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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 21.05.2016 à 11h42
Auteur : mesange
Statut : Terminée
« A l'approche du dénouement final, tout s'enchaîne pour le 5-0... » mesange
Cette fanfic compte déjà 78 paragraphes
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Arrivés aux docks, Steve repéra de loin le hangar appartenant à la société Barnay. Il n’emprunta toutefois pas l’allée principale pour ne pas être repéré et se gara à l’abri des regards à une bonne centaine de mètres de là. Il fit alors part de son plan d’action à Chin :
« On ignore dans quel hangar est Kono mais au vu de toutes les précautions qu’ils ont prises jusqu’à présent, je doute qu’ils nous attendent dans celui de Tweeny. »
En voyant son ami acquiescer, il poursuivit : « Je vais aller vérifier combien ils sont à l’intérieur. Quand le SWAT sera là, demande au capitaine d’envoyer un de ses hommes en faire de même pour l’autre hangar. Nous pourrons ainsi donner l’assaut tout en sachant ce qui passe de l’autre côté. »
Ils sortirent ensuite du véhicule et après avoir ajusté son gilet pare-balles et mis son oreillette, Steve s’empara du capteur portable d’images thermiques et grimpa sur le toit d’un premier hangar tandis que Chin surveillait ce qui se passait sur le quai mais à part des containers que l’on déchargeait, rien de particulier n’était à signaler.
Passant de toit en toit, Steve parvint près du hangar qui les intéressait. Celui-ci, contrairement aux autres, disposait d’une entrée latérale avec escalier. Il alluma le capteur et repéra six silhouettes thermiques. Il se laissa ensuite glisser jusqu’à l’entrée et jeta un œil à travers la petite fenêtre : il aperçut le SUV noir et un homme qui le passait au karcher. Il rebroussa chemin et vit que le SWAT était entretemps arrivé. Il entendit le capitaine ordonner à un de ses hommes de gagner le hangar de Tweeny, conformément aux directives qu’il avait données à Chin.
« Venez et écoutez-moi »les rassembla-t-il alors. « L’imagerie thermique montre trois sources de chaleur à l’étage dont une près d’une autre inerte. Il pourrait s’agir de l’officier Kalakaua. Trois autres sont en bas et j’ai pu apercevoir un homme qui nettoie le SUV. » Il donna ensuite ses instructions : « Un homme avec moi et un autre avec Chin. J’entrerai par la porte latérale qui donne à l’étage et toi, Chin, tu entreras par la porte principale. Faites très attention, il y a toutes les chances que ces types soient très bien armés. Restez sur vos gardes et regardez constamment autour de vous » les prévint-il. « L’autre hangar est proche et ils pourraient obtenir des renforts de ce côté-là. C’est pourquoi je vous demanderais de rester en retrait avec le reste de vos hommes » ajouta-t-il en s’adressant au capitaine du SWAT, « et d’être prêts à intervenir si la situation l’exigeait. »
« A vos ordres, Commandant » répondit ce dernier avant de s’adresser à ses hommes pour les répartir. Les deux groupes composés, il tendit à Cutler le capteur et celui-ci ne perdit pas de temps et grimpa à l’échelle, tout comme l’avait fait auparavant Steve, pour s’approcher du second hangar. Pendant ce temps, chacun gagna sa position, attendant le signal pour donner l’assaut.
« Go » cria alors Steve.
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Kono, le corps déjà meurtri par différentes brûlures, regardait maintenant avec horreur et dégoût le pantalon de Liko glisser le long de ses jambes et sa respiration s’accéléra encore plus quand il s’allongea à ses côtés.
« Allons, détends-toi, ma jolie » lui susurra-t-il à l’oreille avant de l’embrasser avidement dans le cou.
Steve donna alors un grand coup de pied dans la porte qui était verrouillée tandis que Chin balançait une bombe lacrymogène à l’intérieur du hangar avant d’entrer en force, masque à gaz sur le nez.
« Mais qu’est-ce que c’est que ce cirque ? » entendirent-ils tonner une voix d’homme à l’étage.
« 5-0, mains sur la tête » lui ordonna Steve en le mettant en joue alors que l’homme se dirigeait vers l’escalier pour voir ce qui se passait. En bas, Chin se retrouva face à trois hommes qui levèrent aussitôt les mains en l’air en voyant leurs fusils mitrailleurs. Steve se précipita dans la pièce d’à côté, là où il avait repéré une silhouette inerte mais fut déçu en apercevant deux femmes recroquevillées derrière leur bureau, apeurées. Il leur ordonna d’aller rejoindre les autres et jaugea la situation.
« Elle est pas ici » lui dit Chin, dépité, après avoir ouvert le SUV.
« De qui vous parlez ? » demanda alors l’homme grassouillet.
« Capitaine, votre homme a pu repérer combien ils sont de l’autre côté ? » demanda Steve, pris d’un mauvais pressentiment et tous l’entendirent lui répondre dans l’oreillette : « Le hangar est vide », ce qui accentua son malaise.
« On les avait pas repérés non plus et pourtant... » releva toutefois Chin, surpris aussi par la tournure des événements. « Et le fait qu’ils nettoient le véhicule n’est sûrement pas un hasard... »
« C’est un piège ! Sortez ! Sortez tous ! » hurla soudain Steve. « DEHORS ! » répéta-t-il et il poussa les deux femmes devant lui, Chin, quant à lui, tirant par le bras l’homme et tous gagnaient la sortie quand une déflagration se fit entendre derrière eux, soufflant tout sur son passage...
Arrivés à la base militaire de Fort Dix, Tim coupa le moteur de sa voiture et Danny se tourna vers lui :
« Avant que je n’oublie, voici le contrat de location de la voiture et s’il y a des frais… »
« Tu me rembourseras quand je viendrai à Hawaii » répondit son ami en lui faisant un clin d’œil.
« Rien ne me ferait plus plaisir. Je t’apprendrai même à surfer pour le coup ! »
« Parce que tu surfes, toi ? »
« Kono… » commença-t-il mais il ne put en dire plus.
« Tu me tiens au courant, d’accord ? » dit simplement Tim en voyant combien son ami était affecté pour son équipière.
Celui-ci acquiesça et en voyant venir à eux un soldat, sortit du véhicule.
« Lieutenant Williams ? Le capitaine de corvette Rabb vous attend. »
« Je viens » répondit Danny et il tendit la main à son ami avant de l’attirer à lui et de l’étreindre.
« Je retourne voir Inès et si j’obtiens d’autres infos, j’appellerai McGarrett » lui dit Tim.
« Merci Tim........Merci pour tout. »
« Allez, vas-y avant qu’il ne s’impatiente et ne décolle sans toi. On s’est déjà dit au revoir, tu te souviens… »
Et le regard qu’ils échangèrent se passa de mots.
Danny ne perdit dès lors pas plus de temps, grimpa dans la jeep et fit un dernier geste de la main à son ami qui les regarda partir vers les pistes.
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Kono ferma les yeux et laissa couler les larmes qu’elle avait tant bien que mal retenues jusque là mais la peur, la fatigue et la douleur eurent raison d’elle...
C’est alors qu’on frappa à la porte. Liko, coupé dans son élan, retint son souffle, tout comme Kono et le temps sembla alors suspendu dans la pièce jusqu’à ce que de nouveaux coups se fassent entendre. Cette fois, il se releva, s’empara de son arme et, les sourcils froncés, s’approcha de la fenêtre pour jeter prudemment un œil à travers les fentes du store tout pourri tandis que Kono reprenait espoir, s’attendant à voir surgir son cousin et Steve mais rien ne se produisit...
Liko revint vers elle, un sourire malsain aux lèvres, le regard à nouveau lubrique. La jeune flic essaya à nouveau de bouger, en vain, et c’est désespérée, qu’elle le vit s’allonger sur elle quand soudain, la porte d’entrée s’ouvrit à toute volée.
« Que… que… » bredouilla Liko, surpris mais se reprenant bien vite, et alors qu’il remettait la main sur son arme, un violent coup de pied dans l’abdomen l’envoya valser contre le mur du fond de la pièce. Il se redressa lentement, essayant de retrouver son souffle et se souvenant qu’il était nu, s’empara d’un coussin sous le regard narquois de la personne lui faisant face…
Plus ils se rapprochaient des F15 et plus Danny se sentait mal à l’aise mais il n’avait pas le choix...
Ils s’arrêtèrent près d’un pilote et Danny, en voyant l'avion de chasse, se sentit mal à l’aise.
« Lieutenant Williams ? » demanda le pilote et comme celui-ci hochait la tête, il se présenta en lui tendant la main : « Capitaine Harmon Rabb » et en voyant son expression, ajouta : « C’est impressionnant, n’est-ce pas ? Je suppose que c’est votre première fois ? »
« Ouais. »
« Vous aimez les sensations fortes ? »
« Non, pas vraiment. En fait, je déteste ça… » répondit-il, pas très rassuré, ce qui fit sourire Rabb qui lui tendit un sachet : « J’espère que vous n’en aurez pas besoin mais dans le cas contraire… »
« Il y a longtemps que vous êtes avocat au JAG ? » demanda alors Danny.
« Piloter un avion, c’est comme faire du vélo : ça s’oublie pas. »
« Mouais » marmonna le lieutenant entre ses dents.
« Allez, enfilez ça et on y va » sourit Harm comme celui qui l’avait amené lui tendait une combinaison de vol.
Danny s’exécuta puis commença à grimper à bord du F15 mais en voyant le cockpit, s’arrêta : « Il y a pas beaucoup de place là-dedans... » commenta-t-il, de plus en plus oppressé à l’idée de se retrouver dans cet engin.
« Souvent, on dit qu’on enfile son cockpit » répondit Harm en s’installant aux commandes.
Danny respira un bon coup mais s’installa tout de même sur son siège, regardant anxieusement tout autour de lui. Il faisait nuit noire maintenant et il se demandait s’il pourrait maîtriser sa claustrophobie.
« Elle est où la poignée pour s’éjecter ? Je voudrais pas faire une mauvaise manœuvre et... »
« Surtout, vous ne touchez à rien » répondit Rabb. « Et profitez de la chance que vous avez. C’est pas donné à tout le monde... »
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Danny soupira : devait-il lui avouer son problème mais le laisserait-il monter à bord dans ce cas ? Il préféra se taire et prendre sur lui : savoir sa fille en danger ne pourrait que l’y aider ! Il sentit alors l’avion bouger et c’est avec appréhension qu’il vit qu’ils gagnaient la piste de décollage. Heureusement, toutes les petits lumières sur le tableau de bord l’aidaient à se repérer dans l’espace.
« Attachez votre masque et respirez lieutenant » lui conseilla ce dernier avant de mettre les gaz et de s’élancer après avoir eu l’accord de la tour de contrôle. Sous l’effet de la vitesse, Danny ferma les yeux, pris de nausées, maudissant Steve et ses stupides idées.
Une fois à dix-neuf mille mètres en à peine moins de deux minutes, Harm tourna la tête vers son passager : « Comment ça va, lieutenant ? Vous tenez le coup ? »
Et pour toute réponse, il eut droit à des hauts le cœur. « Votre sachet, lieutenant » lui rappela-t-il, amusé, avant d’ajouter : « Ca va aller maintenant, nous avons atteint notre vitesse de croisière. »
« Et c’est combien ? » parvint tout de même à demander Danny.
« Deux mille trois cents kilomètres heure. »
« On dirait pas. »
« Je peux vous faire une petite démonstration de combat si vous voulez » lui proposa ironiquement Harm.
« Non, merci » répondit vivement Danny. « Continuez comme ça, c’est très bien. »
« Nous nous ravitaillerons à la base aérienne de Tinker en Oklahoma avant de gagner la base Miramar en Californie et nous effectuerons un dernier ravitaillement sur le porte-avion Carl Vinson qui patrouille dans le Pacifique en ce moment. »
« QUOI ? » s’écria alors Danny. « Vous plaisantez ! »
« Ce F15 n’est pas équipé de réservoirs supplémentaires. Notre autonomie ne dépasse pas les trois mille kilomètres et Hawaii se situe à plus de quatre mille kilomètres de la Californie » lui apprit l’avocat-pilote.
« Il faut de la pratique pour... »
« N’ayez crainte, lieutenant, j’ai fait ça plein de fois.»
« Ca remonte à quand la dernière fois ? Non, non, ne dites rien, je veux pas savoir. »
Et tandis que Rabb riait, lui, transpirait à grosses goutes, priant pour arriver sain et sauf à Oahu...
Quant à Joe, il parvenait enfin, une demi-heure plus tard, au pied du volcan Kilaua. Il se gara sur le parking et se dirigea vers la plaine de jeux où il vit des enfants s’amuser sous la surveillance d’un homme blond. Il essaya de repérer Kelly ou Grace mais il n’aperçut ni l’une ni l’autre. Pris d’un mauvais pressentiment, il s’avança vers le jeune homme et demanda s’il connaissait Kelly Grainger et Grace Williams.
« Oui, c’est ma collègue » répondit Eric en lisant le nom inscrit sur le badge du vieux seal, nom qui lui semblait vaguement familier.
« Vous pouvez me dire où je peux les trouver ? Je ne les vois pas... »
« Elles viennent de partir pour l’hôpital il y a cinq bonnes minutes maintenant. »
« Comment ça ? Avec qui ? » demanda alors Joe d’une voix blanche.
« Un policier est venu les chercher sur ordre de son fiancé, Steve McGarrett. Il venait les prévenir de l’accident de Madame Edwards et devait les emmener tout de suite à l’hôpital et elles sont parties avec lui. »
« Il était seul ? »
« Oui. »
« Ils sont partis par où ? » le pressa encore Joe.
« Par là » répondit Eric, perplexe. « Qu’est-ce qui se passe ? Il y a un problème ? »
Mais Joe courait déjà à son véhicule.
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L’autre n’avait que cinq minutes d’avance sur lui mais dans ces lacets, cinq minutes, c’était déjà énorme. Il démarra en trombe sous le regard anxieux de l’instituteur et appuya sur le champignon en se demandant s’il devait prévenir Steve dont la voix tendue ne lui avait pas échappée. Il le connaissait suffisamment que pour deviner qu’il était sur le pied de guerre et la dernière chose qu’il souhaitait, c’était le déconcentrer en l’alarmant. Il l’appellerait quand il aurait retrouvé Kelly et Grace et il se concentra sur sa conduite avant de repérer le véhicule de police, deux lacets plus bas que lui et il appuya encore un peu plus sur le champignon tandis que, de son côté, Kelly demandait d’une voix tremblante :
« Il n’y a jamais eu d’accident, n’est-ce pas ? Et vous ne deviez pas un service à Steve, vous ne le connaissez peut-être même pas… Vous avez inventé toute cette histoire juste pour pouvoir nous enlever toutes les deux. »
« Ferme-la » répondit leur ravisseur d’une voix peu amène.
« Qui êtes-vous ? » poursuivit tout de même Kelly.
« T’es sourde ou quoi ? »
Elle se tut mais en voyant l’expression de Grace, lui souffla pour la rassurer un peu :
« Il nous a fait croire que ta maman avait eu un accident mais ça m’étonnerait que ce soit le cas…. »
« Je veux Danno » réclama à nouveau Grace au bord des larmes.
« Je sais, ma puce, je sais... »
« Vous allez la fermer, oui ? » s’énerva leur ravisseur qui prit son téléphone et annonça à son interlocuteur : « Je ne vais pas tarder pour l’échange. »
« Un échange ? Quel échange ? » demanda, anxieusement, Kelly quand il eut raccroché.
L’homme soupira et tout en ralentissant, prit son arme et se tourna vers elle pour la menacer de la descendre s’il l’entendait encore ouvrir la bouche. Kelly garda donc le silence et se força à réfléchir malgré l’angoisse qui l’étreignait. Si cette histoire était bien un coup monté et elle en était persuadée, Steve ne l’avait jamais appelée mais elle, oui ! Et il avait peut-être vu son appel en absence et dans ce cas, il avait dû essayer de la joindre.
« Oui » se dit-elle, « mais que je ne réponde pas ne l’aura pas forcément alarmé s’il sait qu’il n’y a pas de réseau là-haut… »
C’est alors qu’il accéléra tout en jurant et en le voyant regarder anxieusement dans le rétroviseur, elle se tourna et vit un véhicule noir foncer sur eux. Grace la regarda, effrayée, en entendant maintenant les pneus crisser dans les tournants et en sentant la voiture un peu se déporter avant de reprendre sa trajectoire. Ils se mirent ensuite à zigzaguer sur la route, empêchant leur poursuivant de se mettre à leur hauteur. C’est alors que Kelly reconnut Joe.
« C’est Joe ! » s’écria-t-elle, soulagée, en regardant Grace mais la peur reprit rapidement le dessus au vu de la conduite de plus en plus dangereuse de leur ravisseur. Grace, déséquilibrée, fut projetée vers la portière mais sa main menottée l’arrêta net et elle poussa un cri de douleur.
« Essaie de te cramponner au siège avec l’autre main » lui conseilla Kelly qui essayait, tant bien que mal, de tirer sur la menotte mais la voiture dérapa alors et c’est avec effroi qu’elle vit se rapprocher beaucoup trop vite les barrières de sécurité.
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L’homme parvint tout de même de justesse à redresser le véhicule mais cette manœuvre avait suffit à Joe pour le bloquer et l’empêcher de reprendre sa course et en deux temps, deux mouvements, il s’approchait déjà du faux policier en pointant son arme sur lui.
« Mains en l’air » cria-t-il et en voyant ce dernier lorgner son arme, l’avertit : « Si j’étais vous, je n’y penserais même pas. »
L’homme obéit et Joe, après avoir ouvert la portière, lui ordonna de sortir lentement, les mains bien en évidence avant de le mettre à genoux, puis à plat ventre, les mains croisées sur la tête.
« Tu bouges, tu es mort » l’avertit-il en enfonçant le canon de son arme entre les omoplates avant de fouiller ses poches de l’autre main à la recherche des clés des menottes qu’il lança vers Kelly qui put ainsi se libérer avant de délivrer à son tour Grace.
« Ca va ? » s’enquit Joe en les voyant sortir de la voiture.
« Maintenant que vous êtes là, oui » répondit Kelly, soulagée.
« Son pistolet » dit-il alors en montrant le siège avant. Kelly s’en saisit prudemment et Joe lui expliqua comment l’armer avant de lui ordonner de tirer sur leur ravisseur s’il bougeait. Elle pointa ainsi l’arme sur lui en essayant de maîtriser du mieux qu’elle pouvait son tremblement. Une fois les menottes passées, Joe fouilla le faux flic à la recherche d’une pièce d’identité mais ne trouva rien sur lui.
« On verra ça plus tard » lâcha-t-il en le soulevant pour le remettre sur pied avant de lui ordonner de grimper dans le coffre.
« Joe, il nous a dit que Rachel avait eu un accident… » déclara alors Kelly tout en lui remettant l’arme qu’elle avait tenue jusque là tandis que Grace regardait maintenant anxieusement le vieux seal.
« Rachel est bien à l’hôpital mais elle va bien » les rassura celui-ci.
« C’était donc vrai ? » lâcha Kelly, persuadée du contraire.
« Tout dépend de ce qu’il vous a dit... »
Elle lui raconta toute l’histoire et se souvint alors de l’échange.
« Comment ça ? » demanda aussitôt Joe en fronçant les sourcils.
« Il a appelé quelqu’un avec son téléphone et l’a prévenu qu’il ne tarderait pas à arriver. »
Il regarda l’heure : si c’était bien le cas, ceux qui les attendaient devaient se poser des questions. Ils étaient peut-être même déjà à leurs trousses.
« Il a mentionné autre chose ? » demanda-t-il alors qu’il se penchait à l’intérieur de la voiture à la recherche du téléphone qu’il trouva entre les deux sièges avant. Il fit défiler les derniers numéros composés et en remarqua deux qui revenaient régulièrement ces dernières heures mais aucun nom n’y était attaché. Il rangea le téléphone dans sa poche, ne souhaitant pas perdre plus de temps.
« On ferait bien de ne pas traîner » lâcha-t-il tout en regardant les lacets plus bas.
Kelly monta à l’arrière du véhicule de Joe, préférant rester près de Grace, encore sous le choc. Joe mit le contact et jugea plus prudent de rebrousser chemin plutôt que d’aller, peut-être, se jeter dans la gueule du loup, ignorant qu’un peu plus haut, quelqu’un avait assisté à la scène…
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Sur les quais, ce qu’il restait du bâtiment était maintenant ravagé par les flammes. Chin fut le premier à se redresser alors qu’accouraient déjà des employés des docks alentours.
« Ca va ? » lui demanda l’un de ceux-ci en l’aidant à se relever.
« Oui…… Je crois que ça va » répondit-il, encore un peu hagard, cherchant alors du regard Steve mais il ne vit que l’homme qu’il avait poussé plus tôt assis à même le sol, le front en sang. Un autre se relevait, hébété lui aussi et un troisième gisait à terre, un morceau de tôle planté dans l’abdomen, un de ses acolytes essayant de le rassurer.
« Steve ! » s’exclama Chin en voyant alors un tas de gravas d’où dépassait un bras de femme. « Il doit être là-dessous » et il se précipita pour retirer tôles et briques et ce, d’autant plus frénétiquement que son ami ne répondait pas à ses appels. L’employé des docks dégagea la première femme qui reprenait doucement connaissance. Un autre homme s’attela à délivrer la deuxième qui avait été en partie protégée par le corps de Steve mais tous deux étaient inconscients et les cheveux de ce dernier, plaqués de sang.
« Steve ! Steve ! » appela Chin, d’une voix blanche. Il se pencha alors pour prendre son pouls et soupira de soulagement en voyant son ami réagir à ce contact.
« Steve » répéta-t-il en le voyant revenir peu à peu à lui. « Ca va ? »
« Ouais » répondit celui-ci en essayant de se redresser.
« Doucement… » lui conseilla Chin.
« Ma… Ma jambe… J’arrive pas à la bouger. »
« Elle est cassée ? » demanda Chin.
« Elle est coincée… »
« Hey, par ici » cria l’employé qui prenait en charge la dame.
Deux hommes accoururent auprès de Chin et pendant qu’ils unissaient leurs forces pour soulever un bloc de béton, ce dernier aidait son ami à retirer sa jambe.
« Rien de cassé ? » redemanda Chin en le voyant grimacer de douleur mais à part des éraflures et une belle coupure, il s’en sortait bien.
« Vous avez eu de la chance, elle aurait pu être broyée » dit l’un des deux hommes venus aider.
Steve porta la main derrière son crâne en sentant un liquide poisqueux couler, ce qui le fit à nouveau grimacer.
« Il te faudra sûrement des points de suture » lui dit Chin en l’aidant à se mettre debout avant de le soutenir pour s’éloigner des flammes.
« Et les autres ? » demanda Steve.
« Aucun mort mais un salement amoché. »
Le Capitaine du SWAT vint les rejoindre peu après.
« Il s’en est fallu de peu » déclara-t-il avant de leur signaler qu’ils avaient fouillé l’autre entrepôt mais qu’il était vide.
« S’ils n’ont pas hésité à se débarrasser de nous, je… je crains le pire pour Kono » lâcha Chin, plus inquiet que jamais, en regardant Steve qui pensait de même.
Un secouriste vint alors trouver le Commandant du 5-0 pour l’examiner :
« Vous avez de jolies entailles qu’il faut recoudre… »
« Faites ce que vous avez à faire et faites le vite » le coupa Steve tandis que Chin se dirigeait, déterminé, vers leurs suspects, du moins ceux en état de parler. Un quart d’heure plus tard, un beau bandage autour de la tête et de la jambe, il le rejoignait.
18
« C’est tout ce que je sais » entendit-il répondre un des hommes. « Je vous le jure. Je voulais juste me faire un peu d’argent de poche, c’est tout. »
Chin, en voyant son ami approcher, le mit au courant :
« Il a été payé pour s’arrêter dans le tunnel à côté du même véhicule que lui. Ensuite, un autre s’est arrêté devant le premier et un des hommes est venu lui dire de déguerpir et comme il le menaçait de son arme, il n’a pas demandé son reste. »
« Il aurait pensé à relever le numéro de plaque ? »
« Non » répondit Chin avant d’ajouter, la mine sombre : « On s’est fait avoir et on a perdu un temps précieux…. Il est peut-être même déjà trop tard… »
« On va pas baisser les bras maintenant ! » riposta Steve. « On reprend les vidéos et on… »
« J’ai demandé à Charlie de s’en charger » lui apprit Chin. « Il doit me rappeler. »
« Bien » répondit le SEAL, le pouce sur le front, essayant de réfléchir quand le portable de Chin se mit à sonner :
« Oui, Charlie ? » décrocha-t-il aussitôt.
« J’ai repéré le véhicule » lui annonça celui-ci d’une voix tendue qui trahissait toute son inquiétude. « Il a pris la deuxième bretelle de sortie après le tunnel et se dirigeait vers le Nord. J’ai perdu sa trace mais j’essaie de le retrouver. »
« Allons-y » dit Steve et alors qu’ils gagnaient leur véhicule, le portable de Chin se remit à sonner.
« Tu réponds pas ? » demanda le SEAL en voyant son ami hésiter.
« Je ne connais pas le numéro... »
Il prit néanmoins l’appel mais tout ce qu’il entendit, c’était une sorte de grognement.
« Allô ? Allô ? » répéta-t-il sous le regard perplexe de son ami.
« Chin » parvint à dire Kono d’une voix pâteuse à peine audible.
« Kono ! Où es-tu ? Ca va ? » demanda-t-il en la mettant sur haut-parleur.
« Kono, est-ce que ça va ? » répéta-t-il comme elle gardait le silence.
« Mo..tel… Ha…kali…..chambre….............cin…quante-…trois » finit-elle par dire de manière hachée.
« Tu es blessée ? C’est grave ? » demanda encore son cousin tandis que Steve essayait de la localiser.
« Ca va » souffla-t-elle bravement mais tous deux avaient compris qu’elle avait dû en baver et Steve lâcha, les mâchoires serrées :
« Tiens bon, Kono, on sera là d’un moment à l’autre. On va te sortir de là, ce n’est plus qu’une question de minutes maintenant... »
« Parle-moi, cousine » poursuivit Chin. « Tu es seule ? »
« ...... Oui. »
« Tu n’as pas l’air bien. J’appelle les secours… »
« Ca va, Chin » répliqua la jeune flic, un peu sèchement cette fois mais elle n’avait aucune envie de parler, juste de pleurer et surtout de se reprendre avant qu’ils n’arrivent.
« OK, comme tu veux... » répondit-il, conciliant et quand Steve lui fit signe qu’il avait pu retracer son appel, il lui répéta qu’ils arrivaient.
« Capitaine » cria alors Steve en se dirigeant vers le véhicule du SWAT. « Kono est au motel Hakali. On se retrouve là-bas ! »
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« Tu crois qu’ils se servent d’elle pour nous attirer dans un autre piège ? » demanda Chin quand Steve reprit le volant. « Je connais Kono, elle aurait glissé un mot ou l’autre pour nous mettre la puce à l’oreille et c’est pas le cas. »
« Je ne veux prendre aucun risque. Elle a pu leur échapper mais ce n’est peut-être que momentané. »
Chin soupira et alors qu’ils montaient sur la Pali Highway, jeta un œil sur le compteur :
« Tu peux pas aller plus vite ? »
« Je suis à fond là » rétorqua son ami, les mâchoires serrées. C’est alors que son portable se mit à sonner :
« Alors, Joe, tu as pu récupérer Grace ? » demanda-t-il, pas mécontent de cette diversion.
« Oui » répondit celui-ci mais sa voix tendue l’alerta immédiatement.
« Qu’est-ce qui se passe, Joe ? Elle va bien ? »
Son mentor leur apprit alors leur enlèvement et son intervention.
« QUOI ? » s’exclama Steve qui ne s’attendait pas du tout à cette nouvelle, pas plus que Chin, tout aussi surpris que lui.
« Elles sont saines et sauves toutes les deux » les rassura Joe.
« Ainsi, Danny avait vu juste ? Peterson avait bien l’intention de s’en prendre à Grace… »
« J’ignore si c’est Peterson. Il ne porte aucune pièce d’identité sur lui mais pour un New Yorkais, il ne ressemble pas du tout à un Haolé… »
« Si c’est pas Peterson, alors ça veut dire que… » commença Chin d’une voix blanche.
« Préviens Malia » lui dit Steve. « C’est tout sauf un hasard s’ils s’en prennent à tout notre entourage ! » Et tandis que Chin essayait de joindre sa femme, Joe poursuivait :
« C’est pas tout. Quand je les ai rattrapés, il venait d’appeler un complice pour lui dire qu’ils arrivaient pour l’échange… »
Il n’en dit pas plus pour ne pas alarmer la jeune femme et la gamine mais c’était inutile : les deux hommes avaient compris. Steve, conscient du danger qui pesait encore sur eux, se grattait le front du pouce à la recherche d’une solution mais Chin, qui comprenait le dilemme de son ami, lui proposa aussitôt d’aller retrouver Joe.
« Je ne suis pas seul, le SWAT est là aussi au cas où ça s’avérerait nécessaire et s’ils sont à leur poursuite, Joe risque effectivement d’avoir besoin d’aide. »
« T’es sûr ? » demanda tout de même Steve et son ami acquiesça avant de répondre à Malia qui venait enfin de décrocher son téléphone.
Il n’hésita pas une seconde de plus et lâcha :
« Joe, je vous rejoins » et alors qu’il ordonnait à Chin d’appeler un hélicoptère de la police, ce que celui-ci fit aussitôt, Joe l’avertissait :
« J’ai rebroussé chemin et je vais bientôt arriver à l’entrée du parc national. »
« Joe » intervint alors Kelly d’une voix anxieuse qui n’échappa pas à son fiancé.
« J’ai vu » répondit celui-ci tout en appuyant encore un peu plus sur l’accélérateur. « Fiston... »
« J’arrive, Joe ! »
« Accrochez-vous » furent les dernières paroles qu’il entendit prononcer par Joe avant qu’il ne raccroche et c’est fou d’inquiétude qu’il s’arrêta au bord de la route. Il sortit en trombe de la Silverado, prit quelques « bricoles » dans son coffre avant de conseiller à Chin d’être prudent et de lui donner des nouvelles de Kono.
« Toi aussi, sois prudent » répondit son ami avant de démarrer en trombe.
20
Steve appela aussitôt sa sœur et dut tendre l’oreille pour l’entendre lui répondre qu’il tombait à un mauvais moment.
« T’es où ? » demanda-t-il, surpris, en entendant une voix d’homme.
« A Pearl Harbour, au Mémorial. Ecoute, je peux pas te parler maintenant, j’te rappelle. »
Et elle raccrocha.
« Mary ? Mary ! »
C’est agacé qu’il appela ensuite Duke pour lui demander d’aller chercher sa sœur pour la conduire à Fort Shafter.
« Vous voulez que je la fasse appeler, Commandant ? »
« Non, attendez-la à la sortie. »
Il envoya alors un message à sa sœur pour la prévenir, tout en insistant pour qu’elle le rappelle aussi vite que possible, puis scruta avec impatience les airs...
Une fois Laura partie, le Docteur Lawson s’était tournée vers Catherine qui se tordait nerveusement les mains.
« Merci » souffla-t-elle d’une petite voix.
« Vous l’avez échappé belle tout à l’heure. Convaincre la Procureur de vous laisser encore une chance n’a pas été facile. » Mais elle n’insista toutefois pas, ne voulant pas courir le risque de la voir se refermer sur elle-même et préféra en venir à l’exercice qu’elle lui avait demandé. Elle lut ainsi ce qu’elle avait noté sur la feuille et le peu de critiques à l’encontre de son ex ne l’étonna pas. Elle choisit de se lancer sur les points positifs, ce qui permit à sa patiente de se détendre au fur et à mesure qu’elle parlait de Steve. Elle enchaîna ensuite sur les critiques mais comme Catherine séchait visiblement, elle lança sur le ton de la plaisanterie :
« Il ne laisse jamais rien traîner ? Pas même ses chaussettes ? »
« La Marine nous a bien formés. »
« Je vous l’accorde mais j’en connais qui, une fois à la maison, se lâchent. »
« Pas Steve. D’ailleurs, ses amis qualifient sa maison de « caserne », c’est tout dire... » répondit en souriant Catherine.
Elles parlèrent à nouveau de lui, Jessy n’intervenant que de temps à autres pour la forcer à creuser un peu plus ce qu’elle énonçait et le discours se mit à changer. D’abord de manière imperceptible mais peu à peu, elle discerna de la tristesse dans ses propos montrant par là qu’elle venait de franchir une nouvelle étape. En effet, une rupture amoureuse comprend plusieurs phases à traverser et après celle du « déni » vient alors celle de la « peine » où se côtoient ressentiment et tristesse.
« Vous vous contentiez de ce qu’il vous donnait... » déclara alors Jessy, orientant ainsi judicieusement la discussion.
« Vous savez, son passé peut expliquer son comportement » répliqua Catherine. « Steve a très mal vécu le fait d’être rejeté par son père après le décès de sa mère et d’être séparé de sa sœur. Il s’est refermé sur lui-même pendant des années et d’autant plus facilement que la Navy s’y prêtait bien....... Mais petit à petit, il m’a ouvert son cœur et j’ai compris qu’il ne fallait pas le brusquer, ne pas exiger trop de sa part trop vite, lui laisser le temps en quelque sorte. »
« C’est effectivement compréhensible les premiers temps d’une relation mais là, on parle d’une relation bien plus longue et pourtant, il ne s’est jamais engagé avec vous. Comment l’expliquez-vous ? »
Catherine baissa la tête, l’air gêné, ce qui surprit Jessy qui la laissa néanmoins prendre tout son temps avant de répondre.
« Comment lui demander de s’engager alors que je passe plus de temps en mer que sur terre ? »
« C’est ce qui l’empêchait de s’engager d’après vous ? »
Catherine la regarda, hésitante.
« Si vous voulez que cette thérapie marche, vous devez jouer franc jeu avec moi. J’ai besoin d’en connaître un maximum pour vous aider au mieux... »