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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 21.09.2013 à 17h02
Auteur : miss1994
Statut : Terminée
« Quand sa soeur revient à Hawaii, Steve se doute que ça ne va pas être simple... S'il savait!! EV co-écrit par Miss1994 et Lyne358 » miss1994
Cette fanfic compte déjà 16 paragraphes
Chapitre 1:
Steve était rentré chez lui après une journée de boulot chargée, et il s’apprêtait à aller nager un peu pour se détendre quand le téléphone sonna : en temps normal il aurait laissé le répondeur, sauf qu’il reconnut immédiatement l’indicatif de Los Angeles et que ça faisait une éternité qu’il n’avait pas eu de nouvelles de sa petite sœur :
« Hey Mary ! Comment ça va ?? »
Ils passèrent quelques minutes à parler de choses et d’autres, puis Mary se lança :
« Au fait qu’est ce que tu dirais si je rentrais à Hawaii ? » Surpris, Steve se gratta le front du pouce en cherchant ses mots :
« Heu, ben je sais pas trop, c’est à dire que… »
« Ecoutes Steve, j'ai envie de revenir à Hawaii ! C'est encore chez moi il me semble, non !? » S'énerva t-elle.
« Mary, soupira-t-il, tant que Wo Fat ne sera pas hors d'état de nuire... »
« Oh écoute Steve oublies-le un peu ce gars ! Et puis si je me souviens bien Papa nous avait séparés à cause de la mort de Maman! Or elle est vivante, alors j'estime que j'ai le droit de rentrer cher moi ! » Steve se rendait compte que le ton montait. Il sentait bien que sa sœur était au bord des larmes et tenta de calmer les tensions par un marché :
« Ok! T'as gagné ! Mais j'y mets mes conditions, c'est ça ou rien ! »
« En dehors du fait que je n'ai plus trois ans et que je trouve cela complètement débile... Soit! Lesquelles?! »
« Un, tu trouves du travail. Deux, si t'es en danger tu rentres à L.A par le premier avion. Et trois, tu emménages à la maison c'est plus sûr! »
« À vos ordres, mon Commandant ! » Accepta t-elle aussitôt, pourtant excédée par la paranoïa de son frère.
« Bien! », soupira-t-il avec soulagement.
« Mon vol est pour demain... », ajouta-t-elle.
« Oh oh! Attends, comment ça pour demain? »
« C'était pas vraiment prévu que tu dises non, Steve ! » S'amusa la jeune femme.
Steve soupira avec néanmoins un sourire aux lèvres, reconnaissant bien là les petites combines de sa sœur.
« Bref, Continua-t-elle, je débarque demain vers 15h à Honolulu ! »
« Ok Mary, je serai là… À demain alors : bon vol ! » Salua Steve en attrapant sa serviette pour se diriger vers la plage.
« Salut ! »
Les deux acolytes raccrochèrent. Tous deux n'attendaient désormais qu'une seule chose : le lendemain !
En pleine après-midi, toute l'équipe était plongée dans son travail. Au QG Kono et Chin épluchaient les relevés téléphoniques de la victime pendant que Danny et Steve interrogeaient ses voisins. Ils étaient en route pour rentrer et, comme à l’accoutumée, les deux amis se chamaillaient :
« Non mais j'y crois pas, tu ne changeras jamais! Pestait Danny. MA coupe de cheveux est un art capillaire je te signal! Alors tu ne vas pas m'engueuler pour les trois petites minutes de retard que j’avais ce matin ! » Il ponctua sa protestation en passant la main dans ses mèches blondes pour les remettre en place.
« Tu plaisantes j'espère !? » S'amusa le Seal.
« Absolument pas ! Et arrêtes avec ce petit sourire en coin, tu vas me mettre en rogne ! »Tonna le Lieutenant
« Des cheveux balancés en arrière désolé, mais pour moi c’est pas une coupe de cheveux c'est du n'importe quoi ! », Se justifia Steve en riant.
« Pardon !? » Explosa le flic.
« Tu m'a très bien entendu Danno! » Fit le Seal en se garant sur le parking du QG.
« De la part de celui qui consacre trois minutes par mois à ses cheveux, et à coup de tondeuse en plus ! Pfff... T'y connais vraiment rien ! » Abandonna le gars du New Jersey.
« Tu paries?! » Charia son collègue.
« Et je gagnerais haut la main mon pote ! » Fit Danny.
« Mais quelle assurance Danno, je serais toi je n'en serais pas si sûr... » S'amusa Steve en descendant à son tour de la Camaro avec un air narquois.
« Ah ouais ! N’empêche, moi ce n’est pas l’intégralité des gens que j’ai croisés qui se sont payés ma tête la dernière fois que je suis sorti de chez mon coiffeur ! »
« C’est même pas vrai ! »
« Bien sûr que si ! Tout le monde ! Et je préfère encore prendre modèle sur le King que sur un Playmobile ! Et au lieu de me chambrer sur ma ponctualité tu ferais mieux de te poser des questions sur la tienne, mon gars ! Parce que ce matin tu nous as dit que ta sœur atterrissait à 15h00 or je ne sais pas si ta montre fonctionne mais il est 15h15! » Se vanta le Lieutenant
Steve ravala sa remarque en regardant sa montre et s'alarma:
« Merde! J'suis en retard! Tu me feras un débrief' quand je reviendrai ! » Fit-il en remontant aussitôt dans la voiture. Williams se mit à rire et fit un signe de la main à son ami pour le saluer. Puis, il retourna dans le bâtiment pour retrouver les autres et avancer sur l'enquête. Steve arriva en hâte à l'aéroport et vit Mary qui l'attendait :
« Eh! Salut sœurette ! » Ils s'enlacèrent un long moment avant de prendre la direction de la maison. En chemin, Mary ne manqua pas de chambrer son frère sur sa fâcheuse manie de conduire la voiture de Danny, tandis que lui essayait de comptabiliser le nombre d’accidents qu’elle avait eu, ce qui dégénéra en chamaillerie, puis en gros fou rire. Une fois arrivé, Steve aida sa sœur à porter ses valises :
« Dis sœurette, c’est pas que je m’ennuie avec toi mais j'ai beaucoup de boulot. Tu t'installes et on se voit se soir, ça ne te dérange pas ? »
« Monsieur va sauver le monde ! le taquina Mary. Allez file ! »
Steve l'embrassa sur le front et s'éclipsa pour prendre la direction du QG où Kono, Chin et Danny attendaient son retour pour partir à la chasse aux suspects. Quant à la jeune femme, elle rangea ses affaires en un temps record et décida d'aller faire son jogging pour dissiper un peu les effets du décalage horaire.
Chapitre 3 :
Mary avait pris l’habitude d’aller courir tous les matins : ça lui permettait de se réveiller et surtout de se préparer à affronter sa journée... Une semaine qu’elle était à Hawaii et qu’elle faisait son possible pour respecter le contrat passé avec son frère : emménager dans sa chambre de jeune fille n’avait posé aucun problème, et pour l’instant aucun danger ne se profilait à l’horizon… Restait à trouver un job !! Du coup, elle passait ses journées à éplucher les annonces dans les journaux et sur le net, à envoyer des mails et à passer des coups de fils, mais pour l’instant elle n’avait même pas décroché un entretien… Steve avait bien sous-entendu qu’il pourrait peut être graisser certains rouages mais elle l’avait rembarré : elle était une grande fille à présent, et elle n’avait pas besoin de son grand frère pour la pistonner !! N’empêche que ce n’était pas sa fierté qui lui permettait de trouver du boulot…
La jeune femme songeait à tout ça en enchainant les foulées longues et souples, concentrée sur sa respiration : plus les jours passaient plus elle rallongeait son tour… Au moins elle était dans une forme éclatante !! Musique à fond dans les oreilles, elle regretta seulement que son frère, débordé par son travail, ne puisse pas courrir avec elle aujourd'hui. Mary adorait taquiner son grand frère lorsqu'ils étaient ensemble: elle le chariait sur sa manie de rouler les fesses quand il court et lui, pour se venger, l'obligeait à courrir de plus en plus vite jusqu'au retour. Comme d’habitude elle finit en marchant d’un bon pas pour détendre ses muscles et étirer ses ligaments : ce faisant elle observait la rue où elle avait grandi… Un endroit étrangement familier et tellement différent ! Les Matterson étaient partis depuis longtemps et leur jardin avait été entièrement réaménagé, la maison des Christenberg avait un nouveau portail, et on entendait un chien aboyer chez les Duprey… Par contre les Davis étaient toujours là, et la vieille dame ne manquait jamais de la saluer avec de grands signes de mains ! Mary se demanda si elle faisait toujours d’aussi bons cookies, et en passant elle vit que l’ancienne maison des Dyvers avait trouvé de nouveaux locataires… Par le portail ouvert elle aperçut un grand gars au crâne rasé qui, en l’apercevant rabattit la porte de son garage avec fracas… Par politesse elle le salua d’un signe de tête courtois mais l’homme la regarda fixement passer sans sourciller jusqu’à ce qu’elle soit hors de vue… La jeune femme haussa les épaules :
« Toi mon vieux, ma mère t’aurait collé une grande claque derrière les oreilles pour t’apprendre à dire bonjour !! ». Et elle se pressa de rentrer pour aller prendre sa douche et reprendre sa chasse au job !
Le midi, après une matinée de recherche infructueuse, Mary décida d’aller se changer les idées : connaissant son frère elle avait de grandes chances de le trouver au camion de crevettes pour le déjeuner, aussi elle prit sa voiture pour se diriger vers la plage.
Quand elle arriva, Kamékona poussa un rugissement :
« Petite sœur te voilà enfin !! » Il la serra affectueusement dans ses bras et elle éclata de rire.
« Doucement Quinze Tonnes tu vas la casser !, tança Danny en embrassant Mary à son tour, aussitôt imité par Chin.
« Tu plaisantes mon frère ?? C’est ma cliente favorite, ma fan number one ! Je vais pas tuer la poule aux œufs d’or ! »
« Kamé j’adore ta cuisine mais faut pas exagérer ! » plaisanta-t-elle, mais l’autre était très sérieux :
« Les personnes qui savent apprécier les bonnes choses se font rares sur cette île petite sœur ! », déclara-t-il solennellement en jetant un regard accusateur aux deux policiers.
« En tout cas, je ne sais pas si tu as trouvé un job, remarqua Chin, mais j’en connais un qui serait tout prêt à t’embaucher ! » Mary eu une grimace comique :
« Et me déguiser en crevette géante pour racoler les clients sur la plage ?? » Ils riaient encore à cette idée quand Steve et Kono les rejoignirent : après avoir passé commande ils discutèrent de choses et d’autres jusqu’à ce que l’ancien Seal mette les pieds dans le plat avec sa sœur :
« Et alors ? Tes recherches ? » Elle ne releva pas le ton inquisiteur et préféra plaisanter :
« A part un voisin mal élevé je n’ai rien trouvé ! Tu vas aller l’arrêter pour flagrant délit d’impolitesse ?? »
« T’as des nouveaux voisins ? » questionna Danny.
« Je ne savais même pas… Pourquoi ça t’intéresse ? » Son coéquipier fit la moue :
« Tu as raison : ça aurait été une jeune et charmante voisine esseulée ça aurait pu m’intéresser ! » Tous éclatèrent de rire et le repas se termina dans la bonne humeur, puis Mary reprit le chemin de la maison tandis que l’équipe regagna le QG pour se remettre au boulot… Sur le chemin, Kono avait envoyé un sms à Mary pour la prévenir qu'Adam aurait peut-être besoin d'un coup de main pour gérer la paperasse de ses dossiers. La jeune flic lui promit alors d'en parler à son petit ami.
Chapitre 4 :
Après quinze jours, Mary avait établi un planning strict pour ne pas se disperser et éviter de finir à la plage tous les après midi… Les petits rappels à l'ordre de Steve sur le sujet s'accompagnaient souvent de disputes et elle détestait ça. Comme on était mardi elle faisait les courses : le frigo de célibataire, non merci !! Puisque ça ne semblait pas être une priorité chez son frère, elle s’était auto proclamée responsable du ravitaillement et après quelques négociations, Steve avait accepté de lui laisser sa carte bleue tous les mardis matins. Dire que Miss Rollins ne rentrerait de mission à Cuba que dans trois mois... Donc alors qu’elle revenait avec le pick-up plein à ras bord, elle tourna doucement dans sa rue pour éviter de renverser tous les sacs, et sa curiosité naturelle, probablement héritée de sa mère, prit le dessus : en allant faire son footing matinal elle avait remarqué un fourgon noir stationné chez son nouveau voisin, Monsieur Malotrus comme elle l’avait surnommé, et elle se demandait de quoi il pouvait bien s’agir :
« Ma pauvre fille ! Se dit elle ne soupirant. Si tu te retrouves à espionner chez les voisins en même pas trois semaines c’est qu’il est grand temps de trouver un job… Ou d’aller postuler à la CIA ! Eh, c'est ta mère qui va être contente, tiens!». L’autodérision lui permettait toujours de garder les pieds sur terre et de relativiser, mais elle ne put tout de même s’empêcher de rouler plus lentement et de jeter un œil en passant devant le portail ouvert… Ce qu’elle aperçut lui colla un frisson : on aurait dit que Monsieur Malotrus surveillait son arrivée puisqu’il était planté dans le passage, les bras croisés, suivant attentivement le pick-up du regard… Ils se regardèrent chacun d'un œil mauvais, quand tout d’un coup un grand fracas se fit entendre à l’arrière du van : visiblement une partie de la cargaison était tombée par terre et Mary crût voir clairement les canons de plusieurs fusils avant que l’homme ne vienne fermer précipitamment le portail en la foudroyant du regard…
En rangeant ses courses Mary essayait de rester calme : est ce qu’elle avait pu se tromper ? Non ! On n’est pas fille de flic sans en connaître un minimum sur le rayon, même quand on ne s’intéresse pas aux armes à feu ! Après avoir précipitamment rempli le frigo elle fila sur l’ordinateur et lança le moteur de recherche : après avoir surfé quelques minutes sur les sites spécialisés elle stoppa sur une planche décrivant les principaux modèles de fusils d’assaut :
« Bingo ! » Elle décrocha son téléphone en essayant de maitriser sa nervosité : « Steve c’est moi ! Oui, dis moi, il ne faut pas une autorisation spéciale pour détenir un M16a4 ? » La réponse de son frère lui tira une grimace de contrariété elle préféra battre en retraite : « Non ! Non, pour rien ! On m’avait posé la question alors je demande à l’expert ! Oui je me doute que tu as du boulot… On se voit ce soir ! Bisous ! » Elle raccrocha avec un soupire dépité : décidément il fallait qu’elle trouve un job de toute urgence si elle ne voulait pas devenir parano !!
Le soir au diner, elle tenta d’aborder le sujet avec son frère mais il la tourna en dérision pour finir par lui faire la morale : la curiosité était un vilain défaut et jamais il n’aurait crû qu’elle s’ennuyait au point d’aller s’occuper de ce qui se passait chez les voisins et se faire des films !! Vexée, Mary avait changé de sujet, mais les questions ne cessèrent pas pour autant de valser dans sa tête…
Chapitre 5
Le lendemain matin, Mary s'était levée avec les poules. Elle prit son petit déjeuner sur le canapé, son frère vint alors l'étreindre:
<< Aloha, Soeurette! Je te préviens si tu mets des miettes sur le canapé je te fait passer l'aspirateur dans toute la maison! >>
<< Oui oui! >> Répondit-elle évasive en regardant par la fenêtre la maison des voisins.
<< MARY! >> Tonna le Seal.
<< Quoi! Y´a un truc louche chez ce gars! >>
<< Oh écoute, il est sans doute débordé par son déménagement... Y´a un match de foot ce soir tu seras là? >>
En voyant que la porte du garage de ce voisin étrange s'ouvrait, Mary ne prit même pas la peine de répondre à son frère.
<< Je vais faire mon Jogging! >> S'exclama t-elle.
Le Seal n'eut pas le temps de réagir que sa soeur claquait déja la porte. Il leva les yeux au ciel et se hâta de la rattraper avant qu'elle ne dépasse les limites.
<< Mary! Attends! Non mais t'es complétement dingue, pourquoi tu t'acharnes sur lui?! >>
<< Il faut vraiment que je te réponde Steve... >> Fit-elle en croisant les bras d´un air buté.
<< Bon ok! On va lui demander alors, ça te va? >>
Elle acquiesca et ils se dirigèrent chez le concerné. Steve toqua à la porte puis, ils attendirent quelques secondes avant que la porte ne s'ouvre sur un homme d'une quarantaine d'années, brun, les yeux fonçés... Bref, "Monsieur tout le monde".
<< Bonjour Monsieur. Je suis Steve McGarrett euh... il ya eut plusieurs cambriolages ces temps-ci dans le coin alors, étant donné que vous venez tout juste d'enménager je me demandait si vous aviez des armes... pour vous défendre... >> Articula le Seal en total improvisation.
<< Des...?? Euh, non! >> Répondit-il d'un air innocent.
<< Y' en avait hier dans votre garage! Bien en vue en plus! >> Intervint soudain Mary.
<< Ah oui! Mais c'est pour la chasse aux sangliers... >> Se justifia t-il avec le même ton provocateur.
<< Bien. Désolé de vous avoir dérangé. Bonne journée! >>
Puis le flic tourna les talons et traîna sa soeur par le bras.
<< Rassurée ?! >> Chuchotta t-il à sa soeur avec un air ironique.
<< Mouais... >> Mentit- t-elle en se promettant de mener sa propre enquête.
Ne pouvant compter sur le soutient de son frère, elle attendit qu'il partit au travail pour commencer sa fillature : avec un père et un frère flic pas besoin de lire des romans policiers pour savoir comment s'y prendre : il fallait rester le pus loin possible pour ne pas se faire repérer, mais pas trop non plus pour ne pas se faire semer... Après avoir enfilé une casquette de baseball et des lunettes de soleil pour éviter d'être reconnue, elle attendit patiemment dans sa voiture jusqu'à ce que le gars se décide à prendre son van pour partir de chez lui : pendant un quart d'heure elle le suivit sans problème dans les rues d'Honolulu jusqu'à ce que le gars tourne plusieurs fois à droite, lui mettant ma puce à l'oreille !
" Sois il cherche une place pour se garer sois je suis grillée... Quelle andouille !" Elle reprit soigneusement de la distance quand tout d'un coup la voiture disparut de son champs de vision :" Merde !" Elle fit le tour du pâtés de maison sans succès quand tout d'un coup la voiture réapparut.... Mais dans son rétroviseur !! " Merde ! Merde et remerde !" Sentant que sa filature était en train de tourner à la catastrophe elle accéléra brusquement pour essayer de le semer, mais l'autre lui colla au train avec des intentions clairement mauvaises ! " Bon sang Steve va me tuer !!" Prise en chasse par sa propre proie elle roulait à tombeau ouvert dans les rues, frôlant l'accident à chaque carrefour ! Completement paniquée elle se rendit compte qu'elle s'était faite avoir en beauté et cherchait désespérément une solution quand tout d'un coup, une voiture quitta le bas côté juste à son passage pour la prendre en chasse, tous gyrophares allumés : sauvée ! " Cette fois Steve va vraiment me tuer..." Gémit- elle en se garant tout de suite sur le bas côté aussitôt imitée par la voiture de patrouille : alors qu'elle posait sagement les mains sur le volant après avoir coupé le contact elle dissimula soigneusement son visage pour au moment où le van noir passait à côté d'elle, au ralenti cette fois...
" Bonjour Mademoiselle. Police : permis de conduire et papiers du véhicule s'il vous plaît..." Elle renvoya un faible sourire au policier qui la dévisageait d'un air pas commode :
"Vous ne me croirez jamais si je vous dit que j'avais une bonne excuse pour rouler comme une folle ?"
Chapitre 6
Steve était entré tel une furie dans la salle d'interrogatoire du HPD. Il se planta devant sa sœur et lança:
« Tu m'expliques ?! » Le ton dur et menaçant du Seal lui fit froid dans le dos. Jamais elle n'avait vu son frère aussi en colère :
« Quoi ?! Attends je peux t'expliquer... » Mary tentait tant bien que mal de retenir ses larmes.
« Nan mais tu te fous de moi! Qu'est ce que t'avais derrière la tête, Mary ! Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ?! Je viens de sauver ton permis là, et je ne parle pas des accidents que tu aurais pu provoquer !! » Steve hurlait de colère. Sa voix résonnait dans la pièce sombre. Mary était submergée par ses émotions. Ne pouvant plus retenir ses larmes, elle regarda son frère droit dans les yeux. Ne trouvant pas la force de faire face à la colère de Steve, elle éclata en sanglots :
« Je suis désolée... » Souffla-t-elle.
« Lèves toi, on rentre ! » Ordonna le Seal sur un ton coupant court à toute discussion.
Dans un silence de plomb, Mary suivit son frère dans la voiture. Elle savait qu'elle avait totalement raison sur ce Monsieur Malotrus mais étant données les circonstances actuelles, elle préférait ne pas en parler. Dans la voiture, Steve conduisait un peu plus nerveusement qu'en temps normal. Elle tenta tout de même:
« Steve je... » Commença t-elle.
« Non Mary stop! Je ne veux plus rien entendre ! » Coupa Steve avec le même ton sévère.
Déçue, Mary posa sa tête contre la vitre. Pensive, elle se promit d'en parler au reste du 5-0 pour avoir au moins un avis extérieur à la situation. Une fois devant la maison, les deux jeunes gens entrèrent, toujours dans un silence de mort. Mary s'assit sur le canapé pour s'adonner à ses recherches d'emploi pendant que Steve était dans le jardin pour passer un coup de fil. Lorsqu'il revint à l'intérieur, il vint s'asseoir à côté de sa sœur :
« Qu'est ce que tu fais ? » Demanda t-il le plus innocemment possible.
« T'as pas une petite idée ?! » Répondit-elle du tac au tac, le fusillant du regard.
« Ok ! Bah tu éteins ça tout de suite et tu montes faire tes valises! Tu rentres à L.A ! » Fit-il avec le plus d'assurance possible.
« C'est une blague, Steve! » Ses yeux laissèrent échapper une perle salée sur sa joue que Steve ignora avec difficulté. Il choisit alors de se braquer et de hausser la voix malgré la difficulté de cet instant.
« J'ai vraiment l'air de plaisanter !?! Tu restes là je vais chercher ton billet ! » Tonna t-il en claquant la porte. Blessée au plus profond d'elle même et ne pouvant plus retenir ses larmes, la jeune femme se hâta de reprendre ses esprits et de profiter de cet instant de solitude pour prévenir Danny. Elle prit alors son téléphone dans son sac :
« Williams, j'écoute ? » Fit-il en décrochant son téléphone.
« Danny c'est Mary. Je crois qu'on a un problème... »
« Comment ça ! Tu vas bien au moins ? Et Steve ? » S'inquiéta le Détective.
« Ca va ne t'en fais pas. En fait, nos nouveaux voisins, ceux dont j'ai parlé chez Kamé, ils sont dangereux et Steve ne veut rien entendre... » Commença t-elle.
« Attends si Steve n'a aucun soupçon peut-être qu'il n'y a pas de quoi se faire peur… »
« J'ai vu des armes Danny ! Et il m'a prise en chasse cet après midi ! » Termina t-elle.
« Ok ! Développe ! » Mary informa alors Danny de tous les événements qui s'étaient produits ces derniers jours. Intrigué, il promit à Mary de faire son enquête en douce et de prévenir Steve s'il avait des preuves concrètes. A la fin de la conversation, les deux amis raccrochèrent. Au même instant, Steve franchit le pas de la porte.
« Tu pars demain à 16h34. Tu parlais à qui ? » Demanda-t-il en posant le billet sur la table.
« Personne ! » Répondit la jeune femme d'un ton froid, presque glacial, évitant tout regard avec son frère.
« Mary... » Souffla t-il, un pincement au cœur, regrettant de s'être emporté contre elle. Cependant, elle l'ignora et préféra s'éloigner dans sa chambre. A peine quelques minutes plus tard, Steve alla frapper à sa porte :
« Mary ? Je peux entrer ? » Fit-il.
Sans réponse, il entre-ouvrit la porte et trouva Mary entrain de se préparer pour allez surfer. Elle ne lui adressa même pas un regard. Steve comprit alors que le dialogue était impossible pour l'instant. Il l'informa alors simplement :
« Je retourne au QG, je serai de retour pour le dîner... »
Puis, il s'éclipsa le cœur lourd, plein de remords mais persuadé que dans le fond à force de rester coincée à la maison sans rien à faire sa sœur avait inconsciemment considérablement exagéré une situation somme toute banale . Après avoir descendu les escaliers, il porta ses yeux sur le billet d'avion. Il soupira de tristesse car dans le fond il avait été enchanté de son retour à Hawaii et de leur complicité retrouvée après tant d'années mais il voulait avant tout la protéger, même si c'était contre elle même... Surtout contre elle même car l'expérience avait bien prouvé que Mary pouvait être sa pire ennemie... Puis il sortit du domicile, laissant sa sœur seule.
Chapitre 7
Mary marchait dans la rue avec sa planche sous le bras, écœurée : elle savait qu'elle avait raison ! L'instinct des McGarret le lui criait haut et fort et elle ne pouvait s'empêcher de se faire du soucis pour son frère : un psychopathe pareil, surtout pour quelqu'un qui ne se méfiait pas tout Seal fut-il, c'était forcément synonyme de grand danger ! Et en passant devant chez les voisins elle ne pût s'empêcher de jeter un œil dans l'allée : vide ! Elle ralentit le pas l'air de rien et regarda attentivement : la maison semblait déserte et le gars avait très probablement profité de son arrestation pour aller vaquer à ses occupations illicites ! La curiosité l'emportant sur la prudence, elle déposa sa planche de surf à l'abri des regards et s'approcha de la maison : pas âme qui vive, aussi elle décida de faire le tour par derrière pour ne pas être vue depuis la rue... Dans son souvenir il y avait une porte à l'arrière, donnant sur la cuisine... Bingo ! Elle appuya délicatement sur la poignée qui céda tout de suite et elle poussa la porte pour entrer à pas de loup en regardant attentivement partout : jusque là rien que de très normal à sa grande déception et elle s'avança pour fouiller le rez de chausée... Tout était parfaitement rangé et les quelques placards qu'elle ouvrit ne révélèrent aucune surprise : de la vaisselle, du linge de maison...
<< Le garage ! >> se dit-elle en pensant aux armes qu'elle avait apercues. Elle se dirigea vers une porte, renonçant à explorer l'étage qui devait être tout aussi bien ordonné et descendit prudemment l'escalier plongé dans l'obscurité : en tâtonnant sur le mur elle découvrit un interrupteur qui illumina un vaste sous sol : petit bateau, un établi garni d'outils en tous genre et.... Tout au fond une large table était recouverte d'une bâche : elle s'approcha et après un instant d'hésitation souleva le tissus :
<< Je le savais !! >> Sous ses yeux s'étalaient une demi douzaine de fusils semi- automatiques ainsi que des outils de forage et du matériel informatique... << Toi mon coco, tu dois préparer un gros coup, ca c'est sûr !! >> S'exclama-t-elle.
<< Ce qui est sûr, c'est que vous êtes beaucoup trop curieuse Mademoiselle ! >> Fit une voix narquoise dans son dos.
<< Bon sang Steve va me tuer !! >> Pensa t-elle en se retournant pour faire face... à une femme!
EIles se fixaient du regard, l'air sevère. D'un coup, Mary sentit une main puissante s'enroulée autour de son cou suivit d'une forte décharge éléctrique. Dès qu'elle tentait de s'échapper, la décharge décuplait et la prise autour de son cou se resserrait. Une fois maitrîsée, la femme laissa Mary au bon vouloir de son homme de mains le temps qu'elle aille fermer la porte du garage dans un bruit strident. Soudain, le téléphone de Mary sonna. Le malfrat s'en emparra et le tendit à sa patronne qui lança après avoir lu le message.
<< Tiens! Il semblerait que cette chère Kono t'es trouvé du travail! Malheureusement je doute que tu soit encore en état... >>
<< Va te faire foutre! >> La coupa t-elle
La femme ordonna alors à son acolyte de quitter la pièce. Mary le suivait des yeux. C'était ce fameux Monsieur Malotrus. A peine avait-il monté les escaliers que la patronne empoigna fermement le cou de son otage et la força à reculer jusqu'au mur et menaça:
<< Je savais bien que j'aurais dû dire à mon frère de tuer toute la famille McGarrett! Mais je vais te dire une chose: je suis ravie de m'en charger moi même! >>
Sans laisser lui le temps de réagir, elle cogna la tête de Mary contre le mur et la laissa lourdement tomber à terre. Elle vérifia que sa victime était toujours en vie: Bingo! Elle sortit alors son arme pour l'achevée mais au dernier instant, elle se dit qu'elle servirait de moyen de pression sur le frère aîné...
Chapitre 8 :
Quand Mary reprit conscience elle était suspendue au plafond par une chaîne, ses pieds frôlant à peine le sol, et l'homme la regardait fixement en se roulant une cigarette :
« Vous ! Espèce de salopard ! Je savais qu'il fallait se méfier... »
« La ferme ! » Elle n'avait pas vu la femme arriver dans son dos et la douleur qui lui traversa les reins lui arracha un hurlement. Quand la brûlure du taser cessa enfin elle retomba au bout de la chaine avec un gémissement qui tira un sourire à Monsieur Malotru : il alluma nonchalamment sa cigarette pour venir lui souffler la fumée dans la figure avec un sourire malsain :
« Et si tu savais pourquoi tu n'es pas restée gentiment dans ton coin, hein ? Maintenant qu'est ce que je vais bien pouvoir faire de toi ? Une si jolie poupée... » Il approcha lentement le bout incandescent de sa cigarette de son visage, savourant la terreur qui emplissait son regard. « Par quel bout je vais commencer... ? » À la seconde où la braise toucha la peau de son cou elle poussa un hurlement !
« Ça suffit Franck ! » Le gars haussa les épaules et s'éloigna. Mary aurait presque été soulagée si le regard haineux de la femme ne lui avait pas glacé le sang. « Elle est à moi ! » Siffla la femme avec un sourire mauvais. « Mets cette pétasse dans le coffre de la voiture et prépare le matériel ! » Alors qu'elle s'éloignait, Mary n'eut pas le temps de réagir qu'une violente décharge traversa tout son corps pour la laisser inconsciente....
Turlupiné par cette histoire, Danny avait discrètement mené son enquête et mis un ancien collègue du HPD sur le coup. De son côté il avait lancé une recherche classique sur le voisin : permis, casier, famille, profession... Mais pour l'instant tout était clean. Trop clean ! Alors il se souvint de ce qu'avait dit Mary au sujet des armes et, suivant son intuition il lança une nouvelle recherche, seulement il eut beau farfouiller, aucune trace de permis de port d'armes ni de licence de tir, ni de permis de chasse ! "Banco !" Se dit-il en relançant une identification à partir de la photo du permis de conduire de ce Frank Malone... La machine pédala quelques secondes avant d'émettre un bip significatif...
« Merde ! Steve il faut que tu viennes voir ça, vite !! »
Mary s'éveilla douloureusement pour se rendre compte qu'elle était attachée sur une table sous une lumière aveuglante : elle gémit quand la douleur des brûlures refit surface et tenta de bouger, en vain...
« D'autres avant toi ont essayé ma jolie.. » Elle reconnut la voix de la femme et réussit à tourner la tête : elle était de dos en train de préparer quelque chose...
« Qu'est ce que vous voulez ? » Articula Mary d'une voix faible. La femme se retourna pour finir de préparer une seringue contenant un liquide rose orangé et Mary fut parcourue d'un frisson de panique !
« Ce que je veux ? Mais rien du tout ma jolie ! » Le regard terrorisé de sa prisonnière lui tira un sourire : « C'est ça le mieux ! Tu ne détiens aucune information intéressante, tu ne peux même pas servir de monnaie d'échange... En fait tu es juste bonne à assouvir ma vengeance ! » L'esprit de Mary fouillait frénétiquement dans sa mémoire pour retrouver un souvenir qui aurait pu expliquer cela mais la femme le comprit et secoua la tête : « Rien de pire que de s'en prendre à une innocente victime tu ne crois pas ? La meilleure façon de faire du mal aux autres ce n'est pas de les torturer... » Elle laissa planer un lourd silence en finissant de préparer sa seringue et s'approcher doucement d'elle pour lui garroter le bras : « La pire chose qu'on puisse faire à quelqu'un c'est faire du mal à ceux qu'il aime ! »
« Steve ! » Souffla Mary alors que la terreur s'emparait d'elle.
« Et oui ce cher Steven ! Nous avions prévu tout autre chose, mais tu nous as offert un moyen beaucoup plus divertissant de nous en prendre à lui ! » Au bord de la panique Mary se débattit, au point que les liens commencèrent à entamer la peau de ses poignets et de ses chevilles, mais la vue de Franck qui approcha avec un couteau la cloua d'effroi sur la table : le malfrat eu un sourire lubrique en passant doucement la lame sur son corps, égratignant à peine la peau pour provoquer de fines coupures et lacérant ses vêtements au fur et à mesure. Mary serra les dents malgré la douleur en se raccrochant à un vieux souvenir : alors qu'elle s'était brisée une cheville dans une mauvaise chute de vélo son père l'avait encouragée sur la route de l'hôpital : " Aller ma chérie ! Tu es une McGarrett ! Il n'y a pas plus courageux que nous et nous sommes plus forts que la douleur ! " Elle se concentra de toutes ces forces sur cette phrase avant de cracher d'un ton méprisant :
« Je vous tuerai ! Et si ce n'est pas moi ça sera mon frère ! » Les deux malfrats éclatèrent de rire en la laissant à moitié nue sur la table : « Allons garde tes forces tu vas en avoir besoin ! »
SURVIVRE. Mary se concentra sur cette unique pensée : survivre jusqu'à ce que Danny puisse la retrouver et venir la sauver avec son frère... Elle ne pût s'empêcher de fanfaronner :
« Et cette seringue c'est quoi ? Du poison ? » La femme rit encore :
« Bien sur que non ma belle ! C'est l'antidote ça... Il est là le poison... » Alors c'est avec horreur que Mary vit Franck approcher avec un bocal contenant quelque chose de noir qui s'agitait et elle ne pût retenir un hurlement terrifié quand le bocal s'ouvrit pour laisser tomber son contenu sur son ventre nu : tétanisée, elle vit la carapace noire du scorpion luire sous la lumière tandis que la bête commençait sa mortelle promenade sur son corps...
Chapitre 9
En réalisant que Franck Malone était une couverture qui dissimulait l'identité d'un criminel activement recherché Steve avait senti une peur glacée l'envahir :
<< Mon Dieu Mary avait raison ! >>
<< Et elle est sûrement en danger à l'heure qu'il est : d'après son casier ce gars est une vraie brute !! >> Ajouta Danny. Steve ne perdit pas une seconde : << Chin ! Kono ! Vous me trouvez tout ce que vous pouvez sur cette ordure et nous on file récupérer Mary pour la mettre en lieu sûr ! Après on ira tous ensemble s'occuper de lui ! >>
Sans même attendre leur réponse ils avaient filé à la voiture : rongé par le remord et l'inquiétude Steve n'avait jamais conduit aussi vite, mais suspendu à la dragonne Danny ne dit rien... Seulement une fois arrivés chez lui ils ne trouvèrent rien : aucune trace de sa sœur !
<< Bon sang ! >> Jura le Seal. << Elle était partie surfer mais elle aurait déjà du être revenue ! >>
<< On va voir chez ton voisin ? >> Suggéra Danny. Son coéquipier approuva : ils trouvèrent le portail grand ouvert et Steve ne fit pas de manière pour défoncer la porte et fouiller toute la maison : arrivé au sous sol il découvrit avec horreur une trace de sang, juste sous des chaînes pendues au plafond, mais avant qu'il puisse se remettre du choc il entendit Danny qui l'appelait :
<< Regarde ce que j'ai trouvé planqué dans la haie ! >> Le policier tenait maladroitement une planche de surf. Une planche qu'il aurait reconnue entre mille car c'était celle de sa sœur !!
Mary oscillait à la frontière de l'inconscience... Plusieurs fois elle s'était évanouie de douleur et jamais elle n'aurait pensé que son corps pourrait supporter ça... À chaque nouvelle piqûre la femme regardait le poison faire ses ravages jusqu'à la limite du supportable avant de lui injecter une dose de sérum, et puis ça recommençait. Encore. Et encore.
Au bout de plusieurs heures elle commença à sombrer : elle ne se souvenait même plus de ce qu'elle faisait ici ni qui étaient ces gens, c'était à peine si elle se souvenait de son propre nom ! Il ne restait que cette petite bête noire qui se promenait sur sa peau en lui infligeant de cruelles piqûres... Et la douleur. La douleur insupportable et omniprésente, la douleur qui envahissait chaque parcelle de son être sans qu'elle puisse se raccrocher à quoi que ce soit tant elle faisait maintenant partie d'elle. Mais plus pour longtemps...
<< Il ne reste presque plus de sérum >> Remarqua Franck en continuant à asticoter le scorpion pour décupler son agressivité. La femme eut un sourire cruel :
<< Alors c'est bientôt fini ! De toute façon McGarrett doit être sur notre trace maintenant... Vas te préparer ! >> L'homme acquiesça en silence et délaissa son petit jeu à contrecœur pour aller préparer un accueil digne de ce nom au Five-0...
Mary sentait qu'elle perdait pied et que ses forces l'abandonnaient : elle en serait presque venue à désirer cette fin qui la délivrerait de ses souffrances mais la douleur était tellement omniprésente qu'elle ne lui permettait même pas d'y penser... La femme s'approcha d'elle pour venir murmurer à son oreille :
<< Ce n'est pas aujourd'hui que tu me tueras ma belle... Et ton frère non plus d'ailleurs !! >>
Steve et Danny avaient passé la maison au peigne fin sans trouver le moindre indice pour les mettre sur la piste des ravisseurs : rejoints par Chin et Kono, ils avaient accueilli Charlie Fong qui avait aussitôt fait un test sur l'échantillon de sang. Alors qu'ils étaient en train de faire le point sur leurs recherches, le scientifique vint vers eux avec le prélèvement :
<< C'est du B+, c'est tout ce que je peux vous dire pour le moment... >>
<< C'est le groupe de Mary ! >> Se lamenta Steve, plus inquiet que jamais.
<< Du calme ! >> Essaya de le rassurer Danny. << On va la retrouver ! >>
<< Et comment ? >> S'inquièta Kono. << On a trouvé aucun indice ! >>
<< Moi je sais comment la retrouver, et il faut faire vite ! >> Déclara une voix dans leur dos. Ils se retournèrent vivement pour découvrir une femme d'une petite soixantaine d'années qui s'avançait vers eux d'un pas vif.
<< Maman ?? >> S'exclama Steve stupéfait.
Chapitre 10 :
Elle tendit à son fils son téléphone sur lequel figurait le cliché d'une femme brune, une trentaine d'années... cette fille pourrait être mannequin si elle le souhaitait ! Elle était accompagnée d'un homme au crâne rasé que Steve reconnu aussitôt:
<< C'est Frank Malone! >> Fit-il en fixant l'appareil
<< La femme avec lui te dit quelque chose? >> Demanda Danny
<< Non, mais son visage m'est famillier... Lance une reconnaissance on n'en sera peut-être plus! >>
<< Ce ne sera pas nécéssaire: il sagit de Ann Hesse, ses frères l'appelaient aussi Anny >> Informa Doris
<< Euh... j'ai mal entendu ou vous avez bien dit Hesse? >> Fit Kono, inquiête
<< Malheureusement Kalakawa vous avez bien entendu >> Enchaîna Doris
<< Cela ne nous dit pas où est Mary... >> Observa Chin de son habituel ton calme et posé
<< Et bien peut-être que si... >> Suggéra l'ancienne espionne. Devant le regard impatient de son fils, elle continua: << Elle est déja connue de la Compagnie. Il y a environ cinq ans, elle a fait équipe avec Wo Fat pour piéger les agents d'intervention de la CIA lors de l'altercation d'un groupe terroriste majeur dont ils étaient les fournisseurs d'armes >>.
<< Ca ne nous dit toujours rien! >> S'enéva Steve
<< Elle avait élu un petit entrepôt non loin d'ici comme QG. Peut-être qu'elle y est revenue >> Expliqua t-elle
<< On fonçe! >> Ordonna le Seal à son équipe
<< Attends! >> , interrompit sa mère. << Elle est extrêmement dangereuse et la CIA la suit de prêt depuis qu'elle est arrivée à Hawaii il y a trois semaines car nous sommes certains qu'elle prépare un mauvais coup ! >>
Le visage de Steve se figea aussitôt. Choqué par cette annonce, il explosa:
<< QUOI ! Pourquoi tu m'as caché un truc pareil ! Je te rappelle que papa est mort à cause de cette histoire ! Et Freddie aussi! Si Mary en paye le prix je ne suis pas sûr d'avoir la force de te le pardonner ! >> Enfin, il s'éloigna sans que personne ne puisse réagir.
Tous étaient anéantis mais les amis du Seal décidèrent de remettre ce problème à plus tard. Alors que Doris leur emboita le pas Steve l'interrompit d'un geste brusque : << Tu n'iras nulle part !! >>
<< Et tu comptes m'en empêcher comment ?? >> Rétorqua sa mère en croisant les bras d'un air buté.
<< Ne m'oblige pas à te menotter à un radiateur ! >>
<< Tu crois franchement que ça m'arrêterait ??? >>
Steve eu une moue désabusée : << Tu ne crois pas que tu as fait assez de mal comme ça ?! >>
Trop choquée pour répondre, Doris regarda l'équipe monter en voiture et s'éloigner sur les chapeaux de roues sans plus pouvoir retenir ses larmes...
Une fois dans la Camaro qui filait à vive allure vers le port, suivie de près par la Cruze de Kono, Steve vit bien que ça n'allait pas : suspendu à la dragonne, Danny tirait une tête de six pieds de long sans qu'il puisse comprendre pourquoi :
"Hey que moi je sois furieux ça peut se comprendre, mais toi..."
" Moi ?? Pesta Danny. Moi je suis super inquiet pour Mary qu'est ce que tu crois !!"
"Moi aussi bien sûr ! C'est ma sœur !!" Rétorqua le Seal en haussant le ton.
"Oui mais toi depuis le début tu fais n'importe quoi !!, lui reprocha son ami. Si tu avais crû ta sœur on n'en serait pas là ! Tu imagines si moi je ne lui avais pas fait confiance ?? Si je n'avais pas fait des recherches ?? À l'heure qu'il est au lieu d'être en route pour essayer de la sauver tu serais sûrement en train de tranquilement siroter une bière dans ton transat espèce de crétin !" Surpris par la violence de sa réaction Steve bredouilla :
" Oui, je sais bien mais..."
" Mais rien ! Et alors que ta mère vient nous donner des infos capitales tu te payes le luxe de refuser son aide ! Je me demande vraiment ce qui ne tourne pas rond chez toi !!" Steve comprit que Danny était furieux et s'excusa :
" Tu as raison... Je te demande pardon..."
"C'est peut être un peu tard pour ça ! Alors maintenant accélère parce que si on n'arrive pas à temps c'est moi qui ne te le pardonnerai pas !" Choqué, Steve garda le silence et enfonça encore la pédale d'accélérateur en songeant que lui non plus ne pourrait pas se le pardonner...