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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 26.08.2013 à 21h40
Auteur : Juliave
Statut : Terminée
« La suite d'une nouvelle aventure 1, 2 et 3. Je reprends là où je m'en était arrêté. J'écris seul, merci. "Je te le promets, on surmontera tout ça" » Juliave
Cette fanfic compte déjà 8 paragraphes
Narration externe
« Votre frère ?
-Dave enfin David.
-Je ne vois pas le rapport entre la Corée du Nord et lui !
-Il est mort là-bas.
-Vous n’en avais jamais parlé à la thérapeute.
-Je ne lui fais pas confiance, à vous non plus d’ailleurs.
-Et pourquoi ?
-Vous me prenez pour une folle, tout le monde pense que je suis juste une malade mentale.
-Vous pouvez me faire confiance Catherine. »
La brune pose sa main sur celle du lieutenant, et sans qu’elle ne puisse expliquer cela, elle se détend. Elle sent qu’elle peut faire confiance à cette femme.
« Personne à part ma famille n’est au courant de son existence, même pas Steve.
-Vous en voulez-vous, de son décès ?
-Oui…
-Puis-je savoir pourquoi ?
-J’étais son ainée, j’avais deux ans d’expérience en plus que lui. Je savais que c’était dangereux, mais je n’ai rien fait pour le retenir d’aller dans cette partie de la Corée du Nord. Je l’ai laissé faire et je l’ai suivi. Mais quel imbécile, je fais !
-Mais pourquoi en reparler aujourd’hui ?
-Il devait fêter ses 27 ans, aujourd’hui. »
Du côté de Steve
Le brun entend son téléphone sonner. Le procureur. C’est vrai qu’il avait laissé le 5-0 derrière lui depuis quelque temps.
« Bonjour M. le gouverneur.
-Salutations McGarett, je sais que votre vie privée n’est pas au beau fixe, mais j’ai une affaire à vous confier !
-Très bien, de quoi s’agit-il ?
-Du décès de David Rollins. »
« David…David Rollins ?
-C’est effectivement le frère de votre compagne. Vous n’étiez pas au courant de son existence ?
-Je dois bien vous avouer que non.
-Il censé être mort depuis des années, mais récemment, ces empreintes ont était identifiés, ici à Hawaii…
-Mais ?
-Sous un autre nom –Rodrigo Perito-, il est suspecté dans plusieurs pays d’attentat contre l’armée. Et dernièrement ici à Hawaii : il a fait sauter un tank, tuant deux de nos gars. Retrouvez-le. »
Bien que légèrement abasourdi par les nouvelles, le SEAL acquiesce.
« Oui, je mets mon équipe sur le coup. »
Steve se pose énormément de questions : Pourquoi Cath lui a-t-elle caché l’existence de son frère ? Ce frère serait-il à l’origine de son mal être ? Est-ce que, son enlèvement, aurait-il faire resurgir, en elle, les souvenirs de la soi-disant perte de son cadet ?
Narration Catherine
Une boule se forme dans ma gorge, mes yeux me brûlent. Mon dieu tout est de ma faute, la mort de Dave, puis celle de Doris, tout la souffrance que j’ai dû infliger à Steve en lui enlevant sa mère. Je m’en veux, je m’en veux tellement. Mais d’un autre côté je sens un énorme poids s’enlever de ma poitrine. Je ne pouvais plus garder ce souvenir au fond de moi, sans rien dire à personne. Avant mon kidnappage, j’avais réussir à enfouir ça au plus profond de moi, mais quand tout est ressurgi d’un coup… Juste de la pure souffrance.
« Ce n’est pas de votre faute, Catherine.
-Si et la mort de Doris, aussi.
-Oh non, Catherine ! Comment pouvez-vous y être pour quelque chose ? Vous étiez affaiblis, quasiment morte, qu'auriez-vous pu faire de plus ? Rien.
-Mais j’aurais dû me douter que j’étais surveillée, j’aurais dû. »
Les yeux sombres de la brune se plantent dans les miens et, d’une voix ferme, elle me dit :
«Vous faites partit de la NAVY, mais ça ne veut pas dire, que vous êtes un détecteur. Vous n’y êtes pour rien. »
Et comme un enfant ayant peur de poser une question stupide, je demande :
« C…C’est vrai ? J…Je n’y suis pour rien ?
-Vous n’y êtes pour rien. »
Et c’est comme si je redevenais moi. Des larmes de soulagement roulent sur mes joues. Je n’y suis pour rien, je n’y suis pour rien. La brune prend ma main et la sert fort.
« Tout ça est fini, maintenant. Vous avez affronté ce secret qui vous fessez tant souffrir, vous avez surmonté votre traumatisme, vous êtes forte Catherine Rollins.
-Mer…Merci. »
Mais maintenant j’ai besoin d’eux, j’ai besoin de Steve et d’Ethan.
L’amour a finalement toujours raison de nous. Juliave
Narration Steve
J’ouvre la porte doucement, et je la vois, allongé sur son lit d’hôpital, ses cheveux ramener en une grossière tresse posé sur son épaule gauche. Elle a toujours un teint pâle mais c’est joues sont légèrement rosies, elle a beaucoup maigri, mais elle est toujours aussi belle. Mon cœur bat plus fort, plus vite. Je marche vers elle, et sa tête se tourne dans ma direction. Je sens un sourire se former sur mon visage, Cath affiche un énorme sourire et ses yeux pétillent. C’est ma Cath. Je me précipite à son chevet et la prends dans mes bras, et la serre pour qu’elle ne parte plus jamais. Sa tête enfouit dans mon épaule je l’entends murmurer :
« Pardon. »
Mon épaule devient mouillée, elle pleure. Je prends sa tête entre mes mains et de mes pouces essuie ses larmes.
« Je t’aime, Catherine Rollins. »
Elle pose une de ses mains sur ma joue droite.
« Et si tu savais à quel point je t’aime, matelot. »
Je pose délicatement mes lèvres sur les siennes, et je sais. Je sais que je l’aimerais toujours, je sais que c’est tout simplement l’amour de ma vie.
Narration Catherine
Et ce baiser et le pansement sur ma plaie. Je ne ressens plus ce trou dans ma poitrine, plus de culpabilité, plus de peur, plus de souffrance, plus rien. Steve se détache lentement de moi, une étincelle malicieuse pétille dans ses yeux.
« Je t’ai apporté un surprise.
-C’est quoi ? je demande, ma curiosité piqué.
-Tu vas voir. »
Il sort de la chambre quelques secondes et revient avec…Ethan. Mon enfant, mon sang, ma chair. Il me fixe de ses grands yeux bleus et sourit. J’essaye de me lever mais mes sutures et mon état ne me sont pas bénéfique. Steve le dépose dans mes bras, je le regarde avec tout l’amour du monde possible, il m’avait tant manqué ! Et avec une de ses petites mains il prend un de mes doigts. Je dépose un baiser sur sa joue. Quand apparait mon blond préféré, Danny.
« Ravis, que tu sois de nouveau sur pied, lieutenant !
-Ravis, que tu n’es rien perdu de ton humour ! je réplique. »
Aucun moment ne pourrais être plus parfait que celui-ci.
Narration Steve
Je sens mon portable vibré dans ma poche. Le procureur. Dès que mon appel avec lui avait été fini, le docteur de Cath m’avait signalé qu’elle allait mieux et qu’elle souhaitait voir, Ethan et moi , je m’étais précipité à son chevet oubliant complètement David. Mais je ne pouvais dire à Cath que son frère était envie et était devenu un terroriste ça la détruirait de nouveau. J’ignore donc l’appelle et me concentre sur elle, eux. Ma priorité.
Narration Externe
Une semaine était passé, et l’état de notre lieutenant ne se dégradant pas, elle obtint la permission de sortir, mais devait encore suivre quelques séances avec le thérapeute. De son côté le 5-0 n’avançait pas sur l’affaire David, enfin Rodrigo Perito, ce qui énervé de plus en plus le SEAL, qui, bien sûr, n’en avait touché aucun mot à la brune.
Narration Catherine
Je me balade tranquillement avec Ethan dans les bras –il ne supporte pas sa poussette, bien le caractère de son père, tient !-. Quand un homme me bouscule, je me retourne près à lui dire deux mots. Nos yeux se croisent, ses yeux qui me sont tellement familier, ces yeux qui m’ont persuadé d’aller un territoire inconnue en Corée, ces yeux qui brillaient quand ils rigolaient. Ce sont les yeux de, non ce n’est pas possible, David.
Narration Catherine
« Madame, vous avez perdu un papier. »
Et le gars aux yeux de Dave me tend un papier. Et pour une raison inconnu, j’hésite. Ce n’est pas mon frère, il est mort. C’est juste un type normal. Je referme mon poing sur le morceau de papier, refusant de croiser ce regard si troublant.
« Bonne journée. »
Je ne réponds pas, et le regarde disparaitre dans une rue perpendiculaire. Je fixe mon poing, et lentement je l’ouvre, laissant réapparaitre le papier. D’une main je le déplie et lis ce qui y est écrit.
« Cathy, -mon sang ce glace dans mes veines, seul Dave m’appelait comme ça. Mon esprit devient de plus en plus troublé- rejoins-moi à l’adresse ci-contre. Ton frère, Dave. »
Ton frère Dave, ton frère Dave, ton frère Dave. J’ai vu son corps sans pouls, comment est-ce possible ? Il faut que j’y aille. Je regarde l’adresse écrit d’une écriture épaisse et brusque. Mais je me résigne au dernier moment : est-ce prudent avec Ethan ? Je le regarde, il joue tranquillement avec mes cheveux. Mais peut-être que l’occasion ne se représentera jamais. Je m’engage à la destination indiqué. J’arrive dans une ruelle sombre, Ethan émet un grognement.
« Tout va bien, chéri. Dis-je en lui caressant les cheveux.
-Cathy ? »
Je sursaute, devant moi, se tient une silhouette sombre. Elle se rapproche de plus en plus et je finis par voir son visage. Une méchante cicatrice, partant de l’oreille droite jusqu’au menton lui barre la joue droite. Sur son crâne reste quelques petites touffes de cheveux, sinon le reste n’est que peau brûlé. Et ses yeux tellement semblables aux miens. Ses yeux qu’il pose sur Ethan serré contre moi.
« Il ressemble beaucoup à son père, mais il a ton sourire et nos cheveux. Dit-il en tendant une main pleine de cicatrice sur mon fils »
Je recule, et je réalise que je me méfis de mon propre frère !
« -J…J’ai vu ton…ton corps inerte. Je…Je n’avais pas d…de pouls. Tu étais…mort.
-Et bien non. Quand vous m’avez cru mort vous m’avez balancé dans une fosse. J’ai dû y restait plus jours… Assez pour que vous ayez mis voile. J’avais mal dans chaque recoins de mon corps, ma bouche était si sèche, mes yeux me brûlaient, j’avais tellement soif, que j’aurais tout échangés contre une minuscule goutte d’eau. J’ai eu de la chance, des marchands ambulants, sont tombés sur moi, sinon j’aurais, bel et bien, finis mort. »
Je sens les larmes arriver, mon frère… Celui que j’avais cru mort depuis toutes ces années.
« -Si tu savais à quel point tu m’as manqué, à quel point je m’en suis voulu. Oh mon dieu, je n’arrive pas à y croire… Je suis tellement désolée, j’aurais dû mieux vérifier ton pouls, je suis désolé Dave…
-Ce n’est pas de ta faute Cathy, c’est à cause de ses salopards de soldats, de cette putain d’armée.
-Dave ! Tu t’en rends compte de ce que tu dis !
-Je ne dis que la vérité, Cathy !
-Ne dis pas ça ! L’armée se bat chaque jour pour protéger notre pays !
-Ils t’ont bourré le cerveau avec leurs propos complètement faux, complètement cons ! Ils s’en foutent de nous, ils ne pensent qu’à leurs titres de gloires, à leurs médailles…
-David, tu t’entends ? Tu parles comme un fou, un terroriste ! »
Un ange passe, et je commence à comprendre c’est propos, et j’ai des suées froides
« Dave…dis-je la voix lourde. Tu n’as rien fait de mal, n’est-ce-pas ?
-Peut-être bien que si. Prononce-t’il lentement. »
Dites-moi que je rêve ! DITES-MOI QUE JE RÊVE ! David lui qui était si brave, si engagé envers l’armée, non, non, non ! Je ne peux pas le croire !
« David, dit moi que c’est faux !
-…
-Qu’as-tu fais, David ? Qu’as-tu fais ?
-Je dois y aller, Cathy. »
Il commence à s’éloigner, il ne peut pas partir ! Je dois savoir dans quel pétrin il s’est encore mit !
« DAVE ! »
Il ne se retourne pas, continu d’avancer.
« DAVID ! »
Je cours pour le rattraper, quand une voiture noire aux vitres teintées surgit, et David s’engouffre dedans. J’accélère, il faut que je sache. Mais la voiture démarre en trombe me laissant en plan.
« DAVID ! je tente une dernière fois, même si je sais que ça ne servira à rien »
S’en est trop pour Ethan qui commence à pleurer tout en hurlant. Je caresse son dos d’une main rassurante, encore abasourdi par ce que je viens de découvrir. Je repose un regard sur mon fils qui a cessé d’hurler mais qui pleure toujours « Il ressemble à son père, mais il a ton sourire et nos cheveux » Attends, comment il connait Steve ?
Narration Steve
Je balance un poing rageur sur la table tactile. Aucune piste, aucun indice, rien. Jamais on n’a autant ramés sur une enquête ! C’est comme si il s’était volatilisé ! D’habitude je peux tout confier à Cath, elle trouve toujours les mots pour me remonter le moral, mais je ne veux pas quelle sombre à nouveau, donc je suis à cran. Quand la sonnerie de mon portable retentit dans la pièce.
« McGarett.
-Salut beau-frère ! »
Je me fige, David.
« David, que voulez-vous ?
-Tu sais, on peut se tutoyer, non ? Après tout on est de la même famille ! dit-il d’un ton narquois.
-Enfoiré. Jamais un terroriste ne fera partit de ma famille !
-Si Cathy savait ça !
-Ne parle pas d’elle !
-C’est pourtant ma sœur on a le même sang, j’ai d’ailleurs du sang en commun avec ton fils, c’est fou comme il te ressemble !
-Tu nous surveille, hein ?
-Tu comprends vite, ça m’étonne d’ailleurs !
-La ferme ! je le coupe.
-Tu sais c’est mal élevé de couper la parole !
- Je te préviens ne les approche pas, ou je te réduirais en bouillis de mes propres mains. !
-Qui te dis que ce n’est pas déjà fait !
-Quoi ??!!
-Au fait n’essaye pas de tracer mon portable : c’est un prépayé, je ne suis pas aussi stupide que toi ! »
Sans que j’ai eu le temps d’en placer une, il raccroche. Il faut que je rentre voir si Cath et Ethan vont bien !
Narration Catherine
Je me concentre sur la préparation du repas, tentant d’oublier ce qui s’est passé tout à l’heure, peine perdu : mon esprit est obnubilé par ça. J’entends la voiture de Steve se garer. Bizarre, il n’est que 18H00 ! Steve franchit la porte, et je vois la vague de soulagement qui se peint sur son visage.
« Tu rentres tôt, aujourd’hui…
-Euh, ouais, y’avait…pas trop de boulot au Q.G. »
Mais je vois bien qu’il ne me dit pas tout, je mets donc Dave de côté et me concentre sur Steve.
« Steve, on me l’a fait pas à moi ! Je vois bien qu’il y a quelque chose, Steve qu’est-ce qui se passe ? »
Je le regarde poser sa main sur la petite tête d’Ethan, évitant mon regard.
« Rien. Il n’y a rien Cath.
-Répète ça en me regardant dans les yeux ! »
Il ne décolle pas les yeux de notre fils. Abandonnant, je laisse le repas en plan et allume la télé pour tenter de me détendre, Steve me rejoint s’assoit avec Ethan sur les genoux. Je ne décolle pas les yeux des infos, je suis remonté contre lui.
« Toujours aucune trace du terroriste Rodrigo Perito de son vrai nom David Rollins, l’unité d’élite d’Hawaii, le 5-0, n’a toujours aucune piste. Nous allons écouter les déclarations du procureur… »
Ce n’est pas possible !
Les larmes coulent le long de mes joues. J’en veux à Dave, j’en veux à Steve de ne m’avoir rien dit, j’en veux au monde entier.
« Pourquoi, pourquoi tu ne m’as rien dit ?
-Catherine, tu viens de sortir d’un grand traumatisme, tu es encore fragile, je ne voulais pas que tu souffres de nouveau.
-En me cachant que mon frère, que je croyais mort, est devenu un dangereux terroriste, et que tu enquêtes sur lui ?
-Cath, je l’ai fait pour ton bien.
-Non ! Me cacher l’existence de mon frère, ne sera jamais pour mon bien ! Toutes les fois où j’ai étouffé mes pleurs dans mon oreille, le soir, quand je pensé à lui, toutes les fois où je m’en suis voulu, toutes les fois où j’aurais préféré mourir à sa place. C’est mon frère, c’est mon frère… je sanglote. »
Steve prends ma main dans la sienne, mais je l’enlève vivement.
« Je vais faire prendre son bain à Ethan. »
Je le prends dans mes bras et je pars aussi loin que je le peux de Steve, la blessure encore trop récente.
« On va pendre le bain, hein poussin ? »
Je dépose un baiser sur sa joue, il faut que je sois forte pour lui. Après avoir tout préparé, je plonge mon fils dans l’eau chaude et j’entreprends de laver sa tignasse brune. Quand Steve arrive, je ne veux pas qu’il soit là, je ne veux pas le voir.
« Cath…
-Laisse-moi, Steve.
-Cath
-QUOI ? j’hurle. »
Ethan se met à hurler, et nous restons comme ça Steve et moi nous regardant, Ethan hurlant. Steve sort mes mains de l’eau et les prends dans les siennes, encore une fois, sauf que là je ne les enlève pas.
« Tes mains tremblent, va te reposer, tu en a besoin. Je m’occupe d’Ethan. »
La fatigue me tombe dessus d’un coup, trop fatigué je ne cherche pas à riposter. Je regarde pendant quelques secondes, Steve envelopper dans une serviette Ethan et le serrant contre lui pour le calmer. Je pars dans notre chambre et m’écroule sur le lit. Je ferme les yeux et plonge dans le noir, pour tout oublier.
J’y ai réfléchis une grande partie de la nuit, généralement, un terroriste surveille ses victimes, il ne fait rien au hasard, ce n’est pas un hasard si j’ai revu Dave, hier, il avait tout prévu ce con, tout bien mis en place. Et maintenant moi aussi j’ai un plan. Un plan peut-être fou, un plan peut-être égoïste, un plan.
8h30 Ethan dort et Steve boit son café tout en lisant le journal et ce salopard doit nous surveiller. Je sors dans le jardin, refermant soigneusement la baie vitrée, Steve et Ethan seront plus en sécurité, et animé d’une rage que je ne me connaissais pas, j’hurle à plein poumons :
« David, sois un homme et au lieu de rester dans ton coin à nous surveiller vient, vient montrer au monde, le monstre que tu es devenus. »
Je reste debout droite comme un piquée, les points serré pendant quelques secondes, quand il apparait devant moi, un revolver braqué dans ma direction.
Flash-Back
« David Rollins, commandant de l’armée, on ne bouge plus ! dit le garçonnet tout en pointant un revolver en plastique sur sa sœur.
-J’ai rien fait, monsieur le commandant ! rigole la petite brune. »
Le jeune brun saute sur sa sœur qui tombe de son lit et tous deux roulent sur la moquette de la chambre de la petite Catherine, se chamaillant. Quand David se met à chatouiller son ainée :
« Dave, pitié pas ça ! rit aux larmes celle-ci.
-Oh si sœurette !
-Tu vas voir ! »
Catherine agile, fait une roulade arrière et se dégage de l’emprise de son frère et en profite pour grimper sur son dos.
« Et maintenant qui fais le malin ? se moque-t’elle tout en le chatouillant à son tour.
-Tu vas me le payer ! rit aux éclats le brun.
-C’est ce qu’on verra ! »
Et la jeune fille part en courant de sa chambre, pourchassé par David. Mais tournant la tête pour voir si son frère était derrière, elle percute une table qui vacille, un vase posé dessus. La petite fille s’arrête et regarde avec des yeux effrayé le vase se fracasser en morceaux par terre. Leur mère arrive et constatant l’état des lieux braque un regard furieux sur sa progéniture.
« Qui as fait ça ?
-C’est Cathy !
-C’est Dave ! »
Narration Catherine
La colère bouillonne en moi, ce n’est plus mon Dave, mon Dave et bel et bien mort en Corée.
« Tu oses pointer un pistolet sur moi ? Tu es tombé bien bas, David.
-Pas aussi bas que toi Catherine, avoir un enfant avec un ex-SEAL, tsss… dit-il méprisant.
-Je ne vois pas le rapport !
-Pour moi ça en a un !
-Oui, dans ta tête de grand malade.
-Pourtant, nous sommes les mêmes.
-Elle est bien bonne celle-là. JAMAIS, je ne serais comme toi. »
Narration Externe
Alerté par les hurlements de sa compagne le SEAL s’approche de la fenêtre, s’attendant à ce que le frère de la jeune femme ne viennent pas, mais, à son grand étonnement, il voit la silhouette arrivé à grand pas, avec –le sang du brun ne fait qu’un tour- un revolver pointant sur sa belle. Il se précipite vers son portable, et appelle son équipe, leur recommandant d’encercler sa demeure et de s’approcher le plus discrètement jusqu’à encercler le terroriste. Ensuite il monte dans la chambre de son fils vérifier que celui-ci dort toujours, et ferme la porte à clé. Maintenant, le SEAL se dirige dans le jardin, pour s’assurer qu’il n’y arrive rien à sa Cath.
Narration Catherine
Et ce que je ne souhaitais pas arrive : Steve nous rejoins.
« Tient, tient, le SEAL arrive à la rescousse, que c’est pitoyable.
-Steve, part ! C’est une histoire entre David et moi.
-Une histoire avec un terroriste qui pointe un pistolet vers toi et toi qui n’as rien pour te défendre. C’est du suicide de rester seul avec lui. Je ne bougerais pas d’ici.
-Je t’en prie, reste avec Ethan.
-Et que fera Ethan, sans mère ? Je ne reviens pas sur ma décision, je reste avec toi Cath.
-Que c’est mignon, j’ai presque envie de pleurer !
-David, écoute-moi : on n’est pas obligé d’en arriver là, pose ce pistolet et tout ira bien. Dit Steve.
-Ta gueule. »
Narration Steve
Bordel, les gars que faites-vous ? Ce fou a un pistolet braqué sur Cath, merde à la fin ! Steve ne perd pas ton sang-froid, ce n’est pas le moment. Inspire, expire.
«Alors, tu serais prêt à tuer ta propre sœur ?
-Ma propre sœur, qui m’a abandonné en Corée.
-Je te croyais mort, David ! Tu crois que, pour moi, ça n’a pas été dur ? »
Et quand enfin les sirènes se font entendre.
Narration Catherine
Mon plan fonctionne ! C’est la fin.
« David, c’est fini, pose ce pistolet.
-Si je dois passer le restant de ma vie en prison, toi, tu dois mourir. »
Et son doigt appuie sur la détente, et tout se passe très vite. Le hurlement de Steve, la douleur, le sang qui coule. Je me sens tomber sur le gazon, et après plus rien juste les ténèbres.
Il parait que quand on meurt, on se repasse notre vie, et c’est peut-être ce qui est en train de m’arriver…
Flash-Back
Mon dieu, même recevoir une balle fait moins mal que ça ! On dirait qu’on s’amuse à poignarder mon ventre, encore et encore.
« Respirez, on inspire et on expire. Dit l’infirmière tout en mimant. Voilà c’est très bien, allez on recommence. »
Et Steve qui n’est pas là, il va voir celui-là, même pas là pour la naissance de son premier enfant !
« Monsieur, qui êtes-vous ? Vous n’avez pas le droit d’entrer.
- Je suis le père, laissez-moi passer ! »
Steve arrive et me prend la main.
« Je suis là maintenant tout ira bien, je te le promets. »
….
« Et voilà, c’est un beau petit garçon, de 3,1 kg. Dit l’infirmière tout en posant mon nouveau-né sur ma poitrine. »
Jamais je n’ai vu un aussi beau bébé ! Mes yeux se tournent vers Steve, les yeux brillant de fierté, et pas besoin de paroles, un regard suffit :
« Bienvenue Ethan McGarrett. Dis-je tout en déposant un baiser sur sa petite joue.»
….
Base d’entrainement de la NAVY
« Vous avez vu comme ce mec est sexy ? »
Je roule des yeux, ce n’est pas possible, ça fait à peine une heure qu’on est arrivées et elles matent déjà !
« Je voudrais vraiment trop avoir son numéro ! »
Je me retourne sur Kylie Rocks, une petite rousse au visage parsemé de taches de rousseurs.
« Bah vas lui demander !
- Non, t’es folle j’oserai jamais !
- Bon. »
Je me dirige d’un pas décidé vers lui.
« Salut, la petite rousse là-bas, elle voudrait ton numéro.
- Pourquoi elle ne me le demande pas elle-même ?
- Bon, tu veux bien lui donner oui ou non ?
- Laisse-moi réfléchir…
- Grouille !
- Très bien, puisque madame est pressée. Dit-il tout en me tendant un papier. »
Je saisis le morceau, nos regards se croisent, c’est vrai qu’il a des beaux yeux, stop Catherine, t’es pas là pour penser à ça ! Et juste avant de partir, je regarde, inscrit sur sa poitrine, son nom : Steven McGarrett.
…
Assise sur un banc, emmitouflée dans mon blouson aux couleurs de la NAVY, je regarde le ciel sombre, sans étoile. Il est déjà bien tard. Quand je sens la présence de quelqu’un à côté de moi, je tourne la tête : Steve. Mes yeux pénètrent les siens, si bleus, si beaux. Arrête Catherine, détourne le regard, allez ! Mais je n’arrive pas à enlever mon regard du sien. Un mois que nous sommes ici, un mois que je le connais, un mois que je ne fais que de penser à lui. C’est pas vrai, il faut que je me concentre sur ma carrière, bordel !
« Catherine… »
Je ne l’ai jamais vu aussi gêné, d’habitude si sûr de lui.
« Oui ?
- En fait ça fait depuis un moment, depuis la première fois que je t’ai vue…je ne pense qu’à toi. Dès que je suis loin de toi je meurs un peu plus, tu es l’eau qui éteint le feu de ma soif, tu es mon oxygène quand mes poumons en sont vides, tu es le soleil de mes journées, Catherine, je…je t’aime tout simplement.
- Embrasse-moi. »
Il ne se fait pas prier et mon cœur explose. Tout d’un coup, je me fiche éperdument de ma carrière, il n’y a que lui qui compte. C’est l’homme de ma vie, j’en suis sûre.
La vie est faite de moments clés, de moments que nous n’oublierons jamais.
Fin.