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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 07.06.2013 à 19h29
Auteur : Sherwood
Statut : Terminée
Crossover avec NCIS : Los Angeles (Suite de "Partners", volet 1 et 2)
Cette fanfic compte déjà 9 paragraphes
1
Los Angeles, 2013
Hetty avait convié l’équipe à l’étage, devant l’écran géant. Elle avait les mains dans le dos et se balançait d’avant en arrière. Apparemment, quelque chose la tracassait. Devant le silence pesant, Callen fit un signe discret à Eric qui haussa les épaules. Ils attendirent. Enfin, la petite femme ouvrit la bouche :
-Un homme a tué trois personnes aujourd’hui. Vous devez l’arrêter.
-Bien, qui est-ce ? Demanda Kensi.
Nell fit défiler la photo sur l’écran. C’était un homme d’une trentaine d’années environs, il avait les cheveux rasés et le regard sévère.
-John Thomas. C’est un terroriste reconnu des services fédéraux des Etats-Unis. Le FBI le traque depuis l’attentat du 11 Septembre. Il a été vu à Hawaii il y a quelques jours. Le 5-0 a mené l’enquête et soupçonne Thomas d’être le responsable de trois meurtres sur l’île. Expliqua Eric.
-Le 5-0 nous refile l’enquête ou on va collaborer avec eux ? Demanda Sam en fronçant les sourcils.
A ce moment, une capture d’écran se fit et le lieutenant Williams apparut.
-Bonjour lieutenant Williams. Salua Callen.
-Ravi de vous revoir agent Callen.
Un peu plus tôt, le 5-0 avait déjà travaillé avec le NCIS sur une affaire de variole.
-Que pouvez-vous nous dire sur les victimes présumées de Thomas ? Demanda Sam.
-Henri Gale, 29 ans et activiste auprès d’une association qui lutte pour la préservation de l’environnement…
En même temps, Nell faisait défiler les photos des victimes.
-Samia Fatouna, 23 ans et serveuse dans un bar de Waikiki…Ainsi que Gilles Baterson, 33 ans et professeur en physique au lycée de Diamond Head.
-Vous avez trouvez un lien entre les victimes ? Demanda Kensi.
-Malheureusement aucun, je le crains.
-Pourquoi Thomas aurait voulu s’en prendre à eux ? Intervint Deeks.
-Là non plus, on ne sait pas.
-En fait, vous ne savez rien lieutenant Williams ? Fit Callen avec un sourire moqueur.
-On peut dire ça. Répondit Danny.
-Où est-il en ce moment ? Questionna Kensi.
-Son avion a atterrit à Los Angeles il y a une heure…
Un vent glacé se fit dans la salle.
-Si c’était un dossier du FBI, pourquoi on en a la charge ? Reprit Sam.
-Ils sont soi-disant débordés. Répondit Danny.
-Le lieutenant Williams et son équipe du 5-0 prennent le prochain avion pour LA afin de vous aider. Dit Hetty en s’incrustant dans l’échange.
-Dans ce cas là, on vous attend. Fit Deeks avec un sourire.
Danny raccrocha et alla mettre ses collègues aux informations.
-J’ai toujours aimé le soleil de Los Angeles. Dit Kono.
Ils prirent en effet le premier avion en direction du continent et arrivèrent dans l’après-midi. Ils retrouvèrent leurs amis au QG où tout le monde s’étreignit amicalement. Chin et Kono se présentèrent à Kensi et Deeks et les deux équipes remontèrent à l’étage.
-Hetty, Vous n’avez pas changé depuis la dernière fois qu’on s’est vu ! S’exclama Danny en frappant dans ses mains.
-Dois-je prendre ça pour un compliment, lieutenant Williams ? Questionna la petite femme, les mains toujours derrière le dos.
-Heu…Je ne sais pas…Vous…
-Tu t’enfonces mec ! S’écria Sam avec un sourire goguenard.
-En fait je voulais dire que vous…Ne…
-Laisse-tomber mon pote. Renchérit Callen.
-Ouais je crois. Oubliez ce que je viens de dire, Hetty.
Hetty hocha la tête.
-Bon, revenons à l’enquête les garçons ! Par où on commence ? S’exclama Kensi qui était dans un coin avec Kono.
-Je propose qu’on essaye de trouver ce qui rapproche les victimes, ainsi on va pouvoir comprendre le mode de fonctionnement de Thomas. Répondit Chin de son ton impassible.
-Dans ce cas, Deeks et Kensi, allez interroger la femme d’Henri Gale. Elle vit à Los Angeles. Ordonna Callen.
-Chin et moi allons essayer d’en savoir plus sur le groupe de terroriste dont faisait partie Thomas. Fit Danny.
-Très bien. G et moi allons nous concentrer sur les motivations de Thomas avec le FBI.
-Kono, tu bosses avec Eric et Nell. Essayez de nous trouver n’importe quoi qui puisse avancer dans l’enquête ! S’écria Danny avant de sortir.
Deeks et Kensi interrogeaient la femme d’Henri Gale dans un parc municipal. Elle était assise sur un banc, entrain de se moucher bruyamment et d’essuyer ses larmes qui trahissaient son désarroi.
-Mme Gale, je sais que c’est dur. Mais je dois vous demander si votre mari paraissait étrange ces derniers temps. Dit Kensi en s’asseyant sur le banc à côté de la femme en pleure.
-Heu…Non…Bien sur, Henri était quelqu’un de très dévoué…Il était à fond dans une association pour l’environnement…Je ne vois pas en quoi…
-Pourquoi votre époux est partit à Hawaii ? Demanda Deeks.
-Et bien…Il y avait une conférence sur l’environnement. Il ne m’en parlait pas trop mais il avait dit…Il avait dit qu’il…qu’il reviendrait…
Elle se mit à pleurer à chaudes larmes et Kensi dû la consoler dans ses bras.
-Merci Mme Gale. Encore une fois, toutes mes condoléances.
Alors que les deux agents repartaient, Deeks marmonna :
-Ça nous aide pas vraiment…
Chin et Danny étaient arrivés à la base navale de Los Angeles.
-Amiral, que pouvez-vous nous dire sur le groupe de terroriste dont faisait partie John Thomas ? Demanda Chin tandis qu’ils marchaient entre les avions.
-Et bien ce groupe est baptisé le Shoucrah. Ce qui veut dire : « Les fleurs du destin ». Ils attaquent au nom de la Charia et ont aidé les terroristes qui sont responsables du 11 Septembre.
-Ils sont violent à quel point ? Intervint Danny.
L’amiral s’arrêta et se tourna vers eux avec une mine grave.
-Très.
Sam et Callen, quant à eux, étaient dans la salle de conférence du NCIS et en ligne avec le FBI.
-Vous ne connaissez pas les motivations de John Thomas, un terroriste que vous traquez depuis le 11 Septembre ? S’exclama Callen ahurit.
-Je vous prie de changer de ton, agent Callen ! S’écria l’agent Johnson, directeur du FBI.
-Vous m’en direz tant…Marmonna G.
-Pourquoi ne voulez-vous rien nous dire sur Thomas ? Il a déjà tué trois personnes et il ne va pas s’arrêter !
-Je le sais bien agent Hannah, mais c’est classé. Je suis navré.
-Ouais vous êtes navré…Et bien, on se débrouillera sans vous !
Sur ce, Callen raccrocha.
-Tu viens vraiment de raccrocher au nez du FBI ? Fit Sam avec un sourire.
-Je ne l’aimais pas de toute façon…
Tout le monde à présent s’est retrouvé à l’étage avec Hetty et partagea ses infos. Kono se leva de sa chaise et dit :
-Je n’ai pas pu accéder au dossier concernant Thomas, il est bien trop protégé. A croire que le FBI ne veut pas qu’on découvre quelque chose…
-C’est le point mort de notre côté aussi. Renchérit Sam.
-Bien. Dans ce cas, il n’y a qu’une seule chose à faire. Fit Danny en sortant son portable.
-Tu fais quoi ? Demanda G.
Danny ne répondit pas mais leva un doigt alors que Chin secouait la tête, amusé.
Pendant ce temps, l’agent spécial Steve McGarrett était entrain de courir sur la grande avenue de Los Angeles. Il se jeta en avant et plaqua son suspect contre la vitrine d’un magasin. Après l’avoir menotté, il mit un doigt à son oreille et dit :
-La cible est neutralisée. Tu me dois un dîner Emma.
-Pourquoi je fais toujours des paris avec toi ? La prochaine fois, je paris 20 dollars que tu ne l’attrapes même pas en moins de 2 minutes !
Il eu un rire rauque quand son portable sonna.
-Désolé Emma, je dois te laisser.
Il stoppa la communication de son oreillette et répondit à l’appel.
-Lieutenant Williams ! Je te manque déjà ?
-Ouais c’est ça, je ne peux même plus me passer de toi !
-Si c’est pour le bal de promo, désolé je suis déjà prise.
-Ah ah, très drôle. J’ai besoin de ton aide.
-Sur quoi ?
-Sur John Thomas.
En entendant ce nom, le visage de Steve perdit toutes couleurs.
-Très bien, dit-il, j’arrive.
TBC...
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NB : « Shoucrah » est purement fictif.
2
Los Angeles, 2013
L’agent spécial Steve McGarrett arriva au QG d’NCIS, les mains dans les poches. Il sourit en apercevant le lieutenant Williams se diriger vers lui. Danny frappa amicalement l’épaule de l’agent.
-Ravi de te revoir McGarrett.
-Moi de même, Williams.
Tout le reste de l’équipe arriva ensuite. Kono et Chin l’étreignirent tandis que Kensi avançait vers lui.
-McGarrett !
-Agent Blye…Encore plus belle que dans mes souvenirs !
Kensi se mit à rougir fortement après l’avoir étreint affectueusement tandis que Deeks se mordit la langue et que Danny les dévisageait.
-Ça veut dire quoi ça ?
-Oh, heu…Kensi m’a aidé une fois. J’ai découvert une vidéo sur mon père et Wo Fat. Mais le son manquait. Alors Kensi m’a aidé pour découvrir ce qu’ils se disaient. Expliqua McGarrett.
-Et qu’est-ce qu’ils se disaient ? Demanda le lieutenant de plus en plus intrigué.
-Une seule chose sortait de l’ordinaire : Shelburne.
-Shelburne ? Répéta-t-il.
-Ouais.
-Et tu sais ce que ça veut dire ?
-Non, aucune idée !
Il se tourna ensuite vers Sam qui lui serra la main.
-Hannah ! Ça fait longtemps !
-Dis-moi, lui aussi t’as aidé sur une vidéo muette ? Fit Danny en croisant les bras.
-Non. On a seulement été dans la même unité de NAVY SEALs à une période. Répondit Steve en levant les yeux au ciel avec un sourire.
Il fit la rencontre de Callen, Eric et Nell. Cependant lorsqu’il serra la main de Deeks, il sentit que ce dernier avait envie de la lui brouiller littéralement.
-Maintenant que les présentations sont faîtes, venons-en au fait ! S’exclama Danny.
Ils remontèrent tous à l’étage. Avec la classe internationale, Steve serra doucement la main d’Hetty qui sembla séduite par son attitude de gentleman.
-Cette cicatrice sur votre beau visage vous donne l’allure d’un guerrier, si puis-je me permettre agent McGarrett. Dit Hetty à la grande surprise de tout le monde.
-C’est bien la première fois qu’on me fait ce genre de compliment, mais merci ! Répondit Steve.
-Bon, James Bond, que peux-tu nous dire sur John Thomas ? Interrompit Danny.
-Dîtes-moi d’abord ce que vous savez.
Kono lui répondit et il fronça les sourcils au fur et à mesure.
-Tu peux nous dire pourquoi le FBI refuse de coopérer ? Demanda Danny.
Steve souffla fortement et le regarda intensément.
-Il y a deux ans, le FBI a subit un attentat de la Shoucrah. Cela a fait d’importants dégâts et le service en reste traumatisé. Mais ce n’est pas ça le pire.
-Qu’est-ce qui peut bien être pire qu’un attentat ? Répliqua Deeks.
Steve leva les yeux vers lui et se frotta la partie abîmée de sa mâchoire nerveusement. Enfin, il répondit :
-C’est le FBI qui est responsable de cet attentat.
-Dans quel sens ? Demanda Sam.
-Le FBI avait attrapé Thomas. Faute de preuve…On l’a relâché.
-Tu étais sur le dossier ? Interrogea Chin.
-Non. J’étais sur autre chose.
Danny savait que le « autre chose » était Wo Fat.
-Bien. Il faut qu’on attrape cette ordure. Fit Kensi.
-Je suis pleinement d’accord avec toi ! Renchérit Kono.
Soudain, Nell se leva d’un bond.
-Nell, tu as quelque chose ? S’écria Callen.
-Oui. J’ai découvert qu’Henri Gale avait un entrepôt à son nom. Pour travaux apparemment.
-De mon côté, j’ai obtenue l’adresse de la mère de Samia Fatouna. Dit Eric.
-Mlle Blye, agent McGarrett, lieutenant Williams et lieutenant Kelly, vous allez à l’entrepôt. Quant à vous, agent Callen, agent Hannah, Mr Deeks et Mlle Kalakaua, vous allez voir la mère de Samia Fatouna. Ordonna Hetty.
-Pourquoi je ne suis pas avec Kensi ? S’interposa Deeks en lançant un regard noir à Steve qui souriait de toutes ses dents.
-Ne vous en faîtes pas Mr Deeks, votre partenaire est entre de bonnes mains.
-Oh que oui. Affirma McGarrett.
Le visage de Deeks devint pourpre. Il cogna l’épaule de Steve en le devançant.
A l’entrepôt, les agents trouvèrent une salle pleine de matériel. Mais pas n’importe lequel.
-Apparemment, Henri Gale était un terroriste d’un autre genre. Fit Steve en soulevant une bâche qui cachait de quoi faire une bombe.
-Il projetait de toucher une entreprise de bateaux croisière. Dit Danny, des papiers dans les mains.
-Je ne vois pas le rapport avec Thomas ? S’écria Kensi.
-C’est bien simple, chérie, il lui a passé commande d’une bombe. Après, il l’a tué. Expliqua Steve.
-Aussi simple que cela ? Dit-elle.
-Ouais. Un jour tu fabriques une bombe et le lendemain, tu te fais tuer. Répondit-il d’un ton philosophe.
-J’ai trouvé quelque chose ! Les interpela Chin.
Ils le rejoignirent et virent beaucoup d’autres plans. Steve les prit et se figea net.
-Tu reconnais ces plans ? Demanda Danny.
-C’est ceux du FBI. Gale a aidé Thomas pour l’attentat du FBI !
Chez la mère de Samia, les autres lui apprirent la mort de sa fille.
-Oh mon dieu…Pleurait-elle.
-Madame Fatouna, est-ce que votre fille connaissait cette personne ? Demanda Deeks en montrant une photo de John Thomas.
-Heu…Oui ! C’est Martin Havers.
-Martin Havers ? Répéta Sam.
-C’est son petit-ami….Il a quelque chose avoir avec l’assassinat de ma fille ?
Callen appela Danny qui le mit en haut parleur.
-Thomas était le petit-ami de Samia. Dit-il.
-Elle a dû savoir pour la Shoucrah et il l’a tué. Fit Steve.
-Aussi simple que cela…Marmonna Kensi.
-Et de votre côté ?
-Gale préparait des bombes au nom de l’environnement. Il a aidé Thomas et il l’a payé après. Répondit Chin.
-Les gars, je ne comprends pas. Pourquoi tuer Gale si c’est celui qui lui fabrique les bombes ? Intervint Kono.
Soudain, Steve comprit.
-Parce que ça va être son dernier attentat. Dit-il.
-Comment ça : « Son dernier attentat » ? Répéta Danny.
-Un attentat suicide. Termina Hannah.
Au QG d’NCIS, Danny était dans le local à bateau et pensait. Le 11 Septembre était une journée particulière pour lui. Bien sur, il avait été touché par l’attentat comme l’Amérique toute entière. Mais c’était également le jour où sa partenaire a été tuée, le jour où il apprit qu’il allait avoir une fille, le jour où si cet attentat n’avait pas eu lieu, il ne serait peut-être plus de ce monde…
-Ça va ? Fit une voix derrière lui qui le fit sortir de ses pensées.
Il tourna la tête et aperçut McGarrett.
-Ouais, je crois…
-Toi, tu as une question à me poser.
-Comment tu fais ?
-Comment je fais quoi ?
-Pour supporter tout ça ? Pour supporter la mort de Catherine ?
Steve poussa un long soupire et répondit :
-J’ai une cicatrice qui me rappelle cruellement ce jour. Il y a quelques mois encore, je n’arrivais plus à avancer. Puis j’ai redécouvert le partenariat et là, je suis devenu un autre homme. On ne peut pas le supporter Danny, on peut juste y repenser.
Danny hocha la tête. Ils furent interrompus par l’arrivée de Kensi.
-On a le lycée de Diamond Head en ligne ! Leur lança-t-elle.
Ils virent rejoindre toute l’équipe à l’étage, devant l’écran géant.
-Bonjour Mr le directeur. Salua Callen.
-Agent Callen.
-Savez-vous sur quoi travaillait le professeur Baterson ?
-Oui, il avait découvert une nouvelle espèce de sarin. Le pauvre…Cette mort accidentelle…Dans notre lycée !
-Ce n’était pas accident, Monsieur. Il a été assassiné. Intervint Steve.
-Oh mon dieu !
-Reconnaissez-vous cet homme ? Demanda Kono en faisait défiler la photo de leur terroriste.
-Je ne connais pas son nom mais je l’ai déjà vu entrer dans le bureau du professeur.
-Merci Mr le directeur. Dit Callen en raccrochant.
Un silence se fit dans la pièce, bientôt brisé par la voix grave de McGarrett :
-On a maintenant un attentat au sarin sur les bras…
TBC...
3
Washington, 2011
Ce matin, l’agent Steve McGarrett était de mauvaise humeur. Il arriva au QG du FBI l’air maussade.
-Ouh…Toi, tu as passé une mauvaise nuit ! S’écria Emma en lui sautant au cou.
-Moins fort…Grommela-t-il en fermant les yeux.
-Quoi ? Clama-t-elle dans son oreille en le faisant gémir de douleur.
-Emma…S’il-te-plait…Chuchota-t-il après s’être tenu la tête.
-Bon d’accord. Essaye de faire semblant d’être sobre, tu as une enquête.
-Quel genre d’enquête ? Je n’ai même pas finit avec le terroriste.
-Ils l’ont relâché.
-Quoi ?! Pourquoi ? S’énerva-t-il soudainement en frappant contre l’ordinateur d’Emma.
-Hé ! Il ne t’a rien fait, le pauvre ! S’exclama-t-elle en dorlotant l’appareil.
L’agent leva les yeux au ciel, exaspéré et s’empressa de lui demander :
-Emma ! Peux-tu me dire pourquoi ils l’ont relâché ?!
-Faute de preuve.
-Foutaise ! On avait suffisamment de quoi le boucler ! C’est surtout que le service à les j’tons face aux éventuelles représailles ! Tempêta-t-il.
-Tu devras dire ça au directeur !
Il réprima un juron peut recommandable et se dirigea vers son bureau. Tans pis, se disait-il, une sieste s’imposait. Il s’installa comme à son habitude, à demi allongé sur son siège, les pieds sur le bureau avec un magazine sur les yeux. Il commençait tout juste à replonger dans le sommeil lorsque quelqu’un lui enleva les pieds de la table.
-Non d’un chien, on ne peut pas roupiller tranquillement ici ! Ragea-t-il en enlevant le magazine de ses yeux.
Il s’aperçut que c’était Jordan. Elle était accompagnée de trois grands colosses en costars gris.
-McGarrett, je ne vous paye pas à dormir ! Si vous préférez vous soulez lors de vos nuits, c’est votre problème mais il est hors de question que vous dormiez au travail !
-Ah oui ? A quoi ça sert que j’arrête des terroristes si c’est pour que vous les relâchiez après !
-John Thomas n’était qu’un homme de seconde main. Il ne valait rien.
-Il ne valait rien ? Bon dieu, Sophia, c’était lui le leader du groupe !
-McGarrett, suffit ! Le débat est clos ! Je vous présente les agents Zintriger, Bergnaw et Olliter des renseignements.
-Génial…Que puis-je faire pour ces messieurs ? Je vois qu’un relooking s’impose mais je ne suis malheureusement pas styliste !
-Ils vont vous évaluer.
Cette fois, McGarrett tomba vraiment de sa chaise. Il se redressa avec dignité, passa son regard sur les trois agents puis sur Jordan.
-C’est une blague ?
Jordan soupira, sentant un nouveau débat advenir.
-S’il-vous-plait, épargnez-moi une perte de temps avec vous. Vous n’avez pas le choix, c’est tout.
-Non, je ne crois pas que ce soit tout. On a un terroriste dans la nature qui va surement vouloir s’en prendre au FBI et moi, je suis gentiment évalué ? Dîtes-moi Sophia, vous ne vous foutez pas un peu de ma gueule par hasard ?
-McGarrett ! Je vais devoir vous suspendre pour insubordination si vous continuez ! S’emporta Sophia.
Dans la grande salle, tout le monde levèrent les têtes pour voir l’échange entre la patronne et l’agent rebelle.
-Les paris sont levés ! Je mise sur trois jours.
-Tu crois ? Moi je suis sur qu’elle va le suspendre pour une semaine !
-Non, je dirais deux jours. Elle l’a déjà suspendu toute une semaine il y a un mois.
Au même moment, McGarrett ne se décourageait pas :
-Faîtes Sophia. Je m’en contre-fou !
Jordan soupira et l’emmena à part.
-Steve, dit-elle sur un ton plus calme, ça va faire dix ans que l’agent Rollins nous a quitté. Je vous ai donné du temps, trop peut-être et c’est de ma faute. Néanmoins j’ai respecté votre choix de ne plus avoir de partenaire. J’ai tenté de vous préserver, Steve. Mais je ne peux plus reculer cette évaluation. Cela va faire des années que le service me la demande. Vous comprenez ?
Durant ses explications, Steve avait baissé les yeux. Le souvenir de la mort de Catherine était encore trop douloureux et bien inscrit en lui. Comme à chaque fois qu’il était prit de violentes émotions, il massa sa cicatrice à la mâchoire d’un geste nerveux. Enfin, il leva la tête vers sa patronne et dit :
-Merci Sophia…
Elle poussa un soupire de soulagement cependant il continua :
-…Mais se sera sans moi.
-Steve, je…
-J’attrape le fumier que vous avez laissé partir aujourd’hui et après, j’accepterai de subir une évaluation.
-Bien.
Elle posa une main douce sur l’épaule tendue de l’ancien SEAL et lui lança un sourire encourageant. Il hocha la tête et se dirigea vers Emma.
-Alors ? Combien ? S’écria-t-elle.
-Quoi « combien » ?
-Et bien ? Combien de temps tu as été suspendu ?
-Comment ça « Combien de temps ais-je été suspendu » ? Vous pariez sur mes jours de suspension ? S’écria-t-il abasourdit.
-Me dis pas que tu ne l’avais jamais remarqué ! Ça fait un bout de temps que le service s’y est mit !
Steve scruta la salle et tous les informaticiens baissèrent vivement la tête sur son passage.
-Bon, qu’est-ce que tu veux ? Fit enfin Emma.
-J’aimerai que tu traces le GPS que j’avais placé sur la veste de Thomas.
-Pourquoi veux-tu retrouver Thomas ? Il te plait ? S’exclama-t-elle avec un sourire espiègle.
-Ah ah. Ouais, c’est ça. Retrouve-le, c’est tout.
-A vos ordres Commandant !
Il sourit et s’adossa contre l’écran géant en attendant. Il se souvint alors du jour où il était revenu au FBI après six mois d’absence. Tout le monde pensait qu’il ne reviendrait jamais. Emma avait pleuré en voyant sa terrible cicatrice. Personne n’osait lui présenter ses condoléances pour la mort de Catherine car il leur faisait peur. Il s’était complètement fermé et était devenu hargneux. Seules Emma et Jordan arrivaient encore à l’approcher sans revenir avec une morsure. Soudain, il vit passer une silhouette blonde sous ses yeux. Sullivan avait bien changée depuis. Elle était devenue une jeune femme. Elle et son partenaire Marco ont obtenue de très bonnes statistiques. Si bien qu’un jour, ils auront surement une promotion.
-McGarrett, peux-tu dire à Jordan que je vais aux archives ?
Il ne la regarda même pas. Quant à elle, elle le fixait toujours d’un regard sombre. Depuis leur nuit ensemble, cela avait été très tendu entre eux. Surtout depuis le retour de Steve.
-Tu sais très bien que je ne vais pas le faire, pourquoi demandes-tu quand même ? Rétorqua-t-il.
-Peut-être parce que, pour cette fois, tu pourrais penser à autre chose que ton ego. Après tout, c’est ce pourquoi tout le monde te déteste ici.
Il tourna violement la tête mais elle était déjà partie. Non, Catherine ne l’avait jamais détesté…
-Je l’ai trouvé ! S’écria la voix d’Emma.
Il la rejoignit rapidement à grands pas.
-Où ?
-Heu…C’est bizarre, je ne comprends pas…
-Quoi ? Il est où Emma ?!
-Heu…Il est ici…
……………………………………………………..
L’explosion avait complètement détruit le bâtiment du FBI. Des tonnes de gravas tombaient sur l’avenue principale de Washington. Les gyrophares des ambulances, de la police et des pompiers se faisaient entendre. C’était un véritable bordel. On criait dans tous les sens, on pleurait, on appelait des noms et on tentait de reprendre son souffle. Emma était assise dans une ambulance. Ses jambes pendaient mollement et elle avait l’air fatiguée. Ses vêtements étaient déchirés et du sang s’écoulait d’un côté de sa tête. Jordan s’avança vers elle. Elle avait enlevé sa veste déchirée et gardait sa chemise blanche. Elle avait de la poussière partout sur le visage et dans les cheveux. Elle fit signe au médecin qui s’occupait de l’adolescente qu’il pouvait disposer. Une fois toutes les deux, Jordan étreignit la jeune fille.
-Emma…
Elle pleurait et la patronne ne pouvait rien y faire.
-On va le retrouver. Je te le jure. Il n’est pas homme à abattre.
Emma renifla en guise de réponse. Soudain, elle se redressa subitement et courut comme si vite qu’elle en avait mal à la poitrine. Elle se jeta dans ses bras et le serra le plus fort qu’elle pouvait. McGarrett avait émergé des gravas. Il semblait ailleurs et sonné mais dans l’ensemble, il n’avait rien de cassé. Elle embrassa ses joues couvertes de poussière et de traces de sang.
-Je vais bien Emma…Souffla-t-il avant d’avoir une quinte de toux.
-C’est ça ! Je te crois ! S’écria-t-elle, limite entrain de l’engueuler.
Elle le força à venir avec elle à l’ambulance. Au passage, McGarrett vit un corps sous une bâche. Il s’arrêta, s’accroupit et l’enleva. C’était Sullivan. Il sentit la présence de Jordan à ses côtés.
-Elle était aux archives….Elle m’avait demandé de vous le dire. Dit-il d’une voix éteinte.
Peut-être que Thomas était mort dans l’explosion, il l’espérait au fond, ou peut-être qu’il ne l’était pas…
TBC...
4
Los Angeles, 2013
Toute l’équipe était de nouveau au QG. Personne ne savait véritablement où aller, par où commencer. Hetty soupira. Elle venait d’avoir une discussion assez houleuse avec les renseignements des Etats-Unis. Ces derniers refusaient de croire que Thomas puisse représenter une menace. A croire qu’ils s’étaient passé le mot ! McGarrett était perdu dans ses pensées, dans un coin de la pièce. Il devait attraper Thomas. Il ne pouvait se permettre de refaire la même erreur. Soudain, il se rappela d’une chose. Il s’avança tel un automate vers Nell. Tout le monde se retourna sur son passage, se demandant ce qu’il allait faire cette fois-ci. Il dit quelque chose à la jeune informaticienne qui s’empressa de pianoter sur son clavier. Tout d’un coup, un point rouge apparut sur la carte de Los Angeles.
-Je n’y crois pas…Il fonctionne toujours ! S’écria-t-il.
-Quoi ? De quoi qui fonctionne ? Balbutia Danny, ne comprenant pas.
-Il y a deux ans, j’avais placé un GPS sur la veste de Thomas. Expliqua-t-il.
-A croire qu’il aime bien porter les vieux vêtements ! Fit remarquer Deeks.
-Après tout ce temps ? S’étonna Kensi.
-Bien, tout le monde, vous savez ce que vous avez à faire ! Clama Hetty.
-Tu as ta ceinture ?
-Bien sur que j’ai ma ceinture ! C’est toi qui conduis ! S’énerva Danny dans la voiture fédérale de McGarrett.
Ils filaient à toute allure sur les routes de Los Angeles. Le point rouge indiquait que Thomas se trouvait en plein milieu de la ville. Ils s’enfoncèrent dans le centre ville, zigzaguant entre les voitures, manquant de peu quelques passants inconscients.
-Oh ! On n’est pas sur un circuit de course ! Cria Danny en s’accrochant du mieux qu’il pouvait.
-Logiquement, cette voiture est conçue pour ce genre de conduite. Fit Deeks à l’arrière.
-Tu m’aides pas là ! Râla le lieutenant alors que Kensi était morte de rire.
Steve regarda dans rétro et dit avec un sourire chaleureux :
-Mon dieu, tu es encore plus belle lorsque tu ris chérie !
Kensi se figea soudainement et Deeks s’empourpra de rage.
-Fais-moi le plaisir Steven de ne pas filtrer quand on est à contre-sens sur une route !!!S’emporta son partenaire.
Ils s’arrêtèrent net devant un bâtiment immense. Derrière, la voiture de Sam et Callen s’arrêta également dont en sortit les agents ainsi que les cousins.
-Kono, ne monte jamais dans une voiture avec cet animal ! Fit immédiatement Danny en montrant Steve du doigt.
Ce dernier eu une mine innocente en entendant son nom.
-Pourquoi ? S’amusa l’hawaiienne.
-Animal ? Répéta McGarrett.
-Il filtre alors qu’il est juste entrain de faire le grand huit sur les routes pavées de Los Angeles !
L’équipe se mit à rire puis, revenant au sérieux, entrèrent dans le bâtiment.
-Avez-vous vu cet homme ? Demanda Deeks à la réceptionniste.
-Oui. Il vient d’entrer dans cette salle. Répondit-elle en montrant la fameuse pièce du doigt.
-Qu’est-ce qu’il y a là ? Interrogea Sam.
-Une conférence.
-Tu m’en diras tant…Grommela Steve.
Il claqua la porte de son pied et ils entrèrent sans plus attendre.
-5-0 !
-Agents fédéraux !
-NCIS !
Dans la salle, les gens se levèrent et mirent leurs mains au-dessus de leurs têtes.
-Pouvez-vous me dire ce qu’il se passe ? Fit l’homme qui devait mener la conférence.
-On veut John Thomas ! Quémanda Steve qui tenait toujours son arme en joue.
Un homme s’avança avec un étrange sourire.
-Je ne pensai pas te revoir de si tôt, agent McGarrett. Dit-il d’une voix grave.
-Ah oui ? Moi si.
Dans le local à bateaux, l’équipe d’NCIS ainsi que le 5-0, regardèrent McGarrett et Callen interroger le terroriste.
-Avant qu’on ne commence, je tiens à te dire que tu es fichu. Commença Callen
-Tu es pris. Si tu as de la chance, tu auras de la prison à vie. Si tu as de la chance bien sur, notre gouvernement n’est pas si indulgent avec les terroristes. Continua McGarrett en faisant les cents pas devant Thomas alors que Callen s’était assit en face de lui.
-Vous croyez pouvoir m’avoir comme ça ? Répliqua le terroriste.
-Tu vois John, pendant toutes ses années, j’ai réunis un maximum de preuves contre toi. J’ai un dossier qui dépasse l’imagination. Si bien, que j’ai réussit à te mettre sur la liste noire des hommes à arrêter. Expliqua Steve en mettant les poings sur la table en fer, les pieds croisés.
-Ce n’est pas vrai ! Cracha Thomas.
-En es-tu sur ? Rétorqua Callen.
-Si je suis fichu, pourquoi vous dirais-je quoi que ce soit ?
-Parce que, comme tu dis, tu es fichu. Mais on peut t’aider. Sauf que pour cela, tu vas devoir coopérer.
Thomas sembla réfléchir un moment puis il hocha la tête.
-Où caches-tu le sarin ? Demanda Callen en se penchant un peu plus vers lui.
Thomas hésita un instant puis, il répondit :
-Je l’ai confié à un ami.
-Qui est-il ? S’impatienta Steve.
-Qui me prouve que vous tiendrez parole, agent McGarrett ?
Steve s’approchant, son visage à quelques centimètres du siens avant de lui souffler :
-Je suis un homme de parole, lorsque je donne ma parole, je la tiens.
Thomas soutint son regard et le toisa de toute sa hauteur. Enfin, il lâcha :
-Karim Bazi.
-Eclaire-moi, veux-tu ? Karim Bazi est celui qui devra porter le sarin ? Il savait qu’il allait mourir ? Intervint Callen.
-Il faut que vous sachiez une chose, agent Callen : si vous dîtes à un homme qu’il va mourir, il va prendre peur et s’échapper comme un petit lapin !
Thomas se tourna alors vers McGarrett :
-Comme vous !
Callen se leva d’un coup et empêcha Steve d’étrangler le terroriste.
-C’est tout ? Fit Callen.
-Vous le pensez ? Répliqua-t-il.
-Ça vaudrait mieux pour toi.
Il eu un moment de long silence. Thomas étira un rictus et dit :
-C’est tout.
Les deux agents s’apprêtèrent à partir lorsque Thomas ouvrit la bouche une dernière fois :
-Sachez McGarrett que même si je viens de vous aider, je ne regrette en rien ce que j’ai fais.
Cette fois, Callen n’eut pas le temps de retenir son collègue. Celui-ci décrocha une bonne droite au terroriste qui bascula sur sa chaise.
Hetty avait ordonné à ses agents d’aller se reposer. Ainsi, tout le monde rentra chez soit sauf pour Steve et Kensi qui avait décidé de passer la soirée ensemble. Par conséquent, Deeks les vit disparaître tandis qu’il essayait de contenir sa terrible jalousie. Les deux agents passèrent une agréable soirée au restaurant. Alors que Steve buvait son verre de vin, Kensi lui demanda :
-Au fait, tu as du nouveau sur Shelburne ?
Il posa lentement son verre et soupira :
-Aucune piste n’est exploitable. Si seulement j’en avais une…
-Tu sais que j’aimerais t’aider.
-Je le sais Kens’. Et je t’en remercie.
Il caressa la main de la jeune femme en la dévorant des yeux. Steve essaya de se contenir sur l’alcool. Il était sujet à se laisser emporter mais ce soir, il ne voulait pas. Ce soir, il voulait dépasser tout ça. Parfois, il trouvait que Kensi ressemblait énormément à Catherine. Il se faisait tard et McGarrett raccompagna Kensi chez elle. Il avait le sourire. En fait, un vrai sourire. C’était devenu si rare depuis la mort de sa partenaire. Durant tout ce temps, il avait oublié comment faire. Alors qu’il retournait vers sa voiture, il sentit une présence inconnue dans son dos. Il se tourna au dernier moment pour recevoir un coup de poing en plein visage.
-Nom d’un chien ! Qu’est-ce qui ne va pas avec toi, Deeks ?! S’énerva-t-il en tenant son nez ensanglanté.
Deeks s’approcha de l’ancien SEAL et lui cracha d’un air menacent :
-Elle est à moi, comprit ?
Avant même que McGarrett puisse répondre, il avait disparut.
-Super…
TBC...
5
Los Angeles, 2013
-Ça va ? Demanda Danny à Steve.
-Ouais…Grommela-t-il.
-Ta soirée avec Kensi ne s’est pas bien passée ?
-Si, c’était merveilleux ! Répliqua l’agent du FBI avec une touche d’ironie.
Non, McGarrett n’allait pas bien. Son nez lui faisait encore mal et il avait besoin de boire. Hier, le vin n’avait pas suffit.
-Tu te sens prêt pour la descente ce matin ?
-Je te dis que je vais bien, Daniel !
-Bon, bon…Je ne faisais que demander.
Parfois, Steve avait l’impression de se retrouver avec Catherine. Elle avait été la seule personne a vraiment se préoccuper de lui. Pendant qu’ils se dirigeaient chez ce Karim Bazi, Steve fit tout pour éviter Deeks et par conséquent, Kensi aussi. McGarrett défonça la porte et ils débarquèrent dans la maison du suspect. Ils en firent le tour mais malheureusement, elle était vide.
-Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Demanda Sam à la cantonade.
-Vous avez vérifié le sous-sol ? Lança McGarrett.
Callen secoua la tête dans un signe négatif et ils se hâtèrent de descendre à l’étage en-dessous. C’est là qu’ils trouvèrent une trappe. Deeks l’ouvrit et Chin illumina la pièce secrète avec une lampe-torche.
-Mon dieu…Souffla Kono.
A peu près vingt boîtes entières du nouveau sarin était disposées dans la cave.
-Ça, ça fait des dégâts. Dit Callen.
-J’appel une équipe de biologistes. Fit Kensi en prenant son portable.
-Il nous reste plus qu’à trouver Karim Bazi. Répartit Chin après avoir refermer la trappe.
Steve se tourna vers lui et dit :
-Espérons qu’il ne porte pas de sarin sur lui…
L’équipe était rentrée au QG. L’analyse était revenue : Il s’agissait bien d’un nouveau type de sarin très dangereux. Le gouvernement avait été prévenu et une alerte à l’attentat biochimique avait été enclenchée. Steve prit une chaise et s’y laissa choir. Il se sentait fatigué. Sa cicatrice commençait à le tirer et il sentait de plus en plus les effets du manque.
-Tout va bien ? Demanda Kono qui s’assit à côté de lui.
-Oui, c’est juste que…
La jeune femme se pencha et lui offrit un sourire encourageant. Un de ces sourires que lui offrait souvent Catherine. Diable, il avait l’impression de la voir partout !
-Je suis fatigué. Lâcha-t-il.
-Bien sur…
Il releva la tête vers et affirma :
-Je t’assure !
-Steve, il y a des bières dans le frigo en bas, dans le local à bateaux.
Il la dévisagea longuement puis il secoua la tête :
-Je peux surmonter ça.
-McGarrett, tu ne vas pas te sevrer maintenant !
-Pourquoi pas ? Hein ? S’écria-t-il en colère.
Il avait déjà tenté d’arrêter l’alcool, c’était il y a très longtemps…
-Steve, je sais que tu as envie de changer. Mais crois-moi, si tu veux faire ça, fais-le correctement. On termine cette affaire et je t’aiderai.
Il leva des yeux embués de larmes, ce qui déstabilisa complètement la jeune femme.
-Bon, déjà tu as arrêté de mâchonner des chewing-gums à longueur de temps ! S’écria-t-elle avec un sourire.
Il eu un petit rire et hocha la tête avant de dire :
-C’est vrai.
Puis il regarda intensément la belle hawaiienne pour enfin lui lâcher :
-Merci Kono.
McGarrett et Kalakaua revinrent à l’étage où tout le monde s’était réunit. Steve pensa à la bière qui sommeillait sous lui. Il faudra qu’il aille se rafraichir un moment ou un autre. En attendant, il devra ignorer la sueur qui commençait à apparaître sur son front.
-J’ai eu à l’instant la CIA. Ils ont un satellite braquer sur Los Angeles mais refuse de l’utiliser pour trouver Karim Bazi. Expliqua Hetty, contrariée.
-C’est pas vrai ! Il va falloir qu’on se débrouille tout seul ! S’écria Kensi.
-On peut dire au revoir au sarin et bonjour à l’attentat ! Renchérit son partenaire.
-Non, ça ne va pas arriver. Dit fortement McGarrett.
Il prit son portable après s’être essuyé le front et le porta à son oreille.
-Tu appelles qui ? Demanda Chin.
Steve ne répondit pas, du coup, Danny ronchonna dans son coin :
-C’est pas comme si on voulait savoir !
Steve se pencha vers l’écran et pianota quelque chose sur l’ordinateur d’Eric.
-Ouais Emma, j’ai besoin de toi. Oui, je sais…Et bien comme toi tu me dois un dîner, on va dire que nous sommes quittes !
-Il parle à sa petite-amie ? S’étonna Sam.
-Heu...On pas vraiment dire ça. Répondit Danny.
-C’est-à-dire ? Insista Callen avec un sourire aux coins des lèvres.
-Et bien, dans le sens où elle ne doit pas avoir plus de dix-sept ans…
-Je vois. Se mit à rire l’agent Hannah.
-Merci, merci, merci infiniment ! S’exclama enfin Steve.
L’agent du FBI se tourna ensuite vers Hetty.
-Maintenant on peut avoir les images du satellite.
-Comment tu as fais ça ? S’écria Kensi impressionnée.
-Quelqu’un a…disons…un peu pirater le satellite pour moi.
-Pas de temps à perdre, où est-il ? Trancha Callen.
-Dans un centre commercial. Je vous donne l’adresse. Répondit Eric.
Cette fois, Steve laissa Danny conduire. Du coup, celui-ci le regardait étrangement durant le trajet. Kono qui était à l’arrière, avec son cousin, tentait de noyer le poisson.
-Notre agent est juste rentré tard hier soir ! S’écria-t-elle avec un sourire qui devait paraître naturel.
-Mouais…Tu t’es encore prit une cuite ? Demanda-t-il à son partenaire.
Steve tourna lentement la tête vers lui en fronçant les sourcils.
-Non. Répondit-il catégoriquement.
Kono se mordit la lèvre. Au contraire, Steve était en manque.
-Tu es malade alors ? Insista le lieutenant.
-Danny…
-D’accord, je me tais ! Je trouve juste ça bizarre que tu me laisses conduire, toi un obsédé du contrôle !
-Je ne suis pas un obsédé du contrôle !
-Ah oui ? Ecoute Steven, laisse-moi te dire…
Mais Dany s’arrêta lorsqu’il se rendit compte que McGarrett n’était vraiment pas bien.
-Je te jure, Steven, si tu as envi de vomir, tu ouvres la fenêtre ! Cria-t-il.
Steve ne pu s’empêcher de rire. Il répondit :
-Je ne vais pas vomir, Daniel. Je me sens juste un peu…un peu nauséeux.
-Ah ouais ? Et bien regarde-toi parce que tu as une seule gueule, mec.
-C’est vrai. Approuva Chin qui était tout aussi inquiet pour leur ami.
Steve se regarda dans la vitre. Ils avaient raison. Il était en sueur, ses cheveux étaient plaqués contre son front, ses yeux étaient vitreux et ont aurait dit qu’il allait s’évanouir dans les minutes à venir.
-Je-je suis sur que McGarrett ira voir un médecin après. Surement quelque chose qu’il a du mal à digérer. N’est-ce pas ? Dit Kono.
Steve lui fit un clin d’œil. Il la remerciait silencieusement de le protéger.
L’équipe d’NCIS accompagné du 5-0, arriva dans le centre commercial.
-McGarrett, si jamais Bazi transporte du sarin, c’est mauvais pour nous. Dit Callen en prenant l’agent du FBI à part.
-Tu penses qu’il va attaquer maintenant ? S’écria Steve dans un murmure.
-Il doit commencer à stresser vue que Thomas n’est pas venu au rendez-vous. S’il se doute qu’on l’a arrêté, il va opérer aujourd’hui. Le centre commercial est une bonne cible. Il y a du monde, ça peut faire énormément de victime. Le sarin risque de s’imprégner dans les produits et ça va se propager telle une traînée de poudre !
-Tu as raison. Eric, est-ce que tu vois Bazi sur les caméras de surveillance ? Demanda Steve en mettant une main à son oreillette.
-Troisième étage.
Sans attendre plus longtemps, les agents se jetèrent sur les escalators et grimpèrent à l’étage suivant. Une fois à l’étage indiqué, Danny s’exclama :
-Je ne le vois pas ! Où est-il Eric ?!
-Oh non…
-Quoi ? Eric !
-Il…Il a un flacon dans la main…
TBC...
6
Washington, 2000
Catherine était dans la salle de bain, entrain de plonger un chiffon dans l’eau. Elle soupira et se regarda un instant dans la glace. Elle avait des cernes sous les yeux, elle était démaquillée et paraissait un peu pâle mais dans l’ensemble, elle allait bien. Elle était juste fatiguée par cette situation. Elle souffla un bon coup et essora un peu le chiffon humide. Après avoir prit une boîte dans la pharmacie, elle retourna dans sa chambre.
-Tiens, ça va te faire du bien. Dit-elle en posant délicatement le chiffon sur le front couvert de sueur de son partenaire.
Il portait seulement un jogging sur lui et il était vraiment dans un piteux état. Tout son corps était bouillant et tremblait violemment. Ses yeux étaient vitreux, vide, sans émotions et ses cheveux trempés s’étalaient dans tous les sens. Mais avant tout, il serrait fortement son abdomen qui le faisait souffrir. Il soupira en sentant le chiffon humide sur son front.
-Ça va mieux ? Demanda la jeune femme.
Il hocha fébrilement la tête, essayant surtout de contrôler ses tremblements.
-Tu devrais prendre ça.
Elle lui mit une pilule dans la main. Elle vit avec désolation que Steve avait du mal à refermer ses doigts sur le médicament. Elle leva les yeux vers lui et aperçut la souffrance dans son regard.
-Non…Arrête…S’il-te-plait…Ne me regarde…Pas…Comme…ça…Avec pitié…Je sais…ce que je fais…
Elle se mordit la lèvre inférieure et plaça une main sur son épaule. Elle était horriblement chaude. Il mit le médicament à sa bouche et prit le verre d’eau que lui tendait Catherine. Elle l’aida à le porter à ses lèvres afin qu’il n’en mette pas partout vue que ses mains tremblaient comme une feuille. Après qu’il ait bu, la jeune femme reprit le verre et le posa sur la table de chevet. Elle ramena un peu plus la couverture sur lui.
-Tu sais…T’es pas obligé de…de prendre soin…de moi…
-Steven, tu es mon partenaire. Je dois prendre soin de toi. Surtout quand tu as décidé de te sevrer de l’alcool.
A ces paroles, les lèvres de Steve s’étirèrent en un faible sourire. Il faisait vraiment peine à voir. D’une main tremblante, il prit celle de Catherine et la caressa tendrement.
-Je…suis…désolé…Cath…Pour tout…
Elle refoula les larmes qui lui venaient. Elle devait être forte pour lui. Soudain, elle vit ce qui allait arriver et s’empara rapidement d’une bassine. Il la prit de ses mains et commença à vomir ses tripes. Cath grimpa sur le lit et massa la nuque de l’ancien SEAL. Quand il eut finit, il laissa sa tête retomber mollement sur un oreiller et ferma les yeux. Elle prit la bassine et alla la vider dans la cuisine. Lorsqu’elle revint, il était dans un état bien pire. Les draps étaient trempés de sueur, il respirait fortement et il tremblait de plus en plus. Elle avait à présent peur qu’il ne tienne pas le coup. Soudain, il prononça les mots qu’elle ne voulait pas entendre de sa bouche :
-Je n’y arriverai pas, Cath…
Elle s’assit à côté de lui et lui mit un doigt sous le menton.
-Steve, je suis sur que tu vas y arriver. Tu vas surmonter ça. Je crois en toi.
Il se laissa aller contre elle et ferma les yeux.
-Tu ne devrais pas…
Catherine tournait en rond dans le salon. Steve avait maintenant réussit à s’endormir. Elle se prit un verre d’eau et bu à la terrasse. L’avantage de son appartement, c’est qu’il surplombait la capitale. Elle avait dû retirer toutes les bouteilles de bières, de vins, de parfums, tout ce qui avait de l’alcool. Au fond, elle priait pour qu’il s’en sorte. Elle fut sortit de ses pensées par la sonnerie de son portable.
-Rollins, j’écoute.
-Catherine, c’est Emma. Comment va-t-il ?
-Il dort pour le moment. Rien à signaler.
-C’est étrange. Steve ne tombe jamais malade. Ça doit être une mauvaise grippe.
-Oui, ça doit être surement ça.
-Au fait, Jordan a accepté ton congé. C’est normal. Elle souhaite un bon rétablissement à McGarrett.
-C’est gentil. Je lui dirai lorsqu’il se réveillera.
-Tu ne veux vraiment pas que je passe ?
-Oh non ! Ce n’est pas la peine ! S’écria Catherine.
Tout le monde au FBI pensait que Steve était malade, rien de plus, son sevrage devait rester secret. De plus, elle connaissait Emma et elle savait qu’elle allait s’inquiéter plus que de raison si jamais elle était au courant.
-Tu es sur ? Fit l’adolescente.
-Oui. Et puis, tu connais Steve. Il refuse toujours d’admettre qu’il est malade alors si jamais il a de la visite…
-Ouais. Je comprends. Prends bien soin de notre garçon et embrasse-le pour moi.
-Ne t’en fais pas pour ça. Bye.
-Bye.
Elle mit fin à la communication et baissa les yeux sur la ville qui s’étalait devant elle. L’alcoolisme de Steve s’était toujours su dans le service. On en avait fait même une boutade, un délire, un moyen de plaisanter. C’était devenu une bonne excuse pour ses supérieurs, un moyen de pression sur lui, une évidence mais surtout, c’était devenu au fil du temps, une souffrance. Elle ne savait pas quand tout ça avait commencé. Lorsqu’elle avait été affectée au FBI entant que partenaire de cet ancien SEAL arrogant et insolent, elle savait déjà qu’il était un habitué des bars. Seulement, ce qu’elle ne savait guère, c’était depuis combien de temps. Puis, il lui a raconté son histoire…L’accident de sa mère, son renvoi sur le continent, ses relations conflictuels avec son père et enfin, le suicide de sa sœur…Il avait de bonne raison de boire. Pourtant, elle voyait en lui un combattant. Et quand il se soulait la gueule, il perdait cette dignité. Elle devait l’avouer, c’était un code entre eux. Tous les soirs, elle venait le repêcher et il se dessoulait chez elle. Après, tous les matins, ils partaient au boulot ensemble. Qu’allait-il se passer maintenant qu’il arrêtait ? D’abord, était-il capable d’arrêter ? Soudain, elle fut réveillée par un bruit dans la chambre. Elle se précipita vers sa provenance et trouva son partenaire à demi en boule, recroquevillé dans un coin, entrain de vomir pitoyablement dans un seau. Elle s’accroupit à sa hauteur et ramena ses cheveux mouillés en arrière. Quand il eut finit, il releva brusquement la tête et elle vit quelque chose qui lui faisait peur. Dans ses yeux, elle était là. Elle prenait à présent le pouvoir, elle jouait de lui : la défaite.
-Cath…J’ai…besoin…que…tu me donnes…une…seule…goutte…
-Hors de question ! Cria-t-elle en se levant subitement.
-S’il-te-plait…Supplia-t-il de son ton qui avait le don de la faire céder.
-Steve ! Tiens le coup ! Je sais que tu peux le faire !
-TU NE COMPRENDS PAS !
Il était sortit de ses gonds. Debout, les poings fermés, le torse en sueur, il était menacent, voire effrayant.
-Steve, je sais que tu ne me feras jamais de mal….Dit-elle d’une voix tremblante.
-TU CROIS CA ? JE PEUX PLUS CATH ! JE peux plus…
Sa voix s’était brisée et il s’écroula à terre. Elle accourut aussitôt vers lui pour le soutenir.
-Steve, regarde-moi. REGARDE-MOI !
Il releva lentement la tête vers elle.
-Tu peux le faire ! Tu peux devenir quelqu’un d’autre, quelqu’un de meilleur ! Tu peux changer !
-Je ne peux pas changer, Catherine…Je suis et je resterai un alcolo.
-Non ! Tu n’es pas né avec une bouteille dans la bouche ! Quand est-ce que ça a commencé ?
-Cath…
-QUAND EST-CE QUE CA A COMMENCE ? Hurla-t-elle, pleurant elle aussi.
Il baissa les yeux cette fois et recula. Il recula jusqu’à atteindre le mur.
-Je sais très bien que tu n’as jamais été un ivrogne toute ta vie ! Tu as été quelqu’un d’honorable et tu l’es toujours ! Seulement, je veux savoir pourquoi tu en es arrivé là et comment ! Je veux connaître ce qui a put te mettre dans un état pareil ! Continua-t-elle avec force.
Il avait fermé les yeux mais elle voyait très bien qu’il pleurait. Il avait encore reculé, reculé jusqu’à se réfugier dans un coin sombre de la chambre. Elle s’approcha lentement et se mit à genoux à quelques centimètres de lui. Elle savait qu’il ne lui ferait jamais de mal. Elle avait confiance.
-Dis-moi…Souffla-t-elle.
Il renifla bruyamment mais ne répondit pas. Ses mains qui étaient collées contre le mur, tremblaient comme s’il y avait un tremblement de terre et la sueur dégoulinait tellement de son corps qu’elle gouttait sur le sol. Alors prudemment, continuant d’avancer doucement vers lui, elle rouvrit la bouche :
-Comment tu as pu en arriver là ?
TBC...
7
Los Angeles, 2013
Chaque membre de l’équipe se regarda mutuellement, une expression d’horreur affichée sur leurs visages.
-Il faut intervenir maintenant ! S’écria Callen.
-Attends une seconde G, n’oublie pas qu’il a surement du sarin entre les mains. Si jamais il se passe quoi que ce soit, il risque de se provoquer une catastrophe. Dit Sam.
-Mais si on ne fait rien, il y aura aussi ce risque ! S’exclama Kensi.
-Kens’ a raison. On doit faire quelque chose. Renchérit Deeks.
-Je propose qu’on l’encercle. Fit la voix de McGarrett.
Le NCIS ainsi que le 5-0 se tourna vers lui, voulant en savoir plus.
-Kono, Chin, Deeks et Kensi, vous arrivez par l’arrière. Sam et Callen, vous le prenez par devant. Quant à Danny et moi, on s’occupe des côtés. A ce moment, on est face à deux situations : Soit Bazi panique et provoque un attentat au sarin, soit il consent et se rend. Il faut réagir avec sang froid et prudence. Ne montrez en aucun cas que vous le redoutiez. Vous avez comprit ?
Ils hochèrent la tête, se jetant des coups d’œil de temps à autre. Sam connaissait bien ce genre de discours. C’était un discours qui pouvait parfaitement sortir de la bouche d’un SEAL.
-Dans ce cas, allons-y !
La première partie de l’équipe prit l’ascenseur pour arriver par l’arrière, les deux partenaires du NCIS grimpèrent les escalators et l’agent du FBI avec le lieutenant du 5-0 se séparèrent de droite à gauche pour arriver sur les côtés. Bazi n’aperçut pas tout de suite la menace. Il s’en rendit compte lorsque les agents et flics pointèrent leurs armes sur lui.
-Karim Bazi, tu es cerné ! Rends-toi ! Ordonna Callen.
Le terroriste tourna sur lui-même, essayant de trouver un moyen de s’échapper mais en vain.
-Laisse tomber, ça n’en vaut pas la peine. Dit McGarrett d’un ton froid et autoritaire.
Soudain, le scénario que redoutait Steve se provoqua. Paniquant, Bazi jeta le flacon en l’air. Tout le monde recula sauf Danny qui tenta de l’attraper en vol. Il atterrit à plat ventre dans la fontaine qui était au centre du grand magasin. Callen se rua sur le terroriste et commença à le menotter tandis que Chin se ruait sur son patron.
-Danny ? Tout va bien ? S’écria-t-il en le retournant sur le dos.
-Heu…Pas vraiment…Répondit le lieutenant.
Son collègue vit avec effroi le flacon brisé dans sa main. Kono accourut à ses côtés mais Chin l’arrêta d’un geste de la main et la fit reculer.
-Ecarte-toi.
-Quoi ? Pourquoi ?
-Il a été touché par le sarin. McGarrett !
En entendant son nom, Steve vint à leur rencontre. Il comprit en voyant que Danny n’avait pas bougé de la fontaine.
-Kono, appelle une ambulance tout de suite ! Cria-t-il à la jeune femme.
Celle-ci s’empressa de faire le 15. Chin regarda attentivement l’agent du FBI. On voyait très bien l’inquiétude dans ses yeux mais il y avait autre chose : la peur. Steve s’accroupit prêt de Danny mais le lieutenant l’avertit aussitôt :
-Fais gaffe, il est très contagieux.
A présent, Danny commençait à avoir du mal à respirer et il était prit de convulsions.
-Où est cette fichue ambulance ?! Hurla-t-il.
-Elle est sur le chemin. Répondit Kensi.
-Evacuez tout le monde ! Rugit Sam.
On pouvait entendre les sirènes des flics et des ambulanciers arriver à toute allure. C’était la panique totale. Les gens se bousculaient vers la sortie, les flics se dirigeait droit sur le terroriste et les médecins sur le lieutenant en détresse. Sans plus attendre, Steve monta dans l’ambulance avec son partenaire.
-On est face à quoi ? Demanda le médecin alors qu’il plaçait un masque à oxygène sur son patient.
-Sarin…Souffla Steve tétanisé.
-Pardon ?
-Sarin !
-D’accord. On va avoir de quoi le soigner à l’hôpital. Il faut juste qu’on le stabilise pour l’instant.
McGarrett ne répondit pas. Il gardait toujours ses yeux posés sur Danny. Ce dernier ne devait surement pas savoir qu’il était prêt de lui. Ils arrivèrent enfin à l’hôpital. Danny fut immédiatement emmené en salle de trauma et Steve dû rester en salle d’attente. Kono l’appela et lui apprit que Bazi était au soin de la CIA. Toute l’équipe était désormais au QG et attendait des nouvelles de Danny. Steve lui répondit qu’il a été transféré aux soins intensifs il y a une heure environs. A peine venait-il de raccrocher avec la jeune femme qu’il appela quelqu’un d’autre.
-Rachel Edwards ?
-Oui, c’est bien moi. Qui est à l’appareil ?
-Excusez-moi de vous déranger, je suis l’agent spécial Steve McGarrett. Je travaille avec Danny Williams.
-Il est arrivé quelque chose à Danny ? S’écria-t-elle de l’autre côté de la ligne.
-Il a été touché par une arme biochimique. Il est en ce moment à l’hôpital mais…
-Oh mon dieu !
-Rachel, il va bien. On m’a dit que son état était stable, il faut juste qu’il se repose. Je devais vous prévenir.
-Merci. Donc c’est vous le SuperSeal ?
-Ah, il m’appelle comme ça ? S’amusa-t-il, néanmoins touché.
-Il parle souvent de vous. Il dit que vous êtes le plus stupide et le meilleur partenaire qu’il n’est eu. En fait, si j’ai bien comprit, vous ne travaillez pas au 5-0 ?
-Non, en effet, je suis du FBI.
-C’est bien ce qu’il me semblait. Bon, en fait, je ne vais pas pouvoir venir. Stan et moi sommes en ce moment à Miami avec Grace.
-Si vous voulez, je peux rappeler lorsque Danny se réveillera.
-Merci beaucoup Steven.
Il mit fin à la conversation et sentit soudainement les larmes lui monter. Danny était son partenaire. Ils étaient partenaires. Ça lui faisant peur mais aussi chaud au cœur. Ça faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas eu un ami proche.
-Commandant McGarrett ?
Il se retourna et vit le médecin qui s’occupait de Danny.
-Il est réveillé ? Demanda-t-il aussitôt.
-Oui. Vous pouvez le voir.
-Génial.
Il le suivit et entra dans la chambre où reposait son ami. Il le trouva à moitié endormit dans son lit.
-Hey. Fit-il en posant ses deux mains au pied du lit.
-Hey. Répondit son partenaire d’une voix groggy.
-Comment tu te sens ?
-Comme si j’avais prit une cuite. Tu dois connaître ça.
Steve baissa la tête dans un petit rire.
-Ouais.
-Ça fait longtemps que tu es là ? Demanda le lieutenant.
-Je ne suis pas partit depuis que j’ai quitté l’ambulance avec toi.
-Tu étais là ? S’étonna-t-il.
-Bien sur. Qu’est-ce que tu crois !
Soudain, Steve se rappela d’une chose. Il prit son portable et sourit lorsqu’on répondit. Danny le regarda avec perplexité. Puis, McGarrett lui tendit son portable, le visage rayonnant.
-C’est pour toi.
Danny mit l’appareil à l’oreille et un sourire s’afficha aussi sur son visage.
-Hey mon p’tit chat. Non, je vais bien. Oui. Ah ouais ? Tu as eu Oncle Steve ? Je te l’avais dit, c’est un animal ! Oui. Moi aussi, je suis impatient de te voir. Je vais bientôt rentrer à Hawaii. Oui, aller à bientôt ma puce. Danno t’aime.
Il raccrocha et rendit le portable à son propriétaire.
-Merci.
-Je t’en prie.
C’est là que Chin et Kono arrivèrent. Ils saluèrent leur patron et fut ravi de le voir en meilleure forme. Pendant ce temps, Steve sortit afin de les laisser entre eux. Il s’adossa contre le mur et ferma les yeux. Maintenant que John Thomas était sous les barreaux, il savait qu’une évaluation l’attendait toujours au FBI. Seulement, il s’investissait beaucoup plus dans le 5-0, voire, il s’y sentait mieux. Que devait-il faire ? Ses pensées furent interrompues par la sonnerie de son portable.
-McGarrett.
-Agent spécial McGarrett, c’est l’agent Wilson. Vous m’avez demandé de vous appeler s’il y avait du nouveau sur Wo Fat.
-Je vous écoute.
-Wo Fat s’est échappé de la prison d’Alawa ce matin.
TBC...
8
Washington, 2000
Steve sortit de la douche. Il avait une meilleure mine mais il gardait un teint livide. Il serra un peu plus la serviette autour de sa taille et se regarda dans la glace. Soudain, il prit une décision et s’empara de son rasoir. En quelques coups, il enleva sa barbe de plusieurs jours. Il passa une main sur sa peau lisse et reconnu qu’ainsi, il paraissait plus jeune. Il sortit de la salle de bain et trouva Catherine assise sur le canapé.
-Cath, il faut qu’on parle. Dit-il d’une voix enrouée.
La jeune femme ne dit rien mais le laissa s’assoir à côté d’elle. Sans avertissement, Steve commença :
-Quand j’étais encore un SEAL, je faisais de nombreuses missions. Mes supérieurs disaient que j’étais le meilleur…
Cath releva la tête et l’écouta attentivement.
-Je ne sais pas si j’étais le meilleur, mais j’aimais être un SEAL. C’est mon identité, c’est ce qui a fait l’homme que je suis devenu.
Elle vit ses yeux s’embuer de plus en plus. Steve ne lui avait jamais raconté tout ça.
-Mais un jour, j’ai fais une erreur. Une terrible erreur qui a coûté la vie à un de mes hommes, un ami très proche. C’était mon frère de cœur…
-Oh, Steve…Murmura-t-elle en posant une main affectueuse sur son épaule.
Il ne la repoussa pas, au contraire, il semblait baisser sa garde.
-J’ai plaqué. Dit-il soudain d’une voix éteinte.
Catherine ne pouvait y croire. McGarrett était l’homme le plus combattant qu’elle eu connu. Et là, il lui disait qu’il avait abandonné la NAVY.
-J’ai prit un poste au FBI et depuis, je ne suis jamais partit. Continua-t-il.
-Steven…
-Chaque soir, l’interrompit-il, je me suis installé à un bar et j’ai commencé à prendre un verre, puis deux, et trois…Ainsi, tous les soirs je bois sans compter. Termina-t-il.
N’en pouvant plus, elle le prit dans ses bras et enfouit sa tête contre sa nuque. Elle voulait tellement aspirer la souffrance qui hantait son partenaire. Même si c’était impossible, elle fera tout pour calmer ses maux. Il se laissa faire, il se laissa consoler. Elle avait besoin de le consoler, c’était comme ça. Seulement, son histoire n’était pas tout à fait terminée. Après, elle est venue dans sa vie. Et chaque soir, désormais, elle venait le prendre avant qu’il ne se bousille totalement. Lentement, il mit fin à l’étreinte et se leva. Il retourna dans la chambre, sans se retourner. Il ferma la pièce à clé et s’assit sur le lit. Comment avait-il fait pour en arriver là ? Bien, comme ça. Juste comme ça. Il s’habilla avec un Jeans délavé et une chemise noire non repassé. Lorsqu’il ressortit, il s’aperçut que Cath était à la terrasse. Elle était entrain de noyer ses dernières cigarettes, celles qu’il cachait habituellement dans une poche de sa veste, dans un pot à fleur remplit d’eau de pluie. Il eu un sourire triste, prit son portefeuille sur le comptoir de la cuisine et sortit discrètement de l’appartement.
Cath ne se rendit pas tout de suite compte que son partenaire avait disparu. Après avoir cru s’être débarrassé de toute la réserve de cigarettes de McGarrett, elle rentra et toqua à la porte de sa chambre.
-Steve, ouvre-moi. S’il-te-plait.
Elle n’eut aucune réponse. Intrigué, elle mit la main sur la poignée et s’aperçut que celle-ci était ouverte. Elle ouvrit la porte et se trouva face à une pièce vide. Elle alla le chercher dans la salle de bain mais rien à faire, Steve n’était plus là. Elle poussa un juron, agacée et tenta de l’appeler sur son portable. Evidemment, il ne répondit pas. Elle prit alors sa veste et sortit le chercher. Par où devait-elle commencer ? La ville était immense ! Au fond, elle savait où il était mais elle ne voulait pas l’admettre. Elle fit donc le tour des parcs, des cafés, des places avant de se résigner. Elle remit le contact et se dirigea vers le bar le plus proche de chez elle. Elle descendit de la voiture avec néanmoins une boule au ventre. La boule lui fit mal lorsqu’elle le vit. Il était attablé au comptoir, penché sur un verre de whisky. Elle se dirigea d’un pas énergique vers lui. Quand elle entra, la sonnette retentit et le barman lui demanda :
-Un petit verre pour la charmante dame ?
Elle l’ignora et continua son chemin. Elle mit un coude sur le comptoir et cracha :
-Tu te sens mieux, j’imagine ?
Steve garda le silence.
-Pauvre type…
Elle prit le verre de whisky et le balança à la figure de son partenaire. Celui-ci ne broncha même pas. Il laissa le liquide dégouliner de ses cheveux et s’étaler sur lui. Il leva la tête vers Cath et vit qu’elle pleurait. Entre deux sanglots, elle lâcha :
-J’étais assez stupide pour penser une seule seconde que tu changerais.
Il prit sa main mais elle la retira d’un geste sec et froid.
-Mais tu ne changeras jamais.
Elle lui jeta un dernier regard plein de déception avant de tourner les talons.
Le lendemain, on sonna chez Catherine. Elle se réveilla au bruit et s’aperçut qu’elle s’était endormie sur le canapé. Il y avait encore les traces de ses pleurs sur son visage, elle avait les yeux bouffis et les traits tirés par la fatigue. Elle passa une main dans ses cheveux et se leva enfin. Elle ne portait qu’un Jeans avec un débardeur blanc. Il faudra qu’elle trouve le temps de se changer. Elle ouvrit la porte en grand et la referma aussitôt dans un soupire. Steve continua de toquer jusqu’à ce qu’elle rouvre la porte. Elle ne fit pas attention à lui et fit comme si de rien n’était tandis qu’il entrait. Sa barbe commençait à réapparaître ainsi que les cernes sous ses yeux.
-Cath…
Cette fois, c’était elle qui l’ignorait.
-Très bien, dit-il, je dois te dire…
Mais elle ne l’écoutait absolument pas, en tout cas, c’est ce qu’elle voulait lui faire croire. Elle passait devant lui, rangeant l’appartement, repassait, débarrassant l’évier, le dépassait, se prenant un verre de jus de fruit, et passait continuellement devant lui jusqu’à le faire devenir fou.
-Tu comptes énormément pour moi et je ne veux pas te perdre.
Elle s’arrêta soudainement et se tourna vers lui.
-Catherine, continua-t-il, toutes les personnes qui sont proches de moi finissent par mourir. Je ne veux pas que ça t’arrive.
-Dois-je me sentir flatter, McGarrett ?
Steve baissa la tête, lorsqu’elle l’appelait par son nom, ce n’était jamais bon.
-Tu as dépassé les limites ! Je te faisais confiance ! Je croyais en toi ! Si tu ne voulais pas me perdre, il ne fallait pas t’enfuir dans un bar comme la nuit dernière ! Je ne te repêcherai pas éternellement, Steven McGarrett !!!
Il hocha la tête et répondit :
-Je sais…C’est pour ça.
-Steve, j’aimerais t’aider. Mais je ne sais pas comment faire. Que faut-il que je fasse ? Dis-moi !
Il s’avança lentement vers elle. Il n’était qu’à quelques centimètres de son visage. Elle pouvait sentir son souffle chaud sur elle ainsi que le regard intense de ses yeux océans.
-Juste être là. Souffla-t-il.
Elle passa une main derrière son cou et l’approcha d’elle. Elle ferma ensuite les yeux et se laissa juste emporter dans ses bras. Il puait l’alcool, la nuit agitée, la sueur et le désespoir mais elle s’en fichait. Tout ce qui comptait à présent, c’est qu’elle avait retrouvé son partenaire. Le reste, peu importait. Ils devaient juste profiter de ce moment. Steve referma un peu plus ses bras puissants autour de sa frêle taille, son nez dans ses cheveux, sa bouche fermée contre son cou fragile. Ils s’étaient retrouvés. Lui, s’était confié et elle, s’était sentit aimée. Elle se détacha lentement de lui, prit une chemise à carreaux bleus qui traînait par terre et l’enfila. Quant à lui, il changea également de vêtement. Tout revenait à la normale désormais. Elle l’avait repêché. Maintenant, ils partaient au boulot ensemble. Il ne cessait de la dévorer des yeux. Elle s’en aperçut et dit dans un sourire :
-Range tes yeux dans ta poche et avance !
Il réprima un rire et s’exécuta.
Aujourd’hui, Catherine avait beau remuer tout le service de fond en comble, elle ne trouvait pas son stupide partenaire. Il n’était pas à son bureau, ni dans la grande salle, encore moins dans la salle de réunion, il n’était pas non plus entrain de se faire remonter les bretelles par Jordan, toujours pas entrain de ranger les archives, il avait bel et bien disparu ! Catherine se dirigea vers le bureau d’Emma.
-S’il-te-plait, dans quel bar cette fois-ci ? Soupira-t-elle à l’adresse de l’adolescente.
Celle-ci leva les yeux vers elle avec un regard peiné.
-Il est sur les marches…
TBC...
9
Los Angeles, 2013
Danny devait sortir de l’hôpital aujourd’hui si tout allait bien. Pendant ce temps, l’équipe du NCIS discutait tranquillement à leurs bureaux.
-Williams va garder un horrible souvenir de Los Angeles. D’abord la variole, maintenant le sarin…Il viendra surement avec masque la prochaine fois ! Plaisanta Kensi.
-C’est plus que sur ! Renchérit Callen.
A ce moment, McGarrett pointa le bout de son nez.
-Alors, comment va-t-il ? Demanda Sam.
-Il s’en remet. Répondit l’agent du FBI d’une voix grave.
Il semblait abattu et fatigué.
-Tout va bien ? S’inquiéta Callen.
McGarrett hocha la tête. Lorsqu’il aperçut leur insistance, il reprit :
-Un homme que j’ai mit en prison s’est échappé.
-Ah, la pourriture, c’est comme un bouton. On gratte, on gratte mais il continue de s’agripper à ta peau. Fit Deeks.
Ils furent interrompus par la venue d’Hetty.
-Lorsque le 5-0 reviendra de l’hôpital, j’aimerais les féliciter. Ils ont fait un travail remarquable ! Tout comme vous, agent McGarrett.
-Merci Hetty.
-Tu retournes au FBI ? Interrogea Kensi.
-Je ne sais pas…Répondit-il d’un ton las.
Puis, il eut un sourire charmeur et ajouta :
-Mais ne t’en fais pas, ma jolie, tu auras l’occasion de me revoir !
Elle réprima un rire alors que Deeks devenait de plus en plus pourpre. Sauf que Steve s’en fichait. Il s’approcha lentement de lui et lui murmura à l’oreille :
-Détends-toi, elle est à toi.
Deeks n’eut pas le temps de répondre que le 5-0 arriva.
-Les hawaiiens sont de retour ! S’écria Eric de son balcon.
-Et le New-Jerseyen ! Termina Nell.
Le 5-0 étreignit toute l’équipe, même Hetty. Cette dernière dit :
-Je tenais à vous féliciter. Vous avez fait du bon boulot.
-Merci. Remercia Danny.
-Si jamais vous avez besoin d’aide, le NCIS sera là pour vous.
-Comme à chaque fois ! Ajouta Callen.
Ils discutaient encore, quelques boutades par-ci, par-là. Hetty arriva avec une caisse entière de bouteilles.
-Ma parole Hetty ! Je n’imaginais même pas que vous aviez tout ça sous votre bureau !
-C’est normal, agent Callen, j’ai tout fait pour vous le cacher ! Je sais très bien que vous et l’agent Hannah alliez en profiter.
Ils rirent de bon cœur. Dans un coin, Danny vit que Steve s’était retiré. Il s’approcha de lui et demanda :
-Tout va bien pour toi ?
-Ouais…A part le fait que Wo Fat s’est échappé de prison.
-Quoi ? Quand ? Comment ? S’exclama le lieutenant.
-Hier soir. Comment, reste un mystère.
-Qu’est-ce que tu vas faire ?
-Je n’en sais rien…Soupira-t-il en passant une main sur ses yeux fatigués.
Il sentit subitement son portable vibrer.
-McGarrett.
-Steve, c’est l’agent Jenna Kaye.
-Jenna, ravi de t’entendre.
-Moi de même. Au passage, je suis sincèrement désolé pour Catherine. Je sais que ça fait très longtemps mais je n’ai pas eu l’occasion de te présenter mes condoléances.
-C’est bon, Jenna. Pourquoi m’appelles-tu ?
-Tu as dû apprendre que Wo Fat s’est évadé récemment ?
-Oui. Continue. Ordonna-t-il d’un ton autoritaire.
A côté de lui, son partenaire fronça les sourcils.
-J’ai une piste.
-Où ça ?
-Il est possible que Wo Fat se soit retiré en Corée du Nord.
-La Corée du Nord ? Répéta-t-il avec une expression d’incompréhension sur le visage.
-Oui. Tu m’accompagnes ?
-Jenna, c’est dangereux.
-Je sais. Mais aucune équipe de SEAL n’est disponible et le gouvernement n’est pas au courant tout comme la CIA. S’il-te-plait, n’en parle pas au FBI. Steve, on ne peut pas le laisser s’enfuir de nouveau.
-Tu as raison. Je prends le prochain avion pour Séoul. On se rejoint là-bas.
-Bien.
Il mit fin à la communication et leva les yeux au ciel, sachant d’avance qu’il allait devoir faire face à Danny.
-Ok, d’accord, je sais que tu aimes bien enfiler ta cape de Superman pour sauver la veuve et l’orphelin mais franchement, ce plan n’a rien d’une promenade de santé dans les îles. On parle de la Corée.
-Je suis au courant. C’est gentil, Danny.
-T’es au courant. Tu vas faire quoi ?
-Est-ce que j’ai le choix ? Elle a besoin d’aide et je vais faire ce que je ferais pour toi ou n’importe qui, ici. D’accord ? Sans me poser de questions.
Avant qu’il ne parte, le lieutenant s’empressa d’ajouter :
-Oh, popope ! Deux secondes. Une question tout de même. Je suppose que c’est le genre de mission que tu as fais plein de fois, hein ?
Steve sourit en voyant que Danny se souciait de lui.
-Ah. C’est top secret. Bien sur. Fit le lieutenant sachant bien que l’ancien SEAL ne lui répondra pas.
-C ne serait pas une lueur d’inquiétude que je vois là ? S’écria Steve amusé.
-Exacte, crétin, je suis un peu inquiet pour toi.
-Ça va bien se passer, t’inquiète pas maman. Ce n’est que la Corée du Nord, c’est tranquille !
-Mais oui…Marmonna Danny.
Rien de ce qu’il dirait ne pourra ramener son stupide partenaire à la raison.
-Promets-moi de faire attention à toi ! S’exclama-t-il alors que Steve s’apprêtait à sortir du QG.
L’agent du FBI se tourna et répondit :
-Je jure que tu seras toujours dans mes pensées.
-Merci.
Kono vint à ses côtés et perplexe, fit :
-Heu, j’ai loupé un épisode ?
-Non, non, ce n’est rien. Il rend service à un pote, il sera partit une semaine.
Chin arriva à son tour et renchérit :
-Ça à l’air de te poser un problème, on dirait. C’est dangereux ?
-Attends, Steve s’est un marine ! Il n’y a aucune raison de se faire de bile. Répondit le lieutenant.
Peut-être qu’il essayait de convaincre les autres mais également lui-même.
Pendant ce temps, Steve était déjà partit. Dans sa voiture fédérale, il était en route pour l’aéroport. Il envoya au passage un message à Emma. Cette fois, il n’allait pas rentrer au FBI. Tant qu’il n’aura pas attrapé Wo Fat, il ne reviendra pas. De plus, il ne se sentait plus vraiment chez lui dans le service. Maintenant qu’il n’y avait plus Catherine…Être avec le 5-0, lui faisait se sentir bien. Danny était devenu plus qu’un partenaire, il était désormais un ami. Cependant, au fond, il avait peur. Toutes personnes qui s’approchaient de lui, finissaient à la morgue. Qu’allait-il en être cette fois ? Cette fois, ça ne se passera pas comme ça. Cette fois, il allait arrêter Wo Fat.
Au QG du NCIS, le 5-0 faisait ses au revoir aux agents.
-On se reverra, c’est certain. Dit Callen.
-G a raison, à la prochaine. Renchérit son partenaire en serrant la main de Danny.
-McGarrett est déjà partit ? S’étonna Kensi.
-C’est son truc de filer à l’anglaise. Dit Danny en lui faisant un clin d’œil.
Elle sourit et l’étreignit à son tour.
-J’espère que refera équipe bientôt. Dit Deeks aux cousins.
-On l’espère aussi. Répondit Chin.
-Et dîtes à McGarrett que deux équipes ne peuvent pas jouer sur le même terrain.
-Quoi ? S’écria Kono.
-Ouais, comme deux chiens qui ne peuvent pas se partager le même os. Vous comprenez ?
-Pas vraiment, dit Chin, mais on lui transmettra le message.
Hetty fit le salut militaire à l’unité d’élite et le 5-0 repartit.
-C’est comme ça que vous dîtes adieux, Hetty ? Fit Callen avec un sourire amusé.
-Mais agent Callen, ce n’est rien qu’un au revoir…

FIN DU VOLET 3