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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 15.11.2013 à 14h48
Auteur : Halia
Statut : Terminée
« Mauvaises journées, disputes, trahisons... c'est dans ces moments qu'il est important d'avoir quelqu'un sur qui compter. » Halia
Cette fanfic compte déjà 23 paragraphes
17 mars
Il était plus de 18h, le 5-0 venait de boucler une nouvelle enquête.
Chin était parti retrouver Leilani avec qui il venait de décider d’emménager.
Après avoir rendu une nouvelle visite à Charlie pour les besoins de leur enquête, Kono avait finalement cédé et accepté d’aller boire un verre avec lui. Mais avant de partir, elle se tourna vers Steve :
« Dis donc, comment ça se fait que ces derniers jours c’est toujours moi que tu ais envoyé au labo de Charlie ? »
« Euh… c’est parce que tu es celle qui comprend le mieux ses explications… »
« C’est ça oui ! Et ça n’a rien à voir avec le fait qu’il insiste depuis plusieurs jours pour m’inviter à boire un verre ? »
« T’es démasqué mon vieux ! » Rigola Danny.
« On sait tous que Charlie a toujours eu un petit faible pour toi. Alors je me disais que ça te changerait les idées. »
Kono sourit avant de déposer un baiser sur la joue de son ami : « C’est gentil de t’inquiéter pour moi. »
« Et alors ? Est-ce que Charlie a des chances ? » Demanda Danny curieux.
« Vous verrez bien ! » Répondit la jeune femme en quittant la pièce.
Il ne restait plus que Steve et Danny quand trois personnes entrèrent. Lorsqu’il les reconnues, Steve sentit un nœud se former dans son estomac. C’était Suzie Walker et les Harris. Leur présence à tous les trois ici ne présageait rien de bon…
« Mademoiselle Walker, Monsieur et Madame Harris ? Qu’est-ce… Qu’est-ce que vous faites ici? Emily va bien ? »
« Eh bien… » Commença Suzie, « En fait… » Elle savait que Steve s’était attaché à la gamine et ne savait pas trop comment lui annoncer la nouvelle.
« Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ? » Steve commençait à s’angoisser.
« Elle a disparu. » Lâcha finalement Monsieur Harris.
« Quoi ! Mais comment ça disparue ? » Attiré par les cris de Steve, Danny sortit de son bureau et les rejoignit.
« Emily fait ses travaux d’intérêt général à l’orphelinat du district. » Commença à expliquer Mme Harris. « Elle est vraiment très à l’aise avec les enfants et ils l’aiment beaucoup. Tout allait bien, mais ce soir, elle n’est pas rentrée à la maison. Je suis passé à l’orphelinat et on m’a dit qu’elle était partie depuis plus de 3/4 d’heure. C’est à dix minutes à pied de la maison ! Et… » Elle marqua une hésitation.
« Et quoi ? » questionna Danny
« Un des petits pensionnaires a aussi disparu. D’après la directrice, Emily s’occupait beaucoup de lui, surtout depuis quelques jours. »
« Vous pensez qu’elle l’aurait enlevé ? » Interrogea à nouveau Danny. Steve avait l’air perdu et ne pouvait décrocher un mot.
« En fait, ma femme n’a pas tout à fait raison. Tout ne se passe pas au mieux avec Emily. C’est une gamine adorable mais elle est renfermée, triste, elle fait des cauchemars… Pour moi elle ne va pas bien, mais elle refuse de nous parler. Et elle a une fâcheuse tendance à disparaître ! Si on est là, c’est parce que cette fois, elle n’a pas disparue seule et je ne suis pas sur qu’elle revienne d’elle-même. On a besoin d’aide pour la retrouver. » Dit M. Harris en regardant Steve.
Steve restait silencieux. Danny lui mit un léger coup de coude pour le tirer de ses pensées.
« Euh… oui. Bien sûr que je vais vous aider ! Vous devriez rentrer chez vous, on ne sait jamais. Je m’occupe des recherches. »
Quand Steve et Danny se retrouvèrent seuls, le blond observa son ami. Il l’avait rarement vu aussi inquiet.
« Hey ! ça va ? »
« Il faut que je la trouve. » Steve essayait de cacher ses émotions, de paraître confiant, sûr de lui, comme à son habitude. Mais Danny n’était pas dupe. Il connaissait le sentiment qu’il percevait dans le regard de son ami, il avait ressenti la même chose quelques jours plus tôt quand Grace avait disparue : cette angoisse qu’il soit arrivé quelque chose à ce qu’on a de plus cher. Danny posa sa main sur l’épaule de Steve pour le rassurer : « On va la retrouver. Je vais t’aider. »
Danny prit le volant de sa camaro, et partit faire le tour des squares qu’il connaissait. Si elle était avec un enfant, il était possible qu’elle l’y ait emmené.
Steve avait décidé d’aller vérifier la plage. Son portable n’avait plus de batterie et il avait laissé son chargeur de voiture chez lui. Il fallait qu’il soit joignable au cas où Danny ou les Harris trouveraient la gamine avant lui. Il fit donc un détour pour aller le chercher.
Arrivé devant la porte, il entendit du bruit provenant de l’arrière de la maison. Il fit le tour discrètement en longeant le mur et aperçu dans le jardin Emily avec un petit garçon, en train de jouer. Quand Emily repéra Steve, elle se leva et s’approcha avec un sourire. Le seal sentit le poids qui oppressait sa poitrine s’envoler. Elle était là, visiblement en bonne santé.
« Mais qu’est-ce que tu fais là ? Tu te rends compte que tout le monde s’est inquiété ? »
« Je suis désolée. » Balbutia l’adolescente. Elle regarda Steve dans les yeux. « Vous aussi vous vous êtes inquiété pour moi ? »
« Bien sûr ! » Dit-il avant de lui adresser un regard sévère. « Mais je crois que tu me dois quelques explications : qu’est-ce que tu fais là ? Qui est ce petit garçon et pourquoi il n’est plus à l’orphelinat ? »
N’ayant encore jamais vu Steve fâché, Emily fut d’abord un peu impressionnée. Mais elle se reprit vite :
« Vous avez pas été très difficile à trouver… Tout le monde sait où se trouve le quartier général du 5-0, il a suffit de vous suivre en taxi. Même si le chauffeur a un peu râlé parce que vous conduisez trop vite. »
«C’est pas donné les taxis ! Comment t’as payé ? » Emily hésita, se doutant que ça ne plairait pas trop à Steve.
« Disons que j’ai fais des affaires avec certains de mes camarades de classes… »
« Tu peux être plus précise ? »
« Et bien… disons que certains sont prêts à payer pour ne pas faire leurs devoirs. »
« Oh ! Et je suis sur que les Harris vont être ravis d’apprendre ça ! Tout comme le fait que tu te promènes en taxi. Parce qu’ils ne sont pas au courant de ça non plus, je suppose ? »
«Non… » Dit-elle avec une petite voix. Puis elle vit l’opportunité de retourner la situation :
« Au fait ! Moi non plus j’étais pas très difficile à trouver ! Vous êtes même pas venu me voir… » Steve pouvait lire la déception sur le visage de la jeune fille. Un peu gêné, il tenta une explication :
« Euh… Je t’ai dis que j’étais là si tu avais besoin, mais je me suis renseigné sur les Harris, ce sont des gens biens. Ils s’occupent bien de toi non ? » Puis il se rendit compte qu’elle avait réussi à tourner la situation en sa faveur pour éviter de répondre à sa question. « Mais ça ne me dit pas ce que tu fais là et avec cet enfant ! »
C’était au tour d’Emily d’être gênée.
« Elliot est mon petit frère. » Dit-elle doucement.
« Comment ça ? »
« Vous vous souvenez de madame Gillesbie, la voisine de me mère ? Et bien j’ai été la voir un jour. » Steve soupira. Il comprenait mieux ce que voulait dire M. Harris en parlant des fréquentes « disparitions » de l’adolescente. Emily tenta alors de se justifier : « Elle a toujours été gentille et elle s’est beaucoup occupé de moi quand j’étais petite et je voulais la remercier. Et on a parlé de ma mère et elle m’a appris qu’elle avait eu un bébé quelques mois avant sa mort… J’en savais rien parce que ma mère n’avait même plus le droit de me voir tant qu’elle resterait avec son mec. Et entre lui et moi elle a choisi… » Un air triste s’était affiché sur le visage de la jeune fille. Puis elle reprit : « A l’orphelinat où je fais mes travaux d’intérêt général, il y avait ce petit garçon. Je sais pas pourquoi, mais tous les deux on s’est tout de suite bien entendus. Et puis on a les mêmes yeux, ceux de maman… »
« Emily ! Mais tu ne peux pas enlever un enfant parce que ses yeux ressemblent à ceux de ta mère ! »
« Mais c’est vraiment mon frère ! J’ai cherché son dossier dans le bureau de la directrice et sa mère c’est Margaret Winsley ! C’est écrit ! Vous devez me croire ! » Steve remarqua que les yeux de la jeune fille commençaient à s’embuer.
« Ok. Je te crois. » Dit-il sur un ton plein de compréhension. « Mais ça ne me dis pas pourquoi tu es venue ici. »
« On est de la même famille ! On doit vivre ensemble ! Je veux m’occuper de mon petit frère ! »
« Je peux comprendre ça. Mais pourquoi tu n’en as pas parlé aux Harris ? »
Emily serra les poings aussi fort qu’elle le pouvait. Elle sentait qu’elle ne pourrait plus retenir ses larmes bien longtemps. Pourtant, elle ne voulait pas pleurer. Elle devait montrer qu’elle était forte, qu’elle pouvait s’occuper de son petit frère. Mais les sentiments se bousculaient en elle. Elle se souvenait à quel point elle s’était sentie en confiance avec Steve, de ce sentiment de sécurité qu’elle avait ressenti avec lui pour la première fois de sa vie. S’était ce qu’elle voulait pour elle et pour Elliot. Mais il l’avait aussi oubliée depuis qu’elle était chez les Harris, et elle lui en voulait. Et elle n’arrivait pas à mettre de mots sur tout ça, à faire sortir quoi que soit de sa gorge.
Elle n’eut pas besoin de parler pour que Steve comprenne tout ça. Il savait qu’Emily s’était attachée à lui. Et s’il avait préféré resté en retrait depuis qu’elle était dans sa nouvelle famille d’accueil s’était justement pour ne pas empêcher des liens de se créer entre elle et eux. Mais visiblement il s’était trompé. Et puis il devait aussi être honnête avec lui-même, s’était aussi pour se protéger parce que lui aussi s’était attaché à elle et que ça le rendait vulnérable, ce qu’il détestait. Mais pour l’instant, il n’était pas prêt à le lui avouer.
« Ok. Je vais prévenir les Harris que vous êtes ici. » Finit-il par dire en posant une main sur son épaule pour l’apaiser.
« Est-ce qu’on peut rester ce soir ? S’il te plait… » Risqua la jeune fille. Elle venait par ses paroles de franchir la distance qu’elle conservait entre Steve et elle.
Il commençait à la connaître et savait qu’elle cherchait par-là à l’attendrir pour obtenir ce qu’elle voulait. Il décida de ne pas résister :
« Je vais voir s’ils sont d’accord. »
Suzie Walker était chez les Harris, attendant ou le retour d’Emily, ou, hypothèse plus probable, des nouvelles des policiers.
« Vous pensez qu’ils vont les retrouver ce soir ? » Demanda Mme Harris inquiète.
« J’espère… »
« Je comprends pas. » Reprit Mme Harris. « C’est pas la première fois qu’Emily disparait, elle est peut-être parfois un peu impulsive, mais elle est pas irresponsable au point de faire dormir dehors un enfant de trois ans… »
La sonnerie du téléphone de l’assistante sociale interrompit leurs réflexions.
« Commandant Mc Garrett ? Vous les avez retrouvés ? » Suzie poussa un soupir de soulagement. Puis elle prit un air surpris. « Non, je ne savais pas… Avant que vous m’accusiez à nouveau de mal faire mon travail, je vous signale que je n’ai pas accès aux dossiers de l’orphelinat. Le système est mal fait, je vous l’accorde. » Les Harris écoutaient la conversation téléphonique, perplexes. Suzie s’adressa alors à eux : « Il demande si les enfants peuvent rester chez lui ce soir ? »
« C’est une demande d’Emily ? » Interrogea M. Harris certain de connaître la réponse. La jeune femme acquiesça et il fit de même.
« C’est d’accord. Je préviens l’orphelinat. Mon patron va être furieux mais tant pis… »
Après qu’elle ait raccroché, M et Mme Harris regardèrent Suzie avec insistance :
« Qu’est-ce qui se passe ? »
« Vous saviez qu’Elliot, le petit de l’orphelinat, était le frère d’Emily? »
« Quoi ? Mais non ! Mais pourquoi elle nous a rien dit… ? » Reprit Mme Harris surprise.
« Mlle Walker » dit alors M. Harris d’un ton résolu, « on a fait tout ce qu’on pouvait. Ça ne marche pas. »
« Je sais. » Conclut Suzie Walker avant de partir.
Il était déjà tard quand quelqu’un sonna à la porte de chez Danny.
« Je vais ouvrir ! » Cria Grace.
« Bonsoir. Je cherche Danny Williams, c’est bien ici ? »
« Danno ! C’est pour toi ! » Appela la jeune fille.
« Mlle Walker ? » S’étonna Danny en rejoignant sa fille dans l’entrée.
« Vous auriez quelques minutes à m’accorder ? »
Danny la fit entrer et s’installer dans le salon.
« Voilà, j’aurais voulu en savoir un peu plus sur le commandant Mc Garrett, et vous êtes son co-équipier, vous le connaissez sans doute bien. »
« Euh, oui. Mais vous voulez savoir quoi au juste ? » S’étonna à nouveau Danny.
« Il est célibataire. Et plutôt pas mal, pour son âge ! Et bon, c’est vrai qu’il peut paraître… un peu dur, mais c’est juste une façade. C’est quelqu’un de génial ! »
« Grace ! » L’interrompt son père
« Ben quoi, elle est plutôt jolie ! Elle irait bien avec Oncle Steve ! C’est pas parce que Catherine l’a laissé tomber qu’il doit rester seul toute sa vie ! »
« T’as pas des devoirs à finir ? »
« J’ai compris le message. Je m’occupe de ce qui me regarde ! » Dit Grace en tournant les talons pour aller s’enfermer dans sa chambre.
« Excusez ma fille… » Bredouilla Danny mal à l’aise. « Les ados… ! »
« Je sais ce que c’est ! » Dit Suzie Walker amusée. « En tout cas, elle a l’air de beaucoup l’aimer ! »
« Ca c’est le moins qu’on puisse dire ! Et vous vouliez savoir quoi au juste ? »
« En fait, j’ai du mal à le cerner… Il avait l’air très attaché à Emily et pourtant depuis qu’elle est chez les Harris, il n’a même pas pris de ces nouvelles une seule fois… »
« Ca c’est tout Steve… Ne surtout pas montrer ses sentiments, c’est sa spécialité ! Mais vous avez raison. Il tient beaucoup à Emily. Je l’avais jamais vu aussi inquiet que tout à l’heure quand vous nous avez appris sa disparition. »
« Mais alors, pourquoi il est comme ça ? »
« Quand je l’ai rencontré, je dois avouer que j’ai eu beaucoup de mal avec lui. C’est quelqu’un d’autoritaire, qui n’en fait qu’à sa tête, qui n’a jamais tort, incapable de montrer la moindre émotion. Puis j’ai appris à la connaître, et c’est devenu mon meilleur ami parce que sous son aspect froid, borné et impulsif, se cache quelqu’un de généreux, toujours prêt à aider ses amis, sur qui on peut compter en toute circonstance. » Suzie écoutait Danny avec attention et appuya encore davantage son regard quand il eut finit sa phrase, histoire de lui faire comprendre qu’elle en attendait plus. Alors il poursuivit : « C’est un ancien Navy seal, ça explique déjà des choses. Et puis la vie n’a pas toujours été tendre avec lui. Il n’avait que seize ans quand il s’est retrouvé seul à l’école militaire, sans sa mère sensée être morte et sans son père qui les a éloignés lui et sa sœur. »
« Comment ça « sensée être morte » ? »
« Je vais pas rentrer dans les détails. C’est une longue histoire et je suis pas sûr qu’il apprécierait beaucoup que je vous en parle. Mais pour faire court, son père les a éloignés pour les protéger car il avait découvert que le soi-disant accident de voiture de sa femme était un meurtre. Puis il a été assassiné, c’est là qu’on s’est connus avec Steve, j’étais sur l’affaire. Je vous passe les détails mais l’année dernière il a retrouvé sa mère… bien vivante ! »
« Et comment il a vécu tout ça ? »
« A votre avis ? Il en parle rarement mais je sais qu’il en a toujours voulu à son père des les avoir abandonnés. Quand à sa mère, tout est de sa faute, elle passe son temps à lui mentir, mais ça reste sa mère… »
Suzie était touchée par ce que venait de lui raconter Danny. Elle avait effectivement perçu le Commandant Mc Garrett comme un homme peu chaleureux et avec un caractère bien trempé, lors de leur première rencontre. Puis elle avait remarqué qu’il semblait différend au contact d’Emily. Et maintenant elle comprenait beaucoup de choses…
« Vous avez ramené les enfants ? » Demanda Danny un peu inquiet pour son ami en se souvenant de la tristesse de celui-ci lors de leur séparation précédente.
« Non. Ils passent la nuit chez le commandant Mc Garrett. Emily a insisté… »
« Ah ! Je comprends mieux vos questions ! Vous inquiétez pas ça se passera bien. »
« Vous lui confieriez votre fille ? »
« Sans hésitation ! » Répondit Danny sur de lui. Il aurait hésité un peu plus si on lui avait posé la question quelques temps auparavant, mais après les évènements des dernières semaines, il n’avait plus aucun doute.
Suzie Walker remercia Danny pour le temps qu’il lui avait accordé et sortit. Avant de rentrer chez elle, elle passa à son bureau. Son patron avait l’habitude de rester tard et elle devait lui parler même si elle savait qu’il allait être difficile de le convaincre…
Pendant ce temps chez Steve, après avoir avalé un plat surgelé, et passé un grand moment à explorer la maison, Elliot s’était finalement endormi sur le canapé. Steve le prit dans ses bras et monta le coucher dans sa chambre d’enfant. Quand il redescendit, il trouva Emily en train de faire la vaisselle.
« Laisses. Je vais le faire ! » Dit le brun en prenant sa place.
« Ca me dérange pas ! Mais pour la prochaine fois, on va dire que tu feras la vaisselle et je m’occuperais du repas. » Dit-elle en rigolant.
« La prochaine fois ? Tu comptes fuguer souvent ? » Le visage d’Emily s’assombrit. En le remarquant Steve essaya de se rattraper : « Tu pourras revenir si tu veux. Mais à condition que tout le monde ait été prévenu avant. » Le sourire revenait sur le visage de la jeune fille. « Et j’accepte ta proposition. C’est vrai qu’en cuisine, je suis pas très doué… » Elle se remit à rire. « He ! On ne se moque pas ! » Dit-il en rigolant à son tour.
Il faisait nuit noire quand des cris et des pleurs provenant de l’ancienne chambre de Mary réveillèrent Steve en sursaut. Il s’y précipita et trouva Emily assise tremblante et en pleurs sur le lit. Elle avait fait un cauchemar. Le seal s’assit à côté d’elle et elle vint se blottir contre lui. Ne sachant d’abord pas trop quoi faire, il finit par la serrer fort contre lui et lui disant d’une voix rassurante : « Je suis là. Tu ne crains rien. Tout va bien aller maintenant. » Ils restèrent comme ça un long moment avant que l’adolescente finisse par se calmer et se rendormir. Il la reposa doucement et la regarda quelques instants, attendri. Elle avait l’air paisible, alors il quitta la chambre rassuré. Avant de retourner se coucher, il passa la tête dans la chambre d’Elliot. Le petit garçon devait avoir le sommeil lourd. Il n’avait pas bougé d’un pouce. Il retourna se coucher à son tour.
18 Mars
Au petit matin, Steve entendit des petits pas dans le couloir qui se dirigeaient vers sa porte. Celle-ci s’ouvrit doucement et les petits pas se rapprochèrent avant de s’arrêter. Il ouvrit les yeux et vit Elliot debout à côté du lit qui le regardait avec ses grands yeux malicieux.
« Tu as bien dormi ? » demanda-t-il au petit garçon.
« Oui. Fini dodo ! J’ai faim ! »
« Moi aussi j’ai faim ! Et je mangerais bien un petit garçon ! » Dit Steve en attrapant Elliot avant de le poser sur son lit et de commencer à le chatouiller.
Réveillée par les éclats de rire provenant de la chambre voisine, Emily se leva pour voir se qui se passait. Arriver sur le pas de la porte, elle s’arrêta et observa la scène un moment. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire. C’était ça qu’elle voulait. C’était comme ça qu’elle imaginait une famille. Après un instant elle finit par se joindre à eux.
Ils étaient en train de prendre leur petit déjeuner lorsque la sonnette de la porte d’entrée retentit.
Pendant que Steve ouvrait la porte, Emily avait attrapé son petit frère et l’avait entrainé en haut des escaliers. Elle lui fit signe de s’assoir et de ne pas faire de bruit. De là où ils étaient, on ne pouvait pas les voir mais ils pouvaient tout entendre.
De l’autre côté de la porte, Suzie Walker se tenait un dossier sous le bras, les Harris près d’elle. Steve les fit entrer et les installa sur le canapé. Il prit une chaise et s’assis de l’autre côté de la table basse.
« Comment vont les enfants ? » S’inquiéta Mme Harris.
« Très bien. » Répondit Steve. « On finissait le petit déjeuner. »
« La nuit n’a pas été trop agitée ? » questionna-t-elle à nouveau.
« Emily a fait un cauchemar mais elle s’est assez vite rendormie et ça n’a même pas réveillé Elliot. »
« Comment vous avez fait ? Je n’ai jamais réussi à calmer Emily après ses cauchemars. Elle veut rester seule et je l’entends pleurer longtemps. Il y a des fois où je ne suis même pas sure qu’elle se rendorme… »
« Euh… je ne sais pas. Je l’ai juste consolée… » Suzie et les Harris échangèrent un regard.
« Et avec Elliot ? Tout c’est bien passé ? » Demanda l’assistante sociale.
« Il a l’air très attaché à sa sœur. Et c’est un petit garçon génial. On a bien rigolé. » Dit Steve avec un sourire. Les trois autres échangèrent un nouveau regard qui n’avait pas échappé à Steve. M Harris prit alors la parole :
« Commandant Mc Garrett, on a bien réfléchit, on en a longuement discuté hier soir…»
« J’ai même réussi à convaincre mes supérieurs. » Ajouta Suzie.
Steve les regardait avec un air surpris. De quoi parlaient-ils ?
« Voilà, nous aimons beaucoup Emily, c’est une adolescente gentille, intelligente… Et on serait prêts à accueillir Elliot aussi pour qu’ils restent ensemble. Mais Emily ne nous a pas adoptés. On a fait tout ce qu’on pouvait mais on n’a pas réussi à instaurer la confiance entre elle et nous. Mais vous, oui. »
« Où est-ce que vous voulez en venir ? »
« On pense que le mieux pour Emily, et Elliot, serait de rester ici, avec vous. »
« Mais… vous êtes sûrs ? » Balbutia Steve qui ne s’attendait pas du tout à ça
Il hésita un moment, puis finit par souffler une réponse à laquelle personne ne s’attendait : « Non… ».
Après avoir donné cette réponse, il se leva et partit s’isoler dans la cuisine. Il tenait beaucoup à Emily et Elliot était adorable. Mais la perspective d’avoir des enfants sous sa responsabilité l’angoissait. Il n’était pas fait pour ça ! Et encore moins maintenant que Catherine ne partageait plus sa vie.
Suzie savait qu’Emily était du genre entêtée et que si elle avait décidé de n’accepter personne d’autre que Steve, rien ne la ferait changer d’avis. Sans compter qu’elle se sentait coupable de ce que la jeune fille avait vécu ces trois dernières années et voulait se rattraper. Et puis l’ancien seal avait beau être froid, autoritaire et par moment limite désagréable, d’après ce qu’elle avait pu observer et apprendre sur lui, elle était sûre que si elle lui confiait les enfants, il serait là pour eux.
Ils avaient longuement discuté de la situation avec les Harris, et ils étaient tombés d’accord : c’était la meilleure solution. Ce refus les avait tous surpris, et ils devaient comprendre. Ils le rejoignirent donc dans la cuisine.
Quand le salon fut vide, Emily attrapa Elliot par la main et prit la direction de la sortie. « Allez viens ! On veut pas de nous ici, on se tire ! »
Dans la cuisine, Steve était appuyé à la fenêtre, fixant l’extérieur.
Mme Harris prit la parole en premier : « Emily est très attachée à vous. Et il nous semblait que vous teniez aussi à elle… » Il se retourna.
« C’est justement parce que je tiens à elle que je ne peux pas accepter. »
Après sa discussion avec Danny, Suzie pensait avoir une idée de ce qui motivait son refus.
« J’ai parlé avec votre co-équipier hier soir. » Steve la regarda d’un air interrogateur. « J’avais besoin de quelques renseignements sur vous… Je suis persuadée que pour Emily, le mieux est de rester avec vous. Cette gamine a besoin de quelqu’un en qui elle peut avoir confiance et c’est votre cas. Mais c’est vrai que vous n’avez pas vraiment le profil idéal pour accueillir des enfants alors je devais en savoir plus avant de tenter de défendre votre dossier.»
« Et qu’est-ce que vous a raconté Danny ? » Coupa Steve qui commençait à s’énerver. Il n’aimait pas faire état de son passé. Il en avait parlé à Danny parce que c’était son meilleur ami, mais de penser que celui-ci avait pu évoquer ce qu’il lui avait confié à une tierce personne le contrariait.
« Il n’a pas voulu rentrer dans les détails. Il m’a juste parlé de la mort de votre mère et de votre envoi sur le continent. » Tenta de minimiser Suzie.
C’était déjà trop pour Steve qui essaya de changer de sujet :
« Bon. De toute façon, s’occuper d’une adolescente et d’un petit garçon de trois ans ce n’est pas dans mes cordes ! »
« Moi je pense que vous avez tort. » Contredit Suzie. « Vous avez été très bien avec Emily. Si elle a autant confiance en vous, il y a une raison.» Suzie avait pris un ton plus déterminé que jamais. Elle était sûre qu’elle avait raison : il pouvait s’occuper de ces enfants.
« Vous savez, avec mon boulot, je prends des risques tous les jours. Les Harris sont des gens très bien. C’est même vous qui me l’avez dit ! Ils sont beaucoup plus qualifiés que moi pour s’occuper d’Emily et Elliot.»
M. et Mme Harris qui avaient jusque là observé la scène en silence, intervinrent :
« Elle vous a choisit, vous. On pourra faire tout ce qu’on veut, on n’y changera rien. »
« Le passé ne se répète pas toujours… Ce n’est pas parce que vous avez perdu vos parents, que ça va se reproduire. » Insista Suzie qui savait que c’était là que se situait le cœur de son refus. « Regardez Danny, il est flic et papa » elle n’eut pas le temps d’aller plus loin qu’il la coupa net :
« Justement, très bon exemple ! Vous savez que j’ai déjà été à deux doigts de devoir annoncer à sa fille qu’elle ne reverrait plus son père ! Et je ne vous parle même pas de la fois où elle a été enlevée par un mec qui voulait se venger ! »
« Oui, mais aujourd’hui elle va bien… Et ils sont heureux. Est-ce que le bonheur ne mérite pas qu’on prenne quelques risques ? Vous vous inquiétez trop. Vous vous en sortirez très bien. »
Steve commençait à comprendre que Suzie ne lâcherait pas, mais tenta quand même une nouvelle fois de lui opposer un argument :
« Le boulot de flic n’est pas vraiment un travail de bureau avec des horaires fixes. Je peux rentrer tard, voire pas du tout si je suis sur une enquête. Qu’est-ce que je fais des enfants pendant ce temps ? »
« Emily est tout à fait capable de s’occuper de son frère quelques heures. » Répondit Suzie qui avait vraiment réponse à tout.
« Et puis je serais ravie de jouer les baby-sitters si besoin. » Appuya Mme Harris.
« Je ne crois pas ce soit nous que vous essayez de convaincre… » Reprit Suzie qui sentait que les objections de Steve manquaient de plus en plus de conviction. « Vous saurez vous occuper d’eux. J’en suis certaine. Faites-vous confiance… »
Après quelques instants de réflexion, voyant que ses interlocuteurs s’étaient ligués pour le faire changer d’avis, il reprit : « Bon, disons que je vais y réfléchir.»
« Je vous propose de garder les enfants aujourd’hui. Ça vous fera une bonne expérience pour votre réflexion. » Dit Suzie avec un air malicieux. Puis sans laisser le temps à Steve de répondre quoi que ce soit : « Je vous laisse, j’ai du boulot ! » Ce sur quoi elle sortit, entrainant les Harris avec elle.
Seul, Steve essayait de réfléchir. Suzie avait raison au moins sur un point : il aimait déjà beaucoup ces enfants. Mais est-ce que ça pouvait suffire ? Et c’était quand même un grand bouleversement dans sa vie. Est-ce que lui était prêt ? C’était à tout ça qu’il fallait qu’il réponde. Mais comme Suzie ne lui avait pas vraiment laissé le choix, il allait s’occuper des enfants, au moins aujourd’hui.
Il les appela. Pas de réponse. Il monta à l’étage, rien. Il sortit dans le jardin, sur la plage… Toujours rien ! Les enfants avaient disparus ! L’inquiétude s’empara alors de lui. Il se douta qu’Emily avait dû entendre une partie de la discussion et se sentant trahie, avait fui, une fois de plus. Il fallait qu’il les retrouve. Cette fois l’adolescente n’avait que peu d’avance sur lui. Le premier endroit où elle s’était rendue lors de sa première fugue était le cimetière. Il était évident qu’elle en voulait à sa mère mais rien ne remplace une mère, et il était bien placé pour le savoir. C’est donc par là qu’il décida de commencer ses recherches.
Arrivé sur place il repéra de loin les silhouettes des enfants. Il ressentit un grand soulagement de les avoir retrouvés aussi vite. Mais ça faisait déjà deux fois en deux jours qu’Emily fuguait, entrainant son petit frère avec elle. Et puis là, ils étaient sous sa responsabilité. Il fallait qu’il ait une petite discussion avec la jeune fille. En approchant, Elliot fut le premier à le repérer et lui sauta au cou. Steve l’embrassa, le reposa et le regarda retourner jouer. Il se dirigea ensuite vers Emily qui fixait la pierre tombale. Il lui prit le bras pour l’obliger à le regarder. Elle se retourna, lui lançant un regard méprisant. S’en était trop et il ne put s’empêcher de la gifler. La jeune fille le dévisageait les larmes aux yeux et finit par lui lancer : « Je te déteste ! » avant de partir se planquer derrière un arbre. Steve regrettait déjà son geste. Il ne comprenait pas comment sa peur avait pu se transformer en colère aussi vite et comment il avait pu se laisser ainsi piéger par ses sentiments, lui qui maitrisait si bien l’art de contrôler ses émotions.
Il jeta un œil à Elliot qui jouait toujours, ne semblant pas vraiment se préoccuper de ce qui se passait autour de lui. Il s’approcha alors de l’arbre derrière lequel se cachait Emily et s’y adossa. « Je suis vraiment désolé… Je sais que c’est pas une excuse mais j’ai eu tellement peur…» La gamine pleurait à chaudes larmes et ses sanglots lui brisaient le cœur.
« En fait t’es comme les autres : tu te fiches pas mal de ce qui peut nous arriver ! »
« Emily ! C’est pas vrai ! » Réagit-il en venant se placer face à elle.
« Alors pourquoi tu veux pas de nous ? » demanda la jeune fille en le regardant fixement.
Steve ne put s’empêcher de détourner le regard quand il vit toute la tristesse qu’il y avait dans les yeux de l’adolescente. Il voyait qu’elle se sentait abandonnée une nouvelle fois et le responsable de sa peine s’était lui.
« Emily… C’est pas si simple… »
« Je vois pas pourquoi. Elliot est sage et puis je le surveillerai et je m’en occuperai quand tu seras pas là. »
« Et toi qui va te surveiller ? »
« Moi je suis grande, je peux me débrouiller toute seule. » Il la regarda en fronçant les sourcils. « Ok. Et si je promets de ne plus faire de bêtises et de ne plus m’enfuir? »
« Ca serait déjà un bon début. » Elle était décidemment très forte. Elle arrivait toujours à le faire aller dans son sens. Mais il ne devait pas se laisser avoir. « Vous seriez bien mieux chez les Harris. Ils ont l’habitude des enfants et moi je suis loin d’être la personne idéale pour vous élever… »
« Mais nous on a pas besoin de quelqu’un de parfait. Et puis moi j’ai jamais pu avoir confiance en qui que soit… avant toi. Je veux rester avec toi ! » Elle s’était remise à pleurer, ce qui le déstabilisait complètement. La voir aussi malheureuse était trop dur. Il se décida finalement à la prendre dans ses bras et elle s’accrocha à lui de toutes ses forces. Il était sur le point de céder, mais une chose le retenait :
« Est-ce que tu as conscience que mon travail est dangereux ? Qu’on pourrait vous faire du mal à cause de moi ? »
« Mais tu nous protègeras ! »
« Et si j’y arrive pas. Et si un jour je ne reviens pas après une enquête qui aurait mal tourné… »
« Mais ça n’est pas obligé que ça se passe comme ça ! » Le coupa Emily qui comprenait que sa plus grande crainte c’était ça, qu’il doive les abandonner un jour à son tour.
« Non, peut-être. Mais on ne peut pas en être sûrs… »
« Alors quoi, tu préfères rester seul toute ta vie ? »
« Il ne s’agit pas que de moi. Il s’agit surtout de vous. Et je voudrais qu’avant de choisir tu ais bien conscience que je ne peux pas vous promettre que tout ira bien… » Il se rendait compte que petit à petit il avait cédé du terrain.
«Tu es en train de dire que tu veux bien qu’on reste alors ? » Il était maintenant arrivé au bord de la falaise, prêt à sauter. Il inspira un grand coup :
« Disons qu’on peut faire un essai. »
A ces mots, le visage d’Emily s’illumina et elle lui sauta au cou. Elliot, qui l’air de rien, observait la scène depuis le début, courut jusqu’à eux : « Moi aussi câlin ! ».
Il n’avait jamais été aussi peu sûr de sa vie, mais les sourires qui s’affichaient sur les visages des enfants le rassurèrent un peu. « Aller, on rentre à la maison. »
Quelques mois plus tard
Ce matin là, le 5-0 n’avait pas d’affaire en cours et avec le beau temps qui régnait sur l’île, tout le monde avait décidé de se retrouver à la plage. Kono donnait un cours de surf à Grace et Emily.
Chin et Leilani se promenaient sur la plage main dans la main.
Danny observait sa fille d’un air inquiet guettant au loin qu’aucun requin ne vienne trainer dans le coin, sous le regard amusé de Gabby.
Steve regardait Elliot qui faisait des châteaux de sable.
Charlie les rejoignit et s’assis près des garçons.
« Tiens ! » s’exclama Danny. « Qu’est-ce que tu fais là ? »
« Kono m’a dit que vous seriez ici... »
« Ah oui… ? Et il se passe quoi entre Kono et toi ? »
« Danny t’es trop curieux. » Intervint Steve en rigolant.
« Quoi ? Je m’intéresse c’est tout ! Mais dis donc, toi, tu serais pas au courant de quelque chose ? »
« Absolument pas. »
« C’est ça oui. Kono et toi vous êtes ensemble ! » S’exclama Danny en regardant Charlie qui affichait un immense sourire. « Je le savais ! » Et en regardant Steve : « Et ben maintenant t’es le seul célibataire de l’équipe… Et Suzie Walker, l’assistante sociale, elle est pas mal non ? »
« Danny ! Tu veux pas t’occuper de tes affaires ! De toute façon elle est fiancée. Et puis j’ai déjà assez de changements dans ma vie pour l’instant avec Emily et Elliot. »
Un peu plus haut, sur la promenade qui longeait la plage, une jeune femme brune s’était arrêtée et observait la scène appuyée à un palmier. On ne pouvait la voir depuis la plage si on ne faisait pas attention à sa présence mais elle était pourtant suffisamment près pour tout voir et tout entendre. Le petit garçon qui jouait dans le sable avec Steve se leva et partit vers l’eau. Après quelques pas il se retourna et cria : « A l’eau Papa ! » Steve se leva à son tour et courut le rejoindre. A la vue de cette scène, le cœur de la femme manqua un battement. Papa ? Alors que l’esprit de la brune s’emplissait de doutes, une main vint se poser sur son ventre arrondi. « On y va Catherine ? Je sais que c’est dur pour toi de quitter Hawaii mais on va être heureux tous les trois. » Billy, qui n’avait pas fait attention à qui sa future femme observait ainsi, l’embrassa et la prit par la main. Ils se dirigèrent vers la voiture et Catherine se retourna une dernière fois. Billy et elle allaient avoir un bébé, se marier et partaient vivre à Los Angeles. Tout avait été très vite, mais ils avaient fait ce choix ensemble et elle était heureuse… Jusqu’à aujourd’hui… Jusqu’à ce petit garçon… Mais tout d’un coup un terrible doute l’assaillit. Et si elle s’était trompée en choisissant Billy ? Et si elle avait été plus patiente ? Et si elle avait parlé avec Steve de son désir d’avoir des enfants ? Peut-être qu’aujourd’hui ça serait avec lui, celui qu’au fond d’elle elle avait toujours aimé qu’elle s’apprêterait à fonder une famille et à passer le reste de sa vie…