HypnoFanfics

Alive !

Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 01.03.2015 à 16h50
Auteur : lyne358 
Statut : Terminée

« Alors que toute l’équipe se mobilise pour affronter leur vieil ennemi, chacun doit faire face aux démons de son passé… Un passé qui reprend vie ! ( co-écrit par Bellefond et Lyne358 ) » lyne358 

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21 

POV DORIS MCGARRETT

Je me promène tranquillement mais ne cesse de ressasser ma dispute avec Joe, et je me doute bien qu'à l'heure actuelle mon fils est au courant que son père est en vie. Malgré ce que semble penser l'ancien Commandant, j'en suis assez heureuse, pour ne pas dire soulagée : depuis que mon fils est venu frapper à ma porte, j’ai dû lui taire une multitude de choses, mais ce secret était de loin le plus lourd à porter ! De toute façon je n’aurais pas su quoi lui dire : il recherchait Wo Fat avec acharnement, et de mon coté j’avais déjà remué ciel et terre pour chercher John… Mais si quelqu'un est capable de le retrouver c'est bien Steve, seulement je ne me sentais pas capable de lui dire la vérité en face. Je regarde ma montre, et je me rends alors compte que je suis partie il y a déjà plusieurs heures. Je me dirige rapidement vers ma maison : ici personne ne m’attend, et c’est un silence pesant qui m’accueille. Je me dirige alors vers la table où je laisse toujours mon téléphone portable. Je n'ai pas voulu le prendre avec moi, ne voulant pas être dérangée : je ressentais le besoin de réfléchir, mais à dire vrai je ne suis pas plus avancée maintenant et je vois alors que j'ai plusieurs appels manqués, notamment de la part de Joe. Ses nombreuses tentatives pour me joindre ne peuvent signifier que deux choses : soit il s'en veut pour notre dispute, soit il s'est passé quelque chose de grave. J'écoute alors l'unique message qu'il m'a laissé :
"Doris, c’est moi. Ecoutes, tu n'es plus en sécurité. Wo Fat est dans le coin, tu dois absolument quitter l'île !"
Je reste un instant sous le choc, le téléphone à la main, le regard dans le vide : je refuse de recommencer, de tout abandonner à nouveau, de quitter encore ma famille à cause de cet homme. Je me souviens encore de la difficulté que j'ai eu à le faire il y a plus de 20 ans.

1992/ Hawaii

J'ai dû mal à croire que ma couverture a peut-être été compromise : je viens de recevoir un coup de fil de quelqu'un de l'Agence, me disant qu'un homme faisait des recherches sur Shelburne, et semblait particulièrement déterminé à le trouver rapidement. Je dois avouer que cette possibilité m'inquiétait depuis que je me suis installée avec John : j'ai toujours eu peur que quelqu'un se serve de ma famille pour se venger ou faire pression sur l’Agence, mais on m’avait assuré que le nécessaire avait été fait… Qui irait soupçonner une gentille institutrice, bonne mère de famille et charmante épouse d’un officier de police ? Personne ici n’irait jamais imaginer que j’ai travaillé à la CIA, pas même mon mari, et ils seraient probablement tous horrifiés de connaître mes états de service ! C’est impensable : seul ce secret bien gardé permet de me protéger et de protéger ceux que j’aime, et je n’ose imaginer ce qui se passera si la vérité éclate… Mais mon contact a été très clair : pas question de prendre de décision trop hâtive ! Ils manquent encore d’informations et ont besoin de temps pour savoir de quoi il retourne exactement, seulement connaissant les gens à qui j’ai affaire du temps je ne suis pas certaine d’en avoir beaucoup devant moi…
Les jours et les semaines passent. Et je suis de plus en plus nerveuse, le moindre bruit me réveille, le moindre crissement de pneus me met sur mes gardes : je ne peux m’empêcher de m’attendre au pire et de guetter celui qui viendra bouleverser le petit monde que j’ai réussi à reconstruire autour de moi. John commence à s'inquiéter pour moi, car même si j'arrive à le cacher à mes enfants, mon mari n'est pas dupe. Je ne veux pas le mêler à tout ça : si c’est le seul moyen de le protéger, je suis aussi terrifiée par la réaction qu’il aurait en apprenant la vérité, et je refuse d’infliger ça à l’homme que j’aime. Jamais je n’aurais pensé, à l’époque, avoir la chance de pouvoir refaire ma vie et repartir à zéro en gommant mon passé : John a été cette chance-là. Les jours passant, je suis bien incapable de trouver une solution pour que ma famille soit en sécurité : ça reste ma priorité mais je sais que ça sera le cadet des soucis de l’agence, et ça je peux pas le permettre ! Et l'évidence m'a frappée aujourd'hui : le seul moyen pour protéger ma famille est de les quitter. Et la seule façon est de me faire passer pour morte, car je suis certaine qui si je pars, John fera le tour du monde pour me retrouver.
Une semaine plus tard, je me lève en sachant pertinemment que ça sera ma dernière journée passée avec ma famille. Tout est préparé : aujourd'hui Doris McGarrett mourra dans un accident de voiture.
Je descends doucement les escaliers, et rentre dans la cuisine. Les autres membres de la famille sont autour de la table pour prendre leur petit déjeuner, je m'arrête sur le pas de la porte, ayant du mal à croire que c'est la dernière fois que je les vois. J'observe d'abord ma fille, ma petite fille. J'ai dû mal à croire qu'elle a déjà 12 ans, je me souviens comme si c'était hier de la première fois où je l'ai prise dans les bras. Ensuite mon regard se pose sur mon fils. Il a tellement grandi ces derniers temps, et je suis tellement fière de lui. Je suis sûre qu'après mon départ, il prendra soin de sa petite sœur, comme il le fait depuis le jour où il devenu grand frère. Et enfin je regarde mon mari : ces vingt dernières années à ses côtés ont été les plus belles de ma vie, et je l'aime tellement, je lui suis si reconnaissante de m'avoir offert cette famille. Il lève les yeux et me regarde, m'interrogeant du regard. Je lui souris et fais signe qu'il n'y a rien. Je m'assois alors à la table avec eux, profitant de notre dernier moment en famille.
Moins d'une heure plus tard, je passe la porte de la maison pour la dernière fois sans un regard en arrière, car je sais que si je le faisais, je ne serai pas capable d’aller jusqu’au bout.


Je m'apprête à rappeler Joe pour lui dire que je refuse de partir cette fois-ci, de quitter ma famille à nouveau, surtout maintenant qu’ils ont probablement retrouvé mon mari, lorsque je vois que j'ai un autre message, mais celui-là est de ma fille. Je décide de l'écouter :
"Bonjour Maman, je ne pense pas pouvoir venir avec toi tout à l’heure, car j'ai peut-être trouvé un ... Qui est là ? ..."
Un violent coup se fait entendre avant qu'un brusque silence s'installe, puis la communication est coupée. Ni une ni deux, je prends mes affaires et me précipite chez Mary. Dans la voiture, je ne sais pas si je dois appeler Joe, ou Steve pour qu'ils viennent me rejoindre et me prêter main-forte. Mais finalement je me retrouve devant chez ma fille, sans l'avoir fait. Je descends de ma voiture, arme à la main, prête à tout. Je m'approche de la porte qui est entrebâillée et pénètre lentement dans la maison. Je ne vois rien, ni personne dans le salon. Je me dirige alors vers la cuisine, la porte est fermée. Cela n’annonce rien de bon, mais je prends mon courage à deux mains et pénètre dans la pièce.
La scène que je découvre me laisse sans voix : Mary est attachée à une chaise et bâillonnée, la peur peut clairement se voir dans ses yeux. Mais le pire, c’est l'homme debout à côté d'elle :
"Bonjour Shelburne, nous vous attendions."  


bellefond  (12.04.2015 à 20:59)


22 
POV John McGarrett 

Durant le trajet qui nous amène au Palais I’Olani, je retrouve un peu mes esprits : libre… Je suis libre !! Et c’est mon fils qui est venu à mon secours : je suis tellement fier de lui que j’en ai les larmes aux yeux, même si j’ai dû me fâcher pour qu’il accepte de se faire soigner par un urgentiste à l’aéroport car cette tête de mule n’a pas voulu aller à l’hôpital… Assis à ses cotés dans la voiture, je l’observe pendant qu’il passe quelques coups de fil et prend les dispositions nécessaires pour partir à la poursuite de Wo Fat : il faudra que je lui dise ce que je pense des gens qui téléphonent en conduisant ! Mais j’ai du mal à détacher mes yeux de son visage : malgré les années il n’a pas changé. Peut être un peu plus marqué, et quelques fils gris strient sa tignasse brune… Il parle d’un ton autoritaire, ses ordres sont nets et précis : il a toujours eu les qualités d’un meneur d’hommes, et je me garde bien d’intervenir car j’ai une totale confiance en son jugement ! 
A l’arrière, le petit blond qui nous accompagne pousse un juron quand Steve prend un virage un peu sec et je me retourne : 
« Alors j’ai crû comprendre que vous et mon fils étiez très proches Lieutenant Williams… » 
« Danny, appelez moi Danny. Il me lance un franc sourire en approuvant. Et oui, on peut dire ça comme ça… » 
« Je ne connais pas beaucoup de gars qui auraient été capables de faire ce qu’il fallait pour nous récupérer, comme vous l’avez fait… » Je remarque, et il éclate de rire : 
« Mais vous savez c’est devenu ma spécialité de sortir Steven des situations impossibles dans lesquelles il a la vilaine habitude de se fourrer ! » Je souris et lui tends la main : 
« Encore merci Danny… Je vous en suis vraiment très reconnaissant ! » 
« Oubliez ça ! » Je trouve vraiment ce garçon très sympathique et je suis très heureux de constater que mon fils a su s’entourer des bonnes personnes : ma surprise et ma joie de retrouver Chin Ho, et la petite Kono qui a bien changé, ce gars du New Jersey… Ils ont l’air de former une sacrée équipe tous les quatre ! Enfin nous arrivons devant le Palais, et Chin se gare juste à coté de nous : les militaires ont regagné Fort Shafter de leur coté en promettant de nous rejoindre plus tard et je découvre les locaux du Five-0 d’un air connaisseur : 
« Et ben Steve ! C’est pas au HPD qu’on avait la chance d’avoir des bureaux comme ça !! » 
« Jameson avait été très généreuse… » Approuve mon fils en se dirigeant vers une énorme console sur laquelle il pianote, visiblement le nec plus ultra des nouvelles technologie, et je fronce les sourcils : 
« Jameson ? Ecoute Steven, il faut que tu saches… » 
« Elle est morte John, coupe calmement Chin Ho, et nous savons qu’elle était de mèche avec Wo Fat… » 
« Ca a d’ailleurs failli nous coûter très cher cette histoire… » Approuve sa cousine et je soupire : visiblement il s’est passé tellement de choses depuis que ce Victor Hesse m’a kidnappé ! Steve confirme mes inquiétudes : 
« Il faudra qu’on ait une discussion Papa, une fois qu’on en aura fini avec cette histoire ! Bon, Danny je veux que tu vois avec Lukela si le HPD a des pistes, Kono tu te charges de la vidéosurveillance, Chin tu me boucles la marina et l’aéroport et tu alertes toutes les sociétés de transport ! » Les trois équipiers se mettent aussitôt au boulot et je suis mon fils dans son bureau : la pièce lui ressemble, à la fois sobre et pleine des souvenirs de ses exploits… Je toussote : 
« J’aimerais me rendre utile : c’est en partie ma faute si Wo Fat est encore en liberté ! Je me doutais que Jameson n’était pas claire mais elle semblait avoir des infos sur la mort de ta mère et… » Je vois Steve pâlir comme il m’interrompt : 
« Papa, écoute, au sujet de Maman… » Mais la sonnerie de son téléphone nous interrompt et il décroche en fronçant les sourcils : 
« Oui Joe ?... Pardon ?? Vous êtes sûr ? Non c’est pas normal ! Vous croyez ?? OK je vais vérifier avant, on se retrouve là bas mais surtout soyez prudent et attendez nous !! » Il raccroche précipitamment et je comprends qu’il y a un problème quand il fait signe à ses camarades de nous rejoindre autour de la grande console : 
« Qu’est ce qui se passe Steven ? » Il affiche des informations sur un écran géant au mur et je comprends qu’il trace des téléphones portables… 
« C’est Doris ! Joe n’arrive pas à la joindre : elles devaient se voir avec ma sœur, mais leurs portables à toutes les deux sont coupés et… » Mon cœur s’est arrêté de battre : Doris… MA Doris ??? Je me retrouve soudain plongé plus de vingt ans en arrière… 

1992 / Hawaii 

J’ai bouclé mon enquête en fin de matinée, et du coup le Chef a bien voulu me donner mon après-midi : je vais pouvoir aller chercher ma petite Mary au collège et emmener Steve à son entrainement de foot pour une fois ! Et pour faire une surprise à ma femme, j’ai décidé de préparer un barbecue pour ce soir : elle n’aura pas à faire la cuisine et c’est toujours un bon moment que nous passons tous les quatre. J’ai bien vu que Doris était fatiguée et énervée ces derniers temps : je me demande si des vacances ne nous feraient pas du bien… C’est vrai que quand on vit à Hawaii les gens pourraient croire qu’on est tout le temps en vacances, mais un petit changement d’air, pour aller voir ma sœur Deb à Los Angeles, pourquoi pas… Je songe à tout ça en rangeant la viande pour les grillades dans le frigo, et je m’apprête à aller préparer le charbon de bois quand on frappe à la porte. Un peu surpris, je découvre mon collègue Duke Lukela sur mon paillasson : 
« Hey salut vieux ! Ne me dis pas que le Chef a besoin de moi… » Mais à sa mine, je vois que c’est grave : il est du genre impassible, pourtant son regard évite le mien et il se tord nerveusement les mains : 
« John… Ecoute, je… » Mon cœur manque un battement : ma famille ! Qu’est-il arrivé ?? 
« Qui ? » Je demande la gorge serrée, les larmes aux yeux et mon camarade murmure : 
« Ta femme… Doris. » 
« Comment ? » J’ai l’impression d’avoir du verre pilé dans la gorge… 
« Un… Un accident de voiture. » 
« Amène moi ! » 
« John, c’est pas une bonne idée ! » Je pose une main sur son épaule, plus fermement que je ne voudrais : 
« S’il te plait… » Le trajet se passe comme dans un cauchemar, sans un mot, comme si j’attendais de me réveiller dans mon lit : jusqu’au bout je me dis que c’est une erreur, qu’ils se sont trompés de voiture, ou alors qu’elle l’a prêtée à une de ses collègues ou alors qu’on la lui a volée, ou alors… Mais quand Lukela se gare derrière le camion des pompiers, à proximité d’un véhicule calciné encore fumant, la réalité me heurte de plein fouet ! Chancelant, je sors de la voiture et me dirige comme un automate vers la carcasse noircie, avant d’être intercepté : 
« McGarrett ! Faut pas aller plus loin ! Ca sert à rien ! Y’a plus rien à faire ! » Je me débats un instant car ils ne comprennent pas : c’est Doris, c’est ma femme !! Et puis soudain c’est l’horreur et je tombe à genoux en pleurant comme un enfant… Mes enfants… Mes petits… Steve… Mary… Comment est ce que je vais pouvoir leur dire ?? Car cet après midi, je viens de perdre la femme que j’aime, mais eux, aujourd’hui, ils ont perdu leur Maman… 

Je me souviens des sentiments qui m’avaient envahi à l’époque : j’étais dévasté par cette perte, mais ce qui me faisait le plus mal c’était la peine de mes enfants et mon impuissance à les consoler… Et là en croisant le regard de mon fils, j’ai la gorge aussi serrée que quand Lukela est venu sonner à ma porte, il y a si longtemps : 
« Doris… Ta mère… Elle… Elle est vivante ?? » Le regard de Steve est presque douloureux et je comprends que ça fait partie des choses qu’il aurait voulu m’annoncer en douceur, mais nous n’avons plus le temps : il hoche la tête, l’air sombre : 
« Oui… Mais plus pour longtemps si on intervient pas très vite ! » 


lyne358  (14.04.2015 à 10:24)

23
POV Steve McGarrett

Je monte dans la Camaro rapidement suivi par mon père et Danny. Kono et Chin prennent l'autre voiture. Je peux voir que papa est bouleversé par la bombe que je viens de lui lâcher, alors que je démarre. J'ai toujours du mal à croire qu'il est bien en vie, à côté de moi. Je n'arrive pas à penser au fait que nous allons peut-être pouvoir redevenir une famille. Enfin s'il n'est rien arrivé à Doris et à ma sœur. Ca ne m'étonne pas que ma mère ne réponde pas à son téléphone, mais c'est beaucoup plus inquiétant venant de Mary. Je sens le regard de Papa se poser sur moi, et j'essaye de me calmer : me laisser aller à la panique ne servira à rien.
Mais pour la première fois depuis longtemps, je suis bien incapable de faire le vide dans mon esprit. Une multitude de scénarios se jouent dans ma tête, et aucun ne finit bien. Pourquoi rien n'est jamais simple ? Pourquoi ma famille ne peut pas être à nouveau une vraie famille sans que Wo Fat vienne à nouveau tout briser ? Car je suis certain que quoiqu'il se passe, il est encore une fois mêlé à tout ça. Je me promets que la prochaine fois que je le croise, je lui colle une balle entre les yeux, même si c'est la dernière chose que je fais.
Mon père pose une main sur mon bras, et je me rends compte que je serre le volant à m’en blanchir les articulations. Je prends une profonde inspiration pour calmer mes nerfs. Je lève les yeux, et croise le regard de mon coéquipier dans le rétroviseur. Et je sens le courage m'envahir : entouré de mon équipe, je suis prêt à affronter le monde. J'aurai préféré que mon père ne nous accompagne pas, car c'est bien trop dangereux, et connaissant Wo Fat, s'il en a l'occasion, il le tuera sans hésiter. Mais je n'avais pas le temps de le dissuader, et si j'avais été à sa place, je n’aurais jamais accepté de rester en retrait.
Nous arrivons dans quelques minutes à la maison de Mary, j'espère que Joe m'aura écouté et nous aura attendu. Le reste du chemin me semble durer une éternité. Et je ne cesse de penser que c'était peut-être la dernière fois que je voyais ma mère et que je me suis disputé avec elle. Et puis je ne peux pas m'empêcher de songer à la dernière fois où ma sœur a eu affaire à Wo Fat :

Trois ans plus tôt

Je n'arrive pas à joindre ma petite sœur, et plus les secondes passent, et plus je me dis que mon j'ai raison. Elle est la seule autre personne à connaître l'existence de la boite à outils, et elle est le maillon faible. Danny essaye de me rassurer, et de faire de l'humour mais je ne suis vraiment pas d'humeur.
On arrive enfin chez ma petite sœur, et nous trouvons la maison mise à sac, mais vide. Et je sens la panique m'envahir, alors que nous découvrons du sang, ainsi qu'une dent. Ils ont Mary, ils ont ma petite sœur et c’est ma faute. Si j'attrape ceux qui lui ont fait ça, je ne les louperai pas.
Finalement après de longues heures d'angoisse et de culpabilité, je reçois un appel de ma petite sœur. Je décroche immédiatement :
"Mary, Mary où est ce que tu es ?
- Steve... Oh mon Dieu, Steve pardon. Je suis vraiment désolée."
J'entends clairement la panique dans sa voix, et j'ai du mal à comprendre ce qu'elle dit :
"Ecoute, essaye de te calmer s'il te plait. Et dis moi où est ce que tu es ? Est ce que tu vois quelque chose ?
- Je suis enfermée dans le coffre d'une voiture"
Je me tourne alors vers Danny :
"Il faut tracer l'origine de l'appel !!"
Puis je me reconcentre sur ma petite sœur :
"Ecoute moi Mary, fais-moi confiance... Comme tu le faisais quand nous étions encore enfants… »
Finalement nous arrivons à localiser son emplacement, et nous empruntons un hélico. Il faut que nous retrouvions le plus vite possible la voiture, car si les ravisseurs comprennent qu'elle a réussi à nous joindre... Je ne veux même pas imaginer ce qu'il se passera.
Nous repérons rapidement la voiture, grâce au feu stop que Mary a cassé. J'arrive à poser l'hélicoptère devant le véhicule, avant que nous sortions arme en main. Nous ne faisons pas de quartier, et en quelques secondes seulement les ravisseurs sont tous morts. Je me dirige rapidement vers le coffre de la voiture, espérant qu'il ne soit pas trop tard. En ouvrant, je suis heureux de trouver ma petite sœur en vie. Je la prends dans mes bras, et nous restons pendant plusieurs minutes l'un contre l'autre, heureux de s'être retrouvés.


J'espère que cette fois-ci encore nous serons là à temps. Finalement nous arrivons près de la maison, sans les gyrophares ni les sirènes. Je ne préfère pas prendre de risque, et si quelqu'un est dans la maison, il vaut mieux qu'il ne soit pas averti de notre présence.
Je me gare près de la voiture de mon ancien commandant, et je suis rassuré de le voir. Nous descendons rapidement, et je sors un plan de la maison de Mary. Il faut que nous agissions vite, mais le plus efficacement possible. J'espère que nous nous trompions, et que ma mère et ma sœur sont toutes les deux à l'intérieur en train de parler, ou alors dans l'océan et qu'elles ont laissé leur portable sur la plage, mais je sais que j'espère en vain.
Quelques minutes plus tard, Kono s'est postée sur le toit de la maison en face, tandis que le reste d'entre nous s'est séparé en deux équipes : mon père, Danny et moi prenons la porte de devant, pendant que Chin et Joe passent par derrière. Nous pénétrons dans la maison simultanément. Il n'y a aucun bruit, et le silence est presque pesant. Nous avançons lentement, et finalement nous arrivons devant la porte de la cuisine qui est fermée. Je ne veux pas m'imaginer la scène qui peut se passer de l'autre côté. Finalement je pousse lentement la porte, dévoilant lentement ma mère, et ma sœur, attachées à des chaises, bâillonnées, chacune avec une arme pointée sur leur tête, et mon pire ennemi se trouvant près d'elles. Alors la seule pensée qui me traverse l’esprit, c’est que quand on s’attend au pire, on n’est jamais déçu…  


bellefond  (16.04.2015 à 19:32)

24 
POV Joe White 

Je le savais, j’avais un très mauvais pressentiment ! Et j’ai crû que je ne pourrais jamais patienter jusqu’à ce que Steve arrive avec son équipe, accompagné par John à ma grande surprise. Mais nous n’avons pas eu le temps de discuter du bien fondé de sa présence ni du fait de lui prêter une arme : j’ai senti l’angoisse de Steve quand il a donné ses ordres et formé les équipes, et même si j’apprécie beaucoup Chin Ho, j’ai regretté de ne pouvoir être à ses cotés ! Et je le regrette d’autant plus en entendant la voix de mon ancien élève résonner dans la maison : 
« Wo Fat… Espèce d’ordure !! Si tu touches à un seul de leurs cheveux… » Mon Dieu, c’est bien ce que nous craignions !! J’échange un regard anxieux avec l’Hawaiien : la voix provient de la cuisine et nous nous avançons silencieusement pour nous arrêter dans le couloir. 
« Steve McGarrett ! Et son cher papa… Je vois qu’on va pouvoir faire une petite réunion de famille : comme c’est touchant ! » D’où nous sommes nous pouvons voir les autres de dos, à l’entrée de la pièce, mais je fais signe à Chin de ne pas bouger : nous pouvons encore garder l’avantage et créer un effet de surprise si Wo Fat ignore notre présence ! Steve a baissé son arme mais les deux autres les ont toujours en joue. J’entends un gémissement qui doit être celui de Mary : la pauvre petite ignorait que son père était en vie et ça doit être un vrai choc ! Je vois Steve faire un signe discret avec ses doigts pour indiquer le chiffre deux : je comprends qu’il sait que nous sommes derrière et que Wo Fat a un complice avec lui. 
« Tu sais que si tu tentes quoi que ce soit tu es mort ! Nous sommes trois et vous n’êtes que deux… » 
« Avec mes deux otages, ça fait quatre. Résonne la voix mielleuse de ce salopard. Tu ne veux pas un bain de sang McGarrett, n’est ce pas ?? » 
« Mais toi si ! Rétorque John. A quoi te servira de les tuer si tu es mort ?? » 
« Qu’est ce que vous proposez donc ? » Je sens la tension monter dans la pièce : c’est absolument impossible pour nous d’intervenir sans risquer une catastrophe et cette impuissance me rend fou ! A mes cotés, je perçois la nervosité de Chin, même s’il ne montre rien, et je sais qu’il ressent la même chose mais gardera son calme. 
« Et si on baissait tous nos armes pour discuter tranquillement ? » Suggère calmement Danny sans trop y croire et un éclat de rire lui répond : 
« Lieutenant Williams, vous me prenez pour un demeuré ? » Nous sommes dans une impasse et je réfléchis au quart de tour mais dans cette confusion, je n’entrevois qu’une seule solution, une solution inacceptable à laquelle je refuse de penser ! A mon grand désespoir je ne suis pas surpris d’entendre Steve proposer : 
« Alors prends moi ! » 
« Quoi ? » 
« Steve tu n’y penses pas ? » Proteste John en lisant dans mes pensées, mais son fils pose son fusil au sol, déterminé : 
« C’est la seule solution n’est ce pas ? Et c’est ce que tu veux par dessus tout ! » Une petite voix hurle au fond de moi : non pas ça, pas encore !! 

Quatre ans plus tôt 

La nouvelle s’est très vite répandue à Fort Shafter : ce n’est pas tous les jours qu’un ancien Marine prend des otages sur l’USS Missouri ! Et je me suis tout de suite douté que Steve, en tant que chef du Five-0, serait en première ligne : en arrivant à la Marina qui est complètement bouclée, mes doutes sont confirmés, et je prends aussitôt contact avec les membres du SWAT présents sur place. Le gars me confirme que le Five-0 mène l’enquête sur le preneur d’otages, qui est accusé d’avoir tué sa femme, et je demande pourquoi ils n’interviennent pas : 
« Nous avons des ordres Monsieur. Il y a un de leurs hommes à bord qui essaye de maitriser la situation… » Steve ! Je devine tout de suite que mon ancien élève n’a pas hésité malgré les risques et mon regard se pose sur le navire : quelque part dans cette coque d’acier, un fou furieux retient une demi douzaine de personnes en otage, un ancien de chez nous qui souffre d’un grave syndrome de stress post traumatique si j’ai bien compris, et Steve y est allé seul. Seul sur le quai avec ces gars armés jusqu’aux dents, je ne peux m’empêcher de faire du soucis : si le SWAT intervient il y a peu de chances que ça se termine bien ! Et je sais à quel point les soldats qui reviennent d’opération peuvent être perturbés : j’ai vu les ravages psychologiques, j’ai vu des hommes qui n’étaient plus eux même, j’ai vu… 
Mais mon attention est détournée par de l’agitation non loin : des gens apparaissent sur la passerelle !! Visiblement des otages ont été libérés et je viens aussitôt me renseigner : la jeune Laura Hills vient d’avoir un coup de fil du preneur d’otage qui ne leur laisse plus que deux heures pour trouver le véritable assassin de sa femme !! La pression monte autour de moi et je sens la nervosité des gars du SWAT que ça démange d’intervenir, seulement il reste encore des otages, et Steve est parmi eux ! Je donnerais tout pour savoir ce qui se passe là haut : ce n’est pas la première fois que Steve a ce genre de situation à gérer, et il a toujours été volontaire pour prendre des risques à la place des autres. Je reconnais bien là son courage et son sens du devoir, et je sais qu’il a été formé pour ça, mais je ne peux m’empêcher de faire les cent pas pour canaliser ma nervosité… Les victimes de stress post traumatique sont très instables et peuvent avoir des crises extrêmement violentes, j’en ai été témoin : Steve était de loin mon meilleur élève, mais sera-t-il capable de raisonner un homme aussi perturbé ? 
Soudain des coups de feux résonnent et tous les regards se tournent vers le navire : je constate avec angoisse que le poste de commandement est envahi par la fumée : les otages se sauvent en descendant la passerelle en courant mais Steve n’est pas avec eux et je ne le vois nulle part ! Je sais qu’il sera prêt à se sacrifier pour sauver des vies et qu’il ne laissera pas tomber, mais je donnerais n’importe quoi pour pouvoir monter sur ce bateau ! A l’agitation qui règne autour de moi je devine qu’il se passe des choses de l’autre coté sur le pont qui est hors de vue : tous les otages ont été libérés mais Steve doit encore être au prises avec l’homme qui les séquestrait. 
Et puis soudain tout s’accélère : j’entends Laura Hills qui ordonne au sergent du SWAT de déployer son équipe et avant que je puisse réagir les gars se mettent en place et commencent à investir le navire ! Totalement impuissant, je prie : j’imagine Steve en train d’essayer de persuader un homme imprévisible de se rendre, je l’imagine en train d’essayer de le maitriser, j’imagine… Le pire me traverse l’esprit, et puis soudain d’autres coups de feu !! J’ai l’impression que mon cœur s’arrête et retiens mon souffle, guettant ce qui se passe sur le pont, quand retentit un cri : 
« Cessez le feu ! » Et je ferme les yeux en remerciant le ciel car c’est la voix de Steve… 

Une fois de plus, celui que je considère comme mon fils fait preuve d’un grand courage et d’une grande abnégation, et je suis aussi désespéré que son père quand Wo Fat accepte : 
« Marché conclu ! Jetez tous vos armes au sol et reculez : vous allez sortir devant nous et le premier qui bouge je colle une balle à votre cher Commandant… Ces dames vont rester ici en attendant… » Vite il ne faut pas rester là : Doris et Mary pourront attendre quelques minutes de plus et je fais signe à Chin de battre en retraite. Nous sortons discrètement par l’arrière pour retourner vers la rue : au bout de quelques instants, je vois sortir John et Danny, suivis de Wo Fat et de son homme de main, tous les deux braquant leurs armes sur la tête de Steve. Je boues de ne rien pouvoir faire en les voyant dans ma ligne de mire car si nous intervenons… Mais soudain, un coup de feu retentit et Wo Fat pousse un cri de douleur en se tenant l’épaule !! Malheureusement, Kono l’a manqué de peu et immédiatement, je fais feu sur l’autre homme qui s’écroule aussitôt avant de me figer comme les autres : ce salopard a aussitôt tiré sur Steve au moment où ce dernier se ruait sur lui ! Les deux hommes roulent au sol en luttant et je me retiens d’intervenir en voyant une trainée rouge sur le sol : impossible de faire feu sans risquer de blesser Steve ! Les autres sont restés tétanisés et nous les regardons, impuissants, lutter au corps à corps pour l’arme quand soudain, un nouveau coup de feu retentit et tout se fige… J’ai l’impression que mon cœur s’arrête un instant avant de me ruer vers eux, la peur au ventre. J’entends John crier le nom de son fils et stoppe net quand mon ami se jette sur les deux corps au sol… Et puis doucement, aidé par son père qui le tient dans ses bras en pleurant, Steve se redresse, sans un mot. Danny vient lui prêter main forte pour se lever, visiblement aussi chamboulé que moi, et je croise enfin son regard, un regard las mais soulagé : au sol, le corps de notre pire ennemi git sans vie. Tout est enfin fini… 


lyne358  (18.04.2015 à 10:02)

25
Epilogue

Le soleil se couche sur la petite plage et la bonne humeur règne sur le O’hana quand ils décident de surfer une dernière vague : Steve et Kono se défient du regard et s’élancent en courant, leurs planches sous le bras, suivis par Mary qui donne encore quelques conseils à Grace. Restés sur le sable, Chin et Danny finissent leur bière, l’Hawaiien expliquant au Haolé les subtilités du sport de glisse, et le blond proteste :
« Je crois que je préfère encore nager ! » Ils éclatent de rire et John, qui est resté un peu en retrait, sourit en regardant tout ce petit monde s’amuser :
« Aller le barbecue est presque prêt ! »
« Attendez monsieur McGarrett, je vais vous donner un coup de main ! »
« Danny combien de fois il faudra te dire de m’appeler John ? »
« En tout cas vous n’avez pas perdu la main pour préparer une marinade ! » Remarque Chin en venant lui aussi prêter main forte. Leurs amis regagnent leurs serviettes en les voyant mettre la table et le vieux flic relève la tête pour observer ses enfants : Danny explique à Chin comment il a réussi à calmer son ex-femme pour garder la garde de sa fille, Steve se chamaille avec Kono en prétendant avec mauvaise foi que c’est de sa faute à elle s’il est tombé de sa planche, et Mary explique encore à Grace comment améliorer sa position et son équilibre...
Pour lui qui est resté séquestré, isolé, prisonnier de Wo Fat pendant des années, ça fait tellement de bien de les voir tous partager de simples bons moments comme ça ! Bien sûr il lui faudra encore longtemps pour retrouver une vie normale, pour ne plus guetter le pas des gardiens dans son sommeil, pour ne plus sursauter au moindre bruit soudain… Il ne cesse de jeter des coups d'œil inquiets à son fils qui est sorti la veille de l'hôpital, suite à la blessure subie durant le combat au corps à corps contre son pire ennemi. Ce qui l'a conduit à passer beaucoup de temps avec l'équipe de Steve, et il est heureux de voir à quel point ils sont soudés. Ils ont tous tellement différents, et pourtant ils se ressemblent, ils ne veulent qu'une seule chose : protéger les autres quoiqu'ils leur en coute.
« Tout ça a dû tellement te manquer… » Remarque une voix dans son dos en le faisant sursauter et il reconnaît Joe White qui passe la porte fenêtre pour s’avancer dans le jardin : les deux hommes échangent une franche poignée de main et McGarrett acquiesce :
« J’ai presque l’impression que c’était hier la dernière fois qu’on a organisé un barbecue sur cette plage… Presque rien n’a changé ! »

1992 / Hawaii

Steve et Mary surfent, tandis que Doris met la table. Elle s'arrête pour les observer un instant lorsque le bruit d'une voiture se fait entendre. Elle s'adresse alors à ses enfants :
"C'est l'heure, il est temps de sortir de l'eau."
Le frère et la soeur obéissent et se chamaillent tandis qu'ils se sèchent. Au même moment John et Joe arrivent sur la plage, en pleine discussion. Le seal revient tout juste d'une longue mission, et son meilleur ami l'a invité à passer quelques jours à Hawaii. Doris les salue rapidement en se dirigeant vers l'intérieur, tandis que les deux adolescents vont à leur rencontre, leur planche de surf sous le bras :
"Salut Oncle Joe !"
Ils parlent pendant quelques minutes, avant de partir se doucher. Quelques minutes plus tard, un barbecue est allumé, et des rires peuvent se faire entendre. Ils se retrouvent tous autour de la table, discutant de tout et de rien; simplement heureux d'être ensemble. Lorsque la nourriture est prête à être servie, les deux amis se lèvent et se dirigent vers le barbecue. Joe observe alors la tablée et déclare :
"Tu as vraiment de la chance John".
Ce dernier relève la tête, observe à son tour sa famille, un sourire venant étier ses lèvres.
"Je sais, je sais..."


" Presque… » Approuve Joe. Les deux hommes passent sous silence la seule ombre au tableau, le malaise qu’a créé la situation autour de Doris, Doris qui a pris un avion pour Dieu seul sait où le lendemain de la mort de Wo Fat, laissant les deux hommes s’expliquer…
« Tu sais, je te suis reconnaissant d’avoir pris soin de lui… D’eux. Pendant tout de temps… » Murmure John sans rentrer dans les détails et Joe vient lui étreindre l’épaule avec émotion : il aurait compris que son vieil ami lui en veuille, qu’il ne comprenne pas, qu’il ne pardonne pas la place qu’il avait prise auprès des membres de la famille McGarrett… Mais les deux vieux frères d’arme ont passé l’éponge sur tout ce passé tumultueux pour reconstruire l’avenir ensemble et aider John à repartir sur de nouvelles bases : le vieux flic avait été dévasté en apprenant la vérité sur sa femme, sur ce qui la liait à Wo Fat et ce qui l’avait poussée à faire croire à sa mort… Et puis il avait compris que le plus important c’était d’aller de l’avant pour reconstruire quelque chose avec ses enfants…
« Ca sent trop bon ! C’est ta recette secrète de poulet mariné ?? » Mary s’approche d’un air gourmand et vient poser un baiser mouillé sur la joue de son père qui éclate de rire :
« Celle là je l’emporterai dans ma tombe ! Sèche toi vite avant d’attraper froid ! » Tandis que la jeune femme s’éloigne en courant, Joe murmure :
« Tu as taquiné la mort de très près, mon ami, mais tu n’as pas perdu le sens de l’humour… »
« Il ne manquerait plus que ça ! Rétorque John. Et j’ai bien fait de m’accrocher… » Il désigne les jeunes qui chahutent sur la plage : Danny et Kono essayent de défendre Grace contre Steve qui tente de la rouler dans le sable, et Mary et Chin les encouragent à grands cris… Tout ce petit monde se chamaille joyeusement et tire un sourire aux deux vieux briscards :
« Tu as raison, approuve Joe, ça en vaut la peine… »
Un peu plus lon, les autres finissaient de se sécher, et Steve observe les deux hommes près du barbecue : il est bien conscient qu’à cause de Doris ils ont tous frôlé la catastrophe, une fois de plus… Mais au lieu de générer de nouveaux conflits, la situation les a une fois de plus rapprochés, et aujourd’hui Joe et son père sont comme deux vieux frères… Steve sursaute comme Danny vient lui tapper sur l’épaule et lui tend une bière :
« Ca va vieux ? »
« Et toi ? T’es pas allé te mouiller ? »
« C’est bête j’ai oublié mon maillot ! Rigole le blond. Grace et mary sont allées se doucher, on va pouvoir manger… »
« Ouais… Steve jete un nouveau coup d’œil vers le barbecue où son père et Joe échangent une accolade. Ca va faire du bien de se retrouver tous en famille… »
« Ca fait quand même une drôle de famille ! » Remarque Chin qui les rejoint avec Kono : les quatre équipiers échangent des sourires entendus et Steve approuve d’un air serein :
« Ouais… On fait tous partie de la même famille… Du même O’hana ! »

THE END  


bellefond  (20.04.2015 à 21:42)

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