Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 21.07.2014 à 14h07
Auteur : Halia
Statut : Terminée
« A peine l’espoir revenu, les évènements font renaître les doutes : Tout ça est-il dû au hasard ? Cette nouvelle rencontre est-elle réellement bienveillante ? A qui peut-on faire confiance ? » Halia
Cette fanfic compte déjà 25 paragraphes
Sur le bas côté de la route menant à la vieille ferme, Max tentait tant bien que mal de s’occuper de Doris. Mais les vivants étaient très loin d’être sa spécialité et d’après ses premières constatations, elle ne faisait pas encore partie de ses clients. Il examinait une vilaine coupure au front quand il la vit remuer les paupières.
« Madame McGarrett ? » Demanda-t-il. « Vous m’entendez ? » Elle ouvrit les yeux. « Je suis le docteur Max Bergman, médecin légiste. »
« Mais pourquoi un légiste ? » Demanda-t-elle n’ayant visiblement pas les idées bien claires.
« Ne vous inquiétez pas, les secours vont arriver. » Elle reprenait peu à peu ses esprits et tenta de se relever paniquée. Ses ravisseurs la conduisaient auprès de son fils et la présence d’un légiste dans son lieu de détention lui fit craindre le pire.
« Steve ? Vous étiez là pour Steve ? »
« Vous ne devriez pas bouger. » Conseilla-t-il. « Votre fils a été transporté à l’hôpital. Les secours vont vous y conduire dès qu’ils seront là. »
« Mais comment il va ? »
« Je ne vais pas vous mentir, son état n’avait pas l’air très bon. Mais je n’en sais vraiment pas plus. » Les sirènes de l’ambulance se firent entendre au loin, soulageant Max qui ne se sentait vraiment pas à l’aise avec un patient aussi remuant et bavard.
Dans la salle d’attente de l’hôpital, Doris, à peine libérée par le médecin trouva Danny, Chin, Kono, Louise, qui avait été autorisée à quitter sa chambre, ainsi qu’une femme brune qu’elle ne connaissait pas. Ils se regardèrent tous étonnés de la voir là et c’est Danny qui prit la parole le premier.
« Doris ! Qu’est-ce que vous faites ici ? »
« J’ai réussi à leur échapper. » Expliqua-t-elle brièvement. Elle les dévisageait un à un. Ils avaient tous l’air amochés et elle commença à se poser des questions. « Je connais mon fils. Je ne suis pas surprise qu’il ait cherché à savoir où je me cachais, ni qu’il ait trouvé la réponse. Mais il n’aurait jamais parlé. Alors auquel d’entre vous fait-il suffisamment confiance pour avoir partagé ça avec lui et qui aurait pourtant vendu la mèche ? » Son regard se posa sur Danny qui la foudroyait des yeux. Louise s’avança pour révéler à Doris que tout était de sa faute. Mais le blond s’interposa et explosa :
« Vous êtes incroyable vous !! Une fois de plus, Steve a des ennuis à cause de vous et vous trouvez le moyen de renvoyez la faute sur nous ! Mais pendant que vous étiez planquée je ne sais où, nous on s’est pas tourné les pouces. On a tout fait pour le retrouver ! »
« Je vous prierai de descendre d’un ton ! Vous croyez que ça ne me fait rien à moi de savoir que je suis responsable de ce que lui ont fait subir ces salops, de ce qu’à pu lui faire Wo Fat avant, de la mort de son père et de celle de Catherine ! » Ils se figèrent tous en la fixant.
« De Catherine !? Comment ça ? » Doris se rendit compte qu’elle venait de trop en dire mais étant donnée la situation et le ton autoritaire de Danny, elle ne voyait pas bien comment échapper à l’explication.
« J’étais en mission, je devais trouver des info sur Vasillo et pour ça je devais gagner sa confiance… »
« Alors vous vous êtes servie de nous, de votre propre fils, en lui communiquant nos opérations contre lui ! » Termina Danny qui venait de comprendre pourquoi l’homme avait toujours une longueur d’avance sur eux.
« Mais il m’a découverte et a tué Catherine pour me montrer que si jamais je divulguais les informations que j’avais obtenues il n’hésiterait pas à s’en prendre à mes proches. »
« Et Steve est au courant de ça ? »
« Ils lui ont dit… »
« Je comprends mieux son choix. » Marmonna Danny furieux contre la femme.
C’est à ce moment que le médecin entra.
« Vous êtes la famille du commandant McGarrett ? »
« Comment il va ? »
« Il est tiré d’affaire. Mais il va avoir besoin de beaucoup de repos. »
« Est-ce qu’on peut le voir ? » Demanda Kono.
« Oui mais pas trop longtemps. »
Doris se leva la première pour prendre la direction de la chambre de son fils, sous le regard médusé de Danny qui n’arrivait pas à croire le culot de cette femme. Il lui emboita le pas, suivi par le reste de la troupe. Seule Kono se retourna et s’arrêta. Une personne ne les avait pas suivis : Louise. L’hawaïenne revint sur ses pas.
« Hey… Tu ne viens pas ? »
« Je peux pas. »
« Comment ça ? Bien sûr que si tu peux. Je suis sûre que Steve a envie de te voir. »
« Comment vous pouvez me pardonner tout ce que j’ai fait… ? »
« Louise… On en a déjà parlé. Si t’avais été consciente de tout ça, est-ce que tu l’aurais fait ? »
« Non ! Bien sûr que non. J’aime vraiment Steve et je lui aurais jamais fait de mal volontairement, et… et toi t’es mon amie, j’ai jamais voulu te blesser. »
« Et on le sait. C’est bien pour ça qu’on ne t’en veut pas. Allez, viens. » Elle l’attrapa par la main et l’entraina à sa suite.
Dans la chambre, Doris avait pris place juste à côté de Steve, ce qui exaspérait Danny qui lui s’était placé de l’autre côté, un peu en retrait, craignant quand même, contrairement à la sexagénaire, la réaction de son meilleur ami quand il le verrait.
« Steve ! » Appela Doris en le voyant ouvrir les yeux. Il tourna lentement la tête vers elle et fronça les sourcils en la voyant. Il se rendit compte qu’elle lui tenait la main et la retira immédiatement. S’il était soulagé de la voir en relativement bonne santé, il n’était pas prêt pour autant à lui pardonner.
« Steve… » Répéta-t-elle. Il n’avait pas la force de lui dire quoique ce soit pour l’instant et détourna simplement le regard de l’autre côté, apercevant Chin et un Danny à l’air hésitant. Puis la porte s’ouvrit, laissant entrer Kono et Louise. Les voir toutes les deux lui tira un sourire. Kono avait l’air de s’être plutôt bien remise de son agression et était visiblement du même avis que lui sur la responsabilité de la jeune femme dans toute cette histoire. La brune poussa son amie vers le lit et suggéra :
« Steve a besoin de se reposer. On devrait le laisser. » Et elle entraina tout le monde sans ménagement vers la sortie, laissant Louise seule avec lui. Il lui fit signe de s’approcher et lui prit la main.
« Ça va ? » Demanda-t-il d’une voix enrouée.
« C’est plutôt à toi qu’il faut poser la question. »
« J’ai connu mieux… Mais tout est finit, ça va aller. »
« Steve… » Commença-t-elle des larmes plein les yeux. « Je m’en veux tellement. » Il aurait voulu la réconforter, mais n’en avait pas la force. « Je devrais te laisser te reposer. » Dit-elle en s’en apercevant.
« Non… reste… » Répondit-il en resserrant sa main sur la sienne.
Un peu plus tard dans la soirée, Kono avait réussi à obtenir son autorisation de sortie de l’hôpital. Adam avait insisté pour qu’elle vienne passer la nuit chez lui mais elle voulait se retrouver un peu seule, se reposer et ne pas reprendre leur fragile relation trop vite.
En ouvrant la porte de sa maison, Adam eu l’impression de ne pas être seul. Impression qui se révéla exacte quand il alluma la lumière.
« Bonsoir Adam… » Dit un homme installé dans un fauteuil de son salon. Le jeune homme se figea instantanément en le reconnaissant.
« Mais que faites-vous ici ? »
De retour au poste de police, le trio Decker, Grover, Hatkins continuait à plancher sur le gars en fuite.
« Si Alvarez bossait pour des chefs de cartel, y a fort à parier que notre gars en est un. » Commença Grover.
« Oui mais il nous en faudrait un peu plus sur son identité. On a rien trouvé dans la voiture, Doris Mc Garrett dit ne pas le connaître et Alvarez ne parlera plus, il n’a pas survécu à l’accident…»
« En étudiant les vidéosurveillances de l’aéroport, on voit Alvarez prendre un vol, seul, pour la Chine hier. Mais on ne le voit jamais revenir. » Annonça Decker.
« Ca veut dire qu’il n’est pas passé par là pour rentrer. Si l’homme qu’on cherche a de l’argent, ce qui est certainement le cas, ils ont peut-être atterri sur un aérodrome privé. Faut trouver tous les avions qui ont atterri sur l’île en provenance de la Chine ces dernières 24 heures et qui était à bord ! » Déclara Hatkins.
« On s’en occupe ! » Annonça une voix derrière eux.
« Votre aide sera la bienvenue ! » Salua Grover avec un sourire en apercevant Danny et Chin.
Le lendemain matin à la première heure, ils contactèrent tous les aéroports de l’archipel accueillant des appareils privés.
« Danny ! J’ai quelque chose ! » Prévint Chin au bout de quelques appels. « Hier matin, un jet en provenance de Hangzou a atterri à Kapolei avec à son bord deux hommes et une femme. »
« C’est sûrement eux ! » S’exclama Danny satisfait. « Tu peux me trouver des images ? »
« Y a une caméra à la sortie de l’aéroport. » Dit Chin en pianotant sur la console pour afficher la vidéo.
« Là ! C’est Doris ! » S’écria Danny.
« Et voilà notre homme. » Continua l’hawaïen arrêtant l’image et désignant un asiatique en costume.
« Faut trouver son identité. »
C’est alors que les portes de l’entrée s’ouvrirent, laissant passer Kono.
« Cousine ! Qu’est-ce que tu fais ici ! Tu ne devrais pas te reposer ? »
« Ah tu vas pas t’y mettre ! J’en ai assez d’Adam pour me couver ! » Reprocha-t-elle. Puis jetant un œil à l’écran, elle demanda « Vous faites quoi ? »
« On cherche l’identité de l’homme qui traquait Doris. » Répondit Danny. Kono fixa alors l’image.
« C’est lui ? » Demanda-t-elle intriguée en observant le visage.
« Oui pourquoi ? Tu le connais ? »
« Je l’ai déjà vu… » Dit-elle soucieuse.
« Où ? »
« Chez Adam ! »
« Quoi ? Mais tu sais qui c’est ? »
« Il me l’a pas présenté mais ils avaient l’air proches. » Réfléchit la jeune femme.
« Proches au point que s’il était en cavale ici à O’Ahu, il pourrait lui demander de l’aide ? »
« Possible… » Répondit-elle hésitante.
« On fonce chez Adam ! » Ordonna Danny.
Pendant tout le trajet, la jeune femme ne put s’empêcher de s’interroger sur le fait qu’Adam ait quelque chose à voir avec tout ça. A peine se retrouvaient-ils et déjà elle se demandait si elle pouvait lui faire confiance. Comment pouvait-elle imaginer passer le reste de sa vie, de leurs vies à elle et au bébé avec cet homme si elle ne pouvait pas croire en son honnêteté ?
Dix minutes plus tard, ils étaient devant la résidence Noshimuri.
« Y a plus personne. » Constata Danny après qu’ils aient fait le tour des lieux.
Pendant ce temps à l’hôpital, Steve avait repris un peu de forces et avait cherché à en savoir plus sur ce qui s’était passé pendant qu’il était inconscient.
« Alors elle te droguait ? » Demanda-t-il soulagé. « Je savais que tu ne pouvais pas avoir fait tout ça… »
« Je me souviens pas vraiment de tout, mais… » Elle hésita. Comment lui dire qu’elle avait hésité à ne pas le tuer ? « J’ai pointé une arme vers toi… »
« Hey… Quoi qu’il se soit passé, maintenant tout va bien. C’est le principal. »
« Mais sans Danny, je t’aurais peut-être tué ! » Il la regarda ne sachant comment prendre cette révélation. Mais les larmes qui coulaient sur ses joues lui serraient le cœur et il n’avait qu’une envie, la réconforter malgré ses aveux. Il l’attira contre lui pour la prendre dans ses bras. Elle résista et avisa :
« Tu dois pas lui en vouloir de ce qui s’est passé entre nous. C’est de ma faute. Et sans lui, on serait pas là ni l’un ni l’autre. Je t’aurais sans doute tué... Et puis il a pris une balle pour me protéger. »
« Louise, je veux plus que tu dises que c’était ta faute ! T’étais droguée et manipulée par cette Stacy ! » Il avait l’air tellement sérieux qu’elle n’osa pas le contredire, acquiesça et finit par venir se blottir contre lui. « Et pour Danny… on verra plus tard. » Ajouta-t-il partagé entre ses sentiments : il lui était reconnaissant d’avoir protégé Louise et de l’avoir empêchée de commettre l’irréparable, mais il n’arrivait pas à effacer de sa mémoire l’image de son meilleur ami embrassant celle qu’il aimait. A elle il pouvait lui pardonner, elle n’avait pas conscience de ce qu’elle faisait, mais lui…
La porte s’ouvrit, le tirant de ses pensées et le visage qui apparut le fit se crisper.
« Je vais vous laisser. » Dit Louise en voyant entrer la femme. Même si Steve n’avait pas l’air d’en avoir très envie, elle pensait qu’ils devaient avoir une explication, alors elle s’éclipsa, malgré les protestations du brun.
« J’ai rien à te dire. » Commença Steve en croisant les bras l’air sévère. Elle savait qu’il lui en voulait mais il fallait qu’elle lui parle, qu’elle tente de se justifier. Ne supportant pas de voir le regard accusateur de son fils sur elle, elle ne put s’empêcher de tenter de renverser la situation en se positionnant comme victime.
« Vraiment ? Tu pourrais peut-être commencer par me dire comment tu as pu donner ma position à ces hommes ! » Steve resta sous le choc quelques secondes, puis se reprit.
« Alors tu ne comptes pas tenter de t’excuser ? Le fait que tu te sois servi de moi pour une de tes missions, que tu sois la responsable de la mort de Catherine, ça n’a pas d’importance pour toi !? Tout ce qui compte c’est toi et ton boulot ! Comme toujours ! »
« Tu te rends compte de ce que j’ai fait pour toi, pour te protéger ? J’ai gardé des infos secrètes ! Des renseignements qui auraient pu permettre d’arrêter l’un des plus puissants cartels ! »
« Qui auraient pu permettre d’arrêter le meurtrier de Catherine ! Un homme que j’ai cherché pendant deux ans ! Que tu as protégé par ton silence ! »
« C’est toi qu’il aurait tué si je ne l’avais pas fait ! »
« Et tu t’es jamais dit que si tu m’avais tout raconté dès le début on aurait pu travailler ensemble pour l’arrêter !? » Devant cette déclaration, Doris resta muette. « Pourquoi tu ne me fais pas confiance ? » Ne voulant pas laisser le dernier mot à son fils, elle contre-attaqua :
« Tu m’as trahi Steve ! Tu as révélé ma cachette ! »
« Parce que j’avais pas le choix ! Parce qu’il m’a fallut deux ans pour me remettre de la mort de Cath ! Pour retrouver gout à la vie ! Et si je ne parlais pas, il aurait fini par tuer Louise ! »
« Alors t’as choisi ta petite amie plutôt que ta mère ! »
« Oui. Et je le referai sans hésitation. Maintenant va-t-en… » Elle resta un instant à le regarder, les larmes aux yeux. Comment pouvaient-ils en être arrivés là ? « Va-t-en !! » Répéta-t-il. Sans rien dire, elle se tourna et se dirigea vers la porte avant de s’arrêter et de faire un pas en arrière. Deux hommes venaient d’entrer. Steve reconnu vite Adam, poussant précipitamment un fauteuil roulant, et dont l’air sombre ne présageait rien de bon, et un asiatique en costume qu’il ne connaissait pas. Mais à la façon dont Doris le dévisageait, il se douta qu’elle savait qui il était.
« Vous m’avez cru assez stupide pour ne pas me rendre compte que la clé USB que vous m’aviez donnée contenait de fausses informations !? » Doris regarda fixement l’homme qui se tenait devant elle avant de lui répondre.
« Et vous vous m’avez crue assez idiote pour vous donner ces renseignements ? »
« Non mais par contre j’aurais pensé que vous teniez un peu plus à votre fils que ça. »
« Rien ne me prouvait qu’il était encore vivant. »
« Et bien maintenant que vous en avez la preuve, voilà ce qu’on va faire : Vous allez chercher la clé, la vraie, avec mon neveu pendant que moi, j’emmène votre fils faire une petite balade. Et si d’ici trente minutes je n’ai pas de nouvelles, il est mort. » Précisa-t-il en montrant l’arme qu’il cachait sous sa veste. « Est-ce que je me suis bien fait comprendre ? »
Steve dévisagea le jeune homme à son tour.
« Adam… » Souffla-t-il ne croyant pas ce qu’il voyait.
« Je suis désolé Steve… Les affaires familiales, tu sais que c’est… » Répondit-il froidement en agrippant Doris par le bras et l’entrainant hors de la chambre.
L’homme ordonna à Steve de s’installer dans le fauteuil roulant, et dirigea l’arme vers lui, cachée sous la veste qu’il portait désormais à la main, de façon à ce que personne ne la remarque. Il sortit dans le couloir, jeta un rapide coup d’œil à droite et à gauche : personne en vue. Il poussa le fauteuil roulant vers l’ascenseur, puis appuya sur le bouton pour atteindre le sous-sol.
Quelques minutes plus tard, Louise entra dans la chambre et trouva un lit vide. Paniquée elle composa le numéro de Kono.
« Kono ! C’est Louise ! »
« Qu’est-ce qui se passe ? » Demanda la policière anxieuse.
« C’est Steve, il a disparu ! »
« Quoi ? Mais Comment ? »
« Sa mère lui a rendu visite. Je les ai laissé seuls et quand je suis revenue y avait plus personne ! »
Kono expliqua la situation à ses collègues.
« Ok. » Dit nerveusement Danny en se passant la main dans les cheveux. « Avec Doris dans les parages, on peut s’attendre à tout… Chin, tu m’examines les vidéosurveillances autour de l’hôpital. Moi je vais sur place voir si je peux trouver quelque chose. »
« Je t’accompagnes ! » Ajouta Kono. « Il est hors de question que je reste à rien faire ! » Se défendit-elle avant que ni Chin ni Danny ne puisse en placer une.
« Decker va aider Chin et moi je viens avec vous ! » Lança la voix d’Ana depuis la porte. « On était venu vous dire au revoir mais puisque votre ami a la fâcheuse habitude de s’attirer des ennuis, on va rester un peu ! »
Dans les couloirs de l’hôpital, ils trouvèrent Louise en train d’interroger toutes les personnes qu’elle croisait.
« Quelqu’un a vu quelque chose ? » Demanda Danny.
« Une femme qui correspond à la description de Doris a quitté les lieux avec un jeune homme d’origine asiatique il y a une dizaine de minutes. Mais personne n’a vu Steve ! »
Danny jeta un coup d’œil à Kono.
« Je peux pas le croire ! » Murmura-t-elle partagée entre la tristesse et la colère. Danny décrocha son téléphone et appela Chin pour lui demander de vérifier.
« J’ai la caméra qui filme l’entrée. » Répondit l’hawaïen. Puis après un court silence le temps de remonter dix minutes en arrière. « Je les ai. Danny, elle est avec Adam… »
« C’est pas vrai. » Dit-il en se décomposant tout en regardant sa collègue du coin de l’œil, ce qui fit comprendre à cette dernière que ses craintes étaient fondées. « Et Steve ? Tu le vois ? »
« Non. On est en train de visionner toutes les caméras, sous tous les angles, à chaque sortie du bâtiment, mais rien ! »
« Comment ça rien ? Il s’est pas volatilisé ! » Commença à s’énerver Danny sous le coup de l’angoisse.
« Y a un parking souterrain ? » Demanda Ana qui venait de prendre le téléphone des mains de Danny.
« Oui, mais il est réservé au personnel de l’hôpital. »
« Vérifiez toutes les sorties de voiture, on sait jamais. »
Chin pianota sur la console pour accéder à la borne qui contrôlait les badges du personnel, seule façon de déverrouiller la barrière du parking.
« La dernière voiture est sortie il y a quarante minutes. »
« Ok. Vous l’avez vu quand pour la dernière fois ? » Demanda l’agent du FBI à Louise. Elle regarda sa montre.
« Heu… y a environ vingt minutes. »
« Il est toujours dans le bâtiment. » Déclara Ana sûre d’elle.
Au volant de la voiture, Doris réfléchissait à toute vitesse. Cette fois, elle ne pouvait pas les berner. Comment allaient-ils se sortir de là ? Elle ne pouvait pas donner ces infos ou tout ce qu’elle avait fait jusque là n’aurait servi à rien. Et puis elle savait que c’était permettre aux Noshimuri de reprendre la main sur l’économie parallèle de la région et que vu leurs relations et leur influence, il serait difficile de les arrêter. Mais la vie de Steve était en jeu, elle ne pouvait pas laisser cet homme l’abattre !
« Pourquoi Adam ? » Demanda-t-elle en espérant pouvoir faire prendre conscience au jeune homme de ce qu’il était en train de faire. « Je vous ai aidé à fuir et à vous cacher après la mort de votre frère, Steve aussi vous a aidé… »
« Je suis le dernier descendant des Noshimuri, le dernier à pouvoir reprendre les affaires familiales, c’est mon devoir ! »
« La famille, parlons-en ! Il me semble que Kono a pris quelques formes dernièrement… Vous n’allez pas les abandonner, elle et votre enfant ?»
« Taisez-vous ! » Coupa Adam nerveusement. « Je ne crois pas avoir de conseil à recevoir de votre part en ce qui concerne la famille ! Maintenant conduisez ! Et en silence ! »
Doris se crispa sur le volant en entendant la remarque fort désagréable et pourtant tellement juste du jeune homme et le trajet se termina en silence.
En entrant dans la maison, elle se dirigea à nouveau vers le bureau, s’assit sur le fauteuil et tira un tiroir qu’elle vida entièrement. Elle prit un coupe papier, l’inséra dans une fine fente et fit un léger mouvement de levier qui permit d’ouvrir un double fond. Calée au milieu de divers papiers, la clé contenant les informations convoitées par ses ravisseurs était là. Adam la regarda en lui faisant signe de ne rien dire, attrapa une feuille de papier, un stylo et griffonna quelques mots qu’il lui tendit.
A l’hôpital, Kono, Danny et Ana s’étaient répartis la fouille des étages. Mais l’étendue du bâtiment était trop importante, ils auraient pu se cacher n’importe où !
Quelque part dans l’hôpital, l’homme pointait son arme en direction de Steve tout en attendant patiemment. Il écoutait quelque chose grâce à une oreillette quand un air satisfait s’afficha sur son visage.
« Vous ne vous en tirerez pas comme ça. » Lança Steve en fixant son ravisseur.
« Vous croyez ? Moi je suis plutôt optimiste… »
« Comment avez-vous réussi à convaincre Adam de marcher avec vous ? »
« Je lui ai simplement ouvert les yeux sur ce que représentait la famille. Il a tué son frère à cause de cette garce de Kalakaua ! Mickaël avait un chemin tout tracé, il devait prendre ma succession à la tête des affaires. Maintenant qu’il n’est plus là, c’est à lui de reprendre le flambeau. Cette femme lui a tourné la tête, l’a fait s’égarer, mais je l’ai remis sur le droit chemin. Après s’être occupé de votre mère et de vous, il va réparer son erreur en lui faisant payer et reprendre sa place au sein des affaires familiales. »
« Ne mêlez pas Kono à tout ça ! Elle n’a rien à voir là-dedans !»
« Bien sûr que si, elle a tout à voir. Sans elle mes neveux seraient en vie tous les deux et travailleraient avec moi à étendre l’empire Noshimuri. Je suis désolé, celui qui ne sera qu’un dommage collatéral dans cette histoire, finalement, c’est vous…» Il regarda sa montre. « Nous n’allons pas tarder à savoir si votre mère a autant le sens de la famille que nous… »
Après avoir fouillé les étages de l’hôpital, Danny, Kono et Ana se retrouvèrent dans le hall, sans résultat. C’est alors que le téléphone du lieutenant se mit à sonner.
« Chin ! Dis moi que tu as quelque chose parce qu’ici aucune trace de Steve ! » Dit-il en décrochant.
« Ça se pourrait. J’ai tracé le téléphone d’Adam et il a l’air de revenir vers l’hôpital. »
« Ok. Tiens moi au courant quand il arrive. » Dit-il avant de raccrocher. « Même si on a rien trouvé, Ana a sûrement raison, Steve et l’homme qui le retient sont encore dans le bâtiment. D’après Chin, Adam revient ici. On va l’attendre et le suivre discrètement pour voir où il va. »
Deux minutes plus tard, le téléphone de Danny sonna à nouveau.
« Ils arrivent. »
Discrètement, ils les observèrent se diriger vers les escaliers. Danny fit signe à ses collègues de les suivre sans se faire remarquer. Ils descendirent deux étages et empruntèrent un long couloir sombre parcouru par de nombreux tuyaux jusqu’à une pièce mal éclairée et où raisonnait le ronronnement des nombreuses machines.
« Mon oncle, j’ai la clé. » Lança Adam à l’homme en costume. Les voix étaient étouffées par le bruit ambiant mais en entendant cette phrase, le cœur de Kono manqua un battement. Elle savait que l’oncle de son petit-ami avait toujours eu la volonté de reprendre les affaires de son frère et de former ses neveux à lui succéder. S’il n’avait eu aucun mal avec Mickaël, elle avait toujours cru qu’Adam lui, avait définitivement pris un autre chemin. Mais les évènements des dernières semaines et ce qu’il lui avait dit à son retour prenaient un autre sens aux vues de ce qui se passait à ce moment-là et elle commençait à penser qu’elle s’était bien trompée sur lui.
« Heureux de voir que vous vous montrez enfin raisonnable. » Dit l’homme à Doris. « Avec votre fils, on discutait du sens de la famille et il commençait à douter de votre attachement à lui. Mais vous nous prouvez qu’il a eu tort de s’inquiéter en n’ayant pas cherché à fuir. »
« Maintenant que vous avez ce que vous voulez, laisser nous partir ! » Dit sèchement Doris. L’homme fit une petite moue avant de reprendre.
« Ça, ça ne serait pas raisonnable. Je n’ai aucun intérêt à vous garder vivant et à vous retrouver dans mes pattes. Parce que s’il y a bien une chose que vous et votre fils avait en commun, c’est cet acharnement à lutter contre vos ennemis et je ne me fais d’illusions sur le fait de me trouver dans cette catégorie. » Puis il se tourna vers son neveu en lui tendant l’arme. « Tues les ! » Une brève hésitation sembla traverser le regard d’Adam qui jeta un rapide coup d’œil à Doris avant de tendre la main pour se saisir de l’arme.
Resté silencieux jusque là, observant Adam pour essayer de déceler sa détermination à obéir à son oncle, Steve pris la parole pour tenter de le raisonner.
« Adam, ne fais pas ça ! Pense à Kono ! A votre enfant ! Tu peux encore tout arrêter et être là pour eux ! » A peine avait-il finit de parler, qu’il vit surgir Danny au coin du mur.
« 5-0 ! Posez vos armes ! » Hurla ce dernier.
Profitant de l’effet de surprise, Steve tenta de se jeter sur l’homme en costume afin de lui faire lâcher l’arme qu’il avait toujours en sa possession. Mais ralentit dans ses mouvements par ses blessures, l’autre parvint à l’esquiver et tira à deux reprises. Si la première balle avait bien atteint sa cible, la seconde ricocha sur un tuyau avant de siffler prés de l’oreille de Danny puis de se loger dans un mur. A peine la balle évitée, le blond avait bondit en direction de l’homme, ne lui laissant pas le temps de constater le résultat de ses tirs. Il lui administra un violent coup de poing au visage, le faisant vaciller, avant de lui coincer un bras dans le dos d’une habile manœuvre qui l’obligea à lâcher son arme. Une fois l’homme maitrisé, le lieutenant regarda autour de lui pour constater les dégâts. Ana pointait son arme vers Adam, qui s’était précipité sur Kono, la projetant au sol pour la protéger des tirs. Ils se relevèrent péniblement tous les deux, Kono fixant le jeune-homme.
« Tu vas bien ? » demanda-t-il.
« Je ne suis pas touchée, si c’est la question. » Répondit-elle d’un ton blessé.
« Kono… je ne comptais pas vous faire de mal ! » Se défendit-il. « Comme je te l’ai déjà expliqué, mon oncle m’a manipulé ces derniers temps, profitant de mon chagrin pour me rallier à sa cause. Mais quand j’ai appris pour le bébé, j’ai fait mon choix. Seulement il est venu chez moi et m’a parlé de ses projets pour les Mc Garrett. Je lui ai fait croire que j’étais avec lui, mais on l’aurait stoppé avant qu’il ne soit trop tard. » En disant ça il s’était retourné espérant une confirmation, mais c’est le silence qui lui répondit, seulement rompu par le bruit des machines. C’est là qu’ils découvrirent le corps ensanglanté gisant au sol.
Un mois s’était écoulé depuis ces derniers coups de feu dans le sous-sol de l’hôpital. Eprouvé par tout ce qu’il venait de traverser, et Louise lui ayant un peu forcé la main, Steve avait consenti à prendre quelques jours de vacances, histoire de digérer tout ça, de se remettre tant physiquement, que moralement. Même s’il n’avait pas voulu l’admettre au début, il en avait bien besoin et se retrouver seul avec la jeune-femme lui avait fait le plus grand bien. Ils venaient à peine de poser leurs valises quand ils trouvèrent le message de Kono qui les conviait tous à se retrouver en fin de journée chez Kamékona. Louise était enchantée de retrouver leurs amis mais s’inquiétait un peu de ce que Steve ressentirait. Ils avaient beaucoup discuté de Danny et Steve devait maintenant avoir une vraie conversation avec lui, mais il y avait aussi Adam. Il n’était pas complètement étranger à tout ça et l’ex-seal aurait eu le droit de lui en vouloir aussi. Mais il la rassura en lui rappelant qu’il était bien placé pour savoir à quel point le poids du passé et de la famille pouvait jouer sur quelqu’un. Et il avait confiance dans le jugement de Kono, si elle avait accepté de lui pardonner, lui pouvait bien le faire aussi.
Effectivement, les derniers évènements avaient mis la relation d’Adam et Kono à rude épreuve et ils avaient dû avoir de longues heures de conversation pour pouvoir se faire à nouveau confiance. Mais le jeune-homme l’avait promis, cette fois il avait définitivement tiré un trait sur sa famille, bien résolu à en construire une nouvelle avec la femme qu’il aimait, et déterminé à faire en sorte que leur enfant n’est jamais à connaître ce que lui avait traversé. Kono avait aussi eu besoin d’un peu de temps pour réfléchir, ça n’avait jamais été vraiment simple entre eux, mais en finissant par lui confier tout ce par quoi il était passé ces derniers temps, il avait fini par lui prouver à quel point il tenait à elle. Sans compter qu’une fois de plus, il lui avait sauvé la vie face à un membre de sa famille. Et à présent qu’elle était sure des sentiments de son petit-ami et de sa volonté de passer le reste de sa vie auprès d’elle et de leur enfant, elle leur avait laissé une autre chance de pouvoir enfin être vraiment heureux ensemble, tous les trois.
Les futurs parents aveint organisés une petite soirée, souhaitant partager une nouvelle avec leurs amis. Ils étaient les premiers arrivés et attendaient impatiemment leurs autres.
C’est Danny qui les rejoignit en premier, accompagné d’Ana qui était restée leur donner un coup de main en l’absence de Steve, tant elle avait apprécié travailler auprès d’eux.
« Salut. » Commença Danny. « Ça ne vous gêne pas que j’ai invité Ana à se joindre à nous ? » Demanda-t-il un peu gêné.
« Pas du tout. Elle fait un peu partie de l’équipe maintenant ! » Rassura Kono en lui lançant un clin d’œil malicieux. Elle était loin d’être aveugle et elle avait bien remarqué qu’il y avait eu un petit rapprochement entre ces deux là.
« Y a quand même encore une petite place pour moi ? » Lança une voix qu’ils connaissaient bien derrière eux.
« Steve ! » S’exclama Kono en l’apercevant avant de le serrer dans ses bras.
« Doucement… » Dit-il avec une petite grimace de douleur. « J’ai encore quelques restes de nos dernières aventures. »
« Ça fait plaisir de te revoir. » Dit sobrement à son tour Danny qui, heureux de retrouver son meilleur ami, avait tout de même une petite appréhension. Après les évènements de l’hôpital, Steve était parti très rapidement et ils n’avaient pas encore eu l’occasion de se parler en tête-à-tête. Les filles se lancèrent un regard complice. Louise poussa doucement Steve pour lui faire comprendre qu’il était temps que lui et Danny aient enfin cette discussion qu’ils évitaient depuis des semaines et déposa tendrement un baiser sur sa joue pour l’encourager. Puis elles entrainèrent Adam et Ana avec elles chercher des boissons pour laisser les deux amis seuls.
« Alors… vous avez eu beaucoup de boulot en mon absence ? » Commença banalement Steve après un silence.
« On a été pas mal occupés. Et puis comme je veux que Kono se ménage, Chin et moi n’avons pas chômés. Heureusement qu’Ana est restée nous filer un coup de main. Mais maintenant que tu es là… ça ira mieux… » Hésita-t-il. « Tu te sens de reprendre le boulot, hein ? » Steve continuait de fixer l’océan sans rien dire. « Tu sais, si tu n’es pas prêt, on peut attendre encore un peu… »
« Danny… à propos du message que tu m’as laissé… » Se lança Steve.
« Ouai… c’est sûrement pas la meilleure façon de s’excuser, mais j’avais l’impression que t’avais pas très envie de me parler. » Répondit Danny pas très assuré.
« Effectivement. »
« Et puis pour être tout à fait honnête… J’étais pas sûr de pouvoir y arriver si je t’avais eu en face. » Ils semblaient fixer tous les deux le même point imaginaire sur l’horizon. Steve reprit :
« J’ai longuement hésité et puis Louise m’a rappelé ce que tu avais fait pour elle et pour moi, alors je me suis décidé à l’écouter. Evidement les circonstances du moment, dont je suis loin d’être fier, l’alcool… »
« Ne sont pas des justifications valables, je sais. » Enchaina le blond.
« En effet. » Répliqua l’ex-seal en se tournant vers son co-équipier. « Mais, je m’étais pas rendu compte que t’avais souffert toi aussi pendant ces deux ans, que t’avais sacrifié pas mal de choses pour être présent pour moi... Et… je t’en ai jamais remercié… je suis désolé… »
« Ben, c’est à ça que ça sert les amis. » Répondit Danny. Les deux hommes se retrouvèrent face à face, les yeux dans les yeux.
« Tu sais, avec ce qui c’est passé, j’ai eu l’occasion de réfléchir, de parler, de me rendre compte que mon père est mort sans que je puisse lui dire que je lui pardonnais de nous avoir éloignés. Et maintenant, ma mère est morte, sans que j’ai l’occasion de lui dire que même si je lui en voulais, je pouvais comprendre certains de ses agissements, que même si elle avait pas mal de torts, je savais que tout en essayant de faire ce qu’elle pensait juste, elle avait aussi tenté de me protéger, à sa façon. J’ai jamais pu avoir ces explications là avec eux… Et je veux pas reproduire ça avec toi. J’apprécie que tu es été honnête en m’avouant que t’avais eu un faible pour la femme dont j’étais tombé amoureux, et peut-être que si j’avais été plus attentif, je m’en serais rendu compte. Tu m’as dit qu’aujourd’hui tu étais passé à autre chose et je veux bien te croire. Quant à tes excuses, jusque là… on va dire que leur acceptation était en suspens. Mais… ma mère est partie avec tous ses secrets et je veux tourner la page, laisser le passé derrière moi et avancer avec les gens en qui je peux avoir confiance. Et… à côté de tout le reste, on va dire que cette histoire peut largement être compensée. Alors… tes excuses sont acceptées. » Danny sourit. Il se souvint alors de leur rencontre et d’une histoire d’excuses que lui avait faites Steve pour avoir pris une balle dans le bras à cause de lui, sa première, et il se souvint surtout de la réponse qu’il avait faite. C’était plus que des excuses qu’il venait d’accepter, mais bien que leur amitié perdure malgré cette épreuve.
« Au fait, » reprit le brun sur un ton beaucoup plus jovial, «quand tu dis être passé à autre chose… l’agent Rivera et toi, vous ne vous quittez plus ! »
« Quoi ? Mais qu’est-ce que tu vas chercher ! »
« Je ne fais que constater… Elle te plait pas ? »
« J’ai pas dit ça. »
« Et ben alors ? »
« Je l’ai invité ce soir. » Fit remarquer Danny. « Et la prochaine fois, je l’inviterais peut-être à dîner en tête à tête… » Avoua-t-il timidement.
« Alors un conseil, ne boit pas trop, des fois qu’elle essaierait d’abuser de toi… » Lui lança Steve narquois provoquant un air indigné de la part de son camarade. Le blond s’apprêtait à répliquer que même s’il avait bien mérité ce genre de remarque, il n’appréciait pas vraiment ; quand ils furent interrompus par Chin qui passa un bras autour des épaules de chacun.
« Ça fait plaisir de vous retrouver comme avant ! » Salua l’hawaïen avec un grand sourire.
« Oui, et pour que tout redevienne comme avant, » compléta Danny, « J’ai parlé à Dening. Et dès demain matin, Steve redevient le boss du 5-0. Les convocations dans le bureau du gouverneur, la paperasse et tout ce qu’implique être le chef, c’est pas pour moi ! »
« Sûr ? » Demanda l’intéressé.
« Certain !! »
« Alors ? » Demanda Louise impatiente alors que tout le monde s’était installé autour de la table. Kono adressa un large sourire à Adam pour l’inviter à annoncer la nouvelle, ce qu’il fit fièrement :
« Ce sera un garçon ! »
Tout le monde, félicita joyeusement le couple. Et Danny ne put s’empêcher d’ajouter :
« Quelle chance !! Vous n’imaginez pas le paquet d’ennuis que vous allez éviter avec un garçon ! »
« T’exagères Danny ! Grace est une gamine adorable ! » Défendit Steve.
« Tu sais quoi ? Je vais l’envoyer en pension chez toi. On verra bien si tu dis toujours ça. »
« Quand tu veux ! Nous serions ravis de l’accueillir…» Dit-il en passant un bras autour de Louise et l’attirant contre lui. Elle le regarda en souriant et acquiesça.
« Nous ? Vous nous cacheriez pas quelque chose vous deux ? » Intervint Kono d’un ton espiègle, faisant se braquer tous les regards vers eux.
« Et bien… » Commença Steve embarrassé « disons que nous avons décidé de nous installer ensemble. »
« Waow ! » S’exclama Danny « ben venant de toi, c’est pas rien ! »
Son meilleur ami avait raison. Demander à Louise de venir s’installer chez lui était vraiment sérieux. Mais après tout ce qu’il avait traversé ces derniers temps, il était bien décidé à ne pas laisser passer une nouvelle fois sa chance d’être heureux. Après la disparition de Catherine il ne pensait plus connaître le bonheur. Puis Louise était entrée dans sa vie, il y avait eu l’espoir, puis des doutes, beaucoup de doutes… Mais elle lui avait prouvé malgré tout à quel point elle tenait à lui, et avec la douceur qui la caractérisait, elle avait su l’aider à panser ses plaies. Aujourd’hui il sentait ses sentiments pour elle se renforcer de jour en jour, refermant peu à peu ses dernières cicatrices.