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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 06.07.2013 à 15h47
Auteur : Sherwood
Statut : Terminée
« Je reprends un épisode de la série "New York 911" (6X1) en version Hawaii 5-0 » Sherwood
Cette fanfic compte déjà 9 paragraphes
LES NOUVEAUX MONSTRES
Ils étaient tous regroupés dans une salle d’attente de l’hôpital. L’espace comportait des canapés, une machine à café et quelques magazines sur la table basse. Les flics attendaient dans cette petite pièce qu’on vienne les informer sur l’état de leur suspect. Il avait été blessé durant une altercation avec un des flics de New-York et à présent, la patrouille attendait le verdict. Mais cela cachait quelque chose de plus gros. C’était une enquête encore plus large qui touchait tous les flics de la ville. Les flics de NY étaient souvent très impliqués mais rien ne pouvait être comparé à ça. Maintenant, leur tête était mise à prix et ils savaient que soit, ils allaient y passer, soit ils allaient tuer les salauds qui étaient responsable de tout ça. L’officier Williams était debout et tapait nerveusement du pied. Ça faisait plusieurs semaines que c’était tendu au commissariat. Si jamais leur suspect mourrait, ils n’avaient plus aucune piste pour retrouver Donald Mann, celui qui voulait leur mort. Les flics s’échangèrent un regard silencieux puis le Capitaine Fryers prit la parole :
-Si jamais ce salop meurt, je m’occupe personnellement de Yoshi !
-Ce n’est pas sa faute…Le défendit le lieutenant Kelly.
-Ce n’est pas sa faute s’il lui a tiré dessus ?! S’emporta le vieux flic en se levant brusquement du canapé.
-On se calme ! Tant que cette ordure n’est pas sortie d’affaire et qu’on n’a pas retrouvé Yoshi, on se pose. Compris ? Les interrompit l’officier Williams.
-Comment va-t-on mettre la main sur Donald Mann ? Demanda l’officier Rollins en se levant à son tour.
-Ne t’en fais pas. On le mettra derrière les barreaux. Lui assura l’officier Kalakaua.
Tout le monde savait que trois flics en particulier étaient dans la ligne de mire de Donald Mann.
-Peut-être, mais en attendant, il faut tirer tout ça au clair. Dit l’officier Lukela.
-C’est pourtant très clair…Fit une voix rauque.
Les policiers se tournèrent vers McGarrett qui était affalé sur le canapé. Il avait la tête baissée et il se frottait les mains avec une extrême lenteur. Tout le monde était en tenue bleue de flic, la matraque d’un côté et l’arme de l’autre, sauf le patron. En raison de son passé dans la NAVY, il refusait de mettre l’uniforme et préférait ses pantalons cargos militaires. Il releva la tête et son regard glaça le sang de ses subordonnés. McGarrett était l’autorité incontestée de toute la police à New-York. Même les anciens qui sont dans le métier depuis un bout de temps comme Fryers ou Lukela lui montrait un respect sans borne. Tout d’un coup, on perçut du mouvement à l’extérieur. Williams jeta un coup d’œil par la vitre et vit de l’agitation dans l’hôpital.
-Qu’est-ce qu’il se passe ? S’écria Rollins.
Soudain, ils aperçurent une ombre se poster devant la fenêtre avec quelque chose entre les mains qui ressemblait bien à une mitraillette…Les coups fusèrent à une vitesse folle. Les flics se jetèrent à terre, les mains sur la tête. L’agresseur continua de tirer, ne s’accordant aucun répit. Il tira et les balles virent frôler de peu la peau des agents plaqués sur le sol. Kalakaua était allongée de tout son long, protégée par le bras de son cousin. McGarrett avait trouvé refuge derrière le casier d’un médecin et essaya d’établir un visuel avec l’assaillant. Mais celui-ci continuait de tirer à l’aveuglette et Steve dû s’enfoncer dans son abri de fortune. Il aperçut entre deux éclats de verre, Williams dont le corps était adossé contre un mur. Leurs yeux se croisèrent et au même moment, ils surgirent et tirèrent. Steve n’arrêta pas d’appuyer sur la détente. Il fallait que ça s’arrête. Il tira avec précision tandis que son collègue ne visait pas réellement. Il n’y avait plus de vitre. Le verre entourait les flics à terre. Brusquement, un coup fut tiré dans la poitrine du salopard qui s’écroula. Steve ouvrit lentement la porte, l’arme toujours en joue et sortit du vestiaire, suivit de près par Williams.
...
Pendant ce temps, les autres relevèrent la tête.
-Bordel, c’était quoi ça ?! S’exclama Fryers en crachant au sol.
-Se sont surement les hommes envoyés par Mann. Répondit Lukela qui se relevait tant bien que mal.
-Il me cherche. Je suis un témoin capital. Fit Rollins en enlevant quelques éclats de verre de son uniforme.
-Comme nous tous ! Répliqua le Capitaine.
-Qu’est-ce qu’il s’est passé ? S’exclama Kalakaua qui était toujours allongé, protégé par Kelly.
-Je crois que ce n’est pas finit dehors…Chuchota Fryers.
-Chin ? Chin ? Appela Kono.
Elle enleva la main qui la recouvrait toujours et retourna son cousin.
-Au mon dieu !
Les flics virent avec horreur que le lieutenant Kelly avait été criblé de balles et son visage était défiguré sans parler de la marre de sang qui s’en écoulait. Kono était complètement hystérique. Elle pleurait et ne cessait d’appeler son cousin.
-Chin ! S’il-vous-plait ! Il nous faut un médecin ! Chin !
Fryers prit immédiatement sa radio :
-Alerte aux urgences. Plusieurs hommes armés. Echange de tirs. Demande de l’aide et des renforts au plus vite ! Cria-t-il.
-Bien reçut. Des unités sont en route. Répondit le 911.
Kono tremblait de toute part. Elle n’arrêtait pas de dire « Oh mon dieu… », mettait une main couverte de sang à sa bouche et fermait les yeux. Elle semblait dans un état second. Ailleurs. Le reste du groupe était figé. Plus personne n’osait faire un mouvement. Lukela essayait de calmer sa respiration, le bras toujours tendu vers la vitre. Les yeux de Catherine étaient vides et exorbités. Parfois, on se dit que ce genre de chose n’arrive que dans les films. Là, on aimerait bien changer de chaîne.
-Je devrais lui mettre la tête en arrière pour lui ouvrir les voies respiratoires…Oh mon dieu, son visage….IL LUI FAUT UN MEDECIN !
Kono perdait totalement ses moyens. Aucun de ses collègues ne l’avait vu dans cet état. Des flots de larmes s’échappaient de ses yeux et venaient s’étaler grossièrement sur ses joues. Elle s’était mise à genoux, près de la tête méconnaissable du lieutenant.
-Combien ? S’exclama Fryers.
-Je n’arrive pas à voir. Répondit Catherine.
Essayer de compter le nombre de balle dans le corps d’un ami pendant que la violence rugissait à l’extérieur n’était pas une chose humaine.
Soudain, une nouvelle série de balle les assaillir et Rollins se jeta auprès de Kono.
-Il faut le mettre à l’abri ! Aidez-moi à le mettre à l’abri !
-Seigneur…
Les flics aidèrent la jeune femme à tirer le corps du lieutenant vers une pièce voisine. Il laissa derrière lui, une traîner de sang âcre…
-On va aller leur prêter main forte ! Clama Lukela d’un ton bourru.
-Allez-y ! Allez-y ! Hurla la jeune flic en s’essayant au côté de son cousin.
-Tu es sur Kono ? On peut te laisser avec lui ? S’inquiéta Catherine.
-Oui ! Foncez !
Elle s’empara du flingue attaché à la cheville du lieutenant déchu alors que les autres sortaient déjà.
-Fais gaffe, ok ? Fit Catherine à son Capitaine.
-On va essayer. Répondit Fryers.
Au dehors, ça sembla se calmer un instant.
-Go ! Go ! Il n’y a personne ! Ordonna Duke.
Ils ouvrirent la porte et se précipitèrent dans le hall du bâtiment.
...
-Où sont les kuffs ?! Hurla un agresseur en menaçant Malia de son arme.
-Heu…je n’en-n’en sais rien ! Balbutia-t-elle en reculant, apeurée.
-McGarrett, Williams et Rollins ?! Ils sont où ?!
-Je n’en sais rien ! Répéta Malia paniquée.
Le médecin aperçut subitement Grace et Rachel.
-Grace ! Couche-toi ! Hurla-t-elle en les écartant de la trajectoire de la mitraillette et les plaquant au sol.
L’homme tira sans attendre, ne visant même pas. Les balles fuselèrent à une vitesse folle et venaient s’encrer dans la porte. Malia, la petite et Mme Edwards étaient recroquevillées derrière une échographie. L’homme s’avança tout en continuant de tirer quand soudain, une balle lui traversa la jambe. Il s’écroula à terre tel un pantin désarticulé.
-C’est moi Rollins. Dit Catherine d’une voix froide.
Elle releva la tête dans un sentiment de fierté avant de disparaître pour aller aider les autres…
Au même moment, les autres s’étaient séparés. Fryers était dans une chambre avec des patients alités. Il n’eut pas le temps de les faire descendre du lit qu’un homme de Mann entra dans la pièce et tira à l’aveuglette. Les balles atteignirent les malades innocents qui furent secoué dans tous les sens, leur corps percé de tous les côtés. L’homme s’arrêta. Durant la fusillade, le Capitaine s’était réfugié dans un coin, derrière un lit. Le tireur envoya valser son flingue et cria :
-C’est quoi ton nom sale Kuff ?
-Vas te faire foutre !
L’homme encagoulé leva alors son arme. Son doigt s’apprêtait à appuyer sur la détente quand il reçut deux balles dans son gilet. Il se retourna et se trouve nez à nez avec Williams. Celui-ci tira avec son arme et le salop prit une nouvelle balle mais ne tomba pas à terre. Il chargea la mitraillette et tira de nouveau. Williams n’attendit pas et courut sans demander son reste. La vitre vola en éclat et les morceaux brisés décoraient le col. L’assaillant poursuivit l’officier jusque dans le couloir lorsqu’une balle frappa sa jambe. Il poussa un grognement de surprise et de douleur avant de se tourner vers le propriétaire. C’était Lukela. Il continua de tirer, coup après coup, mais l’homme était décidément plus coriace. Il encaissa les balles et s’empara de son arme une nouvelle fois. Le vieux flic se jeta derrière le comptoir de la réception pour échapper à la mort. Les papiers volèrent dans tous les sens dans un bal de paperasse désordonnée. Le bruit de la mitrailleuse était à en décoller les tympans. L’agresseur ne respira même pas et continua sa tâche. Il fut arrêté seulement lorsque Williams lui tira dans la jambe. Ses membres inférieurs se dérobèrent mais il tint encore bon. Il se tourna vers l’officier médusé. Celui-ci enclencha son arme mais cette dernière était à sec. Il n’avait plus de munition. L’homme esquissa un sourire et leva la mitraillette. Soudain, une balle venue de nulle part vint terminer sa course au milieu de son front. Il embrassa le sol dans une marre de sang. Ahurit et encore sonné, Williams se retourna et vit leur patron. McGarrett était en mode SEAL. Tous ses muscles ressortaient, ses veines formaient un contraste avec sa peau, il avait les yeux plissés et les dents serrés. On pouvait voir qu’il respirait difficilement. La concentration émanait de lui. Désormais, rien ne pourrait l’arrêter. Lukela surgit du comptoir, l’arme en joue. Lorsqu’il s’aperçut que tout était finit, il put soupirer de soulagement. Williams se releva avec pleine, grimaçant à cause de son genoux défectueux, visant toujours celui qui avait faillit le tuer.
-Joli carton Chef. Dit-il.
-C’était la jambe que je visais. Rétorqua McGarrett en les rejoignant.
Williams enleva les balles mortes de son réservoir et prit un nouveau chargeur dans sa poche. Il essaya de mettre des munitions dans son flingue mais ses mains tremblaient tellement qu’il n’y arrivait pas. Ses collègues le regardaient faire, silencieusement. Danny souffla et s’essuya son front couvert de sueur…
...
Milo, infirmière à New-York dans cet hôpital, était entrain de soigner Mr Edwards pour une entaille au front lorsqu’elle entendit des pas sourds venir dans leur direction. Elle se retourna et dès qu’elle aperçut l’arme que l’homme tenait entre ses mains, elle se jeta sur ses patients et l’emmena avec elle sur le carrelage froid de la salle d’examen. Ses cheveux roux volèrent au passage et recouvrirent le visage de la petite fille qu’elle tenait contre elle. Elle ferma les yeux quand son cerveau comprit que des balles volaient au dessus de leur tête. Le chargeur du tireur était vide. Il laissa tomber à terre et s’empara d’un nouveau.
-Hey ! Je suis Rollins ! Tu me cherches, il parait ?
L’agresseur se retourna et ses yeux tombèrent sur la silhouette de Catherine qui apparaissait de moitié, cachée derrière un mur. Elle disparut instantanément et l’homme se lança à sa poursuite. Rollins se jeta contre les portes, les ouvrit à la volée. Elle sentie une balle l’effleurer et elle roula au sol. Se retournant au dernier moment, elle colla plusieurs balles dans la poitrine de ce salopard. Il perdit pied et sa tête vint cogner le sol de l’hôpital dans un claquement sec. Il voulut tendre la main vers un flingue qui traînait près d’un des cadavres de ses confrères mais Williams l’en empêcha. Rollins se releva, retira la cagoule de l’homme et lui cria à la figure :
-La prochaine, c’est entre les deux yeux !
L’homme lui lança un regard haineux. Il était chauve, avait les yeux perçant et un masque de mépris sur le visage.
-Sur le ventre ! Maintenant, mets les mains dans le dos ! Ordonna Danny en le retournant sauvagement.
Le blessé poussa un cri désespérant et hurla quand le flic lui mit les menottes.
-Bouge plus espèce d’enfoiré !
De l’autre côté des Urgences, Charlie Fong, ambulancier, était caché derrière un lit d’hôpital. Il observait en silence un malfrat occupé à essayer de faire fonctionner son arme. Visiblement, il n’y arrivait pas. Il commençait à s’énerver et répétait ses actions plusieurs fois mais la mitraillette n’acceptait pas le chargeur. Charlie réfléchit. Posée sur une table, à quelques centimètres de lui, une tasse de café appartenant au NYPD. Il tendit le bras, avec prudence et prit possession de la tasse avec soin. Il prit son courage à deux mains, se redressa et dans un cri de rage, se jeta sur l’homme cagoulé. La tasse se fracassa sur la tête dure de l’homme qui fut pendant un moment sonné. Puis il se reprit et engagea le combat avec l’ambulancier. Il prit Charlie avec une étonnante facilité et l’envoya valser par la fenêtre. Celle-ci se brisa sous son poids et Charlie atterrit durement sur le sol. A l’extérieur, McGarrett vit la chute de Fond et s’engagea en avant, l’arme en joue. Il se mit face à l’agresseur qui ne le vit pas tout de suite, toujours prit avec la mitrailleuse qui ne voulait pas fonctionner. McGarrett entra. Il ordonna d’un ton autoritaire et froid, comme à l’armée :
-Lâche ça. Sois pas stupide et pose-moi ça.
Son ennemi leva lentement la tête et il se passa une fraction de seconde entre le moment où il fit un geste et où Steve tira dans son gilet. L’homme à la cagoule heurta le flic de plein de fouet, lui enleva son flingue et le plaqua contre le mur. Steve grogna et en un instant à peine, il inversa les rôles. Seulement, son ennemi savait se battre aussi. Il lui envoya un bon coup qui le fit chanceler. Mais McGarrett se reprit. Il le prit par le dos et le jeta contre le mur d’en face. L’homme perdu ses esprits et Steve en profita pour l’amener à terre. Seulement il réussit à le contrer et à se relever. Il le plaqua contre le mur du fond et Steve se sentit ailleurs. Il réagit au dernier moment lorsqu’il vit un poing arriver dans sa direction. Il l’esquiva et rembarra un nouveau coup. Dans la lutte, McGarrett lui avait enlevé sa cagoule et il pouvait voir à présent son visage. Le visage de cette ordure, celui qui avait essayé de les tuer. Ce même homme profita de ce moment d’inattention et Steve se retrouva sur le dos. Son ennemi était dans une bonne position. Il le neutralisait et essayait de l’étouffer de ses mains, empêchant l’air d’arriver à sa bouche et son nez. Steve sentit la panique monter en lui. Il ne céda pas et chercha vainement une solution. Il la trouva enfin, non loin de lui. Il tendit bêtement le bras vers son arme et son agresseur le ramena en arrière. Les choses tournaient vraiment mal à présent pour lui. Dans un instinct de survie, McGarrett mordit fermement la main qui lui obstruait la bouche. Son ravisseur hurla de douleur et le sang coula sur le visage de l’ancien SEAL. L’homme finit par le libérer et Steve se dégagea, prit d’une quinte de toux. Ensuite, il assaillit l’homme de coup, de plus en plus brusque, de plus en plus fort. Soudain, il bascula et le salop se retrouva au dessus de lui. Tout d’un coup, il entendit le bruit d’une lame qu’on sort de son étui et un poignard frôla de peu sa tête. McGarrett détestait les armes blanches. Avec rage, l’adversaire pointa le poignard entre ses deux yeux et Steve dû utiliser toute sa force pour le repousser. Mais il commençait à perdre de la distance et la lame se rapprochait dangereusement. D’un coup, elle se tourna vers sa poitrine et y entra lentement, faisant déborder le sang. Celui-ci suintait de la plaie et vint peintre le sol de son éclat rouge diable. Des larmes de colère et de douleur perlèrent aux coins des yeux du patron. Il hoqueta et il goûta au sang dans sa bouche. Ce dernier s’échappa de ses lèvres et Steve vit le sourire satisfait sur le visage de son agresseur. Il ne pouvait plus rien faire. C’était finit. McGarrett avait toujours les mains sur le poignard qui était à présent encré dans sa poitrine. Il ne bougeait plus.
...
-Ça suffit ! Hurla Catherine, pointant l’arme du salopard sur lui-même.
Il se redressa lentement, laissant Steve pour mort.
-Je vais tirer ! Menaça-t-elle.
Mais apparemment, il ne semblait pas la prendre au sérieux.
-Cath…Souffla Steve, le sang coulant toujours affreusement de sa bouche.
-N’avancez plus ! S’écria-t-elle avec colère.
-Cath…non…
Elle appuya alors sur la détente mais rien ne se passa. Elle recommença, mais toujours rien. L’homme se précipita vers elle dans un élan sauvage et la prit à la gorge. Elle hurla de toutes ses forces, se débattant, plaquant ses mains sur le visage de l’homme qui lui enlevait la vie petit à petit. Ses pieds ne touchaient plus le sol. La peur était présente dans ses yeux. Elle ne savait pas si le patron était toujours vivant. Tout ce qu’elle voyait, c’était la figure de l’homme qui l’étranglait. Elle ne pouvait crier. Elle commença à voir des petits points noirs se former. L’oxygène n’accédait plus à son cerveau. Et dans un plaisir machiavélique, l’homme renforçait de plus en plus son emprise sur sa gorge. Ses jambes arrêtèrent de se débattre, seules ses petites mains fragiles tentaient désespérément d’atteindre ce bâtard. Elle allait perdre le combat, elle allait perdre la vie. Son corps pendait, ses membres devenaient cotons et son esprit s’en allait. Tout d’un coup, le poignard qui était dans la poitrine de McGarrett auparavant, se trouva dans celle de l’agresseur. Steve donna plusieurs coups et l’homme s’écroula, mort. Steve chancela et il s’écroula à son tour, un trou béant dans l’abdomen. Quant à Catherine, elle se laissa glisser contre le mur, ferma les yeux et ne bougea plus.
Durant ce temps, les Urgences avaient repris du service. Tous les hommes ont été éliminés et Fryers faisait un tour.
-Ça va aller Lukela ? Demanda-t-il au vieux policier.
-A part que j’ai fais dans mon froc, ça va aller.
-Sécurisé tout le service des Urgences ! On a descendu trois criminels et arrêté un au bout du couloir ! Je ne suis pas certain qu’il n’y en ait pas d’autre alors établissez un périmètre de sécurité et ratissez-moi le reste de l’hôpital ! Vous deux, suivez-moi, on a un agent qui est gravement blessé. Ordonna le Capitaine au SWAT.
Ils rejoignirent Kono qui était restée auprès de son cousin tout le temps de la fusillade. Elle s’acharnait à faire un massage cardiaque à Chin. Elle avait du sang étalé grossièrement autour de la bouche à cause du bouche à bouche. Et surtout, elle comptait…
-8, 9, 10, 11, 12, 13, 14,15…
Elle s’arrêta et appliqua ses lèvres sur celle du lieutenant Kelly. En entendant la porte s’ouvrir, elle se redressa brusquement, l’arme à la main.
-Kalakaua. Fit Fryers la main en l’air en signe d’apaisement.
Kono poussa un gémissement, laissa tomber son arme et continua le massage cardiaque.
-1, 2, 3, 4…
-Ça va aller ? Demanda Fryers.
-Il respire pas…Souffla-t-elle dans un sanglot.
Au bout de 15, elle s’écria : « Chin ! Chin » ! Et elle se remit au bouche à bouche…
...
-Il nous faut un médecin ! Il est blessé par balle à plusieurs endroits ! Il respire plus ! Hurlait Kono tandis que des urgentistes emmenaient Kelly sur un brancard en direction de la salle de trauma.
-Au mon dieu…Chin…Pleurait Kono.
-Bon, défibrillateur et préparez-le à intuber ! Ordonna la femme médecin qui s’occupait de lui.
-Deux sortes de projectile dans le torse…
Mais la jeune femme n’écoutait plus. Elle regardait les infirmières découper le t-shirt de son cousin, lui insérer une IV, amener le kit d’intubation. Soudain, Kono revint à elle. Elle se précipita vers l’accueil et hurla sur l’infirmière en chef.
- Appel l’équipe chirurgical !
-Quoi ?!
-Norine, je t’en prie…C’est Chin !
-D’accord.
La femme black prit le téléphone tandis que Danny vint aux côtés de la flic.
-Calme-toi, ça va aller.
Subitement, ils entendirent un autre brancard arriver dans l’autre salle de trauma.
-Blessure par arme blanche ! Pénétration dans l’abdomen ! Je veux du O négatif ! Il a perdu beaucoup de sang ! Fit la voix d’un médecin.
Tous les flics se rendirent compte qu’il s’agissait du patron.
-Merde ! Le chef a été touché ! S’exclama Danny.
Kono, qui avait reprit sa place dans la salle auprès de Chin, vit du coin de l’œil son patron en fâcheuse posture.
-Préparez les palettes ! Hurla-t-on du côté de Steve.
-Rythme sinusal ! S’écria le médecin qui s’occupait de Chin.
-360 ! Ordonna-t-on de l’autre côté.
-Il est stable, on le monte au bloc ! Fit-t-on en emmenant Chin.
-On est entrain de le perdre !
Tout le monde à l’extérieur retenait son souffle. Le patron ne pouvait pas partir, pas comme ça. Danny aperçut alors Rollins. Elle se tenait debout, l’air hagard. Elle pleurait. Fryers lui jeta un regard. Toute la police de New-York savait qu’elle couchait avec le patron. C’était une évidence.
-Il revient ! Super les gars ! S’écria le médecin.
Tout le monde pouvait enfin souffler.
-Il est solide. Dit Lukela, impressionné.
Au même moment, Malia était resté pétrifiée dans sa salle d’examen. Elle demeurait assise à même le sol, toujours près de Rachel et de Grace. Elle pleurait. Visiblement, elle était en état de choc.
-Je crois que c’est terminé dehors. Dit Rachel.
Malia ne répondit pas. Elle était totalement catatonique. Soudain, c’est comme si elle était revenu à la vie tout en étant morte. Sa voix était étranglée et brisée :
-Ça suffit, j’en ai marre…
-Tu veux que je regarde tes entailles ? Proposa la mère de famille.
-Je peux plus continuer…
-Il y a peut-être des bouts de verres ou je ne sais pas quoi dedans.
-Je ne veux plus continuer à vivre comme ça…
-Laisse-moi jeter un coup d’œil. Malia…Tu nous as sauvées la vie !
-Je veux plus vivre comme ça…
-C’est d’accord, c’est d’accord. Rien ne t’y oblige.
Elles ne virent pas que Grace s’était levée et qu’elle avait ouvert la porte. C’est lorsqu’elle sortie que Rachel cria :
-Grace ! Grace !
La petite fille courue dans les couloirs de l’hôpital, passant entre les jambes du SWAT, des flics et des médecins. Elle se retrouva dans le hall, complètement perdue.
-Papa ! Appela-t-elle. Papa ! Papa !
Danny accourut et prit sa fille dans ses bras.
-Je suis là ma puce, je suis là.
Stan aussi avait entendu les appels de Grace.
-C’est ma fille ! S’écria-t-il.
-Non ! On ne sait pas si c’est terminé ! Rétorqua vivement Milo.
Il se levait néanmoins et sortit en trombe. Il aperçut enfin Rachel, Danny et Grace. Rachel se tourna vers lui et lui sauta dans les bras.
-Mon dieu ! Tu n’as rien !
A l’instant, McGarrett et Kelly était au bloc. Catherine était assise sur une chaise, la tête entre les mains.
-Comment elle va ? Demanda Lukela à Fryers.
-Et bien…Comme tu devrais aller lorsque le mec avec qui tu couche est sur le billard ! Répliqua le Capitaine.
-Ouais…Surement…
-On doit attraper Donald Mann ! Fit une voix derrière eux.
Ils se retournèrent et reconnurent Kono.
-Ne t’en fais pas pour ça. Tu nous connais, on ne lâche pas le morceau si facilement. Répondit Fryers en faisant un clin d’œil à la jeune femme qui sourit pour la première fois.
-A une époque, la plupart des trafiquants de drogues fuyaient en nous voyant ! C’est comme ça qu’on savait qu’on gagnait ! S’exclama Lukela dans un soupire.
Le médecin de Chin arriva vers eux.
-Il faut vous faire des radios et suturer cette plaie. Dit-elle au Capitaine.
-Non, pas besoin. Et ça ne saigne même plus !
-Oh, vous les flics…Soupira-t-elle.
-Arrête ! On dirait le patron quand tu es comme ça ! S’écria Williams qui les rejoignit
-Il va s’en sortir ?
-Aucune nouvelle…Soupira-t-il.
Alors qu’ils discutaient de leur chef, le médecin était avec Kono.
-L’agent blessé, c’est votre coéquipier ?
-Oui…et mon cousin aussi…
-Sa mère est sortie du bloc. Elle a un bras dans le plâtre et on a réparé sa trachéotomie.
-Sa mère…
Kono était déboussolée. Qu’allait-elle lui dire ? Le médecin la laissa et Rollins s’approcha doucement de la jeune femme.
-Tiens, ton sac à main. Tu pourrais peut-être ranger ton arme ? Dit-elle en lui tendant le sac.
Kono le prit et rangea son flingue d’une main tremblante.
-Je suis tellement désolée…
-Moi aussi…
-Mais non de dieu ! Qu’est-ce qui s’est passé ici ! S’écria Denning, directeur des affaires internes.
-D’après ce qu’on a comprit, un trafiquant en veut à McGarrett, Williams et Rollins. Expliqua Fryers.
-Il s’appelle Donald Mann, monsieur. Renchérit Lukela.
-Il a envoyé ses clowns faire le ménage.
-Une attaque directe contre la police ? S’exclama Denning.
-Et tous ceux qui étaient sur leur chemin.
-Kelly est grièvement blessé et le Chef a été touché. Ils sont en chirurgie. Dit le vieux flic en échangeant un regard avec le Capitaine.
-Grièvement ? Répéta le directeur.
Il aperçut alors l’énorme flaque de sang qui faisait la taille de la pièce. Il comprit.
-Qui c’est ce Donald Mann ?
-Je n’avais jamais entendu parler de lui avant ! Rétorqua Fryers.
-On a une piste ? Quelque chose à explorer ? Un début ? Des informations ?
Les flics secouèrent la tête négativement.
-On n’a que dalle ! Fit Danny.
-On pourrait faire courir le bruit que les méchants ont gagné. Faire croire à ce Donald Mann que McGarrett, Williams et Rollins sont hors service ! Proposa le Capitaine.
-Pour qu’il rappelle ses chiens…
-…Et grappiller un peu de temps.
-Bonne idée ! Où est l’officier Rollins ?
...
-Dis-moi où je peux le trouver !
Rollins était hors d’elle. Elle faisait pression sur la blessure au bras du suspect qu’ils avaient arrêté. Il hurlait de douleur.
-Donald Mann, dis-moi où il se cache !
-Je n’en sais rien !
-DIS-LE-MOI !
-Je n’en sais rien !!! On a juste reçut un coup de fil !
-JE TE SIGNAL QUE CE N’EST QUE LE DEBUT ! OÙ EST-IL ?
-Qu’est-ce qui se passe ici ? S’écria le médecin de Chin en entrant dans la pièce.
-Docteur ! Aidez-moi ! Supplia le suspect.
Mais Rollins ne voulait rien entendre. Le médecin dû appeler Denning pour la calmer.
-Officier Rollins ! Eloignez-vous du suspect ! Maintenant ! Ordonna-t-il.
Elle poussa un cri de rage et s’éloigna.
Au même moment, dans un vestiaire, Malia se faisait soigner pour ses entailles. -Mets des affaires sous scellés. On va devoir tout prendre. Expliqua Danny.
-Es-ce que ça va ? Demanda Milo à sa collègue, inquiète.
-Ouais…
-Tu as laissé quelque chose ici ?
-Je ne me rappelle pas…
Enfin, Charlie se pointa.
-Tu as vu ?
-Comment ça ?
-Ce gars avait un flingue et je l’ai neutralisé !
Milo se pencha vers le gars mort, celui qui avait agressé McGarrett.
-C’est toi qui a fait ça ? S’écria la belle rousse impressionnée.
-Ouais. Répondit-il avec un faux air humble et fier en même temps.
-C’était avant ou après qu’il t’ait jeté par la vitre ? Répliqua Malia.
-Tu vas bien ? S’alarma aussitôt Milo en inspectant les infimes blessures sur le visage de l’ambulancier.
-Ouais, je vais bien. Quelle journée…
-Ouais, quelle journée. Répéta Malia en les devançant d’un pas précipité.
Dans les toilettes de l’hôpital, Kono se nettoyait le visage. Elle essayait d’enlever le sang de Chin qui lui collait à la peau. Elle se regard un instant dans la glace. Elle était affreusement pâle et ses yeux étaient vitreux.
-Lukela m’a dit que tu allais voir sa mère, dit Danny en entrant dans la pièce, je peux lui dire.
-Non…ça doit venir de moi. Répondit-elle d’une voix tremblante.
-Il s’en remettra, Kono. Tout comme le chef.
-Le patron n’avait pas à se jeter comme ça.
-C’est McGarrett.
-Ce n’est pas superman.
Elle continuait de frotter frénétiquement son cou avec un linge humide.
-Je ne veux pas qu’elle…voit plein de sang. Reprit-elle tandis que ses yeux s’embuaient.
A l’extérieur, dans le couloir, Rollins était prit avec le commissariat au téléphone.
-Je vous demande pas la lune ! Je veux savoir où il est ! Non. Merde, vous savez bien où il peut se trouver ? Non, laissez tomber.
Elle raccrocha et s’avança vers Yoshi, le flic qui avait faillit descendre leur suspect et qui, au passage, avait fait bouillir le sang de Donald Mann.
-Où tu étais ? S’écria Rollins.
-Heu…J’ai entendu aux infos…
-Viens, faut qu’on parle.
Elle l’empoigna fermement par le bras et emmena le flic encore confus. A l’étage, Kono entra dans la chambre de Mme Kelly.
-Rose…Appela-t-elle.
Cette dernière était branchée sous respirateur et ses cheveux s’étalaient gracieusement sur les draps blancs. En entendant la jeune femme, la mère de Chin se réveilla. Elle eu une petite lueur dans le regard lorsqu’elle reconnu Kono.
-N’essaye pas de parler.
La malade ferma les yeux en signe qu’elle avait comprit. Kono s’avança lentement et prit place sur un siège à côté du lit.
-Tu es bien installée ? Tu ne souffres pas ? Demanda la flic.
Elle remarqua que sa voix vacillait légèrement.
-Rose…en bas…il s’est passé quelque chose...
La vielle femme fronça les sourcils. Kono sentit qu’elle allait perdre ses moyens.
-Des hommes…ont débarqué à l’hôpital…Et ils…voulaient du mal et…
Il fut difficile pour elle d’arrêter ses pleurs. Et continua néanmoins :
-Il a été blessé…Il est en salle d’opération.
Comprenant, la mère de Chin ferma les yeux et une larme coula sur sa joue.
-Je suis tellement désolé.
Les deux femmes pleurèrent ensemble…
...
Toujours dans le couloir, Rollins n’avait pas lâché Yoshi.
-Tu étais passé où, hein ?
Le flic ne répondit pas.
-Je t’ai posé une question ! Tu étais avec eux ?
-Ecoute, Rollins…
-Tu es venu parce que tu me croyais morte ? N’est-ce pas ?
Il s’arrêta de marcher et passa une main dans ses cheveux.
-Qu’est-ce que tu crois qu’ils allaient faire ? Reprit-elle dans un éclat de voix.
-Je ne pensais pas qu’ils allaient…
-Tu ne pensais pas ! A cause de toi, le boss est au bloc !
-Quoi ? Il va bien ?
-On n’en sait rien.
-Ecoutez...si vous n’aviez pas fait cette descente…
-Tu la ferme ! Je crois que ça vaudrait mieux pour toi.
-Je sais où il habite ! Donald Mann. Je peux vous conduire à lui.
Durant l’échange, Kono qui était redescendue depuis, les épiait derrière une vitre. Soudain, Rollins fouilla dans la veste de son collègue, sortit son arme et le poussa en avant. Ils disparurent à l’angle. Kono laissa sa tête reposer contre le mur. Elle savait ce qui lui restait à faire.
Dans le vestiaire de l’hôpital, Charlie finissait de remballer ses affaires. Il y avait également Malia et Milo.
-Malia…Commença l’infirmière.
-Non ! Pas maintenant !
-Mais Malia…
-Milo, j’ai dis pas maintenant ! Ce n’est vraiment pas le moment alors pour une fois, laisse-moi tranquille !
Charlie tendit le téléphone au médecin.
-C’est Danny.
Elle s’empara du téléphone, ses doigts tremblaient en tenant l’appareil et des larmes s’accumulaient dans ses yeux.
-Danny ? Ouais…Je sais…Ils ne t’ont pas donné des nouvelles de lui ? Ah…Ok. Quand est-ce qu’il sort du bloc ? Bien…Danny…
Elle prit une grande respiration. Derrière elle, Charlie et Milo l’écoutait en silence.
-Je…Je suis enceinte…Ouais…C’est génial…Hier…Hier, il m’a demandé en mariage…Ouais…Je l’aime tellement…
Charlie eut un petit sourire et laissa la jeune femme. Milo, elle, n’en revenait pas.
Dans le hall de l’hôpital, Rollins poussait toujours Yoshi en avant.
-Hey ! Le patron aurait voulut qu’on reste dans les…Commença Fryers.
-Le boss n’est pas là. L’interrompit Catherine en le devançant.
Juste après le passage de Rollins et de Yoshi, Kono se pointa.
-Hey, Lukela, tu peux me prêter ta voiture ? J’en ai besoin.
-Quoi ? Mais…
-Passe-moi tes clés !
Déboussolé, le vieux policier consentit et lui tendit son trousseau.
-Je reviens. Dit la jeune femme avant de disparaitre à son tour.
...
En ce moment, chez Donald Mann, un homme en costar vint le prévenir.
-C’est finit.
-Parfait…Fit Mann d’une voix grave.
C’était un homme à la forte carrure, portant la barbiche et ayant une queue de cheval. On aurait dit un membre de la mafia mexicaine.
-L’hélicoptère est là ? Demanda-t-il à son subordonné.
-Oui.
-Très bien. Dîtes-lui de se poser sur le toit. Je veux partir immédiatement.
Il hocha la tête, montrant qu’il avait comprit et s’exécuta.
-Oui monsieur.
Alors qu’il partait déjà, Mann dit :
-C’est presque finit.
Kono suivait en voiture celle conduite par Rollins et Yoshi.
-Il va gagner. Dit Rollins.
-Quoi ? S’écria le flic.
-Ton coéquipier, il est également un témoin. Mann va le tuer ! Tout comme Kelly et McGarrett, ils vont peut-être y passer !
Malia était toujours à l’hôpital, occupé à remplir de la paperasse.
-Bonsoir, Malia. Fit Milo partant.
Le médecin ne releva pas la tête et continua sa tâche. Charlie arriva.
-Salut. Dit-il.
-Attends ! S’écria Malia.
Il s’arrêta dans son élan et se retourna.
-Chin et Moi allons nous marier…
-Je sais. J’ai entendu.
Il eut un malaise et Charlie s’emporta.
-Attends, tu vas me dire que je ne suis pas invité ?! Parce que je te connais depuis beaucoup plus longtemps que n’importe qui d’autre, on a bossé ensemble pendant des années, on a…
-Charlie !
-Quoi ?!
-Je ne reviendrais pas demain. Lâcha-t-elle enfin.
-Quoi ?! Répéta-t-il ahurit.
Il prit le temps de s’assoir et elle reprit :
-Voilà…J’ai décidé que ce genre de vie ne me convenait plus. Ça allait quand j’étais plus jeune et qu’il y avait l’adrénaline, la vie à 100 à l’heure…Je veux devenir une bonne épouse et une maman pour ce bébé. Et c’est inimaginable que je ne rentre pas à la maison tous les soirs…
-Malia…
-Non ! C’est décidé alors n’essaye pas de me faire changer d’avis, la décision est déjà suffisamment difficile à prendre alors…
-Malia !
-Quoi ?
Il la regarda longuement avant de dire :
-Je voulais juste dire que je comprenais.
-C’est vrai ?
-Oui, je veux dire, tu as sacrifié beaucoup pour ce boulot. Et…Et tu vas me manquer mais je te suis.
Elle lui en était reconnaissante. Pour tout. Charlie était un bon ami, sans doute le meilleur.
-Tu vas me manquer aussi…Dit-elle la voix brisée.
Il lui prit la main, l’embrassa sur la joue et se leva.
-Il y a une chance pour que tu appelles le bébé comme moi ?
-Absolument aucune ! S’écria-t-elle avec un petit rire.
Il lui sourit.
-Vaut mieux pas, remarque. Charlie Kelly ne sonne pas de toute façon.
Elle eut un franc rire, et ses yeux pétillaient. Charlie avait réussi à lui faire oublier que son futur mari se battait pour sa vie.
-Tu passeras nous voir ?
Elle hocha la tête. Il prit son sac et lança :
-Quelle journée.
Et il sortit des vestiaires. Malia luttait contre les larmes. Elle finit par perdre la bataille.
-Quelle journée…
Sur le toit d’un immeuble en plein centre de New-York, Mann et son subordonné marchaient.
-L’hélicoptère a décollé. Il sera là dans quelques heures.
-Parfait. Répondit Mann de sa voix grave.
-Doit-on vous apporter quelque chose ?
-Je m’en occupe.
-Aucun problème.
-Aucun problème, répéta Mann en posant sa mallette, vous n’avez pas cessé de m’en causer des problèmes ! Je n’aurais plus besoin de vos services Monsieur Julys.
-Je comprends Monsieur.
-A vrai dire, je crois que non.
Julys fronça les sourcils. Soudain, Mann le prit par les épaules et le fit basculer par le dessus le toit. Le corps de l’homme vint s’échouer sur le capot de la voiture de Rollins. Cette dernière était sortie à temps.
-Mon dieu. Fit Yoshi à ses côtés.
-On y va !
Les deux flics entrèrent en trompe dans l’appart de leur meurtrier.
-Mann ! Donald Mann ! Rugit Rollins, le flingue à la main.
Mais il n’y avait aucun signe de leur suspect.
-Donne-moi tes menottes. Ordonna-t-elle à Yoshi.
-Quoi ? S’écria-t-il.
-File-les moi !
Il les lui tendit et elle s’en empara d’un geste rapide.
-Les clés.
-Rollins…
-Les clés !
Il les lui donna et elle le menotta à l’escalier qu’elle s’empressa de grimper par la suite. Au dehors, on pouvait entendre l’hélicoptère arriver. La jeune femme aperçut Mann sur le toit.
-Hé ! Les mains en l’air !
L’homme se retourna lentement vers elle. Il fit ce qu’elle lui demanda et dit :
-Je n’ai aucune arme sur moi.
-Donald Mann !
-Je ne connais personne de ce nom.
Brusquement, elle leva son arme et tira sur l’appareil qui arrivait sur eux. Ce dernier fit vite demi-tour.
-C’était dangereux. Dit Mann.
-Officier Rollins, 55ème brigade. Se présenta-t-elle, le tenant toujours en joue.
-C’est vous Rollins ? Vous avez tué mon fils !
-Il est mort dans un accident !
-Je ne crois pas aux accidents.
-J’en ai strictement rien à foutre de ce que tu crois !
-Allez-vous me tuer accidentellement ?
-Bouge pour voir !
-Sans façon.
-Pourtant, t’es un gros dur ! Le provoqua-t-elle.
-Et malin. Donc je me rends.
-Si vite que ça ?! Railla-t-elle.
Elle prit alors ses menottes et les lui jeta.
-Mets-les. Fit-elle avec autorité.
Alors qu’il se menottait, il dit :
-Vous devez savoir que les personnes comme vous ne battent jamais les personnes comme moi. Je vous conseil d’apprécier la vie qui est la votre, Rollins.
-C’est une menace ?
-Une garantit.
Il s’approcha dangereusement d’elle, il était près, beaucoup trop près.
-Vous pensez que se sera terminé parce que j’irais en prison pendant quelques heures ? Ça ne sera pas terminé tant que tous les trois…
Il n’eut pu finir sa phrase car on lui tira une balle dans la poitrine, puis deux, puis trois, jusqu’à ce qu’il tombe dans la piscine qui se situait derrière lui. L’eau de celle-ci devenait écarlate. Rollins se retourna et aperçut Kono. Qu’avait-elle fait ? La jeune flic avança et toisa le corps de Mann qui flottait à la surface. Rollins avait gardé la bouche ouverte de stupeur et d’horreur. C’était finit. Peut-être qu’ils avaient tué le plus grand salopard de la Terre, mais à présent, ils allaient devoir en payer les conséquences…
FIN