les interrompit Espo qui venait d'arriver avec Ryan.

Ils ne les avaient pas vu approcher et surpris ils lancèrent en même temps :

  • personne.

  • Alors les gars, vous avez du nouveau ? Demanda Kate pour changer de sujet.

  • Personne n'a rien vu. Répondit Ryan en déposant une boîte en carton provenant d'une boulangerie sur son bureau.

  • Qu'est ce que c'est ? Demanda Rick désignant la boîte du doigt.

  • Oh ! Je n'ai pas eu le temps de prendre mon petit déjeuné. J'ai fait un saut par la boulangerie. Sers-toi !

Rick attiré par l'odeur alléchante des pâtisseries ne se fit pas prier et plongea la main dans la boîte puis, la réflexion de Ryan le matin dans le parc lui revint en mémoire et il lâcha aussitôt le petit gâteau.

  • Non merci.

La situation amusa beaucoup Kate qui se cacha derrière son dossier pour sourire. Elle ne voulais pas le vexer d'avantage.

  • Et de votre côté ? Interrogea Espo.

  • D'après Lanie, les victimes auraient entre 18 et 20 ans. Je pencherai pour des étudiantes.

  • Ce n'est pas possible, j'ai vu leur visage, elles avaient l'air …commença le lieutenant d'une voix mal assurée.

  • Je sais, on a eu la même réaction que toi mais tu as déjà vu Lanie se tromper ?

  • C'est vrai. Tu n'es peut être pas obligée de lui répéter ça ?

  • Quoi ? Le fait que tu ai douté de ses conclusions ? Je ne suis pas si bête, je n'ai pas besoin d'un autre meurtre aujourd'hui.

  • Alors comme ça on a peur de sa petite amie lieutenant Esposito ? Le chambra Castle.

  • Ex petite amie et non je n'ai pas peur d'elle.

  • A d'autres

  • D'accord, peut être un peu mais tu ne sais pas ce que c'est toi que de sortir avec un membre des forces de l'ordre. Un seul faux pas et elles te démolissent sur place.

  • Vraiment ? Commençait à s'inquiéter sérieusement Castle.

  • Vraiment ! Mais espérons pour vous, que vous n'aurez jamais à le savoir. Le coupa Kate.

Castle la dévisagea un court instant afin de voir si elle était sérieuse et malheureusement pour lui elle l'était. Un frisson le parcouru alors. Kate l'aimait il en était certain, même si elle ne lui avait encore jamais dit, mais il comprit à cet instant qu'une seule erreur de sa part risquerait de leur être fatale.

  • Allons faire un tour du côté du campus universitaire et demander au président si ces jeunes filles appartiennent à son établissement. Ajouta Beckett désireuse de revenir sur l'enquête.

Plus vite ils auraient identifié les victimes et plus vite ils arrêteraient le coupable. Elle sentait au plus profond d'elle même que cette enquête allait être difficile. D'une part par le jeune âge des victimes, d'autre part par les atroces mutilations qu'elles avaient subit. Le tueur était certainement très dangereux et peut être déjà à la recherche de sa prochaine victime.

Pour ne rien arranger, ils allaient avoir Gordon sur le dos.

 

Ils se garèrent sur le parking situé non loin des bâtiments administratifs puis sortirent de leurs véhicules.

Castle jeta un regard circulaire sur le parc et le campus. Dire qu'il avait insisté pour qu'Alexis postule pour cette université après le refus de Standford. Il était persuadé qu'il se ferait moins de soucis pour elle si elle restait étudier à New York mais il prenait conscience que le danger rôdait partout et qu'il ne pourrait pas toujours veiller sur elle.

Alors qu'il était perdu dans ses pensées, Kate l'appela.

  • Castle ! Vous venez ?

  • J'arrive.

  • Un soucis ? Demanda Ryan

  • Alexis a postulée pour cette université l'an prochain.

  • Relax, on est même pas encore sûr que ces filles étudiaient ici. Essaya de le rassurer Espo.

 

Le président Augeri les reçut immédiatement dans son bureau. Il avait le visage fermé, le front plissé et paraissait extrêmement soucieux en regardant les photos retouchées par la scientifique que Beckett lui avait présenté.

  • Oui il s'agit bien de deux de mes étudiantes, Lucy Barton et Amy Paich. Assassinées vous dites, qu'elle horreur ! Et vous pensez que l'assassin pourrait être l'un de mes étudiants ?

  • Nous n'écartons aucune piste pour le moment. Répondit prudemment Beckett.

  • Il y a près de trois mille étudiants sur le campus, et pourtant vous avez identifié ces deux jeunes filles sans même regarder vos registres. S'étonna Castle. Vous les connaissiez bien ?

  • Le père de Lucy est un de nos généreux donateur. Mon dieu comment vais-je lui annoncer ça ?

  • M Augeri ! Nous aurions besoin de parler aux amies des deux victimes. Pouvez-vous nous aider.

  • Elles n'en avaient pas beaucoup, elles traînaient toujours ensemble, elles étaient inséparables. Elles viennent toutes les deux de Sherrill au nord de l'Etat. Mais il me semble qu' Amy soit sortie un temps avec Brian.

  • Brian ?

  • Brian Sherwood, un autre étudiant.

  • J'aimerai m'entretenir avec lui.

  • Très bien, je vous le fais appeler tout de suite.

Alors que le président de l'université était au téléphone avec sa secrétaire lui demandant d'aller chercher le jeune Sherwood, Kate se tourna vers les gars.

  • Pendant qu'on l'interroge, allez fouiller la chambre des victimes. Il faut qu'on en apprenne le plus possible sur elles.

 

Voulant montrer sa pleine coopération avec la police, Augeri laissa son bureau à la disposition de Beckett et Castle et s'éclipsa. Dix bonnes minutes plus tard, un jeune homme à l'allure désinvolte pénétra dans la pièce.

  • Bonjour Brian, assied toi. L'invita Kate.

Brian émit un petit rire. Il n'avait jamais eu une grande estime pour la police. Ce n'était pas aujourd'hui que ça allait commencer.

  • Je peux savoir de quoi on m'accuse lieutenant ? Fit il en insistant trop lourdement sur le grade.

Castle le détesta aussitôt. Encore un de ces fils à papa qui jouait les rebelles.

  • pour l'instant de rien, mais si tu continues : outrage à un agent de police dans le cadre de ses fonctions. Quarante huit heures de garde à vue et tout le temps qu'il me faudra pour prouver que tu fumes des joints. Et à partir de là, te faire virer de cette université pour un lieu bien moins agréable rempli de véritables mauvais garçon.

Beckett venait de le remettre à sa place et le visage de Brian perdit de sa superbe. Castle ne put s'empêcher de la trouver super sexy.

  • Qu'est ce que vous voulez savoir ?

  • Tu es sorti avec Amy Paich. Qu'est ce que tu peux me dire sur elle ?

  • C'est une vrai garce, elle n'en voulait qu'à mon fric. Quand j'ai décidé de serrer la ceinture, elle s'est barrée sans un remord.

  • Et tu l'aimais ?

  • Mais enfin en quoi ça concerne la police ?

  • Amy et son amie Lucie ont été retrouvées mortes assassinée ce matin dans central parc.

L'annonce de la mort de son ex-petite amie ne sembla pas toucher Brian, même pas un soupçon de chagrin.

  • Tu sais qui elle fréquentait dernièrement ?

  • Non.

  • As tu une idée de qui pouvait leur en vouloir ?

Le jeune homme eu un rire méprisant.

  • Tous les types dont elles se sont foutues. C'étaient de vrais allumeuses.

  • Et quoi ? Elles méritaient ce qui leur ai arrivé ? Demanda Castle que ce gamin énervait de plus en plus.

  • Eh j'ai jamais dis ça ! Et j'y suis pour rien moi !

  • Est ce que tu as des noms ? Repris Beckett.

  • La moitié des mecs de cette université. Elles trouvaient des pigeons pour leur soutirer tout leur fric.

  • Ça sera tout pour le moment. Tu peux retourner en classe mais ne quitte pas la ville.

  • Je vous jure que c'est pas moi.

La mine déconfite Brian se leva. Il tremblait. Il était loin d'être le petit dur qu'il voulait faire croire. Il sortit.

  • Je ne pense pas que ce soit lui. Il n'a pas les nerfs assez solide pour avoir commis de telles atrocités. Conclut Kate.

  • Peut être mais je ne l'aime pas du tout. Dire que ma fille pourrait tomber sur un énergumènes de son espèce. Beurk.

  • C'est marrant ça parce que pourtant il m'a fait penser à quelqu'un que j'ai interrogé il y a quelques années .

Elle le fixa intensément jusqu'à ce qu'il comprenne de qui elle parlait.

  • Tu plaisantes là. Je ne ressemble pas à ça. Je ne suis pas si arrogant.

  • « donnez moi la fessée pour me punir je l'ai bien mérité » l'imita t-elle.

  • Mon dieu ! S'exclama t-il quand il réalisa qu'elle avait raison. Mais qu'est ce que tu fais avec un type aussi nul ?

  • C'est le passé, tu n'es plus comme ça.

  • C'est vrai que j'ai changé et tu y es pour beaucoup.

  • Je sais. Et je suis assez fière de moi. Sourit -elle.

 

Même si ils n'avaient toujours aucune idée de l'identité de l'assassin, leur visite à l'université avait portée ses fruits. Non seulement, ils avaient réussit à mettre un nom sur les visages des deux malheureuses victimes mais ils avaient peut être aussi le mobile du crime. Si les filles étaient de vraies allumeuses, comme le prétendait Brian, alors peut être avaient elles jouées avec le mauvais type. Le problème c'est que comme l'avait fait remarquer Castle un peu plus tôt, l'université comptait plus de trois mille étudiants dont plus de la moitié était des hommes sans compter le fait que l'assassin n'était peut être pas l'un d'entre eux. Elles auraient aussi bien put le rencontrer dans un bar ou dans une boîte de nuit.

La fouille de la chambre des filles en revanche n'avait rien donné de concluant mais Kate enverrait la police scientifique. Elle doutait que le crime ai eu lieu dans les dortoirs sans que personne n'ai rien vu ou entendu mais elle ne voulait rien laisser au hasard.

La journée tirait à sa fin et ils n'avaient toujours aucune piste.

  • Qu'est ce qu'on fait maintenant ? Demanda Ryan à Beckett.

  • Il est déjà dix huit heure. On apprendra rien de neuf ce soir. Rentre retrouver ta femme. Castle vous devriez y aller aussi.

  • C'est vous le chef. On se voit demain ?

  • Oui à demain.

Ryan le salua à son tour et alla rejoindre Esposito dans la salle de pause.

A peine Rick avait il franchit les portes de l'ascenseur qu'il envoya un SMS à Kate. Elle sourit en lisant ce dernier et s'empressa de lui répondre. Ils échangèrent ainsi pendant près de dix minutes. Non loin de là, Javier espionnait sa collègue avec intérêt.

  • Qu'est ce que tu fais ? Lui demanda Ryan sur le point de partir.

  • Je suis sûr que c'est Josh ?

  • Tu crois qu'ils se sont remis ensemble ?

  • Qui veut tu que ce soit d'autre en si peu de temps.

  • C'est vrai, ça se tien.

  • Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi elle garde ça secret ?

  • C'est sa vie privée.

  • Mais on est ses amis.

  • Et puis, elle vient tout juste de se réconcilier avec Castle, elle ne veut peut être pas le vexer.

  • Peut être. Mais pourquoi elle ne nous dit rien à nous ?

  • Je résoudrai ce mystère demain. Je rentre chez moi et tu devrais bien en faire autant.

 

Alors qu'elle venait d'envoyer un dernier message dans lequel elle donnait rendez-vous à Rick chez elle dans une heure, Lanie la fit sursauter en déposant un dossier sur son bureau.

  • Voilà mon rapport comme promis.

Puis elle s'affala sur la chaise de Castle en soupirant.

  • Après une journée pareille, j'ai bien besoin d'un verre, allez je t'invite, c'est ma tournée.

  • Une autre fois si tu veux bien. Je suis fatiguée et je rêve juste d'un bon bain.

  • Ok ça va j'ai compris. Comment il s'appelle ?

  • Quoi ? Qui ? Balbutia Kate.

  • Celui à qui on te doit ce visage radieux depuis deux semaines.

  • Je ne comprends pas...

  • Arrêtes ! Tu m'énerves ! Allez accouche !

Kate se sentant prise au piège ne savait plus comment s'en sortir. Il était évident qu'il était inutile de continuer à prétendre qu'il n'y avait personne dans sa vie. Pas avec Lanie. Elle ne la lâcherai pas tant qu'elle n'aurait pas un nom alors Kate lui balança le premier qui lui passa par la tête.

  • Sven... il s'appelle Sven.

  • Sven ? Grimaça Lanie. Je ne me souviens pas qu'il y avait un Sven au mariage de Ryan.

  • Qu'est ce qui te fait croire que je l'ai rencontré là bas ? Peu importe. Ce n'était pas un invité mais un employé de l'hôtel. Un des serveurs en fait.

  • Mais si il vit à Hartford, ce n'est pas très pratique non ?

  • Non...c'est vrai...

  • vous vous parlez sur Skype ?

  • Oui c'est ça. D'ailleurs on doit bientôt se connecter, et je ne voudrais pas le faire attendre. Tu sais ce que c'est.

  • Bien sûr, file et amuse toi bien.

  • Compte sur moi. A demain.

Kate s'empressa de prendre sa veste et fila à toute vitesse vers la sortie.

Lanie la regarda s'éloigner amusée et marmonna pour elle même.

  • Sven mais bien sûr.

 

 

 


jogeo1  (12.02.2017 à 10:24)

CHAPITRE 12 :

 

Le sourd fracas du pétardement d'un pot d'échappement tira Rick de son sommeil. Le bruit lui donna l'impression qu'une explosion s'était produite dans la chambre. Il regarda le cadran du radio réveil. Les chiffres vert lumineux indiquaient deux heures du matin. Kate dormait à poings fermés, lovée contre lui, une main posée sur son torse. Il la fit rouler doucement sur le dos, baisa son front et sourit lorsqu'elle voulut reprendre sa place. Il se redressa et balança ses jambes sur le côté du lit. Ses pieds se prirent dans le drap quand il se leva. Il trébucha et heurta du genou le bouton rond en cuivre du tiroir de la table de nuit. La douleur se propagea dans toute sa jambe. Il laissa échapper un juron et se rassit sur le lit en se frottant le genou.

  • Castle, tout va bien ? Murmura Kate d'une voix endormie.

  • Oui ça va. Je me suis cogné contre la table de nuit.

A présent réveillée, elle alluma la lumière.

  • Qu'est ce que tu fais ?

  • Désolé, je ne voulais pas te réveiller.

Alors qu'il était assis sur le bord du lit, en train d'enfiler sa chemise, elle sortit de sous la couette pour venir dans son dos, l'enlacer par le cou

  • Tu t'en vas ? Demanda t-elle déçue.

  • Je dois accompagner Alexis demain matin de bonne heure à un entretien.

  • Si tu me donnes 2 minutes, je suis sûr que je peux te faire changer d'avis. Murmura t-elle mutine commençant à lui mordiller le lobe de l'oreille.

  • Je sais de quoi tu es capable mais il faut vraiment que j'y ailles.

  • D'accord, je capitule pour cette fois mais ma vengeance sera terrible. Répondit-elle en le mordant un peu plus fort.

  • Aïe !!! En plus, dois je te rappeler que c'est toi qui veux garder notre liaison secrète. Si je découche tous les soirs, ça va finir par être suspect, à moins qu'on décide de ne plus se cacher ?

  • Tu sais que c'est impossible pour le moment. Si Gordon apprend ce qu'il y a entre nous, il ne te laissera plus venir au poste. Ce type n'est pas Montgomery, il ne plaisante pas avec le règlement.

  • Je pourrais au moins en parler à ma mère et Alexis ? Comme ça je n'aurais plus à me faufiler hors de ton lit en pleine nuit.

  • C'est trop risqué.

  • Elles savent garder un secret tu sais.

  • Bien sûr, c'est pas ce que je voulais dire. Écoutes, on doit vraiment prendre une décision cette nuit ?

  • Non tu as raison. Il est tard et je dois vraiment y aller. On se voit demain au poste ?

  • Tu veux dire tout à l'heure ?

  • Oui c'est vrai. Alors à tout à l'heure. Répondit-il.

Puis il se tourna vers Kate afin de pouvoir l'embrasser une dernière fois avant de partir. Elle prolongea le baiser le plus longtemps possible ne supportant pas l'idée de se retrouver seule dans ce grand lit froid. Ils se séparèrent à bout de souffle, puis échangèrent un dernier baiser avant que Castle ne réussisse enfin à partir.

Une fois seule, Kate se laissa tomber dans les draps tout en soupirant. Au fond d'elle, elle savait qu'il avait raison, ils ne pourraient pas continuer longtemps comme ça. Elle ne supportait déjà plus de passer une seule nuit sans lui.

 

De retour au loft, Rick essaya de se faire le plus discret possible afin de ne pas réveiller ses deux rouquines mais en vain. A peine avait-il franchi la porte d'entrée que la lumière illumina le séjour. Martha assise dans le canapé, l'attendait de pied ferme.

  • Mère ! Qu'est ce que tu fais encore debout à cette heure ci ?

  • Je te retourne la question. Je peux savoir d'où tu viens ? Il est trois heures du matin.

  • Je rêve ! Ne me dis pas que tu m'espionnes maintenant ! Je te signal que je vais avoir quarante ans et que j'ai passé l'âge du couvre feu.

  • Peut être mais tu es toujours mon fils et j'ai encore le droit de m'inquiéter pour toi. Alors tu vas me dire où tu étais oui ou non ?

  • Je suis désolé, mais ça ne te regardes pas ! Bonne nuit.

Il se dirigea vers sa chambre passablement énervé.

Martha avait espéré en le prenant sur le fait qu'il se sentirait obligé de lui confier son secret. Car elle en était sûr, il lui cachait quelque chose depuis plusieurs semaines maintenant et elle était bien décidée à découvrir ce que c'était. Son plan n'ayant pas fonctionné elle décida de prêcher le faux pour savoir le vrai et elle ne fût pas déçue.

  • Comment va Beckett ?

La réaction de Castle ne se fit pas attendre. La question de sa mère le figea sur place alors qu'il allait atteindre la porte de sa chambre. Il se tourna alors vers elle.

  • je ne comprends pas...

  • Oh je t'en pris Richard ! Tu étais avec elle avoue le et vu l'heure ne me dis pas que vous étiez en train de jouer au scrabble !

  • Comment ... ?

  • En fait je n'en étais pas sûr mais tu viens de confirmer mes soupçons.

  • Tu m'as piégé ? S'indigna t-il.

  • J'ai bien été obligée vu que tu ne me dis rien. Est ce que tu te rends compte que je me fais du souci pour toi depuis des mois alors que tu es tranquillement en train de roucouler. Je peux savoir depuis quand dure ce petit manège ?

  • On est ensemble depuis deux semaines.

  • Ah ben voilà ! Tout s'explique. Je comprend mieux maintenant ton changement de comportement à ton retour du Connecticut. Mais enfin, pourquoi ne pas nous en avoir parler ?

  • C'est compliqué.

  • Je regrette je ne vois pas en quoi.

  • On préfère garder notre relation pour nous quelques temps.

  • Oh et c'est une idée de Beckett je présume.

  • C'est vrai mais je comprends son choix.

  • Et bien pas moi. Quoi ? Mon fils n'est pas assez bien pour elle.

  • Ne dis pas n'importe quoi. Elle ne veut pas étaler sa vie privée sur la place publique, ce n'est pas un crime. Mais enfin tu devrais être heureuse pour moi.

  • Je le suis chéri.

  • Étant donné ta réaction, laisse moi en douter.

  • Je le suis, je t'assure c'est juste que je ne veux pas te voir souffrir à nouveau.

  • Je l'aime, plus que je n'ai jamais aimé personne.

  • Je le sais ça, et je suis sûr que Catherine t'aime aussi mais...

  • Mais quoi ? La coupa t-il.

  • Le meurtre de sa mère l'obsède.

  • C'est faux. Elle n'est plus sur l'affaire.

  • Parce qu'elle n'a pas de pistes sérieuses mais que se passera t-il le jour où un élément nouveau apparaîtra ? Es tu sûr qu'elle te fera passer avant sa soif de vengeance ?

  • Mais ça n'arrivera pas.

  • Comment peux tu en être si sûr. Elle est obstinée et elle ne laissera jamais tomber Richard.

  • J'arriverai à la convaincre. A l'éloigner de tout ça.

  • Et si ce n'est pas le cas ?

  • Je n'ai pas le choix, tu sais aussi bien que moi ce qui se passera si elle reprend l'enquête, ils la tueront et ça je ne le permettrais pas. Je ne la perdrais pas encore une fois.

  • Puisque tu en parle, elle est au courant du petit marché que tu as conclu avec cet homme mystérieux ?

  • Non.

  • Tu joues avec le feu là chéri. Si elle apprend que tu lui cache des informations sur...

  • Elle ne doit pas savoir, jamais. Promets moi que tu ne lui en parlera pas.

  • Ne craint rien, je ne lui dirai rien, c'est à toi de le faire.

  • Je ne peux pas faire ça.

  • Richard tu veux vraiment commencer une relation sérieuse avec elle par un mensonge ?

  • Tu ne comprends pas, si je la met au courant non seulement elle ne me le pardonnera jamais mais elle foncera tête baissée dans la gueule du loup.

  • C'est toi qui voit mais fait attention à ne pas te brûler les ailes.

  • Ne t'en fais pas pour moi, je sais ce que je fais.

Sur ces dernières paroles, il embrassa sa mère sur la joue puis alla se coucher. Cette dernière le regarda s'éloigner tout en marmonnant pour elle même :

  • Je l'espère chéri, je l'espère.

 

 

Kate n'avait pas réussit à retrouver le sommeil après le départ de Rick. Elle n'aurait jamais pensé avoir autant besoin d'un homme avant de le rencontrer. Elle en était arrivée à ne plus pouvoir s'endormir sans lui, sans ses bras autour d'elle. Qui l'aurait cru ? Certainement pas elle qui se voulait être une femme indépendante et pourtant ?

C'est donc avec la mine fatiguée qu'elle arriva au poste le lendemain matin. Rick arrivant plus tard, elle ne pouvait même pas compter sur son café pour se réveiller, elle se dirigea donc vers la machine à café afin de se préparer son breuvage elle même. Les gars étaient déjà installés à une table avec Lanie.

  • Salut tout le monde !

  • Salut ma grande, bien dormi ? Oh à voir ta tête, j'ai l'impression que la nuit à été plutôt agitée. Et comment va Sven ?

Kate répondit à la question de Lanie par une regard noir.

  • Quoi ? Se défendit la métisse.

  • Qui est Sven ? Demanda Ryan intrigué.

  • Le nouveau petit ami de Kate ! S'empressa de répondre Lanie amusée par la situation. Elle l'a rencontré à ton mariage Kevin. Il est serveur c'est ça ?

  • C'est ça.

  • C'est super ça. Il faudra que tu nous le présente. On pourraient se faire un dîné à quatre avec Jenny.

  • Oui c'est une idée.

De plus en plus mal à l'aise, Kate ne savait plus comment se sortir de ce pétrin et elle fut soulagée lorsqu'un des officiers l'interpella.

  • Lieutenant Beckett ?

  • Oui Johnston

  • Il y a là une jeune fille qui désire vous parler.

  • A quel sujet ?

  • Elle dit que c'est capital. C'est au sujet des deux victimes de central park. Je crois que c'est une amie à elles et elle a vraiment l'air bouleversé.

  • Très bien, j'arrive.

Kate pénétra dans la salle de pause. Une jeune fille au regard perdu l'attendait sagement assise.

  • Bonjour mademoiselle, je suis le lieutenant Beckett.

Sarah ne savait plus quoi penser. Sa détermination de la matinée avait fondue comme neige au soleil au fil des minutes passées à attendre dans cette pièce.

  • Bonjour, je m'appelle Sarah Kent, et...

Elle s'arrêta net. Sa voix tremblait. Elle savait qu'une fois la lettre dévoilée, elle ne pourrait plus reculer.

  • je comprends que vous soyez sous le choc. Fit Kate. Vous voulez que j'aille vous chercher un verre d'eau, un café ?

  • Non merci.

Sarah sentit son stress diminuer. Cette femme avait vraiment l'air à l'écoute.

  • Quel âge avez-vous Sarah ? Demanda Kate.

  • J'ai vingt ans, vingt et un cet été.

  • Etudiante ?

  • Oui. Cela fait deux ans et demi que je suis inscrite à l'université de New York. Avant j'habitais à Sherrill.

Un signal retentit dans le cerveau de Kate. La ville d'où venaient les victimes.

  • Vous êtes résidentes ? Demanda t-elle en cachant sa subite monté d'excitation.

  • Oui. Je suis sur le campus.

Kate s'enfonça dans son fauteuil et lui sourit.

  • Moi aussi j'ai été interne. Pas toujours évident d'être loin de ceux qu'on aime. Mais on se fait de nouveaux amis.

Sarah approuva et tenta de sourire.

  • Je connaissais Amy et Lucy. On était copines à Sherrill. On a eu nos examens la même année et intégrées l'université ensemble.

  • Vous étiez toujours intimes dernièrement ?

Sarah détourna le regard vers la fenêtre. Elle avait touché juste.

  • Non.

Elle prit le temps d'une respiration et ajouta :

  • Nous avons pris des voies séparées.

  • Que s'est il passé ?

  • Amy et Lucy sortaient souvent le soir et traînaient avec des gens que certains qualifieraient de peu fréquentables.

  • Tout n'est qu'une question de point de vue.

  • N'allez pas croire que je les blâmes, j'étais comme elles avant d'arriver ici. Mais dès le premier trimestre j'ai compris que je devrais m'accrocher pour passer la première année. Je n'avais plus le temps pour les sorties. Alors on s'est éloignées.

  • Vous le regrettez ?

  • Ce que je regrette c'est qu'elles soient mortes d'une façon aussi horrible. Vous savez qui leur a fait ça ? Demanda t-elle au bord des larmes.

  • Pas pour le moment mais je vous promets que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour mettre ce monstre derrière les barreaux.

 

Ryan et Esposito, toujours à la machine à café, n'en revenaient toujours pas de l'annonce de Lanie. Comme ça, Beckett avait réellement un petit ami. Ils se demandaient ce que ce Sven avait de si spécial pour avoir réussit à faire craquer leur amie aussi rapidement.

  • Je t'avais bien dit qu'elle était bizarre depuis ton mariage. S'exclama Javier.

  • Pauvre Castle ! Lui qui lui court après depuis presque quatre ans et elle elle tombe amoureuse du premier venu. Comment tu crois qu'il va prendre la nouvelle ?

  • Mal. Évidemment.

  • Après tout, il n'est pas obligé de le savoir ?

  • Ne dis pas n'importe quoi, il va bien finir par l'apprendre surtout maintenant que Lanie est au courant.

  • Alors qu'est ce qu'on fait ?

  • Je pense que ce sera plus facile pour lui si il l'apprend de la bouche d'un ami plutôt que par des bruits de couloir.

  • T'en as de bonnes toi. Et on s'y prend comment ? Tu te vois lui dire : Eh Castle tu connais la dernière ?

  • Non quoi ?

Ryan et Espo se retournèrent d'un seul coup comme un seul homme surpris par l'arrivée de Castle.

  • Eh Castle ! Quelle bonne surprise ! S'écria Esposito après un bref moment de silence.

  • Tu veux un café ? Enchaîna Ryan en se précipitant vers le percolateur.

  • Heu...oui...merci. Les gars, vous êtes sûr que ça va ? Demanda Rick surpris par le comportement étrange des deux lieutenants.

Il prit ensuite place à une table et Ryan ne tarda pas à lui apporter son café.

  • Où est Beckett ? Demanda t-il surpris de ne pas l'avoir vu en arrivant.

Ryan et Espo échangèrent un regard inquiet, tout deux ne sachant pas comment aborder le sujet petit copain de Beckett. En les voyant faire des têtes d'enterrement, Rick eut soudain un mauvais pressentiment.

  • quoi ? Il lui est arrivé quelque chose ?

  • Non ! Non elle va bien, elle va même très bien. Le rassura aussitôt Ryan. Elle est à côté avec l'une des amies des victimes.

  • Alors c'est quoi le problème. Vous en faites de ces têtes.

  • C'est juste que...Ryan a quelque chose à t'apprendre.

  • Quoi ?! Riposta Ryan devant le coup bas de son coéquipier. Pourquoi moi ?

  • Parce que c'est de ta faute quand on y réfléchi bien.

  • Et on pourrait savoir en quoi c'est de ma faute ?

  • C'est arrivé le jour de ton mariage, pas du mien.

Rick les regardaient se chamailler et se renvoyer la balle comme sur un court de tennis. De toute évidence les gars avaient un aveu à lui faire et se chamaillaient pour savoir qui devrait s'acquitter de la tâche. A parement, il ne s'agissait pas d'une bonne nouvelle.

  • C'est trop facile. Enchaîna Ryan

  • Mais c'est la vérité. Rétorqua Esposito.

  • Les gars. Essaya de les calmer Castle.

Mais ils avaient totalement fait abstraction de lui, trop occupé à se renvoyer la balle. Et c'est là que excédé par les accusations injustifiées de Javier, Kevin balança sans s'en rendre compte.

  • Ce n'est quand même pas moi qui ai dit à Beckett de coucher avec lui !!!

Surpris par les propos de Ryan, Castle qui venait juste d'absorber une gorgée de café recracha tout devant lui. Ce geste arrêta net la dispute des gars qui venaient de réaliser qu'ils avaient lâché la bombe par inadvertance.

  • Comment vous êtes au courant ? Fini par demander Castle une fois remis du choc.

  • C'est Lanie qui nous l'a appris ce matin.

  • Parce qu'elle est au courant elle aussi ?

  • Oui c'est Beckett qui le lui a dit.

  • Beckett le lui a dit ?

  • Mais attend une minute ? Demanda Javier surpris par les propos de l'écrivain. Tu étais au courant ?

  • Si j'étais au courant ? Évidement j'étais aux premières loges.

  • Alors tu les as vu ? S'étonna Kevin.

  • Qui ?

  • Et bien Beckett et son petit ami, ce Sven

  • On est vraiment désolé pour toi vieux. Compati Espo.

Un merci hésitant fut tout ce que Rick réussit à sortir. Il commençait seulement à comprendre ce qui venait de se passer. Kate s'était inventé un petit ami afin que personne ne la soupçonne d'entretenir une relation intime avec lui. Et lui avait bien faillit tout faire capoter.

 

Face à Kate, Sarah avait retrouvé son calme et une certaine lucidité de l'esprit. Elle avait surtout compris qu'il valait mieux qu'elle se taise. Si elle parlait, elle deviendrait la suspecte n°1 et surtout, ils commenceraient à fouiller dans sa vie d'adolescente. Elle n'en avait absolument aucune envie.

  • Je crois que je vais y aller. Je suis désolée de vous avoir fais perdre votre temps. Je voulais juste savoir où vous en étiez. Nous avons été très proches. Vous comprenez ?

Kate la scruta en conservant un sourire prévenant. Cette fille ne disait pas tout, elle en était persuadée. Elle pouvait lui demander de rester mais sans aucune charge concrète, elle n'obtiendrait rien, tant qu'elle ne se déciderait pas à parler d'elle même.

  • Vous n'avez pas à vous excuser et toutes mes condoléances pour vos amies.

Sarah ouvrit la porte et se retourna pour dire au revoir.

  • Au revoir répondit Kate qui se leva à son tour. Au fait si un détail voue revenait, n'hésitez surtout pas à m'appeler.

Elle sortit de sa poche une carte de visite.

  • C'est mon numéro de portable. De jour comme de nuit.

Sarah hésita un court instant, prit la carte et quitta la pièce. Dans le couloir elle croisa Castle qui la gratifia d'un sourire puis ce dernier alla retrouver sa muse.

  • Salut. Dit il à cette dernière avec un sourire discret.

  • Salut. Répondit Kate avec le même sourire.

  • Tu m'as manqué cette nuit. Murmura t-il.

  • Toi aussi.

Sans s'en rendre compte, ils s'étaient rapprochés dangereusement et ils durent lutter de toutes leur forces pour ne pas succomber à la tentation de fondre sur les lèvres de l'autre et se contentèrent d'un effleurement de la main.

  • qui était ce ? Finit par demander Castle histoire de penser à autre chose qu'à sa partenaire.

  • Sarah Kent. Elle connaissait bien les victimes.

  • Et qu'est ce qu'elle voulait ?

  • Je ne sais pas trop. Elle a prétendu être venue prendre des nouvelles.

  • Et tu n'y crois pas.

  • Non. Je pense qu'elle sait quelque chose mais qu'elle a peur de parler.

  • Et tu n'as pas essayé de lui tirer les vers du nez ?

  • Je n'ai absolument rien contre elle et puis de toute évidence elle n'a rien à voir avec la disparition de ses amies mais je pense qu'on devrait concentrer nos recherches sur le passé de ces trois jeunes filles.

 

 


jogeo1  (26.02.2017 à 12:21)

CHAPITRE 13 :

 

De retour au bureau de Kate, ils décidèrent de faire un point sur l'avancée de l'enquête, et s'aperçurent à leur grande déception qu'ils étaient nul part. Aucun suspect en vu pour le moment et notre fine équipe commençait à se démoraliser. Le capitaine Gordon les observaient de son bureau. Il n'aimait pas la complicité apparente de ces deux là et les avaient à l’œil. Après un bref moment d'hésitation, il se décida à aller aux nouvelles.

  • Bonjour, alors où en est on de l'affaire de central Park ?

  • Nous avons interrogés des amis des victimes et à parement elles aimaient beaucoup faire la fête, à par ça, nous n'avons pas beaucoup avancé. Expliqua Beckett à son supérieur.

  • Vous croyez qu'il s'agit d'un tueur en série ?

  • C'est possible, tout comme il est possible que ce ne soit qu'une vengeance. Nous n'écartons aucune piste, pas même les plus improbables.

  • Et les pistes improbables c'est votre spécialité. Lança Gordon avec un ton de mépris dans la voix en fixant clairement Castle.

  • Monsieur... commença à protester Kate devant l'allusion du Capitaine.

  • Dois je vous rappeler lieutenant Beckett que cette enquête fait la une des médias. Je veux des résultats. Tous nos concitoyens comptent sur nous. Si nous voulons retrouver un peu de calme dans les jours à venir, nous devons les rassurer en mettant la main sur ce tueur ! Est ce bien clair !

  • Oui Monsieur. Répondit Kate d'un ton froid.

  • Bien. Cette réunion est terminée. Au boulot.

Gordon quitta la pièce et retourna dans son bureau.

  • C'est moi ou ce type ne m'aime pas beaucoup.

  • Laisse tomber. Ce type n'aime personne.

Ayant assisté à l'altercation de loin, les gars se rapprochèrent.

  • Qu'est ce qu'il voulait ? Demanda Esposito.

  • Des résultats. Répliqua Kate.

  • Ça tombe bien, j'ai peut être quelque chose.

Ryan tendit alors le dossier qu'il avait dans les mains à sa collègue.

  • Qu'est ce que c'est ? Demanda celle-ci.

  • Le rapport de la scientifique sur la fouille de la chambre des filles. Nos experts ont trouvés des empreintes digitales un peu partout qui n'appartenaient pas aux filles. Comme si on avait fouillé méticuleusement la pièce.

  • Elles sont à qui ? demanda Castle

  • Larry Brooks. Répondit aussitôt Kate qui était en train de prendre connaissance du rapport. Et ce jeune homme serait un habitué des lieux peu fréquentables. Les gars, je veux que vous fouillez dans le passé de Lucy et d'Amy. Quelque chose me dit qu'il s'est passé quelque chose quand elles étaient adolescentes, et je veux savoir quoi. Et enquêtez aussi sur Sarah Kent. Ces 3 filles sont liées par un secret, j'en mettrais ma main à couper. Pendant ce temps, Castle et moi allons rendre visite à Brooks. Vous venez Castle, je vous emmène visiter les beaux quartiers.

 

 

La voiture s'engagea sur Hampton street, dans les bas quartiers. Les services municipaux étaient bien moins efficaces que dans les autres parties de la ville. Les poubelles débordaient d'un tas d'immondices qui dégageaient une sale odeur. Les façades des bâtiments n'avaient pas été rénovées depuis leur construction. Tout partait à l'abandon.

Kate se gara devant l'immeuble de Brooks. Ils descendirent de la voiture et Kate sonna à l'interphone.

  • Je ne vois pas de jeunes étudiantes traîner dans ce genre de coin. Ne put s'empêcher de faire remarquer Castle.

  • Qui sait, elles étaient peut être attirées par les mauvais garçons.

  • En parlant de mauvais garçon, comment va Sven ?

  • Oh non ! Tu es au courant pour ça ? Grimaça t-elle. Je voulais t'en parler et...

  • Et...

  • C'est à cause de Lanie, je ne sais pas comment mais elle a su que je voyais quelqu'un et elle m'a posé des questions. Tu connais Lanie, elle ne m'aurait plus lâché. J'ai paniquée, je ne savais plus quoi faire alors j'ai inventé ce type.

  • Mais enfin, qui va s'inventer un petit ami serveur qui s'appelle Sven de sur-crois ?

  • Elle m'a prise au dépourvu d'accord, et tout le monde n'a pas ton imagination.

  • Ça c'est certain. Mais serveur ! Tu n'aurais pas pu dire qu'il était je ne sais pas moi... astronaute par exemple.

  • Astronaute, vraiment !

Kate sonna une deuxième fois, toujours pas de réponse. Elle redescendit l'escalier extérieur situé sur la façade de l'immeuble et recula jusqu'au bord du trottoir. Elle leva la tête pour essayer de voir si il y avait quelqu'un au deuxième étage et c'est alors que la porte de l'immeuble s'ouvrit. Une vieille femme en sortit, tenant un petit chien en laisse. Elle portait des vêtements démodés et une coiffure d'une autre époque.

  • Excusez-moi madame, vous habitez dans cet immeuble ? Lui demanda alors Rick.

  • Qui êtes vous ? Fichez moi la paix ! Le rabroua la vieille femme tout en commençant à descendre quelques marches.

Il lui tendit alors le bras pour l'aider à descendre.

  • Bas les pattes espèce de petit voyou.

  • Madame, je suis de la police. Nous menons une enquête sur un double homicide. Vint Kate à la rescousse de son partenaire.

  • Vous êtes avec ce bellâtre ! Alors dites lui de me laisser tranquille. Je n'ai besoin de personne.

  • Je voulais juste être poli. Se défendit Rick.

Une voiture passa à toute vitesse. Une musique hip hop en sortait à plein volume.

  • Vous avez parlé d'un double homicide ?

  • Oui. Lucy Barton et Amy Paich. Vous en avez peut être entendu parler ?

La vieille femme exhala un râle de compassion.

  • Les pauvres gamines. Si c'est pas malheureux ! Vous vous rendez compte, elles avaient à peine vingt ans. Que voulez-vous savoir au juste ?

  • Nous aimerions parler à Larry Brooks. Je crois qu'il habite dans cet immeuble.

A l'expression de son visage, Kate compris que la vieille femme voyait très bien de qui il s'agissait.

  • Un petit voyou. Il y a sans cesse des gens bizarres qui passent chez lui. Et la musique ! Elle n'arrête jamais.

  • Vous aviez déjà vu Lucy ou Amy venir chez lui ?

  • Je ne crois pas. Par contre, il y a tout le temps toute sorte de filles de très mauvais genre qui viennent chez lui. Je vous l'ai dis, c'est un sale type.

Elle s'interrompit brusquement et jeta un regard soupçonneux vers Kate.

  • Vous croyez que c'est lui le tueur ?

  • Nous n'en savons rien, nous voulons juste nous entretenir avec lui.

  • Mon dieu ! Surtout ne lui dite pas que j'ai dis ça sur lui. Vous croyez qu'il est vraiment dangereux ?

Elle avait vraiment peur, Castle décida de la taquiner un peu. Ça lui apprendrait à être plus aimable de prime abord.

  • Je crois qu'il a déjà fait de la prison pour meurtre. Fermez bien votre porte en rentrant chez vous.

Kate lui lança un regard noir qui lui fit regretter sa petite blague sur le champ puis elle posa une main affectueuse sur l'épaule de la vieille dame.

  • Cela vous ennuierait il de nous ouvrir ? Nous voulons nous assurez qu'il n'est pas chez lui. Il ne répond pas à l'interphone.

La vieille dame remonta les quelques marches et leur ouvrit la porte. Ils entrèrent dans l'immeuble. Tout était délabré. Les peintures s'écaillaient, rongées par la moisissure, et une odeur de vétusté les prit à la gorge.

  • Je peux savoir pourquoi tu veux effrayer cette pauvre femme ?

  • Elle m'a traité de bellâtre.

  • Mais enfin tu as quel âge ?

  • Désolé, tu as raison, c'était puéril.

Ils montèrent l'escalier et s'arrêtèrent au deuxième étage. Après avoir trouvé la porte de l'appartement de Larry, ils frappèrent mais personne ne répondit. Plus loin dans le couloir, une porte s'ouvrit en grand.

  • C'est pas bientôt fini ce bordel ?!

Une homme sortit de l'appartement. Le visage congestionné, le crâne rasé, une barbe mal entretenue. Il portait un maillot de corps tâché qui laissait deviner son ventre de buveur de bière.

Castle réprima un frisson de dégoût.

  • Excusez-nous, nous cherchons Larry Brooks ? L'interpella Kate.

  • Il est pas chez lui. Je ne l'ai pas vu du week end. Pourquoi vous voulez le voir ? Vous êtes flics ?

  • Oui et nous enquêtons sur un double homicide.

Kate sortit deux photos de sa poche et les lui montra.

  • Vous avez déjà vu ces jeunes filles dans le coin ?

  • Oui. Elles traînaient souvent avec cette loque de Larry.

  • Et vous les avez-vu traîner chez lui ce week end ? Demanda alors Castle.

  • Ben non. C'est ce que j'essayais de vous dire. Il est pas chez lui. Depuis Vendredi soir jusqu'à aujourd'hui, pas un bruit.

  • Merci Monsieur.

Alors que l'homme disparaissait dans son appartement Castle se tourna vers Kate.

  • Tu crois qu'après avoir tué les filles, Brooks a prit la fuite ?

  • C'est une possibilité.

Puis elle décrocha son téléphone pour appeler les gars.

  • Ryan ! C'est Beckett ! J'ai besoin d'un mandat pour l'appartement de Brooks et trouve moi ce qu'il a comme voiture et lance un avis de recherche. Merci.

 

La perquisition de l'appartement de Brooks n'avait rien donné, et l'enquête de voisinage avait révélé que personne n'avait revu Larry depuis vendredi soir. C'est à dire bien avant que l'on découvre les cadavres.

Le capitaine Gordon avait changé de comportement et semblait beaucoup plus serein que dans la matinée. Il avait même convoqué Kate dans son bureau en fin d'après midi pour la félicité de la conduite de cette affaire. Elle le remercia mais l'informa qu'elle ne serait totalement satisfaite que lorsque le suspect serait appréhendé et qu'il aurait avoué. Car même si elle ne l'évoqua pas devant Gordon, elle ne comprenait toujours pas le mobile de ce massacre. Seul Brooks détenait la clé mais il était toujours introuvable.

Il était près de vingt heure quand Kate quitta enfin le poste. Elle était épuisée mais la perspective de sa soirée lui redonna de l'énergie. Martha et Alexis s'étaient absentés deux jours, pour aller visiter des universités et Rick l'avait tout naturellement invitée à passer ces deux jours au loft en sa compagnie. Quand elle arriva, il l'attendait de pied ferme. Elle n'eut pas le temps de frapper à la porte que celle-ci s'ouvrit. Rick se tenait dans l'encadrement.

  • Entre, j'ai fais livrer des pizzas.

Kate sourit et entra dans le loft. Heureusement que Castle était à ses côtés. Il avait le don de lui faire oublier tous ses problèmes. Elle le serra tendrement dans ses bras et lui déposa un baiser sur les lèvres.

  • On ne parle pas boulot ce soir. J'en ai ma claque pour aujourd'hui.

  • Ça tombe bien, je n'en avais aucune envie. Soirée télé, ça te va ? Proposa Rick la sentant à bout de force.

  • C'est parfait !

Ils mangèrent leurs pizzas accompagnées d'une bonne bouteille de vin français puis se jetèrent sur le canapé et regardèrent une énième rediffusion de Blade Runner lovés l'un contre l'autre. Quand le générique de fin apparut sur l'écran, Kate éteignit la télévision et passa sa main sous le pull de Rick. Ils commencèrent à s'embrasser mais quand les mains de Kate s'attardèrent sur la ceinture de son écrivain, celui-ci sauta du canapé.

  • Pas maintenant, avant j'ai quelque chose pour toi.

Kate fit une moue de frustration.

  • Ok mais tu ne perds rien pour attendre.

Il lui fit un clin d’œil et attrapa sa veste. Il en sortit un sachet qu'il lui tendit.

  • Qu'est ce que c'est ?

  • Ouvre le tu verras bien.

Kate pris le sachet. D'une main impatiente, elle en extirpa un petit paquet délicatement enrubanné. Son visage reflétait une curiosité jubilatoire. Elle arracha sans précaution le précieux emballage, pour découvrir un écrin. Alors avec douceur elle l'ouvrit. Un pendentif en forme de deux cœurs entrelacés sertis de diamants étincelait dans son coffret.

  • Tu es fou ! Ça doit coûter une fortune !

  • Il te plaît ? Lui demanda t-il avec une certaine appréhension.

  • Si il me plaît ? Rick il est magnifique. Dit elle en le sortant de son écrin.

Elle le posa au creux de sa main pour l'admirer à la lumière.

  • C'est trop ! Je ne peux pas l'accepter.

  • Pourquoi ? C'est un cadeau et un cadeau ça ne se refuse pas.

  • Mais...

  • Il n'y a pas de mais, si c'est le prix qui t'embête ce n'est rien pour moi.

  • C'est bien ça le problème, jamais je ne pourrais te faire de cadeau aussi beau.

  • Tu m'as déjà fais le plus beau cadeau qui soit.

Elle le regarda intensément sans comprendre de quoi il parlait alors tout naturellement il s'expliqua.

  • Tu m'as ouvert ton cœur.

Émue par cette déclaration inattendue, une larme roula sur sa joue. Elle le pris dans ses bras et l'embrassa tendrement.

  • Tu me le mets ?

Elle lui tourna le dos et souleva sa chevelure. Il attacha la petite chaînette et finit en lui déposant un baiser sur la nuque.

  • Comme ça je serai toujours un peu avec toi.

  • Je l'adore, jamais je ne m'en séparerai.

En silence, et à la seule lumière d'une petite lampe posée sur le bahut, ils se déshabillèrent mutuellement et firent l'amour.

  • Je t'aime, lui souffla t-il à l'oreille après un dernier soubresaut orgasmique.

  • Je t'aime Rick, dit Kate en le serrant de toutes ses forces contre elle.

 

 

Larry entendit un bruit de porte qui s'ouvrait. Son cœur bondit dans sa poitrine. Il était au bord de l'épuisement, attaché sur cette chaise dans le noir. Il se mit à trembler. Il n'aurait su dire depuis combien de temps il était ainsi, enfermé.

Son dernier souvenir c'était de s'être fait kidnapper en allant fournir un nouveau client. Il avait vaguement conscience d'avoir téléphoné à Amy et Lucy.

Un rai de lumière apparut sous la porte juste en face de lui. Assoiffé et affamé, il avait vidé sa vessie sous lui. Il avait tenté jusqu'à s'en arraché la peau de briser les liens qui le fixaient à la chaise elle même solidement scellée au sol.

Des bruits de pas se rapprochèrent. Une clé s'inséra dans la porte qui s'ouvrit et révéla la stature d'un homme massif. L'homme alluma la lumière et fit quelques pas en avant.

  • Je vous en prie, laissez moi partir.

  • Tu n'as pas été un garçon très sage Larry. Fit l'homme.

  • Pitié !! ne me tuez pas. Implora le jeune homme.

L'homme s'approcha de lui et imbiba un mouchoir d'éther.

  • Pitié.

D'une poigne puissante, il le saisit au menton et lui appliqua le mouchoir sur le visage. Larry essaya de se dégager mais très vite ses muscles l'abandonnèrent et il sombra dans l'inconscience.

 


jogeo1  (05.03.2017 à 19:49)

J'ai essayé d'écrire un chapitre un peu plus léger avant de replonger nos héros dans leur enquête. J'espère que cela vous plaira. Bonne lecture.

 

CHAPITRE 14

 

 

C'est le jour qui commençait à percer à travers les stores de la chambre qui réveilla Kate. Inconsciemment elle porta sa main à son cou, et frôla le magnifique bijou que Rick venait de lui offrir. Elle sourit en repensant à la merveilleuse soirée qu'ils avaient passées. Leur première au loft. Elle rêvassait quand une alléchante odeur parvint à ses narines. Rick devait être en train de préparer le petit déjeuné. Elle s'empressa d'enfiler sa chemise qui portait encore son odeur et fila le rejoindre à la hâte. Elle voulait profiter de chaque petit moment avec lui. Dans une heure ils seraient de retour au poste et ils devraient continuer à prétendre qu'ils n'étaient que collègues et Kate devait admettre que cette situation était de plus en plus frustrante mais ils n'avaient pas le choix si ils voulaient continuer à enquêter ensemble. Elle ne voulait pas d'un autre partenaire. Si il lui était de plus en plus difficile de cacher ses sentiments, il le serait encore plus de ne plus avoir Rick à ses côtés dans ses enquêtes. Mais cela voulait il dire qu'ils devraient se cacher éternellement ?

Arrivée dans le salon, elle fut surprise de ne pas y trouver son homme et puis elle tomba sur le petit mot qu'il lui avait laissé près d'une rose rouge qu'il avait disposée dans un soli-flore. Kate se saisit du vase pour humer le parfum de la rose puis lut le petit mot :

« Plus de jus d'orange. Suis parti en chercher. Je n'en ai pas pour longtemps. »

Elle décida de lui faire une petite surprise à la façon de Kate Beckett qui, elle en était sûr, le comblerait. Elle alla donc s'installer sur le sofa, déboutonna sa chemise et décida de l'accueillir dans une position plus que suggestive. Elle ne dut pas attendre plus de cinq minutes avant d'entendre la clé tournée dans la serrure. Elle ouvrit alors en grand les pans de sa chemise dénudant son corps à la vue de Rick quand il franchirait la porte.

  • Alors bébé, prêt pour un troisième round ?

Finalement la surprise fut pour Kate, malheureusement pour elle. A peine avait elle terminé sa phrase que Martha et Alexis apparurent dans l'encadrement de la porte. Mortifiée de honte, Kate s'empressa de se recouvrir avec sa chemise et courut se cacher dans la chambre de Rick en proférant des « oh mon dieu » à n'en plus finir.

Quant aux deux rousses elles restèrent plantées dans l'entrée en se demandant ce qui venait de se passer quand Castle apparut à son tour en sifflotant, avec un sac de chez l'épicier dans la main. Surpris lui aussi par la présence de sa mère et de sa fille, il lâcha son sac de course.

  • Mais qu'est ce que vous faites ici, je croyais que vous deviez rentrer seulement demain ?

  • Grand-mère ne se sentait pas très bien alors on est rentrées plus tôt mais maintenant c'est moi qui ai la nausée.

Sans rien ajouter d'autre, Alexis jeta un regard noir à son père et monta quatre à quatre les escaliers.

  • Qu'est ce qui lui prend ? Demanda ce dernier devant la réaction de sa fille.

  • Laisse je m'en occupe. Toi va voir Katherine.

  • Mais...

Ne comprenant rien à la situation, Rick écouta sa mère et alla rejoindre Kate dans la chambre alors que Martha montait à son tour à l'étage.

Quand Rick pénétra dans la chambre, il trouva une Kate toute retournée qui finissait de s'habiller. Elle s'activait dans tous les sens et était visiblement très énervée.

  • Qu'est ce qui se passe ? Lui demanda t-il.

Elle ne semblait même pas avoir conscience de sa présence dans la pièce et continuait son remue ménage.

  • Eh ! Insista t-il en lui saisissant le bras et en la forçant à s'asseoir avec lui sur le lit.

  • Tu veux savoir ce qui se passe ? Je suis tombée sur ta mère et ta fille dans le salon. Je croyais qu'elles étaient absentes pour deux jours ? Demanda t-elle d'un ton accusateur.

  • Oui elles sont rentrées... attends une minute, est ce que tu insinues que je t'ai menti ?

  • A toi de me le dire ! C'est bien toi qui voulait leur annoncer notre relation.

  • C'est vrai mais jamais je ne t'aurais piégée de la sorte ! Je n'arrive pas à croire que tu puisses penser ça. Se vexa t-il.

  • Excuse moi. Pardon. Se calma t-elle, s'en voulant de lui avoir lancé des accusations injustes.

  • Bon elles savent que tu as passé la nuit ici. Je sais que ça t'embête mais on aurait bien été obligé de leur dire un jour ou l'autre et puis de toute façon ma mère était déjà au courant pour nous.

  • Quoi ! Tu le lui as dis sans me consulter avant ! S'énerva t-elle à nouveau.

  • Je ne lui ai rien dit du tout, elle l'a deviné toute seule. Il semblerait que ni toi ni moi soient très doués pour cacher nos sentiments.

  • Je ne vois pas ce que je viens faire là dedans ?

  • Tu t'es bien faite grillée par Lanie toi.

  • Peut être mais elle ne sait pas que c'est avec toi que je sors.

  • Ah oui, Sven j'avais oublié. Tu voulais que je fasse quoi ? Que moi aussi je m'invente une copine imaginaire ?

  • ...

  • Mais enfin pourquoi ça te contrarie tant que ça que ma famille le sache ?

  • C'est pas ça. C'est juste que je ne voulais pas que ta fille l'apprenne de cette façon. C'est si...si humiliant.

  • Humiliant ? De sortir avec moi c'est humiliant !

  • Non !!

  • Mais enfin de quoi tu parles, je ne comprends rien.

  • Elles ne t-on pas raconté ? Demanda Kate, prenant tout à coup conscience que Rick n'était pas au courant de l'incident.

  • Raconté quoi ?

  • Quand elles ont franchis la porte, j'étais persuadée que c'était toi et...et...

  • Et quoi ?

  • J'étais allongée sur le canapé, et je portais mon pendentif

  • Je ne vois pas ce qu'il y a d'humiliant.

  • Seulement mon pendentif.

  • Tu veux dire que tu étais...

  • Nue comme un vers.

  • Oh !

Kate s'effondra alors sur le lit, cachant son visage dans les couvertures. Rick lui comprenait tout à coup la réaction de sa fille.

  • Je veux mourir

  • J'aime autant pas.

Puis passant une main affectueuse dans son dos il ajouta :

  • Allez c'est pas la fin du monde !

  • Pas la fin du monde !! s'écria t-elle en se redressant, ce qui le fit sursauter. Attends que mon père te surprenne à poil dans son salon et on en reparle.

  • Ça non plus, j'aime autant pas. Grimaça t-il en imaginant la scène. Allez viens prendre ton petit déjeuné.

  • Non écoutes, je vais au poste voir si on a du nouveau sur Brooks. On se voit plus tard.

Elle déposa un rapide baiser sur ses lèvres et sortit de la pièce. Elle n'avait qu'une envie, fuir la scène du crime (en quelque sorte). Elle fut soulagée de constater que ni Martha ni Alexis ne se trouvaient dans les parages. Elle n'avait pas la force de les affronter pour le moment. Elle se précipita alors vers la sortie et claqua la porte d'entrée.

Une fois Kate partie, Rick alla retrouver Alexis. Il devait avoir une conversation avec sa fille et le plus tôt serait le mieux. Il monta alors à l'étage et frappa à la porte de la chambre de la jeune fille. Il n'attendit pas la réponse et passa la tête par l’entrebâillement de la porte. Alexis était assise sur son lit avec sa grand-mère qui essayait de la calmer.

  • Je peux entrer ?

  • Je vous laisse.

Martha déposa un baiser sur le front de sa petite fille et déposa une tape amicale sur le bras de son fils avant de disparaître.

  • Qu'est ce que tu veux ?

  • Écoutes chérie, je suis désolée pour ce qui c'est passé dans le salon tout à l'heure.

  • Je sais que tu es en colère mais..

  • En colère ? Non je suis furieuse. Tu as une nouvelle petite amie et tu ne m'as rien dis. Et si je n'avais pas surprise Beckett tout à l'heure, je ne serais toujours pas au courant. Tu comptais me l'annoncer quand ? Le jour de votre mariage ou alors à la naissance de votre premier enfant ?

  • Alexis...

  • Quoi Alexis ? Je sais que c'est ta vie privée mais moi aussi j'en fais partie ou du moins j'en faisais parti.

  • Évidement que tu en fais partie tu es même la partie la plus importante.

  • Alors pourquoi tu ne m'as rien dis ?

  • Je voulais le faire mais j'attendais juste le bon moment. Et je suis sincèrement désolé que tu l'ai appris de cette façon et Kate encore plus crois moi. Elle ne sais plus où se mettre.

  • C'est sûr que je n'aimerai pas être à sa place.

  • Alors tu me pardonnes ?

  • Elle te rends heureux ?

  • Oui

  • Alors je te pardonnes.

Castle sera alors très fort sa fille dans ses bras, soulagé.

  • Mais tu diras à Beckett que si elle te fais du mal, elle aura à faire à moi. Ajouta Alexis une fois leur étreinte terminée.

  • Promis, je lui passerais le message.

  • Et si on allait prendre le petit déjeuné, je meurs de faim.

La jeune fille attrapa son père par la main et l'entraîna hors de sa chambre.

 

 

Ryan intercepta Espo dès son arrivée au poste. Le lieutenant avait l'air tout excité.

  • Je peux savoir ce qui te rends si guai de si bon matin.

  • J'ai trouvé la solution pour faire oublier Beckett à Castle.

  • Écoutes, je ne crois pas que l'on doivent se mêler des histoires de Beckett et de Castle. Et puis entre nous, il n'a pas l'air de si mal le prendre que ça.

  • Justement. C'est la preuve qu'il ne va pas bien. Il est en plein déni pour le moment mais quand il va vraiment réaliser on va le ramasser à la petite cuillère.

  • Et depuis quand tu fais de la psychanalyse toi ? Laisse tomber, alors c'est quoi ta solution miracle.

  • Ta da !! s'écria Kevin en tendant un prospectus à son coéquipier.

  • Un concours de pêche ?! C'est ça ta solution ! Tu es tombé sur la tête ma parole !

  • Écoutes moi avant de râler. Hier soir nous sommes aller dîner chez la cousine de Jenny. Son mec l'a quittée alors on est allé lui remonter le moral. On lui a montré une photo de Castle et elle est complètement tombée sous le charme.

  • Et le rapport avec le concours de pêche ?

  • Attends j'y viens. Michelle, c'est le prénom de la cousine de Jenny, est une vraie passionnée de pêche, elle participe à un concours le week-end prochain et elle cherche un partenaire.

  • Et tu crois vraiment que Castle va s'inscrire à un concours de pêche ?

  • Et pourquoi pas ? Quoi de mieux pour faire connaissance que de passer toute une journée à deux sur une barque ?

  • Et elle ressemble à quoi la cousine ?

Ryan sortit son téléphone de sa poche et lui montra une photo qu'il avait pris la veille.

  • Canon.

  • Alors elle est pas bonne mon idée ?

 

 

Larry se réveilla lentement. Il souffrait de courbatures dans tout le corps. Il poussa un grognement alors qu'il émergeait des limbes. Il ouvrit les yeux et fut totalement désorienté. Il cligna plusieurs fois des paupières et s'efforça de retrouver ses esprits. Il était dans sa voiture. Le véhicule était arrêté dans un chemin de traverse quelque part en forêt. Il ne put s'empêcher de pousser un cri de stupéfaction lorsqu'il vit sa tête dans le rétroviseur intérieur. L'homme l'avait complètement rasé, c' était monstrueux.

  • Putain de malade jura t-il en se passant la main sur le crâne.

Les souvenirs de sa captivité remontèrent d'un bloc à sa mémoire. Il se revit sur la chaise, terrifié et impuissant. Jamais il n'avait subit une telle humiliation.

Les clés étaient sur le contact. Il pria pour que cela ne soit pas encore une mauvaise blague, et un sourire de soulagement éclaira son visage quand il tourna la clé et que la voiture démarra.

Quelle qu'est été les intentions de ce malade, il ne comptait pas s'éterniser dans le coin pour le découvrir. Il allait rentrer chez lui prendre quelques affaires et quitterait la région. Il allait prévenir les filles qu'il allait se mettre au vert quelques temps. Peut être reprendraient t-ils leur business plus tard quand ce malade les auraient oubliés.

 

 

Quand Kate arriva au poste, elle trouva les gars en salle de pause en train de comploter.

  • Salut les gars !

  • Salut Beckett

  • Alors, des nouvelles de Brooks ?

  • Toujours rien mais toutes les polices de la ville sont à sa recherche, on va bien finir par mettre la main dessus.

  • Sauf si il a quitté la ville juste après les meurtres. Fit elle remarquer. Qu'est ce que vous faîtes ?

  • Ryan cherche une petite amie pour Castle.

  • Quelle idée, je crois qu'il se débrouille très bien tout seul de ce côté là. Répondit la détective pas très ravie de cette nouvelle.

  • Attends de voir la fille que je lui ai trouvé.

Ryan tendit la photo de Michelle à Beckett.

  • Pas mal.

  • Pas mal ! Tu plaisantes, elle est splendide. Ne put s'empêcher de la reprendre Espo.

  • Peut être mais ce n'est pas vraiment son genre, enfin ce que j'en dis.

  • Salut tout le monde !!

Lanie venait de faire son apparition accompagnée de Castle.

  • Salut ! Depuis quand vous arrivez ensemble vous deux. Vous n'auriez pas quelque chose à nous annoncer ? Les chambra Espo.

  • C'est vrai, je trouve qu'on te voit beaucoup dans le coin ces derniers temps docteur Parish. Enchaîna Ryan.

  • Et voilà ! Je te l'avais bien dis qu'ils allaient finir par comprendre. Ne put s'empêcher de répondre Rick prenant les gars à leur propre piège.

Devant la tête d'Esposito qui n'apprécia pas la blague Lanie s'empressa d'ajouter.

  • On s'est croisé dans l'ascenseur et si je suis dans le coin c'est juste pour prendre des nouvelles de nos tourtereaux.

A l'annonce de la légiste, Kate ne put s'empêcher de lancer un regard inquiet à Rick puis se détendit en réalisant que Lanie faisait référence à sa relation avec Sven. Mais qu'elle idée avait elle eu d'inventer cette histoire.

  • Et d'après ce que je vois, tout va pour le meilleur du monde. Mais regardez moi ce pendentif, il ne s'est pas fichu de toi dis moi, ça doit coûter une vrai fortune un bijoux pareil.

  • C'est vrai je ne l'avais pas remarqué. Mais je croyais qu'il était serveur ? S'interrogea tout à coup Javier.

Paniquée Kate ne savait pas quoi répondre. Décidément cette matinée était un vrai cauchemar. Devant la détresse de sa petite amie, Rick intervint. Après tout c'est lui qui avait créé cette situation en lui faisant ce cadeau. Il n'avait pas pensé aux conséquences de son geste.

  • Vous avez cru que c'était de vrais diamants ? C'est une bonne imitation serte mais ces diamants sont faux. Néanmoins ce Sven à très bon goût je trouve.

Kate remercia Rick d'un regard. Une fois de plus ils avaient eu chaud. Dorénavant ils devraient être plus prudent.

 

 

La matinée se passa sans autres incidents. Kate s'était replongée dans l'enquête afin d'oublier sa petite mésaventure du loft. Elle essayait de comprendre le mobile qu'aurait put avoir Brooks mais plus elle essayait et moins elle comprenait ses motivations. Bien sûr Larry Brooks avait un casier mais à par quelques petits larcins, aucun acte de violence à son actif. Non décidément quelque chose clochait mais elle n'arrivait pas à comprendre quoi. Elle aurait aimer demander de l'aide à Castle, ses théories étant les bien venues mais celui-ci était trop occupé à essayer d'échapper à Ryan. Ce dernier ne l'avait pas lâché de la matinée lui vantant les mérites de la pêche entre autre chose. Ce n'est qu'en lui promettant d'y réfléchir qu'il finit enfin par s'en débarrasser.

Il était près de onze heure quand Kate et Rick réussirent à voler quelques minutes pour se retrouver enfin seul. Ils s'isolèrent dans la salle de pause à l'abri des regards.

  • Alors, tu as parlé à Alexis ?

  • Oui et elle est ravie pour nous.

  • Vraiment ?

  • Si je te le dis, et ne t'en fais pas, elle a conscience de ce qui est en jeu et notre petit secret sera bien gardé. Ma mère ne dira rien non plus.

  • Et pour ce qu'elles ont vu ce matin ?

  • Ça ! Je suis sûr qu'elles n'y pense même plus. Et puis ma mère a fait bien pire, crois moi.

  • Peut être mais je crois que plus jamais je ne pourrais la regarder en face.

  • Et si on organisait une sortie en famille le week-end prochain ?

  • Je ne crois pas que je sois prête pour ça, pas après ce matin. Et puis impossible, il faut que tu te lève tôt pour aller pêcher. S'amusa t-elle.

  • Ne plaisante pas avec ça, ce n'est pas drôle, je ne sais pas comment m'en sortir.

  • Tu n'as qu'à dire à Ryan que tu as d'autres projets.

  • Ah oui et lesquels ? Demanda t-il soudain très interessé.

  • On pourrait rester au lit.

Elle se rapprocha, posa la main sur sa cuisse et s'efforça de prendre une voix sensuelle.

  • On ferait tout ce que tu veux.

  • Quel dilemme. Voyons, je peux donc soit me lever avant l'aube, chose que j'adore, et passer toute la journée assis dans un bateau sur l'Hudson en plein mois de Novembre, à me geler et empester le poisson, soit...

  • oui ? S'enquit Kate le sourire aux lèvres

  • Soit paresser au lit toute la journée avec une belle femme nue. Oui le choix s'annonce vraiment difficile.

  • Qui a dit que je serais nue ?

Il lui jeta un regard qui lui fit battre le cœur.

  • Chérie, la question ne se pose même pas.

  • Oh.

  • Tu rougis ? Après tout ce qu'on a...

  • Je me souviens de ce qu'on a fait, le coupa t-elle en lui fermant la bouche d'une main.

  • Oui c'est vrai, j'oubliais, tu préfères les sofas.

  • Tout bien réfléchie, tu seras très bien sur ta barque.

  • Quoi ? Non attends je plaisantais.

  • J'ai eu la honte de ma vie, alors je ne trouve pas ça drôle.

  • Tu as raison, je m'excuse. Je ne me moquerais plus, promis.

  • Je préfère ça.

Alors qu'ils se souriaient, l'appel de Ryan éclata leur petite bulle et ils durent revenir à la réalité. Ils étaient au poste, en plein milieu d'une enquête, et leur moment était passé.

  • une patrouille vient d'appréhender notre suspect.

  • Où ça ? Demanda Castle.

  • Devant son appartement. Cet andouille est rentrée chez lui. On nous l'amène.

 


jogeo1  (12.03.2017 à 22:50)

Chose promise, chose due, même si le timing a été très serré, voici la suite de ma fic, alors bonne lecture.

 

CHAPITRE 15

 

A peine dix minutes plus tard, deux officiers arrivèrent escortant Larry Brooks. Sur la demande de Beckett, ils le conduisirent directement en salle d'interrogatoire. Rick ne put s'empêcher de dévisager Brooks à son passage.

  • Il avait cette tête là avant ?

  • Il a certainement changer de look pour qu'on ne le reconnaisse pas. Allez viens, allons faire avouer ce salopard.

  • Oh oui chérie, j'aime quand tu me chuchotes des mots d'amour.

Kate ne put s'empêcher de sourire mais elle repris aussitôt son sérieux. Le moment n'était pas à la distraction. Elle devait obtenir justice pour Lucy et Amy.

Quand ils pénétrèrent dans la salle d'interrogatoire, Brooks bondi sur ses pieds en lançant des injures.

  • Putain, vous allez enfin me dire ce que je fou ici !!

  • Mr Brooks asseyez-vous !!

Voyant que son suspect refusait d'obéir Kate haussa le ton.

  • J'ai dis assis !

Devant le regard de la détective, Brooks n'insista pas et se rassis.

  • Je vois que vous avez un casier bien chargé, vous n'avez pas chômé, détention de drogue, vol et trafic en tout genre.

  • C'est du passé, je ne touche plus à ça maintenant, je suis clean.

  • Non c'est vrai, maintenant vous préférez massacrer des jeunes filles innocentes. Ne pu s'empêcher d'ajouter Castle.

Larry se tourna alors vers lui, puis de nouveau vers Beckett.

  • Mais enfin de quoi il parle lui ?

  • Il vous parle d'un double assassina, celui de Lucy Barton et Amy Paich pour être précise. Vous voyez de qui je veux parler ?

A l'annonce de la mort des deux filles, le sang quitta son visage. Il n'arrivait pas à en croire ses oreilles. Putain, Amy et Lucy étaient mortes. Le type les avaient vraiment tués.

  • Non, non, non ! Gémit il en se prenant la tête entre les mains. Mon Dieu dites moi que je rêve, ce n'est pas possible, ce n'est pas possible !

  • Où étiez-vous dans la nuit de Vendredi à Samedi ?

  • Je n'ai tué personne ! Hurla t-il.

  • Répondez à ma question !

  • Je n'en sais rien.

  • Comment ça vous n'en savez rien ? Arrêtez de vous fiche de moi, croyez moi vous ne vous rendez pas service.

  • Je vous dis la vérité. J'étais dans un bar, et puis c'est le trou noir. On a du me droguer car quand je me suis réveillé j'étais...vous ne comprenez pas, c'est lui c'est ce type qui les a tué.

  • Quel type ?

  • Celui qui m'a enlevé et ligoté !

  • Mais enfin de quoi parlez-vous ?

  • Un type m'a enlevé et m'a gardé plusieurs jours, et puis il m'a relâché hier soir.

  • C'est ça votre alibi ? S'étonna Castle. Allez je suis sûr que même un type comme vous peut faire mieux.

  • Mais c'est ce qui c'est passé.

Alors que Castle allait répliqué Espposito frappa à la porte, entra pour chuchoter quelque chose à l'oreille de sa collègue puis ressorti.

  • Maintenant, je veux la vérité.

  • Mais puisque je vous dis...

  • Assez !! la scientifique a examiné votre voiture et vous voulez savoir ce qu'ils y on trouvé ? Des cheveux et du sang, et je suis sûr que les test ADN révéleront qu'il s'agit du sang des deux victimes. Ainsi que des bâches en plastiques identiques à celles dont le tueur s'est servi pour se débarrasser des corps.

  • C'est lui qui a du mettre tout ça là, pour me piéger !

  • Qui ça ? L'homme mystère ? Vous voulez que je vous dise ce qui c'est passé M Brooks. Vous avez sauvagement assassiné ces deux jeunes filles et puis vous vous êtes caché, vous avez changé d'apparence et avez tenté de vous enfuir. Tout ce que j'ignore encore c'est pourquoi ?

  • Elles avaient découvert vos petits trafics ? elles avaient des preuves contre vous ? C'est pour ça que vous avez fouillé leur chambre à l'université ? Tenta alors Rick. Vous avez éliminé deux témoins gênants et il vous fallait trouver les preuves qu'elles avaient contre vous ?

Contre toute attente, Larry Brooks se mit à rire d'un rire nerveux.

  • Ces filles n'étaient pas si innocente que vous semblez le penser, ce n'était que deux petites putes avides de pognon.

  • Dois-je comprendre que vous avouez ?

  • Je n'avoue rien du tout pétasse et je veux un avocat.

  • Très bien, comme vous voulez ?

 

 

Il était clair qu'il ne tirerait plus rien de lui pour le moment. Quand Rick et Kate quittèrent la salle, ils furent rapidement rejoint par le capitaine Gordon qui avaient assisté à l'interrogatoire derrière le miroir sans teint. Une fois de plus il les félicita pour la rapidité avec laquelle ils avaient bouclé cette affaire.

  • Mais nous n'avons toujours pas ses aveux ! Lui rappela Kate qui voulait rester prudente.

  • Nous n'en avons pas besoin, avec toutes les preuves trouvées dans sa voiture.

  • Mais quelqu'un aurait très bien pu les mettre là.

  • Lieutenant ! Vous n'allez pas me dire que vous croyez à son histoire ?

  • Bien sûr que non mais c'est ce que soutiendra son avocat. Et sans aveux, il risque de se retrouver dehors.

  • Et bien moi je suis sûr qu'une nuit derrière les barreaux le fera réfléchir et il finira par craquer.

Une fois Gordon éloigné, Rick se tourna vers Kate.

  • Alors, qu'est ce qu'on fait maintenant ?

  • Rien du tout. On attend son avocat et puis on avisera. Mais fais moi confiance si ce type est coupable on le coincera.

  • Si ce type est coupable ? Tu as encore des doutes ?

  • Non mais il y a des détailles que je veux éclaircir.

  • Quels genres de détail ?

  • Le mobile. Larry Brooks n'est fiché que pour des broutilles, des vols sans importance, des bagarres sans gravité, un peu de deal, jamais d'acte sexuel. Pourquoi les a t-il violentées de cette façons ?

  • Qui peut savoir ce qui se passe dans la tête de tordus pareils. Il a peut être pris une mauvaise drogue qui l'a fait délirer ?

  • Ce qui pourrait expliquer pourquoi il ne s'est pas débarrassé des corps tout de suite. Il a eu besoin de temps pour reprendre ses esprits quand il s'est aperçu de ce qu'il avait fait.

  • Et soit le traumatisme lui a fait perdre la mémoire et il s'est inventé un agresseur sur qui il peut décharger sa culpabilité...

  • Soit il se fiche de nous. Tu sais que tu t'améliores avec l'âge. Tes théories deviennent presque censées.

  • Oui je sais et ça me fiche la trouille.

Kate ne put s'empêcher de sourire et allait le chambrer quand son téléphone sonna. Elle décrocha et son sourire s'effaça aussitôt.

  • Bonjour Martha...Oui bien sûr ça me ferait plaisir. Quand ?...Ce soir !...C'est que je suis sur une enquête délicate...D'accord...Oui...Alors à ce soir. Finit elle par dire à contrecœur avant de raccrocher.

  • Qu'est ce que ma mère te voulais ?

  • Elle veut qu'on se fasse un dîner tous les quatre ce soir. Grimaça t-elle mal à l'aise à cette perspective.

  • Ah ! et qui c'est qui a la trouille maintenant ? Allez, ne fais pas cette tête là, tout va bien se passer. Ça va être sympa.

  • Pour toi peut être. Tu pourrais la rappeler et lui dire, je ne sais pas moi, que j'ai eu un empêchement de dernière minute.

  • Ma mère ne gobera pas ça et puis quand on tombe de cheval il faut se remettre en selle tout de suite. Tu ne va pas avoir peur de ma mère toute ta vie ?

  • Tu as raison. D'accord je viens mais à une seule condition ?

  • Laquelle?

  • Dès que cette affaire est classée, on va chez mon père et on lui annonce pour nous, et ne t'en fais pas tu auras le droit de garder ton pantalon.

  • Tu es sérieuse ?

  • Pour ton pantalon ?

  • Non. Tu veux vraiment me présenter à ton père ?

  • Il te connaît déjà tu sais ?

  • Tu vois très bien ce que je veux dire.

  • Je veux qu'il sache à quel point je suis heureuse et que c'est grâce à toi.

Si ils n'avaient pas été en plein commissariat, il se serait jeté sur elle pour l'embrasser tellement il était ravi de cette nouvelle. Kate se rendit compte de son trouble et sachant pertinemment à quoi il pensait à cette instant, elle lui promis qu'il aurait tout le temps de lui prouver à quel point elle lui faisait plaisir plus tard. C'est alors qu'un officier se dirigea vers eux pour annoncer l'arrivée de l'avocat de Brooks.

 

 

L'interrogatoire de Brooks s'était prolongé près de deux heures en présence de son avocat mais il n'avait toujours pas avoué et Kate commençait à perdre patience. Malgré que son père soit membre du barreau, à ce moment précis elle se dit qu'elle détestait les avocats. Il n'avait eu cesse de réfuter tous ses arguments de façon habile, elle devait bien le reconnaître, et avait empêché son client de répondre à ses questions.

Une fois l'interrogatoire terminé, Brooks fut conduit dans une des cellules de détention du poste. Elle avait le droit de le garder quarante huit heures et elle comptait bien en profiter mais si d'ici là, ils n'avaient pas de preuves plus concluantes contre lui, elle serait obligé de le relâcher et qui sait de quoi il serait capable une fois dehors. Il risquait de disparaître et de recommencer ailleurs car une fois que l'on a goûté au sang.

Alors qu'elle était dans le bureau du capitaine en train de faire son rapport, Rick s'affairait en salle de pause près de la machine à café. Un bon cappuccino leur ferait du bien à tous les deux après l'après midi qu'ils venaient de passer. Il fallait que Kate reprenne des forces pour affronter la tornade Martha ce soir. Et puis cela lui donnait une excuse pour ne pas l'accompagner dans le bureau de Gordon. Il n'aurait sut dire pourquoi mais à chaque fois qu'il se trouvait en présence du capitaine il éprouvait une sorte de malaise. Quelque chose le dérangeait chez cet homme, mais il n'avait pas encore réussit à mettre le doigt dessus. Une chose était certaine, ce type n'arriverait jamais à la cheville de Montgomery.

Alors qu'il était dans ses pensées, il fut interrompu par Ryan qui venait de faire son apparition.

  • Castle, on peut parler ?

  • Ecoutes Ryan si c'est encore à propos de cette partie de pêche, c'est vraiment pas mon truc et...

  • Non, non le coupa t-il c'est à propos d'autre chose.

Devant son air sérieux et préoccupé Castle lui accorda toute son attention.

  • Qu'est ce qui se passe ?

  • Je viens d'avoir un appel d'un de mes amis de la section cambriolage, la maison de Montgomery vient d'être visitée ?

  • Evelyn et les enfants vont bien ?

  • Oui. Ils étaient absents. Castle, je pense qu'il pourrait y avoir un lien avec l'affaire de Beckett.

Rick se précipita alors vers la porte de la salle de pause afin de la fermer et de s'assurer que personne n'avait entendu les propos de Ryan.

  • Ils n'ont pas touché aux objets de valeur, tout ce qui les intéressaient c'était le bureau et l'ordinateur de Montgomery.

  • Tu as mis quelqu'un d'autre au courant ?

  • Non tu es le premier à qui j'en parle mais on devrait en parler à Beckett tu ne crois pas ?

  • Et lui dire quoi ? Tu sais aussi bien que moi qu'il y a des centaines de cambriolages tous les jours, on ne peut pas être sûr qu'il y ait un lien. Ryan elle a enfin réussit à mettre cette histoire de côté, elle a un nouveau petit ami et elle est enfin heureuse.

  • Mais si il y avait un lien ?

  • On ne va pas détruire sa vie une nouvelle fois sur de simples suppositions.

  • Je ne sais pas. Hésita le lieutenant.

  • Je t'en prie Ryan. Elle ne doit pas remettre le nez dans cette affaire, tu as déjà oublié ce qui s'est passé la dernière fois ?

  • Bien sûr que non, comment veux tu que j'oublie ça ?

La porte de la salle de pause s'ouvrit sur Beckett qui en avait enfin fini avec le capitaine.

  • Qu'est ce qui se passe ? Demanda t-elle aux deux hommes surprise de les trouver en grande discutions. Vous avez l'air drôlement sérieux tous les deux.

  • Rien. J'essayais une nouvelle fois de convaincre Castle des bienfaits de la pêche.

  • Et alors Castle, vous allez vous laisser tenter ?

  • J'étais en train d'expliquer à Ryan que ce n'était pas mon truc.

  • C'est pour moi ? Demanda t-elle ensuite en désignant l'une des tasses à café que Rick avait préparé un peu plus tôt.

  • Heu oui. Dit il en lui tendant.

  • Merci. J'aimerai qu'on refasse un point sur l'affaire avant de partir.

Elle retourna à son bureau. Avant de la rejoindre, Castle se tourna vers Ryan et le remercia de son silence.

 

 

Après un dernier briefing sur l'affaire tout le monde était rentré chez soi. Kate devait rejoindre Rick et sa famille pour vingt heure et décida de se prélasser dans un bon bain avant histoire de se détendre.

Elle arriva au loft dix bonnes minutes en avance mais resta comme pétrifiée devant la porte d'entrée, n'osant pas frapper. Et si le dîner se passait mal ? Elle préféra ne pas y penser et se décida enfin à sonner. La porte s'ouvrit sur Martha.

  • Bonsoir chérie. Dépêche toi d'entrer, je nous ai préparé une de mes meilleurs spécialité.

  • Bonsoir. Ecoutez Martha pour ce matin je tenais vraiment à m'excuser. Commença t-elle en rougissant.

  • Ce n'est rien. J'ai été jeune et amoureuse moi aussi, je sais ce que c'est. Et puis crois moi, avec un corps comme le tien il n'y a pas de quoi rougir.

  • Mère ! La réprima Rick qui arrivait à la rescousse de Beckett.

  • Quoi ! C'est la vérité non. Tu ne trouves pas qu'elle est superbe ?

  • Si bien sûr mais je crois que Kate préférerai que l'on évoque plus ce petit incident.

  • Bon. Mais pour une fois qu'il se passait quelque chose d'un peu passionnant ici.

  • Ne fais pas attention à elle. La rassura Rick alors que sa mère retournait à ses fourneaux. Tu es magnifique ce soir.

  • Tu n'es pas mal non plus.

  • Alors prête ? Lui demanda t-il en la prenant par la main.

  • Allons-y qu'on en finisse.

Tout deux se dirigèrent main dans la main vers la table qu'Alexis finissait de dresser.

  • Bonsoir Alexis.

  • Lieutenant Beckett.

Rick l'invita à s'asseoir en tirant une chaise. Elle était tellement tendue qu'il avait peur qu'elle finisse par faire un malaise. Tout le monde pris place autour de la table à sa suite. Kate toujours aussi mal à l'aise n'osait prononcer un mot et cela malgré tous les efforts de Rick pour détendre l'atmosphère.

  • Lieutenant Beckett je peux vous poser une question ?

  • Bien sûr mais tu peux m'appeler Kate tu sais.

  • On verra. Qu'elles sont vos intentions vis à vis de mon père ?

  • Alexis !! la réprimanda aussitôt Rick.

Devant la tête de Kate et de son père, Alexis ne put garder son sérieux plus longtemps et éclata de rire.

  • Je vous fais marcher.

  • C'est pas cool.

  • Quoi ? Toi tu as bien essayé d’accueillir Owen avec une tête coupée et je ne parle pas de Ashley que tu as menacé d'une arme.

  • Tu as fait quoi ? L'interrogea Kate qui commençait seulement à se détendre.

  • Ce n'est pas ce que tu crois, enfin si mais j'ai une bonne excuse.

  • En tout cas je suis contente que mon père vous ai trouvé. Vraiment. Il était temps qu'il trouve quelqu'un pour s'occuper de lui. Je ne serai pas toujours là, et ça me rassure de le savoir entre de bonnes mains.

  • Merci Alexis. Dit Kate émue par les propos de la jeune fille.

  • Ne me remerciez pas trop vite, vous ne savez pas encore dans quoi vous avez mis les pieds, ça ne va pas être de tout repos.

  • Eh ! Je te signal que je suis là !

Devant la mine de martyr de Rick, les trois femmes éclatèrent de rire. Totalement détendue à présent Kate lui prit la main et déposa un léger baiser sur ses lèvres.

 

 

Alors qu'elle se préparait pour aller se coucher, dans la salle de bain de Rick, ravie de sa soirée, ce dernier déjà couché ne pouvait s'empêcher de repenser aux révélations de Ryan. Depuis que le lieutenant lui avait parlé de ses soupçons une énorme boule s'était formée au creux de son estomac. Ce n'était pas possible, ce qu'il craignait le plus ne pouvait pas être en train de se réaliser. Ils étaient si heureux, pourquoi maintenant. Non c'était forcément une coïncidence, l'univers ne pouvait pas être aussi cruel. Il essayait de se convaincre sans grande conviction quand Kate vint le rejoindre dans le lit.

  • Tout va bien ? L'interrogea t-elle devant son air songeur. Tu avais l'air absent tout à l'heure au dîner.

  • Tout va bien, j'étais juste en train de repenser à l'enquête. Mentit-il.

  • Qu'est ce qui t'ennuie ?

  • C'est rien. Je me demandais juste pourquoi Brooks était revenu chez lui après avoir disparu pendant deux jours.

  • Il avait oublié quelque chose. De l'argent peut être ?

  • Peut être.

  • Tu penses qu'il y a autre chose ?

  • Je ne sais pas.

  • Si ça peut te rassurer on peut retourner à son appartement demain. On a peut être loupé quelque chose la première fois. Mais en attendant il faut dormir, il est tard.

Elle éteignit la lumière et s'installa confortablement blotti dans ses bras.

  • Kate ?

  • Hum.

  • Promets moi que tu ne disparaîtras pas.

  • Quoi ?

Elle ralluma la lumière et prit appuie sur un coude pour le regarder droit dans les yeux.

  • Qu'est ce qui se passe ?

  • Rien. Laisse tomber.

  • Non dis moi.

  • C'est juste que ce soir au dîner j'ai réalisé que je n'imaginais déjà plus ma vie sans toi alors je crois que ça m’angoisse.

  • tu es la meilleure chose qui me soit jamais arrivée, alors je n'ai pas l'intention de m'en aller. Rien, tu m'entends, absolument rien ne pourra m'éloigner de toi.

  • Promis ?

  • Always

Elle déposa ensuite un baiser sur ses lèvres puis se réinstalla confortablement pour la nuit.

 

 

Larry resta toute la nuit, les yeux ouverts, allongé sur la banquette de sa cellule. Son cœur battait à tout rompre, il avait des frissons dans le dos. Sa vie venait de basculer du tout au tout. Il était devenue l'ennemi public numéro un, suspecté des meurtres barbares de deux jeunes filles. Il était innocent et d'une façon ou d'une autre, il arriverait à le prouver. Alors qu'il réfléchissait à un moyen de se sortir de cette mauvaise passe, il entendit des pas se diriger vers lui. Il se leva alors afin de faire face à son visiteur bien matinal. Il le reconnu immédiatement, il s'agissait de l'un des flics qui se trouvait au poste lors de son arrivée.

  • Qu'est ce que vous voulez ? Mon avocat m'a interdit de vous parler.

L'homme ne répondit pas et pénétra dans la cellule.

  • Vous êtes sourd ? Je ne dirai rien. Alors dégage sale keuf.

L'homme lui sourit, empoigna Larry par le col de sa chemise et sorti une seringue de sa veste.

  • Arrêter, qu'est ce que vous faites ?

  • Tu as été un très vilain garçon Larry.

Le jeune homme reconnu immédiatement la voix de son geôlier et son sang se glaça. Il essaya de se débattre mais l'homme était bien plus costaud que lui et réussi à le coincer dans un coin de la cellule.

  • Je leur dirai que je les ai tuées, je leur dirais que c'est moi, je vous le jure, NON !!

     

 


jogeo1  (26.03.2017 à 22:40)

CHAPITRE 16 :

 

Il était à peine six heure du matin. Alors que Kate dormait encore profondément, Rick lui regardait le plafond depuis des heures. Si le sommeil l'avait visité ce fut une visite trop brève pour qu'il s'en rende compte. Il ne savait plus quoi faire. Si il parlait à Kate des derniers événements, elle replongerait dans l'enquête et mettrait de nouveau sa vie en danger. Il ne pouvait pas prendre ce risque, il tenait trop à elle pour ça. Mais elle risquait de l'apprendre de la bouche de quelqu'un d'autre. Montgomery était très apprécié au poste et la nouvelle du cambriolage de son domicile allait certainement se répandre et si elle découvrait qu'il était au courant et qu'il ne lui en a pas parlé, elle entrerait dans une colère noire. Il était dans une impasse et ne savait pas comment s'en sortir. D'une manière ou d'une autre, elle allait finir par découvrir la vérité. Ne fallait il pas mieux en fin de compte qu'elle l'apprenne par lui ? Qui sait, peut être arriverait il à la convaincre de laisser l'enquête à un autre ? Ils pourraient partir en voyage tout les deux, le temps que l'histoire se tasse ?

Il jeta un coup d’œil sur Kate. Les premiers rayons du soleil perçaient derrière les stores et caressaient son visage. La tête contre l'oreiller, elle le regardait. Ce n'est pas le moment de la journée où les gens sont le plus à leur avantage, mais Kate était un cas à part. Elle était toujours belle.

  • Bonjour. Sourit elle en s'étirant.

  • Salut.

  • Bien dormis ?

  • Comme un bébé. Mentit il à nouveau.

  • Moi aussi et j'ai fais un rêve merveilleux.

  • Ah oui ? Et j'étais dedans ?

  • Non j'ai rêvé d'Esposito ! Évidemment que tu étais dedans.

  • Et alors, il se passait quoi dans ton rêve merveilleux ?

  • On était tous les deux allongés sur une plage paradisiaque, seuls au monde et on contemplait un magnifique couché de soleil.

  • Et si on le réalisait ton rêve ?

  • Comment ça ?

  • Ton enquête est quasiment bouclée, je pourrais appeler l'agence de voyage et dès ce soir on pourrait s'envoler pour les caraïbes ou pour n'importe quel autre endroit de ton choix.

  • Tu n'es pas sérieux ?

  • Bien sûr que si. Qu'est ce que tu en dis ?

  • Rien ne me ferait plus plaisir que de voyager avec toi, mais ce n'est pas vraiment le moment. On pourrait programmer ça pour cet été ? Pourquoi vouloir précipiter les choses ? On a tout le temps.

  • Je sais, c'est juste que...non tu as raison, programmons ça pour cet été. Finit il par capituler déçu que son stratagème pour l'éloigner du danger de New York ait échoué.

Ayant remarqué sa déception, Kate le repoussa sur le dos et roula sur lui.

  • En attendant d'aller visiter les îles, tu peux toujours m'emmener au septième ciel. Qu'est ce que tu en dis ? Demanda t-elle d'un air coquin.

  • J'en dis que c'est une merveilleuse idée.

Il cessa d'argumenter, ayant pour l'heure d'autres idées en tête et commença à l'embrasser en même temps qu'il passait les mains sous sa nuisette, caressant la peau douce de son dos quand le téléphone de Beckett sonna et les interrompit.

  • Flûte !! Maugréa Kate. Je crois que l'on va devoir reporter ce voyage là aussi.

  • Tu es au courant qu'on avait presque décollé ?

  • Je suis désolée chéri mais promis on se rattrapera ce soir. Murmura t-elle.

Elle l'embrassa une dernière fois, avant de rouler sur le côté et de se saisir de son téléphone.

  • Beckett !...Salut Ryan

En entendant le prénom du lieutenant, le cœur de Castle rata un battement. Ce pourrait t-il que Kevin ait finalement décidé de lui parler de l'incident chez Montgomery. Il observait attentivement les réactions de Kate et ce qu'il vit ne le rassura pas.

  • Quoi ? S'écria t-elle tout à coup le faisant sursauter. J'arrive tout de suite.

  • Écoutes Kate je peux tout expliquer...Commença t-il alors qu'elle venait à peine de raccrocher son téléphone mais elle bondit du lit et ne le laissa pas terminer sa phrase.

  • Larry Brooks a été retrouver mort dans sa cellule. Expliqua t-elle tout en s'habillant à la hâte quand tout à coup les dernières paroles de Rick atteignirent enfin son cerveau.

  • Qu'est ce que tu peux expliquer ?

  • Quoi ? Non rien. Que s'est il passé avec Brooks ? Demanda t-il à son tour pour éluder sa question.

  • Aucune idée. Je file au poste, tu me rejoins là bas ?

  • Non, je viens avec toi. Répondit il en sautant dans son pantalon à son tour.

 

 

Au poste il régnait une ambiance chaotique inhabituelle. Tous les officiers étaient sur le qui vive après la découverte du corps du principal suspect dans leur affaire. Le capitaine n'était pas en reste, il était dans son bureau en train de hurler sur l'officier de garde de la nuit dernière.

  • Vous n'aviez qu'un seul prisonnier à surveiller, est ce donc si difficile ?!!! De quoi est ce que je vais avoir l'air ?!!! Quand la presse va s'emparer de cette affaire, on va passer pour des guignoles, vous êtes fier de vous ?!!! Je ne veux plus vous voir, fichez moi le camp !!!

En entendant les cris incessants de Gordon, Beckett et Castle décidèrent de ne pas s'attarder dans le coin et se dirigèrent vers la zone des cellules de détention où Lanie était encore en train d'examiner le corps sans vie de Brooks.

  • Salut Lanie.

  • Salut vous deux.

  • De quoi est il mort ? Demanda alors Kate à son amie.

  • A première vu, il s'agit d'une crise cardiaque.

  • A 25 ans !! S'étonna Castle.

  • Je sais c'est assez rare, mais à en juger par toutes ces traces de seringue sur son avant bras, c'était un junky alors tout est possible mais je vous en direz plus après l'autopsie.

  • Merci Lanie

De retour au bureau, Kate et Rick allèrent saluer les gars qui étaient en salle de pause avec l'officier Adams qui avait fini de se faire hurler dessus pas Gordon. Le pauvre était tout retourné et se sentait coupable de ce qui venait de se passer et les reproches de son capitaine n'arrangeaient rien à ses états d'âme.

  • Salut les gars

  • Je suis vraiment désolé lieutenant Beckett

  • Adams, racontez moi exactement ce qui c'est passé cette nuit.

  • Rien d'anormal je vous jure. Quand j'ai fais ma ronde à 5 heures du matin, le suspect était allongé sur sa banquette, on a échangé quelques mots, il allait très bien. Et puis quand j'y suis retourné 2 heures plus tard pour lui apporter son petit déjeuné, il était mort. Je vous assure que je n'y suis pour rien.

  • Je vous crois Adams, ne vous en faîtes pas. D'après Lanie il a fait une crise cardiaque, vous ne pouviez pas le prévoir. Ce n'est pas votre faute. Rentrez chez vous.

  • Qu'est ce qu'on fait ? Demanda Esposito. Ça va être dur d'avoir des aveux maintenant.

  • Voyons le bon côté des choses, ce monstre ne fera plus jamais de mal à personne. Mais il y a quand même une chose qui m'ennuie. Ajouta Beckett.

Devant le regard interrogatif des gars elle ajouta :

  • On ne pourra jamais connaître ses motivations.

  • Quelle importance ? Demanda Esposito. Il est mort justice divine a été rendue. Fin de l'histoire.

  • Pour nous peut être mais pense aux familles des victimes, jamais elle ne sauront pourquoi leurs enfants leur ont été arrachés de façon aussi violente. Elles ne pourront jamais totalement faire leur deuil.

  • Peut être pas. Ne pu s'empêcher d'ajouter Castle

Tous les regards se tournèrent alors vers lui à la recherche d'une explication.

  • Mais oui réfléchissez. Brooks était en cavale, il avait déjà quitté la ville depuis longtemps mais il a prit le risque de revenir. Pourquoi ?

  • Il avait peut être besoin d'argent ?

  • J'y ai bien réfléchi, il venait de tuer deux personnes, il n'aurait jamais quitté la ville sans argent. Non il est revenu chez lui dans un but bien précis. Et si on trouve lequel...

  • … on trouvera son mobile. Termina Beckett pour lui. Ok. Les gars moi et Castle on retourne chez Brooks.

 

 

Durant près de deux heures, ils vidèrent les armoires, les tiroirs, les boîtes qui traînaient. Ils fouillèrent dans les poches des vêtements, sur les tables encombrées d'objets en tout genre, sous le lit, sous le matelas. Castle ouvrit chaque livre.

Ils cherchaient tout en ne sachant même pas ce qu'ils cherchaient. Kate entreprit de frapper contre les cloisons dans l'espoir d'entendre un son creux, différents des autres.

Désespérée et à bout de force, elle souffla et se laissa tomber sur le lit, elle avait besoin d'une pause.

  • On a tout retourné et on a rien trouvé de suspect à part un paquet d'herbe.

  • Il n'y a peut être rien à trouver dans cet appartement. Je me suis certainement trompé et je nous ai fait perdre notre temps. Je suis désolé.

  • Tu n'as pas à être désolé, et puis ta théorie était bonne.

  • Alors, pourquoi tu as l'air si en colère ?

  • Je ne suis pas en colère, je suis juste frustrée. J'avais tellement espérer trouver les réponses ici.

Rick vint s'asseoir à côté d'elle sur le lit et lui prit la main.

  • Tu as fais un excellent travail sur cette affaire, tu as arrêté l'assassin. Et les familles d'Amy et Lucy t'en seront à jamais reconnaissante.

  • Mais elles ne sauront jamais pourquoi et savoir pourquoi...

  • est important je sais. Mais malheureusement on ne peut pas gagner à tous les coups. Tu as fais tout ce que tu pouvais et c'est ça l'important au fond.

  • Tu as raison. Allez viens on rentre.

  • Ils se levèrent toujours main dans la main et se dirigeaient vers la sortie quand Kate sentant quelque chose sous ses pieds s'arrêta net.

  • Attends. Ce carreau là bouge, il n'est pas seller.

Elle lâcha alors la main de Castle et se précipita dans la cuisine prendre un couteau pour faire levier. Elle passa le couvert dans le faible interstice du joint et lentement souleva le carreau. Ils virent alors un objet reconnaissable entre tous et se regardèrent avec un sourire triomphant.

 

 

La nouvelle de l'arrestation et du décès de Larry Brooks s'était répandue comme une traînée de poudre, et de nombreux étudiants avaient décidé de fêter l'événement. Lucy et Amy avaient été vengées et leur tueur ne risquait pas de recommencer.

Il était onze heure du matin et Sarah attendait le bus sur le banc de l'arrêt et repensait à ses amies. Tout était fini, leur assassin était mort. Sarah ne pouvait s'empêcher d'éprouver un certain soulagement.

Loin de là, un homme l'observait. Il aurait pu l'aborder là sur le trottoir mais il se retint. Autant il lui avait été facile de charmer Lucy après de nombreux verres bus dans un des bars des bas quartiers, autant il savait que Sarah étaient une fille rangée qui ne suivrait pas le premier étranger venu. Mais il avait tout son temps. L'enquête sur les meurtres était clôturé. Plus personne ne se méfait de l'éventualité d'un tueur en série rôdant en ville. Il se sentait serein. Tout s'était déroulé comme prévu. Bientôt il pourrait oublier le passé et débuter une nouvelle étape de sa vie.


jogeo1  (16.04.2017 à 23:41)

CHAPITRE 17 :

 

De retour au poste, Beckett et Castle firent part de leur découverte aux gars. Ils s'étaient alors regroupés tous les quatre devant l'ordinateur de Beckett. Elle connecta la clé USB qu'elle avait trouvée chez Brooks à son poste et ouvrit les fichiers. Après un court temps de chargement la photo apparu à l'écran. Une chose est sûr aucun d'eux ne s'attendait à découvrir ce qui s'afficha sur l'écran.

  • Mais c'est Augeri. Fit Esposito interloqué.

Le président de l'université de New York était totalement nu et léchait les seins de Lucy, qui portait encore sa petite culotte. Amy, elle aussi en culotte, était assise sur le lit, une coupe de champagne à la main.

  • Le sale enfoiré, fit il alors que Beckett passait à la deuxième photo.

Encore Augeri, allongé sur le lit avec les deux étudiantes. Cette fois, totalement nues, elles s'activaient avec leur bouche à lui donner du plaisir. Une troisième photo, et toujours les mêmes images pornographiques.

  • Je comprends mieux pourquoi il n'a pas hésité une seconde à les reconnaître quand vous lui avez montré les photos des victimes. Il les connaissaient plutôt bien. Dit Castle dont le regard était hypnotisé par les photos sur l'écran. Jamais ma fille ne mettra les pieds dans cette université.

  • En tout cas la chambre ne ressemble pas à celle que Lucy et Amy occupaient à l'université. Certainement un motel de la région, constata Beckett.

Castle était écœuré. Certes, il n'y avait rien de répréhensible dans le fait de coucher avec des filles majeures et de toute évidence consentantes, mais il y avait quelque chose d'obscène dans ces photos. Cela n'avait rien à voir avec l'amour. Un obsédé en mal de chair fraîche et deux pauvres filles prêtent à tout pour se faire de l'argent.

  • Brooks devait être caché dans un placard. Ensuite je suppose qu'ils le faisait chanter, dit Kate, ayant pensé à la même chose.

  • Ouais fit Ryan simplement alors qu'une deuxième série de photo apparaissaient. Oh merde !!

  • Tu le connais ? C'est qui ?

  • Je te le donne en mile. Le révérend Taylor ! Un illuminé radical qui prêche à qui veut l'entendre les vertus de la chasteté avant le mariage, le créationnisme et d'autres conneries dans ce genre.

  • Les filles étaient vraiment des malignes. Elles savaient choisir leurs proies. Des personnalités publiques qui ne pouvaient se permettre qu'une telle dérogation aux bonnes mœurs soit connue dans New York. Ne put que remarquer Rick.

Contrairement à Augeri, Taylor avait eu d'autres envies sexuelles. Vêtues de cuir, les filles avaient tout un attirail SM et s'en servaient allègrement sur lui qui avait l'air en extase.

  • Et ça se permet de donner des leçons à tout le monde ! Bordel de merde ! Jura Esposito alors qu'un gros plan abjecte lui tirait une grimace de dégoût.

Kate passa rapidement cette deuxième série de photos et alla à la dernière.

  • Non !! Le juge McArthur !! Fit elle en reconnaissant le visage du magistrat, âgé de près de cinquante ans.

  • De mieux en mieux. Dit Castle.

Kate cessa de faire défiler les photos et éteignit son ordinateur.

Un silence pesant s'installa. Ils n'en revenait pas.

  • Si je m'attendais à ça ! Finit par dire Esposito.

  • On s'est planté sur toute la ligne. Brooks était le complice des filles, il n'avait aucune raison de supprimer son gagne pain. Commença Beckett

  • Ces trois là en revanche. Termina Castle pour elle comme lisant dans ses pensées.

  • Augeri a un alibi fit Ryan en essayant de faire le tri dans ses pensées. Il était avec sa femme au moment des meurtres.

  • Et je te pari que Taylor et McArthur en auront un aussi. Rétorqua Kate. Seulement je ne vois pas l'un d'entre eux commettre de telles atrocités. Ces gens là ne se salissent pas les mains. Je pense plutôt à un contrat. Un des trois a payé un malade prêt à tout pour un bon paquet de dollars. Reste à savoir lequel.

  • Moi je place McArthur en pôle position. Dit Castle. Il est juge. Il a certainement mit bon nombre de délinquants sexuels en prison. Il peut facilement connaître les adresses de ceux déjà remis en liberté.

  • Ok. Ryan tu prends des hommes avec toi et tu t'occupes du prêtre, Espo je te laisse Augeri, le juge est pour moi. On les ramènent tous les trois au poste pour interrogatoire. Allez go.

 

Il ne fallut pas plus d'une demie heure à Beckett et Castle pour arriver au palais de justice. Dans l'ascenseur qui les conduisait au cinquième étage de l'immeuble où se trouvait le bureau du juge, Kate ne décolérait pas. Elle était écœurée par ces hommes libidineux, qui, oubliant tous leurs préceptes, s' étaient vautrés dans la luxure sans aucune retenue. Pire, l'un d'eux était responsable des mutilations affligées à deux jeunes filles et elle comptait bien découvrir lequel. Mais surtout elle était en colère après elle même. L'assassin s'était fiché d'eux en leur servant Brooks sur un plateau et elle avait plongée tête baissée.

  • Qu'est ce qu'on fait si il n'est pas à son bureau ? Demanda Castle la sortant de ses réflexions.

  • J'ai téléphoné avant de partir en me faisant passer pour une avocate d'affaire, il est bien là.

  • Tu as tout prévu à ce que je vois.

La sentant à fleur de peau, il lui posa une main affectueuse sur l'épaule.

  • Kate tout va bien ?

  • Non tout ne va pas bien. Ce malade est toujours dans la nature, et il nous ballade depuis des jours. Je me suis plantée Castle.

  • Je te signal qu'on s'est tous fait avoir.

  • Mais je suis flic. J'aurai du sentir que quelque chose n'allait pas. Au lieu de ça j'ai choisi la facilité trop occupée à roucouler avec toi.

  • Parce que ça va être de ma faute maintenant ?

  • Bien sûr que non. Excuse moi. Je suis énervée et je ne sais plus ce que je dis.

  • On va l'avoir Kate. Il croit que son petit stratagème à fonctionné, qu'il est tiré d'affaire. Il va baisser sa garde et faire une erreur. Crois moi il ne sait pas à qui il a affaire.

  • Comment est ce que tu fais ?

  • Quoi ?

  • Pour avoir une si grande fois en moi.

  • En fait je parlais de moi.

Contre toute attente, il réussit à la faire sourire et à la détendre un peu. Il avait raison, ils allaient avoir ce salopard.

C'est plus déterminée que jamais qu'elle se dirigea vers le bureau du juge une fois les portes de l'ascenseur ouvertes.

  • Lieutenant Beckett ! Il faut que je parle au juge.

  • Désolé mais il est très occupé, si vous pouviez repasser...

Kate ne la laissa pas terminer et se précipita dans le bureau du juge ne laissant pas le temps à la pauvre secrétaire de réagir.

  • Mais enfin qu'est ce que ça veut dire. S'écria le juge surpris par cette intrusion.

  • Je suis désolée Monsieur, je lui ai dis que vous étiez occupé mais...

  • Je suis le lieutenant Beckett, j'ai besoin de m'entretenir avec vous au sujet de Lucy Barton et de Amy Paich.

En entendant les noms des deux jeunes filles le teint du juge devint livide.

  • C'est bon Margaret, je m'en occupe. Qu'est ce que je peux faire pour vous lieutenant ?

  • Pour commencer, me dire depuis combien de temps Lucy et Amy vous faisaient chanter ?

  • Je ne comprends pas...

  • Nous avons vu les photos.

  • Mon dieu non !

  • Monsieur, s'il vous plaît. Il faut nous accompagner au poste.

  • Non, je regrette, je ne peux pas faire ça

Sans crier gare, McArthur se rua sur le tiroir de son bureau et en sorti une arme.

  • Il a une arme !! cria Castle mais trop tard. Le juge pointait déjà sur Kate un calibre 38 sans que celle-ci n'ai eu le temps de sortir le sien.

  • Mettez vous contre le mur et que je vois bien vos mains. Ordonna t-il.

L'homme paraissait bien plus âgé que ses cinquante ans. Son visage suintait la transpiration. Son regard était comme possédé.

Castle serrait les lèvres. Il n'aimait pas que Kate serve de cible.

  • Posez cette arme. Je vous en prie. Je n'ai rien à vous reprochez pour l'instant. Ne commettez pas un acte que vous pourriez regretter fit Kate en écartant les mains de ses hanches.

  • Il est trop tard pour moi. Ma carrière est désormais brisée. Qui élira un juge ayant forniqué avec deux gamines ?

Kate évaluait la situation. Elle aurait eu une chance de lui sauter dessus sans se faire toucher. Quatre mètres la séparait du bureau. C'était jouable mais trop risqué avec Rick dans la pièce. Il risquait de se prendre une balle perdue et ça jamais elle ne se le pardonnerai.

  • êtes vous liés d'une manière ou d'une autre aux meurtres de Lucy et d'Amy ? Lui demanda Rick afin de détourner son attention de Kate.

  • J'ai baisé avec ces deux garces. Quelque soit le résultat de votre enquête, des soupçons pèserons toujours sur moi.

  • Si vous n'y êtes pour rien, baissez votre arme. Je me charge de prouver votre innocence. Aucune photo ne sortira dans la presse. Je peux vous le promettre.

  • Je suis innocent, mais la population me condamnera.

  • Baissez votre arme, je vous en prie, réitéra Kate.

Les paumes en avant, elle commença à faire deux pas et gagna un mètre sous le regard plus qu'inquiet de Castle.

  • arrêtez vous, ou je vous jure que je vais tirer !

Le ton était sans appel. Kate se figea sur place. La folie brillait dans les yeux du juge. Elle devait calmer le jeu.

  • Je vous suis reconnaissant d'essayer de m'aider mais ma décision est prise. Je ne vivrais pas la honte de ma déchéance.

Sans prévenir, le juge mit le canon de son arme dans sa bouche.

  • Non ! Hurla Kate de toutes ses forces.

Mais l'index gauche du juge ne trembla pas et appuya sur la détente. La tête de McArthur partit en arrière en une gerbe se sang se répandit sur le mur derrière lui.

En entendant la détonation, la secrétaire du juge se précipita dans le bureau et poussa un cri d'effroi en découvrant son patron.

  • Qu'est ce qui c'est passé ? Dites moi ce qu'il s'est passé ? Demanda Margaret, l'air réellement affolée.

Kate eu besoin d'à peine une minute pour se ressaisir, elle n'avait pas le choix, elle devait garder son sang froid. Elle analysa brièvement la situation puis se tourna enfin vers Rick qui n'avait pas bougé d'un millimètre toujours sous le choc.

  • Occupe toi d'elle, fit elle en indiquant la pauvre secrétaire.

Cette dernière s'était effondrée. Elle hoquetait le visage entre les mains. Castle, lui, était dans un état second. Il revoyait la scène au ralenti. L'arrière du crâne du juge exploser sur le mur. Il tenta néanmoins de la calmer avec des gestes et des mots compatissants. Il l'aida doucement à se relever et l'emmena hors de la pièce alors que Kate était en train d'appeler les renforts.

 

 

La légiste se précipita dans l'immeuble qui abritait le palais de justice. Elle avait une boule au ventre depuis qu'elle avait appris que l'arrestation de Beckett s'était mal passée et qu'il y avait un mort à déplorer. Malgré le fait que Javier lui avait assuré que Kate n'avait rien, elle ne fut totalement soulagée que lorsqu'elle aperçu son amie au bout du couloir en train de faire sa déposition à un autre officier.

  • Kate !! Merci seigneur, tu n'es pas blessée !

  • Lanie, tu as fait vite. S'étonna alors la détective, surprise de la voir arriver si vite sur la scène de crime.

  • Tu plaisantes ! J'étais morte d'angoisse.

  • On va bien, rassure toi.

  • Où est Castle ?

  • Il fait sa déposition dans une autre pièce. Tu connais la procédure.

  • Honey, je suis désolée pour ce qui vient d'arriver.

  • Ce sont les risques du métier. Fit Kate d'un ton qui se voulait détaché.

Mais Lanie n'était pas dupe, elle savait que personne ne pouvait rester insensible à une tête qui explose devant soi et certainement pas Kate Beckett.

  • Écoute, je dois retourner au commissariat. Je te laisse le soin d'emmener le corps à la morgue. Je dois aller interroger le doyen et le prêtre.

  • Tu es sûr que ça va ?

  • Ne t'en fais pas pour moi, j'ai juste besoin de prendre un peu l'air.

  • Kate ne garde pas ça pour toi d'accord. Tu ne dois pas traverser ce genre d'épreuve toute seule. Parles de ce que tu ressens à Sven, d'accord ?

  • Bien sûr.

Après avoir rassurée Lanie elle rejoignit Castle qui venait de terminer sa déposition. Son enquête était loin d'être terminée, la mort du juge ne prouvait pas sa culpabilité dans les meurtres et l'exécuteur du contrat était toujours dans la nature. Elle devait mettre ses états d'âme de côté, elle n'avait pas le temps de s'apitoyer sur son sort pour le moment. Mais Lanie avait raison, elle n'était plus seule à présent, ils traverseraient cette nouvelle épreuve ensemble.

 

 

Le retour au poste s'était fait dans le silence le plus total. Chacun de leur côté, Rick et Kate ne pouvaient s'empêcher de se rejouer la scène morbide à laquelle ils avaient eu la malchance d'assister. Ce n'est qu'une fois garés dans les sous sols du douzième que Kate se tourna vers Rick qui avait le regard rivé sue le pare brise. Elle ne connaissait que trop bien l'expression qu'il affichait sur son visage et elle ne supportait de le voir ruminer ainsi pour un événement dont elle était la seule responsable.

  • Tu n'y es pour rien. Ce n'est pas toi qui n'a pas réussi à maîtriser le juge. Fit elle alors en repensant une énième fois à la scène.

Si seulement elle avait réussi à trouver les bons mots, si seulement elle avait tenté quelque chose. Mais non, elle n'avait pu qu'assister, spectatrice malgré elle à la mort du juge.

  • Je sais mais tu n'as rien à te reprocher non plus, tu as fais tout ce qu'il y avait à faire. Un homme qui veut vraiment se donner la mort réussit toujours son coup.

  • Alors pourquoi tu fais cette tête ?

  • Kate, il aurait pu t'abattre à tout moment. Je n'arrête pas de penser à ce qui aurait pu arriver et...

  • Eh, je vais bien. Le coupa t-elle. Regarde moi, il ne s'est rien passé. Alors arrête de te torturer, d'accord ?

  • Je vais essayer, mais promets moi de ne plus me faire de frayeur pareil.

  • Tu sais bien que je ne peux pas te promettre une chose pareille. En revanche, je te promets de faire très attention et de ne pas prendre de risques inutiles. Mais tu dois me promettre de faire de même de ton côté.

  • Promis.

Ils se regardèrent un long moment, les yeux dans les yeux amoureusement puis décidèrent d'un regard de seller ce pacte par un baiser. Rick prit alors le visage de Kate dans sa main en coupe et l'embrassa. Elle se pencha vers lui et répondit à son baiser par un autre. Le goût de ses lèvres, de sa bouche était tout ce dont elle avait besoin en cet instant. Une soudaine lumière rompit l'obscurité du parking souterrain et un crissement de pneu se fit entendre. Ils s'écartèrent l'un de l'autre et se figèrent dans un silence coupable.

  • Tu crois qu'ils nous ont vu ? Demanda alors Kate inquiète.

  • Je ne pense pas.

  • Il faut que l'on soit plus prudent à l'avenir. Plus de câlin au poste.

  • T'es pas sérieuse dis ?

  • On est ici pour travailler je te rappel.

  • Très bien. Fit il déçu.

  • J'ai bien réfléchi...

  • à cette histoire de câlin au poste ?

  • Non à notre enquête et je ne pense pas que le juge était notre coupable. Si il avait été le commanditaire des meurtres, je crois qu'il n'aurait pas hésité à nous éliminer.

Castle s'était fait la même réflexion. Cela leur faisait un suspect en moins et avec un peu de chance, le coupable était l'un de leurs deux autres pensionnaires.

 

 

Les arrestations menées par Ryan et Esposito s'étaient passées sans anicroche et les deux suspects attendaient bien sagement en salle d'interrogatoire quand Beckett et Castle étaient rentrés. Kate avait alors chargé les gars de s'occuper de l'interrogatoire d'Augeri alors qu'elle et Castle se chargeraient du prêtre.

 

Salle d'interrogatoire N°1 :

 

  • Cela faisait il longtemps qu'elles vous faisaient chanter ? Commença Ryan.

  • Dès qu'elles ont mis les pieds dans cette université, elles m'ont pris pour cible. Fit Augeri en baissant le regard.

  • Votre relation avec votre épouse n'était peut être pas au beau fixe et elles en ont profité.

  • Vous n'y êtes pas du tout. J'aime ma femme et je ne l'avais jamais trompée en 15 ans de mariage mais...

Il prit un air perdu.

  • Quand deux jeunes filles aussi belles qu'Amy et Lucy vous accostent régulièrement et vous font comprendre que vous leur plaisez, je ne connais aucun homme qui saurait résister.

Ryan lui accorda un regard compréhensif, sauf qu'il n'était pas du tout d'accord avec lui. Jamais il ne pourrait faire une chose pareille à Jenny.

  • Vous doutiez-vous qu'elles vous demanderaient de l'argent en échange de leurs faveurs ?

  • Non, bien sûr que non. Je me suis toujours trouvé bel homme, et je suis quelqu'un d'important. J'ai eu la prétention de croire que c'était seulement l'effet de mon charme naturel ! Pourquoi je suis ici ? Vous pensez que c'est moi qui les aient tuées ?

  • Tout être humain peut sombrer dans la folie sous le coup de la passion. Fit Espo qui prenait la parole pour la première fois.

  • Je n'ai pas tué ces jeunes filles. Ma femme peut témoigner de ma présence à notre domicile tout le week-end ainsi que mes voisins.

  • Nous savons déjà cela. Lui dit Ryan.

  • Vous avez couché combien de fois avec elles ? Demanda alors Esposito.

  • Une fois. Une seule et unique fois mais qu'est ce que ça change ?

  • Combien vous ont elles demandé ?

  • Dix mille dollars la première année et la même somme l'année suivante. Je devais aussi m'arranger pour leur donner à l'avance les questions des examens. Si j'avais voulu les tuer je l'aurai fait depuis longtemps. Je suis sincèrement désolé quelles soient mortes. Si je n'avais pas été heureux de mon sort, je n'avais cas porter plainte. J'ai préféré me punir en cédant à leur chantage. Ce qu'elles ont obtenu de moi, elles ne l'ont eu que parce que je l'ai bien voulu.

  • Êtes vous pour la peine de mort M Augeri ? Demanda Esposito.

  • Non. Mais cela ne me disculpe pas, n'est ce pas ?

  • Non, mais quand j'aurai prouvé que vous êtes le commanditaire des meurtres, je serai prêt à témoigner d'une folie passagère.

L'attaque atteignit parfaitement son but. Le visage d'Augeri se décomposa. Il n'y avait aucune trace de colère mais une incompréhension totale. Soit il pouvait postuler pour l'oscar du meilleur rôle dramatique, soit il était vraiment innocent.

  • Vous ne pouvez pas faire ça ! Je vous en supplie, vous devez me croire ! Jamais je n'aurai organisé une telle horreur ! Paniqua t-il.

 

Salle d'interrogatoire N°2

 

Le révérend était assis en face de Kate, tandis que Castle restait dans le coin de la pièce.

  • Est ce que je peux savoir enfin ce qu'on me reproche ? S'indigna Taylor.

  • Nous avons tout lieu de penser que vous êtes mêlés de près où de loin aux meurtres de Lucy Barton et de Amy Paich.

Le révérend ne manifesta aucune réaction un sourire suffisant au coin des lèvres.

  • Tiens donc, j'avais cru comprendre que vous aviez assassiné le coupable. Répliqua Taylor en faisant allusion à la mort brutale de Brooks dans sa cellule.

  • Brooks était innocent. Mais je suis convaincue que quelqu'un a été payé pour les exécuter. Affirma Beckett avec assurance.

  • Combien ? Demanda le révérend ?

  • A combien estimez-vous la vie d'une personne M Taylor ? Répondit Castle tout en prenant place à côté de Kate.

  • Je n'en ai aucune idée, c'est pour cela que je suis fortement intéressé par le montant de la somme.

  • Je pense que vous devez déjà en avoir une idée. N'avez vous pas payé la famille Trudell pour avoir touché leur petite fille de vos sales pattes ?

Juste avant de débuter l'interrogatoire du révérend, ils avaient appris qu'il avait déjà été inquiété par la justice pour attouchements sur mineur, il y a près de dix ans, dans le Montana. Les parents de la victime avaient retiré leur plainte après qu'un arrangement financier ai été trouvé avec les autorités religieuses du Montana et l'affaire avait été classée.

Le sourire du révérend s'envola et fut remplacé par une mine bien plus sévère.

  • L'église nous apprend à pardonner. Ces faits remontent à bien des années.

  • Pas si loin que ça. Vous oubliez que vous avez réitérez avec Lucy et Amy. Le tacla Beckett.

  • Ces jeunes suppôts de Satan étaient toutes les deux majeures.

  • Que cherchez vous à insinuer ? Demanda Rick devant les propos calomnieux de l'homme d'église.

  • Ne vous faites pas plus idiot que vous ne l'êtes. Le visage du diable a de multiples facettes. Il est prêt à tout pour salir la réputation des serviteurs de Dieu. Elles étaient possédées par le mal et le vice tout comme la jeune Trudell. Comment voulez-vous qu'un simple mortel puisse résister aux tentations du mal incarné ?

  • Votre foi aurait dut vous protéger ? Fit Kate stupéfaite qu'il se confesse aussi vite.

  • Tout comme n'importe quel homme, j'ai succombé à un moment de faiblesse.

  • Vous avez dû les détester de vous avoir fait subir cela ?

  • Je ne suis pas un homme empli de haine, bien au contraire.

  • Malheureusement, elles n'ont cessé de vous faire chanter.

  • Oui. Leur esprit était si gangrené par le mal.

  • Alors qu'avez-vous fait ?

  • Je suis allé à la rencontre du seul homme qui pouvait m'aider.

  • Qui ? Demanda Kate qui se voyait enfin arriver au bout de cette horrible enquête.

  • L'archevêque Wester évidement. Nous avons passé le week-end à prier tous les deux pour sauver leurs âmes et en ce lundi matin, nous avons compris que le seigneur nous avait entendus. Il avait répondu à nos prières en libérant leur âme de leur chair souillée par le démon.

Kate était véritablement hors d'elle. Ce type se foutait d'eux depuis le début. Aveuglée par son désir de le coincer, une fois encore elle n'y avait vu que du feu. Cette enquête mettait à rude épreuve ses intuitions de flic et elle n'aimait pas ça.

  • Vous vous êtes bien amusé M Taylor ?

  • Je ne vois pas de quoi vous parlez mademoiselle ? Je veux voir mon avocat, je n'ai plus rien à vous dire. Au plaisir lieutenant, de vous voir dans ma paroisse.

La porte claqua en se refermant sur Castle et Beckett quittant la pièce.

Ils rejoignirent les gars qui raccompagnaient Augeri dans sa cellule. Kate attendit que ce dernier soit enfermé pour s'entretenir avec les gars à l'abri des oreilles du suspect.

  • Il a avoué ? Demanda t-elle.

  • Non mais je suis convaincu qu'il n'est pas coupable. Affirma Ryan.

Esposito approuva.

  • Et de votre côté ? Demanda ce dernier.

  • Ce type est répugnant mais pour le moment nous n'avons aucune preuve contre lui et il le sait.

  • Alors qu'est ce qu'on fait ? Demanda Ryan.

  • On les met au frais pour la nuit et on reprend les interrogatoires demain matin à la première heure. Avant de partir pouvez-vous vérifier l'alibi du prêtre. Il dit avoir passé le week-end avec l'archevêque Wester.

  • Je croyais que vous ne pensiez pas ce type capable de commettre ces meurtres lui même ? L'interrogea Castle.

  • C'était avant de lui parler, maintenant je n'en suis plus si sûr.

Une fois les gars partis, Castle la prit par le bras et la conduisit en silence dans la salle de pause. Elle s'assit machinalement et accepta volontiers la tasse de café qu'il lui tendit.

  • Tu devrais rentrer. La journée a été difficile, tu as besoin de te reposer.

  • Tu as raison, je passe...

  • Beckett ! Hurla Gordon à l'autre bout du poste. Dans mon bureau.

  • Je crois que c'est rappé. Écoutes, rentre toi, je ne sais pas pour combien de temps je vais en avoir. On se voit demain.

  • Tu es sûre ? Parce que je vais te manquer.

  • Sans aucun doute. Embrasse Martha et Alexis pour moi.

 

 

Quand elle franchit le seuil de son appartement, une odeur délicieuse lui titilla les narines. Kate referma la porte derrière elle et se dirigea vers la cuisine.

  • Mais qu'est ce que tu fais là ? Je t'avais dis de rentrer.

  • Je sais mais sur le chemin du retour je me suis dis qu'une si mauvaise journée méritait une fin heureuse alors j'ai décidé de te mijoter un bon petit plat.

Castle posa la grande cuillère en bois qu'il tenait à la main et vint déposer un baiser caressant sur les lèvres de Kate.

  • Tu es très fâchée après moi ? Demanda t-il le baiser terminé.

  • Absolument. Répondit-elle avant de fondre sur ses lèvres à son tour.

Elle se saisit ensuite de la cuillère et la porta à la bouche.

  • Hum ! C'est divin. Je sais maintenant pourquoi je te garde.

  • Pas pour le sexe ?

  • Pour tes bons petits plats et pour le sexe.

  • C'est bientôt prêt.

  • Avant si ça ne t'embête pas, je voudrais prendre une bonne douche.

  • Bien sûr.

Alors qu'elle se dirigeait vers la salle de bain, elle se stoppa à mi-chemin et se tourna vers Rick qui s'affairait toujours derrière ses fourneaux.

  • Quand tu auras fini de faire joujou avec tes casseroles, rejoins moi. Fit elle en lui adressant un petit clin d’œil coquin.

Castle ne se le fit pas dire deux fois, il éteignit le feu sous la casserole et s'empressait de rejoindre Kate déjà dans la salle de bain, quand son portable sonna. Il ne reconnu pas le numéro mais son sang ne fit qu'un tour quand il reconnu la voix de son interlocuteur.

  • Bonsoir monsieur Castle, vous vous souvenez de moi ?

  • Bien sûr.

Avant de poursuivre, Rick s'assura que Kate était bien sous la douche.

  • Que se passe t-il  ? Lui demanda alors son correspondant mystérieux.

  • C'est à vous de me le dire. Que voulaient ces types chez Montgomery ?

  • Ne vous inquiétez pas pour ça, j'ai réglé personnellement le problème.

  • Ne pas m'inquiéter ? Vous rigolez j'espère. Vous aviez dis que si je l'éloignais de l'enquête elle ne risquerait plus rien. C'est ce que j'ai fais. J'ai été jusqu'à faire disparaître des documents. L'affaire a été classée, elle n'est plus dessus.

  • Et je vous assure que vos effort n'ont pas été faits en vain. Elle est en sécurité tant qu'elle n'enquête plus, les termes de notre accord tiennent toujours.

  • Pourquoi m'appelez vous ?

  • Je voulais juste vous rassurer et vous mettre en garde aussi.

  • Me mettre en garde ? Mais vous venez de me dire qu'elle était...

  • En sécurité. Et elle l'est. Seulement, il semblerait que vous et le lieutenant Beckett vous soyez beaucoup rapprocher ces derniers temps.

  • Comment... ?

  • Comment je le sais importe peu. Ces type sont dangereux, ne les sous estimez pas et ne faites rien de stupide comme essayer de résoudre cette affaire tout seul. Vous non plus vous n'êtes pas à l'abri des balles.

Sans que Rick n'ai eu le temps de répliquer, l'homme mystérieux, comme il l'appelait, avait déjà raccroché. Ses dernières paroles résonnaient encore dans sa tête quand...

  • Qu'est ce que tu as fais ?

Il se retourna d'un geste. Kate se tenait là, devant lui, dans l'embrasure de la porte du salon les larmes brouillant sa vue.


jogeo1  (23.04.2017 à 11:38)

CHAPITRE 18

 

  • Qu'est ce que tu as fais ?

D'un revers de main rageur, elle s'essuya les yeux.

  • Kate... balbutia Rick prit la main dans le sac.

  • Qu'est ce que tu as fais ? Répéta t-elle en le fusillant du regard.

  • Je peux tout t'expliquer, ce n'est pas ce que tu crois.

  • Ce que je crois ? Je t'ai entendu dire que tu avais tout mis en œuvre pour m'empêcher de résoudre le meurtre de ma mère, je t'ai entendu Rick ! C'est un cauchemars. Dis moi que tu n'es pas impliqué dans tout ça ? Le supplia t-elle presque en se prenant la tête entre les mains.

  • Mais dis le moi bordel !

Elle vit les traits de Castle déformés par une expression torturée

  • Je n'ai pas eu le choix.

Elle le gifla de toutes ses forces. Si violemment en fait qu'elle secoua sa main endolorie. Elle se tourna et marcha vers la fenêtre, sans rien voir, sans remarquer sa main qu'elle frottait d'un geste machinal puis elle se retourna pour lui faire face à nouveau, le blanc de l’œil menaçant, puis un souffle de raison vint balayer sa rage.

  • Pourquoi ?

  • Parce que je t'aime Kate, et ça depuis le premier jour.

  • En me mentant à propos de la chose la plus importante de ma vie ? C'est ça que tu appels aimer ?

  • J'essayais juste de te protéger. Avant de mourir Montgomery à envoyé des documents à un de ses amis, des documents compromettant pour les commanditaires du meurtre de ta mère. Il a fait un marché avec eux. Ils ne seraient jamais inquiétés si ils ne s'en prenaient plus à toi, mais pour ça il fallait que tu arrêtes l'enquête. Est ce que tu comprends ? Si je t'avais laissé continuer, ils t'auraient tuée et...

  • Tu n'avais pas le droit...

  • Kate...

  • Tais-toi ! Hurla t-elle. Tu n'avais pas le droit de prendre cette décision à ma place ! Alors quoi ? Parce qu'on couche ensemble, tu crois avoir le droit de régenter ma vie ?

  • Ce n'est pas ce que...mais enfin, qu'est ce que j'aurai dût faire ? Les laisser venir te tuer ?

  • Il fallait m'en parler.

  • Quand ? Tu m'as ignoré pendant près de cinq mois.

  • Non ! Ça c'est trop facile ! Ces dernières semaines tu as eu tout le loisir de tout m'avouer mais tu ne l'as pas fais, au lieu de ça tu as préféré continuer à me mentir ! Comment as-tu pu ? J'avais confiance en toi ! plus qu'en n'importe qui d'autre.

  • Mais tu peux toujours avoir confiance en moi...

  • Comment oses tu me dire une chose pareille, c'est une plaisanterie ? Tu me parles de te faire confiance alors que tu me mènes en bateau depuis le début !

Il baissa les yeux puis les releva sur elle.

  • Je suis désolé. Finit il par dire. Je vais arranger les choses...Je te promet que je vais trouver un moyen pour que les choses s'arrangent...

  • Ne te donne pas cette peine, c'est trop tard.

  • Kate, je ne veux pas te perdre.

  • J'ai bien peur d'avoir une mauvaise nouvelle pour toi dans ce cas. C'est terminé.

  • Non, je t'en supplie, ne fais pas ça

Elle se retourna et, en évitant son regard, alla vers la porte de son appartement pour l'ouvrir. Ses yeux étaient humides mais elle ne pleurait pas.

  • Je veux que tu sortes. Dit elle.

  • Kate je t'en prie...

  • Sors de chez moi ! Sors de ma vie !

Castle se dirigea lentement vers la sortie. Il n'y avait pas de colère dans son expression, juste une profonde tristesse. Il lui jeta un dernier regard avant de franchir le seuil mais elle détourna le sien une nouvelle fois. Elle claqua violemment la porte derrière lui puis s'effondra en pleur sur le sol la poignée toujours dans la main. Le choc lui étreignait la poitrine comme un étau. Elle se sentait complètement perdue et avait la nausée. Elle s'était donnée sans aucune retenue à cet homme, lui avait confié tous ses secrets, toutes ses peurs même les plus intimes. Lui seul savait à quel point il lui était vital de connaître la vérité sur la mort de sa mère et pourtant il n'avait pas hésité à la trahir. Pourquoi avait il agit ainsi et tout gâché ? Jamais elle ne pourrait lui pardonner même si à cet instant précis elle était toujours éperdument amoureuse de lui et c'est cela qui faisait si mal.

 

 

Quand Rick arriva chez lui ce soir là, le malheur pesait sur lui comme une chape de plomb, si lourde que le seul fait de respirer lui était une souffrance. Comment avait il été assez bête de croire qu'il arriverait éternellement à lui cacher la vérité.

Quand il entra dans le loft, sa mère était dans la cuisine en train de se préparer une tisane, pour l'aider à dormir. Elle accueillit son fils avec son enthousiasme naturel, loin de se douter de la détresse de celui-ci.

  • Bonsoir chéri, je ne t'attendais pas si tôt. A vrai dire je ne t'attendais pas du tout. Je pensais que tu passerais la nuit chez Catherine.

Il ne prit pas la peine de lui répondre et se dirigea droit sur le bar.

  • Je te sers une tasse de ma tisane spéciale ? Tu vas voir elle fait des miracles. Avec ça tu vas te sentir plus jeune de dix ans.

Il se saisit de la bouteille de scotch sans prêter aucune attention à sa mère et sans rien ajouter il se dirigea vers son bureau. Martha continuait de venter les mérites de sa tisane quand elle aperçu enfin sa mine déconfite. Il avait les yeux tout rouges de quelqu'un qui avait pleuré. Elle eu alors l'impression de faire une bon dans le temps et de le revoir à l'hôpital, le jour de la fusillade au cimetière. Et c'est là qu'elle comprit que quelque chose n'allait pas.

  • Richard ? L'appela t-elle.

Il ne détourna pas le regard et pour seule réponse, il claqua la porte de son bureau derrière lui.

  • Richard ! Alexandre ! Rodgers ! Reviens ici tout de suite !

De l'autre côté de la porte il entendait les vociférations de sa mère mais les ignora. Il se sentait assez mal comme ça et n'avait pas envie d'entendre ses reproches, pas ce soir. Elle l'avait pourtant prévenu que la situation finirait par se retourner contre lui si il n'avouait pas tout à Beckett mais comme d'habitude il ne l'avait pas écoutée et n'en avait fait qu'à sa tête. Il était beau le résultat.

Il se servit un grand verre de scotch et l'avala d'un trait. Il s'en servait un deuxième quand lasse de l'appeler sa mère fit irruption dans le bureau. Il savait qu'il aurait du mettre un verrou à cette porte depuis longtemps.

  • Richard !

  • QUOI ?

Son ton sec et sans appel fit sursauter Martha, mais elle ne se démonta pas pour autant.

  • Ne me parles pas sur ce ton jeune homme ! Tu oublies à qui tu t'adresses !

Il leva alors sur elle le regard plein de désespoir d'un petit garçon prit en faute. Devant la détresse de son fils, son cœur se serra.

  • Chéri, que s'est il passé ? Demanda t-elle alors doucement.

  • Elle m'a quitté. Kate m'a quitté.

  • Oh Richard, je suis désolée.

  • Le pire c'est que tout est entièrement de ma faute, je ne peux m'en prendre qu'à moi. Fit il avec des tremblements dans la voix.

  • Elle a tout découvert c'est ça ?

  • Je lui ai menti pour la protéger, pour ne pas la perdre et au final c'est mon mensonge qui l'a éloignée de moi. Quelle ironie !

  • Chéri...

  • Vas y ! qu'est ce que tu attends ? Dis le !

  • Dire quoi ?

  • Je t'avais prévenu !

  • Chéri tu souffres alors crois moi je n'ai aucune envie de te faire la morale.

La vérité, c'est que Martha se sentait coupable de la détresse de son fils. Elle savait que ça finirait mal, elle le savait. Elle aurait du intervenir, essayer de le raisonner quand il lui avait parlé de son plan pour éloigner Catherine de l'enquête. Mais par peur du conflit elle n'avait rien dit et l'avait laissé faire. Elle avait été lâche et maintenant c'est son petit garçon qui en payait le prix.

  • Richard...

  • Laisses moi.

  • Richard...

  • S'il te plaît. J'ai besoin d'être seul.

  • Comme tu veux, mais laisse moi te dire une bonne chose.

Puis désignant la bouteille de scotch posée sur le bureau.

  • Se réfugier dans l'alcool n'a jamais été une solution pour résoudre ses problèmes, bien au contraire.

Elle avait raison bien sûr mais comme à son habitude il savait qu'il allait encore une fois n'en faire qu'à sa tête. Alors il se resservit un verre puis un autre et encore un autre. Boire pour ne plus avoir mal. Boire pour oublier la vie qu'ils auraient pu avoir.

 

 

Ce matin là, Kate était d'une humeur massacrante. Elle n'avais pas dormi de la nuit. Elle n'avait cessé de penser à Rick, à leurs étreintes et à sa trahison. Elle n'avait pas seulement perdu un amant mais aussi un partenaire et avant tout son meilleur ami. N'en pouvant plus de tourner comme un lion en cage dans son appartement elle avait décidé d'aller au poste même si il n'était que cinq heures du matin. Il fallait absolument qu'elle le sorte de ses pensées et quoi de mieux que de se plonger dans une enquête corps et âme pour cela. Cette méthode avait déjà fait ses preuves par le passé.

Arrivée au poste, elle avait relu les interrogatoires des deux suspects, passée en revue leurs alibis et Il était huit heures elle en était toujours au même point. L'un deux avait payé un tueur mais elle n'avait aucun moyen de savoir lequel.

Les gars qui étaient arrivés une demie heure plus tôt, l'observaient de loin, son humeur ne leur ayant pas échappé. En même temps cela n'avait pas été trop difficile vu qu'elle leur était tombée dessus dès qu'ils l'avait saluée. Pour eux il n'y avait aucun doute, l'ancienne Beckett était de retour. Comme d'habitude sa liaison avec son nouveau copain n'avait pas dû tenir la distance. Elle l'avait certainement rejeté lui aussi comme elle l'avait fait avec Demming et avec Josh. Heureusement, Castle était toujours fidèle au poste, se dirent ils. Lui seul arriverait à la dérider comme il l'avait toujours fait. Ne voulant pas s'attirer les foudres de leur collègue une fois de plus, ils s'étaient mis à l'écart attendant l'arrivée de leur sauveur mais c'était sans compter sur Beckett.

  • Ryan ! Tu es sûr que l'alibi du prêtre tient la route ?

  • Heu oui. J'ai vérifié hier soir, il semblerait qu'il était bien avec l'archevêque Wester.

  • Comment ça il semblerait ? C'est ça que tu appels être sûr ? Dois-je te rappeler qu'il y a un malade qui se promène dans les rues ? Qu'est ce que tu attends, qu'il massacre quelqu'un d'autre ! Revérifie !

  • Bien Lieutenant. Répondit Kevin un peu vexé de s'être fait attrapé.

D'un bon, Kate se leva de sa chaise et se dirigea vers les cellules.

  • Où est ce que tu vas ? Demanda alors Esposito.

  • Réinterroger, Taylor.

  • Il a demandé son avocat, tu ne peux pas l'interroger sans lui.

Elle se tourna vers le latino et vu le regard qu'elle lui lança, il n'insista pas.

  • Mais enfin, qu'elle mouche l'a piquée ? Demanda Ryan à Espo une fois qu'elle s'était éloignée.

  • Je n'en sais rien, mais ça doit être grave. Je ne l'ai jamais vu comme ça. Appelles Castle, on va avoir besoin de renforts et dis lui que c'est urgent.

 

 

Kate n'était toujours pas calmée, quand elle arriva devant la cellule du prêtre et l'interrogatoire promettait d'être musclé.

  • Lieutenant, quel plaisir de vous revoir.

  • Vous êtes quelqu'un de très intelligent. Votre facilité à manipuler les esprits le prouve.

  • Faites attention à ce que vous dites. Je pourrais vous poursuivre pour calomnie. La prévint il.

  • Je l'espère bien. Je serais ravie de vous revoir devant une cour de justice. Dit elle d'un ton sadique.

Kate s'avança et plongea un regard cruel, dans celui fuyant, du révérend.

  • Je connais bien les types comme l'archevêque Wester. Vous pensez qu'il va vous couvrir ? Mais croyez bien qu'il n'en fera rien quand je vais lui mettre la pression.

Le doute commençait à habité Taylor, et il était tout à coup beaucoup moins à l'aise que la veille.

  • Vous savez ce que je pense ? Je pense que vous ne vous êtes pas contenté de la petite Trudell et des deux étudiantes. Comprenez bien que tous nos services vont publier votre photo aux quatre coins des Etats de New York et du Montana. Je ne doute pas une seule seconde que nous dénicherons d'autres petites Trudell qui trouveront enfin le courage et la force de venir témoigner contre vous, monsieur Taylor.

  • Taisez-vous, vous n'avez pas le droit !

  • Vous allez être jugé pour vos crimes, répliqua t-elle encore plus sévèrement. Durant le temps de votre procès, je ferais en sorte qu'aucune demande de caution ne vous soit accordée. Vous croupirez en prison. Les pédophiles sont très apprécié là bas.

La sueur coulait sur le front du révérend. Il avait vraiment peur. Il y avait bien d'autres petites Trudell se dit elle.

  • Que vous ayez payé quelqu'un pour la mort de ces pauvres étudiantes m'importe peu. Vous êtes un homme finit.

  • Espèce de petite salope ! Vous me le paierez! Je vous jure que vous me le paierez. Fit le révérend qui crachait enfin sa haine des femmes.

  • Au plaisir mon révérend.

Elle quitta la pièce et le laissa seul avec ses démons. Certes, cette petite entrevue n'avait pas fait beaucoup avancer son affaire. Taylor n'avait toujours pas avoué, ni donné le nom de son homme de main, mais cela l'avait soulagée, enfin sur le moment. Elle avait pu reporter sa colère sur un autre homme que Rick et oublier l'espace d'un instant sa trahison. Malheureusement son répit fût de courte durée et la soirée de la veille lui revint à l'esprit comme un boomerang. Elle éprouva soudain une envie incontrôlée de prendre l'air, elle étouffait et il fallait qu'elle sorte d'ici au plus vite.

 

 

  • Alors ? Demanda Javier.

  • Alors rien. Je tombe toujours sur sa boîte vocale.

  • Il a bien choisi son jour pour disparaître celui-là.

Alors que Ryan essayait une énième fois de joindre Castle, ils aperçurent Lanie se diriger vers eux.

  • Salut les gars.

  • Docteur Parish, que nous vaut cet honneur ?

  • Javier n'en fais pas trop tu veux ?

  • Désolé. Qu'est ce qui t'amène ?

  • J'étais entrain de terminer mon rapport d'autopsie sur Brooks et je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me chiffonnais alors je suis retournée voir le corps et c'est là que je les ai découverts.

  • Découvert quoi ? Demanda Ryan soudain intrigué par les révélations de la légiste.

  • Des bleus sur sa figure comme si quelqu'un l'avait maintenu pour lui faire avaler quelque chose de force.

  • Et tu ne les avaient pas vu avant ?

  • Il se peut que quelque fois des hématomes apparaissent plusieurs jours après la mort à cause...

  • Oh attends une minute. Les interrompit Esposito. Qu'est ce que tu essaies de nous dire exactement ?

  • Je crois que Brooks a été assassiné ici dans nos locaux.

  • Il manquait plus que ça. Soupira Ryan.

  • On te laisse l'annoncer à Beckett si ça ne t'ennuie pas ?

  • Pourquoi ? Il y a un problème avec Kate ?

  • Ben...

Au même moment Kate sortit en trombe des cellules, et injuria un officier qu'elle avait heurté dans sa hâte.

  • Mais vous ne pouvez pas regarder où vous allez !

  • Désolé lieutenant.

  • J'en ai mare que tout le monde soit désolé ! Il est trop tard pour être désolé, le mal est fait !

Sentant tous les regards sur elle, elle se précipita dans l'ascenseur avant que les portes ne se refermes.

  • ...tu n'as qu'à voir par toi même. Termina Ryan.

 

 

Lanie se précipita à sa suite. Une fois dehors elle l'aperçut qui tournait au coin de la rue d'un pas décidé.

  • Kate !

Cette dernière ne ralentissait pas son allure et Lanie fut obligée de courir pour la rattraper.

  • Kate ! Attends ! Mais tu vas m'attendre oui ?

  • Lanie fiche moi la paix, je ne suis pas d'humeur !

  • Merci mais je m'en suis rendu compte. Tu ne veux pas marcher un peu moins vite, j'ai du mal à suivre.

  • Mais je ne t'ai pas demandé de me suivre.

  • C'est vrai mais tu sais aussi bien que moi que je ne te lâcherais pas tant que tu ne m'auras pas parlé.

  • Mais qu'elle bourrique !

  • Ça te va bien de me dire ça, tu es plus têtue que moi ! Kate !!

Devant la ténacité de son amie, Kate capitula et ralentit le pas pour enfin s'arrêter.

  • Merci. Fit Lanie qui n'en pouvait vraiment plus. Est ce que tu vas enfin me dire ce qui te met dans une état pareil.

  • C'est...personnel.

  • Ne me dis pas que tu t'es disputée avec ton mec ?

  • Kate !

  • On a rompu voilà ! Tu es contente ?

  • Quoi ? Pourquoi ? vous étiez si bien ensemble, je ne vous avais jamais vu aussi épanoui l'un comme l'autre.

  • Parce que c'est un menteur et un... attends une minute, comment ça on avait l'air épanoui l'un comme l'autre ?

  • Oh je t'en prie Kate. Sven ? Sérieux ? Tu penses vraiment que je suis une idiote ?

  • Tu étais au courant pour...

  • Castle et toi ? Oui.

  • Depuis quand ?

  • Le mariage de Kevin

  • Mais enfin pourquoi tu ne m'as rien dis ?

  • Parce que tu avais l'air de vouloir garder le secret et je me suis dis que tu m'en parlerais quand tu serais prête.

  • Je te demande pardon Lanie. Je ne voulais pas te mentir, c'est juste que c' était tout nouveau pour moi et... de toute façon ça n'a plus d'importance, c'est terminé.

  • Mais enfin qu'est ce qui s'est passé ?

  • Je croyais le connaître Lanie, mais je me suis trompée. Fit elle alors qu'une larme roulait sur sa joue.

  • Allez viens, allons boire un café quelque part, et tu vas tout me raconter.

 

Elles s'étaient réfugiées dans un petit café, non loin du poste et Kate se confia à sa meilleure amie. Elle lui raconta comment le soir du mariage, elle avait ouvert son cœur à Rick, leur première nuit passionnée et les trois merveilleuses semaines qui avaient suivit. Et puis elle lui parla de ce qu'elle avait découvert, de sa trahison, comment pendant tout ce temps il jouait un double jeu avec elle. Lanie l'écouta attentivement sans jamais l'interrompre, et puis quand elle eut terminé elle posa une main affectueuse sur la sienne.

  • Je suis désolée honey.

  • J'avais confiance en lui. Qu'est ce que j'ai pu être stupide.

  • Je comprends ce que tu ressens mais tu es sûr de ta décision ? Je veux dire, il a fait une erreur, et je comprends que tu sois blessée, mais il ne l'a pas fait pour te nuire. Il voulait te protéger.

  • Je rêve, ou tu es de son côté ? Je croyais que tu étais mon amie ? S'emporta soudainement Kate.

  • Bien sûr que je suis ton amie.

  • Alors pourquoi tu lui trouves des excuses ?

  • Je ne lui trouve pas d'excuse, il a eu tord de faire ce qu'il a fait. Je veux juste m'assurer que tu es sûr de vouloir tirer un trait sur votre histoire à cause d'une erreur. Tu pourrais lui redonner une chance.

  • Je ne pourrais plus jamais lui faire confiance ? Qu'elle genre de relation peut fonctionner sans la confiance ?

  • Tu dis ça parce que pour l'instant tu es en colère, attends quelques jours...

  • Ma décision est prise Lanie. Je ne reviendrai pas dessus. Pourquoi est ce que tu tiens absolument à ce que je lui pardonne ?

  • C'est juste que tu étais heureuse Kate. Pour la première fois, depuis que je te connais, je t'ai vu heureuse.

  • Il faut croire que je ne suis pas faites pour le bonheur.

 


jogeo1  (14.05.2017 à 18:04)

CHAPITRE 19 :

 

Il savait qu'il devait décrocher. Il savait que ce n'était pas la sirène de l'ambulance transportant Kate, le corps telle une plaie béante après que ce sniper lui ai tiré dessus. « c'est le téléphone rien que le téléphone, lui soufflait une voix amicale dans le magma de son cauchemar. Ce n'est pas la sirène de l'ambulance...rien que le téléphone. »

Mais déjà l'ambulance s'engouffrait à toute allure dans l'enceinte de l'hôpital. Elle allait vite, tellement vite, qu'il crut qu'elle ne pourrait jamais s'arrêter. Finalement elle stoppa dans un crissement de pneus à peine couvert par cette sirène (ce téléphone !). deux ambulanciers en descendirent brutalement pour arracher Kate à son blanc corbillard et la conduire en salle d'opération. Puis tout virait au rouge, un carmin obscène et amer comme du sang : le gyrophare l'aveuglait avec un clignotement écarlate, l'ambulance s'empourprait tel un vaisseau des enfers. Et pire que tout, il y avait cette sirène (cette sonnerie de téléphone !) beuglant comme un porc qu'on égorge, qui ne résonnait plus de ce joyeux pin-pon qui plaît tant aux enfants, mais d'un terrifiant « la mort ! La mort ! La mort... », et...

Et, avec la brutalité d'un corps s'écrasant après une chute vertigineuse, la réalité reprit ses droits : ambulance...sirène...sonnerie...téléphone.

La bouche sèche, une sueur glacée au front, les mains moites, il décrocha.

  • Castle !

Il lui fallut quelques secondes pour identifier la voix à l'autre bout du fil.

  • Ryan ? Que se passe t-il ?

  • Enfin ! Ça fait 2 heures que j'essaie de t'avoir ! Il faut que tu te ramènes au poste dare dare, on a un sérieux problème.

Les propos de Ryan dissipèrent les dernières vapeurs de sommeil.

  • Qu'est ce qui se passe ? Il est arrivé quelque chose à Beckett ?

  • Non elle va bien, enfin si on veut... écoutes, à parement il y a de l'eau dans le gaz avec son mec et elle est d'une humeur massacrante alors si tu pouvais lui apporter un café on s'est dit avec Javier que ça pourrait peut être la calmer un peu si tu vois ce que je veux dire.

  • Écoutes Ryan...

  • Tu es le seul qui arrive à la calmer quand elle est comme ça, toi tu as le mode d'emploi que nous nous n'avons pas encore trouvé.

Comment pouvait il dire à Ryan qu'il était la cause de la mauvaise humeur de Kate ? Que rien de ce qu'il pourrait dire ou faire, n'y changerait rien et que sa présence au poste ne ferait qu’envenimer la situation ?

  • Je suis désolé mais je ne vais pas pouvoir passer au poste aujourd'hui. Finit il par répondre.

  • Castle tu es sûr que ça va ? Je veux dire que tu as une drôle de voix.

  • Je vais bien Ryan ! je ne peux simplement pas passer ma vie au poste ! j'ai d'autres choses à faire ! S'énerva t-il malgré lui.

  • D'accord mais Beckett ne va vraiment pas bien, alors je pensais que tu pourrais...

  • Pas aujourd'hui.

Il raccrocha au nez de son ami et quitta ses draps les restes de son sanglant cauchemar en tête. Ce cauchemar il l'avait fait des dizaines et des dizaines de fois par le passé, revivant encore et encore cette horrible journée où il avait cru la perdre. Il la revoyait tomber sous le coup de la balle sans qu'il ne puisse rien faire pour l'en empêcher. Dans le couloir de cet hôpital, quand il attendait de savoir si elle allait vivre ou mourir, il s'était juré que si elle s'en sortait il ferait tout pour qu'un tel drame n'arrive plus jamais. C'est pour cette raison qu'il lui avait menti, et caché des informations sur le meurtre de sa mère, pour lui sauver la vie. Il ne pouvait pas s'excuser pour ça, car il savait au plus profond de lui même, que si la situation se représentait, il ferait le même choix. Tout ce qui lui importait c'était qu'elle vive même si elle devait le détester le reste de sa vie.

Ce cauchemar s'était estompé avec le temps mais maintenant qu'elle savait il revenait en force. Elle allait reprendre l'enquête tôt ou tard, malgré ses mises en garde, il en était sûr et elle finirait par se faire tuer et son cauchemar deviendrait réalité.

En plus du vide immense que Kate avait laissé dans son cœur en le quittant, son estomac se soulevait de temps à autre et sa tête pesait une tonne. Rien d'étonnant après avoir vidé la bouteille de scotch à lui tout seul la nuit dernière. Il était trop vieux pour ce genre d'excès. Il pénétra dans la salle de bain, et les yeux larmoyants, se regarda dans le miroir. Ce n'était pas beau à voir. Il éclaboussa son visage d'eau froide et l'essuya. Puis il inspira à fond, essaya de se ressaisir, au cas où sa mère et Alexis se trouveraient dans l'autre pièce. La dernière chose dont il avait envie c'est que sa fille le trouve dans cet état.

Quand il pénétra dans le salon, Martha était seule entrain de préparer un de ces mélanges à base de fibres dont elle avait le secret.

  • Bonjour chéri, je ne vais pas te demander comment tu vas car vu ta tête, ça ne doit pas être brillant.

  • Merci.

  • Est ce que tu as pu dormir un peu au moins ?

  • Pas vraiment.

  • Je ne peux rien faire pour ta peine de cœur mais je peux soulager ta gueule de bois. Tiens, prends ça. Fit elle en lui tendant une mixture verte malodorante.

Rick en but une gorgée et une grimace se dessina instantanément sur son visage.

  • Mon dieu mais c'est quoi cette horreur ? Tu tiens vraiment à m'achever ?

  • Arrête de te plaindre et avale. Tu te sentiras beaucoup mieux après.

  • J'en doute.

Malgré tout il prit sur lui et fit un effort surhumain pour avaler son verre et dut admettre qu'au bout de dix minutes, son mal de tête s'atténua et ses nausées avaient disparues. Malheureusement la douleur la plus vive était toujours là et aucune potion au monde ne pourrait la faire disparaître.

Martha ne se souvenait pas l'avoir vu si malheureux à part peut être le jour de la fusillade au cimetière. Elle ne pouvait rien faire pour atténuer sa peine alors elle décida de le sermonner sur sa conduite de la veille.

  • Mais enfin quelle idée tu as eu de te mettre dans un état pareil ? Regarde toi !

  • Il me semblait que tu avais dis pas de morale.

  • Oui et bien ça c'était hier. Enfin Richard, boire n'a jamais été une solution.

  • Et c'est toi qui me dis ça ?

  • Justement, je parle en connaissances de cause.

  • Je ne savais plus quoi faire. Je lui ai laissé une dizaine de messages et elle ne m'a pas rappelé.

  • La harceler au téléphone n'est pas une solution non plus. Attends quelques jours. Laisse passer l'orage le temps qu'elle digère la nouvelle.

  • Mais enfin qu'est ce que j'ai fais de si terrible ?

  • Tu lui as menti chéri, sur la chose la plus importante de sa vie, comment croyais tu qu'elle allait le prendre ?

  • Mais enfin je ne l'ai pas fais de gaieté de cœur, je voulais juste qu'elle soit en sécurité.

  • Je le sais bien et je suis sûre que Katherine finira par le comprendre elle aussi. Laisse lui un peu de temps.

  • Et si ce n'était pas le cas ? Si elle ne me le pardonnait jamais ? Osa t-il à peine demander.

  • Tu devras l'accepter et la laisser partir.

  • Je ne peux pas faire ça et tu le sais. Je l'ai cherchée toute ma vie, et je ne renoncerai pas à elle. Si il le faut j'arrêterai le meurtrier de sa mère moi même !

  • Je t'interdis de faire ça ! Ces types sont dangereux et je te rappelle que tu n'es pas un flic ! Mais enfin pense un peu à ta fille bon sang. Tu irais jusqu'à mettre sa vie en danger ?

  • Bien sûr que non !

  • Tu sais de quoi ces gens sont capables, alors jure moi que tu ne feras rien de stupide. L'implora t-elle les larmes aux yeux.

Rick s'en voulu immédiatement. La dernière chose qu'il voulait s'était faire de la peine aux gens qu'il aimait et depuis la veille il avait l'impression de ne faire que ça. Il se leva et alla la serrer très fort dans ses bras.

  • Je te demande pardon maman.

  • Jure le moi sur la tête d'Alexis !

  • Je te le jure.

 

 

Malgré la promesse que Richard lui avait faite, Martha ne se sentait pas rassurée pour autant. Elle connaissait son fils et son obstination pour ce qui comptait pour lui. Et quand il s'agissait de Kate, il n'était plus rationnel. Elle craignait qu'il finisse par faire une bêtise si les choses ne s'arrangeaient pas entre ces deux là rapidement. Elle avait profité qu'il disparaisse sous la douche pour s'éclipser. Elle devait parler à Katherine, de femme à femme. Qui sait, peut être arriverait elle à lui faire entendre raison, même si elle en doutait car la jeune femme pouvait être bornée. Mais elle devait quand même essayer, elle ne pouvait pas rester là les bras croisés à regarder son fils sombré.

Quand son taxi la déposa devant le poste de la douzième circonscription, elle était plus décidé que jamais. Une fois à l'étage des homicides, elle repéra les lieutenants Esposito et Ryan qui semblaient bien concentrés sur leur tâche. Le meurtrier de ces deux jeunes filles n'ayant toujours pas été appréhendés, ils devaient être débordés. Elle s'en voulait de les interrompre mais elle n'avait pas d'autre choix, l'avenir de son fils et de celle qu'elle considérait déjà un peu comme sa fille en dépendait.

  • Bonjour Messieurs.

  • Martha qu'elle bonne surprise ! Fit Ryan avant de la prévenir que Castle ne passerait certainement pas au poste aujourd'hui.

  • Je sais. Je viens juste de quitter Richard. A vrai dire, je venait voir le lieutenant Beckett.

  • Elle est en réunion avec le capitaine pour le moment mais on peut peut être vous aider ?

  • C'est très gentil mais...

  • Martha ? S'étonna alors Kate qui sortait tout juste du bureau de Gordon.

  • Oh bonjour Katherine.

  • Qu'est ce que vous faites ici ?

  • J'aurai besoin de m'entretenir avec vous un instant.

  • Le moment est très mal choisi, j'ai beaucoup de travail...

  • Je sais que vous êtes occupée mais c'est très important, ce ne sera pas long.

  • Très bien, venez par ici.

Kate entraîna l'ancienne actrice vers la salle de pause sous le regard des gars qui étaient de plus en plus paumés par les récents événements.

  • Tu sais ce qui se passe encore toi ? Demanda Kevin à son collègue.

  • Aucune idée. Certainement encore des trucs de nana.

  • Peut être. Ou alors ne pouvant pas venir aujourd'hui, Castle nous a envoyé des renforts.

  • Qu'est ce qu'il t'a dit au juste ?

  • Qu'il ne viendrait pas aujourd'hui. Et crois moi d'après le ton qu'il a employé, il ne semblait pas être de meilleur humeur que Beckett.

  • Attends une minute ! Mais c'est ça !

  • Quoi ?

  • Tu ne trouves pas étrange toi, que Castle et Beckett soient de mauvaise humeur le même jour ?

  • Maintenant que tu le dis. Tu crois que...

  • Mais c'est évident. Ils se sont disputé hier après notre départ, certainement à propos de ce Sven.

  • Je savais bien que Castle prenait trop bien la chose. Je ne te l'avais pas dit que lorsqu'il réaliserait qu'il l'avait perdue ce serait le drame ?

  • Je dois avouer que pour une fois tu avais raison.

  • Comment ça pour une fois ? Se vexa aussitôt Ryan.

  • En tout cas ça expliquerait pourquoi Castle n'est pas là aujourd'hui et la présence de Martha. Elle a du avoir vent de leur querelle et est venue plaider la cause de son fils.

 

Alors que les gars étaient tout à leurs suppositions, Kate proposa un café à Martha que celle-ci refusa.

  • Chérie, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je sais ce qui c'est passé hier soir.

  • Si c'est lui qui vous envoie...

  • Non, je suis venue de mon propre chef, Richard ne sait pas que je suis ici. Écoutes, je sais que tu es très en colère contre lui mais il n'a fait que ce qu'il a cru être bon pour toi.

  • C'est faux, il n'a fait que ce qu'il a cru être bon pour lui !

  • Il a peur pour toi, il a voulu te protéger ce n'est pas un crime ?

  • Il n'avait pas le droit de prendre cette décision à ma place. Je ne peux pas lui pardonner.

  • Bien sûr que si chérie. Ne dis pas cela. Il est évident que tu aimes Richard, et lui aussi t'aime, ne gâche pas tout à cause d'un désaccord.

  • Écoutez Martha, je sais que c'est votre fils et que vous croyez bien faire mais malgré tout le respect que je vous dois, ce qui se passe entre Rick et moi ne regarde que nous. Maintenant si vous voulez bien m'excuser j'ai un assassin à mettre derrière les barreaux.

  • Très bien, comme tu voudras, je te laisse.

Martha alla ouvrir la porte de la salle de pause et se retourna une dernière fois :

  • Richard donnerait sa vie pour toi, j'espère que tu t'en rends bien compte au moins. Si il lui arrive quelque chose parce que tu ne peux pas te résoudre à admettre que tu as besoin de lui, jamais je ne te le pardonnerai et jamais tu ne te le pardonneras non plus. Bonne journée Katherine.

 

 

Rick aurait voulu rester terré toute la journée dans son appartement, il n'avait envie de voir personne, mais c'était sans compter sur Alexis. Elle était rentrée plus tôt, ses cours de l'après midi ayant été annulés car sa prof était malade. Elle avait été ravi de tomber sur son père, qui se faisait de plus en plus rare depuis qu'il était avec Kate. Serte elle était heureuse pour lui mais égoïstement il lui manquait. Elle avait alors insisté pour qu'il l'accompagne faire la visite du campus de New York. Malgré sa morosité il n'avait pas pu refuser cette requête à sa fille, il ne pouvait rien lui refuser de toute manière, et en début d'après midi ils prirent la route.

Alexis avait emmené la brochure de l'université et en vantait tous les mérites à son père qui ne prêtait guère attention aux propos de la jeune fille qui finit par s'en rendre compte.

  • Papa ?

  • Tu m'écoutes ?

  • Hum ?

  • Tu m'écoutes ?

  • Oui pardon chérie, j'étais ailleurs.

  • Tu as un problème ?

  • Non ma puce tout va bien. Qu'est ce qu tu disais ?

  • Cette université à l'air géniale et en plus elle est à deux pas de la maison.

  • Je croyais que tu voulais t'éloigner, voir d'autres horizons ?

  • Je sais mais je ne suis plus si sûr d'être prête pour ça. Je croyais que tu serais content que je reste à New York ?

  • Je le suis c'est juste qu'après les horreurs qui se sont passées sur ce campus...

  • Papa ! ces filles vendaient leur corps pour de l'argent ! Jamais je ne ferais un truc pareil.

  • C'est vrai.

  • Ne te fais pas de soucis pour moi, à moins que tu ai peur que je débarque trop souvent à la maison alors que toi et Beckett avaient mieux à faire.

Alexis avait sorti cette dernière réplique pour dédramatiser la situation et faire sourire son père, elle était loin de se douter du mal qu'elle lui faisait au contraire. De son côté Rick ne fit rien paraître de son malaise devant sa fille et lui fit un petit sourire en ajoutant :

  • Tu as raison, ça doit être ça.

 

Il passèrent leur après midi à arpenter le campus de long en large. Alexis voulait tout visiter. De temps en temps elle arrêtait un étudiant ou deux afin de recueillir ses impressions et à la fin de la journée elle semblait conquise et elle décida de déposer un dossier de candidature pour l'année suivante. Alors que Rick l'attendait dehors, son regard fut attiré par un groupe d'étudiants qui se tenait non loin de lui. Leurs discutions semblaient annimées et il se revit à leur âge lorsqu'il était persuader de tout connaître de la vie et qu'avec ses amis il voulait refaire le monde. Les pauvres, si ils savaient à quel point la vie pouvait être cruelle parfois, ils seraient certainement moins enthousiastes. C'est alors qu'il la vit passer devant le petit groupe. Une jeune fille blonde, svelte qui semblait avoir tous les malheurs du monde sur les épaules. Elle marchait droit devant elle et ne semblait pas prêter attention à l'environnement autour d'elle. Pourquoi lui était elle si familière ? Puis tout à coup la lumière se fit dans son esprit. Il s'agissait de cette jeune fille qui était passée il y a quelques jours au commissariat, l'amie des deux victimes. Sans savoir pourquoi il ressentit le besoin d'aller vers elle et de lui parler.

  • Attendez ! Excusez moi ! Fit il en lui courant après.

Mais la jeune fille ne lui prêta pas plus d'attention.

  • Sarah ! Sarah Kent !

A l'évocation de son nom la jeune fille s'arrêta enfin et se retourna.

  • Qui êtes vous ? Qu'est ce que vous me voulez ? Demanda t-elle sur la défensive.

  • Bonjour excusez-moi, je ne voulais pas vous effrayer. Je m'appelle Richard Castle, je travail avec la police sur la mort de vos amies. Je suis une sorte de consultant.

  • Oui je me souviens de vous, je vous ai croisé quand je quittai le commissariat l'autre jour.

  • C'est ça. Vous vouliez savoir où en était l'enquête il me semble ?

  • Vous ne l'avez toujours pas attrapé n'est ce pas ? celui qui a fait ça ? Ce n'était pas Larry.

  • Non. Mais nous avons des pistes sérieuses. Il ne s'en sortira pas.

  • Si vous le dites. Maintenant excusez-moi.

  • Attendez. Le lieutenant Beckett était persuadée que vous lui cachiez des informations.

  • Et bien elle se trompe. Je ne suis au courant de rien.

  • Écoutez, je sais à quel point ça peut être intimident de parler aux flics, ils sont toujours si soupçonneux. Alors si vous avez besoin d'un ami à qui parler. Fit il en lui tendant un petit bout de papier. Voici mon numéro. N'hésitez pas.

  • Merci.

Alors qu'elle s'éloignait, soudain prit d'un mauvais pré-sentiment, il ne put s'empêcher d'ajouter :

  • Faites attention à vous Sarah.

 

 

Cette journée pénible touchait enfin à sa fin. Comme si sa rupture avec Castle ne suffisait pas à son malheur, il avait fallut qu'elle fasse face aux remontrances de Martha. Elle était la mère de Rick alors elle comprenait son point de vue et ne lui en voulait pas de vouloir protéger son fils mais elle ne pouvait tout bonnement pas pardonner à Rick. Et pourtant elle aurait tant aimer en avoir la force. Pourquoi personne ne voulait comprendre ce qu'elle ressentait et à quel point elle était meurtri. Il l'avait non seulement trahi elle mais aussi le souvenir de sa mère en l'empêchant de résoudre son meurtre. Et peu importait les raisons de son geste. Ce soir elle se sentait plus seule que jamais et ça n'était pas prêt de s'arranger.

Malgré l'orage qui menaçait d'éclater, elle avait décidé de marché et de rentrer à pied. Il faisait étonnement doux pour une fin de novembre, et prendre un bon bol d'air lui ferait du bien, et l'aiderai à lui vider la tête, enfin c'est ce qu'elle avait espéré. Malheureusement elle croisa sur sa route un jeune couple d'amoureux, qui marchait le long du trottoir tendrement enlacés. Quand elle les dépassa et qu'elle vit à quel point ils avaient l'air heureux son cœur se serra un peu plus. Elle porta alors machinalement la main à son cou où se trouvait toujours le pendentif que Rick lui avait offert il y a seulement de ça quelques jours. Pourtant elle avait l'impression que cela remontait à des années lumières. Quand elle était heureuse, plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été et c'est alors que les paroles de Lanie lui revinrent en mémoire. Pourquoi la vie devait elle être si compliquée par moment et pourquoi ébranlait elle toutes vos certitudes ?

 

 

Des éclairs zébraient le ciel et le tonnerre grondait. Une pluie violente tombait sur la ville. Castle quitta la fenêtre de son bureau et regarda sa montre. Il n'était que vingt heure et entre les éclairs occasionnels il faisait déjà aussi noir qu'à une heure du matin, aussi noir que dans son cœur. Cette nuit encore allait être longue.

Fatigué et déprimé il retourna s'asseoir à son bureau. Il avait devant lui son ordinateur allumé qui lui indiquait « You should writing » mais il doutait de pouvoir écrire quoi que ce soit avant longtemps. Il repensa malgré lui à la dernière fois qu'il avait souffert du syndrome de la page blanche, aux remontrances de Gina, lors du lancement du dernier Derrick Storm, le soir où il avait rencontré Kate pour la première fois, le soir où il en était tombé amoureux.

Il se refusait à croire qu'il l'avait perdue pour toujours, mais ne pouvait pas d'avantage être certain qu'ils avaient un avenir ensemble. Parfois l'amour n'était pas suffisant.

Alors qu'il était toujours perdu dans ses souvenirs, Alexis apparu à la porte du bureau.

  • Qu'est ce que tu fais encore là ? Je te croyais partie depuis longtemps ?

  • J'ai décidé de ne pas y aller. Ça te dis qu'on se regarde un bon vieux film de zombie ?

  • Je croyais que c'était le concert du siècle, tu me rabâche les oreilles avec ça depuis des mois.

  • Ça va pas être si terrible que ça, je préfère rester avec toi ce soir.

  • Vas y dis moi ce qui se passe ? Tu as parlé à ta grand mère c'est ça ? Tu es au courant pour Beckett et moi ?

  • Je suis désolée papa. Je sais à quel point tu tenais à elle. Pourquoi tu ne m'as rien dis cet après midi ?

  • Parce que je ne voulais pas t'embêter avec ça. C'est mon problème pas le tien.

  • Mais je me fais du souci pour toi.

  • C'est gentil chérie mais je t'assure que je vais bien. Tu veux vraiment faire quelque chose pour moi ?

  • Bien sûr, tout ce que tu voudras.

  • File et va t'amuser avec tes amies ce soir.

  • Tu es sûr ?

  • Certain.

Elle fit le tour du bureau pour prendre son père dans ses bras.

  • Je t'aime papa. Et jamais je ne te laisserai tomber moi.

Devant ce touchant aveux de sa fille,il la serra un peu plus fort et dut lutter de toutes ses forces pour ne pas craquer.

Après le départ d'Alexis, il resta encore un long moment devant son écran puis éteignit enfin son ordinateur. Même si il avait réussi à suivre les conseils de sa mère et qu'il n'avait plus essayé de joindre Kate de la journée, il n'y tenait plus et il composa à nouveau son numéro dans l'espoir qu'elle réponde enfin. Il avait besoin d'entendre le son de sa voix, seulement, une fois de plus après plusieurs sonnerie il tomba de nouveau sur sa boîte vocale :

  • Kate je t'en pris ça ne peut pas finir comme ça, il faut qu'on parle. Je t'ai fais du mal et je regrette. Je voudrais pouvoir revenir en arrière, à... Sa voix se brisa. Tu me manques. S'il te plaît rappelles moi... Je t'aime.

Il raccrocha et serra les lèvres. Il attendit dix minutes puis vingts mais le téléphone restait désespérément mué. Il allait essayer de la rappeler lorsqu'on frappa à la porte. Espérant avec ferveur que ce soit Kate, il se précipita vers la porte d'entrée puis l'ouvrit à la volée. Il se figea sur place.

Ce n'était pas Kate mais un homme qui se tenait dans le couloir. Un coursier blond aux cheveux collés par la pluie.

  • Monsieur Richard Castle ?

  • Oui c'est moi.

  • J'ai un paquet pour vous.

L'homme qui ne devait pas avoir plus de vingt cinq ans lui tendit une petite enveloppe à bulle.

  • Bonne soirée monsieur.

  • Merci.

Il referma la porte puis fouilla dans la petite enveloppe. Il en sortit un écrin de velours et, inspirant profondément, l'ouvrit. Là alors qu'il croyait qu'il ne pourrait pas souffrir d'avantage, il se rendit compte qu'il se trompait lourdement. Le pendentif serti de diamant était là. Elle lui avait rendu mettant ainsi un terme définitif à leur histoire. Le chagrin le submergea, lui coupant le souffle puis il s'effondra dans un fauteuil ne pouvant s'empêcher de fixer le petit écrin dans sa main. Il resta ainsi immobile, il n'aurait pas su dire combien de temps. Au bout d'un moment, il se força à réagir et décida de lutter contre le chagrin. Le chagrin paralyse. Pas la colère. Or la colère était là elle aussi guettant un exutoire. Alors il la laissa venir et dans un cri de rage, il jeta l'écrin à travers la pièce le plus violemment possible.

 

 

 


jogeo1  (28.05.2017 à 18:55)

CHAPITRE 20 :

 

Comme la veille, Kate n'avait pas fermé l’œil de la nuit et elle était arrivée de bonne heure au poste. Si sa vie privée était en ruine, sa vie professionnelle n'était guère plus réjouissante. L'enquête piétinait et le capitaine devenait de moins en moins gérable. Il avait piqué une colère monstre quand Lanie avait suggérée que Larry Brooks avait été assassiné dans son commissariat. Pour lui cela était inconcevable et le médecin légiste ne faisait que des suppositions sans fondement. Il était persuadé que les marques sur le visage de la victime avaient été faites avant son arrestation. Il avait chargé néanmoins les gars d'éplucher les cameras de surveillance du poste à la recherche de quelque chose de suspect mais ils n'avaient rien trouvé d'anormal sur les bandes et durent se ranger de l'avis de Gordon. Larry Brooks avait dût se battre plus tôt le jour de son arrestation et ces bleus sur son visage n'avaient certainement aucun rapport avec sa mort. Kate, elle, restait sur la réserve. Avec les années elle avait appris à ne jamais sous estimer les intuitions de Lanie et en avait fait part au capitaine qui l'avait menacée tout bonnement de lui retirer l'affaire si elle insistait. Décidément elle détestait ce type et ce matin alors qu'elle ruminait encore la décision de Gordon elle ne put s'empêcher de repenser à Montgomery. C'était un capitaine merveilleux qui lui, soutenait ses hommes quoi qu'il arrive. Contrairement à Gordon, il croyait en elle. Il lui manquait cruellement et son souvenir lui redonna un peu de baume au cœur. Elle se remémora ces années sous ses ordres et ses pensées la ramenèrent quatre ans en arrière, dans le bureau du capitaine quand il lui avait imposé la présence de Rick pour ses soi-disantes recherches. Castle, pourquoi fallait il que tout la ramène à lui ? Elle se rendit compte à quel point il avait pris une place importante dans sa vie et malgré ses propres dénégations, elle était toujours amoureuse de lui. C'était bête à en pleurer car elle ne pouvait aimer un homme en qui elle n'avait plus confiance, mais tel était pourtant le cas. Pire encore, cet amour là n'était pas du genre à guérir avec le temps. Elle en souffrirait très, très longtemps. Souffrait il lui aussi ? Probablement mais à qui la faute ? Il avait dût recevoir le pendentif car il n'avait plus essayer de la joindre. Elle s'en voulait de l'avoir rendu de façon aussi immature, et non pas en main propre mais elle n'avait pas eu le courage de se retrouver en face de lui à ce moment là.

  • Pourquoi cette mine cafardeuse, Beckett ? Lui demanda Ryan en se laissant tomber sur la chaise de Rick.

Kate, les yeux dans le vague sursauta à sa question.

  • Je n'ai pas le cafard, j'essaie de rattraper du sommeil en retard.

  • Tu parles. Dit il d'un ton septique. Je sais à quoi tu penses. Tu te dis que le tueur est toujours dans la nature et qu'il risque de tuer à nouveau.

Elle sourit. Elle avait redouté qu'il n'ai deviné ses vraies pensées.

  • Tu as mis dans le mille Ryan. C'est exactement ce qui me tracasse. Tu devrais faire un numéro de télépathie au music-hall.

  • Pas besoin d'être télépathe, je pense à la même chose.

  • On a du nouveau ?

  • Toujours pas. On a épluché les comptes des deux suspects et rien n'indique qu'ils aient payé quelqu'un pour exécuter les filles. On est dans une impasse et si on a rien de nouveau d'ici ce soir on sera obligé de les relâcher.

  • Je sais. Dit elle en s'appuyant sur le dossier de sa chaise.

  • Je crois qu'au point où on en est, une petite théorie à la Castle serait la bienvenue non ?

  • Écoute Ryan, à propos de Castle...

  • Je sais,... vous vous êtes disputés.

  • Tu sais ? S'étonna Kate.

  • Et bien quand on ne l'a pas vu hier, on s'en est un peu douté avec Esposito. Ne t'en fais pas, il va bien finir par accepter que tu sois heureuse avec Sven. Je ne lui donne pas deux jours avant de revenir. Il ne peut pas se passer de nous.

  • Pas cette fois Ryan. Il ne reviendra pas. Et à propos de Sven...

  • Ah ben tiens, qu'est ce que je disais. L'interrompit elle. Il n'a même pas tenu plus d'une journée.

  • Quoi ? Fit elle paniquée en se retournant.

Ryan avait raison. Castle se trouvait bien au poste. Il se dirigeait droit vers son bureau avec une irritation mal contenue. Ses vêtements étaient froissés, il avait une barbe de deux jours les yeux cernés et les traits tirés.

  • Kate, nous devons parler. Ryan tu peux nous laisser ?

  • Bien sûr.

Alors que Ryan s'éloignait, Beckett se tourna vers Rick.

  • Tu n'as rien à faire ici !

  • Je n'aurai pas eu à venir ici si tu daignais répondre au téléphone ! S'énerva t-il.

  • Pas si fort tout le monde nous regarde.

  • Et qu'est ce que tu veux que ça me fasse ?

Elle ne l'avait encore jamais vu dans un état pareil, elle découvrait un Castle qu'elle ne connaissait pas encore et elle était effrayée par sa colère. Ne voulant pas se donner en spectacle devant ses collègues, elle lui fit signe de le suivre et ils s'enfermèrent dans l'une des salles d'interrogatoire à l'abri des regards.

  • Qu'est ce que tu veux à la fin ?

  • Je te l'ai dis parler.

Ils n'étaient séparés que par deux ou trois mètres mais la distance aurait put être celle du Grand canyon.

  • Je ne crois pas que nous ayons grand chose d'autre à nous dire.

  • Pourquoi tu ne veux pas comprendre que j'ai peur de te perdre. Que j'ai juste voulu protéger l'une des choses les plus rare et les plus précieuse que je possède dans ma vie.

  • Ce n'est pas ça le problème et tu le sais très bien.

  • Alors c'est quoi ?

  • TU M'AS MENTI !

  • C'est vrai que toi ne m'as jamais menti ! Tu ne mentais pas quand tu prétendais ne pas te souvenir de la fusillade !

  • Ça n'a rien à voir !

  • C'est exactement la même chose sauf que moi je t'ai pardonné, je t'ai laissé une chance. Mais merde Kate, je ne vais tout de même pas m'excuser d'avoir voulu te protéger !

  • Je n'ai pas besoin d'être protégée ! Je suis forte et capable ! Je n'ai pas besoin d'un super héro macho pour s'occuper de moi ! Je contrôle ma vie et je ne laisserai personne le faire à ma place ! Tu m'entends personne et certainement pas toi !

  • Reprends cette enquête et ce sont eux qui déciderons pour toi.

  • Ils ont tués ma mère Rick ! ma mère ! Et tu voudrais que je les laisse vivre en tout impunité ? Je croyais que toi au moins tu me comprenais mais là encore je me suis trompée.

  • Et toi tu dois comprendre qu'ils te tueront si tu t'obstines !

  • Et bien qu'ils viennent, je suis prête !

  • Mais tu t'entends ! Arrête d'être égoïste et de ne penser qu'à toi ! Il y a des gens qui t'aime alors si tu ne le fais pas pour moi, fait le au moins pour ton père. Il a déjà perdu sa femme, tu veux vraiment qu'il perde sa fille ?

  • Laisses mon père en dehors de ça !

  • Il y a une chose que je ne t'ai jamais dite, mais la veille de la mort de Montgomery ton père est venu me voir, il m'a supplié de t'empêcher de continuer...

  • Tu mens ! Mon père veut autant que moi connaître la vérité !

  • C'EST FAUX ! Tout ce qu'il veut c'est que sa fille reste en vie !

Il y eut une longue pause que Rick finit par rompre, comme à regret.

  • Elle est morte Kate, dit il doucement. Et rien de ce que tu feras ne pourra jamais la ramener. Mais tu as raison, c'est ta vie et personne ne peut décider à ta place.

Il sorti un dossier d'un sac qu'il tenait en bandoulière, et le déposa sur la table devant lui.

  • Ce sont les dossiers bancaires de Montgomery, Macalister et Raglan. Ceux que j'ai tenté de faire disparaître. J'ai retrouvé la banque qu'ils utilisaient à l'époque des enlèvements. Je pensais qu'avec l'argent des rançons ils auraient pu payer celui qui a fait tuer ta mère. Ils sont à toi, fais en ce que tu veux...Je t'aime Kate mais c'est toi qui as raison, c'est terminé. Je ne resterai pas pour voir le massacre, je ne revivrai pas ça une seconde fois.

Claquant la porte derrière lui, Rick sortit de la salle d'interrogatoire et de sa vie. Kate prit alors conscience des larmes qui, maintenant, coulaient sur ses joues.

 

Il traversa le poste sans prêter attention aux regards tournés vers lui, sans même voir la femme qui le suivait. Il entra dans l'ascenseur et c'est seulement lorsque les portes de celui-ci commencèrent à se refermer qu'il s'effondra en prenant appuie sur la paroi. Il venait de faire la chose la plus difficile qu'il n'avait jamais eu à faire mais de toute manière lui avait elle laissé d'autre choix. Elle ne voulait plus de lui dans sa vie et il n'avait plus la force de se battre. Pendant quatre ans il n'avait vécu que pour elle, rêvant d'un avenir avec elle. Il avait touché son rêve du bout des doigts même si cela n'avait été qu'éphémère. Aujourd'hui une page de sa vie venait de se tourner et même si cela était un crève cœur, il devait écrire le prochain chapitre sans elle à ses côtés. C'est sur ce triste constat qu'il quittait le poste le cœur lourd pour la dernière fois.

  • Castle attends !

Alors qu'il se dirigeait vers la sortie du commissariat, la voix d'une femme l'interpella. Cette voix il ne la connaissait que trop bien.

  • Qu'est ce que tu veux ?

 

 

Lanie était arrivée au poste peu après Castle. Elle venait voir son amie pour essayer de la réconforter un peu. Elle avait passé la soirée au téléphone avec Kate essayant de la raisonner une dernière fois, de lui faire comprendre qu'elle devait parler à Castle, lui laisser au moins une chance de s'expliquer mais cette tête de mule ne voulait rien entendre.

Quand Ryan lui avait appris que Castle était ici et que lui et Kate étaient en train de s'expliquer dans la salle d'interrogatoire n°1 elle avait secrètement espéré que les choses finissent par s'arranger d'elles mêmes. Elle les avait alors observés ou plutôt espionnés (Kate la tuerait si elle savait) à travers le miroir sans teint dans la pièce adjacente. Et ce qu'elle vit la peina. Au lieu de faire la paix, ses amis continuaient à se déchirer. Elle ne pouvait plus rester là à ne rien faire à les regarder se détruire. Ces deux là étaient faits l'un pour l'autre bon sang, il devait bien y avoir un moyen de les remettre sur les rails. Si elle n'arrivait pas à raisonner Kate alors elle devait essayer avec Castle. C'est pour cette raison qu'elle le suivit dès sa sortie de la salle d'interrogatoire. Elle ne fut pas assez rapide pour le rattraper avant qu'il ne prenne l'ascenseur alors elle s'était précipitée dans l'escalier afin de le rejoindre avant qu'il ne quitte le poste.

  • Castle attends !

  • Qu'est ce que tu veux ?

  • Tu ne peux pas partir comme ça !

  • Je suis au courant pour Kate et toi, j'ai tout entendu, ne la laisse pas tomber, pas maintenant, elle a besoin de toi.

  • Tu l'as bien entendue comme moi, elle ne veut avoir besoin de personne et encore moins de moi.

  • Elle est en colère, elle ne le pensait pas. Laisse lui un peu de temps, s'il te plaît.

  • Du temps ? Je lui ai laissé quatre ans Lanie, alors là j'en ai ma claque. Je n'en peux plus tu comprends.

  • Castle...

  • J'ai essayé , j'ai vraiment essayé. Je croyais que j'arriverai à lui faire oublier le passé, à nous faire passer devant son désir de vengeance. Mais elle en est incapable. Je l'aime et tu le sais mais je ne peux pas rester là à la regarder se détruire. J'aurai pu tout endurer mais ça c'est au dessus de mes forces.

  • Alors c'est tout, tu baisses les bras. Tu renonces si facilement ?

C'était une déclaration faite pour provoquer qui rendit furieux Castle.

  • Si facilement ? Et qu'est ce qui te faudrait pour trouver ça difficile ?

  • Je te demande juste d'attendre quelques jours avant de prendre une décision que tu regretteras le reste de ta vie. Elle va se calmer laisse lui une autre chance ?

  • Parce qu'elle m'en a laissé une à moi ?

  • Castle !

  • Non Lanie, j'en ai marre d'espérer pour à chaque fois me ramasser. Je suis désolé mais cette fois c'est bel et bien terminé.

Sur ces dernières paroles il lui tourna le dos puis disparu dans les rues de New York.

  • J'y crois pas ! Mais quelles têtes de mule ces deux là ! S'énerva Lanie restée toute seule dans le hall du poste.

Au final il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre. Ne sachant plus quoi faire pour arranger les choses elle décida de suivre son propre conseil et de laisser du temps à ces deux là. Ils finiraient bien par s'apercevoir qu'ils ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre. Elle espérait seulement qu'il ne soit pas déjà trop tard quand ils feraient ce constat.

 

 

Durant la semaine qui suivit, Kate se tua au travail pour s'empêcher de penser. Malheureusement l'enquête sur le meurtre de Lucie Barton et Amy Paich restait au point mort. N'ayant rien trouvé, à part les photos, qui reliait les deux suspects aux meurtres, ceux-ci avaient dût être relâchés mais Beckett les tenait à l’œil. Elle restait persuadée que le chantage aux photos était le mobile du meurtre et tôt ou tard l'un ou l'autre ferait une erreur et à ce moment là ils la trouverait sur leur chemin.

Les médias maintenaient la pression et l'angoisse dans l'opinion. Les journaux titraient « le boucher de New York toujours en liberté » et reprochaient à la police son inefficacité dans cette affaire. La mort étrange d'un suspect durant sa garde à vue et le suicide d'un juge durant l'enquête n'arrangeait rien à la situation. Toute cette publicité écœurait Kate.

Elle n'avait plus eu de nouvelles de Castle depuis leur dernière altercation et elle finit par se convaincre que cela était probablement mieux ainsi. Tous les soirs avant de se coucher, elle se saisissait du dossier qu'il lui avait laisser avant de partir mais elle n'avait toujours pas trouvé le courage de l'ouvrir tenaillée par la peur de tomber une nouvelle fois sur une impasse. Alors elle s'endormait désespérément seule en priant pour que la journée qui suivrait soit moins pénible que la précédente.

 

 

Cette nouvelle journée commencerait comme toutes les autres, avec son lot de déceptions mais un personnage imprévu allait entrer en scène et mettre le feu aux poudres. L'enquête allait alors prendre une tournure inattendue qui risquait de bouleverser des vies.

Plus tard quand Kate repenserait à cette journée, elle ne pourrait s'empêcher d'avoir un pincement au cœur car elle ne le savait pas encore mais elle s'apprêtait à vivre la pire journée de sa vie.

 


jogeo1  (05.06.2017 à 17:39)

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