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Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 21.05.2016 à 11h42
Auteur : mesange
Statut : Terminée
« A l'approche du dénouement final, tout s'enchaîne pour le 5-0... » mesange
Cette fanfic compte déjà 78 paragraphes
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Catherine s’arrêta et lâcha tristement : « Qu’est-ce qui t’arrive ? »
« Ce qui m’arrive ? » répéta-t-il en se tournant enfin vers elle.
« Tu es si froid, si distant avec moi. Ca ne te ressemble pas... »
« Je n’ai jamais voulu que ça se passe comme ça entre nous mais tu me laisses pas le choix. »
« Tout ce que je fais, je le fais pour nous. »
« Il n’y a plus de nous ! Quand vas-tu finir par le comprendre ?! » s’exclama-t-il en haussant la voix.
« Je porte ton enfant, tu l’as oublié lui aussi ? » répliqua-t-elle, les larmes aux yeux.
« Mon enfant ? Tant que je n’en ai pas la preuve, il est hors de question que je le considère comme tel. »
« Steve... » commença-t-elle, ne sachant plus trop comment s’y prendre pour le ramener à de meilleurs sentiments envers elle, mais il la coupa :
« Tu comptes faire le test de paternité ? »
Elle se pinça les lèvres et il soupira, un sourire désabusé aux lèvres : « Non, bien sûr que non, quelle question. Tu as bien trop peur du résultat... » Et comme il s’apprêtait à repartir, elle se rebiffa :
« Ca te brûlerait la langue de me demander comment je vais ou le bébé ? »
« C’est ça, change de sujet » maugréa-t-il.
« T’en as rien à foutre de nous, n’est-ce pas ? » l’accusa-t-elle en élevant la voix. « Il n’y a plus qu’elle qui compte ! »
« Je refuse de m’attacher à un enfant qui n’est peut-être pas le mien et si tu peux pas comprendre ça… »
« C’est peut-être pas le meilleur endroit ni le meilleur moment pour une discussion » intervint alors Danny qui était venu prévenir son ami de l’arrivée du confrère de Malia et à l’intention du SEAL : « On t’attend pour commencer. »
« J’arrive » répondit celui-ci avant de se retourner vers Catherine mais celle-ci, furieuse, avait déjà tourné les talons et il la regarda partir.
« Je n’ai jamais voulu en arriver là » laissa-t-il échapper quand elle fut hors de son champ de vision.
« On peut pas dire qu’elle ne l’a pas cherché. »
« Mais c’est vrai, j’aurais pu lui demander comment elle allait. »
« Elle te connaît, elle devrait avoir l’habitude… » Avant d’ajouter, plus sérieux : « Mais tu sais, peut-être que te montrer distant est justement ce dont elle a besoin pour enfin accepter la réalité. »
Steve le regarda sans rien dire.
« Allez viens, ta présence va peut-être aider Kelly à se détendre. Il ne manquerait plus que l’hypnose ne marche pas » déclara Danny en tapant sur l’épaule du SEAL mais avant d’entrer, il lui demanda encore s’il comptait vraiment y aller seul.
« Tu veux m’accompagner ? »
« Pas moi mais je serais plus rassuré si Joe était de la partie aussi pour assurer tes arrières au cas où… »
« Tout se passera bien, tu verras » répondit Steve en lui tapant sur l’épaule avant d’entrer.
« Je déteste quand il dit ça » marmonna Danny en le suivant.
« Commandant McGarrett » se présenta aussitôt Steve au Docteur Leung.
« Commandant » le salua le médecin en lui serrant la main.
« J’ai fait part à mon collègue de vos attentes » lui apprit aussitôt Malia.
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« Est-ce possible de se souvenir sous hypnose d’une conversation que l’on n’a pas vraiment suivie ? » demanda avec appréhension Kelly.
« Si l’hypnose ravive la mémoire, elle ne peut cependant faire revenir que des souvenirs parcellaires » lui répondit le médecin.
« Autrement dit, il n’est pas sûr que je me souvienne de tout » répliqua-t-elle, désappointée.
« Personne ne te demande l’impossible d’autant plus si, comme je le pense, ton nom n’a été cité que pour nous amener à un certain endroit » essaya de la réconforter son fiancé.
« Alors pourquoi cette séance ? » intervint Laura qui redoutait le moment où Kelly embrayerait sur son trouble et ce, d’autant plus facilement qu’elle serait sous hypnose.
« Parce que le temps nous est compté et qu’à ce stade-ci de l’enquête, on ne peut écarter aucune hypothèse » soupira Steve en regardant Kelly.
« Je comprends » répondit celle-ci. « Et je suis prête à commencer. »
« Ca va aller ? » s’enquit-il une nouvelle fois.
« Je suis bien plus inquiète pour toi que pour moi » répondit-elle.
« Qu’est-ce que trente-cinq mètres pour un SEAL ? » rétorqua-t-il en lui faisant un clin d’œil.
« Sans aucun doute de la routine mais sois prudent s’il te plaît. »
« Promis » déclara-t-il en l’embrassant sur le front.
« On t’appelle si on a du nouveau » déclara alors Danny. « Et toi, tu m’appelles dès que tu seras sur le retour, ok ? »
Pour toute réponse, son ami lui tapa sur l’épaule avant de s’en aller.
Kelly regarda Danny qui soupira.
Le Docteur Leung se tourna alors vers la jeune femme pour lui expliquer le déroulement de la séance :
« Une fois confortablement installée, vous vous laisserez guider par ma voix vers ce qu’on appelle l’état modifié de conscience et vers une profonde relaxation. A ce moment, l’esprit conscient s’effacera pour laisser la place à l’esprit inconscient. Les mots agiront par le biais des suggestions que j’établirai en fonction du déroulement des scènes. Dans ce type d’approche, il n’y a pas de totale perte de contrôle. Vous resterez consciente de votre environnement d’un bout à l’autre de la séance, vous garderez un souvenir de ce qui s’est passé. Sachez aussi que vous pourrez sortir de la transe à tout moment si bon vous semble. En d’autres termes, vous resterez constamment maîtresse de vous-même. »
Kelly hocha la tête, déjà plus rassurée.
« Avez-vous des questions ? » demanda encore le médecin.
Elle en avait une mais devant ses amis, n’osa pas la poser et répondit par la négative.
« Bien » dit le médecin, un sourire bienveillant aux lèvres. Il se tourna alors vers les autres : « Je vous demanderai de nous laisser seuls le temps d’induire l’hypnose, ensuite de garder le silence tout au long de la séance. Vous pourrez me faire part de vos suggestions uniquement par écrit. »
Tous sortirent et Kelly s’installa dans le fauteuil qu’occupait plus tôt Kono mais avant que la séance ne commence, elle lui fit part de ce qu’elle avait sur le cœur.
« Serait-il possible de prolonger la séance afin de… » Elle soupira avant de reprendre : « Afin de mettre en lumière un trouble possible de personnalité multiple ? »
« Malia m’a effectivement parlé de vos doutes à ce sujet. Je lui avais proposé de nous voir lundi prochain afin d’en parler. Comme je suis ici, nous pourrons en discuter mais il y a plus urgent maintenant, non ? » répondit-il en lui souriant gentiment.
Kelly acquiesça et il lui demanda de s’installer confortablement dans le fauteuil. Il sortit de sa poche un iPod et bien vite, une musique douce et relaxante se fit entendre dans la pièce.
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Il lui demanda si elle était bien installée, puis de choisir un point derrière lui qui accroche son regard.
« C’est bon ? » demanda-t-il.
« Oui. »
« Qu’avez-vous choisi ? »
« Le crochet sur le mur. »
« Vous allez fixer ce point doucement » dit-il d’une voix douce et monocorde. « Il est possible comme vous fixez le point que vos yeux fatiguent et que vous ayez envie de fermer vos paupières… »
Ce qu’elle fit peu après.
« Vous glissez doucement dans un état agréable, un état de détente et de relaxation profonde, un état où vous êtes bien, l’état d’hypnose… » reprit le médecin qui remarqua alors ses paupières cligner, signe qu’elle était hypnotisée.
Il rappela les autres mais seuls Danny, Chin, Kono et Laura vinrent le rejoindre.
« Dans cet état, vous allez imaginer que vous êtes à la marina. Vous marchez le long des pontons, vous sentez vos pieds sur le sol en bois, l’air marin sur votre peau, vous entendez les moindres bruits, le clapotis de l’eau sur les coques des yachts, les cris des mouettes… Vous voyez maintenant la scène devant vos yeux… Levez l’index pour dire que vous la voyez. »
Tous la regardèrent lever l’index…
« Vous apercevez maintenant une personne qui vous est familière…….. Vous la reconnaissez : c’est Ricky Moreno… »
Pendant ce temps, Steve était allé rejoindre le pilote de l’hélicoptère où l’attendait déjà Joe.
Jessy, quant à elle, trouva sa patiente particulièrement excitée, faisant les cents pas dans son bureau.
« Que vous arrive-t-il ? » demanda-t-elle, surprise.
« J’ai croisé Steve dans les couloirs mais c’est à peine s’il s’est arrêté pour me parler » lui apprit alors Catherine. « Vous auriez dû le voir, il était si... si distant et si froid...... Je ne le reconnaissais pas mais je comprends maintenant pourquoi » déclara-t-elle, les yeux brillants. « Quand je l’ai croisé, j’étais avec Billy. »
Elle vit Jessy froncer les sourcils, visiblement perplexe.
« Il est jaloux ! » lâcha-t-elle alors pour l’éclairer. « Il est jaloux. C’est pour ça qu’il s’est comporté comme ça avec moi. Sur le moment, je ne l’ai pas compris. Je pensais qu’il n’en avait rien à foutre de nous mais c’est faux ! Il tient encore à moi, c’est évident ! »
Elle s’arrêta pour reprendre sa respiration.
« Mais comment le lui faire comprendre ? Comment lui ouvrir les yeux avant qu’il ne se marie ? Comment l’empêcher de prendre une décision qu’il regrettera ? »
« En renouant le dialogue » répondit alors Jessy. « Mais ceci implique un changement d’attitude de votre part. En êtes-vous capable ? »
« Je n’ai plus l’intention de m’en prendre à elle si c’est à ça que vous faites allusion. J’ai compris la leçon. »
« Je l’espère car vous savez ce que vous risquez dans le cas contraire... Mais si je vous parle de changer d’attitude, c’est parce que c’est indispensable pour rétablir un dialogue posé, sans tensions et sans un mot plus haut que l’autre. Une remise en question s’impose dès lors car il ne s’agit pas de commettre à nouveau les mêmes erreurs mais de les corriger. »
« Dites-moi ce que je dois faire et... »
« Vous poser déjà les bonnes questions en vous demandant ce qui a provoqué la rupture du dialogue entre vous et voir comment vous pourriez amorcer une communication plus sereine et aussi apaisée que possible. Vous vous êtes tellement projetée dans la situation que vous n’avez pu déterminer les bonnes actions et au final, tout ce que vous avez entrepris n’a fait que l’éloigner de vous. »
Catherine soupira : elle ne pouvait lui donner tort.
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« Chacun a évidemment ses torts mais il est important que vous reconnaissiez les vôtres avant de renouer le contact et ce, pour lui montrer que vous avez compris les conséquences de certains de vos actes et que vous pouvez changer. L’objectif est de repartir sur une bonne communication. Rien ne vous empêche non plus d’évoquer ses erreurs à lui aussi mais la discussion ne doit en aucun cas tourner au règlement de compte. »
Elle se tut un bref instant avant d’aborder un point crucial :
« Maintenant, il faut bien garder à l’esprit que malgré vos explications et votre bonne volonté, votre ex pourrait ne pas vouloir renouer le dialogue mais au vu de ce que vous m’avez dit plus tôt, j’en doute. De plus, s’il est effectivement le père du bébé... »
« Il l’est ! »
« Tant qu’il n’en aura pas la preuve, vous pourrez dire ce que vous voulez, le doute subsistera toujours en lui et l’empêchera de s’impliquer dans sa future paternité » répliqua Jessy d’une voix ferme.
Un silence s’installa que finit par rompre Catherine qui demanda alors d’une voix tremblante :
« Vous voulez dire que... que si je lui en apporte la preuve, il... il me reviendrait ? »
« Je n’ai pas dit ça. Votre ex ne se sentait plus épanoui dans votre couple et il se peut qu’il n’ait aucune envie de revenir vers vous malgré sa possible paternité. Si c’est le cas, vous devrez l’accepter sans tomber dans une nouvelle spirale négative de rancœur et trouver un terrain d’entente pour le bien de votre enfant. »
« Je sais qu’il ne nous abandonnera pas. Il pourra pas…. Pas quand il aura pris son bébé dans ses bras, non il pourra pas, je le connais ! »
« Vous ne croyez pas qu’il serait temps de clarifier cette situation ? Ne serait-ce que pour lui permettre de prendre des décisions en toute connaissance de cause ? »
Catherine leva les yeux vers elle mais garda le silence.
« Je vous invite à prendre le temps de réfléchir à ce que nous venons de dire et d’en reparler demain. »
« Vous voulez que je revienne demain ? »
« A treize heures trente, ça irait ? »
« Euh... Oui. »
« Bien ! A propos, j’ai parlé à Madame Prescott qui vous laisse un délai supplémentaire avant de prendre une décision mais soyez bien consciente qu’au moindre nouveau faux pas de votre part, elle ne vous fera pas plus aucun cadeau. »
« Je vous l’ai dit : je n’ai plus l’intention de m’en prendre à elle. Ca ne m’a rien apporté, au contraire... »
« Alors à demain » dit-elle en lui tendant la main et Catherine quitta son cabinet.
« Pas mal ces galeries souterraines » commenta Peterson qui suivait le chef des Samoans.
« Ma mère est d’origine vietnamienne » lui apprit ce dernier.
« D’où l’idée… »
« On n’est jamais assez prudent. »
Et un bon quart d’heure plus tard, ils arrivèrent à une trappe que souleva Tweeny et tous deux se retrouvèrent dans un hangar à l’intérieur duquel étaient alignés divers véhicules de livraison.
« C’est à vous ? » demanda Peterson.
« Non » mais il n’en dit pas plus et se dirigea vers une des camionnettes. Il en ouvrit les portières avant de lancer la clé à Peterson en lui montrant de la tête une casquette à l’effigie de la société. Il prit ensuite place à l’arrière pour rester hors de vue et tandis que Peterson se mettait au volant, il actionna le volet d’ouverture du hangar. C’est ainsi qu’ils quittèrent, ni vus ni connus, non pas les docks, mais une zone marchande toute proche et longèrent la côte.
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Arrivés au point de rendez-vous, Peterson appela Salvo.
« Bien » répondit celui-ci, impatient de signer cette alliance et de regagner ses pénates sur le Continent. « Et qu’est-ce que la fille vous a dit ? » demanda-t-il ensuite, question que redoutait Peterson.
« Rien » soupira celui-ci. « Elle nous a échappé. »
« Comment ça ? » s’écria aussitôt le parrain en colère. « J’avais pourtant été très clair, je ne voulais plus d’une nouvelle bavure ! »
« Le 5-0 est toujours à la recherche d’indices, ce qui est bon signe. »
« Ou c’est ce qu’ils veulent faire croire. »
« J’en doute. Je pense d’ailleurs avoir compris le sens du message de Moreno. J’ai juste besoin d’hommes… »
« Il est hors de question de m’impliquer plus que je ne le suis déjà dans cette affaire ! » s’insurgea alors Tweeny. « Nous nous sommes déjà assez mis en avant, à votre tour si vous voulez que cette alliance se conclue ! » les menaça-t-il alors.
Un lourd silence s’installa avant que Rick ne déclare qu’il avait une solution pour les retarder, voire les éliminer et il leur fit part de son plan d’action.
« Et si vous vous trompiez ? »
« C’est une possibilité en effet. »
Salvo soupira : plus le moment de conclure cette fameuse alliance approchait, plus il en avait des aigreurs à l’estomac.
« Tout porte à croire qu’ils ignorent encore où l'accord aura lieu et d’ici qu’ils le découvrent, s’ils le découvrent, tout sera entériné » renchérit Rick d’un ton calme.
« Je vous préviens Peterson : ne me décevez pas, sinon vous en payerez le prix fort. »
Et il raccrocha, fébrile.
« Il n’y a pas une minute à perdre » dit Rick à Tweeny qui passa alors un coup de fil avant de le suivre ainsi qu'un second homme de main du parrain…
Peu de temps après, un des agents du FBI, qui avait suivi le faux Tweeny, prévint Reynolds qu’ils se dirigeaient vers une piste désaffectée où un petit avion de tourisme les attendait.
« Merde » grinça ce dernier se demandant s’il devait les faire intervenir ou non. S’ils le faisaient, l’alliance ne serait pas conclue et il pouvait dire adieu aux honneurs qui se profilaient à l’horizon et probablement la promotion qui en découlerait. D’un autre côté, si c’était un leurre, ils passaient à côté d’une belle opportunité d’en apprendre plus.
« Quels sont vos ordres ? » demanda l’agent comme le silence se prolongeait.
« Pourquoi un avion ? » se demandait toujours Reynolds. « Où compte-t-il aller ? Est-ce possible que Salvo et Cannon soient sur une autre île ? Ca expliquerait leur disparition. »
« Laissez-le partir » opta-t-il finalement, l’envie de capturer Salvo prenant le pas sur le reste.
« Vous êtes certain que… ? »
« Il faut savoir où ils vont et il n’y a pas trente-six endroits sur ces îles où ils pourront atterrir. Nous le retrouverons ! »
Il raccrocha alors que ses collègues observaient deux hommes hisser quatre gros fûts à bord de l’avion avant que n’embarque le faux Tweeny qu’ils ne purent, une nouvelle fois, formellement identifier, l’homme portant un chapeau bien vissé sur la tête et des lunettes de soleil.
Reynolds gagna ensuite au pas de course la pièce du fond du couloir.
« Vous ne pouvez pas entrer » intervint alors Malia en se plaçant devant la porte.
« Et pour quelle raison ? » s’enquit sèchement l’agent.
« Ils ont commencé la séance d’hypnose et en entrant, vous risqueriez de la compromettre. »
« Je dois parler à McGarrett, c’est urgent ! »
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Devant son air menaçant, Malia entrouvrit légèrement la porte et fit signe à son mari de la rejoindre.
« C’est à McGarrett que je veux parler. »
« Il est occupé » répondit laconiquement Chin sans s’étendre sur le sujet.
Vu l’urgence de la situation, Reynolds ne perdit pas plus de temps et le mit au courant de ce qu’il venait d’apprendre.
« Ils voleront sous le radar, ça ne fait aucun doute. J’ai donc besoin de connaître tous les endroits où ils pourraient atterrir. J’ai également besoin qu’on mette à ma disposition et celle de mes hommes des hélicoptères afin de nous rendre le plus vite possible sur les différents lieux possibles. »
Chin appela Duke et une fois l’agent du FBI parti, composa le numéro de Steve.
« On dirait que ça bouge » répondit ce dernier. « Tiens-moi au courant si t’as du nouveau » avant de demander comment ça se passait avec Kelly.
« Elle est maintenant sous hypnose mais jusqu’à présent, on n’apprend rien de plus que ce qu’on ne sait déjà... »
« J’ai intérêt à pas traîner. »
« Steve, je serais plus utile au QG qu’ici » commença alors Chin.
« Pas question de prendre le moindre risque » répliqua fermement le SEAL. « Vous restez tous là sauf si un élément nouveau survient et vous oblige à sortir. »
Chin soupira mais ne broncha pas et ils raccrochèrent.
Pendant ce temps, la séance d’hypnose se poursuivait et ils en étaient à l’épineux passage dans lequel Moreno avait mentionné les Bahamas. Le Docteur Leung avait beau émettre des suggestions directes et indirectes afin d’aider Kelly à contourner ses résistances, à part « rêve » et « quitter les Etats-Unis », c’est tout ce dont elle était parvenue à se souvenir jusqu’ici. Les questions qu’avaient griffonnées Danny n’avaient rien donné non plus et tous commençaient à se demander si Steve n’avait pas vu juste…
« Il a l’air d’attendre que je dise quelque chose mais je ne sais pas quoi ! » poursuivait-elle, agacée.
« Respirez calmement…profondément……. Oui…. » intervint doucement le psy et quand elle se détendit un peu, reprit : « Ricky est devant vous, il vous regarde, il attend une réponse de votre part… »
« Son visage a changé... »
« Comment ça ? »
« Il me regarde bizarrement....... Il semble déçu… ou fâché, je sais pas……….. Je ne dis rien. Il soupire et me demande d’aller chercher des boissons au frigo. Sa voix est froide… »
Elle soupira puis reprit : « Il retourne à la barre et je descends dans la cabine prendre deux bouteilles……. Je remonte sur le pont… »
Le psy se tourna vers les membres du 5-0 et comme aucun d’eux n’avait de question, il poursuivit :
« Vous revenez maintenant près de lui… »
« Il est au téléphone avec Steve. »
Elle se mit à leur relater toute la scène jusqu’au moment où elle le voit ouvrir un coffre :
« Il sort tout du coffre… »
« Vous pouvez être plus précise ? »
« Il sort deux combinaisons, les bonbonnes d’air, les palmes, les lampes de poche... Je dois enfiler la combinaison... Il me presse.... Il me montre comment respirer sous bonbonne d’air... Il vérifie mon matériel en me disant qu’une fois dans l’eau, je dois rester près de lui et le suivre…….. Je ne veux pas plonger. Steve est en route, je veux l’attendre…»
Sa respiration s’accéléra à nouveau.
« Mais le complice de Carter arrivera peut-être avant lui et il ne veut prendre aucun risque, je dois sauter à l’eau..... et c’est ce que je fais. »
« Détendez-vous, tout va bien… »
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Danny griffonna un mot sur son carnet qu’il montra au psy.
« Vous sautez et Moreno vous suit… »
« Non, quand je sors la tête de l’eau, il est encore sur le bateau. Il me tourne le dos mais je le vois refermer le couvercle du coffre, puis il se redresse, ajuste son masque et saute. Après... »
Son visage se crispa à nouveau.
« Vous vous en sortez parfaitement » la rassura le médecin.
« C’est mort » murmura alors Danny à Chin, Kono et Laura.
Le psy, qui l’avait entendu, se tourna vers lui pour voir s’il devait continuer. Danny regarda ses amis qui ne voyaient pas non plus ce qu’ils pourraient découvrir maintenant.
« Continuez jusqu’à ce qu’il la laisse seule dans la grotte » écrivit néanmoins Chin.
« Vous l’avez suivi et vous arrivez tous les deux à la grotte... »
« Il balaie la grotte avec sa lampe de poche… Il m’aide à sortir de l’eau… »
« Insiste-t-il sur un endroit en particulier quand il éclaire la grotte ? » demanda le psy après avoir lu le mot de Laura cette fois.
« Non. »
Danny soupira tandis que les autres l’observaient.
« Que fait-il alors ? »
« Il dépose sa lampe de poche à côté de moi et il retire son masque et l’embout de la bonbonne d’air en me disant de faire pareil…… Il me dit que je dois l’attendre mais je ne veux pas rester toute seule… C’est lugubre… »
Sa voix tremblait maintenant, sa respiration devenait plus rapide aussi et c’est le cœur serré que ses amis l’écoutèrent reprendre :
« Il dit qu’il va revenir mais je veux partir avec lui. Je ne veux pas… »
Elle se pinça les lèvres pour ne pas se mettre à pleurer mais ce fut plus fort qu’elle.
« STOP » dit alors Danny.
« Vous êtes sûr ? » demanda le médecin.
« Oui » rétorqua-t-il fermement.
« Bien » répondit le médecin avant de se retourner vers la jeune femme : « Je vais compter jusque trois, Kelly et à trois, vous ouvrirez les yeux… »
Et c’est ce qu’elle fit. Laura lui tendit alors un kleenex.
« Ca va ? »
« Oui » répondit bravement Kelly même si ses mains tremblantes prouvaient le contraire. « Tout ça pour rien, alors ? » lâcha-t-elle, dépitée.
« Non, ça ne fait que confirmer ce que Steve pense » essaya de la rassurer Kono.
« Je vais l’appeler » dit alors Danny qui composa le numéro de portable de son ami.
« Alors ? » demanda aussitôt celui-ci.
« Ca n’a rien donné. »
Steve acquiesça en silence avant de demander comment elle allait.
« Ca va. Tu en es où là ? »
« On survole les alentours avant de plonger mais aucun bateau à l’horizon si ça peut te rassurer. »
« C’est déjà ça… Tu m’appelles… »
« Dès que je suis remonté, je sais » sourit le SEAL et il allait raccrocher quand Kelly, d’une voix excitée, lui demanda à lui parler.
« Steve ! La lampe de poche, la lampe de poche ! »
« Quoi ? » s’étonna-t-il.
« Je viens de revoir les lampes de poche qu’il y avait dans le coffre, elles étaient identiques, je suis formelle mais dans la grotte, il m’en a donné une autre ! » s’exclama-t-elle, les yeux brillants cette fois.
« Ca se tient » reconnut Steve. « C’est vrai qu’en allant te chercher, j’y ai laissé la bonbonne d’air et la lampe de poche. »
« Tu n’as plus besoin de plonger maintenant » poursuivit-elle, soulagée.
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« Pas sûr » intervint alors Laura. « Seule la bonbonne d’air vide a été répertoriée. »
« Il y avait une lampe de poche pourtant ! » assura Kelly.
« Je l’ai vue aussi » renchérit Steve.
« Je ne dis pas le contraire mais elle n’a pas été remontée » affirma Laura.
« Vous êtes sûre de vous ? » demanda Danny qui, devant le regard sans équivoque de la Procureur, lâcha : « Je pense que ça veut dire oui. »
« Au moins, je sais ce que je dois chercher » déclara Steve.
« Sois prudent » l’exhorta à nouveau Kelly.
« Promis » répondit-il avant de raccrocher.
« Rien à l’horizon » cria à ce moment Joe.
Et tandis que l’hélicoptère s’éloignait de la grotte, Steve vérifiait une dernière fois son matériel. Joe, quant à lui, s’occupait maintenant de l’hélitreuillage du scooter de plongée sous-marin que la Navy avait mis à la disposition du Commandant du 5-0. Arrivé à une distance respectable, le jeune SEAL, armé notamment d’un fusil à harpon, sauta à l’eau. Il réceptionna ensuite le scooter et après avoir décroché le câble qui le retenait, le mit en route et plongea sans plus tarder dans les entrailles de l’océan. Il se repéra vite grâce à la boussole et la jauge de profondeur qu’il avait attachées à son poignet et gagna très rapidement l’entrée de la grotte. Celle-ci, à nouveau entravée par une barrière après le passage de la Scientifique, lui donna un peu de fil à retordre mais il en vint malgré tout assez vite à bout. Il s’engouffra dans le long couloir menant à la plate-forme et c’est peu après qu’il gagna la grotte. Il la balaya à l’aide de sa lampe torche avant d’attacher le scooter à un rocher et de se hisser sur le rebord. Il éclaira le coin où il se souvenait avoir vu la lampe de poche mais il ne la vit nulle part. Il se mit à fouiller les moindres recoins et découvrit alors une anfractuosité dans laquelle elle aurait pu glisser. Il dirigea ainsi le rayon de sa lampe torche à l’intérieur et y plongea son couteau mais de toute évidence, elle était bien plus profonde qu’il ne le pensait. Il s’empara alors de la lance de son fusil à harpon, plus fine et plus longue. Cette fois, il put en atteindre le fond mais à part des algues, c’est tout ce qu’il remonta.
« Où peut-elle bien être ? » se demanda-t-il. C’est vrai qu’un certain laps de temps s’était écoulé entre leur départ et l’arrivée de la Scientifique mais il doutait qu’un plongeur soit tout de même venu jusque là. De plus, Ricky n’avait parlé à personne de cette grotte...
« Elle doit être là ! »
« Commandant White » cria le pilote de l’hélicoptère.
« J’ai vu » répondit Joe qui observa, avec beaucoup d’attention l’écran radar sur lequel venait d’apparaître un point lumineux qui prenait la direction de l’emplacement de la grotte.
Joe scruta alors le ciel autour d’eux mais ne vit rien.
« Vous voulez qu’on s’éloigne encore un peu plus ? » proposa le pilote.
« Non, Steve ne devrait plus tarder » répondit le vieux SEAL en regardant sa montre avant de scruter attentivement la surface de l’océan.
« Au-dessus à neuf heures » cria peu après le pilote en montrant du doigt un petit avion de tourisme qui, visiblement, reprenait de l’altitude.
« Surveillez-le » ordonna Joe qui scrutait maintenant anxieusement la surface de l’océan, impatient de revoir son fils.
« Les enfoirés ! » s’exclama-t-il peu après.
Steve, quant à lui, balayait à nouveau les lieux quand il remarqua un petit crabe se promener tranquillement sur les rochers humides.
« Heureusement que Kelly n’en a pas vus » se dit-il en pensant à sa fiancée paniquée à l’idée de se retrouver en leur présence mais en le regardant se déplacer, il se demanda alors si la lampe n’aurait pas été emportée par un de ses congénères, voire une pieuvre, tous deux bien connus pour leur côté chapardeur.
« A moins qu’elle ne soit tombée à l’eau... »
Ce qu’il alla aussitôt vérifier et c’est assez vite qu’il la repéra, bien que camouflée dans un tapis d’algues. Il remonta ensuite à la surface mais préféra tout de même, plus par acquis de conscience, vérifier que rien d’autre n’avait été dissimulé. Une fois rassuré, il regagna l’entrée de la grotte où une surprise de taille l’attendait…
FIN DU CHAPITRE 9