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Série : Castle
Création : 24.12.2018 à 13h20
Auteur : Minefuji
Statut : Terminée
« Cette année, j’ai eu envie de mettre un petit cadeau au pied du sapin du quartier Castle. L’inspiration m’est venue cette fois en écoutant la chanson Trouble de Cold Play. » Minefuji
Cette fanfic compte déjà 123 paragraphes
Chapitre trente et un
- Ouais! C’est vrai, approuva Kate en commençant à installer la table pour dîner. J’ai eu une de ces chances! Je dois t’avouer que plus j’approchais du guichet, plus je me demandais ce que je venais faire dans cette galère! Tu n’imagines pas à quel point j’ai été soulagée de tomber sur lui!
- Tu aurais pu faire demi tour, tu sais, tu n’avais vraiment pas besoin d’aller jusqu’en Afrique!
- Tu m’as ignorée pendant toute la nuit juste parce que Lanie avait dit que j’étais polyandre! Il fallait bien que je fasse quelque chose!
- J’étais un gros nul, dit-il en pointant son pin’s. D’ailleurs quand je t’ai appelée, je voulais m’excuser... Et puis là... J’ai entendu Josh...
- Tu vois! Il fallait vraiment que je mette les choses au clair, expliqua Beckett. On ne pouvait pas continuer comme ça. Je n’avais jamais été dans une telle situation! Tromper mon copain! Même si dans ma tête et dans mon coeur c’était fini, ça ne pouvait plus durer!
- Et donc? Vous avez pu discuter?
- Oui. Contrairement à toi, Josh ne m’envoie pas paître quand je veux lui parler!
- Oui, il a tellement de qualités ce bon docteur, grinça Rick.
- Oh! Va bien à toi de dire ça! Tu es jaloux d’un type avec qui j’ai rompu pour être avec toi! Rala-t-elle.
- Alors... tu as rompu... Se radoucit-il.
Elle lui lança un regard exaspéré. Comment pouvait-il être aussi obtu?
- Pardon! Dit-il en levant les mains. J’ai encore de vieux réflexes qui doivent venir de mon cerveau reptilien.
- Tu m’en diras tant! En tout cas, même si tu as du mal à me croire, j’ai parlé à Josh et si cette nouvelle t’interesse, je suis de nouveau monogame, mon cher Castle, affirma-t-elle triomphante. Oh! Une petite purée de patates douces! J’adore ça!
- Et... Comment a-t-il pris la nouvelle?
- Plutôt bien...Mhmm! C’est trop bon! Il se doutait de ce que j’avais à lui dire. Des choses du style « C’est fini nous deux ». Il a accepté, je crois que lui aussi était arrivé à la fin de notre histoire...
Rick resta un moment silencieux. Quelque chose l’ennuyait c’était certain.
- Qu’est-ce qu’il y a encore ? Soupira-t-elle.
- Bah... Euh... Rien...
- Crache le morceau! Ordonna-t-elle excédée.
- C’est... Euh...
- Castle, j’en ai marre des non-dits! Alors soit tu me dis tout ce qui te turlupine, soit tu rentres chez toi!
- RyanaditquetudinaisaurestoavecJoshpourlaSaintValentin.
- Quoi?
- C’est Ryan... reprit-il plus calmement. Il a dit que tu sortais avec Josh pour la Saint Valentin...
- Evidemment qu’il pense ça! On ne leur a pas dit pour nous! S’exclama Kate. Il pense que je suis toujours avec Josh! Et quand il m’en a parlé, je n’ai pas eu envie d’étaler ma vie privée, alors je l’ai laissé croire ce qu’il pensait!
- C’est tout?
- Tu vas finir par vraiment me mettre en rogne, là.
- Ok. C’est tout. Dit-il soulagé.
- Tu me rends chèvre, souffla-t-elle en se servant une assiette des spécialités du Q3.
- Alors... comme ça... Tu es monogame... pas célibataire... dit-il en se rappelant ses paroles.
- Bah non, mon «copain » est un gros nul, mais je n’ai pas encore rompu avec lui.
- Comment ça pas encore? Tiqua Castle.
- Je l’aime bien, mais il ne me fait pas confiance, alors... je ne sais pas si notre relation a un sens...
- Il a compris et il te promet d’arrêter de se faire des films et de savourer la chance qu’il a de t’avoir pour petite amie!
- Ça... ça reste à prouver, marmonna-t-elle en le défiant du regard.
- Et il va tout faire pour ça!
- Qui vivra verra... Bon... Alors, dans ce cas, peut être que je ne vais pas rompre tout de suite avec lui... dit-elle en approchant son visage du sien avant de brusquement se détourner. À table maintenant ! Je meurs de faim!
- Je l’ai bien mérité celle là, marmonna-t-il en la rejoignant à table.
Ils dînèrent en tête à tête, leur conversation se limitant à des commentaires sur la nourriture et sur le vin, Rick craignant de commettre une nouvelle bévue et Kate ne voulant surtout pas risquer d’aborder le sujet de l’ami de Rick et du meurtre de sa femme. Lorsqu’ils eurent terminé le dessert, Kate s’étira et se leva pour se diriger du côté salon.
- Qu’est-ce que tu fais? Demanda Rick inquiet.
- J’ai envie de me poser tranquillement dans le canapé, je suis épuisée et puis je crois que j’ai trop mangé.
- Ah! Et... Je peux me poser avec toi?
- Je m’accorderais bien une petite vengeance en te disant non, mais je n’ai pas la force de te taquiner, alors...
- Alors... je peux? Demanda-t-il plein d’espoir.
- Évidemment! Allez, viens! Et puis, j’ai besoin d’un oreiller confortable.
- Je serai le meilleur oreiller du monde! Promit-il.
Ils s’installèrent dans le canapé, elle posa sa cheville encore un peu fragile sur un pouf, replia son autre jambe sous elle et se blottit contre l’épaule de Castle. Il enroula son bras autour d’elle et savoura le bonheur de la sentir de nouveau contre lui.
Contrairement à lui, Kate était parfaitement détendue et ne tarda pas à s’endormir paisiblement. Elle semblait épuisée. Elle aussi avait dû passer de mauvaises nuits. Quel imbécile! Se morigéna-t-il. Il aurait dû prendre soin d’elle, au lieu de ça, il venait de lui faire une Méga crise de jalousie.
« Je suis vraiment, vraiment, vraiment désolé, murmura Rick. Je sais bien que tu mérites que je te fasse aveuglément confiance. Le souci c’est que j’ai fait aveuglément confiance à d’autres avant toi et ça m’a toujours explosé à la figure... Mes vieux démons sont difficiles à combattre, mais je te promets de les terrasser pour toi, Kate. »
Un léger soupir s’échappa de la bouche de sa muse. Elle semblait si bien, si paisible là dans ses bras. Il sourit en pensant que c’était peut-être sa présence qui lui faisait du bien.
Rick resta ainsi un moment à gamberger, regrettant l’absence de télé pour le distraire. Les seuls livres à proximité du canapé étaient les siens, il aimait ce qu’il écrivait, mais il les connaissait déjà par cœur. Alors il partit dans ses pensées, la plupart tournées vers les meurtres de Vicky et du père de Damian.
Il aurait aimé en discuter avec Kate, mais elle n’avait pas été de cet avis. Il n’avait pas osé la contrarier, surtout après sa conduite de ces derniers jours. Elle pensait qu’il était de parti pris dans cette affaire, comme lorsque Kyra avait été concernée par l’une de leurs enquêtes. Mais l’histoire avait démontré qu’il avait eu raison de la croire innocente. Là encore, il faisait confiance à son ami et espérait que l’enquête lui donnerait de nouveau raison. Kate en doutait sérieusement. Se pourrait-il que son ami soit un assassin? S’il voulait conserver la confiance de Kate, il devait l’envisager, même si cela lui coûtait.
Au bout d’un moment, las de tourner le problème Damian dans tous les sens, il décida qu’il ferait mieux de dormir un peu. Délicatement, il prit Kate dans ses bras et l’emmena jusqu’à sa chambre, elle y serait mieux pour dormir. S’ils restaient dans le canapé, ils se relèveraient perclus de courbatures le lendemain matin.
« Bon sang! Je n’aurais pas dû la laisser manger autant! » marmonna-t-il en arrivant dans la chambre.
Chapitre trente-deux
Kate ne se réveilla pas durant la manœuvre. Elle devait être vraiment épuisée. Il s’en voulut d’être la cause de ses récents tracas. Il remonta la couette sur elle et se demanda si elle lui en voudrait s’il restait. Il hésita un instant puis se détourna, préférant jouer la prudence.
- Castle... appela-t-elle.
Il se retourna et constata qu’elle dormait encore.
- Somniloquie, murmura-t-il.
- Reste...
- Si c’est ton subconscient qui le demande alors...
Il ne s’en fit pas prier et s’installa à ses côtés. Naturellement, elle se cala contre lui agrippa son tee shirt et sa respiration se fit plus légère, apaisée. Il réalisa la chance qu’il avait que cette femme tienne suffisamment à lui pour lui pardonner son attitude d’une bêtise sans nom.
Il finit par s’endormir comme elle, épuisé par sa nuit blanche et ses interrogations.
******
Lorsqu’il émergea, au petit jour, ils étaient toujours collés l’un à l’autre, la tête de Kate reposant sur la poitrine de Rick. Il s’enivra du parfum de sa belle, il se sentait si bien à ce moment là, qu’il aurait voulu qu’il ne s’arrêtât jamais.
Pourtant il ne pouvait rester là, il avait à faire. Déchiré par la perspective de devoir la laisser, il dût se faire violence pour se décider à se lever. Doucement, pour ne pas la réveiller, il sortit du lit et s’en alla à pas feutrés.
Lorsqu’elle se réveilla à son tour un peu plus tard, Kate eut la surprise de se trouver dans son lit et la déception de se trouver seule chez elle. Elle chercha Rick dans l’appartement, en vain. Il était déjà parti. Quand était-il parti? Elle rassembla ses souvenirs. Pourvu qu’il n’ait pas eu un remord! Non. Ils étaient repartis sur de bons rails... Du moins, c'était ce qu’elle pensait... Finalement, elle trouva un mot près de la cafetière.
« Je n’ai pas eu le coeur de te réveiller. Il faut que je parte, le devoir m’appelle. Je te téléphonerai plus tard. Je t’embrasse Rick.
PS: J’ai déposé ton poney sur le canapé. »
- Un poney! Rit-elle, il croit que je suis comme lui, que j’ai huit ans dans ma tête!
Rassuree, elle savoura son café, qu’elle accompagna d’une des douceurs qu’il restait du dessert de la veille, puis se prépara pour se rendre au travail. Elle n’aurait su dire où en était sa relation avec Rick, mais espérait bien que cette soirée et cette nuit étaient une grande étape vers la guérison de leur histoire. La deuxième étape étant de conclure cette enquête. Bien qu’elle doutait fortement de l’innocence de Damian, elle décida de lui accorder le bénéfice du doute. Castle lui faisait confiance et elle avait confiance en Castle, alors...
La sonnette retentit. Elle alla ouvrir et découvrit Lanie sur le pas de sa porte.
- Tu ne travailles pas aujourd’hui? S’étonna Kate.
- Si. Je venais voir comment tu allais, annonça la légiste en entrant.
- Ça va, répondit Kate en se décalant pour la laisser passer.
- Tu es sûre? D’après Espo, tu avais mauvaise mine hier.
- J’étais fatiguée, voilà tout. Une bonne nuit de sommeil et me voilà de nouveau prête à attraper des tueurs.
- Mhm... Je vois ça, sourit Lanie. Mais dis-moi, soit tu as vraiment une excellente literie...
- J’ai un excellent oreiller, approuva Kate.
- ... Soit quelqu’un est venu te dorloter, termina Lanie en désignant la boîte de pâtisseries sur la table.
- Je me suis fait plaisir sur le chemin du retour, improvisa Kate.
- C’est ça! Et tu as fait un détour de six blocs pour ton petit plaisir.
- Et pourquoi pas?
- Parce qu’hier tu étais tellement à l’ouest, que tu as demandé à Esposito comment allait Jenny! Tu as même accroché la photo de Castle sur ton murder board dans la liste des suspects!
- J’étais énervée contre lui! Bougonna Kate en se revoyant épingler Castle aux côtés de son cher ami Damian.
Elle venait de le renvoyer chez lui à ce moment là. Elle était exaspérée.
- Wah! T’es une terreur toi! Constata Lanie. Mieux vaut ne pas t’énerver ou on risque de se faire coffrer pour meurtre!
- On fait avec ce qu’on a. Si on t’énerve, on risque de finir sur la table d’autopsie.
- Pas faux. Alors?
- Alors quoi? D’où viennent ces pâtisseries? Castle? Josh? Un nouveau prétendant?
- Tu vas arrêter avec ça? Puisque je te dis que j’ai rompu avec Josh! Râla Kate. Pourquoi est-ce si difficile à comprendre?
- Oh! Castle donc!
- Qu’est devenue l’option du nouveau prétendant?
- Il n’y a qu’en lui que lui pour douter de ta rupture avec Josh... Et puis, J’ai remarqué le poney et les ballons. Personne de sensé n’offrirait un poney en peluche et des ballons au premier rendez-vous à moins d’être un ado et que ce rendez vous se passe à Cosney Island.
- Mhm.
- Ne me dis pas qu’il t’a eue avec une peluche!
- Non, bien sûr que non. J’avais hyper faim.
- On discutera de ton alimentation déplorable tout à l’heure. Pour le moment, j’ai envie que tu me racontes tout en détail.
- Castle est venu s’excuser hier soir.
- Et?demanda la légiste.
- Et... Voilà! On a discuté, je lui ai dit que Josh et moi c’était fini et que s’il continuait à agir comme un crétin, ça serait fini entre lui et moi aussi.
- Mouais, ça c’est facile à dire ma belle. Tu m’as l’air accro à ton écrivain.
- Il faut croire qu’il est le seul à ne pas l’avoir remarqué alors, soupira Kate. Enfin! Il a promis de prendre sur lui pour ne plus se faire des films sous le coup de la jalousie. On verra bien.
- Et? Qu’est ce qu’il s’est passé ensuite?
- On a dîné.
- Rohhh! Tu le fais exprès ou quoi? Et après?
- Après? Je me suis endormie. J’étais épuisée.
- Sérieusement? Tu te réconcilies avec ton petit ami et bam! Tu t’endors?
- Exactement! J’étais fatiguée et je n’avais pas envie qu’il pense que tout était résolu! Il a besoin de réfléchir sur son comportement.
- Et tu le punis de sexe! Rigola Lanie. Tu as l’intention de tenir combien de temps comme ça? C’est la Saint Valentin!
- C’est une journée comme les autres, répondit Kate en haussant les épaules. Tu fais quelque chose avec Esposito toi?
- Euh... Nous n’avons pas abordé le sujet...
- Ah! Tu vois! Pour toi aussi c’est une journée comme les autres!
- Oui, mais moi je ne suis pas en grève de sexe! Contra Lanie.
- Tout ne tourne pas autour du sexe. Ça ne règle pas tout.
- Non, mais ça fait du bien. Tu devrais te lâcher un peu, conseilla Lanie.
- Je vais être en retard! Déclara Kate en attrapant son manteau.
- Au fait, il est dans quel placard ton écrivain?
- Il est parti avant mon réveil. Il avait des choses à faire.
- Dire que je pensais qu’il était un grand romantique, soupira Lanie.
- La vie n’est pas un roman, il y a des impératifs professionnels, familiaux...
- Castle n’a pas de contraintes professionnelles. C’est pour ça qu’il est toujours collé à tes baskets.
- De toute façon je l’ai viré de cette enquête, autant qu’il s’occupe ailleurs, dit Kate en sortant de l’appartement.
- Si tu le dis, soupira Lanie en suivant son amie. Il n’empêche que tu restes un mystère à mes yeux.
- C’est marrant, Castle dit la même chose, rit Kate.
Chapitre trente-trois
- Tu devrais peut-être l’appeler, suggéra Lanie.
- Nan! Je lui fais confiance! Répondit Kate avec assurance.
- C’est pas une histoire de confiance, c’est juste une fille, qui se languit d’entendre la voix de son petit ami, sourit Lanie d’un air entendu.
- Tu m’en diras tant! Fit Kate en levant les yeux au ciel.
- Surtout la voix de Castle, ajouta Lanie. Il sait envoûter son auditoire.
Le téléphone de Kate sonna à ce moment.
- Oh! Finalement c’est lui qui se languit, rigola la légiste. T’inquiète, je te laisse tranquille. À plus tard!
- À plus, répondit Kate en prenant l’appel. Beckett!
- Tu as de la compagnie, devina Castle.
- Oui, mais elle vient de partir pour le boulot. Tu connais les médecins! Toujours les premiers à lambiner dès qu’une occasion se présente.
- ...
- Je parlais de Lanie! Précisa-t-elle. Elle est médecin légiste, tu te rappelles?
- Oui! J’avais compris, finit par dire Castle.
- Menteur! Tu pensais à un autre médecin!
- Euh... Non! Pas du tout!... C’est mon téléphone qui capte mal! Bafouilla Castle.
Kate explosa de rire.
- Ok... Compris l’écrivain. Tu l’as fait exprès.
- Petite vengeance personnelle, mon cher Castle.
- Bien joué. Je l’ai mérité... Dit Castle beau joueur. Mais tu as remarqué? Je n’ai pas dit d’ânerie cette fois!
- C’est vrai, sourit Kate. Tu progresses. Tu n’es peut être pas une cause perdue.
- Heureux de l’entendre.
- Alors... Comme ça tu avais des choses à faire?
- Oui, mais ne t’en fais pas, je serai de retour dans la journée.
- Pourquoi est-ce que je m’en ferai? Demanda Kate soudain inquiète.
- Oh! Pour rien!
- Castle! Où est-ce que tu es?
- Eh bien...Euh... Comme tu ne veux plus de moi sur l’enquête du meurtre de Vicky... Ce qui est on ne peut plus compréhensible! S’empressa d’ajouter Castle. J’ai décidé d’aller jeter un œil sur celui du père de Damian...
- Castle, tu n’es pas obligé de...
- Je sais. Et j’espère bien prouver que Damian n’a rien à voir là-dedans! C’est ma façon de me racheter de mon comportement de ces derniers jours.
- Tu es sûr?
- Affirmatif! Et cette fois, je compte bien être totalement impartial. S’il s’avère qu’il est coupable, je m’inclinerai et le livrerai à la justice.
- Tu n’es pas obligé. Ça peut être fait par un autre. Je peux envoyer les gars enquêter là-dessus par exemple.
- Non, ne t’en fais pas. Je tiens à le faire, insista Castle.
- Dans ce cas... Bonne chance.
- À toi aussi! Dit-il avant de raccrocher.
Elle sourit en raccrochant son téléphone. Ainsi Castle était parti enquêter sur cette vieille affaire. Il souhaitait toujours que son ami soit innocent, mais semblait prêt à accepter la vérité quelle qu’elle fut. C’était un grand pas! Finalement leur partenariat survivrait peut être à cette enquête.
***********
Finalement Damian n’était pas responsable du meurtre de Vicky. Mais le soulagement de Rick fut de courte durée, puisqu’en enquêtant seul sur le meurtre du père de son ami, il découvrit que ce dernier avait commandité le meurtre de son propre père pour une sombre histoire d’héritage. Cela ficha un coup au moral de l’écrivain.
Lorsqu’il sortit de la maison de son ami, Castle retrouva Beckett, qui l’attendait.
- « Montrez moi un héros et je vous écrirai une tragédie » cita-t-elle, F. Scott Fitzgerald a dit ça.
- Ça doit être Ernest Hemingway qui a dit « Bon sang, je prendrais bien un verre là maintenant! »
- Passe devant, je te l’offre.
Il ne se fit pas prier s’éloigna de la maison de son ami sans un regard en arrière.
- Tu vas bien? Demanda-t-elle devant son air triste.
- Ouais, je vais bien.
- Mensonge!
- Tu avais raison, soupira-t-il. On ne connaît pas vraiment les gens... Même pas nos amis proches.
Mince songea-t-elle, cette histoire ne va pas l’aider à me faire vraiment confiance. Comme si elle avait besoin de ça!
- Je ne savais pas que Damian était un ami proche, dit-elle finalement.
- Bah.. On ne s’était pas vu depuis longtemps, mais il était celui qui m’avait mis le pied à l’étrier, celui grâce à qui je suis devenu celui que je suis aujourd’hui.
- C’est toi, qui est devenu celui que tu es, contra-t-elle. Damian t’a juste encouragé à suivre ton chemin.
- Bah sans lui, je serai peut être un clown de rodéo, mais certainement pas un écrivain! On ne se serait certainement pas rencontré du coup!
- Ne te sous-estime pas. Avec ton imagination débordante, tu aurais forcément trouvé un moyen de raconter des histoires!
- Tu crois ça toi? Comment ?
- Je ne sais pas, tu serais peut être devenu scénariste. Avec une mère comme la tienne, tu te serais peut être lancé dans le théâtre ou le cinéma. Tu aurais peut être même écris une série télé!
- Ah oui... Peut être... J’aurais écris un série sur un écrivain qui suit une femme flic pour ses recherches. Et bien sûr j’aurais dû faire des recherches...
- Tu vois! On se serait rencontré!
- Dis-donc madame la logique impitoyable! Je sais ce que tu fais!
- Qu’est ce que je fais?
- Tu détournes la logique pour me remonter le moral!
- Mais non!
- Depuis quand faire rentrer des ronds dans des trous carrés c’est logique? Sans best-seller je ne rencontre pas le maire, on ne devient pas amis et je ne peux pas suivre tes enquêtes!
- Si le rond est plus grand que le carré, ça passe! Rétorqua-t-elle du tac au tac. Il peut être fan de tes pièces de théâtre!
- Oui mais sans mes livres, pas de taré qui copie mes meurtres pour maquiller celui de sa sœur et Bim! On ne se rencontre pas! Il n’est plus si grand là ton rond!
Elle s’arrêta de marcher et le fixa en trépignant. Il pouvait presque voir la fumée sortir de ses oreilles tant son cerveau tournait à plein régime pour trouver la parade imparable.
- L’affaire des faux monnayeurs! Tu étais sur la scène de crime et je t’ai passé les menottes comme la première fois!
- Ça fait deux ans après! Tu aurais été capitaine ou engagée au FBI à ce moment là et donc j’aurais rencontré Esposito. Il est un peu trop poilu à mon goût pour en faire une muse!
- Mince! Agent du FBI ou capitaine de mon propre poste de police! Mais, tu m’empêches d’avancer en fin de compte! Tu es néfastes pour moi!
- Bah sans toi, moi, je serai sûrement en train d’écrire des livres sérieux. J’aurais peut être même eu le prix Nobel de littérature!
- Tu veux dire que je suis néfaste pour toi?
- Très néfaste, sourit-il. À se demander pourquoi je m’acharne à te suivre.
- Ça va faire trois ans que je me le demande. Donc sans Damian, tu n’ecrirais pas et sans moi, tu écrirais des livres sérieux?
- Ma vie est une succession d’actes manqués, spupira-t-il.
- Kyra! S’exclama-t-elle soudain.
Chapitre trente trois
- Kyra! S’exclama-t-elle soudain.
- Quoi Kyra? Demanda-t-il surpris.
- Tu aurais été invité à son mariage et on se serait rencontrés là-bas! J’étais sur l’affaire du meurtre de sa demoiselle d’honneur, rappelle-toi!
- Je m’en rappelle très bien, mais sans Damian, j’aurais peut être été le marié ce jour là, rétorqua l’écrivain.
- Pourquoi ça? Vous aviez rompu des années avant. Qu’est-ce que ça aurait changé?
- Je venais d’écrire mon premier best seller quand on s’est séparé. Sans Damian, j’aurais peut être eu un job plus sérieux , j’aurais eu l’an sagesse de ne pas vouloir aller trop vite avec elle, je n’en l’aurais Pas effrayée et on serait restés ensemble, Kyra et moi.
- Clown de rodéo c’est un job sérieux? tiqua Beckett.
- C’était une option. Il n’y a pas beaucoup d’avenir dans le rodéo à NewYork... Non, j’aurais travaillé un peu plus mes cours et je serais peut être devenu avocat d’affaire ou avocat tout court... Répondit-il.
- Tu regrettes?
- Quoi donc?
- De l’avoir laissée partir! Précisa Kate. Si je me souviens bien de ses paroles, pour elle c’était seulement une pause parce que vous étiez très jeunes. Elle n’avait pas imaginé que ça puisse être définitif.
- Tu sais que c’est la Saint Valentin?
- Ne change pas de sujet, réponds à ma question! Ordonna-t-elle.
- Il y a quelques années, peut être que je l’aurais regretté. Kyra était... Enfin, je l’aimais vraiment beaucoup. Elle pensait que nous étions trop jeunes, mais je savais moi que ce que nous ressentions l’un pour l’autre était rare et précieux. Et puis finalement, je m’en suis remis. Si j’étais resté avec Kyra, je n’aurais pas eu Alexis.
- Ni divorcé deux fois! Rappela-t-elle.
- Touché.
- Et si tu avais été avocat, tu aurais sûrement fini par représenter un de mes suspects. Donc tu vois, on se serait quand même rencontrés!
- Oui, mais sans mes livres, je n’aurais été qu’un type agaçant, tu ne m’aurais même pas regardé.
- Tu dis n’importe quoi! Tu me sortais par les yeux au début, j’ai tout de même fini par t’accepter et t’apprécier. Surtout quand tu te tais d’ailleurs, le taquina-t-elle. Le silence est un atout pour toi!
- Tu étais fan de mes romans! C’est pour ça que tu n’as pas refusé que je te suive sur tes enquêtes!
- Pas du tout! Marmonna-t-elle confuse.
- Menteuse! Tu es une fan! Une inconditionnelle, même. Une de celles qui vont sur mon site pour avoir des infos en exclusivité!
- Oui, bon ça va! Grogna-t-elle agacée d’être aussi transparente.
- T’es mignonne quand tu es gênée, sourit-il. Bref, sans Damian, je ne serais pas celui que je suis aujourd’hui.
- On peut dire ça de beaucoup de personnes. Si ça n’avait pas été Damian, ça aurait été un autre, qui t’aurait mis sur la voie de l’écriture. Tu écrivais avant de le rencontrer de toute façon.
- Peut être...
- Évidemment, après tout, c’est certainement Martha qui t’a acheté ton premier stylo!
- Oui, enfin, celui là, j’en ai fait une sarbacane. Elle était super d’ailleurs! Dit Rick rêveur. J’arrivais à envoyer mes boulettes de papier sur la fenêtre avec! Et pourtant il y avait deux tables d’écart entre elle et moi.
- J’aurais adoré voir quel garnement tu étais à l’époque. Tu devais être terrible! Pauvre Martha...
- Tu le verras peut être un jour si nous avons un fils, répondit-il naturellement.
Elle se figea et le dévisagea. D’accord il avait dit ça sur le ton de la plaisanterie, mais tout de même. Ça faisait deux semaines qu’ils étaient ensemble et cumulaient déjà presqu’une semaine de séparation! Comment pouvait-il se projeter aussi vite dans l’avenir? Elle eut l’impression de recevoir une douche glacée.
- Relax! C’est pas pour tout de suite, ajouta-t-il devant son air paniqué.
- Pas pour tout de suite? Répéta-t-elle en manquant de s’etouffer.
- Ça ne voulait rien dire! Ce sont des paroles en l’air! Tenta Rick pour calmer la panique qui s’emparait d’elle à vue d’oeil.
- C’est que...Je... Je ne savais pas que tu voulais d’autres enfants... Bredouilla-t-elle.
- Bah, j’aime bien l’idée d’avoir le choix. Peut-être que j’en aurai d’autre, peut être que non... Pourquoi? Tu ne veux pas d’enfant, toi?
- C’est que... Je ne me suis jamais vraiment posé la question... Perdre ma mère a été une telle épreuve que je... Mon métier est dangereux. Mon père n’en dort pas tant que je ne l’ai pas appelé pour lui dire que je suis en sécurité chez moi! Je n’ai pas envie d’imposer ça à un enfant...
- Pour quelqu’un qui ne s’est jamais vraiment posé la question, tu m’as l’air d’y avoir bien réfléchi quand même, constata Rick.
- Il n’y a pas que ça... souffla Kate.
- On n’est pas obligé d’en parler maintenant.
- Il vaut sans doute mieux que tu le saches maintenant, dit Kate.
- Que je sache quoi? Demanda Rick soudainement inquiet.
Elle inspira, plongea son regard dans celui de Rick et se lança. Il était terrifié. Tellement qu’il en oublia de respirer.
- Je ne suis pas le genre de personne qui n’imagine pas sa vie sans enfant... expliqua difficilement Kate. Je... Les bébés... c’est pas vraiment mon truc... Je ne m’extasie pas devant leurs bouilles si mignonnes soient elles et je ne ressens absolument pas le besoin de pouponner.
- Bon sang ce que tu m’as fait peur! S’exclama Rick soulagé. J’ai bien cru que tu allais m’annoncer un truc atroce!
- Bah quand même, si on n’a pas la même vision de l’avenir, ça peut finir par poser problème... Beaucoup de couples se séparent pour moins que ça! Dit-elle toujours inquiète. Rien ne dit que j’en changerai un jour d’avis...
Elle avait baissé la tête comme le ferait un enfant pris en faute. Elle n’avait pourtant rien à se reprocher. Il lui prit délicatement les mains. Elle releva le regard vers lui
- Hé! Ne t’angoisse pas avec ça! Ça me va très bien! Murmura-t-il avec un sourire rassurant.
- Tu es sûr?
- Évidemment que je suis sûr! Je ne suis pas avec toi pour avoir des enfants. J’ai Alexis, elle me suffit amplement! Et puis, après avoir élevé Alexis seul, mon angoisse serait de devoir recommencer! Nous pouvons parfaitement vivre le reste de notre vie rien que tous les deux. Tu suffis à mon bonheur.
- Le reste de notre vie! Répéta Kate qui n’en revenait pas de ce qu’elle venait d’entendre.
- Enfin... Si tu es d’accord... Bien entendu! Ajouta-t-il précipitamment conscient d’avoir encore une fois parlé trop vite.
Chapitre trente-cinq
Devant la maison des Westlake, les équipes de police s’apprêtaient à regagner le commissariat.
- Hey Ryan, t’as vu Beckett? Demanda Esposito avant de monter dans la voiture pour emmener Westlake au poste et enfin terminer sa journée.
- Elle avait un truc à faire par là, répondit l’irlandais en désignant la maison des Westlake. Elle a dit qu’elle nous rejoindra au poste après.
- Merci! Dit le latino en s’éloignant.
- Hey! Où tu vas? On doit rentrer rapidement si on veut faire la paperasse, lança Ryan.
- Pourquoi t’es aussi pressé?
- C’est la Saint Valentin! Tu sais bien que j’ai prévu une soirée spéciale avec Jenny! J’aimerais rentrer tôt. Et toi? Pourquoi est-ce si important d’aller trouver Beckett maintenant? Tu pourras lui parler quand on sera rentré au poste.
- Je dois m’assurer que tout va bien pour elle, sinon Lanie me fera la tête au carré!
- Pourquoi ça n’irait pas? Demanda Ryan.
- Ouvre les yeux et tu comprendras, rétorqua Esposito en s’éloignant de la voiture.
- Hé! Attends! Qu’est-ce qu’il se passe avec Beckett? Cria Ryan en le suivant. C’est Castle, c’est ça? Ça a un rapport avec le pin’s qu’il porte sur le revers de sa veste? Je le trouvais bizarre ce pin’s!
*************
- T’es sérieux? Demanda Kate estomaquée.
- Pas de panique! Je ne te propose pas le mariage! Tenta l’écrivain pour ne pas l’effrayer.
- Bah oui, passer le reste de notre vie tous les deux, c’est carrément moins important que le mariage! Railla-t-elle.
- Écoute, Kate, déclara-t-il en prenant une grande inspiration. Je sais que je t’en ai fait baver. J’ai été le roi des idiots, je porte même un pin’s qui dit à quel point j’ai été un nul. J’avais peur de souffrir. Je sais ça n’excuse rien, mais après ce que mes ex m’ont fait... surtout Meredith...
- Je ne suis pas une de tes ex! Bougonna Kate. J’ai mes défauts, c’est vrai, mais je ne t’aurais jamais trompé!
- Je sais... Souffla-t-il.
- Vraiment?
- Oui, vraiment! C’est juste que contrairement à mes ex...
Elle roula des yeux, agacée d’être sans cesse comparée à elles.
- Laisse-moi t’expliquer! Lança-t-il en la retenant par le bras.
Elle se tourna de nouveau vers lui et lui lança un regard impatient. Il n’avait pas droit à l’erreur!
- Tu me fais peur, lâcha-t-il.
- Génial! C’est ma fête aujourd’hui, grinça-t-elle excédée.
- Tu vas me laisser parler, oui?
- T’as qu’à arrêter de me balancer des critiques à la figure! Il y a deux minutes, tu me parlais de rester ensemble le reste de nos vies et là tu me dis que je t’en fais peur! T’inquiete pas, tu peux me quitter, il n’y aura pas de représailles!
- Je n’ai pas peur de te quitter, j’ai peur que tu me quittes! Tu me fais peur, parce que tu es la seule qui a le pouvoir de m’anéantir! Je t’aime tellement que si tu venais à me quitter, je crois que je ne m’en remettrais jamais! Je pourrais en crever de chagrin si je te perdais!
- ALORS AIME-MOI! Cria-t-elle des larmes plein les yeux. AIME-MOI POUR CE QUE JE SUIS! AIME-MOI COMME JE T’AIME! SANS CONDITION! PRENDS LE RISQUE DE VIVRE NOTRE HISTOIRE! QU’EST-CE QUE TU CROIS? QUE JE N’AI AUCUNE CRAINTE? JE NE VIVAIS PLUS AVANT DE TE RENCONTRER, JE NE PRENAIS JAMAIS LE RISQUE D’AIMER QUELQU’UN. MA VIE ÉTAIT UNE ROUTINE SANS SAVEUR, MAIS SANS RISQUE! ET PUIS TU AS DÉBOULÉ DANS MA VIE ET TU M’AS REDONNÉ L’ENVIE DE VIVRE, D’AIMER, DE SOUFFRIR PEUT-ETRE, MAIS DE VIVRE PLEINEMENT.
La barrière avait cédé. À la fin de sa tirade, quelques larmes dévalaient le long de ses joues. Il resta silencieux un instant. Abasourdi par la tirade de Kate. Abasourdi et ému.
- Wah... Pour quelqu’un qui a du mal à parler de ce qu’il ressent, je te trouve très éloquente.
- Ouais eh bien... Il fallait que ça sorte, souffla-t-elle en reculant légèrement et en essuyant ses larmes.
- Alors, c’est oui? Demanda-t-il enfin.
- Quoi? De quoi tu parles?
- Est-ce que j’ai bien compris ce que tu viens de me dire? Tu es d’accord pour vivre avec moi le reste de ta vie? ... Ou de la mienne, hein, c’est selon lequel de nous deux meurt en premier...
- Je te fiche encore la trouille?
- Plus du tout.
Elle fronça les sourcils, sceptique.
- De toute façon, je ne peux plus faire machine arrière, je suis amoureux, ajouta-t-il. Alors? Qu’est ce que tu en dis?
Elle fit durer le suspens quelques instants. Elle l’aurait bien fait mariner un peu plus longtemps, mais elle l’avait dans la peau. Elle était fichue.
- Pas de pression, s’empressa-t-il d’ajouter. Ce n’est pas une demande en mariage! C’est juste euh... Une sorte de promesse... Pas un engagement, non... C’est juste histoire de Euh... Considérons que nous démarrons une relation sans imaginer qu’elle puisse prendre fin un jour... Je ne sais pas si je suis très clair là...
- C’est suffisamment clair pour moi, sourit-elle en se jetant à son cou pour l’embrasser.
Le meilleur baiser de leur vie. Encore plus intense que celui sous couverture.
- On n’en a que pour deux minutes! Râlait Esposito un peu plus loin. Tu seras largement à l’heure pour ta soirée en amoureux!
- C’est sûr, hein? J’ai un timing plutôt serr...
Il se figèrent en apercevant Beckett et Castle s’embrassant comme si la fin du monde allait sonner.
- Eh beh...
- Ouais, Papa et Maman se sont réconciliés apparemment, fit Ryan.
- Et ils n’ont pas besoin d’un programme orchestré à la minute pour célébrer leurs sentiments, fit remarquer Esposito.
- Ouais, mais c’est la Saint Valentin et tu es le seul à ne rien avoir prévu de romantique pour l’occasion, railla Ryan.
- Ça je peux le faire, sourit Esposito en désignant les deux amoureux qui ne se seraient sans doute rendus compte de rien si une explosion avait retentissait dans l’immeuble en face.
- C’est vrai que ça a l’air romantique, approuva Ryan.
- Allez viens, souffla Esposito. S’ils nous repèrent, tu peux être sûr que Beckett va nous faire la tête au carré.
- Après un tel baiser, elle n’aura pas le coeur de nous torturer, mais tu as raison, barrons nous!
Beckett mît fin à leur baiser et tourna la tête.
- Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda Rick.
- Je ne sais pas... J’ai cru entendre des voix...
- Ça t’inquiète?
- Mhm... Non, je m’en fiche, sourit-elle en se tournant de nouveau vers lui pour l’embrasser avant de se raviser. On est bien d’accord que ça n’était pas une demande en mariage?
- Euh... Non... Pourquoi? demanda-t-il un peu inquiet.
- Bah... C’est seulement que j’espère que le jour où tu me feras ta demande, si ce jour là arrive bien entendu, je n’aurais pas à te crier dessus comme aujourd’hui.
Il sourit. L’impitoyable Kate Beckett était super mignonne quand elle ouvrait son coeur.
- Je te promets que le jour où je te ferai ma demande, si ce jour arrive bien entendu, tout sera parfait. Je mettrai les petits plats dans les grands et tu n’auras aucune raison de me crier dessus parce que je te promets de tout faire pour te rendre heureuse joie après jour!
- Une simple demande quand nous serons prêts suffira, dit-elle en se blottissant contre lui. Pas la peine d’essayer de m’impressionner.
- Ah, le retour de madame la sceptique terre à terre, rit-il. Pourtant, je pourrais inscrire ma demande en lettres scintillantes dans le ciel dégagé d’une nuit d’été.
- Et tu serais bien avancé si des gros nuages venaient perturber tes plans.
- Il faut toujours que tu aies le dernier mot, hein?
- Non, mais j’adore te clouer le bec!
- Et j’adore quand tu me cloues le bec, dit-il en l’embrassant. Alors, je sais bien que tu prends ça pour une fête commerciale et sans intérêt, mais c’est la Saint Valentin et je suis amoureux comme un gamin alors... Où voudrais-tu aller?
Elle lui chuchota sa réponse à l’oreille. Il sourit.
- D’accord, mais tu n’as pas envie d’aller dans un bon restaurant pour manger avant? Demanda-t-il amusé.
Chapitre trente-six
Main dans la main, riant comme des gamins, s’arrêtant sous chaque porche pour s’embrasser comme des ados amoureux pour la première fois, ils finirent par rejoindre l’appartement de Kate, qui était celui dans lequel ils risquaient le moins d’être dérangés. Kate eut toutes les peines du monde à se concentrer pour ouvrir la porte, perturbée par les baisers de Rick dans son cou et le désir ardent de ce dernier quelle sentait contre sa cuisse.
Une fois à l’intérieur, il la aussitôt plaqua contre la porte et s’attaqua à son lobe d’oreille, qu’il savait particulièrement sensible. Le soupir qu’elle laissa échapper confirma sa pensée. Incapable de rester inactive tant son impatience était grande de retrouver le contact de sa peau, elle tira sa chemise pour la sortir de son pantalon et en arracha les boutons dans la précipitation.
Il se recula.
- Qu’est-ce que tu fais? Demanda-t-elle surprise de sa réaction.
- J’enlève mes vêtements! On est chez toi, je n’en ai pas de rechange. Etant donné l’état de ma chemise, je vais me déshabiller, histoire de ne pas devoir rentrer chez moi tout nu.
- Tu veux rentrer?
- Il faudra bien qu’à un moment je le fasse. Même si ce moment n’arrive que dans quelques jours! Et puis, je crois me souvenir que tu travailles demain, je devrais donc m’habiller, si je ne veux pas finir en cellule pour attentat à la pudeur.
Elle lui sourit soulagée et entreprit aussitôt de se déshabiller également. Ils se précipitèrent l’un sur l’autre aussitôt nus et firent l’amour à même le sol, incapable d’attendre plus longtemps.
- Tu m’as manqué... murmura-t-elle la tête contre son torse lorsqu’elle eut un peu repris ses esprits.
- Tu m’as manqué plus, répondit-il en lui caressant le dos doucement.
Elle releva aussitôt la tête.
- Impossible que je t’ai manqué plus que tu m’as manqué, assura-t-elle sérieusement.
- Et pourquoi ça serait impossible?
- C’est toi qui est parti. Moi j’ai subi ta décision. Je n’ai pas cessé une seule minute de me sentir seule sans toi.
- Ce n’est pas parce que je suis parti que je n’ai pas regretté aussitôt de m’être éloigné de toi!
- Ouais, eh bah, dans ce cas, tu aurais dû faire demi tour aussitôt! Contra-t-elle. Tu ne l’as pas fait, parce que je ne te manquais pas encore, donc tu m’as manqué plus!
- C’est un peu tordu comme raisonnement...
Elle fronça les sourcils, le regard noircissant aussitôt.
- Mais ça se tient! Ajouta-t-il précipitamment. Je t’accorde la victoire! Je t’ai manqué plus que tu ne m’as manquée. Mais c’est une victoire d’une très très courte tête.
Elle sourit et l’embrassa tendrement.
- Second round, se réjouit-elle en le sentant reprendre vigueur.
- Second round, approuva-t-il en lui rendant son baiser. Mais changeons d’endroit parce que ton parquet est un peu trop dur à mon goût.
- Le canapé, ça te va? Mon lit est beaucoup trop loin.
- Le canapé sera parfait. Je réserve ton lit pour l’acte trois...
- J’adore cette saint Valentin! Se réjouit-elle coquine.
- Je croyais que tu ne la fêtait pas.
- Pour moi, la Saint Valentin, c’est chaque jour et ça se fête en étant dans les bras de son amoureux.
- J’adore ta Saint Valentin, sourit-il.
Une petite heure plus tard, la sonnette retentit. Kate poussa un juron de frustration, ce qui fit bien rire l’écrivain.
- Trois rounds endiablés et tu arrives encore à être frustrée, dit-il en enfilant rapidement son pantalon et sa chemise.
- N’ouvre pas! Si on ne fait pas de bruit, cet opportun va se lasser et partir.
- Mais je n’ai pas envie qu’il parte! Répondit-il en déposant un plaid sur le corps encore nu de sa belle.
- Et pourquoi ça? Tu n’en as pas assez d’être dérangé sans arrêt?
- Il ne nous dérangera pas longtemps, sourit-il en s’éloignant.
Elle serra le plaid contre elle et le regarda se diriger vers la porte intriguée. Que manigançait-il? Elle l’entendit parler quelques minutes avec quelqu’un. Un homme vraisemblablement. Quand il revint, les bras chargés de paquets, il avait ce sourire satisfait qu’il arborait à chaque fois qu’il était fier et heureux de gâter ses proches.
- Qu’est-ce que c’est? Demanda-t-elle un grand sourire sur les lèvres.
- Un peu de patience, dit-il en étalant une nappe à carreaux sur le parquet.
Elle se tut et l’observa sagement sortir de ses sacs des bougies parfumée, des plats aux odeurs alléchantes et un petit paquet cadeau.
- Madame est servie! Annonça-t-Il en lui tendant la main.
- Rick! Mais je n’ai pas de cadeau! On n’avait pas...
- C’est toi mon cadeau, assura-t-il en l’embrassant amoureusement.
- Mais...
- C’est trois fois rien! Je n’ai eu qu’à passer quelques coups de fil.
- Ça n’empêche que ça me gêne!
- Ça... ça te gêne? S’étonna-t-il.
- Bah quand même! Tu me gâtes et moi, je n’ai rien à t’offrir...
- Excuse-moi, mais mon cadeau n’arrive pas à la cheville du tien!
- Comment ça?
- J’ai été le plus grand idiot de la terre. Je n’ai absolument pas été à la hauteur depuis le début de notre relation. Tu m’as supporté et pardonné. C’est le plus merveilleux cadeau qu’on m’ait jamais fait... Avec le diplôme de super papa que m’a offert Alexis quand elle a su écrire toute seule.
Le sourire de Kate refleurit aussitôt sur sa bouche.
- Encore un cadeau! Dit-il heureux. Tu vois, tu me gâtes. Ce que tu m’offres n’a pas de prix.
Elle vint se blottir contre lui. Piocha un toast dans un plat et le porta à la bouche de son amant, qui ne se fit pas prier et ouvrit la bouche. Ils dînèrent ainsi, amoureusement, sans parler, leurs regards parlant pour eux.
- Qu’est-ce qu’il y a dans ce paquet? Demanda-t-elle finalement incapable de tenir plus longtemps.
- Je me demandais à quel moment tu craquerais, rit-il.
- Je ne craque pas.
- Pourquoi cette question, si tu ne craques pas? Demanda-t-il amusé.
- Pourquoi l’amener, si ce n’est pas pour l’offrir? Demanda-t-elle du tac au tac.
- J’attends minuit.
- Tu ne veux pas de cadeau de Saint Valentin, expliqua-t-il devant son air perplexe. À minuit, nous serons le 15 février. Ce ne sera plus un cadeau de saint Valentin. Ce sera juste le cadeau d’un homme amoureux à la femme qu’il aime.
- Oh! Fit-elle tout sourire en jetant un œil à la pendule. Ça nous laisse le temps d’un round quatre.
- Absolument! Et vue la vitesse à laquelle nous les enchaînons, je crois bien que nous allons battre un record!
- Tu n’as pas idée! Répondit-elle en lui mordillant l’oreille.
Chapitre trente-sept
Le lendemain matin, après une nuit torride, le jour se leva sur les corps de Castle et Beckett collés l’un contre l’autre.
Rick se réveilla le premier. Kate dormait encore profondément, il lui faudrait sans doute quelques jours pour qu’elle se remette des événements de ces derniers jours et de leur nuit plus que torride. Il repensa à leur conversation de la veille près de chez Damian et sourit ravi de la promesse qu’ils s’étaient faite. Passer le reste de sa vie avec elle... Quel programme enchanteur! Il se tourna et s’appuya sur son coude pour mieux l’admirer. Oui, il pourrait faire ça pour le reste de sa vie.
Délicatement, il déposa un baiser dans ses cheveux et se délecta de leur parfum fruité. Elle soupira de bien être. Encouragé par cette réaction positive, il l’embrassa â la commissure des lèvres. Elle n’eut pas de réaction cette fois. Il déposa un autre baiser sur sa joue, puis à la base de sa mâchoire et sous son oreille. Quand en déposa un dans son cou, elle frémit.
- Alors, on fait semblant de dormir? Chuchota-t-il amusé.
- Je suis presque réveillée, murmura-t-elle. Continue encore un peu comme ça.
- Profiteuse, rit-il en continuant son chemin sur son épaule pour descendre jusqu’â la pointe de ses seins.
- On se demande qui en profite le plus, soupira-t-elle amusée alors qu’il s’attardait plus longuement dans cette zone.
- J’aime... tes ... seins..., reconnut-il avant de descendre sous la couette le long de son ventre jusqu’à son pubis. J’aime... ton... ventre... aussi... Et là... alors... hmmm...
Elle attrapa les coins de son oreiller, gémissant de plaisir sous les tendres assauts de son écrivain. Il la sentit frémir, se cambrer et soupirer de plaisir sous ses caresses.
- Oh... Rick... Gémit-elle sous sa douce torture.
Qu’il aimait entendre ces gémissements. Ils lui avaient terriblement manqué ces derniers jours. Quel gâchis! Tout ça par peur d’être trompé? De se tromper? Il se fit la promesse de ne plus laisser la peur et la jalousie obscurcir son jugement. Il allait aimer Katherine Beckett de toutes ses forces sans condition.
Elle fit glisser ses mains dans sa chevelure et l’attira doucement à elle. Ils s’unirent avec passion.
Ils demeurèrent longtemps enlacés, incapables de se séparer. Leurs deux corps perlés de sueur collés l’un contre l’autre. Il embrassait son nez, sa joue, son cou, jamais rassasié de la douceur de sa peau.
Elle caressait son bras, sa main, la fine cicatrice à la naissance de son poignet.
- Un souvenir de bataille? Demanda-t-elle intriguée.
- Oh! Oui! Une bataille épique répondit-il entre deux baisers.
- Je peux en savoir un peu plus?
- Eh bien... Je me la suis faite avec une corde, le jour où j’ai hissé une vache sur le toit de mon école...
- Tu devais vraiment être un ado compliqué, rit-elle. Pauvre Martha!
- Tu n’étais pas mal dans le genre ado compliquée si j’ai bien compris. Je plains ton père!
- C’était ma mère, qui savait me gérer. Mon père avait le don de me prendre à rebrousse poil. À chaque fois qu’il essayait de me raisonner, il ne parvenait qu’à me braquer.
- Mince, moi qui espérais lui demander des conseils quand je le rencontrerai... Une sorte de manuel d’utilisation de Kate Beckett.
- Bah... Je trouve que tu te débrouilles pas mal, dit-elle d’un air coquin. Tu as du doigté...
- Oh! Mais c’est très drôle ça! Et avec un petit sourire en prime! Joli! Répondit-Il en piquant un baiser sur ses lèvres.
- Ouais et étant donnée la tournure de cette conversation, je préférerais que tu ne demandes pas de manuel d’utilisation à mon père.
- Argh... Si tu tiens ton caractère de ton père, j’imagine sa réaction... Frissonna-t-il.
- En fait, je tiens plutôt mon caractère de ma mère. Mon père est un doux, il ne ferait pas de mal à une mouche...
- Crois moi, n’importe quel père massacrerait une mouche si elle s’en prenait à sa fille.
- Tu crois?
- J’en suis sûr! Comment était ton premier petit copain après avoir passé dix minutes en tête à tête avec ton père?
- Euh... Je ne me souviens plus trop... Plutôt intimidé, terrorisé même, je dirais.
- Ah! Tu vois? Papa Beckett l’a terrorisé.
- Tu crois? Je pensais qu’il avait peur de moi.
- Oh! Ne t’inquiète pas, tu es plutôt impressionnante, dans ton genre, mais ce jour là, ton père a fait son job de père, à savoir terroriser les prétendants de sa fille.
- Je devrais peut être te présenter à mon père, déclara-t-elle après réflexion. Histoire que tu ne recommences pas tes bêtises...
- Ne t’inquiète pas, j’ai bien compris la leçon. Je ne paniquerai plus. Je préfère profiter de la chaleur de tes seins... Euh! tes reins... Enfin, je veux dire de tes bras!
- Comment t’as pu confondre les mots seins et bras?
- C’est que... tes seins sont tout proches de tes bras...
- Tu m’en diras tant, rigola-t-elle.
- Au fait, nous sommes le 15! Je peux t’offrir mon cadeau qui n’a rien à voir avec la Saint Valentin.
- Oh! Se réjouit-elle en s’asseyant.
Il attrapa le petit paquet qu’il avait posé sur la table de chevet et le lui tendit.
Elle lui sourit et l’ouvrit.
- Wah! Des billets d’avion pour l’Espagne!
- J’ai discrètement appelé Lanie pour savoir à quel moment tu prenais des vacances. Nous partons dans trois mois, expliqua Rick.
- Tu as appelé Lanie?
- Ouais, elle m’a passé un sacré savon d’ailleurs. C’est une super amie que tu as là.
- Je sais. Je lui dois beaucoup.
- Alors? Ça te plaît?
- Évidemment que ça me plaît! Je n’ai pas pris de vraies vacances depuis... Je ne sais même plus depuis quand...
- Je sais, Lanie me l’a dit aussi. Elle trouve que j’ai eu une super idée, mais que je n’ai pas intérêt à déconner.
- C’est vrai que c’est une super idée, dit Kate en l’embrassant.
Le téléphone de Beckett sonna.
- Arff, soupira-t-elle, voilà que sonne la fin de la récré...
- Je lance le petit déj! Annonça Castle en sortant du lit.
- T’es un amour! Fit Kate en lui envoyant un baiser avant de s’annoncer en décrochant son téléphone. Beckett!
Chapitre trente-huit
Lorsqu’elle le rejoignit peu après dans la cuisine, une délicieuse odeur de café et de pain grillé l’accueillit. Rick avait revêtu un de ses tabliers et s’affairait devant les plaques de cuisson. Elle se réjouit à l’idée de voir ce tableau se reproduire encore et encore matin après matin. À part les matins où ils seraient appelés sur une scène de crime, les meurtriers n’avaient aucune pitié pour l’équilibre alimentaires des policiers. Heureusement pour eux, aucun crime n’était à déplorer ce matin, ils pourraient prendre un petit déjeuner digne de ce nom.
- Mhmmm! Ça sent drôlement bon! Murmura-t-elle en se blottissant contre son dos.
- Tes placards et ton réfrigérateur sont encore pleins. Qu’est ce que tu as mangé en mon absence? Demanda-t-il en se retournant pour la prendre dans ses bras.
- Oh... J’ai grignoté vite fait... répondit-elle évasive.
- Mouais, j’aurais plutôt dit picoré, reprocha l’écrivain.
- Ça va, je ne suis pas tombée malade, c’est donc que j’avais mon compte, répondit-elle d’un ton sans appel.
- Comment une femme aussi brillante et intelligente que toi peut-elle se nourrir aussi mal?
- Va savoir... Soupira Kate. C’est peut être un stratagème pour que tu cuisines pour moi...
- J’adore cuisiner pour toi, sourit-il en lui servant une omelette et des tartines de pain grillé en plus de son café. Et tu as vu? Il y a des fruits frais pour les vitamines. Je t’ai fait une orange pressée aussi. Après six rounds, tu dois reprendre des forces!
- Mhm! Wah! T’es si mignon, Castle! Dit-elle en l’embrassant tendrement.
- Je sais, sourit-il. Je suis une affaire!
- Malheureusement, tu ne sais pas recevoir humblement un compliment! Soupira-t-elle en picorant un morceau de pomme.
- Je sais ça aussi... repondit-il fataliste. C’est de la faute de ma mère. Elle a été mon seul modèle et elle n’est pas humble pour deux sous.
- Ne la juge pas trop sévèrement. Je trouve que ta mère est extra. Elle est toujours si enjouée, positive, pleine de projets...
- Ça, c’est parce que tu ne vis pas encore avec elle! À la longue, c’est assez épuisant! Répondit machinalement Castle. Attends que je te la présente!
- Je connais déjà ta mère, Castle.
- Je voulais dire que je te présente à ma mère en tant que petite amie. Tu déchanteras rapidement, crois-moi!
- On a encore un peu de temps devant nous, non? Répondit-elle. Après tout ça ne fait que deux semaines nous deux... Et encore, deux semaines en pointillés!
- Ah! Tu vois? Tu sens déjà à quel point ma mère est épuisante quand on la place dans la catégorie belle-mère...
- Comment ça s’est passé entre elle et tes ex-femmes? Demanda Kate légèrement inquiète.
- C’est encore difficile entre elles. Ma mère méprise Meredith et ignore complètement Gina. Elles n'étaient pas assez bien pour son fils.
- Wah... Ça promet, soupira Kate.
- Ne t’en fais pas, toi, elle t’adore, la rassura-t-il.
- Tu crois? Demanda-t-elle incertaine.
- J’en suis sûr. Elle ne tarit pas d’éloges à ton sujet. Elle trouve que contrairement à mes ex, tu es une vraie femme.
- Qu’est-ce que ça veut dire?
- Que contrairement à mes ex, tu n’es ni superficielle, ni vénale, ni manipulatrice...
- Oh!
- Quand je te dis qu’elle t’adore. Mais ne te crois pas sauvée, hein? Elle m’adore aussi et ça ne l’empêche pas de faire de ma vie un enfer.
- Oh! Tu exagères.
- Je sais, j’ai été élevé par Martha Rodgers, c’est une seconde nature chez nous.
- Tu m’en diras tant! Sourit Kate.
- Alors? Demanda Rick. Cet appel? Sommes-nous pressés?
- C’était le capitaine. Il a dit qu’il ne voulait pas que j’arrive au poste avant dix heures. J’aurais fait de trop longues journées ces derniers temps selon lui.
- Le sage homme! Sourit Castle. Alors comme ça, en plus de t’affamer, tu t’es épuisée à la tâche?
- Mais non. Je mettais mes dossiers à jour, expliqua-t-elle dans un haussement d’épaules . Ça n’a rien d’épuisant.
- Tu as des collègues qui peuvent t’aider, tu sais? Ça fait partie de leur job.
- Et si on arrêtait avec ça? Je suis sûre que ton hygiène de vie n’a pas été exemplaire ces derniers temps.
- Touché. Message reçu.
- J’aime mieux ça! Sourit-elle.
- Bon! Ça nous laisse donc deux bonnes heures pour prendre notre déjeuner et nous préparer...
- Et? Demanda-t-elle coquine.
- Et vérifier la solidité de cet îlot central par exemple... dit-il en la soulevant pour l’asseoir dessus.
- Ce n’est pas comme ça que je vais mieux me nourrir, rit-elle alors qu’il passait déjà ses mains sous son tee shirt et embrassait son cou tendrement.
- Je t’achèterai des beignets en chemin, chuchota-t-il contre son oreille.
- Mais... On ne va pas gâcher tout ça! Protesta-t-elle.
- Les boîtes hermétiques, ça existe... Tu en as tout un stock sous ton évier.
- C’est nouveau ça... soupira-t-elle en penchant la tête en arrière pour lui faciliter l’accès à son point sensible derrière son oreille.
- Je les ai achetées quand je faisais les courses l’autre jour. Ça me permettra de te faire des réserves pour les jours où je ne pourrais pas cuisiner pour toi.
- Tu es vraiment soucieux de mon alimentation, toi... Oh bon sang Rick... Ne t’arrête pas...
- Ton éducation est à refaire à ce niveau là... On ne peut pas se nourrir uniquement de plats à emporter...
- Et c’est pour ça que tu veux m’acheter un beignet en chemin. Ton sens de la diététique est admirable!
Il se redressa aussitôt.
- Hé! Pourquoi tu t’arrêtes? Râla-t-elle.
- Prenons notre petit déjeuner d’abord.
- Mais...
- Pas de mais! Tu as raison, les beignets ne sont pas bons pour quelqu’un qui mange de manière désastreuse depuis plusieurs jours.
- Tu es dur... bougonna-t-elle.
- Tu ne crois pas si bien dire, soupira-t-il.
Elle éclata de rire.
- Pauvre chéri, dit-elle compatissante en l’embrassant.
Ils petit-déjeunèrent aussi sagement qu’ils le purent avant de se lancer dans un septième round tendre et langoureux
Chapitre trente-neuf
À la douzième, les gars profitaient du fait que pour une fois ils étaient au poste avant Beckett en cancanant. Bien entendu le sujet du jour était entièrement tourné vers ce qu’il avaient découvert la veille.
- J’n’en reviens pas! Beckett et Castle! Lança Ryan en s’appuyant confortablement contre le dossier de sa chaise.
- Ouais. Ils nous ont bien caché leur jeu, répondit Esposito. Quand je pense que Lanie ne m’a rien dit...
- Secret de filles. Ça ne s’ébruite pas, tu sais bien.
- C’est vrai. N'empêche qu’ils nous ont bien eus. Ça dure depuis quand tu crois? Demanda Esposito.
- Lanie ne te l’a pas dit?
- Non. Elle a seulement dit qu’elle savait quand je lui ai annoncé ce qu’on avait vu. Quand je lui ai demandé depuis combien de temps ça durait, elle m’a répondu que si je ne le savais pas, ce n'était pas elle qui me le dirait.
- Elle est forte.
- Ouais, elle est redoutable. Mais pour en revenir à Castle et Beckett, ils ne savent pas qu’on sait, sourit Esposito.
- Ils nous ont peut être vus.
- Tu parles, ils étaient tellement occupés qu’on aurait pu porter des tenues de clown et être perchés sur des échasses qu’ils ne nous auraient pas remarqués.
- C’est vrai. D’ailleurs, Beckett n’est toujours pas arrivée. Ils doivent continuer de fêter la Saint Valentin. Roh! Non! On va devoir la faire cette fichue paperasse!
- T’inquiète, on va s’amuser un peu à leurs dépens, sourit Esposito machiavélique.
- Comment ça?
- Bah, ils ne savent pas qu’on sait...
- Wah! Tu veux dire façon Phoebe et Rachel dans Friends?
- Bah p’t’être pas, j’ai pas envie de mettre une main aux fesses de Castle...Grimaça le latino.
- Ouh! Non, moi non plus! Grimaça Ryan. Bon alors qu’est-ce qu’on fait?
- Il nous faut un plan... Voyons voir...
*******
- Tu es sûr que tu ne veux pas venir au poste? Demanda Beckett en refermant la porte de son appartement.
- Affirmatif. Tu vas faire de la paperasse, autant que j’aille faire la mienne, histoire de calmer Gina.
- Oh! Tu as raison, je n’ai pas envie de recevoir un coup de fil de sa part.
- D’après elle, il devait s’agir de son assistante, qui a mal interprété ses consignes.
- En tout cas, elle s’est présentée en tant que Gina Cowell au téléphone. Quel assistant ferait ça?
- Ouais, c’est bizarre. Gina est bizarre ces derniers temps...
- Peut-être que le boulot la stresse, ça ne doit pas être de gérer les retards des écrivains dans les délais.
- Que veux-tu, être écrivain implique une certaine liberté, ça n’est pas un travail à horaires fixes. Elle peut bien en prendre son parti étant donné ce que ça lui rapporte.
- Si tu le dis, fit-elle en l’embrassant. Bye!
- Bye! Je t’apporter ton café tout à l’heure!
- Wah! Tu lis dans mes pensées!
En arrivant au poste, Beckett trouva les gars en pleine discussion sur les Knicks autour d’une tasse de café.
- Déjà en pause? Vous savez que la paperasse ne se remplit pas toute seule?
- Bah, on t’attendait. D’habitude tu arrives beaucoup plus tôt.
- La Saint Valentin a été bonne? Demanda Esposito.
- Montgomery m’a appelée pour me dire d’arriver plus tard. Il voulait que je me repose.
- Et tu vas nous dire que tu es restée sagement endormie dans ton lit, dit Esposito incrédule.
- Comment tu t’es fait cette marque dans ton cou? Tu t’es cognée contre ta table de nuit? La taquina Ryan.
Piquant un fard, Beckett posa vivement sa main sur son cou. Pourquoi fallait-il que Castle n’en fasse toujours qu’à sa tête? Les gars quittèrent la pièce hilares, fiers d’eux.
Kate sortit un petit miroir de sa poche et examina son cou. Aucune trace. Maudits Ryan et Esposito, ils venaient de se payer sa tête.
***********
De son côté, Rick venait de rentrer au loft. Martha et Alexis prenaient leur petit déjeuner en tête à tête.
- Bonjour vous deux! Chantonna-t-il en ôtant sa veste.
- Oh! Serait-ce de la bonne humeur que j’entends dans cette voix? Demanda Martha.
- Ça fait deux nuits de suite qu’il ne rentre pas, dit Alexis, je pense qu’on peut dire que ça va mieux entre le lieutenant Beckett et lui.
- Quoi? Comment tu...? Je n’ai jamais... Mère, c’est toi qui...?
- Ah moi, je n’ai rien dit! Se défendit Martha en levant les bras. Tu me connais, je suis une tombe!
- Mais... alors?
- Alors, j’ai des yeux pour voir et un cerveau pour comprendre, rigola Alexis.
- Mince! Je t’ai déjà dit que tu étais bien trop intelligente pour ton âge?
- Elle tient ça de sa grand-mère, dit Martha fièrement.
- Tant qu’elle n’a pas hérité de ton sens du dramatique, répondit-il. Bon... ben... comme ça il n’y a plus de secret sous ce toit. Ouf! Si vous saviez comme ça me soulage!
- T’aurais dû nous le dire dès le début si c’était si pesant, rétorqua Alexis. On n’est pas des monstres tout de même.
- Bien sûr que non... Alors, dis moi... Ça te va? Je veux dire... que je sorte avec Beckett?
- Bah oui, je la trouve géniale.
- Deuxième ouf! Soupira Rick soulagé.
- Joins toi à nous pour le petit déjeuner, proposa Martha.
- Je vais me contenter d’un café alors. J’ai déjà mangé.
- Ce qui serait bien, c’est qu’au lieu de découcher, tu l’invites à dormir ici la nuit prochaine, histoire que je n’oublie pas que j’ai un père, suggéra Alexis.
- Je lui en toucherai deux mots, promit l’écrivain. Et si elle trouve ça trop tôt, eh bien, je passerai quand même la nuit ici.
- Dis lui qu’il y aura des gaufres pour le petit déjeuner demain matin, ça l’aidera peut être à accepter, proposa Alexis.
- Ah oui, c’est vrai que quand son appartement avait explosé, elle nous avait fait des gaufres pour le petit déjeuner, se rappela Martha. Elle disait que c’était sa mère qui avait l’habitude de faire ça...
- Dites, vous ne faites pas ça pour l’attirer dans un piège pour la bombarder de questions?
- Mais non!
- Comme si!
- On a envie de faire plus ample connaissance avec celle qui fait apparaître ce sourire béat sur ton visage, dit Martha.
- Exactement, dit Alexis. Et puis, ça sera bien d’avoir un adulte à la maison de temps en temps.
- Qu’est-ce que ça veut dire ça? Demandèrent Rick et Martha de concert.
- Rien rien... fit Alexis évasive.
Quelques heures plus tard, c’est avec deux cafés de la meilleure boutique de NewYork, que Rick arriva au poste. Il chercha Beckett du regard et s’inquiéta en ne l’apercevant pas.
- Salut Castle! Lança Ryan.
- Ah! C’est gentil, tu m’as enfin apporté un café! Dit Esposito.
- Pis quoi encore? Sur celui là, il est écrit Kate. Il y a la machine de la salle de pause pour toi.
- Et quand est-ce que j’en aurais un moi? Après tout je suis dans ton bouquin!
- C’est vrai, ça! Moi aussi j’y suis! Je mérite un café moi aussi, renchérit Ryan.
- Les gars... commença Rick gêné.
- C’est vrai ça! Pourquoi il n’y a que Beckett qui a un traitement de faveur? Demanda Esposito.
- Elle doit lui donner plus qu’un personnage pour son bouquin, dit Ryan.
- Qu’est ce qu’on doit faire de plus pour avoir du café nous aussi? Demanda Esposito.
Chapitre quarante
- Alerte! Alerte! Alerte! Répétait la petite voix dans la tête de Rick.
- Euh... Elle ne fait rien de plus... tenta-t-il pour noyer le poisson. Qu’est-ce que vous allez imaginer?
- Ce n’est pas un suçon là dans ton cou? Demanda l’irlandais d’un air coquin.
- Mayday! Mayday! Cria la voix dans la tête de Rick.
- Qu...? Fit Castle en haussant les épaules pour cacher la zone désignée par Ryan.
- Mhm! Mon vieux Ryan, si tu veux du café, tu vas devoir payer de ta personne... Déclara Esposito.
- Foutu! Foutu! Évacuation! Je répète Evacuation! Les écrivains et les enfants d’abord! Continua la petite voix.
- Ça va Castle? Demanda Ryan. On dirait qu’il a buggué tu trouves pas?
- Pipi! S’écria soudain Castle en sortant de sa transe. Il faut que j’aille aux...
Et il détala comme un lapin. Les gars le regardèrent un instant puis explosèrent de rire. Décidément , cette journée était merveilleuse.
*********
Un peu plus tard, Rick retrouva Kate, qui revenait de la morgue, probablement après une petite discussion entre filles. Il lui tendit son café et le sourire qui illumina son visage à ce moment là, lui en dit long sur la peine qu’il lui avait causée ces derniers jours.
- Tu as bien avancé dans ta paperasse? Demanda-t-il en lui tendant son café. Il a un peu refroidi...
- Ça ira, Merci, sourit Kate. Et Oui, j’ai bien avancé dans ma paperasse, je devrais avoir terminé bientôt et si aucun meurtre ne survient, je devrais pouvoir rentrer à une heure décente. Et toi?
- J’ai avancé. Suffisamment pour tenir Gina et ses griffes à distance, sourit-il. En parlant de rentrer... Et si pour une fois on allait chez moi?
- Ta mère et ta fille ne sont pas là?
- Si...
- On ne pourra pas rester discrets si je débarque chez toi comme ça sans enquête pour justifier ma présence.
- Bah... En fait...
- Elles sont au courant? Comprit Kate en ouvrant de grands yeux. Pourquoi tu le leur as dit?
- Je ne leur ai rien dit! Se défendit Rick, elle ont compris que je voyais quelqu’un et deviné de qui il s’agissait. Apparemment il n’y a qu’une seule femme dans tout NewYork pour vouloir cacher le fait qu’elle m’a mis le grappin dessus...
- Et comment ont elle réagi?
- Très bien. Elle t’apprécient beaucoup et voudraient t’avoir au loft pour dîner et pour petit déjeuner aussi.
- ...
- Trop tôt?
- Euh... Un peu sans doute...
- Ne t’en fais pas, je vais leur expliquer, elle comprendront.
- Non! Ça va! Je vais venir!
- T’es sûre?
- Oui. Tu m’as déjà presque demandée en mariage et j’ai déjà presque accepté, alors...
- Autant rencontrer ma famille, sourit-il, on n’en est plus à un excès de vitesse près.
- C’est ça, approuva-t-elle. Mais pour les gars et le capitaine, motus et bouche cousue! Je n’ai pas envie que tu sois viré du poste...
- Pourquoi ce serait moi qui serai viré? S’indigna l’écrivain.
- T’es sérieux là?
- Vieux réflexe. Évidemment que ça serait moi qui serait viré. Mais pour les gars, je pense que c’est mort, ils m’ont trollé tout à l’heure.
- Ouais, moi aussi, soupira Kate. Mais on peut leur faire confiance, enfin je crois. Reste le capitaine
- Qu’est-ce qu’il a le capitaine? Demanda la voix de ce dernier derrière eux.
- Euh... votre déjeuner! Improvisa Beckett. Castle se propose d’aller chercher des repas pour tout le monde. On se demandait ce qui vous plairait.
- D’ailleurs, ce serait bien si Beckett pouvait venir avec moi pour les ramener, ajouta Castle qui ne voulait pas être le seul dindon de la farce.
- Oh! Quelle bonne idée! Prenez un assortiment, j’aime tout. Oh et pour les desserts, Ryan et Esposito n’auront rien s’ils ne se mettent pas au boulot tout de suite!
- Entendu, on en a pour un quart d’heure, annonça Kate.
- Une demie heure! Rectifia Castle. Peut être même trois quarts d’heure!
Kate et Montgomery le dévisagèrent.
- On a plusieurs boutiques à faire, expliqua-t-il. Ça va nous prendre plus de temps. On pourrait même en avoir pour une heure, s’il y a des bouchons.
- Filez, soupira le capitaine.
Il les regarda s’éloigner en secouant la tête. Pensaient-ils vraiment être discrets?
- Qu’est-ce qu’il t’a pris? Demanda Kate lorsqu’ils furent dans l’ascenseur.
- Bah quoi? On a une heure pour nous grâce à moi, sourit-il.
- Et on a certainement mis la puce à l’oreille du capitaine, reprocha-t-Elle.
- Meuhhh non!.... Tu crois?
- Le capitaine est un flic! Bien sûr qu’il va se douter de quelque chose après ton manège!
- Qu’est-ce qu’on fait alors?
- On reste professionnels. S’il n’a rien à nous reprocher à ce niveau là, ça devrait passer.
- Oui, mais moi, je ne suis pas flic...
- Reste toi même et évite de te montrer trop romantique ou attentionné quand nous sommes au poste.
**********
- Ça va capitaine? Demanda Ryan en passant près de son chef une tasse vide à la main.
- Pourquoi me demandez vous ça?
- Bah, ça fait deux minutes que vous regardez en direction de l’ascenseur. Un souci?
- Absolument pas! Je réfléchissait. Et vous? Vous n’êtes pas au travail?
- Plus de carburant, répondit Ryan en désignant sa tasse.
- Ne traînez pas, parce que si votre paperasse n’est pas finie, vous n’aurez pas de dessert!
- Quoi? Mais c’est pas juste! Bougonna l’irlandais. Beckett est arrivée à dix heures et...
- Et sa paperasse est à jour! Prenez-en de la graine! Dit le capitaine en repartant vers son bureau.
Il passa devant le bureau de Beckett, toujours parfaitement rangé et se réjouit que ça petite protégée autrefois si triste et à fleur de peau semblait s’épanouir depuis l’arrivée de Castle dans sa vie et encore plus depuis quelques jours.
Beckett et Castle revinrent rapidement, comme promis, au grand désespoir de Rick, qui aurait bien fait une petite fugue en amoureux, mais Beckett tenait absolument à faire disparaître tous les soupçons à leur sujet.
- À table les gars! Lança Beckett en passant près de leurs bureaux pour aller dans la salle de réunion qu’ils allaient utiliser pour déjeuner.
- On arrive, marmonna Esposito.
- Fini! Lança Ryan en posant son stylo.
- T’en as eu moins que moi, je suis sûr! Râla Esposito.
- Non! C’est toi, qu’écrit trop lentement!
- Je suis sûr que tu as triché en faisant le partage pendant que je préparais les cafés.
- N’importe quoi! Tu dis ça pour que je t’aide à finir!
- Ça va les gars? Demanda Castle en s’arrêtant près d’eux.
- Ce traitre veut me lâcher parce qu’il a fini avant moi! Bougonna Esposito.
- Il ne te reste qu’une page, dit l’écrivain. Mets la avec celles qui sont finies. Si on te fait la remarque, tu n’auras qu’à dire qu’elle était collée avec les autres et que tu ne l’as pas vue.
- Eh! Mais c’est une super idée! Approuva Ryan.
- Vous croyez? Demanda Esposito incertain.
- Évidemment! Répondirent Castle et Ryan. Allons manger!
Ils se retournèrent et tombèrent nez à nez avec Beckett qui les regardait les bras croisés d’un air sévère.
- Qu’Est ce que c’est que cette histoire? On ne rigole pas avec un dossier pour meurtre! Gronda-t-elle. Vous allez me terminer cette feuille tous les trois si vous voulez manger!
- ... Tous les trois? Répéta Castle. Mais je ne suis pas flic...
- Ça t’apprendra à donner des idées pareilles à ces deux idiots! Asséna Kate.
- Mince! Si un jour elle a des gosses je les plains! Marmonna Ryan.
- Ouais, elle est redoutable, bougonna Esposito.
Ils s’exécutèrent aussitôt. Le capitaine, qui n’avait rien loupé de la scène était mort de rire. Si un jour Beckett prenait sa place à la tête de la douzième, il n’aurait pas de souci à se faire, son commissariat tournerait parfaitement. Castle, quant à lui, songea que pour quelqu’un qui ne s’imaginait pas devenir parent, elle maîtrisait l’art de se faire obéir!
Le reste de la journée se passa sans embûche. Ils quittèrent le poste séparément et à une heure tout à fait décente. Kate rentra chez elle faire son sac, Rick rentra chez lui pour tout préparer et surtout briefer sa mère et sa fille. Hors de question qu’elles fassent fuir sa belle avec leurs questions!