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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 20.05.2013 à 20h31
Auteur : Juliave
Statut : Terminée
« Steve et Catherine ont maintenant un nouveau défi : être des parents. J'écris seule, merci. ;) » Juliave
Cette fanfic compte déjà 20 paragraphes
Narration Catherine
Je sens les larmes couler, le long de mes joues. La mère de Steve est morte à cause de moi. Elle est partie en Corée du Nord, alors qu’elle aurait pu rester cacher, de son ennemie, Wo Fat. Tout est de ma faute. Ma faute, ma faute et encore de ma faute.
« Cath…
-C’est de ma faute, Steve.
-Ne dis pas ça !
-Ce n’est que la pure vérité !
-Je t’interdis de dire ça, elle avait décidé depuis le début de mettre fin à la vie de Wo Fat !
-Wo Fat est mort ?
-Oui ma mère, était venue pour le tuer, mais il l’a aussi tué.
-Je savais, je savais, je sentais qu’on me surveillé, j’aurais dû faire plus attention, je suis idiote !
-Cath, je t’en prie calme-toi.
-Je ne peux, je ne peux pas ! Ah ! »
Je me suis assise d’un coup, ce qui tire sur les sutures, ça fait mal ! Tellement mal ! J’en ai marre, marre ! Steve accoure pour m’aider, laissant Ethan dans son couffin. Il m’aide à me rallonger, moi ne pouvant le faire.
« Repose-toi Cath. Tu es un peu déboussolé, c’est normal. Je rentre à la maison avec le bébé, je reviens dans quelques heures. Calme-toi. »
Il embrasse mon front et s’en va. Une fois la pièce vide j’ai peur. Peur que les hommes de Wo Fat reviennent, ce silence me rappelle celui de ma prison. J’ai peur.
Narration Steve
Je pose Ethan fatigué, dans son lit. Je m’assois sur la chaise installé à côté. Je pense à ma mère, mais je ne veux pas le montrer à Cath, elle culpabilise assez comme ça. Mais, j’en souffre. Comme un malade.
Flash-Back
« Maman, pourquoi tu repars demain, en mission ? demanda le petit Steve.
-Je suis obligé mon chéri.
-Mais tu vas revenir vite, hein ?
-Très vite.
-Promis ?
-Promis, mon cœur. »
La nuit est passé, et Steve se réveille, il se rappelle que aujourd’hui, sa mère part en mission. Il se lève d’un bond et accoure au rez-de-chaussée. Personne. Il court dans le salon, où se trouve son père lisant le journal.
« Maman est déjà parti ? »
John lève les yeux de son article, et Steve y voit, de la tristesse.
« Oui, mon grand. »
Le garçonnet ne tient plus, il fond en larme. C’est tellement dur pour un enfant de ne voir sa mère que quelques jours par mois. Son père pose son journal sur la table basse, et s’approche de son fils pour le serrer dans ses bras.
« Elle va revenir vite, tu verras. »
Un mois c’était déjà écoulé depuis le départ, de l’espionne. Quand un jour John eut un appel :
« John McGarett, j’écoute. »
Le verre de whisky qu’il tient, s’écrase au sol avec fracas. Une fois, le téléphone raccroché, John fond en larme pour la première fois devant Steve.
« Y’a un problème, papa ?
-Maman, est parti au paradis, Steven. »
Le petit s’écroule au sol sonné. Elle lui avait promis de revenir.
Narration Catherine
J’ai peur, c’est trop silencieux. Y’a une ruse, c’est sûr. Quelqu’un va surgir pour m’enlever, ou me tuer. Faut que je sorte d’ici. Vite. Je me lève de mon lit, j’ignore la douleur, faut que je m’en aille ou je vais mourir. Je marche, la douleur s’intensifie. Je continue. J’ouvre la porte, avance dans le couloir, quand je sens quelque chose se rompre. Je baisse les yeux vers ma blouse taché de sang, au niveau du ventre. Je m’écroule au sol, la douleur plus forte que jamais.
Narration Steve
Je cours dans les couloirs interminable de ce foutu hôpital. Je cours, comme pour sauver ma peau. Je franchis une porte « Dr Yakimo Chirurgien Généraliste » et m’arrête devant son bureau, essoufflé.
« Que s’est-il passé ?
-Votre compagne, s’est levé et a marché, ce qui forcement n’a pas était très bénéfique pour les sutures, qui ont craqué. Elle est en ce moment même en salle de réveil.
-C’est pas vrai…
-Commandant McGarett, j’ai bien peur, que le lieutenant Rollins, perd les pédales.
-C’est-à-dire ?
-J’ai bien peur qu’elle soit traumatisé
-Vous…vous êtes sûr ?
-Certain, je suis désolé. »
Je suis abasourdi, ma Cath si forte d’habitude. Mais quoi qu’il en soit je resterai à ces côtés, et la soutiendrait. Je serais prêt à faire n’importe quoi pour elle.
Narration Catherine
Je me réveille, encore une fois avec un grand plafond blanc impeccable. J’essaye de bouger le bras droit, je n’y arrive pas. Je sens la sueur perler sur mon front, je le savais, je le savais ! Ce n’était pas un hôpital, je suis encore dans une prison, à la merci des hommes de Wo Fat qui veulent se venger de la mort de celui-ci. Je pleure, je n’ai pas la force de rester impassible. J’entends une porte s’ouvrir celle de ma chambre. Ça y est, c’est la fin. Je ferme les yeux, les larmes coulent flots.
« Cath ? »
J’ouvre les yeux sur un Steve étonné. Il se rend pas compte qu’on est en danger ou quoi ?
« Cath ?
-Faut qu’on parte d’ici Steve. Vite ! Les hommes de Wo Fat ne vont pas tarder à arriver, pour se venger ! »
Narration Steve
Je sens quelque chose se briser dans ma poitrine. Oh mon dieu, où est passé l’ancienne Cath, celle qui n’avait jamais froid aux yeux ? Pas cette Cath, trempé de sueur, qui est complétement morte de peur, délirant. Le médecin m’avait dit que ce serait dur, je n’imaginais pas à quel le point, ce le serait.
« Non, tu es à l’hôpital Cath.
-C’est pas vrai, c’est pas vrai !
-C’est la vérité.
-Tu me le promets ?
-Oui, c’est promis.
-Tu restes avec moi, hein ?
-Oui… »
Je monte dans le lit, et la prends dans mes bras, rassuré elle s’endort progressivement. Mais c’est à mon tour d’être angoissé : et si elle ne s’en remettait jamais ?
Narration Catherine
« Que ressentez-vous, quand vous m’avez vu ?
-Je ressentais de la peur, mais Steve, m’a dit que je ne dois pas avoir peur, de vous, donc je vais bien.
-Lieutenant Rollins, il faut que vous l’admettiez : vous êtes traumatisé. Si vous vous l’avouez, vous serez déjà en progression pour votre rétablissement.
-Je ne suis pas traumatisé.
-Vous avez cru être de retour dans une prison, au service des hommes de Wo Fat, alors que vous êtes dans un hôpital !
-Ça arrive à tout le monde ! ripostais-je.
-Vous ne dormez plus, depuis deux jours, date de votre arrivé à l’hôpital.
-C’est juste, que les sutures sont douloureuse, surtout qu’elles ont craqué.
-Car, vous avez voulu partir d’ici, croyant que vous étiez dans une prison. Je l’affirme vous êtes traumatisé !
-Foutez-moi la paix, ça arrive à tout le monde ! J’étais juste un peu shooté à cause de l’anesthésie, c’est tout.
-Lieutenant Rollins…
-Sortez d’ici. »
La thérapeute soupire, passe une main dans ses boucles rousses, referme son cahier. Se lève, me fixe.
« Admettez-le. »
Puis elle sort, quand la porte se referme, je sursaute. Je ne suis pas traumatisé, je ne suis pas traumatisé. Je vais dormir ça ira mieux après. Mais quand mes yeux se ferment, j’entends les bruits de balles, la douleur envahir mon corps. Je rouvre les yeux, la sueur dégoulinant dans mon dos. Je ne suis pas traumatisé, je ne suis pas traumatisé. Je sens une main se poser sur mon bras, je sursaute. Ce qui réveil automatiquement la douleur des sutures, je pose une main sur mon ventre, et de l’autre empoigne la poigné de mon lit, tentant de maîtriser, la douleur. Je retourne la tête, et lâche un soupire : c’est Steve. Je me rallonge, épuisé, et il comprend. Il monte dans le lit et m’enlace. J’arrive à m’assoupir ou d’être dans un demi-sommeil quand il est là, mais jamais un sommeil profond… Je ne suis pas traumatisé, je ne suis pas traumatisé.
Narration Steve
Je n’ai jamais vu Cath, aussi épuisé ! Elle a de grands cernes violets sous les yeux, et son teint est livide. Elle a l’air tellement vulnérable, on a l’impression qu’on pourrait la casser juste en la touchant. J’ai un pincement au cœur. Tout ira bien, tout ira bien pensais-je. Mais est-ce que je ne suis pas plutôt en train de fuir la réalité ?
Flash-back
Steve sent quelque chose gigoter à côté de lui, il ouvre ses yeux encore lourds de sommeil. Son réveil affiche 2h15 a.m., il se retourne, et voit sa sœur, trempés de sueur, gigotant et marmonnant des choses incompréhensible : elle fait un cauchemar. Il la secoue doucement tout en murmurant « Marie, c’est Steve, tout va bien. Tout va bien… » Elle ouvre finalement ses grands yeux bleus, les plongent dans ceux identique de Steve, et éclate en sanglots. Elle fourre sa tête contre l’épaule de son frère et laisse aller ses pleurs.
« C’était maman, hein ? murmura le brun, tout en lui caressant les cheveux.
-Ou…Oui… hoquetait-elle entre deux sanglots. »
Steve eut un pincement au cœur. « Tout ira bien, tout ira bien…se répéta-il. » Mais est-ce vrai ?
Narration Steve
Mais son moment de tranquillité ne dure pas, elle se réveille, les gouttes de sueurs perlent sur son front, ses yeux brillent, menaçant les larmes de couler.
« Tu as fait un cauchemar ? »
Elle hoche la tête, acquiesçant.
« Je ne suis pas traumatisé, hein Steve ? »
Je n’ai pas le droit de lui mentir, même si je sais que la vérité va la détruire.
« Si, Cath. »
Narration Catherine
On doit être le premier avril, aujourd’hui. Oui c’est ça, sinon il ne me mentirait pas !
« Elle est nulle ta blague, tu veux me faire, faire une crise cardiaque, ou quoi ?
-Cath ! »
Il prend mes mains, et me force à le regarder droit dans les yeux.
« Cath…-il soupire- Cath, tu es traumatisé. »
Je reçois ces mots telle une gifle. Je cherche à enlever mes mains des siennes, mais au contraire il resserre son emprise.
« Tu mens ! »
Je sens les larmes couler. Mais il ment, il ment, IL MENT. Je détourne la tête, je ne veux pas qu’il me voit pleurer même si c’est déjà fait.
« Cath…
-Je…Faut qu’on rentre Steve. On va rentrer dans à la maison, et on va reprendre notre petite vie comme avant avec Ethan, d’ailleurs où il est ? »
Narration Steve
Je vois Cath, s’enfoncer de plus en plus dans la folie, elle ne perd pas les pédales, elle a tout simplement tout perdu. Son contrôle de soi, sa lucidité, même son sommeil ! Je sais, que ce que je vais lui dire, va encore plus l’anéantir, la faire sombrer, mais je dois bien le faire.
« Il est chez Rachel, l’ex-femme de Danny.
-Mais pourquoi ? Enfin bon ce n’est pas grave, on va aller le chercher dès que j’aurais quitté cet endroit !
-CATH ! »
Elle stop son délire, pour me fixer.
« Quoi ?
-Tu vas rester ici, et Ethan, ne viendra pas pendant un petit moment. »
Narration Catherine
Quoi, mais ce n’est pas possible !
« Et pourquoi ça ?
-Cath, tu délires ! Tu ne veux pas l’admettre, mais regardes-toi dans une glace, bon sang ! Tu ne dors plus, à part quand je suis là, et encore tu t’assoupis pendant même pas une demi-heure, tu sursaute à chaque fois que tu entends un bruit, bon sang Cath ! Tu pourrais, blesser Ethan, ou provoquer un accident involontairement avec lui, comme quand tu te mets à faire une crise d’angoisse par exemple. Tu comprends ? Cath ce n’est pas de ta faute ; tu n’es juste pas en état, c’est tout. Cath… »
Je crois que mon cœur, m’a lâché. Les larmes redoublent. Non, ce n’est pas possible, pas possible.
« Tu es en train de faire allusion, à quoi, là ?
-Cath…
-Tu crois, que je serais capable de blesser mon fils, mon bébé ? L’enfant que j’ai porté pendant neuf mois dans mon ventre ? L’enfant à qui j’ai donné la vie ? Je ne le blesserais jamais ni involontairement, ni accidentellement. Tu m’as bien compris ? JAMAIS. »
Je mets ma tête entre mes mains, et laisse mes larmes couler, sans interruption le long, de mes joues, mon menton.
« Cath, écoute…
-Casse-toi !
-S’il-te-plait !
-Casse-toi, bordel ! »
Narration Catherine
Je serre les poings, pour essayer de contenir, toute cette colère, mais aussi cette peur qui résonne en moi. Je ne suis plus sûr de rien ! Le vacarme chamboule tout dans ma tête. Merde, merde, MERDE. Cath, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Je ferme les yeux si forts que des points noirs apparaissent, mais je m’en fiche. Le sang qui coulent, la mort qui envahit mon corps, mes membres si lourds. Voilà à ce que je vois à chaque fois que mes paupières sont closent. Je ne suis pas traumatisé, non. Je suis Catherine Rollins, lieutenant de la NAVY. Je suis forte, je suis un roc. J’appuis sur le bouton, pour appeler une infirmière. Quelques secondes plus tard une petite brune apparait :
« Oui ?
-Apporter moi, le docteur Oma.
-Je vais voir si elle est disponible. »
J’attends, je compte les battements de mon cœur. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 battements plus tard elle est là devant moi, avec son habituel cahier.
« Lieutenant Rollins, vous avez quelque chose à me dire ?
-Pourquoi dites-vous, que je suis traumatisé ?
-Vous le savez.
-Je…Je suis forte. Je suis un lieutenant qui travaille dans la NAVY. Alors, mon travaille l’exige, je suis forte.
-Tout le monde a le droit de flancher, à un moment, Mlle Rollins. Même un lieutenant de la NAVY.
-Non, c’est… J’ai supporté, les missions de Steve, ne sachant même pas s’il en reviendrait. Chaque nouvelle journée, j’ai peur qu’il meurt, peur que mon fils n’est plus de père mais je l’ai surmonté. Je suis forte. »
Elle pose ses ongles rouges parfaitement manucuré sur mon genou droit. Plonge ses yeux vert foncés dans les miens.
« Regardez-vous. Je sais que quand vous fermez les yeux, vous revoyez votre enlèvement, votre séquestration, la douleur, la peur, vous êtes traumatisé, Catherine. »
Catherine, Catherine, Catherine.
Flash-back
« J’en ai marre, marre, MARRE ! »
La jeune brune sort en trombe de sa chambre aussitôt suivit de sa mère, sa copie conforme, en plus mature.
« Catherine on en a déjà parlé, tu sais très bien qu’on déménage, pas par envie, mais par obligation. Pour notre travaille.
-J’ai réussi enfin à me faire une véritable amie, et toi tu m’annonces qu’on part dans une semaine ! J’en ai marre de ne jamais connaitre personne. D’être seul, ne jamais pouvoir aimer, car à chaque fois on part. Te rends-tu compte, que ça me fait souffrir ?
-J’en ai conscience ma douce. Mais tu es forte. La force est un droit, mais chez toi c’est un devoir. Tu dois être forte. Un jour, cette force te servira. Ne perd jamais le contrôle, ou tu tomberas sans te relever. »
La mère de Catherine sert celle-ci dans ses bras. Sa fille doit être forte, solide comme un roc.
« Ne perd jamais le contrôle, ou tu tomberas sans te relever. »
Les paroles de ma mère viennent me hanter. Elle a raison, -une mère n’a jamais tort-, je ne me relèverais pas.
« Partez, s’il-vous-plait. Il…Il faut que je réfléchisse à tout ça.
-C’est une bonne décision, Catherine. »
Elle me sourit et dévoile une dentition parfaite. Elle est parfaite. Trop. Je me sens encore plus ridicule. Mais étrangement je me rends compte, qu’elle me dit quelque chose, elle me rappelle quelqu’un. Mais mon esprit n’a plus rien de sain, et ne peut plus réfléchir, trouver une réponse normale. Car je ne suis plus normal. Après avoir attendu cinq bonnes minutes, après le départ de la thérapeute, je regarde la perfusion planté dans ma veine.
« Des médicaments pour vous soulager. »
J’ai encore un minimum de lucidité, pour savoir qu’ils mentent. Eux aussi veulent me tuer. Je ne suis pas stupide et encore moins traumatisé. Mais personne ne me croit, même pas Steve. J’arrache donc cette aiguille, et à la place m’ouvre une veine.
La fin est parfois la seule échappatoire, pour tenter d’échapper à la folie. Juliave.
Narration Catherine
Le sang coule, le long de mon bras. Du rouge, du rouge, du rouge, c’est tout ce que je vois. La folie m’envahit, je sors de cette chambre maudite et cours, cours dans ces immenses couloirs, le sang laissant une trace derrière moi. Où je vais ? Je n’en sais strictement rien. Je cours c’est tout, pour échapper à quelque chose, pour m’échapper de moi-même. Les cris résonnent derrière moi, mais c’est comme si j’étais dans une bulle, je ne vois plus rien, je n’entends plus rien, je ne suis plus rien. Je sens la faiblesse m’envahir. Je vais quitter cet endroit ! Je sais que je ne suis qu’une stupide égoïste, que je vais faire du mal à Steve et Ethan, mais il le faut, il le faut. Je me laisse tomber au sol, et mes yeux se ferment. Pour toujours.
Narration Steve
« McGarett ?
-Commandant. Votre compagne, le lieutenant Rollins, est mal en point.
-Qu…Quoi ?
-Elle a tenté de se suicider. »
Je reçois ces dernières paroles comme une gifle. Je sens les larmes me monter aux yeux.
« Elle…Elle a une chance de s’en sortir ?
-Pour l’instant nous n’en savons rien. Elle a subi une très lourde opération, quelque jours auparavant et là elle a perdu énormément de sang. Son pronostic vital est engagé, je suis désolé. »
« Je suis désolé, John… »
La tante, et sœur de John est arrivé, quelques jours après le décès de sa femme, et mère de ses enfants, Doris.
« Tu pourrais emmener les enfants avec toi, sur le continent ? Le temps que j’aille chercher le corps de Doris.
-Bien sûr, tu veux qu’on parte quand ?
-Dans deux heures, j’ai déjà acheté les billets. Dit-il tout en sortant les papiers de sa veste.
-John ! Ce n’est pas un peu brutal pour Steven et MaryAnn ? Ils viennent de perdre leur mère, et toi tu les arraches à leur terre natale !
-S’il-te-plait, fait-le juste. »
Elle soupire.
« Je vais les chercher. »
Le petit Steve remonte au pas de course dans sa chambre, et fait un gros effort pour faire cesser ses larmes qui coulent le long de ses petites joues, de petit garçon.
Toc, toc…
La porte s’ouvre et le petit brun fait mine de jouer avec ses soldats de plombs.
« Steven ?
-Qu’est-ce qu’il y a tatie ?
-On va partir avec ta sœur, chez moi en Floride. On ira voir les crocodiles ! Ça va être bien, hein ?
-Oui, ça va être bien… répondit-il avec un enthousiasme forcé.
-Fais ta valise, on part dans deux heures. »
La porte se referme, et l’enfant balance ses soldats. Il ne veut pas partir. Il ne veut pas laisser son père. Il a laissé sa mère s’en aller, mais ça ne se passera pas comme ça avec son père !
Assis au chevet de Cath je ne fais plus rien, je ne pense plus à rien. Je fixe de temps en temps la perfusion d’O- ou de temps en temps son bras enveloppé dans d’épais bandage blanc.
« Commandant McGarett ? »
Une jeune femme aux boucles rousse me fixe d’un regard rempli d’un sentiment que je n’arrive pas à discerner.
« Oui ?
-Comment vous sentez-vous ?
-Incapable, je ne pensais pas qu’elle était aussi mal que ça…
-C’est toujours un choc pour les proches, quand quelqu’un de leur entourage, tente de se suicider.
-Oui…
-Tu ne te souviens vraiment pas de moi ? »
Je lui lance interrogateur, devrait-elle me dire quelque chose ?
« Euh, non.
- Pour mon commandant, je t’aime. Ton amour. XOXO »
La fille de la photo, celle avec qui j’ai trompé Cath. L’univers entier m’en veut c’est ça ? Bordel, je sens que ça ne va m’attirer que des ennuis.
« V…Vous ?
-Oui, moi, Kim. »
Et je la vois se rapprocher dangereusement de moi.
Le passé nous rattrape forcément un jour, et on n’a plus aucun choix à part y faire face. Juliave.
Narration Steve
Ses lèvres se posent sur les miennes, elles sont aussi douces qu’une plume, et sucrées tel du miel. Mais je romps ce baiser, pourtant agréable. J’en ai honte, tellement honte d’avoir apprécié les lèvres de Kim du thérapeute sur les miennes. C’est celle de Cath que je veux. Mais quand je la vois si faible, pâle, comme si on va pouvait la prendre entre nos mains et la brisé, la casser, la broyer. Et cette femme si belle, avec ses grands yeux verts et ses boucles rebelles, couleurs des flammes, un seul mot me vient à l’esprit : tentation. Ne sois pas égoïste Steve, il faut que tu la soutiennes, ne la trompe pas une deuxième fois, la première l’a totalement détruite, et tu as failli être privé d’elle et de ton enfant. Mais en même temps elle ne s’est pas soucié de toi, elle a tenté de mettre fin à ses jours, sans aucune pensé pour toi et même Ethan, qui est pourtant son sang, sa chair, elle a agi égoïstement ! STOP ! Tout s’emmêle dans ma tête, juste à cause d’un baiser, d’un stupide baiser.
« Partez, s’il-vous-plait, ne détruisez pas ma relation une deuxième fois !
-Je ne vous ai forcé à rien, pendant cette nuit-là ! Et puis avoué que vous avez apprécié ce baiser, comme cette nuit.
-PARTEZ !
-Vous savez où me trouver. »
Cath ne doit jamais être au courant, jamais.
Flash-Back
« Mary, Steve ! »
Un an s’était écoulé depuis la mort de Doris, et aujourd’hui John avait quelqu’un à leur présenter. La jeune blonde et le jeune brun dévalèrent les escaliers pour rejoindre le père, dans le hall. Mais une fois en bas ils se stoppèrent : une femme se tenait à côté du policier. Elle était brune, de grands yeux noirs, et avait environ le même âge que John. Steve la détesté déjà !
« Les enfants je vous présente Christine.
-Bonjour, c’est moi, mais appelez-moi Chris’ ! »
« Comme si on l’avait pas remarqué, quel cruche ! pensa Steve. »
« Salut Chris ! la salua Mary, avec un grand sourire.
-Steve dis bonjour !
-Bonjour. Répondit froidement l’enfant. »
Une ambiance pesante s’abattit sur la maison des McGarett.
« Steve, ne sois pas mal poli ! le gronda son père. Chris’ est très gentille !
-Pas aussi que maman, tu vas la remplacer par cette cruche, hein ?
-STEVE !
-BEN MOI, CELLE QUE JE VEUX C’EST MAMAN ! »
Le garçonnet s’enferme dans sa chambre, serrant les poings et les yeux très forts. « C’est maman que je veux. »
« Commandant, commandant »
Je sursaute, je m’étais endormi.
« Commandant, elle s’est réveillé ! »
Je réagis au quart de tour, je me précipite à son chevet, où Cath se trouve allongé. Mais son regard… Son regard est vide, comme résigné, comme si elle avait abandonné, abandonné la lutte pour vivre. Je m’approche doucement, et pose ma main sur la sienne. Je sais que je ne devrais pas commencer par ça, pas par cette phrase, mais j’ai trop besoin de la réponse. Tellement besoin.
« Pourquoi as-tu fait ça Cath ?
-Rien ne me retient ici. Ici, il n’y a que mort.
-Ca…Cath ! »
Je fais un effort surhumain, pour surmonter le torrent de larmes qui menacent de dériver sur mes joues.
« Tu as pensé à Ethan, et à moi ?
-Vous êtes fort, je suis faible. Je ne dois pas vous empêcher de vivre, les faibles doivent tirer leur révérence.
-Tu as complètement pété les plombs ! m’énervais-je.
-Je suis juste faible. »
Je sors en claquant la porte, hors de moi. Je rejoins une porte, et j’entre même si je vais sûrement le regretter.
« L’amour est une maladie, elle nous pousse jusqu’à la folie, et au bout, il y a les morceaux de nos êtres brisés de tristesse. Juliave. »
Narration Steve
« Pourquoi, pourquoi elle déprime ? Je croyais qu’elle était juste traumatisée ! »
Je suis rentré en trombe dans le cabinet de Kim, du thérapeute. Celle-ci se tient tranquillement devant moi, à l’écoute.
« Il y a plusieurs phase dans ce genre de traumatisme et notamment la dépression, mais le point positif ça veut dire que c’est crise d’angoisse et même de folie ne reviendront pas.
-J’y arrive plus, j’y arrive plus.
-Je sais, je sais que c’est dur. »
Elle pose une main réconfortante sur mon épaule et tout bascule, je craque. Je pose mes lèvres sur les siennes, je les dévore. Je pose mes mains sur ses hanches, resserre mon étreinte, je m’abandonne tout entier à elle.
Narration Catherine
Je suis un corps vide, je bouge, je parle, je respire, mon cœur bat dans ma poitrine, mais mon esprit est partie, mon âme aussi. Je suis comme un robot. Ça fait au moins une demi-heure que je regarde une espèce de machine qui fait « bip ». Je ne ressens plus la douleur, comme peuvent le confirmer les nombreuses traces de griffures sur mes avant-bras. Je me fais du mal, je me mutile mais je n’en ai absolument rien à faire, comme tout le reste d’ailleurs. Ma vie c’est juste transformé en spirale infernale.
Narration Steve
Je me réveille sur un divan. Je ne me souviens de rien, mes souvenirs sont troubles, je me retourne, et tout me revient d’un coup. Kim est endormi, à côté de moi, et nous sommes complètement nus. Je me sens incroyablement stupide, et sale. Je me lève le plus doucement possible, pour ne pas réveiller la rousse. Je rhabille en même pas deux secondes et quitte cette salle et cette fille, les maudissant et me maudissant aussi. Je quitte ce bâtiment qui n’est que douleur, et je roule, je roule pour m’éloigner le plus possible d’ici.
Narration Danny
« Toc, toc… »
Je laisse le petit Ethan, dans sa chaise montante et vais ouvrir la porte. Steve m’apparait triste, et paumé.
« Steve ?
-Je ne sais plus quoi faire Danny ! »
Il pleure. Il ne pleure que très rarement.
« Calme-toi Steven, tout vas bien. »
Il pose son regard sur son fils, et je vois une immense douleur le traverser.
Narration Steve
Ces cheveux, celui de mon garçon. Les mêmes la parfaite réplique de ceux de Cath. Cath qui va mal, moi qui la trompe. Tout n’est que chaos. Et lui il est si calme, si innocent. Si tu savais, tu me détesterais. Tu ne me voudrais pas comme père. Je le prends dans mes bras et le serre, le serre.
"Une chose, une minuscule chose et tout basculer. Et on sombre." Juliave.
Chapitre dédié à Catherine. Listen : https://www.youtube.com/watch?v=hLQl3WQQoQ0
Narration Catherine
La pluie tambourine sur le toit, mon cœur tambourine aussi. Je ne sais plus vraiment qui je suis, car ça, ça ce n’est pas moi.
« Mlle Rollins ! Vos…Vos bras ! »
Je ne réponds pas, je continue de fixer le mur. Je sens quelque chose de froid que l’on verse sur mes bras, mais je ne bronche pas. Je ne me soucis plus de rien.
« Appelez, le docteur Karkaro. »
J’entends la voix me parler.
« Une psychologue va venir vous voir, d’accord ? »
Je ne réponds pas, j’ai l’impression que j’ai perdu la faculté de parler. J’entends un soupir, un bruit de pas qui diminue.
« Elle a complètement touché le fond. Dit la voix.
-Je ne sais pas si elle s’en sortira ! répliqua une autre voix. »
Je crois que le seul point de cette échange c’est que je constate que je ne suis pas devenue totalement insensible : Je sens mon cœur tellement usé, se fissuré un peu plus. « Elle a complètement touché le fond. » Cette phrase m’emporte un peu plus dans la dépression.
« Mlle Rollins ? »
Une petite brune au sourire bienveillant se tient devant moi, je ne l’avais même pas entendue rentrer. Elle s’assoit dans un fauteuil, me souriant toujours. Ce sourire m’énerve, pas besoin de sa pitié, pas besoin de sa compassion.
« Que vous rappelle la Corée du Nord ? Quand vous vous remémorez, les évènements passé que se passe-t’il en vous ? »
Flash-Back
« T’es sûre que ce n’est pas dangereux ? On est au-delà des limites !
-Détends-toi Cathy ! Profite plutôt de ce magnifique paysage ! »
En ce matin, la température de cette partie de la Corée du Nord était exceptionnellement fraîche. Catherine était emmitouflé dans son blouson au couleur de la NAVY, suivait le jeune homme qui l’encourageait à avancer. Mais la brune se doutait que si on les prenait sur le fait, en territoire non sécurisé, ils seraient sanctionnés. Pour se rassurer elle plonge ses yeux dans les siens identiques. Le brun se mit à courir tout en hurlant « Attrape-moi si tu le peux ! ». La jeune femme éclate de rire et le poursuit. Elle se cache derrière un buisson d’épineux, quand il passera devant elle lui sautera dessus. Soudain, un bruit retentit et une explosion se produit. La belle brune se plaque au sol, mais pense aussitôt à son partenaire de jeu : il était sur le lieu de l’explosion. La peur la prit aux tripes, et même si c’est dangereux elle s’élance en direction du corps. Elle pose deux doigts sur la carotide du brun, mais rien, aucun battement.
« Ce n’est pas possible, tu n’es pas mort, tu n’es pas mort… mumura-t’elle. »
Des sanglots nerveux, la secoue.
« Tu n’es pas mort, tu n’es pas mort. »
Narration Externe
Catherine relève des yeux remplit de tristesse sur la psy. Ce sentiment, qu’elle éprouve tant de fois en ce moment.
« Ça me rappelle mon frère. »
On n’a beau faire comme si, on ne se remet jamais totalement, de la perte d’un être cher. Juliave.
FIN
La suite de cet EV dans l'EV : "On surmontera..."