Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 24.07.2014 à 19h51
Auteur : mesange
Statut : Terminée
« Ils pensaient le plus dur derrière eux mais c’était sans compter sur l’esprit machiavélique de Carter… (J'écris seule) » mesange
Cette fanfic compte déjà 39 paragraphes
1
« Dans quelques heures, s’ouvrira le très attendu procès de James Carter, le tueur en séries arrêté par l’unité spéciale du Gouverneur, le Five-0. Pour rappel, Carter a tué deux jeunes femmes, Abby Blake et Shelley Harper avant de s’en prendre à nouveau à Cory Mayers qu’il a suivie sur cette île alors qu’elle le fuyait depuis dix années après qu’il l’ait violée, torturée et laissée pour morte. C’est Laura Prescott, le Procureur Général, qui se chargera de l’accusation alors que Douglas Evans se chargera de la défense. Le procès sera public mais il y a fort à parier que le procureur demandera que certains témoignages, dont celui de Cory Mayers, se fassent sous huis clos. »
« Un autre témoignage très attendu sera celui du Commandant du Five-0 lui-même » dit Ethan Davis.
« Effectivement, Ethan, ce n’est plus qu’un secret de polichinelle mais la victime, Cory Mayers, et le Commandant du Five-0, Steve McGarrett, fileraient le parfait amour… »
« Désolée de vous couper, Leila, mais une nouvelle information vient de tomber et elle concernerait l’identité actuelle de Cory Mayers. On sait que pour fuir son tortionnaire, elle a changé d’identité et celle-ci n’avait pas encore été révélée jusqu’à présent mais c’est officiel, Cory Mayers se fait appeler maintenant Kelly Grainger et d’après les infos que nous avons, elle serait institutrice… En tout cas, on peut dire que tout le monde attend son arrivée avec impatience. »
« En effet. Cory Mayers est le témoin principal à charge de ce procès et tous les regards seront évidemment tournés vers elle. »
« Les familles des autres victimes seront également présentes. Est-ce qu’on sait si ces familles ont pu approcher Mademoiselle Mayers ? »
« Il semblerait que non mais ce n’est pas étonnant en soi, tout a été mis en œuvre pour la préserver un maximum. Très peu d’informations ont filtré à son sujet et on ignore dans quel état psychologique elle se trouve avant d’aborder cette nouvelle épreuve… »
« Je vous coupe, Leila, mais une autre dépêche vient de tomber à l’instant dans laquelle on apprend que Kelly Grainger est l’institutrice de la fille du Lieutenant Daniel Williams qui fait partie du Five-0. Il semblerait donc que la victime ait des liens privilégiés avec certains membres de cette unité… »
« Ils ont pas perdu de temps ! » pesta Danny qui appela aussitôt le procureur :
« Rassurez-vous, une injonction a été donnée à tous les médias et si le prénom de votre fille était mentionné ou une photo publiée, des poursuites seraient engagées. »
« Merci, Madame. »
Il appela ensuite son ami qui devait déjà être debout lui aussi :
« Oui, Danny ? »
« Salut ! Comment va Kelly ? »
Steve soupira :
« Je sais pas, elle n’est pas encore descendue. »
« Evite d’allumer la télé ou la radio. On ne parle que du procès et ils ont déjà trouvé que Kelly est l’institutrice de Grace. »
« Ils vont pas s’arrêter là… »
« Ils se délectent déjà de votre histoire… »
Steve soupira mais en entendant Kelly, il lui dit :
« Danny, je te laisse, Kelly descend et… »
« Je serai là dans une heure, ok ?»
« Oui. »
Kelly entra dans la cuisine et vit que la table avait été dressée pour le petit-déjeuner. Steve se retourna en l’entendant et lui demanda un peu mal à l’aise, ne sachant pas trop comment se comporter :
« Une tasse de café ? »
« Non, merci. Je crois que je suis déjà assez nerveuse comme ça. »
« Un jus d’orange alors ? » proposa-t-il.
« Oui, je veux bien » et il lui servit un verre qu’il lui tendit.
« Steve, je suis désolée pour hier soir. »
« C’est pas à toi de t’excuser, tout est ma faute, j’ai pas réfléchi et je suis… »
« Non, j’ai réagi de façon excessive. Je sais que tu n’as pas dit ça en mal mais c’est que… ces mots, ça fait dix ans que je les entends, jour après jour, sans répit et quand, malgré tout, je n’y pense pas, il suffit que je me regarde dans un miroir pour me rappeler que j’ai été sa…chose. Alors quand toi, tu as prononcé ces mêmes mots, j’ai… j’ai paniqué. »
Steve fit la moue, s’en voulant encore plus de sa maladresse, Kelly poursuivit :
« Je me suis toujours demandée ce que j’avais bien pu faire pour mériter ça et en t’entendant me dire que j’étais à toi, je me suis demandée ce qui clochait en moi, ce que j’avais encore fait pour... »
Steve la prit alors dans ses bras et essuya les larmes qui coulaient sur ses joues en soupirant :
« Je comprends » et il la serra un peu plus fort dans ses bras.
« Tu n’as rien dit de mal. Je devrais être heureuse que tu te comportes avec moi comme tu le ferais avec n’importe quelle femme mais mon passé… »
« On ne peut l’effacer mais on peut apprendre à composer avec. Il y aura sûrement encore des couacs, je suis assez doué pour ça. » Kelly le regarda sans comprendre mais le laissa poursuivre : « mais je suis certain que nous pourrons surmonter tout ça et vivre heureux. »
« Tu crois ? » demanda-t-elle d’une petite voix.
« Je sais pas quel sort tu m’as jeté mais il est drôlement efficace parce que je n’envisage plus ma vie sans toi à mes côtés. J’espère qu’au moins, c’est réciproque ? » ajouta-t-il en la regardant, les yeux pétillants et il entendit alors ces quatre petits mots :
« Je t’aime, Steve » et l’amour qu’il lut dans ses yeux l’émut profondément. « Je ne sais pas ce qui m’attend mais s’il devait m’arriver… »
« Ke… »
« Laisse-moi finir » dit-elle. « S’il devait m’arriver malheur, au moins, tu saurais ce que je ressens pour toi » mais en voyant le regard de l’homme qu’elle aimait se troubler, elle ajouta : « Il n’est pas dit que ça arrivera, c’est juste que si… je voulais que tu le saches, c’est tout » sourit-elle.
Il la serra plus étroitement contre lui, touché par ces paroles. Il avait envie de lui dire aussi ce qu’il ressentait mais les mots ne sortaient pas : il avait peur, peur de perdre à nouveau un être cher s’il lui avouait l’aimer et il en était là dans ses réflexions quand il entendit sonner à la porte et dit :
« Depuis quand est-ce que Danny sonne ? » mais au lieu d’entendre la voix de son ami, c’est une voix féminine qui l’appela et il se retint de pousser un juron devant Kelly qui se demandait qui était cette femme qui était entrée…
2
« Oh hé, y a quelqu’un ? »
« Par ici, Mary » et Steve alla à sa rencontre :
« Aloha grand frère » dit sa sœur en se jetant dans ses bras.
« Aloha » répondit le seal.
« Ben, dis donc, tu pourrais te montrer plus enthousiaste » dit sa sœur en voyant sa mine fermée.
« Je t’avais dit que c’était pas le moment. Pourquoi t’écoute jamais ce qu’on te dit ? »
« C’est jamais le moment avec toi » se plaignit sa sœur, la mine boudeuse. C’est alors qu’elle vit Kelly, les yeux encore rouges, s’avancer vers elle.
« Ne me dites qu’il vous a déjà fait pleurer ? »
Kelly resta interdite tandis que Steve soupirait :
« Mary, je te présente Kelly. Kelly, ma sœur… »
« Bonjour » dit alors Kelly qui ne put s’empêcher de sourire en voyant l’air consterné de Steve.
« Enchantée » répondit Mary en venant spontanément l’embrasser. « Je parie qu’il ne vous a jamais parlé de moi, si ? » demanda-t-elle en regardant son frère.
« Si, un peu » répondit Kelly.
« Il a dû vous dire que je suis le vilain petit canard de la famille et… »
« Pas vraiment dans ces termes » sourit Kelly qui ajouta en voyant le regard du seal « mais il est évident qu’il vous aime énormément. »
Mary la regarda pensive et déclara :
« C’est étonnant, j’aurais juré que tu ne craquais que pour les femmes en uniforme… »
« Très drôle, Mary » répondit Steve.
« En tout cas, on n’arrête pas de parler de vous à la télé et à la radio ! » reprit Mary.
« Mary ! » dit Steve en fusillant sa sœur du regard.
« Oui, je suppose que je dois être le sujet de conversation du jour » répondit Kelly.
« Oh, y a pas que vous, mon frère aussi devient une vraie star du petit écran. Toutes mes copines sont folles de toi, elles veulent toutes avoir ton numéro de téléphone… » dit-elle en s’attirant un nouveau regard noir de son grand frère, ce qui ne la découragea pas le moins du monde et elle poursuivit : « Rassurez-vous, je leur ai dit que son cœur était déjà pris. »
« Je suis contente que vous soyez venue. Ca promet un peu d’ambiance » répondit Kelly en regardant Steve qui dit :
« Attends de la connaître avant » bougonna Steve.
« Pfff… Tu m’adores mais tu le reconnaîtras jamais » le taquina-t-elle.
« Nous étions sur le point de déjeuner. Tu te joins à nous ? » demanda alors Steve.
« Je meurs de faim ! » mais en voyant qu’elle était la seule à s’installer à table, elle demanda :
« Vous mangez pas ? »
« Je n’ai pas faim » répondit Kelly.
« Tu n’as pratiquement rien mangé hier et la journée risque d’être longue. Force-toi un peu » dit Steve.
« Mais laisse-la un peu tranquille. »
« Je dis ça pour son bien » répondit, vexé, le seal.
« Elle est assez grande pour savoir ce qu’elle veut ou veut pas. »
« Exact ! Je ne pourrai rien avaler, je t’assure. Peut-être plus tard… »
Steve soupira :
« Ca va ? »
« Oui, j’ai pas le choix… Je dois avoir une tête épouvantable, je vais essayer de me rendre présentable » et elle monta sous le regard anxieux du seal.
« C’est vrai ce qu’on raconte ? » demanda alors sa sœur.
« Quoi ? »
« Elle a subi tout ça ? »
« Oui… »
« Et toi et elle, c’est… sérieux ? »
Steve la regarda surpris :
« Ca doit pas être évident » poursuivit-elle.
« Arrête de tourner autour du pot et dis-moi où tu veux en venir ! »
« Arrête de monter sur tes grands chevaux ! Je veux dire simplement que ce qui lui est arrivé est horrible. Elle a vraiment l’air d’être quelqu’un de bien et j’ai de la peine pour elle… »
« C’est quelqu’un de bien en effet ! »
« Je me demande comment elle a pu tomber amoureuse de toi… »
« Je dois prendre ça comment ? »
« T’es un gros dur et tu peux être un mufle des fois. Je la vois plutôt avec un homme au cœur tendre, romantique et non pas auprès d’une brute comme toi. »
« C’est comme ça que tu me vois ? » demanda Steve offensé.
« Je t’ai eu, hein ! » se mit à rire Mary. « Bien sûr que non, je te vois pas comme ça, quoique tu peux avoir un sale caractère ! » et elle ajouta « Je pense surtout qu’elle a beaucoup de chance d’être tombée sur toi. »
Steve la regarda pas très sûr de savoir comment prendre ces propos quand il vit arriver Danny qui ne s’attendait pas à voir Mary là :
« Euh… Tu m’avais pas dit que ta sœur devait venir… »
« Je lui avais dit que c’était pas le moment mais comme elle n’en fait qu’à sa tête… »
« Elle peut pas renier ses gènes » répondit Danny qui accueillit la jeune femme :
« Ca fait plaisir de te revoir, Mary. »
« Merci Danny. Ca en fait au moins un » répondit Mary tout sourire et quand elle vit ce qu’il avait dans les mains :
« Oh ! Des malasadas. Merci !!! »
« Je me suis dit que tu serais pas sorti pour aller en chercher toi-même et comme il ne faut pas avoir faim pour manger ces trucs-là, j’ai pensé que ce serait l’idéal pour Kelly. Elle est où ? »
« Elle s’apprête. »
« Je vais l’appeler » dit Mary tandis que les deux hommes allèrent à la cuisine :
« Tu cherches les ennuis ou quoi ? »
« Hein ? »
« On rentre chez toi comme dans un moulin ! T’as quand même pas oublié que t’es la cible d’un tueur. »
« Parce que tu crois qu’un tueur va entrer comme ça pour me descendre ? »
« T’as même pas ton arme à portée de main ! »
« C’est bon, je suis un grand garçon, j’ai pas besoin d’une nounou ! »
« Ouais, moi, si je dis ça, c’est pour Kelly. Je voudrais pas qu’on te descende devant elle. »
Steve allait ouvrir la bouche pour répondre mais Danny ne le lui laissa pas le temps :
« Comment elle va ? »
« Je sais qu’elle est morte de peur mais elle est courageuse. »
« Je voudrais pas jouer les rabat-joies mais l’heure tourne… »
« Je vais voir ce qu’elles font toutes les deux » et il trouva sa sœur et sa petite amie assises sur son lit en train de parler de lui.
« Qu’est-ce que tu lui racontes encore ? » et en regardant Kelly : « Ne crois pas un mot de ce qu’elle dit ! »
« Je ne lui dis que la vérité » s’indigna faussement sa sœur tandis que Kelly souriait.
« C’est ça, ouais. Kelly, il est presque l’heure de partir… »
Kelly soupira et se leva.
« Attends et les malasadas ? On a quand même le temps d’en manger un ? »
« En vitesse alors. »
Et ils allèrent retrouver Danny dans la cuisine.
« Bonjour Kelly » dit alors celui-ci en voyant Kelly.
« Bonjour Danny. »
« Tiens, c’est pour toi. »
« Merci mais… »
« Y a pas de mais qui compte. Je les ai pris exprès pour toi. »
Kelly ne discuta pas et en prit un qu’elle mangea en se forçant. Danny regarda son ami, le cœur serré.
« Eh bien, là, il est temps d’y aller » dit Steve et quand il vit sa sœur prendre son sac, il lui demanda :
« Euh… Tu vas où ? »
« Avec vous ! »
« Pas question ! »
« Ils ont dit que le procès était tout public et je tiens à apporter mon soutien à Kelly ! »
« Danny, dis-lui, toi ! Elle t’écoutera peut-être. »
« Euh… Mary… »
« Comme ça, tu sauras où je suis et tu t’inquiéteras pas pour moi » insista Mary.
« Elle a pas tort » répondit prudemment Danny.
Steve soupira :
« Je te préviens que… »
« On va être en retard » rétorqua alors sa sœur en se dirigeant vers la porte et tous les trois lui emboîtèrent le pas…
3
Le trajet jusqu’au tribunal se passa dans un silence lourd ponctué de fréquents coups d’œil du seal dans le rétroviseur et de brefs regards de Danny, ce qui finit par agacer Kelly qui explosa :
« Arrêtez ça tout de suite ! Je suis pas une bête de foire !...Pas encore. »
Steve fit la moue tandis que Danny regarda son ami, gêné et Mary posa simplement sa main sur le bras de Kelly…
Arrivés près du palais de justice, Kelly fut surprise de voir autant de monde, beaucoup de journalistes mais énormément de badauds aussi et elle chercha fébrilement ses lunettes de soleil dans son sac tandis que Steve se dirigeait vers l’arrière du bâtiment comme le lui avait dit Prescott. Il vit Chin et Kono qui les attendaient déjà. Il ordonna :
« Kelly, tu restes derrière moi et tu me suis. Aucun commentaire à la presse. Mary, pareil. »
« J’avais compris ! » riposta sa sœur.
« Hey, je plaisante pas, tu fais ce que je te dis, sinon je te boucle en cellule pour le reste de la journée ! C’est clair ? »
Devant l’expression de son frère, la jeune femme préféra se taire. Chin et Kono vinrent à la rencontre de la voiture alors que les journalistes avaient eux aussi reconnu le commandant du Five-O et criaient déjà :
« Ils sont là ! McGarrett et la fille arrivent » Ils ne purent toutefois approcher le véhicule, un cordon de police les empêchant de passer. Mais alors que Steve sortait et allait ouvrir la portière à Kelly, les flashs se mirent à crépiter de partout et c’est tête baissée que la jeune femme pénétra dans le hall du tribunal où l’attendaient non seulement le procureur mais également Kamekona, Malia, Derek, Reid, Madame Collins, la directrice de son école et Ricky Moreno. Laura alla à la rencontre de la jeune femme :
« On y est ! »
Kelly fit simplement oui de la tête.
« Je vous laisse un peu à vos amis avant d’entrer dans la salle d’audience » enchaîna Laura et elle se dirigea vers un autre groupe de personnes qui venait d’arriver. La jeune femme qui passa près d’eux avait les yeux rougis et Kelly se dit que c’était probablement une autre victime de Carter appelée à témoigner avant elle… Elle fut tirée de ses pensées par Madame Moana :
« Je tenais à être là pour vous soutenir au nom de toute l’école. Nous sommes de tout cœur avec vous dans cette très pénible épreuve. Vous manquez beaucoup à vos élèves qui ont demandé à Monsieur Oldfield s’ils pouvaient vous écrire un nouveau petit mot. »
« Ils… ils sont au…courant pour… moi ? »
« Non, pas pour le moment mais au vu de la couverture médiatique, il n’est pas exclu qu’un des enfants… Mais ne vous inquiétez pas trop à ce sujet, ces enfants vous aiment et nous mettrons en place ce qu’il faut si jamais cela se révélait nécessaire » essaya de la rassurer la directrice. Kelly prit l’enveloppe et la remercia, d’une voix tremblante, de son soutien mais elle ne put rien dire de plus et Madame Moana posa simplement sa main sur son bras en lui disant qu’elle dirait aux enfants combien ce petit mot l’avait touchée.
« Tu ne l’ouvres pas ? » demanda alors doucement Kono.
Les mains tremblantes, elle retira le message de l’enveloppe mais fut incapable de le lire à voix haute, se sentant déjà au bord du gouffre… Elle montra le petit mot aux autres :
Mademoiselle,
Vous dites toujours qu’il n’y a pas de « petites choses » et que ce sont souvent ces « petites choses » qui prennent une grande place dans le cœur des gens.
Nous voulons par cette « petite lettre » vous dire combien nous vous aimons. Vous nous manquez énormément.
Vous êtes la meilleure maîtresse du monde.
Revenez-nous vite !
Gros bisous de nous tous
Et chacun avait signé la petite carte.
« C’est vraiment très touchant » dit alors Madame Collins. « Vous le méritez bien, Kelly. Courage, je suis de tout cœur avec vous aussi » et elle l’embrassa à son tour.
Kamekona s’approcha et la serra dans ses bras :
« Il a pas intérêt à te faire du mal parce qu’il aura affaire à moi ! »
Ricky s’avança et lui dit :
« J’ignorais qu’il s’agissait de vous, Kelly. Je suis sincèrement désolé de vous voir subir tout ça. »
Et la procureur revint alors auprès de Kelly et lui dit :
« Les portes vont bientôt s’ouvrir au public. Il est temps d’entrer dans la salle et de nous installer » et elle ajouta à l’adresse de Steve :
« Je sais que vous souhaiteriez être là mais étant donné vos liens, il est préférable que vous n’assistiez pas à cette séance. Il est inutile d’entrer dans le jeu de la défense qui verrait en votre présence une provocation et de toute façon, vous avez du pain sur la planche. Je vous laisse deux minutes seul avec Kelly dans la salle si vous voulez. »
En voyant l’air contrarié du seal, Kelly lui dit :
« Madame Prescott a raison et il faut absolument que tu trouves… »
Mais il ne la laissa pas terminer et l’entraîna dans la salle d’audience :
« Chut, personne ne doit savoir qu’on recherche son complice… »
« Désolée, je ne… »
« Viens ici » et il la serra tout contre lui en lui murmurant :
« Quand ce sera trop dur, pense à nous, au saut en parachute, au parc d’attractions… Reste positive, c’est ce qu’on nous apprend chez les seals… »
Elle lui sourit, un petit sourire forcé qui lui serra le cœur. Il la serra un peu plus fort et lui souleva le menton pour l’embrasser tendrement avant de s’écarter d’elle quand la porte s’ouvrit :
« On se voit tout à l’heure, peut-être à la pause déjeuner. OK ? » chuchota-t-il.
Elle fit oui de la tête.
« Courage, Kelly. On est tous avec toi » dit alors Kono en l’enlaçant à son tour avant que Danny et Chin ne viennent, eux aussi, l’étreindre brièvement.
« Allons nous asseoir » dit Prescott et elle se dirigea vers leur table, Kelly la suivant comme une automate alors que Mary, Kamekona, Malia, Madame Collins, Reid et Ricky allèrent s’installer au premier rang et que les membres du Five-0 quittaient la salle.
Derek s’approcha de Kelly et lui dit :
« Si vous avez envie de vous défouler, c’est le moment, vous avez encore une petite minute mais n’oubliez pas, soyez forte devant lui », ce qui tira un sourire à Kelly. Il alla retrouver les autres tandis que Laura se tournait vers la jeune femme et que les portes de la salle s’ouvraient pour laisser entrer tout un flux de personnes ainsi que le jury.
« Ca fait plaisir de vous voir aussi bien entourée. Vous n’êtes pas seule même si c’est ce que vous ressentez en ce moment… » dit Laura en posant sa main sur celle de la jeune femme et en la serrant. Le regard perdu de la jeune femme lui faisait mal… Ce regard, elle l’avait déjà vu…
A ce moment-là, un bruit s’éleva quand Carter entra dans la salle du tribunal précédé de son avocat, Maître Evans. Kelly tourna la tête et vit qu’il la détaillait de haut en bas, un sourire aux lèvres. Elle fut parcourue d’un frisson mais s’obligea à le regarder droit dans les yeux. Il dit alors :
« Cory, Cory, tu es là, toujours aussi jolie que… »
« Maître, faites taire immédiatement votre client » s’écria aussitôt Laura.
« Taisez-vous et asseyez-vous » ordonna alors Maître Evans à son client qui obéit. Evans jeta un œil aux membres du jury et vit avec plaisir que ce petit numéro avait eu l’effet recherché et il sourit en voyant l’expression furieuse de Laura et le visage livide de son témoin…
4
La porte du couloir menant au bureau du juge s’ouvrit alors à la volée et le juge Kanala se dirigea vers son estrade.
« Levez-vous ! La séance est ouverte ! » s’écria le huissier.
Le silence s’abattit sur l’assistance et tous les regards convergèrent vers le juge qui, lui, regarda l’accusé et déclara d’une voix courroucée :
« Ecoutez-moi bien, Monsieur Carter. Vos propos m’ont été rapportés et je vous préviens dès maintenant : je ne suis pas patient et je ne tolérerai plus aucun débordement de votre part. Si jamais vous transgressez encore les règles dans ce tribunal, je prendrai les mesures nécessaires afin que ça ne se reproduise pas et cela inclut l’exclusion pure et simple. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ? »
L’accusé répondit :
« Oui, votre Honneur. »
« Maître Evans ? »
« Oui, votre Honneur. »
« Bien. Je déclare donc la séance ouverte. Maître Prescott, c’est à vous. »
« Merci, votre Honneur. »
Laura se leva lentement, soupira et commença sa plaidoirie dans un silence absolu, tous les regards tournés vers elle. Elle exposa les faits, lentement, laissant le temps à ses paroles de s’imprégner dans l’esprit des jurés et termina :
« Non, Mesdames et Messieurs les jurés, cet homme n’a aucune excuse. Ses actes sont impardonnables. Vous verrez au travers des différents témoignages qu’il n’a pas agi de façon impulsive, bien au contraire : ses actes ont été longuement prémédités, mûrement réfléchis… James Carter savait parfaitement ce qu’il faisait. La défense vous dira que pour faire ce qu’il a fait, on ne peut être que fou, ce qui sous-entend qu’il devrait être soigné mais la réalité est toute autre et le diagnostic n’est pas automatiquement la psychose…loin de là ! Non, James Carter ne souffre d’aucune pathologie psychiatrique le rendant irresponsable de ses crimes ! Ses actes ne résultent pas d’un esprit dérangé mais d’un esprit froid, calculateur. Mesdames, Messieurs, vous avez devant vous un psychopathe ! Et qu’est-ce qui les anime avant tout ? Eux-mêmes ! Toute leur vie est consacrée à leur satisfaction personnelle et que celle-ci se fasse aux dépens des autres importe peu. Ces criminels ne se sentent tout simplement pas concernés par l’effet dévastateur de leurs actes sur les victimes. Ils n’éprouvent aucun regret, allant jusqu’à rejeter la faute à leurs victimes ou à n’importe qui d’autre… Ils ne se posent pas de questions. C’est simple, net et efficace… Ne vous laissez pas avoir par cet homme. C’est un monstre et il n’y a rien d’humain en lui… »
Laura venait de retourner à sa place et c’est rassurée qu’elle constata que sa plaidoirie, solide, ne semblait guère laisser de doute dans l’esprit des jurés…
Maître Evans prit son temps avant de se lever et de se tourner vers le jury :
« Je vous ai observés pendant la plaidoirie de Maître Prescott : vous êtes effrayés et écœurés par le portrait extrêmement noir et cruel qu’elle a dressé et le procès à peine entamé, vous avez déjà condamné mon client. »
Astucieux, se dit Prescott, les jurés ont fait le serment d’impartialité et les voilà déjà à culpabiliser…
« Coupable ? Bien sûr qu’il l’est ! Mon client reconnaît d’ailleurs tous ses crimes mais la vraie question à laquelle vous serez amenés à répondre est de savoir s’il était pleinement conscient de ses actes au moment des faits. »
Voilà, on y est…
« Et vous verrez que la réponse ne sera plus aussi évidente que Maître Prescott l’a déclaré et vous aurez alors la lourde tâche de choisir le milieu carcéral le plus adéquat pour mon client : la prison d’état ou l’institut psychiatrique. »
Il s’arrêta un bref instant pour laisser, lui aussi, ses paroles s’imprégner dans l’esprit des jurés et poursuivit :
« Quand vous aurez connaissance de tous les témoignages, vous comprendrez que mon client a été contraint par une force à laquelle il ne pouvait résister à commettre ces crimes et il ne fera plus aucun doute pour vous que le seul endroit qui conviendra pour lui apporter toute l’aide que nécessite son état mental est une institution psychiatrique et non un milieu pénitentiaire de haute sécurité… »
Aucune surprise…
Maître Evans alla se rasseoir et le juge demanda au procureur de faire entrer son premier témoin à charge et c’est l’agent Roberts qui vint à la barre. C’est lui qui avait mené l’enquête suite au viol de Maria Espinoza…
Pendant ce temps, les membres du Five-0 avaient rejoint leur QG et Steve lâcha dépité :
« On a fait le tour des moindres indices que nous avions et j’avoue que là, je sais plus quoi faire… »
« Ouais, je ne vois pas non plus ce qu’on pourrait encore chercher… » déclara également Chin.
« On va quand même pas attendre que ce tueur ou je ne sais qui s’en prenne à toi ! » dit Danny.
« Et si on consultait les caméras de surveillance des alentours ainsi que celles près de chez toi ? Si tu es surveillé, peut-être que… » suggéra Kono.
« Oui, bonne idée, Kono » approuva Steve qui alla dans son bureau, s’assit et se prit la tête entre les mains.
« Ca va ? » demanda Danny qui l’avait suivi.
Son ami soupira.
« Je sais que tu aimerais être là mais… » commença le blondinet.
« Tu n’as pas vu son regard tout à l’heure… C’est comme si… comme si elle était résignée. »
« Résignée à quoi ? »
« On l’aurait amenée au bûcher qu’elle n’aurait pas réagi différemment. »
« C’est normal, elle a peur. »
« C’est pas la Kelly que je connais. »
« Tu t’attendais à quoi ? Elle replonge en plein cauchemar et comme si c’était déjà pas suffisant, son calvaire va être étalé en long et en large dans la presse, à la télé. Ca en déstabiliserait plus d’une… »
« J’ai un mauvais pressentiment, Danny. »
« Moi, je dis qu’il faut lui faire confiance et à Prescott aussi. Et en parlant d’elle, t'as vu comme elle la couvait du regard ? »
« Non » répondit, étonné, Steve.
Danny leva les yeux au ciel :
« Mais t’es aveugle ou quoi ? »
« Excuse-moi d’être plus préoccupé par Kelly que par Prescott ! »
Danny était sur le point de répondre que son téléphone sonna et il souffla en voyant qui l’appelait :
5
« Oui, RACHEL ? »
« C’est quoi cette histoire ? T’aurais quand même pu me dire que l’institutrice de notre fille était Cory Mayers ! J’avais le droit de savoir, non ? Comment as-tu pu laisser la presse parler de Grace ? Tu imagines qu’une photo aurait été publiée ! »
« Tu veux bien descendre de tes grands chevaux ? Oui ? OK ! La procureur a veillé personnellement à ce qu’aucune photo de Grace ne soit publiée. Son prénom ne pourra pas être cité non plus. Ca te va ? »
« Qu’est-ce que je vais dire à Grace si elle apprend ce qui lui est arrivé ? »
Danny soupira :
« Primo, il est pas dit qu’elle l’apprenne, t’as qu’à surveiller ce qu’elle regarde. Deuxio, si elle l’apprend, nous essayerons de lui expliquer au mieux. »
« C’est tout ce que tu trouves à dire ? Comment expliquer à une enfant de onze ans que sa maîtresse a été violée ! »
Danny était de plus en plus mal à l’aise face au regard inquisiteur de son ami :
« On n’est pas obligé de rentrer dans les détails non plus ! »
« Tu sais si elle avait révélé son passé à la directrice de l’école ? C’était quand même la moindre des choses alors qu’elle se savait pourchassée ! Elle devait quand même savoir que son passé la rattraperait à un moment ou un autre. Bon sang, Danny, elle travaille avec des enfants, avec notre enfant ! »
« Je reconnais bien là ta compassion naturelle » ricana Danny.
« Désolée de penser à notre fille avant tout. »
« C’est pas penser à Grace avant tout, c’est d’abord penser à toi et à ce que tu vas bien pouvoir dire ! »
« Parce que toi, tu n’as jamais pensé à ce que tu allais lui dire si… ? »
« Bien sûr que si mais Grace adore Kelly… »
« Chaque fois qu’elle la verra, elle pensera à ce qu’elle a subi ! J’espère qu’elle démissionnera après ce procès ! »
« Eh bien, ne te fais pas d’illusion, ça n’arrivera pas ! Madame Moana est venue en personne ce matin lui apporter le soutien de toute l’école. Comme tu vois, il y a encore des gens qui ont du cœur ! »
« On verra comment elle réagira si les parents demandent des explications ! »
« J’ose encore croire en la bienveillance des gens. J’ai du boulot là. Si Grace apprend quoi que ce soit, tu m’appelles ! » Et il raccrocha furieux.
Steve lui demanda :
« Que se passe-t-il ? »
« Rien. »
« Si jamais les parents des autres enfants réagissent comme ton ex, je sais pas si Kelly s’en remettra. Elle a toujours redouté d’être renvoyée comme elle l’a été du cabinet d’avocats où elle travaillait. »
« Tu connais Rachel. Faut qu’elle râle mais elle ne fera rien contre Kelly. »
Steve se frotta le pouce sur le front.
« Que vas-tu dire à Grace si jamais ? »
« Tu vas pas t’y mettre aussi ? On a du boulot et on ferait bien de se bouger parce que si Prescott te demande ce qu’on a, elle va encore te tomber dessus. »
« Une fois de plus ou une fois de moins… »
« Au fait, je pense à un truc. »
« Parce que ça t’arrive de penser ? »
Danny ne releva pas la remarque et poursuivit :
« Il se pourrait que son complice assiste au procès ou au moins à cette première journée, non ? Juste pour montrer à Carter qu’il est bien là et qu’il suit le plan prévu ? »
« C’est pas bête ! Tous ceux qui assistent au procès ont dû signer un registre, non ? »
« Oui. »
« Il nous faut cette liste ! » et le seal appela le palais de justice et demanda si l’on pouvait la lui envoyer tout de suite.
Au tribunal, les interrogatoires et les contre-interrogatoires se succédaient. Pour l’instant, tout se passait comme prévu mais Laura avait remarqué l’air absent de Kelly, son manque de réactivité. Elle restait là prostrée à subir et elle n’aimait pas ça du tout et alors qu’on appelait le dernier témoin avant l’heure de pause de midi et qu’il prêtait serment, elle lui dit :
« Prenez cette feuille et ce stylo. »
Kelly la regarda étonnée.
« Vous avez été avocate. Alors, prenez des notes et soumettez-moi vos suggestions. »
« Vous êtes sérieuse ? »
« Ai-je l’air de plaisanter ? » rétorqua le procureur.
« Euh…non. »
« Maître Prescott, le témoin est à vous » la rappela à l’ordre le juge.
« Désolée, votre Honneur. »
« Tout va bien ? »
« Oui, très bien, votre Honneur. »
« Alors, poursuivons… »
A ces paroles, Carter se pencha pour regarder Cory mais se tourna également vers le public et un sourire s’afficha, ce qui n’échappa pas à Derek et à Reid qui se tournèrent pour voir qui il avait bien pu regarder mais il s’était retourné vers le box réservé aux proches de Kelly…
Au QG, ils examinaient la liste des personnes présentes au procès et comme prévu, ils y retrouvèrent Carson à qui ils avaient demandé de se mettre au fond de la salle dans un coin reculé afin que Morgan puisse voir si Carter cherchait après lui ou pas. Ils reprirent chaque nom et firent des recherches sur chacun d’eux, femmes compris, à l’exception de leurs amis mais ne trouvèrent rien…
« Encore un coup dans l’eau, on dirait » soupira Danny et la porte du QG s’ouvrit alors sur un livreur de pizzas.
« J’ai rien commandé » dit Steve en regardant ses amis pour voir si l’un d’entre eux l’avait fait à sa place.
« C’est une commande de Ricky Moreno » dit alors le livreur.
Ils se regardèrent et Kono déclara :
« On ferait bien de préparer la table. Je pense qu’on va avoir du monde d’ici peu… » et en effet, ils virent entrer le procureur suivie de Kelly et leurs amis. Steve alla aussitôt à la rencontre de la jeune femme qu’il serra dans ses bras avant de la regarder attentivement. La jeune femme lui sourit pour le rassurer, du moins c’était son intention mais il ne fut pas dupe…
« Je vois qu’ils ont livré les pizzas » dit alors Ricky. « J’ai pris un peu de tout ne connaissant pas trop vos goûts. »
« Merci, Ricky, c’est sympa » répondit Danny.
« Oui, c’est vraiment sympa » renchérit Kono et les autres approuvèrent.
Kelly, une nouvelle fois, toucha à peine à sa part mais Steve ne fit pas de remarque, lui non plus n’avait pas faim…
« Votre plaidoirie a été impressionnante » commença Malia. « Je regardais les jurés et vos propos percutants les ont secoués. »
« Je l’espère bien ! » répondit Laura.
« Par contre, je m’attendais à mieux de la part d’Evans vu sa réputation. Il s’est contenté de prendre le contre-pied de vos propos » poursuivit Malia.
« C’est toujours plus facile de passer en second. On peut réajuster son discours en fonction de celui de l’accusation » reconnut Laura. « Attendez que le procès commence vraiment, là, vous verrez un autre homme. »
« Le juge m’a l’air bien » dit Mary. « J’ai bien aimé comment il a remis Carter à sa place. »
Laura se tourna vers la jeune femme et c’est seulement à ce moment qu’elle prêta attention à elle et dit hésitante :
« Mary ? J’avoue que je ne vous avais pas reconnue. Vous avez bien changé… »
« On se connaît ? »
« J’étais assistante du procureur quand vous étiez enfants tous les deux et votre père a souvent été amené à témoigner dans divers procès. Je suis venue une fois ou deux chez vous. »
« Je ne me souviens pas de vous mais vous connaissiez bien mes parents alors ? »
« Pas vraiment votre mère mais votre père, oui, nous collaborions très souvent ensemble et en parlant de collaboration, je dois vous dire que j’ai trouvé une assistante de choix en la personne de Kelly » dit alors Laura à la surprise de tous.
« C’est ça, la feuille de papier » dit alors Derek en souriant.
« J’ai cru que vous alliez vous mettre le juge à dos à ce moment-là » dit Mary.
« C’est la faute de cette jeune dame qu’il a fallu convaincre. Visiblement, elle fréquente trop votre frère… » rétorqua Laura malicieuse. C’est alors que la porte s’ouvrit sur une femme que Kelly reconnut tout de suite…
6
« Caroline ! » s’exclama Kelly qui s’avança aussitôt vers l’inconnue.
« Cory ? C’est bien toi ? » demanda la femme d’une voix tremblante.
Et les deux femmes tombèrent alors dans les bras l’une de l’autre et eurent du mal à se séparer…
« Toutes ces années à me demander ce que tu étais devenue, si tu étais toujours en vie, si tu avais surmonté cet horrible drame » dit l’aînée en ne retenant plus ses larmes.
« Je suis désolée » dit en pleurant Kelly. « Après ça, je supportais plus le regard des autres, je ne me supportais plus moi-même et je ne voulais plus voir personne, c’était trop dur et quand je suis partie, j’avais tellement peur qu’il me retrouve. Alors… Mais si tu savais combien tu m’as manquée. »
« Laisse-moi te regarder » et elle prit la tête de Kelly entre ses mains. « Tu n’as pas beaucoup changé et tu es toujours aussi jolie. »
Kelly se tourna alors vers ses amis et leur présenta son amie :
« Caroline était ma voisine mais elle était bien plus que ça, elle était un peu comme une deuxième mère pour moi. »
« Plutôt une grande sœur ! » rétorqua l’autre faussement fâchée.
Kelly sourit :
« Si une grande sœur surveille l’heure à laquelle vous rentrez, si vous n’avez pas oublié de faire sonner le réveil pour aller aux cours, si elle vous apporte un plateau repas de peur que vous vous laissiez mourir de faim, alors oui, on va dire que c’était ma grande sœur. En tout cas, sans elle, je ne serais pas là aujourd’hui. »
« Enchanté de faire votre connaissance » dit alors Steve en lui tendant la main.
« Je te présente Steve, le Commandant du Five-0 et voici son équipe ainsi que… » et elle présenta tout le monde à son amie.
« Nous nous sommes parlées au téléphone » dit alors Laura.
« Si vous saviez combien votre appel m’a soulagée » dit alors Caroline et en regardant à nouveau Kelly : « Je n’avais plus qu’une hâte : te revoir ! »
« Je suis sincèrement désolée, je…je n’ai pensé qu’à moi… »
« Chut, je suis heureuse de te retrouver et je comprends. J’aurais simplement aimé être à tes côtés pour t’aider à surmonter ça. Je peux pas croire que tu aies vécu seule toutes ces années, constamment sur tes gardes. Tu étais une jeune fille tellement pétillante. »
« J’espère que tu pourras un peu rester après ton témoignage. »
« Ne t’en fais pas pour ça. Maintenant que je t’ai retrouvée, tu ne te débarrasseras pas aussi facilement de moi. »
Et elles s’étreignirent à nouveau sous les regards attendris des autres avant que Kelly ne se retourne vers Steve et le sourire qu’elle lui adressa lui fit chaud au cœur et il lui passa le bras autour des épaules en l’attirant à lui.
« Ainsi les rumeurs sont vraies » dit alors Caroline en souriant.
« Oui » répondit la jeune femme en regardant amoureusement le seal.
Danny vit alors Ricky sortir et il le suivit :
« Hey, ça va pas ? »
Ricky le regarda mais ne dit rien.
« C’est Kelly ? Ne me dis pas que tu… Ricky ? »
« C’est plus fort que moi. Je sais bien que mais elle… Je... » et il s’en alla sans se retourner sous le regard ennuyé de son ami…
« Je suis désolée de mettre un terme à ces retrouvailles mais il est temps de regagner le tribunal » dit alors Prescott qui ajouta : « Je vais appeler à la barre une des deux victimes appelées à témoigner et je vais demander le huis clos. Si vous voulez, je vous appelle ensuite » proposa-t-elle encore.
Steve appela Derek à part et lui dit :
« Nous avons examiné la liste de tous ceux qui ont assisté au procès ce matin et aucun nom ne ressort… »
« En arrivant, Carter ne regardait que Kelly. Par contre, plus tard dans la matinée quand Prescott a été rappelée à l’ordre par le juge, il a regardé à nouveau Kelly mais ensuite, il a regardé derrière elle et a souri. »
« Vous pensez que c’est parce qu’il a vu que je n’étais pas présent ? »
« J’y ai pensé en effet mais comme il est assez intelligent pour nous le faire croire, j’en mettrais pas ma main au feu et puis Carson était du même côté... »
Steve soupira...
Une fois les autres partis, Kono déclara :
« Kelly est très attachée à cette femme. La revoir semble lui avoir fait beaucoup de bien. »
« J’espère qu’elle n’en viendra plus à prendre des décisions aussi radicales » dit alors sombrement Steve.
« Elle pourra pas nous semer aussi facilement » répondit Kono en voyant l’air inquiet du boss.
« Danny, tu es bien silencieux depuis le départ de Ricky. Un problème ? …… Danny ? »
« Euh oui ? »
« Y a un problème ? » demanda Kono.
« Non, non, pas du tout. »
« Alors pourquoi tu fais cette tête ? » demanda Steve.
« Je réfléchissais… »
En voyant que son ami gardait le silence, Steve leur raconta ce que Derek lui avait dit et conclut :
« Il va falloir le faire sortir et je ne vois qu’une solution… »
« Tu comptes sortir et crier « Montre-toi si t’es un homme » peut-être ? » ironisa alors Danny.
« T’as une meilleure solution ? » rétorqua le seal.
« Non, j’ai aucune solution mais la tienne ne me plaît pas. »
« Comment comptes-tu le provoquer ? » demanda alors Chin.
« En assistant au procès… »
« Alors là, c’est l’idée la plus débile que t’aies jamais eue ! »
« Danny n’a pas tort. Ta présence sera vue comme une provocation. Autant envoyer tout de suite Carter en institution psychiatrique et épargner à Kelly cette humiliation publique ! » riposta Kono.
« Cette attente me rend dingue ! » dit alors Steve en tapant du poing sur la table.
Danny soupira :
« Je sais mais faire n’importe quoi n’est pas non plus la solution… »
« J’ai réfléchi à cette symbolique du feu » dit alors Chin et tous les regards convergèrent vers lui :
« On peut mourir de différentes façons en faisant appel au feu : un incendie, une explosion,… mais on est tous d’accord pour dire qu’il a réservé quelque chose de plus théâtral pour Kelly. »
« Parce que mourir dans un incendie n’est pas assez théâtral pour toi ? » demanda Danny. « Je peux te dire que quand je me suis retrouvé coincé dans cette grange en feu, j’ai flippé et j’ai cru mes dernières minutes arrivées. »
« Ce sera différent avec Kelly. »
« A quoi penses-tu ? » demanda Kono.
« A un sacrifice avec tout ce qui va avec… »
« On en revient au bûcher… » conclut Steve.
« Kelauea » dit alors Chin.
« Le volcan ? » répondit Kono.
« Oui. Le volcan Kilauea est un lieu essentiel dans la mythologie hawaiienne : il est considéré par beaucoup comme la maison de Pele… »
« La déesse du feu et des volcans » expliqua Kono.
« Exactement, cousine. Pele peut être gentille et bienveillante si elle est apaisée… »
« Un sacrifice humain… » dit Danny.
« C’est un lieu touristique. On pourrait demander les vidéos surveillance et même lancer une reconnaissance faciale et voir si Carter s’y est rendu » suggéra Chin.
« Et qui sait, peut-être qu’une personne de cette liste y est allée aussi ? » renchérit Kono.
« Excellente idée. Allez, on a du boulot ! » termina Steve en frappant dans les mains.
7
Ricky sortit du QG, monta dans sa voiture et roula sans but précis. Il n’arrêtait pas de penser à Kelly. Il avait assisté à la séance ce matin et la voir ainsi livrée en pâture lui avait fait mal. Il avait remarqué tous ces gens qui la dévisageaient. Il les avait entendus chuchoter : « C’est elle ! » « On dirait jamais qu’elle a subi autant d’atrocités » « Pauvre fille » « Tiens, son petit ami n’est pas là pour la soutenir ? » « Quelle jolie femme » « Oui, c’est vrai, mais il l’a mutilée. »
Il revit la première fois où il l’avait croisée et elle lui avait tout de suite tapé dans l’œil : une plastique parfaite, tout à fait son genre de filles mais c’est surtout son regard qui l’avait touché et il avait tout de suite su qu’elle était différente des autres filles dont il s’était amouraché jusqu’alors. Mais qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Non, il pouvait pas tomber amoureux d’elle…Elle, qui était amoureuse de Steve, le regard qu’elle lui a adressé était d’ailleurs sans équivoque : il n’avait aucune chance. Et si malgré tout ? Mais avant de penser à elle, il devait d’abord se consacrer à la raison de sa venue sur l’île. Il pensa à Kono, si elle avait pu avancer de son côté mais il en doutait, Kelly étant leur priorité, ce qu'il comprenait parfaitement et à ce sujet, il ne regrettait qu’une chose : que la peine de mort ne soit plus d’application à Hawaii car ce type ne méritait même pas de pourrir au fond d’une cellule ! Il soupira…
A l’aéroport d’Honolulu, Catherine récupéra sa valise et ralluma son portable. Son premier réflexe avait été d’appeler Steve pour le prévenir de son retour mais elle se ravisa et préféra lui faire la surprise. Elle héla un taxi et demanda de la déposer au QG du Five-0…
Au tribunal, le témoignage de Maria Espinoza, une autre victime de Carter, commença après que le juge ait ordonné à la presse et aux personnes non habilitées à rester dans la salle d’audience de se retirer. La jeune femme prêta alors serment et répondit aux questions du procureur qui termina en lui demandant :
« Ses propos étaient-ils cohérents ou avez-vous eu le sentiment qu’il délirait ? »
« Non, il ne semblait pas délirer. Il savait ce qu’il faisait pour obtenir ce qu’il voulait. »
Kelly baissa les yeux, se remémorant ce qu’il lui avait fait à elle aussi… Laura revint à hauteur de leur table et ne vit aucun mot griffonné sur la feuille de Kelly.
« Je n’ai plus d’autres questions mais je me réserve le droit de rappeler le témoin. »
« Maître Evans, le témoin est à vous… » dit le juge Kanala.
L’avocat de la défense posa ses questions mais n’insista pas. Il allait se rasseoir quand il se tourna brusquement vers le témoin et lui demanda :
« Madame Espinoza, vous êtes célibataire, n’est-ce pas ? »
« Objection votre Honneur ! Je ne vois pas en quoi le statut civil du témoin pourrait être utile. »
« Au contraire, votre Honneur, je pense qu’après un tel drame, il est intéressant de savoir comment une victime se comporte… »
« Ca dépend tellement de la personnalité de chaque victime que ça n’a aucun intérêt ! » déclara Prescott.
« Mon client est accusé d’être obsédé par Cory Mayers. Je cherche juste à mettre en évidence ce qui pourrait avoir causé cette obsession. »
« Votre Honneur, cette requête est inacceptable ! »
« Mais si ça influence le comportement de mon client… »
« Ca suffit ! »
« Maître Evans, Maître Prescott, approchez, s’il vous plaît. Je ne tolérerai plus de tels débordements. Maître Prescott, je comprends votre point de vue mais dans ce cas-ci, je serais enclin à laisser Maître Evans poursuivre mais j’interviendrai personnellement si vous harcelez le témoin, Maître. Suis-je bien clair ? »
« C’est très clair, votre Honneur » répondit l’avocat de Carter qui retourna près de son client un sourire aux lèvres tandis que Laura regagnait son siège, le visage sombre. Kelly n’osa pas la regarder et déglutit péniblement en entendant la victime déclarer :
« Je n’ai jamais pu depuis… »
Catherine était dans le taxi et apprit que le procès avait véritablement commencé le jour même. Elle espérait que Steve était à son bureau et non au tribunal et c’est la boule au ventre qu’elle monta les marches pour accéder au QG de son compagnon : s’il était là, ça voulait dire qu’elle avait encore toutes ses chances et c’est finalement un sourire aux lèvres qu’elle ouvrit la porte en constatant qu’il parlait avec ses équipiers.
« Surprise » cria-t-elle et tous se retournèrent et c’est Kono qui alla accueillir la jeune femme.
« Catherine ! Pour une surprise, c’est une surprise ! »
« Bonjour Kono. »
Danny et Chin allèrent l’embrasser à leur tour, Steve s’approcha également et elle se jeta dans ses bras. Il la serra tout contre lui, heureux de la revoir mais redoutant ce qui allait suivre…
« Comment s’est passée ta mission ? Billy est également rentré ? »
« Non, il est toujours là. J’avais le temps long après toi et Vicky a bien voulu me remplacer et me voilà ! » répondit-elle tout sourire en regardant le seal, ne voyant pas les regards gênés des autres. Il l’entraîna dans son bureau alors que Danny et les deux cousins préférèrent aller dans celui du blondinet afin de leur laisser une certaine intimité...
« J’ai appris que le procès avait commencé » dit alors Catherine. « J’avais peur que tu ne sois au tribunal. »
« Ma présence n’était pas requise aujourd’hui » dit prudemment le seal.
« Tu m’as manqué, si tu savais à quel point ! »
Elle se dressa sur la pointe des pieds, noua les bras autour de son cou et posa ses lèvres sur les siennes…
8
Steve s’écarta alors d’elle :
« Catherine… » commença-t-il.
Elle se recula et le regarda attentivement, ce qui le mit encore plus mal à l’aise mais il devait continuer. Il soupira et lui avoua :
« J’ai fait mon choix… »
Et en constatant son air gêné, elle le coupa et dit d’une voix blanche :
« Non… Non ! Ne me dis pas que c’est elle que t'as choisie ! »
Steve soupira :
« Si… »
Catherine le dévisagea incrédule tandis qu’il gardait le silence. Elle recula encore un peu plus et le regard qu’elle lui lança lui serra le cœur.
« Cath… »
« J’arrive pas à le croire… » et elle lui tourna le dos et dut s’appuyer sur son bureau. « Mon absence a bien dû t’arranger, hein ? Tu avais le champ libre pour… »
« Quand tu es partie, Kelly aussi a quitté Hawaii peu après et c’est là que j’ai su… »
Catherine se retourna :
« Tu as su quoi ? Que tu voulais t’amuser ? Voir si l’herbe est plus verte ailleurs ? »
« Je ne suis pas ce genre d’hommes. »
« Oh ? » répondit-elle d’une voix mielleuse qui n’annonçait rien de bon. « Non, toi, tu mets un terme à une histoire d’amour de quinze ans pour une femme que tu connais à peine ! Bien sûr, cette femme n’est pas n’importe quelle femme ! Non, elle, elle est fragile et t’aimes ça, t’aimes jouer les protecteurs ! Et tu appelles ça de l’amour ? Non, c'est pas de l’amour, c’est de la… de la…pitié ! Cette femme a su t’émouvoir et toi, tu…tu… sacrifies notre histoire pour elle !! »
Le seal soupira…
« Comment as-tu pu me faire ça ? COMMENT ? » s’emporta-t-elle alors et sa voix porta jusque dans le bureau de Danny où les trois amis se regardèrent mal à l'aise…
« On n’arrêtait plus de se disputer, j’avais peur d’ouvrir la bouche de peur que ça ne dégénère à nouveau. »
« Parce que maintenant, c’est de ma faute !!! »
« J’ai pas dit ça ! Tu vois, tu prends tout de travers ! »
« Comment veux-tu que je prenne ce que tu me dis ! »
« Tu pourrais au moins me laisser parler ! »
« Si nous nous disputions tout le temps » poursuivit-elle sans tenir compte de sa remarque « c’est parce que j’attendais un geste de ta part, figure-toi ! Une preuve d’amour ! J’avais besoin de savoir que tu m’aimais et que je n’étais pas là que pour satisfaire tes… besoins ! Est-ce que tu te rends compte que toutes ces années à tes côtés, je les ai passées à être la…potiche de service ! C’était pratique, tu avais tout sous la main : l’amie quand tu avais besoin d’elle et la maîtresse et encore, quand tu trouvais du temps à lui accorder ! »
« Je t’aimais, Cath ! Tu étais ce qui m’était arrivé de mieux ! Je donnerais ma vie pour toi et tu le sais ! »
« Alors, prouve-le moi ! MAINTENANT ! » cria-t-elle.
Steve respira un bon coup :
« Catherine… »
Et celle-ci vint à lui et lui prit le visage entre les mains en lui murmurant :
« Nous sommes faits l’un pour l’autre. Nous avons besoin l’un de l’autre. Je ne demande pas grand-chose, juste un engagement et même ça, je suis prête à faire une croix dessus pour que tu ne me quittes pas… Steve, j’ai besoin de toi. Je ne me vois pas vivre sans toi. Ne fais pas ça, je t’en supplie ! Ne me sacrifie pas pour elle. Il n’est pas trop tard pour nous. Si tu m’aimes comme tu le dis… »
Steve lui prit les mains et s’écarta :
« Je suis désolé, je peux pas. Je peux pas rester avec toi alors que j’ai envie d’être avec elle. Ca marcherait pas. On finirait par se détester… » répondit-il les yeux embués de larmes lui aussi. « On a eu notre chance et… »
« NE DIS PAS CA ! C’EST MAINTENANT QUE TU PEUX NOUS DONNER UNE SECONDE CHANCE ! » cria-t-elle à nouveau. « POURQUOI ? POURQUOI TU VEUX PAS ? »
« PARCE QUE J’AIME KELLY ! »
« TU L’AIMES ? Tu sais même pas ce que ce mot veut dire ! »
« Catherine. Je sais que je te fais du mal et je m’en veux terriblement de te faire ça. »
La jeune femme ne retenait plus ses larmes à présent : elle l’avait perdu…
« Mais reconnais au moins que tu n’étais pas heureuse non plus avec moi… »
« Si, je l’étais ! Sinon, je t’aurais quitté depuis longtemps mais j’ai cru que tu avais besoin de temps, que ton passé expliquait ton attitude mais je me suis bien trompée. Billy avait raison sur toute la ligne ! Tu n’as jamais pensé qu’à toi ! Jamais tu n’as pensé à ce que je pouvais ressentir ! JAMAIS ! »
« Qu’est-ce que Billy a à voir là-dedans ? »
« IL M’AIME, LUI ! Il fait passer mon bonheur avant le sien ! Quand il a vu que j’étais si mal loin de toi, c’est lui qui a proposé de me faire remplacer ! C’est fou, je pensais avoir fait le plus dur en te quittant, mais non, il a fallu que tu viennes me rechercher pour mieux me jeter ensuite ! Tu l’as ta vengeance, hein ? TU L’AS ? »
« Je t’ai pardonnée depuis longtemps et tu te trompes, je cherche pas à me venger. C’est arrivé comme ça, je m’y attendais pas du tout et… »
« Tu n’es qu’un salaud ! Le jour de mon départ, tu as voulu coucher avec moi mais je t’ai repoussé. Tu t’es consolé avec elle, c’est ça ? Si Cath veut pas, Kelly voudra, elle ! »
« Ca s’est pas passé comme ça… »
« Ah oui ? Vous vouliez me mettre au courant peut-être avant ? » demanda-t-elle d’une voix hargneuse mais quand elle vit l’expression gênée de Steve :
« Tu as couché avec elle alors qu’on n’avait pas encore rompu ! Tu m’as trompée tout ce temps alors que je croyais qu’il restait toujours un espoir ? C’EST CA ? TU AS FAIT CA ? » l’accusa-t-elle.
Et devant le silence du seal, elle le gifla de toutes ses forces. Steve se frotta la joue et ne put que dire :
« Je suis vraiment désolé mais je ne pouvais pas te joindre et… »
Elle voulut le gifler à nouveau mais il lui retint le bras cette fois :
« Tu peux me frapper autant que tu veux, c’est fini, Catherine… » et il la sonda pour voir s’il pouvait la lâcher, ce qu’il fit après quelques secondes…
« J’ai cru à tes belles paroles, j’ai cru quand tu m’as dit tenir à moi plus que je ne le pensais mais tu mentais ! TU MENTAIS ! Tu n’as pas eu le courage de me dire que t’avais déjà pris ta décision. T’es qu’un lâche, UN LACHE, tu m’entends !!!! Et elle frappa sa poitrine de ses poings mais il la serra alors contre lui attendant qu’elle se calme.
« JE TE DETESTE ! SI TU SAVAIS A QUEL POINT JE TE DETESTE ! »
Elle s’écarta alors de lui, comme s’il la brûlait et se tourna vers son bureau pour se reprendre mais de rage, elle envoya valser tout ce qui se trouvait dessus et elle se tourna vers lui :
« Je lui souhaite bien du plaisir avec toi mais quand elle s’apercevra que tu n’es qu’un sale égoïste et c’est ce qui arrivera, elle te larguera et j’espère que tu souffriras ! »
Et elle sortit en claquant la porte derrière elle sans un regard pour les autres. Kono sortit alors mais Catherine lui dit d’une voix furieuse :
« Fiche-moi la paix. Tu vaux pas mieux que lui ! Je te croyais mon amie mais tu m’as trahie toi aussi. »
« C’est faux, Catherine mais je ne pouvais pas… » mais elle ne put continuer, la jeune femme ayant franchi la porte du QG…
Danny et Chin sortirent la rejoindre et son cousin lui passa un bras autour des épaules :
« Elle est sous le choc de la nouvelle. Elle va se calmer et elle comprendra. Ne t’en fais pas trop… »
« Je l’espère, Chin. On s’entendait bien toutes les deux… »
« Laisse-lui le temps de digérer la nouvelle. »
9
Danny gagna le bureau de son ami qu’il trouva en train de ramasser les objets que Catherine avait fait valser.
« Waouah, elle t’a laissé un beau bordel comme souvenir. »
« J’ai eu ma dose, là ! Alors, si c’est pour en rajouter, la porte est là. »
« Oh, du calme ! Je suis pas là pour te faire la leçon mais pour voir comment tu vas. »
« A ton avis ? Je vais bien, tu crois ? »
« Euh… non. »
« Tu veux m’aider ? Alors rends-toi utile et ramasse avec moi tous ces trombones. »
Danny s’exécuta et aida son ami à remettre son bureau comme il était car il savait très bien que Steve ne l’écouterait pas tant que ce ne serait pas fait, maniaque comme il est. Après avoir remis tout en place, le seal se laissa choir dans son siège en soufflant tandis que Danny prenait place dans le fauteuil devant lui.
« Au moins maintenant, elle sait » commença-t-il.
Steve se prit la tête entre les mains.
« Je savais que ce serait dur mais j’imaginais pas que ce serait à ce point-là… »
« Tu t’attendais à quoi, mon pote ? Qu’elle accepte ton choix et qu’elle te donne sa bénédiction ? »
Steve ne répondit pas.
« Tu regrettes quand même pas d’avoir… »
« Non, bien sûr que non ! C’est pas ça. »
« C’est quoi alors ? »
« Rien. »
« Rien ? Et tu crois que je vais me contenter de ça ? »
« On a du boulot, Danny ! On a un tueur à trouver, t’as pas oublié ? » le rabroua Steve.
« Ca peut attendre cinq minutes quand même. Je vois bien que ça va pas…»
« Ma séance de psychothérapie attendra. Allons retrouver les autres » et il sortit de son bureau pour retrouver les deux cousins autour de la table centrale. Kono alla le serrer contre elle dans une étreinte amicale tandis que Chin lui tapait l’épaule.
« Bon, on en était déjà où ? » demanda alors Steve en essayant de se concentrer…
Au tribunal, après le témoignage de Maria Espinoza, le public avait de nouveau été admis dans la salle et les témoins se suivaient à la barre mais Kelly avait de plus en plus de mal à supporter les regards qu’elle sentait sur elle et c’est avec soulagement qu’elle entendit le juge mettre fin à la séance du jour. Elle évita de regarder dans la direction de Carter quand on le fit sortir de la salle ; pourtant, elle pouvait sentir son regard perçant sur elle et elle dut lutter pour ne pas tourner la tête vers lui. Laura prit tout son temps pour rassembler ses documents préférant sortir avec Kelly quand la salle serait vide et fit comprendre à Derek et Reid qu’elle voulait rester seule avec la jeune femme quelques instants et ils sortirent eux aussi.
« Kelly ? J’ai bien vu que le témoignage de Maria vous a bouleversée. »
La jeune femme soupira et finit par dire :
« Vous l’avez entendue, elle n’a…elle n’a jamais pu après… et tous les jurés m’ont regardée après. Ils devaient se demander comment moi j’ai pu alors que ce j’ai subi était bien pire… »
« C’est ce que vous pensez… »
« Ne me dites pas que j’ai tort ! Vous auriez pu la réinterroger mais vous n’en avez rien fait et nous savons toutes les deux très bien pourquoi ! »
« Ah oui ? Je vous écoute alors, dites-moi pourquoi je ne l’ai pas réinterrogée ? » demanda doucement Laura.
« Parce que vous n’auriez fait que m’enfoncer et ce, même avant que je ne sois appelée à la barre. »
« C’est exact. »
Kelly apprécia sa franchise et lui demanda :
« Ma relation avec Steve va poser problème, n’est-ce pas ? »
Laura soupira :
« Evans va parler de provocation mais ce qui m’importe avant tout, c’est vous et je suis heureuse que vous puissiez compter sur lui pour traverser cette épreuve. »
Kelly la regarda attendant la suite.
« Les gens raffolent de ces histoires peu ordinaires mais après ce que vous avez subi, comment pourraient-ils vous condamner ? Vous êtes un exemple pour toutes ces femmes, une preuve vivante que l’on peut aimer à nouveau et que votre vie ne se termine pas après un tel drame. »
« Vous pensez que c’est ce qu’ils vont retenir ? »
Laura déclara :
« On fera tout pour en tout cas » et elle mit sa main sur celles de Kelly. « Si je ne l’ai pas réinterrogée, c’est aussi parce que je ne voulais pas la mettre plus mal à l’aise qu’elle ne l’était déjà et Evans avait eu la réponse qu’il cherchait et rien de ce que j’aurais pu lui demander de plus ne nous aurait avancé. Ce n’est qu’un témoignage parmi d’autres mais je reviendrai sur ce point quand l’expert psychiatrique sera à la barre et vous verrez, si vous ne le savez pas déjà, que vous êtes loin d’être un cas isolé. Malheureusement, toutes les victimes d’abus sexuels n’ont pas la chance de tomber sur un partenaire compréhensif. Leur en ont-elles simplement parlé avant ? Allez, cessez de vous en faire. Vous avez déjà bien assez de soucis comme ça que pour en rajouter encore… »
« Madame Prescott… »
« Appelez-moi Laura… »
Kelly la regarda surprise, vit toujours sa main posée sur les siennes et sourit à son tour :
« Merci… Laura ».
« Allez, venez ! Vous devez être impatiente de retrouver votre seal préféré. »
« Préféré ? C’est le seul que je connaisse » répondit en souriant Kelly qui hésita à poser une question au procureur mais finit par se lancer : « Vous avez dit avoir bien connu le père de Steve. Comment était-il ? Steve lui ressemble ? »
Laura sourit :
« Oui, il lui ressemble. Son père était quelqu’un de droit qui avait de grandes valeurs morales. Steve est plus introverti mais son passé peut facilement l’expliquer. Quand je l’ai connu, c’était un petit garçon très attachant, très dynamique. Son père disait toujours qu’il allait l’épuiser mais il était si fier de lui… »
Kelly vit alors un voile de tristesse passer dans les yeux de Laura mais celle-ci se reprit très vite et lui dit :
« Un jour, nous pourrons en reparler si vous voulez… »
« Oh oui, ce serait avec plaisir ! » répondit Kelly et elles sortirent toutes les deux de la salle et virent que Steve avait rejoint Derek et Reid et les attendaient.
Steve regarda Kelly qui lui sourit tandis que Laura déclara :
« Je pense que demain après-midi, nous en viendrons à votre première agression. Il se peut que vous soyez amenés, vous et votre équipe à venir témoigner demain fin d’après-midi. Je vous tiendrai au courant. A demain. »
« Nous allons tous manger un bout chez Kamekona. Vous voulez vous joindre à nous ? » proposa Steve.
« Une autre fois peut-être mais merci pour votre proposition » répondit Laura.
« Tu dois être impatiente de retrouver ton amie, non ? » dit alors Steve à Kelly.
« Si tu savais ! »
Ils partirent tous les quatre retrouver leurs amis et à la sortie du tribunal, Kelly fut à nouveau accueillie par des flashs. Le trajet se passa en silence, Steve ressassant sans cesse les paroles de Catherine : et si elle avait raison après tout ? Était-il aussi égoïste qu’elle le prétendait ? Il aimait Kelly mais n’allait-il pas la perdre elle aussi ? Il jeta un œil derrière et vit la jeune femme perdue dans ses pensées. Elle revoyait les regards des jurés qui l’observaient. C’était elle la victime et pourtant, elle se sentait coupable, coupable d’aimer…
A quelques kilomètres de là, Catherine restait prostrée dans un fauteuil. Elle n’arrivait toujours pas à croire que Steve l’ait quittée et elle n’aurait jamais cru qu’il puisse déjà refaire sa vie avant même d’avoir rompu avec elle. Elle tombait vraiment de haut… Comment avait-il pu lui faire ça à elle ? Pas lui, pas le Steve qu’elle connaissait ! Mais comment en étaient-ils arrivés là ? Billy n’avait peut-être pas tort : elle aurait dû le mettre au pied du mur bien plus tôt et ne pas lui trouver sans cesse des excuses… Elle repensa à ce qu’elle lui avait dit et se dit que le comble serait qu’il prenne conscience de ses erreurs et que ce soit Kelly qui en profite ! Elle devenait folle à ressasser toujours la même chose et alluma la télé mais tomba sur un flash infos et quand elle le vit sortir du tribunal suivi de Kelly qu’il prit par le bras, ce fut le coup de massue et elle prit le cadre photo qui se trouvait à côté d’elle, le regarda et le jeta avec rage à terre en piétinant la photo de Steve, le traitant de tous les noms pour finalement se laisser tomber à terre et pleurer : elle avait si mal…
10
Arrivés au camion-crevettes de Kamekona, Danny lança :
« Eh bien, Kelly, je ne te connaissais pas comme ça ! »
Kelly le regarda étonnée avant de se tourner vers Caroline :
« Qu’as-tu été leur raconter ? » mais son amie ne put répondre, Ricky enchaînant :
« Quel dommage que nous ne vous ayons pas connue quand nous étions à l’académie, on se serait bien éclaté ensemble, hein Danny ! »
« Je crois qu’on va en apprendre des choses ce soir » dit Kono en riant.
« Ne croyez pas surtout pas tout ce qu’elle dit, elle aime fabuler » rétorqua Kelly.
Caroline sourit de plus belle et Kamekona dit :
« Ne les écoute pas petite sœur, ta copine a gardé le silence, on sait rien du tout ! » mais son sourire démentait ses paroles.
« C’est ça, ouais. »
« On pourrait savoir ? » demanda alors Steve, intéressé.
« J’te raconterais à la maison » dit alors Mary et son frère se tourna vers Kelly : « Je croyais qu’avec les études et le sport, t'avais plus le temps de sortir… »
« Hey ! Tu croyais avoir trouvé une fille comme toi : sérieuse, toute entière dévouée à ses études. Eh bien, non ! » répondit Danny goguenard. « La réalité est toute autre ! La demoiselle aime s’amuser, contrairement à toi. Enfin toi, tu t’amuses quand t’es au milieu de mitraillettes, de grenades,…Enfin, vous voyez le genre… » et tout le monde se mit à rire en voyant la moue que fit le seal.
« Mais tu vas arrêter d’ennuyer mon grand frère ! » dit alors Mary faussement indignée. « C’est quand même un seal, l’élite de notre armée ! »
« Merci sœurette » déclara Steve en lui faisant un clin d’œil.
« Bon, on est venu pour manger, non ? » dit alors Danny. « Kamekona, qu’est-ce que tu fous ! On meurt de faim, nous ! »
« Vous avez même pas passé commande ! »
« Bah, tu nous connais bien, tu sais ce qu’on aime. Evite seulement tes nouveautés ! »
« Je vous fait un mix alors ? »
« Un plat pas trop épicé pour moi » dit alors Derek se souvenant encore de son coup de chaleur la première fois qu’il avait goûté aux crevettes de Kamekona.
« Je préfère aussi pas trop épicé » déclara Caroline.
« Bon, je peux savoir ce qu’elle vous a dit au juste ? » redemanda alors Steve.
Caroline sourit de plus belle et Ricky répondit :
« Qu'elle écumait toutes les boîtes de nuit et qu'elle rentrait à des heures pas possibles. » Et à l'intention de Kelly : « Bon, je vous ai pas connue à l’époque mais on peut reprendre sans souci. Je tiens encore bien la route pour mon âge… Laissez votre ami avec ses joujoux et venez vous amuser avec moi ! »
Steve ne dit rien mais Danny vit que ces dernières paroles l’avaient touché plus qu’elles n’auraient dû…
« C’est vrai, il y a eu une époque où je sortais pas mal » reconnut Kelly « Mais… »
« J’ai repéré la boîte parfaite. On devrait y aller un de ces quatre » insista Ricky. « Si McGarrett sait pas danser, il sait descendre une bière quand même. »
« Oh ce serait génial » dit aussitôt Mary. « J’adorerais ça ! »
« Ce serait pas mal en effet » approuva Kono.
« C’est pas trop mon truc mais si tu veux, Malia… » dit Chin.
« Moi et les pistes de danse, ça fait deux » dit alors Danny. « Mais je tiendrais compagnie à Steve et Chin au bar sans problème. »
« Ca te plairait ? » demanda alors Steve à Kelly.
« Je sais pas. Je ne serais pas à l’aise, je pense » répondit-elle tristement puis elle se reprit, ne voulant pas gâcher la soirée : « Tu sais par contre ce qui me plairait » lui rappela-t-elle en lui faisant un clin d’œil et il lui sourit.
« On peut savoir ou c’est trop indiscret ? » demanda Kono.
« On leur dit ? » demanda alors Kelly un petit sourire aux lèvres.
« T’es sûre ? Ils vont vouloir t’en empêcher et me traiter d’inconscient » répondit le seal.
« Qu’est-ce que tu lui as encore proposé ? » demanda Danny intrigué. « Non, ne dis rien ! Une journée d’entraînement chez les seals ? Une leçon pour apprendre le maniement des armes ? Oui, tiens, je te vois bien l’emmener dans un entrepôt militaire où il y a plein d’armes, des grenades…» ce qui fit rire tout le monde, Steve se contentant de sourire.
Kelly le regarda et lâcha :
« Un saut en parachute ! »
« Un quoi ? » faillit s’étrangler Danny en buvant une gorgée de sa bière.
« Mademoiselle est téméraire » dit alors Derek.
« Euh… Je vous dirai ça après le saut » répondit Kelly.
« Tu vas quand même pas la laisser sauter en parachute ? » s’exclama Danny mais en voyant l’expression de son ami : « T’es un grand malade, toi, tu le sais ? Faut te faire soigner ! »
« Elle sera attachée à moi, je vais pas la laisser sauter toute seule ! Elle risque rien » répondit le seal.
« Juste que le parachute s’ouvre pas mais c’est vrai, c’est pas grand-chose, juste un détail… »
« Il y a toujours un parachute de secours. »
« Arrête Danny ! Tu vas nous porter la poisse ! » dit Kelly.
« Je te fais peur ? Eh bien, t’as pas fini de m’entendre te faire peur parce que c’est l’idée la plus stupide que j’aie jamais entendue ! »
« Eh bien, moi, ça m’étonne pas du tout ! » dit alors Caroline. « Cory... Kelly adorait déjà à l’époque toutes les attractions à sensation. »
« C’est parti de là ! Steve trouvait que c’était pas des sensations ça et quand il a parlé d’un saut en parachute, j’ai sauté sur l’occasion ! »
« Je te croyais plus sensée que ce crétin mais finalement, vous allez bien ensemble tous les deux ! Vous savez quoi ? Allez faire les marioles à trois mille mètres là-haut mais comptez-pas sur moi pour ramasser les morceaux ! »
« Mais y aura pas de morceaux à ramasser ! Tout va très bien se passer ! » dit Steve.
« Vous êtes sûre de vouloir faire ça ? » se risqua Ricky. « Venez avec moi en boîte, je vous promets que vous en aurez aussi des sensations sur la piste. Je suis un expert : chacha, rumba, surtout rumba ! Vous n’êtes pas faite pour un seal, vous êtes trop douce. Vous allez revenir couverte de bleus ! »
« Ce serait pas la première fois mais j’avoue : j’appréhende un peu de me retrouver face au vide mais en même temps, c’est ça qui est excitant sans parler de vivre cette expérience avec toi » répondit Kelly en regardant tendrement Steve qui lui passa un bras autour de ses épaules et l’amena contre lui.
« Vous savez quoi ? J’aimerais aussi sauter en parachute ! » dit Kono.
« Je la sentais venir, celle-là » dit alors Chin en levant les yeux au ciel.
« Ben quoi ? Ca doit être génial ! »
« Si tu veux mourir, dis-le, je peux arranger ça tout de suite » rétorqua Danny.
« Mais personne va mourir ! Kono, tu es évidemment la bienvenue. »
« Génial. Merci Steve ! »
« Super ! » dit Kelly à son tour. « On va bien se marrer ! »
Steve la regarda amusé : « Si ça vous dit avant de rentrer à Quantico… » proposa-t-il à Morgan et Reid.
« Euh… Merci mais ce sera sans moi » répondit Spencer.
« Ca me plairait bien de refaire un saut » dit Derek.
« Vous avez déjà sauté ? » demanda Malia.
« Oui, quelques fois et je confirme, c’est génial. »
« Kelly, tu seras avec Steve et moi avec Derek, enfin si vous voulez bien bien sûr » dit Kono.
« Ca aurait été avec plaisir mais je ne sais pas si je suis habilité à sauter à deux. »
« Bravo ! Vous avez réussi à me donner des aigreurs à l’estomac » râla Danny.
« Tu sais pas t’amuser, c’est tout » rétorqua Steve.
« Parce que tu appelles ça t’amuser, toi ? »
« Ca va nous manquer tout ça quand nous serons à la retraite » dit Chin.
Et la soirée se poursuivit joyeusement, chacun évitant les sujets épineux…