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Hopes and doubts - suite

Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 21.07.2014 à 14h07
Auteur : Halia 
Statut : Terminée

« A peine l’espoir revenu, les évènements font renaître les doutes : Tout ça est-il dû au hasard ? Cette nouvelle rencontre est-elle réellement bienveillante ? A qui peut-on faire confiance ?  » Halia 

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Quand le réveil de Kono sonna, elle eut beaucoup de mal à émerger. Depuis plus d’une semaine qu’elle n’avait eu aucune nouvelle d’Adam, ses insomnies avaient empirées du fait de son inquiétude grandissante. Elle se leva avec peine et se traina sous la douche pour essayer de se réveiller. Alors que l’effet bienfaisant de l’eau commençait à se faire sentir, elle entendit son téléphone sonner, mais malgré ses efforts pour décrocher au plus vite, elle arriva trop tard. Elle regarda l’écran et sentit son cœur se serrer en lisant le nom de son correspondant. Elle tenta immédiatement de le rappeler mais aucune réponse. C’est alors qu’un bip retentit lui indiquant qu’un message avait été laissé sur sa boîte vocale. Elle composa le numéro d’accès à sa messagerie avec appréhension, puis la voix de celui qui avait cherché à la joindre se fit entendre :
« Kono, c’est Adam. Écoute… J’ai bien réfléchi depuis que je suis ici et je crois que… je ne vais pas revenir. C’est toi qui a raison depuis tout ce temps. Je t’en veux de ce qui est arrivé. Si j’ai tué Mickaël c’est pour toi, pour te sauver la vie. Et te voir tous les jours me le rappelle sans cesse. Je ne peux pas continuer comme ça. Je veux oublier, mais à Hawaii avec toi, je peux pas. Adieu Kono.»
Le jeune femme sentit son monde s’écrouler sous ses pieds et se laissa tomber sur son lit en sanglotant.

Au même moment, le gouverneur avait appelé Danny lui demandant de se présenter dans son bureau avec Steve le matin même.
« Je vois pas pourquoi il veut que je t’accompagne. » S’interrogea le brun.
« Et bien, peut-être qu’il a l’intention de te rendre ton poste. »
« Danny, tu fais ça très bien. Je veux pas te reprendre ta place. Et puis je pense pas être encore prêt.»
Arrivés devant le bureau du gouverneur, la secrétaire les fit entrer.
« Messieurs » salua le gouverneur. « Asseyez-vous » Il avait un ton grave qui n’annonçait rien de bon. Il leur tendit une photo. Les deux policiers la regardèrent et échangèrent un regard inquiet. « Vous le reconnaissez ? » Demanda le gouverneur.
« Bien sur. C’est Ernesto Vasillo. » Articula Steve avec difficulté. Son co-équipier lui lança un coup d’œil anxieux.
« Et qu’est-ce qui lui est arrivé ? » demanda-t-il.
« Il a été retrouvé mort, une balle dans la tête à Miami il y a deux jours. »
« On sait qui l’a tué ? »
« Non. La police locale est sur l’affaire, ils penchent pour un règlement de compte. Je voulais vous en informer, c’est tout. »
Le commandant remercia le gouverneur avant de sortir.
« Steve, ça va ? » Demanda Danny une fois dans le couloir.
« Oui, pourquoi ça n’irait pas ? Le meurtrier de Catherine a eu ce qu’il méritait. » Déclara le brun sur un ton froid. « Mon seul regret c’est de ne pas avoir appuyé sur la détente moi-même.»

Le lendemain matin, assise sur sa terrasse, Doris feuilletait un quotidien national quand un article attira son attention. Elle le lut attentivement puis referma le journal en soupirant. Elle savait ce qui lui restait à faire mais ça lui brisait le cœur. Elle avait espéré que tout ça était derrière elle et que maintenant elle pourrait profiter de sa famille et vivre une retraite paisible. Mais visiblement, le sort en avait décidé autrement. Après avoir fait sa valise, elle se rendit chez Steve et déposa un mot dans sa boîte aux lettres. En repartant, Doris croisa une voiture grise qui venait se garer à proximité de la maison où elle avait vécue de nombreuses années auparavant. Mais elle n’y prêta pas vraiment attention, elle était bien trop prise par ses pensées.

En rentrant chez lui après sa journée de travail, Steve fut surpris de découvrir un mot signé de sa mère dans sa boîte aux lettres lui, annonçant son départ pour quelques temps. Le premier effet passé, il sentit la colère monter en lui. Elle lui avait promis que tout ça était fini, qu’elle était à la retraite pour de bon et qu’il n’y aurait plus de fuites. Mais visiblement, elle lui avait menti, une fois de plus. Il décrocha son téléphone et composa le numéro de la personne qui avait toujours été la plus au courant des activités de sa mère. Après une conversation de quelques minutes, il raccrocha dans l’espoir d’obtenir des informations assez rapidement. Mais il ne se sentait pas mieux pour autant, et lui qui avait toujours aimé la solitude, ressentit le besoin d’une présence apaisante à ses côtés.
Peu de temps après son appel, Louise l’avait retrouvé chez lui, ravie de cette nouvelle invitation. Elle avait tout de suite remarqué que quelque chose n’allait pas, mais elle avait préféré le laisser aborder le sujet quand il en aurait envie plutôt que de poser des questions. Et il ne s’était pas écoulé beaucoup de temps avant qu’il lui raconte la dernière disparition de sa mère. Elle tentait de lui faire retrouver le sourire quand un homme au crane chauve se présenta.
« Je reviens. » lui indiqua Steve avant de s’approcher de l’homme. Elle ne chercha pas à savoir ce qu’ils se disaient, mais des bribes de leur conversation lui parvenaient quand même, lui faisant comprendre que cet homme donnait à Steve des indications sur l’endroit où Doris s’était réfugiée, et qu’il s’agissait très certainement d’un village chinois de la province de Zhejiang. Quand leur discussion fut terminée, le brun salua l’homme et revint s’asseoir prés de Louise.
« Tout va bien ? » osa-t-elle timidement.
« Oui. » Répondit-il avec un sourire forcé. « Et si on allait dîner ! » Elle ne le croyait pas vraiment mais elle commençait à le connaître plutôt bien et savait que ce n’était pas la peine d’insister. Ils allèrent donc dîner et le sujet Doris ne fut plus évoqué.

Le lendemain, alors que l’équipe était au QG, Danny sortit de son bureau en raccrochant son téléphone puis annonça :
« On a une nouvelle enquête ! Un corps a été repêché au large de l’île par un chalutier ce matin ! »
Arrivés sur place, Chin et Kono interrogèrent les pêcheurs tandis que Danny et Steve allaient à la rencontre de Max, penché sur le corps. En l’apercevant, Danny eu un haut le cœur, décidément les cadavres décomposés, il ne s’y ferait jamais !
« Bonjour Messieurs. » Salua le légiste.
« Max ! » répondirent-ils en cœur. « Alors ? Qu’est-ce qu’on a ? » Interrogea Steve.
« A première vue il s’agit d’un homme qui avait entre 30 et 40 ans. D’après l’état de décomposition des tissus, je dirais qu’il est mort il y a environ 3 ou 4 semaines. Mais aux vues de l’état du corps, sans examens complémentaires, je ne peux rien vous dire de plus. »
« Ok. Merci Max. Tiens nous au courant dès que tu as du nouveau. » Conclut Steve.

Sur le trajet retour, dans la voiture de Kono, le silence devenait pesant pour Chin. Celui-ci essaya bien de faire la conversation, mais elle restait muette. En arrivant sur le parking du quartier général l’Hawaïen, qui avait constaté la tristesse et le mal être de sa cousine, la retint par le bras.
« Kono, dis moi ce qu’il y a. »
« Mais rien. » Dit-elle commençant à être agacée que tout le monde lui pose cette question depuis quelques jours.
« C’est à cause d’Adam ? Tu n’as toujours pas de nouvelles ? »
« Chin ! J’ai pas envie d’en parler, d’accord ! » Cria la jeune femme. D’abord surpris Chin observa sa cousine. Puis il voulut la prendre dans ses bras pour la réconforter.
« Tu sais que tu peux tout me dire… » Mais elle le repoussa et remonta dans sa voiture pour démarrer en trombes. Elle roula un moment avant de s’arrêter non loin de la plage. Elle n’avait encore parlé à personne du dernier coup de fil d’Adam et ça l’étouffait. Mais elle savait que Chin ne pourrait pas comprendre et qu’il serait furieux après celui qui avait été son petit ami, ce qui n’arrangerait rien. Elle hésita un instant puis constatant que c’était l’heure du déjeuner, appela celle à qui elle s’était confiée jusque là. Louise la rejoignit sur la plage et les deux filles eurent une longue conversation.
Kono n’avait toujours pas le moral, mais parler à quelqu’un l’avait un peu soulagée et elle se sentait capable de reprendre le boulot.

Ils étaient en train de faire le point sur leur nouvelle affaire quand Max les joignit par visioconférence.
« Alors Max ? Tu as du nouveau sur l’identité de notre victime ? »
« Non pas pour l’instant. Par contre je peux vous dire que votre victime présente deux blessures par arme blanche au niveau de l’abdomen. »
« Comme des coups de couteaux ? » S’empressa de questionner Steve en fronçant les sourcils. Le médecin acquiesça.
« Encore un meurtre au couteau. » Médita Danny.
« Mais je n’ai pas dit que c’était la cause de la mort. » Précisa le légiste. « La présence d’eau salée dans les poumons indique que notre homme est mort noyé. Il était blessé, mais vivant, quand il a été jeté à l’eau. »
« Merci Max. Dès que tu as son identité, tu nous préviens ! »
« Vous croyez qu’il y aurait un quelconque lien avec l’affaire Amy Anderson ? » Interrogea Chin.
« J’ai cru… » Avoua Steve.
« Bon ! Sans l’identité de la victime, on va pas pouvoir faire grand-chose. On se retrouve demain, en espérant en apprendre plus sur notre homme. » Conclut Danny incitant ses collègues à rentrer chez eux.


Halia  (21.07.2014 à 14:08)

En quittant le quartier général, Steve décida de passer prendre Louise à la sortie de l’école pour profiter de la fin de journée ensemble. Ils étaient arrivés depuis peu quand une voiture blanche vint se garer devant chez lui. A son bord, un homme équipé de jumelles avait repéré quelque chose de suspect. Cette voiture grise, 50 mètres plus loin était souvent là, tout comme lui. Et derrière le volant, quelqu’un semblait observer. L’homme sortit de son véhicule discrètement et s’approcha de la voiture grise sans se faire voir. Il monta très rapidement côté passager, pointa son arme sur le conducteur et ordonna :
« Démarre sans faire d’histoire. » Le flingue enfoncé dans les côtes, l’autre obtempéra. Ils roulèrent quelques minutes et l’homme armé fit s’arrêter le véhicule sur un parking désert.
« Qui es-tu et pourquoi tu surveilles Mc Garrett ? » Questionna l’homme avec un fort accent hispanique.
« Je ne faisais que passer dans le quartier. Je sais même pas de qui vous parlez ! » Répondit l’autre innocemment. Le premier pointa son arme sur le visage de son interlocuteur. Il avait une carrure imposante, le crâne rasé et de nombreux tatouages recouvraient ses épaules et ses bras.
« Ca va faire une semaine que je te vois là tous les jours ! Alors me raconte pas d’histoires ! » Menaça-t-il. Mais le conducteur ne se montra pas impressionné et répondit calmement :
« Qui vous dit que c’est lui que je surveille ? » L’homme fronça les sourcils et la « victime » commença à parler. A la fin des explications, la personne derrière le volant suggéra :
« On peut peut-être trouver un accord… »

Il fallut deux jours à Max pour enfin trouver des informations sur la victime repêchée en mer. Fier de lui, il se présenta au quartier général du 5-0 pour leur annoncer la nouvelle.
« Bonjour tout le monde ! » Commença-t-il.
« Hey Max ! Dis moi que tu sais qui est notre homme ! »
« En effet, lieutenant Williams. J’ai trouvé en passant le corps au rayon X afin de savoir si une quelconque ancienne blessure pouvait nous mettre sur la voie, qu’effectivement, notre homme possédait une vis certainement posée suite à une fracture. Et ce genre d’objet dispose d’un numéro de série permettant de remonter jusqu’à son propriétaire. » Annonça fièrement le légiste.
« Et donc ? Il s’agit de… » S’impatienta Danny.
« Monsieur Harvey Muller. »
« Harvey Muller… » Répéta Kono. « Ce nom ne m’est pas inconnu. » Elle s’éclipsa dans son bureau un instant et revint avec un dossier. « Vous allez pas le croire ! Vous vous souvenez des employés de l’immeuble incendié ? Il y en avait deux que je n’avais pas réussi à joindre. Et nos soupçons s’étaient portés sur Harris du fait de ses liens avec Amy Anderson. Et bien maintenant je sais pourquoi l’autre était injoignable ! » S’exclama-t-elle en posant le dossier qu’elle tenait sur la table.
« Alors il y aurait bien un lien entre ces deux meurtres… » Murmura Steve.
« Si ce n’est pas le cas, c’est une drôle de coïncidence. » Approuva Chin.
« Etant donné ce qui est arrivé à ce monsieur, on peut penser que c’est lui qui a fournit le code d’accès à l’immeuble. Mais si Haris est innocent, qui est le coupable et quel est le lien entre tout ça ? » Interrogea Danny.
« Bon ! » Fit Steve en tapant dans ses mains. « On va interroger tous ses proches. Il faut tout savoir de cet homme ! »
« C’est toi qui donne les ordres maintenant ? » Ironisa le lieutenant.
« Heu… pardon. » Répondit le brun gêné. « Alors qu’est-ce qu’on fait ? »
« Ce que tu viens de dire me paraît pas mal ! » lui répondit-il avec un sourire amusé.

Après avoir passé des heures à interroger à nouveau les employés, chacun était rentré chez soi. Steve en avait profité pour passer la soirée avec Louise qui, comme souvent maintenant, était finalement restée pour la nuit. Il était parti travailler vers 8h et lui avait assuré qu’elle pouvait rester aussi longtemps qu’elle le souhaitait. Alors après s’être préparée, elle avait entrepris un brin de ménage, souhaitant se rendre utile vu le temps qu’elle passait dans cette maison. C’est alors qu’on frappa à la porte. Elle ouvrit et resta figée en observant le visage de la personne qui se tenait derrière. Cette dernière entra et referma la porte derrière elle en affichant un sourire vicieux.

Dans les bureaux du 5-0, l’équipe faisait le point sur ce que les proches de Muller avaient pu leur apprendre.
« Il bossait au service du tourisme. » Commença Kono.
« Et d’après la femme qui avait son bureau à côté du sien, il avait rencontré quelqu’un peu de temps avant l’incendie. D’après elle ça lui avait paru étrange parce que Muller n’était pas le genre d’homme à attirer les femmes et que d’après elle, celle-ci était plutôt jolie. » Continua Chin. « Mais on a interrogé la famille, et personne ne semble avoir entendu parler d’elle. »
« Comment la collègue sait qu’elle était jolie ? » interrogea Danny.
« Elle serait venu lui rendre visite au bureau une fois. D’après elle, elle s’appelait Laura. Elle était plutôt grande, cheveux bruns, yeux clairs. Mais elle ne se rappelle de rien d’autre et ne connaît pas son nom. »
« Ça nous aide pas beaucoup, mais il faut retrouver cette femme. » Déclara Danny.
« Tu crois que ça peut attendre après le déjeuner ? » Demanda Kono embarrassée.
« Pourquoi ? T’as un rencart ? » Demanda Chin curieux.
« Non ! J’ai juste faim. » Répondit sa cousine.

Ils décidèrent donc de se rendre chez Kamékona. Steve avait envoyé un message à Louise pour lui proposer de les rejoindre ce à quoi elle avait finit par répondre favorablement. A la fin du repas, chacun allait repartir quand Kono attira la jeune femme à part.
« T’es pas venue ce matin à la plage. Qu’est-ce qui s’est passé ? »
« Heu… Rien. J’avais autre chose à faire. Désolée si tu m’as attendue. »
« C’est pas grave. Au fait, j’ai un rendez-vous demain soir et comme personne n’est au courant de rien à part toi… je me demandais si tu accepterais de m’accompagner… » La jeune femme la regarda en fronçant les sourcils puis, comme si elle comprenait tout d’un coup elle répondit :
« Demain soir…, je peux pas, j’ai déjà quelque chose de prévu. Tu m’en veux pas ? »
« Non. » Répondit Kono à la fois déçue et intriguée par le comportement un peu étrange de son amie. « Louise, t’es sûre que ça va ? Tu sais, si t’as des soucis tu peux m’en parler. »
« C’est gentil. Mais je t’assure que tout va bien. » Conclut-elle avant de s’éloigner.

Après le déjeuner, ils se remirent au travail, visionnant les vidéos des caméras de la rue devant l’immeuble de bureaux du jour où la collègue se souvenait avoir rencontré l’amie de Muller. Ainsi que celles du port dans les jours suivants.
« J’ai quelque chose ! » Signala Chin. « Là, deux jours avant l’incendie on voit une femme pouvant correspondre à la description entrer dans les locaux en fin d’après-midi en ressortir un peu plus tard. Et dans la soirée, on aperçoit sur l’autre caméra, celle qui permet de voir l’accès à l’arrière du bâtiment, la femme en compagnie de Muller entrer puis ressortir trois minutes après. »
« Elle porte un large chapeau et des grosses lunettes de soleil ? » Questionna Kono. Son cousin acquiesça. « Je l’ai aussi sur une vidée du port. Ils ont visiblement loué un bateau le jour de l’incendie. On les voit partir tous les deux, mais elle revient seule… »
« Et on ne voit jamais son visage ! » Constata Danny nerveux. « Bon, Chin tu m’accompagnes, on va au port, peut-être le loueur pourra nous renseigner davantage. »

Dans la voiture, Chin demanda :
« Ça va Danny ? »
« Oui pourquoi ? »
« Tu as l’air… soucieux, depuis ce midi. Et puis ça faisait longtemps que tu ne m’avais pas demandé de t’accompagner… »
« Tu te fais des idées mon vieux. Et puis comme tu dis, ça fait un petit bout de temps qu’on a pas fait équipe tous les deux, alors j’y remédie, c’est tout ! » L’Hawaïen continuant à la regarder d’un air suspicieux, il se décida à lui demander : « T’as rien remarqué pendant le déjeuner ? »
« A quel sujet ? »
« Non rien ! Je me fais sûrement des idées. » Conclut le bond avant de garer la camaro sur le parking du port. Pourtant, il ne pouvait pas s’empêcher de penser que les regards que lui avait lancés la petite amie de Steve n’étaient pas que le fruit de son imagination…


Halia  (22.07.2014 à 12:27)

Revenus bredouilles de leur visite au port, Danny  avait laissé Chin devant l’hôpital où il devait retrouver Leilani.  En arrivant au quartier général, il trouva les lieux vides, Steve et Kono ayant choisis d’aller faire un tour au domicile de la victime pour voir s’ils n’y trouveraient pas des indices sur cette mystérieuse femme.

Les portes de l’entrée s’ouvrirent attirant le regard de Danny. 

« Bonjour Louise! » Lança le blond en essayant de fixer autre chose que les longues jambes que laissait apparaître un court short. « Steve n’est pas là…, mais il va pas tarder. » Bredouilla-t-il visiblement gêné qu’elle s’approche de lui. Elle lui lança un sourire enjôleur en lui répondant :

« C’est pas grave. Je suis plutôt en bonne compagnie… » avant de venir s’asseoir prés de lui. Il avait du mal à détourner son regard de son décolleté et ressentit comme une bouffée de chaleur quand il sentit une main effleurer sa cuisse.

C’est à ce moment que la porte vitrée s’ouvrit laissant entrer Steve et Kono. La jeune femme se leva alors précipitamment et s’avança vers lui pour l’embrasser.

« Qu’est-ce que tu fais là ? » Interrogea-t-il surpris de sa présence et de sa tenue légère.

«On est mercredi, y a pas école. J’ai fait un tour à la plage et je me suis dit que pour une fois, c’était moi qui pouvait venir te chercher ! On y va ? »

Alors qu’ils quittaient les lieux, elle se retourna et décocha un clin d’œil à Danny. Le blond passa nerveusement une main dans ses cheveux avant de secouer la tête. Il ne comprenait pas vraiment ce qui venait de se passer ; il avait du mal interpréter, ou carrément halluciner, mais le comportement de la jeune-femme envers lui le troublait de plus en plus.

 

Pendant toute la soirée, Steve avait ressenti une sensation inhabituelle. S’il avait dés le premier jour ressentit une attirance pour le côté doux de Louise, aimé sa timidité contre laquelle elle s’efforçait de lutter, sa façon de le laisser se confier quand il se sentait près, elle était soudainement devenue beaucoup plus assurée,  abrupte et curieuse au sujet de son travail, de Danny, de sa mère. Et il en était persuadé, quelque chose avait changé en elle…

 Cette nuit là, malgré la présence de la jeune femme auprès de lui, le cauchemar de Steve revint hanter ses songes. Il se réveilla en sursaut. A côté de lui, la jeune-femme se retourna. Elle dormait profondément et ne remarqua rien. Il l’observa un instant puis se leva le cœur lourd, se demandant si les quelques semaines de bonheur retrouvé n’avait pas été qu’une simple parenthèse.

 

Le lendemain matin, en se rendant au quartier général, Danny remarqua que son co-équipier avait une sale mine.

« T’es fait une tête ! ça va ? » Demanda-t-il inquiet.

« Super ! » Répondit le brun d’un ton renfrogné.

« Ok… J’ai l’impression que tu n’as pas très envie de discuter ce matin. Je me trompe ? » Seul le silence lui répondit. « Tu t’es disputé avec Louise ? »

« Comme tu viens de le dire, j’ai pas très envie de discuter ! » Devant l’humeur massacrante de son ami, le blond n’insista pas davantage.

En arrivant dans les bureaux, Chin et Kono remarquèrent que l’ambiance été plutôt tendue entre les deux hommes mais ils n’eurent pas le temps d’en savoir plus que le visage de Charlie Fong apparut sur l’écran plasma.

« Bonjour Charlie ! » Salua Kono. « Alors t’as du nouveau sur ce qu’on t’a déposé hier ? »

« J’ai analysé le cheveu que vous avez trouvé mais je n’ai pu relever aucun ADN, c’est du synthétique. »

« Une perruque !? » S’exclama la brune.

« Et t’as rien d’autre ? » S’énerva Steve.

« Désolé… » S’excusa Charlie.

« C’est rien. Merci quand même. » Le rassura Danny. Puis se tournant vers Steve : « Je te rappelle que Charlie n’est pas magicien ! C’est pas sa faute si cette femme a fait le ménage, effaçant toute trace de son passage et qu’on a rien ! » Irrité, le brun serra les points et partit s’enfermer dans son bureau.

Intriguée par le comportement de son ami, Kono profita d’une pause dans ses recherches pour tenter d’en savoir plus. Elle entra dans son bureau et vint s’asseoir en face de lui.

« Ça y est ! Toi non plus tu ne frappes plus ! » Râla le brun. Ça commençait mal pensa la jeune femme.

« Désolée… Je peux ? » demanda-t-elle pour se rattraper.

« Maintenant que t’es là. »

« Ok. » Souffla-t-elle. « Si tu me disais ce qui ne va pas. »

« Tout va très bien ! Je vois pas ce qui peut te faire penser le contraire ! »

« Steve… Tu t’es engeulé avec Danny, bon d’accord ce n’est pas vraiment exceptionnel, mais quand même. Tu as envoyé balader Charlie. Et maintenant tu cherches la dispute avec moi. Alors ne me dit pas que tout va bien. » Son regard était insistant, alors il chercha à fournir une explication.

« Je ne sais pas… » Sachant la relation qui s’était tissée entre les deux jeunes-femmes, il se décida à parler pensant que s’il y avait une personne qui en savait plus que lui, ça ne pouvait être que Kono. «  Y a quelque chose qui va pas avec Louise… »

« Comment ça ? »

« Depuis deux ou trois jours, elle est différente… J’ai l’impression de ne plus être avec la même femme. » Kono partageait le sentiment de son ami car lors de leur dernière conversation au camion crevettes, elle lui avait parut étrange à elle aussi. Sans compter que depuis, elle n’avait aucune nouvelle de sa part alors qu’elle aurait cru que même si elle n’avait pas pu l’accompagner l’autre jour, elle l’aurait au moins appelée. Mais voyant l’inquiétude dans le regard de Steve, elle essaya de relativiser.

« Ecoutes, avec le temps, c’est normal que votre relation évolue, et puis peut-être qu’elle a des soucis… »

« Mais elle m’a rien dit. »

« Elle veut peut-être pas t’inquiéter. Je suis sure que tu te fais des idées. »

« Peut-être…  Et toi, tu ne sais vraiment rien ?» L’hawaïenne secoua la tête négativement avec un air désolé.

Kono était généralement de bon conseil. Alors quand il rentra chez lui après le boulot, il prit la résolution de plus se préoccuper de sa petite-amie et d’essayer de discuter avec elle de ce qui pouvait la tracasser. Comme souvent, il lui avait envoyé un petit message à l’heure de la sortie des classes pour lui proposer de passer la soirée avec lui.

Il l’attendit prés de deux heures avant qu’elle n’arrive enfin ; ce qui était vraiment inhabituel.

« Hey ! Mais où t’étais ? » Demanda-t-il en venant la prendre dans ses bras.

« Je te rappelle qu’on est pas marié ! » Répondit-elle en le repoussant. « J’ai bien le droit d’avoir une vie en dehors de toi ! » L’agressivité de son ton surpris le brun.

« Heu… désolé, c’est juste que je me suis inquiété… »

« Ben fallait pas ! »

« Ecoute, si tu as des problèmes, tu peux m’en parler… »

« Mais de quoi tu t’occupes !! Mon seul problème ici, c’est toi ! T’as pas à me surveiller ! » Cria-t-elle d’un ton dur.

« Qu’est-ce qui t’arrives ? » Insista-t-il en tentant de conserver son calme.

« Il m’arrive que j’en ai assez ! Je m’ennui ! Je suis venue à Hawaii pour m’amuser ! Et t’es loin d’être drôle !» Le ton commençait à monter sérieusement. L’ex-seal avait beau essayer de se contrôler, c’était comme si elle faisait tout pour l’énerver. Et il ne comprit pas comment ils en étaient arrivés là, mais elle finit par lui balancer :

« Franchement, je sais pas comment à fait ton ex pour te supporter si longtemps, mais à mon avis, si elle n’était pas morte, elle aurait finit par te larguer ! » S’en était trop ! Blessé et hors de lui il ne put retenir une gifle qui envoya la jeune-femme valdinguer contre le mur. Elle sentit le sang couler dans sa bouche et réprima difficilement un sourire malsain ; ça avait été encore plus simple que ce qu’elle pensait. Se relevant péniblement, elle se mit à sangloter. Steve n’arrivait pas à croire qu’il avait ça. Il voulut s’excuser, mais elle le repoussa.

« Ne t’approches pas de moi !! » Hurla-t-elle en passant la porte. Seul, anéanti par ce qui venait de se passer il tomba à genoux et laissa les larmes couler sur ses joues.

 

Grace passant la nuit chez une copine, Danny était seul chez lui. Il fut surpris d’entendre quelqu’un frapper à sa porte ; il n’attendait personne. Quand il ouvrit, son étonnement fut encore plus grand. Elle se tenait devant lui, en larme, un énorme hématome sur le front et une vilaine coupure à la lèvre.

« Mon dieu Louise, mais qu’est-ce qui s’est passé ? » Demanda-t-il en la faisant entrer. « Viens t’asseoir. Qui t’a fait ça ? »

« Steve. » Répondit-elle en sanglotant.

« Quoi ? » Le blond était à la fois stupéfié et furieux. Il avait pu constater pendant la journée que son ami n’était pas dans son assiette, mais il ne l’aurait jamais cru capable de ça.

« On s’est disputé et il est devenu comme fou… Il m’a frappé et m’a jeté dehors. »

« Je vais aller lui dire deux mots ! »

« Non ! Danny, s’il te plait… il était pas lui-même… je veux pas qu’il ait d’ennuis. »

« Mais Louise, il ta frappé. » La jeune femme le regardait avec un air suppliant. « Je suis pas sur que ce soit une bonne idée de passer là-dessus… »

« S’il te plait, je veux pas rester seule… » Insista-t-elle avec un regard implorant auquel il ne pouvait résister.

Il alla chercher de quoi la soigner et revint s’asseoir prés d’elle. Délicatement, il pensa sa blessure. Il ne parvenait  pas à détacher son regard de son visage et pour tenter de s’éloigner un moment, proposa :

« Tu veux quelque chose à boire ? »

« C’est pas de refus. J’ai bien besoin d’un petit remontant. » Approuva-t-elle.

« Bière ? Vin ?» Proposa-t-il en farfouillant dans sa cuisine.

« Vin. »

Il réapparut avec deux verres et une bouteille et revint s’installer prés d’elle.

Plus la soirée avançait et plus elle se rapprochait de lui. Plus la bouteille se vidait et plus il sentait le trouble s’insinuer en lui. Depuis le premier jour, il l’avait trouvée séduisante, mais il s’était effacé pour laisser la place à Steve pensant qu’il n’avait aucune chance. Elle vint se blottir contre lui, le tirant de ses pensées, et il ne put s’empêcher de l’enlacer pour la réconforter. Le visage enfoui dans son cou, elle réprima un sourire ; ils étaient décidément aussi prévisibles l’un que l’autre et parvenir à ses fins s’avérait un jeu d’enfant. Elle passa une main dans ses cheveux et lui caressa la nuque avant d’approcher son visage du sien et de l’embrasser. Pris au dépourvu, le blond se laissa faire. Après tout cette femme lui plaisait et après ce que Steve venait de faire il était loin de la mériter. Il sentit une main se poser sur son torse alors que l’autre commençait à déboutonner sa chemise…

« Attends ! C’est pas une bonne idée ça… » Essaya de protester Danny. Ce à quoi elle répondit en lui murmurant à l’oreille :

« Mais si… Laisse toi faire… » 


Halia  (23.07.2014 à 14:43)

Le soleil était déjà levé quand la porte d’entrée claqua. Danny se réveilla en sursaut, mais la douleur qui s’insinuait dans son crâne l’empêcha de faire des mouvements trop rapides. Il leva la tête lentement et ses yeux se posèrent d’abord sur la table basse où se trouvaient deux verres et une bouteille de vin vide, l’aidant à se remémorer la soirée de la veille. Il grimaça, puis son regard croisa celui de sa fille horrifié.
« Heu… Grace, je savais pas que tu devais repasser… »
« J’ai oublié un bouquin. » Elle les regarda tous les deux tour à tour. Elle avait remarqué dès la première fois qu’elle avait rencontré Louise qu’il semblait se passer quelque chose entre elle et son Oncle Steve. Et puis elle les avait revus peu de temps auparavant, se promenant le long de la plage, et elle n’avait beau avoir que quatorze ans, elle avait bien remarqué à quel point ils avaient l’air amoureux. Elle prit un air profondément déçu et lança : « Comment vous avez pu faire ça à Oncle Steve ! »
« Grace attends ! » Cria Danny alors que sa fille repassait la porte dans l’autre sens. « Et merde ! » Jura-t-il. Puis, se tournant vers la jeune femme : « C’était une erreur. On aurait jamais du faire ça. Je vais essayer de rattraper le coup avec Grace, mais Steve ne doit jamais savoir ce qui c’est passé ! » Il lui lança ses vêtements et partit prendre une douche, espérant que quand il aurait finit, elle serait partie.

Après avoir envoyé un message à Steve invoquant un détour par chez son ex-femme pour rapporter des affaires à Grace, Danny fila directement à son bureau en arrivant au quartier général, saluant à peine les cousins.
« Ne me dis pas qu’ils se sont encore disputés… » Soupira Chin. Kono le regarda en grimaçant.
Peu de temps après, ce fut au tour de Steve de franchir les portes d’entrée et, comme Danny, de partir s’enfermer dans son bureau après avoir échangé un simple signe de tête avec ses amis.
« La journée s’annonce bien… » Souffla à son tour Kono.
Dans son bureau, Steve ne cessait de repenser à la soirée de la veille, de se demander comment ils avaient pu en arriver là, comment il avait pu oser commettre ce geste qu’il regrettait tant. Il avait tenté de joindre Louise à de nombreuses reprises depuis, mais il se heurtait sans cesse à son répondeur.
De son côté, Danny appréhendait de se retrouver face à son meilleur ami. Même s’il avait envie de lui coller son poing dans la figure pour avoir frappé une femme, il se sentait tellement mal qu’il préférait tout faire pour rester le plus loin possible.
Après avoir passé la journée dans leur bureau à tenter vainement de trouver de nouvelles pistes pour ces enquêtes dont ils ne savaient plus trop laquelle était liée avec laquelle, chacun rentra chez soi.
C’était au moins la dixième fois de la journée que Steve composait le numéro quand la voix de la jeune femme se fit enfin entendre.
« Louise… Je voudrais m’excuser. Je sais que je suis impardonnable, je me suis emporté, je sais pas ce qui m’a pris… Je t’en prie… je ferai n’importe quoi pour me faire pardonner.» Après un court silence, elle lui répondit d’une voix hésitante :
« Je veux bien t’accorder une seconde chance. » Même si elle avait une préférence pour le blond, elle ne devait pas oublier qui était la cible.

Quinze minutes plus tard elle était chez lui. Il regarda son front, caressa du bout des doigts la vilaine marque et la serra dans ses bras.
« Je suis vraiment désolé… » Murmura-t-il d’une voie tremblante alors qu’une larme coulait sur sa joue. Elle caressa son visage, essuyant de son pouce les gouttes qui y roulaient.
« Je crois que je te dois aussi des excuses… J’aurais pas dû dire ce que j’ai dit non plus… » Avoua-t-elle avant de lui sourire tendrement et de venir se blottir contre lui. « Et si on oubliait tout ça… ? »

Après une matinée on ne peut plus calme à reprendre un à un les maigres éléments en leur possession sur les trois enquêtes, Chin, Kono et Steve s’étaient octroyés une pause et partirent déjeuner chez Kamékona. Danny, quant à lui, avait prétexté de la paperasse pour rester éloigné de Steve qu’il n’arrivait plus à regarder dans les yeux.
Il était seul dans son bureau depuis près d’une heure quand il entendit des pas et que sa porte s’ouvrit. C’était elle. Elle s’approcha de lui et s’assit sur ces genoux.
« Alors blondinet, je t’ai pas trop manqué ? »
« Heu… Louise… Tu devrais t’en aller. » Bégaya-t-il embarrassé.
« J’en ai pas l’intention » Dit-elle en l’embrassant. Il tenta de la repousser mais elle s’agrippa à lui et avec un regard qui lui fit presque peur : « C’est toi qui vois, mais si tu n’es pas gentil avec moi, je dis tout à Steve. »
« Et tu vas lui dire quoi ? Que tu t’es jetée sur moi après m’avoir saoulé? »
« D’abord je te rappelle que, alcool ou pas, tu t’es pas trop défendu. Et puis je pourrais tout aussi bien dire que c’est toi qui t’es jeté sur moi pour profiter de la situation. »
« Steve te croira jamais ! »
« Tu veux essayer ? Il est tellement mal de ce qu’il m’a fait qu’il ne mettra jamais ma parole en doute. »
« Non ! non ! non ! Il faut rien lui dire ! »
« J’aime mieux ça… » Dit-elle avant de l’embrasser à nouveau. C’est à ce moment là que la porte s’ouvrit à nouveau, laissant entrer Chin, Kono et Steve. Ils restèrent tous les trois abasourdis par ce qu’ils voyaient. Steve fut le premier à reprendre ses esprits et allait se précipiter dans le bureau de Danny quand Chin le rattrapa, usant de toutes ses forces pour le retenir et l’entrainer dehors. Kono se dirigea alors d’un pas assuré vers les deux fautifs, leur lançant un regard glacial.
« Mais bon sang qu’est ce qui vous prend ?? Comment vous avez pu lui faire ça ! » Elle était prête à se jeter sur la jeune femme quand Chin intervint à nouveau.
« Kono ! Calme toi ! » Elle se tourna alors vers son cousin, inquiète.
« Où est Steve ? »
« Parti. J’ai pas pu le retenir… »
« Faut le retrouver ! » Dit-elle en partant précipitamment. Chin regarda le blond et la jeune femme sévèrement, puis s’adressant à elle :
« Tu devrais t’en aller. » Elle ne se le fit pas dire deux fois et s’éclipsa. Ça, ce n’était pas prévu dans ses plans et ça risquait de sérieusement compliquer les choses.
« Quant à toi, » Reprit l’Hawaïen en s’adressant à Danny, « tu peux m’expliquer !? »
La tête baissée, il ne répondit rien. « Je te parle ! » Cria Chin. Danny ne l’avait jamais vu s’emporter de la sorte et sursauta.
« Qu’est-ce que tu veux que je te dise… Je suis coupable ! Au début j’ai juste voulu la réconforter, mais elle voulait plus et… elle a voulu qu’on ouvre une bouteille de vin, et puis… je sais plus trop, mais j’ai pas pu résister ! » Les larmes coulaient à présent sur les joues de Danny. « Je sais pas ce qui m’a pris ! J’arrive plus à regarder Steve en face. Je voulais tout arrêter mais elle m’a fait du chantage ! Bon sang ! Cette fille elle est pas claire, c’est une psychopathe !! »

Pendant ce temps, Kono était toujours à la recherche de Steve. Elle avait essayé de l’appeler à plusieurs reprises mais elle tombait sans cesse sur sa messagerie. Après plusieurs heures à parcourir la ville, épuisée, elle finit par rentrer chez elle. Elle était inquiète : Steve avait repris pied grâce à Louise et elle imaginait à peine ce qu’il pouvait ressentir de l’avoir surpris dans les bras de son meilleur ami.
On frappa à sa porte : elle se précipita pour ouvrir avec l’espoir que Steve ait trouvé ses messages et vienne chercher du réconfort.
« Qu’est-ce que tu fais là ? » Demanda-t-elle étonné par la personne qui se trouvait face à elle.
« Je peux entrer ? » Elle hésita, elle était toujours en colère. « Laisse moi une chance de m’expliquer… ». Elle finit par céder et lui fit signe de la suivre à l’intérieur, mais alors qu’elle se dirigeait vers le salon, elle sentit une violente douleur dans les reins. Par réflexe, elle se retourna pour faire face à son agresseur, mais une autre douleur lui transperça la poitrine, la faisant s’écrouler. Elle avait l’habitude de se battre mais là, c’était différent. Sa vie n’était pas la seule concernée et étendue sur le sol, à la merci de son assaillant, elle se sentait comme si c’était la première fois que quelqu’un essayait de s’en prendre à elle. Complètement paniquée, paralysée, elle essayait tant bien que mal de repousser la lame qui s’approchait à nouveau d’elle d’une main tandis que de l’autre elle tentait d’attraper son portable sur la table basse. Ses doigts trouvèrent l’appareil et l’effleurèrent. Le dernier numéro qu’elle avait tenté de joindre se composa automatiquement avant que la lutte n’envoie le téléphone voler sous le canapé. Elle rassembla toutes ses forces pour tenter de lutter, mais son agresseur l’attrapa par les cheveux et lui frappa violemment la tête contre la table.

Le téléphone de Steve se mit à vibrer. Il jeta un œil : c’était Kono, encore ! Elle avait dû lui laisser une vingtaine de messages, aussi il se décida finalement à répondre.
« Ecoute Kono, j’ai pas envie de parler. » Mais aucune voix ne se fit entendre ; seul un bruit sourd, comme un objet violemment jeté au sol, lui parvint. « Kono ? Kono ? » Assailli par un mauvais pressentiment, il fonça chez la jeune femme.
Quand il ouvrit la porte, il la trouva inconsciente, au milieu d’une marre de sang. « Kono ! » Hurla-t-il en se précipitant près d’elle. Il posa les doigts sur sa carotide : son pouls était faible mais présent. Il voulu appuyer sur la blessure pour stopper l’hémorragie mais se rendit compte qu’elle avait plusieurs plaies. Désemparé il appela les secours et comprima la blessure qui lui semblait la plus grave.
« Kono… Accroche toi… »


Halia  (24.07.2014 à 14:39)

Quelque part dans une vieille ferme abandonnée en limite de la forêt, une discussion animée s’engagea :
« Qu’est-ce qui s’est passé ? » Demanda l’homme d’un ton méfiant.
« Disons que j’avais un compte à régler. » Répondit une femme au tee-shirt maculé de sang.
« Mais ça va nous obliger à passer à l’action plus vite que prévu. »
Il dévisagea son associée et sentit la colère l’envahir, pressentant que leur plan avait était mis en péril. Il savait que bosser avec des amateurs n’était jamais bon mais, même si la stratégie qui lui avait été proposée semblait un peu osée et que ça risquait de déplaire à son patron de mêler des inconnus à leur affaire, il y avait vu l’opportunité d’en apprendre plus sur sa cible et de l’approcher plus facilement. Et puis il devait bien le reconnaître, il s’était laissé amadouer par son sourire enjôleur et son attitude aguicheuse. Il ne pouvait pas le nier, elle était rudement forte pour embobiner les hommes. Il soupira et demanda :
« Quand ? »
« Le plus tôt sera le mieux. » Lança-t-elle avec un sourire sadique qui lui collait la chaire de poule, tout en se débarrassant des vêtements sales.

A l’hôpital on empêcha Steve d’aller plus loin que la salle d’attente. Sous le choc, il se laissa tomber sur une chaise. D’abord Danny et Louise qui l’avaient trahis et maintenant Kono qui était gravement blessée...
Leilani travaillait ce soir là, quand elle reconnut Steve, elle se précipita vers lui, inquiète, car sa présence dans ces lieux signifiait qu’il avait dû arriver quelque chose à l’un des membres de l’équipe.
« Steve ! Mais qu’est-ce que tu fais là ? » Elle le regarda horrifiée. « C’est quoi tout ce sang ? » Il leva la tête péniblement et articula tant bien que mal :
« Kono… Il faut prévenir Chin. » L’infirmière sortit son portable et appela son petit ami pour lui demander de venir tout de suite. Elle regardait Steve complètement effondré. Elle s’assit près de lui et lui prit la main. « Hey… Qu’est-ce qui s’est passé ? »
« J’en sais rien… » Balbutia-t-il. « Elle m’a appelé mais je ne l’entendais pas parler… Je suis allé voir chez elle… je l’ai trouvée. J’aurais du répondre à ses appels avant.»
« Tu pouvais pas savoir. T’as rien à te reprocher. » Leilani n’avait pas la moindre idée des évènements de la journée mais elle savait par ses nombreuses discussions sur le sujet avec son petit ami que Steve était fragile et préférait ne pas le laisser seul. « Est-ce que tu veux que j’appelle Danny ? » A la façon dont Steve se crispa, elle sentit que quelque chose n’allait pas et fut presque soulagée de voir arriver Chin même s’il allait falloir lui annoncer la nouvelle. Celui-ci fonça vers eux.
« Mais qu’est-ce qui se passe ? »
Steve resta silencieux, incapable de prendre la parole.
« C’est Kono. Elle est blessée. » Répondit alors l’infirmière. Chin se décomposa et elle dut lâcher Steve pour soutenir son petit ami.
« Mais qu’est-ce qui s’est passé… ? » Le brun ne parvenait toujours pas à décrocher le moindre mot.
« Il sait pas. Il est allé chez elle après un appel étrange et il l’a trouvée… »
Chin avait prévenu Danny qu’il se passait quelque chose sur le chemin de l’hôpital et celui-ci arriva peu de temps après.
« Qu’est-ce qui se passe ? » Demanda le blond voyant Steve couvert de sang.
« C’est Kono. Elle est blessée. » Répéta l’infirmière.
« Quoi ? Mais qu’est-ce qui s’est passé ? »
« On en sait rien. » Danny vint s’asseoir près de Steve.
« Et toi, ça va ? » lui demanda-t-il inquiet. L’autre secoua la tête avant de se lever. Il s’adressa à Chin :
« Tu me tiens au courant ? » Ce dernier acquiesça et le brun quitta la pièce. Leilani les observait sans rien y comprendre.
« Faudrait peut-être pas le laisser seul. Danny ? »
« Il veut pas de moi. » Elle fronça les sourcils et regarda Chin, attendant des explications. Chin raconta les évènements de la journée.
« Danny… »
« Oui je sais ! Je suis qu’un crétin ! On peut passer à autre chose là !? » C’est à ce moment là que le médecin entra.
« La famille de Mlle Kalakaua ? » Les autres acquiescèrent. « Elle a perdu beaucoup de sang et elle a reçu un violent coup à la tête : elle est dans le coma. Et elle a eu de la chance, si on peut dire… Ses blessures n’ont pas atteint le fœtus. La grossesse devrait pouvoir se poursuivre sans trop de problèmes.» Chin le regarda alors avec étonnement.
« La quoi ? »Il marqua une pause, le temps de reprendre ses esprits. « Pourquoi elle m’a rien dit… ? »
« Vous avez dit qu’elle est dans le coma, mais elle va se réveiller ? » Demanda à son tour Danny inquiet.
« Je peux pas vous dire… Il faut attendre. Mais vous pouvez la voir un par un. »

Après avoir veillé sa cousine toute la nuit, Chin laissa sa place à Danny le temps d’aller prendre une douche. Il n’arrêtait pas de repenser à ce qu’avait dit le médecin. Kono était enceinte, depuis un peu plus de trois mois, et elle ne lui avait rien dit. Il repensa à son attitude de ses dernières semaines et se rendit compte que certaines choses s’expliquaient… Il se rappela également la disparition d’Adam depuis quelques temps et sentit la colère monter en lui. Il devait tirer ça au clair ! La sonnerie de son téléphone le tira de ses pensées : c’était un appel de Steve qui voulait prendre des nouvelles de la jeune femme.

Le commandant avait retrouvé Charlie au domicile de Kono. Il était inquiet pour elle, mais il était hors de question qu’il reste près de Danny qui ne semblait pas vouloir bouger de l’hôpital. Et puis finalement, il était certainement beaucoup plus utile ici, à essayer de savoir ce qui s’était passé, sans compter que se plonger dans le travail était la meilleure solution pour ne pas penser à autre chose… Visiblement, Kono avait ouvert la porte à son agresseur car il n’y avait aucune trace prouvant que la porte ait été fracturée ou forcée. Elle le connaissait certainement, seulement pour l’instant il ne savait pas si elle pourrait un jour leur raconter ce qui s’était passé, et cette idée lui était insupportable.
Charlie recueillait des échantillons de sang, espérant que Kono ait réussi à blesser son agresseur, et quand il eu finit, il retourna au laboratoire, analyser tout ça. Steve fit un détour par le bureau de Max, sachant qu’il était passé à l’hôpital examiner les blessures de leur collègue. Les vivants n’étaient pas sa spécialité mais là il avait fait une exception.
« Alors Max, tu as pu trouver quelque chose ? » Interrogea Steve en entrant, faisant sursauter le légiste qui examinait une série de clichés des plaies de la jeune femme.
« L’avantage d’un cadavre, » commença-t-il, « c’est que dans le cas de plaies par arme blanche suffisamment profondes, on peut examiner les entailles sur les os pour déterminer le type d’arme. Ce que je venais de finir sur votre dernière victime. Mais là… »
« Ça veut dire que tu n’as rien ? » Le coupe le commandant un peu sèchement.
« J’ai quand même comparé les blessures avec celles de nos deux dernières victimes. Vous voyez, cet hématome là ? C’est le manche du couteau qui l’a laissé. »
« Et donc ça va nous aider à le retrouver ? » Le légiste grimaça.
« Pas vraiment… En fait, il n’a rien qui le fasse sortir de l’ordinaire. Apparemment il s’agit d’un couteau de cuisine tout à fait commun. »
« Donc on a rien ! »
« Non, mais par contre, un aussi banal couteau de cuisine, apparemment de même forme et dimension, utilisé trois fois de suite, statistiquement, c’est assez rare… Et puis l’angle des plaies est similaire indiquant une fois de plus une personne droitière d’environ 1,70 mètre. »
« Pour toi, ça serait la même personne qui aurait tué Amy Anderson, Harvey Muller et agressé Kono ? » S’impatienta le policier.
« Je n’en suis pas certain à 100% mais… »
« … ça serait quand même une sacrée coïncidence… » réfléchit Steve. « Mais notre première victime présentait de nombreuses plaies. C’est ce qui l’a tuée. » Le médecin inclina la tête en guise d’approbation. « La seconde n’a été que blessée par le couteau avant d’être jeté à la mer où elle s’est noyée et Kono… » il fit une pause sentant les mots se bloquer dans sa gorge, « Kono a reçu un violent coup à la tête. » Reprit-il difficilement. « Si c’est la même personne, pourquoi change-t-il de mode opératoire ? »
« Je vous rappelle que je ne suis que légiste. Mais… »
« Max, si tu as la moindre idée, ça pourra nous être utile. » Encouragé par ses paroles, il continua.
« Le tueur prémédite ses attaques, mais peut-être qu’une fois dans le vif de l’action, il se laisse guider par ses émotions… »
« Les nombreuses blessures d’Amy indiqueraient une certaine fureur contre la victime. Pour Harvey, on sait qu’il a été utilisé avant que le tueur s’en débarrasse. Il n’avait pas vraiment d’importance pour lui. Par contre pour Kono… »
« Connaissant l’officier Kalakaua, elle a certainement essayé de se défendre. » Rappela Max.
« Et pris au dépourvu, le tueur l’a frappée à la tête ! » Steve réfléchit un instant. « D’après le peu que nous avons, pour Muller on penchait plutôt pour une femme. Ça te paraît possible ? »
« Je pensais cela assez peu probable vu la force avec laquelle la première victime avait été frappée, mais après tout, si cette femme est aussi instable que ces différentes agressions semblent le montrer, pourquoi pas. » Acheva Max.
Ces informations étaient certes importantes mais ne remontaient pas vraiment le moral de l’ex-seal. Jusque là, ils n’avaient rien trouvé sur le coupable, LA coupable, de leurs dernières affaires. Mais là, il y avait toujours un espoir que Charlie parvienne à identifier un autre ADN que celui de Kono, seulement il fallait attendre les résultats. Steve ne souhaitait pas se retrouver seul au quartier général, dans ce lieu qui lui rappelait trop la trahison de celle dont il était tombé amoureux et de celui qu’il considérait comme son frère, ni prendre le risque de l’y croiser. Il préféra rentrer chez lui, d’où il appela Chin pour le tenir informé de leurs dernières hypothèses.


Halia  (25.07.2014 à 12:59)

Après une nuit où personne n’avait vraiment pu dormir, Danny était retourné au quartier général pour examiner les éléments dont Chin lui avait parlé. En poussant les portes il fut soulagé de constater qu’il était seul. Pourtant, il allait devoir affronter Steve à un moment ou à un autre ; il le savait bien, mais cette perspective était loin de le réjouir…

De son côté, Chin était retourné au chevet de Kono. Avant de se rendre à l’hôpital, il avait tout de même fait un détour par la résidence Noshimuri, mais comme le lui avait avoué sa cousine quelques temps plus tôt, Adam avait l’air d’être parti en voyage. Il avait également essayé de le joindre par téléphone, mais sans succès : il avait renoncé momentanément mais entendait bien s’expliquer avec le jeune homme au plus vite. En entrant dans la chambre, il constata que l’état de Kono n’avait pas évolué. Il s’assit sur le fauteuil près du lit, lui prit la main, et attendit.

Dans sa cuisine, Steve se servait une troisième tasse de café depuis que le jour était levé. Il n’avait pas réussi à fermer l’œil de la nuit. Il pensait sans cesse à Louise et n’arrivait pas à comprendre comment la jeune femme douce, discrète et attentionnée qui lui avait permis de retrouver le bonheur avait pu faire ce qu’elle avait fait. Il repensa à Catherine, a tout ce qu’il avait traversé depuis sa mort et eut l’impression de se retrouver deux ans en arrière, perdu et terriblement seul. Sans compter que cette fois, il ne pourrait compter ni sur sa mère qui avait fuit quelque part en Chine, ni sur Danny à qui il ne savait pas s’il pourrait pardonner un jour, ni sur Kono…
Le bruit de la porte d’entrée se refermant le tira de ses pensées. Il se précipita au salon et se figea en tombant nez à nez avec son visiteur. Son cœur se serra et il dut rassembler les forces qui étaient en train de l’abandonner pour articuler :
« Comment tu oses revenir ici ? » Il avait à peine finit sa phrase qu’un bruit derrière lui le fit se retourner. Il dévisageait l’homme avec incompréhension quand une douleur intense paralysa l’ensemble de son corps. La tasse de café lui glissa des mains, se brisant au sol, puis ce fut le trou noir.

Au quartier général, Danny venait de raccrocher suite à une conversation avec Charlie Fong qui lui avait indiqué avoir effectivement trouvé la trace d’un second ADN dans les échantillons de sang recueillis et qui faisait de son mieux pour tenter d’identifier un suspect au plus vite. Un homme, cheveux grisonnants, la quarantaine bien entamée, et une jeune femme brune aux yeux noirs perçants, firent leur entrée.
« Bonjour, on cherche le lieutenant Williams. » dit l’homme en montrant un badge du FBI.
« Et bien vous l’avez trouvé. FBI ! Que me vaut l’honneur ? »
« Agents Decker et Rivera. » Présenta l’homme.
« D’après nos informations, » Reprit sa collègue, « vous bossez sur un meurtre, non élucidé pour l’instant. Une jeune femme poignardée à de multiples reprises. » Danny acquiesça. « On pense qu’on a affaire à un tueur en série. » Le blond les regarda, perplexe. « On peut utiliser votre matériel informatique ? » Demanda-t-elle en désignant la table tactile avec un grand sourire.
« Bien sur… » La femme inséra une clé USB et commença à pianoter agilement. En quelques secondes elle afficha une série de dossiers.
« Voilà ! » Commença-t-elle avec enthousiasme en faisant apparaître une liste de photos, accompagnées de rapports d’autopsie.
« Amy Anderson : 32 ans, tuée de treize coups de couteaux à Honolulu il y a près de deux mois après être arrivée de Seattle un an auparavant. C’est votre victime. » Danny regardait l’écran attentivement et la jeune femme continua :
« Alex Fisher : 31 ans, quinze coups de couteaux, mort à Seattle il y a huit mois maintenant. »
« Celui-là, on en a entendu parler… » Grimaça le lieutenant qui sentait de plus en plus que la conclusion de tout ça n’allait pas lui plaire.
« Avant ça, il y a eu Jennifer Harper : 27 ans, frappée à onze reprises à New York il y a un peu plus d’un an. Elle avait fait ses études à Seattle. » Chaque fois qu’il entendait prononcer le nom de cette ville, Danny sentait ses craintes augmenter.
« Il y a deux ans, Emily Becker : 25 ans, poignardée dix-sept fois à Chicago. Elle était également originaire de Seattle. Et enfin, celle qui semble être la première victime, même si on a du mal à la relier aux autres, Suzann Heley : 56 ans, poignardée vingt trois fois à New York il y a trois ans. Je vous laisse deviner dans quelle ville elle a vécu avant… A chaque fois on a un tueur droitier d’environ 1,70m, qui entre sans effraction, et repart sans laisser de trace. Aucun de ces crimes n’a été résolu. »
« Et vous pensez que c’est la même personne qui a fait tout ça ? » Demanda Danny qui peinait à comprendre comment ils avaient pu relier tous ces meurtres entre eux. « Mais pourquoi ? »
« C’est difficile à expliquer, mais on va dire que ma collègue avait un pressentiment. » Expliqua l’homme avec un sourire moqueur. Elle ne releva pas et poursuivit :
« Mais en se penchant sur les cas, on a trouvé certaines similitudes. L’assassin n’a sans doute pas une très grande force, peut-être une femme, sa taille est d’environ 1,70mètre et c’est un droitier. Et visiblement il est en colère, ce qui explique les nombreuses blessures. Et puis il y a cette présence récurrente à Seattle…» Danny passa nerveusement une main dans ses cheveux ; tout ça ne lui disait rien qui vaille. Il soupira puis afficha à son tour les éléments envoyés par Max.
« On pense avoir deux victimes de plus : Harvey Muller, employé de bureau, 38 ans, mort il y a trois semaines. Et… » Il hésita un instant puis reprit : « L’officier Kono Kalakaua. Elle a été agressée hier soir et se trouve dans le coma. » Les deux agents se lancèrent un regard qui ne plut pas du tout à Danny.
« Et qu’est-ce qui vous fait pensez qu’il s’agit du même tueur ? » Demanda la femme suspicieuse.
« Notre légiste. D’après lui, les blessures sont beaucoup trop similaires entre les trois victimes pour que ça soit une coïncidence… »
« Si c’est bien notre tueur, avec trois victimes en ci peu de temps, il est passé à la vitesse supérieure… » Médita l’agent Decker.
« Vous avez autre chose ? » Demanda le lieutenant de plus en plus nerveux.
« Oui. Nos cinq victimes ont toutes vécues à Seattle et pour quatre d’entre elles, à la même période. »
« Seattle… » Soupira Danny. « Quoi d’autre ? » Ajouta-t-il d’un ton pressant.
« Ils ont tous fréquenté l’université entre 1999 et 2003. C’est ce qui relie toutes les victimes, sauf la première qui y a vécu quelques années auparavant et vos deux dernières. L’assassin les a peut-être rencontrées ici, même si c’est pas sa façon habituelle d’opérer. On a recoupé les étudiants inscrits dans les mêmes cours que les victimes et on en a sorti une liste. » Continua la jeune agent en affichant agilement une série d’une dizaine de portraits sur l’écran. Danny les observa et se figea.
« C’est pas vrai… » Murmura-t-il.
« Lieutenant Williams ? Vous reconnaissez quelqu’un ? »
« Oui » souffla-t-il en désignant l’un des visages d’une main tremblante. « Elle. »
« Louise Winsley. » Lu la brune. « Vos deux victimes la connaissaient aussi ? »
« Pour Muller, on en sait rien. On sait qu’il avait rencontré une femme peu de temps avant sa mort, mais aucune idée de son identité. Et pour Kono… » Il fit un signe affirmatif de la tête, ne parvenant à finir sa phrase.
« Je crois qu’on a un suspect ! » Se réjouit la jeune femme. « Vous savez où on peut la trouver ? » Danny leur indiqua l’adresse de Louise.
« Vous venez avec nous ? » Lança la brune.
« Non, j’ai quelque chose à faire. » dit-il en se passant nerveusement la main dans les cheveux.

Il prit le volant de sa Camaro et se dirigea vers la maison de son meilleur ami. Tout le long du chemin il chercha une façon de présenter tout ce qu’il venait d’apprendre à Steve. Si ces agents avaient raison, et tout portait à le croire, cette fille était vraiment une psychopathe. Bien sûr ça n’excusait pas son comportement, mais ça lui offrait certaines circonstances atténuantes. Mais ce qui le préoccupait surtout c’était la façon dont allait réagir son ami en apprenant qui était réellement la femme dont il était tombé amoureux.
Arrivé devant la porte, il voulu entrer dans la maison, puis se ravisa. Aux vues des derniers évènements, il valait peut-être mieux qu’il frappe. Ce qu’il fit. Mais aucune réponse. Il insista :
« Tant pis… » Se dit-il en ouvrant la porte qui n’était pas fermée à clé. « Steve, il faut que je te parle ! C’est vraiment important ! » Il aperçut alors une tasse en mille morceaux au milieu d’une mare de café. Arme à la main, il entreprit de faire le tour de la maison, mais aucune trace de son co-équipier. Il sortit alors son téléphone.
« Chin ? C’est Danny ! Dis moi que t’as vu Steve ! »
« Non, pourquoi ? »
« Et merde !! On a un gros problème ! »
« Quoi ? » Demanda Chin qui commençait à s’inquiéter.
« Je passe te prendre à l’hôpital. »
Sur le chemin il composa le numéro de l’agent Rivera :
« Vous l’avez arrêtée ? » Demanda-t-il avec un ton anxieux.
« Non. On a trouvé personne à l’appartement. »
« C’est pas vrai !! » Hurla Danny en tapant rageusement sur le volant.


Halia  (26.07.2014 à 13:40)

Rongé par l’inquiétude, Danny appuya un peu plus sur l’accélérateur. Chin l’attendait devant l’hôpital où il pila. Et à peine son collègue installé sur le siège passager, il redémarra aussi sec. Surpris, Chin boucla sa ceinture en vitesse et s’accrocha comme il put.
« Hey ! Hey ! La conduite de Steve a déteint sur toi ou quoi ? » Concentré sur la route, le blond ne répondit pas.
« Mais tu vas me dire se qui se passe !? Qu’est-ce qui presse autant ? »
« Je t’avais dit que cette fille était une psychopathe !! » S’exclama Danny. « J’ai eu la visite du FBI. Ils bossent sur une série de cinq meurtres. En ajoutant Muller, » il marqua une courte pose ne souhaitant pas inclure Kono dans la liste « enfin, ça fait sept agressions et six meurtres au total! Et devine qui est notre suspect numéro un ?? »
« T’es sérieux ? »
« Très ! Le FBI est allé chez elle : personne ! »
« Faut prévenir Steve ! »
« J’aurai bien voulu. Mais y a personne chez lui non plus. Et vu ce que j’ai trouvé… » Il ne finit pas sa phrase mais l’hawaïen avait compris.
En quelques minutes ils étaient arrivés au quartier général. Les agents du FBI étaient déjà là et se présentèrent brièvement à Chin avant d’enchainer à nouveau sur leur enquête:
« Elle s’est volatilisée. » Raconta l’agent Decker.
« Ouai, et notre co-équipier Steve Mc Garrett a disparu aussi. J’ai trouvé une tasse de café brisée au milieu de son salon.» Danny hésita, mais la vie de Steve était peut-être en danger, alors il ajouta : « Il avait une relation avec Louise Winsley. Et heu… disons qu’ils ont plus ou moins rompu il y a deux jours. » L’agent Rivera regarda le blond et sa mine abattue lui fendit le cœur. Elle comprenait que les deux hommes ne devaient pas être que de simples collègues et voulu le réconforter. Elle le poussa légèrement du coude et tenta :
« Qu’il ait disparu n’est peut-être pas une si mauvaise chose. Jusqu’à maintenant, elle a toujours tué ses victimes à leur domicile. Alors, il est peut-être toujours en vie… »
« Sauf votre dernier cadavre. » Intervint l’agent aux cheveux grisonnants qui reçut immédiatement un regard foudroyant de sa collègue. La conversation fut coupée par la sonnerie du téléphone de Danny. Reconnaissant immédiatement le numéro de l’appelant, il s’empressa de décrocher :
« Charlie, t’as quelque chose ? »
« J’ai pu isoler l’ADN mais j’ai aucune correspondance dans le fichier. »
« Ok. On a un suspect. Tu pourrais aller faire un relevé chez elle et comparer ? »
« Bien sur, donne moi l’adresse. »
« Et… heu… Steve a disparu, on pense à un enlèvement… »
« Ensuite je file chez lui, voir si je trouve quelque chose. » Ajouta le laborantin sentant l’inquiétude dans la voix de son interlocuteur.
« Merci Charlie. »

Allongé sur le sol de terre battue, Steve ouvrit les yeux et un violent mal de crâne lui rappela ce qui s’était passé un peu plus tôt. Il fit un effort pour bouger et en tentant de s’asseoir, se rendit compte que ses mains et ses pieds étaient attachés. La pièce était sombre. Seule une minuscule lucarne laissait entrer un filet de lumière. Vu la hauteur du soupirail, l’aspect des murs et du sol et la fraîcheur ambiante, il émit l’hypothèse qu’il se trouvait dans un sous sol. Il fit un rapide tour de la pièce du regard et constata que la seule possibilité de sortir d’ici était par l’unique porte métallique. Il n’eut pas longtemps à attendre avant que la porte s’ouvre, la laissant entrer. Il se redressa tant bien que mal pour lui faire face mais la douleur l’empêcha de se mettre debout. La voir fit monter sa colère et il lui lança :
« Qu’est-ce que tu veux ? Pourquoi tu fais ça ? »
« A vrai dire, l’enlèvement, c’est pas mon idée. C’est la sienne. » Dit-elle en désignant une forme qui s’approchait. C’est alors qu’il reconnu l’homme qu’il avait aperçu chez lui avant de perdre connaissance.
« Et tu couches avec lui aussi ? » Lui lança-t-il d’un air dégouté. Furieuse, elle lui décocha un violent coup de pied dans les côtes.
« C’est ça, fais le malin tant que tu peux encore! »
Le souffle coupé, Steve ne parvenait plus à bouger. L’homme en profita pour l’empoigner et le trainer jusqu’à une chaise. Il sortit un couteau et trancha les liens avant de le forcer à s’asseoir. La femme lui lança une autre corde et il le rattacha solidement.
« Comme ça tu vas rester tranquille et te concentrer sur ce qui m’intéresse. » dit l’homme avec un accent hispanique.
« Et qu’est-ce qui vous intéresse ? » Il sortit une photo de sa poche et la montra à son prisonnier. En la voyant, Steve blêmit. Dans quoi c’était-elle encore fourrée ?
« Dis moi où elle est. » Steve le regarda avec un air d’incompréhension.
« Qu’est-ce que vous lui voulez ? »
L’homme le frappa alors au visage, si fort que le sang se répandit dans sa bouche.
« Répond à ma question. Où elle est ? » Il cracha et le regarda droit dans les yeux.
« Jamais. »
« C’est ce qu’on va voir. » Répondit l’autre avec un sourire sadique avant de frapper à nouveau.

Au laboratoire de la police scientifique, Charlie était en train de comparer les échantillons ADN sous le regard de Danny, Chin et des agents du FBI.
« Alors ? » Demanda Danny nerveux.
« Alors, ce sont bien les mêmes. » répondit Charlie.
« C’est pas vrai ! Pourquoi il faut toujours que Steve se mette dans des situations pas possibles ! Tomber amoureux d’une tueuse en série ! » Chin lui jeta un regard qui en disait long. « Ça va, pas de commentaire ! » Son co-équipier haussa les épaules. «Mais je te l’ai bien dit que cette fille était une psychopathe… » Insista-t-il à nouveau. « Bon et chez lui, t’as trouvé quelque chose ? » Le laborantin secoua la tête négativement, l’air profondément désolé.
« On va aller interroger les voisins de Steve, on sait jamais, peut-être que quelqu’un aura vu quelque chose qui pourrait nous aider. » Proposa Chin.

Ils avaient déjà interrogé trois personnes quand ils arrivèrent devant une nouvelle maison.
« Regarde. » Dit Chin à Danny en désignant une fenêtre où le rideau bougeait encore. Danny frappa à la porte.
« Police, ouvrez ! » Pas de réponse « On sait qu’il y a quelqu’un, on vous a vu. Ouvrez ou je défonce la porte. » S’énerva Danny. La porte s’ouvrit lentement laissant apparaître une femme ridée, aux cheveux gris tirés en arrière et portant une paire de petites lunettes sur le bout du nez.
« J’arrive ! Pas la peine de s’énerver jeune homme. » Fit la vieille dame.
« Madame. » salua poliment Chin en lui montrant sa plaque. « On fait une enquête de voisinage. Est-ce que vous auriez remarqué quelque chose de suspect ces derniers jours ? »
« Comme une camionnette garée dans la rue tous les jours depuis au moins deux semaines ? » Les deux policiers se lancèrent un regard. Les vielles dames, s’étaient toujours une bonne solution pour obtenir des informations sur le voisinage.
« Par exemple, oui. » Danny montra alors l’écran de son téléphone à la vieille femme.
« Vous la reconnaissez ? » La femme observa l’écran en réfléchissant.
« C’est la copine du fils Mc Garrett. » Observa-t-elle.
« C’était son véhicule ? » Demanda Chin.
« Je crois pas. Mais elle a discuté plusieurs fois avec le gars qui restait dedans. »
« Et ce gars, vous pourriez nous le décrire ? »
« Bien sûr ! Et je peux même faire mieux que ça ! J’ai le numéro de sa plaque d’immatriculation ! » Annonça-elle fièrement. « Je savais que cette camionnette était louche… »
Chin et Danny déposèrent la vieille femme au poste pour faire un portrait robot avant de rejoindre leurs collègues du moment au quartier général et de leur raconter ce qu’ils venaient d’apprendre.
« Un complice… » Grimaça l’agent Rivera.
Danny trouvait la jeune-femme très compétente et avait envie de se fier à son avis émit un peu plus tôt, à savoir que si Steve avait était enlevé, c’est qu’il était surement encore vivant. Mais il avait aussi remarqué son air contrarié à la mention d’un possible acolyte. Il se passa nerveusement la main dans les cheveux avant de demander :
« Et vous pensez que c’est mauvais signe ? » Elle aurait eu envie de lui répondre le contraire rien que pour le réconforter et effacer l’inquiétude qui se lisait sur son visage. Mais elle savait qu’il valait mieux être honnête, surtout avec un collègue. Alors avec une petite moue compatissante elle avoua :
« Franchement, j’en sais rien… »


Halia  (27.07.2014 à 09:02)

Danny rentra le numéro d’immatriculation que leur avait donné la vieille dame dans le logiciel, mais comme il le craignait, il s’agissait d’un véhicule de location. Et il y avait fort à parier que le client n’avait pas utilisé son véritable nom, mais il espérait qu’avec un peu de chance, l’agence de location aurait équipée ses véhicules de GPS.
Chin s’était éclipsé un instant dans son bureau pour la seconde fois depuis son retour de l’hôpital. Danny savait qu’il était inquiet pour sa cousine et quand il le vit raccrocher son téléphone, il frappa à la porte.
« Hey, ça va ? Tu sais, si tu veux retourner auprès de Kono, je peux m’en sortir avec les agents du FBI. »
« Merci Danny, mais Leilani est auprès d’elle et me tiendra informé s’il y a la moindre évolution. Et puis Steve a besoin de nous et Kono serait la première à vouloir qu’on l’aide. » Il savait que son collègue avait raison, et malgré son air préoccupé, ils se remirent au travail.

Dans la vieille ferme abandonnée, l’homme continuait à frapper. Steve était sonné et la douleur irradiait dans chaque partie de son corps. Mais cette douleur n’était rien à côté de la souffrance qu’il ressentait de voir celle dont il était tombé amoureux le regarder froidement, sans aucune réaction. Il ne pouvait pas croire qu’elle puisse être aussi indifférente, ça ne ressemblait pas à la femme qu’il avait connue. Il voulait comprendre ce qui l’avait fait basculer, alors il profita que l’homme fasse une pause pour reprendre son souffle et rassembla ses forces pour tenter :
« Louise… Pourquoi ? Je suis sûr que tu as eu des sentiments pour moi… »
« Des sentiments ? » Répéta-t-elle avec un petit rire dédaigneux. « Je n’ai de sentiments pour personne. » Il avait du mal à la croire et elle ne pouvait pas avoir manigancé tout ça depuis le début pour pouvoir l’approcher, ça ne tenait pas. A l’époque de leur rencontre, personne ne pouvait prévoir ce qui allait se passer par la suite… Et Danny, pourquoi avoir mis en scène cette trahison ? Etait-ce simplement pour lui faire du mal ? Cette question ne cessait de lui trotter dans la tête, alors il puisa à nouveau dans ses forces :
« Pourquoi Danny… ? » Un sourire se dessina sur ses lèvres.
« Disons que j’ai un petit faible pour les blondinet... » Répondit-elle simplement en guettant la réaction du brun.
« Fini de bavarder ! » Lança l’homme à l’accent hispanique d’un ton autoritaire, bousculant au passage la jeune-femme. Il la regarda quitter la pièce ; elle était certainement furieuse de ne pouvoir elle aussi s’amuser un peu avec leur prisonnier mais ces discussions ne faisaient pas avancer ses affaires. Puis il demanda pour la énième fois : « Où est-elle ? »
Steve resta muet. L’homme recommença à cogner de toutes ses forces. Au bout de plusieurs minutes, il sembla se lasser.
« Ma patience à des limites. » dit-il en empoignant fermement la main de son prisonnier. « T’es sûr de ne rien vouloir dire ? » Steve secoua la tête. « Comme tu voudras… » Reprit-il en attrapant son index et le retournant jusqu’à entendre le bruit sinistre des os se brisant. Le brun ne put retenir un cri de douleur.
« Je continuerai jusqu’à ce que tu parles. » Expliqua-il avec un sourire sadique. « Alors ? Où est Ellie Astings ? Ou plutôt devrais-je dire : Doris Mc Garrett, puisque c’est son vrai nom. » Steve releva la tête péniblement pour le fixer dans les yeux et lui répondit :
« J’ai que dix doigts, tu seras bien obligé de t’arrêter… je dirai rien ! »
Le tortionnaire amusé par la résistance qui lui était opposée saisit le majeur de sa victime, et lui fit subir le même sort.

Dans une autre salle, une jeune-femme revenait doucement à elle. Elle avait du mal à ouvrir les yeux, sa tête la faisant terriblement souffrir. Elle tenta de se mettre debout mais, saisit d’un vertige, elle se rattrapa au mur. Ce mur de pierre froid ne lui semblait pas du tout familier… Elle fit un effort pour regarder autour d’elle et une terrible angoisse la saisit. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle faisait là, ni de comment elle y était arrivée. Elle essayait de se concentrer sur ses souvenirs quand un hurlement de douleur provenant de la pièce voisine, la terrifia. Elle en avait encore des frissons quand un nouveau cri raisonna. Son cœur se serra ; cette fois elle en était certaine, elle avait reconnu la voix de celui qui l’avait poussé et elle ne put retenir une larme. Elle voulu s’avancer vers la porte mais sa tête se mit à tourner, ses jambes à trembler, un voile noir lui brouilla la vue et son corps retomba inerte sur le sol.

Au quartier général du 5-0, Chin avait tenté, avec peu d’espoir, de localiser le portable de leur ami ; comme il s’y attendait, celui-ci devait être éteint.
Un bip retentit, leur signalant qu’ils venaient de recevoir un message. L’Hawaïen l’ouvrit et afficha la pièce jointe.
« C’est le portrait robot de notre homme. Je lance une reconnaissance faciale. » Annonça-t-il. Il venait de finir de pianoter sur la console, mettant en route le logiciel quand son téléphone sonna. Il ne restait plus qu’à attendre le résultat, alors il sortit l’appareil, fronça les sourcils en regardant le numéro indiqué et retourna s’enfermer dans son bureau. Lui qui était d’habitude si calme semblait avoir une discussion plutôt animée avec son interlocuteur. Puis, la discussion parut se calmer et Chin finit par raccrocher avec un air légèrement apaisé.
« Des nouvelles de Kono ? » Demanda Danny quand son collègue les eut rejoints.
« Non. » Répondit-il de son habituel ton impassible. Danny n’eut pas le temps de poser davantage de questions, une alarme retentit, signalant que la reconnaissance faciale avait donné un résultat. Chin, Danny et les agents du FBI fixèrent les informations qui s’affichaient à l’écran.
« Ok. » Fit Danny « nous avons un gagnant ! »
« Fernando Alvarez, Mexicain, arrivé sur le sol d’Hawaii il y a environ un mois. » Lut Chin.
Ils se regardaient tous incrédules, ne sachant trop ce que ce gars venait faire dans tout ça quand la sonnerie du téléphone de Chin se fit entendre à nouveau. Il s’éloigna pour prendre l’appel et revint quelques instants plus tard, un sourire de soulagement aux lèvres.
« S’était Leilani. Kono vient de se réveiller, elle veut me voir de toute urgence. »
« Ok, file. L’agent Rivera et moi on va aller faire un tour chez le loueur de voiture. Vous, » dit-il en se tournant vers Decker « vous cherchez tout ce que vous pouvez trouver sur Alvarez. »

Danny prit le volant de la Camaro et la jeune femme s’installa côté passager. Elle avait bien remarqué le désarroi qui ne quittait pas le conducteur et essaya d’entamer la conversation :
« Vous et le commandant Mc Garrett, vous êtes proches ? » Il lui jeta un coup d’œil interrogateur. « Vous êtes vraiment inquiet, ça se voit. Moi, j’aime bien Decker, mais pas au point de me ronger les sangs pour lui. »
« Steve est plus qu’un simple collègue. » Avoua Danny. « C’est mon meilleur ami… » Elle comprenait maintenant mieux l’anxiété qui ne quittait pas le blond, même si elle était certaine qu’il y avait autre chose. Elle avait l’habitude de déchiffrer les sentiments des gens rien qu’en observant leurs yeux, c’est ce qui la rendait si redoutable lorsqu’elle interrogeait des suspects, et là elle était certaine de lire une espèce de culpabilité dans ceux de son nouveau collègue. Il lui jeta un rapide coup d’œil et elle eut un pincement au cœur en voyant la détresse dans son regard.
« On va le retrouver ! » Assura-t-elle avec un petit sourire réconfortant.
« Vous dites ça pour me rassurer, mais est-ce que vous y croyez vraiment agent Rivera ? »
« Ana. Appelez moi Ana. Et oui, j’y crois. Cette femme s’en sortira pas comme ça cette fois ! Elle a commis une erreur qui a permis son identification. Maintenant, on va la retrouver ! Et votre ami aussi. » Elle avait mit tellement de conviction dans cette dernière déclaration que Danny eut envie de la croire.
« On va le retrouver. » Répéta-t-il comme pour se donner du courage.


Halia  (28.07.2014 à 13:45)

Chin se gara hâtivement sur le parking de l’hôpital, courut à travers les couloirs, grimpa les escaliers quatre à quatre et se précipita dans la chambre de Kono.
« Comment va-t-elle ? »
« Chin ! » S’exclama Leinali avec un soupir de soulagement en le voyant entrer. « Elle va bien mais elle doit se reposer et rester tranquille ! » Ce qui n’était visiblement pas son intension : Kono tentait de se redresser dans son lit et semblait chercher quelqu’un du regard.
« Hey ! Calme toi, tout va bien, je suis là… » Dit doucement l’Hawaïen à sa cousine en la prenant dans ses bras. Elle essayait de lui parler, mais sa voix était trop faible pour qu’il comprenne.
« Chut… Tu es encore très faible, économise tes forces.» Mais elle insista et un son finit par sortir de sa bouche.
« Louise… » Souffla-t-elle « C’est elle… » Elle serra la main de son cousin. « Steve… ». Chin soupira, il aurait préféré ne pas lui parler de ça tout de suite, mais il n’avait pas vraiment le choix, il allait devoir tout lui dire.
« On sait pour Louise. Le FBI bosse avec nous pour l’arrêter, elle a déjà fait plusieurs victimes dans tout le pays. »
« Steve… » Répéta Kono.
« Il a disparu… » Avoua Chin avant d’ajouter : « On fait tout ce qu’on peut pour le retrouver. Tu dois pas t’inquiéter et te reposer, d’accord ? » Mais la brune ne pouvait s’empêcher de sentir l’angoisse la saisir davantage. Elle avait eu l’occasion de voir ce dont la jeune femme était capable et la rage qu’elle avait pu lire dans ses yeux lors de l’attaque la terrifiait encore. « Leilani va rester avec toi, il faut que j’y retourne. Je repasse dès que j’ai du nouveau.» Elle acquiesça lentement et se rallongea dans son lit, faisant de son mieux pour apaiser les craintes qui l’envahissaient.

Dans sa cellule, Steve luttait contre la douleur pour ne pas perdre connaissance. Il aurait été plus facile de se laisser glisser vers l’inconscience mais il n’était pas du genre à renoncer et il voulait comprendre.
« Répond à ma question ! » Ordonna à nouveau l’homme.
« Pourquoi …? » Parvint à articuler péniblement le prisonnier.
« C’est comme tu voudras… » Dit l’homme en haussant les épaules. Il réfléchit un instant et proposa :
« Tu veux savoir pourquoi je la cherche ? » Le blabla c’était pas son genre, lui était plus du style à faire souffrir ses victimes jusqu’à ce qu’elles craquent. Mais il s’était renseigné sur celui-ci et savait que c’était un ancien seal, qu’il avait été entrainé pour résister à la torture. Et puis il avait bien remarqué que ce qui semblait le plus avoir affecté son prisonnier depuis qu’il était ici c’était la présence de cette femme et ce qu’elle avait pu dire. Alors il se résigna à adopter une autre tactique, un peu plus subtile.
« Si elle intéresse mon patron, c’est qu’elle dispose d’informations qui l’intéressent au plus haut point. Maintenant qu’il a réussi à éliminer son plus gros rival, un certain Vasillo, mon patron veut mettre la main sur son réseau, ce qui lui permettrait de se retrouver à la tête du plus puissant marché narcotique.» L’homme observa Steve, que le nom qu’il venait de prononcer n’avait visiblement pas laissé indifférent, puis reprit. « Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est comment elle a obtenu ses infos. Elle s’est rapprochée de lui pour lui voler la liste de ses fournisseurs, des lieux de production, ses clients, ses planques… en réussissant à le convaincre de lui faire suffisamment confiance pour avoir accès à son ordinateur personnel. Et tu sais comment elle a réussi à gagner sa confiance ? En lui donnant des renseignements sur les opérations menées contre son organisation, notamment ici, à Hawaii… Les opérations du 5-0… » Plus il parlait et plus Steve commençait à comprendre certaines choses comme le fait que Vasillo ait eu toujours une longueur d’avance sur eux, l’intérêt de sa mère pour son travail à ce moment là, la désagréable sensation qu’il avait eu que quelqu’un avait touché à ses affaires. Il se souvint aussi de cette perle trouvée dans son bureau, la même que celle d’un bracelet de sa mère, ou encore du fait qu’elle connaissait le mot de passe de son ordinateur… L’homme commençait à lire le trouble dans ses yeux et décida de donner le coup de grâce.
« Mais Vasillo a fini par se douter de quelque chose et a voulu l’éliminer. Sauf qu’il faut bien le reconnaître, c’est une femme intelligente ! On ne sait pas bien quelle combine elle avait mis en place, mais elle avait pris une assurance vie en gardant une partie des informations cachées et s’il lui arrivait quelque chose, ses patrons à elle les recevraient directement. Vasillo la prenait très au sérieux, mais il n’a pas du tout apprécié et lui a envoyé un avertissement : lors de la dernière opération pour laquelle elle lui avait donné des renseignements, il a abattu un membre de l’équipe qui le traquait. » Steve sentit un nœud se former dans sa gorge et sa vue se troubler. L’homme sourit en comprenant que cette nouvelle approche était efficace, puis continua : « Ils ont passé un marché : elle ne donnait rien et il quittait Hawaii. Sinon, la prochaine fois ce n’était pas la petite amie de son fils qui en paierait le prix… » Steve aurait voulu rester impassible à ces révélations mais s’en était trop pour lui. La fatigue, la douleur physique et tout ce qui se bousculait dans sa tête… Il ne put empêcher les larmes de couler sur ses joues. Ce n’était pas possible. Catherine ne pouvait être morte à cause d’elle. Elle ne pouvait pas lui avoir caché ça, l’avoir trahi à ce point ! « Alors ? Elle mérite toujours que tu souffres autant pour elle ? Je vais te laisser réfléchir… » Dit-il en quittant la pièce, laissant Steve seul face à son désespoir. Si sa mère avait été si présente après la mort de Catherine c’était parce qu’elle se sentait coupable. Tout ça était sa faute ! Une fois de plus, il souffrait à cause d’elle, de son satané boulot qu’elle avait toujours fait passer avant sa famille !

Au bureau du loueur de voiture, Danny et Ana montrèrent une photo de leur suspect au jeune homme derrière le guichet. Celui qui portait un badge au nom de Randy reconnut effectivement l’homme comme client. Il avait changé de véhicule plusieurs fois au cours des dernières semaines et la dernière fois qu’il l’avait vu, il était accompagné de deux femmes dont l’une que le jeûne homme reconnut sur la photo de Louise présentée par Danny. Mais il n’avait aucune idée de l’identité de la seconde femme.
« Vous pouvez nous la décrire ? » Demanda Ana surprise par la découverte de ce troisième protagoniste.
« Taille moyenne, élancée, yeux clairs, cheveux bruns. Elle était plutôt bien foutue ! » Commenta-t-il alors qu’un sourire se dessinait au coin de ses lèvres et qu’il semblait se perdre dans ses souvenirs.
«Randy !! Y a un moyen de localiser vos véhicules ? » Demanda sèchement Ana pour faire revenir l’homme à la réalité.
« Heu… » Commença-t-il à bafouiller devant le regard sombre de la jeune femme. « Certains, oui. Mais ils ont toujours voulu des véhicules anciens, sans GPS. »
« Merde ! » S’exclama Danny.
« On peut avoir la copie des papiers. »
« Certainement. » Répondit l’homme en les leur donnant.
« Une deuxième femme… » Grimaça Ana en jetant un regard inquiet à Danny. « Ça me plait pas trop tout ça. Ça commence à faire beaucoup trop de monde. Les tueurs en série agissent généralement seuls, là y a truc qui cloche ! »

De retour au quartier général, Danny se précipita sur Chin.
« Alors ? Comment va Kono ? »
« Elle est encore faible mais elle est tirée d’affaire. »
« C’est une super nouvelle ça ! Pourquoi tu fais cette tête ? »
« Elle a formellement identifié Louise comme étant son agresseur. Et tu connais Kono… »
« T’as été obligé de lui dire pour Steve. » Conclut Danny. Chin acquiesça.
« Bon faut se remettre au boulot ! Vous avez appris quelque chose ? »
Ana donna les papiers que leur avait transmis le loueur et Chin entra le nom indiqué sur le permis de conduire dans l’ordinateur. Pendant qu’il effectuait sa recherche, Decker sortit du bureau de Kono où il s’était installé pour travailler et annonça ce qu’il avait trouvé sur leur homme :
« Fernando Alvarez, plus connu sous le nom de « El Rompedor », c’est un Mexicain, un homme de main vendant ses services au plus offrant. Et comme vous pouvez vous en doutez, sa clientèle est loin d’être constituée d’honnêtes gens… »
« El quoi ? » Demanda Danny dont l’inquiétude était soudainement remontée d’un cran.
« Heu… » Hésita Ana. « ça signifie « le briseur » » Lâcha-t-elle avec une grimace. Et devant la mine décomposée du blond elle ajouta : « vaudrait mieux retrouver votre ami sans trainer ! »
« Mais qu’est-ce que ce gars vient faire ici ? » demanda Decker perplexe. « Et qu’est-ce qu’il a à voir avec notre tueuse… »
« On a bossé pendant des mois sur un gros trafiquant de drogue mexicain il y a deux ans. Et c’est une étrange coïncidence, mais il a été abattu à peu près au moment où cet homme a débarqué ici… » Intervint Chin songeur avant d’enchainer :
« Concernant le permis que vous venez de me donner, il est au nom de Sanchez. Un homme sensé vivre dans la périphérie d’Honolulu. » Commença-t-il en continuant de pianoter sur la console. « C’est notre jour de chance ! » s’exclama-t-il « toutes les infos du permis son exactes, à part la photo. Sauf que le vrai M. Sanchez est décédé l’année dernière… et parmi les propriétés de ce monsieur figurait une ferme en lisière de la forêt, héritée de sa mère et aujourd’hui abandonnée… »
« Tu crois qu’ils pourraient être là-bas ? » Lui demanda Danny s’accrochant à cet espoir.
« Vu le nombre de pistes qu’on a, ça vaut le coup de vérifier… »


Halia  (29.07.2014 à 12:29)

Malgré son inquiétude, Kono avait fini par s’endormir, épuisée.
Elle commençait à se réveiller doucement et avant d’ouvrir les yeux, elle sentit la présence de quelqu’un à ses côtés. Quelqu’un qui lui tenait la main. Avait-elle dormi suffisamment de temps pour que ses co-équipiers aient eu le temps de retrouver Steve et que Chin soit revenu près d’elle ? Ou toute cette histoire avait-elle encore plus mal tournée ? Cette dernière pensée finit de la tirer de son sommeil. Elle connaissait Chin par cœur et il n’aurait pas besoin de parler pour savoir ce qu’il en était. Elle ouvrit les yeux, tourna la tête et en observant le visage de l’homme installé près d’elle, les larmes lui montèrent aux yeux.

Dans la pièce sans fenêtre, la femme reprenait lentement conscience. Elle regarda autour d’elle et les quelques instants qui avaient précédé sa dernière perte de connaissance lui revinrent. Elle écouta attentivement, mais aucun bruit ne lui parvint. Finalement, ce silence était presque aussi angoissant que les cris qu’elle avait entendus précédemment. Prenant son courage à deux mains, elle se leva doucement et s’avança vers la porte. A sa grande surprise, elle n’eut qu’à tourner la poignée pour l’ouvrir. Elle jeta un coup d’œil à l’extérieur, personne en vue. Elle franchit le seuil et s’avança à l’extérieur. Elle se trouvait désormais dans un couloir sombre, éclairé par la lumière blafarde d’une ampoule pendant du plafond. D’un côté du couloir, un escalier montait vers ce qui semblait être une trappe qui laissait filtrer une raie de lumière sur son pourtour. C’était certainement la sortie. A l’autre bout, une lourde porte en fer, semblable à celle de la pièce dont elle venait de sortir. Alors que sa raison lui criait de monter les escaliers et de s’enfuir d’ici au plus vite, elle ne pouvait s’y résoudre. Elle savait qu’elle l’avait entendu un peu plus tôt. Et si c’était bien le cas, il était forcément derrière cette porte. Elle devait en être certaine, elle ne pouvait envisager de partir en le laissant là. Prudemment, elle s’avança. A côté de la porte, une clé était pendue à un clou. Elle s’en saisit, l’introduisit dans la serrure et la tourna. Le bruit du verrou qui s’ouvrait la fit presque sursauter tellement ça avait été facile. Elle poussa la porte et aperçut un corps sur une chaise. Elle s’avança lentement, sentant l’angoisse augmenter à chaque pas. Puis son cœur se serra et elle sentit les larmes couler sur ses joues. Son visage était tuméfié, presque méconnaissable, mais il était bien là. Elle se précipita vers lui et ressentit un léger soulagement en se rendant compte qu’il respirait. Elle s’attela à défaire les liens qui le maintenaient à la chaise en s’appliquant à ne pas aggraver les blessures sur ses poignets et ses chevilles, puis l’allongea aussi délicatement qu’elle le put.
« Steve… » Appela-t-elle doucement en passant sa main dans ses cheveux. « Hey… Tu m’entends ? Réveille-toi… Il faut qu’on sorte d’ici. » Après plusieurs tentatives, un gémissement finit par lui répondre. « Steve ! Ouvre les yeux ! Réveille-toi ! »
Reconnaissant la voix qui s’adressait à lui, le brun ouvrit les yeux avec appréhension. Quand il les posa sur le visage de la femme, la peur s’empara de lui. Que lui voulait-elle encore ? Ne lui avait-elle pas fait suffisamment de mal comme ça ? Il savait qu’il n’avait plus la force de se battre ; il rassembla le peu d’énergie qui lui restait pour se redresser et reculer jusqu’à se retrouver acculé dans un coin de la pièce.
« Steve…, c’est moi… Louise.» Dit-elle l’air incrédule tout en s’avançant lentement avant de s’assoir près de lui. « Mais qu’est-ce qui s’est passé… » Murmura-t-elle les larmes aux yeux devant son air terrorisé. Elle prit doucement sa main et en caressa le dos avec son pouce. Ce geste le surprit par sa douceur. Il leva lentement la tête et rencontra ses yeux. Un frisson le parcourut et il ne parvenait plus à lâcher ce regard rempli d’incompréhension et d’inquiétude. Un regard qui n’avait plus rien à voir avec celui de la jeune-femme qui l’observait si froidement un peu plus tôt.
« Je… je comprends pas… » Dit-il avec difficulté, complètement perdu lui aussi.


Halia  (30.07.2014 à 14:08)

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CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

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choup37, 06.06.2026 à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, 07.06.2026 à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, 07.06.2026 à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

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