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Série : Castle
Création : 22.03.2020 à 12h07
Auteur : Minefuji
Statut : Terminée
« Une histoire qui me trotte dans la tête depuis quelques temps. Je vous laisse découvrir où mon esprit un peu tordu est parti cette fois-ci. » Minefuji
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Chapitre cent vingt et un
Ce soir là, Haley, en planque dans sa voiture, écoutait les conversations qui avaient lieu dans le bar où Loksat se cachait désormais. C’était long et ennuyeux pour la jeune femme, qui ne rêvait que d’action et d’aventures quand elle était devenue mercenaire pour le compte de M. Cet aspect de la vie de mercenaire ne lui plaisait pas beaucoup.
Cependant, Loksat reçut un appel intéressant au petit matin.
"- La date de la réunion générale à été fixée. Il faut que vous soyez présent Monsieur Wood, l’ordre du jour est le renouvellement de votre mandat de PDG de notre entreprise. Veuillez être présent pour nous expliquer la situation.
- Qui ose profiter de la situation pour tenter quelque chose? Gronda Loksat furieux. Est-ce qu’on veut m’évincer?
- Ce n’est pas une rébellion, répondit calmement son interlocuteur, mais en exposant votre identité, vous avez exposé la nôtre.
- Vous changez de camp un peu rapidement, s’indigna Loksat.
- On se voit à la réunion, répondit son interlocuteur en raccrochant."
- Alyson Snow est une ressortissante canadienne. Les aéroports permettent aux canadiens d’entrer aux États Unis sans visa pendant quelques heures, expliquait M à Jamie et Kate. Il y a un vol en provenance du Canada, qui atterrit à La Guardia aujourd’hui.
- On n’a plus qu’à aller la retrouver à l’aéroport aujourd’hui, intervint Kate pleine d’espoir.
- Tu veux faire l’interview ? Demanda Jamie avec un petit sourire.
- Je peux? Se réjouit Kate.
- Rahhh, mais vous ne pensez donc à rien, vous deux? Grogna M. Le vieux fou se prépare sûrement à y envoyer toute son armée à l’heure qu’il est. Même Storm ne pourra pas réussir à gérer tout ça!
- Qu’est-ce qu’on fait alors? Demanda Kate.
- On diffuse en direct, annonça Jamie. Ça a du poids. La plupart des gens renoncent à commettre des crimes, s’ils savent qu’ils sont filmés.
- Bon sang, qu’est-ce que je fais avec ces fous? Soupira M.
Un peu plus tard, Sorenson reçut un appel alors qu’il était dans les toilettes d’un restaurant.
- Arf! En voilà un qui choisit bien son moment grogna-y-il en décrochant. Sorenson!
- Termine de te rhabiller d’abord, dit Gates en arrivant derrière lui après avoir rangé son téléphone dans sa poche.
- Hein?
Sorenson se retourna et découvrit M qui se recoiffait face au miroir.
- Victoria! S’écria-t-il en posant une main contre sa bouche.
- Lave-toi les mains!
- Oups...
- Ta braguette est ouverte, ajouta-t-elle. Tu devrais la fermer.
- Oh... Fit-il en s’exécutant.
- Imbécile, chantonna-t-elle en quittant la pièce.
- Victoria! Sourit-il amusé en la suivant.
Ils s’installèrent à une table et passèrent commande. Le serveur leur apporta rapidement leurs consommations. Sorenson était heureux comme un gamin de retrouver celle qui lui avait tout appris dans son métier. Il étudiait ce qu’elle venait de lui apporter, pendant qu’elle dégustait une dame blanche.
- Mhmmm! La crème glacée, savoura-t-elle, c’est la seule chose qu’on ne livre pas.
- Qu’est-ce que... Quoi? S’écria soudain Sorenson. Quelqu’un a fait ces tests au États Unis? En pleine ville?
- C’est une chercheuse qui a filmé ça. Ils vont essayer d’aller la rencontrer. Va les aider, demanda Victoria.
- Répondez-moi d’abord... Vous et ce gamin, Rodgers... Vous êtes Storm? C’est ça?
- ...
- Vous me devez la vérité, si vous voulez que je vous aide! S’énerva Sorenson à la manière d’un enfant capricieux. Soyez honnête avec moi!
- Sorenson!
- Peu importe, avouez le! Il est Storm et vous êtes sa partenaire, n’est-ce pas?
- Mhm...Fit-elle pensive. Les adresses de sept hackers que tu pourchasses depuis cinq ans...
- Quoi? Sept? ... Celle de Devil356 aussi?
- Je te dirai qui a réussi à passer le pare-feu de la Banque New Amsterdam l’an dernier...
Sorenson avala une bonne gorgée de son café, qu’il faillit recracher aussitôt tant il était brûlant.
- Tu verras Sandler, le hacker de Loksat, à l’aéroport aujourd’hui.
- Victoria, soupira Sorenson, répondez-moi... Les gens ne sont pas si différents les uns des autres, n’est-ce pas? Mais on peut dire que le monde serait meilleur si on le débarrassait de certaines personnes... Qu’est ce que vous voulez pour Storm?
Pour toute réponse, Gates se contenta de lui proposer une cuillerée de sa glace.
- Non mais... Eh! Oh! Sérieusement!
Un peu plus tard, quatre véhicules noirs s’arrêtèrent devant l’entrée de l’aéroport. Les hommes de Finch et Loksat en sortirent, tandis que Sandler donnait ses dernières instructions à Storm dans la première.
- Jamie Bracken te fait entièrement confiance, dit-il en lui tendant une oreillette. Reste près de lui.
- Rester près de lui, répéta Storm blasé en la mettant dans son oreille.
- Quand tu auras vu Alyson Snow, confirme qu’elle a la bactérie.
- Confirmer, répéta une nouvelle fois Storm en hochant la tête.
- Une fois que la bactérie est en sécurité, tue la.
Rick tourna vivement la tête.
- La tuer?
- Oui, mais ne t’en fais pas, tu n’as pas à le faire toi même, le rassura Sandler. Regarde le type là derrière.
Rick se retourna et aperçut un malabar à la tête de tueur digne d’un film de série B dans la voiture derrière eux.
- Tu n’auras qu’à l’amener près de lui, c’est simple, sourit Sandler.
- Ouais... C’est simple, répondit Rick en quittant la voiture.
Le piège de Loksat se mettait en place. Ses hommes et ceux de Finch se dispersèrent dans l’aéroport. La zone était bouclée, impossible qu’elle leur échappe.
Dans l’aéroport, Kate arrivait une valise à la main, Rick lui emboîta le pas et ils avancèrent comme s’ils n’étaient que deux étrangers l’un pour l’autre. Jamie arriva à son tour par une autre entrée. Ils prirent tous trois l’escalator comme de simples voyageurs anonymes. En haut, Gates leur emboîta le pas, ainsi que Ryan et Esposito. Ils se séparèrent dans le hall des arrivées, chacun s’équipant d’une oreillette, près à mettre leur plan à exécution. Jamie alla s’asseoir sur un siège de la zone d’attente, Rick se plaça non loin de lui, comme le lui avait demandé Sandler, Kate se dirigea vers les toilettes, où elle installa une pancarte disant qu’elles étaient hors service. Gates monta un étage de plus, pour avoir une vue d’ensemble de la zone, quant aux gars, ils s’installèrent au bar, prêts à intervenir. De son côté, Sorenson et son équipe observaient Storm et les hommes de Loksat depuis leur véhicule de fonction.
La bataille pouvait commencer.
Chapitre cent vingt-deux
Jamie était nerveux, même s’il n’en laissait rien paraître. Lui qui avait toujours veillé à ne pas prendre de risques inconsidérés de peur de revivre le drame de sa jeunesse, se retrouvait aujourd'hui à se jeter dans la gueule du loup, avec Rick et Kate qui plus est! Il songea à Johanna et pria pour qu'ils reviennent tous sains et saufs.
Comme prévu, Rick n’était pas loin. Comment faisait-il pour rester aussi calme?
- Rick... appela-t-il discrètement.
Celui-ci se tourna vers lui en levant les yeux au ciel. Jamie lui fit un signe de tête, désignant le fauteuil en face de lui. Rick soupira, mais vint tout de même s’asseoir en face de lui.
- On n’est pas censé être trop proches, marmonna Rick.
- On est obligé de faire ça? Demanda Jamie.
- C’est le plan B, si on ne le suit pas, on devra passer au plan C, rétorqua Rick.
- Ça peut être dangereux... Non, c’est déjà dangereux!
- Patron... souffla Rick.
- On devrait réfléchir... Dit Jamie dont le stress grimpait en flèche.
- C’est une habitude? Demanda le jeune homme.
- Quoi donc?
- De toujours réfléchir comme ça. Tu fais des tas de plans, de simulations, mais tu ne joues jamais vraiment toi-même...
- Laisse-moi avoir raison pour une fois, grinça Jamie.
- Tonton...
- Comment tu m’as appelé?
- Ne rêve pas, je ne vais pas le dire deux fois, dit Rick en remettant son oreillette avant de s’éloigner.
- Les passagers du vol en provenance du Canada commencent à sortir, annonça M. Alyson Snow devrait appeler, restez en Stand by.
Jamie se concentra sur le téléphone qu’il gardait dans la poche de sa veste, Rick observait les alentours, quand Gates se mit à fredonner une version toute personnelle de « Stand by me ». Kate éclata de rire.
- M! Marmonna Rick.
Le téléphone de Jamie sonna, l’empêchant de faire sa remarque à M.
- Jamie Bracken à l’appareil, annonça Jamie en décrochant.
- Restez près de Jamie Bracken pour qu’on entende l’appel, ordonna Sandler à Storm. Et n’enlevez pas l’oreillette.
Rick lui adressa un regard agacé et s’approcha de Jamie.
- Oui, mademoiselle Snow, je vous attends. Vous me verrez en arrivant, dit Jamie en se levant. Vous avez déjà dû voir mon visage à la télévision, non? Oui, je suis assez connu.
- Vous êtes surtout très vantard, marmonna Esposito à l’autre bout du fil alors que Jamie riait.
Pendant que Jamie et Esposito détournaient l’attention des hommes de Loksat avec cet appel, Kate recevait le véritable appel de Snow dans les toilettes un peu plus loin.
- Oui, je suis Lola Swan, je travaille avec Jamie Bracken. Il vous attend dans le hall des arrivées. Quand vous le verrez, ignorez-le et prenez à gauche en direction des Escalators.
Comme prévu, Alyson Snow apparut dans le hall des arrivées. Jamie se tenait debout à une dizaine de mètres face à elle et lui sourit. Il lui adressa un signe discret de la main, pour lui indiquer qu’elle devait aller à gauche, ce qu’elle fit alors qu’il s’avançait dans sa direction.
Les hommes de Loksat étaient sur le qui-vive, prêts à intervenir.
Jamie s’arrêta devant une femme non loin d’elle.
- Alyson Snow, suivez-moi je vous prie, dit-il en l’entraînant avec lui vers la droite.
- Mais... Je... protesta la jeune femme.
Alyson profita de la diversion pour rejoindre Kate dans les toilettes pour dames.
Storm regarda les hommes de Loksat suivre Jamie, puis se rendit à son tour dans les toilettes.
- Vous avez fait bon voyage? Demanda Jamie.
- Je ne suis pas Alyson Snow! Répondit la jeune femme.
- Vous n’êtes pas Alyson Snow? S’écria Jamie étonné.
- Non.
- Vous n’êtes pas Alyson Snow! Ah! La! la! Je suis désolé, on m’a donné une mauvaise description!
Comprenant qu’ils s’étaient fait avoir, les hommes de Loksat s’éloignèrent au pas de course.
- Désolé, murmura une nouvelle fois Jamie à la jeune femme qu’il avait dérangée.
Alyson Snow arriva dans les toilettes où Kate l’attendait. Elle lui tendit le téléphone qu'elle avait envoyé à Jamie et se présenta en tant que Lola Swan, journaliste à Everyday news.
Alyson lui sourit soulagée.
- Vous embarquez pour Ottawa dans trente minutes? Demanda Kate.
Snow sortit un paquet de son sac, ainsi qu’une enveloppe.
- C’est le dernier échantillon de la bactérie, annonça-t-elle. Et cette clé USB contient l’ensemble de nos recherches.
- Est-ce que vous acceptez... que je vous interviewe avant votre vol? Demanda Kate.
Alyson regarda autour d’elle, hésitante.
- Ah... Je sais, l’endroit n’est pas idéal, mais... bredouilla Kate. On va laisser tomber, c’est trop dangereux.
- J’ai... demandé l’asile, annonça Snow. Cette interview peut aider?
Dans les toilettes des hommes, Rick enfilait sa tenue de Storm, espérant que leur plan B se déroulerait sans anicroche. Il n'avait aucune idée de ce que pourrait être le plan C.
Jamie revint s’installer sur l’un des sièges du hall et sortit son ordinateur portable. Il jeta un œil à M, qui lui fit un signe de tête, et appela Harry, dans les locaux de son journal.
- On commence la diffusion, annonça-t-il.
Harry se précipita dans le studio et la diffusion commença.
- Bonjour, je suis le reporter Jamie Bracken, Everyday news se trouve aujourd’hui à l’aéroport, afin de rencontrer une biochimiste venue de Russie via le Canada.
Depuis son perchoir, M pouvait voir les hommes de Loksat courir dans tous les sens pour retrouver Snow.
- Pour le moment tout va bien, annonça-t-elle. Attendons encore.
- Pour commencer, nous allons vous montrer une vidéo. Vous vous souvenez de l’horreur à Détroit en septembre dernier? Tous les habitants de la ville étaient atteint d’une mystérieuse maladie et dix d’entre eux étaient morts. On soupçonnait un test illégal mené par l’équipe d’un laboratoire scientifique.
Des images de dizaines de personnes se tordant de douleur apparurent à l’écran, puis ce fut au tour du visage d’Alyson Snow, filmée par Kate depuis les toilettes des dames.
- Nous avons découvert la bactérie en analysant la qualité de l’eau, expliquait-elle. Ils ont délibérément augmenté sa toxicité, pour mener des études secrètes sur ses effets nocifs sur l’homme.
- Pourquoi feraient-ils une chose pareille? Demanda Swan.
- J’ai entendu dire que c’était pour contaminer l’eau, afin que la distribution de l’eau revienne à une société privée. Pour convaincre les gens que la privatisation était la meilleure solution.
Sandler, qui avait été prévenu de la diffusion en direct de l’émissions de Jamie, rappela ses hommes et leur ordonna de fouiller tous les toilettes pour dames de l’aéroport.
- Rodgers! Où êtes vous? Appela-t-il furieux. Ils ont commencé la diffusion en direct. Si vous ne pouvez pas arrêter ça, vous êtes fini.
Rick prit une grande inspiration, ajusta sa casquette et se rendit dans les toilettes des dames juste à côté de celles où il se trouvait. L’heure de vérité avait sonné.
Chapitre cent vingt-trois
Lorsque Royce entra dans son bureau, il trouva Johanna devant son ordinateur portable. Elle regardait une émission d'information diffusée à la télévision et sur le web.
- Vous seriez mieux installée dans le salon à l’étage, vous savez? Dit-il. L'écran y est plus grand.
- Oh! J’ai reçu une alerte sur mon téléphone, expliqua-t-elle, je n’ai pas pris le temps de chercher le meilleur endroit.
- Une alerte?
- Depuis que je sais que Jamie dirige son propre journal, je ne manque aucune de ses émissions. Et comme en ce moment, il enquête sur une grosse affaire, il diffuse souvent ses émissions quand le moment propice se présente, alors il envoie une alerte à ses abonnés quand il en fait une qui n’était pas prévue au programme.
- Eh! Mais c’est Lola! Fit Royce en reconnaissant sa fille à l’écran.
- Elle enquête avec lui, expliqua Johanna. Elle est sous couverture.
- Je peux m’installer avec vous? Demanda Royce.
- Evidemment.
- C'est encore l'enquête sur l'assassinat du père biologique de Lola?
- Non, là il s'agit de la bactérie qui a été utilisée à Détroit il y a quelques mois, corrigea Johanna. Mais les suspects sont les mêmes.
Dans les toilettes des dames, Alyson Snow recula d’un pas en voyant Storm arriver. Celui-ci ne dit pas un mot et fouilla le sac de Kate devant la caméra, qui filmait encore. Il y jeta un œil et recommença à fouiller le sac.
- Ne fais pas ça, supplia Kate. Je ne suis pas d’accord, arrêtons-nous là.
Storm trouva la bactérie, ainsi que la clé USB.
- Que se passe-t-il, reporter Swan? Demanda Jamie alors qu’à l’écran tout le monde pouvait voir Storm mettant la main sur la bactérie et la clé USB.
Rick se releva, et adressa un petit signe discret à Kate. Il lui glissa dans la poche le Dictaphone avec lequel il avait enregistré sa conversation avec Sandler dans la voiture, tout aussi discrètement. Avec ça, ils tenaient Sandler et ses hommes.
Terrorisée, Alyson tenta de s’enfuir, il l’a rattrapa facilement et lui mit la main sur la bouche pour l’empêcher d’appeler à l’aide.
Sans bruit, il murmura quelque chose à Kate, qui lui répondit de la même manière d’un air agacé, ce qui le fit sourire.
- Vous pouvez crier maintenant, chuchota-t-il à Alyson.
Elle ne se fit pas prier et hurla tandis que Storm l’entraînait à l’extérieur des toilettes. Kate attrapa la caméra et les suivit.
Les hommes de Finch s’arrêtèrent en les voyant sortir.
- C’est quoi ça? Demanda Finch.
Rick se tourna face à la caméra, maintenant Snow devant lui comme un bouclier. Puis il fit volte face et envoya un paquet à Sandler, qui venait d’arriver.
- J’ai sécurisé le paquet! Lança-t-il.
Sandler l’attrapa, non sans remarquer la présence de Kate.
- La caméra! Lança-t-il à Finch en la désignant.
- Faites la disparaître maintenant! Ordonna Finch à ses hommes.
- Viens par là, toi, grogna l’homme au Yoyo en s’avançant vers Kate.
Rick lâcha Alyson et attrapa l’homme qui menaçait Kate. Les hommes de Finch réagirent aussitôt et malmenèrent Rick.
- Qu’est-ce qu’il te prend? Grogna Finch en se jetant sur lui à son tour.
Rick distribua quelques baffes et autres coups de pieds.
Jamie arriva et prit la caméra des mains de Kate pour continuer de filmer. Celle-ci se précipita à l’aide de Rick, tout comme Ryan et Esposito. Un peu plus loin, Sorenson leur fit un signe discret en se grattant le nez.
Rick se débarrassa des hommes qui l’encerclaient.
Alyson Snow profita de la confusion générale pour fuir de là. Rick se redressa et la vit se diriger droit vers le tueur que lui avait présenté Sandler un peu plus tôt.
Kate se précipita derrière Snow, le sang de Rick ne fit qu’un tour.
- Kate! Non! Hurla-t-il en lui attrapant le bras pour qu’elle reste en arrière.
Il se précipita vers Snow, assomma quelques hommes de Finch dans la cohue.
Le tueur de Sandler s’était déjà levé en voyant la chimiste s’approcher de lui. Il sortit un objet de sa poche.
- STOP! Hurla Storm en pointant un pistolet vers lui.
L’homme leva les mains en l’air, dévoilant la seringue, qu’il tenait. Alyson Snow s’arrêta net. Les gens autours se figèrent.
Soudain, un coup de feu retentit et le temps s’arrêta.
Kate se pétrifia, tout comme Jamie, qui baissa sa caméra. Snow se retourna effrayée, les mains sur les oreilles. Sorenson se tenait debout, son arme de service pointée vers Storm.
Incapable de parler, Kate vit Storm baisser le bras et lui adresser un dernier regard avant de s’écrouler.
- RICKY! Hurla Jamie en se précipitant vers lui, suivi par Ryan.
- Appelez une ambulance! Cria Sorenson.
- Ricky! Regarde moi! Ricky! Criait Jamie penché sur le corps de son ami.
Le tueur de Loksat tourna les talons et s’en alla, tandis que Jamie suppliait Rick de rester avec lui.
Mais Esposito reprit rapidement ses esprits et plaqua le tueur au sol.
Les oreilles de Kate se mirent à bourdonner. Tout tourna autour d’elle. Incapable de faire un pas, elle se laissa tomber au sol, son monde venait de nouveau de s’effondrer.
Les policiers de l’équipe de Sorenson débarquèrent et bouclèrent la zone.
Peu de temps après, les journaux télévisés lançaient des flash spéciaux sur toutes les chaînes. Claire, l’amie de Jamie présentait celui de Dailynews.
- Il y a eu une fusillade ce matin à l’aéroport, annonça-t-elle. Elle a fait un mort. Il s’agit de l’assassin engagé pour tuer une informatrice lors d’une émission en direct.
Des images de l’équipe de la douzième brigade arrêtant Sandler, Finch et leurs hommes défilèrent à l’écran. On put également apercevoir Lanie, dirigeant l’équipe de la morgue, qui emmenait le corps du défunt.
L’image d’Alyson Snow apparut alors.
- Oui, je craignait pour ma vie, dit-elle face à la caméra. Mais j’ai une conscience, il fallait que je fasse quelque chose.
- Apparemment, continua Claire, le PDG de Global Investissement, Mason Wood, aurait engagé le tueur. Voici maintenant une vidéo de L.A.,que nous venons d’obtenir. Nous pouvons y voir Mason Wood en compagnie d’un chimiste Russe du nom de Volkov. Le procureur a décidé de poursuivre Mason Wood dans le cadre de l’affaire de Détroit.
Il y eut un arrêt sur image de quelques secondes afin que le visage de Mason Wood soit bien vu par tous les téléspectateurs.
- L’assassin tué est un certain Richard Rodgers, continua le collègue de Claire.
Chapitre cent vingt-quatre
Une photo de la carte d’identité du suspect abattu à l’aéroport apparut à l’écran. Martha, qui regardait l’émission et dont le cœur avait cessé de battre à l’annonce du nom de son fils, fut soulagée en découvrant la photo de ce Richard Rodgers, un homme d’une quarantaine d’années aux yeux marrons et aux cheveux bouclés.
- Il aurait utilisé plusieurs fausses identités et été soupçonné dans de nombreuses affaires, continua le journaliste à l’écran.
- Richard Rodgers... murmura Johanna choquée.
- Vous le connaissiez? Demanda Royce inquiet devant son teint blême.
- Oui, enfin je connaissais ses parents, mais...
- Mais quoi?
- Le Richard Rodgers que je connaissais ne devrait même pas avoir trente ans, répondit-elle.
- Alors ce n’est pas lui, sourit Royce. Vous savez, il y a plus d’un baudet qui s’appelle Martin.
- Vous avez raison, toute cette histoire me rappelle trop mon mari et mon vieil ami Jackson, je finis par devenir paranoïaque.
- Le principal, c’est que notre fille et votre ami Jamie vont bien, sourit Royce.
- Notre fille? S’étonna Johanna.
- Lola, enfin Kate, m’a tout expliqué. Je suis content que vous vous soyez retrouvées.
- Je ne vous remercierai jamais assez pour avoir pris soin d’elle comme vous l’avez fait. Elle a eu de la chance de vous avoir...
- Je vais en avoir des anecdotes à vous raconter sur elle, sourit de nouveau Royce. Si vous voulez, je peux commencer maintenant. Ça vous dit une part de cheesecake et une tasse de thé?
- Avec plaisir.
- C’est bon, tu peux ouvrir les yeux, annonça Lanie, on est dans ma morgue mobile, tu ne crains plus rien.
- Et Kate? Demanda-t-il aussitôt en se redressant.
- Elle mériterait un oscar pour sa prestation, sourit la légiste. Ne t’en fais pas elle va bien. Tu vas devoir rester avec moi quelques temps avant de pouvoir la rejoindre. Un mort, ça donne toujours beaucoup de paperasse à remplir. Même si je dois reconnaître que la tienne est déjà bien avancée.
- M est très efficace, répondit-il.
- Alors, maintenant que Richard Rodgers est mort...
- Castle va retourner auprès de Kate, sourit-il. Il paraît qu’il lui manquait.
- J’espère que maintenant tu ne vas plus la mettre en danger comme tu l’as fait ces derniers temps, je tiens à ma copine. Je pourrais te faire une place dans l’un de mes frigos si tu lui fais du mal, avertit Lanie.
- Message reçu, sourit-il.
À sa sortie du studio, Claire trouva Jamie, qui l’attendait avec deux cafés. Il s’approcha d’elle avec son petit sourire charmeur. Le bougre, il était conscient de l’effet qu’il lui faisait!
- Bonjour Claire, ton émission était parfaite, comme toujours, dit-il en lui tendant un gobelet de café.
Elle le regarda sans rien dire. Elle avait tellement souffert à cause de lui lorsqu’ils étaient sortis ensemble.
Elle aurait voulu être la seule qui comptait à ses yeux, mais à l’époque son esprit était obnubilé par une autre. Il avait eu beau lui dire que cela n’avait rien à voir avec elle, qu’il n’aurait l’esprit en paix que lorsqu’il aurait résolu cette affaire qui le hantait, leur relation n’avait pas tenu la distance.
Que signifiait sa présence devant elle aujourd’hui? Ce café était-il une offre de paix ou un signal pour lui signifier que désormais il était prêt à s’investir pour eux?
- Tu réfléchis beaucoup trop, lui dit-il.
Il avait raison, après tout, ce n’était qu’un café. Elle l’accepta avec un petit sourire, auquel il répondit en posant une main sur son coeur.
Il la prit par les épaules et l’entraîna avec lui vers la sortie du bâtiment. Pour la première fois depuis dix-neuf ans, il avait le cœur léger et l’esprit tourné vers l’avenir.
De son côté, Kate alla passer les menottes à Mason Wood en compagnie du capitaine Montgomery et des gars. Pour le moment, il était accusé du meurtre des dix personnes tuées par la bactérie à Détroit, mais elle espérait bien pouvoir y ajouter les meurtres de son père, de celui de Rick et de toutes les personnes mortes à cause de lui au cours des dix-neuf dernières années.
Les locaux de Global Investissement furent mis sous scellés par le bureau du procureur général, les collaborateurs de Wood feraient l’objet d’une enquête également.
Bien qu’il ne soit pas mis en cause pour le moment, la campagne électorale de William Bracken tombait à l’eau, sa santé mentale devenant inquiétante, il fut envoyé en maison de repos.
Avec l’aide discrète de M, Sorenson et son équipe mirent monsieur Flynn en garde à vue. Maintenant que ses puissants protecteurs avaient des ennuis avec la justice, il devrait répondre de ses actes. Rick serait content d’apprendre que le meurtre de Miyagi ne resterait peut-être pas impuni, finalement.
Kate faisait sa paperasse consciencieusement. Elle était tellement prise par son travail, qu’elle n’avait pas remarqué qu’elle avait très largement dépassé l’heure de rentrer chez elle. Les gars lui avaient pourtant proposé d’aller boire un verre pour fêter la fin de toute cette affaire, mais elle n’avait pas vraiment le cœur à s’amuser.
Soudain les lumières du commissariat s’éteignirent. Elle soupira, le capitaine n’avait quand même pas poussé le vice en enclenchant la minuterie du service pour être certain qu’elle ne resterait pas le nez plongé dans ses dossiers jusqu’à une heure trop tardive!
Une lumière s’alluma dans le couloir. Prudemment, elle se saisit de son arme de service et se dirigea vers elle. Lorsqu’elle arriva dans le couloir, la lumière s’éteignit et celle de l’escalier s’alluma. Elle avança et la lumière s’éteignit de nouveau alors que celle de l’étage au-dessus s’allumait. Elle suivit le chemin ainsi tracé pour elle et arriva sur le toit où elle découvrit, comme elle s’y attendait, une silhouette familière.
- Tu ne feras jamais rien comme tout le monde, n’est-ce pas? Sourit-elle.
- Bah... C’est de Storm, dont tu es tombée amoureuse, répondit-il. Castle était plus comme une sœur.
- Idiot, pouffa-t-elle en se précipitant dans ses bras. Je t'aime, qu'elle que soit ton identité.
- Ouf! Tant mieux, parce que Richard Rodgers est mort, tout comme Storm, d'ailleurs. Il ne reste que ce bon vieux Castle...
Chapitre cent-vingt-cinq
Six mois plus tard...
Une Crown Victoria filait à vive allure sur l’un des boulevards périphériques de Manhattan. Au volant, le lieutenant Kate Beckett avait chaussé ses lunettes spéciales et son regard faisait des aller-retours de son rétroviseur extérieur à la route devant elle.
- Où es-tu? Demanda-t-elle avec urgence.
- Derrière toi. Cinq... quatre...
Elle attrapa l’appareil photo sur le siège passager et ouvrit sa fenêtre. Une moto noire apparut dans son rétroviseur.
- Trois... deux... un... Maintenant!
Elle passa l’appareil par la fenêtre au moment où la moto arrivait à sa hauteur. Le motard l’attrapa et fila.
- Les gars, vous êtes en place? Demanda-t-elle en garant sa voiture quelques minutes plus tard.
- Euh... Oui, oui! Bien sûr! On est prêt, répondit Esposito.
- Ne me dites pas que vous vous étiez endormis.
- Pas du tout! C’est Ryan qui était parti chercher des cafés! Tu nous as fait nous lever super tôt!
- C’est lui qui n’arrivait plus à garder les yeux ouverts! Protesta l’irlandais.
- Vous avez intérêt à être bien réveillés, grogna Kate.
Elle arriva devant une grande demeure bourgeoise, d’où sortirent deux hommes.
- Monsieur Flanders! Cria-t-elle à l’intention du second, vous vous souvenez de moi? Je suis le lieutenant Beckett, hier lorsque nous vous avons interrogé dans le cadre du meurtre de votre petite amie, vous étiez en fauteuil roulant et aujourd’hui vous avez l’air en pleine forme. Dois-je en conclure que l’accident, dont vous avez été victime et qui vous sert d’alibi n’était pas si grave que ça et qu'il ne vous empêchait en aucun cas d’agresser votre petite amie? Il va falloir que vous me suiviez au poste pour que nous éclaircissions ça.
Le chauffeur de Flanders bouscula Kate et ouvrit la portière pour permettre à son employeur de monter dans la voiture. La voiture démarra, Kate les regarda partir en secouant la tête.
Dire que si elle ne s’était pas fait une entorse à l’entraînement une semaine plus tôt, elle aurait pu ne faire qu’une bouchée du chauffeur.
Un déclic d’appareil photo retentit derrière elle. Elle se retourna et sourit.
Rick apparut à l’angle de la rue.
- Tu l’as eu? Demanda-t-elle.
- C’est dans la boîte, répondit-il fièrement. Oh! Et je te félicite! Quel sang froid, tu as parfaitement suivi les ordres du médecin pour ton entorse.
- Bah, finalement, ça rend les choses plus amusantes...
Elle lui sourit de nouveau, il prit quelques clichés supplémentaires.
- Tu ne peux pas t’en empêcher, souffla-t-elle amusée.
- Jamie ne serait pas content si je n’avais pas de quoi illustrer l’article.
- Tu ferais mieux de rejoindre les gars, si tu veux illustrer ton article. C’est un journal sérieux, pas une revue de mode!
- N’oublie pas que j’ai promis au capitaine de redorer l’image de la police de NewYork! Et puis, les gars peuvent bien attendre deux minutes.
Un peu plus loin, la voiture de Ryan et Esposito bloquait la route empêchant le passage de la voiture de Flanders.
- Monsieur Flanders, nous avons une invitation au poste pour vous de la part du lieutenant Beckett, annonça Ryan.
Esposito ouvrit la portière et fit sortir Flanders du véhicule.
- Et nous, il ne nous prend pas en photo, grommela-t-il.
- T’en fais pas, les clichés seront au poste avant même qu’on y arrive, rétorqua Ryan en montrant la caméra de surveillance derrière eux.
- Peut-être, mais le cliché sera moins flatteur, grogna le latino.
- Pourquoi tu es aussi narcissique ces derniers temps?
- Parce que ma grand-mère achète tous les exemplaires papier d’Everyday news depuis qu’ils font une série de reportages sur la police de NewYork. Elle montre les articles à toutes ses copines! Elles font un véritable concours à qui a le petit fils le plus mignon.
- J’ignorais que tu t’intéressais au troisième âge, dit Ryan amusé.
- Les copines de ma grand-mère ont des petites filles! Rappela Esposito.
À la fin de la journée, leur affaire bouclée, Kate passa chercher Rick à Everyday news. Il était hors de question qu’il soit en retard pour le dîner.
- On a prévu quelque chose? Demanda-t-il.
- Ne me dis pas que tu as oublié que nous sommes attendus chez mon père...
- C’est ce soir? Oh non! Moi qui pensait passer une soirée tranquille chez nous!
- Il va falloir t’y habituer, rétorqua-t-elle, ce soir ce sont nos parents et nos amis, si ça marche, ce sera bien pire, avec des centaines d’inconnus!
- Pfff...
Lorsqu’ils arrivèrent au café, ils furent accueillis chaleureusement par Royce, L’ours, Martha, Johanna, Jamie, Claire, les gars, Lanie, Gates, Sorenson et même le capitaine! Les banderoles de félicitations étaient accrochées sur les murs et L’ours avait préparé un succulent repas et surtout un énorme gâteau.
Sur la table, un paquet attendait Rick
- Je suis si fière de toi, trésor, se réjouit Martha.
- Ouvre-le! L’encouragea Esposito impatient.
Rick jeta un regard à tout le monde. Un an plus tôt, il passait la plupart de son temps seul, il n’avait que trois numéros enregistrés dans son téléphone et il rêvait de s’acheter une île déserte pour y vivre heureux loin du monde et des gens qu’il évitait consciencieusement. Aujourd’hui, son monde était là, dans ce café. Et c'était à elle qu'il le devait. Elle avait su lui redonner foi en l'humain et grâce à elle, il n'était plus seul désormais.
Kate lui sourit et lui adressa un signe de tête. Il ouvrit le paquet et en sortit les tous premiers exemplaires de son roman, qui paraîtrait bientôt dans les librairies.
- Tempête sur la ville! Lu Ryan, ça claque! J’aime beaucoup le titre!
- C’est à se demander si tu dors la nuit, ajouta Lanie, entre tes reportages, tes enquêtes avec la douzième et l’écriture de tes romans...
- C’est un oiseau de nuit, dit Gates, ne vous en faites pas pour lui.
- Allez, levons nos verres au nouvel écrivain, Richard Castle, en espérant que son premier roman finisse en best-seller, dit Jamie.
La porte du café s’ouvrît et un homme entra.
- J’espère que je ne suis pas en retard, bredouilla-t-il, j’avais un meeting.
- Mais non! Entre voyons, dit Rick, je vais te présenter. Les amis, voici mon partenaire de poker, Robert Weldon! Bob, voici ma famille!
- Il me semble vous avoir déjà vu quelque part, dit Johanna.
- Ah, oui, c’est sans doute parce qu’on le voit pas mal à la télévision et dans les journaux ces derniers temps, Bob est candidat à la mairie, expliqua Rick. Et vous pouvez me faire confiance, ce candidat là est clean!
La soirée se déroula dans la joie et la bonne humeur. Pour une fois, Rick prit plaisir à observer son monde s’agiter autour de lui. Kate vint s’asseoir à ses côtés et l’embrassa tendrement.
- Finalement, ça te va bien la vie des gens normaux, non? Demanda-t-elle en posant sa tête contre son épaule.
- Je doute que notre vie soit un jour « normale », répondit-il, mais cette vie là me convient parfaitement. Et de ton côté? Sauras-tu te satisfaire de cette vie?
- Eh bien...
- Quoi? Quelque chose te chagrine? S'inquiéta aussitôt Rick.
- Rassure-toi, ça n'a rien à voir avec toi!
- Qu'est-ce que c'est alors?
- Eh bien... Si Royce n'avait pas été là, je ne sais pas ce que je serai devenue, quand mon univers a basculé quand j'étais enfant...
- Et je lui en serait éternellement reconnaissant!
- Oui, enfin, bref... On a eu une enquête la semaine dernière et...
- Quand je n'ai pas pu venir au poste? Je croyais qu'il ne s'était rien passé de spécial, juste de la paperasse! S'écria Rick.
- Étant donnée ta réaction à l'instant, j'ai bien fait de ne rien te dire, soupira Kate. Pendant cette enquête, j'ai rencontré quelqu'un qui m'a touchée.
- Tu veux me quitter? Paniqua Rick.
- Qu'est-ce tu vas chercher là? Gronda doucement Kate. J'ai rencontré une fillette! Elle n'a plus de famille, elle a cinq ans et...
- Et tu veux qu'on devienne sa famille d'accueil, continua Rick.
- Elle est si mignonne, tu la verrais! Je passe la voir tous les jours et ils n'ont toujours pas trouvé de membre de sa famille! Ses parents ont été tués et...
- Allons la chercher, dit Rick.
- Tu es sûr? C'est un sacré engagement !
- Regarde tous ces gens autour de nous! On ne manquera pas de baby-sitter!
- Tu vas l'adorer, sourit Kate, elle a de magnifiques yeux bleus et de longues nattes rousses, elle s'appelle Alexis...
Fin