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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 19.01.2014 à 18h12
Auteur : Halia
Statut : Terminée
« Qu'est devenu Charlie après s'être fait poignardé par Mickaël Noshimoru? Voici un OS qui lui est consacré » Halia
Cette fanfic compte déjà 3 paragraphes
Quand Charlie Fong ouvrit les yeux, il eu du mal à comprendre ce qui se passait. Il était allongé dans un lit, dans une pièce blanche, une perfusion accrochée à son bras : il était visiblement à l’hôpital. Il tenta de se redresser et la douleur qu’il ressentit à l’abdomen lui fit tout revenir en mémoire : les gants que lui avait transmis Kono, les analyses qu’il avait effectué, les résultats, la visite de Mickaël Noshimoru et le couteau que celui-ci lui avait planté dans le ventre. Et surtout il se rappela de pourquoi tout ça été si important : c’était la preuve qui permettrait de disculper Kono du meurtre de Victor Hassanuma.
A peine tous ses souvenirs reconstitués, la porte de sa chambre s’ouvrit.
« Max ! Tu tombes bien, il faut que je sorte d’ici. Il faut que je retrouve les éléments permettant d’innocenter Kono ! »
« Du calme Charlie. Tu n’iras nulle part, ton état ne le permet pas. Quand à Kono, ne t’inquiète pas, tout est réglé. » Charlie afficha un air plein d’incompréhension.
«Mickaël Noshimoru ! C’est lui qui m’a poignardé ! Il est venu récupérer la preuve ! » Max s’était approché du lit, et assis tranquillement sur le fauteuil prés de son ami.
« Nous savons. » Dit-il simplement.
« Mais… Tu vas m’expliquer ? »
« Et bien, Mickaël Noshimoru est mort. Ce qui a permis de récupérer la preuve de sa culpabilité et donc, par conséquent, d’innocenter Kono. » Charlie souffla, visiblement soulagé et se laissa retombé dans son lit. « Tu devrais te reposer. » Lui suggéra Max. Epuisé et rassuré, Charlie se rendormit.
Quand il se réveilla à nouveau, il sentit une main sur la sienne. Il se tourna vers le fauteuil, un sourire aux lèvres. Mais quand il ouvrit les yeux, il se rendit compte que ce n’était pas celle qu’il espérait qui le veillait et son sourire s’effaça aussitôt.
« Je suis contente de te voir Charlie ! Même si ça n’a pas vraiment l’air réciproque. »
« Désolée Kelly… C’est juste que je croyais trouver quelqu’un d’autre… »
« Ouai. J’ai ma petite idée sur la question. Mais désolé cousin, ce n’est que moi. »
« C’est pas grave… » ajouta-t-il en souriant à nouveau. « Je suis quand même content que tu sois là. »
« T’inquiètes pas. C’est ton ami. Elle viendra. Elle est surement prise par son boulot. »
Ça faisait déjà trois jours que Charlie était là et toujours aucune trace de Kono. A chaque fois, que la porte de sa chambre s’ouvrait, son cœur accélérait. Et à chaque fois qu’il voyait que la personne qui entrait n’était pas elle, il ressentait un grand vide. Ses seuls visiteurs étaient sa cousine, sa tante, sa mère et Max. Il avait risqué sa vie pour elle, et elle ne venait même pas lui rendre visite. Il avait bien essayé d’en savoir plus par le légiste, mais celui-ci avait habilement détourné la conversation à chaque fois que le sujet Kono avait été abordé. Charlie en était de plus en plus convaincu, il se passait quelque chose et on essayait de lui cachait. Et cette certitude était renforcée par le fait qu’il avait essayé d’appeler son amie, mais il tombait sans arrêt sur sa messagerie.
Charlie Fong était un quelqu’un de curieux et à présent il n’avait qu’une hâte, sortir de l’hôpital et aller se rendre compte par lui-même de ce que Max ne voulait pas lui dire.
Après huit jours, Charlie eu enfin l’autorisation de sortir. Bien décidé à avoir des réponses, il se rendit directement au quartier général du 5-0. Mais là, personne. C’est alors qu’il se rendit compte que le bureau de Kono était étrangement vide. Il s’assit et attendit. Quelqu’un finirait bien venir.
Presque deux heures plus tard, lassé, il renonça. La patience ce n’était pas toujours le point fort de Charlie Fong, surtout quand il s’agissait de répondre à sa curiosité. Il décida alors d’aller faire un tour du côté de chez son amie. Arrivé devant la maison, il frappa à plusieurs reprises. Personne.
Fatigué il finit par rentré chez lui. Personne ne voulait rien lui dire : Max détournait la conversation et le 5-0 avait carrément évité de venir lui rendre visite à l’hôpital. Très bien ! Mais ça ne l’empêcherait pas de découvrir ce qui se passait. Après tout, il travaillait pour la police scientifique, il était tout à fait capable de trouver par lui-même.
Le lendemain, il alla faire un tour sur la plage où Kono avait ses habitudes. Là-bas tout le monde la connaissait. Il se renseigna donc auprès des surfeurs présents, mais tous étaient unanimes : personne n’avait vu la jeune femme depuis plusieurs jours.
Au début, il était en colère qu’elle ne soit pas venue le voir à l’hôpital, qu’elle n’est même pas cherchée à prendre de ses nouvelles. Mais maintenant, il était inquiet. Il la connaissait quand même suffisamment pour savoir que ça ne lui ressemblait pas d’abandonner ses amis comme ça.
Il était bien décidé à avoir des réponses et si il devait allait s’adresser directement à Adam Noshimoru, il le ferait. Il n’avait jamais aimé Adam. Pas seulement parce que Kono l’avait choisit, mais surtout parce qu’il n’arrivait pas à lui faire confiance. Pour lui, un Yakuza restait un Yakuza et il ne pensait pas qu’Adam puisse changer. Et puis oui, il devait bien l’admettre, il était quand même un peu jaloux et ne voyait pas ce que Kono pouvait lui trouver.
Il alluma son ordinateur, tapa ses codes d’accès au serveur du HPD et rechercha tout ce qu’il pouvait trouver sur Adam Noshimoru. Il nota toutes ses adresses connues, personnelles et professionnelles, bien décidé à en faire le tour pour en savoir plus et la retrouver. Puis il fit une recherche sur internet, pour en apprendre plus sur la mort de Mickaël Noshimoru. Il découvrit alors que pour certains, Adam, le propre frère de la victime, était le suspect numéro un. Il arracha la feuille du carnet où il avait noté les adresses et sortit d’un pas décidé.
Il commença par les bureaux d’Adam : personne ne l’avait vu depuis plusieurs jours. On lui avait dit qu’il était en voyage. Ces résidences paraissaient également vides, ce qui pouvait confirmer cette hypothèse de voyage. Seulement personne n’avait l’air de savoir où il était exactement. Il fit un détour par le laboratoire. Il était déjà tard et il savait qu’à cette heure là, il n’y aurait plus grand monde, à part son copain Earley, qui lui devait justement un service. En arrivant, il fût satisfait de se rendre compte qu’il avait vu juste.
« Hey ! Charlie Fong ! » S’exclama l’autre « Mais qu’est-ce que tu fais ici ? Ne me dit pas que le boulot te manque tant que ça ! »
« Un peu quand même. Mais c’est toi que je cherchais. Tu te souviens que tu me dois une faveur ? » L’autre grimaça en acquiesçant. « Et bien disons que c’est le moment de me renvoyer l’ascenseur. » Earley soupira : « Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? »
« Vu que je ne suis pas censé être ici, et que j’aurai besoin du matériel informatique du labo pour avoir des réponses à mes questions… il faudrait que tu fasses quelques recherches pour moi. J’ai besoin que tu me trouves quand et comment Adam Noshimoru a quitté l’île. S’il était seul et quel était sa destination. Il a peut-être utilisé une fausse identité.»
« Et c’est tout ? T’as rien trouvé de plus facile ! » râla l’autre. « Bon, ok. Mais ça va me prendre un peu de temps. »
« Tu m’appelles quand tu as à la réponse. »
Sur ce, Charlie rentra chez lui. Mais en arrivant devant sa porte, il la trouva entrouverte. Inquiet, il la poussa doucement et alluma la lumière. Un gars sorti de nulle part plaqua alors sa main sur sa bouche et le força à s’asseoir en face d’un autre gars à l’air peu commode. Les deux types étaient des asiatiques, plutôt costauds et possédaient des tatouages rappelant étrangement ceux des Yakuzas. Que ces mecs lui tombent dessus alors qu’il cherchait des informations sur Adam ne pouvait pas être une coïncidence…
« Il paraît que tu poses beaucoup de questions sur Adam Noshimoru » commença le type assis sur le canapé. « Alors, qu’est-ce que t’as trouvé ? »
« Rien, rien ! Je vous assure ! » Répondit Charlie paniqué.
« T’es sur ? » dis l’autre en sortant un couteau de sa poche.
« Heu… personne n’a su me dire où il est ! Je vous promets. » L’air apeuré de Charlie ne laissait aucun doute au malfrat qui avait l’habitude d’interroger des durs à cuire et voyait bien que ce pauvre type ne savait vraiment rien.
« Ok. On va te croire. Mais si jamais tu apprends quelque chose, on le saura ! C’est compris ? » Charlie secoua la tête affirmativement et les gars s’en allèrent. Le laborantin était dans l’incompréhension la plus totale. Ces gars s’étaient introduits chez lui par effraction, l’avaient menacés, puis étaient partis sans même lui demander d’arrêter ses recherches… C’est alors que les rouages de son cerveau se mirent en marche : les gars étaient des Yakuzas, et visiblement ils cherchaient aussi Adam. Ça avait très certainement un lien avec le fait que celui-ci soit suspecté du meurtre de son frère. Et si en retrouvant sa trace, il les mettait en danger, lui et Kono…
Charlie n’avait pas fermé l’œil de la nuit se demandant s’il devait laisser tomber ses recherches ou continuer. Charlie Fong n’était pas vraiment quelqu’un de très téméraire, alors il pencha pour la première solution, plus raisonnable, pendant une bonne partie de la nuit. Pourtant, il opta finalement pour la poursuite en se justifiant ce choix à lui-même par le fait d’être sûr que Kono allait bien et était en sécurité. Il tenait vraiment à elle. Et quand Charlie Fong tenait à quelqu’un, il pouvait surpasser ses craintes.
Le lendemain dans la matinée, alors qu’il essayait de se remettre de sa nuit d’insomnie en buvant un café sur sa terrasse, son téléphone sonna.
« C’est Earley. Bon j’ai épluché les listings des compagnies aériennes et maritimes, lancé une reconnaissance faciale. Rien. Si ton gars à quitté l’île, il l’a fait dans la clandestinité la plus totale. »
Charlie ne savait pas quoi penser de tout ça. Cette disparition était plutôt un bon signe, si personne ne savait où les trouver, Kono était en sécurité. Mais si on l’avait tué, elle aurait disparue de la circulation comme c’était le cas actuellement ? Oui, mais alors les Yakuzas ne chercheraient pas Adam… Après tout, ils ne cherchaient peut-être pas Adam, mais juste à vérifier que personne ne savait ce qu’ils avaient fait ? Plus il essayait de se rassurer et plus il s’inquiétait. Et oui, Charlie Fong était d’un naturel plutôt inquiet, surtout lorsqu’il s’agissait des personnes à qui il tient. Dans ces cas là, il débordait d’imagination pour trouver des raisons à ses angoisses. Il le savait, mais c’était plus fort que lui, il ne pouvait pas s’en empêcher.
Un peu plus tard. On frappa à sa porte. Un élan de panique s’empara de lui. Et si c’était les Yakuzas qui revenaient ? Puis il entendit une voix familière derrière la porte.
« Charlie c’est Max ! » Il lui ouvrit.
« Bon, ça suffit. Je vais te dire la vérité. »
« Quoi ? » S’étonna Charlie.
« Tu crois vraiment que personne n’allait s’avoir que tu avais demandé à Earley de faire des recherches personnelles pour toi ? Earley ne sait pas tenir sa langue. Charlie, tu es en arrêt. Tu sais que si tes supérieurs apprennent que tu utilises les ressources du HPD pour des raisons personnelles tu risques de gros ennuis, voir de perdre ton boulot !» Charlie soupira. Il savait qu’Earley n’était pas le gars le plus fiable, mais il voulait tellement savoir qu’il n’avait pas réfléchit aux conséquences.
Ils s’assirent et Max commença à raconter ce qu’il savait, c’est-à-dire pas grand-chose sauf qu’après avoir tué son frère, Adam avait dû fuir pour se cacher des Yakuzas qui voudraient venger la mort de Mickaël et que Kono avait choisi de le suivre.
Quand il se retrouva seul, il se sentit d’abord soulagé de la savoir vivante et a priori en sécurité. Puis, il repensa à tout ça : il avait failli mourir pour elle. Et elle était partie avec Adam. Il se sentait vide, abandonné. A quoi ça servait tout ça. Pour elle, il était un ami. Pour lui, elle avait toujours était plus. Depuis qu’il l’avait retrouvé deux ans plus tôt sur la première enquête sur laquelle ils avaient collaborés, il avait toujours espéré qu’elle finirait par le voir autrement. Mais il devait se rendre à l’évidence : elle était vraiment amoureuse d’Adam.
Charlie Fong était assez philosophe. Si Kono avait choisie Adam, il devait respecter son choix. Si elle était heureuse avec lui, alors il serait heureux pour elle. Ce jour là, il décida de tourner la page et de reprendre le cours de sa vie, sans elle. Au moins pour l’instant. Car par-dessus tout, Charlie Fong était un rêveur et il garderait toujours l’espoir qu’un jour peut-être il aurait sa chance…