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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 14.04.2013 à 13h11
Auteur : Sherwood
Statut : Terminée
« En sortant de prison, McGarrett ne s'attendait pas à ce qu'une personne fasse une réapparition dans sa vie. Peut-être que c'est le moment d'essayer de réparer les erreurs du passé » Sherwood
Cette fanfic compte déjà 15 paragraphes
Chapitre 1
Ça faisait plusieurs heures que le Lieutenant Commandant Steven J McGarrett attendait son rendez-vous avec le Gouverneur Denning. A présent qu’il était innocenté du meurtre de Pat Jameson, il redoutait ce qui allait venir depuis que le 5-0 avait été réhabilité. Il soupira longuement, sa patiente mises à l’épreuve. La secrétaire lui assura que le Gouverneur allait bientôt le recevoir. Avec un sourire crispé, McGarrett hocha la tête. Il était dans sa lecture lorsqu’une silhouette fine se présenta devant le bureau de la secrétaire. Il leva lentement la tête, redessinant ses longues jambes, ses hanches, son ventre, sa poitrine, son visage…Il fut alors sans voix quand il reconnut la personne en question.
-Bonjour, agent Lori Weston. J’ai rendez-vous avec le Gouverneur Denning.
-Bien Agent Weston. Le Gouverneur sera prêt à vous recevoir.
-Merci.
Elle se tourna avec cette même droiture qui faisait son charme, et se figea. Elle l’avait reconnu. Elle s’avança alors vers lui.
-Steve, c’est incroyable qu’on se retrouve ici ! S’exclama-t-elle.
-Lori. Fit-il avec un sourire en se levant.
Ils s’embrassèrent maladroitement et se rassirent chacun sur un siège.
-Comment tu vas ? Demanda-t-il après avoir reposé son magazine.
-Bien. Et toi ? J’ai vu que tu étais le leader d’une unité d’élite sur l’île ?
-En effet. Et toi, toujours agent dans la sécurité intérieur, je suppose ?
-Tu suppose bien. Et côté amour, tu as quelqu’un ?
-J’avais. Rupture récente. Et je te retourne la question.
-Idem.
-Commandant McGarrett, agent Weston, le Gouverneur va vous recevoir. Intervint la secrétaire.
-Tout les deux ? S’étonna Lori.
-Oui. Il vous attend.
McGarrett et la jeune femme se levèrent et entrèrent dans le bureau. Denning termina l’appel qu’il passait et les invita à s’assoir sur les deux chaises qui leur présentait.
-Commandant McGarrett, je vous présente l’agent Lori Weston.
-Oui, firent les deux autres, on se connait déjà.
-Ah. Tant mieux. Bien…
Denning leur expliqua en quelques mots que Lori rejoignait désormais le 5-0. Abasourdit, McGarrett et Weston se mirent à réagir mais Denning était formel. Ils sortirent alors, dépité.
-Je sais qu’on n’a pas le choix, mais on doit faire avec. Dit Lori sur le parking.
Steve commença alors à lui poser des questions sur ses affaires de disparition d’enfant.
-Très bien, je prends le volant. Dit-il enfin.
-J’ai une voiture ! Répliqua la jeune femme.
Ils arrivèrent au bout d’un certain moment sur la plage où avait disparu Jane. Danny attendait bien sur Steve.
-Waouh ! S’exclama-t-il. Tu es beau comme un videur de boite ! Tu t’es sapé pour voir le Gouverneur ? Ça s’est bien passé ?
McGarrett ignora sa remarque sur son style vestimentaire, même s’il était rare qu’il porte un costume, et lui présenta Lori :
-Danny, je te présente l’agent Lori Weston. Notre coéquipière.
-Enchanté, notre quoi ?
-Coéquipière.
-J’ai été affecté au 5-0 par le Gouverneur Denning.
-Pour faire quoi ?
-Heu…vous aidez, si c’est dans mes cordes.
-Il me semble que tout à l’heure tu as parlé de Babysitting…
-Ok. Excuse-le, ce n’est pas sa faute, il a été élevé par des footballeurs, dans un vestiaire.
-Je sais. Répliqua-t-elle avec un sourire.
-Tu sais ?
-Danny, qui est la victime ?
Il remarqua qu’il venait de changé de sujet et qu’il y avait bien quelque chose d’ambigüe entre eux deux. Pendant toute l’enquête, il se rendit compte que c’était légèrement tendu et un peu maladroit entre son partenaire et la nouvelle. Au QG, Chin avait demandé comment était Lori.
-Elle est jolie. Dit aussitôt Danny avec un sourire goguenard sur le visage.
-Elle est pas mal. Répondit Steve.
Cependant Danny vit un éclat dans les yeux de McGarrett.
A un moment de ce cas, Lori demanda une entrevue avec Steve. Celui-ci la convoqua dans son bureau. Il reconnu qu’il l’avait mise sur la touche en l’envoyant chez la famille de Jane.
-Tu sais très bien que malgré tout ce qu’on a connu, ça ne doit pas obscurcir notre jugement !
-Ça n’obscurcit pas mon jugement !
-Tu mens très mal.
-Vrai.
-Vrai ?
-J’avoue que j’avais du mal à travailler avec toi à cause…de ce que tu sais.
-Waouh. Au moins, c’est courageux de l’admettre.
-Lori, on se trouve seulement que maintenant. Ça fait une dizaine d’année que je n’ai eu aucune nouvelle de toi. Et je ne peux pas faire comme si de rien n’était !
-Moi non plus !
-Très bien. Conclu-t-il.
-Quoi ? On fait quoi maintenant ?
-Rien.
-Bien.
-Bien.
La discussion prit fin et les deux collègues sortirent du bureau.
~H50~
En attendant, Matt Porter dans un bar, Steve et Lori buvaient café.
-Je vois que tu n’as pas changé. Commença Steve.
-Toi non plus, tu prends toujours le même café. Tu vois, pour moi un gars sortit majeur des commandos de la NAVY prendrait un café noir mais non.
-Tu ne pensais pas non que je passerais flic.
-En effet.
~H50~
Dans la secte où Jane était prisonnière, bien sur, le 5-0 fut obligé d’en venir aux coups de feu. Alors que Danny hurlait sur Steve de ne pas tuer tout les hippy du camp de vacance, Lori ressentir quelque chose qu’elle n’avait plus ressentit depuis longtemps. Elle avait eu peur pour Steve. Le fait de s’inquiéter pour lui, fit remonter de dur souvenir qu’elle tenta de refouler afin de se concentrer sur le cas.
-Qu’est-ce qu’il y a avec la nouvelle ? S’exclama Danny.
Il était chez Steve, à boire une bière dans une de ses chaises longues.
-Quoi ? Il n’y a rien ! S’écria son ami.
-C’est ça, prend moi pour un débile ! Ça se voit comme le nez au milieu de la figure qu’il y a un truc.
-Danny, tu te fais vraiment des idées.
-Très bien. Dis-moi que je me trompe.
Il eut un silence gênant suivit par un rire du détective.
-Je le savais !
-De quoi ? S’exaspéra Steve après avoir prit une gorgée de sa bière.
-Tu as déjà couché avec elle !
-Franchement, il n’y a que ça qui compte à tes yeux ? Répliqua son partenaire en se levant.
-Quoi ? Tu es aussi allé à l’opéra avec elle ? Elle t’a emmené en procès ?
-Pourquoi toutes ses questions ? Répondit Steve.
Mais Danny n’était pas dupe, il voyait bien que son ami détournait le sujet et qu’il évitait ses interrogations.
-Parce que je sais qu’il y a quelque chose. D’ailleurs, tu n’as toujours pas répondu à mes dites questions. Alors, tu es sortie avec elle ?
-Voyons, Danny. Qu’est-ce que ça pourrait bien te faire ? C’est ma vie privée.
-Ouh, ne me lance pas sur ce sujet Steven. Si tu veux, on peut en parler « de l’étalement sur vie privée » car toi mon vieux, tu bats tous les records !
-Non, pas complètement ! S’amusa son ami.
Danny se leva à son tour afin de le rejoindre sur la plage.
-Je te le dis, tu ne vas pas t’en sortir comme ça, mon pote.
-Donc ça ne sert à rien que je te demande de laisser tomber ? Fit Steve en se tournant vers lui.
-Non, absolument à rien !
-Disons que j’ai essayé. Dit-il avec un sourire.
-Voilà, tu as joué ta dernière carte. Alors ?
-Alors quoi Danny ? Rétorqua-t-il.
-Tu le fais vraiment exprès ?! S’énerva le détective en donnant une tape amicale sur le torse du SEAL.
-J’avoue. Répondit-il en réprimant un rire.
Il passa un bras autour de l’épaule de Danny, regardant la mer avec un air nostalgique.
-Qu’est-ce qu’il y a Steven ? Demanda-t-il finalement avec calme.
Steve prit une profonde respiration et se tourna vers lui. Il ouvrit la bouche pour la refermer aussitôt. Danny attendit. Enfin, il se lança :
-C’est mon ex-femme.
TBC...
Chapitre 2
Danny et Chin se regardèrent un à un. Voilà près de dix minutes que Lori et Steve se disputaient. Ce n’était pas comme les prises de bec que Danny et son partenaire avaient, mais une réelle dispute avec les grands gestes et le ton qui montait. Leur cas d’homicide venait d’être résolu et ils avaient arrêté le coupable mais apparemment, un différent opposait la profileur avec le SEAL. Danny et Chin étaient auprès de la voiture du détective et observèrent avec un mince sourire sarcastique, le duel qui s’affichait devant eux. Lori hurlait littéralement sur Steve et ce dernier prenait sa carrure très autoritaire et si impressionnante. Malheureusement ça ne semblait pas impressionner la jeune femme.
-Comment ça je l’ai laissé s’enfuir ?! Si tu ne te croyais pas surhumain, on l’aurait arrêté sans problème !
-Alors comme ça, je me crois « surhumain » ?!
-Oui, parfaitement ! Non, je crois que le terme exact c’est : « Macho » !
-Moi je suis macho ?
-Oui !
-Moi ?
-Oui ! Tu veux que je te l’écrive peut-être ?
-Non, merci. Pas besoin. En fait, on n’a carrément pas besoin de toi.
-Pas besoin de moi ?
-Oui.
-Moi ?
-Oui. Tu veux que je te l’écrive ? Répliqua-t-il sarcastique.
Lori commença à devenir de plus en plus rouge, prête à exploser.
-A ton avis, fit Danny à Chin, ça va continuer longtemps comme ça ?
-Oh, à eux deux, ça peut s’éterniser ! Répondit le lieutenant.
-Dis donc, toi tu n’es pas au courant ? S’exclama le détective avec un rire.
-De quoi ?
-Lori, c’est l’ex-femme du SuperSeal !
-C’est une blague ? S’étonna Chin, un mince sourire se dessinant au coin de ses lèvres.
-Moi aussi j’étais sur le cul lorsque je l’ai apprit.
-Hey, vous deux ! S’écria Steve en s’approchant.
-Oui, mon pote ! Répondit Danny. Tu as encore besoin de mes services entant que conseiller conjugal ?
-La ferme Danny.
Ce dernier pouffa de rire, n’en pouvant plus.
-Chin, reprit le SEAL.
-Tu t’apprêtes à me demander si je te trouve macho ? Enchaina le lieutenant, ne faisant que redoubler le rire de son collègue.
Dépité, Steve laissa tomber et se dirigea vers le camaro. Il appela ensuite Danny afin d’avoir les clés et c’est en titubant, se tenant toujours le ventre en riant aux éclats, que son partenaire le rejoignit. Une fois sur la route, Danny avait encore du mal à reprendre son sérieux et regarder le visage stoïque de McGarrett ne l’aidait pas du tout.
-Tu as fini ? Fit finalement Steve en levant les yeux au ciel.
-Non, mais vraiment…Mec, dis-moi comment tu as fais pour l’emballer ? S’exclama Danny en essuyant les larmes aux coins de ses yeux.
Steve se tourna vers lui, un air interrogateur sur le visage.
-Sérieux, continua Danny, dis-moi !
-Et bien, répondit son ami, le FBI travaillait sur enquête avec la NAVY. C’est là que j’ai rencontré Lori. Elle m’a apporté son aide car le cas concernait en particulier mon équipe. Afin de la remercier, je l’ai invité à dîner. Elle a hésité, j’ai du insister mais finalement, elle a accepté. Après l’affaire, on s’est revu mais j’ai dû…
-Tu as dû quoi ?
Un sourire nostalgique se dessina lentement sur les lèvres du SEAL.
-J’ai dû lui faire croire pas mal de chose pour la séduire.
-Comme quoi ?
-Par exemple, que j’aimais le même groupe de musique qu’elle, que j’étais déjà allé en Inde pour une mission humanitaire comme elle et encore un tas d’autre chose…
-Mon dieu, je n’y crois pas ! S’esclaffa Danny.
-C’est vrai. Répondit Steve en se mettant à pouffer lui aussi.
-Et ça a marché ? Juste comme ça ?!
-Elle a finalement comprit mon jeu et après m’avoir bien remonté, elle a eu pitié de moi et a accepté un autre dîner.
-Bien joué mon pote !
-Le soir, je l’ai raccompagnée chez elle, et…toute cette histoire a finit avec une bague au doigt.
-Franchement, mec, tu as fait fort !
-Ouais.
Steve freina. Il venait d’arriver chez lui. Lui et Danny sortirent de la voiture. Ils se rendirent chez le SEAL et prirent chacun une bière avant de s’installer sur la plage, comme d’habitude après une enquête.
-Qu’est-ce qui s’est passé, mec ? Demanda au bout d’un moment Danny.
-Bien…On n’arrivait plus à s’entendre et on est partit chacun de son côté. Je crois qu’on le savait depuis longtemps que ça n’allait pas bien finir. Et le divorce nous a parut la meilleur solution. J’étais ensuite envoyé en Afghanistan et quand je suis revenu, j’ai apprit qu’elle était partit à la sécurité intérieur.
-Waouh.
-Comme tu dis.
-Bref, toi et moi sommes mauvais en mariage, on le sait à présent.
-Ouais….
Soudain, le portable de Steve se mit à sonner. Il décrocha et un sourire s’afficha sur son visage.
-Hey Mary ! Comment tu vas ?
A côté de lui, Danny mima les mots : « Parle-lui de la venue de ton ex-femme ».
-Moi aussi je vais bien. Répondit-il en essayant d’ignorer son partenaire.
-Steve, tu es avec moi ? Fit sa sœur à l’autre bout de la ligne.
-Heu…Oui. Répondit-il.
Il écarta brusquement le téléphone et souffla avec réprimande :
-Arrête Danny !
-Steve ?
-Mais dis-lui pour Lori !
-DANNO !
-Steve ? Tout va bien ?!
-Oui, oui. C’est juste Danny qui…qui…
Mais il n’arrivait à trouver ses mots alors que son ami se tordait de rire sur la plage.
-Qui… ?
-Heu…Laisse tomber.
-Tu es sérieux, Steve ?
-Ok, soupira son frère, il voulait que je te dise qu’on…qu’on avait une nouvelle personne dans l’équipe.
-Vraiment ? Ce n’était que ça ?
-Disons…que cette nouvelle personne s’appelle Lori Weston…
-Non ! Ton ex-femme ?! Ah !
Il leva les yeux au ciel tandis qu’il laissait Mary rire à l’autre bout du fil.
-Mary ?! Mary ! Sœurette ! Tenta-t-il mais sa sœur était comme Danny, impossible à calmer en plein élan.
-C’est…C’est trop…Fit Danny, derrière lui en essayant de reprendre son souffle.
-DANNY ! MARY !
-Dé-dé-désolé Ste-Steve. S’esclaffa sa sœur.
-Ok.
Il raccrocha et jeta son portable sur une des chaises longues. Ensuite, il se dirigea à l’intérieur d’une démarche droite.
-Steve ! Attend ! Ne te vexe pas ! S’écria Danny.
Mais McGarrett était déjà partit. Danny accourut et remarqua alors que le SEAL était vraiment en colère.
-Steve, commença-t-il.
Mais il fut interrompu par le leader du 5-0 qui se tourna brusquement vers lui.
-Tu crois sérieusement que toute cette situation m’amuse, Danny ?!
-Non, je…
-Tu arrives à peine à parler avec la tienne alors imagine travailler avec ton ex-femme !
-Steve, ce n’est pas ce que….
-Alors c’est quoi, Danny ?! Hein ?! Tu peux me le dire ?!
-Hey ! Descend juste la pression d’un cran, matelot ! Tu vois, on est tous les deux dans la même galère, c’est-à-dire : avec une ex-femme. Mais ce n’est pas en me hurlant dessus que ça va arranger les choses ! Ok ?!
Steve passa ses mains sur son visage et souffla. Enfin, il ouvrit la bouche :
-Tu as raison. Désolé.
-Non, c’est moi. J’ai eu un comportement idiot.
-Enfin, il le reconnait !
-Ah, ah. Très drôle.
Il se laissa choir sur le canapé. Danny vit cette même expression qu’il avait remarquée chez McGarrett le premier jour où Lori travaillait avec le 5-0. Lorsque Jane avait rencontré sa mère biologique pour la première fois, Steve avait jeté un regard à Lori. Et c’était un regard qu’il ne pouvait oublier car il connaissait ça, lui aussi. Il s’approcha de Steve et s’assit à ses côtés. Alors, il posa la question :
-Est-ce que tu l’aimes toujours ?
TBC....
Chapitre 3 –Partie1-
Le 5-0 arriva devant la maison de Paul Evers. Ils étaient en pleine intervention. C’est-à-dire avec gilet par balles et armes, prêt à procéder à l’arrestation de ce terroriste qui venait de s’installer à Hawaii. McGarrett commença à établir un visuel.
-Kono, avec moi ! Fit-il à la jeune recrue.
L’enquête des affaires internes était terminée et la jeune femme avait put réintégrer l’unité d’élite. Elle et le patron entrèrent par la porte d’entrée tandis que Danny, Chin et Lori s’occupaient de l’arrière.
-5-0 ! Hurlèrent les membres de l’équipe en vérifiant chaque pièce de la maison.
Mais Paul Evers n’y était pas.
-RAS. Dit enfin Danny avant de rejoindre tout le monde dans la salle principale.
-Evers n’est pas ici. Répartit Chin.
-Où peut-il être ? S’exclama sa cousine.
-Les gars, par ici ! S’écria Lori à l’autre bout.
Sur le mur du fond, le papier peint était arraché. La profileur finit par tout enlevé afin de dévoiler ceci : un message écrit surement avec du sang. Il disait exactement : VOUS NE ME TROUVEREZ JAMAIS. MAIS PEUT-ÊTRE QUE VOUS FEREZ LA RENCONTRE D’UN DE MES AMIS…
-C’est quoi, ça ?! S’exclama Danny, mettant les mains en avant comme pour se protéger.
-Je n’en sais rien…Répondit son partenaire.
-Hey, tout le monde, regardez par là. Les interpella Chin qui observait quelque chose par la fenêtre crasseuse.
Lori, Danny et Kono le suivirent à l’extérieur. Sur le terrain, la terre était retournée à un endroit précis. Danny revint de sa voiture avec une pelle à la main. Les trois autres le regardèrent avec surprise.
-C’est dingue ce que notre McGyver peut mettre dans les portières.
Le petit groupe sourit, laissant ensuite les deux hommes creuser. Pendant ce temps, McGarrett était resté à l’intérieur de la maison. Il inspecta le peu de meuble qui y avait et trouva dans une commode, une sorte de cahier. Il était bleu et écorché sur les coins. Il l’ouvrit. Sur les pages, l’écriture était penchée et fébrile. Comme si l’individu écrivait avec une main tremblante. Alors qu’il commençait la lecture de la première page, le reste du 5-0 déterrait un cadavre. Chin et Danny soulevèrent la dépouille et la jetèrent sur le sol.
-Dites bonjour à Oliver James. Fit Kono avec un sourire.
Ce n’était autre que le complice de Paul Evers. Visiblement, il l’avait tué.
-Génial…Soupira Danny.
Pendant ce temps, McGarrett était toujours plongé dans la lecture du journal. Ce n’était autre que celui de leur terroriste. Soudain, le portable du Commandant se mit à sonner. Il sursauta légèrement et reposa le cahier sur la commode dans un bruit sourd, faisant soulever la fine couche de poussière qu’il y avait.
-McGarrett. Dit-il de sa voix autoritaire.
-Bonjour, Commandant.
-Evers.
-Vous vous plaisez chez moi ?
-Disons que j’ai un léger problème avec la décoration. Je crois qu’il faudrait changer le papier peint.
Il entendit un petit ricanement de l’autre côté de la ligne. McGarrett grimaça. Il voyait toujours par la fenêtre, son équipe qui travaillait sur un corps.
-Croyez-moi, McGarrett. Vous ferez moins le malin quand tout va exploser…
-Qu’est-ce qui va exploser ?! S’énerva le SEAL.
-Pourquoi pas vous ?
-Quoi ?! Souffla-t-il, tombant dénue.
-Vous allez m’écouter maintenant. Je n’ai plus qu’à appuyer sur un bouton pour que la maison dans laquelle vous êtes, explose. Je vous vois très bien. Réfléchissez bien, McGarrett.
Puis le terroriste raccrocha. Lentement, Steve posa son portable sur la commode en face de lui. Il jeta vite fait un regard à son équipe, dehors. Il bénissait le ciel qu’elle ne soit pas avec lui, dans la maison. Il s’appuya sur le meuble en y mettant les deux mains, ses bras tendus en avant. Il bascula sa tête en arrière et se concentra. Il devait réagir en situation. Alors, avec précaution, il reprit son portable et appela Danny.
-Ouais ? Répondit son partenaire.
-Danny, j’ai besoin que tu reste calme.
-Quand tu dis justement ça, c’est tout le contraire qui se passe !
Steve vit Danny lever la tête vers la fenêtre où il pouvait le voir.
-J’ai eu Paul Evers au téléphone. Il a placé une bombe sous la maison et il menace de la faire sauter. Ce n’est pas la peine d’appeler une équipe de déminage, il nous observe et je suppose qu’il doit nous écouter.
-Oh, oh, oh ! Ralentis mon vieux ! Il-Il y a une bombe ?
-Ouais, sous la maison. S’il-te-plait Danny, ne panique pas.
-Quoi ?! Tu oses me demander de ne pas paniquer ?!
-Qu’est-ce qui se passe Danny ? S’écria Chin.
-Pourquoi Steve appel au lieu de sortir ? Renchérit Kono.
Danny se tourna vers ses collègues avec un teint qui avait viré au blanc.
-Qu’est-ce qu’il y a ? S’impatienta Lori.
-Heu…Evers a confectionné une petite merveille de bombe.
-Où ça ?
-Et bien…ici. Sous la maison.
Ils se tournèrent alors vers la fenêtre où Steve les regardaient, le téléphone toujours à l’oreille.
~H50~
-Ok, on fait comment ?
-Danny, vous ne faîtes rien.
En langage McGarrett, Danny savait que ça voulait dire en réalité : « Vous localisez Evers tandis que j’essaye de gagner du temps ».
-Ok. Dit-il avec un hochement de tête.
Steve lui lança un sourire qui tentait d’être rassurant. De l’autre côté, Danny prit les choses en main.
-Kono et Lori, vous restez ici. Chin et moi allons au QG afin de localiser Evers.
-D’accord. Répondit Kono.
Les deux hommes partirent, les laissant. Lori se mordit la lèvre. Ses yeux ne quittaient pas son ex-mari qui était entrain de rappeler Evers.
-Commandant ? Tiens donc…Fit Evers en décrochant.
-Dis-moi quelque chose, Paul. Pourquoi ?
-Toute ma vie j’ai recherché une quelconque reconnaissance. Venant de n’importe qui, pour n’importe quoi. Ce que j’avais fait durant ma vie, ce que j’ai donné valait au moins bien ça…
-Tuer des innocents ?
-Changer les choses !
-Avec des bombes.
-Quand j’étais jeune, j’aurais donné tout l’or du monde pour avoir rien qu’un regard de mon père. Juste une parole de lui qui montrait qu’il s’intéressait à moi.
-Je suis sur que c’était le cas.
-Comment pouvez-vous le savoir ?!
-Parce que j’avais un père dans le même genre. Je te comprends. Mais tuer des gens ne changera pas ça.
-Je me bats pour mes idées et mes convictions ! C’est ce que j’ai toujours fais !
-Ecoute, Paul. Je t’en prie, écoute moi. Même en faisant tout ça ne servira à rien. Il n’est pas trop tard, tu peux changer. Pas les « choses » mais « toi ». Tu peux changer. Il suffit de m’écouter.
-Je vois très bien ce que vous faîtes, Commandant ! Mais ça ne fonctionne pas avec moi !
-Alors, qu’est-ce que tu vas faire ? Déclencher cette bombe ?!
-Vous croyez que c’est ce qu’il va se passer ?
~H50~
Chin et Danny arrivèrent au QG du 5-0.
-Ok, Steve est surement entrain d’appeler Evers. Commença Danny en se frappant les mains.
-D’accord. Je trace l’appel de Steve provenant de la maison et je trouverai comme ça d’où vient le signal produit par le portable d’Evers. Répondit le lieutenant.
-Parfait.
Chin pianota sur l’ordinateur alors que Danny passait un appel à Kono.
-Comment il va ? Demanda le détective.
-Comme d’habitude. C’est le chef. Il donne l’impression de gérer la situation.
-Ouais…C’est Steve tout craché. Il discute avec Evers là ?
-En effet.
-Très bien. Chin est en plein boulot, on va l’avoir.
-Vaut mieux.
-Attend, c’est quoi ça Kono ?
-Danny…Si la bombe explose….
-Je t’arrête tout de suite ! Ça ne va pas arriver ! Compris ?
-Compris.
-Et Lori ?
-Elle est inquiète. Comme nous tous.
-Danny ! Interpela Chin.
-Ok, Kono je te laisse. Chin a peut-être quelque chose. Mais ne fais aucun signe à notre SEAL.
-Reçut.
La communication fut stoppée et Danny se dirigea auprès de son collègue.
-J’ai une adresse. Non loin de la maison d’Evers.
-Ok, on y va.
TBC....
Chapitre 3 –Partie2-
1 Juin 1998,
J’ai l’impression d’étouffer. Pourtant au fond de moi, c’est comme s’il y avait un manque. J’ai besoin de combler ce vide, c’est vital. Je ne pourrai jamais expliquer ce sentiment mais je sens au fond de moi, qu’il faut que je fasse toutes ces choses. Je ne demande pas à Dieu miséricorde, ni le pardon des nombreuses personnes que j’ai fait souffrir. Je veux juste la compréhension. Et cette même compréhension permettra de rendre mes gestes plus charitables. Il suffit juste de respirer. C’est ça que je cherche. Quand je fais…toutes ces choses, je cherche à respirer. J’ai à présent comprit. Le manque qui me ronge, c’est l’air. Et il faut que je comble le vide…
Kono était auprès de Lori. Cette dernière ne cessait de faire les cents pas sur le terrain, jetant de temps à autre, des regards vers la fenêtre où se tenait toujours Steve.
-Ça va, toi ? Lui demanda-t-elle après avoir raccroché avec Danny.
-A ton avis ! S’écria la jeune femme en levant les bras.
Elle s’arrêta enfin de tourner en rond et se posta devant sa collègue.
-Je suis désolé. Finit-elle par dire.
-Non, ce n’est pas grave.
-C’est juste que…Je viens de me rendre compte que c’est pour ça aussi que je l’ai quittée, dit-elle en se tournant vers Steve, je ne peux plus supporter cette peur constante.
-On s’y fait. Répondit Kono.
-Pas quand c’est ton mari.
La jeune recrue hocha la tête.
~H50~
Pendant ce temps, Steve était toujours avec Paul Evers.
-Je suis sur qu’il y a une autre alternative.
-Non, Commandant. Ça doit se finir comme ça.
-Ne fais rien que tu vas regretter, Paul.
-Tout ce que je voulais, c’est qu’on m’entende !
-Je sais.
-Toute ma vie n’a été que regret…Je veux juste respirer !
-Laisse-nous t’aider.
-Ça va mal finir, vous le savez très bien Commandant.
-Pas si tu nous laisse t’aider ! Tu peux arrêter ça !
-Je suis désolé…
-Non ! Attend ! Paul ! PAUL !
~H50~
1Septembre 1999
Aujourd’hui je sens que je ne suis plus le même. Que quelque chose en moi a changé. Il pleut dehors. Comme il pleut en moi. Il faut que ça explose car je dois tout nettoyer. Je dois rétablir les choses. Je ne pourrai plus supporter tout cela encore longtemps. Trouver l’espoir de tenir, cette mission ne tient qu’à un fil. Maintenant je dois le faire. Je cherche juste la compréhension et le pardon…
-Paul Evers ! 5-0 ! Les mains en l’air ! Tout de suite ! Hurla Chin en entrant dans la planque.
Evers se tourna brusquement vers eux, un flingue en l’air.
-Pose ton arme ! Ordonna Danny.
Chin se posta au côté de Danny. Il se rendit compte alors qu’Evers n’était qu’un gosse. Il était extrêmement jeune sauf qu’il avait déjà commit deux attentats et qu’il menaçait à présent le patron. Danny s’aperçut qu’il avait jeté son portable dans un coin et qu’il levait son arme au dessus de lui, sans vraiment viser.
-Ne fais rien de stupide. Dit Chin d’une voix douce.
-C’est ce que vous dîtes toujours aux gens qui tiennent un flingue ? Répondit Evers d’un ton étrangement calme.
-Surtout ceux qui fabriquent des bombes ! Répliqua Danny.
-Vous ne comprenez pas…Vous ne comprenez rien ! S’énerva Evers en brandissant soudainement son arme sur les deux flics.
-Oh, calme-toi. Fit Danny en levant à peu plus son flingue.
-D’accord, ajouta Chin, tu vas lentement poser cette arme et on va gentiment discuter.
-NON ! On ne va pas « discuter » ! Vous, vous allez la fermer et m’écouter !
-Ok, ok…On va t’écouter. Dit Danny, en levant une main.
-Toute ma vie…Toute ma vie…Je voulais juste…Je voulais juste qu’on me voit…Qu’on me remarque…Pour ne pas…Pour ne pas que je…
Il pleurait à présent. Secoué de terribles sanglots, son corps tremblait comme une feuille et ses yeux ne cessaient de regarder ailleurs que sur les deux hommes.
-On te comprend, Paul. Fit enfin Danny.
-NON ! Ne dîtes pas ça !
-Paul, regarde-nous, on te remarque. Répondit Chin.
Soudain, les deux flics aperçurent qu’Evers tenait dans son autre main, une sorte de détonateur. C’est ce qu’il permettait à la bombe, qui menaçait Steve, d’exploser.
-Paul, surtout n’appuie pas sur ce bouton.
-Qu’est-ce qui va m’en empêcher ? Hein ? S’emporta le jeune homme.
-Ta conscience, peut-être ? Si tu en as une ? Répliqua Danny.
-Tu as déjà tué beaucoup de monde, renchérit Chin, veux-tu mettre une nouvelle personne sur ta liste ?
-Je…Je…non…Arrêtez de parler ! ARRÊTEZ !
Evers se tenait maintenant la tête. Il avait toujours sa main sur le détonateur et le flingue en l’air. Visiblement, il était très instable. Tout d’un coup, il se redressa vivement. Ses yeux étaient exorbités, il semblait fou.
-Je suis tellement désolé…
Il leva alors son arme et tira.
~H50~
1 Mars 2000
Je n’ai plus aucune raison de vivre à présent. J’ai vu aux informations aujourd’hui, ce que j’ai fais. D’abord, une sensation d’excitation me prit et puis, plus rien. Je sentais qu’il fallait que je recommence. J’ai vu leurs visages, ensanglantés et tellement perdus…
J’ai peur. Peur de ne pas y arriver. J’ai besoin d’autre chose. J’ai besoin…de…J’ai besoin…J’ai besoin de….J’ai…de…J’ai besoin…Besoin…
~H50~
Steve s’était figé lorsqu’Evers avait raccroché. Il ne savait pas ce qu’il allait se passer. Il jeta un regard au dehors et vit Kono avec une Lori qui ne cessait de tourner en rond. Elle semblait vraiment inquiète, voir apeuré. Tout ce don il avait envie, c’était d’aller la voir et de la rassurer. Mais il ne pouvait pas. Comme d’habitude, à chaque fois qu’il se devait d’être là pour elle, et il ne pouvait pas. Soudain, son portable sonna. Il appuya fébrilement sur le bouton « recevoir l’appel » avec appréhension.
-McGarrett.
-Steve, c’est Chin. Tout est sous contrôle maintenant. Tu peux sortir.
Le SEAL poussa un long soupire. Enfin, il demanda :
-Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Toi et Danny l’avez eu ?
-Pas exactement. Steve, il s’est tiré une balle dans la tête.
McGarrett se passa une main sur son visage, fermant les yeux.
-Il n’avait pas plus de vingt ans ! Ajouta Chin.
-Je sais…Je sais. Bon, appel une équipe de déminage et le HPD. C’est finit. Répondit-il avant de raccrocher.
Il regarda alors le cahier bleu qu’il avait laissé ouvert sur la commode. Les dernières pages devenaient de plus en plus vierges, n’ayant été écrit que quelques mots. Il s’avança, ferma le journal et le remit dans le tiroir du meuble. Puis, il sortit de la maison. Quand Lori vit son ex-mari, vivant, sortir sain et sauf de cette prison, elle ne voulait qu’une chose : Le serrer dans ses bras. Pourquoi pas ? Se dit-elle. Et c’est ce qu’elle fit. Elle courut vers lui aussi rapidement qu’elle pouvait et se jeta dans ses bras. Quand à Steve, il la serra naturellement contre lui, en profitant pour humer son odeur. Ressentir le contacte de sa peau, retrouver son parfum, fit remonter en lui à la fois d’agréables et douloureux souvenirs. Lori passa une main sur sa nuque, parcourant ses cheveux : il était vivant. Elle pouvait entendre son cœur battre beaucoup trop vite. Tout comme le sien. Au bout de ce qu’ils leur semblèrent une éternité, ils rompirent l’étreinte. Leurs yeux se rencontrèrent. Elle, fondit dans ses yeux bleus. Lui, se noya dans ses yeux verts. Péniblement, il ouvrit la bouche :
-Lori…
Mais il fut interrompu par Kono qui courrait vers eux.
-Chef, tout va bien ? Tu te sens bien ? Tout est clair ?
-Kono, je vais bien. La rassura Steve.
-L’équipe de déminage est en route ? Demanda-t-elle.
-Oui. Danny et Chin s’en charge.
-Et Evers ? Continua-t-elle.
-Il est mort.
-Ok. Le HPD arrive, je suppose ?
-En effet. Peux-tu appeler Danny afin qu’il prévienne le Gouverneur ?
-D’accord.
Pendant tout l’échange, Lori était resté silencieuse. Elle ne pouvait détacher son regard de Steve. Et si tout cela n’avait été qu’une erreur ?
~H50~
Date inconnue
J’ai regardé des oiseaux s’envoler vers le ciel. C’était beau. Moi aussi j’aimerai voler. Peut-être qu’un jour, j’y arriverai. Papa me disait, quand j’étais petit, que si tu voulais accomplir quelque chose, il suffisait juste d’y croire…
Chapitre 4
Le soleil se levait sur la maison de McGarrett. Il inondait la chambre dans laquelle dormaient deux personnes. Car Steve n’était pas seul. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il se retrouva nez à nez avec le visage de son ex-femme. Il resta longtemps dans cette position à la regarder dormir. La contemplation cessa quand Lori se réveilla à son tour. Elle le regarda longuement aussi. Puis, en même temps, ils se redressèrent.
-Merde, commença-t-elle, qu’est-ce qu’on a fait ?
-Lori, détend-toi, ce n’est juste que…
-Que quoi ?
Elle se leva, recouvrant son corps nu avec une partie du drap et chercha frénétiquement ses affaires. Elle s’aperçut qu’il y en avait partout dans la pièce. Steve n’avait pas bougé, s’appuyant juste sur ses coudes qu’il avait positionnés en arrière. La jeune femme se tourna vers lui, les yeux pétillants de colère.
-Quoi ? Dit-il avec désinvolture.
-Se serait bien que tu…
Elle indiqua la porte du doigt et Steve se mit à rire.
-Attend Lori, on vient de faire l’amour et c’est maintenant que ta nudité te gène ?!
-S’il-te-plait, Steven…Siffla-t-elle comme elle le faisait toujours lorsqu’il l’exaspérait.
-D’accord.
Il se leva, mit un boxer avec un jogging, et sortit de la chambre. Après son départ, Lori ferma la porte et se laissa aller contre elle. Qu’avait-elle fait ?
Elle retrouva Steve qui préparait le petit déjeuner. Visiblement, il ne semblait pas si retourné face à cette situation. Elle remarqua qu’il était encore torse nu.
-Ça ne te dérangerait vraiment pas de mettre quelque chose ? Lui dit-elle en passant devant lui.
McGarrett leva les yeux au ciel et monta à l’étage pour en redescendre vêtu d’un t-shirt.
-Merci.
Elle prit son sac et s’apprêta à partir mais Steve la rattrapa.
-Tu ne veux rien manger ?
-Heu…Steve…Ce n’est pas que…Mais…
-C’est quoi alors ?
-Ce ne serait pas bien si je restais une minute de plus ici.
-Comment ça ?
-Steve, on le sait très bien. Ce…C’était…
-Donc pour toi, c’était une erreur ?
-Et pour toi ?
Ils restèrent comme ça, à se sonder. L’un cherchant la réponse dans le regard de l’autre et l’autre la cherchant dans la sincérité de son air. Enfin, elle prit son sac et sortit en claquant la porte. Steve resta un moment planté là, puis se ressaisit. Tout ça lui avait paru tellement normal et familier. Se réveiller auprès d’elle, comme il l’avait fait de nombreux matin, lui avait procuré un bonheur oublié. Il se dirigea vers la cuisine afin de boire son café. Une fois fait, il retourna en haut pour se prendre une douche. Arrivé dans sa chambre, il sourit. Dans sa précipitation, elle avait oublié son arme et son badge. Il les prit et se souvint alors de cette nuit. Ebranlé tout les deux par l’épisode de la bombe, ils étaient rentré chez lui afin de parler. Finalement, ils n’avaient pas si parler que ça…Une fois débarqué au QG, il essaya de prendre l’attitude la plus tranquille possible. Immédiatement, il alla vers le bureau de Lori. Cette dernière rougit légèrement lorsqu’elle le vit entrer.
-Heu…Tu as oublié ça tout à l’heure. Fit-il en jetant l’arme et le badge sur la table.
-Ah, merci.
-Hum…Est-ce que tu…
-Non, je préfère ne pas en parler. Répondit-elle en se levant promptement.
-Très bien.
Il sortit donc de la pièce afin de rejoindre le reste de l’équipe.
-Qu’est-ce qu’on a aujourd’hui ? Lança-t-il.
-Un cas d’homicide. Répondit Kono.
Danny jeta un coup d’œil à Steve puis à Lori. Il arqua un sourcil. Elle portait les mêmes vêtements que la veille. Alors que Chin expliquait à tout le monde l’affaire en détail, il observa plus longuement les deux autres. Ils semblaient vraiment cacher quelque chose. C’est pour ça que dans la voiture, il attendit que Steve lui explique. Celui-ci voyait bien qu’un truc tracassait son partenaire.
-Danny, veux-tu bien me dire ce qu’il y a ?
-Tu te fou de moi ?
-Non. Loin de là.
-Ok.
-Vas-y.
-Qu’est-ce qu’il s’est passé avec Lori ? Demanda-t-il enfin en se tournant vers le SEAL.
-Quoi ?! Mais rien ! S’exclama aussitôt Steve.
-C’est ça. J’étais sur que tu allais nier.
-Danny, laisse tomber. Je te jure qu’il n’y a rien.
-Rien d’insignifiant pour toi, mon pote. Mais pour moi, coucher avec son ex-femme n’est pas insignifiant !
-Je te signal que tu ne me l’avais pas dit pour toi et Rachel.
-Tu as fini par le savoir.
-Oui, mais pas tout de suite.
-Et puis, moi au moins, ça ne se voyait pas. Rétorqua Danny en croisant les bras.
Steve détacha soudainement son regard de la route pour le jeter sur son ami avec un air totalement effaré.
-Oui, mon frère. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure ! Insista le détective.
-Vraiment ?
-Crois-moi.
Les deux hommes soupirèrent et tas de questions se bousculèrent dans la tête du SEAL lorsqu’il sortit de la Camaro. Le comble, c’est que Lori se posait les mêmes questions. Elle était avec Chin pour interroger la femme de la victime.
~H50~
-Madame, est-ce quelqu’un pourrait en vouloir à Robert ? Fit Chin.
-Non, je ne vois pas…Vraiment…Balbutia-t-elle en essuyant ses larmes.
-On a vu qu’il avait loué une chambre à l’hôtel Moana ? Demanda Lori en fronçant les sourcils.
-Heu…oui, en effet. Rob et moi étions en face de divorce.
-Si ce n’est pas trop indiscret, dit Chin, pouvons-nous vous demander pourquoi ?,
-Et bien, on s’était rendu compte qu’on était vraiment trop différent. Mais…
-Mais ? Insista la profileur.
-Mais on s’aimait encore. On avait prévu de dîner ce soir là, pour se redonner une chance. Le reste vous le connaissez, il n’est pas venu.
Après l’interrogatoire, les deux flics se dirigèrent vers la voiture du lieutenant. Ce dernier demanda à la jeune femme :
-Tu crois à son histoire ? Le divorce et tout ça. Ils n’ont prit aucun avocat pourtant.
-Oui, je la crois. Tu sais, ça peut être long parfois cette période. On se demande s’il y a encore quelque chose à sauver de notre couple ou s’il faut tout arrêter.
-C’était comme ça, toi et Steve ?
Elle s’arrêta devant le véhicule, s’apprêtant à ouvrir la portière. Elle dit :
-Non. Moi et Steve, ça toujours été différent.
Et elle monta dans la voiture. Durant le trajet, elle se disait que peut-être, un dîner avec Steve vaudrait le coup. Donc une fois le cas résolu, c’est-à-dire le lendemain, elle rentra dans le bureau du patron avec une certaine appréhension. Steve leva la tête de la paperasse qu’il était entrain de remplir et fronça les sourcils à sa vue.
-Il y a un problème ? S’écria-t-il en prenant son ton militaire.
-Non, pas du tout.
-Alors, pourquoi veux-tu me voir ?
-Et bien…Je me disais qu’on pourrait dîner tout les deux ce soir. Toi et moi…Pour…Enfin, si tu ne veux pas, ce n’est pas grave ! Je comprendrais tout à fait !
-Non ! Enfin si ! Je veux dire…
Tout les deux se mirent à sourire devant leur embarra respectif.
-C’est d’accord, finit-il par dire, je passe te prendre à 19h00 ?
-Parfait !
Et elle sortit. Chez elle, en se préparant, elle ressentit ce même stress qui l’avait envahit à son premier rendez-vous avec le SEAL. A ce souvenir, un sourire se dessina sur ses lèvres. A 19h00 pile, on frappa à la porte. « Toujours ponctuel, comme dans la NAVY », pensa-t-elle en allant ouvrir. Il était là, vêtu d’une chemise blanche légèrement ouverte au col et d’un Jeans délavé. « Elle est là », pensa-t-il. Elle était habillée d’un magnifique haut vert moulant et d’un slim noir qui redessinait ses hanches.
-On y va ? Lança-t-il avec un air décontracté et d’une voix profonde.
Elle acquiesça d’un hochement de tête avant de le suivre. Au restaurant, l’un ne cessait de regarder l’autre quand ce dernier avait la tête tournée et ainsi de suite. Finalement, ce petit jeu se termina lorsque leur regard se croisa enfin. Leur repas arriva.
-Tu sais Steve, ça me fait vraiment bizarre de travailler avec toi. Entama Lori.
-Je sais. C’est pareil pour moi.
-On doit parler de ce qu’il s’est passé, le jour où Evers t’a menacé d’une bombe.
-Oui.
-Je me suis rendu compte que je ne pourrai pas subir à nouveau cette peur.
-Lori, je n’avais plus rien à perdre jusqu’à que tu sois revenu dans ma vie.
-Et c’était la même chose quand on était encore marié ? Rétorqua-t-elle.
-Non, et tu le sais bien.
-Steven, est-ce que je peux te refaire confiance ?
-Bien sur ! Fit-il comme si c’était totalement absurde.
-Je veux dire, est-ce que tu vas arrêter de prendre des risques stupides ?
-Lori, je fais mon travail !
-Ce n’est pas une réponse ! S’énerva-t-elle.
Il soupira et l’observa longuement. Quant à elle, elle sentit des frissons lui prendre de toute part, comme toujours lorsqu’il passait ses yeux océans sur elle. Enfin, il répondit en baissant les épaules d’un air abattu :
-Je ne sais pas.
-Moi je sais, continua-t-elle, ça ne va jamais arriver. Tu es comme ça et on ne peut rien changer.
-Pourtant, dit-il, cette nuit, j’avais l’impression que c’était…normal ! J’ai enfin compris.
-Compris quoi ? Questionna-t-elle en refoulant les larmes qui lui montaient.
-Que tu m’avais manqué. Laissa-t-il tombé.
Un long silence s’empara de la table, comme un orage qui planait. Puis, Lori se leva soudainement et dit :
-Je suis désolé, Steven. Mais ça ne va pas être possible.
Steve resta assit à la regarder. Elle passa devant lui, frôlant son bras de la main.
-Je suis désolé. Répéta-t-elle.
Et elle partit.
TBC...
Chapitre 5
Encore une fois, Danny, Chin et Kono se bouchaient les oreilles dans leurs bureaux.
-Tu sais quoi ? En fait, tu as un énorme problème d’égo !
-Vraiment ? C’est étrange venant de ta part !
-Moi au moins, je n’essaye pas toujours de me mettre en avant !
-Ce n’est pas ma faute si tu n’arrive pas à suivre !
-Comment oses-tu dire ça ?!
Les cousins se sont réfugiés avec Danny. Ce dernier leur demanda :
-Vous croyez que ça va continuer longtemps comme ça ?
-Ça va dépendre d’eux…Soupira Kono.
Ils s’arrêtèrent enfin de se disputer, c’est-à-dire lorsqu’ils n’eurent plus de voix, et rejoignirent le reste de l’équipe.
-Heu…On nous a appelé à l’instant, commença Chin, il y a une prise d’otage en plein centre ville.
-D’accord, on y va ! Lança le SEAL.
~H50~
Ils arrivèrent en trombe devant le bâtiment. C’était une prise d’otage dans une banque, rien que de plus commun. Cependant ils étaient un groupe d’anciens détenus, aux environs d’une dizaine, qui détenaient plus d’une vingtaine de personnes. Les otages étaient couchés par terre, et les détenus s’étaient éparpillés, surveillant les flics dehors. Le HPD fut soulagé quand ils virent le 5-0 débarqué sur les lieux, gyrophares sortis. Le Commandant McGarrett se dirigea d’un pas assuré vers Lukela.
-Duke, fit-il, qu’est-ce qu’on a ?
-Ils sont tous des anciens détenus de la prison d’Alawa. Il y a vingt-deux civils dans la banque.
-Des blessés ?
-Oui, un gars de la sécurité.
-Qu’est-ce qu’ils demandent ?
-C’est simple : de se tirer. Ils ont l’argent et ils veulent un hélicoptère devant le bâtiment.
-Des crétins...Jura Steve.
Duke remarqua que le SEAL était tendu et énervé. Il passa une main sur son visage avant de dire :
-Ok. On intervient.
Il se tourna vers son équipe.
-Chin et Kono, vous y aller par l’arrière. Attaquez avec des grenades. Je ne veux pas perdre de temps.
Les cousins hochèrent la tête et partirent aussitôt s’armer.
-Redescend, SuperSeal ! S’exclama Danny. Tu comptes foncer dans le tas, juste comme ça ?
-Ouais, « juste comme ça ». Répliqua son partenaire.
-Il est fou ! S’écria le détective.
-Danny et Lori, vous rentrez par la porte d’entrée.
Alors que la profileur partait déjà à la suite des autres, Danny se posta devant Steve en croisant les bras, ce qui n’annonçait rien de bon.
-Et toi, qu’est-ce tu vas faire ?
-Je vais superviser l’opération avec le HPD. Etablir un visuel, vous guider par radio et commander l’assaut avec le SWAT si nécessaire.
-Dis-moi, ce n’est pas à cause de ta énième dispute avec Lori que tu ne viens pas sur le terrain ?
-Quoi ? Mais non !
-Bien sur…
-Danny, fais ce que je te dis ! On a du boulot !
-Oula, t’es entrain de me faire le coup du « Patron autoritaire » là ?
-Daniel Williams !!!
-D’accord, j’y vais.
Alors qu’il partait à son tour, McGarrett se dirigea vers le HPD. Il ouvrit les ordinateurs afin de voir la banque avec les caméras de surveillance. Pendant ce temps, Lori se tenait prête. Elle jeta un regard furtif à son ex-mari. Au fond d’elle, la dispute de ce matin l’avait blessée. Elle croyait pouvoir retrouver l’homme qu’elle avait aimé, mais ce n’avait été qu’une illusion. Elle repensa alors à une affaire. Un ancien SEAL de Joe White avait été tué, faisant passer ça pour un suicide. Elle et Danny avait du interroger sa femme. Cette dernière avait dit qu’elle et son mari passait une mauvaise période.
-Vous savez, avait-elle dit, ce n’est pas facile d’être mariée à un SEAL.
Lori connaissait tout ça. Le soir lorsqu’elle rentrait chez elle, elle avait peur qu’on vienne frapper à la porte pour lui annoncer la mort de son mari.
-Être un SEAL était la seule chose qu’il aimait, avait dit la femme de Garcia.
-Plus que vous ? Fit Lori.
Les deux femmes se regardèrent. L’agent Weston la comprenait mieux que personne. A ses côtés, Danny remarqua le visage de sa coéquipière. Dans la voiture, celle-ci lui avait demandé combien de temps il avait été marié.
-C’est ton langage corporel.
-Mon langage corporel ?
-Oui, tu frottais ton annulaire. Tous les hommes font ça, ça veut dire qu’il pense à leur mariage.
Danny leva un sourcil et se souvint alors que Steve faisait ce geste parfois lorsque Lori était dans la même pièce que lui. Mais il avait pensé que c’était juste un tic nerveux.
-Et toi, combien de temps avec Steve ? Répliqua-t-il.
-Sept ans.
-Sep…Sept ans vous étiez marié toi et le SuperSeal ?! S’écria le détective.
-Ouais.
Maintenant, tout ça était loin. Elle arrivait à peine à parler avec Steve sans que ça dégénère.
-Ok, commença la voix de son ex-mari dans son oreillette, je donne le signal et vous entez.
-Reçut. Répondit Danny.
-Attention, un…deux…maintenant !
L’équipe entra brusquement dans la banque. Chin et Kono lancèrent les grenades tandis que Danny et Lori neutralisait les premiers détenus. D’autres apparurent à la suite, mais les cousins s’en occupèrent personnellement.
-Danny, derrière toi ! Prévint Steve.
Le détective se retourna à temps et tira sur son agresseur.
-J’envoie le SWAT. Ordonna le Commandant.
Les renforts arrivèrent et aidèrent à maitriser la situation. Soudain, Lori sentit une pression contre sa gorge.
-Stoppez tout maintenant ou je la descends ! Hurla une voix derrière elle.
Un homme la tira en arrière, la tenant un bras sous le menton et la menaçant avec un flingue contre la tempe. Elle sentit alors la peur s’emparer d’elle progressivement. Le 5-0 et le HPD levèrent les mains. L’homme resserra son emprise, manquant pratiquement de l’étouffer. Ses larmes perlèrent aux coins de ses yeux.
-Relâche-la ! Rugit Danny.
-Sérieusement ? C’est mon billet de sortie ! Maintenant, dégagez !
Il appuya plus durement l’arme en métal froid contre la tête de la jeune femme. Soudain, on tira.
~H50~
Il se laissa choir sur le canapé. Danny vit cette même expression qu’il avait remarquée chez McGarrett le premier jour où Lori travaillait avec le 5-0. Lorsque Jane avait rencontré sa mère biologique pour la première fois, Steve avait jeté un regard à Lori. Et c’était un regard qu’il ne pouvait oublier car il connaissait ça, lui aussi. Il s’approcha de Steve et s’assit à ses côtés. Alors, il posa la question :
-Est-ce que tu l’aimes toujours ?
Steve ne répondit pas. Il avait posé ses yeux un point invisible, comme s’il cherchait la réponse. Tout son corps était tendu et il se frottait les mains nerveusement. Enfin, il se tourna vers Danny avec un regard totalement perdu. Jamais le détective ne l’avait vu si peu sur de lui. Il ouvrit la bouche et dit d’une voix tremblotante :
-Oui…
~H50~
Lori sentit la pression se défaire et elle entendit le corps de l’homme s’écrouler à terre. Lentement, elle se tourna et vit Steve, l’arme toujours en joue. Il baissa alors son flingue, ne détachant pas son regard de son ex-femme. Celle-ci se détendit et sourit. Il sourit aussi.
-Danno, dit-il, embarqua moi tout ça !
Le détective leva les yeux au ciel et le reste de l’équipe l’aida à arrêter les survivants. Ils firent sortirent les otages et nettoyèrent le périmètre. Parallèlement, Steve s’avança vers la jeune femme et posa une main sur son épaule.
-Ça va ? Demanda-t-il.
-Maintenant oui, souffla-t-elle.
Il ne voulait pas enlever sa main d’elle. Il voulait sentir son corps, sentir qu’elle allait bien. Il voulait…l’embrasser. L’embrasser à ce moment précis, sentir ses lèvres contre les siennes. Mais il ne pouvait pas. Ça rendrait les choses plus compliquées qu’elles ne le sont déjà.
-Steve ? Fit-elle en voyant que quelque chose n’allait pas.
-Je t’aime…
TBC....
Chapitre 6
Ce matin, comme d’habitude, Danny vint chercher Steve pour aller au QG. Il attendit donc dans sa voiture, posté devant la maison de son partenaire. Ce dernier sortit de la maison, entrain de mettre son arme dans son étui. Il rejoignit Danny sur le siège passager.
-Désolé, commença-t-il, je suis en retard.
-Comment ça tu es retard ? Tu es à l’heure ! Répondit le détective, ne comprenant pas.
-Si. Je dois être là, à 7h30 et il est 7h33.
Danny garda la bouche grande ouverte, abasourdit.
-Steven, pitié. Arrête. Dit-il, une main en l’air pour appuyer ses propos.
-Quoi ? Fit-il d’un air parfaitement innocent.
-C’est pas possible…Marmonna le détective dans sa barbe.
Il fit démarrer le moteur et s’engagea sur la route. Durant le trajet, il vit bien que Steve n’était pas complètement dans son assiette.
-Qu’est-ce qu’il y a ?
-Quoi ? Rien.
-Si, il y a un truc. Comme toujours, Steven ! Et pour toutes les fois où tu m’as interrogé dans cette voiture, je ne te lâcherai pas, mon vieux !
-D’accord, soupira le SEAL, je ne sais plus où j’en suis.
-Avec Lori ?
-Non, avec le Pape ! Bien sur avec Lori !
-Tu lui as dit ?
-De quoi ?
-Bah que tu l’aimais.
-Ouais.
-Et ? C’est tout ? Tu vas t’arrêter là en me laissant poiroter comme un abrutit ?!
Steve eut un petit rire avant de continuer :
-Et elle n’a rien dit. Elle m’a juste remercié de nouveau pour lui avoir sauvé la vie.
-Oh, je comprends.
-Toi, Danny Williams, tu comprends quelque chose ? S’exclama Steve avec ironie.
-Ah, ah. Très drôle. Ce que je voulais dire, répondit-il en détachant vite fait ses yeux de la route, c’est qu’une femme ne va jamais t’avouer qu’elle t’aime sans que tu prouve d’abord, que tu l’aimes vraiment.
-Heu…Recommence.
-En gros, prouve-lui que tu tiens à elle.
-Mais je tiens à elle !
-Ça je le sais ! Ce n’est pas à moi que tu dois le dire !
-Je lui montre comment ? S’inquiéta Steve qui avait l’impression de découvrir un nouveau genre de terrain.
Malheureusement, ça ne se réglait pas à coup de grenade ou de couteau. Et hormis ce milieu, il n’était pas très doué. « Antisocial », pensa Danny en levant les yeux au ciel.
-Je ne sais pas ! C’est ton ex-femme ! Il y a bien quelque chose qui lui fait plaisir par-dessus tout, non ?
-Heu…
-Mon dieu Steve, tu es désespérant ! S’exclama-t-il alors qu’ils arrivaient au QG.
~H50~
A un moment de l’affaire, Danny faisait des recherches sur le suspect numéro un tandis que le reste de l’équipe interrogeait le patron de la victime qui pouvait contenir quelques informations concernant leur victime. Lori entra dans son bureau, un paquet de dossier à la main.
-Notre suspect à disons…eut un passé chargé ! S’écria-t-elle en jetant la paperasse sur la table.
-Génial…Marmonna Danny.
Il s’aperçut enfin que la jeune femme s’était assise sur le canapé en face de lui.
-Oui ? Fit-il pour attirer son attention.
-Heu…Danny, j’ai besoin que tu m’aides.
-Evidemment, on a toujours besoin de moi.
-C’est Steve…
-Ben voyons ! Le contraire m’aurait étonné.
-Après la prise d’otage, il m’a avoué qu’il m’aimait. Mais je ne sais pas quoi faire !
-Que lui as-tu dit ?
-Rien ! Je n’ai rien dit justement ! Tu crois qu’il est en colère contre moi ?
-Ecoute, je ne le connais pas par cœur.
-Bien sur si ! C’est ton meilleur ami !
-Pour moi, tu devrais l’appeler.
-Et lui dire quoi ?
-Je ne sais pas. Tu l’aimes ?
-Je…Je…
-Voilà ! Tu n’as qu’à lui dire que tu as besoin de temps. Non attends, tu sais quoi ?
-Hum ?
-Envoie le balader.
-Pourquoi ? S’exclama-t-elle ahurit.
-Et bien, comme ça tu verras s’il tient vraiment à toi.
-Ouais…Merci Danny.
-A ton service !
~H50~
Mais le détective se trouva fort dépourvu lorsque son partenaire le sollicita de nouveau. Après l’arrestation de Robert Garson, il le prit à part.
-Danny, j’ai besoin de toi !
-Encore ? Mais débrouille-toi tout seul, à la fin avec tes histoires de cœur ! Je ne suis pas conseillé conjugal moi !
-Toute l’heure, continua-t-il en ignorant totalement sa demande, Lori m’a dit que j’étais un idiot et que je pouvais aller me faire voir. Ça rime à quoi, ça ?
-Pff…souffla Danny en passant une main dans ses cheveux, fais ce que je te dis. Qu’est-ce qu’elle aime ?
-Heu…
-Mets-y du tiens aussi, mon pote !
-Je veux bien ! Je t’assure, je cherche !
-Ouais, cherche bien.
~H50~
En fin de journée, Lori vint retrouver Danny qui bouclait le cas pour de bon.
-Que puis-je pour toi ? Dit-il en la voyant s’approcher de lui.
-Il n’a rien dit ce crétin !
-Comment ça ?
-Je l’ai envoyé promener, comme tu me l’avais conseillé et tu sais ce qu’il a fait ?
-Non, quoi ?
-Rien ! Rien et rien du tout à part le fait d’hausser les épaules !
-Ecoute, je pense qu’il ne sait juste pas comment s’y prendre.
-Sept ans, Danny ! On a été marié pendant sept ans ! Alors ne viens pas me dire qu’il ne sait pas comment s’y prendre.
-D’accord. En revanche pour moi, tu devrais aller le voir et lui parler.
-Tu crois ?
-Affirmatif !
-C’est Steve qui répond comme ça, répliqua-t-elle avec un sourire, encore merci Danny.
-C’est toujours un plaisir…
~H50~
Elle envoya un message à Steve qui lui répondit aussitôt d’aller la rejoindre sur l’une des collines de Ko’olau. Perplexe, elle prit sa voiture et se hâta de se rendre à l’endroit indiqué. Il était là, debout et rigide comme un piquet. Une attitude qu’elle connaissait par cœur. C’était soit lorsqu’il était stresser, soit lorsqu’il gardait ses émotions pour lui ou soit lorsqu’il était préoccupé par quelque chose. Elle claqua la portière et marcha dans sa direction.
-Merci d’être venu, commença-t-il, on a des choses à se dire.
-Oh que oui !
-Juste avant ça, ferme les yeux.
-Tu es sérieux ?! S’écria-t-elle sur la défensive.
-Lori, s’il-te-plait, fais moi confiance pour une fois.
Elle exécuta sa demande. Elle attendit patiemment quand une musique retentit. C’était un slow. Elle sourit. Ce qu’elle avait toujours regretté, c’était de n’être jamais allé au bal de promotion. Son sourire s’élargit quand elle se souvint que seul Steve le savait. Elle sentit doucement le contact de sa peau sur la sienne et elle en eu des frissons de plaisir. Il porta une main à sa taille, l’autre accompagnant un bras et enfin, ils dansèrent. Elle retrouva ce qu’elle croyait avoir perdu avec lui : l’amour. Puis, au bout d’un moment, la musique s’arrêta et elle ouvrit les yeux. Il était à quelques centimètres de son visage. Mais ses yeux tremblaient.
-Steve...
-Pourquoi m’avoir dit ça, Lori ? Murmura-t-il.
-Tu…
-Je méritais ça ? Malgré nos disputes, je tiens à toi et tu le sais.
-Je ne savais plus où j’en étais. Dit-elle la gorge nouée.
-Ça tombe bien.
-Pourquoi ça ?
-Parce que moi non plus.
Ils sourirent timidement tout les deux avant de reprendre une expression sérieuse.
-Je suis désolé, Steve. Mais j’avais demandé conseil à Danny et il…
-Pardon ? S’écria le SEAL en écarquillant les yeux.
-Oui. Steve, comprends-moi, j’avais besoin de quelqu’un pour…
-Moi aussi !
-Vraiment ? Tu en as parlé à qui ?
-Non, je voulais que…moi aussi j’avais parlé à Danny !
-Il ne me l’a pas dit !
-Moi non plus !
-Il m’avait conseillé de te prouver à quel point je…
-Oui ?
-Que je t’aimais. Laissa-t-il tombé en la fuyant du regard.
-Moi, il m’avait dit de t’envoyer balader pour voir si tu tenais vraiment à moi !
-Quoi ?! Il a dit ça ?!
-Oui !
Ils se regardèrent lentement et soudain, ils ouvrirent la bouche en même temps :
-DANNY !
~H50~
Le détective sentit que quelque chose n’allait pas lorsqu’il vit Lori et Steve se diriger activement vers lui. « Oh, oh… » Pensa-t-il. Il sortit précipitamment de son bureau et courut vers la sortie de secourt. Il eut juste le temps d’entendre un cri provenant de la pièce principale :
-DANIEL WILLIAMS !
TBC...
Chapitre 7- Partie 1-
-Je n’ai pas besoin que tu te mêle de ma vie sentimental ! Rugit le SEAL qui avait rattrapé son ami sur le parking.
-Tu te fou de moi là ? Qui est-ce qui est venu me voir désespéré parce qu’il ne savait pas comment s’y prendre avec son ex-femme ?! Répliqua Danny, nullement impressionné par l’attitude imposante et autoritaire de son partenaire.
-Je n’aurais pas dû. Tu arrives à peine à gérer la tienne ! Riposta son ami avec un geste dédaigneux de la main.
-Je te demande pardon ?! S’écria le détective, les yeux exorbités.
-Pourquoi as-tu dis à Lori de m’envoyer promener ?! Je croyais que tu voulais bien m’aider !
-En effet. Ecoute, j’étais partagé. D’un côté, je voyais bien que Lori était prête à tiré définitivement une croix sur toi mais elle avait toujours des doutes, et d’un autre côté, j’ai mon pote qui devient complètement perdu lorsqu’il est amoureux d’une ancienne histoire !
-Je l’entends bien, mec ! Mais sur ce coup, tu t’es carrément planté ! S’énerva le leader du 5-0.
-D’accord d’accord, d’accord. Ne me demandez plus aucun conseil à partir de maintenant !
-Ne t’en fais pas pour ça !
-Au fait, fit-il en fronçant les sourcils avec un air soucieux, comment vous en êtes rendu compte ?
-Hum ? De quoi ?
-Ben…que je vous avez dit des trucs contradictoires.
-Oh, bah j’avais finalement trouvé quelque chose qu’appréciait Lori.
-Et ça a marché ? S’exclama Danny avec un sourire amusé.
-Ouais, plutôt…Reconnu son ami avec un rire.
-Finalement, j’ai peut-être de l’avenir entant que conseiller conjugal !
-Ne rêve pas trop Danno !
Les deux hommes se regardèrent et décidèrent en fin de compte de passer à autre chose. Steve se retourna et aperçut Lori qui les observait.
-Je suis désolé. S’excusa Danny.
-Ce n’est pas grave Danny. Répondit-elle avec un sourire timide.
-Tu es sur ?
-Oui, grâce à toi je me suis rendu compte à qu’elle point ma relation avec Steve était compliquée.
A ces mots, Steve tomba dénue. Il resta abasourdit, à la regarder.
-Toi et moi ne pouvons être ensemble. Et je crois qu’on l’a toujours su. A demain Steve.
Elle passa devant lui et partit. Danny mit une main compatissante sur l’épaule du SEAL.
-Ça va aller, mon pote ?
-Ouais. Tout ça n’était qu’une erreur. Tu sais, depuis le début on n’a pas cessé d’en faire.
-Viens, on rentre.
~H50~
Steve et Danny entrèrent dans la Camaro. Danny déposa son ami chez lui. McGarrett s’endormit ce jour là, hanté par de vieux souvenirs à qui ils tentaient tant bien que mal d’y échapper. Le lendemain, il se réveilla péniblement. Il n’avait pas énormément dormit durant cette nuit. Il sentait monter en lui une réelle colère contre son ex-femme. Elle avait joué avec ses sentiments, profitant parfois de ses faiblesses. Il se leva et décida de passer son heure de baignade habituelle pour prendre directement une douche. Celle-ci ne dura pas trois minutes à la façon de la NAVY mais plutôt autour des quinze minutes. Il laissa l’eau frapper avec force sa peau et détendre ses muscles tendu qui en devenait endoloris. Il sortit enfin et s’habilla rapidement. Alors qu’il prenait son petit-déjeuner sur la terrasse, il entendit quelqu’un entrer.
-Vas-y, fais comme chez toi…Marmonna-t-il au nouveau venu.
-Attend, je t’ai appelé plusieurs fois ! Pourquoi tu ne répondais pas ?! Rétorqua Danny en s’asseyant en face de lui.
Steve leva les yeux vers lui, reposa sa tasse de café et chercha dans ses poches.
-Je crois que j’ai laissé mon portable à l’étage.
-Génial ! Et si jamais ça avait été une urgence ?!
-C’était le cas ?
-Non.
-Bon. Tu permets que je finisse de manger ?
-D’accord. De toute façon, on est déjà en retard.
-Vraiment ?
Danny se leva et dévisagea longuement son partenaire. Steve n’avait pas l’air d’aller bien. Le jour précédent, il s’était excusé parce qu’il avait eu trois minutes de retard et aujourd’hui, il ne s’était même pas rendu compte qu’il devait être au QG depuis une heure à présent. Il avait également de profondes cernes sous les yeux et il semblait las.
-Hey, tu vas bien mon pote ? demanda-t-il.
-Oui…Soupira son ami en se levant à son tour.
Danny fronça les sourcils, il vit que ce n’était pas le cas. Ils entrèrent enfin au QG où Chin et Kono les attendaient déjà.
-Qu’est-ce qu’on a ? Commença Steve automatiquement.
-Melissa Granger. Femme de 36 ans, retrouvé morte dans sa voiture. D’après Max, la cause de la mort provient d’une balle en pleine tête.
-Un tire de snipper ? Suggéra Danny.
-C’est une possibilité. Confirma Kono.
-Le métier de la victime ? Fit McGarrett en contournant légèrement la table.
-Avocate. Intervint Lori qui venait tout juste de sortir de son bureau.
-Elle était sur une affaire en ce moment ? Demanda le détective.
-Oui, continua la jeune femme sans même accorder un regard à son ex-mari, une affaire de drogue d’un gros cartel. Mais tous les membres sont sur le banc des accusés. Impossible qu’il y en ait un en liberté qui aurait tenté de tuer Melissa.
-Peut-être un complice ? Dit alors Kono.
-Ça se pourrait.
-Très bien, on cherche dans tous les contactes de Melissa afin de trouver quelque chose d’intéressant. Chin, Kono, vous faîtes les recherches chez la victime. Lori, tu vas avec Danny dans le cabinet où elle travaillait. Ordonna Steve.
-Et toi ? Questionna son partenaire.
-Disons que je vais demander plus de détail à la cour…
~H50~
A la cour de justice d’Honolulu, Steve était dans le hall avec un homme en costume.
-McGarrett, j’ai fait tout ce que j’ai put mais certaine chose sont restée confidentielle.
-Ce n’est pas grave, Bob. Qu’est-ce que tu as ?
-Le principal accusé qui risque de prendre gros et qu’on soupçonne comme le chef du cartel s’appelle Dja Davis.
-Dja Davis ? S’exclama Steve interloqué.
-Ouais. Tu as déjà eu affaire à lui ?
-Le 5-0 avait réussit à stopper l’un de ses trafics mais il nous avait échappé.
-Granger défendait les parties civiles. Elle ne demandait pas grand chose hormis une indemnisation et de la prison ferme. Ce n’était pas elle la plus menaçante.
-Ah oui ? C’était qui ?
-Alexander Gibson. Un maître du barreau qui défend Jonathan Wilson, le propriétaire de l’entrepôt dans lequel plusieurs saisies avaient eu lieu.
-Il a sortit la grosse artillerie à ce que je vois.
-En effet. McGarrett, si jamais il avait dû avoir un meurtre, s’aurait été celui de Gibson, pas de Granger.
-Ouais, je comprends. Merci pour ton aide, Bob.
-A ton service, vieux.
~H50~
Chez l’avocate, Kono et Chin fouillait dans sa chambre.
-Qu’est-ce que tu crois qu’on peut bien trouver dans la chambre d’une avocate de 36 ans, toujours pas marié ni d’enfant ? Lança Kono en tirant l’un des tiroirs du bureau.
-Je ne sais pas, un jeu de poker ? Répondit Chin, se redressant après avoir inspecté sous le lit.
-Non, je pensais à quelque chose de plus féminin, plus intime…Continua sa cousine qui ouvrait en grand l’armoire près de la porte.
-Hum…Rouge à lèvre ? Retenta Chin dans la salle de bain.
-Franchement, pour toi un rouge à lèvre c’est intime ? Pouffa Kono en fouillant les vêtements.
-Pourquoi pas. Ce n’est pas quelque chose que tu prêtes.
-Je voulais dire, vraiment, vraiment plus intime. Tu vois bien sur, ce dont je veux parler ?! S’exclama-t-elle avec un étrange sourire, en se tournant vivement vers son cousin.
-Heu…
-De son journal intime ! S’écria-t-elle.
Elle donna un gros coup de pied dans le dernier tiroir de l’armoire qui se disloqua dans un bruit sourd. Il en tomba un vieux cahier qui était caché dans un double-fond. Le duo s’approcha et l’ouvrit. Il n’y avait là que les déboires d’une femme seule et perdue. Seulement, les dernières pages devinrent vierges, comme si elle s’était arrêtée soudainement d’écrire. C’est alors qu’elle avait griffonné précipitamment quelques mots à la dernière page : Gibson est avec eux…
~H50~
-Ok, reçut.
Steve raccrocha. Danny venait de lui dire qu’il restait pour interroger un ami avocat de Granger et que Lori allait le rejoindre à la cour car elle aurait découvert de nouvelles informations grâce à ses sources. Steve sourit inconsciemment, Lori avait toujours eu des sources dans n’importe qu’elle domaine, il suffisait juste qu’elle passe un appel à l’un de ses contactes. Il descendit les marches et s’apprêtait à attendre son ex-femme dans la voiture, quand il remarqua du sang par terre. C’était quelques gouttes minuscules qui s’élargissaient derrière un taillis. Il les suivit et contourna la végétation. Là, reposait le corps difforme de Bob, égorgé. Brusquement, il sentit qu’on l’agrippait par derrière. Il tenta de se débattre mais la pression sur sa gorge se renforça et il perdit connaissance…
TBC....
Chapitre 7- Partie 2-
Danny était au cabinet de Melissa Granger avec son ami, Paul McEver. Pour lui, Melissa avait déjà reçut des menaces de la part de Gibson. Le détective le remercia et en sortant du bâtiment, il prit son portable afin de prévenir Lori. Seulement, il tomba directement sur sa messagerie. Inquiet, il appela alors son partenaire mais celui-ci ne répondit pas non plus. En dernier recourt, il contacta alors les cousins.
-Kono, je n’arrive pas à joindre Steve ou Lori. Tu ne saurais pas quelque chose ?
-Non, pas du tout. Danny, je suis inquiète. Gibson était avec le cartel, on l’a découvert dans le journal de Melissa.
-Je sais. Elle aurait reçut des menaces de mort de la part de Gibson d’après l’un de ses collègues.
-Steve est toujours à la cour ? Demanda Chin.
-Justement, je ne sais pas ! Et Lori ne répond pas.
-Calme-toi, mec. Tu ferais mieux d’aller à la cour tandis que Chin et moi allons au QG pour tracer leurs portables.
-D’accord, on fait comme ça.
Danny se précipita vers sa voiture et démarra au quart de tour. Il avait le pressentiment que quelque chose de mal était arrivé à Steve. Depuis toutes ses années de partenariat avec lui, savoir ce genre de chose était à présent instinctif. Il accéléra, le cœur battant, se demandant dans quelle merde encore son partenaire s’était-il fourré.
~H50~
McGarrett se réveilla brusquement au contact de l’eau froide. Il se sentit couler vers le fond, la température glaciale lui agressant les moindres parties de son corps. Il lui fallait de l’air. De l’air à tout prix. Toute sa formation de SEAL rentra alors en jeu. Il battit ses membres autour de lui, et nagea vers la surface. Il prit une grande respiration, sentant l’air frapper ses poumons. Il secoua la tête afin d’enlever l’eau qui ruisselait devant ses yeux et regarda autour de lui. C’était un endroit clos et étroit. Les parois de pierre en circulaire lui donnaient un sentiment de claustrophobie. Il leva alors la tête et s’aperçut qu’il avait été jeté dans une sorte de puits. De plus, ce dernier était fermé.
-St-Steve…Balbutia une voix derrière lui.
Il aperçut avec effarement Lori qui tentait de garder sa tête hors de l’eau. Automatiquement, il se dirigea vers elle en quelques brasses et lui permit de s’accrocher à son épaule.
-Merci…Fit-elle d’une voix épuisée.
Il tenta de prendre prise sur l’une des pierres autour d’eux tandis qu’elle s’appuyait sur lui.
-Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Lança-t-elle.
-Je ne sais pas. Quelqu’un a tué Bob, un de mes contacts à la cour. Il devait savoir quelque chose ou il m’a dit une information qui lui a coûté la vie.
-Moi, j’étais sur le chemin pour te rejoindre mais tu n’étais nulle part. Pourtant, il y avait ta voiture. Et après…je ne me souviens plus.
-Génial. On est coincé ici pendant un moment. Soupira-t-il en battant frénétiquement des jambes pour supporter, en plus du sien, le poids de la jeune femme.
-Danny et les autres vont se rendre compte de notre absence.
-Je l’espère.
-Il n’y a vraiment aucun moyen de sortie ?
-Et bien, regarde autour de toi !!! S’énerva le SEAL, exaspéré d’être si impuissant.
-Hey, ne rejette pas tes nerfs sur moi !
Il reconnut que de se disputer dans ce genre de situation n’était pas la meilleure solution.
-Désolé. Grommela-t-il.
Elle leva les yeux au ciel et s’approcha un peu plus de lui. Il faisait très froid et elle était glacée. Le remarquant aussi, Steve resserra son étreinte pour lui donner de sa chaleur. Soudain, elle vit dans l’eau obscure, une partie devenir pourpre. Elle s’inspecta mais ne trouva aucune entaille.
-Steve ? Fit-elle d’une voix tremblante.
-Quoi ? Répliqua McGarrett d’un ton froid et las.
-Tu es blessé ?
-Heu…Je n’en sais rien, pourquoi ?
Il tourna la tête et vit le sang dans l’eau. Il s’aperçut alors que cela provenait de lui. Lori passa une main sur le côté droit de son ex-mari et vit qu’il était ouvert.
-Steven, une partie de ton abdomen est déchiré.
-J’ai dut m’entaillé en percutant l’un des bords après que je sois jeté dans le puits.
-Tu vas bien ?
-Lori, soupira-t-il, ce n’est rien. Je ne m’en suis même pas rendu compte !
-Ouais…Répondit-elle septique.
Le SEAL avait le don d’ignorer ses blessures et la douleur. Et elle savait qu’au fond, ce n’était pas rien.
~H50~
Danny était enfin arrivé à la cour où le HPD y était également.
-Duke, s’exclama-t-il en s’avançant vers le flic, qu’est-ce qu’il se passe ?
-On a retrouvé le corps de Bob Martel, procureur général. Répondit le vieil homme.
-Bob Martel ? Répéta le détective surpris.
-Ouais, tu le connais ?
-Non. Mais Steve, oui. Il est justement allé le voir aujourd’hui un peu plus tôt.
-Pardonne-moi Danny, mais où est McGarrett ?
-On ne sait pas. Lui et l’agent Weston ont disparu il y a peu de temps.
-Lukela ! Interpela un flic du HPD.
Lui et Danny accoururent. Derrière un buisson, reposait le cadavre de Martel. Silencieusement, le gars du New Jersey priait pour qu’il ne soit pas arrivé la même chose à Steve. L’agent donna une pièce à conviction. C’était le portable de son partenaire.
-Super…Se découragea Danny en passant une main sur son visage.
Duke sorti le portable du sac hermétique et regarda dans le journal d’appel.
-Le dernier appel est de toi. Rien de suspect.
Soudain, le propre portable de Danny se mit à sonner. C’était Chin.
-Chin, décrocha-t-il, j’imagine que tu n’as rien obtenu du portable de Steve.
-En effet, comment le sais-tu ?
-Il est resté sur place, auprès de la dépouille d’un certain Bob Martel, une connaissance de Steve.
-D’accord. Kono va faire des recherches sur lui. En revanche, j’ai quelque chose pour le portable de Lori.
-Oui ? Quoi ? Dis-moi qu’on a put la localiser ?
-Oui et non…
-Comment ça : « Oui et non » ?!
-Le dernier signal provient d’une station service sur une route vers Ko’Olau.
-Ok. On envoie une section de recherche dans ce secteur.
-Je m’en occupe.
Quand il raccrocha, Danny vit que Duke lui jetait un regard inquiet.
-On a une piste, enfin, un début. Tenta-t-il de le rassurer.
Le flic hocha la tête et repartit auprès de ses collègues.
~H50~
-Steven, ça va ? Murmura Lori en n’entendant plus son ex-mari.
-Oui…Souffla-t-il épuisé.
Elle s’appuya moins sur lui et prit à son tour prise sur une pierre. Il continuait de perdre du sang de son côté blessé, ce qui devenait vraiment préoccupant. Elle l’observa longuement. Trempé et glacé, il avait fermé les yeux, se concentrant sur sa respiration. Ses jambes battaient l’eau à des intervalles moins régulières, bientôt, l’épuisement physique allait le gagné. Elle devait donc le convaincre de tenir.
-Je suis désolé. Dit-elle enfin.
-De quoi ? Marmonna-t-il dans sa barbe en ouvrant un œil.
-D’avoir été si dur avec toi la dernière fois. J’ai juste besoin de temps, tu comprends ?
-Lori…
-Non, ne dis rien. C’est ma faute.
Soudain, la main de Steve glissa et son corps fut entraîné dans l’eau sombre. Elle le rattrapa de justesse, utilisant la seule force de son bras droit. Il cracha et toussa, tentant de reprendre son souffle.
-Steve ! S’écria-t-elle.
D’une main tremblante, il s’appuya de nouveau sur la paroi avec un mince sourire.
-Ça va aller…
Quant à elle, ses jambes lui faisaient mal à force de battre l’eau. D’un coup, sans qu’elle ne soit prévenue, il la prit dans ses bras. La soulevant pratiquement, lui permettant ainsi d’obtenir du repos pour son corps fatigué.
-Steve…Je…
-Laisse-toi faire. L’interrompit-il.
Elle prit donc appuie sur lui, enfouissant son visage au creux de son cou.
-On va nous retrouver. Dit-il alors, sa voix résonnant avec l’écho du puits.
-Je l’espère, vite.
Il grimaça en enfonçant plus profondément ses doigts dans la paroi. Elle leva lentement la tête pour le regarder droit dans les yeux avant de dire d’une voix qui trahissait la peur :
-Parce que tu ne vas tenir très longtemps…
TBC....
Chapitre 7- Partie 3-
Danny et Chin ainsi qu’une équipe de recherche, fouillait la zone où le portable de Lori avait émit son dernier signal. Des hélicoptères étaient à la disposition du HPD, ainsi qu’un soutient de la part du HPD. Mais pour le moment, il n’y avait aucun signe du Commandant et de la jeune femme.
Chin aperçut Danny qui marchait de part et d’autre dans le paysage, sans avoir de but profond. Il s’avança vers lui.
-Danny, on va les retrouver.
-Ouais…Ouais…Diable, dans quel pétrin s’est-il encore fourré ?! Hein ? Je ne lui demande pas la lune ! Juste d’être PRUDENT ! Ce n’est pas grand chose quand même ! Etre PRUDENT ! Mais non, on dirait qu’à chaque fois, il manque à cette règle. Du coup, on est tous INQUIET pour lui et à présent, Lori aussi l’a rejoint sur ce terrain ! PRUDENT ! P-R-U-D-E-N-T !
Chin laissa Danny hurler et pestiférer dans tous les sens avant qu’il ne se calme tout seul. D’un coup, il lui lança un regard foudroyant.
-Qu’est-ce qu’il y a ? Fit Chin dépourvu.
-Ça ne sert à rien quand Steve n’est pas là.
Avec un sourire aux coins des lèvres, il tapota l’épaule du détective et dit :
-Aller, remettons-nous au boulot.
~H50~
-Steve ? S’exclama Lori.
Le SEAL avait appuyé sa tête contre la paroi en pierre, tenant toujours la jeune femme contre lui mais cela faisait plusieurs minutes qu’il n’avait rien dit. Inquiète, elle passa une main fébrile sur son côté blessé. Elle vit avec horreur qu’il continuait toujours de saigner et avec l’eau, rien ne permettait de faire une quelconque pression hormis sa main. Soudain, elle l’entendit gémir.
-Steve, chéri, tu es avec moi ?
Il releva faiblement la tête et se tourna vers elle avec peine.
-Tu…m’as…appelé… « Chéri » ? Souffla-t-il avec un sourire amusé sur les lèvres en voyant la mine désemparé de jeune femme.
-Heu…Désolé…Je n’avais pas remarqué…je…Balbutia-t-elle.
C’était revenu naturellement, comme si rien n’avait changé. Mais tout avait changé et parfois, elle l’oubliait.
-C’est…bon…La rassura-t-il.
Il referma les yeux et se concentra sur sa respiration. A force de s’agripper au mur du puits, ses doigts en devenaient blancs et son corps commençait progressivement à lâcher.
-Steve, dit-elle alors, tu devrais t’appuyer sur moi.
-Non…
-Rho, mets ta fierté de côté, bon sang !
Mais il hochait la tête vivement, refusant tout bonnement l’aide que lui offrait Lori. Elle leva les yeux au ciel et continua à appuyer sur la plaie ouverte.
~H50~
Chin et Danny ainsi que le reste des secours avait parcourut la zone de fond en comble sans aucun résultat. Découragé, ils pensaient trouver une autre solution quand Kono les appela.
-Qu’as-tu, cousine ? Fit Chin en mettant le haut parleur.
-J’ai fait des recherches sur Bob Martel.
-Et ? Continua Danny d’un geste impatient de la main.
-Il n’avait aucun rôle dans l’affaire de Melissa Granger. En revanche, il avait déjà été opposé à Gibson dans un autre cas de drogue. Et il avait aidé considérablement à faire tomber une partie de ce cartel. Ce même cartel était en lien majeur avec celui dont Granger s’occupait. Et si Gibson était avec eux…
-Par conséquent, il devait en vouloir à Martel. Termina le détective.
-En effet. Et ce n’est pas tout.
-On t’écoute. Répondit son cousin.
-Il avait des papiers qu’il devait remettre à Granger pour le procès.
-Attend, je pari que ces documents étaient suffisant pour gagner face à Gibson ?
-Exactement.
-Mais pourquoi s’en prendre à McGarrett alors ? Répliqua Chin en fronçant les sourcils, ne comprenant pas ce point de l’histoire.
-A mon avis, répondit Danny, il devait croire que Martel avait raconté tout ça à Steve. Donc, il représentait une menace.
-Ce qui soulève un point, intervint Kono, pourquoi n’en a-t-il pas parlé à Steve ?
-Peut-être qu’il ne se doutait pas qu’on avait mit sa tête à prix.
-Chin a raison. On a arrêté Gibson ? Demanda Danny.
-Pas encore. Mais il est interdit de vol, il ne peut pas aller bien loin.
-Ok. Ça explique tout, continua Chin, mais pourquoi Lori ?
-Sans doute pour gagner du temps. Répondit la jeune femme.
~H50~
-HEY ! IL Y A QUELQU’UN ?! Hurla Lori.
-On…ne…peut…pas…nous…entendre…
-Tu veux bien arrêter d’être si défaitiste ? Ça plomb le moral !
-Excuse-moi…d’être…réaliste…
-Tu veux quelque chose de réaliste ? S’énerva-t-elle.
Il leva un regard interloqué et curieux vers son ex-femme.
-On va s’en tirer, continua-t-elle, on va s’en tirer parce qu’une fois dehors, j’aurais plein de chose à te dire. Je te dirais que j’étais stupide, complètement aveugle et folle, j’ai crut à mes pensées dénués de sens et hors de propos, j’ai eu peur et je te dirais que je t’aime encore avant de t’embrasser à la folie. Compris ? Donc pour que ça arrive, tu tiens le coup jusqu’à ce qu’on nous sorte de là !
Elle resta un moment à reprendre ses esprits après cette déclaration. Enfin, elle observa attentivement le SEAL qui était resté coi pendant tout ce temps. Elle essaya de le cerner, découvrir ses pensées, savoir ce qu’il en était, ou encore percevoir une émotion. Mais il demeurait stoïque. Alors, au bout d’un certain temps, il ouvrit la bouche :
-A vos…ordres, lieutenant.
~H50~
La nuit tombait à grande vitesse sur l’île, abandonnant les recherches. Danny était appuyé contre sa Camaro, la tête entre les mains. Kono les avait rejoint afin d’apporter son aide, qui fut vain. Elle prit place aux côtés du détective.
-Ils sont peut-être morts…Dit Danny d’un ton étrangement calme.
-Ne dis pas ça ! Fit-elle en l’entourant de ses bras.
-Ils sont surement quelque part et on va les retrouver. Répondit Chin et arrivant à son tour.
-Tu peux me dire comment ? Répliqua Danny en se levant promptement.
-Comme on l’a toujours fait.
Duke se présenta à leur hauteur, une lampe torche pour éclairer le chemin.
-Rien ? Demanda Kono.
-Non, soupira le vieil homme, on n’a absolument rien trouvé.
-Rien de chez rien ? Répéta Chin.
Danny restait muet, littéralement découragé.
-Rien. Il n’y a qu’un vieux puits condamné sur le sentier qui monte vers les collines. Mais C’est tout.
-Quoi ? Un vieux puits condamné ? S’exclama les trois membres du 5-0 à l’unisson.
-Heu…ouais. C’était important ?
Kono empoigna la pelle que tenait Duke dans l’autre main tandis que les deux autres couraient déjà vers le sentier. Ils arrivèrent dans une sorte de clairière. Il y avait incrusté dans le sol, une plaque circulaire en métal.
-Tu…Tu crois ? Bredouilla Kono en observant Chin qui s’y dirigeait avec la pelle.
Son cousin hocha la tête et se jeta sur la plaque en métal, suivit de Danny.
~H50~
Steve se demandait à présent si réellement il allait pouvoir tenir. Mais il se le devait, pour Lori. Malgré toute sa volonté de rester avec elle, ses yeux s’alourdissaient dangereusement et il n’avait plus la forte de les rouvrir. Il entendit une voix l’appeler au loin. Il voulait l’atteindre, tendre la main, lui prouver qu’il était là mais il ne pouvait pas. Lori qui secouait désespérément son ex-mari, le tenant à la force d’une seule main, commençait vraiment à penser qu’ils ne sortiraient pas de là en un seul morceau. Quand, il y eu un bruit tonitruant et un éclat de lumière éclaira l’eau. Elle leva la tête et aperçut deux silhouettes floues. Elle voulut pleurer de joie lorsqu’elle entendit la voix de Chin.
-On est là ! Ne vous inquiétez pas, on apporte les secours !
-Chin, fais vite ! Steve est blessé, je crois qu’il est inconscient !
-QUOI ? Paniqua Danny.
-Ça ne fait pas longtemps mais il ne répond plus. Faîtes vite !
-On arrive, tiens le coup ! Intervint Kono.
L’équipe du 5-0 entendit enfin l’hélicoptère et les ambulances débarquer. Chin fit signe à Duke qui se dirigeait dans leur direction, le plus vite que lui permettaient ses genoux fatigués. Danny et Kono lancèrent un sourire encourageant à Lori qui bénissait le ciel de leur venue.
-Steve, ils sont là. Lui chuchota-t-elle.
Elle porta un regard à son ex-mari. Il était d’une pâleur cadavérique et rien ne bougeait, absolument rien.
-Steve…
Elle porta deux doigts sur sa carotide. Prit d’une peur incontrôlable, elle le secoua dans tous les sens.
-Non ! Steve ne me fais pas ça ! Tu n’as pas le droit !
TBC...