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Un nouveau départ VIII

Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 04.01.2016 à 14h07
Auteur : mesange 
Statut : Terminée

« Une importante alliance est sur le point de se conclure à Oahu entre différents parrains de la Côte Est et le 5-0 est toujours à la recherche d’indices...  » mesange 

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1

 

Après le départ de Kelly pour l’école, Mary, en voyant la tête que tirait son frère, s'exclama :  

« T’en fais une tête. C’est Catherine qui fait encore des siennes, c’est ça ? »

 Il mit alors sa sœur et ses amis au courant de la décision de celle-ci.

 « J’arrive pas à le croire ! » s’exclama Mary. « Est-ce que ça lui arrive de penser aux autres ou elle a toujours été comme ça ? »

 « Elle a besoin d’aide » dit Chin. « Son comportement est tout sauf rationnel. »

 « Elle est suivie maintenant. Il faut sûrement un peu de temps avant de voir une amélioration » avança Kono.

 « Laura pourra sûrement te conseiller » dit sa sœur.

 « Kelly dit que je ne peux rien exiger avant la naissance du bébé ou alors, je dois l’attaquer en justice. »

 « Et au vu de tout ce qu’elle a fait jusqu’à présent, la provoquer ne serait pas très judicieux » renchérit Chin.

 « Je sais » répondit Steve en soupirant. « Kelly veut passer ce test le plus tôt possible. J’espérais seulement ne pas devoir en arriver là. »

 « Tu crois vraiment que c’est nécessaire ? » demanda Mary.

 « Même Laura le lui conseille. »

 « Pffff » souffla sa sœur avant de s’adresser à Kono : « Tu pourrais peut-être essayer de la raisonner, toi ? »

 « J’aimerais pouvoir mais elle ne m’écoute pas » répondit tristement cette dernière.

 « Bon, allez, on a perdu assez de temps comme ça » dit alors Steve en frappant dans les mains. « Reynolds et Kendall ont plusieurs longueurs d’avance sur nous... »

 « Que comptes-tu faire ? » demanda Chin, perplexe.

 « En apprendre un peu plus sur nos ennemis. Je veux tout savoir sur Salvo, Cannon et ce Peroni. »

 « J’ai cru que tu voulais reprendre du service » dit alors Kono mais Steve l’ignora et alluma son ordinateur portable.

 « Je m’occupe de Salvo, Chin de Cannon et toi, de Peroni. »

 « N’oubliez pas que rien ne vaut le repos et que même si vous vous sentez bien, vous risquez vite de le payer » les avertit toutefois Malia.

 « T’en fais pas » lui dit Mary. « Je veille au grain. »

 La jeune femme lui sourit et embrassa son mari avant de partir travailler, elle aussi.

 

 

 A New York, Danny, en voyant Tim porter la main à son bras et grimacer de douleur, s'écria :

 « Non mais ça va pas ? » 

 « T’es dur de la feuille ou quoi ? » répéta un grand Black et comme ils pointaient leur arme sur eux, Danny s’exécuta, tout comme Tim qui se relevait et ils se retrouvèrent rapidement ligotés sur une chaise, les mains dans le dos.

 « Qui êtes-vous ? » demanda Danny.

 « C’est moi qui pose les questions ici » répondit le plus petit des deux avec un accent italien.

 « On est flics » dit alors Tim.

 « Non, sans blagues ? » s’exclama le plus grand.

 « Matheson et Williams, les deux potes de Moreno… »  dit l’autre en vérifiant leur identité.

 « Vous connaissez Ricky ? » demanda Danny.

 « T’es vraiment dur de la feuille, tu sais, toi ? » et il lui balança son poing en plein visage. « Peut-être que ça t’aidera à te souvenir de qui pose les questions ici. »

 « Je vais t’en poser une toute simple et t’as droit qu’à une seule réponse : « Qui vous a parlé de cet endroit ? » demanda l’Italien.

 Les deux policiers gardèrent le silence.

 « Je vais te reposer la question calmement. Comment vous avez eu l’adresse de cet appartement ? »

 Comme ils ne disaient toujours rien, le grand Black regarda son compère qui posa une autre question :

 « Qu’est-ce que vous faites ici ? »

 « ….. »

 Le grand Black le cogna à nouveau sous le regard meurtrier de Tim qui ne pouvait rien faire.

 « Ca fait mal ? »

 Et il lui balança deux coups de poing en plein estomac cette fois. Danny se plia en deux sous la douleur avant de se redresser tant bien que mal mais le Black recommença.

 « Tu peux taper… tant que tu veux... je m’en tamponne » dit Danny d’une voix saccadée, le visage en sang.

 « C’est un dur, ce mec-là, il sait encaisser » dit le Black en regardant son compère. « OK, gros dur. On va voir si ton copain a autant de cran » dit-il en lui pointant le canon de son arme sur la tempe.

 « Si tu me racontes tout ce que je veux savoir, ça évitera que je te bousille ta grande gueule. »

 Tim lui cracha à la figure et le Black le frappa de son arme avant de le cogner à plusieurs reprises.

 « Hey ! Tu te prends pour un dur, enfoiré » cria Danny en voyant son ami à terre, la chaise s’étant renversée sous la violence des coups.

 « Ecoutez, c’est nul. Ca pourrait se passer autrement en y mettant du vôtre. Allez, qui est-ce qui vous a parlé de cette planque ? » reprit le Rital.

 « On a vu une annonce et… » répondit Danny.

 « T’aimes bien avoir mal, toi, on dirait » et le Black lui balança à nouveau son poing à la figure.

 « Pourquoi c’est important pour vous de le savoir ? » demanda Tim.

 « Ca, c’est pas votre problème, mec » répondit le Noir.

 L’Italien s’avança alors : « Je vous laisse une dernière chance d’arrêter de jouer aux petits malins avec moi et de me dire ce que je veux savoir. Comment vous avez eu l’adresse de cette planque ? »

 « Hey, tu voudrais pas desserer les liens, juste un peu ? » demanda Danny.

 L’Italien fit alors signe au Black de le suivre dans la pièce d’à côté, laissant seuls les deux amis.

 « Ca va ? » demanda Danny à Tim.

 « Ouais… J’ai connu pire » dit-il en essayant de sourire.

 « C’est rassurant... »

 « Et toi ? »

 « Je pensais jamais dire ça un jour mais t’es pire que McGarrett » et il se mit à rire nerveusement avant d'ajouter : « Bon, on se sort comment de ce pétrin ? »

 Mais les deux truands revenaient et ils virent alors que le Noir tenait à la main un chalumeau de cuisine...

 


mesange  (04.01.2016 à 14:18)

2

 

« J’ai été sympa avec ton équipier. Par contre, quand j’en aurai fini avec toi, tu vas me supplier de t’achever » dit alors le Rital à Danny. « Alors, un conseil, fais gaffe à ce que tu vas répondre parce qu’à partir de maintenant, je plaisante plus. Qui d’autre sait pour cette planque ? »

« A part nous, la totalité de la police de New York » répondit Tim à la place de son ami.

L’homme sourit et fit signe au Black d’approcher mais on frappa alors à la porte.

Les deux truands se regardèrent.

« Police, ouvrez ! »

Danny profita de l’effet de surprise pour se redresser brusquement avec la chaise et se rua sur le grand Black qui lâcha son arme que Tim, qui s’était également redressé, envoya valser plus loin. Le Rital, quant à lui, avait déjà pris la poudre d’escampette, imité bien vite par son compère alors que la porte d’entrée s’ouvrait à toute volée.

« A l’arrière » leur dit Danny.

Un des policiers se dirigea aussitôt vers les chambres tandis que l’autre, tout en braquant son arme sur Danny et Tim, leur demandait leur identité.

« Agent Matheson de la cellule anti-terroriste et lieutenant Williams de l’Unité Spéciale du Gouverneur d’Hawaii. Détachez-nous bon sang ! »

« Je dois d’abord vérifier… »

Sur ces entrefaites, l’autre policier revint bredouille tandis que l’officier du NYPD appelait une ambulance.

« C’est inutile » dirent en chœur les deux amis.

« Vous êtes salement amochés… »

« Oh ça, c’est rien du tout » répondit Danny.

« On en a vu d’autres. Vous pouvez appeler la scientifique ? » demanda alors Tim.

« Comment vous avez su ? » demanda Danny.

« Vous pouvez remercier le voisin. Il a vu deux hommes pas nets s’introduire ici et il nous a appelés… »

 

 

A Hawaii, Steve et les cousins s’étaient mis au boulot mais ils furent interrompus, peu après, par la sonnerie du portable de Steve :

« Hey, Danny. Alors, t’as trouvé quelque chose ? »

« Deux-trois trucs » répondit celui-ci mais au son de sa voix, Steve s’alarma :

« Danny, ça va ? » Et il le mit sur haut-parleur.

« Ouais » répondit celui-ci en grimaçant tandis qu’une infirmière finissait de poser quelques points de suture sur son arcade sourcilière.

« T’es où ? » demanda Steve en entendant une voix féminine dire : « Voilà, j’ai fini. »

« A l’hôpital, attends une minute…  »

Steve, Chin et Kono se regardèrent, inquiets.

« Tu vas me dire ce qui se passe, bon sang ? » s’énerva le seal.

« Voilà… » et il leur raconta les derniers événements.

« Vous avez eu beaucoup de chance » dit Chin, la mine grave.

« Comment va ton ami ? » demanda Kono.

« Ca va, la balle n’a pas touché de gros vaisseaux. On s’occupe de lui en ce moment. »

« C’est tout ce qu’ils voulaient savoir : comment vous aviez eu cette adresse ? » demanda Steve, surpris.

« Ouais. »

« Une idée de qui sont ces hommes ? » demanda Chin. 

« Des hommes de Salvo, je suppose. On va dresser leur portrait robot et voir si on peut les identifier. Je vous les enverrai ensuite. »

« T’as dit que Reynolds savait pour Peterson et il t’a rien dit ! L’enfoiré... » jura Steve. « Tu vas à sa recherche, je suppose ? »

« Oui, dès que j’apprends où il crèche. En attendant, on va terminer de visionner les vidéos surveillance du quartier d’Inès mais pour l’instant, ça n’a rien donné. »

« Et Inès ? »

« Toujours plongée dans le coma mais le médecin parle de l’en sortir tout doucement. »

« C’est plutôt bon signe » dit Kono.

« On va faire des recherches sur ce Peterson et si on apprend quelque chose... » dit alors Chin.

« OK, on se tient au courant. »

« Danny, sois prudent, j’aime vraiment pas ça » dit Steve, anxieux. « Ils savent que t’es vivant maintenant et… »

« Je sais » répondit Danny. « Mais s’ils deviennent nerveux, c’est qu’on n’est pas loin de trouver quelque chose. »

Steve se gratta le front du pouce, pas rassuré du tout par la tournure que prenaient les événements à New York.

« Ecoute, je monte dans le premier avion et… » dit-il soudainement sous les regards étonnés des deux cousins.

« Je sais que tu t’inquiètes mais c’est à Hawaii que tout va se jouer et c’est là qu’est ta place. Jameson apprécierait pas que ce soit le FBI qui nous vole la vedette et puis, t’as pas encore récupéré à cent pour cent. »

Chin et Kono regardèrent leur ami qui finit par lâcher :

« OK mais si jamais t’as besoin d’aide ou… » avant de proposer vivement : «  J’peux t’envoyer Joe… »

« Et pourquoi pas ton ancienne unité de seals tant que t’y es ? » rétorqua Danny, touché par l’inquiétude de son ami qui fit la moue en l’entendant, avant de soupirer :

« OK, on se tient au courant régulièrement » dit-il en insistant sur ce dernier mot.

« Promis » répondit Danny et il raccrocha.

« Voyons qui est ce Peterson » soupira alors Steve.

Chin pianota sur son clavier et Steve appela Reynolds pour le mettre au courant et surtout l’avertir que Lisa était en danger...

 

 

Finalement, Catherine était rentrée assez satisfaite de sa visite chez la psy. Le fait de se remémorer sa rencontre avec Steve et leur relation lui avait fait énormément de bien et plus que jamais, elle savait qu’il était l’homme de sa vie. Elle se rendait toutefois bien compte que leur couple avait été malmené, ce qui l'avait amené à rompre mais avec l’aide de la psy, elle comprendrait ce qui avait causé ces turbulences et pourrait dès lors y remédier. Personne ne pouvait effacer aussi facilement quinze ans de vie commune, non personne...

Elle l’avait donc appelé. Bien sûr, il lui avait aussitôt parlé du test et si au départ, elle était prête à le faire, elle avait changé d’avis durant la nuit. Il l’avait très mal pris mais elle s’en fichait : ce bébé était le sien et elle n’avait pas besoin d’un test de paternité pour le savoir. Elle savait également que tant que le bébé ne serait pas né, il ne pourrait pas l’y contraindre. Elle avait donc quelques mois devant elle pour éloigner cette garce de lui et le ramener à elle.

« Il est temps que ton papa comprenne qui elle est vraiment. »

Elle sourit tout en caressant son ventre.

« On dit que l’amour rend aveugle et c’est sûr que dans son cas... mais quand il ouvrira les yeux, je serai là. Il sera forcément touché par tout ce que j’aurai fait pour lui et ce ne sera plus qu’une question de temps avant qu’on ne se remette ensemble... »

Elle prit alors son téléphone et c’est décidée qu’elle composa le numéro qu’elle avait trouvé sur internet.

« Merci beaucoup de me recevoir aussi vite. Je serai là à 15H45 précises » et elle raccrocha...


mesange  (06.01.2016 à 09:37)

3

 

Kelly montait les marches de l’école quand la sonnerie annonçant le début des cours retentit et c'est toute essoufflée qu’elle arriva dans le couloir menant à sa classe. Elle s’excusa auprès de son collègue qui patientait devant la porte en l’attendant.

« C’est pas dans tes habitudes d’arriver en retard et je dois dire que je commençais à m’inquiéter » dit celui-ci.

« Je suis vraiment désolée, j’aurais dû te prévenir mais je suis partie de chez moi tout juste et il a fallu que je me fasse interpeller par la police pour excès de vitesse et un feu arrière qui n’allait plus mais bon, il a été sympa. »

Eric sourit et elle entra dans sa classe en demandant le silence. Chacun regagna sa place pendant qu’elle demandait à Laila de relever le formulaire signé pour l’excursion du lendemain.

« J’ai corrigé votre contrôle sur les échelles et j’ai été sidérée en voyant vos résultats. Quel méli-mélo dans les unités de mesure ! Je vais vous rendre votre feuille et nous allons refaire ce test ensemble. »

« Monsieur Oldfield n’en faisait pas d’aussi difficile » se plaignit Jimmy.

« Vous m’avez dit très bien connaître cette matière et si ma mémoire est bonne, c’est pas toi qui as ajouté que c’était « fastoche » ? »

« Oui mais vous avez mélangé les pommes et les poires » dit alors Keanu.

Kelly dut sourire en l’entendant : « C’est dommage de l’avoir remarqué et de ne pas en avoir tenu compte pour tes calculs. En fait, vous avez compris le système des échelles mais peu d’entre vous ont pensé à convertir les mesures renseignées dans la même unité et ceux qui l’ont fait ont tout de même fait des erreurs. On vous a pourtant appris à vous servir de tableaux de conversion mais c’est vrai que ça demande un effort supplémentaire… » ajouta-t-elle, bienveillante, en regardant les garçons.

« On peut pas le recommencer ? Mon père va me tuer en voyant ma note » la supplia Nahele.

« Je ferai un nouveau test à la rentrée et je ferai la moyenne des deux notes. »

« On peut faire signer les deux contrôles en même temps alors ? » demanda à son tour Kevin.

« Entendu mais vous me rendrez votre test après sa correction » répondit leur institutrice avant de demander à Grace de reprendre le premier problème et de venir le résoudre au tableau.

Kelly la regarda écrire mais arrivée à la réponse finale, celle-ci se trompa.

« Tu peux dessiner un tableau de conversion à côté et t’en servir pour vérifier » lui dit son institutrice. Grace effaça ensuite un zéro à sa réponse et regarda Kelly pour voir si c’était juste. C’est alors qu’elle remarqua la bague à sa main et elle la regarda d’un air interrogateur. Kelly hocha alors légèrement la tête, un grand sourire aux lèvres et au sourire que lui rendit sa nièce, elle sut qu’elle avait compris.

« Tu vois maintenant d’où vient ton erreur ? » demanda-t-elle en revenant au problème.

« Oui, Mademoiselle. »

« Beaucoup ont commis la même mais quelques-uns n’ont même pas pensé à convertir les unités au départ. Heureusement que je ne vous ai pas demandé de dessiner ensuite le plan sur une feuille A4, je n’ose imaginer les astuces que vous n’auriez sûrement pas manqué de trouver » ajouta-t-elle en riant avant de demander à Jimmy de venir résoudre le deuxième problème.

Et tandis que le gamin montait sur l’estrade, Kelly fit un clin d’œil à Grace qui avait retrouvé son joli sourire après ces quelques jours où elle n’affichait qu’une triste mine…

 

 

Une heure plus tard, Tim vint rejoindre son ami dans la chambre d’Inès qu’il trouva en train de visionner les vidéos.

« Alors ? » demanda Danny.

« Une éraflure » répondit Tim en lui faisant un clin d’œil. « T’as trouvé quelque chose ? »

« Non mais… » commença Danny, mal à l’aise.

« Qu’est-ce qu’il y a ? Une mauvaise nouvelle ? » demanda Tim, intrigué par l’attitude de son ami.

« Je t’ai demandé ton aide mais j’ignorais dans quoi ça allait nous entraîner… » commença-t-il.

« On a choisi d’être flic. »

« Tim, t’as failli te faire tuer tout à l’heure et tu as une femme et deux gamins et la dernière chose que je voudrais, c’est qu’il t’arrive malheur. J’ai tué Ricky, je supporterais pas de… »

« T’as une fille, toi...  » répondit Tim.

« Oui mais c’est différent, le 5-0 est sur cette enquête tandis que toi... »

« Ricky était mon ami aussi... »

« Parlons-en de lui ! Qu’est-ce qu’on sait vraiment à son sujet ? Est-ce qu’il cherchait vraiment à se repentir ? »

« T’en doutes ? » demanda Tim, surpris.

Danny se passa une main dans les cheveux.

« Je sais plus quoi penser à vrai dire. J’ai du mal à croire qu’il ait pu dire à son ex quelque chose qui la mette en danger. Je déteste Rachel, je la supporte plus, mais je voudrais pas qu’il lui arrive quelque chose. T’as vu dans quel état elle est ? » poursuivit Danny en montrant Inès, allongée sur le lit.

« J’arrête pas de me poser la même question. On a peut-être tendance à le voir comme quand nous étions encore à l’académie mais le fait est qu’il a changé et que même s’il avait fini par retrouver toute sa raison, ce n’était plus le même homme... »

« Il fréquentait Peterson et ne m’a même pas mis au courant sans parler de l’antidote qu’on n’aurait pu ne pas trouver à temps... » 

« Reynolds a quand même dit que si l’un d’entre vous devait mourir, Ricky préférait que ce soit lui... »

« Mais les faits sont là ! T’aurais pu y rester aussi dans l’explosion si t’étais arrivé une minute plus tôt. »

Tim le regarda en silence.

« Est-ce qu’il mérite que tu risques ta vie pour lui ? » demanda alors Danny en regardant son ami.


mesange  (08.01.2016 à 16:51)

4

 

« Ca, nous ne le saurons qu’en allant jusqu’au bout de cette histoire » répondit Tim.

Danny l’observa et ce dernier ajouta : « J’ai répondu présent quand tu m’as appelé, c’est pas pour te laisser tomber maintenant alors que plus que jamais, t’as besoin d’aide. Bon, alors, on s’y remet ? »

Danny sourit, reconnaissant, et regarda, en silence, son ami prendre place à côté de lui pour visionner les vidéos. Une demi-heure s’était écoulée quand Tim lui montra soudain l’écran :

« Regarde bien cette voiture. Je me souviens l’avoir aperçue quand je suis allé la voir la première fois. »

« Ca t’a pas alerté ? »

« Non... Je pense pas avoir vu quelqu’un à l’intérieur non plus mais la voilà encore et ici, on voit Inès rentrer chez elle et regarde qui passe dans la rue ensuite... »

« La même voiture... » répondit Danny en regardant son ami. « Tu peux  zoomer sur la plaque ? »

Mais ils ne purent déchiffrer que les trois derniers chiffres, le reste restant très flou.

Danny prit en photo la plaque et l'envoya à Kono en lui demandant de la transmettre à Charlie et voir ce qu’il pourrait en tirer.

« Mais d’après ce que j’ai pu déjà visionner, ils sont jamais sortis du véhicule. »

« Ils la surveillaient... »

« Dans un premier temps... Avant de passer à l’acte. »

« Et au vu de ce qui s’est passé, c’est qu’elle sait effectivement des choses compromettantes » déclara Danny en se tournant vers la jeune femme qui reposait paisiblement sur le lit. Il ne put s’empêcher de penser à Kelly : Ricky aussi éprouvait des sentiments pour elle et pourtant, il avait risqué sa vie à elle aussi...

« Pourquoi ? » lâcha-t-il sans se rendre compte qu'il avait parlé à voix haute.

« Pourquoi quoi ? » demanda Tim, étonné.

Danny lui rappela où il avait emmené Kelly sans être sûr de pouvoir venir la rechercher à temps.

« Qu’a-t-elle dit ? »

« Qu’il allait revenir, qu’elle ne devait pas paniquer et que s’il ne pouvait pas venir lui-même, Steve était en route sauf que Steve n’était même pas au courant et que si Reynolds ne s’était pas manifesté, on ne l’aurait jamais retrouvée à temps. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu. Tu vas me dire qu’il aurait pu ne rien demander à Reynolds et alors... »

Tim soupira : « Ecoute, on peut se torturer des heures et des heures à essayer de comprendre mais on a plus urgent. Si on pouvait déjà savoir qui s’est présenté chez Inès pour lui poser des questions, on pourrait avancer. »

« T’as rien remarqué le jour de l’explosion ? »

« Non, c’est pour ça que je suis remonté bien avant. Je voulais découvrir qui s’était rendu chez elle mais jusqu’à cette voiture, je n’avais rien vu de bien intéressant. »

« Y a plus qu’à continuer alors... » soupira Danny. C’est alors qu’on frappa à la porte de la chambre : un homme venait dresser les portraits –robot des agresseurs des deux policiers.

 

 

A Hawaii, Steve et Kono prenaient connaissance de ce que Chin avait trouvé sur Rick Peterson. Ils visionnèrent ensuite une courte vidéo dans laquelle Danny témoignait à la barre. C’est à ce moment que Kono reçut le message de Danny et le lut à voix haute. Elle appela ensuite Charlie en vidéoconférence et lui transféra la photo.

« Je vous tiens au courant. »

« Charlie, c’est urgent » lui dit Steve.

« Comme toujours, Commandant » répondit leur ami en souriant.

« Je parie que la plaque nous mènera tout droit aux hommes de Salvo et ça, on le savait déjà » commenta Chin.

« On a vraiment besoin d’Inès... » lâcha Kono en regardant les deux hommes.

C’est alors que le portable de Steve sonna et il fronça les sourcils en voyant son interlocuteur.

« McGarrett » répondit-il séchement.

« Commandant, Salvo et Cannon doivent rencontrer Tweeny demain soir dans la suite nuptiale du Hilton » lui apprit aussitôt Reynolds. « Nous mettons en place un système de surveillance pour être prêts à intervenir… »

« Nous serons là aussi » le coupa Steve.

« C’est que… »

« Pas question de nous garder à l’écart ! »

« C’est que nous ne sommes pas sûrs d’intervenir. »

«  Comment ça ? » demanda le seal, surpris.

« Vous savez que nous voulons Peroni aussi… »

« Il sera là ? »

« On n’en sait rien et c’est bien ça qui me gêne » répondit Reynolds. « Peroni est un vieux renard et s’il a eu vent des projets de Salvo et Cannon, il ne se laissera pas mettre sur la touche aussi facilement, ça, je vous le garantis. »

« Mais de là à venir à Hawaii... » émit Chin.

« Tout ce qu’on sait par Moreno, c’est que Salvo et Cannon s’en méfiaient énormément. Ricky devait nous en apprendre plus mais depuis sa mort et maintenant que Lisa est hors jeu... »

« Donc, la suite des opérations ne dépend que de ce que Danny pourra trouver à New York ? »

« Il devient effectivement urgent de savoir ce que Moreno avait pu découvrir. Vous avez des nouvelles de Williams ? »

« C’est gentil de prendre de ses nouvelles » dit Steve, narquois.

Ils entendirent soupirer Reynolds :

« Peterson est juste un homme de main de Salvo, rien de plus et nous, c’est le gros gibier qu’on veut. »

« Ouais mais en attendant, votre silence nous a fait perdre un temps précieux sans parler du fait que j’apprécie pas du tout qu’on joue avec la vie de mes hommes » rétorqua le seal sèchement.

« Vous deviez savoir qu’à un moment ou un autre, Peterson croiserait la route de Danny » renchérit Chin.

« Pas forcément. Peterson file droit depuis sa libération. Oui, il gravite autour de Salvo et il travaille sûrement pour lui mais jusqu’à présent, on n’a rien trouvé qui... »

« Moreno le fréquentait... » le coupa Steve.

« Peterson ne l’inquiétait pas et s’il travaille effectivement pour Salvo, il ne doit pas être bien haut dans l’échelle... »

Steve soupira avant de trancher :

« On peut pas prendre le risque de voir Salvo et Cannon nous échapper d’autant plus qu’ils auront conclu un marché avec les Samoans. Si d’ici demain soir, nous n’avons pas de nouvelles informations concernant une implication éventuelle de Peroni, nous nous contenterons de ces deux-là. »

« Je suis d’accord » lâcha Reynolds, à leur plus grande surprise. Il leur expliqua alors en détails comment ils comptaient appréhender les deux parrains avant de conclure :

« Si j’ai du nouveau, je vous préviens et bien sûr, ça va dans les deux sens. »

« Je n’ai qu’une parole, moi » répliqua Steve.

Après avoir raccroché, les cousins regardèrent leur chef, attendant ses commentaires.


mesange  (11.01.2016 à 14:44)

5

 

« Résumons » dit Steve. « Demain soir, Franck Salvo et de toute évidence, Jimmy Cannon, viendront vérifier en personne si Tweeny peut gérer leurs casinos clandestins et si tel est le cas, une alliance sera conclue. »

« Jusqu’à quand ? » demanda Chin. « Puisqu’on sait que Salvo n’aime pas s’entourer… »

« Pour l’instant, il a pas le choix s’il veut rivaliser avec un parrain de l’envergure de Peroni, il a besoin d’alliés et à mon avis, Oahu n’est qu’une étape pour étendre son pouvoir mais nous l’arrêterons avant. »

« Tu es d’accord avec ce que le FBI compte mettre en place ? » demanda Kono.

« Chin, je veux les plans du Hilton » ordonna leur chef. « Kono, il nous faut toutes les vidéos surveillance de l’aéroport, la liste des passagers en provenance de New York et d’Atlantic City, les jets privés qui ont atterri sur notre sol. On doit savoir qui est à Hawaii. »

« Je me demande bien ce que Moreno a pu découvrir. Peut-être qu’il en était au même point que nous maintenant, allez savoir... » dit Chin. 

« Je l’ignore mais si Peroni se mêle aux festivités, on risque un véritable bain de sang et on sera au milieu. »

Ils se regardèrent tous les trois et le portable de Steve se mit à sonner :

« Danny ? » dit aussitôt Steve d’une voix anxieuse qui n’échappa pas à son ami.

« Relax, tout va bien » répondit le blond en souriant. « Je t’envois les portraits de nos deux lascars. »

« Je les entre dans le système » dit alors Chin et après quelques minutes, deux fiches sortirent :

« Giuseppe Alberighi et Vincent Siaka » lut tout haut Chin. « Des petites frappes : agressions, vols à mains armées et trois ans de taule pour le premier et cinq ans pour le second à Rikers Island. »

« Rikers Island ? C’est là que Peterson purgeait sa peine » releva Danny.

« On peut donc en déduire que ce sont des hommes de main de Salvo » émit Tim.

« Et où crèchent ces charmants messieurs ? » demanda Danny.

Chin leur donna deux adresses.

« Faites gaffe » leur dit Steve et le regard qu’il échangea avec les deux cousins en disait long sur son inquiétude.

 

 

A bord de son yacht, au large des côtes hawaiiennes, il fumait tranquillement un Havane quand son majordome vint lui porter son portable.

« Oui ? » dit-il simplement et tout en écoutant son interlocuteur, il hochait de temps à autre la tête.

« Vous savez ce qu’il vous reste à faire... »

Il raccrocha et aspira une nouvelle bouffée de son cigare...

 

 

Pendant ce temps, Billy sortait du bureau de son supérieur : une nouvelle mission lui avait été confiée et il partait pour le Moyen-Orient dans une heure. Il retournait dans ses quartiers se préparer quand il tomba nez à nez avec Catherine qui se rendait à la consultation du Docteur Lawson. Ils se regardèrent, mal à l’aise, et il lui apprit qu’il partait dans moins d’une heure.

« Tu sais quand on connaîtra les résultats du test ? » commença-t-il.

« Je n’ai pas l’intention de le faire » lui apprit-elle alors en le défiant du regard.

« QUOI ? » s’exclama-t-il. « Comment ça, tu n’as pas l’int… ? »

« Ce bébé est celui de Steve… » le coupa-t-elle d’une voix assurée.

Billy la regarda, stupéfait, avant de réagir :

« Ca, c’est ce que tu veux croire mais il m’en faudra plus que ça pour que… »

« Rien ne m’oblige à faire ce test » le coupa à nouveau la jeune femme.

« Tu me fais marcher, c’est ça ? Tu as le résultat ? » demanda-t-il, suspicieux.

« Ecoute, je suis vraiment désolée mais tu dois oublier toute cette histoire… »

Il la prit alors par le bras et l’entraîna un peu plus loin à l’abri des regards indiscrets.

« DESOLEE ? Tu es désolée ? » persiffla-t-il en la foudroyant du regard. « Je VEUX savoir si je suis ou non le père de ce bébé. Je te rappelle que tu l’as pas fait toute seule et que t’es pas la seule à décider. »

« C’est le bébé de Steve et plus vite tu l’accepteras… »

Il la regarda, incrédule.

« Est-ce que tu te rends compte de ce que tu dis ? »

Il la vit soupirer.

« Une femme enceinte sent ces choses-là, appelle ça comme tu veux mais c’est ainsi. Tu n’es pas son père, Billy. »

« Comment peux-tu me regarder dans les yeux et lâcher de telles inepties ? Qu’est-ce qui t’arrive, Catherine ? Je ne te reconnais plus... »

« Une fois que le bébé sera né, tu verras que j’avais raison... »

« Et tu crois que je vais attendre sa naissance pour savoir ? Je pars en mission dans moins d’une heure et je refuse de vivre en me posant sans cesse la question. Tu peux comprendre ça quand même ? »

« Je te l’ai dit, oublie ce bébé, ce n’est pas le tien. »

« Tu peux pas savoir à quel point je souhaite que t’aies raison mais ton sixième sens ne me suffit pas et il suffira pas non plus à Steve. »

« Il n’aura pas le choix… »

« Pourquoi tu fais ça, Catherine ? Comment peux-tu nous faire ça ? On a le droit de savoir... »

« Je vais être en retard à mon rendez-vous. Sois prudent surtout. » Elle voulut s’en aller mais il la retint par le bras.

« Commandant Harrington » l’appela alors le sergent Morrison, un peu mal à l’aise.

« J’arrive » répondit Billy d’une voix cassante mais avant de s’en aller, il regarda Catherine :

« Je suis pris par le temps mais dès mon retour, j’ai bien l’intention de faire valoir mes droits. J’espère que je ne devrai pas en arriver là mais je veux savoir ce qu’il en est et si pour ça, je dois prendre un avocat, je le ferai. »

Ils s’affrontèrent du regard et il la laissa s’en aller. Il la vit entrer dans le cabinet du Docteur Lawson. Il chercha alors un numéro de téléphone...

 

 


mesange  (13.01.2016 à 14:44)

6

 

Billy composa ensuite le numéro de téléphone qu’il avait trouvé et après quelques sonneries, une voix féminine lui répondit et lui passa la procureur.

« Laura Prescott »  se présenta la magistrate.

Il se présenta et entra directement dans le vif du sujet et finit par conclure :

« Il est évident qu’elle a besoin d’aide. Ce n’est plus de l’amour mais de l’obsession. Elle est dans un déni complet. »

Il entendit Laura soupirer :

« Je ne peux malheureusement intervenir dans la thérapie que suit le lieutenant Rollins. Mon rôle se limite maintenant à m’assurer de sa compliance aux séances. J’ai toutefois abordé le problème avec le Docteur Lawson qui est consciente de ses difficultés à lâcher prise. »

« On ne peut rien faire alors ? »

« Juste espérer que la thérapie qu’elle suit porte rapidement ses fruits et ce, pour le bien de tous. »

Ce fut au tour de Billy de soupirer tandis que Laura poursuivait :

« Je partage entièrement votre inquiétude mais je ne peux rien faire de plus. Maintenant, si une plainte est déposée à son encontre, ça change tout. »

« Je ne veux pas en arriver là... »

« Personne ne le souhaite, croyez-moi... »

Quand Billy raccrocha, Laura se laissa aller dans le fond de son siège, dubitative...

 

 

Pendant ce temps, Danny et Tim se rendaient à la première adresse, celle du grand Black. Une demi-heure plus tard, ils s’arrêtèrent devant un vieil immeuble miteux dans un quartier du Bronx sous les regards peu amènes de quelques paumés qui traînaient dans la rue. Ils grimpèrent deux volées d’escaliers avant de se diriger vers l’appartement de Siaka. Arme en mains, Danny frappa deux coups secs et la porte, visiblement pas bien fermée, s’ouvrit lentement. Tim regarda prudemment à l’intérieur tandis que Danny poussait la porte d'un grand coup de pied. Ils découvrirent alors le Black à terre, les yeux ouverts, un garrot au bras droit et tout à côté de lui, une seringue usagée, un filtre, un réchaud et un petit sachet de poudre blanche ouvert. Tim prit le pouls mais le Black était mort. Les deux hommes se regardèrent et tandis que Tim appelait le NYPD, Danny examinait le corps.

« C’est la seule trace de piqûre que je vois » dit-il alors en se tournant vers son ami.

« Quelque chose me dit que l’autre ne sera pas plus bavard... »

 

 

Joe passa voir Laura à son bureau. Il attendit quelques minutes dans le couloir avant qu’elle ne vienne le trouver.

« Joe, quelle bonne surprise » s’exclama-t-elle avant de demander en voyant ce qu’il portait à la main : « C’est le déjeuner ? »

« Loco Moko » dit-il en présentant le sac à son amie qui l’invita à la suivre jusqu’à son bureau.

« Et tu as même pris une bouteille de vin » sourit-elle en vidant le sac.

« Un Zinfandel rouge et pas n’importe lequel… »

« Je vois ça » sourit-elle en regardant l’étiquette de la bouteille.

Une fois installés, elle lui demanda :

« Alors, que me vaut le plaisir de ta visite surprise ? »

« Dois-je avoir une raison pour venir te voir ? » demanda-t-il, un léger sourire aux lèvres.

« Les rares fois où tu es venu me trouver, c’était toujours pour une raison spécifique. Alors, c’est quoi cette fois ? »

Il sourit et lui confia ce qui l’amenait.

« Billy m’a appris que Catherine refusait de faire le test de paternité. »

Laura hocha la tête en signe d’acquiescement.

« Tu le savais ? »

« Il m’a appelée » lui révéla alors celle-ci. « Il m’a demandé si je pouvais faire quelque chose. »

« Et ? »

« Je ne peux rien faire à moins qu’il ne porte plainte et il ne veut pas en arriver là. » 

« Steve est au courant ? »

« Je l’ignore mais je suppose bien qu’il voudra savoir au plus vite s’il est ou non le père de cet enfant. »

« Il n’a pas plus de droits que Billy, si ? »

« Non. »

« Je doute qu’il veuille porter plainte » soupira Joe. « D’autant plus maintenant que sa possible paternité n’est plus un obstacle entre lui et Kelly… »

Laura l’observa et après un bref silence, lui demanda : « Qu’est-ce qu’il y a, Joe ? »

« Donc, elle peut refuser de faire le test jusqu’à la naissance du bébé ? » insista celui-ci en ignorant la question. « Et il n’y a aucun moyen de l’y contraindre ? Comment est-ce possible ? »

« Pourquoi est-ce que ça t’embête à ce point ? »

Joe la regarda, la mine sombre et finit par lâcher :

« Je m’inquiète pour Billy. Il est reparti en mission et au briefing, j’ai bien vu qu’il avait la tête ailleurs et j’aime pas ça. Il a besoin d’être au top pour remplir cette mission et Catherine baigne là-dedans, elle sait combien c’est important de… »

« Catherine est obsédée par Steve, elle est totalement déconnectée de la réalité. »

« Il est peut-être temps que quelqu’un lui ouvre les yeux et qu’elle revienne sur terre ! »

« La psy qui la suit est au courant de la situation et travaille en ce sens…  

« On sait tous qu’une thérapie prend du temps ! »

« Je comprends que tu t’inquiètes pour un de tes hommes… »

Il soupira et Laura posa une main amicale sur son épaule. Joe lui confia alors:

« Quand Catherine a rompu avec Steve, il est reparti en mission, la tête ailleurs lui aussi… »

Laura fronça les sourcils et Joe lui raconta son intervention pour ramener vivant celui qu’il considérait comme son fils…

 


mesange  (15.01.2016 à 09:15)

7

 

A New York, Danny et Tim arrivaient à la deuxième adresse : celle de l’Italien qui squattait un immeuble dans Brooklyn, immeuble un peu plus cossu, possédant même un ascenseur rudimentaire. Tim pénétra à l’intérieur mais en voyant son ami hésiter, lui demanda :

« Tu viens ou quoi ? »

« T’as vu l’état dans lequel il est » répondit Danny, mal à l’aise. « Je préfère encore me taper les cinq étages à pied. »

« Danny, c’est qu’un ascenseur. »

« Ouais, ben justement. »

« T’es toujours claustro ? Ca s’est pas arrangé depuis ? » et en voyant la grimace de son ami, soupira : « OK, on se retrouve là-haut. »

Tim sortait de l’ascenseur quand il vit leur homme en train de fermer la porte derrière lui mais celui-ci l’avait reconnu aussi et alors que Tim criait :

« Mains en l’air » en braquant son arme sur lui, ce dernier ouvrit une autre porte et s’engouffra à l’intérieur, Tim sur ses talons. Une fois lui aussi dans la cage d’escaliers, il avertit son ami. Le truand brisa alors une fenêtre et attrapa l’échelle de secours extérieure. Danny en fit de même, suivi de près par Tim. L’Italien, pour gagner du temps, sauta les derniers mètres qui restaient et roula à terre avant de se relever prestement et courir. Danny n’osa pas sauter trop vite, redoutant de réveiller une vieille blessure au genou et Tim, gêné par son ami, continua à descendre les échelons derrière lui. Une fois à terre, ils se mirent aussitôt à la poursuite de leur homme et arrivés au coin de rue, ils le virent monter à bord d’une voiture qui stationnait tout près. Mais alors qu’ils s’en approchaient, celle-ci explosa et les deux policiers se protégèrent le visage de leurs bras.

« On aurait dû commencer par lui... » commenta Danny en regardant la voiture brûler.

Tim appela les pompiers et la scientifique...

 

 

Peu après quatorze heures, Charlie arriva chez Steve. Kono, en le voyant entrer, alla aussitôt l’accueillir mais il venait à peine d’entrer que Steve demandait déjà :

« T’as du nouveau pour nous ? »

« Voici tout ce que j’ai pu obtenir de la plaque » dit-il en tendant une photo à Steve. « Si on devine que la première lettre est un F, les deux suivantes ne sont que pure hypothèse. »

« T’as fait une recherche ? »

« Oui » dit-il en souriant. « J’ai entré toutes les possibilités dans le système, dont FJD 6593, et voyez qui on retrouve... Il montra à Steve le nom du propriétaire de la plaque.

« Ricky Moreno ? » dit ce dernier, surpris.

« Cette plaque n’est plus sensée être en circulation, si ? » demanda Kono.

« Cette plaque a bien été retournée au service de l’immatriculation » leur apprit Charlie.

« C’est donc une fausse » lâcha Steve.

« Pas bête » commenta Chin.

 

 

Une fois les secours sur place, Tim, après s’être présenté, précisa au chef de la brigade :

« La voiture a dû sauter quand il a mis le contact et j’aimerais connaître le plus tôt possible quel type d’explosif a été utilisé. »

« Je vous tiens au courant » répondit l’homme en glissant la carte du policier dans une de ses poches.

Tim alla rejoindre son ami, qui était remonté dans l’appartement d’Alberighi. Il le trouva au téléphone et l’entendit soupirer :

« Je comprends mieux pourquoi Salvo n’a jamais été arrêté et c’est pas nos deux lascars qui vont nous en apprendre plus : ils sont morts. »

Il résuma alors les derniers événements à ses amis.

« Ca rigole pas » commenta Kono.

Steve lui apprit alors que la plaque de la voiture qu’ils avaient repérée était une fausse au nom de Ricky.

« Pourquoi ça m’étonne même pas ? » commenta Danny en soupirant.

Steve lui apprit également ce que Reynolds leur avait dit.

« Demain soir ? Ca nous laisse pas beaucoup de temps… »

« Je sais » soupira le seal. « On visionne tout ce qu’on peut pour voir qui est à Hawaii. »

« On en a encore pas mal à visionner aussi de notre côté. On se rappelle si on a du nouveau. »

« Bon, allez, on n’a pas de temps à perdre, il faut avancer aussi » dit alors Steve après avoir raccroché.

« Je vous rappelle que vous devez vous reposer aussi vous deux » les interpella alors Mary. « Vous avez passé toute la matinée à... »

« Je me sens bien, Mary. »

« Ouais, tu peux te sentir bien mais... »

« Mary a raison » dit alors Kono. « Allez vous reposer une petite heure. Charlie et moi, on continue…. »

« Je peux vous aider aussi, j’ai rien d’autre à faire. Il suffit juste que vous me disiez après qui je dois chercher » proposa Mary.

Steve fit la moue mais Chin répondit sagement :

« Ta sœur n’a pas tort. On a beau se sentir bien mais si on tire sur la corde trop tôt, on risque de le payer au plus mauvais moment et quand on sait ce qui nous attend demain… »

« Jamais j’arriverais à dormir ! » répliqua Steve.

« C’est sûr que si tu pars déjà avec cette idée… » rétorqua sa sœur en levant les yeux au plafond.

« Vingt minutes » lâcha Steve qui commençait effectivement à se sentir un peu nauséeux mais qui ne l’aurait admis pour rien au monde…

 


mesange  (17.01.2016 à 13:26)

8

 

Danny et Tim fouillèrent tout de même l’appartement de Giuseppe Alberighi à la recherche d’indices et tout ce qu’ils trouvèrent était une enveloppe soigneusement cachée contenant une belle liasse de billets verts.

« Le prix pour nous descendre ? » demanda Tim en regardant son ami.

« Ou de l’argent volé… » 

Une fois la scientifique sur les lieux, ils retournèrent à l’hôpital visionner les vidéos.

 

 

Catherine se rendit, comme prévu, au cabinet du Docteur Lawson et le sourire satisfait qu’elle affichait n’échappa pas à la psy.

« Je tenais à vous dire, Docteur, que notre première séance m’a fait beaucoup de bien. »

Jessy sourit tandis que Catherine poursuivait : « Me rappeler des bons moments que nous avons passés ensemble m’a montré que j’avais raison de me battre pour notre couple, qu’il en vaut vraiment la peine et à ce propos, je me demandais s’il ne serait pas plus judicieux de faire cette thérapie en couple.  

« Vous n’êtes plus en couple » lui fit remarquer, d’une voix douce, Jessy.

« S’il se pliait, lui aussi, à ces séances, il se rendrait compte de la force de nos sentiments. Nos bons moments lui rappelleraient combien nous étions heureux ensemble. »

« Pour qu’une thérapie de couple fonctionne, il faut que les deux partenaires le souhaitent et une des raisons pour lesquelles vous êtes soumise à une injonction judiciaire, c’est que vous n’acceptez pas sa décision » lui rappela Jessy.

« Je le connais mieux que personne, croyez-moi ! Steve a toujours aimé jouer au preux chevalier mais là, il confond amour et pitié et c’est pourquoi je suis certaine qu’en suivant cette thérapie ensemble, il ouvrira enfin les yeux. Il verra qu’elle ne peut l’aimer comme je l’aime. »

« Il a fait un choix et mon rôle ne consiste pas à ce qu’il le remette en question. Non, mon rôle à moi se limite à vous aider à voir la réalité comme elle est et non comme vous voudriez qu’elle soit. »

« Steve et moi, c’est une longue histoire, une très longue histoire. Je sais qu’il croit l’aimer mais il se trompe. Ces séances ne pourraient que lui faire comprendre qu’il fait fausse route » insista malgré tout Catherine.

« Il est très difficile d’accepter que la personne que vous aimez vous laisse tomber mais si elle l’a fait, c’est qu’elle avait ses raisons, bonnes ou mauvaises, ce n’est pas ça l’important. Et ressasser toujours les mêmes griefs ne vous aide pas à aller de l’avant. »

« Justement, je veux avancer, je veux comprendre ce qui nous a menés là pour y remédier ! »

« Vous ne pourrez y remédier que seulement s’il le désire, lui aussi » glissa doucement la psy.

« Elle le manipule ! Alors, comment voulez-vous qu’il... »

« Il a fait un choix » la coupa Jessy d’une voix ferme cette fois. « Et s’il a fait ce choix, c’est que votre relation ne le satisfaisait plus et forcément, elle ne devait plus vous satisfaire non plus. »

« Elle n’était pas parfaite mais... »

« Expliquez-moi » dit alors subtilement Jessy mais Catherine ayant visiblement du mal à justifier ce qu’elle venait de dire, Jessy mit fin à la séance.

« J’aimerais vous revoir demain » dit-elle alors.

« Déjà ? » demanda Cath, surprise.

« Oui mais cette fois, je vais vous demander un travail de réflexion à faire chez vous au calme. »

Catherine la regarda, intriguée.

« Vous noterez dans une colonne tout ce qui vous comblait dans votre relation et dans une autre, tout ce qui laissait à désirer. »

Catherine hocha la tête et la psy la regarda quitter son cabinet, la mine dubitative. Que sa patiente ait du mal à trouver des défauts à son ex ne l’avait pas surprise le moins du monde : c’était un fait que l’on observait couramment lors d’un deuil d’une personne chère mais une rupture sentimentale l’était également, non pas d’une personne mais d’une relation. Le petit exercice qu’elle lui demandait avait déjà fait ses preuves par le passé et constituerait une bonne base pour passer à l’étape suivante de la thérapie. Par contre, ce qui la laissait un peu perplexe, c’était l’attitude de la jeune femme à son arrivée. Alors que la plupart seraient déjà passées d’elles-mêmes à l’étape suivante, le lieutenant Rollins s’en tenait toujours à une version édulcorée de sa relation avec son ex. Elle était même plus que jamais persuadée qu’elle était ce qu’il y avait de mieux pour lui en cherchant désespérément le moyen de le lui faire comprendre. En fait, c’était tout ce qu’elle attendait de sa thérapie... Jessy soupira et compléta sa fiche patient :

Dépression modérée avec deni de la réalité. Traitement antidépresseur à discuter avec sa gynécologue.

Mesures précautions à envisager :

Elle hésita : sa patiente l’avait échappé belle en s’en tirant avec seulement une injonction mais qu’en serait-il si elle venait à exploiter les informations privées du dossier de sa rivale ? Celle-ci se montrerait-elle toujours aussi compréhensive ?

Elle soupira : ce dossier était bien plus compliqué qu’il n’y paraissait et elle comprenait mieux l’inquiétude de Laura Prescott. Elle tapa alors à côté de la mention : à discuter avec le procureur général d’Honolulu...

 

 

Les vingt minutes s’étaient transformées en deux bonnes heures et quand il s’éveilla, Steve jura en s'en apercevant. Il descendit aussitôt rejoindre son équipe en s’en prenant à sa sœur qui ne prêta pas attention à ce qu’il racontait et le coupa même pour lui apprendre, toute excitée :

« Regarde, j’ai repéré un de tes méchants. »

« Salvo… Il est donc bien ici et il n’est pas venu seul. » 

Une femme d’une quarantaine d’années se tenait effectivement à ses côtés.

« On sait c’est qui ? »

« Sa femme » répondit Chin qui s’était réveillé, quant à lui, une heure plus tôt.

« Il vient à Hawaii avec sa femme ? » dit Steve, surpris.

« Et sous une fausse identité » lui apprit Kono. « Aucun Salvo ne figure sur la liste des passagers. J’étais justement en train de visionner toutes les fiches d’identité afin de découvrir leur nom d’emprunt. Il m’en reste encore une trentaine à voir. »

« On peut récupérer les vidéos du Hilton ? »

« C’est déjà fait » répondit Charlie.

« OK, continuez. Pendant ce temps, je vais examiner les plans du Hilton. »


mesange  (19.01.2016 à 09:52)

9

 

A New York, Danny et Tim étaient toujours en train de visionner les vidéos mais ils commençaient à désespérer.                           

« C’est pas possible » s’énerva Tim. « On aurait dû voir à un moment ou un autre ceux qui sont venus la mettre au courant du décès de Ricky et on n’a que dalle ! »

« T’as toutes les bandes ? »

« Evidemment que je les ais ! Trois semaines non stop de vidéos ! .......... Par contre, j’ai pas vraiment fait attention aux heures qui défilaient... » dit-il en regardant son ami.

« Tu crois que les caméras auraient été désactivées au moment où... ? Ce serait bien le… »

« Bordel ! » jura Tim. « Pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt ! Toutes ces heures perdues alors que... »

« Ecoute, si t’as rien jusqu’à présent, c’est sûrement pas un hasard mais peut-être qu’en visionnant les vidéos de la rue adjacente, on pourrait voir la voiture et avec un peu de chance, apercevoir qui est à l’intérieur ? »

« Tu sais que t’es pas bête, toi ? »

« Ouais, j’en ai pas l’air comme ça… »

Tim sourit. C’est alors que son portable se mit à sonner :

« Oui Tony............................................ Attends, je prends de quoi écrire.... Vas-y. »

Et Danny lut l’adresse qu’il inscrivait sur un bout de papier :

89 Larkspur Drive Brewster, N.Y 10548

« Merci, vieux. Je te revaudrai ça. »

« Peterson a purgé sa peine et a été relâché le vingt-trois septembre l’année dernière » lui apprit alors Tim. « Depuis, il file droit, pas même une contravention. »

« Allez, on y va. »

« Danny, même si on met la main dessus, on n’a rien contre lui... »

« Je vais pas attendre qu’il... »

« Je sais mais se jeter dans la gueule du loup ne va pas nous aider. Terminons-en d’abord avec ces vidéos. »

Danny soupira mais se rassit finalement aux côté de son ami qui appelait le service des caméras de surveillance pour obtenir de nouveaux films…

 

 

Laura se cala contre le dossier de son siège tandis que Joe lui racontait :

« La CIA avait réussi à infiltrer les frères Hesse et c’est ainsi qu’on a su qu’Anton devait s’occuper d’une transaction de vente de missiles. Steve a aussitôt été mis sur le coup avec pour ordre de ramener non seulement Hesse mais surtout les Stingers ou les détruire. Lors du briefing, Steve m’a paru ailleurs et quand je lui ai demandé s’il avait un souci, il m’a répondu que non. J’ignorais à ce moment qu’il venait d’apprendre que Catherine l’avait trompé avec Billy et qu’elle le quittait. C’est Freddy qui me l’a dit plus tard quand on l’a ramené. »

« Il avait été capturé ? »

Joe acquiesça de la tête.

« Oui » soupira-t-il. « Notre taupe a malheureusement été découverte et forcée à nous livrer de fausses informations. L’unité de Steve est donc tombée dans un guet-apens et inutile de te dire qu’aucun missile n’a été trouvé, pas plus qu’Anton Hesse. Seulement, il avait été convenu que ce type rentrerait avec eux : un détail que semble avoir oublié Steve dans le feu de l’action. Les seals se repliaient déjà quand Freddy l’a mentionné. Steve est donc retourné le chercher, accompagné de son meilleur ami mais en assurant leurs arrières, il s’est fait avoir. »

« Ses hommes n’ont rien pu faire ? »

« Certains étaient blessés et s’ils ne dégageaient pas bien vite, c’était toute l’unité qui aurait été décimée. Ils ont dit l’avoir entendu leur ordonner de se replier, ce qu’ils ont fait et au moment où ils ont remarqué qu’il manquait à l’appel, le pilote était informé que le convoi de missiles avait été repéré en amont. »

« Ils sont partis sans lui ? N’est-ce pas contraire à... ? »

« La mission avant tout » répondit Joe avant d’ajouter : « De plus, en cas d’échec, Steve aurait eu à en répondre si on le ramenait vivant bien sûr et Freddy le savait. Il leur a donc ordonné de s’en aller mais lui, est resté. »

« Il n’a pas voulu abandonner son ami... »

« Ils étaient bien plus que des amis, ils étaient des frères, toujours à veiller l’un sur l’autre et je dois bien avouer que savoir Freddy aux côtés de Steve me rassurait. Tu sais à quel point il pouvait se montrer impétueux » ajouta-t-il, un léger sourire aux lèvres tandis que Laura acquiesçait.

« Freddy avait une bonne influence sur lui. Pourtant, j’ai longtemps pensé qu’il n’avait pas les tripes pour devenir seal et j’ai pas été tendre avec lui, j’ai même tout fait pour qu’il abandonne mais c’était sans compter sur Steve qui l’a empêché d’atteindre trois fois la cloche. Depuis cette nuit où ils se sont affrontés, Freddy a changé et est devenu un de nos meilleurs éléments, ce qui a fait de lui le second de Steve. »

Laura put voir à quel point évoquer Freddy, aujourd’hui disparu, touchait son ami qui reprit, après un bref moment de silence :

« J’avais beau être dans le métier, je tremblais à chaque fois que Steve partait et quand j’ai vu qu’il n’était pas avec ses hommes... »

Il soupira avant de poursuivre : « La mission a pu être accomplie : les Stingers étaient détruits. Les blessés ont été pris en charge et les autres ont aussitôt voulu retourner chercher leur commandant et Freddy mais l’Etat Major a refusé. J’ai alors démissionné. J’ai contacté un vieil ami qui avait une dette envers moi et je suis parti à leur recherche. »

La sonnerie du téléphone se fit entendre mais Laura, prise par le récit de Joe, répondit à sa secrétaire : 

« Demandez si c’est urgent, sinon qu’on me rappelle dans une demi-heure. »

 


mesange  (21.01.2016 à 15:01)

10

 

Joe sourit et reprit :

« Freddy est resté surveiller leurs allées et venues et attendait le retour au calme pour essayer de le sortir de là quand il a vu deux hommes le traîner hors de l’abri où il était enfermé. Un homme s’est approché de lui, lui a posé quelques questions et devant son silence, il s’en est allé, donnant l’ordre de l’exécuter. »

Le cœur de Laura se serra à cette évocation et elle demanda : « Freddy aurait pu le sauver ? »

« Il aurait tenté le tout pour le tout mais je doute qu’ils s’en seraient sortis vivants tous les deux. Steve était blessé à l’abdomen et resté sans soins. Il n’aurait pas été d’une grande utilité. »

« C’est là que tu es arrivé. »

« Non. Leur chef a alors reçu un appel et il leur a ordonné de le ramener dans l’abri. On a su par après qu’Hesse avait appris sa capture et le voulait vivant. »

« Steve l’a échappé belle. » 

Joe hocha la tête.

« Oui mais ses jours étaient en danger. Il avait été touché à l’abdomen et faisait une hémorragie interne. »

« Tu ne devais pas traîner. »

« Grâce au GPS de Freddy, j’ai pu facilement les localiser. Sans cela, je pense pas que Steve s’en serait sorti... »

 

 

« J’ai trouvé ! » s’exclama Kono. « Salvo se fait passer pour Harry Brennan et sa femme est enregistrée au nom de Janet Weldon-Brennan et ils se sont contentés de la classe économique. »

« Il fait profil bas » commenta Chin. « Pour nous ou pour Peroni ? »

« Je dirais les deux » répondit Steve.

« Voyons maintenant si une chambre au Hilton a été réservée sous ce nom » poursuivit la jeune Asiatique en pianotant sur son clavier.

« Tu en penses quoi ? » demanda alors Chin à Steve en lui montrant les plans.

« La suite nuptiale a un accès direct au toit de l’immeuble qui possède une plate-forme pour hélicoptère et vu la disposition des lieux pour atteindre le toit via les escaliers, le facteur temps sera primordial. »

« C’est vrai, j’avais lu quelque part qu’un hélicoptère se tenait à la disposition des jeunes mariés pour découvrir by air Hawaii et toutes ses îles » commenta Mary.

« Autrement dit, il faudra pas traîner pour dégager le passage » dit Chin.

« Tout en ne les alertant pas » renchérit Steve.

« Ca, c’est pas gagné. Quel est ton plan ? » demanda Chin.

« Kono se postera sur le toit du building d’à côté. S’ils parviennent jusqu’à l’hélico, elle pourra les empêcher de décoller. Je vais demander aussi qu’un hélico de la police soit prêt à intervenir au cas où. Toi et moi, on entrera par la grande porte » termina-t-il avec un large sourire.

« La routine, quoi » sourit Chin en faisant un clin d’œil à sa cousine.

« Ouais, ben moi, ça me rassure pas tout ça » commenta alors Mary, inquiète, en regardant son frère.

« Et si Peroni se pointe, le SWAT assurera nos arrières et c’est pour cette raison qu’il faut absolument se familiariser avec les gars de Peroni, on doit pouvoir les identifier aussi vite que possible. »

« Et s’il a recours à des mercenaires occasionnels ? » demanda Kono.

« J’en doute, il doit pouvoir faire confiance à ses hommes tout comme Salvo et Cannon » répondit Steve. « La moindre fuite peut leur être fatale. »

« On fait quoi avec les clients de l’hôtel et le personnel ? » demanda-t-elle.

« S’ils se doutent de quoi que ce soit, on peut dire adieu à... » répondit Chin.

« Seul le dernier étage est concerné et pour y accéder par ascenseur, il faut un pass spécial » le coupa Steve.

« Au moins, on sera tranquille de ce côté-là » commenta Chin avant de se tourner vers sa cousine qui leur apprenait alors :

« Ils sont bien enregistrés au Hilton mais ils ont loué deux chambres en fait : la cinquante-sept au nom de Brennan et une autre au nom de sa femme, une suite apparemment vu le montant de la réservation……. La chambre huit cent-sept. »

Steve reprit les plans :

« Regardez, toutes les deux sont disposées près de l’escalier de secours et la suite à l’avant-dernier étage... »

« On dirait qu’il a tout prévu en cas de pépins » dit Chin.

« Ce serait pas un parrain de la mafia sinon » commenta Mary.

« Il devient urgent de savoir si Peroni est à Hawaii ou du moins, ses sbires, qu’on sache ce qui nous attend vraiment… » déclara Steve.

Et ils reprirent leurs recherches...

 

 

A l’hôpital, Danny et Tim tombèrent enfin sur la voiture mais comme la photo était floue, Danny appela Steve :

« Steve, j’ai un cliché de la voiture avec deux hommes mais l’image est floue. Tu peux l’envoyer à Charlie pour… ? »

« Charlie nous file justement un coup de main. »

Danny envoya alors la photo sur le portable de Steve et Charlie, après quelques manipulations, put lancer une recherche faciale et deux noms s’affichèrent :

« Danny, devine qui est l’un de nos deux inconnus ? » demanda aussitôt Steve en voyant les fiches d’identité sur l’écran.

« Siaka ou Alberighi ? »

« Mauvaise pioche. »

« Peterson ? » demanda-t-il alors, excité à cette idée.

« Bingo, mon pote. »

Danny et Tim se regardèrent et Tim lança en souriant : « Là, on a de la matière… »

« Hey, soyez prudents » déclara Steve en regardant les cousins qui semblaient tout aussi inquiets que lui. « Ils vous attendent peut-être et... »

« Ils nous ont eu une fois, pas deux » répliqua Danny, se voulant rassurant et il raccrocha.


mesange  (23.01.2016 à 10:06)

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