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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 24.08.2015 à 14h33
Auteur : mesange
Statut : Terminée
« Tout devait bien se passer mais voilà, le 5-0 n’en est pas moins en fâcheuse position. Vont-ils s’en sortir ? Sans séquelles ? J'écris seule et remercie Lyne pour tout. » mesange
Cette fanfic compte déjà 36 paragraphes
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« Elle a eu peur que tu lui parles » dit alors Kelly à la fin de son récit, en jetant un œil à Steve.
Kono acquiesça de la tête avant d’ajouter : « J’ai jamais pris parti pour Catherine et je n’espère qu’une seule chose : que ce bébé ne soit pas le tien, Steve. C’est la vérité. Je n’ai peut-être pas fait les bons choix mais j'ai jamais été « contre » vous. » Elle s’interrompit, luttant pour ne pas pleurer. « J’ai cru agir pour un mieux… »
« Pour un mieux ? » répéta Steve. « Kelly aurait pu quitter l’île ! Tu appelles ça pour un mieux ? »
« Jamais je l’aurais laissée partir, Kelly est mon amie aussi ! » s’écria-t-elle, indignée avant de s’adresser à celle-ci. « J’ai d’ailleurs essayé de t’en dissuader, je t’ai demandé d’attendre avant de prendre une décision. »
« C’est vrai » reconnut la jeune femme.
Steve se gratta le front du pouce et après un bref silence, Kelly soupira :
« On a tous agi en dépit du bon sens et on a tous quelque chose à se reprocher dans cette histoire… »
Kono regarda timidement son ami mais celui-ci gardait le silence, le visage toujours aussi fermé. Kelly s’avança alors vers lui et lui prit les mains :
« On est ensemble maintenant et cette décision, nous l’avons prise avant même de connaître toute la vérité. Si Kono n’avait pas menacé Catherine, ta sœur n’aurait pas pu t’apprendre la vérité et... »
« Oui mais nous n’aurions jamais rompu » la coupa Steve en regardant Kono.
« C’est vrai, on en a souffert, on a fait un peu n’importe quoi aussi… » Il la regarda, sachant très bien à quoi elle faisait allusion. « Mais ça nous a permis aussi de nous tester en quelque sorte et on en est ressortis plus unis que jamais. Si on laissait tout ça derrière nous maintenant ? »
« J’aimerais pouvoir... » répondit-il simplement et Kono baissa la tête.
Kelly, en voyant qu’il n’était pas encore tout à fait prêt à tourner la page, déclara alors : « Je pense qu’on a tous besoin d’un peu de temps pour digérer tout ça. »
La sonnette de la porte d’entrée retentit alors et en voyant que Steve et Kono se taisaient, elle finit par sortir de la chambre.
Avant d’emboîter le pas à son amie, Kono dit encore à son patron :
« J’espère que tu finiras par me comprendre et ne plus m’en vouloir… »
Comme il gardait le silence, elle soupira tristement et alla rejoindre les autres...
Billy, de son côté, ne pensait plus qu’à une seule chose : les résultats du test de paternité ! Mais l’infirmière lui avait appris qu’aucune demande n’avait encore été enregistrée et que sans le sang maternel, le test ne pourrait être réalisé. Il avait alors voulu contacter Catherine mais le ressentiment qu’il éprouvait à son encontre l’avait retenu. Steve aussi avait dû faire la même demande et ce n’était dès lors plus qu’une question de temps avant qu’elle ne doive se soumettre.
Il retira ses chaussures, s’étendit sur sa couchette et pensa à la jeune femme. Son attitude l’avait profondément blessé et il se demandait comment il réagirait si le test confirmait sa paternité. Il en était amoureux, c’est vrai, mais il était évident qu’elle était obsédée par Steve. Obsédée au point de leur cacher peut-être la vérité, à lui et à son ex-collègue si elle ne lui convenait pas ? Elle s’était indignée quand il lui avait posé la question mais elle ne l’avait pas convaincu pour autant. Finalement, c’était une bonne chose qu’elle se soit confiée à Kono car sans cela, ils n’auraient peut-être jamais su... Mais la jeune femme qu’il connaissait, qu’il aimait, n’aurait jamais fait ça ! Que lui arrivait-il ? Il se souvint alors de la première fois où elle lui avait avoué avoir des sentiments pour lui. Steve était en mission et lui, travaillait en étroite collaboration avec elle. Pour se détendre, il l’avait invitée, un soir, au restaurant. « En tout bien, tout honneur ? » lui avait-elle dit car elle avait remarqué qu’il en pinçait pour elle. Ils avaient passé une très agréable soirée à parler de tout et de rien en toute amitié. Au fil des mois, comme ils étaient très souvent appelés à travailler ensemble, ils avaient renouvelé l’expérience, une fois, deux fois, trois fois, chaque fois qu’ils en avaient l’occasion. Il ne s’était jamais rien passé entre eux, ils se contentaient de parler mais un soir, elle s’était mise à pleurer. Il l’avait regardée, surpris et elle lui avait alors avoué :
« Je crois que je suis en train de tomber amoureuse de toi et... et c’est mal. Je suis avec Steve... »
Il avait eu du mal à déglutir, ne s’attendant pas à cette confession. Il l’avait regardée : elle semblait si perdue, apeurée face aux sentiments qu’elle éprouvait. Il s’était levé et l’avait prise dans ses bras. Elle s’était laissé bercer et ils étaient restés ainsi un long moment, savourant ce moment. Quand elle s’était écartée, il avait tendrement essuyé ses larmes de son pouce. Elle lui avait souri et ils étaient rentrés à la base en silence, chacun regagnant ses propres quartiers et par la suite, ils n’y avaient plus fait la moindre allusion. Il n’avait pas voulu la brusquer mais plutôt lui laisser le temps de voir plus clair dans ses sentiments. Quelques temps plus tard, après s’être une nouvelle fois disputée avec Steve, elle avait frappé à sa porte et quand il lui avait ouvert, elle l’avait embrassé et... Le lendemain matin, elle avait tout avoué à Steve : elle avait rompu.
Et quand elle l’avait quitté, lui, elle s’était également montrée honnête : elle lui avait avoué toujours être amoureuse de Steve, de n’avoir jamais pu l’oublier vraiment et qu’il était un type trop bien que pour jouer avec ses sentiments. Elle ne voulait pas le faire souffrir et elle avait préféré mettre un terme à leur histoire, sans même avoir la certitude de retourner auprès de son ex.
Mais aujourd’hui, cette femme avait laissé place à une autre femme qui s’accrochait désespérément à un homme qui ne voulait plus d’elle comme... comme si sa vie en dépendait. Oui, c’était vraiment l’impression qu’il avait et la question qu’il se posait alors était de savoir comment elle en était arrivée là.
On frappa alors à sa porte : c’était la collègue de Catherine qui venait lui remettre un document qu’il attendait.
« Au fait, j’ai vu Catherine à Triplers. »
« Elle va bien ? » demanda-t-il en essayant de paraître aussi naturel que possible.
« J’en sais rien. Je l’ai vue entrer chez la psy, Jessy Lawson. Je n’ai même pas eu l’occasion de lui parler. »
Elle s’en alla, le laissant dubitatif : après tout, cette injonction n’était peut-être pas une mauvaise chose… Peut-être qu’elle ouvrirait les yeux sur sa relation stérile avec McGarrett et accepterait leur rupture. Reviendrait-elle ensuite vers lui ? D’autant plus si le bébé était le sien ? Arriveraient-ils alors à former une vraie famille avec leur enfant ou resterait-il toujours un lot de consolation ? Et ça, c’était la dernière chose qu’il souhaitait ! Bien qu’il rêvait d’être père, il prit soudain conscience que ce bébé arrivait trop tôt et que finalement, il espérait ne pas en être le géniteur...
32
A New York, le chauffeur personnel de Franck Salvo vint frapper à sa porte.
« La voiture est prête, Monsieur. »
« Nous arrivons » répondit le parrain du New Jersey.
« Franchement, Franck, pourquoi ne pas prendre ton jet privé ? » demanda une voix féminine derrière lui.
Il leva les yeux au ciel en se demandant si emmener sa femme avec lui était après tout une bonne idée. Tout avait été minutieusement organisé pour qu’il rejoigne Hawaii le plus discrètement possible, un jour plus tôt que prévu, mais ses goûts de luxe risquaient de poser problème. Il répondit, agacé :
« Depuis le temps, je pensais que t’avais compris que la discrétion est le maître mot dans ce milieu. »
« J’espère au moins que t’as réservé en première classe ! »
Jimmy Cannon, quant à lui, était déjà à bord de son jet privé : chaque année, à pareille époque, il rendait visite à son fils, ce qui n’étonnerait pas Peroni s’il venait à l’apprendre.
Alors que Danny survolait maintenant le continent, tout le monde s’était mis à table chez Steve.
« Waouah, elles arrachent » dit Chin en goûtant les crevettes Jambalaya. « J’aime la cuisine relevée mais là, Kame, t’y es pas allé de main morte ! »
« Ah zut, celui-là, c’était pour Joe » dit Kamekona qui échangea tout simplement les assiettes.
« Voilà » dit-il en hochant la tête, un sourire satisfait aux lèvres.
« Ca se fait pas ce que tu viens de faire là, tu sais ça ? » releva Steve.
« Quoi, c’est contagieux ce que vous avez... ? »
« Non mais…. »
« Alors, détends-toi, mon frère, tout va bien. »
Kelly regarda, un sourire aux lèvres, Steve lever les yeux au plafond. C’est alors que Laura rappela aux fiancés qu’elle attendait toujours qu’ils rafraîchissent les locaux de son association.
« Et moi qui pensais que c’était tombé à l’eau » dit ce dernier.
« Je te croyais plus intelligent que ça, fiston » railla Joe, ce qui firent rire les autres en voyant la moue de leur ami.
« A propos, Laura, vous ne m’avez jamais parlé de votre association » dit alors Kelly. Laura sentit le regard de Joe se poser sur elle.
« Parce qu’on n’en a jamais vraiment eu l’occasion jusqu’à présent et je n’ai aucune envie d'aborder ce sujet maintenant » ajouta-t-elle pour couper court au sujet.
« Ca a le mérite d’être clair » déclara Chin en hochant la tête, un sourire aux lèvres.
« C’est qu’il y a des moments plus appropriés que d’autres » répondit Laura en haussant les épaules. « Moi, ce qui m’intéresse, c’est de savoir quand tu comptes aller choisir ta robe de mariée... Si je suis toujours conviée bien sûr » ajouta-t-elle en faisant un clin d’œil à sa protégée.
« Evidemment ! Pour le jour, ça dépend plus de vous trois que de moi comme je suis en congés à partir de samedi » répondit la jeune femme en regardant Laura, Malia et Kono, comme Mary ne travaillait pas.
Chin remarqua à quel point sa cousine fut touchée de se voir toujours invitée à partager ce moment spécial et il lui fut reconnaissant de ne pas tenir rancune à Kono.
« Tu ne devais pas partir chez Caroline ? » demanda alors Steve.
« Si mais j’ai changé d’avis et je suis sûre qu’elle comprendra » répondit-elle en lui souriant et il passa un bras autour de ses épaules, heureux de ne pas la voir partir alors qu’ils venaient de se retrouver.
« Mon cousin vous fera un bon prix pour les costumes de location » dit alors Kamekona.
« T’avais déjà dit ça pour mon mariage mais au final... » déclara Chin.
« Il venait d’ouvrir, il fallait qu’il rentabilise son business, mec, mais là, ça roule pour lui et il vous fera un bon prix de groupe, parole de Kamekona. »
Tous sourirent mais quand Steve se leva et chancela, pris d’un nouveau vertige, ils le regardèrent inquiets.
« Ca va ? » demanda anxieusement Kelly en le soutenant légèrement tandis qu’il se rasseyait. « Tu ferais bien d’aller t’allonger » ajouta-t-elle, soucieuse.
« Kelly a raison. Tu es encore faible malgré tout et vous avez encore besoin de dormir » dit Malia. « Oui, toi aussi » ajouta-t-elle à l’intention de son mari.
« Et tu le sais très bien » dit alors Joe à Steve en le voyant soupirer.
« Je fais rien d’extraordinaire » rétorqua son protégé, agacé par ses moments de faiblesse.
« De toute évidence, c’est encore de trop » répliqua Joe d’une voix ferme.
« On va vous laisser » dit alors Laura et après avoir embrassé tout le monde, elle et Kamekona s’en allèrent.
Kelly monta rejoindre son fiancé qu’elle trouva allongé sur le lit, une main sur les yeux.
« Ca va mieux ? » demanda-t-elle en venant s’asseoir près de lui et en lui caressant les cheveux.
« Je supporte pas d’être dans cet état. »
« Sois un peu patient. Pense au chemin que t’as fait depuis hier... »
« Je préfère penser au chemin qu’ON a fait depuis hier. »
« Si tu veux, oui » répondit-elle en lui souriant. « Je vais aller aider les autres à ranger et je reviens. »
« Fais vite » répondit-il en la regardant sortir de la chambre mais l’attente ne fut pas longue comme Mary et Kono les avaient renvoyées, elle et Malia, auprès de leur compagnon.
« Allez, tourne-toi » dit-elle alors en revenant près de lui.
« Quoi ? »
« Tourne-toi » répéta-t-elle et elle le regarda s’exécuter, intrigué. Il la regarda aller dans la salle de bain et revenir un flacon à la main. Elle s’assit à ses côtés et commença à le masser.
« Mmmm » l’entendit-elle murmurer et quand elle s’arrêta, sourit en l’entendant se plaindre : « Déjà ? » Il se retourna alors en s’étirant de bien-être : « Mmmm, c’était divin. »
Elle se pencha pour l’embrasser mais quand leur baiser se fit plus exigeant, elle le repoussa gentiment : « Ce serait pas raisonnable. »
Elle le vit soupirer, à nouveau agacé mais elle tint bon, malgré l’envie qu’elle éprouvait elle aussi et alla prendre une douche. Quand elle sortit de la salle de bain, elle vit qu’il s’était endormi. Elle s’allongea à ses côtés et admira le profil parfait de l’homme qu’elle aimait. Elle sourit, heureuse de partager à nouveau sa vie mais elle ne serait véritablement tranquille que lorsqu’elle aurait passé ce test sous hypnose : Catherine ne serait alors plus une menace pour elle. Elle avait beau se raisonner et se dire qu’elle ne se reconnaissait pas du tout dans le profil que lui avait décrit Malia, elle ne pouvait s’empêcher de redouter cet examen. Elle se souvenait encore trop bien des allégations de Carter quant au caractère subjectif des psychiatres qui posaient un diagnostic. Heureusement, Spencer avait pu déjouer sa tactique mais... Elle soupira en se demandant aussi ce que ferait Catherine si le bébé n’était pas de Steve. Chercherait-elle encore à les séparer ? Elle pensa alors à Andrew : avec les derniers événements, elle l’avait complètement oublié. Était-il reparti ? Elle l’espérait, n’ayant aucune envie de le revoir mais il était revenu chez elle et semblait bien déterminé à avoir une mise au point avec elle, ce qu’elle avait du mal à concevoir étant donné son attitude après le drame. Elle ne tarda toutefois pas à trouver le sommeil, elle aussi, épuisée par les mauvaises nuits qu’elle venait de passer depuis leur rupture...
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Quelques heures plus tard, Danny arrivait enfin à New York où il commençait seulement à faire jour. Une fois hors de l’aéroport, il héla un taxi et donna l’adresse du New York University Hospital. Il se cala dans le fond du siège. Lui, qui aimait tant ces grandes artères, ce brouhaha constant, ces grands immeubles, c’est à peine s’il les voyait, plongé dans ses pensées. Il alluma le portable que Reynolds lui avait fourni avec une carte prépayée et sourit en voyant le message laissé par Steve :
« J’aurais jamais cru dire ça mais ne plus t’entendre râler me manque déjà. Fais gaffe à toi, mon frère. »
Il enregistra le nouveau numéro de son ami qui, lui aussi, utilisait maintenant un portable à carte prépayée et ajusta sa perruque avant de descendre du taxi, une fois devant l’hôpital. Il suivit les consignes que Tim lui avait données et arrivait au service des grands brûlés quand il aperçut son ami debout devant un distributeur de boissons.
« Pour moi, ce sera un café au lait sucré » dit-il alors.
Tim tourna la tête et dut le regarder à deux fois avant de le reconnaître.
« Chutt » souffla Danny. « Je t’expliquerai. »
Ils emportèrent leur gobelet avec eux et entrèrent dans la chambre d’Inès qui était toujours plongée dans un coma artificiel.
« T’as pas changé » s’exclama Danny, heureux de revoir son ami.
« Toi par contre... » répondit celui-ci et Danny retira sa perruque et ses lunettes et ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre.
« Comment va Tamara ? Et les enfants ? »
« Tamara va bien et les gamins, ben, ça reste des gamins. Et ta fille ? Quel âge a-t-elle maintenant ? »
« Elle aura onze ans samedi. »
« Déjà ? La dernière fois que je l’ai vue, elle devait avoir cinq-six ans. Elle se plaît bien à Hawaii ? »
« Mieux que son père. »
« Ca, c’est pas difficile, t’as toujours détesté l’eau. Tu peux me dire à quoi rime cet accoutrement ? »
Danny lui raconta alors toute l’affaire depuis le début et ce, dans les moindres détails. Tim l’écoutait attentivement et siffla, une fois qu’il eut terminé son récit.
« Je comprends mieux pourquoi ils sont si nerveux. C’est un fameux coup de filet si vous réussissez. »
« Tu es dans leur collimateur aussi maintenant et si j’avais su en te demandant ton aide que ça t’entraînerait dans… »
« Ricky et moi étions aux antipodes l’un de l’autre mais on aurait fait n’importe quoi l’un pour l’autre et je suis content que tu m’aies appelé » répondit Tim.
« On formait une sacrée équipe tous les trois » soupira tristement Danny.
« Je l’entends encore me charrier parce que je voulais pas sortir avec vous pour pouvoir étudier ce foutu code qui rentrait pas ! »
« Ca a été une soirée mémorable, mon crâne s’en souvient encore » grimaça Danny.
« Elles l’étaient toutes avec lui ! Quand je pense qu’on a dû recommencer l’examen parce que les copies avaient disparu. »
Danny le regarda et Tim comprit : « Ne me dis pas que... »
« Si. Flanigan avait l’habitude de déposer sa mallette sur son bureau avant d’aller prendre un café au distributeur et Ricky... Mais comme t’étais furieux, on t’a rien dit. »
« Et comment que j'l’étais ! J’avais passé toute la soirée et toute la nuit à ingurgiter cette maudite matière et voilà qu’il remettait ça ! »
« Vois le bon côté des choses, t’as dû avoir un A+ au lieu d’un A » le taquina Danny.
Ils se turent, à nouveau graves, et se tournèrent vers Inès.
« Que disent les médecins ? » demanda Danny en regardant la jeune femme couverte de bandages.
« Ils ne se prononcent pas encore » répondit sombrement Tim. « Je savais que quelque chose clochait, qu’elle ne me disait pas tout mais… »
« T’as rien à te reprocher, Tim. »
« Qu’est-ce qu’elle pouvait savoir qui lui vaut d’être dans cet état ? » demanda-t-il en regardant son ami.
Tim se mit alors lui à raconter tout ce qu’il avait appris de son côté.
« La fille ne nous apprendra rien qu’on ne sache déjà. C’est Salvo qui est derrière tout ça » commenta Danny.
« Et c’est Inès qui détient la clé de toute cette histoire » ajouta Tim. « Ou détenait car les médecins ont retrouvé dans son organisme du thiopental. »
« Un sérum de vérité... »
Tim acquiesça.
« Si on pouvait la sortir de ce coma pour qu’elle puisse parler... » soupira Danny en se passant une main dans les cheveux.
« C’est pas pour tout de suite... »
« Tu crois qu’elle... qu’elle aurait pu garder une trace de... ? »
« Si c’est le cas, c’est parti en fumée. »
« Ca vaudrait quand même le coup d’aller voir, tu crois pas ? »
« J’aime pas beaucoup l’idée de la laisser seule » dit Tim, hésitant.
« File-moi l’adresse et je vais jeter un oeil. »
« T’es sensé être mort et plus longtemps, ils en seront persuadés et mieux ce sera. Reste ici, je vais y aller moi-même. »
« Ah non, pas question ! J’ai besoin de me dégourdir les jambes et puis avec cet accoutrement, même toi, t’as eu du mal à me reconnaître. »
« Ok mais pas comme ça alors » rétorqua son ami en le regardant des pieds à la tête.
« Quoi ? C’est quoi ce regard ? »
« Déshabille-toi. Je reviens. »
« Quoi ? Ici ? »
« Elle est dans le coma, elle va pas en sortir comme ça uniquement pour admirer tes jolies gambettes. »
« Une infirmière pourrait rentrer... »
« Elles sont plutôt jolies ici » rétorqua Tim, un sourire aux lèvres.
Danny souffla en le regardant sortir. Tim revint dix minutes plus tard avec un uniforme de la police new-yorkaise.
« Tiens » et il ressortit en prenant les vêtements de son ami.
« Faire huit mille kilomètres pour tomber sur le clone de McGarrett, je suis maudit » marmonna-t-il entre ses dents.
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Quand il sortit de la chambre, il vit un nouveau policier en faction devant la porte d’Inès et reconnut à l’accueil un autre agent qui portait maintenant ses vêtements. Il enfonça bien sa casquette sur la tête et avant de quitter l’hôpital, mit les lunettes de soleil que lui avaient remises Tim. Ils ne repérèrent rien d’anormal, aucune voiture suspecte et se rendirent au domicile de la jeune femme.
« T’as eu beaucoup de chance » dit Danny en regardant autour de lui. Ils passèrent sous les banderoles laissées par la police et commencèrent à fureter dans les décombres.
« On perd notre temps » dit alors Danny. « Qu’est-ce que tu veux encore retrouver dans ce tas de cendres ? » C’est alors qu’il vit quelque chose briller. Il s’approcha, se baissa et découvrit une clé. « On dirait la clé d’un coffre » dit-il en regardant Tim.
« Ou d’une boîte aux lettres. Je sais qu’elle faisait parvenir son courrier par boîte restante et je sais où. »
Ils fouinèrent encore un peu dans ce qui restait de la maison avant de se rendre à l’endroit où Inès relevait son courrier. Tim repéra la boîte. Il l’ouvrit et jeta un œil aux différents courriers.
Il montra une lettre provenant d’un cabinet notarial à Danny.
« Tu penses à ce que je pense ? »
« A part Inès, je vois pas trop à qui d’autres il aurait pu léguer ses biens. »
« Il n’y a qu’une seule façon de le savoir » dit Danny en pointant la lettre du menton.
« C’est confidentiel, Danny. »
« La lettre a été déposée chez un voisin qui l’a ouverte par inadvertance et... »
« C’est ainsi que vous fonctionnez à Hawaii ? Jouir de l’immunité doit être pratique…»
« Avec McGarrett, ça vaut mieux. »
« Il est si terrible que ça ? »
« Tu peux même pas imaginer ! Premier jour et je me fais déjà tirer dessus ! »
Tim sourit.
« Non mais sérieux, ce type n’a pas son pareil pour s’attirer des ennuis. »
« Il a de la chance de t’avoir à ses côtés alors. »
« On peut voir les choses comme ça, ouais. Bon, tu l’ouvres ? »
Tim soupira mais s’exécuta :
« Ricky avait fait un testament avant de mourir dans lequel il lègue tous ses biens à Inès mais vu les charges qui pèsent contre lui, la succession est suspendue jusqu’à nouvel ordre » Il tourna la page et siffla en voyant le relevé de ses avoirs : « Regarde, il possède un duplex à SoHo. »
« Ca vaudrait le coup d’aller jeter un œil. »
« Ouais mais y a pas d’adresse renseignée et je doute qu’ils nous disent quoi que ce soit, on n’est même pas de la famille. »
« Il nous faut un mandat. »
« Je me suis mis en congés, cette enquête n’a rien d’officiel et... »
« J’ai peut-être la solution » dit alors Danny en sortant son portable : « Et merde, j’ai pas son numéro ! »
« De qui tu parles ? »
« Il fait encore nuit à Hawaii mais tant pis. »
Il composa un numéro et ce n’est qu’à la troisième sonnerie qu’on lui répondit :
« Danny ? Qu’est-ce qui se passe ? Tu vas bien ? » demanda Steve anxieusement.
« Désolé de t’appeler à cette heure-ci mais j’aurais besoin d’un mandat et j’ai pas le numéro de Laura sur ce fichu téléphone. »
Il entendit alors Kelly demander à Steve : « Il va bien ? »
« Oui » lui répondit le seal.
« Kelly est avec toi ? J’en déduis donc que… »
« Oui, nous sommes à nouveau ensemble. »
« Génial, mon pote. Enfin, une bonne nouvelle, ça change ! Et toi, ça va ? »
« Je vais bientôt pouvoir courir le marathon » et il entendit Kelly répliquer :
« Ouais c’est ça et moi, je vais grimper l’Everest ! », ce qui fit sourire Danny qui éleva un peu la voix pour que son amie l’entende : « Je compte sur toi pour qu’il en fasse pas trop en mon absence. »
« Reviens-nous vite, j’suis pas sûre de faire le poids. »
« T’as le numéro ? » s’impatienta Steve en regardant sa fiancée pianoter sur son portable.
« T’entends ? » lui demanda-t-il comme Kelly le lui donnait.
« Oui, c’est bon. »
« T’as une piste ? » demanda alors Steve.
« Inès est toujours dans le coma mais on vient de découvrir que Ricky avait un duplex et peut-être qu’on trouvera quelque chose là-bas. »
« D’où le mandat... » conclut Steve.
« Rien de nouveau de votre côté ? »
« Non et aucune nouvelle de Reynolds non plus. »
« OK, on se tient au courant. »
Ils raccrochèrent et Danny appela Laura :
« C’est moi » dit-il simplement en guise de présentation. Laura reconnut tout de suite sa voix mais se garda de prononcer son prénom et Danny lui expliqua la raison de son appel.
« Vous vous rendez compte de ce que vous me demandez ? Vous croyez qu’il suffit que je passe un coup de fil et... » Elle ne termina pas sa phrase et soupira un « Je vais voir ce que je peux faire… »
« Merci. »
Une heure plus tard, ils purent se présenter au cabinet du notaire, un mandat en mains et à dix heures trente-cinq, ils se tenaient devant la porte du duplex…
35
De leur côté, Steve et Kelly étaient bien réveillés maintenant.
« Pourquoi Danny demande-t-il un mandat de perquisition à Laura pour fouiller la maison de Ricky ? C’est pas sa juridiction » demanda alors Kelly en se redressant sur son coude pour le regarder.
Elle vit qu’il était mal à l’aise, ce qui l’intrigua et comme il gardait le silence, elle poursuivit :
« En tout cas, il faut que ce soit déjà assez conséquent pour qu’elle puisse faire jouer ses relations dans un autre état. Vous avez appris quelque chose de nouveau sur lui ? Il aurait quelque chose à voir avec votre enquête actuelle ? »
Steve soupira : il avait tendance à oublier que Kelly était une avocate et raisonnait comme telle.
« Donc, Ricky n’était pas seulement à la solde de Carter, c’est ça ? Ou alors… »
Il se tourna vers elle en entendant sa voix changer.
« Ou alors, c’est pas fini avec Carter et c’est pour ça que Laura… »
Il la vit blêmir et la rassura tout de suite : « Non, ça n’a rien à voir avec Carter mais qu’est-ce que tu vas t’imaginer ! »
« T’es sûr ? Tu me mentirais pas, n’est-ce pas ? »
« Tu crois que je te laisserais circuler seule si je pensais que t’étais à nouveau en danger ? »
« Mais vous avez trouvé quelque chose qui concerne Ricky…» insista-t-elle.
« On t’a jamais dit que la curiosité est un vilain défaut ? »
« On m’a surtout appris que c’était une qualité chez les avocats. »
« Tu devais être excellente alors » la taquina-t-il.
« Tu diras rien, c’est ça ? »
« Tu sais très bien que je peux rien dire. »
« Tu sais que les avocats sont tenus aussi par le secret professionnel… » répondit-elle, malicieuse.
« Bien essayé mais tu n’es plus avocate. »
Il sourit en la voyant faire la moue et l’attira dans ses bras :
« Allez, viens là. »
Elle ne se fit pas prier et alla se blottir tout contre lui tout en soupirant mais elle garda le silence. Il l’embrassa sur le front et bien vite, il perçut sa respiration devenir régulière. Lui, par contre, eut plus de mal à retrouver le sommeil. Il se demandait ce que trouverait Danny chez Ricky, Ricky qu’il n’avait jamais pu sentir et malgré les révélations de Reynolds, il restait convaincu qu’il jouait un double-jeu. Comment pouvait-il déjà avoir abandonné Kelly dans cette grotte avec une seule bonbonne d’air alors qu’il n’était même pas sûr de pouvoir venir la rechercher à temps ? Et comment avait-il pu mettre son ex en danger alors que travailler sous couverture impliquait énormément de précautions d’autant plus quand on infiltrait un parrain de la mafia ? Kelly avait failli mourir et Inès était dans un état critique... Et pour la énième fois, il se demanda comment Danny avait bien pu être aussi lié avec cet homme, ça le dépassait...
« Alan Roberts » lut Danny sur la petite plaque à côté de la sonnette et c’est armes en mains qu’ils ouvrirent doucement la porte. Après avoir vérifié qu’il n’y avait personne, ils refermèrent derrière eux et commencèrent à fouiller dans les affaires de leur ami.
« J’ai pas l’impression que quelqu’un soit passé avant nous » remarqua Tim.
« Le frigo est vide » dit Danny qui ouvrit, les unes après les autres, toutes les armoires de la cuisine avant d’aller fouiner dans la chambre. Il alla rejoindre un peu plus tard son ami dans le salon.
« Pourquoi acheter un appartement et le mettre à un autre nom, probablement fictif ? »
« Il tenait peut-être à garder cet endroit secret. »
« Alors pourquoi on trouve rien ? Il a quand même pas pu se débarrasser de tout ! »
Danny soupira en se passant une main nerveuse dans les cheveux.
« Si on savait quoi chercher... » répondit Tim. « On est peut-être passé à côté sans s’en apercevoir ? »
Et ils fouillèrent à nouveau soigneusement le duplex. Tim tomba sur un paquet de photos.
« Regarde, une photo de nous trois au sommet de l’Empire State Building. »
« Il fallait qu’il fasse encore l’acrobate » sourit Danny.
Ils regardèrent encore quelques photos quand l’attention de Danny fut attirée par un des hommes qui se trouvaient aux côtés de Ricky.
« T’en fais une tête » dit alors Tim en l’observant...
« Lui » montra Danny du doigt. « C’est Rick Peterson ! »
« Le flic ripou que t’as envoyé en taule ? »
« Oui… »
« Regarde, il y a une date inscrite derrière. »
Danny retourna la photo et lut la date à haute voix.
« J’ignorais qu’il était sorti de prison. Il avait pris dix ans et… Il a donc purgé sa peine. »
« Ricky le connaissait aussi ? »
« Non… Pas à ce que je sache du moins. »
« De toute évidence, ils ont fait connaissance. »
« Tu crois que Peterson travaillerait pour… » commença Danny.
« Salvo ? Ce serait pas impossible. »
Il prit son portable en soupirant et fit défiler ses contacts jusqu’à Reynolds :
« Reynolds ? Rick Peterson, ça vous dit quelque chose ? » demanda-t-il aussitôt, ne prenant même pas la peine de se présenter.
« C’est un des hommes de main de Salvo. »
« Vous saviez qu’il avait purgé une peine de dix ans à Rikers Island et que c’était moi qui l’y avais envoyé ? »
« Peterson était un nom parmi d’autres et on sait tous que Salvo ne s’entoure pas d’enfants de chœur. »
« Vous êtes en train de me dire que vous n’avez pas fait de recherches sur ses hommes de main ? »
« Sans plus. Nous, c’est après le gros gibier qu’on court. »
« Que vous a dit Moreno à son sujet ? »
« Rien. »
« Il vous a pas parlé de moi ? Il vous a pas dit que... »
« Je vous l’ai dit, il a cité son nom mais c’était pas le seul et c’est pas ça qui nous intéressait. »
Danny soupira tandis que Reynolds demandait : « Vous avez appris du nouveau ? »
« Non » et il raccrocha. Il leva les yeux vers Tim et lui demanda : « Tu savais pour Peterson, Ricky aussi et il m’a pourtant rien dit... »
Tim soupira : « Il avait peut-être peur de faire sauter sa couverture. Peterson aurait pu penser que... »
Danny le regarda, dubitatif, et lâcha : « J’en sais rien, je... »
Tim composa alors un numéro sur son portable.
« Tony, c’est Tim. J’aimerais que tu me rendes un petit service…. Non, c’est personnel… Rick Peterson. Il a purgé une peine de dix ans à Rikers Island et est de nouveau dans la nature. Tu peux me retrouver sa trace ?… Oui, ici, à New York…. Autre chose, je t’envois une photo. Tu peux faire une reconnaissance faciale de tous ces types ?....... Oui, à charge de revanche....... Merci, vieux. »
« Il a juré qu’il se vengerait et... »
Tim mit une main compatissante sur l’épaule de son ami : « Pour l’instant, il ignore que t’es en vie. On a donc une longueur d’avance sur lui. Tony va me rappeler. En attendant, j’avais commencé à visionner les films des caméras surveillance de la rue d’Inès. C’est peut-être Peterson ou un de ces hommes qui est allé l’interroger. Ca vaut le coup d’aller voir ça de plus près en attendant des nouvelles, non ? »
Et alors qu’ils allaient quitter l’appartement, deux hommes armés surgirent en pointant leur arme sur eux, les prenant par surprise :
« Jetez votre arme et mains en l’air » dit alors l’un d’eux et pour montrer qu’il ne plaisantait pas, tira sur Tim...
36
A Hawaii, tout était paisible à l’intérieur de la maison de la plage. Kono s’était réveillée la première et était allée s’asseoir sur une des chaises au bord de l’océan, une tasse de café en main. La veille, elle avait essayé, en vain, de joindre Charlie avant de se rappeler qu’il participait à un congrès à Lanai, raison de son silence. C’est seulement vers une heure du matin qu’il lui avait répondu en envoyant un message et ils avaient passé plus d’une heure à s’envoyer texto sur texto. Elle n’avait évidemment pu lui parler de la situation actuelle mais ces échanges lui avaient fait énormément de bien et il lui avait promis de passer la voir chez Steve. Elle entendit alors à l’étage l’alarme d’un réveil et rentra pour préparer du café. Mary fut la première à la rejoindre.
« J’entends l’eau couler à l’étage, ils vont pas tarder à descendre » dit-elle et comme Kono s’occupait de faire du café pour tout le monde cette fois, elle dressa la table :
« On se contentera bien d’un toast grillé ou de céréales, non ? »
Chin et Malia vinrent les rejoindre, suivis de près par les jeunes fiancés.
Alors qu’ils terminaient leur petit-déjeuner, le téléphone de ce dernier se mit à sonner.
« C’est pas vrai, elle va jamais te lâcher » s’exclama Mary en voyant qui appelait son frère.
Steve fit la moue : il n’avait aucune envie de lui parler mais en même temps, il voulait savoir quand il pourrait connaître les résultats. Il ne décrocha pas mais la rappela via son nouveau portable tout en quittant la cuisine sous les regards mal à l’aise de ses amis et anxieux de Kelly qui demanda alors :
« Malia, tu connais un psychiatre qui pratique l’hypnose ? »
« Tu comptes toujours passer ce test ? » demanda Chin.
« J’ai pas vraiment le choix si je veux mettre un terme définitif aux allégations de Catherine et le plus tôt serait le mieux. »
« Il y a le Docteur Leung qui est très bien et qui a beaucoup d’expérience dans ce domaine. Je vais voir avec lui si je peux t’obtenir rapidement un rendez-vous. »
« Steve m’a promis de m’accompagner mais vu les conditions actuelles… »
« Je sais qu’il se déplace à domicile aussi. Je lui parlerai tout à l’heure et je te dirai quoi. »
« Merci » répondit Kelly en s’efforçant de sourire. Elle jeta un regard dans la pièce d’à côté mais Steve avait dû monter car elle n’entendait plus sa voix. Elle s’excusa et alla le rejoindre. La porte de la chambre étant fermée, elle frappa et comme il ne répondait pas, elle entra. Il était assis sur le lit, la tête entre les mains. En l’entendant, il releva la tête et lui sourit tristement.
« Elle sait pour nous ? » demanda alors Kelly d’une voix anxieuse.
« Non. »
Elle s’assit à ses côtés et attendit qu’il parle :
« Elle n’a pas l’intention d’aller faire une prise de sang pour le test. »
« Quoi ? » demanda Kelly, stupéfaite.
« Elle est persuadée que ce bébé est le nôtre........ Est-ce qu’elle peut refuser alors que j’en ai fait la demande ? » demanda-t-il après un bref silence.
« Oui tant que l’enfant n’est pas né ou alors, tu dois intenter une procédure judiciaire. »
Steve soupira : « J’ai essayé de la raisonner mais impossible, elle veut rien entendre. »
« Elle espère donc encore… »
Il acquiesça de la tête.
« J’ai demandé à Malia de prendre un rendez-vous pour moi pour passer le test et le plus tôt sera le mieux, je pense. »
Il soupira : « J’aurais aimé t’épargner tout ça. »
« Je sais mais c’est comme ça » et elle mit sa main sur sa cuisse. « Moi qui pensais qu’une fois le procès terminé, je pourrais laisser tout ça derrière moi, je me trompais lourdement. »
Devant son sourire triste, il serra sa main dans la sienne. C’est alors qu’elle lui parla de la visite d’Andrew.
« C’est fou, c’est à peine s’il était présent après « l’incident » comme il disait et voilà qu’il réapparaît après toutes ces années pour qu’on s’explique. Quand je pense que si je n’avais pas réagi aussi stupidement l’autre soir, il serait sûrement reparti à l’heure qu’il est. »
« Comment ça ? »
Il la vit se mordre la lèvre inférieure avant de lui avouer s’être emportée quand il lui avait dit n’avoir jamais su l’oublier.
« C’est aussi ce que Carter m’avait dit et... »
Elle n’eut pas besoin de poursuivre, il avait compris.
« Il a dû se demander ce qu’il lui arrivait » dit-il, un léger sourire aux lèvres, en se souvenant de sa réaction quand il lui avait dit qu’elle était à lui.
Elle le regarda, contrite : « Pas très rationnelle comme réaction... »
« Oui mais ça peut se comprendre » et il l’attira à lui en l’embrassant sur le front.
« Je suppose qu’il faudra que je lui parle même si j’en ai aucune envie... Et toi, tu comptes faire quoi avec Catherine ? »
« J’en sais rien. Je me dis que Billy aussi aimerait savoir s’il est le père ou pas. Peut-être qu’elle l’écoutera, lui... »
Elle vit alors l’heure et se leva précipitamment.
« Moi qui voulais être tôt pour annoncer la bonne nouvelle à Grace, là, si je pars pas tout de suite, je serai carrément en retard ! »
Elle l’embrassa sur la bouche et lui dit avant de quitter la chambre : « On en reparle ce soir et si jamais j’apprends que tu t’es pas reposé, tu vas m’entendre ! »
Il la regarda sortir de la chambre, l’entendit crier au revoir aux autres et alors qu’il descendait rejoindre ses amis, elle l’embrassa à nouveau avant de quitter la maison. Elle regarda l’heure et appuya sur l’accélérateur pour rattraper un peu son retard mais elle le regretta quand elle se fit interpeller par un véhicule de police. Elle s’arrêta sur le bas-côté de la route et attendit, contrite, que le policier vienne la trouver.
« Vous semblez pressée » dit celui-ci. « Je peux voir vos papiers. »
Elle lui tendit son permis de conduire tout en répondant :
« Je suis vraiment désolée... »
En lisant son nom, il sourit :
« C’est votre jour de chance, Mademoiselle Grainger. J’ai une dette envers le Commandant McGarrett. Je fermerai les yeux cette fois. »
« C’est très gentil, merci » répondit-elle en lui souriant.
« Mais la prochaine fois... »
« Je partirai plus tôt de la maison, promis » dit-elle en regardant l’heure tourner.
« Vous savez que votre stop arrière ne fonctionne pas ? »
« Euh non, je l’ignorais » répondit-elle. « Mais je le ferai vérifier... »
« Ouvrez votre coffre, je vais voir si je peux vous aider » proposa-t-il alors gentiment et après quelques minutes, lui dit : « C’était juste un fil qui était déconnecté. Venez voir, je vais vous montrer quoi faire si ça se reproduisait » et elle n’osa pas refuser, pestant toutefois intérieurement en voyant l’heure tourner...
Fin du chapitre VII