Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Hawaii Five-0 (2010)
Création : 07.03.2017 à 11h11
Auteur : mesange
Statut : Terminée
« La chasse aux indices laissés par Moreno continue pour le 5-0 mais le temps presse et les obstacles dressés sur leur route ne manquent pas... J'écris seule » mesange
Cette fanfic compte déjà 83 paragraphes
61
Peu après l’appel de Laura, c’est Danny qui appela Malia.
« C’est pour toi » dit celle-ci, un sourire aux lèvres, en passant son portable à Grace.
« Danno ! » s’écria sa fille, toute heureuse, s'empressant de lui demander s’il rentrait bientôt.
« Oui, mon petit chat, Danno ne devrait plus trop tarder. »
« C’est long. »
« Je sais, pour moi aussi. »
Ils échangèrent encore quelques mots puis Kelly demanda si Steve était près de lui.
« Juste à côté de moi, occupé à ne pas perdre une miette d’une conversation privée » ne put-il s’empêcher de le titiller, ce qui la fit sourire tandis que le SEAL levait les yeux au ciel.
« J’te passe Tata. »
« Hey Grace, Danno t’aime très fort. »
« Moi aussi, je t’aime Danno » répondit la gamine en tendant déjà le téléphone à sa tante.
« Me dis pas que tu t’inquiétais pour moi ? » la taquina aussitôt Steve.
« Tu m’as dit que tout se passerait bien, pourquoi me serais-je inquiétée ? » rétorqua-t-elle sur le même ton léger que lui avant de lui demander, plus grave cette fois, comment il allait après son bain forcé.
« Une promenade de santé. »
Elle n’insista pas, consciente qu’il n’en dirait pas plus. Elle lui apprit alors que Laura se trouvait chez Danny.
« Laura est chez toi » souffla celui-ci à ce dernier, tout aussi surpris que lui.
« Il restait un indice… »
« Attends, je te mets sur haut-parleurs. »
« Je disais qu’il restait un indice, une farde que Grace a reconnue. »
« Oui, celle que j’avais quand j’étais à l’école au New Jersey » dit la fillette comme sa tante avait activé, elle aussi, le mode haut-parleurs.
« Elle a trouvé quelque chose ? » s’enquit son père.
« Oui mais elle n’est pas sûre de savoir de quoi il s’agit vraiment » répondit Kelly.
« Encore une énigme ? » posa Steve.
« Je l’ignore, elle n’a pas été plus explicite mais elle t’appellera sûrement quand elle en saura davantage. »
« Mon portable est HS, qu’elle appelle Danny » la prévint-il.
« Est-ce qu’on doit encore vous attendre ou on peut rentrer ? » intervint Mary qui commençait à s’ennuyer ferme d’autant plus que l’ancienne unité de son frère était partie.
Steve regarda Danny, qui hocha la tête en signe d’assentiment, en l’entendant leur dire qu’il préférait savoir ce que Laura avait découvert avant de leur donner le feu vert. « Je sais que la journée a été longue et que... »
« On saura patienter » lui assura Kelly qui sourit en voyant la grimace de sa future belle-sœur tandis que'il lui demandait si elle tenait le coup.
« Ca va. »
« On arrive au port » l’avertit Danny en apercevant les premières lumières de la côte.
« Je serai bientôt là. »
« J’ai hâte, Commandant… »
Et il raccrocha, une nouvelle fois étonné de l’effet que provoquait en lui sa voix douce.
« Quoi ? » demanda-t-il comme Danny le fixait des yeux.
« T’as encore ce sourire béat……Si, si, je t’assure » rétorqua ce dernier, amusé.
« Allons rejoindre les autres » se contenta de répondre son ami.
62
Catherine s’était finalement rendue à Fort Shafter et en passant devant le mess des officiers, n’avait pu s’empêcher de jeter un œil à l’intérieur à la recherche de Kelly et des autres qu’elle aperçut dans un coin de la salle.
« Steve n’est donc pas encore rentré » se dit-elle en accélérant le pas pour rejoindre Billy qu’elle trouva en compagnie de son père qui l’accueillit chaleureusement en la reconnaissant. Billy, lui, la regardait, intrigué, répondre à son étreinte.
« Merci d’être venue » la remercia Monsieur Harrington.
« Tu l’as appelée ? » s’étonna son fils, les sourcils froncés.
« J’ai demandé à Catherine si elle pouvait passer à la base, oui. »
« Tu n’as pas à… » s’indigna son fils, visiblement contrarié par son initiative.
« Tu as pris une décision lourde de conséquences qui va à l’encontre de ce que t’a proposé ton avocat. Je me disais qu’en discuter avec quelqu’un qui te connaît bien… qui compte pour toi et qui fait partie aussi de la Navy pourrait… peut-être…te faire changer d’avis. »
« Papa, on en a déjà parlé » se radoucit Billy en remarquant ses yeux humides.
« Et si tu m’expliquais ce que ton avocat te conseillait ? » intervint Catherine. « Je ne suis au courant que des grandes lignes. »
Il tourna la tête vers elle mais garda le silence, tourmenté par toute une foule de sentiments.
« Tu sais… malgré ce que tu penses peut-être... tu... tu comptes toujours énormément pour moi » murmura-t-elle et tandis qu’il la sondait des yeux, Monsieur Harrington prétexta l’envie d’un café pour les laisser seuls…
Un peu plus d’une heure s’était écoulée avant que Kono ne s’éveillât.
« Kono » murmura son cousin en posant une main sur la couverture qui l’enveloppait.
« Chin ? » l’appela-t-elle en ouvrant les yeux qu’elle put cette fois garder ouverts, du moins un peu plus longuement.
« Comment te sens-tu ? »
« Vivante », ce qui les fit sourire tous les deux. Elle lui demanda ensuite des nouvelles de Lisa.
« J’ai croisé brièvement Reynolds qui m’a dit qu’elle était au bloc. Steve l’a pas ratée, elle était dans un sale état quand on l’a trouvée. »
« Je croyais pouvoir me débrouiller seule… »
« Elle n’aurait eu aucune chance dans d’autres circonstances » lui assura son cousin.
« J’aurais dû t’écouter. »
« En effet, t’aurais dû » mais il ne put poursuivre : le médecin qui était venu le trouver entrait avec à sa suite, la même infirmière qui l’avait amenée un peu plus tôt dans la chambre.
« Vous avez repris des couleurs » sourit celui-ci.
« Je commence même à avoir chaud. »
« Comment vont vos yeux ? »
« Toujours cette sensation de brûlure mais ça va déjà mieux même si je vois trouble. »
« Tout rentrera dans l’ordre d’ici deux-trois jours. Par contre, vous resterez encore sensible une bonne semaine à la luminosité. »
« Pression artérielle de 9,8/6,1 » lui apprit l’infirmière.
« Votre tension est encore un peu basse… »
« Je n’ai jamais eu une tension élevée. »
Il dégagea un bras de sous les couvertures pour prendre son pouls qu’il trouva régulier.
« Température à trente-six degrés et deux dixièmes » lui apprit encore l’infirmière.
« Elle est presque redevenue normale » sourit Chin.
« Je vais pouvoir rentrer » se réjouit Kono.
« Dès que nous serons sûrs que tout va bien » la tempéra-t-il.
« Mais ma température est presque normale et quitte à me reposer, autant le faire chez moi ! »
L’infirmière, qui vérifiait le débit de la perfusion mise en place, jeta un bref coup d’œil au médecin...
63
Le médecin en vint à ce qui le préoccupait : le risque de voir une septicémie se déclarer.
« Une septicémie ? » répéta-t-elle, aussi stupéfaite que son cousin.
« Le sel a un pouvoir décapant sur toutes plaies ouvertes et vous n’êtes sans doute pas sans ignorer que l’eau de mer est un fameux nid à microbes, c’est pourquoi nous vous avons placée, par prudence, sous antibiothérapie précoce. »
« C’est ce que contient cette poche ? » demanda Chin.
Il acquiesça de la tête.
« Mais je pourrais très bien prendre des antibiotiques par voie orale. »
« Le temps est notre meilleur allié pour prévenir une infection généralisée, d’où la pose d’une voie centrale. »
« Mais pour l’instant, rien n’indique que ça arrivera » fit remarquer Chin.
« En effet, l’infection peut rester locale mais au vu des diverses lésions profondes que vous présentez.. »
Chin, surpris, se tourna vers sa cousine qui, mal à l’aise, gardait les yeux rivés sur le médecin.
« ... il n’est pas exclu que certains germes pathogènes soient passés dans le sang, raison pour laquelle nous souhaitons vous garder en observation. »
« Combien de temps ? »
« C’est difficile à dire, peut-être quarante-huit heures, voire plus… »
Chin jeta un œil à sa cousine qui semblait accuser le coup, elle qui n’aspirait plus qu’à se retrouver chez elle, seule, après la terrible journée qu’elle venait de vivre.
« … Il faut savoir que l’évolution d’une septicémie est dans un premier temps silencieuse. Certains germes mettent aussi plus de temps que d’autres à se développer, d’où la nécessité de vous garder en milieu hospitalier. Nous pourrons ainsi surveiller votre état général tout en effectuant régulièrement des analyses pour identifier l’agent infectieux et le traiter de façon adéquate si nécessaire bien entendu. »
« Ma femme est médecin au King Hôpital d’Oahu. Un transfert ne pourrait-il pas s’envisager ? »
« C’est possible en effet » admit le toubib qui demanda à Kono si c’était ce qu’elle désirait, elle aussi.
Comme c’était le cas, Chin le mit aussitôt en contact avec Malia et quelques minutes plus tard, le médecin quittait la chambre en leur assurant faire le nécessaire de son côté.
« Qu’est-ce qui se passe ? » demanda Kelly quand Malia eut raccroché.
« Le médecin qui a pris en charge Kono craint qu’elle ne développe une septicémie et souhaite la garder en observation mais il a accepté de la laisser partir à condition d’être hospitalisée ici. »
« Une septicémie ? »
« Ca peut être grave ça, non ? » interrogea Mary.
« Quand elle est prise en charge précocement et traitée de façon appropriée, les chances de guérison sont bonnes. »
Kelly et Mary se regardèrent en silence, inquiètes pour leur amie, tandis que Malia contactait maintenant l’un de ses confrères urgentistes pour le prévenir de l’arrivée prochaine de Kono. Elle rappela ensuite Chin et lui demanda si elles pourraient les attendre à l’hôpital plutôt qu’à la base malgré les directives de Steve mais celui-ci se montra également réticent et ils convinrent d’attendre encore un peu avant d’obtenir leur feu vert.
64
Billy venait de faire part à Catherine de la stratégie de Rabb et de la décision qu’il avait prise.
« Tu t’es donc déjà résigné au verdict... »
« Je préfère encore partir plutôt que d’être rétrogradé après avoir été à la tête d’une unité SEAL » lâcha-t-il, un sourire désabusé aux lèvres.
« Et laisser Keaton s’en tirer à si bon compte ? » le surprit-elle, lui confiant qu’après l’appel de son père, elle s’était demandée ce qu’elle pourrait lui dire. « Mais au vu de ce que ton avocat a découvert à son sujet, il est évident qu’il est resté fidèle à ses principes, se fichant bien mal de ce qui pouvait vous arriver. »
« Cath… » soupira-t-il.
« Il connaît tes états de service. Il était au courant des conditions météorologiques désastreuses. Il sait aussi que les Rebelles n’ont pas de parole, la preuve, les deux otages étaient déjà morts, mais il vous a malgré tout ordonné de sauter alors qu’il aurait pu s’en remettre à plus Haut et les laisser décider. »
« Lui ou un autre, qu’importe, je n’aurais probablement pas sauté. »
« Mais tu n’aurais peut-être pas eu à le faire… »
« Tout ça, ce ne sont que des suppositions » balaya-t-il en se passant une main nerveuse dans les cheveux.
« Mais ce qui est bien réel, c’est le portrait qu’a dressé Rabb de Keaton et tu peux être sûr que ce qu’il a fait avec toi, il le refera avec d’autres. »
Cette fois, il ne répliqua pas.
« C’est tout à fait toi, Billy, de vouloir assumer seul » poursuivit-elle d’une voix plus douce, « mais Keaton, aussi décoré qu’il est, n’est pas irréprochable… »
« Peut-être que je dramatisais après tout ? »
« Non, tu suivais ce que ton instinct te soufflait et toi, comme moi, on sait qu’il te trompe rarement. Billy, tu as sauvé tes hommes ! »
« En en sacrifiant deux autres. »
« Qui étaient déjà morts ! »
« Oui mais ça, je l’ignorais. »
« Tu ne changeras pas d’avis, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle tristement.
« Je ne me voyais pas quitter la Navy de cette manière » soupira-t-il, « mais au moins, je peux vivre avec la décision que j’ai prise. »
« Quand seras-tu jugé ? »
« Tout ce que je sais, c’est qu’ils ne veulent pas traîner et moi non plus. »
« C’est pas juste » lâcha-t-elle, peinée.
« Je m’en remettrai. »
« Si je peux t’aider de quelle que façon que ce soit... »
« Tu l’as fait » la coupa-t-il avec douceur, « en lançant le test... »
A peine les pieds posés sur la terre ferme, Steve et Danny furent interpellés par le sergent du HPD qui leur apprit que suite à l’appel de Kono, les gardes-côtes avaient retrouvé un homme qui dérivait, accroché à un débris du bateau qui avait explosé.
« Ils l’ont amené aux urgences. »
« Rick Peterson ? » s’enquit aussitôt Danny.
« Ils n’ont pu me communiquer son identité. »
« Ca ne peut être que lui ! » affirma-t-il, lui qui n’avait plus qu’une seule envie : se retrouver face à cette ordure et Steve l’avait bien compris. Il chargea ainsi le SWAT d’assurer la surveillance de Cannon, Peroni et ses hommes pendant qu’ils se rendraient à l’hôpital. N’ayant toutefois que moyennement confiance en le FBI, il demanda discrètement à Joe s’il pouvait traîner dans les parages et le prévenir de tout changement de programme impromptu. Celui-ci opina de la tête et Steve alla prendre place dans l’ambulance aux côtés de son équipier et du chef des Triades qui avait, entretemps, été pris en charge par les secouristes. Le trajet ne dura pas plus de dix minutes pour atteindre les Urgences où ils furent accueillis par Reynolds qui faisait les cent pas dans le couloir en attendant des nouvelles de Lisa.
65
« Elle est toujours au bloc et impossible d’avoir le moindre renseignement » leur apprit Reynolds avant de demander à Steve ce qui s’était passé sur le paquebot depuis son départ.
Celui-ci lui fit un bref topo tout en surveillant du coin de l’œil Danny qui, lui, s’était dirigé vers la dame de l’accueil et qui trépignait d’impatience en attendant que celle-ci raccroche le combiné du téléphone. Reynolds prit encore des nouvelles de Kono avant de demander si ses hommes avaient tiré quelque chose de la femme de Salvo.
« Ils étaient toujours en train de l’interroger quand on est partis » répondit distraitement Steve qui, en voyant son équipier suivre la dame, s’excusa rapidement auprès de l’agent spécial et pressa le pas pour rattraper son ami.
« Il est aux soins intensifs » l’informa laconiquement celui-ci.
Arrivés à l’entrée du service, elle leur demanda de se laver soigneusement les mains avec le désinfectant mis à la disposition des visiteurs et d’attendre qu’une infirmière vienne les chercher.
« Vous n’êtes pas malades ? » s’assura cette dernière avant de les autoriser à pénétrer dans l’Unité où elle les mena à un box aux trois-quarts vitré.
« Les médecins ont jugé préférable de le plonger dans un coma artificiel mais son état est stable. »
« Il peut entendre ? » demanda Danny, cherchant à reconnaître la personne allongée sur le lit, gêné par le masque à oxygène posé sur son visage.
« Pas avec les doses de narcotiques qui lui sont actuellement administrées, non. »
Danny entra alors que des bips se faisaient entendre dans un autre box.
« Vous n’êtes autorisés à rester que quelques minutes » leur signala-t-elle précipitamment avant de les laisser seuls.
Steve s’approcha à son tour et à l’expression de son ami, sut qu’il s’agissait de Peterson.
« Espèce de pourriture » siffla Danny, guettant une réaction, même minime de son ex officier instructeur, lui montrant ainsi qu’il l’avait entendu, mais son visage restait de marbre. Frustré, il porta les yeux sur le moniteur qui affichait en permanence ses constantes, puis sur la perfusion et les différentes poches avant de revenir à Rick mais ce n’était plus lui qu’il voyait, non, c’était Grace, une arme pointée sur elle, son bébé menotté à l’arrière d’une voiture de police, son bébé terrifié à l’idée de basculer dans le vide, c’était Kelly déjà bien assez éprouvée, c’était son ex-femme baignant dans une mare de sang…
« Elles avaient rien à voir là-dedans. »
Steve se taisait, se remémorant quant à lui le visage paniqué de sa nièce, son refus de le lâcher pour Joe quand il l’avait extirpée du SUV…
« Ca concernait que toi et moi » poursuivait intérieurement Danny, torturé maintenant par le bruit des balles qu’il pouvait aisément imaginer fuser de toutes parts sur les vitres heureusement à leur épreuve.
… Le regard effrayé de sa fiancée mais confiant maintenant qu’il était à ses côtés. « Je t’avais bien dit qu’Oncle Steve ne laisserait jamais rien nous arriver » l’entendait-il encore dire à Grace, une fois en sécurité. Mais en réalité, leur salut, c’était à Danny qu’elles le devaient, à son instinct paternel qui avait senti le danger et qui l’avait poussé à envoyer Joe. Il s’en était fallu de peu pourtant et qui sait alors ce qu’il serait advenu d’elles ? Quels sévices Kelly aurait encore eu à endurer à cause de cette ordure de Moreno qui l’avait utilisée sans se soucier le moins du monde des répercussions que cela entraînerait pour elle. Et Grace ? Quel sort…
« Tout ça, c’est ma faute » le tira alors de ses pensées son meilleur ami.
« Quoi ? »
« C’est à cause de moi si… »
« Fais pas ça, mon pote. On peut pas changer les décisions qu’on a prises. J’ai vécu ça avec mon père, j’ai vécu ça avec Freddy aussi… T’inflige pas ça. »
« Il s’en serait jamais pris à Grace et à Rachel si je n’avais pas témoigné contre lui. »
« T’es un bon flic, tu as fait ce que tu devais faire. »
Danny dodelina de la tête, sceptique.
« Et s’il ne s’en était pas pris à Rachel, qui sait ce qu’il aurait fait aussi à Kelly ? »
Danny tourna la tête vers son ami, semblant seulement prendre conscience de ce fait.
« Tu lui as sauvé la vie » ajouta Steve, reconnaissant.
Sur ces entrefaites, un médecin entra dans le box.
66
« Je suppose que vous êtes du 5-0 ? » demanda le toubib comme la dame de l’accueil l’avait averti de leur visite.
« Commandant McGarrett » se présenta celui-ci, « et voici le lieutenant Williams. »
Le médecin leur apprit que son patient souffrait entre autres d’un pneumothorax dû à un débris du bateau qui s’était logé dans le poumon gauche. Son état s’était ensuite compliqué d’une décompensation cardiaque mais ils avaient réussi à le stabiliser.
« Il va s’en sortir ? » demanda Danny qui ne lâchait pas Rick des yeux.
« Il est encore trop tôt pour se prononcer. »
« Je suppose qu’il ne peut pas être transféré à Oahu » tenta Steve qui se doutait bien de la réponse.
« Pas dans son état actuel, non. »
Il jeta un œil à son ami qui ne broncha pas.
« Il est arrivé ici sans pièce d’identité sur lui… » reprit peu après le médecin.
« Rick Peterson. Son nom, c’est Rick Peterson, un ripou de la pire espèce » siffla Danny, l’œil noir, avant de lui tendre sa carte de visite, pressé maintenant d’aller retrouver sa fille. « Pourriez-vous me prévenir si vous le sortiez du coma ou si son état s’altérait ? Et s’il vous plaît, Docteur, faites-moi une faveur : s’il s’en tire, forcez pas sur les doses d’antidouleurs, laissez-le souffrir » et il quitta le box sous le regard intrigué du médecin que Steve salua avant de lui emboîter le pas.
Deux étages plus haut, alors que Kono s’entretenait au téléphone avec Charlie, Chin s’était discrètement éclipsé de la chambre et avait gagné le hall des ascenseurs où se trouvait un distributeur de boissons. Il fouilla ses poches à la recherche de pièces et malgré l’heure tardive, opta pour un café qu’il avala par petites gorgées. Il avait beau se dire que ce qui était fait était fait, il ne parvenait pas à passer outre son sentiment de culpabilité, persuadé que s’il avait assuré ses arrières, sa cousine ne serait pas passée par-dessus bord et voilà que maintenant se pointait le spectre d’une septicémie… C’est vrai qu’il avait bien remarqué une tâche rouge dans son cou quand il l’avait retrouvée au motel mais sur le coup, il n’y avait pas prêté plus attention que ça, bien plus préoccupé par ce que laissaient sous-entendre sa nuisette à terre, les bretelles sectionnées, les menottes pendant aux montants métalliques du lit et le...
« Lieutenant ? »
Surpris, il se retourna et reconnut l’infirmière qui le dévisageait étrangement.
« Oui ? » demanda-t-il en esquissant un semblant de sourire.
« Toutes les formalités ont été remplies » lui apprit-elle alors que les portes d’un ascenseur tout proche s’ouvraient, « et ce n’est plus qu’une question de minutes avant qu’on ne vienne chercher Mademoiselle Kalakaua pour la transférer. »
« Un transfert ? » s’étonna Steve en s’avançant.
« Qu’est-ce qui se passe ? » s’inquiéta Danny.
Chin remercia rapidement la dame en blouse blanche avant de faire face à ses amis.
« Je croyais que Kono allait bien » ajouta Danny une fois seuls.
« C’est le cas mais… » et il leur fit part des craintes du toubib.
« Une septicémie ? » blêmit le blondinet.
« Elle m’a jamais parlé de plaies, juste qu’elle souffrait de quelques hématomes en plus… »
Comme Chin gardait le silence, il passa devant lui visiblement contrarié et gagna à grandes enjambées la chambre 208 où l’accueillit son amie, un pâle sourire aux lèvres. Il s’approcha du lit, le cœur serré en la voyant allongée, une perfusion plantée dans le bras gauche.
67
« Comment te sens-tu ? » demanda Steve doucement en rapprochant un siège du lit.
« Bien mieux que tout à l’heure » répondit-elle en le regardant s’asseoir.
« T’as meilleure mine » approuva-t-il et il embraya sur ce que Chin venait de leur apprendre.
« C’est juste une mesure de prudence, tu sais, rien de plus » tenta-t-elle de le rassurer.
Il hocha la tête avant de lui faire remarquer qu’elle n’avait jamais mentionné les blessures dont le toubib avait parlé. Elle baissa la tête et il n’insista pas, ce dont elle lui sut gré.
Un silence pesant s’ensuivit, silence que finit par rompre Steve plus mal à l’aise que jamais avec la décision qu’il avait prise la veille et que son amie payait aujourd’hui très cher…
« Je suis désolé, Kono… »
Surprise, elle releva la tête.
«… C’est ma faute si tu en es là » s’excusa-t-il, visiblement affecté.
« Ta faute ? » répéta-t-elle, incrédule, alors qu’entraient à leur tour Chin et Danny mais aucun des deux ne les remarqua. Ce dernier voulut s’avancer, son équipier le retint par le bras. « Tu m’as sauvée la vie ! Sans toi, je… »
« En te disant de rentrer chez toi hier soir, j’ai commis une erreur de jugement... »
« C’est la deuxième fois que tu parles d’erreur aujourd’hui mais une dure journée nous attendait et une bonne nuit de sommeil ne se refusait pas » le défendit-elle.
« Et si je m’étais montré trop laxiste...... parce que, dans le fond, ça m’arrangeait ? » répliqua-t-il troublé.
« De quoi est-ce qu’ils parlent ? » chuchota Danny à Chin qui lui fit signe de se taire, curieux d’entendre la suite.
« Est-ce que j’ai laissé mon ressentiment à ton égard prendre le pas sur le reste ? C’est ce que je n’arrête pas de me demander depuis ton enlèvement. »
« Je me suis posé la même question, Steve » les surprit Chin en s’avançant, « mais à ta décharge, j’étais présent quand tu l’as autorisée à partir et je n’ai pas bronché non plus… »
« Vous oubliez tous les deux qu’on savait pas à ce moment-là que Moreno avait cité Kelly. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils m’ont enlevée, pour savoir ce qu’elle nous avait dit ! »
C’est vrai qu’ils n’avaient appris cet élément crucial que le lendemain…
« Croyez-moi, vous n’avez rien à vous reprocher, la seule à blâmer dans cette histoire, c’est moi et moi seule… » Elle respira un bon coup et leur raconta, pas très fière, comment elle s’était fait piéger. « J’ai merdé et je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. »
« Rien ne dit que tu t’en serais sortie malgré tout » releva doucement son boss.
« Qui sait ? »
Il sourit.
« ... Je me sens si stupide… »
« Ne sois pas trop dure avec toi-même, Kono » tenta de la réconforter Danny. « Oui, t’aurais pu vérifier avant d’ouvrir mais tu sais, des erreurs, on en fait tous, c’est comme ça, on est humains… Et toi » poursuivit-il en se tournant vers Steve, « toi, tu peux pas tout anticiper ni tout contrôler, c’est juste pas possible même si ces mots font pas partie de ton vocabulaire…»
Son ami voulut prendre la parole mais il l’en empêcha d’un geste de la main.
« Ma mère aime répéter que rien n’arrive par hasard, que tout a un sens… Evidemment je sais pas ce qui se serait passé si Kono n’avait pas été enlevée. - Par bonheur, tu es vivante et on compte sur toi pour vite te rétablir - ajouta-t-il vivement à l’intention de son amie, « mais ce que je sais par contre, c’est que si tu n’étais pas venue nous rejoindre à bord, tu n’aurais pas croisé la route de Peterson et… »
« Ils l’ont retrouvé ? »
« Vivant ? » demanda son cousin.
« Il est aux soins intensifs et il est encore trop tôt pour savoir s’il s’en tirera mais c’est pas ça qui importe » leur apprit Steve qui n’eut pas besoin d’en dire davantage, tous avaient fait le parallèle avec ce qu’il avait traversé quand Hesse était tombé à l’eau, touché deux fois en pleine poitrine. Toutes ces recherches infructueuses, tous ces mois de doute, toutes ces nuits tourmentées… jusqu'au moment où Victor avait refait surface.
68
« Je suis heureuse de t’avoir épargné cette souffrance » murmura Kono avec empathie.
Danny hocha la tête avant d’ajouter la gorge serrée que c’était à eux qu’il le devait… aux décisions qu’ils avaient été amenés à prendre et rien que pour ça, il leur en serait éternellement reconnaissant.
« Un mal pour un bien » lâcha Steve en se tournant vers son amie qui hocha légèrement la tête.
« Alors oui » enchaîna Danny, « on peut voir le verre à moitié vide pour ce qu’on a pas réussi à éviter… ou au contraire - oui, je sais, c’est pas mon genre mais une fois n’est pas coutume - le voir à moitié plein pour ce qu’on a malgré tout accompli… »
« Le bilan aurait pu être bien plus dramatique » acquiesça Chin, gravement.
« Absolument » renchérit Danny en regardant Steve tandis que Kono opinait de la tête.
« C’est vrai que même si on a frôlé la catastrophe plus d’une fois, on s’en sort pas trop mal au final, approuva leur boss après réflexion. « Oui, on peut être fiers de nous, on peut tous être fiers » ajouta-t-il en serrant doucement la main de Kono dans la sienne, un sourire amical aux lèvres.
« Merci » murmura-t-elle, touchée par ses dernières paroles.
« Il ne te reste plus qu’à vite aller mieux. »
« Une formalité, patron » répondit-elle bravement en évitant de croiser le regard de son cousin qu’elle pouvait sentir posé sur elle.
« J’en suis certain. »
« A propos, tu devrais pas prendre des antibiotiques toi aussi ? » s’inquiéta Danny en se souvenant de la blessure qu’avait Steve à la tête.
« C’est vrai que ce serait plus prudent avec les points de suture que tu portes sur le crâne » releva Chin.
« Je demanderai l’avis d’un médecin avant de quitter les lieux, ça vous va comme ça ? »
Danny hocha la tête, satisfait.
« Je me demande ce que peut bien être le dernier indice » s’interrogea Chin qui n’eut pas besoin d’attendre bien longtemps avant d’avoir des nouvelles de Laura. En effet, il avait à peine formulé sa question qu’elle appelait Danny.
« Ah ben tiens quand on parle du loup » s’exclama ce dernier, qui actionna le mode hauts parleurs, avant de lui demander ce qu’elle avait trouvé.
« Juste de quoi alimenter ma plaidoirie » répondit-elle énigmatique, « et vous, vous en êtes où ? »
« On attend que Kono soit transférée et on rentre à la base. »
« Comment va-t-elle ? »
Danny lui fit part des dernières nouvelles et devant son silence, Kono lui assura que ce n’était pas un microbe qui allait la terrasser. « D’autant plus que j’ai rapidement été prise en charge. »
« C’est en effet un facteur de bon pronostic » reconnut la Procureur qui lui promit de passer la voir le lendemain.
Mais avant de raccrocher, il fut encore convenu que Malia retrouve son mari et sa cousine au King Hôpital tandis qu’elle les attendrait avec Kelly, Grace et Mary à Fort Shafter.
« Bon ben maintenant qu’on est rassurés, on va y aller, Danny et moi » déclara Steve qui embrassa affectueusement son amie sur le front avant de s’écarter du lit pour permettre à Danny d’en faire de même.
C’est alors que Reynolds entra dans la chambre.
69
Il leur apprit que Lisa était sortie du bloc et se trouvait aux soins intensifs.
« Son état est critique et les prochaines quarante-huit heures déterminantes. Lee Sun Yu est, lui, hors de danger et sous la surveillance d’un policier en attendant son transfert à Halawa dès que les médecins l’autoriseront. »
Il prit encore des nouvelles de l’état de santé de Kono à qui il souhaita un prompt rétablissement puis se tourna vers le Commandant du 5-0 pour le remercier de sa précieuse collaboration.
Steve le toisa et répondit succinctement qu’il n’aimait pas qu’on joue avec son équipe. Il quitta ensuite la chambre sans plus de cérémonie.
« C’est votre jour de chance, d’habitude, il est plus démonstratif » commenta Danny en passant à côté de lui.
L’agent spécial leva les yeux vers les cousins qui ne bronchèrent pas, conscients eux aussi, que s’il avait joué franc jeu dès le départ, bien des souffrances auraient probablement été évitées : l’attaque biologique dont Steve et Chin avaient été victimes, la fausse exécution de Danny, la mort de Moreno…
Reynolds se contenta de hocher la tête avant de suivre en silence le SEAL et son lieutenant…
Et moins d’une heure plus tard, ils franchissaient le seuil du mess des officiers.
« Danno ! » s’écria Grace en courant vers son père.
« Ma chérie » lâcha Danny d’une voix enrouée en la prenant dans ses bras et en la serrant bien fort contre lui tandis que Steve enlaçait sa fiancée.
« Enfin » murmura celle-ci, soulagée de le revoir enfin.
« Ca va ? » demanda-t-il en s’écartant légèrement d’elle après l’avoir embrassée.
« Oui. »
« Sûre ? » insista-t-il en la sondant des yeux.
« Juste pressée de rentrer et d’oublier cette journée. »
« Mademoiselle Grainger ? » l’appela alors une voix derrière elle et c’est avec appréhension qu’elle reconnut Reynolds qui se racla la gorge avant de lui présenter ses excuses pour l’avoir malmenée plus tôt dans la journée. « La perspective de voir trois années de dur labeur anéanties m’a fait perdre tout discernement. »
« Je ne vous le fais pas dire » répliqua-t-elle froidement, le ressentiment qu’elle éprouvait à son égard étant encore bien présent.
« Je n’en suis pas fier » avoua l’agent spécial qui, visiblement mal à l’aise, la remercia encore d’avoir accepté de revivre des moments pénibles pour les aider. « Vous avez aussi votre part dans la réussite de cette enquête. »
« J’aurais préféré ne jamais y être impliquée mais c’est gentil de le reconnaître. »
« Et si vous nous disiez ce que vous avez trouvé chez moi ? » demanda Danny à Laura pour changer de sujet.
« Une série de mots-indices menant à un mot-code » et elle expliqua qu’en feuilletant à nouveau les documents, elle avait découvert que certaines annotations, une adresse barrée remplacée par une autre, l’ajout d’un mot ou au contraire un mot rayé, etc…, n’avait été écrites que pour la mener au mot « salle de bain. « Je pensais avoir fait fausse route quand Duke eut une idée de génie en pensant à retirer la crépine de la douche » ajouta-t-elle en sortant de l’une des poches de son tailleur une clé USB. « Moreno l’avait glissée dans un tube scellé qui pendait à une petite corde. »
« Il y a quoi dessus ? » demanda aussitôt Steve.
« Des photos, des fichiers audio de mises sur écoute, et ce qui pourrait également se révéler fort intéressant des copies de notes manuscrites de toute évidence codées. »
« Encore des énigmes ? » s’exclama Mary. « Au moins maintenant, on sait qu’il s’agit du code César ! »
« Ces notes-ci ne sont pas de Moreno, ce n’est pas son écriture. »
« Salvo ? » suggéra Danny.
« Ca ne m’étonnerait pas du tout, il est notoire que les gros bonnets recourent aux écritures codifiées » affirma la Procureur.
« C’est l’alphabet phénicien qui est le plus utilisé mais l’alphabet runique a de plus en plus la cote de nos jours » fit remarquer Kelly.
« Comme ça, tu t’intéresses aux codes ? » l’interrogea Steve, impressionné.
« J’ai vu un reportage » sourit-elle. « C’était très intéressant, ils disaient même que les plus grands escrocs les arrangeaient à leur sauce pour en brouiller le décryptage. »
« C’est exact » confirma Laura.
« Génial » se plaignit Danny, « comme si c’était déjà pas assez compliqué comme ça... »
« Il ne reste plus qu’à attendre ce que tout ça va donner » soupira Steve.
« Bon ben puisque plus rien ne nous retient ici, on va y aller » déclara Danny en voyant sa fille bâiller aux corneilles mais avant qu’ils ne partent, Kelly leur fit part de la proposition de Mary d’organiser le goûter d’anniversaire chez eux.
« Tu es d’accord ? » demanda-t-elle en guettant la réaction de son fiancé qui approuva d’emblée l’initiative.
« C’est vraiment gentil » la remercia Danny.
« Tous ses copains sont déjà prévenus » renchérit Mary. « Kelly s’occupe du gâteau, Grace et moi, des décorations. »
« Tu pourras nous aider ? » demanda la gamine à son père.
« Bien sûr que je vous aiderai ! »
« On les laissera gonfler les ballons » lui dit Mary en lui faisant un clin d’œil.
« Ca devra toutefois attendre qu’ils rentrent » objecta Laura qui leur apprit que la Gouverneur les attendaient tous le lendemain matin à dix heures au Palais pour les féliciter. « Il va sans dire que la presse y sera également conviée » ajouta-t-elle un léger sourire aux lèvres.
« Tu passes me chercher ? »
« Et pourquoi c’est moi qui devrais venir te chercher et pas l’inverse ? »
« Tu dois déposer Grace à la maison, non ? »
« Elle pourrait très bien m’accompagner… »
« Elle n’en a aucune envie, n’est-ce pas Grace ? »
« Et c’est reparti... » sourit Kelly qui prit sa nièce par la main pour gagner la sortie de la base, laissant les deux hommes argumenter derrière elles.
Pendant ce temps-là, Malia avait retrouvé son mari et Kono à l’hôpital et une fois passées les étreintes, avait elle-même vérifié les constantes de la jeune femme.
« Parfait » dit-elle et elle avait à peine remis son stéthoscope autour du cou qu’on frappait trois coups légers à la porte : c’était Charlie qui, malgré le refus de Kono quand il l’avait eue au téléphone un peu plus tôt, n’avait pu s’empêcher de venir la voir.
« Je sais ce que tu m’as dit mais t’aurais fait pareil pour moi, non ? » sourit-il en l’embrassant brièvement sur les lèvres après avoir salué Malia et Chin.
« On va vous laisser » déclara ce dernier en faisant un clin d’œil au laborantin.
Sa femme acquiesça de la tête mais avant de quitter la chambre, elle lui recommanda de ne pas trop s’attarder.
Une fois seuls, le jeune homme s’assit sur le lit et posa une main sur celle de sa petite amie.
« Comment te sens-tu ? »
« J’ai connu meilleures journées mais je ne me plains pas. »
« Au moins, tu es vivante… » et il la prit dans ses bras, soulagé de pouvoir encore la serrer tout contre lui.
« Grâce à Steve, sans lui, je… je ne serais plus là. »
« Une chance qu’il t’ait vue tomber. »
« Et retrouvée ! »
« Je n’en attendais pas moins d’un SEAL » rétorqua-t-il avec malice, ce qui la fit sourire. « A propos, comment ça va entre vous ? »
« Beaucoup mieux même si on n’a pas mis tout à plat. En tout cas, il n’est plus aussi froid ni distant » ajouta-t-elle en essayant de réprimer un bâillement.
« Maintenant que je suis rassuré, je vais te laisser te reposer » dit-il avec sollicitude alors qu’elle se laissait retomber sur son oreiller, visiblement exténuée.
« Je suis désolée. »
« Tu m’avais prévenu » sourit-il avant de lui demander si elle souhaitait qu’il passe chez elle prendre un pyjama et son nécessaire de toilette avant de revenir la voir le lendemain.
« C’est gentil mais Malia s’est proposée. »
« C’est peut-être pas plus mal, elle saura mieux que moi quoi prendre. »
« L’essentiel aurait suffit » sourit Kono alors qu’il vérifiait s’il y avait de l’eau dans le petit frigo.
« Chin a veillé à tout. »
« Je vois ça » répondit-il avant de l’embrasser tendrement et de lui souhaiter une bonne nuit.
« Merci d’être passé » murmura-t-elle encore en le regardant s’en aller, touchée de sa visite.