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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 25.11.2013 à 23h25
Auteur : Sherwood
Statut : Terminée
« Suite de l'Episode Virtuel créé par Sherwood et miss1994 » Sherwood
Cette fanfic compte déjà 9 paragraphes
Chapitre 1 : Culpabilité
Steve ferma les yeux et prit une grande respiration. Il pouvait le faire, il le savait. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il leva la jambe. Il se concentra du mieux qu’il put pour oublier la douleur et continuer à essayer de soulever la barre avec sa jambe. Cette dernière retomba mollement après un dernier effort. Son thérapeute le félicita et décida que c’était bon pour aujourd’hui. Le SEAL se rhabilla et reprit sa béquille. Il sortit après un au revoir à l’équipe de rééducation et alla s’assoir sur un banc à l’extérieur. Ces derniers temps avaient été durs. Le 5-0 avait du faire face à la démission de Chin, Danny était repartit à LA avec son équipe, sa mère était peut-être vivante et sa jambe le faisait souffrir. Il pensa à Kono. Contrairement à ce qu’il aurait cru, elle ne lui en voulait pas. Tout ce qu’elle avait dit c’est que Chin avait prit sa décision et qu’il en était ainsi. Quant à Malia, elle faisait tout pour l’éviter. Il se souvint qu'une fois, c'était elle qui devait assister sa rééducation, mais elle n'était pas venue. Il soupira avant de se relever à l’aide de sa canne et se dirigea vers sa voiture, où l'attendait Adam. Ils avaient tout les deux sympathisés et comme Steve ne pouvait pas conduire plus de cinq minutes sans que sa jambe ne fasse des siennes, le jeune Noshimuri lui servait occasionnellement de chauffeur.
Du côté de Chin, ce dernier était occupé à boire un verre dans un bar.
-Un autre s’il-te-plait, JJ. Commanda-t-il.
Alors que le barman lui apportait une nouvelle bouteille, Kono vint s’assoir à ses côtés.
-Donc comme ça, on boit tout seul de son côté, cousin ? Fit-elle avec un petit sourire.
Il lui rendit son sourire et demanda :
-Comment a été ta journée ?
-Oh, bof. On a résolu une enquête avec le boss…La routine, tu sais.
Cependant, il vit qu’il y avait autre chose.
-Mais ?
-Mais il n’est pas bien, Chin. Il se sent tellement coupable de ce qu'il s'est passé. Et toute cette culpabilité, il la décharge sur sa blessure à la jambe. Il force et du coup, il a mal. De plus, Danny n’est pas là et…bref, c’est pas la joie.
-Je ne vais pas revenir, Kono.
-Chin, c’est complètement absurde!
-Malia voulait simplement l'aidé, Kono ! Je ne peux pas l’ignorer ! Elle en porte encore les marques. Je vois bien qu’elle tente toujours de les dissimuler de ma vue. Le pire, c’est qu’il a cru pouvoir me le cacher ! Il ne m’a pas fait confiance. Kono, je ne reviendrais pas.
-D’accord, je comprends. Mais…Essaye de lui parler au moins. Fais-le pour moi.
Il hocha la tête, puis dit :
-Je ne te promets rien.
-Merci cousin. Au fait, s'il t'en prend l'envie, ta plaque t'attend sur ton bureau.
Le Lieutenant fixa sa cousine s'éloigner. Lorsqu'elle fut hors de porter de vue, son téléphone sonna:
-Duke, je ne fais plus partie du 5-0, appelle McGarrett...
-C'est bien toi que je voulais joindre Kelly. Coupa l'officier.
-Comment ça ? Fit-il sans comprendre.
-Tu te rappel de ta première enquête avec John ?!
-Evidemment que j'm'en rappel, avec le savon que m'a passé McGarrett, je ne suis pas prêt de l'oublier !
-Bien. Parce qu'on va avoir besoin de toi, un certain Matthew Jones a retrouvé le corps de sa fille égorgée dans sa chambre.
-J'arrive tout de suite, attends-moi au HPD.
-Eh Chin !
-Quoi ?
-Le père était là toute la nuit mais il n’a rien entendu ni vu quoi que ce soit.
-Je comprends pas, il était là ?
-Apparemment. Dis-moi quel père pourrait ne pas se rendre compte que sa fille se fait égorger à l’étage ?
Chin écarquilla les yeux. Il n’imaginait même pas l’horreur et la culpabilité que le père de la victime devait ressentir. Il ferma les yeux en repensant à ses derniers jours difficiles.
-Le nom de l’adolescente ?
-Evelyne Jones. Chin, ça fait pas mal de temps qu’on traîne sur cette enquête. Je crois qu’on va avoir besoin d’aide…
Chin raccrocha, prit sa moto après avoir appelé sa femme pour la prévenir et partit en direction du HPD.
Sur le continent, Danny et son équipe avait réintégré leur quartier général. Le détective était à la fois ravi et triste. Retourner à Hawaii lui avait fait quelque chose, revoir Steve surtout. Il devait l’avouer, c’était son meilleur ami et il lui manquait. Néanmoins, il était soulagé de retrouver ses petites habitudes continentales.
-C’est bizarre de revenir. Fit Joyce avec un sourire timide.
-Alors, Hawaii, c’était comment ? S’exclama Hannah qui se dirigeait vers eux, suivit de Callen.
-Trop chaud. Répondit Greg, ce qui fit rire tout le monde.
-Au fait, McGarrett te passe le bonjour. Dit Danny à l'intention du SEAL en regardant sa fille papoter avec Kensi, en attendant sa mère.
-Il me doit toujours un dîner !
Le rire collectif reprit mais Danny riait jaune. Il se souvenait qu’il avait quand même faillit perdre Steven à l’hôpital. Il se sentait coupable de l’avoir laisser tout seul.
Kono était là bien sur mais Mary lui en voulait encore un peu. Tellement de secret qui pouvait décimer une famille…Et surtout, il y avait Shelburne ! Ils venaient de découvrir que c’était la mère de Steve ! Et si elle était vivante ?
-Danny ? Tu es avec nous ? Fit la voix de Lori.
-Quoi ? Heu…oui !
Tout cela ne se serait pas passé s’il n’y avait pas eu l’enlèvement de Mary, ni la bombe…
Chapitre 2 : Le pardon
Cela faisait à peine quelques jours que l’équipe de Danny était revenue à LA et qu’elle s’était remise au boulot. Pourtant, ce jour-ci, une enquête primordiale demanda pressement ses services. Hetty convint tout le monde à l’étage, devant l’écran géant géré par Eric et Nell.
-Qu’est-ce qu’on a cette fois ? Commença Danny.
Il passa une main dans ses cheveux avant de souffler. Greg et Joyce se regardèrent. Ils savaient que ces derniers temps, leur patron était particulièrement stressé. En réalité, le thérapeute de Steve l’avait appelé pour lui annoncer que la rééducation de son partenaire se déroulait trop lentement et qu’il y avait des complications. La semaine dernière, le SEAL avait demandé à ce qu’on augmente ses doses de médicaments contre la douleur. Il avait de plus en plus mal et le thérapeute commençait à penser que c’était plus psychologique qu’autre chose. Par conséquent, comme à son habitude, Danny s’inquiétait pour son partenaire. Il faudra qu’il se trouve une occasion pour l’appeler.
-L’amiral Josef Kaustan nous a appelé ce matin, il aimerait que le NCIS résolve une enquête encouru depuis un bout de temps maintenant. Expliqua Hetty.
-Pourquoi on nous refile le dossier ? Intervint Lori.
-Parce qu’il semble croire que le NCIS est apte à défaire ce genre de problème en toute discrétion.
-C’est-à-dire ? S’exclama Joyce.
-Il va falloir travailler et enquêter en sous-marin.
-C’est beaucoup trop ce que vous nous demandez Hetty. Dit Greg.
-C’est pour ça que vous allez collaborer avec la CIA. Répondit Nell.
-Oh non, c’est pas vrai…ça se termine toujours mal ce genre de chose…Grommela Danny.
-Qu’est-ce que tu as encore à ronchonner, Danny ? Fit Lori en levant les yeux au ciel.
-Disons juste que j’ai du mal à avoir l’esprit d’équipe avec…Ce type de service fédéral.
-Ben voyons…Soupira Joyce avec un petit sourire amusé.
-Qui était sur le dossier ? Demanda Greg.
-Michelle Hannah. Répondit la petite femme d’un air impassible.
-La femme de Sam ? S’exclamèrent-ils en cœur.
-C’est exact. Il ne faut pas que Monsieur Hannah soit au courant. Il s’agit là d’une mission confidentielle.
-Génial…On travaille maintenant avec la CIA…Râla Danny en croisant les bras.
Steve était visiblement anxieux. Cela faisait maintenant trois mois qu’il attendait ce moment. Dans quelques minutes, il pourra se confier à sa sœur. Elle lui en voulait toujours de lui avoir caché la vérité sur Shelburne mais aujourd'hui, elle lui avait donné une chance de s'expliqué sur ce sujet. En regardant par la vitre de l'aéroport, le Seal vit l'avion de sa sœur atterrir. Il avait les mains moites, le cœur qui battait la chamade. En réalité, il redoutait cet instant. Il réfléchit à toute vitesse à ses paroles avant d'apercevoir sa sœur récupérer ses bagages.
-Aloha, Sœurette ! Tenta t-il en se dirigeant vers elle.
La jeune femme répondit par un énorme câlin, ce qui surprit son frère une seconde, avant de se prendre au jeu et apprécier cet élan d'affection.
-Alors écoute-moi bien, Steve ! Un, je ne veux plus de mensonges concernant quoi que ce soit et de deux, tu m’as beaucoup manqué !
Le bel homme regarda aux plus profond des yeux de Mary avant d'hocher positivement la tête et de l'embrasser sur la joue pour finir par l'enlacer tendrement.
Les deux jeunes gens se dirigèrent bras dessous, bras dessus en direction du SUV.
-J'y crois pas !!! Tu dois être le seul hawaiien de cette île qui n'a jamais mit les pieds sur une planche de surf !!! S'exclama Kono en riant.
Adam resta un instant sérieux mais il fut prit lui aussi d'un énorme fou rire.
-Arrête de te moquer, chérie! Ce n’est pas que je ne sais pas en faire mais euh... mon niveau n'était pas top quand j'étais plus jeune donc en sachant que ça fait dix ans...
-Désolé... Ah ! Quand je vais dire ça au 5-0 ! Renchérit-elle entre deux fous rires qu'elle tentait de réprimer, en vain.
L'homme d'affaire reprit son air affirmé et concentré à la vitesse de la lumière. L'ex championne riait aux éclats en voyant la mine désemparée d'Adam. Elle reprit son souffle avant de lancer :
-T'en fais pas, je plaisante ! Bon allez ! Je vais te montrer. Toi, tu regarde ! Ordonna Kono.
La jeune femme s'éloigna, le sourire aux lèvres vers l'océan. Le jeune Noshimuri observa les gestes gracieux et précis de la femme qu'il aimait. Il ne put s'empêcher de penser qu'il avait énormément de chance d'être avec elle. C'était sa chance de devenir quelqu'un de meilleur, quelqu'un sur qui tout le monde pouvait compter. La démonstration terminée, la surfeuse rejoignit son élève sur le sable.
Steve avait rendez-vous pour sa septième séance de rééducation. Il était dans le couloir, assit sur une chaise. Il attendait que son thérapeute termine sa consultation précédente. Au bout du couloir, il aperçut Malia qui discutait avec une infirmière. Il décida de prendre son courage à deux mains et de se diriger vers elle.
-Salut Malia.
-Steve !
Elle recula d'un pas en le voyant. Son visage prit une expression plus dure et sévère avant de se retourner vers sa collègue :
-Excuse-moi, on peut remettre cette conversation à plus tard ?
-Bien sur. Fit l'infirmière en s'éloignant.
-Malia, écoute, je sais que j'ai agit comme un idiot et que j’aurais dû venir te voir plus tôt mais je ne savais pas comment tu réagirais alors...
-Comment ça se passe entre Chin et toi ? L’interrompit-elle.
-Oh ! Euh...pas de changement.
-Je vois. Ecoute, Steve je ne sais pas quoi te dire, à part que j’ai du boulot !
Le médecin ne lui laissa pas le temps de répondre. Elle disparue dans une chambre pour examiner un patient. Il voulu la retenir mais son thérapeute l'appela. Il se dirigea alors dans la salle de rééducation en s’appuyant fortement sur sa béquille, l'esprit lourd et stressé.
Quelques temps plus tard, Steve attendait dans le hall qui annexait le bureau du Gouverneur. Il avait la tête penché entre ses jambes et faisait rebondir frénétiquement sa béquille sur le sol.
-Le Gouverneur Denning est près à vous recevoir. Fit la secrétaire.
McGarrett la gracia d’un sourire charmeur et se mit debout tant bien que mal. Lorsqu’il entra dans le bureau, Denning releva la tête.
-Bonsoir Commandant.
-Gouverneur.
-J’ai besoin de vous sur une enquête.
-Bien.
-Elle a été mené par le HPD mais n’a aboutit sur rien. J’ai prit la décision de mettre le 5-0 sur le coup.
-D’accord.
-Pour cela, vous devrez travailler avec la personne sur le dossier.
-Ça ne me pose pas de problème.
-En es-tu sur Steve ? Fit une voix derrière lui.
Cette voix, il la connaissait bien. Il se retourna vivement et aperçut avec étonnement, Chin.
-Je le répète, ça ne pose pas de problème. Répondit-il.
Chin soupira, agacé et dit :
-Moi, en revanche, si.
-S’il-vous-plait, lieutenant Kelly, un peu de professionnalisme ! S’exaspéra Denning.
Chin réfléchit pendant un moment et se mordit le coin de la joue.
-Soit. Finit-il par dire.
-Dans ce cas, allez-y.
Les deux hommes sortirent du bureau du Gouverneur. Alors qu’ils repartaient ensemble, Chin commença à partager les éléments de l’enquête….
Chapitre 3 : Chemins croisés
Steve et Chin se dirigeaient vers le QG à pied dans un silence pesant. Chin vit du coin de l’œil son ancien patron s’appuyer lourdement sur sa béquille. Il était évident qu’il était dans une grande douleur mais le lieutenant fit mine de l’ignorer. Steve grimaça et retint un gémissement pour ne pas montrer sa faiblesse devant Chin. Il hésita à parler mais finalement, il se lança :
-Comment va Malia ?
Il aperçut les poings de Chin se contracter tandis qu’il répondit :
-Comme elle peut.
-Et toi ?
Chin lui jeta un regard qui rendit le SEAL mal à l’aise.
-Pareil.
Normalement, il aurait dû demander également pour Steve…normalement. McGarrett s’arrêta sans prévenir, sur le trottoir. Les traits de son visage étaient tirés à la fois par la douleur et à la fois par la tristesse.
-Ecoute, je suis déso…
-Pas de ça, Steve. On évite d’en parler pendant l’enquête, d’accord ?
Steve hocha la tête en guise de réponse et ils reprirent leur marche. Lorsqu’ils arrivèrent au QG, ils trouvèrent Kono qui sortait de son bureau en se séchant les cheveux avec une serviette.
-Cousin ! S’écria-t-elle vivement au sautant à son cou.
Chin retrouva le sourire et lui rendit son étreinte.
-Tu es revenu finalement ? Je savais que tu m’écouterais !
Chin se détacha d’elle et avec une moue crispé, répondit :
-Heu…pas vraiment. Le HPD doit collaborer avec le 5-0 sur une enquête. Je ne suis pas là pour reprendre mon poste.
Kono se tourna vers Steve qui était resté exclu. Il hocha du menton dans un signe affirmatif. Le visage de la jeune femme s’affaissa alors puis son sourire s’agrandit.
-Tu es quand même là ! On va bosser ensemble, comme dans le bon vieux temps !
Ils se rassemblèrent autour de la table tactile et soupirèrent.
-Bon, il s’agit du meurtre d’une adolescente. Elle se nomme Evelyne Jones. Le meurtre remonte à deux jours environs. Son père l’a trouvée dans sa chambre, égorgée. Il n’a rien vu, ni entendu. Aujourd’hui, il est dans un état disons…catatonique. Donc, on ne peut pas tirer grand-chose de lui. Expliqua Chin en faisant défiler la photo d’Evelyne.
-Quelles étaient les pistes du HPD ? Demanda Kono.
-On s’est tourné vers la belle-mère qu’on a été innocentée par la suite, puis vers ses amis. Apparemment, Evelyne était une jeune fille sans histoire. Bref, on tourne en rond depuis pas mal de temps.
-Il n’y a vraiment aucun moyen de parler au père ? S’étonna Kono.
-Non. Il séjourne actuellement dans le service psychiatrique de Tripler.
-Son métier ? Continua-t-elle.
-Il était dans l’armée. Force spécial, je crois. Il est revenu de mission il y a une semaine.
Les cousins finirent de déblatérer et se tournèrent vers Steve qui n’avait pas dit un mot depuis l’échange. Celui-ci était songeur, regardant la photo du cadavre d’Evelyne. Il se rendit compte que Chin et Kono le regardaient et il se tourna vers eux.
-Stress post-traumatique. Dit-il d’une voix grave.
Soudain, il lança un regard noir à Chin.
-C’est pour ça que le HPD a fait appel au 5-0 ? C’était pour que j’aille lui parler ?! N’est-ce pas ? Tonna-t-il.
A la grande surprise de Kono, Chin ne broncha pas. Steve se calma puis dit :
-C’est d’accord. J’irais à Tripler tout à l’heure.
Il se réfugia ensuite dans son bureau d’une démarche chancelante.
-C’est vrai ? Fit Kono à son cousin qui restait de marbre.
-Oui. Jones n’acceptera de parler qu’à un soldat qui a connu les mêmes choses que lui.
Kono cligna des yeux pour ne pas pleurer. Elle se reprit et répondit d’une voix tremblante :
-Tu sais Chin, ce n’était pas sa faute. Il ne savait pas qu’il faisait du mal à Malia.
Elle se cogna au silence de son collègue et n’insista pas. Sur ce, elle partie à son tour dans son bureau, laissant un Chin rongé par la culpabilité et la colère.
A Los Angeles, Danny était penché sur son bureau, parcourant les dossiers récoltés par la CIA. Il s’agissait là d’un problème encouru lors d’une mission en Irak. Une unité de soldat avait pour but de tuer un gros terroriste d’Al Qaïda. Seulement, les communications avec l’unité ont été coupées et lorsque les renforts sont arrivés sur les lieux, il n’y avait aucun survivant hormis un soldat. Joyce se battait corps et âme pour obtenir le nom de cet homme mais les services secrets de l’armée américaine demeuraient muets comme une tombe.
-Du nouveau ? Fit Callen en s’approchant de lui.
-Non…pas vraiment. Où est Sam ? Il ne doit pas savoir que sa femme nous attend à 15h00 sur l’avenue d’LA Beach !
-Je sais. Il est coincé dans une sortie scolaire avec sa fille. Apparemment, quelqu’un aurait dit à la maîtresse qu’il était disponible…Répondit G avec malice.
-Bien joué mon pote !
-Joyce n’a pas plus de résultat avec le FBI ? Fit Callen.
-Non ! Toujours pas ! S’exclama Greg en arrivant derrière eux.
-Les gars, on devrait y aller. Michelle doit nous attendre maintenant. Intervint Lori.
-Ouais.
Danny se leva, mit le dossier sous son bras et sortit du QG avec Callen.
-Je conduis ma voiture ! S’écria aussitôt Danny en arrivant à sa Camaro.
Trop tard, l’agent avait déjà prit les clés et s’était installé côté conducteur.
Danny soupira :
-Pourquoi moi ?
Il finit par rentrer et ils se dirigèrent vers la baie de Los Angeles.
Quand Callen, Danny, Greg et Lori arrivèrent, ils aperçurent la voiture de Sam.
-Salut Michelle ! Salua G en embrassant la femme black sur la joue.
-Bonjour G. Alors comme ça, Sam aime bien les sorties scolaires ?
-Que veux-tu, c’est un gros nounours ! Fit-il amusé.
Danny n’attendit pas plus longtemps et informa Michelle de ce qu’ils avaient trouvé.
-Malheureusement Danny, même la CIA n’a pas pu accéder au nom de notre soldat inconnu. Dit-elle d’une mine désolée.
-Comment peut-on avancer dans notre enquête dans ce cas ?! S’écria Lori exaspérée.
Le téléphone de Danny se mit à vibrer. Il regarda l’écran et un sourire s’afficha sur ses lèvres.
-Tu nous expliques ? Demanda Callen.
-Joyce a fait du chantage à l’amiral Rotherdam. Ne me regardez pas comme ça ! Tel maître, tel élève !
-Bon, le nom ? Rétorqua Michelle.
-Matthew Jones….
Chapitre 4 : Abandonner
Steve attendait à Tripler, la venue du médecin qui s’occupait de Jones. En attendant, il était assit sur un banc, dans le couloir. Il n’arrivait toujours pas à se faire à l’idée que Chin c’était servit de lui. Parfois, il se demandait même si son ancien ami n’avait une once de remord. Steve se passa une main sur son visage fatigué. Il aurait aimé que tout cela puisse ne jamais être arrivé. Mais ce qui était fait est fait. Il revoyait encore et encore la scène au ralentit. Lorsqu’il s’était emparé du poignet de Malia, il sentait toujours ses doigts se refermer avec violence autour de la frêle peau de la jeune femme. Il ressentit toujours au fond de lui cette peur farouche qui s’était épris de lui et qui avait mettre un terme à l’amitié entre lui et Chin. Il se frotta nerveusement la jambe. Cela faisait vraiment plusieurs jours que la douleur empirait. Il mit sa main dans une poche de son pantalon cargo et en retira un flacon orange. Il avala une pilule, puis après réflexion, en prit une deuxième. Il se laissa aller contre son siège et ferma les yeux, laissant les médicaments faire leur effet. Ses pensées divaguèrent et s’arrêtèrent enfin sur Danny. Il n’aurait jamais cru que son partenaire lui manquerait autant. Ça faisait maintenant longtemps qu’il ne l’avait pas eu au téléphone. Après tout, peut-être que lui aussi allait le laisser tomber. Seule Kono lui resterait fidèle et encore, il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle choisira son cousin plutôt que lui. Une nouvelle fois, il allait se retrouver seul. La première chose qui lui vint à l’esprit fut de reprendre le service actif dans la NAVY. Seulement, cette action lui était impossible en vue de sa foutue jambe qui refusait de marcher sans que n’en s’élance une terrible douleur. Il fut sortit de ses pensées par une silhouette qui se dirigeait vers lui. C’était apparemment, la médecin de Jones.
-Dr Lockhart ? Fit-il en se levant péniblement.
-C’est moi. Commandant McGarrett, je suppose ?
-En effet.
Ils se serrèrent la main puis la jeune femme l’amena à la chambre du père de la victime.
-Il est prêt à vous recevoir mais croyez-moi, il est plutôt…
Elle s’arrêta un instant et le SEAL la questionna d’un regard.
-Instable. Termina-t-elle.
Elle ouvrit la porte et laissa Steve entrer dans la pièce. Elle la referma ensuite derrière lui, le laissant seul avec son patient. Ce dernier était assit dans un fauteuil roulant, à côté de la fenêtre. McGarrett s’approcha lentement et prit place sur une chaise, en face de lui.
-Heu…Salut, commença-t-il mal à l’aise, je me présente, je suis le Commandant Steve McGarrett du 5-0. Je peux vous parler un moment ?
Il prit le silence de Jones pour un oui.
-Et bien…Soldat…Heu…je peux vous appeler ainsi ?
L’homme ne bougea pas d’un poil.
-D’accord…Heu…Vous savez ce qui est arrivé à votre fille ?
Il cru voir à cet instant, un éclat dans les yeux de Jones.
-Matthew, dit alors Steve, qu’est-ce qui s’est passé ?
Les lèvres de Jones se mirent à trembler et il se tortillait les mains de façon empressée et nerveuse. Soudain, sa voix surprit Steve. Elle était grave et creuse.
-Ils ont pensé que je parlerai plus facilement à un militaire ?
McGarrett se redressa puis choisit une autre tactique. Il dit :
-A vrai dire non. Ils n’ont envoyés personne. C’est moi qui suis venu de mon plein gré.
-Pourquoi ? Demanda Jones sans quitter la fenêtre des yeux.
-Parce que je veux venger la mort de votre fille. Je veux mettre en prison le monstre qui a fait ça, je veux une explication, je veux quelque chose de bien dans ce cauchemar.
Enfin, Jones leva son regard et fixa intensément le SEAL.
-Je suis désolé…Je ne peux rien vous dire, Commandant. Je ne me souviens de rien, absolument de rien et…
Il éclata subitement en sanglot. Steve attendit. Lorsqu’enfin le soldat se calma, il reprit :
-Je sais ce que c’est.
Les yeux de Jones se croisèrent avec les siens.
-Je sais ce que c’est, continua-t-il, de rentrer à la maison, de revenir dans le monde réel après avoir vu toutes ses horreurs. On se sent démunit. On ne peut plus avancer. C’est comme essayer de garder de l’eau dans sa main, elle s’enfuit à travers nos doigts. On tente de garder la moindre goutte, encore et encore mais elle fuit toujours. Alors on se dit que tout est perdu. Mais même si on a atteint le fond, il faut coût que coût avancer, quoi qu’il arrive car sinon…
Des larmes perlèrent aux coins des yeux de Steve. Sa gorge se noua. Il regardait à présent dans le vague. Quant à Jones, il était happé parce que disait le Commandant. Il se sentait connecter avec lui.
-Car sinon, on abandonne. Lâcha-t-il.
Il serra fortement sa jambe qui criait de douleur. Il avait réussit à garder le contrôle de lui-même mais il sentait que les larmes pouvaient couler dans les secondes à venir. Enfin, il se leva et se dirigea lentement vers le soldat. Celui-ci remarqua la béquille et la démarche peu assurée de son visiteur. Il prit un calepin, écrivit quelque chose et déchira le papier pour le lui tendre. Jones le prit, sans quitter le SEAL des yeux.
-Voilà mon numéro. Si quelque chose vous revient, n’importe quoi ou même si vous voulez juste parler, appelez-moi.
Jones hocha la tête et regarda le seul homme qui jusqu’alors ne l’avait regardé ni avec pitié ni avec compassion, repartir.
A Los Angeles, Danny avait avancé dans son enquête. Matthew Jones faisait partit des forces spéciales de l’armée américaine. Même si c’était un simple soldat, il allait apparemment gravir les échelons. Puis, le drame est arrivé. Joyce arriva derrière son patron et dit :
-J’ai les autopsies des soldats tués sur place.
-Alors ?
-Chacun ont été fusillé par une série de balle tirées à bout portant.
Danny se figea.
-A bout portant ? Tu es sur ? S’écria Lori.
-Absolument sur.
-Le tueur était donc parmi eux…Marmonna Greg.
-Il faut faire vite, Sam va bientôt revenir. S’alarma Eric.
-Où en sont Callen et Michelle ? Demanda Danny.
-Ils viennent d’arriver. Répondit Nell.
Un peu plus tôt, Callen et Michelle était partit en Irak afin de tirer des renseignements sur le terrain.
-C’est pas vrai…Fit Joyce sidérée.
-Quoi donc ? Demanda Lori.
Joyce qui était entrain de lire quelque chose sur l’ordinateur, se tourna vers sa collègue.
-La fille de Jones a été retrouvée morte dans sa chambre, égorgée il y a quelques semaines.
-Quoi ? S’exclama le détective.
-Jones était présent sur les lieux au moment du crime. Il était en bas et il n’a rien entendu ni vu.
-Qui se charge de l’enquête ?
-C’était le HPD mais elle a été refilée au 5-0 avec leur collaboration. Répondit-elle.
Danny s’empara immédiatement de son portable.
-Tu appelles qui ? S’interrogea Greg.
-A ton avis ! Mon SuperSeal voyons !
Seulement, ça sonna dans le vide. Pour la première fois depuis qu’ils s’étaient quittés, McGarrett ne répondait pas…
Steve attendait Adam à l’extérieur de Tripler afin qu’il le ramène au QG. Il avait sourit lorsque ce dernier lui avait raconté sa séance de surf avec Kono. Même lui surfait mieux que lui ! Malheureusement, en ce moment, Steve ne pouvait plus rien faire du tout. Pas de surf, pas de baignade, pas de randonnée, rien. Rien que monter les escaliers le faisait souffrir ! Il attendait donc son chauffeur qui avait terminé sa journée en signant un gros contrat. Soudain, il sentit son portable vibrer dans sa poche. Il le prit et sourit en apercevant le nom de l’appelant. C’était son meilleur ami. Il allait décrocher lorsqu’une voix l’interpela.
-Commandant McGarrett ?
Il se tourna et vit Matthew Jones qui s’avançait vers lui.
-Oui ? Fit-il.
-Tout à l’heure…Vous aviez raison…Et…Je dois vous avouez…J’ai touché le fond.
McGarrett resta silencieux. Jones reprit :
-J’ai quelque chose à vous dire. Je me souviens de ce qui s’est passé la nuit du meurtre de ma fille.
Chapitre 5 : La vérité
Callen et Michelle venaient de débarquer en Irak. Ils prirent directement un SUV pour se rendre à la base militaire américaine du pays. Ils firent la rencontre de l’Amiral Rotherdam.
-Bonjour Amiral. Salua Callen.
-Bonjour Agent Callen et Hannah. Vous avez fait bon voyage ?
-Ça été, merci. Répondit Michelle.
-J’imagine que vous voulez aller droit au but ?
-C’est exact. Répondit l’agent du NCIS.
-Dans ce cas, allons à la base.
-Pourquoi donc ? Demanda l’agent de la CIA.
-J’ai une surprise pour vous.
-Comment ça ? S’interrogea G.
-On a une caméra de surveillance qui a filmé l’attaque.
-Sans blague ! S’exclama l’agent.
-Vraiment ? Renchérit Michelle.
-Affirmatif ! Répondit l’Amiral.
-Pourquoi ne nous l’avoir pas dit plus tôt ?! S’écria la jeune femme.
-On ne l’a découvert qu’hier. Un de nos ingénieur a put réparer les caméras défaillantes. L’une d’elles nous a gentiment révélé ce qui s’est passé cette terrible nuit.
Ils n’attendirent plus longtemps et se dirigèrent vers la base. Une fois à l’intérieur, l’Amiral demanda à ses hommes de montrer la vidéo. Ils s’exécutèrent et la vidéo commença. Ils virent alors les militaires qui se mettaient en place afin d’effectuer la descente dans un repaire de terroriste servants Al Qaida. Les hommes se mirent en position et au moment où ils allaient entrer dans la planque, l’un des soldats sortit du lot. Il semblait étrange. Il avait les mains serrées fortement autour de son arme. L’un de ses amis lui demanda si ça allait. Il ne lui répondit pas. Tout d’un coup, il tira sur lui. Celui-ci s’écroula au sol. Le reste de l’équipe se tourna vers le coup de feu mais personne ne put intervenir. Le mystérieux tireur se mit à tirer dans tous les sens. Ce fut un véritable massacre. Les militaires embrassèrent le sol un à un. Ils étaient morts. Mais l’homme continua de tirer, sans s’arrêter. Il était complètement déconnecter de la réalité. Tel un animal qui se sent menacé, il tira et tira. On pouvait voir que tout son corps tremblait. Brusquement, il s’arrêta. Il lâcha son arme et se mit en boule dans un coin. Callen et Michelle le virent pleurer toutes les larmes de son corps. Il était clair que cet homme avait pété un plomb. L’Amiral fit un zoom sur son visage. Ils reconnurent Matthew Jones.
Steve resta figé. Il ne fallait pas qu’il brusque le soldat. A tout moment, il pouvait se défiler ou perdre la confiance qu’il avait placée en lui. Jones s’avança vers lui d’un pas hésitant. McGarrett ne bougea pas d’un poil. Il attendit. Jones prit place sur un banc au dehors. Steve vint le rejoindre, difficilement à cause de sa jambe, et lui laissa le temps de lui expliquer.
-Cette nuit, c’était une nuit comme toutes les autres. J’avais l’impression qu’elle m’enveloppait, qu’elle riait de moi. J’étais prit d’un cauchemar. Je me voyais tuer tout le monde, tout le monde autour de moi mourrait et j’en étais responsable. Puis les cadavres se réveillaient. Ils venaient vers moi, ils me voulaient. Pourtant, j’avais rien fait de mal. J’avais peur…Vous comprenez ?
Steve hocha la tête. Il était évident que cet homme avait besoin d’aide.
-Je devais me défendre, continua-t-il d’une voix tremblante, j’avais mal. Vous connaissez la douleur ? Vous savez, cette douleur sourde et stridente qui s’empare de vous comme le venin d’un serpent ?
Steve hocha de nouveau la tête. Il la connaissait lui aussi cette douleur. Ce n’était pas comme une douleur physique, c’était plutôt comme une vieille amie qui était également votre ennemie de tous les jours.
-Bien sur que vous la connaissez. Tous les hommes qui se battent la connaissent. Sauf que moi, mon courage s’en est allé. Je n’ai pas su…Je n’ai pas su y faire face. Je suis monté. J’ai longuement grimpé les escaliers. J’avais l’impression qu’il ne se terminait jamais. Je suis enfin arrivé en haut. J’ai ouvert la porte. Elle était là, entrain de dormir paisiblement dans son lit. Il fallait qu’elle s’en aille. Elle ne pouvait pas rester. J’ai vu le couteau que j’avais dans les mains. C’était tellement simple…Juste un geste…Et puis…il y a eu le sang…ça giclait de partout…Le matin pointait…J’ai essuyé le couteau…Je suis redescendu…Et c’était finit…
Steve comprit. Il comprit ce qu’il avait deviné depuis le début. Au lieu de se lever et de lui passer les menottes, il resta assit et mit une main sur l’épaule de Jones.
-Venez avec moi.
Jones hocha la tête et prit la main que lui tendait le SEAL.
Kono venait d’avoir Steve au téléphone. L’enquête était finit. C’était le père qui avait tué sa fille sans s’en rendre compte. Elle était néanmoins déçut que cette enquête se termine si vite. Car à présent, Chin allait repartir au HPD. Elle se demandait encore comment Steve avait fait pour tirer la vérité de la bouche de Jones. Alors que ça faisait plusieurs semaines que cette enquête stagnait, McGarrett avait une fois réussit à apporter ce qui manquait. Adam l’avait prévenu qu’il allait ramener Steve chez lui, avant il devait emmener Jones dans une institution psychiatrique en attendant le procès. Donc elle appela Malia pour terminer la journée avec une bonne séance de surf. Cette dernière venait de finir sa garde. Par conséquent, elle était totalement contente. Elle retrouva la cousine de son mari à la plage de Waikiki.
-Salut Kono !
-Hey ! Malia ! Comment vas-tu ?
Les deux femmes s’étreignirent affectueusement.
-Bien et toi ?
-Un peu fatigué mais pressée de me jeter à l’eau. Je vois que tu n’as toujours pas changer de planche.
-En effet. Jamais je ne me séparai d’elle !
Alors qu’elles marchaient sur le sable en direction de la mer, Malia continua la conversation :
-Et sinon, le travail ?
-C’est tendu. Danny est à Los Angeles, Chin au HPD…Je pensais me rapprocher de Steve mais il est tellement distant…Je sais que ce n’est pas sa faute.
-Tu sais, je suis désolée pour ce qui s’est passé mais je n’arrive pas à oublier. A chaque fois que je le vois, j’ai peur et…
-Ne t’en fais pas, je comprends. Maintenant, le Gouverneur n’arrête pas d’harceler Steve pour qu’il recrute. Mais je pense qu’il n’est pas prêt. Pour lui, Danny et Chin font toujours partit du 5-0.
-Kono, je commence à te connaitre. Je sens que quelque chose ne va pas.
La belle hawaiienne soupira longuement. Finalement, elle décida de se confier à Malia.
-J’ai peur qu’il soit entrain de déprimer…
-Steve ?
-Oui…Il est de plus en plus solitaire, il a mal et il se sent tellement coupable. Les seules fois où je le vois sourire c’est lorsqu’il est au téléphone avec Danny.
Cependant, elle n’osait pas tout dire à Malia. Celle-ci s’en aperçut et elle l’encouragea de continuer. Kono consentit :
-Je pense que ça lui ferait du bien que tu ailles le voir, que tu ailles parler avec lui.
La femme de Chin poussa à son tour un soupire et réfléchit. De son point de vue de médecin, elle savait que McGarrett n’y était pour rien. Il n’était pas dans son état normal. Et puis, la culpabilité le rongeait, ça ralentissait sa rééducation, il se faisait plus de mal que de bien. Mais de son point de vue de jeune femme, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir peur de lui, de se demander s’il recommencera. Enfin de compte, elle abdiqua. Kono avait raison. Elle devait avoir une discussion avec lui.
-D’accord, dit-elle, j’irai le voir.
Kono eut un grand sourire et répondit :
-Merci Malia.
Les deux femmes étaient arrivées au bord de la mer. Leurs pieds frôlaient l’eau, les vagues déferlaient avec élégance. Alors qu’elles partaient surfer, elles ne savaient qu’au même moment, un drame se passait…
A Los Angeles, Danny s’angoissait de plus en plus. Il n’arrêtait pas de rappeler Steve encore et encore. Il y avait quelque chose, il en était sur.
-Danny, calme-toi. Il doit être en intervention. Ce n’est pas la première fois qu’il est indisponible. Tenta Lori afin de rassurer le détective.
-Non, non…Depuis que je suis partit, à chaque fois, je dis bien « à chaque fois », que je l’appelais, il décrochait. Même s’il était occupé, en plein interrogatoire, la nuit ou en intervention. Répondit-il en faisant les cents pas.
Soudain, le téléphone de Danny sonna. Tout le monde s’échangea un regard. Danny décrocha et c’est avec surprise qu’il eut Adam au téléphone. Durant la conversation, il devint de plus en plus livide. Greg fronça les sourcils. Lorsque Danny raccrocha, il avait les mains qui tremblaient.
-Patron, qu’est-ce qui se passe ? S’alarma Joyce.
-Steve…Steve vient d’être amener d’urgence à l’hôpital…
Chapitre 6 : Le pardon
Adam était assit dans la salle d’attente. Soudain, deux furies arrivèrent droit sur lui. C’était Kono et Malia.
-Adam ?! Que c’est-il passé ? S’exclama aussitôt sa petite-amie.
-McGarrett et moi venions de déposer Jones à l’hôpital psychiatrique d’Honolulu. On allait repartir vers la voiture lorsque McGarrett s’est écroulé à terre. Il était en sueur, tout son corps tremblait de douleur. Il n’arrivait même plus à garder les yeux ouverts ! Il s’est mit à hurler et j’ai appelé une ambulance en urgence. Les secours sont arrivés et ont remarqué que la tension de McGarrett était beaucoup trop élevée. A partir de ce moment, il n’arrivait plus à respirer correctement. A présent, ça fait deux bonnes heures que j’attends ici pour avoir des nouvelles.
Pendant ses explications, Malia était restée muette comme une tombe. Elle revint subitement à la réalité et se dirigea vers la réception. Kono et Adam la regardèrent faire. Après avoir discuté avec l’infirmière en chef, Malia les rejoignirent.
-J’ai pu avoir quelques informations. Apparemment, Steve vient d’être transféré dans une chambre. Son état est stable mais reste néanmoins préoccupant. Ils ont appelé le chirurgien orthopédique.
Ils soufflèrent en entendant la nouvelle mais bien vite, Kono s’écria :
-Le chirurgien ? Pourquoi ?
-Ça, il va falloir en discuter avec son médecin. Répondit-elle.
A peine avait-elle prononcé ces mots, qu’un homme en blouse blanche se dirigea vers eux.
-Vous êtes la famille du Commandant McGarrett ?
-Oui. Répondirent-ils à l’uni son.
-Je suis Dave Marks. Le thérapeute du Commandant. Je supervise sa rééducation.
Ils hochèrent la tête et lui serrèrent la main. Il leur proposa de s’assoir mais ils refusèrent. Il soupira alors et commença :
-L’état du Commandant est très sérieux. Sa vie n’est pas en danger mais il souffre terriblement.
-Vous lui donnez de la morphine ou un truc dans le genre ? Fit Adam visiblement inquiet.
-Malheureusement, ça ne suffit pas. A vrai dire, ce n’est pas la seule chose qui nous préoccupe…
-Quoi ? S’écria Kono.
-Les éclats de shrapnel à l’intérieur de sa jambe sont entrain de déchirer tous les ligaments ainsi que de nombreux tendons. Avec la nécrose, des tumeurs peuvent se développer si on n’intervient pas rapidement.
-Intervenir ? C’est-à-dire ?
-L’amputation. Termina Malia à la place de Marks.
Celui-ci hocha la tête. Kono et Adam se figèrent d’horreur.
-Il n’acceptera jamais. Dit l’hawaiienne catégoriquement.
-De toute façon, on ne fera rien sans son contentement. Dit le thérapeute.
Tous les trois s’échangèrent un regard quand, à la grande surprise de tout le monde, Malia dit :
-J’irai lui parler.
A Los Angeles, Danny se dirigeait à toute vitesse à l’aéroport. Il fallait qu’il retrouve Steve, vite et maintenant. Même s’il devait arriver que le lendemain matin. Il savait qu’il laissait derrière lui Grace, mais l’état de son meilleur ami se dégradait et il ne pouvait attendre. Une fois arrivé à Hawaii, il ira chez Gabby puis direction l’hôpital. Pendant ce temps, Callen et Michelle venaient de débarquer sur le continent. Immédiatement, l’agent de la CIA dû repartir chez elle, maintenant que l’enquête était terminée. Quant à Callen, il devait faire en sorte que Sam ne sache rien en rentrant de sa sortie scolaire. Quant à l’équipe, elle était restée en plan. Lori se rongeait les oncles. Elle était toute aussi inquiète que Danny pour Steve. Tout comme le reste du groupe.
Malia entra prudemment dans la chambre. Steve était allongé dans son lit, la poitrine découverte et la jambe exposée. Celle-ci était enveloppée de bandage et demeurait immobile grâce à une attelle en acier. Le SEAL dormait profondément avec les médicaments mais on pouvait voir que son visage gardait les traits tirés par la douleur. Non, Steve ne méritait pas ça. Elle s’approcha de lui et s’assit à son chevet. Peut-être qu’il avait sentit sa présence ou que la douleur l’avait réveillé mais il ouvrit les yeux. Il la fixa mais ne dit rien. Ce fut elle qui prit la parole en premier :
-Steve…Je tenais à te dire que je suis désolée. Pour tout. Ce n’était pas ta faute et mon comportement était complètement immature. Je n’ai pas su…
-Arrête. L’interrompit-il.
-Quoi ? Fit-elle ahurit.
-Ce n’est pas à toi de t’excuser dans cette histoire. Il n’y a que moi qui suis fautif. Je t’en prie, Malia, pardonne-moi.
Elle essuya une larme sur sa joue et balbutia :
-Je…Je t’ai dé-déjà pardonné…
Steve ferma les yeux, soulagé. Un poids venait de s’enlever de son cœur.
-Ecoute Steve, reprit-elle, tu ne supporteras pas la douleur de ta jambe. Les éclats de métal sont entrain de tout déchirer à l’intérieur. On n’a pas le choix. On doit…
-Amputé. Termina-t-il d’une voix grave.
Elle prit une grande respiration et répondit :
-Oui.
Chapitre 7 : Rancœur
Lorsque Malia sortit de la chambre, tout le monde attendait. Même Mary avait rejoint Kono et Adam dans le couloir. En découvrant les visages défaits de ses amis, elle lança:
-Il accepte l'amputation.
Tous soufflèrent de soulagement avant de voir Chin débouler comme un fou à leur rencontre.
-Qu'est-ce qu'il c'est passé ? Demanda t-il en dévisageant un par un les visages encore sous le choc.
-Steve... doit subir une amputation. Fit Adam.
-Steve ? Amputé ? J'ai un peu de mal là... Le connaissant il n'acceptera jamais !
-En fait il a déjà donné son accord. J'ai... Je lui ai parlé et il a accepté. Chin, tout ça va trop loin, il faut qu'il guérisse. Suggéra Malia.
Le flic ne dit rien. Abasourdit par l'état de santé abominable de son ami, il se rendit compte que sa rancœur allait trop loin. Aujourd'hui, le plus important était que son ami aille mieux.
-Je peux lui parler ? Dit-il.
-Ouais... mais pas longtemps il est très faible. Fit l'infirmière avant d'embrasser son mari.
Du côté du Lieutenant Williams, l'inquiétude le rongeait. Dans l'avion, il avala les sachets de cacahuètes que distribuaient les hôtesses, alors qu'en temps normal il haïssait cette nourriture. Il attaquait son huitième paquet alors que seulement vingt minutes de vol c'étaient écoulées…Tout ce qu’il souhaitait, c’était d’être auprès de Steve le plus vite possible. Il avait besoin de le voir…C’était devenu vital…
Toujours à LA, Eric venait de recevoir certains documents qui pourraient bien intéresser l’équipe. Greg, Lori et Joyce vinrent alors le rejoindre. Callen était occupé auprès de Sam afin de lui cacher l’implication de sa femme dans l’affaire. Michelle entra à son tour dans la salle.
-Qu’est-ce qu’on a ? Demanda-t-elle.
L’informaticien lui montra d’un signe de tête, les documents qui venaient d’être affichés à l’écran.
-Il s’agit des résultats de l’examen médical fait sur Matthew Jones.
-Et ?
-Et les analyses de sang démontrent la présence d’une substance inconnue.
-Ça veut dire…Fit Joyce.
-Ça veut dire qu’il a été drogué. Termina l’agent de la CIA.
-Mais la question est : Par qui ? Pensa Greg à voix haute.
Danny venait enfin d’arriver à Hawaii. Toutes ses pensées étaient tournées vers Steve. Son téléphone sonna et il fut étonné de voir Chin sur l’ID appelant. Il décrocha en sentant un poing se former dans son estomac.
-Danny ? Tu as arrivé ?
-Oui. Je viens de récupérer ma valise. Chin, que se passe-t-il ?
Il entendit l’hawaiien soupirer à l’autre bout de la ligne. Enfin, celui-ci ne tourna pas autour du pot bien longtemps et lâcha :
-Steve va être amputé.
-QUOI ?!
Ce n’était pas possible, il avait mal entendu…Steve…Steve McGarrett ! Il ne pouvait pas…Pas être…Sa jambe…
-Je suis désolé. Dit Chin.
Au même moment, l’équipe de Los Angeles venait de mettre la main sur celui qui avait drogué Jones. C’était à cause de lui que le soldat avait tué sa fille ainsi que toute une unité. Il s’agissait du lieutenant Martin Forbs. Il faisait partie de la CIA et ça faisait déjà plusieurs mois qu’il trahissait son pays. Il devait avoir des intérêts dans le camp ennemi. En gros, c’était un sal ripou.
-Ça ne va pas être facile. Dit Greg.
-Pourquoi ? S’étonna Lori.
-Parce que c’est un agent de la CIA. Hors, c’est la CIA qui a inventé les techniques d’interrogatoires. Il ne nous dira rien.
-Michelle va s’en occuper. Dit Nell avec un sourire au coin.
Danny courait dans les couloirs de l’hôpital. Il trouva enfin Kono, Malia et Chin.
-Danny !
Kono se jeta dans ses bras. Il vit qu’elle pleurait.
-Steve…Heu…Il est…Commença-t-il par balbutier.
-Opération. Répondit Malia.
Il hocha la tête et prit une grande respiration. Il n’arrivait toujours pas à croire que Steve allait devenir infirme.
-Vous…vous êtes sur qu’il a vraiment accepté ? Je veux dire…ça m’étonne de lui…Si facilement…Enfin…Je veux dire que…
-On comprend. L’interrompit Chin.
Soudain, la porte de la chambre s’ouvrit. Les infirmières poussaient le lit sur lequel reposait Steve. Il était d’une pâleur évidente, complètement assommé par les médicaments. Danny se précipita à ses côtés. Il voulait dire quelque chose, n’importe quoi mais rien ne lui vint à cet instant. Cela faisait plusieurs heures qu’il souhaitait juste retrouver Steve, il avait des tas de choses à lui dire, des tas de question à lui demander et cependant, devant lui, à ce moment, il était devenu totalement muet. Finalement, après un long silence, il posa lentement une main sur le bras de son meilleur ami et lui souffla à l’oreille :
-Ton ohana ne t’abandonne pas…
Il fit un bref signe aux infirmières qui l’emmenèrent loin de lui.
Pendant ce temps, à Los Angeles, Michelle commençait sérieusement à obtenir des informations de la part de leur satané ripou de la CIA.
-Alors, agent Forbs, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Dit-elle d’une voix assurée.
Elle se posta bien devant lui, les mains sur la table, attendant patiemment qu’il crache le morceau. L’agent se pencha légèrement en avant. Michelle fit de même. La tension dans la pièce était palpable. Forbs passa sa langue sur ses lèvres et susurra :
-Je ne vous dirai rien.
-C’est ce qu’on verra. Répliqua-t-elle.
Il se redressa sur son siège et toisa Michelle de toute sa hauteur. Mais cette dernière avait préparé son coup. Tout le monde avait un point faible.
-Nadia. C’est ça ? Fit-elle.
A l’évocation de ce nom, le visage de Forbs perdit toutes ses couleurs.
-Au moment où nous parlons, Nadia pense toujours que son mari est un simple soldat entrain de défendre son pays avec bravoure. Tout comme la petite Susie qui est fière de son papa. Malheureusement, toute cette fierté va disparaitre lorsqu’elles apprendront que le mari et père qu’elles croyaient être n’est en fait qu’un sale ripou. Cracha-t-elle avec dédain.
Forbs se figea. Elle avait réussi.
-Si vous coopérez, on peut leur balancer une histoire à deux balles. Si vous coopérez…
L’agent prit une profonde respiration. On pouvait voir la rage émaner de lui. Tous ses muscles se tendirent, sa poitrine se souleva avec difficulté et une sueur froide parcourait son front. Enfin, il répondit d’une voix grave :
-Je ne pensais pas que la drogue agirait aussi longtemps.
A l’aéroport, le NCIS s’empressa de prévenir Danny qu’il tenait leur coupable. A l’aéroport car l’équipe allait rejoindre son patron à Hawaii. Donc, Callen, Greg, Joyce, Lori, Kensi et Deeks attendait, assit sur les sièges de la salle d’attente. Ils attendaient l’affichage de leur avion mais également l’un des leurs : Sam. Quant à Michelle, elle devait rester à Los Angeles pour encadrer l’arrestation de Forbs. Sam avait du retard. Il avait du retard car sur le chemin, il avait fait une découverte capitale qui allait retourner la vie de quelqu’un…
Il n’entendait plus rien. Il se sentait juste flotter, quelque part entre deux mondes. Bientôt, tout allait se terminer. La douleur disparaitra, plus rien ne pourra désormais l’atteindre. Sa vie ne sera plus la même mais elle ne l’était déjà plus depuis longtemps. Depuis que la douleur faisait partie de sa vie. Ce serpent qui s’entourait autour de sa jambe chaque jour, plantant ses crocs dans sa chair, ingérant son venin jusque dans ses moindres veines, allait partir à tout jamais. Il savait également qu’il s’abandonnait, lui-même. Il ne sera plus pareil. Tout changera. La douleur commençait déjà à s’en aller. Il s’enfonçait, loin, très loin dans les profondeurs du bien-être, dans les profondeurs d’un monde nouveau.
-On peut commencer.
Le chirurgien leva alors son scalpel.
Chapitre 8 : Perdre et Retrouver
Sam s’apprêtait à reprendre le volant. Il devait retrouver le reste de l’équipe à l’aéroport. Celle-ci avait résolu l’enquête. Maintenant, elle devait rejoindre Danny à Hawaii. Il s’arrêta vite fait chez Marcel qui lui fila son café habituel accompagné comme toujours du journal. Il le feuilleta rapidement tandis qu’il mettait le contacte. Il allait démarrer lorsque son regard s’attarda sur une page en particulier. Il y avait la photo d’un soldat russe. Le gros titre indiquait : Ivan Romanov sauve une vie ! Il parcourut les lignes qui suivaient. Elles évoquaient la vie de ce soldat. Cette vie…Il la connaissait. Elle était semblable à celle du présumé père de Callen…Et si cet Ivan Romanov était le soldat russe qu’ils cherchaient ? Celui qui est censé être le père de G ? Alors ses yeux se posèrent sur la photo. Il n’y avait plus aucun doute : C’était lui !
Il ouvrit lentement les yeux. Il les referma aussitôt, éblouit par la lumière. Il entendait des voix. Il tourna la tête vers leur provenance. Des silhouettes floues se dessinèrent. Il voulu dire quelque chose mais sa gorge ne produisit qu’un faible son rauque. Il tenta de bouger une main mais tous ses membres restèrent plaqués contre le lit, incapables de bouger. Il avait besoin d’aide. Il essaya d’appeler les personnes qui se trouvaient dans la pièce. Soudain, l’une d’elle se tourna vers lui et se précipita à son chevet.
-Steve ? Steven, tu m’entends ? T’es réveillé ?
Il reconnu la voix de Danny. Danny ? Qu’est-ce qu’il faisait ici ? Sa main se déplaça fébrilement vers lui. Il s’en empara aussitôt.
-Je suis là mon pote. Je ne te quitte pas.
Une autre personne vint à son chevet.
-Bon retour parmi nous, Steve.
Rien que ces quelques mots provoquèrent une chaleur intense en lui. Chin lui avait définitivement pardonné. Et il était là, à ses côtés. Tout comme Kono, Max et Kamekona. Il voulait parler, leur dire qu’il les remerciait pour tout. Mais il ne put. Malia entra alors dans la chambre.
-Steve ? Tout va bien ?
La question fut embrouillée dans son esprit puis il la comprit enfin. Est-ce que tout allait bien ? Il n’en savait rien. C’est là qu’il le vit : Ce vide. Ce vide qui se situait là où sa jambe défaillante aurait du être. Des larmes s’accumulèrent et il fit tout pour les repousser. C’était finit.
-Tu as mal ? Résonna la voix de Chin.
Il se tourna vers lui et secoua la tête.
-Non…Je n’ai plus mal…Répondit-il d’une voix brisée.
Maintenant que Steve dormait profondément, Danny avait retrouvé son équipe au QG.
-Comment va-t-il ? S’écria immédiatement Lori.
Le détective soupira et finit par répondre :
-Ça peut aller. Disons…Qu’il va s’en remettre.
Il remarqua que Sam paraissait mal à l’aise.
-Ça va être dur mais c’est McGarrett. Répondit celui-ci.
-C’est McGarrett. Répéta Danny.
Cette simple phrase résumait ce qu’était le partenaire de Danny.
-Heu…Williams, je peux te parler ? Demanda l’ancien SEAL.
-Et bien, oui.
Tous les deux s’enfermèrent dans le bureau de Steve. Pendant ce temps, le reste de l’équipe discutait des évènements passés.
-Très bien, commença Sam, j’ai découvert que le père de G était toujours en vie.
-Quoi ? Et tu lui as dis ? S’exclama-t-il.
Le silence de l’agent en disait long.
-On doit le mettre au courant.
-Si jamais il l’apprend, il ne fera qu’une chose : Partir le retrouver.
-Sam, il le découvrira un jour ou l’autre.
Hannah le savait. Mais il ne pouvait s’empêcher d’être inquiet pour son partenaire et de le protéger à tout prix.
-Tu sais ce que c’est. Rétorqua-t-il.
-Ouais.
Ils sortirent rejoindre les autres.
On pouvait dire que Steve se sentait bien. Il n’avait plus ce poids qui pesait sur lui depuis l’accident, cette douleur constante qui envahissait son esprit. Il n’avait plus en lui ce terrible souhait d’en finir lorsque la souffrance atteignait des sommets. Il n’aura plus les médicaments pour fidèles amis. Il y aura juste lui et cette prothèse en plastique. Il pourra enfin vivre.
-Oncle Steve !!!
Une petite furie se jeta sur son lit puis directement dans ses bras.
-Hey ma puce…Salua-t-il d’une voix rauque et faible.
-Tiens, j’ai fait un dessin pour toi !
C’était un Super héro dont l’une des jambes était coloriée en bleu.
-C’est sa super jambe sonique ! S’écria la fillette.
Emu, Steve l’embrassa sur le front.
-Merci Gracie.
Le moment fut rompu par l’arrivée de quelqu’un : Mary.
-Salut frérot. Comment tu vas ? Demanda-t-elle après une étreinte.
Il la regarda intensément et répondit :
-Mieux.
Un large sourire s’afficha sur son doux visage.
-Tu restes ? Fit-il.
-Tout le temps qu’il faudra.
Oui, Steve était heureux. La douleur avait disparu, il avait retrouvé l’amitié de Chin et de Malia, Danny était à Hawaii et sa sœur là, pour le soutenir. Il avait peut-être perdu une jambe aujourd’hui, mais ce qu’il avait retrouvé était bien plus précieux.
Sam et Callen marchait sur la plage. Après avoir mangé chez Kamekona, l’ancien SEAL avait demandé à parler sérieusement avec son partenaire. Ils marchaient donc, profitant de la chaleur agréable du soleil couchant.
-Alors ? Qu’est-ce que tu avais à me dire ?
Sam soupira.
Il devait lui dire, c’était important pour lui. Tout allait changer après cette révélation, pour eux, pour l’équipe mais surtout pour Callen. Après des années de recherches, il allait enfin pouvoir retrouver une famille, sa famille.
-Et bien...Voilà…Commença-t-il, non sur de lui.
-Oui ?
-En fait…Je…
Sam avait du mal à avouer. Il connaissait les conséquences que ça allait engendrer sur sa vie, sur la sienne, sur la leur.
-Comment dire…J’ai…
-Bon, qu’est-ce que tu essayes de me dire Sam ? Balance !
Sam prit une grande respiration, s’arrêta de marcher et se mit face à lui.
-Ton père est en vie.
Callen resta un instant abasourdit, complètement coi et incapable de faire le moindre mouvement. Enfin, au bout d’un certain temps, Callen lâcha :
-Quoi ?
-Aller Oncle Steve !
-Tu peux le faire frangin.
Mary et Grace soutenait Steve pour ses premiers pas. Aidé de béquilles, il mettait un pas hésitant l’un devant l’autre. Ce n’était pas facile, s’adapter à cette sensation nouvelle, s’appuyer contre un bout de plastique, lui faire confiance et avancer. Il faillit tomber mais Mary le rattrapa à temps.
-Doucement Steve. Fit Malia qui venait d’entrer dans la pièce.
Elle était juste derrière lui, caressant son dos.
-J’ai combattu en Afghanistan, en Irak, j’ai frôlé la mort plusieurs fois, vaincu la maladie, arrêtés des talibans et éviter des attentats. Ce n’est certainement pas un foutu bout de plastique qui me vaincra !
Mary était à la fois soulagée et découragée de voir son frère comme ça. Cela voulait dire qu’il allait se battre et jamais n’abandonner mais aussi qu’il était en colère et frustré. Il avança, maladroit, gauche mais il avança. C’est alors que ce moment fut illuminé de joie. Un simple geste qui fit basculer cette journée, qui fit battre les cœurs des trois personnes présentes dans la pièce, qui mit fin à des jours de souffrance : Steve sourit.
FIN
Prologue
Comme à son habitude, Adam avait servi de taxi au SEAL après sa séance de rééducation. Une fois après avoir franchi la dernière marche de l'interminable escalier menant au bureau du Gouverneur, Steve s'assit un instant, en sueur et essoufflé, sur l'un des sièges situés devant le bureau de la secrétaire qui l'interpella :
-Commandant ?
Steve tourna la tête en direction de la voix et un faible sourire se dessina sur ses lèvres. Il massa discrètement sa jambe ou du moins sa prothèse. Il ne sut même pas comment il avait pu franchir ces immenses escaliers...Après un long silence, elle continua :
-Vous aviez rendez-vous ?
-Oui. Répondit-il simplement encore un peu essoufflé.
-Bien, le Gouverneur va vous recevoir. Fit-elle en prenant son téléphone afin de prévenir son patron de l'arrivée de son rendez-vous.
Quelques secondes plus tard, Denning vint accueillir McGarrett :
-Commandant ! Ravi de vous voir en meilleure forme, entrez donc ! L’invita-t-il.
-Monsieur.
L'élu politique ferma alors la porte et invita son employé à s’asseoir près du bureau.
-Vous vouliez me parler, Steve ?
-C'est exact ! Acquiesça-t-il.
-Je vous écoute.
-Euh...En fait je suis venu pour vous demander un service...Tenta le SEAL en observant attentivement l'expression du Gouverneur.
-Lequel ?
-Jones ! Lâcha Steve.
-Jones ? Qu'est-ce-que votre suspect vient faire dans vos histoires ? S'interrogea Denning.
-Oui. Il a été piégé comme vous le savez et je pense qu'il faudrait lui accorder le pardon...Si vous voyez ce que je veux dire...Commença Steve, hésitant.
-Commandant, il y a une justice ! Il n'est pas question que j'y fasse entrave ! Prévient l'élu.
-Je ne parle pas d'entrave, Monsieur. Termina Steve d'un ton catégorique.
Un court silence apparut, jusqu'à ce que Denning comprenne :
-Attendez, vous voulez que j'use de mon Droit de Grâce ?!
-Monsieur, Jones est un homme bien, victime d'une injustice ! En plus, il devra vivre avec le fait qu'il a tué sa fille...sous les effet d'une drogue qu'on lui a administré !
-D’accord…A deux conditions ! Intervient subitement Denning pendant les explications de Steve.
-Quoi ? Fit ce dernier, surpris.
-J'accepte. En contrepartie, je veux que vous offriez un emploi à cet homme !
-Bien, Monsieur !
-ET ! Que vous soyez complètement sur pieds au plus vite !
-Monsieur.
Les deux hommes se quittèrent alors, après une franche poignée de mains :
-McGarrett ! Interpella Denning alors que le premier commençait à partir.
-Dites à Monsieur Jones que je souhaite m'entretenir avec lui.
-Oui, Monsieur. Au revoir et…Merci.
TBC…