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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 21.05.2016 à 11h42
Auteur : mesange
Statut : Terminée
« A l'approche du dénouement final, tout s'enchaîne pour le 5-0... » mesange
Cette fanfic compte déjà 78 paragraphes
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« Ils ont besoin de moi sur le terrain, alors si tu pouvais faire vite…» soupira Kono, une fois dans le box.
« Tu ne me parais pas encore bien vaillante. Alors, si tu commençais par passer cette blouse… »
« C’est vraiment nécessaire ? » Et comme Malia acquiesçait, elle affirma encore qu’elle allait bien.
« Ce n’est pas l’impression que tu donnes pourtant » rétorqua gentiment la femme de Chin.
« Ce sont les effets de la drogue qu’il m’a injectée mais je me sens déjà beaucoup mieux……. Ce n’est plus qu’une question de temps. »
« Je vais déjà vérifier ta tension et faire une prise de sang... »
Mais comme Kono ne bougeait pas, elle lui fit remarquer qu’elle ne pouvait le faire si elle gardait sa veste.
« Tout ça est ridicule » s’emporta alors Kono, agacée, sous le regard étonné du médecin. Elle voulut se relever mais le frottement de la veste sur ses diverses brûlures la fit grimacer et elle chancela légèrement.
« Doucement » lui dit Malia en l’aidant à s’asseoir sur la table d’examen et se méprenant sur l’origine des douleurs, lui dit qu’elle l’envoyait passer une radiographie.
« Non ! » s’écria Kono.
« Tu as peut-être une côte fêlée, voire cassée... » riposta Malia, surprise par sa réaction véhémente.
« Non » répéta-t-elle une nouvelle fois.
« Kono, qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce que tu ne me dis pas ? » demanda alors le médecin d’une voix blanche et la jeune flic baissa la tête. « Kono ? » répéta Malia de sa voix douce.
Celle-ci se mit alors à lentement déboutonner sa veste, les yeux fermés pour ne pas avoir à affronter son regard.
« Mais tu dois souffrir le martyr ! » s’exclama Malia qui avait blêmi en découvrant peu à peu les vilaines brûlures sur son buste.
« Ca va, c’est supportable » déclara bravement Kono.
« Je vais chercher ce qu’il faut pour te soulager. Tu peux t’allonger si tu veux. »
Et elle revint deux minutes plus tard, poussant devant elle un charriot.
« Tiens, avale déjà ça » et elle lui tendit un comprimé et un gobelet d’eau avant d’examiner une à une chaque brûlure dont certains étaient couvertes de cloques.
« Je suppose que je vais garder des cicatrices… » demanda alors Kono, anxieuse.
« Pas forcément. Il s’agit de brûlures au deuxième degré pour la plupart et elles me semblent superficielles. »
Kono se laissa soigner, serrant les dents quand la douleur devenait trop pénible.
« Je suis désolée mais je n’ai pas le choix » s’excusa Malia.
Une fois ces soins délicats terminés, elle lui fit une prise de sang avant de prendre sa tension qui était un peu basse. Elle retira alors son stéthoscope des oreilles en se demandant comment aborder ce qui, maintenant, la préoccupait mais Kono, qui s’attendait à ces questions, lui dit ce qu’elle avait dit à son cousin : « Je n’ai pas été violée si c’est ce que tu veux savoir. »
Malia soupira de soulagement mais ajouta toutefois que ce qu’elle avait subi n’était pas pour autant anodin et lui proposa de parler à un psychologue.
« Il pourrait t’aider à... »
« Je n’ai pas envie d’en parler » répliqua Kono. « J’ai évité le pire, j’ai juste besoin d’un peu de temps pour digérer tout ça. »
« Je comprends mais... »
« Ce sont les risques du métier, je le savais en devenant flic » répliqua Kono qui fut reconnaissante à Malia de ne pas insister.
« Allons retrouver Chin » dit alors celle-ci. Elle regarda Kono se lever et faire quelques pas mais lui conseilla de s’asseoir à nouveau dans la chaise roulante : « Tu as encore besoin d’un peu de temps. »
Kono soupira mais s’assit tout de même et elles allèrent retrouver Chin, qui, en les voyant arriver, se leva aussitôt pour venir à leur rencontre.
« Alors ? » demanda-t-il anxieusement en regardant tour à tour sa cousine et sa femme.
« Il faut encore un peu de temps pour que les effets de la drogue se dissipent totalement » répondit prudemment Malia et comme elle n’ajoutait rien et que Kono n’en disait pas plus, il n’insista pas et les prévint qu’ils allaient retrouver Steve et les autres à Fort Shafter...
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« Enfin » se dit le sergent Lukela en voyant sortir la sœur du Commandant McGarrett et il se dirigea aussitôt vers elle :
« Mademoiselle McGarrett, je suis le sergent Duke Lukela. Votre frère m’a chargé de vous conduire à Fort Shafter. »
« Oui, il m’a prévenue mais je suis venue avec ma voiture et je n’aime pas trop l’idée de la laisser ici... »
« Un de mes hommes s’en occupera plus tard, ne vous inquiétez pas. Maintenant, si vous voulez bien me suivre... »
Mary prit alors place à côté du vieux sergent et n’oublia pas de prévenir son frère comme il le lui avait demandé mais elle tomba, elle aussi, sur sa boîte vocale.
« C’était bien la peine de me demander de l’appeler dès que je sortais » marmonna-t-elle en lui laissant toutefois un message. Elle jeta alors un œil à Duke et ne put s’empêcher de lui demander s’il avait connu son père.
« Oui, je l’ai très bien connu. C’était un homme bien... »
« C’est ce que tout le monde dit... » soupira-t-elle. « Mais comment un homme bien peut envoyer ses enfants loin de lui et les ignorer pendant des années ? »
Duke lui jeta un œil gêné et fut soulagé de la voir garder le silence.
Dix minutes plus tard, ils arrivaient à destination.
Mary gagna l’entrée de la base militaire et chercha du regard son frère mais ne vit qu’un groupe de soldats qui discutaient entre eux et un autre adossé à un mur, son téléphone en mains. Elle se dirigea vers lui et lui demanda s’il pouvait lui dire où trouver le Commandant McGarrett.
« Désolé, je ne connais pas de Commandant McGarrett » répondit-il avant de se tourner vers les autres : « Hey, l’un de vous connaîtrait le Commandant McGarrett ? »
« Steve ? » demanda l’un d’entre eux, un grand gaillard aux cheveux roux.
« Oui » répondit Mary. « Vous le connaissez apparemment... »
« Si on le connaît ? On peut dire ça, ouais » se mit à rire le marine en regardant ses compagnons qui souriaient.
« Vous êtes des SEALs, vous aussi ? »
« Garde à vous » cria l’un d’entre eux en voyant arriver le Commandant Gutches qui avait entendu mentionner le nom du « gamin ».
« Repos » déclara celui-ci avant de se présenter à Mary :
« Je suis le Commandant Gutches, un ami de Joe White et de Steve. »
« Je suis Mary, sa sœur. Mon frère m’a demandé, non plutôt ordonné,... »
« Etonnant de sa part, ça... » releva, moqueur, un des gars.
« C’est sûr que ça lui ressemble pas du tout... » répondit un autre.
« La vie civile... » ajouta un troisième, goguenard.
« Vous avez fini, les filles ? » demanda Wade et ils se turent pour laisser Mary poursuivre :
« Je dois le retrouver ici. Vous pouvez me dire s’il est déjà là ? »
« Le Commandant McGarrett va venir ? » demanda alors le plus jeune d’entre eux, un grand sourire aux lèvres.
Plutôt beau gosse, se dit Mary en observant le marine et c’est à peine si elle entendit Wade lui répondre qu’il ne l’avait pas encore vu.
« Venez, ne restez pas près de ces idiots » ajouta-t-il. « Vous risqueriez de vous faire une très mauvaise opinion de la Navy... »
Mary sourit, amusée, et suivit à regret l’ami de Joe qui rappela au groupe qu’ils étaient attendus dans vingt minutes pour le briefing.
« Et pas une de plus ! » tonna-t-il.
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A bord de l’hélicoptère, Steve dut tendre l’oreille pour écouter le message de Chin mais le bruit était tel qu’il ne saisissait que quelques bribes : il comprit tout de même que Kono était en sécurité. Il comprit aussi vaguement qu’il parlait de Kelly, en déduisit qu’il lui demandait de ses nouvelles ainsi que de Grace et lui envoya un sms pour le rassurer. Il essaya ensuite d’écouter ses autres messages mais y renonça : il pourrait toujours rappeler Tim une fois à la base, ce qui ne devrait tarder et répondit à sa soeur qu'ils arrivaient.
Moins de cinq minutes plus tard, l’hélicoptère se posait effectivement sur le tarmac de Fort Shafter et ils gagnèrent rapidement l’entrée de la base militaire.
« Repos » dit alors Joe au groupe d’hommes à sa droite en les voyant le saluer mais tous restèrent immobiles, ce qui attira le regard de Steve qui les reconnut aussitôt.
« Repos » dit-il alors à son tour, un grand sourire aux lèvres et le premier commentaire ne se fit pas attendre :
« Tu t’es cogné la tête en tombant de ta chaise de bureau, c’est ça ? » le charria le Rouquin.
« C’est si peinard que ça au 5-0 ? » renchérit un autre.
« Très drôle » répondit Steve sous les regards amusé de Joe et étonnés de Kelly et Grace.
« Tu t’attendais pas à cet accueil, pas vrai ? » reprit le Rouquin en venant lui faire une accolade avant de s’effacer pour laisser les autres en faire de même.
« Ryan… » dit Steve au dernier, en le regardant, les yeux brillants, avant de le serrer aussi contre lui.
« Vous nous manquez, Commandant » répondit celui-ci, ému de retrouver son mentor.
« Le gamin s’est toujours pas fait à ton départ. Pourtant, je suis bien plus cool avec lui que tu ne l’étais… » déclara le Rouquin, un sourire bienveillant aux lèvres. « Pas vrai, les gars ? »
« Affirmatif, Commandant » répondirent-ils en chœur et Steve, un bras toujours passé autour des épaules de Ryan les regardaient tous, heureux de revoir ses hommes.
A la mort de Freddy, Jonathan Travis était devenu son second et une fois à la tête du 5-0, il l’avait naturellement remplacé. C’était un type bien, un peu trop grande gueule, mais il n’avait jamais eu à se plaindre de lui et le courant passait bien avec les autres.
« C’est ton équipière ? » demanda alors Jon en regardant Kelly. « Je comprends maintenant le bandage : c’est Rollins qui t’a poursuivi avec une poêle à frire ? »
Les autres se mirent à rire mais en voyant le malaise de l’ancien SEAL et de la jeune femme, ils se turent et Steve leur apprit que c’était terminé entre Catherine et lui.
Wade, qui venait d’arriver avec Mary, tapa alors sur la tête de Travis.
« T’en rates jamais une, toi ! » s’exclama-t-il en levant les yeux au plafond sous les regards amusés des autres.
Steve se tourna alors vers sa fiancée et leur dit qu’elle n’était pas son équipière.
« Kelly est sa fiancée » balança alors Mary et tous dévisagèrent, éberlués, le couple. Ils avaient bien remarqué leurs regards mais de là à apprendre qu’il s’était engagé…
« Alors ça, pour une surprise, c’en est une ! » lâcha Jon. « J’aurais juré que tu resterais célibataire toute ta vie... »
« Félicitations » dirent les autres, heureux pour lui.
« Oui, félicitations à tous les deux » ajouta Jon en regardant tour à tour Steve et Kelly, ayant encore du mal à réaliser ce qu’il venait d’apprendre.
« Merci » répondit Steve en regardant sa fiancée qui lui rendit son sourire avant de remercier à son tour les SEALs.
« Il n’y a donc plus aucune chance que vous repreniez du service, Commandant » déclara d’une voix un peu déçue Ryan Graison et tous les regards se tournèrent vers Steve, dont celui de sa future femme.
« Il a assez joué au cowboy, il... » s’exclama le Rouquin.
« Qui ? Lui ? » le coupa alors une voix goguenarde derrière eux.
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« Danno ! » s’écria Grace en reconnaissant la voix de son père et elle alla se jeter dans ses bras, toute heureuse de le retrouver.
« Qu’est-ce que tu m’as manqué, toi, tu sais ça ? » s’exclama Danny en la prenant dans ses bras et en l’embrassant sous les regards attendris de ses amis. Il la serra alors bien fort contre lui, soulagé de la savoir hors de portée de Peterson.
« Merci, Joe » dit-il, reconnaissant.
Celui-ci hochait la tête que déjà Danny s’en prenait à Steve : « Et toi, je peux vraiment pas te laisser seul quelques jours ! Qu’est-ce que... »
« Content de te revoir, Danny » le coupa Steve en le prenant dans ses bras.
« J’ai eu Chin qui m’a dit que Kono allait bien. »
« Oui » acquiesça-t-il, soulagé lui aussi.
Kelly, qui, jusque là, était restée un peu en retrait, s’avança vers eux, heureuse de revoir son ami qui lui tendit aussitôt les bras. C’est alors qu’il remarqua l’hématome qu’elle avait au front :
« Dis-moi que tu as glissé sur un caillou pendant l’excursion » dit-il en fronçant les sourcils.
« C’est ton équipier ? » intervint alors le Rouquin, empêchant, sans le savoir, Danny de creuser plus avant et ce, au plus grand soulagement de Steve qui redoutait sa réaction une fois mis au courant.
« Les gars, je vous présente le lieutenant Danny Williams et sa fille, Grace » et à l’intention de Danny : « Mon ancienne unité… »
« Celle que tu commandais ? Tu peux le dire, ça ? » demanda ce dernier, surpris.
« Pourquoi je pourrais pas ? »
« Ben avec toi, tout est top secret. »
« Dites-moi, lieutenant, vous arrivez à le supporter ? » demanda alors Travis en montrant de la tête son ancien commandant.
« Si je vous dis que le premier jour, je me fais déjà tirer dessus ? »
« Et c’est reparti… » soupira Steve en faisant la moue.
« Ca m’étonne pas ! » rétorqua le Rouquin en se tournant vers ses hommes qui se mirent à rire.
« Et si tu nous racontais comment s’est passé ton retour en jet » suggéra Steve, désireux de changer de sujet.
« Oui, dis-nous ! » s’exclama Kelly, impatiente, elle aussi, de l’entendre.
« Où t’as planqué ton sachet ? » s’enquit son fiancé en faisant mine de le chercher.
« Quel sachet ? » demanda innocemment son ami.
« LE sachet, tu sais, celui dans lequel on…» insista Steve sous les regards amusés de tous les autres.
« Parce que d’après toi, j’aurais forcément été malade ? » le coupa Danny en plissant les yeux.
« Peut-être pas lors d’un décollage normal » admit son ami. « Mais toute personne non entraînée l’est en décollant d’un porte-avion. Pas vrai, les gars ? »
« Affirmatif, Commandant. »
« Ah ouais ? »
« Ouais et… »
« L’écoute pas » le coupa Kelly en regardant son fiancé avec indulgence. « Dis-nous plutôt si tu as adoré ! »
« C’est un mot qui fait pas partie de son vocabulaire, ça... » le nargua encore Steve, s’attirant les gros yeux de Kelly.
« C’était... comment dire ?... Impressionnant ! C’est ça, impressionnant...»
« Moi, ce que j’aime, c’est l’accélération au décollage. J’imagine qu’en jet, ça doit décoiffer. »
« C’est effectivement pas mal mais question montée d’adrénaline, rien de tel qu’un combat aérien » dit alors une voix joviale derrière eux.
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« Tu as eu droit à une simulation ? » demanda alors Kelly, les yeux brillants à Danny.
« Euh... J’étais plutôt pressé de rentrer, tu vois, pas vraiment le temps de jouer à Top Gun » répondit-il en jetant un œil à Steve, s’attendant à une nouvelle remarque caustique de sa part mais celui-ci gardait le silence et observait sa fiancée.
« Dommage, ça aurait été une expérience inoubliable. »
« Si ça vous tente vraiment, je me ferais un plaisir de vous faire une petite démonstration » lui proposa gentiment Harm.
« Il faut avoir le cœur bien accroché pour résister à une telle pression... » intervint alors Steve.
« J’irais doucement... »
« Il y a toujours le simulateur, c’est vraiment pas mal » insista Steve.
« Mais rien ne vaut une démonstration grandeur nature » contra Rabb, sourire aux lèvres.
« Ravi de vous revoir, Harm, même si j’aurais préféré que ce soit dans d’autres circonstances » le salua alors Wade, mettant ainsi un terme à cet échange qui risquait de tourner en un combat de coqs.
Steve se souvint alors de l’exécution de deux hauts dignitaires de l’OTAN et se retourna, inquiet, vers son ancienne unité.
« C’était pas nous » le rassura Ryan.
« De toute façon, tu finiras par l’apprendre » déclara Joe. « C’était l’unité d’Harrington. »
« Billy ? » demanda, surpris, Steve avant de demander ce qu’il s’était passé.
« Refus d’obéissance » répondit son mentor.
« Il a fait ce que nous aurions tous fait dans les mêmes conditions » asséna, de sa voix forte, Travis.
« S’il l’avait pas fait, c’est toute son unité qui y serait restée » affirma un autre de ses hommes, visiblement touché par cet événement.
« D’ailleurs, si vous avez besoin que je vienne témoigner, vous pouvez compter sur moi » ajouta Jon à l’intention de Rabb.
« Vous allez un peu vite en besogne, rien ne dit que cette affaire ira jusqu’au procès » tempéra ce dernier.
« Qu’est-ce qu’il risque ? » demanda alors Danny à Steve.
« La Cour Martiale… »
« Je m’en doute. Ce que je veux savoir, c’est s’il peut aller en prison ou s’il sera seulement dégradé ou… »
« C’est très grave, Danny » répondit sombrement Steve.
« D’autant plus que les deux otages n’étaient pas n’importe qui... » soupira Jon qui, en voyant l’heure, rappela ses hommes à l’ordre avant de se tourner vers Steve : « J’espère te revoir avant notre départ. Sinon, tous mes vœux de bonheur à vous deux. »
Et il l’étreignit chaleureusement avant de demander s’il pouvait embrasser la future mariée, ce qu’il fit sans même attendre son autorisation.
« J’espère vraiment qu’on pourra trouver un moment » répondit Steve en saluant le reste de ses hommes.
« Vous pourriez peut-être assister au mariage le 6 mai ? » les invita alors Mary dont la manière de regarder Ryan n’échappa pas à Kelly.
« C’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd » répondit le Rouquin.
« Je suis content de vous avoir revu, Commandant » dit Ryan quand vint son tour de le saluer.
« Fais bien attention à toi et si jamais il t’en fait voir de toutes les couleurs… »
« J’te l’ai dit, je suis plus cool que toi » lança Travis qui s’en allait déjà.
« Et puis, c’est peut-être pas une mauvaise chose que vous soyez loin de lui... » ne put s’empêcher Danny de titiller son chef.
« Le Commandant a toujours assuré mes arrières et d’ailleurs, si ça ne tenait qu’à moi... » et il n’eut pas besoin d’en dire plus.
Tous regardèrent Steve qui, touché, se contenta de lui faire une accolade avant de le regarder s’éloigner, un pincement au cœur. Kelly lui prit la main et il se tourna vers elle, un léger sourire aux lèvres.
Harm se tourna alors vers Danny :
« J’ai été ravi d’avoir fait ce trajet avec vous, Lieutenant. »
« Tu as entendu ? » s’adressa aussitôt Danny au SEAL.
« Ca, c’est uniquement parce que t’as pas osé la ramener de trop de peur qu’il t’éjecte » rétorqua ce dernier.
« Venez, je vais vous amener au Commandant Harrington » dit alors Wade à Harm.
« Ma proposition tient toujours » lança ce dernier à Kelly avant de suivre le Commandant Gutches.
« Merci, c’est... C’est vraiment très gentil de votre part » se contenta-t-elle de répondre.
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Une fois seuls, Danny revint aussitôt à la charge en lui demandant comment elle s’était faite ce bleu.
« Pas ici » répondit Steve et tandis que Joe les emmenait dans un endroit tranquille de la base, Mary demanda à Kelly si elle accepterait d’aller faire un tour en jet.
« Sans aucune hésitation si ton frère pilotait ce genre d’appareil ! Pourquoi ? »
« Pour rien » répondit Mary qui voyait là s’envoler peut-être une occasion de revoir le jeune Graison.
Kelly sourit mais ne posa pas de questions.
Pendant ce temps, la séance se poursuivait dans le cabinet du Docteur Lawson.
« Le voir embrasser une autre a été pour moi un choc. J’arrivais pas à en croire mes yeux ! Mais je n’ai pas cherché à me venger en le trompant avec Billy. J’ai juste trop bu et… » Elle essuya une larme. « Et puis, j’ai eu honte de moi : je l’avais trahi… une nouvelle fois et de nouveau avec lui et je savais que s’il l’apprenait, il ne me le pardonnerait pas cette fois, il avait déjà eu beaucoup de mal la première fois. »
« Alors, vous n’avez rien dit de peur de le perdre… »
Catherine hocha la tête en silence.
« C’est lui que j’aime » répondit-elle après un bref silence. « Et tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour nous et… notre bébé. Un jour, il le comprendra… Je dois juste me montrer patiente. »
« Qu’entendez-vous par là ? » demanda Jessy, intriguée.
« Qu’en voulant lui ouvrir les yeux, je n’ai fait que l’éloigner de moi en lui laissant, à elle, le beau rôle. Elle ne devait sûrement pas en attendre autant mais c’est terminé ! »
« Dois-je en conclure que vous ne vous en prendrez plus à elle ? »
« Il n’y a plus qu’elle qui compte mais je suis sûre qu’une fois que le bébé sera né, il me reviendra. »
« Vous comptez donc sur le bébé pour le récupérer ? »
« Vous m’avez dit que vous m’aideriez à comprendre les raisons de notre rupture » esquiva alors Catherine. « Je veux les comprendre pour être prête à ne plus commettre les mêmes erreurs quand il reviendra. Vous pouvez m’aider, n’est-ce pas ? »
« Je peux effectivement vous aider mais ce qui se passera ensuite dépendra aussi de lui, de ce qu’il désire et au vu de sa décision de maintenir le mariage malgré sa paternité... »
« C’est parce que notre bébé est encore trop abstrait pour lui mais bientôt, il pourra le tenir dans ses bras et là, ça changera tout, croyez-moi ! D’ailleurs, elle aussi l’avait compris et avait rompu mais… il a fallu qu’il découvre pour Billy et... et ils sont de nouveau ensemble. »
« Elle a rompu à cause du bébé que vous attendez et pourtant, elle retourne auprès de lui après avoir appris votre infidélité ? C’est plutôt surprenant... A moins que... » dit-elle alors sciemment en regardant Catherine qui, elle, baissa les yeux. « A moins qu’il y aurait un doute sur la paternité étant donné que... »
« Steve est son père ! » affirma aussitôt sa patiente d’une voix bien trop aiguë toutefois.
« Il l’est ou il faut qu’il le soit ? » demanda alors doucement Jessy. « Vous savez, vous voiler la face ne vous fera pas avancer... » ajouta-t-elle comme Catherine gardait le silence.
« Vous êtes maman ? »
« Non... »
« Alors vous pouvez pas savoir » répliqua sèchement sa patiente.
« Je peux en dire de même pour Steve et Billy » rétorqua du tac au tac Jessy avant de lui demander ce qu’elle espérait en leur refusant le droit de savoir. « Vous redoutez le résultat ? »
« Non ! »
« Vous souhaitez alors gagner du temps ? Vous croyez vraiment qu’en agissant ainsi, vous allez le ramener à de meilleurs sentiments envers vous ? »
Catherine garda le silence.
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« Vous avez peur de perdre toute chance de le récupérer si jamais le résultat n’était pas celui que vous espérez. C’est ça, n’est-ce pas, qui vous retient de faire le test ? »
« C’est faux » s’écria Catherine, peu convaincante toutefois.
« Alors pourquoi ne le faites-vous pas ? Ca aurait non seulement l’avantage de mettre tout le monde d’accord mais surtout, de permettre au père de s’investir dans sa future paternité. »
« Mais Steve a assisté à la première échographie ! »
« Comment ont-ils réagi face à votre refus de faire le test ? » demanda alors Jessy.
« Si c’est moi le père, je l’assumerai mais en dehors du bébé, je ne veux plus rien avoir affaire avec toi » lui avait-il dit sur son lit d’hôpital et depuis son coup de fil lui annonçant qu’elle ne ferait pas le test, elle n’avait plus eu de ses nouvelles...
« Lieutenant ? » l’appela Jessy comme le silence se prolongeait.
« Je ne veux pas le perdre » murmura alors Catherine. « Ce serait trop dur, je... je ne le supporterais pas. »
« Mais plus vous lutterez contre ce qui vous arrive, plus vous résisterez à la souffrance et au deuil, et plus vous vivrez des moments extrêmement pénibles. »
« J’ai besoin de lui. »
« C’est ce que vous pensez maintenant mais vous êtes plus forte que vous ne l’imaginez » essaya de la rassurer Jessy.
Catherine se mit à caresser son ventre : « Je lui ai promis que nous formerions une famille tous les trois... »
C’est alors que le téléphone se mit à sonner :
« Docteur Lawson, Madame Prescott m’a demandé de vous avertir qu’elle se mettait en route pour venir à votre cabinet » lui apprit sa secrétaire.
« Que vais-je bien pouvoir lui dire ? » se demanda Jessy...
Joe les mena dans une petite pièce qui pouvait servir de bureau et dès qu’ils furent seuls, Steve se retourna vers Kelly :
« Tu comptes accepter sa proposition ? » demanda-t-il, curieux.
« Je n’ai pas dit oui… »
« Mais t’as pas dit non » rétorqua-t-il du tac au tac.
« Et ? »
« Tu serais donc prête à monter dans un jet avec lui ? »
« Tu as bien fait revenir Danny avec lui. »
« C’est différent. »
« Je suis pas souvent d’accord avec lui mais je trouve aussi que c’est une très très très mauvaise idée » intervint Danny.
« Ah, tu vois ! » s’exclama Steve en croisant les bras sur sa poitrine, satisfait d’avoir le soutien de son ami.
Mais avant que Kelly ne puisse argumenter, Mary lâcha innocemment :
« Je trouve très chouettes les gars de ton ancienne unité. Ce serait bien s’ils pouvaient assister à votre mariage. »
« Je suis déjà étonné de les voir ici » répliqua Steve en ne quittant pas des yeux sa fiancée, s’attendant à la voir revenir à la charge. « Ca ne m’était jamais arrivé du temps où je commandais l’unité. »
« Tu sais pourquoi ils sont là ? » demanda alors Danny, curieux.
« Tu devrais savoir depuis le temps que… »
« Que c’est top secret, oui je sais, mais qui ne risque rien n’a rien, pas vrai ? »
« J’ignore si c’est top secret ou non, mais si c’est le cas, même à moi, ils ne diront rien. »
On frappa alors à la porte.
48
« Charlie ? » l’accueillit Steve, surpris, en le voyant entrer, un sac à la main.
« Chin m’a demandé de vous rejoindre ici et comme je vous ai vus de loin, je vous ai suivis. J’ignorais que tu étais rentré » dit-il alors à Danny en lui faisant une accolade.
« Je viens d’arriver » répondit ce dernier.
« Kono et Chin ne sont pas encore là ? »
« Je suppose qu’ils ne devraient plus trop tarder maintenant » lui répondit Steve en regardant sa montre.
« Tu m’as dit que tu m’expliquerais ce qui s’est passé… » lui rappela alors Kelly.
« Moi aussi, j’aimerais savoir ce qui te vaut ce truc autour de la tête... »
Steve leur relata ainsi ce qui leur était arrivé sur les docks.
« Tu aurais pu y rester » commenta Kelly qui avait blêmi en l’écoutant.
« Il m’en faut plus pour me mettre à terre » répondit-il en lui faisant un clin d’œil.
« C’est vrai que vous l’avez échappé belle » déclara Danny, soulagé lui aussi. « Mais si c’est pas vous qui avez sorti Kono de là, c’est qui ? »
« J’en sais rien, on le saura quand ils arriveront. »
C’est alors qu’il se souvint de l’appel de Tim et il sortit son portable de sa poche mais on frappa à nouveau à la porte et cette fois, ce furent Chin, Kono et Malia qui entrèrent.
« Kono » s’exclama Charlie, soulagé d’enfin voir sa petite amie mais quand il voulut l’enlacer, il la sentit se raidir à son contact et il s’écarta en lui demandant anxieusement si elle allait bien. « Tu es bien pâle… »
« Ca va, Kono ? » demanda à son tour Steve, inquiet lui aussi, et ils n’étaient pas les seuls : tous avaient remarqué, non seulement sa tenue pour le moins insolite, mais également ses traits marqués et la regardaient anxieusement.
« Tiens, assieds-toi ici » lui proposa d’ailleurs Danny en avançant un fauteuil.
« Je vais bien » essaya de les rassurer leur équipière mais aucun ne fut dupe.
« T’as pas l’air » répondit Steve en jetant un regard interrogateur à Chin qui haussa les épaules.
Mais avant qu’ils ne poursuivent, Kelly, pour épargner Grace qui avait déjà eu sa part d’émotions, proposa à Kono d’aller lui chercher une bouteille d’eau au distributeur.
« Tu viens avec moi, Grace ? » demanda-t-elle ainsi.
« C’est quand qu’on ira voir maman ? » demanda alors la gamine à son père.
« J’ai appelé Stan en arrivant et il m’a dit que maman dormait pour le moment... »
« J’aimerais bien la voir » insista tout de même la petite.
« Je sais, ma puce, mais… » commença Danny qui se sentait plus rassuré de savoir sa fille ici en sécurité plutôt qu’à l’hôpital.
« Tu sais quoi ? » intervint alors Kelly en le voyant mal à l’aise. « On va déjà essayer de lui téléphoner et voir si tu pourrais lui parler en attendant d’aller la voir. Ce serait déjà pas mal, tu trouves pas ? »
« C’est une excellente idée ! » renchérit son père.
Grace hocha la tête, déçue, mais suivit tout de même sa tante.
Mais avant de sortir, Kelly se rappela qu’elle n’avait pas de monnaie sur elle et en demanda à Steve :
« Je n’ai plus mon sac et… »
Celui-ci fouilla ses poches.
« Tiens, c’est tout ce que j’ai » lui tendit alors Danny avant de lui souffler un « merci » à l’oreille, reconnaissant.
« Je viens avec vous » dit Mary et elles les laissèrent seuls avec Charlie et Malia.
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Ce petit intermède avait permis à Kono de se ressaisir et elle leur répéta qu’elle allait bien.
« J’ai juste besoin d’un peu de temps pour récupérer » ajouta-t-elle en souriant bravement tandis que Charlie posait une main réconfortante sur son épaule.
« Elle a été droguée et tous les effets ne se sont pas encore dissipés » confirma Malia.
« Y a pas que ça. J’ai bien vu ta façon de t’asseoir… » insista Steve qui ne pouvait s’empêcher de culpabiliser en la voyant aussi marquée.
« Une côte fêlée » mentit alors Kono.
La réaction de Malia face à ce mensonge n’échappa pas à son mari qui préféra orienter la discussion sur un autre point crucial.
« Steve, il y a une chose que tu dois savoir » dit-il alors. « Ils lui ont demandé ce que Kelly avait pu nous dire… »
« Kelly ? » s’étonnèrent Steve et Danny à l’unisson.
« Qu’est-ce que Kelly a à voir avec cette histoire ? » demanda Steve en fronçant les sourcils, visiblement perdu.
« J’en sais rien » répondit Kono. « Mais il avait l’air de croire que Moreno lui avait dit quelque chose. »
« Ca n’a pas de sens » intervint Danny. « Qu’est-ce qu’il aurait pu lui dire qu’elle ne nous aurait pas dit ? »
Steve regarda Joe qui, jusque là, avait gardé le silence.
« Y avait pas que Grace qui était visée, Kelly aussi… » lâcha-t-il alors.
« Ce qui expliquerait l’échange » répondit Joe en hochant la tête.
« L’échange ? Quel échange ? » demanda aussitôt Danny. « De quoi vous parlez ? » Et il fit alors le lien avec l’hématome de Kelly. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » demanda-t-il d’une voix blanche et en voyant le coup d’œil que s’échangèrent les deux SEALs : « STEVE ?! »
Une fois dans le couloir, Grace se souvint qu’elle n’avait plus son portable. « Et je ne connais pas le numéro de maman mais Danno, lui, il... »
Et comme elle s’apprêtait à faire demi-tour, Kelly l’arrêta dans son élan :
« Ce n’est pas grave, Mary a le sien et on peut trouver le numéro de l’hôpital sans problème. On nous passera ensuite la chambre de ta maman… »
Et comme celle-ci la regardait d’un air étonné, elle lui confia qu’elle n’avait plus le sien non plus.
« Plus de sac, plus de portables, un bleu... » énuméra Mary. « Tu peux me dire... ? »
« On nous a enlevées » lui apprit Kelly avant de baisser la tête pour observer sa nièce qui gardait le silence.
« Hein ? Comment ça enlevées ? » s’écria, stupéfaite, Mary tandis que Kelly ramenait Grace contre elle dans un geste de réconfort.
« Qui a été enlevé ? » demanda alors derrière elles une voix qu’elles reconnurent aussitôt.
« Laura ? » s’exclama Kelly, surprise de voir son amie en ces lieux. « Qu’est-ce que… ? »
« Ne me dis pas que… ? » la coupa, d’une voix blanche, la procureur qui avait tout de suite remarqué l’hématome sur son front.
Sa protégée hocha la tête en signe d’assentiment avant de lâcher d’une voix tendue : « Oui, toutes les deux... » en regardant Grace.
50
« Par qui ? » s’enquit Mary.
« J'en sais rien » répondit-elle en haussant les épaules. « Le même policier qui m’a arrêtée hier pour excès de vitesse et qui m’a laissée partir en me disant qu’il devait un service à Steve... » ajouta-t-elle d’une voix lasse.
« Et tu l’as suivi sans te poser de questions ? » lui demanda Laura, étonnée.
« Non, bien sûr que non ! » s’offusqua Kelly. « Il m’a fait croire que la maman de Grace avait eu un accident. J’ai essayé d’appeler Steve mais il n’y avait pas de réseau et en me voyant hésiter, il a sorti un pistolet et... et a menacé de faire un carnage... » Elle s’interrompit avant de conclure d’une voix qu’elle essayait visiblement de maîtriser : « J’ai pas eu le choix... »
Laura, ébranlée par cette nouvelle, la serra alors dans ses bras pour la réconforter.
« Tu as fait ce qu’il fallait » la rassura-t-elle.
« Si seulement j’en avais parlé à Steve... » murmura Kelly. « Peut-être que... »
« Ce qui est fait est fait » soupira Laura. « Le principal, c’est que vous soyez, toutes les deux, saines et sauves » ajouta-t-elle en ébouriffant un peu les cheveux de Grace.
« A propos, comment se fait-il que vous soyez là ? » demanda Kelly, désireuse de ne pas les voir s’appesantir sur leur enlèvement.
« C’est mon frère qui vous a appelée pour nous rejoindre ici ? »
« Non, je… Je suis venue pour… » Mais elle se rappela que Kelly n’était pas au courant de sa démarche et s’interrompit. « Où est Steve ? » s’enquit-elle alors.
« Avec les autres dans une pièce tout au fond du couloir à droite » répondit sa sœur.
« Allez-y » suggéra Kelly. « On vous rejoint dès qu’on aura appelé l’hôpital. »
« L’hôpital ? Qui est blessé ? »
« Rachel, la maman de Grace. »
« Ce n’était donc pas un leurre ? » s’étonna Laura.
« Non malheureusement, mais elle va bien. »
« Et bien sûr, Steve n’a pas jugé utile de me tenir au courant » releva la procureur dont la voix et l’attitude montraient clairement qu’elle n’appréciait pas d’avoir été tenue à l’écart.
« Tout s’est passé très vite et on vient seulement d’arriver ici. Il n’a même pas encore eu l’occasion de nous en dire plus » le défendit aussitôt Kelly.
« Mouais... » lâcha Laura. « La dernière porte à droite, c’est ça ? » et elle alla rejoindre le 5-0.
« Et si on appelait ta maman maintenant ? » proposa Mary.
Grace fit oui de la tête, impatiente, et quelques minutes plus tard, elle put enfin lui parler.
« Coucou ma chérie » dit alors celle-ci d’une voix encore pâteuse.
« Maman ! » s’écria Grace, toute heureuse de l’entendre…
« Ca va, toi ? » demanda alors à voix basse Mary à sa future belle-sœur qui mettait une pièce dans le distributeur de boissons tandis que Grace parlait à Rachel.
« Il y a eu plus de peur que de mal finalement » répondit Kelly en appuyant sur un des boutons.
« Heureusement que mon frère a pu intervenir à temps… »
« Tu veux quelque chose ? » demanda Kelly qui se forçait à ne pas penser à leur sort, à Grace et elle, si…
Mary remarqua son visage fermé et n’insista pas.
« Une bière ou un gin tonic » répondit-elle alors pour détendre l’atmosphère.
« Et un double whisky pour moi » renchérit Kelly, ce qui les fit sourire toutes les deux…